Le devoir, 28 juillet 1920, mercredi 28 juillet 1920
VOLUME XL — No 17b MONTREAL, MERCREDI 28 JUILLET 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : ¦¦¦¦¦¦ MjaBT-yg KHB B^i Édition quotidienne ^ Ëm jË CANADA ET ETATS-UNIS.«6 00 IM^ Ji wj ^1 «ÉÜ-Ji O UNION POSTALE.8 00 Kg WrÊ JBt ® 'ïrïr.iilj I Jr |!| Il B V KTATs-uMs.2 so «i M Jr Æ JBmJW Mm.Jem mm wêl ÆW UNION POSTALE » 00 ¦¦fenl ¦HmH WÊÊÊÊÊ^ HS Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration t 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE* Main 7460 SERVICE DE NUIS i Rédaction, Main il31 ARainiatration, Main ÿlSf âlfenn.FAIS CE QUE DOIS! Les débuts de M.Taschereau Faisons tout ds suite un compliquent à M.Taschereau.Félicitons-le d’avoir inscrit dans son programme la lutte contre la tuberculose et la mortalité infantile.Ainsi qu’il l’a très justement rappelé, pour faire une politique quelconque, il faut des hommes et tout autre effort serait vain, si nous ne nous efforcions d’abord de conserver' et d’augmenter nôtre précieux capital humain.Et c’est précisément pourquoi, au risque d’ennuyer un certain nombre de lecteurs, nous avons, dans ce journal, consacré tant d’espace aux questions d’hygiène, pourquoi nous nous sommes acharnés à les imposer à l’attention publique; Félicitons encore M.Taschereau d’avoir déclaré qu’à son avis, l’école rurale doit attacher l’enfant au sol, et non point, par une fausse orientation, l’en détacher.Un écrivain français mettait récemment sur les lèvres de l’un de ses personnages, cette parole tragique : L’école du village, elle a tué le village I Nous n’en sommes pas là, heureusement, mais il n’est pas du tout sûr que certaines de nos écoles rurales n’aient point contribué pour leur part à accélérer la désertion des campagnes.Et nous ne parlons point seulement de celles qui ont trop exclusivement orienté leurs élèves vers des carrières urbaines, mais de celles aussi qui ont parfois donné aux jeunes filles une éducation qui les déclassait.C’est évidemment à quoi pensait le premier ministre lorsqu’il disait : “A mon sens, l’instruction de nos filles doit, dans les campagnes marcher despair avec celle des garçons et s’y harmoniser; autrement, il se produira un exode vers les villes que nous ne pourrons plus enrayer.” M.David a lécemment parlé dans le même sens, si nous ne nous trompons, et nous applaudissons à cette politique réaliste.Le problème de la désertion des campagnes — qui ne se résume point évidemment à une seule question d’école, M.Taschereau serait le premier à le reconnaître — est l’un de ceux auxquels on ne saurait attacher trop d’ipipôrtance.t t î Il y a passablement de choses dans ïe discours du premier ministre : l’annonce de quelques projets déterminés, comme la construction du chemin de fer du Témiscamingue et de celui qui devra encercler le lac Saint-Jean, le relèvement des droits de coupe et des droits d’exploitation de l’amiante, la règlementation même de la coupe du bois, la construction du pont de l’île Perrot, etc.; des déclarations générales, qui appelleront des précisions ultérieures, et l’amorce peut-être d’une grande politique nouvelle.Ce n’est pas d’hier qu’on a signalé les vastes richesses hydrauliques de la province et leur utilisation possible (on se rappellera peut-être que M.Bourassa a plus d’une fois traité cette question dans ses discours et conférences de politique provinciale et nous avons essayé de suivre, ici même, les grandes lignes de l’expérience ontarienne); la crise du charbon a fait se tourner avec un intérêt nouveau, vers la houille blanche, la pensée générale, et M.Taschereau déclare que le gouvernement, a “le devoir de s’appliquer au développement intensif de notre énergie électrique.’’ Il ajoute : “Si nous entreprenons d’emmagasiner l’eau de nos rivières, de créer de nouveaux réservoirs, de multiplier nos forces hydrauliques, et si nous nous mettons ainsi en état d’électriser nos régimes de chemins de fer, de fournir la force motrice à nos usines, la lumière et la-chaleur à nos contribuables, nous aurons, je pense, réalisé le rê.ve qu’a formulé plus d’un d’entre nous à l’aube du vingtième siècle.” C’est un vaste programme, et M.Caron a fait un pas de plus en déclarant que “si la chose advenait [si notre province avait, comme l’Ontario, son pouvoir électrique], il est bien entendu que son administration en serait confiée à des corporations privées, car il est admis que de telles corpo-lations administrent mieux les utilités publiques qu’un gouvernement peut le faire”.(Compte rendu Canada).Nous paraissons donc nous acheminer vers un projet d’aménagement et d’affermage considérable.Sur l’objectif général: meilleure utilisation d’une grande richesse nationale, l’accord sera complet, mais les méthodes d’action devront être étudiées de très près, pour que la province tire de cette richesse toute la part qui lui appartient et que les contribuables ne risquent point de tomber, sans protection effective, aux mains de grandes compagnies industrielles.Nous signalons tout de suite, à l’attention des personnes compétentes, l’importance du problème que pose la déclaration ministérielle, et M.Taschereau devra, dans l’élaboration d’une politique ds'portée si considérable, être heureux de bénéficier des lumières de tous.Il a d’ailleurs marqué, dans son discours d’hier, que, de même que son prédécesseur et M.Laurier, ü suit de près les bons journaux.t i i Il y aurait beaucoup à dire encore sur les débuts de M.Taschereau (il faudrait noter, par exemple, l’invite qu’il adresse aux municipalités en matière de voirie et le fait qu’il n’a point traité de la séparation du domaine forestier et du domaine eolonisable) ; mais le temps et l’espace manquent.Notons simplement la pointe remarquable, et un peu inattendue.qu’il a poussée dans le domaine de la politique fédérale.II a regretté Y"isolement’’ de la province (les réflexions qu’il a faites à ce propos appelleraient d’intéressants commentaires) et souhaité “le jour où notre province saura reprendre au foyer canadien la place que lui méritent ses richesses, sa population, sa position géographique et tous ses éléments de grandeur.” Quelques minutes plus tôt, il avait terminé par ces mots 1 éloge de M.Gouin: “Pour le bien de notre province, pour le bien de tout notre pays, je souhaite ardemment que la reconnaissance des siens le porte Sur un champ plus vaste, où il pourra jeter cette semence de progrès que nous moissonnons ici à pleines gerbes.” baut-il rapprocher ces deux textes et les éclairer l’un par l’autre ?Cela donnerait le vol à d intéressantes conjectures.Orner HEROUX.UNE COLONIE CANADIENNE NOS PERES BLANCS EN AFRIQUE.— LA BRODESIE.— ENTREVUE DU !P.MARSAN.On reste fidèle à ses admirations de jeunesse.Quand nous apprîmes que le P.Marsan, sur le point de partir pour l’Afrique, désirait nous voir, le souvenir très net de da première rencontre nobs revint en mémoire.1-a cloche du collège avait sonné Vabeamus.Les grands, revenant de leur jeu de paume, traversaient la cour sablonneuse.L’un d’eux se détache du groupe, ramasse une haltère de cinquante livres et la lance négligemment dix pieds plus loin i)ar-dessus son épaule.Hélasl nous resterons toujours de barbares admirateurs de la force brutale.Nous demandâmes tout de suite le nom de cel hercule à des compagnons.Nous ne l’oubliâmes jamais d’autant plus que deux années plus tard, le P.Marsan s’imposait de nouveau à notre admiration; nous apprenions, après la retraite de fin d’année, que le premier, sauf erreur, de tous les élèves de l’Assomption.Ernest Marsan, avait entendu Tappe] du P.Forbes, nujour-d’hfti auxiliaire cum futura succes-sionne du vieaire^apostolique de l’Ouganda, qui, de douse mois en douse mois, après nous avoir chanté d’une voix de velours des cantates nègres, réclamait des missionnaires pour 'les contrées noires.