Le devoir, 10 août 1921, mercredi 10 août 1921
& VOLUME XII.— No ISC.» ' ' '- t’ ' — .¦> V .MONTREAL, MERCREDI 10 AOUT 1921 Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.fe.00 ETATS*UNIS'ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.»* $10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONES Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 8181 AAniniatnttoa, Mai» 61§® Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! A quoi ils emploient leurs vacances Vous êtes-vous jamais demandé à quoi les religieux ensei-gnantst emploient leurs vacances et ce qu’ils peuvent bien faire pendant que leurs élèves se reposent?Nous avons eu la curiosité de le rechercher pour une congrégation—celle sur laquelle nous pouvions le plus facilement nous renseigner.Les indications que nous avons recueillies ne manquent pas, ce nous semble, d’intérêt.Elles correspondent, aü reste, avec quelques variantes peut-être, à ce qui .se fait dans les autres congrégations ; et ceci permet de généraliser les conclusions qui en découlent.Les Clercs de Saint-Viateur, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne prétendent point tenir une place à part dans les milieux congréganistes ni mériter d’éloges spéciaux.Donc, à la fin de juin, les écoliers prennent la clé des champs.ou de la rue.Des le 5 juillet, tous les maîtres, sauf les quelques unités retenues par la garde des maisons, étaient rendus à Joliette.Du 5 au 17, pendant dix jours pleins, ce fut une série méthodiquement organisée de conférences pédagogiques et de leçons pratiques, destinées les unes et les autres à perfectionner les professeurs.On s’y est particulièrement occupé, cette année, de l’enseignement du dessin et de la physique dirigeaient les travaux de leurs confrères.) Ces leçons terminées, ce fut la grande retraite collective : oeuvre proprement spirituelle, mais qui, çrt haussant la valeur morale des maîtres, t n stimulant leur zèle, en affinant chez eux le sentiment du devoir professionnel, ne saurait manquer d’augmenter leur efficacité professionnelle.La retraite s’est terminée, le 24 juillet : dès le lendemain, quatre groupes de professeurs, constitués suivant l’expérience et les aptitudes de chacun, se dirigeaient vers différentes maisons de l’Institut pour y suivre de nouveaux cours.Ceux-ci commençaient le 26, ils se termineront mardi de la semaine prochaine, le 15 août; — c’est-à-dire que, pendant trois semaines encore, les maîtres travailleront, sous la direction de leurs aînés, à augmenter leur avoir intellectuel et à perfectionner leur formation pédagogique.Le 15 ou le 16 enfin, une couple de semaines avant la rentrée des classés, ils rejoindront les postes qui leur sont attribués et pourront se reposer.en préparant leurs classes.Et voilà à quoi ils emploient leurs vacances! Ajoutons qu’avant d’entrer dans l’enseignement, les maîtres ont subi une formation particulière, et qu’au cours de l’année scolaire, ils sont suivis, aidés, conseillés par un visiteur spécial.On se plaint souvent que les inspecteurs gouvernementaux sont contraints de.faire, dans les écoles officielles, des visites trop rapides et trop peu nombreuses.Le visiteur congréganiste n’est point ainsi talonné.Il passera huit, dix jours, plus s’il le faut, dans la même maison, examinant les choses par le détail, opérant les modifications, les rectifications nécessaires, prenant le temps de constater que l’on a bien compris et bien exécuté ses instructions.Et, naturellement, dans cette vie Se communauté, qui tient en contact constant des maîtres formés suivant les mêmes méthodes, les jeunes ont toujours l’avantage de tirer de l’expérience de leurs aînés un profit considérable.Tous peuvent aussi quotidiennement comparer leurs expériences, en déduire et en appliquer les leçons.* * * Nous n’avons rappelé ces choses que pour marqu-er une fois de plus quelles magmfiqués ressources possède, dans ses congré-lions enseignantes d’hommes et de femmes, notre population catholique.A côté des laïques qu’il.faut, certes, se garder de méconnaître et dont il importe d’améliorer constamment le sort — elles constituent une richesse de premier ordre.Elles forment un groupe de professionnels, voués à l’enseignement, ne vivant que pour cela, débarrassés de tout autre souci, dont nous ne pourrions trouver l’équivalent dans le monde laïque.Chez les nstitutrices, le mariage vient constamment décimer les rangs, et .amibien de temps, en dépit de toutes nos exhortations, se passe-•a-t-il avant que les conditions économiques permettent la cons-itution d’un personnel masculin très considerable — et stable ?Nous devons aux congréganistes le tribut d’un respect et l’une gratitude que personne ne songerait à leur contester.Nous leur devons autre chose aussi, et il peut être utile de le rappeler.De même qu’il faut obtenir pour les professionnels laïques m traitement qui leur permette de se donner tout entiers à l'enseignement et d’assurer leur avenir, de même nous devons fournir aux congréganistes une rémunération qui, non seulement garantisse la subsistance actuelle des professeurs, mais permette a la congrégation de former ses sujets et de protéger leur vieillesse.Car les communautés maintiennent, en réalité, leurs écoles normales, leurs maisons de retraite, leur personnel d’inspection et, si le traitement des professeurs n’y est point en partie absorbé par des dépenses de famille, il doit pourvoir, en même temps qu’à l’entretien personnel des maîtres, à tous ces frais collectifs.Ce sont des faits qu’il convient de ne point perdre de vue.Orner HEROUX.v rrr-rrr:.:^ bien vue des employés, bien qu elle soit contraire aux principes de l'Internationale, d’un fonds de pension.Pourquoi ne réitère-t-elle point son offre?Ce serait peut-être le moyen de calmer les aigreurs actuelles et de s’assurer des fidélités futures.Les employés de tramway gagnent depuis peu de temps, ïin salaire jugé généralement plus que raisonnable.Ils ont été traités durement par la compagnie jusqu’à ce que eelle-ci, grâce à un contrat habile, ait passé ses charges au public et ait assumé la fonction confortable de rentière.La plupart n’ont pas 'd’économies substantielles.Un bon nombre sont depuis de longues années au service du public; certains depuis vingt-cinq ans et plus.Au moment où ils songeaient à faire des réserves pour leurs vieux jours, ils sont acculés à une offre aejaliminution.Leur situation est pénible et on comprend les récriminations qu’ils exhalent.Il est reconnu, en effet, que leur besogne use vite.Au bout de vingt-cinq ou trente années 'de service, ils ne peuvent plus s’employer à grarid’chôse.La tension d’esprit, les longues stations debout, par tous les temps, ont épuisé leurs muscles et leurs nerfs.Ils ne trouveront plus d’emploi rémunérateur.I.’offre 'de l’année dernière était raisonnable; elle aurait sans doute été agréée par un plus grand nombre d’employés si les partisans de l’union internationale n’avaient point opposé l’obstacle insurmontable de leur constitution.Mais depuis lors, les temps ont marché et l’Internationale ne possède plus la même emprise sur les ouvriers, dont le plus grand nombre se rend compte de l’absurdité d’une 'direction étrangère.Naturellement, le fonds de pension constitue une sorte de lien que la compagnie peut serrer à sa guise pour tenir les employés prisonniers.C’est cette possibilité qui fournit le meilleur de leurs arguments aux adversaires de ce système.Mais il n’est point de mal qui n’ait son remède; celui-là ne se soustrait point à la règle générale.Pour défendre les employés contre une exploitation dont la tentation serait trop forte peut-être pour la compagnie ou pour la commission (puisque c’est plutôt celle-ci qui administre que celle-là), les exploités peuvent exiger la constitution d’un tribunal d’arbitrage à sanction finale et obligatoire et les intéressés, la compagnie et la commission, y souscrire.Bloc-notes Billet du soir Nom de baptême Le tribunal a reconnu à la Presse le (jouvernement de facto.On prévoit de nouvelles hostilités de la part des exclus et les gens maîtres de la place ont pris cette fois leurs précautions.Bien n'est difficile cependant comme d’avoir des limiers qui joignent à la force des muscles l’intelligence des situations compliquées, comme le prouve un extrait de la déposition de l’un des principaux intéressés, M.Arthur Berthiau-me.Lors des premières hostilités, il était tranquillement chez lui, ne se doutant de rien, lorsqu’il fut appelé au téléphone.: “Af.Berthiaume, disait la voix, des tgpographes se présentent et veulent être introduits dans l'atelier de composition.” (C’é-tait le vendredi soir et le vendredi soir dans la plupart des ateliers on prépare le journal du lendemain, gui parait très tôt.) "Laissez-les rentrer”, dit te président de la Presse sans s’émouvoir.Plus fard, nouvel appel téléphonique.La voix prévient cette fois M.Arthur que ce sont des détectives qui arrivent.Meme ré!>9>se: “Lnis-sez-les rentrer.” Et Ils rentrèrent.Le premier peloton sc réjouissait, croyant a l'arrivée de renforts.Mais il fut tôt désillusionné et réduit ô se barricader dans quelques pièces où les aliments leur arrivaient par les moyens inusités d’un poteau de télégraphe, et où ils fuient privés d’eau cl de toute communication avec l’extérieur.Simple affaire de prénoms encore que cclfe-la.Allez donc, quand vous êtes simple détective, vous reconnaître enfr^ tons res frères ennemis, Arthur, Edouard et Eugène! Ayant besoin de transmettre une communication urgente, le limier avait fouillé l’annuaire du téléphone et pris le seul Berthiaume gui s’u trouvait.Les noms d’Edouard et d’Eugène n’y figurent pas.