Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 24 mars 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1921-03-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME xn.— No 69 MONTREAL, JEUDI 24 MARS 1921 TROIS SOUS LE NUMERO oiinemer.f " par la poste : Édition quotidienne CANADA.96.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$800 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAIN T-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Admiaistration, Mala 5159 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! La dernière de M.Robertson M.Robertson, si l’on en juge par le compte rendu que la Canadian Press distribue ce matin à tous les Journaux du pays, paraît avoir profité de son entrevue d'hier avec les représentants des Syndicats catholiques et nationaux pour s’attaquer au principe constitutif de ces syndicats.— Quebec C.F.U.May Breed Racial and Religious Strife — Minister Gives Warning to Catholic Union Deputation — Les syndicats catholiques et (français, supposons-nous) peuvent susciter une querelle de religion et de race — Le ministre du Travail donne un avertissement aux délégués des syndicats catholiques, disent, résumant s m attitude présumée, les titres de la Gazette.Nous ne dirons point que l’aventure nous surprend.M.Robertson est un syndicaliste international et neutre.(En fait, c’est à cette qualité seule qu’il doit d’occuper la fonction où nous le voyons aujourd’hui.Personne n’osera insinuer qu’on aurait fait de lui un sénateur ou un ministre, s’il n’avait été l’un des chefs du syndicalisme international.) ‘ Il ne comprend probablement rien aux motifs qui ont déterminé les ouvriers de notre province à se grouper en sociétés confessionnelles et nationales.Le point de vue religieux lui échappe vraisemblablement; quant au caractère national que doivent revêtir les syndicats, cela paraît également le dépasser, Ce membre du gouvernement canadien trouve tout naturel que la suprême direction de syndicats canadiens soit en pays étranger.Ce ministre de la Couronne britannique n’a pas répugné à invoquer, pour se tirer d’affaires, lors de la grève de Winnipeg, l’influence et l’autorité d’un chef syndicaliste américain, M.Samuel Gom-pers.Mais le défaut de fierté nationale, l’inaptitude a comprendre certains-points de vue que manifeste le ministre du Travail ne changent rien à la réalité des choses, ne diminuent en rien la force des raisons qui ont amené nos ouvriers à se grouper dans les syndicats catholiques et nationaux, qui les font se ranger chaque jour plus nombreux sous les drapeaux de l’or-.ganisatkm nouvelle.Et si les horizons intellectuels du ministre ne sont pas irré* médiablement formés, il lui suffira d’un coup d’oeil au delà de nos frontières pour constater que le phénomène qui se produit chez nous n’a rien d’extraordinaire.Les syndicats canadiens du type international, auxquels appartient M, Robertson, sont probablement les seuls de ce monde, d’abord, qui acceptent de relever directement d’un bureau-chef situé nans un autre pays; puis, la formation confessionnelle est chose qui se pratique en France, en Belgique, en Italie, en Allemagne, en Pologne, dans maints autres pays encore.En Hollande, où, à raison du caractère mixte de la population, la situation ressemble singulièrement à la nôtre, il y a non seulement des syndicats catnoliques et protestants, mais des syndicats neutres et socialistes, Chaque catégorie d’ouvriers s’associe de la sorte dans les formations qui correspondent à ses sentiments profonds» Cela ne les empêche pas d’ailleurs, lorsque se présentent des questions qui intéressent toute la profession, tout le métier* de coordonner leurs efforts, et les syndiqués catholiques déclarent volontiers qu’ils sont prêts à en faire autant chez nous.Les formations confessionnelles sc sont imposées parce qu'il y a autre chose dans la vie ouvrière qu’une question de piastres et de sous, que, derrière toutes ces questions de piastres et de sous, se dressent des problèmes de morale et que, pour résoudre les problèmes de morale, il faut une doctrine, M.Robertson n’a pas besoin de craindre qu'on prive de travail les ouvriers protestants, qu’on organise comme à Belfast le boycott des dissidents.