Le devoir, 29 juillet 1922, samedi 29 juillet 1922
fOLUME XIII.—No l?fc MONTREAL, SAMEDI 29 JUILLET 1922 1 ROIS SOUS LE NUMLHU Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.f«.00 |5tats-Unis et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALS.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL \ TÉLÉPHONE! Main 74>1 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 __ Administration, Mais 6163 Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS! M.Drury et les élections à date fixe tille, perd tous les mérites acquis dans l’accomplissement de ses devoirs conjugaux.Il ne faut rien faire à moitié.Les boxeurs qui battent leur homme aux points sans le mettre hors de çombat sont des êtres méprisables, et les profiteurs qui laissent aux pauvres une chemise ! sur le dos me semblent chétifs.ALCESTE.Elections e t plébiscite.M.Drury, le premier mjjiistre de l’Ontario, vient de déclarer, non seulement qu’il compte se rendre jusqu’au bout de son mandat et que ses adversaires n’ont donc pas à craindre un coup de surprise, mais qu’il est personnellement en faveur de l’élection à date fixe.La loi, dit-il, devrait fixer irrévocablement la durée du parlement et il ne devrait y avoir d’élections plus hâtives que dans le cas de défaite du cabinet devant les Chambres.C’est, on le voit, simplement réserver au cabinet le droit d’en appeler d’un verdict parlementaire au corps électoral.En toute autre circonstance, l’élection à tous les quatre ou cinq ans.et pas autre chose.Avec ou sans cette réserve, ridée de l’élection à date fixe fait son chemin.Tôt ou tard, elle s’imposera aux législateurs.Elle n’a du reste, ainsi que nous l’avons déjà fait observer, rien d’extraordinaire.Elle est de règle dans notre régime municipal, elle est de règle dans les élections politiques de pays comme les Etats-Unis.Chez nous même, dans le domaine politique, on a déjà limité la liberté d’action de la Couronne et des politiques qui agissent en son nom en fixant aux divers mandats législatifs une durée maxima.Il ne s’agit que d’aUer un peu plus loin en décrétant qu’en matière de mandats politiques, comme pour les mandats municipaux, cette durée maxima sera la durée régulière, obligée — sauf, peut-être, une exception comme celle que prévoit M.Drury.Nous sommes trop vieux, nous connaissons trop les dangers Inhérents au régime électoral pour nous imaginer que ce serait là une panacée, que la vie politique en serait du coup purifiée.Non! Nous croyons simplement que ce serait, sur l’état de choses actuel, une amélioration sensible.Par elle, les ennuis et les dangers qui accompagnent toujours la période électorale seraient réduits au minimum.Les élections ne pouvant avoir lieu qu’à telle époque donnée, les gens ne seraient pas constamment sur le qui-vive et ne dépenseraient pas dans une agitation souvent sans objet une énergie qui pourrait être beaucoup plus utilement employée ailleurs.Sous le régime actuel, les organisateurs politiques sont obligés d’être constamment en haleine.On a dit: Mais c’est la besogne d’une opposition que de se tenir prête.Si on n’envisageait la question que sous l’aspect d’une joute sportive, l’argument pourrait avoir quelque valeur, mais il faudrait alors réclamer, en vertu du plus simple franc jeu, un régime qui ne laisserait point à i’un des adversaires, celui qui tient déjà le pouvoir, et tons ses moyens d’influence, le privilègejde l’initiative et de la surprise.Mais nous n’envisageons pas ce problème du point de vue du sport Nous l’examinons en fonction de l’intérêt public et du corps électoral tout entier.De ce point de vue, la tliôse de l’élection à date fixe ne nous paraît pas avoir subi d’assaut victorieux.Elle limite, encore une fois, la durée et les ravages de la fièvre électorale; elle permet une consultation loyale, tandis que le régime actuel multiplie inutilement l’agitation et facilite de véritables guets-apens.On objecte que, sur une question importante, le gouvernement peut, avant l’expiration de soq mandat, vouloir consulter le peuple.Mais M.Laurier, par son plébiscite de 1897, a montré comment on peut, sur tel point donné, solliciter l’avis populaire.En cette matière même, le plébiscite est un instrument beaucoup plus précis que l’élection.L’élection force à juger des hommes et l’ensemble d’un régime, elle mêle et confond tout; le plébiscite, sur une question nettement formulée, indépendante de toute autre considération,’permet d’obtenir un verdict précis, qui ne prête pas à discussion.Il est fort possible qu’avec l’élection à date fixe, le plébiscite constitue le regime électoral d’un très prochain avenir.Orner HEROUX.Billot du soir Pis que pendre Notre siàcle.est celui de la science, mais non celui de la philosophie.On excelle au maniement de la matière et on ignore celui des idées.On vit dans le confort — pour la masse, relativement à l’âge des cavernes — et l’on raisonne comme des bûches.Un journaliste s'est moqué d’un incident survenu à Vienne.Lisez le fait divers en question et les commentaires qui l’enguirlandent, et dites si ce monsieur n’a pas le jugement droit d'un orangiste d’Orange-viile : NE COUPEZ PAS LA CORDE! C’est un conseil que vous ferez bien de suivre si, voyageant en Autriche, vous rencontrez par hasard un pendu sur votre chemin, ce qui, en somme, n’est pas du domaine des choses irréalisables.Récemment, aux environs de Vienne, un particulier compatissant aperçut un jeune homme suspendu au bout d’une corde, et, nu lieu d’aller chercher les gendarmes, comme dans la célèbre chanson de Mac Nab, il commença par couper ladite corde.Le jeune homme, en tombant sur le sol, se cassa la jambe et demeura boiteux.Or, il voulait bien être pendu, mais il ne lui convenait pas d’être Infirme.En conséquence, il a demandé à son sauveur des dommages-intérêts, lui reprochant de n’avoir pas agi avec la prudence nécessaire.On trouvera sans doute que ce pendu récalcitrant avait de l’audace.Mais on sera bien plus surpris quand on saura que la justice lui a donné