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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 février 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1921-02-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME XII.— No 35 MONTREAL, SAMEDI 12 FEVRIER 1921 TROIS SOUS LE IMUiVlc.HU Abonnements par la poste ; Édition quotidienne \ CANADA.fe.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.*3.00 | MONTREAL ET BANLIEUE.*10.00 Édition hebdomadaire CANADA.*2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.*3.00 Directeur: Rédaction et administration 43, RUE SAIN T-VINCENT MONTREAL TÊLÉPHONEt Main 7460 SERVICE DE NUIT: Rédaction, Main 6121 Administration, Main 818* HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! t La loi Mitchell-Taschereau M.Taschereau joue son va-tout sur la régie des spiritueux.Je dois dire à ce sujet que le gouvernement et le parti libéral I sont prêts à attacher leur char au succès ou à iinsuccès de cette loi.Nous en endossons toutes les conséquences et les responsa-} bilités.Si'elle faillit, le gouvernement tombera et probable-I ment aussi le parti libéral de cette province.” a dit le premier I ministre dans son discours de jeudi, selon des journaux amis (voir le Canada et la Gazette de vendredi matin et les journaux |de vendredi soir.) M.Taschereau engage son avenir sur une loi extraordinaire, I rédigée en marge des principes généraux du droit, fondée sur ] une idée fausse.11 suffit de l’avoir lue d'un bout à l’autre, d’avoir étudié les maîtresses clauses pour en arriver à cette conclusion.La “loi des liqueurs alcooliques”, — tel en est le titre officiel, I part d’une idée fondamentalement erronée, celle-ci : l’Etat peut être un agent actif de moralisation.En fait, l’Etat ne peut être efficacement moralisateur.Cette fonction appartient à d’autres autorités et de plus hautes.Mais en ceci la loi projetée participe du même vice que la précédente, dont nous avons ici même prédit la faillite probable, dès sa naissance, comme nous prédisons la banqueroute de celle-ci, comme on peut prédire à coup sûr Finoperaüon de toute loi qui outrepasse les fonctions normales de l’Etat Le caractère propre de la nouvelle loi, c’est qu’elle transfère à l’Etat le monopole du commerce des vins et liqueurs, tout en laissant aux brasseurs les bénéfices légitimes ou indus de leur industrie.Nous verrons plus loin que penser de cette exception.Voilà donc, pour l’heure, le gouvernement de notre province,— dont on se plaît à vanter le bon sens et l’esprit traditionnellement catholique, — lancé en plein socialisme, L’Etat s’avise, cette fois-ci, de s’emparer du commerce des liqueurs alcooliques; quoi et qui donc l’empêcheront, dans quelques mois, dans quelques années, de vouloir pousser plus avant, de monopoliser, par exemple, le commerce du bois, du charbon, du papier, sous prétexte qu’il s'y commet des abus, de vouloir réglementer après-demain la mode féminine, parce que là aussi il se commet de terribles abus, de graves scandales?Appliqués au commerce et à l’usage du vin, cette mainmise arbitraire de l’Etat sur l’importation et la consommation de l’un des breuvages les plus naturels à l’homme, ce monopole extraordinaire signifient en outre que cinq personnes désignées par le gouvernement seront les maîtres absolus du choix, de l’importation, de la vente et de la distribution de Tune des matières essentielles au sacrifice de la messe et de la Consécration Du coup, le gouvernement s’empare d’un pouvoir qu’aucun des gouvernements protestants n’a encore osé exercer en Aménque, en dépit des efforts poursuivis en ce sens par les prohibitiomüsies anticatholiques, qui sont légion.Voit-on d’ici l'encouragement que ceux-ci trouveront dans cette iniüative audacieuse de Tunique gouvernement catholique du continent?Si Ton objecte que, précisément parce qu’exercé par des catholiques ce monopole n’a et n’aura rien de dangereux, quelle garantie a-t-on de ce côté, pour Ta venir?Nous n’avons déjà que trop laissé passer dans nos lois de faux principes, d’abusifs empiétements de l’Etat, sous prétexte que les hommes actuels sont bien disposés.Nous n’en doutons pas; mais les hommes changent et l’esprit des lois reste, sinon les lois elles-mêmes.* * * Il y a autre chose.La loi à laquelle M.Taschereau lie son sort créé une commission qui sera un gouvernement absolu : un Etat dans l’Etat II suffit, pour s’en convaincre, de lire et de comprendre une dizaine des clauses de cette loi.La commission a tous les droits, elle dispose de toutes les sanctions pour faire respecter la loi, elle échappe aux neuf-dixièmes des règles de conduite et de droit les plus élémentaires, elle est un pouvoir autoritaire, absolu et abusif.En veul-on des preuves?Les dispositions transitoires du bîH Mitchell confèrent à la commission le droit d’exiger de tous les licenciés de la province, au 30 avril prochain, la livraison sous son contrôle et sa possession de tous les vins et de toutes les liqueurs alcooliques qui leur appartiennent S’ils ne le.font, elle a le pouvoir de saisir ces approvisionnements.Et si les licenciés les lui livrent de bon gré, “la commission peut disposer, de la manière qu'elle T entend et définitivement des liqueurs alcooliques qui lui ont été dénoncées et dont elle a été mise en possession.sans que le vendeur autorisé ou le licencié puisse empêcher qu’il en soit ainsi disposé ni ne puisse réclamer quoi que ce soit de la commission”, (clause 21 du bill paragraphes 1 et 3.) Si nous soulignons ce dernier membre de phrase, c’est qu’il comporte en toutes lettres l’abolition du droit de propriété, la confiscation, et met aux mains de la commission et des amis du gouvernement un puissant instrument de chantage.“Si vous nous payez un boni, nous obtiendrons de la commission qu’elle vous paie votre marchandise”, pourront dire des intermédiaires louches aux licenciés ainsi expropriés.Et si les licenciés refusent de payer, ils s’exposeront à perdre du coup la valeur de leurs approvisionnements La commission reste maîtresse de les indemniser ou non.Son'droit est abusif, elle échappe à toute obligation définie.Ce n’est pas tout La commission peut poursuivre les contrevenants à la loi aux frais des municipalités qui refusent ou négligent de le faire (clause 76), mais personne ne peut l’obliger, si elle s’y refuse, à prendre des procédures contre les violateurs de la loi (clause 131).Il est interdit à ses membres d’avoir quelque intérêt que.ce soit dans la fabrication, le commerce, la vente et les achats de boissons alcooliques, (clause 12), mais s’ils en ont, seul le gouvernement peut les poursuivre à cause de cela (clause 12) et “la commission elle-même ne peut être poursuivie qu’avec le consentement du procureur génêraV (clause 12).Quelque procédure qu’elle intente, contre qui que ce soit, et sans égard à la décision du tribunal, la commission ne paiera pas de frais si elle ne le veut pas.“Dans les actions ou poursuites intentées en vertu de la présente 161, la commission ne peut être condamnée aux dépens” (clause 113), même si elle n perdu sa cause.Sur “recommandation” du tribunal elle peut, à son gré, rembourser au gagnant, tout ou partie des frais, ou rien du tout.Ainsi peut-elle intenter toutes les actions vexatoires qu’elle voudra, les gens poursuivis paieront leurs frais, même s’ils gagnent Elle a le droit de poursuivre à son gré, elle échappe au devoir de n’intenter de procédures qu’à bon escient et de subir la conséquence de son erreur ou de sa mauvaise volonté.Si cc n’est là sortir du droit ordinaire,., Il y a davantage.En droit commun, tout individu, tout fonctionnaire, toute personne légale peuvent être imsignés devant les tribunaux, au moyen de procédures de droit strict, s’ils exercent mal ou n’exercent pas leur» fonctions, s’ils se dérobent a leur devoir, s’ils abusent de leurs pouvoirs.La commission échappe à toutes ces sanction".L’article 131 de la loi est à lire là-uessus: (1) “Aucun bref de quo warranto ne peut être émit à régard de la charge occupée ou d’une prérogative exercée par la commission ou par un ou plusieurs de ses membres.(2) Aucun bref de mandamus ne peut être émis pour or-dtmner à la commission nu à l’un de ses membre» d’aceompllr un devoir ou un acte.(3) Aucun bref d'injonction ne peut être émis pour fmpécher temporairement ou prrmanemment la commission ou l'un ou plusieurs de ses membres d’accomplir une, action ou d’exercer une.opération, ou de continuer à accomplir une, action ou à exécuter une opération.(1) Aucun bref de certiorari ne peut être émis pour évoquer une poursuite ou action intentée en vertu de la présente loi.