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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 3 juin 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-06-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME X!.— No 129 MONTRE All JEUDI a JUIN 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $6 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA .ETATS-UNIS 82 00 2 50 UNION POSTAL! .**»*,»«,*• S 90 VOIR Rédaction et administration 43 RUE SAINT-VINCENT MON TRCAL TÉLÉPHONE Main 7460 SERVICE DK NUI71 : RMactlnii.Mais 1111 AAaiaiatratioa, Mai* SIM Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’éternelle question irlandaise Ce que Ton oublie Ce que l'on oublie, dans l’eternelle question irlandaise, et ce que masquent tant de récits pittoresques ou tragiques, c'est l’aspect économique du problème.Et ce sera l’un des avantages de la remarquable conférence prononcée l’autre soir par le pasteur Irwin que d’avoir tourné de ce côté la pensée d’un certain nombre de personnes.Car le fait qui domine l’histoire d’Irlande depuis quatre-vingts ans, c’est qu’en 1841, ce pays possédait une population de plus de huit millions, alors qu’il en a aujourd’hui moins de cinq.Cette baisse de la population.l’émigration à jet continu qui en est la cause immédiate, c’est le plus formidable acte d’accusation qu’on puisse dresser contre l’administration britannique en Irlande.C’est aujourd’hui, pour paradoxale que la chose paraisse de prime abord.Tune des causes principales des ennuis que rencontre l’Angleterre.Ce sont ces émigrants et leurs fils qui, aux Etats-Unis, en Australie, au Canada, constituent le levain de toute agitation pro-irlandaise.Ce sont eux qui, demain, si la situation ne s’améliore point en Europe, pourront bien être les meneurs de la poétique antianglaise aux Etats-Unis et les initiateurs, en Australie et au Canada, de campagnes pour l’indépendance.Cette baisse de population, cette émigration à jfet continu, nous ne prétendons point en indiquer toutes les causes; mais le pasteur Irwin b donné l’autre soir d’impressionnantes précisions.Tout développement Considérable des ressources naturelles de l’Irlande, disait-il, a été paralysé par l’action législative ou administrative de l’Angleterre ou par l’in-fluence secrète, la hidden hand, des financiers anglais.Nos mines de charbon ne sont pas exploitées, parce qu’elles gêneraient les propriétaires de charbonnages anglais.Notre industrie lainière a été tuée d’un coup de plume et, à l’heure présente, la culture du lin, encouragée pendant la guerre parce qu’elle était utile à la fabrication des aéroplanes, souffre Gravement de l’attitude de l’administration anglaise.Nous ne pouvons aire un bout de chemin de fer sans la permission des autorités du Royaume-Uni — ce qui veut dire en fait les autorités anglaises — et notre système de communications intérieures est lamentable.Il m’en coûte aussi cher, par exemple, pour envoyer mes produits à Belfast — distance de quinze milles — qu’il vous en coûte vous-mêmes pour expédier votre fret de Port-Arthur à Montréal.Pour envoyer certaines marchandises d’un point à l’autre de l’Irlande, il faut faire un détour par l’Angleterre.C’est au point qu’on dit parfois chez nous, par manière de plaisanterie, que le plus économique moyen d’expédier la marchandise de tel point de l’Irlande à tel autre est de la faire passer par New-York.En pleine guerre, l’un de mes amis, propriétaire d’une des principales mines de charbon de l’Irlande, n’a pu obtenir la permission de construire un embranchement de quatre milles pour la mise en valeur de ses charbonnages.Nous possédons quelques-uns des plus beaux ports du monde: ils sont presque déserts.* * * éctwrortiqw est pour beatfddtrp damè'la tîrfse 1 Elle intéresse passionnément les meneurs du Sinn Fein, Ils affichent l'intention de garder en Irlande tous les Irlandais qui voudront y vivre et l’on pouvait l’autre soir deviner la force et la ferveur de ce sentiment dans la parole du pasteur Irwin.— Jeune étudiant, disait-il, j’allais, au port de Londonderry, voir s’embarquer pour l’étranger tous ces malheureux, mes frères de sang, qui ne pouvaient trouver dans leur pays le moyen de gagner leur vie.J’ai, vu couler les larmes, j’ai entendu les sanglots de ceux qui restaient comme de ceux qui partaient, j'ai deviné les souffrances de ceux qui réussissaient à contenir leur douleur et je me suis promis alors de faire ma part, une part d’homme, pour que cessent de pareils spectacles, pour que les Irlandais puissent trouver à vivre dans iew propre pays.Pour cela, il faut que les ressources naturelles du pays soient mises en pleine valeur et qu’une partie au moins des terres en pâturage soient mises en culture.Ua besogne est considérable et le gouvernement du Sinn Fein ne fonctionne point dans des conditions particulièrement favorables.— Il se heurte à presque autant de difficultés que l’administration britannique et l’on dit couramment que l’un des deux gouvernements fonctionne dans une auto blindée'(armored car) et l’autre, dans un taxi (taxi cab), nous disait l’un des hommes qui connaissent le mieux l’Irlande, La plupart des hauts fonctionnaires du Sinn Fein sont poursuivis par la police, on the run.suivant le terme du ?