¦Nous ressentîmes un vif plaisir à songer que le bon Père se souvenait de nous qu’il avait connu chétif “méthodiste” et malingre “versificateur”.En seize ans, il peut s’opérer des I contrastes, surtout quond on a été ! soumis pendant une décade et plus | à la cuisson quotidienne du soleil équatorial.L'Afrique nous a rendu ! le P.Marsan cruellement amaigri : de son visage autrefois plein et haut en couleur, il ne reste plus que deux yeux profonds et sombres et une terrible barbe, qui couvre tout de sa tropicale végétation.Le P.Marsan vient de passer quatre ans au Canada.Il rentre bientôt en Afrique où il brûle d’arriver (il brûlera bien assez quand il arrivera 1).Ce n’est naturellement pas le pain composé on grande partie de farine de millet et de maïs, ni les rugissements des lions de la Rhodésie qui l’attirent, mais une estimable population nègre de dix mille âmes, qui n’attend, pour ainsi dire, que son retour pour se convertir.Car, cootrairemenf à ce que l’on pense généralement, les nègres de ta Rhodésie sc convertissent très facilement et font, une fois baptisés.d’excellents chrétiens.Il y a de cela de« raisons particulières et as-! srz romanesques : le premier évêque de la mission de Bangouéolo devint providentiellement le chef j de la tribu des Rabenba.C’était une race guerrière et qui | terrorisait tous les environs du grand lac.Ies blancs n‘avaien.t ja-i mais pénétré dffns la région, quand Mgr Dupont, qui n’était alors que simple missionnaire, y arriva en 18(m.Après avoir sollicité une audience en bonne et due forme, il se rendit à l'heure convenue, malgr* les sollicitations de ses compagnons, car la férocité du chef était reconnue.Cedui-ci avait disposé autour de sa hutte tous ses Guerriers ppur intimider le visage pâle.Lui-même ne se montrant pa», le Père insiste pour le voir.Un instant après, il parait et ordonne au visiteur de s’asseoir par terre, mais celui-ci lui déclare qu’il est représentant d’un roi autrement grand que tous les rois nègres et qu’il ne se Laissera pas manquer de respect.11 commande donc d’approcher un ballot de coton, qu’il a fait apporter avec lui et s’y asseoit avec toute la majesté possible.Cette audace inspire ïe respect au chef qui finit par recevoir en cadeau le ballot de coton (c’était alors la monnaie du pays).Il rétorque en donnant au (Père, etV gage d’éternelle amitié, une défense d’éléphant sculptée et dès lors Fal-liaoce était faite.Plus tard, ,1e chef étant tombé malade, fit veiiir le Père à qui il avait permis de fonder un poste dans la région.Après s’être fait prier quelque peu, le ¦Père se .rendit et le chef qui sentait .les convoitises anglaises tout près de la frontière, confia sa tribu au missionnaire.Celui-ci devint le chef et ne rendit la région aux Anglais qu’en reconnaissance de certains privilèges pour les missionnaires catholiques, que lui concéda la Reine Victoria.On établit tout de suite, huit posfçs de missionnaires.L’évêoue installa ses nouveaux sujets dans une région fertile, fit le partage des terres, leur enseigna l’agriculture.Là s’élève aujourd’hui une mission prosprère qui a donné naissance à un second vicariat, le vicariat de Niassa.Ce dernier compte de quatorze à quinze mille chrétiens et le vicariat de Tlanvouéok), avec siège à Chilou-boula, colonie fondée par Mgr Dupont, en compte îd.OÛO.En raison de ces circonstances extraordinaires, les Pères ont toujours été considérés les bienfaiteurs de la région.On les vénère comme les fils de Mgr Dupont.U ne leur manque que de l’argent et des sujets pour convertir les 200,000 nègres déjà inscrits dans les cahiers de la mission.Mais ils ne sont que vingt missionnaires pour faire tout ce travail.Actuellement la Rhodésie est gouvernée par une compagnie britannique qui nomme un gouverneur; la nomination de celui-ci est sujette à l’approbation du gouverneur de> Pré toria, dans la colonie du Cap.Les blancs n’ont pas grand’ chose à tirer pour le moment de la colonie si ce n’est de la main-d’oeuvre.Ils y sont donc très peu nombreux, ce qui sans doute ne doit pas nuire, tant s’en faut, aux conversions.Le Père nous dit d’ailleurs que les re lations entre la compagnie et les Pères sont très cordiales.Ce qui presse dans ce pays, c’est l’arrivée des missionnaires.Pour le moment, on jette les yeux sur le Canada.Notre visiteur ramène deux élèves de l’Assomption avec lui.Il y a déjà un Canadien dans la mission, cela portera leur nombre à quatre.Mais il faudra plus de prêtres que tout le Canada ne saurait en fournir et voilà pourquoi le Saint-Père a prêché la formation de prêtres nègres, c’est un intéressant aspect du respect des droits des nationalités.A l’heure actuelle, on fait faire quaitre ans de postulat aux catéchumènes dont chacun des Pères a dix mille environ à instruire.Mais ils sont admirablement aidés par des catéchistes noirs qui sont environ deux cents spécialement dressés pour cette mission ardue.Le processus' suivi pour la conversion et les épreuves renouvelées des temps apostoliques auxquelles sont soumis tes néophytes sont fort intéressants et nous regrettons de ne pouvoir les compter au long.Mais ces catéchistes eux-mêmes ne suffisent pas à la tâche.Il y a déjà trois cents soeurs de couleur.Une vingtaine de séminaristes noirs sont dans les séminaires et le moment n’est pas éloigné où l’on verra les noirs évangi-lisés par des noirs qui auront, beaucoup plus tard sans doute, mais qui finiront par avoir tout de même (c’est te plus cher désir du Saint-Père) des évêques noirs à leur tête.Ce qui manque pour développer ces oeuvres ce sont les fonds dont tes protestants, nous dit Je P.Marsan, ont à peu près vingt fois plus que nous.Vingt dollars suffisent à assurer l’instruction pour une année d’un séminariste noir.Un capital de cinq cents dolinrs assure donc à perpétuité la formation d’un futur mis-j sionnaire noir dans un séminaire de l’Afriqde équatoriale et ce serait le don le plus apprécié du P.Marsan et le plus conforme au désir du pape.Nous sommes obliges de résumer à grands traits la captivante conversation que nous avons eue avec le P.Marsan, mais nous nous en voudrions de ne pas marquer l’intérêt spécial qu’offre l'Afrique aux Canadiens français.Nous avons déjà dans ce pays 41 Pères Blancs.On les charge de toutes les missions qui se trouvent dans les colonies anglaises.Ces mission narres 1 sont répartie dans le Soudan anglais, dans l’Ouganda, dans le Nyanza, au Niassa, au Rangouaolo et dans l’est africain allemand qui est devenu anglais.On peut donc dire que le Canada français compte une colonie magnifique, iémoignage de la force d’ex-nnnsion de sa foi religieuse, une colonie qu’il exploite pour les motifs les plus désintéresses et tes plus hauts en plein coeur de l'Afrique.A nous de favoriser son développement et de reconnaître te service que rendent à la véritable civilisation nos missionnaires africains.Le P.Marsan est au presbytère de la paroisse Sainte-Catherine, rue Amherst, angle Robin.CHRONIQUE D’OTTAWA LA THEORIE DES IIBRE- ECHANGISTES CANADIENS Ottawa.28.—- L’argumentation I ce qui est bon, pour l’Angleterre de M.Arthur Meighen en faveur du peut ne nas être acceptable au Ca-tarif, que nous avons résumée ces nada et M.Orerar en arrive aussi-jours - ci.était bien présentée tôt à l’étude de cette question en et bién construite.Si le J>re- relation avec notre pays.C’est sans mier ministre avait réussi à aucun doute la partie la plus inté prouver que l’Angleterre a souf fert économiquement du libre-échange, il enlevait au parti agrai- re un exemple dont il se sert aveo ^en temps, profusion.M.Crerar s’est alors le- D’après M.profusion vé pour détendre et son parti et ses doctrines.Et comme on peut le supposer d’avance, il dit tout juste le contraire des propositions- ce qu'ont dé (Rare quelques» honora de son adversaire et le soutient avec autant de raison.Le chef des Fermiers-Unis ne contredit pas que la balance du commerce ait été contre TAngle- ressante de son dise durs.Les .arguments sont plus solides et l’on sent que Ton touche terre de temps D'après M.Crenar, “la politique tarifajire du conseil ¦eanudien sic T agriculture ne demande pas Gte libre-échange absolu contrai renient à blés députés d’en face.Commue je J’ai déjà dit précédemment, sa politique demande que ÎWs iinstruimemts et les machines de (production entrent en franchise”.C’est une de- terre depuis bon nombre d’années, mande assez modérée parce que Ta- Mais il ne faudrait pas attribuer cette situation au libre-éehange puisque les pays protecteurs comme la France, Tltalie, l'Allemagne, se sont trouvés dans la même position sans*s’en porter plus mal.Les importations sont plus considérables que tes exportations sans aucun résultat apparent, car ce n’est pas la balance défavorable du com- griculture.tes pêcheries, tes mines, constituent nos industries essentielles.Il serait 'bon de les aider de tous nos moyens.D'autant plus que 1e maniuifacturier canadien trouve chez nous les matières premières de ces machines, qu’il n’est pas obligé de payer sa maim-d’oeuvre phis cher que te njanufacturier aanéri-cain et qu’il devrait" être en mesure merce qui décide de la prospérité d’entrer en concurrence avec n’Lni- d’un pays.En Grande-Bretagne, cette balance a été amplement compensée par plusieurs sources de revenus qui n’auraient pas existé sans le libre-échange.C’est d’abord la perception des taux du transport maritime des marchandises.Les navires anglais trans|x>rtent dans les autres pays les produits anglais, ils en ramènent d’autres cargai-sons, ils peuvent mouiller dans tous meut ou en parler.Tou* destine te porte quel inulustricl.