Le devoir, 30 juin 1922, vendredi 30 juin 1922
VOLliMfc Mil.—No 15- MONTREAL, VENDREDI 30 JUIN 1022 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne "ANADA.Etats-Unis et Empire Britannique UNION POSTALE.$6 00 *8.00 $10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$200 ET ATS-UNIS ET UNION POSTALE*.$3.00 DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE N UIT : Rédaction, Mnin 6121 Adadaiatnttui, Main 616$ Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Tenons couple du passé Pas de division du travail.Chronique Encore “le jaunisme * * Notre système municipal fonctionne mal.Il fonctionnera toujours mal.Un mauvais arbre ne peut porter de bons fruits.L’arbre est mauvais, radicalement.Le conseil, le comité exécutif, les deux corps qui forment l’administration ne peuvent avoir qu'un souci' : la réélection.Pour revenir à l’hôtel de ville, ils doivent flatter l’élément majoritaire, c’est-à-dire, dans la ville de Montréal, les locataires, qui »se composent de bons et de mauvais éléments, mais dont la plus grande proportion, n’ayant pas d’attaches dans la •\ille de Montréal, jouissant, qu’elle paie ou ne paie pas ses impôts, des mêmes droits et des mêmes privilèges que les propriétaires, s’inquiète peu que l’administration soit prodigue ou économe, sage ou folle.Pas une ville d’Amérique, des récentes statistiques l'ont établi, n’est dans la même situation que Montréal.Nulle part la proportion des propriétaires dans l’électorat n’est aussi petite et nulle part, dans la province, la charte ne réduit autant leur influence.Nous avons à administrer un budget supérieur à celui de la province; et pourtant, dans la ville de Québec, cinq ou six fois moins considérable que celle de Montréal, le parlement provincial laisse au corps des propriétaires une representation spéciale, dont il le prive à Montréal.La situation chez nous ne s’améliorera que lorsqu’on tiendra une bonne fois compte des réalités et que l’on nous donnera une charte simple, équilibrée, où l’élément stabilisateur aura la juste part de contrôle.I>e projet de la Chambre de commerce, si déplorablement ignoré par le parlement de Québec, contenait cette garantie.Il confiait la gestion de la finance à un groupe qui ne devait pas nécessairement se composer de propriétaires, où tous les gens d’une compétence reconnue pouvaient chérir l’espoir d’être admis, mais qui, pour se maintenir en fonctions, n'avait point besoin de recourir à la démagogie, comme son sort ne dépendait que d’un suffrage restreint.On a repoussé sommairement ce projet, sous prétexte que cela rétablissait le système des deux corps, qui avait eu des effets déplorables.Que nous a-t-on donné, à la place?Un régime dont les conseillers se plaignent sans cesse, sous prétexte que.le comité exécutif gouverne en maître absolu et voire même que l’iiôtel de ville ne connaît qu’un seul et unique maître, puisque le leader du conseil résume en sa personne tout le comité exécutif et en fait toute la nesogne.N’est-ce point là la même doléance qu’autrefois?* * * Nous tenons à montrer les inconséquences du régime, à ne pas laisser échapper une occasion de les signaler; mais de ce que la charte est imparfaite, de ce qu’elle a amené, amène et amènera sans cesse des déceptions, il ne s’ensuit pas qu’on la doive laisser saboter, il ne s’ensuit pas que l’on doive laisser les conseillers y introduire les pires défauts du régime des commissaires.Or c’est ce qu’ils voudraient faire, si on en croit le Cm-jiadci,s\u\ vient de publier une série d’entrevues où ces messieurs du cmrseil souhaitent que le comité exécutif établisse entre eux la division du travail.On sait ce qu’était sous les commissaires cette division du travail.M.E.-W.Villeneuve, qui fut de ce sérail et en connaissait les détours, notait, dans uqe lettre publique à un moment oil chacun avait encore frais à la mémoire de trop fameux “pairages”, la trop fameuse tactique de commissaires, apparemment ennemis, mais qui se disaient, dans la coulisse “Passe-moi le séné et je te passerai la rhubarbe ; passe-moi telle expropriation véreuse et je te passerai tel contrat de matériaux de pavage.’’ Ce fut le régime du troc qui bénéficiait aux deux trafiquants, mais dont Concordia sortait toujours lésée.La décision du travail, d’après M.Villeneuve, se/ résumait dans le fait à ceci : un commissaire prenait sous son autorité un où plusieurs service,''.Dès lors, par suite d’une sorte d’entente lacite.il devenait inconvenant pour ses collègues de lui poser des questions, de surveiller sa gestion.Tousses rapports passaient.11 fallait bien qu’il en fût ainsi; car, un jour ou l’autre, de ses collègues récalcitrants auraient à passer leurs rapports et en s’unissant avec deux autres, le commissaire houspillé la veille le bloquait à son tour et l’administration était paralysée.Il était plus simple de s'entendre sur le partage du gâteau; et on se souvient que c’est ce qui se fit; chacun prit un morceau sensiblement égal à celui des quatre autres et la ville fut administrée par cinq tsars, chacun maître absolu dans son petit domaine.On reproche, à l’heure actuelle, au comité exécutif ses lenteurs, on en fait porter la responsabilité sur le président, temporisateur de tempérament, mais prudent aussi, très prudent; et n'a-t-il pas raison de redoubler de prudence, quand on songe à certaines affaires assez récentes?$ $ Sic Le leader du conseil a sans doute le tort de s’empêtrer dans les détails, de ne pouvoir 'prendre une vue d'ensemble, de ne pas s’élever au-dessus des petites besognes.Il devrait faire plus de confiance aux chefs de service, se débarrasser d’une surveillance trop étroite qui absorbe son temps.Mais nous ne le blâmerons pas de s’opposer à une division du travail; cela équivaudrait à une multiplication du gaspillage.Il est certain que les résultats du comité exécutif ont été jusqu’ici peu tangibles.La besogne s’est faite lentement.Le comité a hésité à prendre des décisions et peu s'en est fallu que nous n’en venions, sous sa direction, à rétablir un dépotoir archaïque.Une heureuse erreur de forme nous a tiré de ce mauvais pas.Il faut faire la part des circonstances, de l’incendie de l’hôtel de ville qui a bouleversé les services.Mais dût-il y avoir encore plus de défauts, dussions-nous attendre encore davantage après la réparation de nos tristes rues (comment nos administrateurs peuvent-ils oser, avec des rues pareilles, assister à des congrès étrangers 4jt braver les reproches que ne doivent pas manquer de leur aikesscr les gens qui ont brisé chez nous leurs automobiles et pqpé se rompre le cou?), que nous ne voudrions pas voir refleurir if régime à propos duquel, récemment, un juge de la Cour supérieure disait qu’il souhaitait (pie l’on pût arracher de l’histoire de Montréal ces humiliantes pages.Les conseillers se plaignent de ce qu’ils n’aient rien à faire.C’est encore le meilleur moyen pour eux d’être utiles.Une législature gaie et cynique s’est amusée à apporter ce règlement partiel à la crise du chômage, en imposant à la ville de payer £15,000 de traitement à vingt-cinq ou trente chômeurs, qu’ils acceptent jusqu’au moment où Québec, honteuse d’exploiter de cette nouvelle façon la pauvre vache à lait de Montréal, réduira le nombre de» pensionnaires municipaux.En attendant, qu’ils croquent le marmot; cela vaut mieux que de manger la grenouille, comme cela se faisait sous l’ancien régime, où un commissaire sûr du concours de ses collègues, qui ne voulaient pas manquer aux règles de la courtoisie, s'assurait, en associant 1rs conseillers, la majorité nécessaire à la confirmation de ses rapports.Et puis, nos .conseillera peuvent former des commissions d'études; ils ont le droit de lire et même de comprendre et d’étudier les rapports avant de les voter.A supposer que le Star répétât sa petite enquête de 4'autre jour, non plus au sujet du site de l’Université, mais à propos de n’importe quel autre vote, combien de conseillers s’excuseraient encore en disant qu’ils ne savaient lias oe qu'ils avaient voté?Louis DUPIRE.A LA CAMPAGNE., Brr! la brise est forte et la pluie glaciale, liens, me fi is-je, entrons nous chauffer chez le Père Chariot.Excellente occasion, la mere Charlotte est à faire rôtir des beignets pour la parenté.Sur le boni I de la table.le plat de farine.] une miche de pâte, molle; au pied j de l'escalier les deux derniers s'a-musent avec une chaise renversée I en guise de charriot et dans .val berceuse le père Chariot fume sa I pipe en lisant (mais, est-ce possible?) en lisant le jaunisme.Le petit Jacques, qui est venu m'ouvrir, m’offre une chaisè; je salue, on saine; mais, une gène, un maluise semble planer autour de nous.Quelques questions sur la cause, les résultats de nui promenade, puis la conversation tombe, comme je m'q attendais d’ailleurs, sur ‘‘l’affaire”, vous savez l’affaire! ‘‘Moi, dit le vieux, je soutiens que c’est Adélard qui est le coupable”, et là-dessus, il se lève, tout fiévreux et bouleversé, comme Archimède quand il cherchait la solution d’un grave problème.