Ça leur apprendra à avoir des téléphones privés! Quant à l’autre groupe, gui venait de constituer le nouveau bureau de direction, il vit dans cc hasard une intervention providentielle, quelque chose comme le moycnnâgeux jugement de Dieu anticipant celui du tribunal.C’est ainsi que par une trahison inconsciente des limiers d’autrui ils pureirt pénétrer dans la place où ils se maintiennent encore.NEMO.Un fonds de pension Une offre de la Commission des tramways que celle-ci devrait réitérer.La situation des employés de tramway est compliquée.Lé tribunal d’arbitrage, à supposer même que la compagnie sc soumit à sa décision.ne poura effectuer qu’un rè.glement temporaire.L'année prochaine tout sera remis en question.Quand la commission préparera son budget nous verrons de nouveau poindre à l'horizon la menace de grève, ce (jui signifie l’interruption probable d’un service non seulement important mais essentiel à la viç normale de la collectivité.Nous sollicitions, ces jours derniers, l’intervention de la Commission.Celle-ci s’abstient et se retranche derrière la compagnie.Il y a douze mois, elle se mettait de Pavant et suggérait la création, très otuuirtuue, et qui sûrement serait La compagnie n’a point intérêt à indisposer ses employés.En travaillant contre eux, grâce à son contrat, elle parait travailler pour le public.Elle met en conflit l’in térèt général et l’intérêt de ses employés et prive ceux-ci du soutien moral qu’ils pourraient attendre dans d’autres conditions.Les gens sont de plus en plus nombreux, en effet, qui finissent par comprendre que chaque baisse ou chaque haus se de salaire des employés retentit directement dans la bourse du public sans affecter en quoi que ce soit les coffres de la compagnie.Au contraire les revenus de celle-ci, toujours assurés, vont montant à mesure que sa capitalisation augmente et le moment n’est pas éloigné, où nous paierons un intérêt de six pour cent sur cinquante millions.« Le public et les employés finiront par s’entendre par-dessus la tète de la compagnie et par obtenir le redressement de leurs communs torts du parlement de Que bec.Il es! peut-être discutable à plus d'un point de vue de nommer un politicien à un tribunal d’arbitrage; mais si, comme le disent les journaux, M.Sauvé accepte les fonctions périlleuses qu’on lui offre, cela aura au moins un bon effet; ce sera de mettre le chef de l’opposition, pris par bien d’autres choses emporté sur le flot rapide de la législation nouvelle île chaque session, à étudier le contrat, a le pénétrer, à s’en saisir et à s’édifier de son mécanisme.Peut-être, le gouvernement rcce vra-t-il des échos du travail qu’il devra s’imposer.Peut-être, le chef de l’opposition communiquern-t-il à ses collègues ses impressions.En tous les cas, tôt ou tard, le moment viendra ou la législature sera priée de soulager les contribuables du fardeau dont elle les a chargés et de faire la révision dans le sens de la baisse de l’évaluation de l’avoir ma tériel de la compagnie.Pour le moment, celle-ci se presse de mettre ordre à ses affaires et bouscule, avec l’approbation de la commission, ses employés.Elle doit un million et demi à la ville de Montréal.Tant que la commission, présidée par M.Ernest Décary et née, comme la commission du tramway, du cabinet provincial, a dirigé les affaires municipales, il n été possible de surseoir au paiement, bien que M.Décary se soit par instant fait tirer les oreilles et ait fait mine de rouler de gros yeux.Mais avec la nouvelle administration chargée de tirer de l’ornière une ville profondément endettée, la situation de la compagnie sera modifiée.On exigera qu’elle pale et il faudra bien qu’elle se détermine à verser au moins un acompte.La commission cl la compagnie ont dû ajourner pour complaire l’opinion publique, peu éclairée sur le paiement de leurs dettes.Il arrive, ce qui était fatal, qu’il lui faut les paver au moment où eo htl-ci serait le plus en droit d’nl tendre une réduction du tarif.Mats il ne l’aura pas.La coupure du salaire des employés sera à peine suf-fisanle pour payer un tiers de la somme dont la ville est créancière.Louis DUPiRE.Pas comme ici On annonce de Washington, ee matin, que le gouvernement américain va réduire de 600 millions de dollars le montant des impôts exigés du contribuable et que, par ailleurs il amputera de 520 millions le budget des dépenses annuelles de l’Etat.Ce sera un soulagement pour nos voisins.Au train où vont les choses, au Canada, il passera beaucoup d’eau sous le pont de Québec avant que nos gouvernants prennent une initiative qui approche d’un tant soit peu celle de Washington, Ce qui prouve bien, par exemple, où en est rendu M.Drayton, notre grand argentier, c’est que le gouvernement canadien vient de négocier à New-York un emprunt de plusieurs millions, pour lequel il a payé sept et un huitième pour cent d’intérêt.M.Gompers et la loi Scott A en croire la Gazette de ce matin, M.Taschereau, notre premier ministre québécois, se fait une arme contre la loi Scott, — encore en vigueur à Québec, et sur le main-tieti de laquelle les Québécois sc prononceront le 12 septembre, — d'une déclaration de M.Sam.Gompers.Celui-ci aurait dit ces ours-ci, à Québec, où il a assiste ï la conférence des typographes internationaux, que s’il avait droit de vote sur la question, il voterait à coup sûr pour le rappel de la loi Scott.Personne ne niera à M.Gompers le droit de se prononcer comme il l’entend au sujet de la loi Scott et de dire qu’elle est détestable.C’est son affaire.Mais de là à se faire un argument contre la loi Scott de ce qu’en pense M.Gompers, il y a quelque marge.L’avis de M.Gompers n’a pas plus de poids que celui de n’importe quel contribuable québécois; il en a même moins, parce que le premier ne connaît pas le fonctionnement exact de la loi Scott, tandis que le second est censé la connaître, sait ce qui se passe autour de lui et peut appuyer son opinion de son vote.Il peut y avoir d’excellents arguments contré le maintien de cette loi; mais ce qu’en pense M.Gompers importe peu.Culbute Depuis une couple d’années, surtout aepuis l’an dernier, il est surgi partout de nouvelles sociétés qui se sont lancées dans la fabrication de la pâte de bois.Elles ont émis des prospectus alléchants, engagé des milliers de gens à placer leur argent sur ces valeurs, elles ont laissé entrevoir la perspective de profits considérables à quiconque voulait y placer scs capitaux.La spéculation intense qui s’est faite en bourse sur les valeurs de maisons sérieuses et grandes fabrican-tes a aidé à ce gonflement, de même que les prix de plus en plus élevés qu’atteignait sur les marchés mondiaux le papier à journal.Des chevaliers de grantle industrie ont profité du mouvement pour opérer, il y a eu des émissions considérables de capital-actions mouillé, les valeurs ont touché des prix fabuleux, à la cote de la bourse.Et puis il y a eu la dégringolade ; les valeurs ont fléchi, des parts qui se sont vendues $200, $205 et jusqu’à $400.se coloortent aujourd’hui, pour $2 ou $3 et ne trouvent plus preneur, même à cc prix, des fortunes entières ont disparu dans cette baisse.Ce matin, la chronique financière enregistre la liquidation d’une de ces maisons-cham-nignons.la Mattagami Pntp and Paper Company.Ses créanciers sont nombreux et essaieront de tirer le meilleur parti possible de cette liquidation.A Montréal même, ces jours-ci, on parle couramment de difficultés financières insurmontables avec lesquelles une importante société de fabrication de pâte de bois se trouverait aux prises.De toute évidence, le krach atteindra une partie de celte industrie.Seules les maisons oui ont eu la sagesse de ne pas enfler leur capital outre mesure, de surveiller leur fabrication et de pra'iqncr l’économie nu temps de la prospérité traverseront ta crise avantageusement, pour rester ensuite maîtresses du marché.La leçon d'aujourd'hui, profitera-t-elle aux spéculateurs et aux gens qui s’imaginent que In prospérité factice peut durer indéfiniment ?Nous sommes riches Tous les frais que fera le gouvernement fédéral pour recevoir notre nouveau gouverneur général, re soir et demain, à Québec, dépasseront $30,000, à ce qu'on dit.On se demande pourquoi pareille dépense, à un moment où, dans le ministère des postes et ailleurs, le gouvernement.sous prétexte d’épargner, congédie des fonctionnaires, à la veille d’un hiver qui sera dur aux chômeurs.Pourquoi ne pas afferter rette somme, ou du moins $25,000 des $30.00(1 qu'on dépensera à Québec aujourd’hui et demain, nu soulagement des quelques centaines d’employés civils mis sur le pavé ces semaines-ci ?Notre nouveau gouverneur général ne s’en serait pas offusqué; et nous n’aurions pas, dans notre pénurie d'argent public, donné le spectacle d’une prorlignlité pour le moins déplaeée, Il est vrai qu’au fond le gouvernement se dit que tout argent dépensé pour faire ne la propagande impérialiste est bien dépensé.Est-ce l’avis de la masse des contribuables?0.P.Chronique d'Ottawc En marge d’une enquête fédérale Le commerce des céréales et le parti unioniste.— Le nouveau tarif douanier américain.— Nos exportations baissent.— Financiers et pro -grossistes.Ottawa, 9.— Dès- le début fie la dernière session, des rumeurs ont circulé daiy» les couloirs fie la Chambre des Communes; on disait que le gouvernement préparait une grosse machine contre le parti progressiste afin de lui faire perdre l’estime ot la confiance de ses partisans, les fermiers.On pouvait croire déjà uuc les associations perdraient leurs membres, et qu'à la faveur d'un grand mouvement d# mécontentement, le parti unioniste regagnerait les provinces de l’Ouest.Dès le discours du trône, la manoeuvre se dessinait déjà.M.lien dors, représèntant d’un comté rural, mais qui n’a pas suivi scs amis dans leur exode vers la gauche, M.Stevens, fie Vancouver, et après eux, plusieurs députés unionistes des provinces des prairies, s'élevèrent contre de prétendues exactions fies compagnies d’entrepôts et fie transport de blé, et terminèrent en réclamant à grands cris une enquête.Le cabinet.comme pour répondre à ces plaintes et manifester de la sollicitude pour les citoyens canadiens, nommait, peu après, upe commission chargée de faire la lumière sur ces accusations.Celle-ci, aussitôt la session terminée, s’acheminait vers les villes principales de l’Ouest où se fait un grand commerce de grain.Sa carrière ne fui pas longue cependant.Les Grain Growers demandèrent aussitôt un bref d’injonction qui fut plaidé devant le juge Curran.Quelques membres du Winnipeg Grain Exchange, approuvaient et soutenaient, en même temps, les associations fermières.Le jugement du juge Curran fut péremptoire et clair.La commission était illégale parce qu’elle avait été formée par te gouvernement fédéral qui n’a par, le droit, d’après l’Acte de l’Ameri-que brtiannique du Nord, de légiférer sur la propriété et les droits civils des provinces.Il avait usurpé des pouvoirs.Les avocats de la commission se prévalaient d’un autre article du même acte qui donne au cabinet le pouvoir de s’occuper de tout ce qui concerne “le bon gouvernement dn Canada” ou de l* “réglementation du commerce”.Le juge a rejeté cette argumentatibn, disant que la portée précise de ces mots n’était pas déterminée, mais qu’ils ne pouvaient certainement donner à Ottawa le pouvoir de légiférer sur des contrats particuliers.Le commerce du grain, comme tous les autres commerces, est une entreprise privée conduite par des individus ou des sociétés qui cherchent un gain, et où des commissions fédérales n'ont pas pouvoir de s’immiscer.Cette décision est fondée sur celle du juge Duff, membre fie la Cour suprême du Canada, qui a établi les principes exposés plus haut, lorsqu'il a rendu son jugement dans le cas du Bureau du Commerce.Que la cause soit maintenant portée en appel, ce qui est peu probable, ou quelle ne le soit pas, le cabinet actuel a les mains liées pour plusieurs mois.Dans l’intervalle, les élections générales doivent arriver, et' les Grain Growers pourront se protéger eux-mêmes contre toute intervention législative.