* * • Mais une autre question se pose, et tes deux chefs du parti agraire, M.Crerar et le Dr Clark, la consi dèPOTit du anci'llteur point de vue.Ce doit être une question dont tes fermiers afknent à s’entretenir, aussi, tandis (pie tes manufacturiers n’osent pas (la considérer attentive- les ports du monde et partir à destination de tous les pays.Une marine marchande est une richesse nationale aux rendements illimités.Ensuite, les capitalistes anglais détiennent beaucoup de valeurs américaines et reçoivent, en marchandise l’intérêt de ces placements.De plus, les compagnies d’assurance anglaises font de grandes affaires aux Etats-Unis, et les primes ver Canada à être pendunt très loi teunip-s, pendant au moins un siècle encore un pays «grloofle.D'immenses étendues de terre ne son! pas encore mises en ¦coHure.Les ¦cultivateurs ont tous des terres qui pourraient tenir rapporter ite double et te triple de ce qu’fis en tirent au-jouird’hu'i.L’élevage pourrait être pratiqué sur une phis grande échelle.En un mot, non» avons tout ce tre province est en train de se faire trop rapidement à l’aide de capitaux atnerieaihs, depuis qu’on a tant iprôné nos qualités ouvrières et notre stabilité monaile.Trop de capitalistes viennent s’asseoir â l'ombre de notre tarif et de nos vertus.Us accaparent des forces qui seraient ailleurs mieux employées.Lis nous détournent du devoir essentiel.Et c’est 'l’emprise du capital étranger a/vee toutes ses conséquences désastreuses.* Léo-Paul DESROSIERS.BILLET DU SOIR SIESTE sées constituent un revenu cons-; qu’il faut (pour devenir une des tant.On pourrait aussi ajouter que j This belles nirtionsagricotes du mon- tes banquiers anglais mettent à contribution le commerce du monde, et que Londres étant la chambre de compensation, cite retire des bénéfices coijsidétetibtes des de, pour payer nos dettes énormes et nous faire sium s d’univers une posit ion enviable.D’un autre côté, on voit que >F Eu rope débondarvte de po-puüation prospérera plus vite dans primes et des commissions de tou- ; Tindusferie que dans il’agncuteire.tes sortes.Lorsqu’un marchand ! L’Angleterre, T Allemagne, TItahe, la américain, par exemple, achète une sont desttoèes a prospérer marchandise en Chine, il la paie ¦ industrtellement aux dépens des nu moyen d’une traite tirée sur une campagne#».Alors pourquoi nous banque de Londres qui ne prête j donner tant de peine pour rivah-ser pas ses services pour le plaisir de avec effles quand nous ‘pouvons parla chose.Et voila pour compenser f«itement adopter mo^e spécialité, la balance adverse du commerce.y ten*r avec beaucoup phi s de (M.Crerar procède ensuite à dé* P™Ms?Notre oie, et tous tes promontrer que les exportations do- (lllits m Ieur s®r,a aussi retranché lors-s’appliquent à tous les fonctionnai- f serf)nt absents de leur domi-i res en général.S 1 °rs a Vlslte du médecin du Désormais, tous ceux qui s’absen- departement, ou lorsqu’ils seront ni nour mua*» Hû reconnus coupables d'avoir feint tent pour cause de maladie devront L t0l,Pables d avoir feint rester à leur domicile et n’en sortir a rna,Jad'?pu lorsque leur maladie, qu’avec Ja permission du médecin i ¦ iVeur inconduite ou lors- de la ville ; et si le malade peut fai- l,u ils négligeront de se conformer “ ' re du travail léger, il devra se pré- ?-U^ rt‘«1,c'nit'nts ci-dessus.Les of- „V, senter au département où il est atta-1 fK'iers J} auront pas le droit de fai-_ ché.Aucun employé ne sera payé s’il 'iC- rembourser aux employés le sa-néglige de se présenter au bureau du taire qu ils auront perdu et dans le ftvici Roland Maillet AVOCAT ET PROCURFUR j.u« rue oi-lH'ui».rvi.t(St î>y3.Arthur LAL0NDE AVOCAT.PKOCURKUK ETC.l-.tude : t’orevt, ivdomie el Coffin Edifier du Crédit Foncier.Montreal.Résidence, téléphone Est 2281.Âi» LAMOTHE avocat.Bureaux : cliambre 223, 72 Est, Notre-Dame.Tél.Main 1661.Residence, 10 Place Sf-Lottis.Tél.Est 1574.Jean C.Martineau LL.L AVOCAT 71A rue S*.-Jacques.Main 7620.474 rue St-Denis.Est 227!».Secrétariat des “Amis du Devoir" V tor Pager.Arm CTontier .lo*-C (tslignv PABER, CLOUTIER & OSTIGUY, , AVOCAT i min ruble 4'ower.83 ouest rue Craig.Tél.Msin 5508.Dr E.-D, ADGOIN, B.A., NU, « hirurgtrn denllsl-Chef do service médleo-dcntaire à l’HApitsI Bie-iuatlne Spécialité : les enfants.316.RUE ST-DENIS Pré* du theatre St Denis Tél.Est 90.34.» ¦¦¦ ILi ~ , DrNap.Desjardins DENTISTE i '.Unction des deut» sans dnuienr Spédailté* : punts, euuronne» et tleiitier* Dentisterie de première qualité 6 prix tre» modérés.H08 NOTRL-DAME*OUE8r.ST HENRI, i Atype Bourget, Montreal.Tel.Weshuounl 'B »fcr Thib-solt.< t¦ .ses -dtee-ten- Kdmend La Rnrhe.B.R., directeur.I » , - ''J v si».L4.Jé maladie exeé anciens élèves de rhétorique de kt i dard un mois de durée, en décri I elaase 1900, au nombre dune qui n-j | vant lu nature de l’invalidité et en «aine, sc sont réunis en c on von turn, j declarant si une telle invalidité est sous la présidence dc Jacques Car-1 permanente et empêche la person-1 tier, avocat à baint-Jean.i ! concours d’aviation à New-York.* ¦» * 1 il.a ntjinitestation de ce soir eon-! jire la Murine de guerre.EBc aurai procession, les travaux de décora-i V OL.XI.— No 176 AU BON MARCHE TRES SPECIAL MAGNIFIQUES BLOUSES EN MARQUISETTE A 6.98 Plus ieurs nouveaux styles dans les nuances de : rose, chair, maïs, Co-pen, blanc, gris, sable, vieux rose, marine, drab et noir.Les garnitures comprennent de riches broderies, remplis, points ajourés et boutons en écaille ; grandeurs de 36 à 42.Prix très spécial, chacune 6.98 Chapeaux Lavables pour Filleties Ces chapeaux sont en toile, piqué, organdie ou den-vm Hé«8arniS d Un rUban blanc ou de couleur pâle.Prix 98c 1.95 Pt 2.95 PALAIS DU BEBE *linIïv*\t iï ^c!l un surplus de fer régénérateur, le sang est I inévitablement incapable de réagir contre cet état morbide et ne peut garder le corps eu une condition forte et saine.Pour remédier à eet état d’infériorité du sang, je prescris d’habitude l’usage d’un 1er organique, tel que le Fer Xuxaté.Il enrichit le sang et reconstruit des milliers de cellules de nou-1 venu sang rouge, et par là aide à reeonstt- ; tuer les tissus désagrégés et ù refaire des | forces et de l'énergie suffisantes pour ré- i parer les ravages des minées.Je ne can- j nais pas de moyen plus simple pour quel- ; qu’un qui désire savoir l’état de son sang 3ne de faire l'expérience suivante : Voyez 'abord combien de temps vous pourrez tra- \ valller ou la longueur de chemin que vous: pourro* faire sans éprouver de fatigue.Puis ; prenez deux tahluttes de cinq grains de ; Fer Nuxaté, trois fois par jour, après cha- ! que repas, pendant deux semaines.Après] quoi essaye* vos forces et voycx ce que vous aurez gagné.Le Fer Nuxaté augmente les forces, la puissance et l'endurance de personnes délicates, nerveuses et déprimées dans l’espace de deux semaines.Vous pouvez vous procurer le l-Vr Nuvuté chez votre droguiste avec garantir d’une entière satisfaction ou votre argent vous sera remis.FER NUXATE POUR SANTE, FORCE ET ENERGIE FAITS DIVERS UN COUP DE REVOLVER Les détectives ont conduit à la sûreté, hier soir, un nommé Mike Lap-cliouk, accusé d’avoir tiré un coup de revolver sur la personne d’Omu-fry Nezniek et de l’avoir blessé à la jambe droite dans la soirée du 17 juillet dernier.Il a comparu, ce matin.TUE P,AR UNE AUTO -«Paul Duplantis, 6 ans, 950 ouest, rue Notre-Dame, a trouvé la mort au cours d’un accident d’automobile, hier soir.La victime traversait la rue eu face de sa demeure, quand elle a été renversée par une auto.La mort a été instantanée.Le co- j /^«transportée de bonne heure, hier matin, à l’hôpital Notre Dame, souffrant de la fracture de la jambe droite.D’après La version qu’on donne de l'accident, la victime est tombée de sa galerie alors qu’elle était à préparer un repas a son mari qui avait travaillé durant la nuit.DEUX INCENDIES.Deux incendies ont détruit, hier, les écuries de MM.P.