— Non, dit la vieille, c'est impossible! As-tu lu les seize, colonnes?Il y a là tous les détails, et toutes les preuves nécessaires pour démontrer que ce n’est pas lui qui est le meurtrier.As-tu lu l’histoire de la fournaise, et puis celle de la fille du téléphone, et puis.— Bah! bah! As-tu lu, toi aussi, depuis quinze jours, toutes les colonnes du journal, ah! en lout, une centaine au moins, as-tu lu l’histoire de l’automobile, du revolver, du coussin, des vingt-cinq mille piastres?etc.etc.Oh! te dis-je, c’estfbien trop vrai’S.Fit voilà, le vieux et la vieille aux prises, l’un arpentant la cuisine de long en large, les doigts dans su barbe grisonnante, tantôt consultant sa feuille, tantôt la repoussant d'un geste; l’autre, gesticulant, fourchette à la main, tournant les beignets d’un brusque mouvement, et tous deux, continuant, avec chaleur leur rude plaidoyer.“Papa’,’ dit le petit Baptiste qui arrive de l’étable tout essou-flé."papa, les vaches meuglent et lu Grise achève de creuser son pavé avec sa patte!” Silence."Maman”J dit Marguerite, la plus vieille des filles, "maman, les beignets brident”! Silence, on plutôt.la discussion roule toujours sur le même thème.— "Ce coussin.ce sang.l'auto .à it.le vieux.— “Cette fournaise.le téléphone .la fille” dit la vieille.Je demande au petit si la brise est moins rude — Oui, dit-il, te temps, est tombé un peu”.J’en profite pour m'esquiver sans avoir goûté aux beignets de la mère Char lotte.Enfin, je respirais l’air pur.Oh! fis-je, vous tous, magistrats, juges de toutes les cours, avocats de, tout acabit, fonctionnaires et adniinistrateurs de la justice publique, vous êtes tous des usurpateurs.Descendez du piédestal que vous avez ravi: désormais, vous êtes une classe d’inutiles, nous n’avons cure de vos services.Ne savez-vous pas qu'avec le nouveau régime établi au pays par messire Jaunisme, c’est le père Chariot et la mère Charlotte, qui sont les juges et les avocats des criminels?Ne savez-vous pas que messire Jaunisme, s’introduit chaque jour auprès de 150,000 lecteurs?Ne savez-vous pas qu’il existe au pays cinq, dix, peut-être messire s Jaunisme, que, par conséquent, il existe, au moins, un million de pères Chariot et de mères Charlotte, qui se font les juges et les avocats des criminels?Y avez-vous songé.C'est tout le peunle qui porte son jugement et non ms vous.Il est beaucoup mieux renseigné que vous; il a pénétré dans tous les coins et recoins, il a analysé les gouttes de sang, palpé les 'balles, examiné les habits, le coussin, l’an tomobile, et que sais-je, que sais-jc encore! Allons.descendez! /t bas toges et tricornes.C'est Chariot et Charlotte qui sont le témoin, l'avocat, le juge.BERTAL obligée de partager sa souscription en deux; et pas une d’elle ne sait au juste où en mettre la plus grosse part de façon à se couvrir le mieux possible.En l’état présent des choses, aucun des deux anciens »artis poditiques ne sait plus où il en est au juste.Un parti parle de protection adéquate, l’autre, de protection modérée.Les deux partis ont foi au Pacifique Canadien et veulent être en excellent termes avec lui, mais tes deux, à tour de rôle, font desservi ou froissé.Un parti a étatisé les chemins de fer, mais voudrait bien ne pas l’avoir fait; l’autre continue l’exploitation par l’Etat, mais n’> croit pas.H n’y a plus une seule question dont le pays soit saisi, à ce que nous nous rappelons, où les libéraux soient tous du même avis et les conservateurs, tous do Uavis contraire.Un remaniement des partis s’impose donc.” C'est, à peu de chose près, ce que disait la Manitoba Free Press, il y a quelque dix ou quinze jours, en marge, elle aussi, de la lettre de M.le sénateur David.Celui-ci a attache ee Jour-là un grelot qui résonne un peu partout.S’il est vrai qu’il n’y aura pas de coalition, ce ne sera pas parce qu’on n’aura pas parlé tie in nécessité de refondre les partis.Une école Un Jésuite belge, le R.P- Re-Clevn, fondateur de l’iEcole des Hautes Etudes Commerciales d Anvers, et de passage à (Montreal ces jours-ci, a exprimé à la Gazette son étonnement de constater quel relativement petit nombre d’éleves suivent des cours à l’Ecole des Hautes Etudes ‘Commerciales de Montréal, malgré l’excellence de son programme et son caractère très ! pratique.Il est malheureusement vrai que trop peu de nos jeunes ‘gens se dirigent de ce côté.Pour-; tant, nous avons grand besoin, I pour aujourd’hui el pour demain, de techniciens ut de spécialistes de tout genre, dans les industries, le commercé, la finance et la banque du Canada français; et ces deux catégories d’hommes nous seraient à coup sûr plus utiles que des médecins quelconques, des avocats médiocres et des professionnels de toute sorte qui ne trouveront pas de débouchés pour leur activité.iL’ère des spécialistes est ouverte, dans le commerce et l’industrie comme dans le droit et la médecine.Les professions libérales sont déjà encombrées, chez nous; mais il reste le champ du commerce, de L finance et de l’industrie, où presque tout est à faire, si nous ne vouions pas, après-; demain, constater que nous sommes définitivement tributaires de l’étranger, ou destinés à tout jamais à n’être mie ses domestiques et ses sous-ordre, si bien payés, si bien traités que nous soyons.Les chefs de famille qui ont'des fils à lancer dans la vie et veulent d’abord leur donner une solide instruction feraient bien de se demander si leurs enfants ne pourraient nas mieux servir l’intérêt du Canada français en même temps que le leur en se dirigeant désor mais en plus grand nombre vers I Ecole des Hautes Etudes Commerciales.II refuse Ssr Joseph Robertson, que M.Lloyd George a voulu nommer à la Chambre des Pairs, vient de refuser son nouveau titre; il s’y est déridé, devant la tempête de protestations que son choix a déchaînées (1 un bout à l’autre du Hovaume-jUm et en Afrique-Sud, où sir Jo-seph a fait presque toute sa car-! riere, dans l'industrie et la spéculation sur les mines.Ce choix : avast été fait sans la recommanda-! ion du gouvernement Smuts; et °n a dit, sans recevoir defdémen-fi formel, que sir Joseph Robertson est un grand pourvoyeur de fonds électoraux anglais.La campagne anticatholique auxLa SemaiZciaic Etats-Unis L’attaque contre les écoles paroissiales de FOré-gon ™ Les Francs-Maçons prennent la responsabilité directe du mouvement.CE QU’ELLE EST.CATION DU R.P TE, Ü.P.GOMMUNI- HISSONNET- On connaît les grandes lignes du [ regime scolaire américain^ l’école j officielle, non-confessionnelle, est | soutenue par la contribution forcée! de tous les citoyens; mois, à côté; d’elle, les personnes ou les groupes qui veulent constituer des écoles privées peuvent le faire, à lu condition, forcément, de s’imposer une nouvelle et lourde charge.C’est ainsi que les Franco-Américains, par exemple, ont fondé et maintiennent leur admirable réseau d’écoles paroissiales.Ge régime, si onéreux qu’il soit déjà pour les partisans de l’école confessionnelle, ne satisfait point encore les sectaires américains.A l’heure actuelle, dans une douzaine d’Etats américains, on mène contre l’école libre une active et vigoureuse campagne.Cette campagne menace à la fois les écoles indépendantes maintenues par les catholiques, les luthériens et les Juifs ; mais ce sont, naturellement, les catholiques qui constituent le principal objet de l’attaque, car ce sont eux qui forment le gros des partisans de l’école confessionnelle.La plus récente offensive vient de se produire dans l’Orégon.Elle offre ce caractère particulièrement remarquable que les Francs-Maçons du rite Ecossais de l’Etat en ont pris publiquement la responsabilité.Par là ces Francs-Maçons (le rite Ecossais est celui qui domine dans toute l’Amérique du Nord) rejoignent leurs congénères du Grand-Orient de France.Ils dépassent même, dans leur programme, ce que les autres ont déjà obtenu, puisque, s’ils réussissent, les enfants de 8 à 16 enfants de l’Etat devront, sauf exceptions relatives surtout aux difficultés matérielles, fréquenter les écoles officielles.Il s’agit, de toute évidence, de créer au bénéfice des écoles dites 1 publiques un monopole de fait.* * -» Ee mécanisme de l'attaque est assez facile à décrire.L’Orégon possède le système dit de l’initiative.En vertu de ce système, dix pour cent des électeurs de l’Etat peuvent, par une déclaration ‘ signée, obtenir que tel ou tel projet | de loi soit soumis à l’approbation I du corps électoral.Dans ce cas-ci, il fallait réunir treize mille signa-I turcs.La campagne menée par les Francs-Maçons, mais dont —- note le correspondant du N, C.W.C.News Service, ils n’ont publiquement pris la responsabilité qu’après être assurés du succès a recueilli, au jour fixé pour la manoeuvre, trois fois ce chiffre de signatures.La question sera donc, aux élections générales de novembre prochain, posée à l’ensemble du corps électoral.C’est sur la loi qui prescrit l’assistance obligatoire à l’école que les directeurs de la campagne ont naturellement greffé leur manoeuvre.Pour atteindre leur fin, il leur suf- Ruraux et urbains La poMation rurale du Québec en 1911.