* * » 4 L’effet que le gouvernement avait escompté loin de s etre produit, est tout contraire à celui qu’on attendait.Los unionistes ont irrité et aigri les fermiers et les ont ainsi aines à remporter la victoire de Medicine Hat.Ils se sont aliéné des sympathies dans le monde des affaires.Le Financial Post porte ce jugement sur les organisations incriminées: “Des observateurs capables et impartiaux, qui ont fait une enquête dans ce commerce, sont toujours arrivés à la conclusion qu’il offre les méthodes les plus économiques, les plus convenables.et les rlus sûres de transporter les récoltes du monde du producteur nu consommateur, bien uu’il ne soit pas parfait encore dans tous ses détails.” L action du gouvernement étnit aussi inspirer par des motifs si mesquins d avantage politique, que le monde des affaires du pavs s’est senti inquiet de se trouver à la merci d’un en-price fies gouvernants.Si les associations fermières fie l’Ouest n’avaient pas formé un organisme politique très puissant, on ne les aurait pas plus inquiétées qu on inquiète, par exemple, la Canada Cernent la Dominion Bubber Company, ou tonte autre maison industrielle ou commerciale qui fait, chaque jour, des affaires dans no-'tre pavs.D’ailleurs, c’est aux provinces et non au Dominion fie surveiller leurs-opérations et fie punir les maladministrations.Dims son effort pour sortir de son enlisement, le gouvernement a fait un mouvement, mais cela n a servi qu’à le faire enfoncer un peu plus avant.H semble que c’est le ''sort qui attend tous les cabinets faibles, dont les plus habiles desseins se tournent contre ceux qui les ont conçus.# * # '•flans les cercles politiques de la ranltnlc, les hypothèses se multiplient sur les conséquences que le tarif américain pourra avoir flans noire nays.Il reste enrore beaucoup d'incertitude sur la nature finale du bM soumis nu Congrès, sur les amendements qui peuvent être présentés, les droits qui peuvent être rejetés, ainsi nue sur la date où la nouvelle législation entrera en vigueur.C’est pourquoi l’on reste dans l’expectative en aUcndunt que le télégraphe apporte fies nouvelles plus certaines, et le texte d’une loi définitive.D’ailleurs le cabinet lui-même est obligé fie garder le secret jusqu'à la dernière minute, et il sera toujours impossible de savoir l’attitude du gouvernement canadien avant la présentation du budget à la Chambre des Communes.On s’accorde à croire cependant que la politique américaine pourrait servir le gouvernejnent actuel en lui mettant entre les mains une bonne carte pour les élections.Si les Américains élèvent de trop hautes frontières contre les produits canadiens, les unionistes peuvent.présenter un tarif de défense et def représailles qui occasionnera des appels très vibrants à l'électorat.On se rejetterait du côté des tarifs préférentiels avec l’Angleterre et les autres Dominions autonomes, augmentant encore la force fies liens impériaux.En attendant, les divers bureaux du gouvernement, intéressés en la matière subveiMent la situation afin de mesurer, aussitôt que possible, les retentissements clans notre pays de cette loi tarifaire américaine.— * * * On peut prévoir déjà dans quelle mesure nos exportations vers les Etats-Unis diminueront, si le tarif actuellement sous considération est mis en vigueur; il suffit pour cela d’étudier un tableau publié dans le .Bulletin du Commerce, montrant le fléchissement de nos exportations pour le mois de juin, fléchissement qui a suivi l’opération d’une première loi douanière mise en vi- gueur le 28 mai dernier.Le comparaison porte jur le mois de juin de l’année 1920 et le mois de juin de l’année 1921.Nos envois de sucre, qui atteignirent l’an passé 14,0351784 livres, valant $1,675,215, ne sont plus, celle année, que de 1» quantité insignifiante de 80 livres valant $8.Le beurre, dont nous avions envoyé 716,973 d’une valeur de $381,122, ne compte plus que pour $4,759, pour 14,767 livres.Les pommes de terre passent de 199,444 boisseaux à 26,709, le lait et ses dérivés de 2,008,056 livres à 331,596, le boeuf, le mouton, le veau et le porc frais ou congelé de 3,338,500 à 1,411,800 livres.La diminution, comme on le voit, est sensible et générale.Les droits imposés ont «té assez élevés pour empêcher en très grande partie les exportations.Il n’y a que quatre articles, dont le blé, à enregistrer une augmentation malgré la nouvelle loi, pour on ne sait au juste quelle cause, Quant aux autres produits, dont le tabac, le fromage, ies mélasses, les laines» la réduction est sensible.La politique provinciale et la por, Etique fédérale 'influent mutuellement l’une sur l’autre, on suit de près dans la capitale l’avènement au pouvoir du parti fermier dans l’Alberta.Le nouveau gouvernement, a ce que l’on croit, inaugurera une politique de développement agraire intense.Mais ies milieux financiers ne peuvent s’empêcher de res-seujir une certaine inquiétude, vu la résolution passée par les progressistes, à Edmonton, à leur dernière convention, pour demander k nationalisation des institutions de crédit et des banques.L’acte des banques de cette province devra être refondu en 1923, et l’on craint que le nouveau cabinet ne profilé de cette occasion pour accomplir ses desseins.D’un autre côté, les capitalistes espèrent qu’on y regardera à deux foi* avant d’accepter définitivement unç initiative aussi radicale et aussi importante.Quelques-uns ont même parlé de boycotter le gouvernement Greenfield et de lui refuser des prêts; mais des financiers plus sages préfèrent attendre avant d’adopter une ligne de conduite.Léo-faul DESROSIERS.a voix du Pape «Encyclique “Fausto appetenta die” adressée par -S.S.Benoît XV aux patriarches, primats, archevêques, évêques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Saint-Siège à l'occasion du Vile centenaire de la mort de saint Dominique.Ve né fable s Frères, Salut et Bénédiction apostolique.L’heureux jour approche où, il a y sept cents ans, Dominique, cct astre de sainteté, a quitté ce séjour misérable pour le royaume fie l’éternelle félicité.Depuis longtemps, Nous sommes du nombre de ses plus fervents dévots, surtout depuis le jour où Nous fitt ronfiée l’Eglise de Bologne, qui garde ses cendres avec une piété jalouse; aussi Nous est-il fort agréable de pouvoir convier, du haut de cette Chaire Apostolique, le peuple chrétien à glorifier la mémoire de ce grand Saint.Satisfaction pour Notre piété, cet appel Nous paraît également Iq, moyen de remplir un grand devoir de gratitude envers le saint fondateur et son illustre famille.Homme de Dieu sans partage et réalisant pleinement te sens de son «ont Dominique (“qui appartient au Seigneur”), il ne fut pas moins totalement l’homme de la sainte Eglise, qui voit en lui un invincible champion de la fol; et l’Ordre des Prêcheurs, fondé par lui.s’est toujours montré un des plus fermes remparts de l’Eglise romaine.Ce n’c.vt donc pas seulement pendant sa vie que Dominique fut le solide appui au temple (1).il en assura la défense pour les siècles à venir, et ce sont bien, semble-t-il, des paroles prophétiques que prononça Honorius HI quand, en approuvant la règle nouvelle, il fit cette déclaration: ‘Nous entrevoyons dans les membres de ton Ordre de futurs athlètes de la foi et de véritables lumières du monde." Dominique et ses fils ont été, par leurs prédications, le "solide appui du peuple chrétien” (2) En effet, chacun le sait, pour répandre le royaume de Dieu, Jésus-Christ ne s’est servi d’autre instrument que de in prédication de l’Evangile, c’est-à-dire de la voix éclatante 'de ses hérauts, envoyés semer à travers le monde la doctrine du ciel: Enseignez, dit-11, tontes les nations (3); prêchez l'Evangile à tonie créature (4).Ainsi grâce à la prédication des apôtres, de saint Paul surtout, suivie plus tard de l’enseignement des Pères et des Docteurs, les esprits s’illuminèrent aux rayons de la vérité et les coeurs s’éprirent d’amour pour toutes les vertus.Appliquant exactement la même méthode dans l'oeuvre du salut des âmes, Dominique s’assigna comme but, pour lui et ses fils, de livrer aux autres le fruit de leurs propres méditations; c’est pourquoi, outre la pratique 'de la pauvreté, de la chasteté et de l'obéissance religieuse, B fit à son Ordre un devoir rigoureux et sacré de se livrer avec zelc à l'étude de la doc- (1) Eccl.L, 1.(2) Sous-titres ajoutés par la Documentation Catholique.(3) M«/(/i.XXVIII.19.(4) Mare.XVI, 15.(La fio demain.' trine et à la prédication de la vêfî-té.Les caractéristiques de la prédication dominicaine Or, trois éléments caractéristiques ont distingue la prédication dominicaine: une grande solidité de doctrine, une docilité fidèle et absolue à l’égard du Siège Apostolique, une piété toute spéciale envers lu Sainte Vierge Solidité de doctrine: Chez saint Dominiquef l’étude prélude à l’apostolat; sa science triomphe de l’hérésie albigeoise Encore qu’il se soit senti de bon- ' ne heure la vocation de prédicateur, Dominique, avant d'aborder ce ministère, étudia longuement la philosophie et la théologie au collège de l’aleneia, et, prenant pour guides et maîtres les saints Pères, dont il avait approfondi la doctrine, il s’assimila la féconde substance de la Sainte Ecriture, particulièrement des écrits de saint Paul, La valeur de sa science des choses divines ne tarda pas à se révéler dans les discussions que Dominique soutint contre les hérétiques; bien que ceux-ci fussent armés de toutes le» ressources du talent et de la fourberie pour donner l’assaut aux dogmes de là foi, on admirait avec quelle vigueur il les confondait et les réfutait.On le vit surtout à Toulouse, qui passait alors pour le centre et la capitale des hérésies, et où s’étaient donné rendez-vous les plu» doctes des ennemis de l’Eglise.L’histoire rapporte comment, entouré de ses premiers compagnon*, remarquables par leur activité et leur talent de parole, il tint victo-rieusement tête à l’insolcftce des hé réthpies, et comment, non contint de refréner leur audace, il toucha si bien leurs coeurs par son éloquence et sa eharité, qu’il en ramena un grand nombre dans le sein de Unir mère l’Eglise catholique.Dans ses luttes pour la foi.il était assisté visiblement par Dieu Uîi-méme; un jour, notamment, comme il avait accepté de subir une épreuve imposée par les hérétiques, épreuve consistant, pour chaque dortcur, à jeter son livre au feu, les flammes consumèrent les autres ouvrages, ne respectant et ne laissant intact (me le sien.L'oeuvre puissant de Dominique délivra ainsi l’Europe du péril de l’hérésié de'» Albigeois.Dans l’Ordre dominicain; rayonnement doctrinal Thomas d Aquin * joyau de son Ordre.Dominique voulut que cette solidité de doctrine fût également le glorieux apanage de ses fils.A peine eut-ll obtenu du Siège Apostolique l’approbation de son Ordro et la confirmation du noble titro de Prêcheurs, qu’il décida de fon-\ der se* couvents dans le voisinage.