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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 8 mars 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-03-08, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIII.—No 55 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.»0.OO Etats-Uni* et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALS.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur : MONTREAL.MERCREDI 8 MARS 1922 TROIS SOUS LE IMUMEHO HENRI BOURASSA Rédaction et administration A3, RUE SAINT-VINCENT MONTRCAk TÊLÊPHONEt Main 7460 8ERYICS DS NUIT : Ridaetlen, Mala B121 Administration, Mala 01(3 FAIS CE QUE DOIS! Un exemple .,¦ mi mm ¦auiiia-'vi ¦¦¦' La lumière se fera — Où sont les gens de la “Bonne Entente?,, On disait Fautre jour que la question d’une plus équitable repartition de FinipAt scolaire ne ferait pas, à cette session-ci de l’assemblée législative ontarienne, l’objet d'une proposition de loi spéciale.D’après une dépêche de ce matin, le débat s’engagerait tout de même, de façon incidente et sur un paragraphe du projet de loi-relatif à la ville d’Ottawa.Le fait est d’autant plus intéressant qu’il illustre fort bien le fonctionnement et l’injustice du régime ontarien.La ville d’Ottawa, comme toutes les grandes villes mixtes, possède deux groupes d’écoles, dirigées par des commissions différentes: les écoles dites/mb/iV/ars et les écoles dites séparées.Or, tout récemment, le conseil municipal de la ville, considérant que certains services qui relèvent de la municipalité et sont frappés par l’impôt scolaire, sont maintenus avec l’aide de tous les contribuables (par ceux des écoles séparées comme par ceux des écoles publiques), a décidé de partager ces taxes entre les deux groupes d’écoles.Pour cela, il lui fallait une autorisation spéciale de l’assemblée législative, et c’est cette autorisation qu’il demande par le texte d’un projet de loi qui se rattache à beaucoup d’autres choses.C’est sur ce projet de loi que s’engagerait la bataille.A l’heure actuelle, bien que la loi leur permette d’attribuer aux écoles catholiques une partie de leurs taxes proportionnelle au chiffre de leurs actionnaires catholiques, de grandes compagnies comme le Pacifique canadien sont dans l’impossibilité pratique de le faire, parce que leurs actions changent constamment de propriétaire*Lcs écoles catholiques se trouvent ainsi frustrées de cette légitime part de revenu.Les promoteurs de la campagne de réforme préconisent, pour obvier à l’objection d’ordre pratique, une solution analogue à celle de la province de Québec, où les taxes des sociétés par actions sont réparties entre les deux groupes d’écoles suivant la proportion des enfants qui les fréquentent.D’après la Canadian Press, le conseil municipal d’Ottawa proposerait, lui, de baser la distribution de l’impôt dont il s’agit sur la proportion générale des impôts scolaires payés par les contribuables des deux groupes.Mais les adversaires n’entendent pas, s’ils le peuvent, permettre aux catholiques d’améliorer d’une façon quelconque leur situation.Ce qu’ils détiennent, ils comptent bien le garder.* * * Nous no savons quel sera le,résultat de la campagne générale que poursuivent aujourd’hui les catholiques ontariens.L’ignorance et les préjugés sont anciens et tenaces; ils favorisent singulièrement Faction des orangistes qui, comme toujours, mènent a contre-campagne.Mais un certain nombre d’esprits loyaux et curieux finiront par se renseigner sur la question, et c’est autant de pris pour l’avenir.Notre excellent confrère le Droit fait observer qu’on ne voit pas beaucoup agir, en tout cela, les ordinaires promoteurs de la lionne Entente.“Où sont donc tes chefs de la Bonne Entente.demandait-il hier même, et il ajoutait assez cruellement, avec Famertunie fort intelligible de quelqu’un qui sait bien quels motifs firent jadis mouvoir certains des chefs du mouvement : “On ne les entend pas; mais il est vrai que personne n'a parlé de houcotter les marchandises ontariennes!" J Orner HEROUX.adopteraient les deux autres partis si les libéraux proposaient une telle resolution à la Chambre.On sait que les progressistes y sont ordi.n ai renient favorables, dans les assemblées locales, et l'on suppose ou iis ne pcuralent sen delenurè dans ru capitaiu lédérale.Si le parlement adopte cette coutume, .M, King aura cüuncc de renter au pouvoir pius longtemps sans faire appel ft l’électorat.U devient en effet de plus en puis probable que la politique du premier ministre n aura pas toujours l’appui d'une majorité des députés.S’il est Les forêts du Québec n Usu» exploitation Une fols que l’on ;;eru parfaitement renseigné sur nos lorô.s, région par region, cours d’eau, pur cours u eau, n sera facile alors d uel'ex- alors obligé de démissionner, il ne ‘,lt‘4*v‘ni sys.euK* sera pas facile d« constituer un par- *,1®‘,ati1ün f i *- f; La session fédérale En attendant le discours du Trône Regain d’activité — M.Meighen dans l’opposition— Le ministère King durera-t-il longtemps?Ottawa, 7 mars.— La fourmilière abandonnée qu'était le parlement depuis les derniers jours du mois de juin de l’an passé reprend peu à peu l’animation, les agitations et les bruits des jours de session.I^s sténographes, les traducteurs, les rédacteurs des débats, les huissiers, les garçons d’ascenseur, les télégraphistes, les députés et les jounf'alis-tes reprennent leurs quartiers les uns après les autres.11 y a quelques heures, les conservateurs siégeaient eu session secrète dans la salle de lecture des Communes et l’on pouvait entendre du corridor crépiter des applaudissements qui rappelaient ceux de la -Chambre _ elle-même, lorsqu’un de ces messieurs, représentant du peuple, fait un petit discours qui soulève le courage et la joie de ses partisans.Nombre de questions intéressantes se posent des l’ouverture du parlement.Ainsi le caucus conservateur vient de confirmer définitivement M.Meighen chef du parti.Cette consécration officielle et le temps qui va s'éccru 1er avant la réunion d’un grand congrès conservateur vont être utiles au chef de l’opposition ; il est maintenant assuré de sa position.Il n’y a pas eu de ilébat autour de son nom, en tant qu’on a pu le savoir; et personne ne lui a opposé de concurrent redoutable et sérieux.M.Rogers s’obstine tout de même à vouloir peser sur les destinées du parti; et l’on se demande si son voyage dans l’est du pays pourra avoir des conséquences quelconques du point de vue politique.On n’a appris que très peu de chose du caucus conservateur.Si les délégués y ont élaboré la politique fi suivre à la prochaine session, aucun ne l’a laissé savoir.Tous semblent convaincus cependant que les libéraux resteront au pouvoir, sans difficulté, durant cette session.Mais les prophéties ne parlent pas de la session d’automne l>a question du chef officiel de l’opposition n’est pas encore tranchée, cependant.M.Grcrnr ne serait pas disposé à se mettre à la tête de l’onposîtion officielle; mais on cite plusieurs de-ses partisans qui tiennent è ne pas céder la place aux conservateurs et veulent faire aux lilréraux une lutte avsea violente et assez forte.On ignore encore si les tononts de la première ou de in deuxième opinion vont triompher.sez violents sur ce point, parmi les progressistes, bien qu’il soit entendu (jue la minorité doit se rallier à la décision de la majorité.LA BANQUE DES MARCHANDS Il y aura une demande d’enquête sur les affaires de la Banque des Marchands.On ignore encore quel député ou quel parti prendra l'initiative de présenter cette motion ; mais il parait entendu quo M.Meighen lui-même se sacrifiera, si aucun autre député ne pose la question avant lui.Cette demande sera dan-gercusc, car on rapporte que le gouvernement n’y est pas favorable, parce que certaines autres institutions financières seraient obligées de révéler nu public, elles aussi, la nature de certaines opérations.Il est probable que le gouvernement aissera aux cours de justice le soin de départager les parties, s’il peut faire ce qu il a l'intention de faire.ti qui ait la confiance des Chain bres et puisse rester à la tête de radin lustration, Ad vena fit une autre é-lection immédiate pouvant n’amener que Ja continuation de l’état présent, personne ne serait plus avance.On doute beaucoup de la longévité du ministère présent.En général, les cabinets en minorité ne durent pas plus de dix-huit mois.L’histoire constitutionnelle de l’Angleterre n’en offre que trois exemples, et dans aucun de ces trois cas, le parti au pouvoir n’a réussi à gouverner le pays pendant plus d’un an et demi.On ne s’attend pas beaucoup à autre chose en Canada, aujourd’hui, parce qu’il manque une voix à M.King, et que d’un autre côté, le premier ministre paraît manquer de toute la souplesse et de l’habileté nécessaires pour passer à travers les écueils sans défoncer son bateau.A mesure que "les jours s’écoulent, il semble acquis que le premier ministre n’a pas tout l’appui qu’il lui faudrait, à la droite — On affirme même que M.(iouin, politicien avant tout, et politicien expérimenté, est obligé assez souvent de lui rappeler que leur parti commun n’a pas de majorité en Chambre et qu’il faut présenter des mesures qui plaisent aux progressistes, sous peine de sauter à la première occasion.Une chose qui semble plus certaine, c’est que certains membres du cabinet voient sans plaisir M.King à la tête du ministère, parce qu’il est sans grande expérience et que les circonstances exigent un chef plus habile et plus ingénieux.La session s’ouvre donc sous d’assez curieux auspices.Le sort du ministère oscillera dans la balance chaque jour.On le sent tellement de partout qu’il arrive dans la capitale des correspondants pour des journaux qui n’avait pas l’habitude d’encourir cette dépense.Tous les observateurs politiques sont pleins d’inquiétude, car tout peut se produire d’un jour ô l’autre, dans les conditions où nous nous trouvons aujourd’hui, et les gens informés sont plus réticents que d’habitude.Il se peut néanmoimts que le (Discours du trône et les premiers jours I de la session éclaircissent un peu l’atmosphère politique.Tant que l’on ne saura pas, par le discours du trône, ce que le gouvernement se propose de faire, il est difficile do prévoir son sort.C’est pourquoi l’on attend avec curiosité les premières déclarations du ministère.Il est encore question aujourd’hui d’une motion que M.Meighen pourrait présenter, dès le début de la session, motion favorable h la nationalisation comme principe de la politique ferroviaire du gouvernement.Les progressistes favorisent assez cette politique pour qu’il soit très probable de les voir voter pour une motion de cette sorte.Les libéraux s’ils n’ont nas encore, à cette é-poque réussi à décider à l’unanimité leur politique sc trouveront donc dans une position dangereuse et instable.La première session peut être calme et tranquille, si les libéraux réussissent à exécuter leurs plans, mais elle no ut être aussi très mouvementée dans le cas m't les proffressistes seraient moins bien disposés qn’ils n’en ont l’air, de même quo M.Meighen.A pronos des progressistes, on dit.ce soir, qu’ils nosent quatre conditions à l’appui que le cabinet abend d’en* : réduction nartiebe du «tarif, diminution des taux de transnort pour les marchandises, rétablissement du bureau des grains et retour aux provinces de l’ouest do leurs ressources naturelles.Si on ne leur nromrt nas cela tout de suite, le gouvernement serait en danger dès le début.tén-Unuf DEP ROSIERS.pique furvs- Le boni des fonctionnaires occupe up< [¦ig- aussi le>s millieux politiques.M.Meighen l’avpvf dir-i’nné de 15 pourcent Fan dernier et l'on prête au gouver-nememt l’intention de le réduire cette année encore de 25 pour cent.Si le gouvernement s'est décidé à cette coupure, elle prendra effet au mois d’avril.Déjà, sans savoir si cette rumeur est fondée.1 "association du service civil n commencé de protester auprès du premier ministre.Elle prétend que le coût de la vie n’a pas assez baissé pour excuser tint telle diminution.En attendant In déclaration du gouvernement, on considère cette baisse du traitement des fonctionnaires comme très probable.VOTE DE NON CONFIANCE Afin de se garantir contre toute éventualité, on prête, aujourd'hui, au ministère l'intention de faire établir comme règle parlementaire qu'aucun gouvernement ne doit se retirer à moins d’avoir reçu un .vote direct de non confiance.C’est ainsi que le parti libéral pourrait être défait sur une certaine question, niais continuer ensuite à administrer le pays.Il ne pourrait pas mettre su politique à exécution, mais il garderait tout de même le pouvoir.Une mesure de cette sorte donnerait plus île stabilité à l’administration.Il v aura sam doute des débats as-1 On ne sail uu juste quelle attitude C*est à lui-même.Le Soleil d’hier nous déclare que “monsieur Thivierge n’est pas le propriétaire du Ihillettn de la Fer- lYif** Sait, mais nous demandions “si le propriétaire du Bulletin rte In Ferme n’esl pas — à moins qu’il n’q aii eu quelque très récente mutation de vroprfété — M.Thivierge.et si M.Thivierge n’est pas, en même temps nue propriétaire du Bulletin de la Ferme, l’un de ses agents de publicité.à lui Soleil ?” La réponse un peu brève du Soleil nous contraint à poser cette autre question: M.Thivierge n’était-i! pas.jusqu’à une date fort récente, le propriétaire du Bulletin de In Ferme ?Dans F affirmative, quand n-f-M cédé ce journal, et à qui?I/o Soleil prétend que ces choses ndn té ressent “pas le public, puisque la compagnie du Bulletin de lu Ferme ne reçoit aucun octroi du gouvernement".II doit parmi les lecteurs du Soleil, se trouver quelqu'un pour se rappeler que le Soleil lui-même a mis sur les lèvres du ministre de l'Agriculture cette affirmation que le Bulletin c*l "maintenu avec raide" du département et que le même Soleil, interrogé par nous sur la forme de cette aide, nous a déclaré que le ministère de l'Agrirultuce ferait pour le Bulletin "toute la pro- (o .ee.«*ron de Québec mu-.’»,,.- ¦ —Br.i-BW- MT-tfgr.rTTü.^.n.ù.ffTuJiav ^ffWggg Pas délestions cette année ?Que lu gouverneniciit, qui *,c d’etre si avancé en question tière, commence par reconnaître officiellement son service technique d’ingénieurs forestiers.Qu’il les emploie aux travaux pour lesquels ils sont parfaitement qualifiés.Qu’une législation immédiate reconnaisse les inventaires forestiers et leurs données comme une base pour la conduite des opérations.Car les rares compagnies qui ont eu le sens patriotique ou pratique de comprendre déjà la nécessité de ces travaux sont en droit de l’exiger.Que le gouvernement augmente le budget du service forestier, et qu’au lieu d’essayer à montrer un revenu de quelques millions de piastres en argent sonnant, il prenne un peu de cet argent pour sauver les millions qui chaque année s’en vont en fumée;‘par notre négligence.Alors, mais alors seulement, pour-ra-t-on changer les lois actuelles, car on aura la certitude que l’on change pour !