(5) Aucun bref de prohibition ne peut être émis contre la commission ou l’un de ses membres, relativement à toute chose quelle a faite ou veut faire ou qu'il a faite ou veut faire en vertu de la présente loi.” Et, pour compléter cette disposition extraordinaire d’une loi plus extraordinaire encore, le projet de loi interdit tout appel:—“Aucun appel ne peut être interjeté d’un jugement rendu dans une poursuite ou action intentée en vertu de la présente loi.” (clause 131, paragraphe 6) sauf dans certains cas où il y a eu défaut de juridiction, infraction exposant à l’emprisonnement seulement, ou à la confiscation obligatoire des alcools saisis (clause 131, section 6, paragraphes a.b.c.) Même s’il y a un vice de forme ou de fond «dans les procédures, le juge “doit décider du fond de la cause, sans tenir compte d’aucun défaut relatif à-la forme ou au fond.” (clause 131, section 7).C’est, on le voit aisément, la suspension de toute une série de droits que les citoyens britanniques ont obtenus par une agitation longue4e plusieurs siècles, c’est le retour; à l’arbitraire.La commission peut tout faire, le citoyen ne peut rien contre elle, quelque abusive que soit sa conduite.Elle est au-dessus et en dehors des lois provinciales, de la procédure et du droit ordinaire, elle échappe à l’autorité même des tribunaux.Voilà, en résumé, quelques-unes des singularités les plus dangereuses de la loi Mitchell.Signalons au fil du crayon, la longue série de pénalités, d’infractions, de peines qu’elle édicte et qui indiquent bien à quel point le ministère n’est pas convaincu que sa loi sera praticable et d’application facile.Notons aussi, le caractère extraordinaire de certaines autres clauses qui tiennent le propriétaire, le locataire ou l’occupant d’un immeuble où il s’est commis des infractions à la loi, responsables personnellement des amendes imposées au véritable délinquant, même si ces gens ignorent tout du délit “et qu’on ne puisse prouver que celle-ci lia personne délinquante] agissait sous ou d’après la direction de ce propriétaire, locataire ou occupant” (clause 91).Ainsi, une veuve qui tient une pension d’étudiants peut être tenue responsable du délit qu’elle ignore d’un de scs pensionnaires qui, sans son consentement, vend par exemple un verre d’alcool à un de ses amis, ou change avec lui une bouteille de vin pour une revue quelconque.Il n’est pas jusqu’aux biens d’une femme séparée de biens de son mari, mais qui vit habituellement avec lui, qui ne puissent être saisis pour une infraction commise hors de sa connaissance et sans son consentement par son mari (clause 129).* * * Assise sur un faux principe, initiatrice d’un état de choses dangereux pour la propriété, violatrice de droits fondamentaux de tous les citoyens, la loi Mitchell n’atteint meme pas l’objet moral que ses auteurs se proposent.Elle évite n dessein de supprimer la pire source des abus qu’elle prétend à détruire.Selon tous les observateurs impartiaux, de l’avis de tous les hommes qui se dévouent à la cause de la tempérance dans tous les pays, la taverne, la buvette, le.cabaret, le bar, l’estaminet, l’auberge, — de quelque nom qu’on appelle l’endroit où les buveurs se réunissent, — est la cause la plus gfttïèrale, la plus dangereuse de l’ivrognerie, de la paresse, de la désertion des foyers, de la démoralisation individuelle et sociale.Or, la loi et le premier ministre le proclament hautement, cette loi “moralisatrice” conserve et consacre la taverne.Pourquoi?Parce que, selon M.Taschereau, il faut laisser à l’artisan et à l’homme de ressources modestes un endroit où ils peuvent aller boire leur verre de bière.Comme si le buvetier ne se faisait pas payer de ce verre de bière presque le prix de la denii-bou-teille du commerce, comme si le cabaretier servait toujours à ses habitués une boisson pure, non frelatée, hygiénique, comme si, les trois-quarts du temps, il refusait de glisser, sur„un simple clin-d’oeil du client initié, le clou ou le couteau d'alcool frelaté, lui aussi, dans le verre malpropre ensuite empli de bière! L’argument de M.Taschereau, là-dessus, peut être ex- .—1 II est piètre, pauvre, il frise ’expérience a lisible de ce être pendu le 4 février.Le shérif Grant avec qui je joue une dizaine de parties de bridge, le matin, et une trentaine l’après-midi et le soir, a oublié son devoir.Et, moi, je ne suis trap par quelle lâcheté te ne lai ai pas rafraîchi la mémoire.Je crois que j’avais le cou sensible, ce jour-là, je ne sais trop pour quelle raison.Depuis, je me ùiords les pouces de ma faiblesse et je boude mon fjèôlier pour son manque de mémoire.Je ne puis sentir ce vulgaire individu.Scs manières de vacher me dégoûtent.Son argot m'agace.Sa chique de tabac me tombe sur les nerfs.San bridge m’horripile.Ses pork and beans me donnent le haut-le-coeur.J’en ai assez de cette vie et de la vie.J’étais résigné à mourir.J’avais dit adieu à la lumière du jour et au sourire des étoiles, il ip'en coûterait trop de refaire mon moi.Intê-ricusement, je suis mort et je n’existe plus pour ce monde qui ressemble de pins en pins à un repaire de bêtes féroces.Qu’on enterre mon cadavre.Cher gouverneur, j’espère que votre procureur-général, M, Coco, décidera que je suis pendable après le 1 février, sans quoi je me suiciderai.pour prouver à l'univers que les nègres sont des parias aux Etats-l'nis et qu’on leur refuse justice.Je nous présente les hommages d'un désabusé mort au monde, ainsi (iii'ii M.Coco.Lonnie EATON.Pour copie conforme: imUTVS.Bloc-riOtes cellent, du point de vue électoral.Il est piètre, pau\ Targutie, pour quiconque l’examine à la lumière de T et de la réalité.Au vrai, la seule explication plans maintien de la taverne, où la vente exclusive de la bière au verre sera permise, mais où se poursuivront les mêmes abus que le gouvernement et la loi actuelle n ont pas supprimes, c’est que l’industrie de la bière est devenue une grosse affaire dans la province, très payante, et que les tavernes sont les magasins de détail des brasseurs.La loi de 1919 a fait faillite surtout parce qu’on ne Ta pas appliquée, qu’on n’a pas sévi contre les vendeurs, les importateurs et les politiciens malhonnêtes qui l’ont violée et se sont enrichis à ce jeu.Celle de 1921 ne paraît pas autrement applicable, ou, si elle Test un tant soit peu plus, elle exigera des commissaires un travail ardu de tous les instants, s’ils sont honnêtes et incorruptibles, elle donnera lieu à toutes sortes de procès et de contestations; elle posera, dans Tordre économique, tout un problème de finance compliquée et difficile, pour ceux qui devront essayer de l’exécuter et de la faire respecter.Aux mains de commissaires ou de fonctionnaires malhonnêtes, elle sera un formidable instrument de chantage et même de corruption électorale.Si M.Taschereau y lie ’e sort de son ministère, de son parti, de son propre avenir politique, c’est qii’il est bien aveugle, ou d’une audace extraordinaire.Du reste, pour être juste envers M.Taschereau, il faut enviger la loi nouvelle non seulement telle qu’elle est, mais aussi sous l’angle où les conditions qu’a créées la loi de 1919 Tont posée, et en tenant compte des pressions diverses que le gouvernement Goiin et le cabinet Taschereau ont subies depuis 1919.M.’Taschereau, dans toute cette affaire, a parlé sincèrement, avec franchise, il fait un vif effort pour établir un régime plus normal.Mais, à notre avis, il choisit une mauvaise route vers le but qu’il se propose d’atteindre.Georges PELLE HER.Billet du soir Justice L’un de mes amis me transmet la copie d’une lettre adressée an gouverneur de la Louisiane par nn nègre prisonnier de Ouchita Parish.Le document est très curieux et ouvre des horizons inquiétants sur le pessimisme et le disenchantement du monde contemporain et sur la misère des noirs.On le lira peut-être avec intérêt, M.le gouverneur de la Louisiane.Cher monsieur Parker, Confiant dans votre intégrité, Je m’adresse à vous pour obtenir lustier.Durant trois ans, J'ai vainement sollicité votre indulgence.Vous êtes resté sourd A mes larmes, Insensible A mes prières, de glace devant la requête de mes proches et de mes amis, A présent, c’est d votre justice que Je fats appel, et J'espère qu'elle me sera plus propice que votre bonté.On m'a fait un procès très minutieux, trie long, très ennuyeux, durant lequel j’ai bailli «t me décro- cher la mâchoire, durant lequel j’ai enduré sans me plaindre mille fois plus de tourments i/uc n’en a soufferts ma victime.J’ai subi la vue des figures d’abrutis du jury, les redites, les niaiseries, les bégaiements des témoins, la fatuité, les lieux communs, la prudhommerie, l’éloquence ampoulée des avocats (mon défenseur était une buse), la mercuriale assommante du juge qui sentait le scotch à plein ne: et m'a noirci à plaisir.(Comme si je ne l’étais pas assez.) J'ai été trouvé coupable de meurtre, on m’a condamné à la peine capitale, Je suis coupable devant la int et aux yeux de tous.Je veux être traité en coupable.Je ne veux pas de passe-droit.Vous ne sauriez croire comme un nègre est flatte de ne pas être lynché comme une bêle, et d'être pendu après un procès en bonne et due forme, dans le délai convenu, avec tontes les formalités légales.U se sent un privilégié dans sa race.Il se seul legal des autres Américains.Il est fier d’être citoyen du V, S.A.Sa mort est le plus beau jour de sa vie, Comme vous le savez, je devais Pour la presse Les Idées font leur chemin.Los campagnes pour la diffusion do la presse catholique s’organisent.Un comité vient de se constituer aux Trois-Rivières, aver le concours des principaux personnages ecclésiastiques et laïques de la ville, pour lancer et diriger le mouvement dans cette région.Mgr l’évêque des Trois-ltivières a bien voulu écrire à l’un des initiateurs du mouvement, M.Charles Bourgeois, avocat, cette lettre d'une vive bienveillance et d’une haute portée : “J'encourage de toutes mes forces te truvall d'apostolat, nouveau chez nous, que se propose votre “Comité de Propagande de la Presse Catholique'’.U ne s’agit pas de fonder de nouvelles oeuvres de Presse : les conditions actuelles sont trop précaires.Mais.—- vous l’avez bien compris, précisément parce que les temps sont difficiles pour tes journaux et revues, qui sont avant tout catholiques, il est devenu très opportun de ne rien négliger pour pousser de l’avant ces journaux et revues, en surmon tant fontes les apathies, en susci tant toutes les générosités possibles en leur faveur.Leur procurer, a force de zèle et de sollicitations pressantes, une diffusion pins grande et une portée plus étendue, voilà l’oeuvre que vous ave: en vue.J'ai confiance que vous saurez la mener à bonne fin et, d’avance, je vous en félicite.Travailler pour ta bonne presse, en particulier pour notre journal focal, le “Bien Pu blic ", et pour les grands quotidiens | catholiques de Montréal, Québec et Ottawa, le Devoir, /’Action Catholique et te Droil, c’est travailler au bien des âmes et à la glaire de Dieu.