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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 3 mars 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1921-03-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME XII.— No 51 MONTREAL, JEUDI 3 MARS 1921 ROIS SOUS LC NUMERO Abonnements par la ' poste : Édition quotidienne CANADA.$8.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.88.00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 81*1 Adminiatration, Main 8183 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Cela continue Une dépêche récente nous apprenait que l’Association desi Commissaires d’écoles de la Saskatchewan vient de se pronon-i cer, à l’unaniraité, en faveur de l’abolition des écoles confessionnelles et de tout enseignement français, dans les écoles offi-j ciellement reconnues de la province.On fera dans ce sens des démarches auprès du cabinet de la Saskatchewan.C’est la suite d’une très vieille campagne, qui se poursuivra indéfiniment.Du jour où l’élément anglo-protestant fanatique prit une influence un peu notable dans les anciens Territoires du Xord-Üuest, il s’efforça de diminuer la situation faite aux ca-j tholiques et aux Canadiens français.En 1905, lors de la cons-: titution en provinces de la Saskatchewan et de l’Alberta, le j résultat net de la lutte fut, non point de garantir à la minorité ! le plein exercice des droits prévus par la loi de 1875, mais de* limiter cette garantie à ce qui restait en ce moment à la minorité, après les empiètements des années précédentes.Ce minimum était encore trop pour nos adversaires.Ils n’ont cessé depuis d’essayer d’en obtenir la suppression.Appuyés sur leurs troupes de base, les orangistes, ils ont successivement tenté de jeter dans le mouvement toutes les associations où ils pouvaient exercer quelque influence.Nous avons, au fur et à mesure qu’elles se produisaient, noté ces diverses interventions.L’une des plus retentissantes fut, cela va de soi, celle de l’Association iles Commissaires d’écoles.Elle parait, à ceux qui ne connaissent point le fond des choses, exprimer Lavis d’une très forte partie des hommes qui s’occupent directement de l’enseignement dans la province.Ce n’est pas le cas.L’Association des Commissaires d’écoles se recrutait jadis dans tous les milieux.1 .orsqu’on y posa, pour la première fois, la question de l’enseignement du français, la lutte fut très ardente.On était en pleine guerre et l’on vit — alors que la France el l’Angleterre combattaient côte à côte — cet instructif spectacle d’un prêtre français qui réclamait inutilement, de cet auditoire en majorité anglais, le droit à l’enseignement de sa langue.A la suite de cette violente discussion, les Canadiens français se retirèrent de l’Association pour former une société distincte.L’Association ne représente aujourd’hui qu’une fraction des commissaires d’écoles.Ceci constaté, il faut bien répéter que l’effort se continuera.La haine anticatholique et antifrançaise ne s’endort jamais.11 faut être aveugle ou naïf pour ne pas le voir.Tous les Anglo-protestants ne sont pas, naturellement, du calibre dos Orangistes.Ceux-ci forment une minorité solide, organisée, toujours en éveil.A côté d’eux, il y a une foule considérable plus ou moins pénétrée d'ignorance, de préjugés de passions de race et de secte à l’état latent, et des politiciens toujours prêts à faire flèche de tout bois.Les grandes explosions se produisent lorsque les orangistes et leurs alliés réussissent à persuader aux politiciens d’exploiter les passions de cette foule.C’est l’histoire d’hier, ce sera celle de demain.Contre cela, nous n’avons qu’une chose à faire: nous défendre.Nous défendre par une campagne d’éducation qui dissipe les préjugés et rende plus difficile l’exploitation des orangistes et des politiciens (ceux-ci passeront du bon côté lorsqu’ils croiront y trouver leur avantage); nous défendre, cela va de sol par les démarches que peuvent nécessiter les circonstances particulières; nous défendre, surtout, en fortifiant chez nous la volonté de vivre, en utilisant avec méthode toutes les ressources dont nous pouvons actuellement disposer.Le plus grand danger ne réside pas en somme dans ces explosions violentes, cjui ont chance de provoquer d’énergiques réactions, mais dans l’influence débilitante de l’atmosphère générale, dans lu lente action des idées et des moeurs anglo-protestantes.Et ce danger n’csl point particulier aux provinces en majorité anglaises.Il nous menace ici même, comme il menace les Franco-Américains.Nous ne pouvons le supprimer, mais nous avons le devoir d’y opposer une constante résistance.Et l’un des avantages d’attaques comme celle de la Saskatchewan, c’est précisément de nous rappeler Lurgerice de ce devoir Orner HEROUX.La session fédérale Importante déclaration de M.Lapointe “Nous ne nous considérerons pas liés par la prochaine conférence impériale, à moins qu’il n’y ait d’abord des élections générales”, dit le député de Québec-Est.— Un vote la nuit prochaine.avions un parti sans chef, et maintenant nous avons un chef sans parti.On retient injustement comme députés des membres qui ne le sont plus.Ainsi, M.White, en acceptant du gouvernement une position rémunérée, n‘a plus le droit de siéger dans la Chambre des Communes.De nombreuses autorités constitutionnelles le prouvent.Alors le comté de Leeds-Brockville devrait être mis à meme de se choisir un nouveau représentant.Ainsi encore de M.Ames.Celui-ci, dans un discours prononcé à Londres, a déclaré que sa lettre de démission était entre les mains de l’orateur de la Chambre.Personne n’en a entendu parler.M.Edgar Rhodes devait déclarer quelques instants plus tard qu’il n’a pas encore reçu cette lettre.M.Lapointe répond ensuite au j défi de M.Guthrie.11 cite plusieurs La session de Québec Une loi nationaliste?Le ministère Taschereau propose une loi de séparation du domaine colonisable du domaine forestier.— Elle est fondée sur un principe nationaliste exposé dès avant 1910.— Le bill de Montréal et M.Martin.(Par Louis Dupire) Ottawa, 2.— Lentement le dé- bat s’en va \ers une fin imminente.Jusqu’ici, l’oppositioa avait tenu en réserve, pour la dernière minute, un de ses principaux orateurs, qui a pris la parole aujourd’hui, M.Ernest Lapointe, de Québec Est.On attendait beaucoup de lui, et les espérances n’ont pas été trompées.Il a fait ce qu’on pourrait appeler le principal discours de l’opposition contre le gouvernement, car son réquisitoire n’a juanqué ni de force, ni de justesse.Le député de Québec Lst parle en anglais.L’auditeur est récompensé de son attention par les arguments et les raisonnements bien enchaînés, par les saillies sarcastiques, par les conclusions justes.Depuis quelques années l’ancien député de Kamouraska s’est fait une réputation en chambre et le gouvernement écoute .’ec intérêt tcut ce qu’il dit.Hier soir, c’était l’opposition qui avait souffert sous les coups de M.Guthrie ; mais aujourd’hui, ce sont les députés unionistes qui ont préféré quitter la Chambre en grand nombre, tandis que les libéraux s’amusaient et se réjouissaient à leur dépens.