-H.Trudel, rue Ontario, et Joubert, rue Saint-André.Le premier incendie eut lieu, hier matin, vers neuf heures, aux écuries de louage P.-H.Trudel, 23 chevaux ont pu être sauvés.Les pompiers, sous les or tires du chef Chevalier, ont eu vite raison des flammes, mais déjà, l’incendie avait fait des dommages considérables.Un char de foin et roner enquêtera.LA CAUSE DES INCENDIES Le commissaire des incendies La-tulippe a essayé, hier, de découvrir la cause de deux incendies: celui de la compagnie Davies et Irvwn et celui de Joseph Gagné.Dans le premier cas, on en est venu à ta conclusion que le feu a dû être causé par la condensation de la vapeur dans les bouilloires, ce qui aurait amené une explosion.Quant au second incendie, chez M.Josepii Gagné, on est porté à croire que les flammes auraient eu pour origine une étincelle provenant d’une pipe de tabac.TIRE-LAINE COFFRE Un agent de police a arrêté, hier soir, après une lutte énergique, un tire-laine qui venait de faire valoir ses talents dans un tramway, à l'angle des rues,, Saint-Denis et Mont-Royal.L’agent étudiait depuis quelques Instants ses manières louches, quand il le vit tout à coup jeter une bourse dans la rue.Le policier le mit aussitôt en état d’arrestation et réussit à le coffrer après une vive résistance.La bourse ne contenait que quelques sous.LE PROCES DE NICOLA.ALIAS NICK GAR I TO.Le procès de Nicola, alias Nick Garito, accusé d'avoir voté à la pointe do revolver une somme de $325 à un chauffeur d'automobile nommé Napoléon Dubreuil, de Sic Anne - d e - Be 1 le vue, le 11 juin dernier, alors que celui-ci le conduisait à Prescott, s'est instruit, hier matin, devant le juge Bazin, en Cour des sessions.JAMBE FRACTUREE.Une dame Ovila Renaud, 35 ans, un char de paille, ainsi que neuf | voitures d’hiver remisées à eet en-! ilroit, ont été consumés.75 pigeons | ouf aussi été asphyxiés.Ce ne fut que vers 5 h.20, que l’incendie a élé découvert chez .1.J.Jouhert, 975, rue Saint-André.Les employés, qui quittaient l’ou vrage à cette heure, ont sauvé les 84 chevaux "qui étaient dans les écuries.Le feu dj duré environ quinze minutes et les dommages résultent de la perte de deux chars de foin et de 200 poches d’avoine.AUX SESSIONS.Le juge Bazin, hier, en Cour des Sessions, u prononcé plusieurs condamnations.Napoléon Gagnon et Oscar Clément, trouvés coupables de vol de parapluies, ont été eon damnés à deux ans de pénitencier.E.Faubert, convaincu de vol, a droit à un séjour de 24 mois à üor deaux.C.Hammond, sur qui pe sait une accusation de vol, s'en est tiré avec une amende de $20 ou deux mois de repos à la prison.Plusieurs sentences ont été remises à plus tard.R.Tanvvell et NV.Rowe, coupables de vol, recevront leur peine le 12 du mois d’août.J.H.Staples, convaincu de vol, sera sentencié demain ; il en sera de même pour A.T.Edgecombe, trouvé coupable du vol d’une caisse de genièvre, appartenant au Pacifi que-Ganadien.Le magistrat a libéré Benny Har per et Edward Queens que Luigi Pasquale accusait de vol.ACCUSES DE VOL.Quatre causes ont été entendues ar le magistrat Leet, en Cour ’enquête, hier après-midi, et, dans chaque cas, les accusés ont été renvoyés pour subir leur procès.Les accusés étaient : J.F.Bergeron, 281, rue Iberville, vol.Miles 1 1099 rue Demontigny-est, a été vey, voj d’un pneu d’automobile -DEMANDEZ EES' Briquettes de Crème Glacée (CREME A LA GLACE) MONTREAL DAIRY En grandes boîtes violettes.Elles sont exquises et saines.LE “BRUNSWICK” L'amplificateur des sons construit en bois spécialement préparé : une des raisons pour laquelle la machine Brunswick a une résonnance supérieure.Les prix varient de $80.00 à 1200.00.Facilités de paiement accordés.Récitals quotidiens dans nos salons de phonographes.Goodwin—Au troisième.Limited ^\\\\\\im/////////z SKQON A BARBE msM/c C.WE2 TOUS LES VWNRY4 ACI ENS vmfm.mww^ Alex Atkikns, accusé de s’ètre approprié certains fonds d’une compagnie, et William Par truck, vol.VICTIME D’UNE Al TO.Vers 5 h.3(1, 1’umbulmice de l’hôpital Général est allée recueillir un jeune garçon qui venait de se faire frapper par une automobile, rue Saint-Timothée.Lu victime, Henri Gadoret, 8 ans.2(13, rue Saint Timothée, était à jouer dans la rue avec des camarades, lorsqu'il a été renversé par une auto conduite par O.iL, Gingras, 490, rue Duluth.La victime souffre de la fracture de la jambe droite.Message de Belgique Jolietle, 28.— (D.N.C.) — Le R F.Michel Roberge, vie aire-généra, ’ de l'Institut des Clercs de Saint-Viateur, et ancien supérieur du Sé minaire de Joliette, a fait adresse! ces jours ci un message d’affec tueuses félicitations à M.Fernand Guilbault, de Joliette, pour ses brillants succès dans ses études.M.Guilbault était élève finissant au Séminaire de Joliette.Le R.P.Ro berge est actuellement à Jette, Belgique.Grand Festival à Joliette Joliette, 18.— (D.N.C.) - Les li et 7 août seront jours de réjouissance pour les sportmen de Joliette.Des courses de chevaux, des envolées d’aéroplanes, des concerts et | autres attractions seront offerts au > public de la région.On allouera aux ] gagnants des courses plus de trois! mille piastres en prix.Les courses sont au trot et à l’amble.Quatorze chevaux, classe 2.20, se sont inscrits dans le premier circuit, et qufhze chevaux, classe 2.20 dans le deuxième circuit.La plupart tics concurrents sont de Newport, Vt., de Québec et de Montréal, Il y aura classes spéciales pour les amateurs de la région de Joliette.Les organisateurs sont MM.J.A, Delage, président; Conrad Perrault, directeur; Claude Barrette, directeur, et Dr .1.A.Bélanger, secrétaire-trésorier.L’endroit des attractions sera l’hippodrome Joliette, près du Grand Nord.Chandails de Fantaisie et Robes Nettoyés ou teints par notre procédé scientifique.Ne vous inquiétez pas si vos habits de ‘congé sont souillés.Le procédé de nettoyage de la Toilet les remettra à neuf.Toilet Laundries Limited Tél.Up.7640 '*Noo« telirnon» à perfection" FEUILLETON DU “DEVOIR’ Par CADET 26 {Suite) Tandis que les pages glissant de ses mains s'éparpillent sur le gazon, tant Céline, la tête appuyée au fauteuil rusitque, s'endort.Vous avez raison, folle Germaine, elle rêve et sourit à son rêve.Que voit-elle donc en dormant?Indiscrète question.La jolie réponse précédera de tien le mot “fin” de ce livre.VII “L'on ne voit dans l'amitié que les défauts qui peuvent nuire à nos amis.” (La Bruyère.) "Ma chère enfant.“En élève très soumise.Je viens vous tracer cette épitre si longue que vous désirez avec tant de gentille insistance."Elle sera tellement immense que saint Paul s'en pâmera du haut du ciel, le grand épistolier des temps passés! "Je reprends en mains votre avant-dernière lettre, en laquelle vous me disiez un peu l’intime de votre coeur.“Gomme vous avez agi en enfant, pauvre petite, et je vous plains de toute mon âme qui aime la vôtre.“Par esprit de contradiction, par orgueil dépité, par un vouloir de fausse indépendance, vous avez en effet, frôlé le bonheur sans consen- tir à le saisir."Telle une enfant capricieuse et boudeuse qui repoussera main lui tendant ce qu’elle désire.“Le bonheur pour- vous passait, pe cois, en la personne de ce jeune homme.