“Je bénis votre oeuvre et ceux qui s'y dévoueront.” Notre excellent confrère le Bien Public donne sur la constitution du nouveau comité des détails fort intéressants et qu’on trou vont dans l’une de nos pages intérieures.Cette loi Les journaux nous annoncent qu’on prépare la mise en vigueur de la loi qui attribue à l’Irlande une certaine mesure d’autonomie législative.Dans la région du Sud, clans les vingt six comtés où les Sinn Eeincrs disposent d’une énorme majorité.on ne sait comment pourra se constituer le parlement local; dans les six comtés du Nord, on sc dispose à faire des élections cl déjà sir .lames Craig est désigné comme chef du parti unioniste et du nouveau gouvernement.11 est intéressant, à ce propos.de noter que, bien qu'on parle couramment de ces six comtés comme de ITTlster, l’expression est géographiquement inexacte.LT’lstor contient en effet neuf comtés, mais on n’en a pris que six pour constituer le gouvernement du Nord, parce que l’on n’était pas sûr que, darts mister traditionnel, les unionistes pourraient conduire tes choses à leur goût.Aux dernières élections.nationalistes et sinn feiners associés ont divisé la province contre les unionistes.On n'a pas cru devoir prendre de nouveaux risques.Résultat naturel: les unionistes «les trois comtés qu'on a abandonnés au parlement de Dublin crient à la trahison de leurs anciens associés.Les catholiques, de leur côté, se demandent quel sort leur .vrrn fait sous la nouvelle administration; le boycottage dont ont été victimes les ouvriers catholiques de Belfast n’est pas de nature à les rassurer.Deux des six cnmVés du Nord, Tyrone et Fermanagh, sont en majorité catholiques.et.dans les quatre autres, il v a une importante minorité catholique.D'après un article du Catholic Dépister, de Toronto on ne s'est point contepté de choisir parmi les rom-tés de l’Ulster, afin de constituer un groupement en majorité unioniste, mais on a distribué les circonscriptions électorales de façon à diminuer les chances de sueeèa des catholiques.Nos amis nous écrivent».Un homme d'affaires de la ré-' gion de Quebec écrit ù notre directeur : Cher Monsieur, Vous trouverez ci-inclus mon chèque pour $25.00, prix que j’ai décidé Je payer pour mon ahonne-ment au DEVOIR pour l’année 1921.Je sais que ce n’est pas vous qui d’ordinaire recevez les abonnements, mais si je m’adresse ù vous aujourd'hui, c’est pour vous parler de VIDEE qui m’est /Hissée par la tête.Pourquoi des milliers d'abonnés, qui ont le moyen de la faire, ne vous paieraient-ils pas $25.00 par année pour Ifiur abonnement Voyez-vous le montant considérable d’argent dont vous miriez à disposer pour continuer l’oeuvre de votre journal?C'est une IDEE qui vaut ce qu’elle vaut ; cependant, je crors qu elle mérite sérieuse considération, U est bien entendu que cela n’empêchera pas ceux qui le peuvent, et qui ont l’habitude de le faire, de vous aider par d’autres moyens.Je vous souhaite donc d’avoir quelques milliers d'abonnés qui auront la même IDEE que moi .peut-être pourriez-vous la suggérer ?Croyez-moi bien, cher Monsieur Bourassa, Votre lout devout'.On voit que l’idée revient sous plus d’une plume: c’est le rappel de ccttte féconde vérité que les petits ruisseaux font les grandes rivières.Plusieurs de nos amis nous ont déjà manifesté l’intention de majorer désormais d’une somme déterminée le prix de leur abonnement.L'idée est excellente, à la Condition qu'elle n’empèche point, comme k* fait justement observer notre correspondant qtiébecquoâs, ceux qui le peuvent d’aider autrement.Souscription directe, majoration du pnx d’abonnement, abandon d’obligations, comme plusieurs Tout déjà fait, propagande directe d'abonnement, apport d’annonces, collaboration — tout sert, tout est utile, tout contribue à fortifier l'oeuvre commune.Un prêtre de la région nieolé-taine nous envoie, avec son abonnement, ce précieux témoignage: Mon cher Monsieur Bourassa, Inclus un chèque de $10.00 pour mon abonnement au DEVOIR, du 15 janvier 1921 an 15 janvier 1922 Je le lis depuis le commencement et je l’aime.Je l’admire de pins en plus.Que Dira vous garde longtemps A la tête de cet excellent tournai pour le plus grand bien de l’Eglise et de la pairie cunadienne-française.En vous réitérant mes meilleurs souhaits pour vous et votre journal, je vous prie de me croire Votre bien dévoué.Un religieux cte l'Ouest traite et! passant des abonnements de faveur de jadis : Cher Monsieur, J’ai contribué quelque peu à affaiblir notre cher DEVOIR en profitant d’un prix de faveur.Vous avez prouvé amplement que j’avais tort.Je dois commencer à réparer —et avec quelle satisfaction ! — le mal que /ai fait en payant notre abonnement un peu mieux que par le passé.C’est un commencement de restitution.Votre tout dévoué en N.S.ei M.L , v * * * Un employé de bureau de Montréal, dont nos lecteurs ont pu lire déjà cerlminis lettres fort intéressantes, écrit à notre directeur; Cher Monsieur, Depuis déjà longtemps, je sou geais n vous écrire une longue let tre sur ce que je crois être une me mice très grande, et imminente peut être, pour noire indépendance matérielle et spirituelle, mais je vous sais si occupé et pris par toutes sortes de taches, que je ne me sens pas le courage d’u ajouter, et comme le temps est à l’action directe, et non aux belles phrases, je vous envoie, ci-inclus, mon chèque au montant de $5.00, comme l’an fiasse, vous priant seulement d’en excuser to modicité : mais, vraiment, je ne crois pas avoir aucunement fait mon devoir en achetant simplement le DEVOIR, chaque soir, et j’e.spere que tous vos lecteurs en feront autant, ou plutôt davantage.^ * Nous terminons pour aujourd'hui sur ce billet d'un jeune pré tre : Messieurs, D’aucuns pourront trouver mon idée un peu originale : J'ai décidé d’offrir comme cadeau de noces nn abonnement au DEVOIR.Tous les jours, votre journal viendra ap- ’ porter aux nouveaux époux une lecture saine et profitable et en même temps leur rappeler mes voeux de bonheur.La bonne presse c'est le meilleur mets pour l'intelligence.Beaucoup contrediront cela, mais à l’appui foi de mon assertion, je pourrais fournir tous les arguments du bonhomme Esope quand il affirme que la langue c’est le meilleur “mets”.Vous trouverez donc sous ce pli T'Oit chèque de $5.00 payable au pair A Montréal.Bimlot mes faibles ressources me permettront de vous faire parvenir la balance pour l’abonnement à un an.Envoyez votre journal dt l’adresse suivant s’il vous plaît.Votre tout dévoué.On admettra que l’idée ne manque point de justesse.— O.H.Détail significatif: alors que, dans le Sud, la Chambre haute sera recrutée dans certains corps déterminés — ce qui assurera aux protestants une représentation certaine, dans le Nord, cette Chambre sera élue par la Chambre basse, ce qui en remet la composition à la majorité protestante.Des dispositions spéciales protègent les universités de Dublin (Tri nity) et de Belfast (Queen’s), qui sont protestantes, mais aucune n'assure la môme protection à l'Université nationale, qui est sous la direction effective des catholiques.Une disposition particulière protège l’Ordre des Francs Maçons.Il est expressément spécifié dans la loi qu’on ne pourra l’atteindre par des dispositions législatives sur les réunions ou les serments illégaux.0.H Chronique d’Ottawa Le service civil fédéral (PAR LEO-PAUL DFSROSIERS» Ottawa, 11 - La nouvelle «lu congé donné à la maison Griffen-hagen par le gouvernement, n’a pas encore éveillé autant d’intérêt dans le public que chez les employés civils eux-memes.Le dernier numéro du Civil Service News, organe officiel des fonctionnaires du pays, contient, dans ce sens, un article assez mordant et satirique.C’est au mois d’août 1918 que la maison Arthur Young, dont les services avaient été requis par le parlement commença à classifier le service civil, Et pendant trois ans, I’m, parla (('efficiency, de classification, de boni et d’autres sujets plus mi moins intéressants suggérés par les experts étrangers.Ceux-ci, étrangers à notre constitution, aux besoins du pavs, manquant peut être d’un jieu de ces connaissances générales sans lesquelle on ne peut avoir une bonne idée des choses, accomplirent leur oeuvre plutôt mal que bien, et réussirent à tourner contre eux Je publie et les employés civils.“Mai 1920, nous trouva prêts à dire adieu avec joie et sans regret à nos voisins du sud, avec leur efficiency, leurs idées curieuses.et le déaillusionncmerU qu’ils avaient apporté." Mais le répit ne fut pas de longue durée.A la maison Young succéda (Iriffenhagen, et à la classification succéda la mise à exécution d’un plan pour la réorganisation du service civil."A cette époque, le* fonctionnaires avaient appris à connaître les nouvelles méthodes.Et, représentés par la Fédération du service civil, ils s’adressèrent au premier ministre, M, Borden, pour lui exposer leurs vues sur la question.Mais la Commission du service civil avait demandé le contrat (iriffenhagen et leurs doléances restèrent ignorées.C’est ainsi que ce contrat fut maintenu, en dépit de l’opposition du service civil, de l’opposition de deux commissaires sur trois de la Commission du service, de l’opposition du sénat, et d’une bonne volonté générale à se dispenser par tout des services de (iriffenhagen.’’ La fédération des fonctionnaires fédéraux s’est tenue durant ces derniers mois au courant du travail accompli jxar les experts.