/> mieux.Les capitalistes étruncers seront fixés sur nos conditions forestières; et l’on ne s’exposera pas à voir la construction d’usines à pulpe qui après quelques années dL; prospérité.amèneront avec la ruine des forêts des catastrophes financières et des fléaux naturels dont on n’a pas assez d’idée.Réveillons-nous.Adoptons des systèmes d’exploitation pratique et technique à la fois, afin de ne pas laisser s’accréditer la vieille légende que les Canadiens français ne sont pas progressifs.Que chaque région, chaque réserve ait le système qui donne le meilleur rendement.Ainsi sur une certaine bande de la forêt on empêchera toute exploitation; car enlever des arbres à cet endroit aurait pour conséquence d’exposer une plus grande étendue encore à être renversée.Ailleurs on enlèvera tout le sapin pour ne laisser que des épinettes semencières, et l’on augmentera ainsi la qualité des essences; au fond d’une coulée on pourra permettre la coupe complète é-tant assuré de l'ensemencement du terrain par les graines qui descendront des flancs des montagnes à la fonte des neiges, etc, etc.Enfin le gouvernement sera en mesure d’exiger qu’une compagnie exploite par année ce que la forêt pousse par année; si l’accroissement annuel de la réserve est plus faible que la quantité de bois requis pour l’alimentation de l’usine, le gouvernement aura une loi prévoyant à assurer l’existence des industries; et au lieu de vendre les forêts qui lui restent à de nouvelles compagnies, il les vendra à celles qui déjà existent.Ainsi l’on n’amoindrira pas nos richesses nationales, mais on en aura l’usufruit; notre capital forestier ne diminuera pas, tandis que l’exploitation de l’intérêt seulement de ce capital fera le progrès de notre province.PROTECTION Si l’on veut protéger sérieusement la forêt contre les insectes, les chablis, les feux, il faudra de toute nécessité étudier l’étendue entière de la réserve pour déterminer les causes aes dégâts causés par les insectes, quels vents amèneront les “renversés”, quel sont les penchants les plus exposés, quels sont les dégâts causes par les feux, les espoirs de régénération, pour savoir s’il faut faire des plantations sur certaines parties, ou si quelques se-menciers laissés ici et là ne feront pas l’ouvrage plus vitt.que ne le saurait la main de l’homme.On déterminera aussi les meilleurs endroits pour les postes d’observation contre les feux, les stations de pn-trouille etc.A la base même de tout système sérieux de protection, il y ‘a la nécessité de connaître exactement tout le terrain, les conditions et les causes.Nous avons prononcé le mot pro-tecHon.Soyons sincères même si nous sommes sévères.Avons-nous protégé, nos forêts comme nous l’aurions dû et mêm€ comme nous l’aurions pu?N’aurnit-il pas mieux valu pour le gouvernement dépenser pour protéger la forêt contre les feux, 1 argent qu’il percevait sur les revenus de ces mêmes forêts et qu’il dépensai* pour bâtir des chemins qui cm mhlssent Henrv Ford et les autres fabricants d’outoinobiles de l’Ontario et des Etats-Unis, tandis qip Us feux ruinaient les forêts de bois à pulpe ^ province de Québec?, , .W a-t-it pas quelque chose ne fmix dans cette politique du gouvernement.de dépenser si peu pour piévcnir tes incendies, et de glosses nomme» pour combattra len fléaux?fit l’on déponèaU plus pour empêcher Ivj incendie», cela coûte-mit moins cher pour combattre; et l'on ne levait pn» obligé d’admettre, comme ou l’a inU lotit dernièrement à la Lnniiibre des députés, di s pertes extraordinaires.Ume foin Le feu oüiimô, la Providence isoule, In plupart du temps, peut l'arrêter.Quel est le feu de forêt d’un peu d'importance qui a été arrêté par 1rs forons humaines, au cours de l’été dernier?Combion de ces feux mur nient été empêchés, si les dé-tcnccur» de forêts pouvaient agir pour se protéger?Ainsi dans le temps des sécheresses de l’été dernier où une étincelle à un bout de cigarette, pouvait dans un instant êiivbnaser un espace considérable, produire un incendie et mettre même des villes en danger, que répondaient ceux Montréal et de l’“Acn(lé-mfe com more in le” de Québec, présidée par M.J.-H.Fortier: elle lui a demandé un octroi de dix mille dollars lout oernnie pour les collèges classiques, pour chacune de ces deux institutions.M.Taschereau a écarté la demande, pour cette année au moins.Le gouvernement ne possède nas des ressources intarissables.Il a fait quelque chose pour les universités, l’an dernier; il aide aujourd’hui les collèges classiques, il pourra songer bientôt aux académies, le plus tôt qu’il le nourrn.La délégation eût été banale, sans l'Intervention du préfet des études de r“Aradémip commerciale” qui voulait absolument que cette Institution fôt considérée comme une maison d'enseignement classique classique moderne, T! a démontré qu’elle nrépnrc à l’université tout comme les collèges classiques: témoin M.Gérin-Lnioie, aujourd'hui «lecteur en droit, et oui n passé du “Mont-Saint-Louis” directement à l’université.Il a affirmé aussi que l'Academie commerciale produit des hommes de culture et qui brillent dans le domaine des lettres, et il a donné l’exemple du H.Frère Marie-Virto-rin et de M.Ernest Bilodeau.M.Taschereau, qui excelle à retourner un argument, à répondu au Frère: “Tout ce que vous me dites là me prouve l'excellence de votre enseignement, mais me prouve aussi que vos institutions ne sont pas des collèges classiques tel qu’on les entend ordinairement, soit des collèges qui enseignent non pas des langues modernes, mais du grec et du latin.Sans grec et sans latin, jusqu’à nouvel ordre pas de collège classique.” M.David a ajouté quelque mots de baume.Il est lui-même ancien élève du Mont Saint-Louis.Mais U volt dans les paroles du premier ministre un rayon d’espoir: puisque celui-ci ne leur oppose pas une froide fin de non-recevoir: ce n’est qu’un ajournement.Ce qui parait surtout effrayer.M.Taschereau, c’est qu’apçès ces deux institutions arriveront Ions les High Scholls.Le gouvernement n donné quarante mille dollnts aux écoles protestantes, a fait observer.M Fortier.Oui, rét>ond M.Taschereau, mais cet argent ira aux écoles élémentaires, Le comité le distribnra à sa discrétion.lx\s écoles élémentaires protestantes sont dans une situation difficile à cause du peu de densité de la population protestante, surfont dans tes campagnes.Rrcf la dé'égntion.qui comptait deux luges de la roué Supérieure et bon nombre do citoyens importants, est repartie munie d’exrcllon-fes paroles et de quelque espoir.M.Monet, député de Laprairlc, a demandé au caucus: "Le personnel de la commission des liqueurs sera-t-il changé?” M.Taschereau a répondu, "Non.” M.Mohct fera sa motion sur le personnel de in commission, demain, nous dit-on.On s’attend à quelque éclat.H ne s'en produira aucun, probablement.L’atmosphère de la Chambre est saturée d'humidité et les trois-quarts des fusées ratent, Lnufa DUPIRE.LE CONSEIL LEGISLATIF ET LES COLLEGES CLASSIQUES.Le bill accordant un octroi aux collèges classiques a subi sa troi-sièine lecture, hier, au Conseil législatif où il a donné lieu à un beau débat.M.PérOdeau, leader du Conseil, a expliqué ce projet de loi où on accorde un octroi de $10,ÜÜ0 à chacun des collèges classiques de lu province de Québec, tous les ans, ainsi qu’un octroi annuel de $40,-000 au coiyité protestant du Conseil de l'Instruction Publique.La seule chose que l’on exige des collèges classiques est qu’ils fassent parvenir tous les ans au secrétaire de la province lu liste de leurs professeurs diplômés de l’Ecole Normale Supérieure.Le gouvernement se tient pour assuré que l’argent qu'il donnera aux collèges classiques sera employé comme il convient.M.Pèrodeau a fait l'éloge de nos collèges classiques et dit tout le bien accompli par ces institutions.M.le Dr.Choquette a prononcé un discours pour appuyer ce projet de loi.En face de la série de lois, de réformes et d’innovatlona mises au jour durant lu présente session, et qui toutes visent à activer, sous une forme quelconque, ne peut se retenir de rendre hommage à l’esprit de travail, à la clairvoyance et à la vision de M.David, qui est l’inspirateur de ces mesures au sein du cabinet.Rappelant qu’il a salué récemment a-vec joie le projet de loi destiné à encourager la production des oeuvres artistiques et littéraires, il croit maintenant qu’il convient non plus seulement de saluer, mais de s’incliner avec émotion.Il est heureux que le gouvernement ne mette aucune condition à cet octroi.“Toute notre satisfaction, dit-il, nous la trouvons à sentir tout à coup que nous traversons l’une de ces circonstances délicieuses et si rares dans la vie où celui qui donne se ratrappe en éprouvant plus de bonheur que celui qui reçoit.'Raconter l'histoire de nos vieux collèges classiques, ce serait rappeler l’histoire de tout le Canada français, refaire celle de notre propre nationalité.Expliquer comment nos froids “arpents de neige’’ ont été impuissants à éteindre en nous l’ardeur et la flamme de la pensée française, mais c’est simplement démontrer que, l’un après l’autre, ces collèges se sont plus bâtis en hommes qu’en pierres et que leur âme a été comme le foyer, pâtre où notre race s’est allée constamment réchauffer.“Il y a donc ainsi des hommes que la Providence semble avoir détachée du reste des mortels.Qui de nous n’en a pas connu, de ceux-là qui, durant toute leur vie, ont poursuivi sans relâche leur tâche ingrate d’éducateurs, servi de piliers à leur maison et qui, leur ter-mil fini — et comme s’ils eussent trouvé, debout, le poids trop lourd à leurs vieilles épaules—doucement sont descendus se coucher dans la crypte elle-même, comme pour en porter encore plus aisément les assises.“J’ai vu ce spuctaclo de trop près pour n’en avoir pas été ému, et j’aurais certainement éprouvé quelque peine à ne pas le rappeler en celte circonstance, tant je sais notre propre allégresse à reconnaître l'esprit de renoncement et le zèle patriotique propre aux éducateurs de notre race.Mais si maintenant vous m’entendez proclamer ma gratitude et ma fierté de ce qu’ils aient implanté chi?.nous le vieil enseignement classique français, croyez bien, Messieurs les Anglais, que Je reste en plein accord (le sentiment avec les maîtres des grandes universités d’Europe, avec les ".scholars” de Cambridge et d’Oxford, car ils se rendent bien compte, etix, que nulle culture intellectuelle n’est vraiment complète que si elle s’empreint de quelque saveur do latinisme.” - M.le Dr Choquette dit aussi la portée nationale de l’oeuvre de nos collèges qui ont droit aussi à notre admiration pour avoir fait passer dns aspirations supérieures, um grain d'idéalisme dans les diverses couches s oc i aies de notre peuple.En terminant, il dit la fierté qu’il éprouve à signaler que l’on doit c^tte mesure au parti libéral qui devra se réjouir plus tard d’avoir attaché son nom le premier à cette oeuvre supérieure d’agrandissement national.Le Conseil a voté la troisième lecture du bill Caron autorisant les conseils municipaux n prêter de l’argent aux cultivateurs pour l’achat de grains de semence, après des explications fournies par M.Pèrodeau.parlé des époques mégalltlque, romaine, ogivale et renaissance, laquelle dernière époque se continue jusou’à la Révolution.H a surtout souligné les caractéristiques des divers monuments artistiques qui ont enrichi la France à travers les âges, et qui, pour la plupart, subsistent encore de nos jours.M.Victor Doré, professeur de ma-théniHtiques à l’Ecole des hautes études commerciales, présidait.A l’issue de la causerie, 11 a remercié M.Jean Désy et félicité les an «libres de la Conférence Hour get de leur belle initiative en vue de venir en aide à quelques lamilles pauvres du quartier universitaire.M.Doré a rappelé que chaque année, à l’époque des vacances, M.Désy s’eunbar-que pour la France et va là-bas compléter ses connaissances acquises au cours de deux années d’études à Paris.I n auditoire d’élite a assisté ù la causerie, d’hipr soir, à l’Université de Montréal.J OURNAUSME __________ PRESSE la canadienne LES PREMIERS JOURNAUX CANADIENS ONT VU LE JOUR A HALIFAX, A QUEBEC ET A MONTREAL, RESPECTIVEMENT.— COURS DE MM.FAUTEUX ET PELLETIER A L’UNIVERSITE.M.N.Foutoux a traité des débuts du journalisme canadien, à la chaire de journalisme hier soir, à l’Université de Montréal.A la deuxième heure, M.Georges Pelletier a poursuivi l’analyse du service des dépêches d’un quotidien.Sous le régime français, dit M.Fauteux, les moyens d’information étaient plutôt rudimentaires, puisqu’il n’existait pas d’imprimeries au pays; les habitants du pays se renseignaient auprès des voyageurs, des trappeurs et des coureurs des bois.Cependant, la fin de la domination française voit l’apparition du premier journal canadien, à Halifax, en 1752, sous le nom de “Halifax Gazette” que fonde John Bushell.Plus tard, sous les Anglais, à Québec, William Brown et Thomas Gilmore publient en 1764, la “Gazette”, journal anglais, destiné plutôt aux commerçants et aux gens de la nouvelle administration aussi le journal a-t-il les faveurs du gouvernement.Lai “Gazette” suspend sa publication durant la guerre avec les Etats-Unis, en 1775; elle la reprend en août 1776 et continue de paraître, même après la mort de ses fondateurs; les Neilson, neveux de Brown, poursuivent son oeuvre.Montréal a vu le premier journal français imprimée au Canada, c’est la “Gazette de Montréal”, fondée nar Fleury Mesplet.en 1778.Le journal pass® par diverses pérlné-tioS, qui compromettent parfois l’oeuvre du fondateur; les autorités se montrent souvent traoosslè-ros, et Mesplet leur décoche des traits acérés, qui le précipitent en prison.Les associés de Me* pi et, Charles Rerget et Valentin Jaufard.continuent la publication du Journal; la Gazette est interdite puis censurée, en dépit d’une requête des citoyens.Mesplet passe quelques années en prison, ce (pii amène la banqueroute de son journal; mais il reprend la tâche de fonder une autre Gazette, en 1785, qu'il dirige jusqu’à sa mort en 1794.Louis Rov publie la Gazette de Montréal en 179(5 et YUpper Canada Gazette en 1793.LE TRIAGE DES DEPECHES M.Pelletier parle du triage des dépêches, de leur traduction, du travail des traductions et de la revision de la copie.Une grande partie ries informations de presse viennent par le télégraphe.Il faut l’utiliser au plus tôt, vu son caractère d'actualité, et en faire le triage selon les dépêches des correspondants particuliers, dépêches politiques, dépêches des agences.Il importe aussi de filtrer les dépêches.Le traducteur des dépêches a une rude tâche; il doit constamment avoir dans l’esprit les Qualités d’une bonne traduction: precision, correction et honnêteté.La traduction, qu’elle soit bonne ou mauvaise, exerce une influence prépondérante sur la mentalité et le vocabulaire de ceux qui lisent les journaux.D’où la nécessité de relire la copie.M.Pelletier termine son cours par le classement des nouvelles et la manière de le faire.Historique de la Maison Filiatrault LE ROYAUME DES TAPIS 11 est des maisons d'affaires qui deviennent pour nous comme des institutions nationales, tellement leur nom et leur existence se sont identifiés avec notre développement commercial.C’est bien le cas pour la bonne et vieille Maison Fi-liutruult qui a si bien fait son chemin depuis un demi-siècle.il y a en effet cinquante ans, le 15 mars, Monsieur Cyriac Filia-trault, de sympathique mémoire, créait un commerce juste à l’époque où la fameuse'erase’ commerciale de 1875 allait s’abattre sur notre paÿs, laquelle cependant ne l’empêcha pas de réussir; car il était d’une treanpe de fer et rien ne pouvait résister à son courage et à sa grande activité.Né à Ste-Rose-de-Laval, il quitta bien jeune sa paroisse natale pour Montréal.Après avoir été quelques-années à l’emploi de la maison Bé-lair, il ouvrit un magasin de nota-veautés rue St-Laurent près Ste-Catherinf!.Après quelques années de débuts