(Il n’aurait qu’à feuilleter certains règlements de.syndicats catholiques pour constater que ceux-ci, quand les ouvriers protestants ou incroyants ne sont pas assez nombreux pour constituer un syndicat distinct, assurent aux dissidents — sans leur permettre, cela- va de soi, de s’immiscer dans la direction intime du syndicat — tous les avantages matériels qui en découlent.) Ix- ministre ne devra pas se scandaliser non plus de ce que les syndicats catholiques essaient de s’assurer de bons contrats de travail: c’est exactement ce que font les syndicats internationaux et neutres auxquels il appartient, et il ne nous paraît point qu’il ait jamais sougé à protester là 'contre.On prétend bien que certains patrons protestants préfèrent traiter avec les syndicats catholiques.M.Robertson doit savoir que c’est parce qu’ils comptent y trouver, dans une plus grande pureté, ce bon sens et ce souci de l’ordre pour lesquels toute la presse unioniste couvre de fleurs notre province___depuis six ou dix mois.Que la constitution des syndicats catholiques et nationaux serve quelque jour de prétexte à “une querelle religieuse et nationale”, c’est possible; mais la querelle n’en sera pas plus justifiée pour cela et la responsabilité n’en retombera i>oint sur ceux qui ne font qu'user de leur droit et accomplir ce qui leur paraît un devoir évident t * * * L'attitude de M.Robertson ne retardera point le progrès du syndicalisme catholique; elle incitera plutôt à de nouveaux efforts ses chefs et ses propagandistes.Cet été même, à Huli, le ministre du Travail pourra prendre quelque idée de sa force! L’an prochain, à Montréal, il mesurera le terrain conquis dans le chùieau-fort de l’internationalisme.Et l’heure approche où les gouvernants traiteront avec de respectueux égards le syndicalisme catholique ; car sa force Edit chaque jour et les politiciens de notre pays______sont-ils différents des autres?— ont un singulier respect de là force.Orner HEROUX.tear d’un billet: Pour lire le bületi l'orateur f/re de sa poche de gilet, un lorgnon très chic, attaché d’un large ruban noir et il l’a posé cérémonieusement sur son nez; mais voilà que, la lecture finie, le lorgnon est retombé d'un coup saccadé et que le sang afflue aux joues du président.Le billet portait simplement ces mots»."Attention M.l’orateur, votre jarretière s’est détachée et dépasse la jambe de votre pantalon.Signé! Une qui voit clair." L’orateur suppléant est très malheureux.Il croise les jambes, les décroise, secoue la gauche et puis la droite convulsivement; mais le moyen de réparer, en pareil lieu, cet outrage à sa toilettel Il écrit furtivement une note à l’orateur le priant de venir le libérer; nuiis le petit page revient en disant que celui-ci est sorti.Enfin il se décide et bravement il adresse à l’un de ses voisins de pupitre un S.O.S.; mais celui-ci répond: ‘‘Impossible; tu vas marcher dessus en descendant.Ce sera bien pire.Attends la fin de la séance.” Et il attendit la fin de la séance, qui ne vint qu’une bonne heure après.Durant ce temps, il réfléchit sur le rôle de l’orateur et sur celui de sa toge.Il comprit l’utilité de ce vêtement ample et jura que jamais de sa vie il ne remonterait sur le trône sans en être revêtu.L’histoire, de la jarretière n’était ¦¦railleurs que pure et malicieuse invention.NKVIO.L’âne de Buridan Billet du noir L*envers des honneurs , la Chambre Vorateur est éui-amc.nt le personnage le plus en .Il siège au centre sur une sor-ie trône exhaussé de trois niar-s et derrière ce fauteuil dème-è on a tendu une immense ptè-de velours d’un vert Irlandais, fait ressortir la blancheur de linge et le noir de sa toge.On lit, de loin, un joyau de taille mtrsque resposant sur son écrin.it une situation ennuyeuse.Aln-‘xposè, It lui est Impossible, au rs des longs débats, de chercher bll, comme ses collègues moins henls, dans un sommeil sau-r.Heureusement gu’Il lui reste ressource; quand il est à bout patience, qu’il a crotsé vingt la jambe gauche sur la droite a droite sur ta gauche, qu’il s’est, s trouver le confort, accoudé tôt sur le bras droit de son fault, et tantôt sur le bras gauche; eut se faire suppléer.’est ce gnt lut arrive quelque-.H y a toujours des amateurs; ce qui pour lut devient un sup-•e A la longue, offre tout le char-de la nouveauté et du transi-•e aux autres députés de ta Chambre.Or, au cours d’une récen-te session l’orateur retenait avec neine ses bâillements et vouait le moment où le sommeil allait le w/ncrc, quand H repéra soudain fïrMn fJet.