“Au mois d’octobre, elle a fait un effort pour obtenir des copies de rapport de M.Foster, alors premier ministre, et président du sous-comité du cabi net qui avait autorisé Griffenhagrn à accomplir son oeuvre.Bien qu’il ait été impossible d’obtenir les rapports à cette époque, la fédération a été informée en sous-main qu’une rupture de contrat était probable.Ainsi s’est tenninée la grande expérience.L’effort qui a été fait pour organiser le service civil comme une machine sans âme est passé à l’histoire.” La fédération admet la nécessité de la réorganisation.Cette réorganisation ne doit pas être confiée à des gens du dehors, qui ne connaissent rien à l’affaire et entassent bourdes sur bourdes.Elle doit être faite par les personnes qui ont eu pendant de nombreuses années le loisir d’observer et de remarquer et sont au courant de toutes les insuffisance# et de tous les défauts.La situation d’aujourd’hui a pour cause de longues années de mauvai'c politique, et il est impossible de la changer en un jour sans commettre des injustices."S’il est nécessaire d’obtenir des conseils de gens du dehors, on peut les avoir des Canadiens.Les années qui viennent de s'écouler ont démontré que Ton peut trouver des Canadiens capables do remplir n’importe quelle tâche, et celle de mettre sur pied une organisation adéquate pour mettre en pratique nos idées dt1 gouvernement et d’nd-minislration est sans eonlesté digne de nos meilleurs intelligences.” D’ailleurs la loi du service civil autorise la commission à rèorga niser le département si elle ie juge à propos ; elfe est autorisée à demander les conseils des meilleurs hommes d’affaires, de techniciens et -de professionnels.Il n’était pas nécessaire et il n’est pas plus nécessaire aujourd’hui qu’autrefois de créer un nouvel organe ou d’engager des experts étrangers.En agissant comme il l’a fait, le gouvernement ne fait que mettre en honneur le cnlte de rirrespo^sabT iité avec son v»in désir de ne pas s’associer aux faute» qui seront rom m ises.Tl est temps que Ton change lr.tactique nul prévaut depuis quel ques années.Rien n’égale mijour- (Smte à 11 2e page) LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 FEVRIER 1921 VOL.XII.—- No 3ô LETTRES AU ‘•DEVOIR” None n» publions que des lettret tipiéei, ou de» com ni uni cation» ac-fompagnéet d'un^ lettre «lynée.«Tec ¦dresse suthenliqao.Le» correspondants «nonyn**» s> pitrcrneraîenl du pap'sr.de l’encre en Mmbre-poîite.et à non» un# port* i» temps, «'Ils soûlaient hirn er prendre nirt» Hêfini»lr»ina«L PROPAGANDE Ottawa, le 9 février 1921.Monsieur le Directeur, Je reçois d’une amie de belgique le communiqué que vous trouverez sous ce pli.J’ai songé à vous le transmettre, croyant que les lecteurs du Devoir le liront avec un agréable intérêt.M.l’abbé Larsi-mont est d’ailleurs très connu au Canada où il donna de nombreuses conférences.M.l’abbé Lnrsimont, actuellement vicaire de Saint-Remi à Mon-tigny-sur-Sambre, a rapporté de son voyage au Canada quelques photographies dont il tire un parti vraiment digne de notre reconnaissance.Il exprime le désir de rece-i voir des personnes prenant intérêt ii son travail, une collection de vues intéressantes.S’e serait-ce pas là.Monsieur le Directeur, une excellente propagande qui ferait plus avantageusement connaître notre pays à l'i-tranger ?Il m’a paru que la province de Québec surtout ne saurait s’en désintéresser.Je me permets de vous soumettre humblement ce qui précède, es pèrant que vous voudrez bien lui accorder votre bienveillante attention.Veuillez agréer.Monsieur le Directeur, l'expression des sentiments distingués avec lesquels j’ai ( honneur d’être, Cordialement vôtre A.B.S'ôte de la R.~ Voici le texte, extrait du Rapport de Charleroi, mi accompagne cette lettre : CHATELINAV.La ligne féminine avait réuni, dimanche dernier, au Cercle Saint-Barthélemy, une bonne partie de ses nombreux membres pour leur offrir une séance supérieurement intéressante.Monsieur l’abbé f-arsiniônt, durant deux grosses heures, nous a tenus sous le charme de sa parole vive et communicative.Le thème de la conférence était le Canada.Le conférencier, par des projections lumineuses extrêmement réussies nous a montré les beautés du pays dont il a été l’hôte durant les cinq ans de la grande guerre : ses montagnes, ses plaines, ses fleuves, son industrie, ses moeurs, voire même ses jeux; en un mot, tout ce «pii peut intéresser et servir à faire connaître et apprécier le beau caractère de cc peuple canadien si chevaleresque qui a volé avec enthousiasme au secours des allies dès qu’il a appris les incendies et les massacres ciiminellement accomplis par l’armée allemande en Belgique.Deux films ont clôturé la séance: le premier a donné d’une manière «•faire et facile à saisir tous les détails de l’industrie du saumon ; un film technniue de toute première valeur.Le second a mis sous les yeux la vi«' de société de ce grand peuple.L’impression générale est «tue ce peuple est réellement fort.Le pays a d’immenses plaines, de superbes montagnes, des forêts épaisses à perdre de vue, des c«mrs «l’eau larges, profonds d'une longueur incommensurable.La nature tout entière y sert l’homme à stm-hait.Celui-ci s’est adonné avec toute la belle intelligente et les mus vies d’acier d’un peuple jeune et vigoureux à la «ulturc intensive de la terre, à l’élevage du gros bétail en grand, à la grande industrie moderne, américaine, à toutes les sciences les plus avancées.Pardessus tout, ce ptmple est vaillant, noble, profondément religieux.Nous avons acclamé avec bonheur les Canadiens, le distingué conférencier, et, la ligne féminine «lui nous ménage encore, dit-on, pour le 4e dimanche «ic janvier prochain une ravissante conférence «le Mademoiselle de La lieux, suivie d’une petite séance récréative avec projections lumineuses, A bientôt.Une campagne de propagande en faveur de la presse catholique Fondation d’un comité trifluvien.— Lettre de S.G.Mgr Cloutier.— Déclaration» explicites.PROPRIETES A VENDRE Le Bien Public, des Trois-Riviè« res, publie dans son numéro du 10 février, l’article et les documents suivants: Depuis quelques mois, il se poursuit chez nous une campagne très active en faveur de la bonne presse.Stimulés par le travail qui se fait ailleurs, et par les résultats que ces initiatives «mt produits un peu partout, les membres de l’A.C.1.C.ont pensé que le temps est venu pour la région des Trois-Rivières de s’intéresser au sort des journaux catholiques et ont entrepris d’organiser ie mouvement de pro-pagantie -dans notre diocese.Munis de l’approbation des autorités religieuses et de l’appui d’un bon nombre de citoyens «m vue.les promoteurs ont entrepris de donner à leur oeuvre un caractère pratique.Dès le début de la semaine prochaine, des solliciteurs se mettront sur la route pour recueillir les souscriptions des trifluviens.Nous publions ci-dessous la liste des membres du comité d’honneur cl «lu comité exécutif, ainsi «pie la lettre d’approbation que Sa Grandeur a daigné adresser au président M.Charles Bourgeois.Evêché des Trois-Rivières, le 9 février 1921.M.Charles Bourgeois, avocat.Président du “Comité de Propagande «le la Presse Catholique.’’ Les Trois-Rivières.Cher Monsieur.J’encourage «ie toutes nies forces le travail d'apostolat, nouveau chez nous, que se propose votre “Comité de Propagande «le la Presse Catholique.” IJ ne s’agit pas de foncier de nouvelles oeuvres de Presse : les conditions actuelles sont trop précaires.Mais — vous l’avez bien compris, — précisément parce que les temps sont difficiles pour les journaux et revues, qui sont avant tout catholiques, il est devenu très opportun de ne rien négliger pour pousser de l’avant ces journaux et revues, en surmontant toutes les apathies, en suscitant toutes les générosités .possibles en leur faveur.Leur procurer, â force de zèle et de sollicitations pressantes, une diffusion plus grande et une portée plus étendue, voilà l’oeuvre que vous avez en vue.J'ai confiance crue vous saurez la mener ô bonne fin et, d’avance, je vous félicite.Travailler pour ta bonne Presse, en particulier pour notre journal local.Je “Rien Public”, et pour les grands UUU lu Rivière des Prairies | (Moutréal-Xurd), douze appartements, ame-j Uorutious modernes, 30,000 pieds.Garage chauffé, jardin, kiosque, arbres fruitiers, j Relie valeur.Vendra avec ameublement si désiré.(£4 Q Aflfl—Cherrier, graud cottage i 9 I OjllUU pierre, possession immedht I te, ferait belle maison appartements.ffaC flfln—t;ottaK Dublin, 12 — L’cnquète militaire tenue pour établir la responsabilité des policiers qui ont tiré sur des employés de chemin de fer à Mallow lé 31 janvier au soir a rendu hier un verdict de meurtre "contre des personnes Inconnues”.L’enquête a été ajournée cino jours «Ruant pour permettre aux t&unims de faire leur déposition, mais aucun témoin ne s'est présenté.Incendie dans un laboratoire Un incendie qui a éclaté hier après-midi dans le laboratoire du Dr Ernest Chaussé, 1322, rue Sainte-Catherine, est, a cause des dommages très considérables.Le feu a commencé dans le laboratoire et est dû à une combustion spontanée d’éléments chimiques.Los pompiers de la division est sous la direction du*chef Favreau et du rhef Sarrasin ont pu maîtriser promptement les flammes.—— -»- Feu Mlle Galibert Nous ^apprenons la mort de Mlle Elise dSliberl, fille de M.Emile Galibert, de la Galibert Leather Go., de Montréal.Mlle Galibert esl décédée, hier soir, à 9 heures, à Saranac Lake où elle était en voyage depuis quelque temps, La dépouille mortelle sera ramenée à Montréal aujourd’hui.Nos sympathies à la famille.h La recherche du pétrole LE GOUVERNEMENT FEDERAL FAIT CONNAITRE L'ES NOUVEAUX REGLEMENTS POUR LA RECHERCHE DE L’HUILE ET DU GAZ NATUREL DANS LES TERRITOIRES DU NORD-OUEST.Ottawa.12.