modestes, mais prospéras.M, Cjrnac Filiatrault transporta Son commerce dans l'ancien magasin Déluir, dont les propriétaires venaient d'abandonner les affaires, dans rlmincuble portant les numéro» 427-29-31.33 de la même rue, qui devint bientôt sa propriété et que la Maison Filiatrault occupe encore actuellement.A quelque temps de là, il s’associa son gendre Monsieur Adélard H.Lesage et c’est ce qui explique comment In maison fit affaires sous la raison sociale Filiatrault de Lesage jusqu’en 1916.En 1890 son fils, Monsieur Joseph Filiatrault, avirès un bon cours d’études, fit ses Gébuts dans le même commerce et prit bientôt In direction de la maison dont il est le propriétaire actuel, ayant succédé à son père qui mourut le 15 janvier 1909 après trois années de retraite.Monsieur Joseph Filiatrault travailla et réussit grâce à ses connaissances variées a augmenter considérablement le prestige de la maison devenue vraiment une institution Canndlenne-françatse des plus remarquables et dont nos compatriotes peuvent s'énorguellir à bon droit.En 1916, l’ancien associé de son père, Monsieur Lesage se retira et la maison continua les affaires sous son ancien nom, relui qu’elle portait lors de sa fondation.A ce moment, le fils de M.Joseph Filintrnult (et conséquemment petit-fils du fondateur) Monsieur Paul-Emile.son cours classique terminé, vint â son tour s’intéresser et s’associer au commerce fondé par son aïeul et former ainsi la troisième génération.Avec du sang plus leu-ne et des Idées modernes, il n’est pas surprenant dp constater mie cette maison fasse honneur â notre race et disons rie suite, aucun nom ne fut mieux respecté et honoré.La Maison Filiatrault se spécialise, aujourd'hui, dans la vente urique ries tapis, prèlnrts.rideaux, toiles et cotonnades nour l’usage domestique.Et l’assortiment est plus varié et considérable que jamais.Aussi nous ne crairtnons pas de dire nue la Maison Filiatrault ne fait pas que rivaliser avec sex cou currents, mais qu’elle bat la marche socs le rapport rie la nouveauté e de l’oriclns’lté rie ses matrlharwdlses.Nous féllcitcns Monsieur Joseph Filiatrault de son initiative en affaires et rie la part active qu’il prend aux diverses entreprises sociales.Ainsi II n été deux ans trésorier de la Chambre de C.nrmtmeree dont il est encore membre du Conseil; il a occupé durant trois années consécutives.et i usent’à ces derniers iours la présidence des Marchands de Nouveautés et il est actuellement trésorier peoviTreial de l’Assoeiatiop des Marchands Détaillants du Cann-déi otc» Ajoutons que Monsieur Filiatrault a été l’un des chnmxmons de la fermeture de bonne heure qu’il a puissamment aidé â faire décréter.L’arbitrage de» policier» LES AGES DE LA FRANCE M.JEAN DESY DONNE UNIE CAUSERIE SUR LES l‘RI NUI PALES EPOQUES DE LA GAULE A L’UNIVERSITE.— TIONS LUMINEUSES IMiiOJEC- M.Grant Hall agira comme troisième arbitre et président du tribunal d’arbitrage que les policiers ont obtenu au sujet du relèvement de leurs salaires.M.Joseph Quintal représentera la ville et M.J.T.Foster.Ira a-gentx de police.T^e tribunal siégera dés quo la réorganisation des services municipaux dans l’annexe sera complétée.M.Jean Désy, licencié de l'Ecole des sciences politiques de Paris et professeur d’histoire à ^Université de Montréal ainsi qu’à l'Ecole des hautes Etudes comimercialos, a donné, hier soir, à l’Université, une causerie à la fois très fouillée et très instructive intitulée “Les âges de la France,” laquelle a été aocomiijaagnée de projections lumineuses.Uottc soiree avait été organisée par la Conférence Bourget, (Saint-Vincent.de-Paul) et avait pour but de procurer aux membres de cette Conférence quelques ressources destinées au soulagement des misères de plusieurs familles du quartier universitaire.LS projections lumineuses que M.Jean Désy a commentées ascc un s,«ns philosophique très juste de l’histoire et un très scrupuleux souci du détail se rapportaient â la ; Gaule préhistorique, à la Gaule eel- ! tique, à la Gaule romaine, à !a .Gaule franque et enfin à la Gaule « des rois.M.Désy .non content de renseigner son auditoire sur ces grandes lignes essentielles de l'histoire de h nu: e et subdi visant sa causerie de (uçou très Ingénieuse, a aussi HOUSE QUALITY] Notre Credo “C» p«y.a* payer p*«f •» qatlUJ." fi Etre les premiers avec la nouveauté.fi Vendre seulement ce qui est seyant.fi Retirer des profits non pas tant en dollars qu’en achalandage.fi Donner à chaque achat une bonne et riche valeur.fi N’avoir qu’un seul but—le meilleur! FÂIRWEATHERS Limited Rue Sainte-Catherine près Peel Toronto Montréal ORFÈVRES (SUITE) g POUR leurs travaux d’orfèvrerie, les maîtres comme Nicolas Lepeupie, Pierre Sanson, Jean Pijart recouraient à la collaboration des plus grands artistes du temps.C’est ainsi qu’au milieu du XVIe siècle, ils signèrent un marché avec Philibert Delorme et Germain Pilon pour la restauration de leur chapelle de Saint Eloi qui menaçait ruine.Vers cette même époque, les orfèvres qui jusque là étaient demeurés groupés autour du pont au change et dans le quartier Saint Merry, occupèrent le pont Saint Michel qui venait d’être rebâti.Un peu plus tard, quand ce pont fut joint au terre-plein du Pont Neuf par un quai, les disciples de Saint Eloi firent également construire, à leurs frais, les hautes maisons bordant cette voie nouvelle qui prit leur nom.Depuis lors, ils ne l’ont jamais complètement désertée.Le règne de Henri IV ne fut pas favorables aux orfèvres: la guerre civile sous le règne précédent avait amené la gêne universelle et l’on commençait à considérer l’or et l’argent comme une ressource pour le cas d’un pressant besoin.A ce propos, on raconte que François 1er ayant réclamé de Mme de Châ-teaubriand les Joyaux qu’il lui avait donnés au temps de leurs brûlants amours, la belle favorite les lui retourna en lingots.(à suivüfe) PIERRE DU MOIS HÉMATITE et AIGUE-MARINE L’aigue-marine, aux lumières, a le même éclat et garde la même teinte que le jour.Scott tf BOUSQUET Freres Limitée.BIJOUTERIE JOAILLERIE ORFEVRERIE 479 E»t Rue Ste-Catherine Le Devoir et la session fédérale Notre chronique parlementaire d’Ottawa — Ce qu’elle sera — Il faudra la lire.La session d’Ottawa commence aujourd’hui, 8 mars.Ce sera le début de notre nouveau gouvernement, celui de M.King.' _ U y a cette fois-ci, à Ottawa, trois groupes parlementaires en face: le gouvernement libéral, Y opposition conservatrice et le groupe des progressistes de l’Ouest, qui tient la balance du pouvoir.La situation parlementaire sera donc extrêmement intéressante.Et le gouvernement reste à la merci d’une combinaison quelconque, toujours possible, des deux groupes qui siégeront à gauchei La personnalité de M.King, le passé des ministres qui C entourent, — MM.Fielding et Gouin, par exemple, — les tendances assez visiblement différentes des deux ailes du ministère, celle qui perche vers une combinaison avec les progressistes, celle qui voudrait plutôt d’une politique d’affaires et préconise des projets mal vus des progressistes et plutôt bien vus des conservateurs, la presence d’une députation de Québec entièrement libérale, dont l’allégeance politique se partage entre MM.Lapointe et Gouin, la rentrée de M.Meighen au parlement comme chef du groupe tory, voilà autant de facteurs d’intérêt et d’imprévu.Comment manoeuvrera Te ministère King, qui est en minorité d’une couple de voix aux Communes et en grande minorité, au Sénat, pour se tenir au pouvoir ?Quels pièges lui tendra M.Meighen?Quel sera le sort des mesures ministérielles qui franchiront l’épreuve, à la Chambre des communes, lorsqu’elles arriveront dans un sénat hostile?Quel règlement M.King proposera-t-il, pour la.question des chemins de fer?Quelle attitude prendra-t-il quant au tarif, à la suite du voyage présent de M.Fielding à Washington?Voilà quelques-unes des principales questions auxqueller ces semaines-ci devront apporter une réponse.Jamais U n’y a eu autant d'incertitude, dans notre vie politique, jamais le jeu des forces parlementaires^ n’aura été aussi compliqué, jamais l’issue n’aura été aussi incertaine.Le Devoir, dont les chroniques parlementaires ont toujours été, depuis sa fondation, au nombre des pins lues et des plus vivantes de celles que publient les journaux du pays, restera fidèle à sa tradition.Ses lecteurs, tenus plus que quiconque au courant de la situation respective des groupes, depuis le 6 décembre dernier, par les chroniques de M.Leo-Paul Desrosiers, sont assurés de trouver dans leur journal la véritable information parlementaire.Indépendant des hommes politiques d'Ottawa, n’ayant avec eux aucune attache de parti, bien au courant de ce qui se prépare, le Devoir restera ce qu’il est, tout à fait impartial.M.Desrosiers notera ce qu’il voit, commentera ce qui se passe, indiquera ce qui se prépare, soulignera les faits dont on voudrait escamoter ait public la connaissance et continuera pour les lecteurs du Devoir la remarquable série des lettres politiques de celui-ci.Pour être véritablement bien informé sur les hommes, les faits, les événements et les choses de la session qui va commencer, il faudra donc lire la chronique parlementaire du Devoir.On s'abonne au Devoir quotidien, en dehors de Montréal et de ta banlieue, au Canada, par poste, en versant d’avance 50 sous pour chaque mois d abonnement.Un abonnement de 4 mois, a $2, couvrira toute la durée de la session.On peut se faire inscrire au plus tôt, pour le service du Devoir quotidien, pendant la session d Ottawa, en adressant son nom, avec mandat-poste ou chèque au pair, à Montréal, u l’administration du Devoir.13, rue Saint-Vincent, service des abonnements.On fera bien de ne pas attendre que la session soit trop avancée.Université de Montréal I^i série de conférences rie per-fectionnensent du Dr Gendreau, professeur de physique à l’Université est ma«n!enunt terminée.Jeudi, 9 mors, à 1.30 h.commencera la sé- rie de conférence» cl travaux pra-f tiques de biologie «mis la direction ; de M.L.-J.Dalbis.docteur ès-seten-; ces.Nous rappelons que tou- Ica professeurs de sciences dos (.>116 ftes et en général tous les msiitrei de renseignement qui s'intèrcsscni 1 n i i biologie sont admis à ces séan ! ces .j (Gmmuniquél 1 - VOLUME XIII.—No 55 MONTREAL, MERCREDI 8 MARS 1922 CALENDRIER * DEMAIN, JEUDI 9 MARS 1922 SAINTE FRANÇOISE Lever du lolêil, 8 heurte 10.Coucher du eolell, 6 heurte U.Pleine lune, le 11, à 0 h.20 du matin.DERNIERE HEURE DEVOIR Toute* le» nouvelle* par noa rédacteur», no* correapondant* et le* terri ce* de dépêche» du monde entier DEMAIN BEAU ET PLUS FROID MAXIMUM ET MINIMUMt Aujourd’hui maximum .'.S# Même dote l’an dernier .40 Minimum aujourd'hui.20 Même date l'an dernier.30 BAROMETRE) 8 heures du matin.29.70: il heure*, 29.901 I heure de l'aprèa-midl, 29.82.LA SESSION FÉDÉRALE S’OUVRE AUJOURD’HUI ai Les probabilités du moment — Le caucus progressiste — Embarras liberaux — Les chemins de 1er et la possibilité de nouvelles élections générales.Ottawa, 8.(D.N.C.) — Le discours du Trône sera rendu public demain.On ne sait pas encore ce qu’il doit contenir.On présume cependant, dès aujourd'hui, qu’il annoncera de nouvelles mesures pour Je rétablissement civil des Soldats, une révision de l’acte des banques, une politique libérale d’immigration la fusion en un seul ministère de la défense nationale des départements (lu service naval et de l’aéronautique.Il peut aussi contenir la nouvelle d’une distribution nouvelle des sièges électoraux, car le bureau des statistiques annonce qn’il aura terminé son travail dans moins de deux mois.En même temps, on s’attend à ce que le gouvernement expose les grandes lignes de sa politique tarifaire et de sa politique ferroviaire.Si les chefs se sont entendus pour que la sussion soit courte, la révision de Tacte des banques et la délimitation nouvelle des comtes pourra aller à la prochaine session.On ne s’attend qu’à de légers changomemts de tarif, pendant la session présente.L’assermentation des deputes a commencé hier après-midi.Plusieurs sont arrivés dans la capitale hier et les autres descendunt des trains aujourd’hui.Leurs chambres, dans le parlement, leur ont été attribuées.M.Crerar « tu des conférences avec ses partisans pendant toute la journée d'hier.Ce matin, les progressistes sont réunis en caucus et décideront s’ils doivent former l’opposition officii lie ou céder cette place qui leur revient aux conservateurs.Oçlie décision sera peut-être suspendue encore jusqu’à lundi prochain.Cela dépendra des négociations entre chefs libéraux et chefs progressistes.Les députés se réuniront pour la première foi» cet .après-midi.Ils se rendront au Sénat d’où on les renverra à la Chambre des communes pour se choisir un orateur.M.Rodolphe Lemieux sera le titulaire proposé par le premier ministre, M.Mackenzie King, et appuyé par un de ses ministres.Les deux chefs de l'opposition appuieront sans doute cette nomination d’un court discours et il n’y aura pas de vote.Ce sera.tout pour aujourd’hui.Ile-main les députés ayant à leur tête leur orateur nouvellement choisi se rendront au sénat où on leur lira le discours du trône, tandis que M.Paul Mercier, de Montréal, l'appuiera en français.Le débat ira ¦ nsuite à lundi prochain, pour don-icr aux deux oppositions le temps l’étudier le discours du trône et le sc préparer à faire les romarin es convenables.En raison des déclarations très nettes que M.Fielding, ministre (les finances, a faites sur son voyage à Washington, on ne s’attend pas à ce que la question de la réciprocité soit débattue au parlement.Il y aura peut-être des demandes de renseignements et des interpellations, mais on ne compte pas généralement sur un long débat.11 sc peut que le discours du Trône contienne aussi des decla rations très générales et très précises de politique.M.King peut méprendre son monde.Cependant on hésite encore à croire que le ministère ait pu s’entendre sur les questions principales du moment.On attache beaucoup d’importance à la réunion des progressistes de ce matin.Les députés élus dans l’Ontario et dans l’Ouest sont en mesure d’aider ou d’entraver la tâche du gouvernement, selon qu’ils n’accepteront pas bu accepteront la tâche d’opposition officielle.Le sort du gouvernement dépend, en très grande partie, de cette décision.Si M.Crerar adopte une attitude tolérante, il permettra au gouvernement de vivre aussi longtemps qu’il le voudra; mais si ses partisans et ses électeurs le forcent à montrer de l’hospitalité au ministère, celui-ci ne vivra pas longtemps.Les libéraux, eette année, n’auront pas une majorité dans les divers comités de la Chambre, car leur nombre ne leur donne pas ce droit.Il peut naître de ce fait toutes sortes d’événemcnls, de contestations.Ce sera une des faiblesses du gouvernement présent que de ne pouvoir contrôler utfe majorité bien disposés, dans ces réunions parlementaires.On signale aujourd’hui que si les libéraux canadiens-françnis insistent trop sur 'e retour des chemins de fer à la propriété privée et ne s’en tiennent pas à la politique (ie nationalisation établie par les conservateurs en 1917, cela pourrait nécessiter une autre élection qui se ferait sur cette question.Québec alors se trouverait encore seule contre tout le Canada, comme en 1917.Aussi plutôt que de risquer une telle aventure, les députés ou ministres canadiens-fran-çais qui favoriseraient ce retour à l’ancien régime laisseraient se continuer l’ordre existant, attendant une occasion