raison! Encore une fois, si vous allez en Autriche, ne coupez pas la corde! Eh bien, n'en déplaise A ce plaisantin, à ce primaire de plumitif, j'estime que le pendu dépendu a parfaitement raison.Tout le monde doit mourir un jour, tôt ou tard, et à ce dernier jour, au bord de cet infini, Vèterni-tè, U n’importe guère d'avoir beaucoup ou peu vécu.Cette considération a juste l’importance du nombre de gouttes d'eau qu'un lunatique compterait en fact de l’océan.Tous les hommes sont mortels, immortel comme un académicien.Mourir n’est donc pas un malheur exceptionnel.Les infirmités le sont.Chacun est destiné à retourner en poussière, mais seuls quelques mal heureux sont destinés à boiter, cho se horrible au siècle de la vitesse.Le bon samaritain a donc rendu un mauvais service à notre Viennois en le dépendant pour le ramener dans cette "vallée de larmes’’, la jambe cassée.Cette bourde, cette cruauté méritait une action en dommages.La décision du trblunal, loin de prêter matière à raillerie, doit susciter l’admiration.U g a des juges débets ae forniukon sont pénibles, et les changements sont fr equents parmi ics prêtres qui des-setvent tour a tour la nouvelle parusse.Vers uOl la premi •rc école fut bâtie sur une partie du terrain où scie .¦ actuellement le magnifique couven» des religieuses de 1-, Présentatii o de Marie., Le ue-cret d’éiccüon de la P a vos r rtc est signé le 21 septembre 183d.La joie est à son comble, Saint-Lesai-ee aura maintenant sa municipalité civile.C’est son premier pas, lirais il est ferme, bien assure.C’est au mois de septembre 18o0 que le pasteur dont le nom vénéré est sur toutes les lèvres est arrivée à St-Césaire.U visite ses paroissiens qui apprennent a le connaître et à l’aimer.Us apprécient sa bonté, son dévouement, et il devient en peu de temps.1 ama, le confident dé tous.Sa porte est toujours ouverte, son coeur paternel prodigue à ceux qui en ont besoin, des conseils, des avis, sa bourse, tant mj’il y reste un sou, n’est jamais fermée; cette homme généreux se privait même du nécessaire pour aider l’Indigent, pour porter secours.Nous pouvons di ve en toute vérité que St-Césaire doit une bonne partie de ce qu’il est aujourd’hui à messire J.-A.Provençal.dont toute la vie peut se résumer en deux mots : Cnflrtié, dévouement.A l'automne 1800, le digne prêtre conçoit l’idée de doter sa paroisse d’pn couvent.Il se met ù l’oeuvre, et au printemps suivant, le butinent s achève.M.le curé s’adresse à la maison des Sueurs de la Présentation, et sept de ces reli gièuses viennent s'établir à St-Gè-saîrc.Le lendemain, 8 septembre, a lieu te 'bénédSction solennelle de cet établisscmcmt.Trois évêques, et vingt-cinq prêtres assistent à cette cérémonie.La maison est Xilacée sous les auspices de St-Jo-vsepb.et bientôt il est évident que Vavenir s’annonce brillant et heureux pour le couvent nouveau.Malgré son grand zèle, M.Provençal ne lient veiller à tout, la pn rois se étant trop étendue.Le territoire de St-Césaire fut donc res- .dre»ni.La partie située à l’Est for-i me le village d’Abbotsford, et en 185f>, une église est bâtie au pied de la montagne, sous le vocable de St-Paul.La paroisse de l’Ange-Gardten, était érigée depuis 1851.mais les chemins difficiles ef frayent les habitants, qui continuent à venir à la messe à la paroisse-mère.jusqu'à 1857.Le 15 septembre 1861, a lieu la bénédiction des orgues, dans l’église de St-Gésaire.Un peu plus tard, l'érection d'un nouveau chemin de la croix.Les paroissiens peuvent maintenant être fiers de leur teni pie.Dès 1858.M.le curé Provençal, heureux des succès du couvent, projette de doter sa paroisse d'une institution semblable pour les garçons.Mais il faut des moyens, et il ne peut réaliser tout de suite son trop beau projet.Il v songe pendant neuf ans, et en 18t)7, i'.achète quelques arpents de terre en fare du couvent, MM.les commissaires lui cède remplacement de l’école du village, il y ajoute 14 arpents d’une petite terre lui appartenant à cet endroit.Au printemps de 1869, on jette les bases de IV.difiee les travaux se continuant tout ’’été, et à l’automne, la maison reçoit les professeurs et les élèves.La direction du non veau collège est confiée au religieux de la congrégation de Ste Croix.Le 20 juin 1869, a lieu la bénédiction de trois cloches dont le pasteur veut orner son église.Le village de St-Gésairc.marche rie progrès en nrogrès.Une compagnie manufacturière s'établit sur les bords de ïaraaska.Le com- fe hauteur reposant sur une hase Césaire, se fonde dans notre v Hade granit, sur laquelle, dm As un «e Une trentaine d hommes sen-W naèhissiensi ont JrAlcnt.Le bon cure en est heu-ireux, son zelef est recompense au-xlelà dé ses espérances.En 1883, un Incendie désastreux, détruit tout nm carré du village, en-tre\le marché et la.rue de l’église.Seize \ maisons sont la proie des flammics.Tout est ' maintenant reconstruit sur un plan nouveau.La paroisse de St-Gésaire, res-TeinteMéjà par la fondation de St-Pnul d\Abbotsford et de l’Ange-Gardien- est encore «trop vaste, les paroissiens du côté de la montagne de Rougemont, ont .une route trop longue à parcourir pour se , rendre .à l’4gli.se.Une nouvelle j paroisse' est érigée, une chapelle ¦provisoire s’élève sous le hall tons-itruit pour les Expositions agricoles.Un peu pilus tard, un sanctuaire dédié à St-Miheel, est construit à l’entrée du village.En 18819, on décide dp'faire quelques répnrations à l’église paroissiale de St-Césaire, on éJève une chapelle provisoire près' du collège.Mais le bon curé, déjjà malade, y prit froid, et après plusieurs mois de souffrances, le révérend J.-A.Provençal, fut ravi à Taffec-tion de ses chers paroissiens qu’il dirigeait depuis 39 ans Son corps revêtu de ses habits sacerdotaux fut exposé an presbytère, où foule immense vint contempler une dernière fois les traits du vénéré pasteur.Mgr Tévècpie de St-Hyacin-the, vint lui-même présider la cérémonie funèbre.Les paroissiens réclament un dernier souvenir de ce père tant aimé, on leur distribua des parcelles d’une soutane portée par le cher défunt.