“Avez-vous pensé, petite enfant du siècle, que vous aviez sûrement fait souffrir?Vous vous êtes mon trée plus qu’indifférente: cruelle.Get officier loyal, j’en suis certaine.qui vous offrait son nom avec tout son amour, comme vous avez dû le blesser! Comme il a dû souffrir tout au fond de lui-même! “Y avez-vous pensé?“Ne sentez vous* combien vous eûtes injuste et méchante?Rénver sez les rôles, amie, et concluez! "Vous ne l'aimiez pas.j'en conviens, et c'est là votre excuse, à un certain point de vue, mais peut-on aimer sans connaître?Vous avez été toute de pifrti pris, « i ce n’esl pas bien du tout.“Vous reprochez a ce jeune homme, même ses qualités, avec une désinvolture qui me peine.Comment pouvez - vous trouvez que l'inaptitude au flirt est un défaut en celui qui aspirait à votre main?Oh! mon enfant, mettez vomr en fa re «le votre vrai "vous”, de votre vous loyal droit et sain quand il le veut, et reconnaissez que vous avez été coupable par légèreté et manque de réflexion.“J’admets que votre beau-frère ait des goûts opposés aux vôtres, mais ne deviez vous pas quand même examiner sérieusement la de mande «le son '‘candidat”, comme vous dites?“En cette grave question du mariage.il vous était facile, j’imagine, de solliciter des conseils éclairés, surnaturels, de vous faire aider, en un mot.afin de ne pas agir comme vous le fîtes! “Vous avez joué.Jouer avec le bonheur est un jeu bien «lange reux."En ces entrevues indispensables.vous deviez vous montrer telle que vous êtes, j’en suis sûre; aimable, patieute, affectueuse, et non cette désabusée un peu déséquilibrée que vous mimiez.“Pour aimer solidement, vraiment, à jamais, il faut assez se connaître pour avoir l’un en huître la confiance chaude d’ude totale estime «pii voile les travers inhérent» à chacun d'une aimante persévérance à vouloir donner du b«m-heur.L'amour n’est pas le flirt pas plus «pTil n’est le coup de fou drp.soyez-en sûre! “Petite Germaine, je ne vous par-i le pas ainsi pour vous mettre dans l’âme de stériles rynords.Non, cer tes! Mais parce que mon affection très profonde désire votre plus grande sécurité dans ce bonheur que je vous souhaite aussi lumi neux qu'il se peut rêver! 11 faut toujours avoir foi en la vie même si on croit l’avoir gâchée.Dieu ne demande que notre claire bonne “Je voudrais pour vous un coeur très généreux qui sache vous aimer en vous comprenant toute, vous aimer très fort pour vous épanouir, ma fleurette glacée! Croyez-moi: ce coeur existe, il vous attend, comme «lans les légendes d unioyen âge on s'attendait,,."Allons, allons, mettez un rayon d'or en ce brouillard opaque.La vie est une aurore, vous en faites une nuit ou un Jour factice! Que ne puis je, en ces pages, joindre un peu «le mon âme où se trouve tant de gaieté enclose.Les souffrances, les tristesses ne sont «pié pour nous faire goûter les charmes «le tant de jours que Dieu nous donne, cal mes et paisibles, dans le devoir patient qui est sa volonté.Tels les vieux tableaux de l’école flamande où.pour faire valoir le sujet principal, on le détache seul «le l'obscurité; la lumière y est faite i avec «le la nuit.‘lit quand vaux entendrez à nou «u près de vous le chant - un i austère ¦— d'un amour fort et r.ne vous' bouchez plus les ’illesî Ecoutez les accents, regar-i l'avenir avec confiance, pensez peu à moi, petite enfant gâtée, is donnez votre coeur, votre bel Jeunesse dans un don bien total.“Dieu garde bien tout ce qu’il «le! Gonflez-vous en lui.et vos ts humblement reconnus et ac Mes.sachez «pie, pour la Vérité, u’est jamais tr«ip tard.‘Merci «le voire invitation à vous oindre, mais, à mon âge, on ne permet plus «le traversée, même irte.Une seule exploration m’est •mise: le passé.Je suis vieille et me contente donc «le ve La v fe ^ Y aura-t-il une triple égalité chez les Indépendants ?Si le Métropole bat Crescent et si Lachine défait le Royal-Canadien, trois clubs seront égaux.I-f* partir* e*oent->fétropolc seca un vrai régal, et ire connalwwtrrs s’accordmt à dire que les deux équipe* sont des mieux balancées.Evans, maintenant qu'il aixv pour ('.rescent, affiche une WOdltira-i champs, «lont le troii-butk.dimanche rler-uler, a lu douzième m.uK'lv.a pratique-luent sec lié Je *rèt à livrer une belle luth1 U va falloir «Rte l'Australien soit réeUmtetd fort s’il (veut sortir victorieux.Fltegergld est arrivé à Montréal hier soir et 1*1 s'est rendu ; chez Sum Shears, où II a fait quelques 1 exercices pour se déla*ser.Kid lewis, s'il veut l’emporter sur ! Franchi ni, nVn sera pu* encore à su der I niejs* IxifaiiiU'.car Georgrs Girardln, avre (|ui H a fait partie mille, H y a quelque* «naines, veut une autre chance contre le ; lioxeur «‘t i^é reimiwi de* mi-été.e 'rv.il • FM'gJÙm tST'feish J aprèR-mùli.à nie Gros Bots et avec une ¦' -er A ’ hft-nî-im, Hiitioiph ei fcpn^emlMsrc haisn! kiéate qvw* oelS« que nt«is avions, une fouie ndMiibresise a fmt le vova- Le handicap d’inauguration, uw affuire H» u» i ton ci ifaeffiwr Meadows, fadifa t ^ «*.ÆZ**1* ‘‘c ,t ' «?«R»»»* *'*»•“ la division des trots ans et plus, était la V vew-Y irfc i prtnoipaté épreuv» à l’affiche et Pbedo* *„*r i-¦ luvuuvaiin I -, a ‘‘t''1.o’’ J écurie fhaifst, « causé quoique Ui^Ht ^T^îoa^' ^ MUtoefer; ^e^n^Tt du tanps excess!i-etncnt raphie a été fait toute IMprèsrinidi!.On a vu du six furlongs en i 1.16 et du cinq en moins d’une minute, ce iph es ttrés rare sur une piste d’un deini-miJîe._ PR KM TER E COURSE, 5 furkmbs.Bourse i I $500, 3 ans et plus.A rérlomer.! 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mestre et $34,331.301 pour te trimestre finissant le.30 juin 1919.Les profits équivalent à 7.84 pour cent sur les parts ordinaires pour, les premiers six mois de l'année.P Un statisticien français, M.A.de Fo-ville, a dit : “Pour les hommes du métier, les oscillations du change constituent des indications plus instructives encore que celles des statistiques douanières.Les ; cours des changes montrent de quel côté ! le métal (monnayable) est appelé, comme 1 la girouette montre do quel côté le vent ; souffle’’.(Le Placement).Aux États-Unis, les manufacturiers de j papier font tout, leur lossible pour satisfaire l’énorme demande du papier.Durant la première moitié de l’année, ils en ont produit 759,624 tonnes, production la plus considérable que l’on n’ait encore jamais connue, et, cépêndant pour sufifire à la demande il a fallu en importer 751.003 tonnes, presqu’autant que la production domestique, durent ces mêmes six mois.Pendant le mois de juin, 91 fabriques ont donné un rendement de 130,380 tonnes.* * * * .Les billets du Dominion en circulation au 15 juillet se chiffraient à $292,016,-270.17.Ce montant est garanti par $95,538,190.11 en or et $138,036,125 en valeurs approuvées.if.0 Los opérations de la Cie United States Rubber pour le premier semestre de l’année courante font voir un tel volume d'affaires que les profits nets, après déduction de toutes charges, y compris les intérêts et les taxes fédérales pour les douze mois de l’année 1920, s’élèveront à près de $30,000, 000 Après déduction des dividendes de priorité, il restera une balance approximative de $25,000,000, soit l’équivalent de $30 ])ur actions du capital ordinaire qui est de $81,000,000.L’année dernière le surplus, après prélèvement des dividendes de priorité, se présentaient à $17.59 par action sur un capital ordinaire de $72,-000,000.FROMAGE - Ron ne qualité .Bonne qualité .Fromage coloré 271 - i à 28s Travail et production 'OS 25'js ! POMMES DE TERRE— Les t entes de ce produit sont plutôt faibles, et les prix ont baissé considérablement avec l’arrivée de la nouvelle récolte.Aux marchés de la ville, on demande $3.50 à $3.75 le sac de 80 livres, pour des quantiles a:.s.y.considérables, et les job-Lu urs obtiennent $4 le sac de 90 li-\ hor*.du magasin.I ’ v|A\DK.S FÜMEES- ! utibon.* de 8 à 10 livres à 46 .ce 0 a 15 livres a 13 sous ; i ’ à ivres de 40 a 42 sous.Le ' déj; uncr (bacon), fail de 46 à î I sous et la lard désossé Wind-: „ > : \ '.il sous.noie atnrerieaine Ke 27 juillet, 1^20.