(Suite à la 3ème page.) J VOL.xn.—No 188 DANS LES LAURENTIDES NOMIMNGUE FETE SES FONDA*! T'ETES.— DOUBLE JUBILE; MARTINEAU.____ Nominingue, le 9 août 1921.I Le Devoir ouvrait naguère ses colonnes à ceux que le hasard de la vie en vacances conduit à des villégiatures nouvelles ou à des expériences intéressantes.Sera-t-il permis à un fervent des Laurenti-des de consigner ici le souvenir d’une fête qui vient de se tenir au Nominingue et d’y ajouter quel-iques aperçus du magnifique Royaume du Nord du vénéré curé Labellc?.Dimanche et lundi derniers, No-ipiningue célébrait dans des fêtes intimes, paroissiales, presque familiales, qui n’avaient certes rien de la pompe et du symbolisme de Penetanguishene, le jubilé sacerdotal de son fondateur et premier curé, le R.P.Marcel Martineau, s.J., et le cinquantenaire de mariage d’un de ses tout premiers colons, M.Vital Martineau, frère du précédent et son compagnon des premiers jours.Tous ceux qui s’intéressent a la colonisation et au déversement des surplus de nos vieilles paroisses dans les régions nouvelles connaissent le nom du Père Martineau et le vaste "Projet de Colonisation" qu’il lançait en 1908, pour le recrutement automatique de nos fils de cultivateurs et leur transplantation en pays neuf.Ce qu’on sait moins, c’est qu’avant d’exposer des théories le vieux missionnaire avait fait de la pratique en fondant la paroisse de Nominingue.Au mois de mars 1883, sur la demande de Monseigneur Duhamel et du curé Labellc, et dans le but d’attirer les défricheurs toujours plus avant, le P.Martineau venait fonder l’église et habiter le premier chantier de bois rond de Nominingue.Déjà les Pères Jésuites desservaient la Chûte-aux-Iroquois, aujourd’hui Labelle, et rayonnaient dans les colonies d’alentour, l’Annonciation, la Conception, l’Ascension, et dans les divers chantiers et fermes disséminés le long de* bois et des rivières.C’était l’êge héroïque où l’on voyageait en voiture à partir de St-Jérôme.Les routes étaient ce que $o«t les chemins en forêt, à travers les montagnes et les fondrières, ou dans la neige non battue sur des parcours de vingt à trente milles.Un bon cheval pouvait traîner une charge de six cents livres, et encore, aux époques de pluies ou de fonte des glaces, ainsi qu’en témoigne le précieux journal du P.Martineau, fallait-il soulager ou même dételer les meilleurs chevaux, fourbus, morfondus, refusant d’avancer.Mais rien n’effrayait les apôtres du Nord, et grâce à l’appui que lui fournissait la Compagnie de Jésus, renouvelant le geste de ses premiers missionnaires de la Nouvelle-France, le curé Label trouée des Laurentides et semait les germes des paroisses que nous voyons aujourd’hui et qui ne devaient être que l’acheminement vers la bonne vallée de la rivière au Lièvre et vers les grandes et riches plaines de l’Abitibi, où l’on espérait faire aboutir le chemin de fer.En 1883, le noyau de paroisse du Nominingue sc composait de trois ménages de la famille Martineau et d’une famille Corbin, établie sur le petit lac Nominingue, avec les colons isdiés ou de passage, Passif tance aux offices religieux se composait d’une douzaine de personne».Modeste paroisse vraiment, et telle qu’on n’a plus l’Idée d’en établir de nos jours.Mais l’effet d’attraction deviné par le curé Labelle ne manque pas de se produire, et dès l'été suivant plusieurs colons venus de Saint-Jérôme, d’Hochelaga, de Saint-Henri et de Sainte-Cunegon-de se choisissaient des lots et commençaient leurs défrichements.C’est cette oeuvre créatrice exercée autour de lui par le P.Martineau que les paroissiens du Nominingue voulajent reconnaître en le priant de venir fêler au milieu d’eux son jubilé.Originaire des Cantons de l'Est, élève au séminaire de Saint-Hyacinthe, le P.Martineau entra d’abord dans le clergé séculier.Ordonné prêtre en 1871, par Monseigneur Bourget, — le diocèse de Saint-Hyacinthe n’existait pas encore — il fut vicaire à Saint-Henri, puis aumônier chez les Soeurs de Sainte-Croix, à Saint-Laurent, d’où il partait pour le noviciat du Sault au-Récollet, le 4 février 1875.Après quelques années d’études à Montréal et en France, et du ministère pour diverses résidences de son ordre, c’est aux Trois-Rivières que le P.Martineau, ainsi qu’il l’écrit dans son Diarium, le 15 décembre 1882, Le français dans l’Ontario Fin de la réponse de F Association canadienne-française d’Education au mémoire Harris — Observations de détail — Vue d’ensemble du Règlement XVII, de son esprit et de ses conséquences.Voici la fin du mémoire préparé] souvent ne partagent pas notre foi par /’Association canadienne-fran- et sont disposés à faire manoeuvre çaise d’Education en réponse à une ! d’anglicisation et d’assimilation.communication récente de M.Sam Qu’on organise les écoles d’en-Harris, un manufacturier ontarien.; (rainement pédagogique d’Ottawa, La première partie de ce mémoire | sturgeon Falls, Sandwich et Vank- a été publiée dans le Devoir des 2G et 30 Juillet, des 2, 3.4 et 6 août.Dans une dizaine d’autres paragraphes de son mémoire, M.Harris traite de l’application du Règlement XVII, et de plusieurs mesures prises par le Ministère de l’Instruction publique en faveur du français.De ces mesures, que M.Harris présente comme libéralités des autorités provinciales en faveur de nos écoles, nous ne relèverons que celles dont il est question dans les paragraphes 9 et 11: les autres étant suffisamment expliquées dans nos articles précédents.* * * La première de ces mesures a trait aux écoles d'été ou “Summer Schools”."Des écoles d’été, dit le mémoire, ont été établies pour les instituteurs des écoles secondaires.Dans ces écoles on se sert du français pour la conversation et la discussion.Des mesures seront prises pour augmenter l’efficacité des méthodes d'enseignement du français dans les écoles secondaires et chaque fois qu’un inspecteur jugera qu’un professeur de français profiterait d une plus grande pratique de la conversation française, il lui prescrira de suivre des cours d’été.” Tout ceci est parfait, mais n’a aucune relation avec les écoles fréquentées par les Canadiens français.Ces “Summer Schools” dont parle M.Harris ont été créées pour les professeurs d’écoles secondaires.Or, il n'y a pas dans l’Ontario d’enseignement secondaire d’Etat, ni bilingue, ni catholique.Tout l’enseignement secondaire d’Etat est anglais et neutre, de sorte que, à part de très rares exceptions, cet enseignement n’est pas suivi par les Canadiens français.Us ont l’Université d’Ottawa et les couvents.Les professeurs canadlens-fran-çais qui suivent ces cours — ils sont rares — se destinent à l’enseignement dans les écoles secondaires.Leur perfectionnement en français, si tant est qu’ris peuvent en acquérir dans ces écoles, n’est donc d’aucune utilité pour les élèves cana-dlens-français.L’observation de M.Harris est un trompe-l’oeil comme du reste, ainsi que nous l’avons vu, là plupart des observations de son mémoire.(1) w # * Dans sa onzième observation, M.Harris déclare que “des arrangements viennent d'être conclus qui profiteront aux gradués des univer- îe poussait toujours davantage sa sités françaises ou belges qui rési- dent au Canada et qui ne sont pas sujets britanniques, d’enseigner le français dans les écoles anglo-françaises d’Ontario, s’ils ont l’entraînement pédagogique requis.” Le projet de faire pénétrer des étrangers dans nos écoles primaires et de leur confier l’éducation de nos enfants est une nouvelle mesure d’oppression à laquelle les pères de famille canadiens-frunçais résisteront.Quelle que soit sa valeur personnelle, nul étranger ne peut remplacer le professeur de même origine et de même mentalité pour l'éducation véritable de l’enfant.Nous n’avons que faire de ces Français ou Belges ignorants de notre histoire et de notre âme qu’on veut nous imposer, qui ne savent rien de nos moeurs, de nos aspirations, qui données sur les premiers débuts de la paroisse.Qu'on nous permette de citer un passage de cette seconde partie: “Je vois ici quelques-uns de ces arciens pionniers de la première heure, qui ont souffert des privations et des ennuis, qui ont travaillé rudement pour édifier cette colonie naissante.C’était je puis le certifier, de vrais colons, des hommes d’une forte trempe, comme il s’m rencontre peu de nos jours.“Songez-y, en effet, que dans ces temps qui datert déjà de 35 à 38 ans, nous étions à 90 milles du terminus du chemin de fer.à Saint-Jérôme.Les chemins étaient peu fréquentés, surtout en hiver, et à partir de Sainte-Agathe.C’était souvert un voyage de trois à quatre jours, par monts et pur vaux.En outre, entre la Chiite aux-Iro-quois et Nominingue, distance de 21 milles, il y en avait 16 en pleine forêt sans aucune habitation, par un chemin qui venait à peine ., .d’être ouvert et qui était loin d’ètre a'Cr''- 3" m"’" ! faire revivre dans un sermon de prpinipr a.j, .im,r notr.que soumis à ce régime, les élèves haute tenue les sacrifices obscurs mtionale l’a Saint-Jein-Bnntlsle ' «‘‘s campagnes nul fie connaissent, et !es côtés glorieux de la vie sa-, Je Z «"i'-ée à l’école que le mm,- çerdotalç du vénéré jubilaire.A m(eri co|on, ici présent fort hû- vaiï.anKlnis ,,e ,a rup* ,p frnnCnis issue de la messe solennelle, où 0hrr0n, à ,p',i j’avais donné miel-l Pnr!é In maison, subissent un re-jl le- choeur paroissial, assisté de donné qucl-ii .,___ défricher en ht liard dc denx années.On peut en;] sentait une adresse de souhaits et ! ,H,U sPS f0|-ce!ti pLH«0ns!/aif MrC; "V?i id/ C’est sacerdoce et en ajoutant quelques nt l'autre langue.C’est le résultat invariable dans a* v»i tin tit v m «iviü ut in nrr- a*.