ï.e corps de M.Provençal, suivant le désir qu’il avait plusieurs fois ex-nrimés.fut placé dans l’église de St-Césaire.Son coeur.fut renfermé dans un vase de .cristal en forme d’urne funéraire et placé dans la chapelle du couvent.Le eollèae, pour exprimer sa gratitude fit olneer à l’entrée de réalise naroissiale, une placnie commémorative en marbre blanc.Ouatre ^ns plus tard, lors de l'exhumation du corps de M le curé de St-Cé-saire, nour le déposer dans le nou-’’eau sanctuaire il fallut satisfaire l’nmmtr filial des paroissiens, en l’exnosant de nouveau.T.a mort svait rcsoeefé le rorns du vénéré défont, nui n’exhalait aucun odeur •‘mVmiani la corruption du tombeau.Tl renose maintenant sous Vers 1902, M.Henri Grisé, le fils d’un de nos plus connus citoyens, eut l’idée' d’ouvrir une Imprimerie.Les débuts furent pénibles, mais le succès couronna bientôt les labeurs.11 augmenta son commerce d’un atelier de reliure et de maroquinerie, si bien que maintenant c’est une des industries les plus florissantes de notre village.Il emploie annuellement une trentaine de personnes, sans compter un bon nombre d’employés à domicile.En 1903, de grandes améliorations furent commencées dnns le village, les rues auront maintenant un aspect plus en rapport avec l’importance et le progrès de St-Gésaire.L’électricité même éclaire les maisons et les mes.En 1911, on bâtit un entrepôt pour le tabac.Notre vallée de l’Va-maska est reconnue pour la culture du meilleur tabac a cigare au Canada.Cette industrie occupe un grand nombre d’employés.Vers 1914, les chars à vapeur pour passagers, sont remplacés p«r les tramways électriques.La voie est continuée jusqu’à Granby, nous mettant plus facilement en communication avec cette ville.Vers 1915, des travaux d’agrandissement furent commencés au couvent.Un aile contenant: un dortoir, une salle d’étude, un pensionnat pour les petites, une salle de récréation, et un grand ¦fiombre de classes, fut construite.En 1922, le vieil orgue, étant tout à fait hors de service, fut remplacé par un des fameux orgues électriques de Casa vent.Son concert d’inauguration eut lieu le 21 mai, par la chorale de l'évêché, de St-Hyacinthe.Actuellement, on travaille aux chemins; la route Montréal-Sherbrooke, paSse par notre village.Nos rues auront donc tout le perfectionnement moderne, les nombreux touristes oui viennent chaque année en automobile, s’en réjouiront.St-Césaire marchera encore, nous l’espérons, de progrès en progrès; il est déjà un des plus beaux villages de la province de Québec, les étrangers l’admire, et ses citoyens «en sont fiers à juste titre.La > loterie de» Zouaves de St-Pierre Le numéro gagnant pour la montre d’or des Zouaves de St-Pierre est le numéro 945 acheté par M.H.Rivet, 326 rue Visitation, qui a reçu la dite montre du commandant .Tos.Bussières.IÙ/M *AOrCALI Of S Coas |îti«.xrncstE.sans muiiur» CN VENTE PARTOUT 254 r»*NCO PA» K.A POSTl A.J LAURENCE .M0NTREU.LA PAUVRETE DU SANG EST LA CAUSE PRINCIPALE DE LA FAIBLESSE L’HISTO-FER GARNIER EST UN PUISSANT REGENERATEUR DU SANG Prescrit aussi dans loua le» cas d'anémie, neurasthénie, tuber-ctiloae, et dans toutes le* «ffee lions pulmonaires.*1.25 LA BOUTEILLE En vente partout et à la Pharmacie Modèle de GOYER Dépositaire 180-est, RUE STE-CATHERINE.MONTREAL.U.;:: ViHégiaturtt^Cote delÂtlantique Brise salée de l’air de la mer.Brisants mugissants.Beau sable blanc.Promontoires Rocheux.Voiles blanches, fiais costumes e Bains.Tennis.Golf, l .quitation.Pêche Hôtels de luxe, ou Hôtellerie; ordinaires.Pensions plus modestes sur le bord de la mer.à louer cs dans le cours de la journée au no 143 et s était informé si son amie dont on ignore encore le nom.était dans lu maison.On lui a répondu que jamais elle n’était venue.Os-borne est revenu à la charge vers 9 heures ef cette fois révolver au poing il t-st entré.Il s’est dirigé vers la chambre cù Mlle Ri ta Saint-Loeur dormait la tête enfouie sous es draps.Osborne sans .se donner la peine de s’tssurer davantage, a tire deux coups à bout portant, puis il s’est flambé Ta cervelle.Mlle Sainl-Coctir a eu les deux poumons perforés.Toutefois, on conserve tes nlus grands espoirs de la sauver.—-o-.Démenti de la compagnie Aux bureaux du Grand-Tronc hier, on a démenti catégoriquement les déclarations faites par R.-L Talion président de la division ro 1 de la section des cheminots de ta Fédération américaine du tri-vall, qui prétendait que le Grand-Tronc voulait tellement faire repa-’•er de locomotives el de wagons dans ses boutiques qu’il forçait par là ses employés à se mettre en grève.Les officiers du Grand-Tronc déclarent que cette affirmation de M.Fallon e*t fausse et non conforme avec tes faits.On ne répare pas ru Canada, on’.-its dit, de locomotive» et de wagons oui, en temps normal, sont réparés aux Etats-Uni*; Cependant, c’est la coutume depuis des années que vers le trr juillet la compagnie commence à accélérer les réparations des wagons et des locomotives pour tenir le matériel prêt pour les sais ms d’automne et d’hiver.Un immense hôpital dans le nord Il est fortement question de ce temps-ci de construire un grand hôpital à Montréal, dans le nord du In ville.Cet hôpital serait de dimensions presque gigantesques et d’une hauteur de dix étages.Le docteur Georges Dupont est à la tète de l’entreprise.Une compagnie a été formée A cet effet.L’on vendra, parnlt-jl.des parts pour un million.L’hôpital comprendra deux cents ou doux cent cinquante salles et nombre rie laboratoires do recherches.Le site n’en a pas encore été déterminé.Les profits des c&ntines de guerre Londres, 29.On attend encore au commissariat canadien i réponse du Canada pour savoir si le gouvernement juge suffisant* tes $2.090.00(1 qui revienm nt au Canada comme sa -art de* profit*, réa Usés avec les cantines pendant !» guerre.Deux millions de piasti *» ont déjà été envoyés, et les autres cinq cents mille le seront proebia*-’ nement pour clore le compta. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 29 JUILLET 1922 VOLUME XIII.—No iü s GUIDE D’INFORMATION COMMERCIALE Accessoires d’auto SÉW Lamontagne, Limitée, 338, Notre-Dame O—M.8350 Consulter cette page, cèst trouver en un clin doeil ce que Von cherche à Montréal Pharmacie (Détails) J.-H.Robert, 1185, St-Denis, angle Mt-Royal Tèl.: St-Louis 2999-2754-2755-811 Administration générale La Société Nat.de Fiducie, 286, rue St-Laurent—PI.3680 Bons et obligations Crédit Canadien, Inc.99, St-Jacques—Main 2926-2927 Administration de succession La Société d’Administration Générale, 35, St-Jacques—Main 2057 Ameublements Pus df reclame à senantion mal» toujours les prix les plus bas.J.N.Archambault, 949 St-Denis — St-Louis 583 Boulangerie Pains “Parisien’' et “Victoria” de J.-A.Rrosseau, Ltée, en vente chez voire épicier, par nos livreurs ou appelez St-Louis 678 53, rue Boyer.Comptables—Vérificateurs Hurtubise, Pelletier & Gravel, L.A., C.P.A, (N.A.) 90, rue St-Jacques—M.7618 Lortie, Gauthier Je Dufresne, L.A., C.P.A., (N.A.) 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C’est là ce qui fait la beauté et la valeur incomparable de ce retour.C’est la rosée du désert, le fruit béni de la solitude.Hors de toute influence créée, loin du milieu humain, de l’atmosphère humaine de la religion, sans aucun “phénomène’’ extraordinaire d’autre part, Dieu parle à l’âme, en ce fond de Tâme où le regard mystique pénètre seul, et Tâme écoute et répond.Audiam quid loquetnr in me Do-minus üeus, quoniam hquetur pa cem ad plebem suam.“Je n’ai pas traversé de “crise en Mauritanie, nous dit-il lui-même.Nul drame intérieur.Nul déchirement.Nulle anxiété, line attente calme, appuyée sur la certitude que le* sacrements sauraient bien me donner plus tard la foi qui me faisait défaut.Parfois je maudissais les désordres de ma vie, puis je me disais aussitût: “Cela aussi .sera guéri.” Je rougissais de ma .faiblesse dans la vie, mais aussitôt je me disais: “Je serai fortifié.” Je tremblais d’être si abandonné dans la vie, mais aussitôt je me disais : “Une main se tendra vers moi, “un jour.” Et mon coeur battait à se rompre, quand je pensais à ce que pourrait être ce jour-là.” Au reste, je l’ai dit, Psichari avait été baptisé à sa naissance, et sa conversion n’est pas comme celle d’un homme qui n’a pas reçu déjà au dedans de lui le principe de la vie.Ecoutons-le encore nous dire 'les pensées qui montaient en son coeur, en janvier 1912, sur les routes de TAdrar, et nous dévoiler ainsi quelques-uns des secrets les plus exquis des prévenances de la grâce : “Voici donc, en désordre, quelques-unes de nos pensées d’alors: “lo Le Père céleste: “Comme je Taimerai, quand je serai catholique.” La sainte Vierge: “Comme je serai bien humblement à ses pieds, quand je serai catholique.” Et encore: “Comme j’aimerai quand je croirai.” Mais je ne doutais pas, comme je Tai dit, que la foi ne me fut donnée un jour .” “Cette assurance dans laquelle j’ai vécu si ‘longtemps, avant de recevoir les sacrements, cette grande espérance qui m’était donnée alors que je la méritais si peu, je sais maintenant à quoi je la devais, et j’y pensais même alors, dans les éclairs qui venaient traverser ma1 nuit; elle me venait de Tenu du baptême que j’avais eu le bonheur de recevoir, étant l’enfant emmailloté de langes, étant Tenfant qui ne sait nas.Un Jour Sidia, son serviteur maure, lui demande ce que les Nazaréens (les Français) pensent d’Is-sa (de Jésus), que TIslam regarde comme tin grand prophète: Issa, mon ami, n'est pas un prophète, mais en toute vérité il est le fils de Dieu.Puis il lui raconte toute Ta-dorâble histoire de la Rédemption, la nativité, le crucifiement, la résurrection.Il s’arrête, la gorge serrée, il a les yeux pleins de larmes.Il prêche Jésus-Christ, et lui-même guments humains, la foi n’est pas une conclusion scientifiquement ou rationnellement acquise à laquelle surviendrait un mode surnaturel et méritoire pour le salut, “comme une couche d’or sur du cuivre”, la foi est essentiellement surnaturelle, surnaturelle quoad substantiam, et par suite elle se résout, non pas dans la vérité humaine des démonstrations apologétiques, mais dans la révélation même de la vérité première, qui est à la fois ce que nous croyons et ce par quoi nous croyons, comme la lumière est en même temps ce qui est vu et ce par quo on voit; et elle s’appuie formellement sur une illumination et une inspiration surnaturelles (4).sur une grâce, infuse d’en haut, qui nous fait recevoir en nous le témoignage de Dieu.“Adhérer au témoignage .d’une créature, ange ou homme, -dit saint Thomas, ne peut Pas.conduire infailliblement à la venté, sinon dans la mesure où ç est le témoignage de Dieu pariant qu on considère en eux.C’est pourquoi il faut que la foi fasse adherer 1 intelligence de l’homme à la vérité propre, à la connaissance divine elle-même, en transcendant la vérité de l’intellect humain ¦ Il y a trois choses qui nous conduisent à la foi du Christ: la raison naturelle, les témoigna-ges de la Loi et des prophètes, la predication des apôtres et de leurs successeurs.Mais quand un homme a été conduit ainsi comme par m main jusqu’à ia foi, alors il peut dire qu’il ne croit pour aucun des motifs précédents: ni à cause de la raison naturelle, ni a cause des témoignages de la loi, ni à cause de la prédication des hommes, mais seulement à cause de la vérité première elle-même.C’est de la lumière que Dieu infuse que .