(S.P.C.) — Le dé parlement de l’Intérieur a fait connaître hier, les nouveaux règlements sur l’exploitation dos hunes et des gaz naturels dans les Territoires du Nord-Ouest.Ces règlements remplacent tous les précédents et ont un effet rétroactif.Le requérant pourra obtenir un permis d’exploiitation sur une superficie de quatre milles carrés au lien seulement de trois milles carrés, comme le stipulaient Tes anciens règlements.Si l’intéressé y découvre de l’huile, il pourra alors louer un nulle carré de son terrain examiné pour une période de 21 ans.11 est bien entendu qu’il no peut pas louer pour son exploitation personnelle plus qu’un quart de la superficie sur laquelle le gouvernement lui a tout d’abord permis de faire des recherches afin de découvrir des sources d’huile.Les trois autres quarts de son terrain de recherches resteront aux mains du gouvernement à titre de réserve.Un requérant qui veut découvrir des puits pétrolifères ne pourra avoir plus de cinq permis et ne pourra nas faire de travaux de recherches sur une superficie de plus de 2,560 âcres.Les réglements nouveaux ont été r(Vligéjt,dans le dessin tout spécial de protéger le public contre les fraudeurs.On annulera ou l’on refusera des baux si certains exploiteurs commettent des abus.Les règlements ressemblent dans les grandes lignes à ceux qui régissent l’Alaska.'L’homme qui reçoit un permis devra dans les deux ans à compter de la 'date de rémission du permis installer sur ses terrains un appareil de perforation et creuser au moins à une profondeur de 500 pieds durant la troisième année et avoir en tout pratiqué une perforation de 2,000 pieds de creux au bout de la quatrième année.Il faudra qu’un appareil particulier soit établi à chaque endroit.Advenant une découverte d’huile, le louage sera de 50 sous l’âcre la première année et d’une piastre l’âcre pour l’année suivante!.Un droit régalien de cinq pour cent sera perçu pour les cinq premières années d’exploitation et de dix pour cent par la suite.O.S.Finnic a été nommé secrétaire intérimaire des Territoires du Nord-Ouest et des surveillants vont être envovés dans le district à l’ouverture de la navigation.La police montée sera chargée de maintenir l'ordre et de faire respecter la loi dans le district du Mackenzie.Si quelqu’un n’observe les règlements ci-haut mentionnés, son ou ses permiis s’annuleront automatiquement sans que la Couronne ait à faire de déclaration dans chaque cas.Ceux qui ont fait des demandes basées sur les anciens règlements ne seront oas écartés par le département, mais leur cas sera étudié à la lumière et en conformité aux nouveaux règlements, pourvu que le requérant fasse mie demande pour les cinq locations auxqticlks il a droit.Si, en apprenant la portée des nouveaux règlements, un individu retire sa demiande.on Ipj remboursera la somme qu’il aura versée à titre de garantie en faisant sa demande de permis.Un bureau central a été établi à Ottawa dans le but de renseigner ceux qui désirent de plus amples informations.Ce bureau s’appelle le Bureau des Territoires du Nor-ï Ouest.C’est là qu’on tiendra ks rc gistres des terrains loués et des concessions.DES REMANIEMENTS DANS LE CABINET LE “JOURNAL” D’OTTAWA, AFFIRME ENCORE APRES LE DEMENTI OFFICIEL DONNE A LA CANADIAN PRESS.Ottawa, 12.(S.P.C.) — Le “Journal” publiait hier, en première page une nouvelle annonçant la réorganisation du cabinet.Il disait : “Bien que la Presse Canmlfennc ait publié ce qui est censé être un démenti venant de source autorisée au sujet de-la réorganisation du bin et dans un avenir très rapproche, le “Journal" est en état de dire de source digne de foi que des conférences de réorganisation se font ae-hielkmcnt et qu'elles pourraient aboutir dans les quelques jours qui vont suivre.“1! est entendu, d’après les projets à l’étude, que trois des ministres ne.tuels vont donner leur démission, qu’un nouveau départemert du bien-être .de soldats, comprenant pension et colonisation militaire, va être formé et nue six nouveaux ministres avec portefeuille seront ajoutés au ministère.“Il est de pins entendu que deux des nouveaux ministres seront de l'ouest, dénis de Québec et deux d’Ontario.Un procureur général, qui sera censé renrésetiter Ontario sera aussi nommé.La représentation des provinces maritimes demeurera sans changement.” Le Dr Boissarie à • Lourdes Demain dimanche, à dix heures, dans la salle académique du.Gêsù, rue Blenry, k Dr Joseph Gaiivreau, donnera line conférence sur le docteur Bolsxarie, à Lourdes.Cette conférence «st donnée sous les auspices de la Ligue des Betrai tants.Tous ceux qui s’tntéresseul à lu question sont invités., \ y LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 12 FEVRIER 1921 VOL.X1L — No 3ô Bibliographie REVUE DOMINICAINE Directeur: R.P.M.-A.Lamarche,OJ\ Sommaire de février: S.G.Mgr Emard — Lettre au R.P.Leduc; R.P.Gonz.Proulx, O.P.—Le Prologue de S.Jean; R.P.Alex.Mercier, O.P.— Le cas de Renan séminariste; R.P.Rissonnette, O.P.— Sur deux primeurs; GJ\.M.-A.L.— Chronique — Centenaire de S.Jérôme — Ecoles féminines de Fribourg; M.-A.L.—Dans l’ordre.Recensions: M.-K.Turcot: “L’homme du jour” (M.-A.L.) S.Casavant: “Les Iles Hawaii” (M.-A.L.) B.Gagnon: “Grains de sable" (R.P.Couët) E.Lecompte: “Nos voyageurs”; Fr.Gilles: “Fioretti de S.Antoine (M.-A.L.) etc.Abonnements : Canada : $1.00 ; étranger: 1.25.Avec le “Rosaire Ecrivea poor le* prix RECTIFICATION DE CYLINDRES CYLINDER GRINDING DE PISTONS ET D’ANNEAUX DE PISTONS RECTIFICATION D’ARBRES DE LA MANIVELLE Aussi toute» réparation» d’automobile» en général et d’engin» de yacht.L’organisation la plus considérable et la plus solide de Montréal, sc spécialisant dans erite ligna.__ 1117 Notra-Dsme Est, H.E.Bourassa, Limited L.T.tmhMnA.Angle ds Harrs.pour tous”, 25 sous en plus par an-Administration: “L née.Saint-Hyacinthe, Canada.> Rosaire", Vient de paraître L’enseignement classique a-t-il fait faillite ?Par le R.P.Csleloagh, s.J.21 pages.10 sous ; 11.00 la douzaine.»7 50 le cent, (port en plus.) L’Action Française Immeuble La Sanregard* Montréal IOESOI iccaoi IOO C3QI I0K3OC IOC30Z CURIES PROFESSIONNELLES ET CARTES D'AFFAIRES OBOI locaox IOE300EX01 301 I0C301 IOE30 ARCHITECTE Il STJACQUKS MAIN 1*47 J.AlbertLaRue architecte Plana — De*»* — Q«»ntltén __ pvalaations *** BBrvcillnnc#» rtc# ^lv.>Sr“0 “’ “ «slT’ "Tssîîrânces et vitres Anatole Vanter Quy Vanler.VAN1EK & VANltK AVOCATS rei.uiain Ï632.« rue Baint-Jacguea.BANQUE D’EPARGNE LA BANQUE D'EPARONE PB LA CITE ET DU DISTRICT DF MONTREAL.Bureau principal.176 nie Saint-Jacques et succursales A Montréal.Etabli < ISIDORE CREPEA Assirent contre l'incendls, Accidenls, lidOiobHis, itNinbilo!i?i.Slaees, etc- 14 0 6Wd t-Laurent ttittsse Isidore Crépeau.lilas issu ranci Companj Limited Gémfil r onmercial r Ute Glass repsu.ance Company Lt GIS GERAMO-VITRUl Int letwicaOoo do» Verrière» et Miroir» Phones : St-Louia €401-6402.Lut Membres du clergé sont eordlale-mï£?* r-r-e-nnére avec nnu».s ^ ChiikOruDiSTE Maladies des pieds 1 faitcmcnt spécial des cors, durillons, oignons, ongles incarnés, verrues, transpiration excessive.Douleurs, crampes, fatigue, picote mente, résultantes des pieds plat», ene-vW*s fflîbîea, chute de fa halle du pied disparaissent Infailliblement arche-supports extra légers faits d apres ’Vtnnreintc du pie! 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Le Tanlac est en vente à Montréal dans les pharmacies du Dr Leduc, dans les pharmacies de MM.Quenneville, Guérin et Bélanger, chez MM.Lecours e( Lanctôt ei aux Liggett’s R ex ail Stores • à Verdun chez M.Henri-P.Fabien, pharmacien, et à Lachine chez M.Henri Le Cavalier.pharmacien, sous la direction personnelle d’un représentant spécial du Tanlac.Aux assises de la Rivière-du-Loup La Rivière-du-Loup(en bas) 12— (D.N.C.)—L’affaire C.-E.Roussell, accusé du meurtre d’un enfant nouveau-né, se continue.Me Léon Cas-grain et Me Lucien Cannon représentent la Couronne et Me Alexandre Michaud, l’accusé.On a entendu le témoignage de la femme Thérrien, qui est accusée du même crime.La version qu’elle donne est très forte contre Roussel, mais on ne sait si la cour l’admettra.Cette cause est très longue, car il y a beaucoup de témoins; la Couronne n’a pas encore fini sa preuve.Les jurés ont dû passer la fête légale d’hier dans les appartements qui leur ont été donnés au palais de justice.Après cette affaire on procédera dans la cause de la femme Thérrien, si toutefois son plaidoyer n’est pas accepté par la Couronne.Dans l’affaire d’Alfred Grégoire, accusé de tentative d’incendie, celui-ci opte pour un procès expéditif devant la Cour des sessions de la paix.Sir François Lemieux, juge en chef, préside.DOCTEURS Téléphonez Ust 7580 pour consultation.Dr J.M.E.Prévost dr» hApItaux de Paris, Londres, New-York.Spécialiste dan» le traitement des malades d'Estomac, de la Peau, des Reins, de la Vessie et «tes organes Gdnlto-Udnairee.Aussi Maladies vénériennes.,*o ST-DENIS Coin Sherbrooke.Mont'Asl.Iél.Bell Est MU Heures de bureaux: de midi k 8 lus n m.Dr J.-M.-A.VALOIS, Maladies des voies urinaires 40.rue ^aint - Denis.Montréal.NOTAIRES Ch* ARCHAMBAULT IJn nouveau conseil municipal v NOTAIRE __/viuvpii,- adresse : 7ur» MON i’-ROYAL EST M-nfrégi, Rivièrc-du-Loirp, 12 — (D.N.C.) —Le nouveau conseil municipal a -— ____________ tenu sa première séance lundi der- J-L ISmORP miCHARMF n4lu' Viel maire, prési- NOTAiRE v',,rtrv dait, et MM.les échevins Joseph 'Successeur d* Beauchamp et Duchsrme.) F.mond, Tancrède Pelletier, Joseph ooe.,^®auv’®ar^e" rhambre 9?i Purent, Lauréat Boulanger, Charles 92 RUE NOTRE-DAME EST r».1 -, .Montréal.Domicile: Tél.U salle THOMAS mjCHARtVÏE Chambre'»», ,*» ,£“dÆ 180 ST-JACQUES, ° bPai Pour les églises d* Afrique TIRAGE D’UNE AUTOMOBILE Les Pères Blancs d’Afrique, parmi lesquels nous comptons aujourd’hui quarante Canadiens ordonnés et vingt-six novices (quatre reposent déjà dans la terre d’Afrique), possèdent comme l’on sait un très grand nombre de stations en Afrique: exactement cent trente-sept.Eugène Delisle et Adélard Thibault j Chacune de ces stations doit natu-T(;1 M .assistaient.Le greffier, comme of- rellement avoir son église; plusieurs " ,K * A l’avenir, les dates de réunions des cercles devront être envoyées au Secrétariat — M.4939 — au plus tard le mercredi matin, avant onze heures, afin de pouvoir être publiées dans le journal du samedi.Nos amis sont priés d’en prendre note.