plus propice.L’intérêt politique les guiderait avant tout.On voit déjà que sur le tarif les conservateurs et les libéraux s'entendraient trèsTwen, tandis que sur les chemins de fer.ce sont les conservateurs et les progressistes qui s’entendraient le mieux.Ceci pose des éléments politiques très complexes, une situation embrouillée, de laquelle on ne sait comment sortira le pays et le ministère libéral.La convention conservatrice s’est terminée, hier après-mi (N, avec un peu moins d’enthousiasme qu’elle n’avait commencé.Cependant la nouvelle d’une grande convention en septembre a remonté un peu le moral.Los délégués sentaient qu'une occasion, le moindre mauvais coup de barre de la part du cabinet peut amener un revirement dans certaines provinces et un retour en faveur.Dans l’état d'instabilité où nous sommes, il est mieux de ne pas jurer que les défaits du six décembre dernier ne seront pas avant longtemps roulés à leur tour par la vague du surcès.Le sort des partis dépend eu grande partie de l'habileté des chefs.Le Dr King, ministre des travaux publics, ne sera pas présent à [’ouverture des Chambres.Il est actuellement dans son comté d'East Kootenay, à faire sa campagne électorale, contre un candidat indépendant.L’élection aura lieu le 14 mars.Il semble avoir, aujourd’hui, toutes les chances en sa faveur.Sauf cette exception le ministère sera au complet.LxS iKuUrtù A L1M-RICK LES SOLDATS EN GARNISON SONT DE DLL'S EN DLLS NOMBREUX.Limerick, 8 (S.P.A.) — Un nombre imposant de troupes de l’armée républicaine irlandaise est maintenant rendu à Limerick.Les soldais occupent les casernes de la rue Williams et cinq autres bara-1 que» locales.Elles ont aussi pris i possession de la prison.Dis troupes anglaises occupent encore k\s nouvelles baraques et les édifices j de l’ordonnance.Dus soldats régu-! hoi's de l’armée républicaine rem-1 plissent les fonctions de policiers, j Le calme règne dans la ville aujourd’hui et la population paraît j moins énervée que les jours précé- j dents.En même temps que les renforts, Richard Mulcahy, ministre de la j milice du Dail, est arrivé.Il était accompagné de quelques représentants du gouvenunient provisoire, lesquels sont entrés en pourparlers avec les troupes républicaines insurgées qui se sont emparées des points stratégiques de la ville dimanche dernier.On espère que l'incident Se réglera sans qu’on ait besoin de recourir à la force pour faire partir les envahisseurs.AUTRE COUP DE FEU Belfast, 8 (S.P.A.) — Un autre coup de feu mortel a été tiré ce matin dans In ville de Belfast où des désordres régnent depuis plusieurs jours.Un individu caché quelque part le long de la rue Antrim a blessé mortellement un nommé William Johnston.EXEMP.I0NS DE TAXES LES MUNICIPALITES DES COMTE- TES DE VAUDREUIL ET D’AR- GENTEUIL VOUDRAIENT A- VOIR CE DROIT.Québec, 8.(D.N.C.) — Le gouvernement provincial est prié actuellement par les promoteurs du pouvoir d’eau de Carillon de donner aux municipalités des comtés d’Argcn-teuil et de Vajidreuil le droi( d’accorder des exemptions de taxes aux industries qui viennent s’établir chez-elles.Ce droit toutes les municipalités d’Ontario le possèdent et comme le barrage est construit sur l’Ottawa, lequel séoare la province d’Ontario de celle de Québec, les industries seraient donc portées, prétendent les promoteurs, à s’établir du côté ontarien si la nrovnee de Québec était empêchée de leur donner les mêmes privilèges.Le gouvernement est, en principe, contre l’octroi de pareils pouvoirs aux municipalités.Certaines l’ont eu autrefois et ont versé dans des abus.Mais on nous dit qn’en raison des circonstances particulières.il serait disposé à donner ee pouvoir aux comtés frontières de Vau dr eu il et d’Argcntcuil.Il y o tfc* journaux qu’on feuillette distraitement.Il y en a d’autres qu’nn lit.I.e Devoir fst un journal à lire.Un moi$, 50 sous, un an, $6.M.Lloyd George préside Londres, 8 (S.P.A.) — Le premier ministre Lloyd George était assez remis de sa bronchite, ee matin, pour présider une réunion du cabinet.Sir Arthur Rnlfour, le lord-président cki conseil, était pré-sont à la séance.R est en,tendu que la principale question que les ministres ont élu-diée avait trait nu projet de prêt de £800,000 au gouvernement russe pour l’aider à faire face k la fa.mine.Les intérêts de la métropole MM.BRODEUR, SANSREGRET ET CREREAU SE RENDENT A QUEBEC AUJOURD’HUI POUR DE MANDER L’AUTORISATION DE CONTRACTER UN EMPRUNT SPECIAL POUR LA RECONSTRUCTION DE L’HOTEL DE VILLE.M.Brodeur, président du comité exécutif, accompagné de M.Sansregret, leader du conseil et de M.Jules Crépeau, directeur des services municipaux, partent à cinq heures, mjourd’hui, pour Québec.Ils vont joumettre en personne les nouveaux amendements nécessités par le sinistre de samedi dernier, auprès des législateurs de la province.Parmi les demandée urgentes de la ville il y a celle d’un emprunt de deux à trois millions pour les travaux de reconstruction de l’hôtel de ville.Les commissaires réclament plus pour dépenser moins; niais il est fort possible que la législation réduise leurs réclamation à deux millions et peut-être à moins encore.La question se pose d’utiliser les murs encore debout où de reconstruire ailleurs dans un endroit plus central.Un commissaire faisait remarquer à ce sujet que si la ville était riche, il favoriserait le projet du parc Jeanne Mance, où le nouvel hôtel de ville pourrait coûter en construction et en ameublement, la bagatelle de quinze à vingt millions de dollars; mais comme nous sommes plutôt dans la gêne, a-t-il ajouté, nous allons nous contenter de l’édifice actuel en l’agrandissant quelque peu, ce qui peut nous coûter près Me deux millions.M.Turcot a exprimé l’opinion, qui n’est pas celle du comité exécutif, de reconstruire au parc Jeanne-Mance, afin de se trouver plus dans le centre lorsque viendra l'annexion de toutes les municipalités de l’île, dans le grand tout de Montréal.On pourra construire grandement, faire un beau monument, et ainsi on se débarrassera du voisinage du marché Bonserours, où l’arome des légumes et des comestibles n’a rien de bien alléchant durant les chaleurs.Dans son projet, M.Turcot expose les raisons qu'il emit valable» pour le mener à bonne fin.D’abord, le local actuel est trop rest retint et, peu importe les combinaisons (pic l’on pourra faire à l’intérieur, le nouvel édifice n'aura qu'à peine deux fois plus de logement que l’ancien.Et ce sera encore bien insuffisant, car dans dix ans, les besoins dé la population grandissante auront multiplié le personnel des services municipaux et les services eux-mêmes, au point qu'ils seront encore à l’élroit.Il faut de l’espace, et le site actuel ne peut en donner, poursuit M, Turcot.Il faut plus d’espace encore, dit-ilj si l’on veut installer au rez-de-chaussée tous les principaux bureaux où les contribuables sont directement intéressés,’comme la perception des taxes, la trésorerie, les permis de construction.Le site actuel ne s’y prête guère, à jnoins d’empiéter profondément sur le Champ de Mars, qui est la propriété du gouvernement fédéral, Quelque soit l’endroit où il faut reconstruire, le comité doit fixer son choix c* procéder sans plus tarder.M.#jtfesroches prétend que dans dix Tnois ou un an tout au plus, l’édifice nouveau serait prêt à recevoir les services aujourd’hui distribués dans l’annexe.Les commissaires vont discuter ces choses à Québec avec les députés et les ministres; ils profiteront de leur séjour à Québec pour protester auprès du conseil législatif et de la Chambre, contre la décision du comité des bills privés qui force la ville de Montréal à paver le coût de l'égout collecteur du Sault-nu-Réeollct, construit avant l’annexion de eette dernière muni-oinalité.Ils craignent fort un précédent.car les autres municipalités annexées pourraient exiger la même chose, et c’est Montréal qui accepterait toujours.______ Mort de M.Edouard Lebey .I>nrjs 8 — On annonce la mort die M.Édouard Lebey, officier de la Légion d’konneur.ancien directeur de la Légion d’honneur, ancien directeur de l’agence Havas, décédé à l’âge de 73 ans.M.Edouard Lebey, qui fut 1 un des collaborateurs de M.Auguste Havas, devint en 1879, après avoir transformé l’agence Havas en société anonyme.k> premier directeur de la nouvelle société.Il cessa ses fonctions en 1900, pour raisons de santé, mais il eonliimwi son concours à l’agence Havas comme membre du conseil d'administration.-4- Au Metropolitan Paris.8 — M.Gloho Gadi-Casoz-za, qui est directeur général de la Metropolitan Opera Company, depuis 14 ans, a renouvelé son contrat pour trois ans.Lr nouveau contrat partira de la saison prochaine.Automédon qui réclame UN COCHER EMBAUCHE PAR UN CANDIDAT AUX DERNIERES ELECTIONS FEDERALES VEUT ETRE PAYE — UN CONTRAT QUI SERAIT ILLEGAL.Si les journées d’élections sont une aubaine hour d'aucuns, elles attirent de fréquentes mésaventures pour d’autres.Tel est le cas d'un cocher du nom de V.Patimauile, 11 a présenté, ee matin, devant le juge Archer, une requête contre M.Auguste Germain et M.J.-A.Lamarre, où il a expliqué ses doléances.Il allègue que les défendeurs oijt loué, le 6 décembre dernier, par contrat ses trois automobiles à raison de $3.50 par heure pour chaque voiture, pour une journée de dix heures pour le jour même des élections.Les défendeurs refusent maintenant de le payer et cela bien qu ils reconnaissent que le contrat soit legitime.M.Germain a rétorqué que jamais il ntivait requis les services de l au-tomédon en question et que, d’ailleurs, celui-ci n'en était pas plus avancé pour tout cela.En effet, si réellement les demandeurs ont loué les trois autos de M.Patenaude, c’est pour transporter des électeurs.Or la loi des élections défend formellement à toute personne de louer des voHwes et d’engager des cochers a la journée pour transporter des électeurs aux bureaux de votation.Le contrat se trouverait donc par le fait même illégal et donc nul.Le juge Archer a pris la cause en considération.H U ISS 1ER MECONTENT Une requête pour l’émission d'un bref d’injonction interlocutoire a été présentée ce mat o, devant le juge Bruneau par M.Alcktas Des roches, huissier, contre la Corporation des h uissiers.il allègue que lundi, il a reçu un avis du conseil de la Corporation îles huissiers qu'il était exclu de la coiporation pour illégalités et qu’il eiit à remettre ses insignes.Il prétend que la Coiporation des huissiers n’a pas le droit d’agir comme elle l’a fait.Il est décrété dans les statuts qu’un huissier ne peut être mis à la porte ou suspendu immédiatement, sauf pour le cas de défaut de paiement des cotisations, qu’en suivant les prescriptions de l’article 25 qui, en l'occurrence n’ont pas été observées et qui ne s'appliquent pas.Le demandeur exige en conséquence qu'un bref d’injonction interlocutoire soit émis pour obliger Ity corporation des huissiers à revenir sur sa décision.Le juge a permis que le bref soit émis moyennant up cautionnement de six cents dollars.La cause sera plaidéc dans quelques jours.-»—- Le bill du vote féminin Québec, 8 (D.N.C.) — Le bill pour donner aux femmes le droit de vote dans les élections provin claies sera présenté cet après-midi en première lecture par son parrain, M.Henry Miles.Le gouvernement déposera sur la table de la Chambre un grand nombre de requêtes pour et contre le suffrage.On nous assure que les an!isuffrugis tes dépassent en nombre les suffragist es et que les pétitions qu’elles envoient au parlement ont circulé dans 32 comtés.Par suite d’une entente, la discussion aura lieu sur la première lecture.L sera i ensuite référé au comité de législation où il mourra à la fin de la session suivant toutes les probabilités.-«- Trente ans aujourd’hui Québec.8 (D.N.C.) — Il y a exactement trente ans aujourd’hui que le gouvernememt de Boucherville arrivait au pouvoir.Il y aura 25 ans le 11 mai que les libéraux sont au timon des affaires.Le caucus progressiste Ottawa, Ont., le 8 (D.N.C.).—Le caucus des progressistes n’est pas encore terminé, mais il est entendu déjà que M.Crerar n'acceptera pas le titre de chef officiel d’opposition, qui retournera alors à M.Meighen; s'il y a eu une entente entre les deux partis, libéral cl progressiste, ayant lu session, sur certaines conditions 02i certaines promesses, le discours du Trône en portera probablement les marques ou la législation durant la session.M.Hudson et M.Crerar ont appuyé spécialement sur ce point, que le parti progressiste était au parlement pour les revendications agraires de rOuesl et qu’il sc devait de remplir ce devoir.Accusé du vol de colis postaux L.-A.GARCEAU COMPARAIT, CE MATIN, AUX ASSISES — LE DETECTIVE LAFOND REND TEMOIGNAGE.LE TEMPS Pas droit de poursuivre Québec, 8 (D.N.C.).-r M.T .s-eherewu a fait adopter en troisième' lecture hier, une loi interdisant de poursuivre les compagnies qui n’ont pas fait de déclaration, sans le con- _* — — — i P; Toronto, 8 Une lourde pluie s est abattue, au cours de In journée d’hier, sur la province de Québec, les provinces de l'Ouest et les Provinces Marilinics.Aujourd’hui, toutefois, la température est plus froide dans l’ôuust et l'Ontario.Région des lacs et baie Géorgienne ~ - Beau aujourd’hui et demain, cependant que de plus en plus doux.Vallée de l’Outaouals et du Haut Saint-Laurent • Beau el plus froid ce soir.Demain jeudi, égalomenl beau mais encore plus froid au début de la journée.Golfe et côtt nord.—Forts vents veoant, de l’ouest et du nord-ouest.Plus froid ce soir.Demain jeudi, forts vents venant du nord-ouest cependaul que beau et froid.Mr Supérieur /Venu aujourd’hui et température plu* modérée demain.On a commencé aux Assises, ce matin, ie procès de L.-A.Garreau, accuse d’avoir, durant les mois de novembre et de décembre derniers, volé à l’hôtel des postes, de Montréal, des colis postaux pour une valeur de $20.Le juge Cousineau présidait, Me E.Bertrand agissait comme substitut du procureur général et Me Alban Germain occupait pour la défense.I/t‘s jurés suivants ont ensuite été assermentés.MM.A.Lavallée, Zo-lique Gusson, Henri Che.valier, .1.