‘k foi tient sa certitude (6).” Enfin.les commencements mêmes de la foi, et ce désir même de croire—plus credulifatis affectus—par lequel Tâme se fie affectueusement au Dieu qui sauve du péché, et veut Tespérer, et veut le croire (7), sans croire encore catégoriquement, tout cela est un don de la grâce et vient à Thomme par Tins-piration du Saint-Esprit (8).Et ce que le centurion a vécu en Mauritanie, n’est-ce pas tout d’abord cet initium fidei, ces ébranlements surnaturels et ces premières illuminations de la grâce, tout ce vaste mouvement d’intelligence et de volonté que les théologiens appellent “l’intention de la foi”?Après cela est venue “l’élection de la foi”, qui suppOkse la recherche prudentielle dos raisons de croire, inspirée et soutenue par le secours divin.Mais c’est toujours la lumière surnaturelle qui peut seule, au terme de cette seconde étape, faire porter le jugement de “crédentité”: il faut croire, jugement encore préalable à l’acte de foi lui-même, à ce credo que Psichari prononcera définitivement après son retour en France.Le n est pas que les fondements apologétiques raisonnablement valables les motifs de crédibilité ra-tionnelle manquent au centurion.Mais ils ne se présentent pas comme une argumentation séparée, et ne sont pas de nature scientifique ou philosophique, disons purement spéculative.Faut-il s’en étonner?Et qui demanderait à iin malade le meme travail musculaire qu’à un homme bien portant?Chez beaucoup de ceux qui ont grandi dans 1 atmosphère du monde moderne, et qui sont, en raison même de leur ardeur intellectuelle, saturés de ses miasmes, l’intelligence, si brillante et si pénétrante qu’elle puisse être, est encombrée d’obstacles qui lui font perdre de sa vigueur naturelle; elle est beaucoup plus malade et plus languissante en réalité que ne l’imaginent certains philosophes qui ignorent, grâce à Dieu, le puits de la plus profonde amertume.L’action de sanation de la grâce était d’abord requise avant qu’une telle intelligence pût saisir toute la valeur des démonstrations purement rationnelles.Psichari, dès l’origine, s’en rend bien compte, il le dit avec force dans la lettre que je citais tout à Theure.En atténuant, les raisons de croire qu’il trouvera au désert seront inséparables des touches successives par ‘lesquelles la grâce agira sur son coeur, et elles lui seront valables fpndissant le mystère de la France, U découvre le mystère des saints 3ui ont fait la France, le mystère e la sainteté.Voilà le signe, voilà la preuve par excellence.“Dans ma déréliction, certaines vertus auxquelles je n’avais guère encore pensé m'apparaissent comme les plus hautes qui puissent enrichir une âme.Mais toutes, elles étaient des vertus proprement chrétiennes-le renoncement, ThumiHté, le détachement du monde, l’esprit de pénitence, l’ascétisme, la chasteté — non celle du corps, qui est vulgaire, mais celle même de Tesprit.J’éprouvais un bonheur infini à sentir pour la première fois ]a bonne odeur des vertus chrétiennes.Et puis je pensais à ceux qui avaient fidèlement exécuté ces ordres, je me tournais vers les saints et les bienheureux, et je ne pouvais pas nier qu'ils ne fussent les plus hauts exemplaires d’humanité qui aient paru dans le monde.Alors, après les regards d’amour vers le paradis je ne pouvais penser que le désir des plus suaves vertus me fût à jamais interdit.“La religion qui proclame une telle morale, est-elle donc fausse?‘ Je sens qu’il y a, par delà les dernières lumières de l’horizon, toutes les âmes des apôtres, des vierges et des martyrs, avec Tin-nombrable armee des témoins et des confesseurs.Tous me font violence, m’enlèvent par la force vers le ciel supérieur, et j* veux, je veux de tout mon coeur leur pureté, je veux leur humilité et leur pitié, je veux la chasteté qui les ceint et la piété qui les couronne, je veux leur grâce et leur force.Je ne m’arrêterai pas, je m’avancerai vers la plus haute humanité, vers le grand peuple qui est là-bas, derrière le dernier étage de Thorizon, entraîné dans le sillage immense du souffle divin.“Allons, me disais-je, courage! Dieu aura pitié de nous.Il me permettra de recevoir ses sacrements, et alors tout s’éclairera je saurai.” C’est ainsi que les raisons de croire se présentaient à Psichari en 191.1 et en 1912 dans les solitudes de la Mauritanie.Plus tard il «c construira une petite somme d’apologétique rationnelle, qui se trouve placée à In fin des Voix qui crient dans le désert.Mais encore une .fois ce qu’il faut chercher dans ce livre et dans le Voyage du centurion, c’est tout autre chose qu’une argumentation.C’est l’histoire des ascensions d’une âme ardente et des opérations de la grâce en elle, de la grâce dès le débul prévenante et agissante; c’est l’aventure du saint Désir, c’est un long combat de trois ans où Dieu lutte comme un homme avec un homme.IV octobre 1912, quand je d’A il ne sait pas s’il croit, il ne sait [ strictement personnelles, "i —— lui! Tant TEsprR °’ oot-foino* ™.i.- malgré lui son pas qu’il croit en lui! Tant l’Esprit ! et certaines, mais pour lui et par «io ni,o.r>oo*co moWA lui «nn rapport à lui.“Maintenant, ce n’est n*nura-je pas fait mon devoir?Vis-à-vls de IT/gllse l’indifférence n’est pas possible.Celui qui n’est pas pour moi est contre moi.Et je prends parti de toute mon âme.” Quand j’eus achevé cette lettre admirable, j’étais bien sûr qu’Er-îiest était prisonnier de la grâce, que Dieu voulait «on coeur.Il n’y avait en effet ou’à attendre, à prier, et à laisser faire Dieu.Les pages que je viens de citer résument à la perfection la genèse spirituelle racontée dans k Voyage du centurion.Toutes les nuances sont Indiquées, c’est une image exacte et précise de ce mouvement d’âme qui n’a eu et ne pouvait avoir son terme que dans la plénitude de la foi.Sur k conversion de Psichari, nous avons deux documents précieux, rédigés par lui-même.Ernest avait entrepris de raconter son histoire, non parre cpi’ll attachait le moindre intérêt a sa propre personne, mais purement pour rendre gloire à Dieu.C’est dans ce sentiment de pudeur presque scrupuleuse qu’il avait renoncé à k première version de son récit, qu’on >ubHé en 1920 sous le titre les de Dieu presse coeur I J’ajoute qu’Ernest m’a raconté qu’en 19112, pendant cette immense randonnée solitaire à dos de chameau où il médita si âprement, il se sentait prêt, si par miracle un prêtre avait surgi (levant lui, à se jeter à ses pieds et à se confesser immédiatement.Ce qu’il convient donc de voir avant tout dans la conversion de Psichari, c’est un témoignage magnifique rendu à la réalité, et à Tef-ficacité de la grâce, et à l’essence surnaturelle de la foi.Le grand-uère était parti dans les ombres de la science humaine, et des discussions des philosophes et des savants, Je petit-fils revient par la lumière surnaturelle que dispense le Saint-Esprit.Rien n’illustre mieux que la con version de Psichari la doctrine thomiste de l’acte de foi.Cet ncte est lui-même un mystère proprement dit,—•les curieux de psychologie qui demandent aux convertis d’alimenter leurs analyse* ne devraient pns l’oublier,—-«t c’est seulement j>ar analogie que ia croyance humaine ou naturelle peut nous aider à nous en faire une idée.