* i i •» * mière heure, M.Vital Martineau, ttou* ^.endroits ou comme dans, « * • .* i f» 4* * r» n ivs ?i».irix même plus bas que ceux d’avant-guerre.N’en profiterez-vous pas pour ineublcr cette chambre qui depuis si longtemps attend une occasion aussi favorable ?Les Pianos Pratte sont les Meilleurs Pianos.“Victor His Master’s Voice”.Records et Phonog raphes de Qualité.UlMfotlouette) 4TR.CATMftRIKIt $ 1 r .I VOL.XII.—No 186 MONTREAL, MERCREDI 10 AQUT 1921 ^3 CALENDRIER DEMAIN.JEUDI U AOUT lt21 I SAINT TIBURCE ET SAINTE S US ANNE Lever du aoletl, $ heure* 0t.Coucher du loleil, 7 heures 09.Coucher de lu lune, le «elr.11 h.41.Pleine lune.le 18, à 10 h.34 m.du mutin.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET PLUS CHAUD MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui msiimuin.Même date l'an dernier.Aujourd’hui min’mum.Même date l'an dernier.BAROMETRE 8 h.du matin, 30.13 ; 11 h., 30.10 : 1 de i'apreè-midi.30.08.Au Maroc espa: MADRID, 10 (S.P.A.).— Les hostilités qui durènt depuis trois semaines entre les Espagnols et les Maures dans l’est du Maroc semblent se propager dans l’ouest.Le commandant espagnol à Tetuan rapporte que les tribus aborigènes ont attaqué, (ümanche, la redoute de Meijas et que la garnison a dû se replier sur Gouk-cl-Arba, non sans avoir perdu plusieurs hommes., Le communiqué officiel d’hier soir traitant des' opérations militaires autour de Melilla déclare que la bataille a complètement cessé à Montar-ruit et que l’ennemi paraît être moins nombreux dans la région.Des nouvelles d'autre source indiqueraient cependant que le général Navarro se trouve dans une situation de plus en plus précaire.L’eau ferait défaut à ses troupes.La crise politique suscitée par la défaite des Espagnols au Maroc continue à captiver l’intérét fie la foule.On dit qbe le premier ministre de Salazar est vraiment désireux de quitter son poste.Son successeur probable, Antonio Maura, chef conservateur, rencontrerait, dit-on, bien des difficultés sur sa route, à cause de l’ambition effrénée de certains petits clans politiques.LA NAVIGATION Le “Poland” de la ligne Canada, est parti à onze heures ce matin de Montréal à destination de Rotterdam, Dantzig et Liban, .-utralité dans ce conflit.Les firmes partie;'.!’ères, à quelque nation qu'elles appartiennent, auront cependant la liberté de trafiquer avec les belligérants, mais les gouvernements n’auront rien à voir dans ce com merce.L’ambassadeur américain en An gleterre, le colonel George Harvey, qui est à Paris et qui assiste aux séances du Conseil, a dit que cette décision est conforme à la politique d’avant-guerre des Etats-Unis.Ceux-ci ont commercé avec les belligérants de 1914 à 1917.M.Harvey a approuvé l’attitude du Conseil sur ce point.LA VOIX DU PAPE (Suite de la 1ère page.) immédiat des plus célèbres Universités.pour permettre à ses religieux de se développer |>lus aisément dans tous les ordres de connaissance et donner occasion à un p us grand nombre d’étudiants d’entrer dans sa famille nouvelle.Aussi, l’Institut dominicain s'est-il.dès le début, signalé comme un Or;l re doctrinal.Ce fut toujours comme sa mission et son privilège de guérir les maux causés par Fer reur sous scs diverses formes et de répandre la lumière de la foi chrétienne: il n’est pas, en effet, de pire obstacle au salut éternel que l’ignorance religieuse et la perversion des esprits.11 n’est donc pas surprenant que tous les regards et l’attention générale se soient tournés vers cette nouvelle et féco .de forme d’apostolat, qui, à l'Evangile et aux enseignements des Pèrts, qu’elle prenait pour base, joignait le précieux appoint de connaissances de tout genre.La sagesse divine elle-même sembla s'exprimer par la bouche des fils de saint Dominique, alors que brillaient parmi eux de puissants hérauts et défenseurs de la doctrine chrétienne, tels Hyacinthe de Pologne, Pierre le Martyr, Vincent Ferrier; des esprits remarquables pour leur génie et versés dans les sciences les plus élevées,, tels Albert le Grand, Raymond de Penna-fort.Thomas d'Aquin, ce fils de Dominique dont Dieu daigna se servir, plus que de tout autre docteur, pour illuminer son Eglise.Aussi bien, cet Ordre, qui fut toujours si apprécié pour son apostolat de la vérité, s’est-il vu décerner son Plus beau titre de gloire le jour où 1 Eglise proclama que la-doctrine de saint Thomas était sa propre doctrine, et donna aux étudiants catholiques pour maître et saint patron ce Docteur, que les Papes avaient comblé des éloges les plus insignes.Dévouement absolu au Saint-Siège: Chez saint Dominique; la vision I d’Innoccnt III: le Tiers-Ordre do-; ininlcufn.milice défensive de la j chrétienté cat romain, et qyc ce même Pape le vit en songe, la nuit suivante, soutenant vigoureusement de ses épaules l’édifice chancelant de la basilique du Latran.L’histoire re-late cet autre fait: à l’époque où il formait à la perfection chrétienne les premiers disciples qui s’étaient mis a son écùle, Dominique eut l’idée de constituer comme une suinte milice composée de laïques pieux et dévoués, qui auraient pour double objet de défendre les drolls de 1 Eglise et de barrer énergiquement la mute aux hérésies.C’est de cette pensée que naquit le Tiers-Ordre dominicain, qu, en répandant chez les gens du monde la pratique de la ïje parfaite, devait être pour notre Mere la Sainte Eglise un glorieux fleuron en même temps qu’un véritable rempart.(Traduit du latin par la Documentation Catholique.) Mutinerie dans une prison autrichienne Vienne, 10.(S.P.A.) — Les forçats du grand pénitencier nutri-cnien de Stein se sont mutinés, lundi soir, après avoir adressé au gouvernement une sommation demandant que leurs sentences d'emprisonnement soient raccourcies.Il v a eu quatre hommes de tués dans la ni cl ce et plusieurs do blessés.Les prisonniers ont lancé par la fenêtres des allumettes enflammées sur les matelas qui se trouvaient en pile dans la cour de la prison.Le i déclaré.En même temps, es détenus sabotaient l’intérieur de leurs cellules.Les gardiens du pénitencier ont l*nJ.mpo s,sants * rétablir seuls I ordre, il leur a fallu'mander l’aide des soldats.La colonie des grèves préoccupation de il la fo| et de la Celle ardente demeurer fidèle défense d'accoinnagnait chez !)¦ i mlnlqne.d'ime absolu dévouement aü 8alni»Siège, C’est ainsi que l’on i rapporte que.prosterné aux pieds de Notre prédécesseur Innocent III, ?UofefiW G™'-*es Gauthier, de 1 nrcivevêrhé de Montréal, ira ren- enfnni* *1’ prochain, aux enfants de la colonie des grèves, non loin du village de Contreroeur.Sa Grandeur assistera à la grand’-ni(vise et V prononcera le sermon.Na Grandeur passera aussi une partie de 1 après-midi avec les enfants de la colonie des grèves.?„m)PUXde mort nccldcn-tPlle ont cW rendu» ft ],j mordue, ce matin, dans les cas de Tréfilé Chn-rest tué, avant-hier, h la ville Saint-Pierre, a lorn qu’il se trouvait sous x,nij'a.Rl>n ^ Carbon due l’on était a.'^charger, et de l'Inconnu qui sfs* tué, hier soir, h Laval des Rapides en tentant de monter sur un L’“01ympic”, de la ligne “White-Star”, vient de faire la traversée de l’Atlantique en moins de six jours.Parti le 3 août de Southampton, il est arrivé à New-York à 8 heures hier soir, et ce après avoir fait escale à Cherbourg.L’“EMPRESS OF ASIA” L’“Empress of Asia”, venant de Hong-Kong, Shanghaï, Nakasaki, Kobe et Yokohama, est « -rivé à Vancouver lundi.Parmi les passagers on a remarqué le violoniste Mischa Elman.MOUVEMENTS DES NAVIRES Le “Metagama”, Pacifique Canadien, est attendu à Montréal vers 8 heures ce soir.Le “Scandinavian”.Pacifique Canadien, a quitté Anvers hier à destination de Montréal, L’“Empress of Britain”, Pacifique Canadien, quittera Liverpool demain à destination de Québec.Le “Montreal”, Pacifique Canadien, est attendu aujourd’hui même à Naples, venant de Montréal.Le “Victorian”, Pacifique Canadien, est attendu à Montréal dimanche, venant de Liverpool.Le “Melita”, Pacifique Canadien, quittera Liverpool vendredi à destination de Montréal.Le “Pannonia”, ligne Clinard, venant de divers ports métiterranéens, est attendu aujourd’hui à New-York.Le “Findiand”, de la ligne Red Star, quittera Anvers demain à destination de Southampton, Cherbourg et New-York.LES SIGNAUX 15 du ma-l’“Empress Grosse Ile.— A 7 h.tin, iï 70 milles à l’est, of France”.Ile aux grues.— Descendant à 1 h.20 du matin, le “Topdalfsjord”; à 2 h.20 du matin, le “Gilda”.Montant ù 9 h.30 ce matin, la goelette “L.Berreault”.Descendant, le “Si-rio”.Pointe au Père — Montant à minuit.le “Canadian Forester”.A 5 h.30 du matin, le “Manchester Spinner” et le “Staraker”; à 7 h.du matin, le “Brandford City”; à 7 h.30 du matin, le “Manchester Merchant; à 8 h.30 du matin, le remorqueur “Slrathbojie”.Cap Madeleine.— Montant à 7 h.30 du matin, le “Aheba”; à 9 h.du matin, le “Newton* Hall”.Descendant à 9 h.du matin, le “Royalite”.Pointe à la Renommée.— Montant à G h.du matin, le “Newton Hall”; à 4 h.45 du matin^à 8J milles à l’est, le “Casseita” Belle Isle.— Montant' à 4 h.du matin à 300 milles à l’est, le “Victorian"; à 4 h.25 du matin, à 278 milles à l’est, le “Fanan Head”.Descendant, à 12 h.15 du matin, le “Cassandra”; à 10 h.15 hier soir, le “Lakonia”.Cap au Saumon.