¦ resplendissant.IA ,“vtnnîP"tr ftrennait", ce four i à n/' SC dit t’o- ratenr tas, qui aussitôt lui fit signe.avec un empresse ment a peine digne, les marches du troue, salue le président et s’asseoit nïelTj?1 i Pr' ,l'abord un mo ment de joie intense.Tous les unir se tournent vers lui et il sent eon-f"sf tuent qu on se dit un peu par-tout.Quel chic président tout de même .Son complet est peut-être un peu clair pour ta saison et n’a rfen de très cérémonieux: mais heureusement, c’est un homme de gout: Il a eu soin de nouer une boucle étroite, mois très foncée autour du son faux-col.raide et liant comme une manchette.Ainsi rassuré.Il louche vers les galeries et observe, d'un oeil satisfait, l'excellente Impression qu'il crée sur ees dames.Il fera son compliment â son tatllcnr.Mats que vous est-il donc arrivé, M.l’orateur, pour que vos traits se soient soudain tendus et que vous i donniez des signes de détresse évi- ‘ dente?Un petit page s'est approché, por- j SITUATION PERPLEXE DE L'E-1 LECTEUR MUNICIPAL.— ME-i DJSMC ET TOM CHURCH.—ERREURS JOYEUSES DES JOUR-i XAU-V — ATTENDONS.Le lecteur trouve peut-être étran-|ge que nous n’ayons pas encore abordé l’analyse Ùu projet A et de , son annexe R entre lesquels les électeurs auront it opter lors du referen-‘ dura du 16 mai.I-a population doit ’ ressentir vivement la nécessité d’è-| tre éclairée.Elle se trouverait, en I effet, si elle prenait pour argent ! comptant les comptes rendus hâtifs des journaux et les appréciations j non moins somfhaires écrites en marge de ces comptes rendus, dans ! l’indécision de l’âne de Buridan.j Pour parler avec compétence de ! ces divers projets, il faut d’abord, i tâche ardue, les pénétrer et les analyser.A première vue, ils ne paraissent pas comporter beaucoup de caractéristiques différentielles très nettes, mais se rapprocher sensiblement par le fond, tout en variant largement pai^ la forme.L’un j exclut le maire Martin et l’autre semble le favoriser; mais c’est vraiment baser son jugement sur des assises trop précaires que de rejeter un (projet uniquement parce qu’il permet au maire actuel de continuer son règne, ou de l’adopter uniquement parce qu’il nous libérera du sempiternel Médéric.Au reste, cette conviction ne résiste pas, croyons-nous, à une étude attentive du sentiment populaire.M.Martin peut être maire en vertu du projet A, car il peut réussir à faire entrer au conseil une majorité favorable à sa candidature; il peut être battu avec le projet 13.Tout cela dépend de la disposition des électeurs à son égard et de la personnalité de son adversaire.Avant-hier soir, il a tiré son premier coup de canon, après trois ans de silence.Le seul fait, si les journaux n’ont rien exagéré, qu’il soit resté trois ans sans ouvrir son coeur à une assemblée de contribuables et qu’après ce long silence, il ait fallu rassembler, pour entendre l’oracle, 500 personnes au maximum, à coups de tambour et de grosse caisse, prouve assez que le maire ne jouit plus de sa popularité de naguère.Pour remonter la pente, il lui faudra jouer du cri de race et parler comme il l’a fait â Québec, non sans quelque justifi cation, de la domination anglaise, de la tyrannie de la minorité.Mais il sc peut (iue l’électorat conscient veuille se choisir un autre champion de ses droits spoliés, de sa dignité offensée.Depuis trois ans que M.le maire ne s’est pas montré en publie, il s’est passé certaines choses qu'il n’avait pas laissé prévoir et certaines autres qu'il avait prédites et même promises ne sont pas arrivées.Contre le candidat officiel du gouvernement Gouin, il avait réussi à embrigader tout le vote conservateur, tout le vote des libéraux mécontents (les libéraux mécontents sont nombreux â Montréal, comme le prouvent assez les élections provinciales) et enfin tous les électeurs honnêtes gens avant d'être rouges mi bleus, qui voulaient savoir ce qui s’était passé dans les affaires de Maisonneuve.Il