* - a* Le premier député à prendre la parole, cet après-midi, est M.Copp, ,1?Westmorland, libéral.La députation le connaît bien pour la vitesse vertigineuse de son élocution, et les sténographes ont toutes les misères du inonde à le suivre.C’est d’ailleurs la seule qualité remarquable de M.Copp.Même en parlant vite, il parle longtemps, et présente un résumé à peu près complet de tout ce qui s’est dit en faveur de sa thèse depuis le commencement de la session.Tout le monde demande des élections.M.Guthrie a sur le tarif, férentes de celles qu'il exposait | exemples pour prouver qu’un gou-1 gé, un nouveau programme a été i vernement dans la position au eabi-1 élaboré, des sujets exclus ntiminu-1 net canadien devrait faire une électivement de la discussion lors de la' lion immédiate.Gladstone avait dit formation du cabinet d’union sont I dans une de ces occasions qu’un maintenant pris en considération! gouvernement n u pas le droit de dans Je discours du trône.Vu surplus, le gouvernement ne possède pas la confiance du peuple, qui a une défiance profonde du premier ministre.Enfin, la question du maintien au pouvoir du gouvernement actuel n’est pas une question île droit, mais de simple moralité publique et d'honnêteté ordinaire violées par le refus constant de faire un appel au peuple.C’est de la pari des unionistes de 1917, le plus méprisable .manquement a une promesse que notre histoire ail encore enregistrée.Tout le monde connaît les conditions dans lesquelles se sont faites les élections de 1917.On peut nommer des comtés dans lesquels les soldats ont voté pour le candidat du gouvernement avant meme que les candidats fussent choisis, et connus.D’ailleurs, il est mieux de ne pas trop s'étendre sur ce sujet familier à tous, Le nouveau parti national - libéral - conservateur dit qu'il descend légitimement du parti unioniste.C'est une question douteuse.H y a eu tant de changements que" personne ne reconnaîtrait l'ancienne administration.M.Guthrie a apporté des- arguments pour prouver que ces changements nécessitaient rester au pouvoir s'il y a des doutes raisonnables qu’il ne possède pas la confiance du peuple." M.Balfour s’est aussi prononcé dans 1- même sens.Le général Smuts, dans l’Afrique du Sud.après avoir réussi à effectuer une coalition, a fail des élections générales.Et le député de Québec-Est sort de gros volumes de droit constitutionnel et d'histoire pour prouver tout cela.M.Lapointe fait ei,suite des déclarations très importantes sur la prochaine conférence impériale.Le discours du trône britannique.M.Lloyd George, d’autres hommes j d’Etat anglais ont dit que cette conférence sera très importante.Or, le gouvernement ad.ici n’a pas le pouvoir d’aller nous représenter à Londres.” Je déclare tatégorique-ment (pie les hommes qui prétendent gouverner ce pays n’ont pas droit de nous représenter à cette conférence importante.Et nous ne nous considérerons liés ni moralement.ni légalement, par aucune des décisions qui pourront être adoptées à-bas,” dit M.Lapointe.Le chef du gouvernement a invité l’opposition à nommer un représentant qui accompagnera la délégation du gouvernement.Mais les liberaux se veulent pas se rendre complices de l’abus de pouvoir du mi ne nécessitaient nas un appel au .peuple, mais il n'a pas pris soin de dire que dans tous les précédents qu’iil a apportés, ce n’est que le premier ministre qui avait été changé.‘’En 1917, on disait que le gouvernement réuimsgjt Jes meilleurs cerveaux du pa.Vk.Aujourd’hui, il est des vues dif-îimpossible de dire la même chose.‘Le cabinet présent est composé de Billet du soir Poulettes exposaient cette idée.Maintenant, celle-ci est à la base du projet dont .il nr M.Perrault a saisi hier, rassemblée legislative et ceux qui, avant-hier, i cpoussaient le principe défendu par MM.Tellier, Hou ras sa et leurs collègues, l’adoptent aujourd’hui et s en feront les protagonistes.L’idée notait son chemin, elle triomphe.Il s'agira désormais de surveiller les clauses de la loi et l’application qu on en fera pour que la machine ministérielle n'en fausse pas le fonctionnement.Entre temps, marquons comment le cabinet québécois, depuis une quinzaine d’années a dû évoluer à l’endroit d'idées qu’iï avait commencé par condamner, ou ridiculiser.Arbitrage Il serait malheureux que l'opposition d'un groupe contraignit le cabinet provincial à abandonner son projet d'arbitrage obligatoire, dans certains différends de fonctionnaires municipaux avec l’autorité dont ils relèvent.Les citoyens do Montréal et d'ailleurs ne tiennent pas à sc trouver derechef exposés à des grèves comme cofllos de la police et des pompiers montréalais, il y n quelques années.Les citoyens ont droit d’être protégés contre lescon- Misère de ce monde, où personne, pas même les poulettes, n'est .sûr dn lendemain Elles étaient vingl-eix, oui, vingt-sir poulettes de rare — laquelle ?je l'ignore qni, selon leur louable habitude, s'étaient couchées dès les premières ombres.I.a tète sous l'aile, la conscience en pair, elles sommeillaient en rêvant, les douces, en rêvant dn printemps tout proche, de chaumes à picorer, de frêles poussins à défendre.De loin en loin, an sein de cette grappe vivante, faite de plumes et de pattes, comme un frôlement d'ailes, une plainte, l’étrange mur-7iwre des voir de la nuit .Et là, à dear pas.dans les ténèbres, se tramait le plus perfide complot.Soudain, tout ce petit .monde tressaille.Vne lumière sinistre faillit, qui fouille les secrets du calme reposoir.Minute affreuse dans la rie d une poulette 1 Se sentir saisie, bâillonnée, rudement jetée au fond d'un sac où s'amoncellent tes victimes.Heaux rêves envolés, reviendrer-rous jamais ?Où courent ces pieds agiles qui se dérobent dans la nuit ?(lentilles poulettes, vous êtes perdues.Plus raffiné que l'autre, le loup humain ne laisse aucune trace.Elles étaient vingt-six poulettes de race, que mon ami pleure comme une Rachel.Lecteur, les as-tu vues passer ?MARIES.Bloc-notes 'Jette loi La nouvelle loi dont le cabinet Taschereau a saisi l’assemblée législative, hier, au sujet de la colo-ilsation, est fondée sur un nrincl->c maintes fois exposé à Québec >nr MM.Bmirnssn, Tellier.Laver» gne, Provost.Sauvé et plusieurs uitres.Il n’y a pas bien des année» •neore.Au temps où ce» députés Parlèrent, la majorité minlsté* le d’alors conduite par M, Goulu, traita toute cette nouvelle politique de colonisation d’utopiste, et qualifia de visionnaires ceux qui go* fén m n "i clic sont les premiers à subir les (Nontre-coups.pans des cas comme ceux-là, l’arbitrage doit être obligatoire, tout comme il faudrait même rendre obligatoire la décision des arbitres.Ix* projet du ministère était un pas dans la bonne voie.S’il est écarté uur suite des menées de pertains en of s syndicalistes, les contribuables resteront à la merci d’un grief quelconque des syndiqués.G’est une situation précaire, et nos gouvernants ont le devoir inéliorer, même s’ils doivent, pour K de In manière en arriver là, user forte.La censure On a remanié depuis quelques mois le personnel du bureau pour la censure des cinémas, ixmr la province.M y a quelques heures, l’autorité provinciale a même relc vç le traitement des censeurs.L’existence de ce bureau est de phis en plus nécessaire.On peut rendre ce témoignage aux nouveaux con leurs que.depuis quelques mois.IL s’efforrent d accomplir, mieux que l’ancien bureau, la tâche qu* leur en 1911 sur la réciprocité.La plupart des députés de la droite ont perdu la confiance de leurs électeurs.M.Caldcr, surtout, le ministre de la colonisation et de Té migration, n’a pu faire un discours dans sa province lors de la campagne de M.Meighen dans l’Ouest, et il est à peu près certain qu’il ne pourra se faire élire.M.Copp prédit ensuite aux libéraux un grand succès dans les Provinces maritimes aux prochaines élections.LE DISCOURS DE M.LAPOINTE.M.Ernest Lapointe se lève ensuite au milieu des ovations de scs partisans.Les Canadiens de la gauche mettent de la vie et de l’enthousiasme dans leurs applaudis, sements, et le coin qu’ils occupent est sans doute le plus bruyant