— Montant à G h.45 du matin, ]’“Empress of Fran: ce”; à 8 h.du matin, le “Gilda”; à 8 h.du soir, le “Canadian Recruit”.DE QUEBEC A MONTREAL La Banque Provinciale du Canada a tenu à midi l’assemblée annuelle de ses actionnaires, au bureau chef de la banque, 7, Place d’Armes.Etaient présents: sir Hormisdas Laporte, M.N.Garneau, Québec ; MM.W.F\ Carsley, sir Alex.Lacoste, MM.G.M.Bosworth, Martial Chevalier, sir Lomer Gouin, N.Péro-deau, MM.S.J.B.Rolland, Pierre Desforges, Joseph Normandin, J.E Labelle, c.r., représentant le Séminaire de Saint-Sulpice, M.Lévesque Québec, C.P.Fabien, P.Vanier, J.D.Adam, représentant la Cie Charles Desjardins, limitée, Jean Normandin, F.S.Mackay, N.P., A.E Prud’homme, N.P., G.N.Moncel, Thomas Préfontaine, Alph.Aumond, H.Dufort, Gervais Cousineau, Hector Cousineau, Mathias Tétrault, Raoul Bastien.L’actif total de la banque Provinciale s’élevait au 30 juin der nier, au chiffre important de $45,-029,743, dont $28,306,000 d’actif li quide représente au-delà de $10,-000,000 en caisse, $12,080,000 en obligations des gouvernements, corporations municipales, scolaires et autres, aussi au delà de $0,200,000 de prêts à demande sur nantisse ment de titres.Le montant de l’actif liquide, tel que susdit, représente au delà de 68 p.c.sur les obligations dues au public, les dépôts, etc., s’élève à la somme de $41,048,388.Les profits nets de l’exercice écoulé, au 30 juin dernier (12 mois d’opérations) ont été de $425,047, contre $333,882 de l’exercice pré cèdent, étant une augmentation de $91,765.Aux profits nets mentionnés s’ajoute la somme de $200,000, représentant la prime perçue sur une émission d’un million de parts nouvelles qui ont été souscrites et payées durant l’année, et portant le capital payé de l’institution au chiffre important de trois millions.Sur les profits réalisés, des dividendes représentant 9 p.c.l’an, soit $264,024, ont été pavés aux a’etion nalres durant l’année et la somme importante de $300,000 a été ajoutée au fonds de réserve, lequel est maintenant de $1.400,000.tout près de 50 n.c.du capital nnvé.Une somme de $25.000 a été portée à la réserve spéciale du fonds de pension pour le personnel de l’institution : cette réserve accuse maintenant un chiffre de $125.000.La Banque possède maintenant deux cent quatre-vingts succursales et sous-agences dans les provinces de Québec, d’Ontario, du Noiivc.au-Brunswick et de File du Prince Edouard.Québec — Sont arrivés à matin, le “Cape Diamond”; hier soir, le “Maskinongé”.10 du matin, le “Labrador”.A 25 du matin, le “Saguenav”; à tin m afin 1^» TV.8 h.du à 8 h.A 5 h.5 n.„ , „ 7 h, 40 du matin, le “Québec” Parti en descendant, le “Saguenay”.Saint-Nicolas — Montant à 9 h.20 du matin, le “Metagama”.Grcwidines.— Descendant à 8 h.40 du matin, le “David*Thompson”.Trois-Rivières.— Montant à 5 h.du matin, le “Verchères.” A 5 h.du matin, le “Trois-Rivières.Sont arrivés de Montréal le “Trois-Rivières”.Du bas du fleuve, le “Worcester.” Sorel.— Montant à 8 h.55 du matin, le “Rose Castle.” Cap Saint-Michel — Descendant à 8 h.du matin.le “Picrpont”; à 9 h.45 du matin, le “Sir Hugh Allan”.Longue Pointe (près Montréal).—Montant à 6 h, 30, le “Sommnau-ger”, à jG.3ô du matin, le “Rrigno-gan”.A8 h.du matin, le “Montréal"; à 8 h.50 du matin, le “Me-ak” et sa bouée: hier soir, à 9 h.25 le “Ciudrun Maersk”.A 10 h.ce matin le “Lord Gilford”.Pa« d’économie Québec, 10.(S.P.C.) — L’Union typographique internationale, en congrès ici, s’est prononcée ce matin contre les mesures d’économie pro-losêes hier par le président John TcParlnnd.Les retranchements de dépenses préconisés par le président aurait diminué de $50 par année le salaire de M.Rurrctt, premier vice-président de l’Union.Du charbon pour la ville La commission administrative vient d’accorder les contrats suivants pour la fourniture du charbon : A la compagnie Ilartt and Adair .'*•732 tonnes de charbon Egg , à $13.85 la tonne de 2.000 livres; 535 tonnes de “Stove” à $14.-10 la tonne de 2.000 livres; 24 tonnes de “Chesnut” à $13.85 la tonne A la compagnie Ogdensburg and Touting.Limited: 72 tonnes de charbon “Buckwheat” No 1, à $8.50 la tonne de 2.000 livres.A la compagnie Paragon Coal and Coke-.1,32 tonnes de charbon “Rird's Eye’’, à $5.79 la tonne de 2 000 livres; 472 tonnes de charbon à vapeur, à $8.48 la tonne de 2,000 livres.A la compagnie Nova-Scotia Steel and/Coke: l00 tonnes de charbon à vapeur (Slack) à $7.50 la tonne de 2,000 livres.Ix*s commissaires ont aussi octroyé le contrat pour la fourniture et la livraison de tuvaux en fonte pour le service de l'aqueduc à la compagnie Canada Iron and Foundries, Limited, aux prix suivants: Tuvaux de 8 pouces.020 livres à $03.70 la tonne de 2,000 livres-tuyaux de 0 pouces.420 livres mi même prix; tuyaux de 4 pouces, 250 livres, à $68.70 la tonne de 2-000 livres.tl *>c von* à la défen&e du RontifL convoi do marchandises, Bien puni Québec, 10, (D.N.C.) —- Un nommé Joseph Fortin, d’Escourt, Té-miscouata, n été condamné hier, à la Rivière du Loup, par le magistrat Fisct, de Rimouski, à un mois de prison pour vente de boisson.11 n été de plus condamné à $1.000 d’nmende et les frais où à un mois de prison pour transport de boisson.L’automobile dont il se servait n été confisquée par la Commission des Liqueurs.Fête de nuit au parc Lafontaine Domain soir, à huit heures et demie.aura lieu la grande fête de nuit organisée par le service des terrains do jeux dp la ville au l’arc Lafontaine, sous la présidence des 6cbovins Lamarre et Vandolac.(les messieurs distribueront les médailles t les prix aux garçons et fillettes qui ont fait le plus de progrès on gymnastique sur le terrain de jeux du parc Lafontaine.Il y aura de nombreuses attractions au cours de !n soirée’: outre les danses rustiques et ia gymnastique, il y aura une exhibition de danses du bon vieux temps, donnée par M.Leroux, vieillard de 85 uns.La garde de Maisonneuve Indé pendante, forte de 60 hommes, fera son entrée précédée des clairons ù huit heures et demie, et fera la garde d'honneur pendant la soirée.Baptême d’adulte Québec, 10.(D.N.C.) — Lundi, le 8 août, dans l’église de RenucevlIIe, M.Joseph Jonathan Harvic, âgé de 48 ans, fils de feu John Thompson Harvic et de feu Maggy Brack, a adjuré Fc protestantisme anglican.Il a reçu Iciaptème des adultes.La cé-rémoniwa eu Peu de bonne heure, d’une manière solennelle.M.Harvic, après son baptême, a été reçu du scapulaire et a fait su première communion.Pas de gérant aux Trois-Rivières LE RESULTAT D’UNE ASSEMBLEE CONVOQUEE PAR LE MAIRE NORMAND POUR ETUDIER LES DIVERSES FORMES D’ADMINISTRATION MUNICIPALE.— LA SITUATION N’EST PLUS LA MEME AUJOURD’HUI.Trois-Rivièrçs, 10.(D.N.C.) — La ville des Trois-Rivières ne sera pas administrée par un gérant, selon la suggestion qui en avait été faite par la Chanibre de Commerce.C’est ce qui semble découler des délibérations de la dernière réunion du conseil.Le maire Normand avait promis aux contribuables de convoquer une réunion des membres du conseil avec des représentants des ouvriers, des commerçants, des industriels et de la Chambre de Commerce.Cette réunion vient d’être tenue.Le maire Normand a expliqué le but de l’assemblée et il a invité M.Henri Bisson, président de la Chambre de Commerce, à exposer les raisons qui militent en faveur d’un gérant.Ce dernier a fait remarquer1 que le changement de système préconisé par la Chambre de Commerce était plus impérieux, il y a deux mois qu’il ne l’est aujourd’hui.La nouvelle administration donne de grandes promesses d’activité.Il n ajouté que la Chambre de Commerce était prête à étudier tout autre système qui pourrait être suggéré et à l’adopter s’il convenait mieux aux besoins de l’heure présente.M.Noel Michelin, qui avait fait une étude profonde de notre administration municipale dans le.liasse, a rappelé les suggestions qu’il fit en 1912 dans une semblable occasion.M.Michelin veut que le maire et les échevins soient élus pour un terme plus court, le maire par la ville et les échevins par quartier.Les pouvoirs du maire devraient être plus étendus.Les commissaires d’écoles ne devraient pas être les échevins, mais devraient être élus par la ville indépendamment du conseil.Tout changement à la charte devrait être ratifie par le peuple et on devrait fixer le montant minimum do loyers qui peut donner droit de vote à un locataire.M.O.Rhcault, président de la Corporation Ouvrière Nationale Catholique dos Trois-Rivières, a fait d’intéressantes suggestions au noni de ses comnagnons de la C.O.N.C.La C.O.N.C., est en faveur d’une administration par un maire et des échevins.Il croit qu’il faut plutôt s’en prendre aux hommes qui coin posent une administration qu’à l’administration cllc-rncmc.La C.O.N.C.est opposée à l’ad ministration par un gérant parce qu’il lui semble imnossiblc qu’un seul homme puisse réunir toutes les connaissances nécessaires en génie civil et en finances par exemple, pour ne nommer nue ces deux branches.pour administrer une ville comme Trois-Rivières.M.Frank Ritchie, de la “Wayaga-mack”, représentait les industriels.II est d'avis qu'un gérant serait le meilleur homme pour administrer les finances de la ville.I! dit que plus de 150 villes américaines sont administrées par un gérant et qu’aucune d’elles ne veut retourner à l’ancien système.M.Ritchie est contre le système des comités qui donne lieu à trop de “combines”.Il dit qu’un gérant n’a rien à voir a^; finances qui restent entre les mains d'un trésorier compétent.II est pour que tout le travail se fasse par soumission ou contrat comme dans les grandes compagnies.M.Ritchie fit remarquer que ies manufacturiers ne se prononcent pas sur un système défini d'administration.Ce qu’ils veulent surtout, c'est que tout se fasse par soumission et suivant contrat.Selon l’échevin Robichon, on n’a marché qu’avec des commissions ou des comités qui ont eu la surveillance, la direction et le contrôle de toutes les affaires municipales.Elles ont été la cause de tout le mal.H s’agit donc de trouver un mode capable de faire disparaître les causes qui ont des effets désastreux.Il faut faire disparaître les comités.M.Robichon est d’avis qu’un gérant pourrait faire plus de politique et de patronage que n'importe qui.Un débat général a suivi.Finalement le maire a tiré la conclusion du débat : A ce que je puis voir, nous ne sommes pas si divergents d’opinion.Vous semblez être d'avis que chaque chef de département soit gérant (le son bureau à l'hôtel de ville.Alors, c’est en définitive six gérants (tue nous aurions, à qui nous voterions chacun un certain montant des appropriations pour les travaux à exécuter dans chacun des départements durant l’année fiscale.Chaque chef de bureau devra se tracer un bilan sur ce budget et son devoir sera de ne pas outrepasser le montant des sommes qu’it se sera fait voter par le conseil qui devra ce budget indivi-voter.Si je peux conclusion, je di-reste avec sa res-contrôle et que LE MUSÉE DE v LA BIBLIOTHEQUE LH MAIRE PARTAGE LES IDEES DU SECRETAIRE DU COMITE FRANCE-AMERIQUE A PARIS.