promettait une enquête, il promettait de faire la lumière la plus crue sur des transactions louches; au lieu de ccia, il est tombé, obéissant et taciturne, comme tout bon conseiller législatif, dans tes bras du fauteuil que mi tendait sir Imnier (îouin.Or le publie, qui 'lui a donné einq mille voix di majorité, a été o tm-geiisenrent dégoûté de sa façon (l’ngir et nous inclinons à croire qui 1 ne pense pas que la présence ou maire à Québec et nu conseil soit un grand nonneur pour ta ville de Montréal.Il a dû très peu édifier certains des Montréalais qui Pont vu lot's de la dernière session.Or oppose le parallélisme de son succès, à celui du maire de Toronto, réélu lui aussi depuis 1914 ; mais M y n deux choses qui sont arrivées â Médéçic et qui ne sont pas arrivées.que nous sachions, h Tommy Church, sans cela, ceint-et ne maculerait plus de son tabac, ft chiquer les rarpeRes d** rhôtel de ville de Toronto; M.Church n’a pas accepté de nomination au conseil législatif — (ce-fla lui eut été difficile parce qu’il n’en existe pas citez nos voisins) — ni à quelques autre fonction honorifique de lu part d’un gouvernement qu’il a dénoncé avec la dernière violence.1) n’a pas, non plus accepté de la main d’un de ses adversaires politiques un prolongement de mandat.Voilà où sa carrière politique s’écarte de ceil le du maire de Montréal ; ce n’est jamais sous de fausses représentations qu’il a obtenu un renouvellement de mandat.M.Sauvé, au cours de la dernière session n'a cessé de harceler et le maire et le gouvernement.C’est de lionne guerre.Le gouvernement esr resté silencieux et le maire aussi.Il a négligé de répondre « lu question essentielle.Il n'y répond pas plus, de fait, en conversufion privée qu'au parlement.Ainsi un jour (nie dans un wagon de chemin de fer H accusait le eficf (l’opposition d'inconsistance, de contradiction, de ne pas savoir où H allait parce que M.Gouin après l’avoir fortement housplîàe lin avait donné sur certaines questions «on appui ou comité des bills privés: "Ce Sauvé-làchange tout le Ynifis,” disait !c maire."Non, repartit du groupe do ses auditeurs une voix; Sauvé lie change pas, U continue de rèsflmncr lut, l'enquête sur 'les affaims do Maisonneuve."' Le maire resta coi.Mais en voilà assez pour aujourd'hui.Plus tard, avant la date du référendum très certainement, nous aborderons l’étude des deux projets ; mais ce que nous en avons lu jusqu’ici invite ô la prudence ; le Canada écrit, en effet, lundi, mie nous mirons à choisir entre le projet de la commission de la charte et T ancien régime (on dinWe A-t-il pêché cela ?) ; et la Patrie d'hier soir sc demande, à deux reprises, quel aoeueî! l’électorat, auquel elle conseille d’étudier de très prés «les deux projets, fera au système de cinq grandes circonscriptions élisant suivant la proportionnelle, quinze échevins.Los cinq grandes circonscriptions ne sont ni dans le projet de la commission de la charte, ni dans l’autre l’annexe B mit comporte, asi contraire trente-cinq quartiers et autant d*échevins.Il fa-ut évidemment se donner Te supplice de lire cette charte Indigeste Ebrlrmée, comme disait un conseîWer à evoym de ciseaux et de pot A colle, avant d’en parler.Loots DUPIRE.Bloc-notes Nos militaristes Malgré l’état piteux de nos finances, malgré la lassitude que tout le monde, au pays, éprouve à entendre rabâcher les clichés du temps de la guerre, par une demi-douzaine de gens qui n’ont pas encore réussi à reprendre leur assiette, nos militaristes continuent leurs discours de propagande.Ces semaines-ci, l’un d’eux parlait des “chiches dépenses” que nous faisons, dit-il, pour notre armée permanente et exprimait le désir que l’Etat décrétât l'entraînement militaire obligatoire pour tous les citoyens canadiens, afin qu’adve-nant la prochaine guerre nous puissions lever en un rien de temps une armée considérable.Hier encore, â Calgary, un autre militariste, le général Burstall, Inspecteur général de l’armée canadienne, parlait de l’appui qu’il nous faudrait donner à notre milice, et, apparemment cinu du danger possible d’un mouvement bol-cheviste au Canada, il s’exclamait : “Nous devrions profiter de la leçon que nous donne lu Russie; nous devrions tenir notre milice prête