-A.Scott, Alfred Trottier, Jos Schneider, Auguste Dastous, W.Seymour, J.Saint-Pierre, J.Lamarche, R.Lang et S.Desjardins.Le détective Lafond, de la police fédérale, a été le principal témoin.Il a été chargé par ses supérieurs de surveiller à l’hôtel des postes, par qui et comment des colis postaux étaient volés à cet endroit.Il est entré en fonctions le 28 novembre.Au cours de l’avant-midi, alors qu’il se trouvait placé dans une galerie d’observation, son attention a été attirée par un employé qui a déposé un paquet dans sa poche.Il csl ensuite allé parler à un autre employé, qui est l’accusé.Tous deux paraissaient en très bons termes.Le 29 novembre, vers midi, il a vu l’autre employé sortir un paquet d’un sac et le déposer sur le parquet.Il a de nouveau parlé avec l’accusé au moment où ce dernier se disposait à quitter le bureau.Garreau prit alors le colis et quitta le bureau.Lafond le suivit de vue jusqu’à la porte de sortie, rue St-Frnnçois-Xavier.' Une fois à l’extérieur de l’édifice, Garreau s’est rendu chez un regrat-tier, rue Craig, du nom de Men-(lelhson.Le témoin ne l’a pas suivi dans ce dernier endroit et ne l'a pas vu sortir.Le témoin ajoute (lue c’était un paquet de 14 par 14 de dimension et enveloppé dans'un papier., Plusieurs colis qui ont été rachetés chez le regrattier en question ont alors été produits et le- témoin identifie celui auquel il a fait mention.Lafond poursuit ensuite son témoignage.la- même joua, dans le courant de l’après-midi, il a vu Garreau retirer un paquet d’un sac de malle et le cacher sous son pupitre.Il l’a laissé là jusqu’au moment de son départ.De nouveau le témoin l’a suivi et l’accusé, comme la fois édente, s’est rendu chez le regrattier.On produit fe paquet mentionné et Lafond l'identifie.Le lendemain, le 30, vers midi, Gnrccmi a de nouveau quitté le bureau avec un colis.Le témoin ne J'«.pas^ vu prendre et ne l’a pas suivi.Vers trois heures de l’après-midi, le même jour, il a remarqué Garceau qui retirait deux paquets d’un sac de malle.Il les a placés sous son pupitre.A deux reprises différentes l’accusé a tenté de les envelopper, mais chaque fois il à été dérangé.Ce n’est que plus tard qu’il a réussi.Garceau est parti vers 4h.30.FI s’est rendu nie Craig, il a attendu quelques minutes et un autre employé du nom de Conroy est venu le rejoindre.Garceau lui a remis le paquet et Lafond ne peut dire ce que ee dernier en a fait.I/e 9 décembre, pendant mie Lafond était toujours dans sa galerie d’observation, il a remarqué un employe qui sortait un colis d’un sac.Cet employé n eu une conversation avec Garceau et en quittant le bureau, l’accusé s’est emparé du colis.Le témoin ne sait pas ce que l'accusé a fait du paquet car il ne l’a nas suivi.Il l’a de nouveau surveillé dans la suite, mais n’a rien remarqué d’anormal.Lafond a été Inmoicment interrogé par Mtiiibs IjuiRcvIn, nnrien curé d'Ho-rhcliutf) I .-s fiiiù'rnÜli’S n liront llru veti-ilrrdi le 10 oournnt O service fundir» ! mtii cOIOlirO dnn* I'htl'se pnrulsslnle dr lairhltv fi H heures 45 it.m.Parent» et mills «mit |iri#s «t’y «Mister sans nuire lii-vitntlon.M KIM F II dit I.APIERIUT—A Montrant, lr 7 ninis 11122.h l'iYe dr 70 nus, est di1-cAilér Miirle-Klmüe Acildn lienult.Ofxnise de ! rrunçoIs-XnvIer Meunier dit l-aplrrrc, N»ur-grois.I.e» funérailles «uront lieu vendredi I le 10 rmir.-mt.1 s- convoi fiméhre pnrt'ra de In demeure mortuaire, mi 522 rue Rarhel, k H heures 45, pour sc rendre h IVftliie Snlnt-Jean-llnptllie oh seen crléhrr le service, k 2 heure», tj* rmivnl funMirc sc rendra rn-Miltr nu cimetière de la ('.Atc-stes-Ncif**.Parent* et amis sont priés d'y assister sans nuire Invltntlon.tm défunte était dume de Sainte-Anne, itnm,- de rliartté et membre «le l'union dr prières.Prière de n* paa «M» vuyer de fleura.1 \ LE DEVOIR, MONTREAL, MEKUtuui 8 MARS 1922 VOLUME XIII.—No 55 , fSYMOlCAr“\ .CATMOUOUt) No ?NATIONAL J LES SYNDICATS CATHOLIQUES SYNDICAT DES MUNICIPAUX Ce soir, au Secrétariat des syndicats catholiques, 3 rue Craig-est, chambre 28, assemblée du comité exécutif du syndicat cutholique et national des employés municipaux.Le comité exécutif doit se rendre au complet.Plusieurs résolutions rt suggestions importantes relatives A l'incendie de l’hôtel de ville seront étudiées.L'assemblée s’ouvrira à 8 heures 30.SYNDICAT DES PRESS1ERS Le syndicat catholique et national des pressiers s’assemble, ce soir aux quartiers généraux des syndicats catholiques, 3, rue Craig-ext.Tous les membres se doivent d’assister à cette assemblée.L’ordre du jour est très important.M.G.Tremblay assistera à l’assemblée et fera rapport sur son travail d’organisation.Que tous les membres soient présents.Par ordre.SYNDICAT DES CORDONNIERS Ce soir, à la salle Gareau, 243 rue Maisonneuve, assemblée régulière du Syndicat catholique et national des travailleurs en chaussures.Le syndicat a eu des entrevues, par l’intermédiaire de son comité, avec l’Association des manufacturiers de chaussures section de Montréal.Les rapports sont excellents.Que tous les membres soient présents pour connaître la teneur d’une importante et favorable résolution adoptée par les manufacturiers de Montréal à l’endroit du syndicat.Par ordre de J.Desroches.SYNDICAT DU TEXTILE _Ce soir, à la salle Tremblay, 1Ô97.Ste-Catherine-est, réunion régulière du Syndicat catholique et national des arrangeurs de métier et “slashennen”.M.l’abbé E.Hébert sera présent à cette assemblée.On discutera les termes d’un contrat de travail spécial à la catégorie de travailleurs faisant partie du syndicat.Que tous les membres soient présents à rassemblée qui commencera à 8 heures 15.WAGONMERS CANADIAN CAR Ce soir, ù la salle Ste-Clotüde, /8, chemin de la Côte-St-Paul, reunion régulière du syndicat catlio-ique et national des employés de la Canadian Gar.On discutera plusieurs griefs à cette assemblée et on parlera de la crise du chômage dams lu métallurgie.Des démarches ont été faites auprès de la Commission des chemins de fer mais sans beaucoup de résultats pratiques.Des communications seront envoyées de nouveau au gouvernement fédéral afin de demander de porter plus d’attention à la situation difficile des métallurgistes de la Canadian Car.Par ordre de 'L.Santerre.L’assemblée commencera A 8 heures.COOPERATIVE DE LACHINE Le gérant de la Coopérative des syndicats catholiques de Lachine, '*• Comeuu, a présenté un rapport annuel.L’année financière a «•te un succès, si on considère les irinps difficiles que les membres oui eu A traverser par le fuit de la crise du chômage.Le rapport annuel du gérant est la preuve lu plus iruppunte que la classe ouvrière lorn dirigée peut faire des prodiges ( économie par le moyen d’un» .melligente coopération.Le Svn-i.icat coopératif des syndicats catholiques de Lachine est fondé demis un peu plus d’un an en vertu de m loi des syndicats de Québec.Le rapport annuel du gérant révèle que la Coopérative a fait un chif- • iei bn® Xen,.c à scs membres de mi.«.iu.27.Le capital souscrit et pavé du Syndicat n’est que de $111.-.W.Les bénéfices du Syndicat coo-peraUf sont de $98.97 pour l’année.I,r> chiffre éloquent est le bénéfice quont réalisé les membres en achetant de la Coopérative.L’économie est un peu supérieure A 10 p.c.Les membres, après comparaison avec les prix du détail ont épargné collectivement une somme ne $1,283.03 Le Syndicat coopératif a fait plus.Les sans-travail sont nombreux et in misère atteint les foyers.Les nombres du Syndicat coopératif ont l’s' è 1 abri.Vingt d’entre eux ont L’HÔPITAL DE SHERBROOKE CHIFFRES INTERESSANTS SUR LE NOMBRE DES HOSPITALISES.ET LE COUT D’ENTRETIEN POUR L’ANNEE DERNIERE.Sherbrooke, 8.— Les statistiques suivantes, relatives A l’Hôpital St-Vincent-ae-Paul de cette ville, en ce qui concerne l’année 1921, nous ont été fournies par cette institution: Malades présents au 1er janvier 1921, 77; payants, 32; demi-payants, 10; gratuits.35.Malade hospitalisés en 1921, 2,-473; payants, 1,587; demi-payants, 340; gratuits, 546.Patients de Sherbrooke, 797', payants, 352; demi-payants, 140; gratuits, 305.Patients du diocèse, 1,216; payants, 423; demi-payants, 358; gratuits, 435.Patients de l’étranger, 460; payants, 251; demi-payants, 91; gratuits, 118.Total des jours passés^ a l’hôpital, par les patients, 33,504; jours payés, 20,416; jours demi-payés, 4,346; jours gratuits, 8,742.De plus, 3,296 patients externes sont venus à l’hôpital pour consultations, pansements, traitements, radiographie, etc.Sur ce nombre, 1962 ont payé et 1334 ont été traités gratuitement.Les 13,088 jours gratuits ou demi-gratuits pour l’année 1921, plus les 13,106 jours de remises faites sur arrérages et les traitements gratuits aux malades externes représentent une somme de $32,318,-16 remise par l’hôpital aux malade^, savoir; a-u,oi- Pour Sherbrooke .$7,813,1.) Pour le diocèse.Pour l’étranger .7,31/,»i La moyenne du coût 'V11''1, IP’/L" née do patient est estimée a $2.la.-B- La nationalisation à outrance SAUVEE D’UNE OPERATION "Le Fruit-a-tives ’’ m’a Complètement soulagé!.” 3928.Union Street, Vancouver(C.B.) ‘‘J’eus toua les symptômes d’une mafl»die de femme et, en plus, de la constipation et des maux de tète incessants.J’eus des douleurs profondes dans le dos et dans les côté*.Un médecin me conseilla de subir une opération.Je commençai à prendre du rruit-a-tives et ce médicament m’a complement soulagée de toutes mes souffrances e>t misères.sn .-Madame M.J.GORSE.50e la boite; les 6 $2.50.Boite d essai 25c.Chez tous les marchands ou expé-( té par la poste sans frais par bruit-a-tives, Limitée.Ottawa.DES REQUÊTES CONTRADICTOIRES LFrSu!v^v,Ç£S S’OPPOSENT AU neIx veuEent^5 ,>E ucm- Le bulletin mensuel de mars de la Banque canadienne du commerce signale les dangers manifestes de la nationalisation à outrance des services d’utilité publique et de l’entrée des gouvernements dans les domaines qui devraient être 'laissés à l’initiative privée.Nous citons: “Le Canada comme plu-saeurs autres pays, souffre de la siurextemsiion des fonctions gouver-nementales dans des entreprises, si désirables qu’elles'soient en elles-mêmes qui ne sauraient etre financées sans imposer aux contribuables un fardeau qu’ils ne sauraient porter.En fait un comité d’hommes d’affaires de Winnipeg, après une empiète soigné**, évalue le montant total des imoûts payables chaque année dans la province du Manitoba à $57,190,000; le même comité fixe à $40,500,(KHI la valeur Ach céréales produites dans celte province.Le trésorier provincial annonce en même lumps un déficit considérable que l’on se propose d’effacer par un impôt sur le revenu semblable à celui du gouvernement fédéral.Ges revenus additionnels sont nécessaires pour faire face aux frais d’opération des services publics et aux charges d’Intérêts sur les dépenses imputables au capital qui ont déjà été faites.A une ou deux exceptions près, les finances des autres provinces sont dans le même état.La difficulté d’obtenir des revenus additionnels et la réalisation du fait qu’il y a des limitos aux impôts, limites qu’il est dangereux de dépasser, devrait produire l’effet salutaire d’arrêter lu tendance des gouvernements, poussés seulement par des motifs d’opportunisme, à entrer dans des domaines qui devraient être réservés à l’initiative privée.” Le projet du changement de l’heure durait! les mois d’été reçoit encore de l’opposition.C’est mainte-!1.a,nA ^association des gérants de théâtres de la ville qui présente une requête fortement motivée contre le système de l’économie de la lumière du jour.Par contre, les résidents de Lachine qui travaillent à Montréal, en faisant le voyage, matin et soir, veulent à tout prix le rétablissement de l’heure (Pété, cette année.Les gérants de théâtres invoquent l’embarras financier où Ils se trouvent aujourd’hui par suite de la crise du chômage et de la dépression générale des affaires, embarras que le changement de l’heure amplifierait davantage, en conduisant plusieurs théâtres à la ruine.Ils reconnaissent que les longues heures de promenade après le souper, alors que le soleil entre A peine à son déclin, ne les favorisent guère; si, au contraire, on s’en tient à l’heure solaire, bien des gens iraient passer la veillée au théâtre.En conséquence, l'association a adopté une résolution, ces Jours derniers, par laquelle elle proteste vivement contre tout changement de l’heure durant l’été.De leur côté, les gens de Lachine qui travaillent à Montréal font valoir d’autres misons en faveur du projet; ils veulent jouir le soir des heures de repos qui précèdent la nuit et comme ils ne sont guère libres avant sept heures et meme imit heures le soir, leur journée finie, ils trouvent raisonnable que l’on avance Jes horloges d une heure, afin de compenser la perte de temps occasionné** par le long trajet de Montréal! à Lachine.Puis, ils disent, dans leur requête, que le projet adopté aux Etats-Unis, en F.urope, a donné des résultats appréciables, les mêmes que l’on a pu constater ici, les années passées.Us demandent que le changement de l'heure soit uniformément observé par toute la province, afin d’éviter les désagréments d’un double horai- FAITSJDIVERS VERDICT IMPOSSIBLE On a tenu une enquête, hier, à la morgue sur la mort d’Alfred Carpentier, 70 ans, 19, rue Parker, aiguilleur à l’emploi de la compagnie des Tramways.Dans leur verdict les jurés ont été .Incapables de dire si la mort est due à une négligence criminelle ou à un aocàùent.En dépit dp ses ree.herobes le détective-enquêteur Pusle n’a pu trouver aucun témoin.Il a été l’impossibilité de découvrir si Carpentier a été renversé par un camion- automobile après s’être garé ou s’il a été frappé avant.Dans le verdict le jury demande à la police de poursuivre les recherches.D’après les renseignements obtenus Carpentier aurait été renversé par un camion-automobile de la Montreal Trucking Company qui transportait la terre provenant des travaux d’excavation du nouveau palais de justice.MORT SUBITE Alors qu’il était à son travail, hier après-midi, à Ja Steel Company of Canada, rue Notre-Dame-ouest un nommé Edward Elliott, 40 ans, 113, rue Richardson, s'est senti soudainement malade.Ses compagnons de travail se sont portés à son secours et un médecin a été appelé •aussitôt.A son arrivée la mort avait déjà fait son oeuvre.Le cadavre a été transporté à la morgue.Elliott aurait succombé à une syncope.VERDICT D’ACCUSATION FONDEE Un verdict d’accusation fondée a été rendu par le grand jury hier après-midi dans ia cause de Joseph L.Morin, accusé de tentative de meurtre.D’après l’acte d'accusation Mqrjn aurai! empoisonné l’eau d’un puits mettant ainsi en danger la vie du docteur Herman Walter et celle de sa famille.A la demande des avocats de la défense Mes Cotton et G.Désaulniers le jirocès ne sera pas entendu à Monbmagny mais a Montréal.MORT ACCIDENTEUJE Un verdict de mort accidentelle a été rendu, hier, à la morgue, dans le cas de Thomas Eastick, 29 ans, 6, avenue Lincoln qui a succombé, hier avant-midi, à l’hôpital Général à une fruclure du crâne.Eastick passait à l’angle des rues Craig et Saint-Georges, lundi soir, lorsqu’il a été atteint à la tète par un fila ème avenue rne St-Louis, assemblée des mom-f de l’ancien conseil généra! de l '"nrnorntion ouvrière catholique r ta répartition des fonds, drve-¦ ’'cessaire à In suite do la fon-;¦ du Conseil Central et en rai-' 'r* que rhaque syndicat n ¦''liant son autonomie finnneiè- • NUI CATS DES PEINTRES nir, salie dos syndicats cn-i d es.3-est rue Crnlg, assem-gulièrc du Syndicat cathqli-national des peintres.L'as-( est ouverte à tous les peln-• • cii veulent se renseigner sur I- aractères, le* avantages du syn-Los perspectives de travail silendidcs pour les membres *’ ! ms un avenir rannroehé il fnu- • 'ousser davantage le reerute- -our répondre 'o demande.* '*’ ‘oUcmcnt, le Syndicat est en C' •ours: l'entre'* e«t seulement de 50 sous.Que le* nelntres en nroft-C "! pour «mlror dan* une organlsn- Règlement d’emprunt Shorbrooke, 8 (D.N.C.)—C’est le 20 mars que les citoyens de Sherbrooke seront appelés à voter pour approuver ou rejeter les règlements nouveaux d’emprunt de $500,500 pour travaux municipaux cette année.Une pompe à essence pour incendie et (i’unc capacité de 600 gallons à la minute a été achetée par lu ville ou coût de $15,000.C terrain de l'ancien pare Sohmer soit remis en vente à l’enchène.Le 23 février dernier, il avait été adjugé à Aron Siminovifch, 225.rue Col*«niai, pour la somme de #39.