“Cette'école où Dieu se fuit entendre et enseigne, dit admirablement saint Augustin, est très éloignée des sens et de la connaissance charnelle.Nous en voyons beaucoup venir au Fils, parce que nous en voyons beaucoup croire en le Christ: mais où et comment ont-ils entendu et appris cela du Père, nous ne le voyous pas.Ear cette grâce-là est par trop secrète.(3)’’.Sans doute, il faut à l’acte de fol théologale une préparation prudentielle et de valables fondements a pi Vor.r qui crient dans le.désert, et apologétiques.Mai* le motif for-qu’il avait rédigé une deuxième nicl de la foi n’est pns dans les ap- point à prouver Dieu que nous allons occuper nos heures, mais à tacher de le rencontrer.” Crecendo in Deum ire.Il ne prétend pas démontrer en les racontant.Il prétend seulement montrer ce que Dieu a fait dans un coeur d’homme.Et de quoi Dieu s’est-il servi?Il s est servi du silence (9), de k pauvreté (10), de la méditation perpétuelle.Il «’est servi de Téduea-iion du désert, épurant ce coeur dans la solitude et lui faisant comprendre aussi la nécessité d’une méditation divine: “Ici, abandonné de tout, je sens l’insuffisance de mon propre coeur.J’cn suis sûr, un épanrhement de Tâme, si pur soit-il, ne peut atteindre que mon âme.Il faut nue l’infini descende jusqu’à nous.’ .-Il s’est servi du contact spirituel des musulmans, qui lui a fait comprendre que l’absolu ne peut être cherché que dan* k fol et la sainteté, mais qui lui a fait voir aussi que TIslam, pour qui “l’encre des docteurs vaut mieux que le sang des martyrs”, ne possède ni in vraie foi ni k vraie sainteté, et que “k morale du plus saint de* Maures ne suffit pa« encore au plus pécheur des Francs".Il s'est servi enfin du visage de In France, que ce coeur retrouve en lui-même comme le visage “d’une mère qu’il a maudite”, et qui Tai-dora à comprendre où est la vraie foi et k vraie sainteté.Car ta France est pour lui, avant tout, une réalité spirituelle et “un miracle trèa replié"* ce n’est pas seulement une nation, c’es» parmi les nations la gardienne et k tré-sorière de Tesprit et l’espérance du monde, cela il le tient pour acquis, il a payé celte science du sang de son coeur.Et voici ou’en appro- “Le 13 quittai le campement d’Àgoatini, écrit Psichari, je se,ntis en moi un grand déchirement.Toute une période de ma vie tombait brusquement dans le passé.Un grand trou sombre se creusait derrière moi.Un lourd crépuscule s’appésantis-sait sur mes années de misère.“Mais aussi une aube se levait, une aube de jeunesse et de pureté, — et une clarté céleste embrasai! Thorizon devant moi.Cette fois-ci, je savais où j’allais.—J’allais vers la sainte Eglise, catholique, apostolique et romaine.J’allais vers la demeure de paix et de bénédiction; j’allais vers la joie, vers la santé; j’allais, hélas! vers ma guérison.Et alors, pensant à cette véritable mère qui depuis des années m’attendait là-bas, à travers deux continents, et qui de loin me tendait ses bras qui pardonnent tout, je pleurais de bonheur, d’amour et de reconnaissance.” Pourtant, lorsqu’Ernest fut de retour en France, en décembre 1912, il eut un moment d’hésitation et d’étonnement, se demandant si toutes les merveilles intérieures vécues au désert n’étaient Îas l’effet d’une espèce de mirage.e l’entends encore nous dire qu’il était "un catholique sans la grâce”, et que le service de la patrie lui suffisait.Il était sincère.Et comme on sentait bien qu’il ne disait pas k vérité! Un Dieu pêcheur d’hommes le tenait déjà dans son LA CAUSE DE TANT DE MAUIOIES La Constipation Responsable de 90% des Maladies “FRUIT-A-TIVES" Il FUI Dispinlln Il est généralement admis dans la profession médicale que la constipation est ia plus grande des causes de maladie.On estime que la constipation est responsable de 90 p.c.des maladies, — parce que la constipation est la cause de lu mauvaise digestion, — de la nervosité, de Tinsomnie et du rhumatisme — de Teciém1» et des autres maladies de la peau — des maux de tête et des maux de reins.On sait que l’intestin a pour fonction d’éliminer les déchets de l’organisme.Si les muscles de l’intestin sont faibles, ou si le foie est paresseux, les déchets restent dans l’organisme et empoisonnent le sang.Conséquence: tous les organes sont empoisonnés par ces dé chefs.“Fruit-a-tives” a donné de merveilleux résultats dans les ras de nerveux, de mauvais fonctionnement du foie, du rein, dans les maladies de la oeau, du sang.1,1 est certain qu’il soulage de la constipation.“Fruit-a-tives” soulagera toujours de la constipation, même si elle existe depuis dix, quinze ou vingt ans.De nombreuses personnes affirment que c’est le meilleur qui existe pour la constipation.50c .la boite, les 6 $2.50.Boite d’essai, 25c, Chez tous des marchands ou èxnédié sans frais par ia qioste par Fruit-a-tives, Limitée, à Ottawa, (Ont.) filet.Quelque temps après, il me confiait le désir qui le pressait de s instruire.U hit la We de saint Dominique, de Lacordaire, le Catéchisme du diocèse de Paris, bien d autres livres; aucun peut-être ne u ,aI)P.r'* tant que le Missel, dont il étudia toutes les prières avec amour.Il commença d’aller à la messe.Un jour il nie dit: “Je prie beaucoup, je prie tout le temps.Mais c’est curieux, je ne peux pas prier pour moi, mon salut ne m’intéresse pas.C’est pour Parmée que je prie.” II comprit plus tard qu’il pouvait aussi prier pour lui-même.Mais dans ce désintéressement