â tenir tête à tout mouvement de nature à compromettre la sécurité et l’existence de l'Etat, si les forces ordinaires de la police allaient être débordées”.En d'autres termes, le budget de la milice devrait être ( plus gros, il devrait y avoir un en- ( traînement plus répandu au port des | armes, parce qu’il se peut qu’il yi ait chez nous du bolchevisme.M.le ! général Burstall nous la baille belle,! en parlant du bolchevisme et de la | Russie.Prend-il _ scs auditeurs de; l’ouest pour des imbéciles ou des ! ânes bâtés?Nous avons dépensé assez d'urgent, ces années-ci, pour les j armées et les frais de guerre, que j personne, chez les gens sensés, n’ajoutera foi aux balivernes des ultra-1 militaristes qui voient entre autres ; clioses, dans l'accroissement de?frais militaires du pays, une mitre chance d’ajouter de l’or â leurs épaulettes et un supplément respectable à leur solde déjà trop élevée pour le travail réellement utile qu'ils font.parlement eonteniporafn, se féli-clirraji plug que janiaj< d'gvpjf un joué êcrlj â propos des îndisere-tkms .de langage 1 Et je sais mêirté mtr te fajt Dori nombre d hoiiimes tmi sont .femmes, Car on n'imagine pas qu’un parlement où il y aurait des femmes puisse être plus intemiierant.du côté du langage, qu’un simple parlement masculin» Entremetteurs C’était â prévoir.Des brasseurs d’affaires, des entremetteurs louches et 51es individus intéressés à faire croire qu'ils travaillent au bénéfice de quelque caisse électorale ont commencé, depuis une couple de semaines, â approcher des marchands .d'alcools, et ont déjà déclaré a plusieurs (pie, moyennant finances, Ils se faisaient fort, soit, de leur faire vendre à bon prix leurs Approvisionnements A l'Etat, soit de leur assurer les faveurs de celui-ci, de différentes façons.De même, ceux qui veulent obtenir des postes quelconques .dans la regie des alcooiîs reçoivent par le temps qui court maintes offres de services, à la condition, naturellement.qu’ils commencent par ouvrir leur bourse.T.es entremetteurs et les agents qui se prétendent char, gés de percevoir des fonds électoraux abusent de la crédulité de certaines gens, et travaillent ce*îa va de sol, à leur seul bénéfice personnel.Les membres de 1» commission des alcools, qui sont d’honnêtes gens et ont déclaré ne vouloir tenir aucun compte des états de services politiques des soMieiteurs, mais désirer agir â ciel ouvert, peuvent s'attendre à ce que des individus peu scrupuleux essaient de toutes sortes de manoeuvres pour se faire de l’argent à même le régime nouveau.Nous sommes certains que, par ailleurs.la commission n’hésitera pas à sévir contre celte catégorie de filous et que personne ne se laissera prendre aux filets de ceux-ci.Autrement, (le nouveau régime ne vivrait pas longtemps.Théâtre Un chroniqueur proteste en termes vigoureux contre la pourriture qu'on sert dans les théâtres français de Montréal, sous prétexte de donner un répertoire tout à fait nouveau; il en a justement contre les Bataille, les Bernstein, les WolPf et deux ou trois autres techniciens en drames faisandés, où l’adultère tient toute la place.La protestation vient à son heure.Belle serait pourtant plus écoutée, si elle ne paraissait pas dans les colonnes d’une feuille qui a, plus que quiconque, répandu dans les cercles canadiens-français la réclame en faveur de pareils dramaturges et de leurs pièces, et qui retire, en argent sonnant, des milliers de piastres, chaque année, comme prix de toute sa publicité.Si la caisse, une fois, se mettait d’accord avec les principes des protestataires, l’n-yis de ceux-ci aurait chance d’être écouté des entrepreneurs en spectacles.Mais tant qu’il se trouvera, chez nos grands journaux, une administration pour toucher l’argent sans s’occuper jamais de son odeur et de son origine, les plus belles protestations du monde, insérées dans l’endroit le plus voyant du journal, resteront sans écho.G.P.L'EXODE DES CLOCHES Leô clochert sont déserts, les églises sont veuves.Les joyeux carillons se sont tous envolés Far delà les monts et les fleuves, Laissant les échos désoles.Plus un son, plus un bruit, la nef est sépulcrale.L'étoile du matin a vu fuir sous le vent Le bourdon de la cathédrale Et la clochette