« * * Les membres du cercle Savaria, section des anciens (Lachine), s’occupent de ce temps-ci à recueillir des offrandes pour leur Eglise paroissiale.C’est de l’action bien entendue et leur succès prouve leur vitalité.* * * Le cercle Sacré-Coeur u organisé une campagne d’abonnement en faveur du “Droit”, le vaillant défenseur des droits des catholiques et des Canadiens français dans la province de l’Ontario.Le succès a été considérable.* * * Le comité régional de PA.C.J.C.d’Ottawa, a formé à lui seul une équipe pour recueillir les souscriptions en faveur de rhôpital catholique.Nos amis d’Ottawa ont eu le plaisir de remettre au trésorier de la souscription la jolie somme de $1.200.Nos sincères félicitations à l’équipe de l’A.CJ.C.* * * 11 y aura séance inter-cercles au cercle Duhamel, région d’Ottawa, le lundi 14 février.L’action est l’un rue Saint-Jacques, bureau Montréal ^ Le problème de la colonisation au Canada français; La Semaine sociale du Canada; Les forteresses du catholicisme; Question scolaires, Mgr Ross; La question ouvrière au Canada, Arthur Saint-Pierre; La résistance aux lois injustes et la doctrine catholique, R.P.Albert-Marie Mi gnault, O.P.; Le syndicalisme, O.Jean; Petit Manuel d’éducation syn dicale; La Paix sociale, Mgr Germain; La Mission de la jeunesse contemporaine; Vers le Peuple, Guy Vanier; la:s énergies méconnues, Guy Vanier; Nos voyageurs, H.P.Lecompte, S.F.Tracts de l’Oeuvre des tracts.No 18, Les conditions religieuses de la doctrine chrétienne (le cardinal Bégin); No 19, Sainte-Marguerite-Marie; No 20, La Y.M.C.A.; No 21, La propagation de la foi à travers le monde.CONVOCATIONS.SAMEDI.Pic X: IX; Il h.h minuit, heure d’adoration u l'occasion des quurantc-hclires.DIMANCHE.Saint-Henri (section des anciens : Reunion d’études à 9 h.du matin.Sujet : L’Instruction publique par Gustave Viau.Sainte-Marie: Réunion d’étude» à 5 h.du soir.LUNDI De la Mwiircats: Réunion d’études à S du soir.Des Ormeaux: Réunion d’études à 8 h.du soir.Jeanne d’Arc: Réunion d'études à 8 h.du soir.La Haye: Réunion d’études à 8 h .du soir.Sujet: Le Schisme d'Orient par Michel Renaud.Pie X: Réunion d’études à R h.du soir.Sujet : Nos ressources industrielles.Saint-Louis: Réunion d’études à 8 h.du soir.Saint-irénôé: Réunion d’études à 8 h.du soir précises.Sujet: Le rote des femmes pur Eugène Guimond.MARDI.Eymard: Réunion d’étudm à 8 h.du soir.Comité régional: Réunion régulière à 8 h.30 du soir.MERCREDI.Langcvln: Réunion d’études à 8 h.du soir.Sahit-Slanishu) i Réunion d'études à 8 h.30 du sot.-.Pie X: Section spéciale d’étudrs à 8 h.du soir.Sujet: Cours d'apologétique.Notre-Dame de Montréal: Reunion d'études à 8 h.du soir.VENDREDI Suint-dément: Réunion d'études 4 8 b.du soir.isiudry: Réunion d’étudrs it 8 h.du soir.Sujet: Le Csnsds sous la confédération par Paul-K.Ranger.Comité centrai : Reunion régulière h 8 b.du soir.SAMEDI Jacqucs-Carller: Reunion d'études it 8 h.du soir.Sujets: Que dire de l’échanre intérieur et international, par P.Morrl.Quatrième composition, par H.Lessard.Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste LES ECOLES MENAGERES PROVINCIALES 137, rue Ontario Ouest.Cuisine Prutiqué : Merer cedi 7 h.30 à 9 h.30 du soir.Jeudi: 10 h.à midi.Cuisine de démonstration : Mardi.2 h.30 à 4 h.30, Ces cours sont donnes par Mile Anctil, dir., et Mlle J.Brault.Menu pour mardi le 15 février : Soupe Palestine, Cuissot d’agneau en Chevreuil, Pain d’épinards, Petites Soupes nu Jus de Raisins.Puériculture: lAindi, 7 h.30.Ce cours est donné par îe I*r R.Masson.Couture: Mercredi, 10 h.a midi et 7 h.30 A 9 h.30.Professeurs Mmes.Boullam e, Clément et I aflanime.Moiies Chapeaux: Lundi, 10 h.A ntldl, et 7 h.30 A 9 h.30.Professeurs : Mlles Haye et lasi'Iamme.Pair toutes informations s'adresser à i’Dcoie.Heures de Bureau: T0 h.A midi, et 2 h.30 à 4 h.30, excepté le samedi et jours de fête.LES EMPLOYEES DK MAGASIN.Dimanche, le 13 février.A t n.nssem-blée générale des Ass.professionnelles des employées de magasin, ù la salle 0, au Monument National.Cettte assemblée a pour but de réorganiser l’association et de ta mettre sur de nouvelles bates.Il y aura un jo'i programme récréatif un joli prix de présence sera tiré au sort par les membres.LES EMPLOYEES DE MANUFACTURE Au Monument National, lundi, le 14 lé vrier.à 7 7h.30 du soir, se tiendra l'assemblée du Conseil de l’Association professionnelle des employées de manufacture.Plusieurs guettions importantes seront A l'ordre du jour.— Il est essentiel que toutes les sortions soient représentées.LES FEMMES D’AFFAIRES.i.'Association dés femmes d’affaires invite ses membres et leurs amies à assister A Rassemblée générale qid aura lieu diman che (13), ù 3 h., au Monument National, cl) a ml) e ¦ No.3 .Les élections du Conseil sont à Tordre du jour et d’autres questions très Impur tantes seront soumises A l’assemblée.Ne pas oublier le paiement de la contribution pour avoir droit de vote.CONSEIL DES ARTS ET MANUFACTURER Voici le programme des cours pour la semaine du 14 février.Les cours gratuits de cette institution seront donnés comme suit durant la semaine du 14 février: “MONtrMENT NATIONAL, 14 FEVRIER.2 h.Dessin à main levée, peinture, modes.7 h.80 p m.ntoHMage, solfège, prp miêre année, dessin A main levée, ütho graphie, dessin d’architecture, coupe, couture, MARDI.15 FEVRIER.2 h.Coupe, couture.7 h.30 dessin à.main levée, peinture d’enseignes, lettrage, menuiserie, confection d’escaliers, dessin mécanique, modes.MERCREDI, K FEVRIER.2 h.Molles.7 h, 30.Modelage, srflfège deuxième année, dessin A main levée, lithographie, arehitertnre.coupe, couture.JEUDI, 17 FEVRIER.1 h.30 solfège, deuxième année.2 h.Coupe, couture.VENDREDI, 18 FEVRIER.1 h.30 solfège, première année, main levée, peinture, (couture) 2 h.section du moulage, lé mardi et le vendredi, le cours de plomberie, dans In partie supérieure du marché Salnt-Daurrnt., A 7 h.30 du soir.Le cour» de dessin mécanique, au no.117 rue Charron, est donné le mardi èt te jeudi soirs.Pour tous ces cour* on peut se faire Inscrire dans le» salit» des cours en s’adressant aux professeurs, ou le Jour au bureau Sénéral du Conseil, chambre 4, Monument utionuJ.^ La Revue Nationale Le numéro de février est en vente depuis quelques jours chcj: tous les bons dépositaires de journaux et de revues du Canada.Dt couverture eu couleur, reproduit le tableau de M.Clarence Gagnon: “Cultivateurs de la rive Sud .traversant A Québec." Voici le sommaire: Hawkesbury, en Ontario (Illustré) Jusiqih Gauvreau I.* Recensement.Emile Miller Béatrice Kai Palme, (illustré) Paul C.Ouimet Ia1 Succès (comédie illustrée, suite), .Antonin Proiilx.In Vie Littéraire.Henri d'Arles Ia> bols sacré (poésie).Ernest Prévost Le Jardin du Silence (roman illustré, suite).Victor Féll Un livre délicat.Mart luire Daveluy Ecoute dans le jardin (poésie) Francis Jammes Du Salon A la Cuisine.Perle Satin Cf qui se laisse,.Hem‘1 du Valiler Courrier graphologique.— Notre Revu».—Carnet d’un curieux.— Notices hihlio-graphlqui s — A la qu-ur de la poêle.— Propos de la Dame-qul-Iit, etc., etc.P! le» libraires et cher les marchands de journaux ou aux huttreaux de la Revue, 296, rue Saint-Laurent, Montréal.VOTRE VUE AVANT TOUT Souffrez-vous des yeux ?Irritation, rougeurs, pique-nients, etc.Si oui, soyez pru-Hents si vous tenez à vos yeux, car tous ces troubles causent la diminution visuelle.Employez un remède efficace, tel que le “Coilyrol”.Il fera disparaître toutes les maladies de l’oeil et le rendra normal.Il est aussi un tonique pour vos yeux ; très actif, il renfor-cira votre force visuelle et la protégera contre tous troubles.Employez donc “Coilyrol”, le grand tonique de l’oeil, recommandé par tous les meilleurs spécialistes et opticiens.EXIGEZ-LE DE VOTRE PHARMACIEN OU DE VOTRE OPTICIEN, OU PROCURE Z-VOU8-LE A l’Institut d’Optique OUIMET 2 419 NOTRE-DAME OUEST Tel.W»»t.1884 La Plus Grande Vente sans Exception Voir notre défi Le Sirop du Dr J.0, LAMBERT est adopté par presque tous contre les maladies de poitrine, c'est-à-dire : Toux, rhume, ironchite, catarrhe, asthme, croup, etc., etc., quel que soit Tâge.Vieillards, adultes, eti-anta et bébés en retirent des effets merveilleux.EN VENTE PARTOUT Tout autre Sirop Lambert ©êt turn contrefaçon s’il fie porto pua lu fclgnaturo ci-haut.Dr J.O.Lambert, Limitée, Montré®!.le» plus rranci» fftbrlrantn do Sirops contre Toux, Rhume», etc.Voir notre défh LES VENTES CHEZ GOODWIN POUR DAMES Ruban taffetas, 5'/L> pouces.Lu verge.25 Camisoles d’été (deuxième qualité).50 Ras de soie (légèrement imparfaits) .1.00 Corsets Wamer.1.50 Brassières Rien Jolie J.et T.Moitié prix Voilettes de soie noire, la verge.25 Souliers lacés J.et T.Bell.4.75 Gants échantillons.1.65 Chandails genre surplis.2.45 Bérets en drap.1.05 Nouveaux chapeaux de printemps.4.95 Nouvelles blouses pour le printemps.4.95 POUR MESSIEURS Complets en serge tout laine bleu-marine 27.50 Bottines en veau.4.95 Cravates tricotées.65 Chapeaux de feutre mou.2.75 Chaussettes en cachemire pure laine.65 POUR GARÇONNETS Complets en tissu croisé.11.95 Culottes bleu-marine.1.95 Bottines.2.95 Chemises.1-25 Limited THÉ PRINUS LE MEILLEUR THÉ Riche et agréable au goût, excellent stimulant.L.CHAPUT, FILS A.CIE, LIMITEE - - - MONTREAL iîN ST-LOUIS 1464.68 RUE CASGRA1N N.BIaAî , Cahuoskikr G«1»»P tl'BUto O voilures, pneus.Reparutions générale*.Spécialité : peinture ri remtMHirrnge il’nuti»».