«>¦ ni «{HfUuKs •jours l’on observait le d* - m.rt AR les présentes, avis est donné que les rapports, accompagnés de leur remise, pour taxes de Luxe et d'Accise, doivent être faits au Percepteur local du Revenu de l'Intérieur (de qui toute information peut être obtenue) de la manière suivante : — I>es rapports de taxe de Luxe doivent être faits le premier jour et le quinzième jour de chaque mois.Les rapporte de taxes de bijouterie, de manufactu- riers et de ventes doivent être faits, ie plus tard, le dernier jour du mois suivant le mois que couvre le dit rapport.Les rapports couvrant des arrérages de taxes, c’est-à-dire les taxes dues et non payées, doivent être faits immédiatement, autrement l’amende prévue par la sera imposée.Par ordre du MINISTERE DES DOUANES ET DU REVENU DE L’lNTERHSUK JNO.D.FOX, Percepteur du Revenu d» PTrrténsnr, 190 nie SéwPaui Oueet.Mrmtr*»l.J' Chemin de fer National du Canada Cours du change Cote ries devises étrangères de L.G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change, près la bourse de ' Montréal!.Cours mo veils A New-York ; Ixyndrcs, (livre sterling) 3.77 Paris, (franc) Bruxylies.(franc) .12.82 12.00 Cenèvre, (franc) 3.82 Mièdrid, (peseta) .1062 Berlin, (inarkg .0250 Vienne, (couronne).Rotterdam, (florin) .0062 .3475 Rome, (lire) 18.20 A Montréal : New-York 13%.Londres 4.34 Paris 1 1.10 Pnixe’lei 10.40 Genève 4.90 Madrid .1840 Berlin .0290 Vienne .0090 Rot ter daim .3950 Rome Chemin de fer National du Canada NOUVEAU TRAIN DE NUIT TOUS LES JOURS MONTREAL-QUEBEC VIA LE PONT DE QUEBEC Départ de Montréal (gtirt’ Honavonturc).11.15 P.M.Arrive à Québec (Rare fin Pillais).6.30 A.M.(l'hrure du Méridien d» l'ReM Vv agons-lits éclairés à l’électricité Pour lr,iï» renaelgnrmMU» billet», el< mina de frr Satlonal-Grand-lronc.*'»dré»w au* ngrnt» de* billet», ('.he VENTE A L’ENCAN de VEFflCULEvS MOTEURS ET DE FOURNITURES MILITAIRES I à la salle d’expédition, bureau de l'ordonnance.Edifice Read, 45 rue St« Alexandre.Montréal, P.Q., Vendredi, le 30 juillet 1920 ; la vente conrmwM cera à 10 heures précises du matin.OMNIBUS RFO W AGON’S DAM B ULAN CF.WAGONS BAIN WAGONS G.S.CAMIONS A FOURRAGE.COUCHETTES A DOUBLE ETAGE.RESSORTS DK LITS BASSINES EMAILLEES.TABLIERS BLEUS D’HOPITAL.CAOUTCHOUCS BRUNS.On pourra voir res marchandises jeudi, le 29 juillet, entre les heures suivantes : de 9 heures du matin à 5 heures de l'après-midi, en s’adressant chez l’officier supérieur d’ordonnance, 43 rue St-Alexandre, Montre» I, P.Q, ^ MONTREAL, MERCREDI LE DEVOIR j8 JUILLET iq2o LE DISCOURS PR06RAMME M.L.A.TASCHEREAU DE (Suite de la 2e page» à être proté- COLONISATION ine-ei, qui demandent gées contre le feu.Ces forèt.s voient depuis queujuc temps de grands oiseaux blancs ks sui'voler en tous sens.Les h> dro-planes ont commencé leur patrouille pour localiser les incendies dès le début.Vous leur associerons des postes d’observation munis de télégraphie sans fil.L’heure nous semble aussi venue J première occasion de régulariser la coupe des limites en fixant un maximum de coupe snnuéHe pour empêcher la destruction de la forêt et un minimum pour arrêter la spéculation et nous assurer un revenu raisonnable des droits de coupe?Nous demanderons aux exploitants de formuler à l'avance leur programme de coupe pour nous permettre de sauvegarder les intérêts de la province par une inspection préalaMe et un contrôle constant de leurs-opérations?Le reboisement doit dès maintenant être énergiquement entrepris et encouragé?Ne nous illusionnons pas, nos forêts ne sont pas inépuisables.40,(100,00 d’acres sont déjà sous licence de coupe, et les forêts privées contribuent seulement 5.-000,000 d’acres.Je suis à vous livrer autant de projets qui tiennent à coeur au ministre des Terres et Forêts.Non j sçutlement enverra-t-il de jeunes in j génleurs étudier en Europe, la i science forestière, mais il songe à ; S'il est un domaine où notre zèle est impatient de s’exercer, c’est 'assurément celui de l’agriculture et de la colonisation.Je suis un fermier déplorable, mais j’ai à nies côtés mon collègue, l'honorable M.Caron, qui s’y connaît pour deux.Son zèle est à la hauteur de son intelligence et de son grand sens pratique, et je tiens à le féliciter à la qui m’en est offerte des merveilleux résultats qu’il a obtenus.Le trésorier trouve parfois qu’il coûte cher, mais le ini nistre de l’Agriculture est tenace et continuera probablement de l’être.Après avoir eu des sursauts, le trésorier continuera à lui ouvrir ses coffres.Je laisse à M.Caron de vous exposer ses projets d’avenir.Qu’il me suffise d’assurer à nos cultiva tears que le gouvernement n’épar gnera aucun sacrifice pour eux, parce que nous sommes conscients que l’agriculture est la plus forte racine de notre arbre national.Nous voulons garder nos fils attachés aux champs paternels, leur donner de bennes routes et îles facilités de transport, leur enseigner les meilleures méthodes de culture, améliorer leurs troupeaux sous la 12,000 jeunes enfants que nous perdons annuellement.Quel facteur I ils constitueraient à nos recense j ments décennaux.Et nous coopére-¦ rons plus activement que jamais à I la lutte antituberculeuse pour arra-j cher à la mort les 3,000 victimes que ! la peste blanche cause chez nous chaque année.LA JUSTICE • Depuis 31 ans que j’exerce la profession d’avocat, et chargé comme je le suis des fonctions de procureur général, vous trouverez naturel que je veuille apporter h l’administration de la justice le meilleur de moi-même.Ne comporte-t-elle pas des garanties d’ordre et d’honnêteté «lui sont indispensables à la stabilité et au développement matériel de toute société?La justice, je la veux égale pour tous, et je la veux surtout efficace et prompte.Le respect que notre peuple a toujours eu des lui,, nous vaut une réputation enviable, qu’il nous incombe' de conserve .Les juges et les membres du barreau auront tout mon concours dès qu'il s’agira d’a-rouage judiciaire et parfaite observance méliorer notre d’assurer une de nos lois.là création d’une école de ipapete rie et d'une école pour les me su- ’ rears et ‘les garlie-éonestiers.Les produits de la fo-rèt ont pris! une valeur inouïe.Or, vous constatez une anom,aille à laquelle ü est urgent de remédier quand vous notez qu’une tonne de papier,qui si vendait autrefois $40, se paie aujourd’hui $120, qu’une tonne de pulpe qui valait $15 en représente maintenant $90, «pie le prix d'une corde de bois a été porté de $5 à $20.et que le gouvernement perçoit là-dessus à peu près les mêmes droits qu’avant la hausse.Loin «le nous l'idée de pressurer cette belie industrie de la-pulpe et du papier, et de ne pas tenir compte de 'l’augmentation du coût de la production.surtout en ces derniers temps.Niais nous sommes aujourd’hui le.-maîtres du marché et, sans attendre qu'un autre produit vienne remplacer le bois, nous «levons retirer de nos forêts tout le rendement dont elles sont susceptibles.Du reste, nous avons causé avec les marchand de bois et 'les fabricants, et il me plaît de pouvoir rendre justice à l’esprit très large avec lequel ils ont accueilli nos représen-latious.Comment pourrions-nous ü Tuiger leurs limites, leur construire des routes, des points et des réservoirs, ''’ils ne f«>nt pas généreusement leur part?La mfMue anomalie existe pour nos produits miniers.Qn sait géné-ralement que la province «le Québec fournit 90 p.c.de La consommation mondiale de l’amiante, et que ce produit est de plus en plus recher-•hé.En 1913, nous avons extrait 2 991.292 tonnes d’amiante sur les-quelles le gouvernement n’a perçu • UL' $230,9(H) en droits régaliens, («a vente de l'amiante est subordonnée u naiemrnt par l'acquéreur des ''"ni! régaliens.Une augmenta-ion de s >s droits n'affectcrait donc ’’s ie mim’ur.et si le ministre des '!:nes estime qu’un rajustement s'impose, il n'éprouvera, je crois, "ti-func diffirirlté à convaincre ses mllègucs.NOS FORCES HYDRAUUQt'ES Québec souffre actuellement d’une disette de charbon.Vous êtes vous demande, messieurs, ce qu’il alviendrail si, par suite de com-Licétions qui peuvent fort bien surgir, ce produit nous faisait en tièrement défaut.Notre vie industrielle s'arrêterait du coup, nos locomotives et nos bateaux dormi-ruent là où le hasard les aurait laisses, et notre vie domestique elle-même serait suspendue.Ce serait une calamité pire que l’invasion de notre pays par des troupes ennemies.On nous vend aujourd'hui e charbon à Un prix qui hausse considérablement le coût de l’exis lence.Ne nous incombe-t-il pas dès lors d'obvier a un danger aussi grave et aussi imminent que celui qui nous menace ?Notre province ne renferme pas de houille noire; par contre, la houille blanche s?y trouve en quantité inépuisable.El la houille blanche peut se transporter d'un bout à l’autre de la province sur un fil presque invi sihle ; elle ne craint ni les grèves, ni ies tempêtes ; et elle ne s'épui-1 serii que le jour où sa source se tarira et ses eaux cesseront «te couler.