du couvent.C'est que voici bientôt le grand anniversaire Où Dieu vint s’immoler sur l’arbre d’une cr> Où tous les chants doivent se taire.Où doit s'éteindre toute voix! croix.A la veille du jour trois fois saint, leurs phalanges.Par un souffle divin, se.sentant effleurer.Et sur les ailes d’or des anges Toutes à Rome vont pleurer.Elles vont s'incliner devant le Pape auguste A qui Dieu délégua son pouvoir souverain, Pour que ce Père et que ce Juste Bénisse leurs robes d'airain.Puis, le deuil achevé, joyeuses et tintantes, Par le même chemin, revenant à leur nid, Pâques les retrouve éclatantes Dans le vieux clocher rajeuni.Maurice FLEURAT.La session fédérale Vacances de Pâques NOS DEFI TES NE R EVIBNDRONT A OTTAWA QUE MABDI PROCHAIN.LES HOUILLERES DU CANADA.Les syndicats catholiques Leur entrevue avec M.Robertson Un internationaliste qui n’entend goutte au mouvement syndicaliste catholique.— Pourquoi il tient les syndicats de Québec à l'écart — Chantage qui réussit.(PAH LEO-PAUL DESRCSIERS» Ottawa, 23.—- Le boni des employés civils sera diminué, ictto année, de 25 pour cent, telle est la nouvelle que M.Mcighen a annoncée.mt après-midi, à In Chambre des Communes, en réponse à une question posée hier, par M.Bureau.O î*oni avait été accordé durant les années précédentes pour permettre aux fonctionnires de rencontrer le coût élevé de la vie, et, dit-il.il est raisonnable que lu gratification soit moindre quand il en coûte moins cher pour vivre.L’an passé, il avait nécessité une appropriation de $12,54X1,000, ce qui portait à $06.000.000, la somme totale de l’argent dépensé par le service civil.De plus, depuis que la1 classification a été faite, les salai-, rcs sont plus convenables et appro-! priés aux diverses positions.Celte diminution soulagera le budget d’une somme totale de Î.T.KMI.tHtfl, La session Après cinq sêhinines de discours, nos député» se sont séparés hier, en vac'iiices d'ici Je surlendemain j de Pâques.On ne peut dire qu'au-j cun des partis se soit fort dis- ! lingue pendant la première étape de ta session.M.Melghen 11 surtout I manoeuvré pour s'assurer une mu-1 jorité suffisant4’, 'lui le justifie de retarder ics élections, et il a gagné la première iimnrhe, M.King et ses amis, de leur côté, ont.ru4% quelque ardeur dan* h'?* débats ; mais somme tonte, les Communes n’ont taille jimni'ici aucune vrnie besogne, sauf qu'elles ont voté un commencement de prévisions budgétaires l>our quphptcs ministres.Le rcsl».du temps, rilrs ont par é, c'est tout.Il y a quelque part des hommes qui reprochent aux femmes d'être In qiwccs à l'excès.La fontaine, s'il pouvait assister nux séanes d’un 1rs ¦ qui M.Archambault, député del Chnmbly-Vcrehères, soulève alors une question assez importante.Le bureau de l'agriculture accorde! aux sociétés agricoles qui ont dé-' pensée nu moins $3,600 en prix durant des expositions tenues sous jours auspices, une gratifient ion de $2,500.1! n’encourage pas ainsi petites çxprrsîtlons de comté Àrstfîbuent en moyenne environ $500 et sont les plus importantes et les plus effectives.Les cultivateurs peuvent assez rarement se permettre de faire les frais de se rendre à une foire plus vaste, et le gouvernement «’encourage que les grands éleveurs.I) pourrait flreor-der une somme moindre, pour des entreprises lornles.M.Vlen qui appuie la résolution (Suite à la page 2) Ottawa, 23.— La délégation des unions nationales et catholiques de ia province de Québec a rencontré, hier après-midi, M.Gideon Robertson, ministre du travail, pour lui présenter certaines résolutions adoptées au Congrès de Chicoutimi, On remarquait M.Gaudias Hébert.de Québec, président, M.l’abbé Maxime Fortin, aumônier général, MM.Albert Shields, le Rév.Père Bonhomme, M.Arthur Myre, M.A.Morin, et M.Ernest Lapointe, député de Québec-Est.L’entrevue fut très longue et la discussion a duré longtemps sur certains points.M.Hébert, surtout, lorsqu’il proposa la resolution suivante, "reconnoitre le droit des ouvriers nationaux catholiques d’etre représentés dons les commissions du gouvernement ou nontmés por lui," donna l’occasion au ministre de faire des déclarations importantes.On sait que les unions nationales ont protesté, l'an passé, contre leur exclusion, et