Ùupotes (top»), housses (slip-eovèrs), rhienux, enveloppe» de CHpoics, etc.Feuilleton du “Devoir” LES LOIS DU COEUR Par Victor Féli 35 (Su/fc) El tout à coup on entendit de gros sanglots.C’était Firmin qui éclatait en larmes.1,1 avait compris! el le vieux coeur dévoué se fondait sous la pitié.—Ah! la brave petite demoiselle! balbutiait-il, qu’elle peut bier.le dire! qu’elle est comme une soeur lies* sonne de Mlle Eilise ! —Isa,continuait Lilette, n'en-tends-tu pas Eilise t’appeler ?Sur le plancher, la masse blanche s’agitait faiblement; une pauvre tète, aux longs cheveux blancs dénoués, essaya de se soulever.Alors, on eut l’ineffable spectacle du ravissant visage de Lilette se rapprocher du vieux visage convulsé, et les lèvres fraîches se posèrent sur le front ridé et brûlant.—Isa, c’est moi, Eilise ! répéta la ! jeune fille.Et les bras frais essayèrent d’enlacer les épaules maigres qui s’éri- ! genient en saillie sous la robe de , nuit.Blanche se précipita, Odette ! aussi, et «lies réussirent à mettre sur son séant la pauvre Isa.Toutes la maintinrent ainsi, mais elle, en | apercevant ces visages inconnus, ¦ avait gémi et bien vite fermé les yeux, et s’agitait maintenant dans lis bras cmpatissnnts qui essayaient de la soulever.Lilette, agenouillée devant la malheureuse pour que son regard pût tomber sur elle quand les ytux obstinément clos se rouvriraient, appela encore : Isa, tu ne veux donc plus de ta Eilise ?l’n long tressaillement secoua le corps lamentable, et on entendit confusément : -Eilise ?.—Oui ! Eilise, Isa, regarde-moi.Encore des spasmes secouèrent la pauvre créature qui redit sans ouvrir les yeux : - Eilise.Eilise.Alors Eilettc la reprit dans ses bras, baisa de nouveau, longuement, tendrement, les joues creuses, les yeux fermés.Blanche tout en larmes, Odette haletante, Anne-Marie, épiaient le premier regard d’Isa lorsqu’elle apercevrait la jeune fille.En effet, les yeux caves se rouvrirent, se refermèrent, se rouvrirent encore ; les paupières battirent comme les ailes d'un oiseau effarouché, et les prunelles hagardes se fixèrent enfin sur le doux visage souriant, — Qu’ailait-iJ se passer ?se demandaient les jeunes filles affolées d'angoisse.Seule, Lilette, parfaitement calme, posait son grand regard bleu si tendre sur la pauvre figure ravagée ; mais tout à coup on enten- j dit la grosse voix enrouée de Firmin qui criait : —Eh ! Mademoiselle Isa, que c’est Mlle Eilise qu’elle est revenue.Isa tressaillit, s’agita, et soudain se releva brusquement et regarda autour d’elle avec des allures de fuite, Eps trois jeunes filles s’étalent écartées précipitamment, mais Ei-lettc, au contraire, se rapprocha, si mignonne, si frêle, toute menue à côté île cotte grande forme osseuse iqui paraissait terriblement redouta-j ble.Elle prit la main de ia pauvre fille, une longue main décharnée qui se referma comme un étau sur i ses petits doigts, mais aucune crain-, te n’agitait I.dette qui répéta doucement : Regarde ta Eilise ! Alors, la vieille Isa se pencha tout d’an coup vers la jeune fille, et ses yeux parcoururent les traits délicats, puis toute la personne de ( Eilettc qu’elle i titrai n a à droite, à gauche, troublée, excitée, un formidable travail se faisant sans doute dans son pauvre cerveau.—Mademoiselle Isa, crin encore Firmin du fond dt son lit, allez vous coucher, que c’est Mlle Eilise qu'elle va vous conduire ! Otte fois encore, Isa tressaillit à la voix familière du vieux domesti- que, et elle alla vivement vers l’escalier, serrant contre elle Lilette qui lui souriait.—Anne-Marie, rentre chez Firmin, dit rapidement Odette, tandis qui Blanche descendait en hâte J'escaiier à la suite d’Isa et Eijette.Tu enverras les bonnes se coucher et tu iras dans ia chambre de tante (do ouvrir la porte de l'escalier des caves afin que nous puissions rentrer par là.Nous ne pouvons laisser plus longtemps l'infirmier sons le rappeler, i —Oui, oui.- Mademoiselle, la clé île la por-t< cachée de ia chambre de Mademoiselle elle est là, dit Firmin, montrant une clé suspendue à un clou.| Odette disparut derrière la porte ' qu’Annc-Marie ferma à double tour et retira la clé.Elle entendit une autre porte se fermer aussi, celle du bas de l’escalier, à une grande profondeur, Semblait-Il et elle se retrouva seule avec le vieux domestique qui avait le visage mouillé de (larmes et qui dit avec admiration : ! —Que vous élis toutes comme des anges du bon Dieu ! Mais que la demoiselle Lilette, c’est comme une petite Sainte Vlürge ! I —Oui ! Une petite sainte ! père Firmin, dit sincèrement Anne-Mairie.Maintenant Je rentre à la mai- son, et quand tout le monde sera couché, je passerai par l’escalier de tante Cio pour aller les rejoindre là-bas.Un instant après, l'infirmier, enchanté de la -bonne collation qu'il avait partagée avec les servantes, vint reprendre sa place auprès du malade, lequel, délivré du terrible souci qui l’avait assailli dès la prt-' mi ère minute de son accident, s'endormit paisiblement, se redisant: — Des anges ! des anges du bon I Dieu 1 « « « E’esca'ier qui conduisait de la 'chambre de Firmin aux sous sols aboutissait à une grande pièce meublée de quelques divans bas et i moelleux, d’un lit bas également, de tattles couvertes de livtes.Tous h s miublcs étaient fixés au sol.A côté, un grand cabinet de toilette où les appareils étaient aussi rigides.Enfin.une troisième pièce, une sorte de salle a manger, montrait un bahut contenant un assortiment de friandises: ehocoh t, gâteaux, fruits, bonbons.Un piano complétait l'ameublement, et Odette se souvint que le vieux domestique leur avait (appris que tante Cio jouait parfois j de longues heurts auprès tie, sa malheureuse soeur lorsque celle-ci en témoignait le désir.I L'appartement, comme J’escaiier et Je couloir, était faiblement éclairé par des ampoules électriques voilées de bleu et attachées aux plafonds, par conséquent hors des atteintes de la malheureuse Isa qui les eût détruites dans son horreur de la lumière.Lorsqu’elle se trouva dans le cadre habituel où file vivait sa triste existence, elle sembla reprendre une sorte de possession d’elle-mê-ntc, lâcha la main de Lilette, erra un peu de ci, de-là, s'apaisant visiblement.Blanche et Odette essayaient le mieux possible de se dissimuler, tandis que Lilette, au contraire, suivait la vieille Isa et l'appela bientôt doucement : — Isa, viens te coucher.Eilise va t'aider, Isa prêta l’oreille, puis elle murmura ; —Eilise?., Alors Lilette s'avança, et la fine lueur azurée éclaira le pur vhngc love vers la pauvre fille.Isa s'immobilisa devant elle, lu regardant intensément, puis elle demanda d’une voix crause, fatiguée: (A intvre) Journal r»( impriiet mu 43 ru* Salnt-Viiirrnl, à Montr**!, par ITMl’HIMR-RIL coin; LAI RK i* riiponsabUUf (tui'U)*i.lot.J.Scarhu ni.«tCntnt t LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 12 FEVRIER 1921 VOL.XII.— No 35 nier dt la "Musique de Ohontbre” à Montréal.Uepui» longtemps des prepanitlts se font pour rendre ce premier concert I un des plus attrayant* de la saison.Ijf prognumiH- que le Uuatuor rendra, te-inolgue des efforts de M.Louis H.Kountion, tent par la qualité des morceaux qui y seront exécutés que par la valeur des ar tlstué.On remarque au programme une j Sonate de S«lnt-Snens pour piano et violon.pur M.liflirulile, te hrlflant violoniste I Français, acccmipugné do Mme Kva l’iouffe-Stopes.— , ., .ï i ' Ouatuor oo.09.Heetthoven Nous aurions un orchestre.— La a.s.notr.suint-saen Il faut agir.• .t.w ^ chorale Brassard.— Le Quatüor Dubois donnera sa onzième saison.— La Société Philharmonique de Worcester.— Un orchestre qui ne connaît pas les déficits.Nos concitoyens de langue anglaises qui affectionnent les sentences au point d’en décorer leurs bureaux, ont une prédilection toute particulière pour une image de Napoléon 1er, avec ce mot: This man did things.Non seulement l’empereur agissait, mais il voulait ^n’on agit autour de lui.Il touchait à tout: sciences, guerre, littérature, arts, législation, finances, car tout devait concourir à la gloire de son nom et de sa dynastie, et tout était dans ce but rouage de bon gouvernement Il n’est pas jusqu'à la musique qui ne fut Pobiet de ses préoccupations, il voulait non seulement pour piano et violon ,1.(hinfupr rn Ré majeur.César Franck JACQUES THIBAUB.- I.es billets pour le concert du fameux violoniste français.Jacques Thibnud s'enlèveront très rapide-nr nt.Thlbaud est de trait’ part reconnu comme I mont, un artiste de hante envergure M.Thibaml donnera son récital tel, soirs | j la dlrrction de M.bouts H.Bourdon, le l lundi soir.21 février prochain.La vente des billets commencera, mercredi prochain, aux magasins de musique Willts et Cle .et Fil.Arotîn-nrhault.ALBERTO HALVI.— le concert de M.Alberto Saîvl.surnommé le “Paganini de in Harpe" sera une primeure.C'est le 18 avril prochain que M.Lomiis H.Bourdon nous frrn entendre ce harpiste.DERNIER CONCERT DES GRENADIERS.Fendant ce» deux dernières saisons, le public qui fréquente les concerta des (fre-uadtcrs s’est attaché A ce» séances musicales de tout premier ordre ! il regrette de voir arriver aussi vite la série de cet hiver qui sera close avec la prochaine audition du dimanche 20 février au théctre Hl»-Majeaty's, L'harmonie que dirige M.J.3.(oiânlrr désire laisser un bon souvenir en présentant, en cette occasion, les oeuvres es plus goûtées jusqu’à présent parmi chain, avec un personnel en partie renouvelé.Onze ans, c’est de la longévité pour une association de musique de chambre, surtout chez nous, où le théâtre lyrique, même amputé, ou servi en tranches, semble être pour le peuple la forme suprême de la musique.Nous n’avons d’ailleurs, pas plus que les autres peuples, de raisons d’en être gênés.Le consensus omnium n’est en aucun pays ni en aucun temps la nreuve dé la beauté, car à ce comp- | celle* de leur magnifique répertoire.L'Ou-r„ „Ioroit nine de l'art mie '•’Htire de ’TaimWcr” sera répétée “à la (IrmaiMle générale.