—UNE LETTRE INTERESSANTE.Le projet d’un musée rétrospectif d’art français à la bibliothèque municipale retient l’attention du maire, à la suite d’une communi cation du secrétaire du Comité France-Amérique de Paris.M.Martin est bien disposé à doter les vastes salles de la bibliothèque, de toiles et d’objets d’art français, pourvu que les fonds de la municipalité le permettent.Il nous a remis, ce matin, copie de la lettre de M.Gabriel Louis Jaray, du comité France-Amérique, partageant les suggestions intéressantes qu’elle conlient.La lettre se lit ainsi: Monsieur le Maire, La Mission organisée par le Comité France-Amérique pour vous exprimer la gratitude de .a France, a été particulièrement heureuse de se rencontrer avec vous à Montréal à plusieurs reprises.Parmi les questions qui intéressent votre cite et nous-mêmes, celle du Musée Rétrospectif d’Art français est au premier plan.Oc nous avait signalé les deux ou trois établissements publics qui paraissaient de nature à pouvoir recevoir le objets destinés à figurer dans ce Musée rétrospectif d’art.Mais dans l’entretien que j’ai eu l’honneur d’avoir avec vous en présence du Maréchal Fayolle à la Bibliothèque Municipale, vous avez bien voulu nous communiquer l’idée que vous aviez eue d’affecter deux ou trois salles du premier étage de cette Bibliothèque Municipale à ce Musée d’Art.Nous avons recueilli cette suggestion avec tout l’intérêt qu’elle comportait, et nous nous sommes empressés de visiter les salles auxquelles vous faisiez allusion et nous avons remarqué que le premier étage de cette Bibliothèque Municipale comportait une galerie sur laquelle s’ouvrent deux grandes salles de chaque côté, sans parler des dégagements accessoires; il nous a paru que la réunion de la galerie et des 3 salles auxquelles Vous pensiez faisait un ensemble des plus intéressants et vraiment digne de la Cité de Montréal.Cet ensemble pourrait recevoir une exposition d’art rétrospectif et il suffirait, première vue, d’ouvrir une porte entre deux des salles pour communiquer facilement entre elles.Nous avons pensé, d’autre part, qu’il serait possible de placer au milieu du hall du rez de chaussée, une ou deux pièces particulièrement remarquables.de grandes dimensions et de grand effet qui pourraient en même temps appeler l’attention du visiteur et orner ce hall d’entrée.Après un nouvel examen à Paris, nous nous rangeons résolument a cette opinion et nous accueillons votre suggestion avec le plus grand plaisir.Le Comité France-Amérique fient a vous en remercier tout spécialement.Il apprécie l’accueil charmant (pie vous avez bien voulu réserver à son initiative, et il est assuré qu’avec votre concours cette Rétrospective d’Art français, dont vous avez compris toute l’importan-ce, aura à Montréal le plus grand succès.Veuillez agréer, Monsieur le Maire, les assurances de mes senti-ments de très distinguée considération.Le Directeur Général du Comité, maître des Requêtes au Conseil d Etat : Gabriel Louis JARAY.Le péril jaune - Le Dr A.-F, français qui qu'er qu ne lui-i étudier et mûrir duel avant de le appeler cela une rni que le conseil ponsabilité et son cette question d’un gérant général pour la ville reste sur le tapjs, pour être éjudièe plus tard au besoin." Américains libérés Riga, 10.(S.P.A.) — Six prisonniers américains ont été libérés en Russie par le gouvernement liolché-vixtr.Us sont arrivés sains et saufs à Nurva, ville d’Esthonlc.Les six personnes élargies sont Emmett Kilpatrick, Weston R.Estes, William Flick X.B.Kulmatisno, li.J.Laniarc, et Russell i’attinger.Paris, 10 (S.P.A.).Legendre, un écrivain trançais q a voyagé pendant 25 ans dans les pays (l'Extrême-Orient, vient d’écrire un article où il met le monde en garde contre les 900.000,000 d'Asiatiques qui vivent tout près des blancs et qui constituent ce qu’on appelle le péril jaune.Il fait remarque le Japon a pris conscience meme depuis qu’il a battu la Russie en 1905.Durant la grande guerre, le Japon s’est enrichi et a ménagé scs forces, tandis que l'Europe s’est enfretuée et que 20.000.-000 de ses meilleurs hommes ont été mis hors de combat.De plus, la convalescence de l’Europe est longue, cette partie du monde souffre de dépression intellectuelle, morale et economique.Le Dr Legendre prétend que la Grande-Bretagne a eu tort de s’allier au Japon.Cette alliance est devenue fort embarrassante.Le même écrivain soutient que les ressources de l'Asie se développent et que les Jaunes pourraient den devenir les fournisseurs des blancs au lieu d’en être les acheteurs.II faudra, si l’on ne veut pas (pie les rôles soient renversés, que les Européens stimulent leur commerce, créent des manufacturés en Asie même, et activent la production dans toutes leurs colonies.L'auteur concède cependant que les blancs sont meilleurs artisans et font de meilleurs contremaîtres que les Jaunes.Du boeuf canadien en Angleterre Londres, 10.(S.P.A.) .La pre- mière consignation de boeuf gelé canadien qui soit entrée en Angleterre est arrivée ces Jours derniers et a été mise en vente sur les marchés de Londres, de Liverpool et de Manchester.Jùsqu’ici, c'est l’Argentine qui avait presque seule fourni le boeuf gelé à lu Grande-Bretagne .Au secours de la ville d’Avion LE MAIRE MARTIN REÇOIT UNE COMMli.MCATlON OFFICIELLE Ql I EXPOSE LA DETRESSE DE l'A VILLE DONT MONTREAL EST LA MARRAINE EN FRANCE.I-** maire a reçu du maire d’A-yion, ville du Palais-de-C-ilais que Montréal a adoptée, une communication intéressante sur les détresses dont souffrent les citoyens de cet Je ville ravagée par le passage des armées.La lettre, dont nous publions le texte, parle par elle-mèine; aussi le conseil a-t-il chargé un comité spécial composé du maire Martin et oc MM.Turcot, Rubenstein, O‘Connell, Lamarre, Brodeur et Hushion, de pourvoir aux besoins immédiats tfé la ville d’Avion.Le maire d’Avion expose ainsi la situation: “Nous nous sommes trouvés au lendemain de l’armistice dans U< situation la plus terrible qu’on puis* se imaginer.Toutes les descriptions sont inférieures à la triste réiF lité.“Avion n'a pas été simplement détruite mais pulvérisée; ce terme n’a rien d’excessif.Pas un arbre, pas même un arbuste, pas un pan de mur, pas même un vestige de clapier n’est resté debout.Rien plus, par tin raffinement de destruction, qui ne fut heureusement pas employé partout, l’ennemi en battant en retraite fit sauter tontes les cnvps des habitations déjà démolies, sans exception."Vous avez par ce tableau bien imparfait qiielîe était la désolation de notre désert.Avion comptait avant la guerre près de 14.000 habitants; malgré les efforts considérables faits par une population dévouée, mais hélas! combien peu et mal secondée par l'administration placée trop loin et trop haut, notre renaissance traîne et languit lamentablement.On nous promet baraquements et reconstruction et efi réalité on nous sert au cmnpte-goiilv tes une parcelle de l'indispensable.“Nous savons qu’on ne repaie pip.en un jour pareil désastre.Cependant il est souhaitable que les mat-heureux rentrés trop'tôt sans mobilier, sans abri, soient soutenus, il serait utile que les milliers qui attendent la permission de réintégrer puissent le faire.Le bureau de bien,, faisanec réserve son peu de ressources pour l’hiver, et hélas! conibieM» ce peu sera insuffisant quoique Lï période de secours soit réduite à la seule partie d’hiver où la misère ext à craindre pour les malheureux.; “Nos écoles manquent des ressources élémentaires que la municipalité ne peut leur donner, impuissante à répondre à tous I s besoins.Nos écoles, nos édifices communaux sont détruits tous se rétabliront dans un temps donné par dommages de guerre, seule notre mairie ne pourra se reconstruiiv aussitôt.“En effet, alors qirc l’église vieilli}, usée va se reconstruire autoniaü-quemont, parce que les capitaux utiles étaient prêts en 1914, ont «te sauvegardés, notre mairie, vieiLjp bâtisse restaurée, aurait pu s.-rvu* 30 à 50 ans encore; mais détruite, ‘ elle ne représente par suite de vétusté qu'un sinistre d’une valeur de moins d’un dixième de la sommé utile à la reconstruction.Nous devrons attendre longtemps la possibilité des ressources utiles.“Nous possédions avant la guerre des société de tout genre qui était l’agrément de nos jours de récréà'-tions.Entre toutes, celle qui pqr excellence tenait au coeur de nos concitoyens était notre brillante harmonie.Hélas, tous les efforts sont insuffisants devant les sacrifices énormes au cours du jour nc's instruments et des partitions.“J’ai voulu vous souligner que quelles que soient les branches, les, hommes de coeur qui voudraient nous aider, trouveraient selon leur goût, leurs préférences à exercer leur généreuse bienveillance vis-à-vis d’une population essentielle-’ ment ouvrière qui le mérite.” M.Martin ignore quels seront 'es secours oue la métropole apportera à la ville (l’Avion, mais il né veuf point que les quelques 25,000 sans travail qui battent le pavé de nos rues, en soient pour cela placés au deuxième plan.Léger est libéré Le magistrat Cusson siégeant en Cour d'Knquêtc ce matin, a rendu jugement sur la motion présentée par Me J.-A.Houle, défenseur d’AI-, fret! Léger, accusé d’homicide involontaire.Léger avait été tenu responsable par le jury du coroner de la mort d’Alice Lavallée.La jeune* fille, avait donné une déposition ante mortem, accusant Léger d’avoir pratiqué sur elle une opération illégale.Me J.-A.Houle, s’était opposé à la production de cette déposition, alléguant qu’au, moment où cette déposition avait été prise, la jeune fille ne savait qu’elle devait mourir.Le magistrat* n déclaré, ce matin, que la dépoli-, lion était illégale et qu’en conséquence elle ne pouvait être mise au dossier.Comme celle déposition était la seule preuve contre l’ace»-* see, la plainte a été renvoyée et* l’accusé remis en liberté.Le testament de Caruso Naples, 10.(S.P.A.) — Le testai ment de feu Enrico Caruso a été ht en Cour, hier, en présence de Miné' Cnrttso, de Giovanni Caruso, frère du ténor, et d’un de ses fils.C’est un document qui a été rédigé en' 1919 et dans lequel il n’est pas fait mention de ta femme et de la fille de Caruso.Cependant, ce sont elles* qui.d’après te droit italien, devraient avoir la maioure partie dés biens Immobiliers.Le reste est at* tritmnhlc à d’autres, selon les dê-.sirs du donateur.Les avocats fônt actuellement l’inventaire des biens de Caruso, x — LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 AOUT 1921 VOL.XII.—No 186 TARIF DES PETITES AFFICHES DKMANDKfl D'BMPLOI l — )¦•«¦> J» meU.10 M«a, et 1 >*r mot «appUmen- tatro.DEMANDES D'ELEVES i — J-to’à ÎS mots, 10 ft 1 «ou p»r mol •upplémen- taftro.TOUTES LES AUTRES DEMANDES t — jnaqn'à 1> mot», 10 ton».1 P»r mot »«P-pHmcnUlro.CHAMBRES A LOUER t — 1* »on» Jm-qu’à 10 mot», 1 »ou p»r mot ouppUmcntotro.TROUVE i — jaïqn’à 10 mot».20 «ou, 1 too por mot «opplémentotro.PERDU > — tuaqu'à 20 moto.10 »ou».1 •ou por mot •«ppUmontolro.MAISONS.MAGASINS, ETC., A LOUER : — Jutqu’à 10 moto, 15 «ou», 1 »o« par mot «appMmontolro.A VENDRE : — lu»qu’* 10 moto, 10 «ou», 1 «ou por mot »uppWm»ntoIr*.CARTES PROFESSIONNELLES, torlf demondo., „ .AVIS LEGAUX .