qu’elles veulent cette année, prendre part à la conférence du 3 mai prochain où se réuniront des ouvriers en construction et leurs patrons.Elles maintiennent leur droit de nommer trois représentants.M.Robertson explique qu’il y n au Canada 103 unions ouvrières et quelques unions de patrons et d’industriels.Ce n’est pas une chose aisée mie de les reconnaître toutes officiellement.Lors de l’a conférence de Washington, le gouvernement décida de choisir au Canada une union de chaque sorte qui nommerait ensuite des représentants pour se rendre A la réunion internationale.Il se décida pour le Congrès des métiers et du travoil.qui est l'association canadienne qui compte le plus de membres, et pour YAssoeiation des manufacturiers canadiens.Lorsqu'il s’agit de conférences locales,'le gouvernement n’est qu’un intermédiaire entre les unions.Elles ne sont pas convoquées jiar lui, et le.s unions ne sont pas invitées par lui.Tout son rôle se borne à transmettre les invitnlèrrns.Si les unions nationales et catholiques de la province de Québec .se décident h se réunir en congrès, elles peuvent attendre le même service (Tu gouvernement fédéral qui enverra ses messages aux autres unions du pays.En lilJt), lorsque le gouvernement convoqua une conférence Industrielle.le Congrès du métier et du travail refusa de siéger s’itt se trouvait (tes délégués des unions catholiques de In provine de Québec.Aujourd’hui In situation n’est pas changée ; et donc le gouvernement, pour ne pas manquer complètement son affaire, 11 été obligé, H est encore obligé aujourd'hui de laisser la province de Québec de côté.Toute la responsabilité retombe sur fles officiers du Congrès.C’est leur attitude hostile qui dit M.Robert-son, a déterminé cette exclusion.M.Robertson pourrait peut-être s'entremettre auprès de ces antagonistes inflexibles ?Le ministre du travail comprend très bien pourquoi le Congrès en a agi ainsi.Nos unions sont exclusives et n’admettent que des catholiques.M.Robertson les avertit qtie| cette règle leur fait tort dans le pays; H ne semble comprendre ni) les raisons de cette règle, ni les motif» qui ln soutiennent.U prétend) qu'elle est à l'encontre de l’esprit de bonne entente qui se manifeste nu-jour, ce qu’il est assez difficile de comprendre.l’our sa part, M.Robertson se déclare ouvertement en faveur do'* unions neutres et non-confessionnelles.m m 9 i>e ministre du travail a convoqué' pour le 3 mai une conférence des I ouvriers en construction et de leurs! patrons, vu le malaise qui règne au- ! jqurd’hui.Chaque classe doit four nir trente représentants.Ai.Ton Moore est le grand maître des céré monies, et doit dresser la liste de invités.M.Robertson, qui est l’hôte lui a remis tout son pouvoir et n veut pas dire qui il veut recevoir.I est vrai que M.Robertson est minis tre de tout le Canada, que s’il y a de dépenses â acquitter, tous les ci toyens seront obligés de débdbrseï les catholiques comme les proies tants, et que tous les intéressés on droit d’être là.Mais il se courh devant lautorité de M.Torn Moore et pour avoir le plaisir de l’avoi chez lui, il met dehors d’autres g en qui ont autant d'intérêt que lui ; obtenir d’être représentés.Même il ne veut pas intervenir entre le unions et il les laisse libres de ré gler leurs querelles à leur gré.C’es ainsi que k» Congrès des métiers e du travoil.en menaçant de ne pa prendre part â une conférence 01 les unions catholiques seront pré sentes, réussit à faire chanter 1 ministre du travail.Car la pressioi exercée par le Congrès est du chan tage pur et simple, que le gouverne ment veut bien couvrir du mantcai de son honorabilité.S’il ne peu être impartial pour tout le monde M.Robertson qui doit écouter tou le.s Canadiens, ferait mieux d’annu 1er ses invitations.S’il est fait di gélatine et se laisse dicter sa con duite par d’autres, il devrait donnei sa démission et laisser M.Moon guider son département.M.l’abbé Fortin a protesté conti 1 attitude du ministre.Dans tous le pays, â l’exception du Canada, k unions catholiques ont leur place côté des unions protestantes o neutres.Chacune a sa doctriiv comme l'union internationale elh même, qui prêche la neutralité.A Robertson devrait intervenir et use un peu de son autorité, dit M, Foi tin.At.Ernest Lapointe reproche viv» ment au “Congrès" son intoléranci dont les exemples sont rares.De c côté-lâ, nous pouvons donner un e> emjile.Il est cependant sympathiqu à 1 organisation précitée par !