>ays, Barton, le ministre de l’Agriculture, anden officier de l’armée bri-annique et grand propriétaire foncier, est en prison pour plusieurs années, les bureaux sont exposés à toutes les perquisitions, à toutes les descentes de troupe.Tout de même on a constitué une commission du progrès agricole, dont le rapport doit être à la veille de paraître, s'il n’est déjà paru.On a pareillement constitué une commission pour le développement des ressources naturelles du pays, dans laquelle, fait très significatif, ont consenti à siéger des hommes de tous les partis.C’est la fameuse commission d’enquête qui a parcouru l’Irlande et à laquelle, sous les yeux des représentants du parti travailliste anglais, la force britannique interdisait l’entrée d’une salle municipale.On s’est efforcé de provoquer des relations commerciales directes entre l’Irlande et d’autres pays et de développer un service de navigation entre les Etats-Unis et l’Irlande.Des consulats irlandais ont été établis à New-York, à Buenos-Ayfes, dans plusieurs villes européennes.C’est à aider le développement des ressources naturelles du pays, c’est à stimuler toutes ces grandes entreprises commerciales et industrielles, suivant le plan dressé par de Valera, Griffith.MacNeill et leurs amis, que sera employé l’emprunt actuellement prélevé aux Etats-Unis.Cet aspect de la question est presque ignoré, et cela est assez naturel.Il ne prête point aux dépêches éclatantes, mais il convient, pour se faire une juste idée de ce qui se passe, de ne jamais l’oublier.Nous aurons probablement l’occasion d’y revenir.Orner HEROUX.par une main d'homme.Les choses ont de ces respects.l'ne grippe qui persiste à ne pas me quitter, une liqueur qui veut ma guérison, un billet du soir écrit le matin, une cigarette dont le parfum, que mon nez soupçonne suns pouvoir le humer, tremble dans l'air, une pauvreté qui me détache philosophiquement des gloires du siècle, la quiétude apportée par relie pensée que, u’ayant point de femme, je n’éprouverai pas le cuisant chagrin de savoir mon amour pour elle plus 'grand que son estime pour moi, voilà certes, bien établie la fortune trop souvent mise en doute des pâles célibataires! Jean MEROLLES.BLOC-NOTES VHUÆT DU SOIR LA GRIPPE La grippe el la chaleur, voilà deux vertus, qui.lorsqu'elles unissent leurs nobles efforts pour rendre un homme heureux, ont parfois la chance d'y réussir au point même de dépasser leur but- Ma constitution — je ne.crains point de In mettre en cause — prèle à ravir aux exigences de la grippe.C'est une vocation.J'ai ce petit mol aussi làcilemenf que d'autres se peignent, bàitftnf on ne se mêlent pas de ce qui les regarde.Si mes proches peuvent fréquemment se vanter de me l'avoir procurée, j'ai la ravissante gloire de l’avoir SOU ventéf fois moi-même et seul mise an monde.Je n'aime pas les gens qui copient leur grippe : il faut avoir le courage de ses rhumes et laisser à d'autres les maux de seconde main.I.a fièvre secondant la chaleur ' qui se laisse d'ailleurs très facile- \ ment aider par l'influence de la fièvre et vice versa, il se fait qu'à un moment précis et d'ailleurs bien i connu des auteur*, je me sens tor-1 ride an point de frissonner et de sentir, une fois de plus et en même temps, le chaud et le froid, fe veux cire toutes les exfrèmitéa des die- ses humaines: c’est la seconde heureuse de la grippe el qu'il ne faut point manquer, car elle ne reviendra plus.l'ne autre seconde qui a aussi son charme bien différent toutefois, est celle où l'on perçoit qu'un éternuement se prépare.L'on se de-ntande, le coeur plein d'inlerroga-tions.si la bombe est nuire.L'iter-nuement, croyez-le.a son bon côté.Je sais des gens qui ne peuvent retrouver leur pensée, après avoir éternué, comme si leur mémoire ou leur attention s'accommodait mal J de res explosions nasales.Ce léger accident nous permet de les quitter et rie sauver parfois un bon quart d’heure.An moment où j'écris ees lignes, la grippe a marqué, de son stigmate, mon ne; qui suinte autant que tua plume.On dirait un concours.Mes yeux ne voient que de fugitives arabesques, des chameaux lointains et des vierges orientales: voilà de l'exotisme.Dame! Qn’est-il besoin d'en chercher ailleurs?Mrs oreilles bourdonnent: la quinine que l'on m'a vendue n’élait donc pas frelatée.On trouve encore quelques honnête» pharmaciens.l'ne citronnade bouillante émet, devant moi, ses douce» vapeurs qui m'enlacent.Elle n’est pas trop malheureuse d'avoir été préparée Leur vie Vingt-sept quotidiens publiés dans des centres industriels de l’Ontario sont menacés de ne plus pouvoir paraître, à compter du premier juillet prochain.Jusqu’ici, ils recevaient leur papier de deux fabriques, d’une des environs de Quebec, l’autre, de l’Ontario.Ces deux maisons les ont prévenus qu’à partir du premier juillet elles ne leur livreraient plus une tonne de papier, parce qu’elles ont avec des journaux américains des contrats importants et qui absorberont, disent-elles, Ja totalité de ieur production.L’une de ces fabriques, celle de l’Ontario, appartient à la Tribune de Chicago, ce journal qui, en une seule journée, dépensa pour un seul numéro 670 tonnes de papier, —ce qu’il faudrait au Devoir pour paraître pendant dix-sept mois.Ces vingt-sept quotidiens de l’Ontario sont en instances à Ottawa, afin d’obtenir du ministère des finances ou du commerce un arrêté qui oblige leurs fournisseurs à leur donner le papier dont ils ont besoin pour vivre.Il est intolérable que.lorsque des journaux canadiens offrent à des fabricants de papier à journal canadiens le prix du marché américain pour du papier fait au Canada avec des matières premières et de la niain-d’oeuvre canadiennes, ils n’en puissent obtenir.Ce semble pourtant être le cas des quotidiens de la province voisine menacés de disparaître.Dans ces circonstances, il est du devoir d’Ottawa d’intervenir, sinon pour fixer un prix de vente, au moins pour assurer un 1 iqvisionneut normal de pa-flStaxidffrrtatix rànatfîêfis.Cinéma ]} > « présentement audeià de o40 saw es de cinémas, dans tout le pays.A Toronto, où il y en a une centaine, on calcule que 75,000 personnes y passent chaque jour.Des statistiques démontrent ' que sept cent mille personnes en moyenne vont au cinéma, chaque jour de la semaine, dans tout le Canada.Cela fait une recette quotidienne, pour tous ces cinémas, d'au moins SI 10,000.Les sept cent mille Canadiens qui fréquentent ainsi les cinémas.chaque jour, y trouvent parfois des films instructifs, souvent des films qui ne sont qu'amusants, et, très souvent, des spectacles plus ou moins convenables, en dépit de la censure, qui, disons-Ie, n’est pas faite comme elle le devrait.Comme la plupart de ces filins viennent des Etats-Unis, on saisit vite quel instrument d’américanisation inconscient, si l’on vent, mais influent.est devenu le cinéma canadien.11 ne l’est que de nom, car, au fond, sans Je film américain, nos cinémas auraient peine à vivre.Il y a, dans cette américanisation par le cinéma un danger qui vient tout de suite après celui d’ordre moral encore plus grand, des trois-quarts des spectacles de chaque jour.Et si nous voulons empêcher que le film continue sa propagande d'américanisation ou d’immoralité, et les deux à la fois, il est grand temps 'on s’avise d’y voir.Le Globe de -— zette de Montreal, sous la rubrique At Dodsley’s, des chroniques ütté-iaires d’un vpf intérêt, d’une grande piobitè, et d’ir.