de la Chambre des Communes.Dans une occasion comme celle d’aujourd’hui, ils se donnent du plaisir de toul coeur.M.Lapointe raille d’abord le gouvernement pour n’avoir pas un orateur pour répondre à M.Copp, et il parle des légions disparues.11 admire ensui te M.Meighen pour avoir accepté une tâche refusée par M.Thomas White.Le Canada a aujourd’hui un gouvernement qui prétend gouverner.mais qui est dans une po sition humiliante et disgracieuse, et recourt à des expédients pour sc maintenir au pouvoir jusqu’en 1922.La position que les libéraux ont prise sur leur amendement est justi-riée pour trois raisons.L’élection de 1917 a été faite sous des circonstances spéciales.Depuis ce temps, un nouveau régne a été inauguré, une nouvelle administration a été formée, un premier ministre a été nonnnè, le nom du parti a été chtin- est 'dévolue.Ce n’est pas sans lie-soin.En journal de Toronto, le Globe, qui publie pourtant la réclame de toutes sortes de pièces et de films plus ou moins douteux, écri vait ces jours-ci (ter tnarsl, en partant de l’adaptation (pie l’on fait pour le cinéma, de maints livres et romans louches de l’heure présen te: ’’H existe un grand nombre d’entrepreneurs ru films cluématogra phiques qui n’ont ni conscience, ni morale.Selon une dépêche de New-York, les films qui défilent de ce temps-ci sur l’écran des cinémas américains débordent de spectacles lascifs."There is an orgu of ter." la* Globe de ma rule que la censure ontarienne protège le public contre cette invasion de spectacles à donner la nausée, —"nauseating invasion”.Il faut souhaiter, dans ces circonstances, que notre bureau de censure provincial continue le travail d’épuration commencé depuis quelques mois el ne se laisse pas effrayer par les protestations d'entrepreneurs en spectacles, qui mon tent certains prétendus critiques d’art pour leur faire insulter ou ridiculiser les censeurs, dans des ga zettes de Montréal et d'ailleurs.Que la censure fasse sans craintes son devoir et tous les honnêtes gens, ils son* plus nombreux que la ca nallle et les gens qui, sous prétexte d'art, font de In réclame payée aux .prelacies libidineux, — appuieront leur travail.G.P.pièces et de morceaux, il est plus remarquable par ceux qui n'en font pas partie que par ceux qui occupent les sièges des ministres.’’ On peut constater leur âge par l’examen de leurs figures, pour reprendre une expression de Juvenal.Les libéraux restés dans le gouvernement ne peuvent représenter le vrai libéra Usine, car "le vrai libéralisme ne peut être représenté par des hommes qui ont défendu dans l’espace de trois ans le pour et le contre de chaque question publique’’.Ils ressemblent à Fouché, le célèbre ministre de la police du premier Empire, qui jurait l'allégeance à tous les pouvoirs et les trahissait tous.Le parlement en a un très bon ex emple dans M.Cahier.A Saskatoon, il a dit qu’il avait toujours été un perroquet sur le sujet du tarif, qu'il n’avait rien étudié avant cette année et que ces études l’avaient converti.Et M.Meighen a parlé de la logique de M.Caldcr.Oui, il est conséquent, mais comme le perroquet: il répète les paroles de son maître du moment.Un libéral sous la direction de M.Meighen est une espèce inconnue dans la zoologie et le bon sens.Le ministre de l'immigration a aussi déclaré dans l’Ouest que les libéraux ne voulaient pas réellement une élection générale ; qu’ils s'absenteraient du parlement s’ils craignaient de mettre le gouvernement en minorité.M.Lapointe défie le gouvernement et M.Cahier de prouver leur assertion, il porte le même défi à in presse du pays, ou plutôt à certains journaux qui exposent la même idée dans une colonne tandis que dans l’autre, ils répètent que le gouvernement refuse de “pairer" et prend tous les moyens de triomphe possibles.Le cabinet, dans la situation actuelle, n’a pas droit de rester au pouvoir.Car il a perdu la confiance du pays comme le prouvent les élections 'complémentaires successives.M.Moignon a retardé plus longtemps qu’il n'élait possible juste l’émission de ces brefs afin de le jeu des agents électoraux dans plusieurs coudés.Et l'argent qu’on y a dépensé s'élève à des montants énormes.Les ministres ne sont [tus d’accord pour interpréter l’élecuon de i’elerboro.Cette interprétation est facile.M.Gordon a été élu contre le candidat ministériel pour demander des élections générales, par ce que le gouvernement a usurpé le pouvoir.Quant a la déclaration que le parti libéral a disparu de tout le Canada en dehors de Québec, elle est fausse.C'est le parti conservateur qui a disparu de presque tou tes les provinces.M.Guthrie a parlé hier soir du parti libéral comme des "restes" d’un grand parti, On peut dire la même chose avec beaucoup plus de Justesse du parti unioniste.La majorité de 70 a baissé jusqu’à vingt, et les meilleurs soutiens du cabinet ont disparu de la circulation.Incapable d’augmenter sou nombre de députés par de justes moyens électoraux, M.Meighen veut faire des recrues dans les rangs du parti libéral au moyen de méthodes que les règles parlementaires ne permettent pas de qualifier en Chambre.Le gouvernement aurait besoin de réorganiser son cabinet, mais il ne peut le faire sans risquer sa petite majorité dans de nouvelles elections partielles.Autrefois, nous toute participation à cettv conference.à moins que les élections générales ne soient faites immédiatement.Avant de reconstruire l’Empire.nous devons mettre l'ordre dans notre maison, purifier notre atmosphère politique, élire un nouveau parlement.Après celle dernière alfaque.M.Lapointe, (pii reçoit une ovation de ses alliés, fait place au major Andrews.un des autres peseudo-in-dépendants uni occupent le "\’o Man’s Land".Ce major se déclare protectionniste pour le mo-i nent.bien que le libre-échange puisse être établi au pays dans les prochaines années.Il votera contre l’amendement du chef libéral parce qu’il n’a pas fait un énoncé clair de sa politique.M.W.A.Buchanan (Lethbridge) admire beaucoup le premier ministre, mais il ne pourra enregistrer un vote de confiance en faveur du gouvernement.Il a été élu pour- supporter les unionistes, et non ceux qui leur ont succédé.Si le cabinet voulait promettre de faire le remaniement des sièges cette année, M.Buchanan pourrait attendre jusque là.S'il ne le peut pus, il votera contre le gouvernement.De plus, il n'est pas protectionniste sans restrictions.Il appuiera le sous-uniendement Campbell.M.F, F.Pardee a demandé l’ajournement de la séance.On croit que le vote sera pris dans la nuit de jeudi à vendredi, vu que les orateurs ministériels et libéraux commencent à se faire rares.Léo-Paul DESROSIERS.M.Bourassa aux Trois» Rivières M.Henri Bourassa donnera une conférence à la salle de l’iiôtcl de ville des Trois-Rivières, lundi prochain, le 7 mars, à huit heures et demie du soir.Il traitera de l’"Oeu-vre di la presse catholique et nationale”.Cette conférence est sous les auspices du "Comité de propagande faire I ^ |a presse catholique." Sous le J haut patronage de S.G.Mgr F.X.I Cloutier et de Son Honneur le maire des Trois-Hivières, lu réunion sera I présidée par M.Charles Bourgeois, I avocat, président du comité exécutif, j M.Guy Vanier, avocat, professeur à rUniversilé de Montréal, président général de l’A.CJ.C., et M.le chanoine Jules Massicolte, président d'honneur du comité de propagande, compléteront le programme oratoire, qu’agrémenteront en outre quelques pièces de chant ci d'orchestre (le la populaire Harmonie De La Salle et de l'excellente chorale de M.l'abbé Turcotte.Les billets s’enlèvent rapidement.Ils sont vente à la pharmacie Nor-mandin où le plan de la salle est déposé, chez M.J.