\ Moore.M.Robertson affirme alors que le deux langues sont employées dnn la publication des documents off ciels de son département, et qu’ transmettra au gouvernement in n solution qui recommande le bilir gtiisme.Il se fait traduire lui-mêtn sa correspondance française.Quant à la représentation propoi tionnelle, le gouvernement fédéri 1 étudiera pendant cette session, pub qu’il se trouve une résolution â e sujet inscrite nu feuilleton de 1 Chambre.Cependant êlle n été mis en pratique à Winnipeg avec (les ri sultats peu encourageants.En sui vaut ce système, on ne peut connaî tre les résultats de Iff votation nvan il jours.Les profiteurs dégorgent un pei de leurs profits grâce a l’impôt su le revenu et â la taxe sur les profit d'affaires.Le ministre s’intéresser â l’amendement de la loi sur la cons truction des logements ouvriers, afii de faire réduire ic taux d’intérêt d 5 à 3 pour cent.Il faut signaler aussi nombre d’au très résolutions pour aider aux cous tructeurs de navires, faire potirsui vre certains délinquants par le gou vernement, favoriser l’exploitatioi de la houille et des pouvoirs hy drauliques, etc.l-e ministre a promi de prendre ces résolutions en consi dération.Uo-Pnul DESROSIERS.P.S.—- Nous donnons ailleurs I texte complet des résolutions soumi ses à M.Robertson. LE LEVUiÜ, MUNlKEAL, JELiià ti MAüa 1^21 VOL.Xll.— .\o 4»tf I LETTRES AU "DEVOIR” Noos ne publions que des lettres ignées, ou dea communications accompagnées d’une lettre signée, avec idresse authentique.Les correspondants anonymes s’é-largneraient dn papier, de l'encre, et a jn timbre-postev et a nous une perte ie temps, s’ils voulaient bien en irendre note définitivement APROPOS DE CHEMIN DE FER \i, le Directeur, Toutes les grandes entreprises de ¦olonisation ont eu des depuis pé-tibles et méritoires.Qu’il s’agisse du lac Saint-Jean ou de la vallée de la Hatapèdia, de la région de Labelle ¦,u dn Témiscamingne, c'est partout te même courage, le même amour du vof qu’on rencontre et qui ont pu mire ces merveilles qui sont au LES UNIONS ILA SESSION alors f Les fils des premiers colons ayant hérité de terres plus ou moins défrichées, de fortunes plus, .j - - ou moins rondelettes, connaissent A f/VlTETC EÉnÛD A I U la vie de colon pour en avoir cru I IlLILtl\/UüfM I ËiUËiK ALü tendu parler.Combien plus mérf ^ ^ m l'égard des colons cette conclusion t ardait d l’absurde.Imaginez-vous, _______ si vous le pouvez, le toile immense^ | de tîiem général qui s’élèverait du pays tonl i cathf.dliîi entier si.un beau matin, les Qnébé-quois arrivaient à Ottawa avec une requête ainsi conçue : Vu que notre ville est la plus ancienne, que par conséquent, elle a été ta première à la peine, nous demandons que le termini d,e toute la navigation océanique soit rl Québec.Ce sera la récompense due aux travaux de scs premiers habitants.’’ Mais dirait-on i “Quel avantage pour Montréal, So-rel.Trois-Rivières, que ce termini A Québec ?’’ Ce protêt ne réuss!rait pas, parce que l’influence de Montréal étant prépondérante, finirait par l’emporter, Çe sermt Justice.Sur une échelle bien diminuée, c’est la situation qu’on fait à la région du Témlscamingue, avec cette dif- •ourd’hni le sujet de notre admira-‘ du l emiscamingut, .• tion.Les débuts du Témtscamingue fèrence cependant que là, Itnfhien- inrent peut-être oins pénibles encore que partout ailleurs, st on songe que pour s’y rendre il fallait faire, en laissant Mal ta tua, nn voyage en nmot de 100 milles dont près de ;»0 dans les rapides de la rivière Ottawa.C’est le premier septembre 1884 que les trois premières familles de colons abordèrent aux rivages de .fa Raie-des-Pères.C'étaient les familles Alexandre Brassard, Ernest Brassard son fils et Thomas Larou-che Ne poiévant se placer près dn lie 'ou tons les lots étaient retenus ce n’est pas du càté de la Justice.Quel avantage peut-il y avoir à ce que Ville-Marie devienne te termini de la ligne ?Aucun.La colonrs
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.