-250.Shninovitcb n’a pas encore pavé, C’est pourquoi le Crédit foncier franco canadien qui avait ohtomi la mise en vente du terrain, prend de nouvelles procédures.Le juge Surveyor a remis la cause nu 9 courant.MERE! Montréal-Detroit-Chicago PACIFIQUKCANADIEN Le Pacifique Canadien maintient un service de trains idéal entre Montréal et Chicago, par Toronto et Détroit, qui plaira aux touriste'' et aux voyageurs A t BRIS DE GLACES, Ai i IH K s t R'I MALADIE Ne fait pas partie de l'association T»ox avantageux aux aeauri».Commission llktalo aux agent* LA COMPAGNIE PROVINCIALE D’INDEMNITES CH.56 — 224 ST-JACQUES TU.Main *521 K 4114.Montré*!.Représentai demandés Norma dm & Desrosiers Coartler* en Aasuranca* 232 RUE ST-JACQUES T4I.Main 19»S-45Jt Montréal AVOCATS Archambault & Marcotte AV OC ATS.SC ra» St-Jaraoe* T41.Main 2741 jo»rrh Arehainbault.C.R.M P.EmUe MarroWe.I.L.B.i Mm.Oagnom.LL.B.ALDERIC BLAIN, 8.A., LU.AVOCAT Buresn du )our« 1*7.rue Saint-Jacques Edifie* du Royal Truet.chambre 54* Tél.Main 1054 Aviseur I4g*l de l’Aesoeietlon de* nomme* d’Afftire» du Nord-Montréal.CARTIER 4AÜTIER AVOCATS iarqae*.Cartier, L.L.L.Jeen-VIctor Cartier, L.LX.— Etude: 46, Place d'Armes Immeuble WiUon, chambre 422.Tél.Main 4321.Arthur LÂL0NDE OPTICIEN Examen de la vue Lunettes et lorgnons Tel.: E*t »(] ALPHONSE L.PHANEUF OPTICIEN-OPTOMETRISTE 365.rue Salnt-Denie Prés de I* rue Ontario MONTREAL MUSICIEN J.-N.CHARRONNEAU Cour» et leçons particulière» de piano, U'iiurmonle et de pose de voix.['reparation aux examens de musique et au eoneert.344, 8TE-CATHERINE EST Edifice J.D.Langelter.Tel.: Est 3424 eu Victoria 1».Manufacturiers de carrosseries JOS.BONHOMME,Limitée AUTOMOBILES FORD Manufacturiers de carrosseries de livraison.Vendeurs autorisé* de I’; itomobile Ford.Toujours en mains : runabout, touring, coupé, sedon et camions.Pièces de rechange.200 RTîF GUY PHOTOGRAPHE ATELIER J.H.THIMINEUR Prix spéciaux pour groupe de composition et finissants de, collèges.2556 St-Hubert Tél.Cal.849 PROFESSEURS NOTAIRE IM RToJACQURS Main J228 Droit.fflTTDC! 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Cependant, cela manquait de dignité pour de futures demoiselles.Dans la montagne, nous n'osions pas nous hasarder fmr les chemins inconnus, hous suivions la route en lacets sur les bancs qui la bordaient.Nous avions de grands moments d’enthousiasme pour les bouleaux blancs et lumineux dans le soleil et pour l’aspect de ta ville poétisée par une fine brume gris argent.Mais ce qui nous faisait le plus nous agiter, c’étaient les beaux équipages rencontrés et les petites filles comme nous, qui, plus fortunées, allaient a cheval.De quel oeil nous admirions les amazones.Berthe ne cachait pas qu’elle les enviait.Jeanne disait: “Je ne sais pas.Ces gens-là ont des tracas quand même, vois-tu!” Èt nous nous disions encore pour nous consoler qu’ils n’étaient peut-être pas intelligents, que le paysage qui nous paraissait si ravissant ne leur disait peut-être rien.Et Berthe rétorquait : “Mais il me dirait quelque chose à moi?Et au lieu d'avoir rien que des raquettes qui sont à mes soeurs, je serais à cheval sur mon cheval d moi/ et j’aurais une voiture, et”.Elle énumérait tout ce que, riche, on peut avoir et elle en revenait toujours aux chevauchées merveilleuses sous des grands arbres, dans de larges routes ou au hasard de sentiers capricieux et pleins d’ombre.Et chacune à part soi s’imaginait à cheval, courant les bois à son gré, et dès pages de roman nous revenaient à la mémoire, toutes fraîches et superbes d’intérêt que, — dans de pareils décors, — nous aurions pu vivre.Parfois, au lieu de suivre la route, nous montions d'un lacet à l’autre, entre les arbres.Nos raquettes se détachaient, nous enfoncions jus-quà mi-jambe, nous nous retenions à des brindilles qui cassaient, nous dégringolions pour remonter de nouveau.Le soleil s’en allait derrière la montagne.La neige devenait moins éclatante, les ombres, plus bleues.Puis, en passant derrière Ravenscrùg, nous descendions vers l’avenue, des Pins par laquelle nous revenions.A Rayenserap, nouvelle pause, nouveau regard d’envie : habiter un château au pied d’uii mont, être séparé du monde par un beau parc et des pins bruissants! C’était un rêve qui, malgré notre bonne humeur du moment, nous faisait méditer.Il nous semblait que la vie était différente, vue d’une hauteur pareille, il nous semblait que les ennuis n’existaient que chez les pauvres gens comme nous et qu’en tous cas, nous aurions été parfaitement heureuses, parfaitement belles et extraordinairement intéressantes, si, au lieu d’être trois modestes petites raquetteuses, nous avions été trois petites millionnaires penchées aux fenêtres d’un château.Dans les livres que nous lisions, il y avait toujours tant de grands parcs qu'il nous semblait impossible d’avoir, sans un décor pareil, sa propre histoire captivante.Michelle Le NORMAND.Au palais M.Moïse Portelance, asaistant-protonotaire et autrefois greffier du juge Duclos de lu Cour supérieure, vient d’être promu par le procureur général au poste de chef de service au département des greffes de la Cour supérieure, en remplacement de feu M.Joseph Lo* zeau.M.C.-A.Archambault, greffier du juge Maréchal, remplacera M.Portelance dans scs fonctions actuelles d’assistant-protonotaire.M.Portelance est entré en fonctions, hier.,-m- - M.Charlie Holmes M.Charlie Holn%s a été le conférencier au diner de T’Associa-Uon de publicité de Montréal.” H a parlé des roueries du plarcment.Le pèlerinage de l’agence Cook jCa bonne auleine * RECETTES DE LIQUEURS.Sirop de punch.— Mettez dans un saladier trois cuillerées à café de thé, un peu de canelle, le zeste d’un citron, puis le citron lui-même tout à fait débarrassé de la peau | blanche et des pépins, et coupé en j tranches.Ajoutez 500 grammes de sucre concassé et versez sur le tout un peu plus d’un litre d’eau bouillante.Couvrez, laissez infuser une demi-heure.Passez au tamis, Ajoutez un litre de rhum.Remuez longuement afin que le mélange soit parfait ( et mettez en bouteilles.Curaçao.— Mettez 50 grammes de zeste d’oranges amères, bien sec et débarrassé de la peau blanche, dans un litre de vieille eau-de-vie, avec quelques grammes de cannel- Soyez Prêts pour la Saison Pluvieuse Nous nettoyons, teignons et remettons à l’épreuve de l’eau à peu de frais, à l’aide de notre procédé spècial, les pardessus de tranchée, paletots en gabardine, imperméables Burberry.—Téléphonez-nous aujourd’hui.TOILET LAUNDRIES Limited Uptown 7640 lç fine et de girofle.Laissez infuser pendant douze ou quinze jours, en ayant soin d’exposer la bouteille ou le bocal bien bouché au soleil ou à la chaleur d’un poêle, et d’agiter tous les jours le mélange.Passez ensuite cette infusion au tamis, ajoutez-y un peu de sirop de sucre, laissez reposer avant de filtrer.Crème d’anis.— Faites infuser pendant cinq ou six jours 25 grammes de graines d’anis entières dans un litre de lionne eau-de-vie, passez ensuite cette infusion à travers un linge.D’autre part, faites dissoudre 750 gr.de sucre dans un demi-litre d’eau et ajoutez à ce sirop l’infusion de graines d’anis.Laissez reposer le mélange jusqu’à ce qu’il soit clair.Filtrez et mettez en bouteilles.Cette liqueur est, en somme, une anisette légère.Iliquelir du grand marnietr.— Mettez dans un bocal bien bouché un litre de bon rhum, ajoutez une orange entière, une mandarine entière, après avoir piqué ces fruits plusieurs fois et assez profondément avec une grosse aiguille; enfin, une grande gousse de vanille d’excellente qualité et une livre de sucre.Laissez macérer durant quarante jours en remuant de temps en temps.Décantez et filtrez.Crème de noyau.— Prenez des noyaux d’abricots, laissez-les sé-chor, puis ouvrez-les avec un marteau.Mettez le tout dans une bouteille, jusqu’à la moitié de la hauteur et achevez de remplir avec de l’eau-de-vie à 45o.Laissez macérer uu mois ou deux.Les amandes auront, pendant ce temps, absorbé une partie de l’alcool.Préparez alors un sirop en faisant fondre à froid 250 grammes de sucre dans la quantité d’eau nécessaire pour achever de remplir la bouteille.Ajoutez un sirop à l'alcool.Au bout de quelques jours, filtrez avec de l’ouate.lez même accentuer son brillant, frottez-le avec un peu d’huile de lin ou de cire dissoute dans l’essence de térébenthine.Pour nettoyer les carafes.— A la longue, l'eau laisse à l’intérieur des carafes un tartre blanc du plus désagréable aspect.Pour nettoyer votre carafe et redonner au verre son aspect primitif, prenez une grosse pomme de terre, coupcz-ia par petits morceaux, de la grosseur d’une noisette, mettez-en une petite poignée dans la carafe avec suffisamment d’eau.Agitez pendant quelque temps dans tous les sens, puis videz et rincez enfin a-vec de l’eau claire.Remise à neuf des parquets.— Quand un parquet se trouve sali ou couvert de taches quelconques procurez-vous une certaine quantité de tan frais; humcctcz-lc légèrement avec un peu d’eau chaude et frottez énergiquement les parties tachées.Si les planchers sont cirés, il suffit d’y passer la brosse lorsque la place nettoyée est sèche; s’il ne le sont pas, lavez légèrement avec de l’eau l’endroit où le tan a passé et votre parquet retrouvera l’aspect du neuf.Pour préserver les dorures.— Pour preserver les dorures, les lus très, les candélabres, des souillures de mouches, faites bouillir cinq poireaux dans un litre d’eau pen dans une demi-heure.Prenez en suite un pinceau et badigeonnez les cadres, non pas sur la dorure même, mais par côté sur la tranche, en dessus et en dessous.Les mouches ne s’y poseront plus jamais, On peut badigeonner à même le branches des lustres, en évitant toutefois que l’eau forme des gouttes et des taches.Pour cela, il suffit d’avoir un petit tampon d’ou atc et d’absorber à mesure le liqul de en trop, mais sans frotter ni sécher.Dans tout voyage, le confort, ai appréciable et si nécessaire, ®e paye uu même titre que le transport, En d’autres mots, le confort, tout comme une marchandise, peut s’obtenir pour différents prix, suivant la qualité que l’on désire obtenir et le montant que l’on veut y mettre.C’est en vertu de ce principe que l’Agence de voyages Thos Cook &Fils, en organisant son pèlerinage canadien, à l’occasion du Congrès eucharistique de Rome et de la Passion d'Ober-Ammergau, a choisi pous ses pèlerins, des hôtels de tout premier ordre, en même temps qu’elle a pris toutes les mesures possibles pour éviter les trajets de nuit en chemin de fer, si pénible à effectuer.La liste des hôtels en question peut-être consultée aux bureaux dea organisateurs.Les nombreuses succursales de cette agencé universellement et si avantageusement connue, lui permettent d’organiser avec le plus grand succès possible, toutes sortes de voyages, soit par groupes ou individuels.Au cours de ce magnifique pèlerinage, les pays suivants seront visités: la France, l’Italie, le Trentln, le Tvrol, la Bavière, l'Allemagne, la Hollande et la Belgique.Les voyageurs qui voudront prolonger leur séjour pourront le faire suivant leur gré.Le R.P.Joseph Pnpin-Archam-bault, S.J, agira comme directeur spirituel et, au cours du voyage, M.J.-B.Lngacé, professeur de l’histoire de l’art à l’Université de Montréal, donnera des causeries artistiques et historiques pour expliquer les différents monuments visités.Le départ aura lieu à Montré»»!, le 20 avril et le retour dans cette même ville, le premier juillet.On peut so procurer le program-me-ltènérnire de cet attrayant voyage.en s’adressant aux organisateurs, MM.Thos Cook & Fils, Agence de voyages pontificale, et représentants officiels exclusifs pour le monde entier du Comité de la Passion d’Ober-Ammcrgau, 520-Oiiest, rue Sainte-t'.atherine, à Montréal., (Communiqué) RIEN DE MEILLEUR D’APRES LA GARDE-MALADE Conseille le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham pour toutes femmes maladives Toronto, Ontario.—“J’ai pris le Composé Végétal de Lydia É.Pinkham plusieurs années, et c’est le seul remède breveté que je recommande.Je suis garde-malade et je conseille toujours à une femme maladive d’en prendre.Vous savez que les médecins et gardes-malades n’emploient pas de remèdes brevetés, cependant, je pense qu’il n’y a rien de mieux que votre Composé Végétal.Dès que je commençai à en prendre, il y a longtemps, J’étais si fatiguée le matin & mon lever que je ne pouvais manger, et lorsque je me couchais j’étais trop fatiguée pour dormir.Ma belle-mère me dit que le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham me soulagerait, j’en ai pris deux bouteille* seulement, et j’étais mieux.Depuis, je ne trouve rien qui puisse me remettre le système aussi parfaitement.Je ne connais aucun remède aussi efficace pour le» femmes." Mme W.H.Parker, 19 Welleeley Avenue, Toronto, Ontario.Los femmes certifient l’une après l’autre que le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham les a rétablies ‘‘après avoir essayé d’autres remèdes sans succès.’' On l’essaie depuis près de 60 ans sans jamais manquer son effet.SI vous souffrez de quelque maladie causée par la faiblesse féminine, essayez le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.Conseils pratiques Pour nettoyer le marbre.— Le marbre se ternit très vite; il existe pourtant un moyen très simple de lui redonner son brillant primitif.Faites dissoudre dans un litre d’eau m) grammes de chlorure de chaux et frottez avec une éponge trempée dans cette solution les parties à nettoyer.Après deux heures, lavez à Tenu pure, le marbre est redevenu propre.SI vous vou- Archevêque de Milan DANDERINE empêche les cheveux de tomber, les épaissit et les embellit MGR TOSI SUCCEDE AU CARDINAL RATTI (PIE XI) Rome, g, —‘Le pape P nommé Mgr Eugenio Tosl, évêque d’Andria, comme son successeur nu siège archiépiscopal de Mllnn Mgr Tosi appartient à Tordre des Oblnts de St-Chnrlcs.InaisOuU DesPetits'PoisX SOLEIL **n y a 20 ans que fen mange", nous disait récemment un vieil amateur de ces délicieux légumes et petits pois belges, réputés dans 1 e monde entier.Quand on y goûte, on les adopte 1 Qualité absolument irréprochable.Autres spécialités importées de grande réputation.Ssvmi d» Cssh'lb ” “U s.ua” Haü* 4’Olrr* Jimas à la Juger ni A se/nrler sa cou-j dulte, tant qu’elle ne donnerait au-1 cune prise sérieuse à lu critique.Or, le fall de recevoir son fiancé (car c’éiHit nn fiancé, il n'en mille comme ime amie, était unj mentor ¦wffiflflnt.Mints ce «pii le décevait profondément, ce dont M no pouvait prentice son parti, c'était le mystère dont Gertrude avait cru devoir s'entosircr » KüJe nvatt convenu, la veille, avec Mme Mor\ffUe, que son chagrin s'r.W gnavaU du fnit même de »a srUlude, sans laisser entendre le moins du monde qu’elle efd reçu un vlrinur.OH jeki'T un dont* sur sa vfr«-j cité ri ce 'loirtc, 11 ne.pmivai! bj copportor, bnf était .profond-/ son: eftlmc pour In jwino fille.Avec ici! décision hnMlurile.!1 résolut de s’en I affranchir au plus vite.Mme MorvrtiUc ètnil en ville pour; la matînéa, son fU* senWt quMI n’aa- ; raM pas la patience d’attendre son | retour, il •lui fallait !a.t le s, et, prndant n-ni a h ce Li.» r: un autre plus hn vous servir vous a ; icgné ccs ennuis.Gertrude i-vu sur 1: ¦y rd chargé d’inîcrro i.Vf e avast rougi • silnaut.i suivre ri m unis (I que moi «etc é- dorieur un •alien; M naît y u Vile e LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI » MARS 1922 V OLUME XIIL—No 53 (commerce et finance] .——' .— LA SAUVEGARDE Le rapport de la compagnie d'as-m ran ce-vie La Sauvegarde indinue i’excellents résultats pour l’année 1921.Le elwffre des polices nouvelles ou réintégrées est de S3,187.572, ce qui est une augmentation île 31.80 p.c.en comparaison avec 1920.Le chiffre des polices en vigueur au 31 décembre était de 811,700,all, soit iHic augmentation de 21.3 p.c.sur r;!2U.L’augmentation des assurances en vigueur qui avait été de $1.277,o01 en 1920 a été de 82,053,720 en 1921.L’augiweJitatii n des revenus en primes et intérêts marche de .pair avec l’augmentation dans le chiffre des affaires, les revenus de i’annee étant de $508.727.