*- profondeur d'analyse remarquât» Dans une de es ioutes dernières chroniques, il citait entre auUfs choses, à propos d’un ouvrage recent de lord Mor-Jey qui, il y a quarante-sept ans.dans la Fortmyhtlu Review, d'accord avec uû groupe d'iionuues brillants, attaquait à fond les doctrines politiques et théologiques conservatrices, ce$ dernières lignes de lord Moriey lui même: “Je dois le confesser, une question qui me fait mat se pose.Votre école, — des Dawin, des Spencer et des Renan, d’autres aussi.— n'a-t-elle pas tenu le monde civilisé, te vieux el le nouveau, {’-européen et le transatlantique, dans le creux de sa main pendant plus de deux longues générations?Est-il bien clair que leur influence, à ce$ philosophes, ail été ! bien plus piiisjutdc que Vèvangile des nombreuses églises?Regardez.La diplomatie, que Voltaire appelait malicieusement le domaine du mensonge.n’est-elle pas aussi capable que jamais de duper gouvernants et gouvernés nar de grandes formules creuses voilant des buis obscurs et inexplicables et n'a-t-clle ims roulé l'univers entier dans le sang et les larmes, le menant à un étrange sabbat de sorcières?" Apries avoir translcr H cet aven significatif, M.Griffin écrit en marge de ces lignes: “Ce qui est un des traits caractéristiques de Ja critique littéraire moderne, c’est que tandis qu'Clle a reconnu el débattu tous les problèmes 'littéraires et politiques posés par le livre de lord Moriey.elle a passf sous silence la confession mélancolique de la fin du livre.Et eVst pourtant le point saillant de ce volume.Affron- ter cet aveu, qui.en fait, est tout aussi délibéré «t fondé que la plus sérieuse de ses conclusions politiques et thé al orques ‘d’autrefois, c’c.st plus que la plupart de ses critiques ont pu faire S’ils eussent eu du courage, le sep ., de la logique, Je respect de FÜoçnélstè dans la cri-timie, pareil aveu aurait eu un résultat sérieux sqr* tepr esprit." * 4' i $•.' ’ G.P.LA SESSION DOTTAWA APRÈS UNE NUIT MANCHE Ottawa, 2 — Demain, fête du roi, le parlement, roi de la démocratie, se repose.Mais il reprendra plus tard, ces heures perdues.En même temps qu'il proposait fa-jmiruejuent pour demain.le premier ministre proposait que la Chambre se réunisse à deux heures de l’après-midi au lieu de trois, à partir de vendredi.Deux orages terribles sont passés sur la ville d’Ottawa qui ont jonché de branches et de feuilles meurtries les allées du superbe parc de la terrasse, et ont durement secoué les chèvrefeuilles tapissant la pente abrupte de la terrasse du parlement au point qu'en cette saison de Tannée, elle en parait toute rose.Ce sont les éléments qui ont fourni la principale sensation de cette séance importante qui a chevauché sur «leux jours de calendrier, mais qui c’en forme qu’une dans l’esprit de ceux qui y onl assisté.Il esl à noter, en effet, que les discours ont été dénués de violence.Le débat a été remarquablement courtois.M.Rowell lui-même, qui, en sa qualité de dévot, passe pour nourrir le plus «le fiel, a eu des ménagements pour ses adversaires.Quelque chose se prépare.En veut-on un signe?Les fréquents voyages de l’ancien ministre «les finances qui a observé sur le budget de Conrart le silence prudent, mais qui se montre moins silencieux envers scs collègues de la droite ou «te la «au 'fnpî!n»nUVio^iai^»V?i,r, "e ' °!!*' ^ collègues de la droite ou de la «au-rwit'i?vnn.î i !1 'Tloité.’ Louanga et !e petit Kizito se dirigent du côté désigné.(Le dernier, tout jeune encore, fils d'un grand chef, avait été baptisé, en prison, la nuit précédente, par un «le ses compagnons.) Tous les chrétiens du groupe suivent leur exemple.A un signe du roi, les bourreaux se jet ti nt sur ces courageux «onfesseurs «le la foi, les enlacent de leurs gros ses cordes et les tirent brutajeinent en dehors «ie la cour.On a lié ensemble les jeunes gens de dix-huit à vingt-cinq ans ; tes enfants forment un autre faisceau.” Ils sont tellement serrés, nous dit le Père Lourdel présent à cette scène.qu'i s ne peuvent marcher qu’à petits pas et en se heurtant les uns aux autres.Et Kisito rit d’une position aussi bizarre, le visage aussi serein que s'il eût joué avec ses camarades.* En autre groupe est introduit «levant le roi les chrétiens sont moins nombreux «lans < e groupe.Iis se montrent aussi courageux que les premiers «*1 comme eux sont enchaînés par les bourreaux.Puis on soldat.Jacques Huzaba lio, est mandé.Son zèle a enseigner le -aléchis-mr aux enfants de la «Mpitaie.voilà le crime dont on l'accuse.“L’est celui-là.ajoule le rot, qui a voulu autrefois me faire «*ni-brasser la religion:, Bourreaux onlevezde et tuex-!e bien vite .c'ed par Jui «tue je veux commen-«•er." \iti«*u! répoiuiit le jeune hoin me ; je m'en vais là-haut, en par i-dis.prier Dieu pour toi." LA GRANDE HECATOMBE Le tigre est ii'pii pour le moment,,,, mais lu haine du premier ministre intervient.Il veut la mort de tous les chrétiens et plus parti cnliéreiuent «•«¦"le de Indre Kag wa.L’année préeédente, ce ministre avait comploté contre la vie du roi.Trois chrétiens rourageux dont l’un élait ret André Kagwa.avaient découvert el dévoilé te complot.De plus André était puissant.Aimé de tous, il avait groupé autour de lui plus de cent einquan te néophytes, dont deux étaient les propres fils du ministre lui-même, «fui tous lui devaient ieur conver- r (Suite à la sixième page) \ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 3 JUIN 1920 XI.