de soi, comme je retrouve bien Ernest! Et comme elle apparaît grave^et mystérieuse cette prière pour Tannée, en un tel temps, et venant d’un tel coeur, désigné lui-même pour le sacrifice! Une autre fols, comme je lui disais inquiet de le voir soucieux, qu’il ferait peut-être bien de se mettre à prier la sainte Vierge: “Obi me dit-il avec son bon rire, voilà longtemps que je récite tous les jours ses .litanies!” Le 4 février 1913, Ernest fut reçu dans l’Eglise par le Père Clé-rissac.Quel souvenir! Ils sont morts tous deux, le soldat fidèle, agenouillé devant Dieu, et le grand religieux, pur comme la flamme d’un cierge, qui l'écoutait debout.Ma femme et moi nous étions là, témoins.Ernest lit d’une voix forte les longues professions de foi de Pie IV et de Pie X.Le petit-fils de Renan renoue la chaîne affirme et croit, prend sa place dans la tradition apostolique, rentre dans k communion des saints.Ce jour-là, il fit sa première confession.Le 8 février, il reçut le sacrement de confirmation; le 9, il communia, à la chapelle de la Sainte- iap« Enfance.Nous rîmes notre action de grâces, le Père Clérissac, lui et moi, à Notrc-Dame-de-Chartres.Au retour il disait au Père: “Je sens que je dopnerai à Dieu tout ce qu’il me demandera.” Le 19 octobre 1913.ij devenait tertiaire de saint Dominique, au couvent de Rljckholt, en Hollande, sous le nom de Paul, qu’il avait déjà pris à la confirmation, en réparation d’une certaine page sarcastique de Renan sur saint Paul.C’est aussi pour réparer, et pour avoir la joie d’être consacre, séparé pour Dieu, qu’il voulait devenir prêtre.Il pensait à tous les siens à ses doux soeurs, à son frère Michel, qui devait tomber héroïquement quelques mots aorès lui.Il Aspirin A MOINS que vous ne voyiez le nom de “ Bay blettes, vous n’avez pas d’aspirines du Bayer” sur les ta-tout.itable AV pensait au fils de Michel, à ce petit Lucien dont il désirait tant le baptême, et pour lequel il a prié avec larmes.Il avait un désir extrême de pouvoir dire la messe.11 hésitait cependant à déclarer «a décision à sa mère qu’il chérissait, dont nul dissentiment ne Pavait jamais séparé (elle avait accepté «a conversion avec la haute et courageuse liberté d’esprit qu’elle apporte en toutes choses) et qu’il redoutait énormément de contrister.Du côté de son père, qui avait fait large accueil à ses sentiments de foi, avec même une nuance de sympathie religieuse dont il était très ému, il n’avait pas à éprouver les mêmes appréhensions.Son intention était d’entrer dans l’Ordre de saint Dominique, pour lequel il se sentait fait, et dont il avait déjà Tesprit à un degré singulier.Que dire des dix-huit mois ei demi qu’il vécut, depuis sa conversion jusqu’à sa mort, dans la lumière de l’Eglise?Ce qui frappait avant tout chez lui, c’est l’abondance de la vie surnaturelle.Il était entré comme de plain-pied dans la vie chrétienne, et il y avançait à sa manière héroïque et candide, avec de grands bonds dans k lumière.Il avait pour le mystère de la sainte Trinité comme pour celui de l’eucharistie une dévotion profonde, et pour la personne de Notre-Seigneur un amour fort et ardent.Il communiait chaque jour, quand les nécessités de sa vie militaire n’y mettaient pa* obstacle.Le Père Clérissac lui avait donné pour règle de vie de se tenir à chaque instant comme s’il «Hait Tinstant d’après communier ou mourir.Tous ceux qui l’ont connu ont remarqué sa simplicité et «a modestie.On peut dire que sa solitude intérieure s’approfondissait sans cesse, ses plus douces joies étaient dans la vie cachée qu’il menait à Oherbourg auprès de Dieu, des pauvres et de son ami Tabbé Bailleul.L’un des chapitres les plus émouvants du livre de Mlle Goichon est celui où elle nous retrace, avec des traits d’intimité charmants, cette vie d’Ernest à Cherbourg, d’après les témoignages qu’elle est ailée recueillir sur place Comme je l’écrivais en novembre 1914, “par la simplicité et la droiture avec lesquelles il alkit à Dieu, par Je naturel exquis qu’il mettait dans l’exercice le plus fervent et le plus pieux des dons surnaturels, par la profondeur et la générosité de sa foi, il était bien le frère du centurion de l'Evangile, qu’il aimait lui-mêrne à prendre pour modèle et pour patron.A voir l’état de grande liberté intérieure, et si je puis dire d’innocence enfantine auquel Dieu élevait son âme.ses amis pressentaient bien qu’il devenait mûr pour le ciel.Ce n’est pas seulement du côté des héros, c’est du côté des saints qu’il faut chercher ses exemples.“iL’élan tout direct et tout franc”, le “goût du risque physique” n’étaient que les plus extérieures de ses vertus.Son vrai fond, c’était un ardent amour de Jésus-Christ.qui surélevait à Tinfini son héroïsme naturel.“Il avait voulu la vérité pour elle-même.U a vécu d'elle, il est mort pour elle, car il ne séparait pas Tamopr de la France de l’amour de TEglise, et sa mort admirable n’a pas seulement La valeur d’un don offert pour le service de la patrie, mais encore celle d’un témoignage rendu à Dieu, et d’un sacrifice véritable librement consenti et consommé en union avec le sacrifice de l’autel.” 11 est mort, son chapelet enroulé autour de sa main, le soir du 22 août 1914, après douze heures d’une lutte sans répit, au moment où le combat s’achevait et où les Allemands pénétraient dans le village de Rossignol.Comme il retournait à sa pièce, après avoir conduit au poste de secours le capitaine Cher-rler blessé, une balle le frappa à k tempe.en vérité cependant, il n’avait pas achevé d’agir.Son rayonnement sur les âmc« a pris après sa rnort une extraordinaire intensité TARIFS DES PETITES AFFICHES DEMANDE D'EMPLOI « — “ mot*.ZI ¦•u», at 1 aaa eu nappltm»» DEMANDES U E LEVES i — iawti’à S» mot», z» «sa», «t 1 aaa par mat aapplAmaa-taira.TOUTES LES AUTESS DEMANDES i — fasqu’è 16 mate, !• sa as, I aaa par mat aap-< pUmtntaira.CHAMBRES A LOUER.