-A.Mincau, mar» c! md, rue Saint-Maurice, au "Bien Public’', rue Hart, et chez les membres du comité exécutif.Les billets se vendent ÿl.Ofl pour les sièges réservés, 75 sous pour les galeries.Les billets à 75 sous ne seront mis en vente qu’à In porte de la salle, le soir de la conférence.Québec, 2.La loi tant attendue’ sur la séparation du domaine fores; tierdu domaine colonisable a etc présentée cet après-midi à la Chambre.Celte formalité a déclenché un débat qui doit sans doute durer plusieurs jours.Les principaux dis cours ont été prononces par les deux ministres intéressés: MM-Mercier et Perrault et par le chet de l’opposition.Les lecteurs du Devoir connaissent la substance île la loi qui leur a été exposée depuis pui-üieurs semaines ; depuis U- projet initial a subi quelques modifications que nous indiquons dans notre dépêche d’hier, M.Sauvé a déclaré qu’il appuie cette loi de tout coeur avec d'autant plus de plaisir qu’e.le incorpore un principe longtemps défendu par ses amis politiques et par lui-mèmo.'Le d'ébat a été mouvement • et gai.parce que le chef de l’opposition se trouvait dans d’excellentes dispositions et s’est amusé à taquiner les ministres, en particulier M.Mercier dont le bongarçonisme subit admirablement la plaisanterie.La loi.comme le notait le ministre de la colonisation, marque une ère nouvelle dans l’histoire de notre province; mais le député des Deux-Montagnes a judicieusement fait observer qu’elle n’opérerait pas comme un charme, qu’il ne suffit pas qu’elle soit inscrite dans le livre de nos lois, mais qu'elle soit loyalement et généreusement appliquée.?* • En dehors de la chambre peu de nouvelles aujourd'hui.La nomination du président de la commission des services publics est renvoyée à la fin de la session, mais la loi modifiant la situation de ce haut fonctionnaire qui sera vraisemblablement M.Adrien Beaudry, sera déposée sous peu.Le traitement du président ne sera pus porté à neuf mille dollars, mais à huit mille seulement.Au lieu d'etre nommés pour une période de dix ans.les membres resteront en fonctions durant bonne conduite.Outre celle laissée par la mort de M.Hibbard, le gouvernement doit combler une autre vacance ; sir Georges Garneau lui a fait tenir, en effet, sa démission.Au moment où il était question de nommer M.Francoeur, la sucresslon de M.Garneau avait été offerte à un avocat anglais de Montréal; mais le refus de M.Francoeur rend nécessaire la nomination d'un libéral anglophone du district de Québec — un ingé nlcur probablement — pour observer la symétrie politique.D'ici que le gouvernement ait trouvé le candidat de sou choix, il est possible que sir George Garneau continue d’occuper le poste.* W V Les ouvriers de Montréal ne veulent pas la loi d’arbitrage obligatoire annoncée dans le discours du trône.Il est possible qu’en pre senee de leur opposition opiniâtre le gouvernement capitule et abandonne l’idée de presenter son pro-jcl.LA COLONISATION M.Mercier ouvre le débat par un discours sobre.Il explique la portée de la loi qui opère le transfert de 'Certaines terres de son ministère à celui de son collègue de la colo-j nisatioii.Ces terres comprendront j tous les lots déclarés propres à la colonisation, y inclus les lots sous billet de location.Os terres seront subséquemment administrées par le ministre de la Colonisation.M.Mercier vante ici son nouveau chef et 11 voit dans cc’ttc loi la réalisation du program me hardi qu’il se traçait à lui-même au lendemain de son accession à la présidence du conseil, Vf.Mercier n’oublie pas non plus de payer un tribut de reconnaissance* à sir Lotner Gouin qui a rendu cette loi imssible en consacrant $5,-000,009 a l’oeuvre de la colonisation.Après avoir fait l’historique de la colonisation depujs trente ans, M.Mercier donne des statistiques im-pressionnantes sur le développement de l’industrie du bois dans la province de Québec.Plus de cent millions sont placés dans l’industrie de la pulpe dans la seule province de Québec soit au bas chiffre vingt millions de plus que dans la province d’Outano, qui se rapproche le plus de la nôtre.M.SAUVE Le chef de l’opposition sa* demande quels sont ceux qui ont le plus de motifs de se réjouir de la bonne nouvelle annoncée par le ministre des terre*.Il conclut que ce sont ceux qui siègent à la gauche de l’orateur qui ont applaudi à cette politique exposée par les Bourassa et les Tellier, les Prévost et les Laver-gnc.quand elle était rejetée par la droite.Il s’est donné la peine de cnmpul ser les journaux de la Chambre et Usa trouvé que tous les déjnilés rouges qui faisaient partie de H Chambre en 1912 el qui \ siégcnir encore aujourd’hui ont voté contre semblable projet quand il était préconisé par l’opposition.Dans la liste qu’il donne on trouve parmi les premiers, les noms de MM.Mer cier et Taschereau.On prétendait alors que le colon n’avjtiit à se plaindre de rien, qu'il était parfaitement heureux.Aujourd’hui, M.Mercier trouve qui son chef exécute un programme hardi hardi sans doute, parce qu’il prend les idées de ses adversaires.Quant à lui.il n’a pus la moindre hésitation à applaudir de coeur et d’esprit le ministre des terres, s’il ne l’a pas applaudi tantôt des deux mains.Sa loi vient très tard, mais mieux vaut tard que jamais.M.Sauvé se met ici à chiner le ministère pour de bon.Il parle de prétendues tendances nationalistes du ministre de la colonisation el dit que celui-ci a posé un ultima turn avant d’entrer dans le ministère.Il a exigé qu’on fasse le par ti.ge des terres.Tl n’a pas fait ac eepAer son idée sans lutte et surtout sans opposition de son collègue des lerres, mais l’essentiel, c’est qu’il ait réussi.La nouvelle loi fournira le seul moyen d’utiliser les cinq millions promis à la colo nisation par l’ancien premier mi nistre.M.Sauvé fait ici une déclaration qui produit sur la Chambre une impression profonde, d’autant qu’il la prononce d’un ton bas en espaçant ses mots afin d'en bien souligner le sens.L’opposition ne combat pas ce projet de loi ; elle.l’accepte bien qu’il vjenne de la droite.Elle 11e fait pas de parti-pris politique.On n’en peut dire autant de la députation ministérielle, qui vote aujourd’hui ce qu’cllc condamna hier parce que le cabinet a changé d’idée.Mais c’est la une piètre tactique et qui tournera contre ceux qui s’y adonnent.Tout observateur peut constater qu’il s’est produit un changement profond dans la population de la province.On est las de la stupide et aveugle mou-t nnerie politique.L’Indépendance devient de plus en plus de mise dans tout le pays.Elle rejettera bientôt les dociles instruments des gouvernements loin des parlements.M.Sauvé réitère ses compliments à M.Mercier avant de reprendre son siège.J’approuve, dit-il, cette loi présentée par l’honorable ministre des terres mais rédigée, peut-être, par l’honorable ministre de la colonisation, qui trop modeste pour chanter propre triompre.La loi est bonne, mais il ne pas qu’elle reste lettre morte, ce ne soit qu’une politique de tut.UNE REPLIQUE.M.Mercier réplique en quelques mots, il déclare que M.Sauvé n'a pas toujours approuvé ceux qu’il a cités tantôt comme les véritables sera son faut que sta- auteurs de cette loi.Il lui rappelle autres choses scs differ avec M.Jean Prévost.rend* Il explique ensuite que M.L.O.David n prêché cette politique bien avant jes nationalistes, dit-il, et ! ’’û! " 'S rudiments d’une organi-s'tlo;1 naroissialc et municipale, r-'”! ftV la présence du curé et celle f] • - é Lcie et des divers, genres de ?ss A' * nf*.; T r r* delr P Québec, 3 