— N® 129 2 f 11 > «MWASrCSnCVt u i Il y a dix ans tl.e Devoir, No 123, 3 juin 1910) M.Orner Héroux écrit, sous le titre : "Encore les parias".?# Manifeste de l’A- J.(]., à tous !cn coiéges.couvents et écoles ilu pass, en faveur du monument Dollard.# * * Lettre é’’à.le bureau légal Bérard, Beaulieu et Sénécal a fait d'actives démarches pour localiser les personnes plus haut mentionnées: on :roit que les recherches donneront les .meilleurs résultats.La défunte possédait dans la Californie et dans l'Orégon, d’importantes propriétés immobilières, estimées à une valeur de $190,000.¦-«- Deux religieux se noient Un accident de pèche a causé de Témoi, à Laval-des-Rapides.Deux Frères Maristes se sont noyés dans la rivière ¦ries Prairies: les Frè res Shabi nus-Léo et Maine h ie-P i erre.Le premier était âgé de 57 ans, et faisait partie de .la communauté depuis cnrararrte ans et le second, âgé de 27 ans, appartenait à l’ordre depuis quatre ans.Vers onze heures, les deux religieux quittaient leur communauté pour aller à la pè '¦he.Us sont montés dans un eha land et se sont un peu éloignés.Soudain, d’autres religieux qui se trouvaient sur la véranda du couvent ont vu l'embarcation chavirer.Des cris de détresse ont été entendus.Les Frères et les citoyens n’ont pu retrouver les disparus emportés par le courant extrêmement rapide à cel endroit et les recherches sont demeurées sans résultats.On croit que les cadavres 1 to ni retrouvé?.aujourd’hui à Saint-Vincent de Paul.^ ' .M.Galipeault assistera au congrès Québec, 3.— M.Antonin Gali-peault, ministre du Travail, assistera au congrès du Travail Syndiqué qui doit avoir lieu à Montréal prochainement.11 semble compris que l'on discutera de la loi des accidents du travail et qu’un nombre de requêtes .seront présentées au gouvernement^ nei nrés'idènï provincial par l’entremise de M.Gai i peau t.Le sous-ministre du Travail.M.Louis Guyon sera aussi présent et parlera du travail des enfants et d’autres questions ouvrières.Les deux mains brûlée i Un incendie a éclaté, hier, au domicile d’Edmond Martin.531 me Ma iron neuve, (pii a légèrement brûle un enfant et jeté une famille sur le pavé.Gérard Martin, âgé de cinq ans, a eu les deux mains brûlées.O croit que le feu a été allumé par un chien qui aurait renversé une lampe à pétrole.Il meurt au poste Un individu que l’on n’a pu iden lifier est tombé mort dans une cellule du poste No 17, quelques minutes après son arrestation, angle des rues Notre-Dame et Saint-Augustin.Il ne semblait tms malade lors de son arrestation.Le Dr Rossa n’a pu que constater la mort du prisonnier.A la morgue PRÉLIMINAIRES DU CONGRÈS LES REPRESENTANTS DES METIERS DE (LA CONSTRUCTION TIENNENT, AU WINDSOR.UNE SEANCE PREPARATOIRE.— L’OEUVRE DE LA GUERRE.— LES SALAIRES NE SONT PAS PROPORTIONNES A LA HAUSSE DES PRIX.Les représentants des métiers de la construction affiliés a la Fédération Américaine du Travail ont tenu, comme nous l’annoncions hier, dans la salle du “Ladies Ordinary”, au Windsor, une séance pré.litu' taire au congrès gémérul de la Fédération.A l’assemblée d’hier, plusieurs délégués se sont Objectés a la présence des représentants de l’association des tailleurs de marbre et de l'association des plombiers et des poseurs d’appareils de chauffage sous prétexte qu’elles étaient en retard dans le paiement de la taxe per capita.Après quelques minutes de discussion, le cas s’esl réglé à l’amiable et les représentants de ces associations ont été admis à participer à ces délibérations.M.John Donlin, président de la section des métiers de la construction, a déclaré dans une allocution d’ouverture que “nous devons être circonspects vis-à-vis du public en temps favorable, afin d’en être compris quand les événements nous tournent le dos”.Il a ajouté quelques considérations générales.Il était à prévoir, a-t-il dit, qu’a-près une guerre du caractère de la dernière, la production baissèrait et les prix monteraient.Mais si le financier et l’homme d’affaires prêtaient attention aux peines du peuple tenu de vivre avec de maigres revnus, ils trouveraient l’origine du malaise actuel.Les salaires n’ont pas subi la hausse dans la proportion du coût de la vie.M.Donlin a parlé ensuite de la nécessité urgente de l’exploitation de l’énergie hydraulique.On estimait justement pendsant la guerre qu’il était bon de s’en tenir à la production des produits nécessaires.Pourquoi pas aujouird’hui ?Le capital et le travail se confinent à l’accessoire qui, avec Pinexploitation de l’énergie hydraulique, est facteur de hausse générale dans le coût de la vie.M.Donlin ne croit pas la situation présente aussi grave que des gens apeurésJa croient.11 estime que les dfmeultés actuelles sont appelées à disparaître bientôt.Et il a parlé en terminant de la faillite du régime démocratique en Russie où le gouvernement so-viétiste a établi la pire autocratie.Signalons Tarrivée de nombreux autres délégués.Parmi les officiers les plus en vue du travail international organisé arrivés, hier matin, nous remarquons les membres du bureau de direction de la Fédération Américaine du travail : MM.T.A.Rickert, président général de l’union internationale des ouvriers de la confection : Mathew Woll, président général de l'union international des photograveurs; Frank Duffy, secrétaire général de la Fraternité Unie des charpentiers-menuisiers ; Jacob Fosher, président général de l’union international lies ouvriers barbiers.On attend, d’une minute à l’autre, l'arrivée du secrétaire de