-13, ce qui fait une augmentation de 28 p.c.Pour la mortalité on avait prévu un déboursé de $82,207.50 en 1921.11 n’a fallu payer que 839,150.soit un g;dn de ce chef de $42,7*».50.Iwc rapport porte les remarques suivantes du président, M.G .-N.l)u-charme: La position financière de la compagnie s'est grandement améliorée, .cette année.Nos placements qui en 1918, 1919 et 1920 avaient respec-ctivement rapporté 4.68 p.c., et 6.07 p.c., ont rapporté cette année 7.01 p.c.qui donne, comparé avec le rendement de 1918, un gain sur les intérêts île $38,651.65.La décision prise par le conseil d'administration et approuvée par ¦les actionnaires à leur assemblée générale de porter au compte des polices participantes les sommes de *8.352.85 pour 1919 et $7.523.70 pour 1920, provenant du compte ’(j p.c.! to'13 00.80 00 75 16660 ft 99.50.! 192.1 99.75 1927 101 00 100.SO I0:ni02.60 102.50 19,87 105 00 101.80 1000 ft 161.75.Sujets ft l’Impôt * InlftrOt 5% p.c.1021 09.50 0660 ft 00.50 1081 00.95 09.85 17060 ft 99.00 • Payable en funds ti New-York.'ofcalions iic ’s-liste Cotation» hors-liste.6 mars, fournie* par E.G.Beaubien et Cie.ft 1 heures .80 n.m.Saguenay pfd: déni.Si offrr.2%; vrn- I 1rs 20 ft 8.‘ I Hallfiiiffr: dnn .0 00; offre, fi.Ho; vpntrs* i wo à n on.400 ^ o no.Sjijturnny com.: offre, 2.Argonaut; (|em., 60; offre, 58; ventes.I 100 ft 60.Tram nti Powert dem.17%; offre, 17%: I venir».4 ft 20 , 25 ft 17%.Ernntrnnr: dem.58%, New B lord on : déni., 1.00.Winnipeg pfd • dent.86.New Riordon pfd,: déni., 8; offre, 7.Whalen s dem., 7.I laurentide Power: offre.77.Cuban Canadian Sugar; offre.4- ALUANCE NATIONALE (SOCIETE D’ASSURANCE MUTUELLE) Vie, Maladie, Invalidité, Accident, Pension de Vieillesse Fondée en 1892, incorporée à Québec en 1893 et incorporée au Parlement du Dominion en 1917.OPERATIONS DE L’ANNEE 1921 555 SUCCURSALES REPARTIES DANS TOUT LE CANADA ET LA NOUVELLE ANGLETERRE EFFECTIF AU 31 DECEMBRE 1921: Nombre de membre* Nombre de certificats ADULTES.30,625 31,101 ENFANTS.1,000 1,000 TOTAL.31,625 32,101 —g— Assurance en fore $25,084,639.87 115,409.00 $25,200,048.87 CAISSE D'ASSURANCE-VIE ' RECETTES Bsleaee au 1er janvier 1921.«Contribution» régulières.Intérêts.t 439.663.10 225,068.00 DÉBOURSÉS Indemnités d6eft» .Indemnités invalides.Indemnitïs pensions »ui vieillard».Remboursements contributions.Rnehnt» de certificat».Divers.*3,346,865.11 664,671.10 *4,011,536.21 Relevé des Recette* et de* Déboursé* du Conseil Général — Du 1er Janvier au 31 Décembre 1921 PASSIF Réclamations non ajustées au 31 décembre 1921 : Assurance-vie.$ 25.602.22 Pension aux vieillard».850,00 Bénéfice» en maladie.7,942.82 Contributions payées par anticipation : Caiese d'aeeuranee-vie.*11.104.78 Caisse des malade».1,839.48 Calnse infantile.06.56 ^ „ 13,040.82 üu aux agents, frais de voyages.689.26 Dû aux bureaua, surplus de remises.86.10 48,211.31 66,502,603.90 RÉCAPITULATION CAISSE D'ASSURANCE-VIE .* 208,575 23 5,500.00 46,150.00 861.53 3,171.03 410.75 Balance au 31 décembre 1921.t 264.CCS 54 .*3,746 7.07 *4,011.536.31 CAISSE DES MALADES RECETTES Balance au 1er Janvier 1921.Contributions régulière».* 126,404.19 Intérêts.34.972.00 Divers.e.5.00 DÉBOURSÉS Indemnité*.$ Remboursement* contribution*.Divers.Balance au 31 décembre 1921.CAISSE GÉNÉRALE S 530.665,98 161,381.19 * 701,047.17 121.483.37 07.52 589 92 132,170.81 568.876.36 Excédent des recettes sur les déboursé».-*3,746,867.67 Part de» intérêts acquis.60,375.00 Part surplus valeur débenture».17)391.09 Part valeur présente de l'excédent d'intérêt en plu» de 4%.553,091,00 Liens sur certificats émis avant novembre 1906 1,440,049.40 Contributions ducs et non reçues.11,816.39 701,047.17 Balance au 1er janvier 1921 Recettes 1921 S 23,571.81 202.905.86 Déboursé» 1921 Balance au 81 décembre 1921 * 187,583.65 38,894.02 226,477.67 CAISSE INFANTILE RECETTES Balance au 1er janvier 1921 Contribution» régulière» Intérêts < * 1,670 08 83.00 75193 1,753.03 DÉBOURSÉS • 2,504.96 Décès.T " » 829.00 25 55 354.56 3,150.41 9.504.96 SURPLUS DE REMISES Balance au 1er janvier 1921 Surplus de remise» 1921 948.42 4,092.40 6,040.82 DEFICITS DE REMISES * 4,054.63 86.19 Balance au 31 décembre 1921 5,040.82 Réclamations non ajustées : Péfée.*25,602.22 Pension aux vieillards.850 00 „ ,L , *26,452.22 Contributions payées par anticipation.11,104.78 *5,830,490.55 37,557 00 5,792,933.5* CAISSE DES MAL ADES Excédent de* recettes sur les déboursé».* 508,876.36 Part des Intérêts acquis.9,168.00 Part surplus valeur débenture».2,640 00 Part valeur présente de l’excédent d'intérét en plue de 4%.84,110.00 Contributions dues et non reçues.3,773.45 Contributions payées par anticipation.Reclamations non ajustées.* 1,839.48 7,942.82 S 668,505.81 9,782.30 658,783.51 Bilan do Conseil Général an 31 Décembre 1921 ACTIF Prêt» sur débentures.• 989.091.53 CAISSE INFANTILE Excédent des recettes sur le* déboursés.S 2,150.41 Part des intérêt» acquis.34 00 Part surplus valeur débentures.9.00 Part valeur présente de l'excédent d'intérêt en plus de 4%.318 00 Contributions due» et non reçue».33.36 Contribution» payée» par anticipation.96.56 2.44821 *6.454.105.27 CAISSE GÉNÉRALE Prêt» hypothécaire».Prêts sur certificats.En banques.Immeubles.Argent en mains caiseter.Argent en mains agent».8,120,382.09 127,281.20 10,233.84 109.8*5.99 4.356,874.65 30.00 800.00 830.00 Intérêt» du».*56,991.21 Intérêt» accrus et non échu».14.212.62 70,203.83 20,221.81 Excédent de» recettes sur le» déboursé».( Part des intérêt» acquis.Part surplus valeur débentures.Part valeur présente de l'excédent d'intérêt en plu» de 4%.Cotisation» due» et non reçues.>.Argent en main», caissier et agents*.38,804.02 628 83 181.51 5,763.72 2.829 81 .830,00 Bénéfice» sur débenture*.Contribution» due» et non reçue» : Caisoe Assurance-vie.*11,816.39 Caisse de» malade».3.773,45 Caisse infantile.33.36 Dû aux agent», frai» de voyages.* 49,127.89 689.26 48,438.63 15,823.30 2.820.81 SURPLUS DE REMISES Cotisation» dues et non reçue».Liens sur certificat* émis avant novembre 1006 1,440,049.40 Valeur présente de l’excédent d'intérêt en plu» de 4%.644,182.72 2,198.940.56 *6,550,815.21 Excédent.Dû aux bureaux.Total.80.19 86.10 *6,502,603 90 Les opérations de Tannée 1921 font voir que cette grande institution canadienne continue à être la société d’assurance-vic, maladie et accident la plus prospère du pays.L’excèdent de ses recettes sur ses déboursés pour Tannée 1921 s’élève à $445,071.40; son actif total est d’au delà de $6.000,000; elle a plus de $25,000,000 d’assurance en vigueur et c’est la société qui possède le plus fort dépôt au Département du Trésor du Dominion.Cette institution fait honneur aux nôtres par ses succès sans précédent et rien, d’étonnant que nos compatriotes lui accordent de plus en plus leur confiance.Bureau Principal: 395 AVE VIGER* MONTREAL Tel.Est 3016-3017-3018 PLACEMENTS DE MARS 1922 NOUS OFFRONS, SUJET A VENTE PRÉALABLE.LES OBLIGATIONS SUIVANTES i Pour Endroit Echéance % Rappÿrtar PUISSANCE DU CANADA.toute# étnlaalona Pnx du rnarché PROVINCE DF.QUEBEC.15 VILLE DF.BLACK LAKE.I* VILLAGE D'AMQUI.I * 4M VILLE DF EDMUNDSTON.13» J« VILLE DE POlNTK-AUX-TREMBLES.1M ft 4 M VILLE DE .IONQUÏERES.J, 4 A *M VILLE DE DRl'MMONDVILLK GARANTE.4 A * VILLE DE MONTREAL-EUT.S VILLE DE PARIS .«% VILLE DE BAGOTVILLE.7\i CANADA STEAMSHIP LINES.LTD.3* 10 «a» lê Corporation aesQBUGATi0NS Municipales MITBU SÉNÉ DUPONT Président J.W.SIMARD Vice-Président ifiCÔTttxUMDNTAGNL.QUÉBEC $ MIH1 7 PLACE D'ARMES MONfREAL Téléphoné 6 93 2 II Téléphone Main IQ2.4 Nouvelle compagnie minière Ooiwlt, 8 — Une nouvelle compagnie minière, la Provident Gold Mines, Limited, vient de recevoir ses lettres patente* du go uve me ment de Toronto.Son capital autorisé est de deux millions d'action* d’une valeur au pair de $1.Ua comongnic commencera in, csnamnient les travaux d’exploitation mir une propriété qui lui appartient au Canton Morrissctte, près tie Kirkland Lake.Ont.Ia'.h prospect âge* qui ont été faits jiiMju’iei ont révélé Toxlstcn-ee de minerai très riche.IJt majorité des aetlonmrircs sqivtt des On-tUH t i ens-tfi WlCR i s.Un bureau de direr! ion provisoire a été formé com-oi.‘ suit ; Alfred Arehgmhnult, de Swastika, Ont.Cyrille IxkchmpcMc, do Saiat-l’aul l'Ermite, Qné., Jos.-A, ANTtKOR-UURINCÉ' Cwt Rmhcali ou Cores 1 sOk.irocéct 5»m Oêuu-jes I Hl VCIUf PARTOUT 2S4‘ rRMMCCt L* »0*«l A J LAURENCE NONTRfAl.Paré, Donat Durharnw et Mme E.-W.I.ogris, de H ai ley bar y.Le bureau de la compognfe est au Canton Morrissctte: i*adrc|v' postale est Kirkland Lake.A qui vous Prêtez La compagnie P.T.LEGARE (limitée), fondée en 1871 sans ar- fent, a aujourd’hui un actif total e près de six millions et son commerce couvre toute la province de Québec.Bile a traversé, avec des ressources moindres, des temps pires (pie ceux d’aujourd’hui.En gage lie l’emprunt de $1,200.000 qu'elle émettait récemment pour étendue encore le champ de ses opérations, elle a donné première hypothèque sur des b’iens valant plus de $3,000,000, qui, même à vente forcée.rapjVorternicnt prohab'ement beaucoup plus que la dette obligataire.Cette dette diminuera de $100,000 dès 1022.et de $40,000 à chaque année subséquente, le solde remboursable en 1931.L’obligation 7% première hypothèque de la Compagnie LEGARE yje vend au pair.On souscrit chez nous, chez nos agents et correspondants.Notre maison ne garantit pas qu’aucune des entreprises qu’elle finance ou aide à financer ne fera jamais faillite, mais elle s’ast fissurée que.de toute façon.TORLI-GATAIRE ou PRETEUR sera rem-boursé, et comme préteur, c’est tout ce qui vous importe.Montreal quebec.ottawa BUREAU-CHEF: (m.Veraaillêi, MnnlrAal.fél: M.7fiR(i La livre sterling Conns du ehiitige sterling à New-York et A Montréal : Livre sterling ù New-York: Papier A 00 Jours Papier h demande Par ci)tile s-marin.432*4 449-Ii 436 * 453H 436*4 4541 1 Cours tin change new-yorkai*.4 4 1-16.Ivo franc 892 927.Marks, 38tt, 40 A I VOLUME XIII.—No 55 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 8 MARS im 7 ii' i VIE SPORTIVE LA SOIRÉE DU NATIONAL A , ETE COURONNÉE DE SUCCES Le programme comprenait douze rencontres de lutte et de boxe et les spectateurs ont été satisfaits — Georges Blain obtient la décision sur Menchine — Des décis ions erronées.TroLsiènH' période.T 13—St-Patrick—Dyé.*14—St-P a t ri c k—I ) en n e n y lo—St-Patrick—Noble.5.00 2.30 4.00 CHOSES MUNICIPALES Ce que sera le nouvel édifice La soirée de boxe et de lutte or-ganisèe i>ar les profeisseurs Bros-seau et Champagne, au National, hier soir a remporté un succès complet et les huiit cents personnes présentes à cette séance ont passé une agréable soirée.Le programme à l’affiche était intéressant et les boxeurs et lutteurs aux prises étaient des mieux balancés.Dans plusieurs combats les juges ont dû ordonner des rondes supplémcntaiiires avant de donner (leur décision mais il faut ajouter que les juges ont rendu des decisions erronées mais ils étaient île bonne foi et il ne faut pas trop les hlâmer.Les amis des boxeurs ont protesté contre ces décisions mais après explications les spectateurs se montrèrent bons sportsmen et 'acceptèrent le verdict des juges sans protester trop bruyamment.Les athlètes du National re pression qu’il aurait pu mettre son adversaire hors de combat.Dans les première et troisième ronde Men-chiine fut acculé aux câbles et Blain déclancha une série de crochets sans toute fois profiter des ouvertures qui lui furent offertes après Les dégagements.SOMMAIRE Lutte Désy, National, vs Formelle, du Ste-Brigide à 115 Mas.Le second a prit deux chutes, la première en 3.45 minutes et la deuxième en 2.00 minutes.Doucet, Ste-Bnigide vs William, Naitonail à 125 ibs.Le premier déclaré vainqueur par les juges.Bonnier, National, vs Valiquebtfi, National à 135 !bs.Le dernier a obtenu la décision.' Rémond, Ste-Brigide, vs Champagne, National.Exhibition à 135 Ihs L’INGENIEUR DE LA VILLE EMET ! QUELQUES IDEES AUX COMMISSAIRES SUR LA RECONSTRUCTION DU NOUVEL HOTEL MUNICIPAL.— DES BUREAUX SPACIEUX.Le protêt du Sainte-Anne est renvoyé i Le protêt du club Sainte-Anne adresse a’ la •'Canadian Amateur Hockey Association”, contre l’attitude de La succursale de la province de Québec, qui avait ordonné une série de deux parties pour détailler du championnat de la province, a été renvoyé devant le bureau local.Hier midi, k succursale de Québec a tenu une assemblée et il fut convenu cju’ôn s’én tiendrait à ce qui fut décidé en premier 'Lieu, c’et-à- dire que Sa;nte-Anne doit rencon- voir une structure en acier, posée trer Sons of Ireland dans deux par- sur ]t.s fondations dû vieil édifice tires ou bien Je chaime a pris une chute, (l'iffércntes associations ilocales, ;! .71 89 103— 26 .110 107 112— 32' 118 100 109— 327 .496 497^38—1531 Deeovs .lift 132 129— 377 .93 97 111— 301 .113 108 108— 329 • •• la?103 96— 356 - 101 125 11— 337 Keating.111 132 106- - 349 Costigan .109 103 101- - 313 Totaux .'.506 558 558- -1622 Walt .v.82 109 103- - 294 Di x ou .84 110 80— 274 Joines.122 118 114- - 354 Armtstrong .101 133 123— 357 Moir .115 103 99- -, 314 Totaux .504 573 519- -1596 R oval V Voit.114 117 116—; 347 Captants .94 102 103— 20S I.aylor .».106 110 123— -339 Moore.110 100 130— 346 Mahoney .116 101 106- - 323 Totaux' .¦.540 m 536 578- -1654 fera une réception aux visiteurs samedi matin, dans la «ille de ia Cour d’apjxel au palais de justice.On discutera la tenue de la prochaine réunion qui doit être tenue à Van-cOuvee et de l’opportunité de publier un journal périodique.Les câbles allemands Washington, 8 (S.P.A.) des Et Le ST-PATRICK BATTU PAR CANADIEN LE BLEU BLANC ROUGE ET LES IRLANDAIS ONT’ DONNE UNE PIETRE EXHIBITION DE HOC.KEY HIER SOIR A TORONTO.— LES HABITANTS VICTORIEUX PAR 8 A 7.Totaux .586 565 Pirales 555— -1680 Kcrr .113 100— 317 Coleman .86 139 100— 325 Clément 121 110 112— 243 Tobin .lin 122 84- - 316 Smith .116 87 100— 303 Totaux 537 571 496—160» Coollcan .104H00 Casino^ i G.Hognn Cooney .W.Hogan Forsythe Totaux 79 105 115-94 10 4 98-86 84 87— 291 299 296 88— 253 90 119 105— 314 -1458 .453 512 493 Steeles.Hixon .131 120 128 - 379 Curran .1(>6 108 94— 308 Gordon .120 95 106 321 Mann .108 130 148— 386 Kemp .116 135 105— 356 Toronto, 8.— I>es St-Patricks «t les Canadiens ont rempli leur dernier engagement dans la National Hockey League, hier soir à 1’Arena, et la partie fut l’une des plus pauvres, simon la pire exhibition «te hockey donnée ici cette année.Les Canadiens ont gagné par 8 â 7.Il est vrai que le Toronto n’avait pas besoin de cette partie car il s’était auparavant assuré la deuxième place, mais au-delà de deux mille personnes ont tout de même ssivté A la joute.Dans la première période les pcetntcurs ont été témoins de la ire exhibition de défense jamais ac à Toronto.Las Canadiens ont iircglstré huit points «t Roach, qui était pratiquement seul, n’a pu faire mneux.Les coups furent lancés de près et il lui fut impossible «le les prévenir.Les visiteurs ont tourné comme Jls l’ont voulu autour de Cameron et Stuart.De leur côté, les Irlandais ont montré peu d'entrain.Les Canadiens semblèrent perdre de leur entrain dam les (leux autres périodes et ils n’enregistrèrent nas d’autres points, tandis que les locaux eu comptèrent trois dans chacune.Ils eurent l’air un peu plus décidés que les locaux Tétaient dans l’engagement Initial.Alignement dos équipes: plan des Etats-Unis, concernant la répartition des câbles appartenant autrefois à l’Allemagne, serait de diviser ces câbles en cinq groupes égaux en prenant pour base leur valeur au point de vue commerekui.Comme une division absolument exacte n’est pas faisable, la puissance qui se trouverait à en avoir reçu moins recevrait des compensations en argent dets autres puissances.Ei commtialon internationale •attribuerait à Tltalie Je long câble qpil va de k Libéria au Brésil, en traversant le sud de l'océan atlantiques Les Trifluviens dans la Ligue Provinciale Trois-Rivières, 8.