était de 1,032,618; en 192! elle était de 1,038,128 Bloc-notes Cette combinaison l>e programme d’une combinaison politique protectionniste ébauché par M.le sénateur David, il y a quelque temps, continue de faire gloser les quotidiens.C'est ain si que le Toronto Star, journal a tendances libérales, dont le directeur, M.Atkinson, fut très près de M.Laurier, avant Î917 et est tout prés de M.King, surtout depuis qu’il est premier ministre, commente dans son numéro d'hier les possibilités d’un nouveau groupement des partis, à Ottawa, après avoir fait allusion à ce qu’en a déjà écrit M.David, ‘‘Bien des gens”, dit le Toronto Star, “débattent ce sujet d’un remaniement des partis.Si on considère les deux anciens partis tels qu'ils sont aujourd’hui, on s'aperçoit qu'aucun d’eux n'est, de ses chefs à ses derniers tenants, soit un parti conservateur, soit un parti libéral.Chaque parti est un mélange des deux.11 n’y a aucune cause, bonne ou mauvaise, à ce qu'on l’estime, qui n’ait des amis dans les deux partis.Il n’y a pas une maison désireuse de servir son intérêt, en versant de l’argent ntix fonds è-iortnriiux, qui ne se sente - ¦¦J 'egere augmentation, à peine 6,500 en dix ans.Far contre, notre po- lor,V,,rbi.,,ru’’ ^ était de 970.-»• en 1911, était, en 1921.de 1,353.-/I, soit une augmentation de 383,-000, en chiffres ronds.CYsl dire que nos campagnes gardent tout juste leur population d’il y a dix ans.et qu’un très fort surplus de gens s entassent dans les villes soit qu’ils viennent de nos campagnes, soit que l’immigration nous les ait amenés ; et Ton sait que celle-« i a groupé dans les seules villes de Montréal et de Québec, depuis 1911 une centaine de mille étrangers venus surtout de Pologne, de Russie, de Galicic et d’autres pays que tout un élément, de religion ‘ juive, en grande partie, quitte par milliers chaque année pour traverser en Amérique.II reste néanmoins que nos groupements urbains se peuplent pour une part à même les campagnes; ainsi, de 1901 à 1911.notre population rurale a augmenté de 40,000, tandis que, pendant la décade suivante, elle s est accrue dans une bien plus petite proportion, 6,500.C’est un sujet sur lequel il faudra revenir, quand nous aurons des statistiques plus détaillées.oii nous pourrons constater quels comtés sont plus fortement entamés par la migration vers les centres industriels.Notons, au surplus, que, dans tout le Canada, la population rurale a monté de 515,-000 depuis 1911.tandis que l’urbaine, elle, a monté de 1,068,000.Indubitablement- notre pays s’urbanise peu à lieu, à mesure que l’industrie se développe et que les procédés de culture s’améliorent.Encore a l’heure présente, les ruraux ont le lias sur les urbains, car lu population des campagnes est de 4.439.000, contre Celle des villes, 4.348.000.Mais l’écart diminue; il n’est plus, pour 1921.que de 91,000, quand il était, en 1911, de 6)44,000.Eux et nous Gomfirenoifc-nous aussi bien que nos voisins de l’Ontario la néx-essi-té de la formation technique pour ceux des nôtres qui travaillent dans les usines et les grands ateliers?C’est à savoir.On se rappelle peut-être qu’en 1919 le gouvernement fédéral offrit aux provinces une somme de dix millions afin d’\ hâter la diffusion de l’enseignement commercial, industriel et ménager.Cette allocation, payable en dix ans, rembourse une moitié des frais faits par chaque province dans l'achat, la location, l’agrandissement d’immeubles, l’acquisition d’outillage pour fins d’enseignement et couvre la moitié du traitement des professeurs en service, etc., ainsi que du coût d’entrainement dos futurs professeurs et contremaîtres.Or, au 31 mars 1921, selon les comptes publics, le Québec n’avait pas utilisé la moitié des sommes qu’il aurait pu percevoir de ce chef du trésor fédéral, — il en a touché exactement 47 pour cent.mais l’Ontario, pour sa part, a touché l’intégralité de son ailloeation fédérale.Aussi faut-il voir les résultats ontariens.Au premier rapport annuel, l'Ontario avait 11 écoles de jour, industrielles ou techniques, ainsi que 30 écoles du soir; au second rapport annuel, l'Ontario avait ajouté à ce nombre 4 nouvelles êco les en cours de construction el 7 autres écoles du soir.Au_ premier rapport, le Québec avait 5 écoles techniques ou Industrielles, au second il avait ouvert celle des Trois-Rivières et préparait l’ouverture de celle de Hull.Ses écoles du soir ne marquaient aucun progrès numérique.Il est certain, quand on exami ne tout cola, que nous gagnerions à ne pas laisser indéfiniment notre enseignement technique sans direction générale.Noms économisons un traitement, si l’on veut, mais, pendant ce temps, des travaux ne se font pas, des directives ne se donnent pas, qui sont pourtant nécessaires.On vient de remanier tout le bureau de l’hygiène provincial el d'y nommer un directeur.Pourquoi, maintenant, ne penserait-on pas à renseignement technique?G.F.firait d’obtenir que seuls soient considérés comme obéissant à la ioi ceux qui, entre les âges de 8 à 16 ans, fréquenteraient l’école publique et de déclencher contl e les réfractaires une série de sanctions.Ainsi, du moins, semblent-ils calculer.Voici, au reste, l’essentiel de l’amendement projeté : "Tout parent, ou autre personne qui, dans l'Etat de l’Orégon, aura la charge, la garde ou la mai Irise d’un enfant de moins de seize ans et de huit ans et plus, au commencement d’un terme de l'école publique du district dans lequel réside ledit enfant, qui omettra, négligera ou refusera d'envoyer cet enfant à l’école publique pendant la période de temps durant laquelle cette école ! publique fonctionnera dans ledit j district au cours de Tannée couran- j te, sera coupable d’un délit et cha-1 que jour pendant lequel on n'aura pus envoyé l'enfant a l’école publique constituera un délit distinct.” Il n’y a d'exception prévue que pour les enfants 1° qui sont physiquement ou mentalement inaptes à suivre les cours, 2° qui ont complété le huitième cours (eighth grade), conformément au programme scolaire de l’Etat, 3° qui sont trop éloignés de l’école, 4° qui suivent les cours de leurs parents ou d’un professeur privé.Pour le troisième cas, l’exemption disparaît si le district scolaire fournit des moyens de transport ; pour le quatrième (qui ne peut viser qu’une fraction du peuple et particulièrement les gens à l’aise), il es» stipulé qu’avant de pouvoir donner à un enfant des leçons qui comptent au regard do la loi, le père ou l’instituteur privé devra obtenir du surintendant du comté une permission écrite, renouvelable tous les ans, et que l’enfant lui-même devra.au moins tous les trois mois, subir un examen officiel.Si l'inspecteur de l’Etat n’est pas satisfait du résultat de cet examen, l’enfant sera immédiatement envoyé à l’éco-Ic publique.On voit que les précautions paraissent bien prises et les filets soigneusement tendus.Quant aux sanctions maintenant, voici: pour chaque délit (on a vu plus haut que tout jour d’absence constitue un délit spécial) une amende de pas moins de 85 et de pas plus de $100, un emprisonnement de pas moins de 2 et de pas plus de 30 jours — l’un ou l’autre, ou l'un et l’autre, à la discrétion du tribunal.La loi, si elle est adoptée, entrera en vigueur, en septembre 1926.m * * On s'attend, naturellement, à une grosse bataille sur cette loi.Les écoles publiques sont actuellement fréquentées, dans l’Orégon, par 100,294 élèves, tandis que les écoles privées en reçoivent 29,235.Tous ceux qui sont partisans de l’école privée au point d’y envoyer leurs enfants feront, cela va de soi, campagne pour celle-ci.Ils devraient pouvoir compter sur le concours d’une quantité de gens qui, partisans de l’école publique pour leur compte personnel, ne se soucient tout de même pas.pour l’imposer aux autres, d’utiliser l’amende et la prison.Mais on ne sait jamais ce que peut obtenir d’une foule indifferente, ignorante souvent ou nourrie de préjugés anciens, une minorité active, énergique, cohérente, comme doivent l’être les Maçons.Les catholiques et leurs alliés ne devront, s’ils veulent maintenir leurs positions, négliger aucun effort.Ajoutons que, devant In multipli I cité des attaques qui se produisent, il est difficile de douter de l’existence, chez les adversaires de l’école privée, d'un plan d’ensemble.Du reste, l’un des meneurs de la campagne en Orégon a formellement déclaré qu’il avait récemment pris part à une campagne du même genre menée dans un Etat fort éloigné.Ajoutons encore qu’il sera curieux de constater l’effet produit sur les autres groupes maçonniques par l’intervention directe et publique en cette affaire des Francs-Maçons