mars.Le comité des bills privés a siégé, ce soir, pour continuer la discussion de divers articles de la refonte de la charte ; il n’a pas encore abordé l’étude du projet alternatif dont les grandes lignes ont déjà été exposées ici.Le maire de Montréal n’est pas j content du projet de M.Monet qui i i a été retiré de lu circulation cet 11 est surtout indigné ait réduit les fonctions j du moire à un rôle purement honorifique et de ce qu’on ait coupé j le traitement par moitié, le rédui-1 sant à cinq mille dollars.Ce soir la discussion la plus lon-,nle s’est engagée autour de la taxe des célibataires, dont AI.Vautrin a demandé l’abolition.II ne croit pas qu'elle produise grand chose et i!, lu trouve injuste.Nombre de céli- j bntaires .sont forcés de paver d'autres impôts inunicipuux et con-j (mints de rester hors des liens du mariage.Il n’est pas juste de les1 punir pour ce fait.M.Martin pense que les eéliba- ! i L’artiele faisant payer les pavages par les -propriétaires a été* rati-, fié malgré l’opposition du maire.; En discutant les pouvoirs du gerant, M.Ic maire a déclaré qu’il au-, mit tous les pouvoirs qui existent sur terre et dans les deux et que ! les chefs de départements auraient ' à faire tout le travail, li assure le ; comité qu’il n'accepterait pas ce | poste, même s’il lui était offert, ce ‘ qui a beaucoup amusé ses auditeurs.La clause remplaçant la taxe de l'eau par une taxe sur les locataires a été ratifiée par le comité.Louis DUPIRE.LA DEMISSION DE 'M.SIMARD A l’ouverture de la séance du conseil, hier, M.Pérodtau, leader du Conseil, a fait l’éloge de M.(«corges-A.Simard, qui vient de démissionner comme conseiller législatif pour accepter le poste de président de la Commission des liqueurs de Québec.M.Pérodeau dit combien les membres du Conseil regrettent le départ de AI.Simard qui.depuis qu’il siège à la Chambre haute, a toujours été un des législateurs les plus précieux.Les conseillers se consolent du départ de M.Simard, en songeant qu’il a été appelé à l’un des postes les plus importants de l'administration provinciale et qui comporte une très grande responsabilité.M.Pérodeau exprime la certitude que, sous la direction de M.Simard, la loi qui vient d’être votée va être observée comme il convient.FAITS DIVERS compjgme des tramways UC MONTREAL VOL D’UN PNEU.L*s voleurs oi.pénétre, hier soir, dans le jardin privé de M.Eugène Chartonneau, en arrière du No 1H1S, rue Saint-L'rtypn, et ont fait main liasse sur un pneu estimé à -SaL t.UK'AIlil: DU SERVICE SUUUÜBU-S POUR 1920 a.lu.Ü L4 pON tf ) LES CONCERTS Le quatuor Flonzaley taires (pii paient d’autres impôts! - devraient être exemptés de cette Le quatuor Flonzaley a donné, taxe spéciale, mais quant aux au-i hier soir, à la salle Windsor, son très, ils doivent la payer.Ils jouis- ! concert périodique.L’assistance sent de tous le:, autres privilèges ! était très nombreuse, près de 1.0UÜ des citoyens, protection de la po-1 perso,lines, MAL Adolfo Betti.Alliée, etc.Finalement^la proposition |>ochon.Louis Bailly et Iwan 1 .rejetee j jpArehambeau, tes artistes qui com- ice, etc, Finah de renvoi de M.Vautrin est par un vote de 17 contre 9 : tes membres du comité qui ont voté pour la suppression de la taxe sont MM.Rmithillier, Lacombe, Laurendeau, Miles, Phnneuf.Reed.Renaud, Robert et Vautrin.M.Vautrin propose alors uq au-1 tre amendement pour exempter de \ ' l’impôt tout célibataire qui paie ; une somme d’au moins dix dollars! en impôts à la ville.M.le Maire s'objecte à ce minimum parce qu’il trouve qu’il frapperait un célibataire - locataire payant déjà neuf dollars de taxe d'eau.Me.Léon Gurneau, est interrogé ; par le comité.Il est célibataire et représente ù Québec les compagnies d’utilité publique qui s’opposent à la continuation de la surtaxe sur leurs propriétés, 11 déclare que ce n’est pas cher que dix dollars pour retenir sa liberté, mais il trouve qu’il est injuste que les célibataires de Weshnount et 1 d’Outremonf qui viennent gagner) leur vie à Montréal échappent à cet impôt.Finalement l’amendement, proposé par M.Vautrin, et repris par! M.Séguin exemptant tous les célibataires posent cette société .musicale, ont exécuté avec une grande maîtrise un programme classique de premier choix.Ce programme comportait des numéros de deux compositeurs allemands, Haydn et Schumann, et un numéro de Victor Vreuls.compositeur belge.ï! serait superflu d’insister sur l'ensemble et sur la maîtrise de ces artistes, puisqu'on sait que ces musiciens ont été choisis parmi les meilleurs des conservatoires d’Europe et qu’ils jouent ensemble depuis dix-.sept ans.L’auditoire charmé ne s'est pas contenté des numéros du programme, il a cru devoir bisser les artistes qui ont exécuté avec bonne grâce trois rappels.- —«- Le quatuor Dubois Le Quatuor Dubois a donné hier soir au Ladies Ordinary de l’hôtel Windsor son deuxième concert de la saison.L’inclémence rie la température avait empêché la foule de s’y rendre en aussi grand nombre que d’habitude.Néanmoins I« concert a été très bien réussi.Mme MALCHANCEUX.Sam Lighvaek.092, rue Colonial s’est fait voler hier, 90 verges de toile et 3ô verges d’autres tissus.Lighvach était allé diner et c’est pendant son absence que le vol a été commis, vers onze heures.Lighvach s’est procuré des échantillons de sa marchandise et est allé déposer sa plainte le soir.L’EAU CAUSE LE FEU.L’action de la pluie sur la chaux vive qui se trouvait dans un chantier de construction avenue Pacifique, à Verdun, a été la cause d’un commencement d’incendie qui a été vite éteint par le- pompiers.LES ALARMES Le.> pompiers ont eu à répondre à sept alarmes au cours des demie- j res vingt-quatre heures et voici l’ordre d ois lequel elles ont été enregistrées aux quartiers-généraux; Mutin: 12h.31.Moite 362, angle des rues Saint-Jacques et Craig.Légers' dommages dans une boutique de sel-lier, 311 ouest, rue Craig.3h.57.Moite 66f>, angle des rues Rachel et Fabre.Dommages légers1 dans une boutique de réparations de 1 motocyclettes, à l'arrière du No 080.parc Lafontaine.5 h.-17.Boite 67, angle des rues Saint - Laurent et Prince - Arthur.Dommages considérables dans une épicerie.785, rue Saint-Laurent.11 h.32.Appel par téléphone à l’angle des rues Saint-Jacques et Atwater.Feu de cheminée.Il ii.35, Appel par téléphone au No 7, rue Craig.Une femme a perdu la vie au cours de l’incendie.Soir: 5h.41.Boite 514.angle des rues Lagaucheiière et Saint-Laurent.Dommages considérables dans un garage, (53, rue Saint-Urbain.Six automcbiles ont été détruites.7 h.14.Appel par téléphone au carré Phillips.Fausse alarme.LACHINL Pt la Cute St-Paul, service de lu minutes à partir de j.uô lie la Place d’Amies (bureau .service de H» minutes de â.tfl aan.a S.0Ü a.m 2ü minuits de S.(Kl a.m.U 4.2U p.ui.ni minutes de 4.ao p.m.a 7.Ou p.m d> minutes de 7.00 p.m.r 12.00 ami.40 minute» de 12.00 a.m.a 12.40 a ni.Dernier iranw uy pour Lacliiue ii 12.40 a.m.Ue Lachme (Money Point), service de 10 minutes de 3.3u a.m.à 8.50 a.m.20 minutes de 8.5ü a.m.h 4.50 p.m.10 minutes de 4.30 pan.a 7.50 p.iu.20 minutes de 7.30 p.m.a 12.50 a.m.10 minutes de 12.50 a.m.à 1.30 ta.m.Dernier tramway de Lachine à 1.39 a.m.SAL'LT-Àl-HECÜLLEl-.MONTKEAL-NORD Du chemin Créniuïic (Youville) à Mont-réal-Xord, service de 15 minute» de 5.25 a.m.i 10 minutes de 5.55 a.m.à 15 minutes de 8.15 a.m.à 10 minutes de 4.45 p.m.