— U .rao» Ja»-qu’à 20 maU, 1 aaa par mot aapplémanta.ra- TKOL'VE: — Jusqu'à 20 mata, a* atsu.1 iou par mot •uppltmontelra.PERDU Jusqu’à 20 mata, t» tou», 1' aou par mot suptUémeatalro._____ MAISONS.MAGASINS.ETC., A LOUER » — Jaaqa’à 20 Mota.20 loua, 1 »*a »»r mot supplantait taira.A VENDRE) — Juaqu’A 20 mata.20 a»q»,‘ t ton par mot aapplàmeatair».CARTES PROFESSIONNELLES, tarif aar domsndo.AVIS LEGAUX t — U aaa» ta ttan» »»»ta- NAISSANCE.DECES.MESSEfti — •* aous par lassrtion.REMEPClKMKHTSi — M aaua.__________ CARNET MONDAIN.NOTES PKBSON-WFI.t.PP.ETC-t — «.ta osr tnsartlon.COLLEGE DE BARBIERS Voulex-vous occuper uur racallri.t* pwat-rioii, 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c’est ainsi que Psichari a donné sa vie.JACQUES MARITAIN.t.1 Input* qu'Henrl Massia.dan* ann beau livre sur Erneet Psichari, a fait connaître cette grande figure de Français et de chrétien, bien des écrivains ont été attirés par elle; citons parmi eux M.Aguet-tant de France.M.Antonio Cojsizl en Italie, Mme Marie Blerné en Belgique.Aujourd’hui, Mlle Fîotchon nous présente, d’e-pré» de* document» Inédits, une biographie complète du petit-fils de Renan (édition de la Rerne de# Jeunes).Le bien que Je pense de son livre.Je l’nl dit dans la préface même de cet ouvrage.Je voudreis ici, en rnssemblant mes souvenir» personnels^ compléter l’csqulaxe que J’ai faite, Il y n un an.devant les étudiants de l-ouvaln, et essayer de tracer à mon tour le portrait de mon ami.~2.Cité par Louis Aguettnnt dan» sa belle conférence «ur F.rne»t Pslehar rl (édition de la R*ru« fédéralist*).— 3.Saint Augustin, D* praedeatinatlone «ans-teram.M.L., t.XIJV, col.970.- -4.C’est )à l'enseignement du Concile d’Orange et du Concile du Vatican.Denztnger-Hsnnwnrt, ISO, 1701, Cf.Garrigou-Lngrange, “la Sur* naturalité de la foi” (Rerue thomiste, janvier-février 1914) ; De revelatinne, t.I, cap.XIV.—-5.D* veritate, q.14, a.8.—6.In Josnnem, cap.V, lect.5.m, 2.— 7.Saint Thomas, In IV Sent., dlst.XXIII, 2%, 1C"2 — Prix 98.46% 7.75 WAYAfîAMACrt PUJP & PAj*LR CO.Obii.i tiens 4 6%, 1251 — Prix .80% Las MnurandÆS par la po te rr'O vent no'.re meilleure att'.ntion.Archambault & Marcotte! 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Au-dessus de la glace, est posée une simple Image.Mais quelle grandeur resplendit de ce carton chiffonné.Jésus, d’un geste noble et mnics-tueux, lance au loin le bon grain, la bonne semence; dans la prairie.Les fêtes dureront jusqu’au dimanche suivant et chaque jour* le programme d'amusements sera changé.Il v aura des concerts, des parties de cartes, du radio, etc.Pour une bonne oeuvre L’Auocéafion Laurentienne vient d'accomplir un geste qui mérite d’être signalé, Cette année au Heu de faire sa séance annuelle à son profit, les recettes seront versées dans la caisse du nouvel hôpital établi depuis peu.Un programme de chant et musique a été préparé à cette occasion.en outre de la fameuse comédie de Jacques d’Ars, connue sous le nom de “Cousin contra cousin”.La séance aura lieu jeudi soir, le 3 août au collège de St-Laurcnt, à 8 hrs (heure avancée).Fête de Saint-Christophe l/cs automobilistes sont Invités à fêter leur patron, saint Christophe à Pont-Viau, dimanche le 30 juillet.Une grand'mcsse sera dite à 9 heures 30.A 4 heures, salut du saint Sacrement et sermon de circonstance.Les automobilistes devront se rassembler à Ahuntsic, boulevard Oouin, à 3 heures.Poêle à G No 14E seule- $7.00 ment I TELEPHONE EST 8000 Aux Brands Magasins Dupuis ROBES DE BAIN ROBES DE BAIN en tissu Terry, pour hommes; bon choix de desins; confection soignée; grandeurs 36 à 44."f , Prix spécial, lundi, .* mwW ROBES DE CHAMBRE en édredon de nuances pâles ou foncées; très jolis dessins; grandeurs: 36 à 44.Spé- — cial.5.95 -Au rez-de-chaussée.BALANÇOIRES DE JARDIN Belles BALANÇOIRES en bois dur choisi, pour 4 personnes, bonne valeur 9.95 a Autre modèle de BALANÇOIRE sur roulettes; sièges finis rouge et montants verts.Spécial à 17.45 SIEGES DE CAMP 50 SIEGES PORTATIFS PLIANTS, solidement construits en bois choisi, avec siège en toile à voile épaisse.Une bonne valeur .45 a.SIEGES DE JARDIN SIEGES DE JARDIN en bois dur; chaque partie est solidement vissée; 2 49 rég.2.75, spécial " —Au deuxième.PANTALONS POUR HOMMES PANTALONS solides en toile à voile (duck) blanche ou kaki; 5 poches, bord uni ou relevé.Lundi.1.89 PANTALONS en flanelle blanche anglaise unie ou rayée; confection de premier ordre.Lundi ., .7.50 —Au rez-de-chaussée.SPECIAUX DU MATIN de 9 à 10 heures COSTUMES LAVABLES POUR GARÇONS DE 3 A 8 ANS Modèles Oliver Twist, Middy et Norfolk; jolies combinaisons de couleur.Valeurs de 2.25 et 2.50, spécial, lundi.CHAPEAUX .Sri toile champagne, pour garçons; forme ronde, à bord relevé; aussi BERETS en toile bleue, champagne ou grise; pointures 6 1-8 à 6 7-8.Chacun.—Au premier.SOULIERS DE PROMENADE POUR HOMMES SOULIERS en canevas blanc, pour hommes; forme large avec semelle et talon en cuir émaillé blanc; pointures 5Va à 10.Lundi, prix de solde, la paire .1 -Au rez-de-chaussée./f Couvertures en Flanellette FAMEUSE MARQUE IBEX, 12-4 COUVERTURES en flanellette blanche ou grise, marque ominion; la meil- Lleure qualité.Bordure bleue ou rose.Extra spécial.Votre choix, la paire .=¦ - - 2-65 comptant avec la commande, la balance $3.00 par mois.Venez les voir à n’importe laquelle de nos salles de ventes ou téléphonez pour avoir notre représentant.MONTREAL LIGHT, HEAT &| POWER CONSOLIDATED Il ra* Cralf-on*»».Main 4»4|.m r«* Ste-C»therln»-o»»»t.Upt» OH.4M r«« Sl»-< »th*rln»-»*t, ÏBTS ira* t.M»ll« US».liST MM, «SX tup »l-D*nD St-Lani* T1T».JS4S ar«nue du Tarr.8|-L*»U 7*1».SUCRE Le meilleur Sucre Granulé Sacs te 10 Ibs - .69 Sacs te 20 Ibs - 1.38 Sacs de 100 Ibs - 6-89 CIGARES Lord Tennyson; la boite de 25, rég.1.49 1,09 BONBONS La fameuse TIRE AU BEURRE de Allen, rcg.59 la livre, lundi, la li- 29 j vre,.* i ARACHIDES SALEES, i rég.20 le livre.' 35 i Lundi, 2 livres pour ¦**** —Au rez-de-chaussée.LE MAGASIN DU PEUPLE M».T»«pnU.Fr4*.Ku*.Dapalt, Vleu-Préa A.-J.Datai.DlraftmuGértw* 447-44», ra* Satote-Catharlna-Mt.tain Sata«-Andr4 «t Ralnt-I hrtttapk*.
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