de l’Orégon.Orner HEROUX.Le “Devoir” cet été Pour $1.00, on peut s'abonner à P édition quotidienne du Devoir, par poste, du 1 er juillet au Irr .septembre.Cette offre ne vaut que pour res deux mois, au Canada, en dehors de Montréal et de la banlieue.Vu mois, GO sotte.Faire remise rii même temps que la commande.Le R.P.Bissonnette.O.P., nous adresse, à propos de la prochaine Semaine sociale d’Ottawa, cette intéressante communication : En 1884, dans son Encyclique ‘Nobimsima Gallorum gens, Leon XHI conviait "les laïques d'élite qui aiment l'Eglise, notre mère commune, et qui par leurs écrits cl leurs paroles, peuvent utilement soutenir les droits de la religion catholique," à multiplier “leurs travaux pour sa défense.” Les premières applications de cette direction du pape consistent évidemment à pratiquer ouvertement et avec, courage la doctrine catholique; les secondes sont corrélatives el sollicitent les laïques et les prêtres à diffuser cette doctrine.L’un des moyens le.s plus appropriés à nos temps modernes pour cette diffusion des idées est Poeu-vro des Semaines sociales.Par elles l’homme, non pas l’homme qui est sans cesse aux prises avec les choses matérielles, mais l’homme sociable qui pense et qui aime, reçoit l’aliment de son esprit et les consolations de la vérité.Elles sont, selon les mots de M.Henri Lorin, l’homme par excellence des Semaines sociales de France, “un effort pour prendre la conscience nette de ce Devoir coûte, lui, 0 sous par mois, $6 par année v LE DEVOIK, MONTREAL, VENDREDI 3U JUIN WZZ VOLUME XIII.—No 15U Un bienfaiteur pour le colon ,î.LE CHEVALIER J.-N.Ü.VSTON-til’AY A ETE LA PROVIDENCE DU PAUVRE DEFRICHEUR -OEUVRES — NOTES BIO-CRAPHIQUES En apprenant la mort du Chevalier J.-N.Gastonguay, bien des paupières ont dû se mouiller et bien des prières ont dû monter vers le ciel des endroits les plus ignorés des ouatée coins de !a 1 e'OMidence.Celui tjue la mort vient de frapper a été en effet pendant quarante ans l'ami de l'humble colon, la Providence des courageux défricheurs, le père des bâtisseurs de camp en bois rond.Que de foyers ruraux lui doivent aujourd’hui leur bonheur et leur aisance! Au point de vue de la colonisation, la iport de M.Gastonguay est certainement une perte nationale, Ministres, prêtres et laïques colonisateurs, aspirants colons, tous ,'ouiaient le consulter et profiter de - i —HAVRE—PARIS «w N.-Y es j- * i.ivu,3S.BONHOMME, Limitée AUTOMOBILES FORD Manufacturiers de carrosseries de livraison.Vendeurs autorisés de l'automobile Ford.Toujours en mains : runabout, touring, coupé, sedan et camions.Pièces de rechange.200 RUE GUY Victor Pager Arm.Cloutier PAGERduCLOUTIER AVOCATS., m e-ale Power -*- gS-ooeet, Craig T41.Mala 6518.PROFESSEURS ST-6ERMATN, 6UERIN & RAYMOND AVOCATS Tél.Matn (1(4 M rue Bt-Jaeque*.P, St-Gormaln, « -f.1 -, L.Guerin, LL.L., B.Panet-Raymond.LL.L E™*-, miTRQ Pharmacie, Médecin*.UUlJKri Art dentsire Préparations aux examens, dirigés par M.RENE SAVOIE, I.C.et I E.Bachelier ès-arts et la-sciences appliquées.Professeur au Collège Sainte-Ma-rie et au Collège Loyola.Préparation au baccalauréat, au service civil, etc.ENTREE : en tout temp» dr l'année.Késultats de l’année : 81 candidats présentés.«t REÇUS.238.RUE SAINT-DENIS.Tél.Est (1(2 En face de l'église Saint-Jacques Anatolo Vanior Guy Van’er VANIER & VANIER AVOCATS TM.Main 2*32 f], ru* Saint-Jacques NOTAIRE Leblond de Brumath 259-EST.RUE ONTARIO.Bachelier de l’Université de France et de 1 Université l^ivr.l, officier d’Académie.auteur de plusieurs ouvrages.«•e plus ancler.cours de préparation aux examens établi i.Montréal Qui veut devenir rnpldrment médecin 7 avocat 7 dentiste ?pharmacien 7 Heurea da bureaat TM.St-Lanta 2143 15 5 p.m., 6(8 p.m.CHS.ARCHAMBAULT Katalra 755 AV MONT-ROYAL EBT, MONTREAL HORACE H.LIPPÉ NOTAIRE 180 ST-JACQUES M»in J228 Ecole Préparatoire COURS CLASSIQUE ; BREVETS — EXAMENS Cours strictement privé» Cour* ipéelanx d'anglais.INSTITUT LaROCHE, Enrg.EDMOND LA ROCHE, Directeur.Barhdier d* l'Université Levai 195.RUE STE-CATHERINE EST Tél.Est 7498.ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Estampes en Caoutchouc BN TOUS GENRES.A.Derome & Cie M N« .'.'E-DAIlE EST.Tü M.4(79 PIANISTE ACCOMPAGNEMENT CONCERT LUCIEN JOUCOEUR PIANIST» Leçon* à domicil*.Professeur su collège Ste-Mari* Récitals privés.1281, RUE CARTIER Bt-Louls (734w COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE A CIE.85, St-Jacques.chfimb e 10, Courtier» en immeubles, experts en propriétés.(établis 1885), Prêts sur première et deuxième hypothèque; nrhnts d’hypothèques et balances de prix de ventca.ELECTRICIEN COMPTABLES J.Achille David Entrepreneur-Electricien 159, St-Denis Tél.: Fst 37!)!) 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Ste-Thérèse, Charron, Sherbrooke, 66.2; Lavallée, St-Laurent, 65.4; Ouellet, Montréal, 64.9.LES 12 PREMIERS LETTRES—(Sur 100 points) .— Marsolais (Prix Colin, $40) l’Assomption, 86.6; Boileau, Montréal, 85.8; Byrd, Montréal.84.4; Paulet, Montréal, 84.3; St-Hilaire, Montréal, 83.6; Vincelette, St-Hyacinthe, 83.4; Therrien, Montréal, 83.1; Gagnon, Jolietie, 83.0; Robillard (Ad.), Ste-Thérèse, 82.9; Laplanté, Vaîley-îield, 82.4; Laplanté, Montréal.82.-2; Robillard (G.-H,), Ste-Thérèse, 81.7.BACHELIERS ES ARTS L’Assomption — Belleunare (Henri), Bernier, Florent, a.d, de Mar-bigny, Jaeques-Lemoyne, a.d.; Deschamps, Roland; Dumontier, André; Gadoury, Octave; Houle, Antonio, a.d.; jobin, Edouard; La jeunesse, Etienne; Pelletier, René, a.d.; Philippon.Horace; Picard, Noël; Racette, Wilfrid, a.d.Bourget (Rigaud) — Bourque, Christian; Deschamps, C.-Emile; Méthot, Emile, a.d.Joliette — Bélanger, Albert; Bérard, P.-Antoine a.d.; Boivin.Avila; Bouret, Om.éril; Coupai, Isidore; Guilbault, Roland; Lavallée, Jacques; Lebeau, Henri; Faquin, Rosaire.Montréal—-Baril, Victor; Berger.Eugène; Bertrand, Marcel; Char- INTERESSANT POUk LES FEMMES Les pantalons de flanelle pour hommes Les complets Palm Beach, chandails, vestons Blazer, complets de golf et d’affaires peuvent recouvrer leur jeunesse et leur premier aspect de nouveauté si on les fait nettoyer ou teindre à la Toilet Laundries.Téléphonez tout de suite.TOILET LAUNDRIES Limited Uptown 7640 “Le mieux c’est d’essayer” Garde-malade qui recommande le Composé Végétal de Lydia E.Pinkhatn Bothwell, Ontario.—“J’étais faible, épuisée, sans appétit et nerveuse.La garde-malade qui me soignait me dit d’essayer le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, et maintenant, ié suis plus forte.Je recommande votre remède à mes amies, et pous pouvez utiliser mon témoignage.”— Mme „ , „ Maxwell.R.R.No."2', Bothwell, Ontario.La raison pour laquelle le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham est si efficace pour les maladies féminines, est qu’il contient les propriétés tonifiantes et fortifiantes des racines et herbages d’autrefois, qui agissent sur les organes féminins.De toutes les parties du pays nous arrivent des témoignages des femmes sur son influence fortifiante, et ne contenant aucun narcotique, ni drogues malfaisantes, c'est un remède sûr pour les femmes.La brochure privée de Lydia E.Pinkham sur les “Maladies Féminines,” vous sera envoyée gratis, sur demande.Ecrivez à “The Lydia E.Pinkham Medicine Co„ Lynr, Mass." LES DROITS SUR LE LAIT LE SENAT AMERICAIN IMBOSiE UNE TAXE DE DEUX SOUS ET DEMI PAR GALLONS DE L.V1T CANADIEN Washington, 30.(SJP~V.) — Un droit de 2 sous Jà par gallon de lait a été approuvé, hier, au Sénat, après un débat qui a duré deux heures.Le vote a été de 43 contre 18.Le bill tarifaire devant la Chambre ne parlait que d’un droit d’un sou par gallon sur cet article.Le sénateur Walsh, du Massachusetts, qui a mené la lutte contre cette augmentation de taux de douane, a tût qu’on était en présence d'une autre tentative pour faire diminuer le commerce des Etats-Unis avec le Canada.11 a soutenu que la hausse de ce droit serait nuisible aux gens de la Nouvelle-Angleterre qui comptent sur le Canada pou»' s’approvisionner de lait et de crème pendant les mois de l’été.A l'issue d’un autre débat non moins long, le Sénat a approuvé par 40 voix contre 19 le taux de 22 sous Yi suggéré par le comité de la Chambre pour chaque gallon de crème.Le sénateur Walsh a déclaré que cette taxe ferait payer à la Nouvelle-Angleterre $18,750,-000 de plus par année pour la crème.K ron, Yvon, a.d.; Crowley.William, a.g.d.; Désautels, Valmore, a.d.; Doran, Harold; Grondin, Paul; Hébert, Jean; Lacombe, Léandre; La-plante, Léo, a.d.; Marie», Lucien; Sicotte, Anthimc; Thibault, Raoul.St-Hyacinthe—Bail, Armand, a.d.; Dubuc, Télesphore; Forest, Elisée; Fortin, Maurice; Gadbois, Adrien; Larochelle, Joseph; Larue, Alfred; Nadeau, Gabriel, a.d.; Ouimet, Albert; Hajotte, Archer.St-Jean — Deniers, Maurice; Hébert.Fernand, a.d.; Morals, G.-Aimé.St-Laurent—Beaudoin, P.