la Fédération, M.Frank Morrison.Le président Gompers a fait annoncer son arrivée pour demain.Parmi les autres dé'léaués, on remarque MAL John-W.Hayes, secrétaire général de l’union international typographique ; James O’Con-du département de la construction de la Fédération Américaine du Travail ; McAn-drew, président de l’union des travailleurs de l'industrie du tabac, J.Conway, secrétaire général de l'union internationale des employés de magasins ; W.Franklin, président gééral de l’union international des chaudronniers.Sur les registres de l'hôtel, les délégués suivants inscrivirent aus-leurs noms : MM, H.C.Dulek, Davies.W.C.Bryan, de Kansas City ; P.G.Brady.Robert W.Beatty.de Pittsburg ; E.R.Lynn, de Saint-Louis ; H.W.Baisse, de Cleveland, John Carley, D.,t.Connel-lv.Harry Browne, Thos.Cameron, W.Slanberg cl autres.POUR UNE NOUVELLE ANNÉE LE COMITE EXECUTIF DU CONSEIL CANADIEN D’AGRICULTURE DEMANDE AU GOUVERNEMENT QU’ON LUI ACCORDE LE CONTROLE DE LA RECOLTE DU BLE POU R CETTE SAISON.Winnipeg.3.— (S.P.A.) — Après avoir déclaré (pie le Canadian Wheal Hoard ne pouvait exercer son contrôle sur !a récolte de 1929 à moins que le Parlement ne lui confère des pouvoirs pour une nouvelle année, le comité exécutif du Conseil Canadien (l’Agriculture, a télégraphié la nuit dernière au gouvernement canadien lui demandant de prendre pour une année cnrore le contrôle de la récolte du blé.La résolution du comité exécutif.telle qu’expédié à Ottawa rappelle une résolution du Conseil d’A-griculture adoptée, en janvier dernier, et demandant Je contrôle de TEtat sur la récolte de blé de 1920-21, pourvu que celui-ci continue d’exercer son contrôle sur le blé exporté.La nouvelle résolution fait remarquer que les fermiers de l’Ai-berta, de la Saskatchewan et du Manitoba sont d’avis que le gouvernement doit continuer de contrôder les achats des pays importateurs qui peuvent influer beaucoup sur le marché du blé.AUX ASSISES DES MANDATS SONT EMIS CONTRE LES PREVENUS QUI NE SE PRESENTENT PAS DEVANT LA COUR.— LE ROLE.Lors du rapport du grand .jury, hier, aux Assises, un grand nombre de prévenus étaient absents.Le juge Désy a accordé des mandats contre ceux dont l’accusation a été jugée fondée, et qui, admis à caution, n’ont pas répondu à l’appel de leur nom.Les cautions ont été dans tous les cas saisies.Trente six accusations ont été trouvées fondées et seront vidées devant les pairs.Voici le rôle: George Abdala, William Carter et Louise Bastien, Joseph F.Bergeron, Adélard St-Amour et Lucien Bessette, Ulric St-Amour, Thomas Campeau, Joseph Délorme, Dillie Fin-nie et Gabriel Trudeau, Camille Fontaine.Giovani Forgetta, Maurice Guérin et Emile Lupien, Charles R.Harly, «aspart Hébert, Paul Heck, Mark Erscovitci», Thomas Johnson.Alphonse Joubèrf, Alphonse Laurin, Daniel Laverdy, Lucien Lorrain, Peter Melrow, Léo Moore, Herbert Sheenan, Samuel Moses-sohn.Pay, alias Daniel Newholk, alias James Newhokk, Paul Paradis, Honoré Picard, Hornusdas Picard, Louis Rochon, Adrien Sénécal, Rodolphe Taillefer, James Vasse.x, Alexander Wee, Chs.N.Whitewood, Thomas Woodsley.Deux verdicts d’“ignoramus” ont etc rendus dans les cas de Charles Philipp et Finassi Yacoha, et deux autres verdicts (^'accusation non fondée” dans les cas de Frank et Teddy West.La Cour a fixé pour demain trois causes du dernier terme.Six accusés comparaîtront Le juge a manifesté son intention de procéder rapidement et d’éviter les ajourne-ments non nécessaires.UN COMITÉ EST NOMMÉ LES COMMISSAIRES DE LA CHARTE CONSENTENT A LA CREA TION D’UN COMITE SPECIAL QUI ETUDIERA PLUSIEURS P O I N T S D’ADMINISTRATION DE LA VILLE UNE DISCISSION ANIMEE.R Jean de la Le sucre devra se vendre 22 sous Un accident du travail Albert Lamothe, 17 ans, 2545 avenue Bellevue, Longue-Pointe, qui travaillait à la “Canada Cernent”, est tombé d'un viaduc de cinquante pieds de hauteur, et s’est tué instantanément.On présume qu’il a perdu I cquilibir et des Ottawa, 3, — Les commissaires Murdock et O’Connor, après une eiiquéte sur le prix du sucre, ont publie une déclaration disant que la vente du sucre au-dessus de vingt-deux sous la livre n'est pas justifiée.Le tribunal du commerce siégera à Montréal à deux heures et demi hindi.-—»- Un nommé Alexander Johnson.40 ans, 200, rue Saint-Paul, a été | recueilli sans connaissance sur In compagnons j rue Craig vers dix heures hier soir P de travail l'ont relevé.A l’arrivée |el une heure plus tard ii expirait à qg i ambulance, ij n’était plus.j l’hôpital Général.Paul Désormeaux.trois ans.Ville Saint Pierre, tué par une auto, mardi soir, a été tué accidentellement.constate le verdict du coroner.Un verdict semblable a été rendu dans le cas de James Mel).Crawford, 38 ans.qui est tombé du cinquième étage nu Freeman et s’est tuè.Le coroner a signé un verdict de mort naturelle pour George Bonham, 82 ans.35 rue Burton.—-9- Peu de dommages Durant l’orage de mardi soir le vent n fait tomber la cage d’un élévateur à matériaux construit près dp l’edi fiée de la Hnvrit Coin gang.angle avenue du Pare et Van Horne.Comme on y monte des matériaux au huitième étage, en dégringolant, l’élévateur a causé un peu de dommages à l’édifice en voie de construction.Les travaux pourtant ne seront pas retardés.On croit que Ja compagnie Bovril pourra occuper son immeuble en octobre.L’arbitrage des employés de tramways M.Eugène W.Villeneuve, ancien commissaire de la ville de Montréal.représentera la Commission (les tramways au (bureau d’arbitragi'.nommé par le mlnivlre du Travail, pour régler la question des salaires des employés des tramways.Les employés ont choisi, comme leur délégué, M.J.-A.Woodward, président de la Fifth Sunday Association.Ces deux messieurs nommeront maintenant un troisième membre du bureau, lequel agira comme président, s’ils ne peuvent s’entendre •sur le choix, le ministre du Travail le désignera lui-même.La (Commission des Tramways accepte le bureau d’arbitrage, à condition que ses devisions ne changent point son attitude détià nettement définie ;elle entend garder le dernier uiot.et ce mot, c’est celui de ne pas élever les tarifs du tramway.