("est le cas de lui appliquer le mot du poète: “The course of men cornes to an end but I go on forever”.On a calculé que notre province pouvait facilement produire 10,-'>00,000 de chevaux-vapeur, et à Peine en t omptons nous présenle-uent SOO.OOO chevaux.Le gouver-«ement a, dans ces conditions, le .¦voir de s'appliquer au develop oement intensif de notre énergie électrique.Si nous entreprenons d’emmagasiner l’eau de nos rivières, de créer de nouveaux reservoirs, de multiplier nos forces hydrauliques, et si nous nous mettons ainsi en état «l’électriser nos régions de chemin de fer, de fournir la force motrice à nos usines, la lumière et la chaleur à nos contribuables, nous aurons, je pense.r«v\ üsé le rêve «ju’a formé plus d’un d’entre nous à l’aube du vingtième siècle.Relativement à cette importante question de nos ressources natu-ffiîles, voici donc comment pourrait > ¦ résumer mon programme : Retirer de nos immenses ressources naturelles tout ce qu'elles doivent ' I peuvent donner, ouvrir aux ra pitalistes nos portes toutes grandes.iscuter leurs projets en hommes d’affaires et, quand nous devrons (lire non, le leur dire tout do suite, et quand leurs projets auront du bon.les accepter sans retards et sans atermoiemen»* direction d’inspecteurs competents, les encourager à pratiquer l’industrie laitière, annoncer et placer leurs produits sur les marchés étrangers, les protéger contre les exploiteurs et leur procurer une saine administration municipale.Et nos colons ne recevront pas moins d'attention que nos cultivateurs des vieithss paroisses, puisqu'ils sont les pionniers de i’agri-eultupe.Je me propose! dès 'Les débuts de mon administration, d'aller voir à Fueuvre et encourager les valieumix défricheurs de l’Abitibi, qui renouvrillent les exploits de nos ancêtres.Dans quelques Jours, la construction du chemin de fer du Ténriscainingue sera commencée et rapidement exécutée.Une autre voie ferrée, ence clera bientôt le lac Saint-Jean, et nos plus belles régions de ¦co,'oiHsatil(ïn seront rendues d'un accès fi -ile.L’an dernier la Ebambre a voté $5,090,000 à mon ami, M.Perrault, qui .se prépare à en faire le mei'Lleur emploi en visitant tous nos centres de colonisation.C’est un homme qui ne craint pas d’y aller voir, et sous son énergique et intelligente impulsion, je puis vous promettre que la colonisation ira vigoureusement de vadt.Pour l'aider dans son oeuvre, puis-je, ce soir, faire mi appel tout particulier à son meilleur collaborateur.à cet agei.ï colonisateur par excellence qui suit te défricheur dans la foret quand il ne l’y pré cède pas, qui lui inspire sa foi cl le soutient par l exemple, sou ami son confident 11 son protecteur, le curé canadien, digne héritier de ceux qui vinrent évangétütser et civiliser T Amérique du Nord.NOS ROUTES Nos chemins de colonisation ne devront pas détourner notre attention de notre grande voirie dont nous sommes si justement fiers.Nous avons à résoudre le problème que comportent l’entretien de che mins que nous avons construits.Personne ne veut revenir aux bourbiers.aux chemins montants, sablonneux, müi'aisés d’aiériTois.Mais ne conviendrait i! pas qu ¦ les imi-nicipii.'ités se chargent de maintenir en bon état les beaux chemins que le gouvernement a construits?Je sais que mon collègue qui dirige la voirie ne permettra n i à F indifference.ni au nva,nais temps, de délit!ire ce qu'il a édifié au prix de $24,000,000.NOTRE ENSEIGNEMENT -1 Mon prédécesseur regretterait amèrement son départ si ses sucera-seur.s ne continuaient pas l'oeuvre à laquelite H a voué son plus cons tant dévouement; l'instruction publique et rensisignemenl iechniijué Sur cet important chupiitre, j'ai des idées bien arrêtées, et je vous les communique en toute sincérité.Le programme de nos écoles pri-nuttres préoccupe nos éducateurs ks plus avertis.Et nous voulons, avec leur concours, un programme «pii s'adapte à la vie rurale, qui assure à fmf«nt Miplier les bourses ét *de grossir les allocations, mais e ne doit pas être là le critérium pour juger les progrès de Tinstruction publique, la valeur de notre'"enseignement et le mérite de nos intitulions.NOTRE DISTRICT Le gouvernement que j’ai l’honneur de diriger n’aurait pas conscience de ce «tu’il doit à la province s’il ne consacrait tout particulièrement ses effets au développement de la ville de Montréal, la grande métropole du Canada, et notre plus ri che actif.Je constate que le district de Montréal, en déléguant ici ce 'soir ceux «qui le représentent à plus juste titre, a voulu s’associer à mes amis de Québec.Déjà l’empressement et la cordialité avec lesquels on m’y Na accueilli il y a huit jours m’avaient profondément touché, et je n'en suis que plus sensible à ce nouveau témoignage.J'ai lu «juelque part — je ne sais s'il y a bien «les années, la mémoire commençant à me faire défaut — qu’un Québécois, ce Marseillais du Canada, était trop occupé à admirer sa terrasse comme l'autre sa Canne-bière, pour avoir le temps de s'intéresser à Montréal.Si je dois répondre à la grave accusation d’être né à Québec, je ne saurais nier ma culpabilité.Mais il y a des circonstances t|ui atténuent ma faute et expliquent mon ignorance «le la géographie à cette époque.Je n’entretiens pas moins certaines idées à l’égard de Montréal qui ne datent pas d’hier.J’y vois tout d’abord un centre merveilleux de concentration et de distribution, et le plus puissant facteur de notre grandeur et de notre richesse nationales.Un plus grand Montréal signifie pour moi un plus grand Québec, un plus grand Cana-l'a-ida.Je suis convaincu de bien servir ma ville natale et ma province en travaillant à ce que Montréal s'assure à perpétuité le titre glorieux de métropole canadienne.Et lorsque viendra le moment où je passerai à d’autres la direction qui m’a été confiée — un journal a prétendu «pie ce serait bientôt — j’ai confiance «sue mes bons amis qui dirigent ledit journal, de concert avec tous les amis «jue constituera alors pour moi la population de Montréal, reconnaîtront que, sous mon administration, la métropole aura été servie à souhait Les problèmes de Montréal sont compliqués.J'espère cependant qu'une constitution sera bientôt adoptée «pii satisfera les citoyens sans jeter de blâme ni sur le passé ni sur le présent.Avec le concours de mon collègue, le ministre du Travail, j’entends donner aux ouvriers de Montréal la législation la mieux appropriée aux conditions nouvelles de la vie du travailleur.Si mon ami le trésorier ne prend pas peur, je doterai sous peu Montréal d’une annexe à son palais de justice qui rendra l’administration de la justice plus facile et plus prompte.Le ministre des Travaux publics est un autre québécois, il est vrai, mais cela lui vaut de l'imagination et de l’audace et avec ces deux qualités il pourra faire surgir des ponts selon les voeux de la population de File Perrot et de messieurs Pilon, Pharand et Ashby.Pour instruire et spécialiser l’ouvrier de Montréal, je ne refuserai rien à notre distingué secrétaire provincial.Et si, après tout cela quelqu'un m'apporte un meilleur programme pour 'Montréal, je lui offre (l’avance le concours de ma bonne volonté.graphique êt tous ses éléments de grandeur.Tout rnon coeur veut aller main-tenant ù cette vaillante et fidèle phalange de Montmorency, sorciers de File et joyeux compagnons de la côte de (Beaupré qui, depuis vingt uns m’ont