-Emile; Brunei, Elphègc; Deslauriers, Fernand; Dufresne, Léo; Larose, Raymond, a.d.; Lavallée, Alfred, a.d.; Masson, Alfred; de Martigny, Jean; Murphy, William; Tétrault, Henri-Charles.Ste-Thérèse Bélanger, Paul; Bourassa, Roméo; Desjardins, E-do'uard; Gravel, Léopold; Harel, Georges; Hébert, Frédéric, a.d.; Laplanté, Aimé, a.d.: Racine, Donat; Robillard, P.-Emile, a.d.; St-Jean, L.-de-Gonzague; Saint-Pierre, Loriau.Sherbrooke; — Carignan (Yaü-more), Charron (Denis), a.d., Dé-sorcy (Aimé).Dumont (Lionel), a.d., Dupuis (Victor) a.d., Gérin (E-Henne), Rousseau (Antonio), Tremblay (Arthur).Valleyfield: — Bélanger (L.-Ul-ric), Bélanger (Valérien), Corbcil (Avila), Cuierrier (Jean-Baptiste), a.g d., de Granpré (Lorenzo), Favreau (Calixte), Moreau (Emile), Quesnel (Ernest), Simon (E-douard), a.d.Ecoles des jeunes filles: — Grenier (Léa), Labcrge (Gçorgianna), Legault (Rose), a.d., Léonard (No-rah), L’HuiHier (Bérangère), Mé-tivier (Jeanne), Saint-Casimir (Soeur) a.d.Elèves extracollégiaux: —- Do-mers (Joseph).Il BACHELIERS ES SCIENCES Joliette: De Charette (i.s.- Georges), Johnson (Antonio).Pelletier (Armand), Rouleau (Chs-O-nier).Montréal: Desrosiers (Zenon), Ouellet (Adélard).St-Hyacinthe: - Bourbeau (Ls.-Auguste), Côté (Frs-Xavier).St-Jean: Bcssetle (Arsène).Ste-Thérèse: Julien (Maurice), Ladouecur (Lucien), Leroux (Laudas), Morel (Réal), Rioux (François).Sherbrooke: — Bizier (Lionel), Couct (Paul).Ecole des jeunes filles: Long- tin (Madeleine).Elèves extracollégiaux: - Rainville (Armand).III.BACHELIERS KS-LETTRES Hospice Gamelin Samedi, 1er juillet, à 9 heures, un service funèbre sera chanté en la chapelle de l’Hospice Gamelin, par le Révérend Père Louis Lalande, S.J., pour le repos de Pâme de Soeur Marie-Jude, fondatrice et première supérieure de la dite Institution.Parents et amis sont priés d'v assister.Retraite fermée MÈRE, SURVEILLEZ LES INTESTINS DE BÊ8E, DONNEZ-LUI LE “SIROP DE FIGUES DE CALIFORNIE ” Laxatif inoffensif pour nettoyer les intestins délicats et adoucir les estomacs souffrant d’acidité et de coliques Vite, mère! Une demi-cuillerée à thé de véritable Sirop de figues de Californie mettra votre bébé à son aise s’il est maussade et irritable.Il libère les intestins délicats des vents et des gaz, des aliments en fermentation et des poisons de l’estomac qui causent du malaise au bébé.Des millions de mères comptent sur ce laxatif agréable pour conserver l'estomac et les intestins du bébé libres et pour combattre la diarrhée, la colique, l’état bilieux, la langue chargée, l’acidité de l’esto- mac, l’haleine fiévreuse et la cons tipation.Il ne produit jamais de crampes ni d’effet exagéré.Ne contient ni narcotiques ni drogues calmantes.I^*s bébés aiment le goût du véritable “Sirop de Figues de Califor-n:e” qui, porte, écrit lisiblement sur la bouteille, le mode d’emploi pour nourrissons et enfants de tout Age.Dîtes le mot CALIFORNIE au pharmacien, et n’acceptez aucune contrefaçon du sirop de figues.Saint-Pier-Coutu (Lionel), Do- Bourget (Rigaud): re (Louis) Joliette: rion (André), Lnramée (Henri) Montréal: Béliveau (Lucien), Dubé (Euclide), Durnin (John), Labelle (Albert), Langis (Jean), Lemieux (Paul), PorMancc (Joseph), St-Hyacinthe: Bourgeault (Joseph).St-Jean: Lemieux (Chs-An- dré).St-Laurent: Bernard (Gas- Une retraite fermée pour les anciennes élèves de l’Ecole Normale commencera le mercredi soir, 5 juillet prochain, pour se terminer le 8.Le révérend 'Père Dagnaud en sera le prédicateur.(Communiqué).-«- Valeur alimentaire des produits laitiers COMMUNIQUE DU MINISTERE FEDERAL DE L’AGRICULTURE Le lait et les produits laitiers en général ont une valeur inestimable pour la race humaine et leur coût relativement peu élevé les mel à peu près à la portée rte tous.Ce n’est pas tout.Les produits de la laiterie ajoutent énormément à la richesse du pays.On peut se demander si la population canadienne apprécie suffisamment 'la valeur économique de l’industrie laitière pour le pays ou la valeur alimentaire du lait cl rte ses produits pour l’individu.En Grande-Bretagne la quantité de fromage consommée par tète dépasse de beaucoup la quantité consommée au Canada.Nous mangeons un peu plus de beurre, mais en fait de lait la quantité consommée par tète de ja population n’est que de un quart de chopine.tandis qu’elle est de une demi-chopine par tète aux Etats-Unis.Depuis que lu prohibition est en vigueur, la consommation par tête aux Etats-Unis a été portée à trois quarts de chopine e' il y a des preuves indiquant que les Canadiens font un plus large emploi qu’autrefois du fluide lacté.La profession médicaüe fait ressortir constamment l’importance du lait dans le régime de tous, jeunes et vieux.La malnutrition n'est pas toujours le résultat d’une alimentation insuffisante.Elle est souvent le résultat de l’emploi d’aliments peu sagement ou mal choisis.Un fait le démontre: c’est qu’un nombreux pourcentage d’enfants mal nourris sont la progéniture de parents aisés.La mère intelligente vrii'- qUe ses enfants re- çoivent suffisamment de lait pour développer une ossature solide, se former l’intelligence et se faire une bonne santé.Leur bonheur dans la vie dépend principalement de ces choses.(Communiqué) ton).Mérizzi (Ls-Philippe), Migne-ron (Roméo).Sherbrooke; — Caron (Eugène), Lupien (Albert).Valleyfield: Dorais (Joseph).Ecole des jeunes filles: Lau- rier (Rita).Elèves extracollégiaux: Bar- beau (Antonio), a.d., Bro (Paul).’«ard Vous servez toujours du si BON THE" Ce compliment est souvent adressé à la maîtresse de maison qui, dans toutes les circonstances, sert du Thé Primus, le thé de choix.Aussi se montre-t-elle f ière de la sûreté de son goût.DISTRIBUTEURS: L.CHAPUT FILS & CIE LIMITEE THE PRIMUS La production du charbon en Canada Ottawa, 30.(S.P.A.) • La quantité de charbon mis en disponibilité pour consommation au Canada durant le mois de mars a été de 644,-000 tonnes de plus que durant le mois précédent et de 29 pour 100 plus considérable que la quantité moyenne rendue disponible durant le mois rte mars des trois années précédentes.La production des houillères canadiennes a augmente de 8 pour 100 ou de plus 100,000 tonnes au-dessus de la production du mois de février.Le rendement a été de 13 pour 100 plus considérable que le rendement moyen pendant le même mois en 1919.1920 et 1921.La production du charbon pendant les trois premiers mois de l’année 1922 a été A peu près la même durant la période équivalente des trois années précédentes.- Une école de criminels Toronto, 30.(8.F.C.) - Le chef de police (Dickson, de Toronto, qui assiste au congrès international des chefs de la sûreté à San Francisco, a déclaré dans un discours, que les salles de jeu de quiil- les et de billard sont les principaux antres où se forment les jeunes criminels au Canada.H a ajouté que la négligence des parents et la paresse des jeunes gens sont autant d'autres causes de démoralisation.Le chef Dickson a suggéré que l’on passe des lois sévères contre les salles de jeu et les salles de danse.Le délégué torontomien voudrait aussi uni' réglementation universelle pour l’achat, le port et l’importation des armes à feu.A la présidence de Canton Canton, 30.(S.P.A.) Ne se laissant pas distraire par la nouvelle des tenants de l’unificaUon de la Chine voir être appuyés davantage par la population, le Dr Sun Yat Sen se cramponne à la présidence du gouvernement de Canton avec un ténacité inrtunip-talle.Il a établi son qu,irtier-ge-nira’ au cortège naval le Wlnni-j joa, non loin rt’ici, et il coin nie rc-] prendre la ville lorsque son armée fera de retour de la province ne Kinag-sd.Celle armée est forte d’environ 50.000 hommes.Sun n’est pas opposé A l’Unité de la Chine, mais il ne la veut pas dans les conditions posées par ses art- GOODWIN 2000 Verges de Belles Soies en Vente à .95 Lundi Taffetas, 36 pouces, bleu ciel, gris et vin.Crepe de chine, 40 pouces, pourpre, réséda et vert russe.Soie cordée, 24 pouces, maïs, gris perle et vin.Foulard, 36 pouces, en paon et blanc, marine et blanc, noir et blanc, vert et blanc, brun et blanc, marine et vert, marine et rouge.Soie Paisley, 36 pouces.—Au deuxième.Le Bureau des Contrats Goodwin Comprend un personnel expérimenté dans la décoration de maisons, bureaux, fabriques, clubs, hotels, etc.Les prix sont raisonnables et le travail fait avec rapidité.Le Studio de Décoration Intérieure Goodwin présente un choix extraordinaire de meubles et articles d’ameublement de toutes sortes et choisis avec le meilleur goût.—Au quatrième.Magasins fermés demain, jour de la Confédération ainsi que tous les samedis pendant juillet et août Ll MtTftO FEUILLETON DU DEVOIR “L’Indestructible Chaîne'’ Par MARIE LE Ml ÈRE (suite) La mère eut encore son soupir l’impuissance, faible et douloureux, tandis que ses larmes remontaient.Le* Rauvel avaient connu l’un de ces deuils qui assombrissent à jn.mais un foyer.André, te fils, le bel adolescent dont le portrait occupait ici In jri ace d’honneur, était mort d’une méningite, deux ans avant le mariage de sa soeur aînée'.Les yeux noyés de Mme Rauvel allaient de celui qui était parti à celle |ui restait.