________ • - Fautes d’ortographe Washington.3.- A cause de fautes de grammaire dans le texte, le président Wilson a refusé de signer aujourd’hui, un bill décrétant que c’est accomplir une félonie que de transporter (tes films immoraux d’un Etat à Teutre, Ce soir, la Chcmbre a corrigé ses fautes d’or-togrophe.Mort du chanoine J.-N.Tessier Loutscvilie, 3.— M.le chanoine J.N.Tessier, curé de Louiseville depuis plus de 30 ans, est décédé, la nuit dernière.Il était malade depuis près d’un an.Le chanoine Joseph-Narcisse Tessier est né à Sainte-Anne de la Pérade, comté de Chain-plain, le 21 juillet 184t.Il était le fiJs de Michel Tessier et de Marguerite Dessalliers.Il fut ordonné à Nicole!, le 24 septembre 1871.Il fut vicaire à Saint-François du Lac de 1871 à 1872; à Saint-Pierre les Rec-quets, de 1872 à 1873; aux Trois-Rivières, de 1873 à 1883.En 1883, il fut nommé curé de Saint-Léon de Maskinongé, où il demeura jusqu’en 1896, alors qu’il fut transféré à louiseville.ii a bâti le presbytère de notre vilJe et en 1893 il a fondé (le college commercial.Il était chanoine ne In cathédrale des Trois-Rivières, depuis 1889.-——.4- M.Thomas Mulvey imprimeur du roi Ottawa, 3.- M.Thomas Mulvey.c.i., MHis-sccrétaire d’Etat, a éié nommé imprimeur du roi en remplacement de M.J.de I,.Taché qui devient bibliothécair e au Parlement.M.Mulvey garde aussi son poste de secrétaire d’Etat.—— -»— - - La fête du roi Suivant la coutume inaugurée, il y a quelques années, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a envoyé au roi George V, le message suivant : “Au nom de la population fran çaise du Canada, la Société Saint-Jean-Baptistc de Montréal exprime à Su Majesté le roi ses voeux ardents de prospérité, à l’occasion de votre anniversaire de naissance.” La fête du roi sera chômé a peu prés partout dans notre ville.En plus à midi.21 coups de canon seront tirés au parc Mance.Deux canons, l’un impérial et l’autre canadien.scronl employés à ce saint militaire.Les bureaux du Pacifique et du Grand Trône, le burent! de poste seront fermés.L’hôtel de ville et la Bourse seront aussi fermé*.-9- Frederick Best, 48 ans, a xocrotn-hé à scs blessures, à Thôpitîd Général, hier.Mardi matin, il a été brosé entre deux trains près des abattoirs de l’est.N-i condition s’est d’abord améliorée, mais soudain le mal a empiré A la suit?d’im long débat, les commissaires de la charte ont ar-replé la motion Evans à l’effet de nommer un comité de cinq ou sept membres pour étudier certains points généraux de l’administration municipale.Le comité se prononcera sur les questions suivantes: t.—La ville doit-elle être administrée par un corps ou deux, dont t’un administratif et l’autre législatif.2.—Nombre de membres du ou des corps.Longueur du terme.3< La (distribution actuelle des quartiers est-elle satisfaisante.4 Le maire doit-il être élu ou nommé.Ses fonctions et son salaire.3—Doit-on nommer un gérant de la cité.6—Quelles qualifications faudra-t-il pour être représentants ou électeurs.7 -Doit-il y avoir un vote spécial pour les propriétaires.8 Doit on adopter le système de la représentation nroportionneïk*.9— Doit-il y avoir droit d initiative.de referendum ou de rappel.10— l.e vote doit-il être obligatoire.Les commissaires se sont prononcés sur la diminution du nombre des conseillers municipaux à neuf ou à quinze, avec un terme de quatre années.Quelques-uns favorisent la nomination du maire par le conseil.avec fonction honorifique seule ment.M.Brodeur n’a point prisé cette réforme.Il insiste en faveur du système actuel de représentation; toutes les classes de fa population, dit-il, doivent être représentées et pour y parvenir, il faudrait diviser la ville en un certain nombre de (fis-tricts dont le nombre de ^représentants ne devrait pas être de moins de 20.Le leader du conseil prêche le retour au système des commissions éohovinales d’avant 1909.Ces commissions, dit-il, ont fort contribué à l’amélioration de notre charte.Chaque commission était intéressée à la bonne administration du département dont elle avait charge.L’échevin de Saint-Jacques demande aussi l’enregistrement préalable obligatoire des votants avant l’élection, c'est-à-dire que seuls ceux qui se seraient enregistrés pourraient voter.L’échevin O’Conne’J est en faveur de quatre ou cinq districts, avec une représentation de pas moins de 20 membres.La commission a ajourné enxuile à la semaine prochaine.Dans l’intention de frustrer Le 15 août 1916, Mme Léonide Lalonde dirigeait contre son mari une action en séparation de corps et de biens.Six jours après, M.Lalonde vendait une propriété qu’il possédait au numéro 54 du carré Saint-Louis à Montréal, à un de ses frères, qui s'engageait à payer le prix d’achat, 63,000 comptant, et le solde en six paiements annuels de $2,000 chacun, avec la permission de faire ces paiements par anticipation.Mme Lalonde obtint gain de cause contre son mari, et le jugement, porté en revision, fut confirmé.Le juge lui accorda une pension alimentaire de $150 par mois.Quelques jours après, M.Lalonde partait pour l’Europe, après avoir reçu de son frèrç.l’acquéreur de sa propriété.la balance du prix d’achat, et lorsque Mme Lalonde voulut exécuter le jugement, il ne restait rien à son mari dans cette province.Mme Lalonde obtint l’émission d’un bref de saisie-arrêt contre l’acheteur de la propriété afin de saisir les sommes (pii pouvaient rester dues sur le prix d’achat.Le juge Howard a maintenu cette saisie-arrêt, hier après-midi.Selon le magistrat, le tiers-saisi a payé Ja balance des argents qu'il devait à Léonide Lalonde, dans l’Intention de frauder la demanderesse.Mort de Mme Ernest Choquette Mme Choquette, femme du Dr Ernest Choquette, conseiller législatif, a été accidentellement tuée, hier après-midi, par un tramway de la rue Sainte-Catherine, en face de TOrphéum.En voulant traverser | la rue, elle n’a pas vu un tram qui; filait vers l’est, tille est morte d’une I fracture du crâne, mielques heures i après son arrivée à l'hôpital Victo- j na.La défunte, née Perrault (Eva), I était âgée de cinquante ans et demeurait à Saint ¦Hilaire.Outre son mari, Mme Choquette laisse, dans! le deuil, quatre fils.MM, Claude, j Lucas.Yves et Gérard Choquette, | et une fille.Mme Edouard Clerk, d’Atlanta.Géorgie; une soeur, Mlle Paula Perrault, de Hcloeil.Le Devoir offre scs sympathies à lu famille.LES RAIDS SE MULTIPLIENT LA DESTRUCTION DES POSTES DE POLICE EN IRLANDE, S'OPERE SUR UNE HAUTE ECHELLE — QUATRE CENTS DEPUIS PAQUES LE DECAY SUR LE HOME RULE.Du lait pour les écoliers Vancouver.Colombie - Britannique.2.