— Nos sportsmen locaux ont eu le plaisir de rencontrer à l’hôtel St-Louis, M.UlxiJd Rose, le président de k Ligue Provinciale do baseball, en vue de l’admission de notre club dans cette ligue.Le petit nombre de sportsmen à rassemblée de même que le refus .des autorités municipales de permettre ce» parties le dimanche, furent cause qu’on n’en vint à aucune décision.(>n n cependant décidé de tenir une autre réunion au1 Café Ohilds, jeudi soir prochain, à laquelle il est à espérer que tous nos gens d'affaires «t amateurs de sports ont n remis d'assister.La St-Maurice Paper a généreusement offert ses terrains aux joueurs mais on ne semble pas devoir accepter cette offre, préférant gat-der le club ici en ville.Les compagnies International Paper et North Shore Power avaient envoyé (les rcprésuniants à cette asscirriibiée.MM.Chs Ed.Pagè, H.Poulos, M.Fortin étaient aussi présents, et ils sont en tète de ce bon mouvement pour le progrès sportif de notre club.Canadiens Vézina S.Gleghorn Couture 0.Gleghorn Bouclier Bcrlinguette La I onde Corbeau Bouchard Arbitre Buts Défenses Défenses Centre Ailes Ailés Subs.Subs.Subs.St-Patricks Roach Cameron Stuart Dennenv Dye Noble Andrews Smylio Randall Totaux .581 588 581- -1750 1— 2 C.Y.M.C .A.3 • Horsfall , .95 85 81- - 259 4 Pcnuson.95 123 108 - 321 5— Kvie .116 115 105- - 336 6— Ntyles.116 98 120 - 331 7— !*crry.118 116 117 - 351 8r 9— Totaux .540 535~ "S 3D Il 606 Marlborough Bowman , .94 129 117- - 340 to- Mackenzie.107 97 119- - 323 il— HdvI .85 97 116- - 297 12- ¦: €.McKinley, Ottawa.SOMMAIRE Première période Indian— Boucher .-Candien—Couture.; •Canadien —O.Gleghorn -Ca n a dtien- - Borl ingue t te St.Patrick—Noble., .-Canadien—O.Gleghorn indien — S.Gleghorn Canadien— Bouclier .indien—S.Glughom Deuxième période -Sl-iPntrick St «Patrick Dye .-Cameron Dye.1.00 .30 1.30 5.00 2.00 .45 5.00 1.00 1.30 .45 .?5 1.30 Il ne peut donner son exhibition Plainfield, 8.— Jack Johnson, ancien champion du monde des poids lourds à la boxe, n’a pu donner son exhibition de Imxc à un théâtre de cette ville hier soir, oar k* chef de polioe a prétendu qruc ceci serait une infraction à la loi et le nègre dut «e contenter de dire quelques mots seulement.Dans ses remarques Johnson « déclaré qu’il s«rait heureux de ac battre avec Denrpsey.A Toronto M.DRUHY FERA FAIRE UNE ENQUETE SUR LA PROHIBITION.r Toronto, 8 (S.PX-.) mier ministre Drury, répondant hier après-midi, A une interpdilation de M.Thomas Crawford, député de Toronto, a déclaré avojr fait une enquête au cours de la dernière ses sion concernant k rumeur qui voulait que la prohibition fut violée qu'à l'occasion des réceptions of.fi cielles, les invités de la ville entreraient de plein pied dans les bureaux du maire et dans la salle du conseil.Cet étnge serait partàcu-’ièroment réservé aux allées et venues des autorités munLcipailes, du maire, des mcmlbres du comité des échevins.Aux étages supérieurs seraient rangés tous les départements qui n’aüraient point pris place au rez-de-chaussée et ils s’étageraient selon T accès qu’ils livrent d’ordinaire aux contribuables.Le dernier étage serait construit de façon à répandre une grande lumière sur les dessinateurs et les ingénieurs qui poursuivent des travaux minutieux.Les administrateurs envisageront toutes ces données, dès que la legislature les aura autorisés à contracter un emprunt de quelques millions pour les fins de reconstruction.Le bill de Montréal, avec ses amendements nouveaux présentés lundi soir, sera repris demain par nos législateurs.Protection de# forêt* L’Association forestière du Canada, qui depuis plusieurs année organise des campagnes d’éducation dans la province de Québec dans le but de rallier le public à la cause de la protection des forêts contre les incendies, demande au gouvernement de Québec de lut accorder, cette année un octroi de $5,000.Jusqu’ici, cette association n’u reçu que $500 par année.Presque tous les experts qui s’occupent de la protection des forêts, dans la province de Québec, s’accordent à penser que, bien que les gardes-forestiers, les canots, les tours d’observation et tous les autres appareils, ainsi que des équipes d’hommes bien entraînés, soient absolument nécessaires à toute organisation pour la protection des forêts, toutes ces mesures ne valent guère à moins que l’opinion ponu-laire ne soit gagnée à la muse.L’intérêt de tout citoyen de la province de Québec est Intimement lié à la conservation de la forêt, mais il est étrange de constater que les habitants persistent à détruire cette source de leur revenu quotidien.Il est facile, nu moyen de prona-gande, de leur faire comprendre qu’ils se causent du tort à eux-mêmes en gasotllant ainsi les ressour-ees forestières.On a prouvé que dans plusieurs pays et dans plusieurs parties du Canada, la destruction des forêts par le feu est due surtout à l'insouciance du public en général.L’année dernière, huit incendies sur dix ont été allumés par des personnes.Comment se fait-il que tandis que les mouvements en faveur des bons rhe-mins, des dédommagements aux ouvriers en ras d’nmidents.etc., sont si bien accueillis par le public, les gens sent si indifférents lorsqu’il s’agit de la conservation des forêts?Ils sont rares ceux qui se donnent la peine d'étudier sérieusement r problème pourtant si important.L’Association forestière du Canada est indépendante des gouvernements et des intérêts eommereimix.dans son organisation et son travail.Elle est très bien outillée pour mener des propagandes en faveur de la protection des forêts.Dans la province de Québec, elle n mis en oeuvre toutes ses ressources: elle s’est répandue dans presque toutes les parties de la province, c».au prix de milliers de dollars, elle y a donné des conférences, montré des vues cinématographiques, distribué des circulaires à profusion et emmené un wagon-exposition contenant des choses de In forêt et des échantillons des produits de l’industrie du bois.L’Association propose d’améliorer davantage In campagne d’éducation qu’elle s’est taillée pour In province de Québec, cette année.I.e•gouvernement, en necordant une subvention qui en vaudrait la peine à une Association qui foi* h‘nl de bien, ne AUX AVISES LE PROCES DE WALTER BAD-G LE Y -RAPPORT DtS GRANDS JURES.On a commencé, hier, matin, aux Assise*, k* procès de Walter Bad-gicy, accusé d’avoir, le 31 octobre dernier, frappé un nommé Léo Hennock,'avec une lame de rasoir avec l’intention de le tuer.Le juge Cousineau présidait et I Mc D.-A.Lafortune agissait comme | substitut du procureur-général.Au début de la séance, Me Aibun Germain, qui occupe pour lu defense a informe le tribunal qu’il s’était adjoint Me R.-L.Cahier.Il a aussi a-jouté qu’un témoin important de la défense, May Ogilsby, avait été incapable de se rendre devant le tribunal pur suite de menace qui lui auraient été faites.Ses paroles sont confirmées par des lettres qù’il a actuellement en main.Les jurés suivants ont ensuite été assermentés, Robert Elliott.Arthur Harvey Sam Albert, Jas.-A.Sadler, E.-A.Jackson, Henry Watt, J.-A.Odds, E.I,amoureux, W.-G.McConnell, A.-M.Allan, F.-N.Carvrey et George Smith.Le premier témoin entendu a été le policier Max Herscovitch.Il produit la lame de rasoir et des vêtements maculés de sang appartenant Léo Hemlock est ensuite interrogé et rapporte les circonstances de l’agression.Deux autres témoins ont aussi été entendus, mais n’ont rien rapporté de nouveau, La cause est ensuite a-journée à 2 h.30.hier après-midi.A la séance d’hier après-midi, l’un de; principaux témoins a été May Ogilsby.Elle a rapporté que lundi soir elle avait rencontré Hemlock et que ce dernier Iqi avait fait des menaces si elle se rendait devant le tribunal.Elle a aussi montré aux jurés certaines marques de violence que lui aurait infligées Hemlock.En terminant elle a affirmé que ce dernier avait dit en sa présence cju’il tuerait Badglcy.L’accusé lui-même est ensuite entendu.Il est sujet américain et ne demeure à Montréal que depuis neuf mois.Il s’est défendu parce qu’il a-vai été assailli par Hemlock et l'une de ses amies et ce n’est que lorsqu'il s’est cru en danger qu’il a frappé.Il explique ensuite la nature de ses difficultés avec le plaignant.A une question de Me Lnfortuno il répond qu’i! a déià subi une condamnation de cinq ans de prison, aux Etats-Unis, pour avoir été trouvé coupable de vol.Au Canada il a passé quatre mois en prison, en attendant le procès pour l’offense dont on l'accuse.Après les plaidoiries des avocats, le président du tribunal a fait son adresse aux jurés, Tl a admis que la Couronne n’avait pas réussi à prouver la tentative de meurtre et a insisté sur-^i fait que l’accusé n-vait déjà passsé quatre mois en prison nour l’offense qu’on lui reprochait.Les jurés ont ensuite délibéré une dizfdnc de minutes et ont rendu un verdict d’aconittement.Badgley a été remis en liberté.V1EST DE PARAITRE Contre le flot Pièce en trois actes, par Mlle Magnli Michelet, primée au Concours 1922 de l’Action française— Couverture par Mlle Claire Fau-teux — Prix: 50 sous.Edition de luxe sur papier teinté: $1.00 — Bibliothèque de l’Action française, Montréal.Le concours demandait une pièce sur 1‘Anglomanie.L’auteur s’est attachée à nous montrer les ravages de celte munie, non pas tant dans le langage que dans les Ames, c’est ce qui donne à son oeuvre un sens profond.Nous y trouvons une femme du monde cunadiennc-française, à qu l’argent de son mari a monté à la tète anglifiéc sur le tard et franchement ridicule.Nous rencontrons, vers la fin, un politicien sans scrupule, qui croit se faire respecter des Anglais, parce qu'il a de l’argent, mais qui les huit cor diulernent : type réjouissant et qui ne parait pas chimérique.Mai surtout nous avons sous les yeux, tout le long de la pièce, Corinne Cantin, devenue Mme Erik Davidson, et c’est elle l’anglomane lu plus atteinte.Elevée dans un couvent de notre province et presque fiancée à un jeune médecin, elle va, pendant une absence de ce dernier à Paris, terminer son éducation dans un< maison des Etats-Unis.De retour au pays, eKc s’attache à un Jeune anglo-protestant et Tépouse, malgré les protestations paternelles.Le jeune médecin, revenu d’Europe, se désole, quitte la ville et va s'établir dans une ville de l’ouest, • ù il poursuit ses recherches scientifiques.Les années passent et Corinne perd son mari à la guerre.Veuve, ayant affaibli en elle le sens national, atteinte aussi dans ses convictions religieuses, elle rencontre son ancien ami et veut le reconquérir.A son insu, celui-ci l'aime encore.Mais Corinne a pris des goûts de luxe que le médecin ne peut pas satisfaire, à moins qu’une subvention du gouvernement ne vienne tout arranger.La subvention sera accordée si le jeune homme se tait et laisse passer sans protester un "acte" spoliateur de nos droits.Le mariage est à ce prix.André Lamarche refuse, malgré son amour et maintient très haut l’honneur de son caractère.C’est la pièce.Deux autres femmes y paraissent: Mme Lamarche, mère nu docteur, bonne, modérée, clairvoyante; Marie-Blanche Carneau, dactylo et institutrice, héroïne modeste qui épousera plus *nrd le docteur.Enfin ce serait ma! d’oublier M.Cantin, le père de Corinne caractère épisodique, mais Juste et très bien dessiné.L’auteur s’est souvenue du conseil: ne rendre ses personnages ni trop parfaits ni trop perfides, afin qu’ils restent humains.Elle ne s’est nulle part écartée de la vraisemblance, et je ne sache pas qu’elle se soit servie de ficelles.Avec cq- la, elle n construit une pièce d’une belle tenue monde et qui.croyons.; nous à la lecture comme a la scène» saura instruire et émouvoir."Contre le f!oaa- pi,’à 20 mets.1 sou par mot aapplemenlalra.TROUVE t — Jniau’H ID mota.2D «««a.I sau par mat auppUmantalra.PERDU ( — Jusqu'k 2# mata.2D aaaa.I «an par mat sopplAmantalr#.MAISONS.MAGASINS ETC.A LOUER I — Jo«qfV4 2* mot* 25 aaaa, 4 aor.par mat *nppl».iJtit*lra. VKNORV5 — |v»qo'i 2D mata, 20 »oa*.t «nu par mot supplémentait».CARTE» PROFESSIONNELLE», tarif aitr Ormnnda.„ AVIS LEGAUX - — 1* •an«Jii Uirna »*at».NAISSANCES.DECK».MESSE» « — 5» *„• nar inaerttan.pWMVKCtFMVNTS t — (D ««O».____„„„„ CARVW MONO * fN VOTES PERSON-WW T VS.ETC.« — trop par *«»errtt»n—__ Jeune fille demandée Jeune fille de bonne famille de 11 à 16 ans demandée pour famille de trois personnes pour aider au ménage.Pourra coucher chez elle, pas de travail avant 8 heures 30 et après 5 heures le so:r, le samedi ^après-midi et le dimanche.Ecrire à casier 1.“Le Devoir”.Montréal.AUTOMOBILES ( IIArFPPURS MECANICIENS demandfa Suive» 1rs eoura.Jour ou «olr.Licence cnntte.position axsnrAe.Cour» prlvfs pou» ,es, Uni r«tnMuni.t.îfl* Dcirmntignv Est.'^nn»v — t-,».- r.l l?*! 4144 8£IUUl HIERS E.TELL1FR «rrrurler armurier.2*1» Dorchaater Est.angle Snlnt-Denl*.Montr*«l.Kxp»rt en rfpn-mil en» de gramophone», aerrure*, clef», ar-nra D feu.Prompt travail, satisfaction garantit.COLLEGE DK BARBIERS Vouler-vou* occuper un* exrellenU noa'-Uon.avec le plu.» haut wilalre poye ’ Quel-Tttfvi urmnl'w 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choix.— Chienne Colîle Idart-r'-.e lie choix.*23 00.avec enregistrement.— P'gcona, pintade*.Flcrlvrr vo* besoins.— I n I erme Avicole Yatnaikn, St-HyaciutJ.e, i ( ffbee____________________ brnvlnce de OuAbec, District de Montréal.No 2238.Dame SADIE MILRERG.de» clt* et dl»-'r cl de Monterai, fpoiise commune en bien» Max (luretskÿ alla» Max Meldeu, mar-itand.des ruéniei lieux, dûment «al,ortsfla Justice, demandrrr*»e, contre MAX GU-iKTSKY allas MAXMELDRN, marchand, s inémes lieux, defendeur.Une acllon en sApMration de bien» a Ht ustl*"*« eu cette cause, le 1 novembre 1921.M, CARRER, Procureur de la «lenianderaasa.Cour Supérieure É 3 MONTREAL, MERCREDI JLK DKVOIR 8 MARS 1922 iRLANL>E UNE SOMBRE SITUATION LES NOUVELLES LES PLUS GHA-VES ARRIVENT DE LIME-RICK — LE BILAN DE LA JOURNEE D’HIER A BELFAST EiAià-UNIS Dublin, 8.— (S.P.A.) — La si tuation à Limerick continue à donner lieu à une grave anxiété.Un message reçu de Tipperary mande que deux ambulances automobiles ont passé dans la ville, hier.On disait qu’elles se rendaient à Limerick où de graves incidents ont eu lieu.Rien d’anormal n’existait toutefois au moment où le télégramme fut envoyé.D’autres dépêches reçues ici, hier, mandaient que le capitaine O’Shaughnessy, officier de liaison de Limerick, arrêté, lundi soir, par des hommes armés faisant partie de la Mid-Limerick Brigade de l’#rmée républicaine, avait été transporté À Clonmel.QUATRE VICTIMES Belfast, 8.— (S.P.A.) Quatre morts ont été enrégistrées, hier, par suite des désordres qfti se continuent depuis la semaine dernière, Deux garçons ont été tués lorsque les militaires ont fait feu sur une foule, rue Hanovre, un homme a été tué sur la colline Perry et un autre dans la rue Stephen.Un certain nombre de personnes ont é
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