— 15 «ou* UJItlto «B»t«.NAISSANCES.DECES, MESSES t — 50 «a*» por Insertion.REMERCIEMENTS t — 50 .oa».CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC.i — Il 00 p»r Ineertlon.EMPLOI DEMANDE FF.MME DK JOURNEE demande emploi.S’adresser à 13 Notre-Dame de Lourdes.AVIS AU CLERGE Pour vos ouvrages en cuivre, en or ou en argent, adresaee-vous directement et éviter, les Intermédiaires.Toutes réparations faites promptement.Les Ouvrage» d Art en Cuivre, Limitée, 250 Beaver Hall.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandés.Suive* le» cours, jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cour» privés pour dames.S'nd.Coulomfce, 708 Uemontigny Est.Tél.Est 4344.ACCORDEUR DE PIANO ALEXANDRE GERMAIN Accordeur de pianos, réparations de toutes sortes, ouvrage garanti ; aucien professeur d'accordage A Naiareth.^ adresser No 432 avenue Mont-Royal Est.Tél.St-Louis 3748 ou Calumet 1405J.COLLEGE DE BARBIERS tion, Voule*-vous occuper une excellente PO*|" on.avec le plus haut sa aire payé t Quel: ques semaines d’apprentissage suffisent I 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M.Brodeur leur a répondu que le conseil n’avait aucune juridiction dans l’affaire et que les commissaires avaient droit, d’après la charte, de les taxer tout comme n’importe et quel marchand de la ville.Jusqu’ici, par une négligence d’un commis subalterne, peut-être, la taxe régulière ne leur avait pas été imposée.Dorénavant ils payeront comme tout le monde.Le sort des fermiers Toronto, 10.—(S.P.C.) — A.A.Powers, président de la coopérative des Fermiers-Unis de l’Ontario, prévoit que tout ne sera pas rose pour les cultivateurs ontariens d’ici un an.“I/eur pouvoir d'achat va grandement diminuer au cours de la prochaine année,” dit-il.M.Powers affirme que les fermiers vivent encore avec l’argent qu’ils ont reçu en échange de leur récolte de l’automne dernier, laquelle fut bonne.M.Powers a parcouru la province d’un bout ù l’autre pendant le mois de juillet.Il a constaté que la récolte est maigre.A part le ulé-dTttde et les légumes, K pense que le rendement ne sera même pas de 50 p.c.dans l’Ontario.Il ajoute que les “habitants” vont être obligés d’économiser d’ici septembre 1922.pour !*• pwîw RECTIFICATION DE CYLINDRES CYLINDER GRINDING DE PISTONS ET D’ANNEAUX DE PISTONS RECTIFICATION D’ARBRES DE LA MANIVELLE Aflsst toute* réparations d'automobile» en général et d’engins da yacht.L'organisation la plus considérable et 1s plus solide de Montréal, se spécialisant dans rette ligna, H.E.Bourassa, Limited TOUS LES NERFS TENDUS Fruit-a-tives guérit la prostration nerveuse R.R.No 4, Gilbert Plains, Man.“En 1910, je fus atteint de Prostration nerveuse à son plus haut degré, perdant 55 livres de mon poids ordinaire.Les médecins désespéraient de me quérir, et tous les remèdes que j’essayais ne me faisaient rien, jusqu’à ce qu’un ami m’engageât à prendre "Fruit-a-tives’.Tout de suite, je me suis senti mieux, et jamais, depuis Jmit ans, je n’ai joui d’une aussi bonne santé.Je aarde toujours 'Fruit-a-tives’ à la maison.” JAS.S.DELGATY.50s la boite, fi pour $2.50, boîte d’essai 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Donahue ,et Wingo.A St-Louis: Boston.010000300—4 11 0 St-Louis .000002100—3 S 1 Oschger, Watson et Gowdy; Walker.Sherdel, North et Ainsmith, Dit.hoefer.A Pittsburg: Brooklyn.000002000—2 10 0 Pittsburg.00000040x—4 8 1 Mitchell, Ruîthcr cl Ktueger ; Adams, Zlnn et Brottsn.A Chicago: New-Cork.203100010—7 12 3 Chicago .,02000400x—6 14 4 Douglas et Snyder; Ponder, Freeman, Cheeves et O’Farrell.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Pittsburg.65 37 .637 New-York.65 41 .613 Boston.• 0 Brooklyn.9 Cincinnati.45 60 .429 St-Louis.53 50 .515 Chicago.43 61 ,413 Philadelphie .31 71 .304 LIGUE INTERNATIONALE A Reading— Buffalo.100100001—3 7 2 Reading .00031200x—6 8 0 Heltman et Rengough ; Fisher et Smith.A Baltimore — Rdtimore.000110000—2 7 1 Syracuse .000100021—4 10 6 Clarke et Egan; Olsen, Montgomery, Kirrher et Nicbcrgal.A Jersey City— Première partie Rochester .112000100—5 7 1 Jersey City .220000002—6 9 4 Blake, Wlsner, Keenan et Merrill; Birmlllcr et Freitng.Deuxième partie Rochester .1100010004—7 10 0 Jersey City .001200000—3 8 3 Jenan et Murphy ; Tecarr et McNeil.A Toronto— Première partie Toronto .401020000—7 13 0 Newark .000100000—1 10 2 Thompson et Sandberg, Barn-hardt; Singleton et Wltherow, Deuxième partie Toronto .000000012—3 9 2 Newark.010001101—4 9 1 Snyder et Devine ; Sandberg, Barnhardt et Manning.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Baltimore.85 30 .739 Buffalo.68 49 .581 Toronto.63 52 .663 Rochester.59 52 .532 Newark.51 62 .451 Syracuse.47 67 .412 Jersey City.41 67 380 Reading.39 64 .372 Athlétique, 7; Saint-Henri, 0.L’Athlétique a remporté uni Lril-lanic victoire in_ blanchissant le Saint Henri, par 7 ù 0 dans une partie régulière de la Ligue d j la Cité, hier soir, au Parc Atwater.Tnorpe, ic "ouveau 'ancetir de l’Athlétique a été le grand héros de la partie et il a laissé une bonne impression aux amateurs qui ont été témoins de la partie.Dans toute la partie, il n’accorda que trois coups réussis.L'Athlétique enrégistrn son premier point dans la manche initiale et il en compta trois autres dans In quatrième.Alors qu’il y avait deux hommes sur les buts.Papineau compta un coup de circuit en lançant la balle par-dessus In clôture de la rue Sainte-Catherine, permettant à ses deux co-équipiers île compter.Desrosiers, qui lançait, pour le Saint-Henri, a fait belle figure, mais il n’a pas eu beaucoup de support.Ce soir, le Crescent renoentrera les Indiens.ATHLETIQUE Ab.R.H.Po.A.E.Carmel.1b.3 10 7 16 Farrand, 3b.10031 0 Délisle, c.f.5 0 0 1 0 « Flaherty, c.5 1 2 7 0 0 Lamothe, l.f.4 2 0 1 0 0 Sabourin, r.f.3 1 0 1 0 fi Papineau, s.s___ 4 2 2 2 2 2 Pilon, 2b.3 0 0 5 2 0 Thorpe, p.4 0 1 0 3 0 32 7 5 27 9 2 SAINT-HENRI Ab.R.H.Po.A.E.Barry, r.f.2 0 0 0 0 0 St-Pierre, c.f.3 0 0 0 0 0 Carter, l.f.4 0 1 0 0 1 Culver, s.s.4 0 1 1 4 2 Buell, 3b.3 0 1 0 3 1 Fortin, c.3 0 0 10 1 0 Slater, 2b.3 0 0 1 2 1 Miller, 1b.3 0 0 14 0 0 Desrosier,s, n__ 2 0 0 1 5 0 Cardinal, r.f.2 0 0 0 0 0 Ducharme.c.f.1 0 0 0 0 0 30 0 3 27 15 5 Résultat par reprise: Athlétique.100300030—7 Saint-Henri.000000000—0 SOMMAIRE: 2 buts.Culver ; coup de circuit, Papineau ; buts volés, Flaherty, Lamothe : sacrifice, Farrand ; buts sur balles de Thorpe 2, de Desrosiers 7 ; retirés au bâton, par Thorpe 7, par Desrosiers 10 ; frappé par le lanceur par Thorpe (Des-rosierse; 1er but sur erreurs, Athlétique 3, Saint-Henri 2 ; double jeux, Papineau à Pilon à Carmel, Desrosiers à Miller ; laissés sur les buts, Athlétique 6.Saint-Henri 6.Temps: 1.45.Arbitre.Lechich.•-*- L’avantage à Mike Gibbons Jersey City, 10.— Mike Gibbons, 'tr de Saint-Paul, a eu l’avantage sur! VAnrftllVPV* ' Jaff SmHh, de Bayonne, dans un *0**'-"l*Vd • combat de douze rondes, dis- uté ici, hier soir.Gibbons pesait 155 livres et Smith faisait le poids de 159 1-2 livres.Dans la deuxième ronde, Gibbons fut envoyé au tapis par un solide crochet de droite à la mâchoire, mais il ne remit immédiatement sur ses pieds.Pour la Sauvegarde des Affaires |OIXANTE-D!X NEUF pour ?cent des faillites arrivées au Canada l’an dernier peuvent être attribuées à l’imprévoyance.L’Assurance sur la vie aurait sauvé un grand nombre de ces entreprises de la faillite et des embarras qui en résultent, car L’Assurance sur la vie constitue un instrument de crédit— Elle compense la perte des services d’un associé ou fonctionnaire important— Elle fournit de l’argent comptant pour liquider les obligations— Elle sauvegarde les intérêts d’un associé défunt-— Elle constitue un actif d’une valeur fixe, à l’abri des dépréciations— Elle protège contre la perte de ce qui constitue le plus précieux actif de toute entreprise—la vie de l’homme, dont les lumières, la prévoyance, l’énergie, la personnalité, le génie pour concevoir et exécuter, font le succès de l’entrepriie.L’Assurance sur la vie protège des milliers d’entreprises aujourd’hui, et le représentant de n’importe quelle Compagnie se fera un plaisir de vous démontrer quels services elle peut vous rendre.Toutes les banques canadiennes et les institutions de crédit se sont ouvertement déclarées en faveur de l'assurance-vie contractée dans un but de protection commerciale.Elle est la meilleure sauvegarde des entreprises.Service de Diffusion de l’Assurance sur la Vie “Sauvegardez le Foyer et vous Stabilisez laNation,, n “Donnez-moi 30,0 Fête champêtre à Belle Plage Dimanche prochain, le 14 août, aura lieu la troisième fête champêtre annuelle de Belle Plage.Cette fête fut dans les années passées un événement très remarquable et soulevant beaucoup d’intérêt, tant au point de vue des spectateurs qu’aux participants au programme.Tel que ce fut le cas.précisément, il y aura des attractions de toutes sortes, aussi le comité en charge fait les préparatifs néeessaires pour assurer le confort d’une nombreuse assistance.De magnfiques prix seront don-nés aux aagnants d chaque rour-se.le choix et la variété ont été faits d une manière minutieuse afin d’assurer le surcês de cet événement sportif.Cette fête champêtre sera tenue sous le patronage du maire et de la mairesse de Belle Plage, M.et Mme V.-H.Dupont.-—#- Paul Journée bor* de combat New-York, 10.— Al Beech, pugiliste poids lourd de New-York a mis Paul Journée, entraîneur ' de ! Georges Carpentier, hors de combat dans la première ronde d’une bataille qui devait durer douze re-! prises.Cette rencontre n eu Heu hier soir, â Long Island City.Une demande d’habea* corpus Le juge Cousineau a présidé, nier après-midi, en Cour de pratique â l’audition ou mérite d'un bref li'/iabea* corpus émis par le Juge Loranger il y n quelque temps.Le 20 juin dernier, le demandeur de la requête.M.Joseph Dcsrochers.a été condamné à trois mot* de détention pour avoir enfreint la nouvelle Loi de» liqueurs de Québec.Le mandat d’emprisonnement portait qu’il avait été condamné, le 20 juin, pour une offense qu’il avait commise le 25 juin de la même année.Naturellement l'avocat prétendait que le mandat était nul prima fade, et demandait rélargissement de son client.L'avocat de la commission a rétorqué que ce n’était Ui qu'une erreur d'écrituro due au greffier et Le Longue Distance est si parfait qu’on n’hésite jamais de nos jours à demander on point éloigné tel que Los Angeles, Vancouver, la Nouvelle Orléans ou Cuba.La voix qui vous répond est si claire 3u’on dirait qu’elle est ans la chambre voisine.•—A# — fne veod que deux Choses ipeairt et Satisfaction- »«u*«mpl.t détail.adrtsMwr-rsm.•“ GÏTnd Trvnc* r*Ppr0ch* ch*min d* fer N,Clonal ou Pâli» nritoxr «» r«minl*l«r »«.« ch»- rt.avx par le» •en!» vtrIMbW* chap»-l.r.•pé
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