à 15 minutes de 7.00 p.m.a .0 minutes de (2.00 a.m. précautions ont été prise- au-si étroites que possible pour - t r der contre le danger du coi n de mauvaise foi, qui a coûté des v r mes considérables à la provin *c.beaucoup d’ar aide ndon rlle â aidé à la construction de écoles et des chemin-.Elle veut qui les terre- de colonisation restent .La Revue Hebdomadaire >n lui dit lions D'que p< ü«* Ollc-ci s dépensé :eiit pour unir en Ji >G M P1 Pour rendre la spéculation plus difficile, le gouvernement, dans sa nouvelle loi, oblige le colon a défricher .10 pour cent de son lof avant de lui livrer ses lettre- patentes.au lieu de la proportion ac-tUfile de l.î p.c.Sur les 15 p.c.du lot.le colon devra conserver une réserve de bois pendant une période de vingt «ans, après que les lettres patentes^ auront été obtemus sur les lots pro p re* à l'agriculture., KJ , Le colon pourra couper sur cette umniemeni i artte réserve le bois nécessaire à ses besoins.mais il ne pourra pas on vendre pour spéculer.I.‘acquereur d’un h.l de colon devra paver don- mus les deux av:i lilc droit de coupe; un colon ne pourra vendre sa terre avant qu’une1 mesure d’nutomuui .période de six ans ne soit écoulée Vux fermes du pre depuis U* moment où il aura obtenu j était stipulé que quic ses titiNs définitifs.M.Perrault termine par une éln queute péroraison où il déclare que 1 avenir de la province sera assuré pur la multiplication des petits pro-origin ires paysans.Il vante la noblesse de la vie du colon et la nécessité du mouvement do retour sers la terre.1! est :t de Dusseldorf et la région du Ruhr, où abondent les mines.Ensuite.chacun des pays alliés imposera sur les marchandises teutonnes la taxe qu’il jugera convenable.Lutin.une frontière douanière sera établie le tong du Rhin sous le contrôle «les Alliés.I.a délégation allemande a été informée «pic les Alliés ne réduiront pas la période de 42 ans allouée imur le paiement du montant total îles réparations «iue doit TAlkma-gne.Ijos contre-propositions que les délégués allemands ont présentées mardi ne sont pas susceptibles d'«*-tre étudiées.M.Lloyd George l’a dit au Dr Walter Simons, chef de la «tclégatinn teutonne à l'ouverture «le la séance à midi au palais Saint-James.1*5 représentants de la Tunmic et de In Grèce auront la parole à la «¦onférrnc«i vemlredi et on dit «pie le premier ministre grec, M.Kalogeropoulos.en profitera pour dire aux Alliés que le gouvernement «i’A thèses n’a pas trouvé moyen d’ac-ceptor la suggestion d'une enquête «pic conduirait en Thrace et à Smyr n«‘ une commission alliée.Djavid Hey.ministre des Affaires étrangères «tu gouvernement de Constantinople.est arrivé à I/mdres hier.M.Lloyd George a dit que l’aiti-turfe «le l’Empire allemand sur la question «les réparations constitue aussi une coupable négligence de sa part à remplir ses obligations vis-à-vis «ton A’tliés.11 a rappelé »us représentants traitons «pic leur gouvernement ne s’est pas confor-né an traité de Versailles en ee qui » trait aux livraisons de charbon, m désarmement, au versement de .ingt milliards «le marks en nr.et «n châtiment «les officiers et «les nid,ils allemands accusés d’avoir 'ommix des crltims durant la guer-"c.I.'Allemagne, a continué le pro-nier ministre, «m dédaignant «l'ac-•opter les concessions «offertes par es Villes sur le sujet des répara-ions, se prive par le fait des tivnn-âges qui lui out été concédés à la •onférence précédente.M.Lloyd George a ensuite préson-i - rultimatiini au nom des Alliés.Qua ml M, Uoy 1,1 que, le service des finances el le secréta ri at municipal.Les directeurs «le services, à moins qu'il n'en soit autrement prescrit par cette charte, seront «li-recletnenl responsables au «lirer-leur en chef de l'administration «le leurs départements et ce dernier pourra retjuérir leur avis verbal ou par écrit, sur tonies «pieslions affectant leurs services.Us choisiront.nommeront et rcmplaceronl.avec l'approbation «lu «Ilrecteur en chef el du comilé exécutif, tous leurs employés subaltornes.ils devront préparer, chaque année, le budget de leur département respectif, et ils devront faire tous rap-! ports «pd seront requis par le «lir«-e-tur en chef.Le conseil nommera une commission dile «lu Service niunietpal, qui sera composée «les chefs «les six s«,ndres administratifs «Je la ville el d'un rep résentant des «*m-pj »yés de In elté.chois' (I élu parmi eux.Les foin Golfs de la «miumission consisteront à s'assurer de In com* pétenee de « eux qui désireront entrer au service de la vit'.;, La com- mission seule décidera finalement si un applicant a la compétence voulue pour occuper un emploi municipal.EU© devra édicter et promulguer des règles «nii devront être approuvées par le conseil sur rapport du comité exécutif et du directeur en chef.Les avocats, les notaires, les médecins, lés ingénieurs civils, les architectes et les comptables licenciés, admis au service de la ville en leur qualité professionnelle, ne seront pus soumis, quant à leur compétence aux règles établies par lu commission.I*e projet comporte, en outre, que la commission de l'aqueduc, créée par la Commission administrative, est maintenue en existence, tant «jue le conseil n’en aura point décidé! autrement à la majorité absolue de | ces membres.Le maire est le premier magistrat de la ville et exerce un poste honorifique.Il soumet, quand il le juge à propos, des observations et des suggestions au conseil et au comité exécutif.Son traitement est de $5.000.00 par année.Il n’a droit à aucune autre somme, soit pour frais de représentation ou autres denen-se,s incidentes que l'exercice de sa charge entraîne, sauf à ses frais de voyage lorsqu’il s’absente de la ville eu mission officielle.Chaque échevin reçoit comme indemnité ou compensation pour ses services, pendant son terme d'office, une somme annuelle de $4.000, pourvu qu’il soit retranché de cette indemnité, à chaque échevin, une somme de $10 chaque fois qu’il manque, même avec l’autorisation du conseil, d’assister à une assemblée du conseil dûment convoquée, qu'il y ait quorum ou non, à moins que cet échevin ne soit absent en mission officielle pour la cité ou pour cause de maladie.En sus de l'indemnité ci-dessus mentionnée, le président «lu comité exécutif a droit de recevoir une indemnité annuelle de $1,000, et les autres membres du comité, une indemnité annuelle do $500.Personne ne peut être élu comme maire ou échevin, s'il n'a pas résidé trois ans dans la ville, avant l'élection.ou s’il fait partie du gouvernement fédéral ou du gouvernement provincial, ou d'une commission gouvernementale, soit fédérale, soit provinciale; les députés ne se trouvent pas exclus, à moins qu’ils ne fassent partie d’une commission permanente fédérale ou provinciale.Les personnes qui iront pas payé leurs taxes à la ville, sauf les taxes spéciales imposées pour le coût d’une expropriation ou de travaux municipaux, ne peuvent être inscrites sur les listes des électeurs.Le conseil peut, à la suite d’une recommandation du comilé exécutif et d'une requête signée par la majorité des propriétaires dont les noms apparaissent au rôle d’évaluation en vigueur, décider par ré-solution et ordonner de paver une rue, ruelle, voie publique, square ou place publique, en tout ou en partie, avec des matériaux permanents, el dans ce cas le coût total de ce pavage.y compris les intersections des rués el ruelles, est payé par les propriétaires des immeubles situés .sur telle rue, ruelle, voie publique, square ou place publhpie, ou par tie d'icelle, et en face desquels tel pavage sera fait, chacun en proportion du nombre de pieds de front de son immeuble, au moyen d’un rôle de répartition.Le projet porte aussi une clause créant une commission d’embellissement de la ville, composée «le cinq membres, choisis par le eon-seil.Mort de M.Godfroi Huot Nous apprenons la mort survenue hier à Saint-Jean, de M.Godfroi Huot.ancien marchand et exportateur de cette ville.M.Huot était né à Saint-Césaire.en 1808.Lui survivent plusieurs fils.Je Dr J.