— On prétçnd qu’un malheur n’arrive jamais seul, balbutièrent les lèvres frémissantes.Et ce pauvre coeur maternel ces-'•« tout à coiij) de se contenir.Denise, mon enfant.Moi qui donnerais ma vie pour te voir heureuse., Mais je ne suis pas malheureuse! protesta Denise.J'ai des difficultés A surmonter, voilà tout.Maman! oh! maman chérie, ne vous désobz pas ainsi à cause de moi! — Tuas beau dire, je sais, va! Nous savons.Quoi donc?J’avoue qu’après I une grande pertubation, il faut du j temps ootir que tout se rétablisse.I Je dois veiller de très près, m’ingé-! nier, payer de ma personne.— Et “lui"?interrompit Mme Rauvel.Tu cherches toujours à l’ex-cuscr, comme si nous ne le connaissions pas! Ma pauvre petite! Je vous assure qu’il n’est pas méchant.Il n’esi pour toi rien de ce qu’il devrait être.Et cela, après t’avoir ruinée! C’est un égoïste, sans aucune délicatesse, sans.-.Denise, vivement, serra le bras de sa mère, en soufflant: Voici Ynne.Une jeune fille s’avançait, tenant son chapeau à la main.• Bonjour, ma grande, fit-elle, d’un air délibéré.Elle était peu jolie, son leint n’avait pas d’éclat, ses traits, assez forts, et dont le dessein manquaient néanmoins de fermeté, semblaient l’ébauche de ceux de Denise.Christiane Rauvel était cependant loin d’avoir un type banal.Ses yeux bruns, pleins d'intelligence et de vivacité, l’eussent, a eux seuls, rendue attirante.Christiane de même taille que sa soeur, était moins mince, et d’ailleurs admirablement faite, elle don.naît l’impression d’une santé plus robuste, Denise lui montra un visage sou-riant, et, tout de suite, elles se mi.rent à causer; Yane s’aperçut fort bien que sa mère avait pleuré, niaig elle ne fit aucune réflexion; Mme Rauvel envoya ses fille* au jardin, en annonçant qu’elle les rejoindrait dans quelques minutes.| Ce jardin était un poème.Les parterres de poses mcrveil-[ louses, alors dans toute leur splen-i deur, s'arrêtaient bientôt devant le j royal déploiement de* futaie* qui ré-j I pandaient leur ombre sur les allées! ! tournantes et sur les pelouses drues, i On ne voyait ni murs ni limites! * d’aucune sorte, rien que oes masses j feuillues se confondant avec celles ! des bois étagés sur la colline.Le j concert vibrant de* oiseaux enve-1 ' loppnit Denise, avec cette ombre ! frissonnante que traversaient des j I vols de lueurs.Lè bas.au pied d’un hêtre, un) homme, debout, regardait venir les | j deux soeurs qui, l’ayant aperçu, se ! • hâtèrent vers lui.Bonjour, Denise, dit-il simple ! ! ment à Mme Fontnne qui lui tendait | son front, As-tu vu ta mère?Après avoir fixé une seconde seulement !a jeune femme, il s’inclina j i pour considérer un objet rtros coin-1 ! me une tête d’épingle, placé dans le i j creux de sa main.J’ai fait une trouvaille, déclara-1 Ml.Approche, Denise, et admire, mais retiens ton souffle.Cela un champignon?Est-il assez bleu, assez délicat! ! Et cette forme exquise! J’ai oublié ma loupe, sans quoi nous verrions! là, au pied, une dentelle de rêve.! C’est une variété difficile A décou.j vrir - avant de cueillir ce spécimen, j’ai dû en écraser mille autres.Voilà comment on foule aux pieds des trésors, sans y prendre garde.Pourquoi Denise tressaillit-elle secrètement à cette réflexion émise du ton le plus naturel?M.Rauvel, presque septuagénaire, avait cédé sa charge d’avoué depuis dix ans.Homme modeste et réfléchi, sans goûts mondains, il avait senti k besoin d’une occupation intellectuelle pour remplir sea loisirs.Il s’était toujours intéressé à la botanique et maintenant il se spécialisait dans l’étude des cryptogames sur lesquels il écrivait des articles remarqués.Le père de Denise était un beau vieillard blanc, sec et droit, d’allure éminemment distinguée.Son front penseur, ses grands trait* maigres barbe encore nuancée de blond et terminée par deux longues nointes, les lèvres fines, au pli légèrement sceptique, savaient cependant sourire avec douceur.Tu ne trouveras jamais ce! azur-là sr>us tes pinceaux, mademoi selle l’artiste, remarqua le père, en | se tournant vers Christiane.Puis, après une petite pause, M.Rauvel reprit tout à coup: Savez-vous la nouvelle ?Votre mère vous l’a t-elle dite?.Etienne Fougères est à Vitry.Etienne?répéta la jeune foin-i me, an comble de la .surprise.E.st-î! possible?Vous l’avez rencontré?— Non, mai* i’f,i appris de source certaine qu’il est arrivé hier avec sa fille, chez Mlle Chardoaii, Sa tante qui le considérait comme un étranger et n’avait jamais voulu ie recevoir?— Les histoires de famille entre les Fougères et les Chanteau sont bien embrouillées, poursuivit l’an-1 cien avoué.Etienne lui-même n’v i comprenait pas grand’chosc.Si ia| paix est faite, je m’en réjouis sur-j tout pour l’amour de In paix.Feu-| gère* n’a plus besoin de l’héritage de sa tante, - Un monsieur célèbre, dit Chru ! tiane.Qu’il ne vienne pas, je me sauverais.— Timide enfant! rispota plai- samment Denise.Car elle n’était, certes, ni onfanA ni timide, cette Yane vigoureuse qui regardait si bien en face, en levant son front pur dans la brise des bois.Autrefois il me faisait peur continua-t-elle, je lui trouvai», une figure horriblement sévère.Je n’é* tais qu’une gamine de neuf ans lors de sa dernière apparition, qui se perd dans la nuit des Ages; pourtant je croie le voir encore.Oui, répartit M.Rauvel.lu as beaucoup de mémoire, et lui n’en a guère, à en juger par sa façon d’agir.Nous avons appris son mariage il l’étranger, la naissance de sa fille, puis brusquemment, il a cessé d'écrire! Je l’aurais cru plus attaché à nous.Bien que notre parenté soil éloignée, je l’avais traité presque en fils.(A ttiévrtl —-«- Vous (Yes un nomme de parti?Usez le Devoir pour savoir ce.(pion pense des partis, en dehors des partis, pour connaître ce (pu se passe dans votre par-fi.Vous êtes un esprit indépendant?Use: le Devoir pour savoir ce qut se passe eue: les pens indépendants.Un mois, f>0 tans; un an, ?(#.r 0 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 31) JU»;> VÔTZ VOLUME XIII.—No 150 COMMERCE ET FINANCE L’ASSEMBLEE ANNUELLE DE LA SAGUENAY-PULPE Nous avons publié, hier, un bref résumé de rassemblée annuelle des actionnaires de la (Compagnie de pulpe et de pouvoirs d'eau du Saguenay et de ses subsidiaires.Vu l'heure avancée à laquelle a pris fin l’assemblée, nous n’avons pu publier le détail du rapport financier.Voici comment s’établit le compte de profits et pertes à la fin de l’exercice 1921, comparativement à la fin de l’exercice 1920: * * # 1920 Revenu brut $5,882.138 $8,984,238 Frais 3,172,915 4,891.885 (Profit brut 2.709,429 4,092,353 Frais généraux 283,267 287,933 Balance 2,426.162 3,804.420 Autres revenus 6,911 13,933 Revenu total 2.433,073 3 818,353 Intérêts 1,215,359 1,029,183 Réserve 624,081 1,420,797 Dép.Innent.528,652 'Profit net * 64,981 1,368,373 Profits répartissables comme suit: Int.de la Lie 57.630 1,361,733 Int.minorité 7,351 6,640 Total 64.981 1,368,373 * Avant déduction pom les im- oôts.* • * LE BILAN L actif courant s’établit à $1,663,-513 en 1921, au lieu de $5,1«5,977; ?n 1920 le passif courant à $2,577,-182 au lieu de $4,125,527.L’excédent du passif sur l’actif en 1921 est de $!>£3,669.En 1920, il y avait *1.060,450 de capital courant.Voici leVdétail de l’actif et du passif : ACTIF 8.!- nette, compte • prop Pîicrtnertts .Kenojfâmi Exp., -.Piiements dit.ïnvcn.rond» d'amor.t eitcir .».tpxt rox» tjo,oi7,of3 jj1.1as.740 ACTIF tîîtet?.\*s.»?• Invent, l'ivent.Avance: D û pxr » Espèce» ret._____ r ta gxrxn, (magasins) (bois, clients etc.) 34*060 -AM*5 77.9M 4,464.574 W.SQ?34.X47 S8(Uw $ 17.131 053.149 439.678 43.S45 461,0*7 .117,933 IJ.OÔ?t,191,OOÎ *441.954 897.496 499.933 44,461 Tôt»: 4c ti S 1,663,313 S 5,185.977 .tC,!S!-47! PASSIF J47.045.4rr Banque de France Paris, 30.— Le rapport hebdomadaire de la Bamflue 15 payables .*54^4^ Effet» .-.JÉ6.J8.: Liste 4e paie - !«*?O feiiffctiotss .Fcmis d'xTOorttsaedent 100,000 Prêt* des banques .Aut rt s prêts $abs; 153.44° J.JO.&SJ .•50,000 *,474 40,966,418 6,226,475 5,0445,157 3;î44,781 2,418,299 1,165,413 696,873 598,177 2.695,339 811,925 5,842,648 3,175,599 932,259 1,001,651 1,600,492 309,308 3,564,700 636,758 13,733,662 580,438 618,388 1,347,642 1,622,241 6,638,429 3,234,876 A Wall Street New-York.30.(109).30).— Les rails, les huiles, les transports et les aciers ont été les vedettes de vigueur.en ouverture, ce matin, à Wall Street.Les opérations de couverture des huissiers, par suite de la certitude de plus en plus grande que la grève des chemins de fer sera évitée, ont provoqué une hausse 400.Crest.114.Eames.Commander Colin, 107, Dawson.Jipsey Light, 112, Hunt.Adelia S., 106.Roganowski.Tag Day.100, Bonham.Olo E.110, Atkinson.Miss Malvenia, 116, Sihallwood.Debut, 112, Bullman, Temps, 1.10 .3-5.Pari de $2.S0 ¦Sur Crest a rapporté $4.00 en nrr» micr, $.3.00 en deuxième et $2.65 en troisième.Commander Colin, P3.85 en deuxième et $3.10 en troisième.Jipsey Light, $4.00 en troi-Blème.QUATRIEME COURSE.1 mille 50 verges.Bourse.