accordé leur appui et leur confiance.Le poste que j’oc cupe.aujourd’hui, je le dois à leur inaltérable dévouement et à leur chaude sympathie.Plusieurs sont ici présents, mais depuis cette brumeuse soirée de décembre 1909 qui marqua le premier triomphe, la vieille garde a été cruellement décimée.Des jeunes sont venus depuis allier leur enthousiasme et leur ferveur aux convictions que les luttes héroïques de jadis avaient enracinées au coeur des vétérans.A tous, j’adresse un remerciement ému.AUX DEPUTES A mes collègues du cabinet et à la députation, je désire également exprimer ma vive gratitude pour ia confiante qu'ils m’ont témoignée et l’amitié dont ils m’ont tout de suite entouré.la! tâche est lourde, et j’aurai constamment à subir une redoutable comiparai.von avec mon illustre prédécesseur.De nouveaux problèmes surgiront «fui seront difficiles à résoudre.C’est alors «jue votre main kyaikmeuit tendue, messieurs, allégera mon fardeau.Le succès d'une administration ne dépend pas •ubiquenumt de celui qui la dirige et des membres du cabinet: il est ‘t’oeuvre de Ta députation toute entière, le fruit d’une coopération étroite et constante.Ceux qui nous ont précédés nous ont laissé un patrimoine que nous devons faire fructifier pour te Léguer à ceux qui nous suivront, a-grandi et prospère.Dans notre course vers l’avenir, n'allons pas oublier la mission qui nous incombe et tpie la Patrie attend de nous sur ce coin béni de notre grand pays.Poos remplir fidèlement cette mission, il est essentiel de perpétuer parmi nous les traditions que nous aimons comme le toit qui nous a vus naître et le respect des croyances d’autrui et des droits de la minorité.(Puisse la province de Québec rester à jamais le sanctuaire de tondes tes libertés, le foyer où peuvent s’abriter et s’exercer toutes les croyances, le refuge de toutes ces choses, petites et grandes, pour la revendication desquelles les hommes commettent des folies qui en font «les héros.ü J Notre Vente de i Million pour Juillet H M.Caron .L'AVENIR DE NOTRE PROVINCE Et pour notre vieux Québec, je rêve le jour où.comme jadis, les vaisseaux rempliront son port, où, débouché naturel de nos vastes ré-hejgions du Lac Saint-Jean et de la côte nord et du Noir il sera Pentrepôt des produits forestiers, agricoles et miniers, de ces riches territoires.Je rêve le jour /iù le grain de l’Ouest y aflftuera.Je rêve le jour où, lor vul agrandie, rajeunie, ouvrira tou tes grandes à nos jeunes gens ses vieilles portes que le gouvernement aura contribué à rendre plus grandes, mais pas plus hospitalières que nous 11» avons connues.Si Québec est la province riche et prospère que nous savons, si elle est nécessaire à la Confédération et à l'unité nationale, mê serait-il permis de dèplcrer son isolement dans l'arène fédérale ?Quelques-uns y voient un bienfait, d'autres le regrettent, et je suis de ceux-là.Nous ne sommes pas entrés dans la Confédération pour faire bande à part et, nouveaux Robinson, vivre s a-aux 3IP des LA MORTALITE ‘LA PESTE INFANTILE BLANCHE ET Pour avoir un plus grand nombre d'élèves, nous commencerons par aider nos médecins à combattre la mortalité infantile et à sauver les seuls et séparés dans notre lie.Nous contribuons largement à la prospérité générale; l'Ouest a grandi et s'est développé iiv«vc nos res-vsourees ; et.«iiiand vous considérez que sur 40,000 milles de chemin de fer au Canada nous n’en avons que 5.900, quand vous considérez «pie le service maritime fédéral dans notre pro vince v est pratiquement nul, que notre immense côte nord, avec ses richesses forestières et minérales, et ses pêcheries, est abandonné, on a bien le droit de se demander si tout cela n'est pas dû à l'isolement de Québec.Il sort de mon domaine de discuter les causes de cet isolement, mais 11 existe, il est très réel.Québec n'est pas seul à ««« souffrir, tout le pays s’en restent; et je souhaite le jour où notre province aura reprendre au foyer canadien In place que lut méritent ses richesses.sa population, sa position géo- M.J.-E.Caron, ministre de l’Agriculture, a exprimé tous les regrets qu’a causés le départ de sir Lomer Gouin.Il s’est ensuite réjoui du choix de M.Taschereau comme premier mlhistre de la province de Québec.Il a fail remarquer toutefois «jae M.Taschereau n’a pas sollicité le poste qu’il occupe actuellement.M.Caron s’est «iemandé ensuite pourquoi notre province n’exploiterait pas ses forces hydrauliques comme la province voisine.Il a ajouté que l’énergie hydraulique devrait cependant être administrée par des compagnies privées car elles administrent mieux ce genre d’industrie qu’un gouvernement pourrait le faire.M.Caron, après avoir dit un mot de la colonisation, a parlé de son sujet favori, l’agriculture.L’agrioilture à avancé par bonds dans cette province depuis une dizaine d’années, a dit M.Caron, à tel point que les progrès accomplis ont dépassé ceux de toutes les autres provinces.On en trouve la preuve dans les rapports publiés par le gouvernement fédéral qui démontrent qu'au point de vue agricole les progrès accomplis par le Québec durant cette période ont augmenté dans une proportion de 310 p.c.Tout cela s’est accompli sans faire de bruit mais avec sagesse et prévoyance.L’agriculture «pii rapportait $90,-009,000 il y a trois ans, a donné cette année un revenu de $325,000,-000.L’industrie du sucre d’érable seule a rapporté cette année $7,000,-000 et il n’y a aucun doute dans son opinion «jue d'ici dix ans le revenu de cette industrie sera de $150,000,-000.Ces succès obtenus dans les différentes branches de l’agriculture devront être attribués pour une forte part à la coopération agricole.Après sept ans d’efforts, la province possède aujourd’hui plus de 300 associations agricoles.La coopérative des fromagers seule a donne un revenu «le $10,000,000 l'année dernière.Cette année, ce revenu sera de $15,000,000 à $18,000,000.Le ministre conseille à la population ouvrière d’adopter ce système de coopération afin «l'éliminer l'intermédiaire et l’accapareur.Ce qui se fait à la campagne pour l'agriculture peut se faire encore mieux dans les villes, étant donné les associations ouvrières bien administrées que cette classe «le la population possède.Passant au problème de la vie chère, M.Caron dit que les moyens d’enrayer le mal est «lifficile à trouver.Il se demande si une législation ou une politique quelconque ne pourrait pas être adoptée dans le but d’empêcher les jeunes cultivateurs d émigrer dans les villes, ce ; qui permettrait aux ouvriers com-j pétents d’éviter une concurrence injuste étant donnée la différence qui existe entre les ouvriers de carrière et des jeunes gens élevés sur les fermes.Ce problème demande l'attention de tous les hommes sages.11 s'agit d’enrayer cette course effrénée vers les gramis centres.Le clergé, les marchands, les industriels des villes et des campagnes devraient coopérer pour trouver un moyen d'enrayer ci' grand mal «pii nous menace et «jui aboutira à une crise plus aiguë encore que celle qui existe actuellement, si le moyen n’est pas trouvé de maintenir Féutch, la boite.03 Confitures aux prunes, chaudière de 4 livres.1.07 Confitures aux pèches, chaudière de 4 livres.1.09 Poudre à p!ste Egg’O.boite de 5 livres.1.29 Snr«Hnes Archer ou Pilot, 2 hottes .25 Hlz préparé, 2 hottes.35 Farine Ogilvie, sac 7 livres.57 Flocons de maïs ou Shredded Wheat.3 paquets.33 l.e meilleur sucre granulé, 5 livre* 1.15 10 livres.2.31» Cassonade pille, 5 livres.1.09 Iz1 meilleur beurre de crémerie des Cantons de l’Est, la livre.y.66 CONFITURES Confitures St.William aux prunes reines Claude, jarre de 16 onces.34 Confitures aux cassis noirs, aux fraises.chaudière de 4 livres.1.49 Marmelade aux ananas, jarre de 16 once».43 Au ious-soI.choix, chacun.Au rez-de-chaussée.r N.Articles pour Garçons SOUS - VETEMENTS combinaisons athlétiques, genre B.V.D., aussi sous-vêtements en soiesette, marque Forsyth, ^ pour garçonnets de 3 à 15 ans.Rég.1.50 et 2.00.Spécial, demain 1.19 COSTUMES de bain en coton bleu marine avec rayures de couleurs, 2 i à 32 pouces de poitrine.Spécial, 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