-A.Huot, de Montréal, MM.Napoléon, de Worcester, Wilbon, de Californie, et Hubert Huot, et trois filles, Mmes Allied Camaraire, J.-A.Vian et Wil-iie Lavoie.Deux nouveaux pharmaciens LE JUGE LAFONTAINE DONNE ORDRE A L’ASSOCIATION PHARMACEUTIQUE D'INSCRIRE LES NOMS DE MM.PAU!.CHARLAND ET COME DUBUG SUR SES REGISTRES.Le juge Lafontaine vient de, donner gain de cause à deux phar-j maeiens qui avaient pris un bref de mandamus contre l’Association pharmaceutique de la province de Québec et contre son secrétaire, M.Henri Pilon.Les deux réitérants dans cette affaire sont MM.Paul V.Charland et Corne Leduc.Ces deux pharmaciens avaient pris un bref de mandamus contre l’Association pharmaceutique de la province «le Québec pour forcer le secrétaire «le cette société à inscrire leurs noms sur les registres «le l’Association.L«'s requérants alléguaient qu’ils avaient reçu un diplôme «le l’Ecole «le pharmacie et qu’ils avaient obtenu une licence de pharmacie de la part de l’Asociation pharmaceutique.Seulement cette association refusait d’inscrire leurs noms sur ses registres en donnant pour raison «ju’ils n’avaient pas été admis régulièreenient.L’Association pharmaceutique avait adopté une résolution au mois «l’avril 1918 par laquelle elle accordait «les privilèges spéciaux aux étudiants en pharmacie qui avaient fait du service militaire.Subséquemment, la même association a passé un amendement par lequel elle mettait l’examen universitaire comme condition d’a«l-mission à la pratique de la pharmacie.Seulement les deux requérants avaient obtenu leurs diplômes et leurs licences comme pharmaciens, en vertu ou-voirs étendus du gérant de la Commission de la charte.M.Miles fait une déclaration à peu près identiréparer ce projet.M.Martin déclare «pie ee n’est pas son projet, contrairement à ce iiu’ont lit les journaux.Ce n’est pas son projet plus «pie celui de M.David, de VL Monet ou de M.Perron.Il demande simplement qu'on l’étudie clause par clause, mais il aura line «piàrantaine d’amendements à présenter.M.Laurendeau, député de Maisonmu-vc déclare a son tour qu’il n’a pas eu connaissance des divers amen-! dements.M.Monet explique ici i que ce projet est le résultat d’un compromis entre divers représentants de la région «le Montréal, ee n’est qu’un projet qui sera soumis à la ratification des électeurs, les électeurs de Montréal choisiront pour eux-mêmes.On commence ensuite l'élude du bill.Le nombre des quartiers est porté de 34 à 35 sur proposition de M.Monet.Les noms des anciens quartiers devant être remplacés par des numéros, à la demande de M.David.Cette clause est suspendue, pour permettre au comité de baptiser les 35 quartiers.La première discussion un peu longue commence au sujet de la clause qui concerne le terme des échevins.M.le maire demande quatre ans et finit par «lire «pi'il consentirait à ce que le terme du maire fut réduit à deux ans, à conditions «pie celui des échevins soit porté à quatre ou même cinq.MEDEKIC SEML LA TERREUR Rien de plus amusant que de constater la terreur que le maire faire régner dans le comité.Cepen danl M.Taschereau en tient coût a geusement pour deux ans.Mais comme il écoute d'une oreille dis traite les arguments de M.le maire, celui-ci lui dit brutalement: “J’aime rais que le premier ministre prête rait attention à ee que je dis." M.le maire continue : “Si le premier ministre s’objecte, le comité a un devoir à remplir, c’est de voter pour les quatre ans." Le seul argument de M.le maire, c’est «iue les échevins élus pour deux ans n’ont pas le temps de se t'ami liariser avec l’administration.II de dure qu’il y a bien plus de raison de porter le terme du maire à qua tre ans que «le maintenir celui des députés à cinq.M.Sauvé se lève pourparler en faveur de la demande de M.le maire.“Ce n’est pas ma demande, s’écrie M.le maire, mais celle du peuple".“M.le maire, répond M.Sauvé, j’allais parler en faveur de votre suggestion." “Ça ne m’aidera peut-être pas.ré pond M Martin” M Sauvé se déclare pour le terme de quatre ans fran obenvent.Seul, il donnera à l’échc-vin le temps «le se familiariser avec l'administration.D’ailleurs, la (torn mission de la charte a inscrit dan-son projet nu terme «le quatre atis Mais.M.Vautrin fait observer qu’il V a un correctif dans le projet dr-la commission.Le rappel des éche vins incapables ou malhonnêtes.On prend ensuite le vole et l’amende ment de M.Redard portant le 1er*, me de deux à quatre ans est rejeté par un vote de 17 contre 12.Les membres de la commission exécutive ne pourront pus être ré voqués par le Conseil.Ce point a été rendu bien clair an comité à la suggestion de M.Cabana, repré sentant lia Chambre «le commerce qui s’objectait à ce que les eottitnix saires puissent être démis sur un simple vote «les échevins: La question du salaire des commissaires donne lieu à mus assez longue dis mission.M.Monet dit que le président au ra $2,000 et les antres $1,500.M.le maire dit que les commissaires auront plus de travail qu’aucun mi nistre.M.le maire suggère pour h president $5,000.les membres de la commission $3,000 i»t les échevins $2,000.Le changement proposé, par M.le maire «'si en partie soumis au comité par M.Rédard, député d’Ho-chclaga.M.Rédard retire ensuite son amendement mais il est repris par M.Boulin, «jui augmente l’a mende pour ahstension de $10 à $20.et porte le salaire des échevins à $2,00(1.On prend le vote sur l’ainemle ment Poulin portant le salaire des échevins «le $1,000 à $2.000.L'a men dement est rejeté, mais la jmi-position de M.Nap.Séguin est adop tée à l’unanimité, le salaire «les échevins sera donc «le 81,500.Et ensuite les salaires des conunîsxai res sont portés, sur proposition de M.David, de $1,500 à $2,500 et le salaire du président de $2,000 à $3.000.Le comité siégera ee soir.UN AUTRE BILL DES LIQUEURS Quebec.3.(D.N.C.) - M.Mitchell a eu hier après-midi des colloques particulières avec chacun «le ses collègues.Il les attirail dans un coin «le lu Chambre ou dans le bureau de l'Orateur et versait d'émouvantes confidences dans leur gilet.Il s’agissait d’une affaire assez importante et qui, dit-on, ne s’est pas présentée «ieimis 1807.M.Mitchell mettait scs collègues au courant du fait «pi'il présentera sous un autre nom un nouveau bill des liqueurs au cours de la session actuelle.Mais il devra ! porter un autre nom.En dépit de toutes les déclarations contraires du gouvernement, 1rs légistes experts | ont découvert que la lot est inconstitutionnelle «>ti court «lu moins de ! grandes chances d’être annulée par ! les tribunaux.Le gouvernement préfère revenir sur ses pas et recommencer son travail que de courir le risque de voir évaporer sa loi actuelle entre ses mains.C’est, dit-on, un fait sans précédent dans l’histoire de la province que la présentation de «leux bills sur le même sujet, l’un | corrigeant l’autre, au cours de la j mémo session.On nous dit aujourd’hui qu< la i place de M.Simard au Cotise H lé gislatif restera ouverte pour le cas où il «iiiitterail d’ici «melques mois ! le poste de président de la commis I ston des Liqueurs.Comme le Devoir était le seul à Il'annonres.Stuart MeKell Subs Smylic Graham Subs.Arbitre: Cooper Smeatou.SOMMAIRE.Première période.1.—Toronto.Noble .7.39 2.—Ottawa.Denneny.9.29 3.—Ottawa.Denneny Deuxième période.1.50 4.—Toronto.Dye .5.30 S.—Toronto.Dye.Troisième période.Pas de point.n.3fl Geo.Dufresne sera entendu cet après-midi LA C.A.H.A.TIENDRA UNE ASSEMBLEE AUJOURD’HUI POUR ETUDIER EE CAS DE CE JOUEUR DE HOCKEY.