$500.3 ans et pins.A réclamer.Valeur au vain-jueur, $400.Hutchinson, 108.Prospector.116, American Soldier, 111 Kcbo.Ill Mnderia.The Desert.109.Bullman.Shipmate, 107, Dawson.Temps, 1.54 4-5.Pari de $2.00 sur Hutchison a rapporté $6.20 en oremier.$2.90 en deuxième et $2.-40 en Iroisième.Prospector.$2.85 en deuxième et $2.30 en troisième.American Soldier, $2.30 en Iroisième.CINQUIEME COURSE.5 fui* longs.Bourse.$500.3 ans etp lus.A réclamer.Valeur au vainqueur, 1400.Hohokus, Ml, Wida.Morning Face, 109, Connors.Lillian G., lit), Atkinson.Uranium, 113, Roganowski.Humpy 113, Dawson.Edith K.107, Pauley.Nick London, 109.Eames.Doctor Doorley, 11,3, Bullman.Sleepy Grass, 106, Hunt.Temps, 1.09 4-5.Pari de $2.00 sur Hohokus a rapporté $6.90 en * rentier, $3.90 en deuxième et $3.15 Mt troisime.Morning Fare, $4.90 en deuxième et $3.50 en troisième.Lillian G., $5.05 on troisième.SIXIEME COURSE.5 furlongs.Bourse, $500.3 ans et plus.A réclamer.Valeur au vainqueur, $460.Ton Rung, 109.Eames.Olu Red, 109.Connors.Clean Swoon, 111 Wida.Canteen Girl, 106, Roganowski.Black Pat.lO?, Dawson.Automatic Red.113.Kennedy.King B„ 107, Pauley.Sir Galahad II, 111, Pitz.Kehoma, 106, Fulton.Temps, 1.10 1-5.Pari do 82.00 sur Top Rung a rapporté $10.35 en premier, $5.20 en deuxième et $3.-35 en troisième.Old Red, $4.10 en deuxième et $3.35 -en trodsième.Clean Sweep, $4.95 en troisième.SEPTIEME COURSE.5 furlongs.Bourse, $500.4 ans et plus.A réclamer.Valeur au vainqueur, $400.Fair Lassie, 111, Pitz.Bacchanalian, 111, Wida.Silex II, 113, Hunt.Bibler, 110, Dawson.Corn Broom, 107, Boganowski.Comment, 116, Smallwood.Streamer, 112, Atkinson.Ely, 112, Kennedy.Jack Ledi, 117, Eames.Temps, 1.10.Pari de $2.00^ sur Fair Lassie a rapporté $32.65 en premier, $14.80 en deuxième et $6.-60 en troisième.Bacchanalian.$4.-85 en deuxième et $.3.50 en troisième.Silex II, $3.60 en troisième.-j»- Les parties dans les grandes ligues a - Les joutes disputées, hier, dans les séries des ligues de baseball Américaine, Nationale et Internationale ont donné les résultats suivants : AMERICAINE A Washington— VALLEYFIELD EST VAINQUEUR LE CLUB DE M.UBALD ROSE A TRIOMPHE DU TROIS-RIVIERES PAR 1 A 0, HIER APRES-MIDI — DUEL DE LANCEURS ENTRE KIBBEE ET JENNINGS PAS DE PARTIE A MONTREAL.Eames.Chappelle.Wida.New-York Washington 2000000913 0002000101 — 12 12 et Hofmann; Jones.Shawkey Francis et Gharity.A Philadelphie— Boston .00000002(1— 3 11 2 Philadelphie 10044010x—10 11 0 W.Collins, Fullerton et Ruel, Chaplin; Naylor et Perkins.St-Louis.New-York.Chicago.Détroit .Washinglc Cleveland Philadelpl Boston.A New-York— Philadelphie .000001001—2 3 1 New-York .200ÜÜ40ÜX—6 11 0 G.Smith, Pinto et Peters; Toney t E.Smith.1TION DES CLUBS G.P.P.G.41 29 .580 .39 32 .549 .36 32 .529 .35 33 .515 m .33 .32 35 .485 37 .464 île.27 36 .129 .29 NATIONALE 39 .426 A Pittsburg— St-Louis .100200230—8 Pittsburg.003010001—5 Haines et Vick.Ainsmith: ner, Carlson, Hollingsworth, low horse et Gooch, Mattox.15 1 15 3 Glaz-Yel- A Boston— 020010301—7 000012000—3 Brooklyn .Boston .Grimes et Ü.Miller; Marquard, F.Miller et Gowdv.10 9 POSITION DES CLUBS (n P.P.G.New-York,.42 24 .636 St-Louis.36 29 .554 Brooklyn .37 31 .544 Pittsburg .Gincinnati.32 32 .500 .33 33 .500 Ghkaso.31 34 .477 Philadelphie.‘25 39 .391 Boston.25 39 .391 INTERNATIONALE A Newark— 00000100000001—2 01000000000000—1 Baltimore Newark Frank el McAvoy Baldwin et Walker.10 13 Fileshifter, A Jersey-City Reading .601000001—8 10 1 Jersey City.0030104lx—9 11 1 Martin, Brown et Tragesser; Te-Carr, Carruthers, Lucey, Hanson, Zellars et Freitag.A Bufalo— Rochester .000002000—2 10 1 Buffalo.0004001 lx—3 6 1 Allen et Sandberg; Wiencke, Fisher et Bengough., La joute Toronto-Syracuse a ete remise pour cause de pluie.POSITION DES CLUBS Baltimore .Rochester .Jersey City Buffalo .Toronto.Reading.Syracuse .Newark.G.53 41 4(1 38 .33 31 31 21 P.17 29 32 34 30 43 43 48 Los Trois-Rivières, 30.— Le club Valleyfield a décroché la première partie de la série avec le club local.Le résultat fut de 1 à 0 en faveur des visiteurs.La joute fut un duel de lanceurs entre Kibbee et Jennings.Le premier n’alloua que quatre coups réussis, tandis que son adversaire n’en donna que trois.Les visiteurs comptèrent leur point duns In première manche.Kibbee donna trois passes et Vallcy-field compta sur une balle mal lancée par le receveur Bailey.Ensuite la joute fut corsée, comme on a rarement vu cela ici.La joute n’a duré qu’une heure 13 minutes.Résultat par reprise: Valleyfield .100000000—1 3 2 T.-Hivières .000000000—0 4 1 Batteries: Jennings et Wingo ; Kibbee et Bailcy.PAS DE PARTIE ICI La joute Ottawa-Montréal cédulée pour hier après-midi au parc Atwater n’a pas eu lieu à cause du mauvais état du terrain.D’un autre côté, on a annoncé qu’il n’y aura qu’une seule partie, mais il y en aura deux, demain après-midi, et deux, dimanche, au terrain du Mile-End.Les batteries de cet après-midi seront Davis et Army, pour Ottawa, tandis que Erb et Duplessis composeront celle du club local.POSITION DES CLUBS secrétaire.Mercredi soir, 5 juillet, aura lieu, à 9 heures p.m., la fête champêtre en l’honneur de notre président honoraire, M.Ludger Gravel.Le président, M.J.-A.Mo-raud et le comité du club comptent sur une nombreuse assistance et invitent les membre* et les anciens.Un programme spécial a été préparé.La question de Tanger Madrid, 30.(SJ*.A.) — La question de Tanger fait l’objet de fréquentes conférences entre M.Sanchez Guerra, président du Conseil, et les ambassadeurs d’Espagne à Paris et à Londres, MM.Gui nones de Leon et Merry del Val, qui ont été mandés à Madrid pour discuter la question avant la conférence qui doit probablement avoir lieu à Londres.Montréal .Valleyfield T.-Rivières Ottawa .G.P.P.G.23 21 .523 23 22 .511 22 23 .489 19 21 .475 JACK DEMPSEY ACCEPTE LE DEFI Les recettes de la rencontre Leonard- Britton New-York, 30.— I^es chiffres fournis par les promoteurs de la rencontre Leonard-Britton, lundi soir dernier, à New-York, indiquent que 18.851 personnes ont assisté au combat.Les recettes nettes ont été de $130,265.30.Admissions payées., 18,851 Recettes totales .$130.265.30 La part de Leonard .$39,375.70 La part de Britton .$33,750.60 La part de l’Etat .$5,921.15 La part du gouvernement $13,026.52 La part des promoteurs $38,191.32 Le premier pas le combat Jack Dempsey-Har- 30.New-York, vers le combat Jack ry Wills a été fait cet après-midi lorsque le champion du monde a officiellement accepté le défi que le nègre lui avait lancé.¦C’est la Commission athlétique de l’Etat de New-York qui a annoncé que le’défi de Wills avait été accepté.La réponse de Dempsey a été rendue publique à la suite d’um communiqué récent de la Commission; communiqué déclarant que Dempsey ne serait plus reconnu comme champion apres le 10 juillet à moins qu’il explique sa position relativement au défi du nègre.On n’a pas mentionné quelle sera la date d’une conférence prochaine, entre les gérants des deux boxeurs, mais il est probable qu ils se rencontreront sous peu afin de faire les préparatifs définitifs.Le gérant Mullins, parlant au nom de Wills, a dit qn’il désirait un combat avant l’automne, mais il est peu probable que ceci ait lieu.Tex Rickard, le promoteur, a déclaré qu'il ne serait pas intéressé dans une affaire du genre avant î’an prochain.• Dempsey a déclare qu il a besoin de plusieurs combats avant d’etre prêt à risquer soni titre surtout contre un adversaire aussi formidable que Harrv Wills.On comprend qu’il s'attend de mettre les gants contre Bill Brennan, Jess Willard.Harry Greb, ejc., avant d’etre prêt à faire face à Harry Wills.Tant qu’au nègre il n’a pas conclu de combat pour l’avenir.Le concours du sac de sable p.c.757 .586 .556 .528 .478 .449| .119 ! .304 ! Les écoliers au National Us enfants fréquentant les écoles de la Commission scolaire s'inscrivent en grand nombre comme membres de la section scolaire fondée par les directeurs du National pour le temps des vacances.Les élevés de l’école Montcalm, (Hier, et de l’académie St-Pierre sont déjà enre’’ -'ossèdent la carte de membre leur donnant droit de fréquenter la palestre de la rue Cheirier.Un grand nombre d'enfants qui sont au collège en dehors de Montréal ont été inscrits par leurs parents, et aussitôt rentrés dans leur famille, on leur remettra leur carte de membre leur donnant droit d’aller s'amuser au National.On ne peut trop Insister auprès des parents pour les encourager à procurer à leurs enfants l’avantage de se récréer sainement durant les vacances.M1 National est un endroit idéal où les enfants trouveront tout ec qui leur faut pour passer agréablement les mois d’été.L’académie Ste-Rrigide n inscrit les élèves suivants; Bourgeois Georges, 122 Cartier; Séguin Roger, 86 Champlain; Messier Gaston, 79 Maisonneuve; Messier Georges, 79 Maisonneuve: Gareau Henri.,329 Champlain' Laverdure, René, 889 Craig-est; David Paul-E., 127 Pn-net; Reilly Roland, 853 Notre-Dame-est: Poliras Elzéar.816 Logan; Langlois Roland, 40 Voltigeurs.Trois-Rivières 30.