** 1^» Suite de ballet MC«yppé!fa’\ de IyA> DcHIwn.est une nuire te un cirque serait plus de 1 art que la Neuvième Svmphonie et les r.hemiawski voudraiont plus que le oeuvre favorite parmi les habitués et frai aT>r»rj»Ti rt rtgvn e «vtx f rklnit*fv« évitai IW lit «.rn t«.'t*2KaaRR csaRediei.Misufumî ilya dix ans (Du “Devoir”, 13 février 1911).“Belle initiative”, sous ce titre M.Orner Héroux commente le geste des anciens du séminaire de .toilette qui viennent de faire un cadeau à leur “Alma Mater”.* * * “Lettre de Québec”, par Jean Du-Crainte ou maladresse.— Encore l’uniformité des livres.— Les arguments de M.Langlois.fit, quoique ne la comprenant guère et la goûtant médiocrement Qu’on relise certaines lettres à Cambacérès par exemple, ou encore à Fou-cher.à qui il affirme que la musique est le meilleur instrument pour maintenir le peuple dans le calme et l'empêcher de s’intéresser aux complots.Il y1 avait aussi autre chose dans la pensée de Napoléon: pour vivre et non végéter, il faut faire soi-même quelque chose et non pas se contenter de jouir de ce que font les anlres.Or.en musique, n"est-ce pas ce qu'abhorrait l’empereur que nous pratiquons?Ne sommes-nous pas des passifs et non des actifs?Tous les jours, on entend dire que la vie musicale devient de plus eu plus intense à Montréal.De ce que les concerts dé toute sorte sont plus nombreux et attirent plus de.monde qu’auîrefois, — ce qui, du reste, n’est nas prouvé, — on conclût, que nous vivons plus en musique.N’est-ce pas étirer le sens du verbe vivre?Certes oui, nous vivons, si nous nous contentons de la vie des pinnies, qui respirent mais n’ont pas do mouvement, mais nous pourrions monter plus haut dans l’échelle des êtres et passer, sans déchoir, du règne végétal au règne animal.O que nous faisons vaut toujours mieux que si nous ne faisions rien, mais ce n'est pas suffisant, on l’admettra.Ce qu’il faut, c’est un peu moins d’admiration pour les gestes des autres et un peu plus de volonté pour agir nous-mêmes.Quelques-uns l'ont compris depuis longtenins et à l'exemple du grand empereur dont nos amis les Anglais admirent l’activité, the g do things.(”est ainsi que M, J.-J, Gagnler, à l’actiTité de qui nous devons l'intéressante saison de concerts d’orchestre militaire "'d se terminera le 20 de ce mois, songe déjà à organiser un orchestre symphonique, un vrai, complet, avec toutes ses familles.Ne pouvant s’adresser aux professionnels de carrière, trop pris par leurs théâtres, 11 songe A fnlre appel à ceux qu’pn pourrait appeler les BC-ê-professionnels, aux musiciens qui, ne tiennent d’habitude aucun poste dans les théâtres, peuvent cependant remplir leur place à l’orchestre.Avec les éléments qu’il se dit certain de réunir, il donnerait trois ou quatre concerts, fin mars, avril, mai et iuin.Comme dans pareille organisation, il faut bien considérer le cédé oécunînire.puisque les musiciens, en contribuant autant nue tout autre au progrès économique du pays, doivent se soumettre aux lofs de Uéchangî, c’est-à-dire payer pour ce mi’ils achètent et être pavés pour ce qu’ils offrent, doivent faire des ikpense: tout au moins pour acheter la musique, laquelle ne se donne en aucun pays du monde; un comité de personnes responsables pris en dehors des rangs de l’orchestre se formera nour recueillir les souscriptions nécessaires, Comme on ne veut d’ailleurs nas donner à l'entreprise couleur d’organisation financière, le chiffre des souscrintions demandées sera relativement bas et le nombre des souscripteurs sera limité.Je suis certain mie tous ceux qui ont à coeur le progrès artistique de notre ville et qui, ayant pu voir M.Gagnier à l’oeuvre, auront confiance en lui, voudront à tout prix faire .partie du groupe des souscripteurs.Ce ne sera peut-être pas tout bénéfice, il est vrai, mais l’honneur n’en sera que plus grand.Aussitôt que j’aurai plus de dé tails sur ce projet, je serai heureux d’en faire part aux lecteurs de la Vfr Musicale.* m * La chorale Brassard fera ses dé-ÎHtts le 24 février avec une oeuvre inédite, pour nous: les IWatitndes de César Franck.SI la fortune favorise les audacieux, le nouveau choeur réussira.Plusieurs, en effet, ont songé à monter cette oeuvre, personne n’est allé jusqu’au bout de la tentative.Ce n’est pas qu’elle soit d’une difficulté Insurmontable, mais elle n’est pas tout de même de celles qu’on nent se croire prépara - - ¦ , - ,, r | apprendra non sans plaisir que l’Ouver .«.a .___ ____________ Flonzaley.Plus on monte dans 1 é-1 jun.“Pntrir,” Jeudi »olr, .1 uiar* prochain.ORCHESTRE FHU.HARMONIQl NEW-VORK.— Partout té h Patmunoe de la vi»l|e de l'Orchestre PhRh»muwilque d* New-Vork, et !i-s Journaux sont tou» unanime» A reconnaître l'exceptionnelle valeur de cette orgnnlsa-tlon k tout point de vue.I.’Orcli! xtr • Philharmonique •’ New-York vltltern Montréal pour la première foi».,lan* le cour» de la saison, lorsqu’il donnera un récital M.sous ta direction de M.Louis H.Bourdon.“QUATUOR DUBOIS" — Le premier concert annuel du "(Juatuor h Cordes nubol», aura hcj.h l'HAtel Windsor (ladles Ordinary) le incrcri>E PARIS B Mi Si ! PCISSANCE PC CANADA Prix du marché CITE PE QUEBEC .viu.r.ni; Toronto b% VU !.K SHAWTMOi.VN falls «% 1TE DE MONTREAL B% VH.U-: DE SOREL «% * ITF PF YF.IUU N Bai VILLE LAVAL SUR LE LAC 8% DOMINION OF ( ANAPA.Garante 8% VU LE P’EPMl NPSTON, N.B.6C.VILLE I.’U.K DORVAL 8% vii.le.de jomette 8:jr ._Krc, {Mrédic- ««a «aeLes *e soient rele- \ üons qui pourraient être justes.En tiwA SiS ptn, depuis a crise de dé- ; bonne, d’an autre côté, il faut tou-«jœtwre,, restent encore faibles et le | jours être prêt à des surprises.rrw*i«j même temps.; JARRY.RAMPHOUSSE et BUTLER, roduits se vendent cher, ensuite.Avocats de la Cité de Montréal, orsqu’ils se vendent à bon marché.Montréal, Hôtel de Ville, .n .i > -ii 11 février 1921.A.Paie pour k bouvillon.à 13c.$110.00 ___________ LL.1 1 (Toutes les dépenses) .15.00 $ $ 40.00 U reste donc 425 Ibs.de viande pnur obtenir .$ 85.00 ou.eu autres termes, l’on doit ven- gé de recaler.Les débuts de la semaine à la Bourse ont été marqués par une apathie générale des affaires.Comme question de fait, nous avons eu cette semaine la plus petite journée de l’année en Bourse.Les cours, par ailleurs sont restés dans le statu quo.Un mouvement d’activité plus prononcé a commencé à se dessiner aux dernières séances de la semaine.Le rail a été particulièrement en vedette.Depuis des semaines on prédisait un mouvement dans le compartiment des Winnipeg Electric.Inauguré jeudi de cette semaine, ce mouvement semble devoir se préciser et entraîner avec lui toutes les autres valeurs du rail.C’est ainsi qu'on a vu les Quebec Railway se hisser de quelques ponts, suivies de près par les Toronto Railways.Seules les Detroit Railway ne sont pas entrées dans le mouvement, mais sont demeurées fortes et intéressantes au taux de 94 et une fraction, ce qui les place à 96 et une fraction, parce ou’elles se traitent depuis quelques jours, ex-dividende de 2 pour cent.Les autres valeurs, les pulpes entre autres, sont demeurées pratiquement milles, avec une certaine tendance vers la baisse.U n’y aurait rien de surprenant à ce que ces valeurs fléchissent d'ici quelques semaines.C’est une prédiction que l’on fait depuis longtemps et elle va venir à se réaliser un de ces jours si les conditions restent les mêmes.L’importation sur les marchés américains de papier fabriqué à l'étranger et que l’on offre de ce côté-ci de l’Atlantique à un prix de revient moindre que nos produits sera l’une des principales causes du recul.La Bourse de New-York est demeurée hésitante toute la semaine et n’a pas donné lieu à des transactions sortant de l’ordinaire.Les prêts à vue ont oscillé entre 7 p.cent et 8 pour cent mais ont maintenant une tendance vers la baisse.Les spécialistes prétendent que le prononcée qu’il y a quelques semaines mais elle n’en est pas moins sûre si on en juge par les statistiques que vient de publier le gouvernement fédéral.En janvier dernier, dit ce rapport, les prix des aliments ont encore décliné de quelques crans.Le nombre indice des prix du gros (fui était de 290.5 pour décembre est tombé à 281.3 en janvier contre 336.4 en janvier 1920.286.5 en janvier 1919 et 136,6 en janvier 1914.I.cs prix du detail ont aussi fléchi, les prix d’achat d’une vingtaine d’articles nécessaires à une famille ordinaire qui était de $14.84, au milieu de décembre était tombé à $11.48 en janvier contre $15.30 en janvier 1920 et $7.73 en janvier 1914.Comme on le voit c’est le mouvement vers la baisse qui sc continue lentement mais sûrement.La Bourse tdoit inévitablement suivre ce même mouvement et en dépit des hausses factices nue nous avons de temps à autre, il ne 'audrait pas trop tatiler sur ces hausses pour faire des profits aussi longtemps que les prix ne seront pas definite veinent fixés sur une base normale.Maurice VERREAULT.Toutes les dépenses (les mêmes).15.00 $100.00 j Reçu des sous-produits: La peau, 60 1s, à 12c .$ 7.20 i Autres sous-produits.6.00 (Inc cr-i » T,r,nr Inc .nn.i-c xt 'ne n import» ijurUe forme, ou de ces foour-, Les p.IX pour tes peaux Pi ICS dimneux t, ft ornements douloureux dans EMPRUNT FRANÇAIS 4% 1918 DE LA LIBERATION $62.00 le titre de 40 francs de rente.LIVRAISON IMMEDIATE BRYANT, ISARD & C0.•MO rue BI-èrs-XsTltr, Montréal, C»n»dlan Pacifie Building Tarant», ComiminlCHtlon» tzwra|flil
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