— RECEVRA-T-IL SA CARTE D’AMATEUR ?M.\V.1.Morrison, secrétaire du comité provincial de la Canadian Amateur Hockey Association, a convoqué une assemblée du comité pour cet après-midi, à 5 hrs, afin -l'entendre le témoignage de Georges Dufresne, qui a fait le sujet de tant de com-mêntWfes dans les cercles amateurs, depuis quelques semaines.Dufresne est arrivé de Boston avant hier soir, ou son apparition avec le “Boston Shoe Trade” a causé toute une sensation.Hier matin, il a communiqué avec le président Granger.M.Granger a rencontré Dufresne dans l'après-midi et après une longue conversation on lui annonça qu’il serait appelé devant l’assemblée du comité provincial, où Tl pourrait dortnrr tous les détails de son cas.Comme tous les membres du comité n'ont pas pu être réunis hier après-midi, on a remis rassemblée à 3 tires cet après-midi.Après in conférence d’hier matin.M.Granger a déclaré qu'il étudierait attentivement tous les documents qui lui seront remis par Dufresne, et que le comité provincial ne rendrait pas son Jugement à la iéigère.“Tout sera pesé comme il doit l'être, avant qu’en déride de donner une carte d'amateur à Dufresne,” n dit M.Granger.Dufresne était accompagné du capitaine Ray Skilton et du gérant Milton, du club Boston Shoe Trade, qui a été suspendu de la ligue lorsqu’il a refusé de Jouer sans avoir Dufresne sur l’équipe.On dit que les directeurs du elub Boston sont, bien déterminés de voir le hou) -le cette affaire.Ms prétendent que Dufresne ne (livrait pas être plus maltraité 'tue ceux à qui on a donné une carie d'amateur après avoir refusé de le faire pendant longtemps.Une offre est faite par un syndicat anglais New-York, 3.— Tex Rickard, promoteur du combat Carpentler-Dempsey, pour le championnat du monde, vient d’annoncer qu’il avait reçu de Ixautres une offre de g-âo.onn.L'offre, qui a été câblée, était signée par George McDonald, de l'Olympia, de Londres.Tex Rickard, qui n Jusqu’à la fin d'i mois pour annoncer l’endroit du combat, a annoncé qu’il prendrait la proposition en considération, et qu'il donnera une réponse le 1 mars.LE CANADIEN A TRIOMPHÉ DES TIGERS LES JOUEURS DE LA METROPOIÆ SE SONT MONTRES FORT SUPERIEURS AUX REPRESENTANTS DE LA VILLE AMBITIEUSE.— RESULTAT : 7 A 1.Hamilton, 3.— La dernière partie de hockey de la saison a été Jouée en cette ville hier soir, alors que le Canadien est venu rencontrer les Tigers dans les séries régulières de la N.H.L.et cette finale a été une victoire jK>ur les hommes de Georges Kennedy qui ont triomphé des locaux par un résultat de 7 ù 1.I-cs visiteurs furent toujours supérieurs à leurs adversaires et c’est parce qu’ils restèrent sur la défensive que le résultat n’a pas été plus élevé.la-s Canadiens ont excellé dons tous les départements.Leur défense fut forte et la ligne d’avant composée de Pitre, ]>alonde et Arbour s’est joué des Hamilton.I-éo Reise, Goldie Pnal-gers et Roach mit fait belle figure pour les locaux.Le gros Harry Mummary a fait un gros travail pour les visiteurs, et ses courses ont obtenu ei résultat nécessaire, Laionde et Pitre ont aussi brillé.Alignement des équipes: Hamilton Canadiens.I,orkhart Buts Vézina Reise Défenses Mummary (-arpenter Défenses Corbeau Malone Centres Laionde Prod g ers Ailes ’Pitre Roach Ailes Arbour McCarthy Subs.O.Cleghorn McDonnell Subs.Beclinguette Couture Subs.Carey subs.Arbitre: Lou Marsh, Toronto.SOMMAIRE.Première période.1.—CanadieiRCorgeau.,, .t.qo 2.—Canadien.Pitre.,.t.2fl 3.—Hamilton.Roach.4.00 4.—Canadien.Berlinguette.2.40 5.—Canadien.laionde.7.20 Deuxième période.Pasde point.Troisième période.fi.—Canadien.Laionde.5.00 7.—Canadien, .laionde.IT-IO 8.—Canadien.Mummarv.30 POSITIONS DES CLUBS.' _ G.I*.P.C.Canadien.9 3 75 44 St-Pn.frick.8 4 50 S3 OH*»».4 8 3.', 47 Hamilton;.3 9 49 7g Prochaines joutes : Samedi : Ottawa vs Canadien ; Hamilton vs St-Patriek.LES SERIES DE LA CLASSE “C” DE LA M.B.A.RâMiitaUcompieU des Joutes de la clas-'¦ ^ iî“ Montreal Bowling Association, disputées hier soir: CHEV.DE COLOMB.Lauzon.toâ lot R4— 293 Dusseautt.92 88 08 - 278 .71 9:5 104— 2f>8 Saint-Martin.107 118 00- 315 Rob, nuit convoqué» en asaemklee »j»«—iale ci\d>utUai A une omission ,1e t l.OOO.lHH) de bous d’une valeur au iwrir.On «mit, bifu que Ui s-bus - n'ait pus .i dite, que ces lions seront sur une luise de X pour cent d’intérêt l.’uswmblee spsvlale sera convoquer dans qrielqur.s Jvairs büürseo’new-york DPI RATIONS DI.i.v Mvnstr H.Beau- pasteu- premler bon 53‘uc 51V.àjSLf 49 à 50c (Cours fournis pur la maison I bien et Cié.V (Premières vente» Jusqu’à 11 h.ÔO Dom.Iron.115 A 45.Steel Do lit) A lit, U'O A 60‘s Abitibi.25 A 38V* Sugar.10 A 3t.2.* A SO'a, oO i Dement.fiO A 59.Brompton.fiZrt A 35, 13 54V 120 A MU.75 A S»V 120 A 34.lauu'entlde.25 A SIA*." A_H1 ’‘i-Brevverle*.150 à 4S, 40 A 4, .se a 2;V- ., 150 A 25.Spanish.30 A 70, 5 A 7054, 30 A 0»*.XViivag.10 A 7tDj, 25 A '0.textile.10 A ttl**.Sha'v.25 A t05, 13 A UVV Dell.le*.10 A ItOD., 20 A HO*,, 50 A Ut.\ s,testes.18 A "î.Bell Tel.S A 10e.Detroit 32 A Se.Mont.Dot.pris.3 A 91 Spanish pris.DJ0 a 82, 10 A 82E 50 A .’d.218 g 34'T, A 4p\.239 À 28.f our* fourni» par la niais Cte, courtiers.98-ouest, r.an I'.eoffrion ft c Nvdre-l'aiuir Montréal.O ‘V.M D* I Vm.Beet Surfai . 41* lut.l'an.‘,'Q ^ 29 Vm.Inter, i >>ni I-'®» Mi Un.1 .sMinotue, .Sû 8yal Dutch.ticlair OU CiMis.¦ritherii Pacific., ifudctwkcr., exils OU, .uitrd |->uit .v Rubber.s.Stc,.-! , .cstinghou.se.iUys-Overtaiid.'»9x., 4tÇ si N 4tD., 745* 3S*s 33i» •JTD.7315 591* 23’» 7«V m * 41U 102 "s e: yj sa à 119.Siail fila, M.Norcrosse et la Canada Steamships Le prix niitinlenant livres chez F romane— Eroiungc 1 'l'i)ili;)K«‘ JT’oriiàgc éu sucre jirumiit» do $9.15 5 §10 p.ir les raffineur*.es’, j 100 j doux fort .l’Oku 27 a 47 e./ onum *• ,;c ierre ! os v etilcs de ce produit sont assez iiulrs.et les prix sont a 1» h -s- ces inirs ci.On «1 nantie sl.10 i $1,13 |iour un suc de 80 livres de p dates Montunncs Vertes, pris nu wagon, et de $l.4li à $ 1.50 pris t l'entrepôt do gros.1r s via iules /’ll'liées— l es janiboits de 8 » .d livre» r » vendent à 35 sous la livre ; < de (0 t 15 livres fn i de 5?3 3 4 »nus lj livre; ceux 1 • 18 3 25 li’te» se venden tl 32 à 33 sotis, t » ni s que h» lard à déjeuner tint i i,:ii fail de it à 13 sous et ie lard ttessosse \V ind'or se vend île ,’i3 à 55 sotis.I I M VltCHl VI \ HLsTLM X Vbdttiiiis i core en grève h s ventes ml été peu près nid’es, t)ueii|ues pores et quelques veaux ont été .d'alltis à »tes abattoirs prives.Il en est de même de linéiques bêles a cornes.Les puckers ont veii-dn quelques chars de bestiaux qui 'eue éluient destinés.Il n'v a pas eu assez de ventes pour établie une ente.Le pure a i apporté s15 et le veau de $1(1 à s 13.5(1.*- La Dominion Canners f ur depéotw de l.uulrfs amanKalt nie M J.NV Xars-isw».président dv j t uuM'iii Stramshtjxv Dlur» t united, qui est »ctHrlh-nM»»t A laHidre», a été ï«v'u par !-» Hui, A I'ivsmsioii de sa nusumatiou ccsiuk.-I rrpeéseulatd »iu Dairada dan» h* Durum : > I slim cnnmicrctatc étrangère qui sxjesojx »4e ,,, .j !« restauration du cvsnmrrw «atre irs ttr _,s rt -o yCjv,-» pays dl» ui 'ildr 274-1' j 4h’ s airc,- âvitortscc.oms «RtRenon» que I le fait d’as.ài ètc appeSr h ce* ù'oct -, I inh'-rtutu-s ti’cuvjsécti.-ra jsa* V! S -.-v- -s-,1r csmftimer A ctre le preskient »te la v a, j ad* Sti-amshlps Donifiany et qu - » ts r-tcutUai Dst dr cvsntimirr A sTnterr-sser »us.s asdivenwat que par !e fiasse aux intérêts de cette compagnie M N orvroft» It L-*'j-a- a« 1
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