— Un grand nombre d’Américains sont déjà arrivés dans nos principaux hotels uour assister au grand concours du sac de sable qui aura heu ici demain, sous les auspices du ‘Nouvelliste”.On sait que les Etats-Unis prennent part à ce concorrs et eue les concurrents du Rhode Island, sont arrivés depuis deux semaines au Canada po-ur suivre leur entraînement.11 y aura 64 concurrents, venus rie toutes les parties du Canada, qui ch( relieront a déerocher le cham-pionat des hommes forts du Canada.C’est le plus grand événement sportif qini ne s'est encore produit dans la Vallée du St-Maurlce, et il y a des guides qui sont descen (lus jusque de la Baie d’Hudson pour venir concourir dans ce tournoi.Le concours est devenu aujourd'hui.une affaire importante.Toutes les manufactures de papier et autres fermeront leurs portes pour la circonstance et il est pratiquement décidé que tous les magasins fermeront de 1 heure de l'après-midi jusqu’à 6 heures.La ville sera décorée comme aux plus grands jours de fête, et il en sera ainsi des villes comme le Cap-de-ia-Mndelcine, Berthier, Louiseville, Yamachiche, e» autres nui salueront à leur manière, les distingués visiteurs qui viendront en automobiles de Montréal et de Québec, et des endroits intermédiaires.Des excursions par chemin de fer et bateaux, ainsi que par autos sont organisées de tous les endroits de la province et les hôtels ont fast tous les arrangements possible pour recevoir les milliers de visiterrs qui seront dans la cité de Laviolette, ce Jour-là.Bref, tout s’annonce pour être le plus grand succès.Sur le terrain de l'exposition, tout un programme d’amusements a été préparé et le tout se terminera nas la Partie de baseball entre le Vnllcv-field et le Trois-Rivières, et le soir un tournoi de boxe à l’iiôtel-de-ville.Au Montagnard Dimanche.2 juillet, aura lieu, au chalet du club à Carticrvillc, l’ouverture de tournois de tennis.On formera les équipes.Tous les membres qui veulent en faire partie doivent s’inscrire à la date si-dcs*us, en donnant leurs noms au Montréal-Ottawa NATIONAL GRAND-TRONC Les billets achetés pour transport entre Montréal et Ottawa sur le chemin de fer National du Canada ou sur le Grand-Tronc so-ront acceptés sur l’un et l’autre de ces réseaux entre ces deux endroits.Voici le service des bains: Départ de Montréal, gare Bona-venture: A 8 h.15 a.m., tous les jours, arrivée à Ottawa à 11 h.45 a.m, A 4 h.u.m., tous les jours sauf le dimanche, arrivée à Ottawa à 7 h.30 p.m.A 7 h.05 p.m.tous les jours, arrivée à Ottawa à 10 h.05 p.m.A 9 h.p.m.tous les jours, arrivée à Ottawa à 11 h.59 p.m.Départ de Montréal, terminus du tunnel : A 8 h.00 a.m., tous les jours, sauf le dimanche, arrivée à Ottawa à 11 h.50 a.m.A 1 h.15 p.m.tous les jours, seuf le dimanche, arrivée à Ottawa à 4 h.45 p.m.•Pour plus de détails, s’adresser au bureau des billets de la ville du National-Grand-Tronc, 230, rue St-Jacqucs, (Montréal.Main 3620.(réc.) Pacifique Canadien Service de Montréal-Québec, gons-lits à compartiments aux trains de nuit wa- La Compagnie du Pacifique Canadien donne un service des plus reimarquablcs pour la vieille capitale.Les trains quittent Montréal gare Viger, à 8.45 a.m., dimanche excepté, 1.30 pm., le dimanche 4.00 p.m., dimanche excepté, et 11.10 jours; et la gare a-m., et 10.45 p.m.service comprend de semaine, p.m., tous les Windsor à 8.00 tous les jours.Au retour le quatre trains les jours et deux le dimanche.Les trains de jour se composent de voitures de première et seconde classes, de wagons-restaurant et salon.Aux trains de nuit, en plus des voitures de première et seconde classes et des wagons-lits ordinaires, on trouve des wagons à compartiments.Aux hommes d'aflfaires et aux touristes qui préfèrent voyager la nuit pour économiser du temps et jouir aussi d’une température plus fraîche, les wagons à compartiments offrent toutes les commodités et le confort que l’on peut exiger en voyage.Pour billets et lits, s'adresser à M.F.-C.Lydon, Nos 141-145 rue St-Jacques.Tél.Main 8125.ou aux gares Windsor, Viger, Westtnount, Montréal-Ouest et Mile-End.(réc.) De Montréal aux villé-giatures de la côte du Maine par les Montagnes Blanches en de Le Pacifique Canadien mettra circulation un service diirect nuit avec wagons-lits, entre Montréal, gare Windsor, et Kcnnebunk, Maine, les trains arrêtant à Portland, à Srarbnro et à Old Orchard.Le train part de Montréal, gare Windsor, à 7 h.p.m.tous les jours (8 heures, de l'heure de l'économie de la lumière du Jour).Service de jour avec wagon-buffet, boudoir et salon direct, sauf le dimanche, entre Montréal et Portland.Me.: Départ de Montréal à 9,05 h.o.m., arrivée à Portland.Me.à 8.20 h.p.m.; et dans l'autre (Breetion, départ de Portland, Me., à 8.45 h.a.m., arrivée à Montréal a 8.30 h.p.m.Les trains de raccordement pour et de Scarboro, Old Orchard et Kenne-himk se servent de la même «are à Portland que les trains de et nmir Montréal (via le Pacifique Canadien).Toutes les heures indiquées sont coPo» du temps normal de l'eut.Les •r.itfn* ltr^ver,!r^i, les Montagnes Blanches.Pour billets, réserve nlpees et hrnrlmres illustrées “Villégint'ires de In côte de l'Atlantique", s'adresser mi bureau do IWmt des vovs-~enrs de la vT", 141.145 rue Sl-Taenues.où à n’importe que! agent de bRiets d” rhemir de fer Pacifique Canadien.(réc.) CIBARETTES PL AY E R' NAVY CUT r Plus: Grande Jê/eur au Monde 1 10 pour 20* ^ aussi en paquets de 20 et en boîtes métalliques de 50 et de 100 Soumission» demandées EGLISE DU SACRE-COEUR Montréal, le 29 Juin 1922.DES SOUMISSIONS dûment iMichetces et libellées “Soumissions En Hlnc — Sacré-Cœur” seront reçues & mon bureau cl ici le samedi 13 Juillet courant, à 5 heures p.m.Ces soumissions comportent toutes les branches de eonstruction : démolitions, excavations.maçonneries, béton, tuiles et compositions de planchers, marbrerie, enduits, plomberie, chauffage, électricité, vacuum, etc.Les plans et devis sont actuellement Visibles (i mon bureau.Ni la plus basse ni aucune des soumissions ne sera nécessairement acceptée.Par ordre.JOS.VENN R, Architecte.402, rue Plessis, Montréal.La côte de l’Atlantique Pour des milliers de personnes il n’y a pas de vacances comparables à celles que Toit passe sur les bords de la mer.I^es plages douces et sablonneuses, les criques rocheuses, le murmure incessant de l’océan, les brises vivifiantes, les nuits fraîches et reposantes, les délices du bain, du canotage et de b* pêche s'unissent pour adresser au chercheur de villégiatures un appel irrésistible.Les places d’été de la côte du Maine sont parmi les plus populaires en Amérique.Les attractions qu’offre ce merveilleux territoire sont multiples, il s’y trouve d’innombrables sites d une grande beauté naturelle et maintes retraites fraîches.Les caps hérissés, les péninsules et les îles s'avancent loin dans la mer.Entre les bras de ces promontoires superbes se.trouvent des plages et des havres lavés par l’océan, sites sans rival comme places d’eau.X ous pouvez obtenir une brochure agréablement illustrée avec carte et liste d’hôtels en en faisant la demande à M.O.Dafoe, 230 rue St-Jacques, Montréal.^ __ (ree.) L’hôte des Parisiens Paris, 30.La visite à Paris de Khni Dinh, empereur de TAn-nam.a été terminée officiellement par un dîner donné, lundi soir, en son honneur au palais de l’Elysée.En réponse à un discours du president de la République, l’empereur annonça qu’il allait envoyer son fils en France pour y terminer son éducation; puis, portant un toast à la France il ajouta: “C’est la première fois qu’un empereur de l’Annain quitte le sol natal.J'es père «lue la France dix mille années de prospérité.” Knai Dlnh quitte Paris, mais il passera les mois de juillet et d’aoùt à visiter différentes villes et les champs de bataille, puis M partira pour TAnnam.PATE DE FOIE GRAS GALANTINE POULET ROTI, ETC, Pour votre partie de PECHE PRENEZ — avant de partir — tout ce qu’il vous faut en PROVISIONS chez Kerhulu&Odiau 184, RUE SAINT-DENIS La pâtisserie française des gourmets et gens de bonne compagnie.TARIFS DES PETITES AFFICHES DEMANDS; D'EMPLOI i — J««qa’l 2S mata, 20 août, at 1 aou par !ai*( aapplanicit taira.DEMANDES D’ELEVES i — Juaau’à ü» mot*, 20 aoua.et 1 *ou par mot aupplameo- tairo.TOUTES LES AUTRES DEMANDES t — Jusqu’à 24 muta, 2) aaua, 1 aou par mot tup-ptémentalrp.CHAMBRES A LOUER) — 14 aoua jua-qu’à 20 mou, 1 aou par mot aupplémenutr*.TROUVE: — Juaqu’à 20 mata, 20 aoua 1 ! aou par mot aupplémantair*.PERDU t— Juaqu’à 20 mole, 20 aoua.< .aou par mot auppUmantalre.MAISONS.MAGASINS.ETC., A LOUER) .— Juaqu’a 20 muta 29 aoaa, 1 aou par mot I auppltmantati*.* ! 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