— (S.P.A.) On a décidé ne servir aux enfants des écoles publique* qui souffrent d'une mauvaise nutrition une pinte de lait par jour.Ils recevront deux portions mr Jour,’’une l'avant-midi et l'autre l’après-midi- Dublin, 3.— La destruction des postes de police continue à s’opc rer sur une haute échelle en Irlande.Depuis Pâques, 469 édiù ¦.: ont été détruits par les rnioers.Les postes de police de quatre centres ont été attaqués hier, re sont ceux de Clara el de Geashill.dans le comté de Kings, celui de l’enite.dans le comté de Kerry, celui t ¦ 'Blurmey, dans le comté de Cor ., et celui de Oremghar, dans le comté de Cork.Les approches de c , villes ont été bloques avec de gros troncs d’arbres et autres obstacles.Les raiders ont coupé les fils télégraphiques «lui reliaient plusieurs villes et le chemin de fer entre Clara Geashill et Pori Arlington.L’attaque qui a été portée contre les deux postes de police de Clara a été très vive, mais les occupants des deux postes ont opposé une résistance énergique.On dit que trois des raiders ont été tués.On a attaqué le poste de po!:’c de Fenite, ce matin.Les assaiLlan s sont montés sur des édifices voisins, ont arrosé le toit du pox > avec du pétrole et ouvert le feu.Huit constables qui oceupaien! le poste se sont défendus désespérément jusqu'à ce que des matelots qui se trouvaient dans le port de Fenite fussent venus à leur rescousse.Les raiders se sont enfuis à l’arrivée des marins mais le poste de police était en flammes.A Creinghar, le sergent Fitzpatrick a été dangereusement blesse.A Blarney, les raiders ont démoli le poste de police et ont, en partie, détruit un hôtel voisin.De* constables ayant refusé d?faire la patrouille aux courses de Rarronstone ont été remplacés pai des 'Sinn Feiners.UN DEFI AU GOUVERNEMENT Londres, 3.— Le débat snr le bill du home rule est recommencé.Les jeunes députés coalitionnistes ont porté un défi contre le gouvernement.Le capitaine Coote a déclaré que le meilleur moyen de faire croire au peuple irlandais que Je biF du home rule fonctionnera est de déléguer aux deux parlements des pouvoirs suffisants pour leur permettre S’organiser un corps souverain.L’unité de l’Irlande ne pourra être obtenue que par l'intermédiaire des Irlandais.Le capitaine a dit: “Nous ne sommes pas pour no is servir de la force pour mettre les Sinn Feiners à la raison, parce que nous avons fait la guerre cl nous avons combattu contre l’ALenui-gne, afin d'avoir la paix sur les rives de l’Atlantique”.L’OPINION DE CARSON Londres, 3.— (S.P.A.) — La Chambre des Communes qui a siégé de nouveau, hier, après un court congé, a continué l’étude du projet de loi du Home Rule pour l’Irlande.Plusieurs amendements au sujet des pouvoirs réservés au parlement impérial ont été retirés.Sir Edward Carson a de nouveau profité de l’occasion pour dire qu'il était convaincu que (’Irlande voulait tendre vers la sécession par e Home Rule et qu’il fallait suivre rie près le précèdent créé par l’Acte de l’Amérique Britannique du Nord.On s’est entendu sur les clauses quatre, cinq, six et sept.M.Bqnar Law a dit que l'on n’avait pris aucune décision à la conférence de Hythe, et il a aussi annoncé que le gouvernement avait (’intention de présenter un projet de loi sur l’alcool et de le faire adopter à cette session.Les clauses quatre, cinq et six furent adoptées sans amendements importants.Deux points dignes do mention furent soulevés.l.e premier proposant de retrancher la sous-section réservant au gouvernement impérial le contrôle des forces armées, qui a été rejeté; et *e second, donnant le pouvoir a la constitution d'un service postal séparé pour l'Irlande au cas où les deux parlements irlandais seraient unis en un seul.Sir Edward Carson s’objecta à cet amendement; mais le gouvernement renvoya la question à plus lard.Les clauses sept el huit ont été adoptées, le gouvernement acceptant l’amendement «le sir Edward Carson demandant que les sièges du gouvernement soient à Dublin et à Belfast.La Chambre ajourna alors que l’on discutait encore la clause neuf, proposant que le contrôle de la police irlandaise soit donné aux parlements irlandais pour six ans.Walter Hum Long, premier lord et l’amirauté, parlant en faveur d’une période pSus courte que celle fixée par la clause, a fait l’éloge du courage el du dévouement de la police irlandaise pendant les derniers mois "en face de la vendetta lâche et horrible,” -«-— En Cour suprême Ottawa, 2 juin.~H.a Cour suprême a entendu aujourd’hui la première cause (pii ,sr trouve sur la liste de la province d'Ontario.Vendredi, elle entendra la cause de Matldrum vs Martin.Dans la cause de Legault vs Bag-dol, jugement a été rendu contre l’appelant, immédiatement après l’audition des plaidoyers.Lu dernière cause de la Province de Québec.Legault vs Désève, soulève un point de droit très intéressant.Il s’agit de savoir si la clause, "à In charge rie l'hypothèque", crée une obligation personnelle ou une obligation hypothécaire seulement, riant l’immeuble garantirait l’axe- v nt|ion. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 3 JUIN 1920 VOL.XI.— No 129 ani 5n prt fë .WJ L*.ye Très Spécial Mise en vente de ÎJCÜlSÜSES wmmm 1000 Petits Drapeaux Tricolores en Soie Dimensions : 12 x 16 pouces.Valeur courante de 35c chacun.Pour le prix très spécial de la Vente de la Procession.Chacun.(La vente se fait au comptoir de la Renaissance) VENDREDI 4 et SAMEDI 5 JUIN Très Spécial pour la Procession Lot de Jolies Sacoches Valeur de 4.00 chacune.Pour 1.98 Magnifiques sacoches en argent ou en véritable cuir, avec compartiments, porte-monnaie et miroir.Doublure de fantaisie.Valeur régulière de 4.00 chacune.Pour le prix très spécial de.ie laniaisie.va- 1.98 Très Spécial Lot de Jupes à 6.98 Jupes en popeline, soie moirée, et quelques-unes en serge.Grande variété de styles et de nuances, ainsi que noir.Tailles de 24 à 32.Prix très spécial, chacune 6.98 Grande Vente Spéciale HAUTES NOUVEAUTES POUR LE JOUR DE LA PROCESSION {Fête-Dieu) Jupes de Sport et Jupes de Toilette Nous avons ces jupes dans les nouveaux tissus de laine à rayures et quadrillés, dans une grande variété de combinaisons de nuances : d’autres sont en soie quadrillée et à rayures.Quelques-unes de ces jupes sont également en soie unie dans diverses couleurs et en tricolette.noir et blanc compris.Toutes les tailles.Prix variant de : 12.98 13.98 29.98 Extra Spécial Superbes Blouses en Soie Valeurs courantes de £ Qfi 10.00 à 12.00.Pour Ces blouses sont en crêpe Georgette, crêpe de Chine ou soie Habutaï.de haute qualité, dans les plus belles nuances à la mode pour le printemps, telles que : zéphir, vieux rose, maïs, moth, rose-thé, pecan, pistache, gris argent, eagle, bleu des Alpes, blanc, marine et noir.Grand choix de modèles.Garniture de fins et larges remplis, riche dentelle et points ajourés.Plusieurs de ces blouses sont brodées à la main.Toutes les tailles de 36 à 44 de buste.Valeurs de 10.00 et 12.00.Pour le prix très spécial et unique de, chacune.6.98 Très Spécial Echantillons de Corsets pour Dames L1* ileurs de 5.0(1 et 0.00 p»"1' 3,98 Corsets en bon coutil blanc.Jolies garnitures.Buste bas et médium.Marque “D.A.” La Diva.6 jarretelles.Grandeurs désassorties.Valeurs courantes de 5.00 et 6.00.Pour le prix unique et très ^ spécial de.Section de la Perfumerie Nous avons un grand assortiment dv parfums dans les marques Française, Américaine et Canadienne, comprenant une grande variété d'essences, telles que: Air embaumé.Lilas de Kigaud, Mary Garden.Faites-moi rêver, Rêve d’or.Eclat, Brise charmante, Pom-péia.Kiss me.Baiser de Colombine, Rose Pompon et France rose.Prix, Ponce : 1.00 1.50 à 5.00 Jolies boites 0.16 poules Game Indien foncé, un coq, *00.00.Cinq poules et un coq Cornish blanc, *23.00.Trio btes Toulouse et Emhdrn.extra choix.$23 pour cette semaine.Trio d'ndrs bronze, *35.Trio dindes hollandais.*40.Couple canards Mifscovet colorié.*10.Trio, *15.Trois cannes.un Jars Pekin.*18.00 : quatre cannes, nui pars ( ourreur indien, *26.00 ; 10 beaux coqs dindes bronze, de choix, 115.00 chacun.Valeur de *20.00.25 beaux Jars Toulouse et Embden, à *7.50.Huit poules et un coq Ancona, $30.00.Trois poules Wyandotte colombienne, $7.50.30 belles poules Rock blanc, par lots de 10 poules et un coq, sujets primés, *35.00.Pigeons blanes — White King — plus gros pigeons connus, *5.00 la paire.Fsmtails bleus.84.00 le roupie.Oeufs de dindes Bronze.*7.50 pour 10, Ole» Toulouse.*5.00 pour 7, *10 pour 14 oeûfs.T raités sur l'élevage du dindon, aussi du lapin, 25 sous chacun, par poste.Brochure illustrée des races les plus avantageusement connues au pays, 25 sous, par malle.Inclue* toujours timbres pour informations.Volailles offertes ot-haut.garanties plaire ou argent strictement remis.Ia Ferme Avicole Ynmaska.St-Hyaclnthf.Oue.PRWRlirÊSAVENDRE LES MARTYRS DE L’OUGANDA (Suite de la 1ère page) Alexandre Dupuis (Ftablt en 1897» COURTIER EN IMMEUDLES Finances, Aasuranees.Placement» 4* PLACE D’ARMES (près Craig* MAIN IMS.Ré».St-Loul» S2«».DIVERS HOPITAL de gramophones.— dons el réparons toute» sorte» de ®es, satisfaction garantie.S'nd.«ard St-Laurent.fél.Eat «793.Nous ve» gramopho» 794 boule ECOLE DE PRESSAGE COUPE ET DESSIN HOMMl'.S, garçon* demandés, pouvant faire *43.00 à *ti.(lu par semaine, comme pres-scurs d’habits.*73.00 à ?125.00 pour dessin et coupe.Système moderne.Quelques semaines d’apprentissage suffisent, pourcentage payé en apprenant, tours spécial, soir 7 a 10.Pour informations, International Pressing, Design and Cutting School, 199 boulevard St-Laurent, Montreal.COLLEGE DE BARBIER Voule*-vous occuper une excellent ?position, avec le plus haut sa! lie.payé 7 Quel-„ que» semaines d’apprentissage suffisent ; 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Gariepie.Blackburn.117 Anderson, x Sa tala, 118 Gargan.Mondaine, KM Bullecroft.Galopin, 113 1-2 Metcalf.\—Champs.Temps: 1.15 2-5.Piste rapide.Pari de $2.00 sur Hoc ksi Ik a rapporté $11.40, $6.90 et $4.70; sur Rave On.$20.10 et $13.00, et sur All Amiss, $7.40 en troisième.DELXdTRUE GOUfRlSE, 1 mille 1-16.Bourse $800.4 ans ou plus.A réclamer.Pepper Sauce, 104 Willis.Zinnia, 96 Sdhwartz.Cork, 103 Murphy.Margaret N., 102 Tryon.•Oapt.Hodge, 101 Boganowski.Cadillac, 103 Gregory.Temps: 1.49 2-5.Pari de $2.00 sur Pepper Sauce a .rrpporté $9.10, $5.00 et $3.20: sur Zinnia.$3.70 et $3.50, et sur Cork.$3.80 en troisième.î ROiSŒE.WE COL'-RSE, 6 furlongs.’ v >800.3 ans ou plus.A réclamer.Le vii Atkin, 104 Barnes.Bellringer, 105 Sterling.If Nouveautés : Al SERVICE PF.IA TRAllI-TION FRANÇAISE, Edouard Montprlit, 252 pages.*l.*9 LENDEMAIN DE CONQUETE, abhr Lionel Oroulx, 210 pages.98 VIEILLE MAISON, Blanche Ijimoulagnr.220 pages 98 L'EXPLOIT DF.DOLLARD, abbé Paillon, 32 pages .18 LA CULTURE FRANÇAISE.Henri d'Arles.32 pages .18 CROQUIS IAURENTIENS.Fr.Marie-Vietorin, 300 pages .TS UN CANADIEN ERRANT.Er nest Bilodeau, 250 page» .89 (Frai* de port en pim dan* ton* le* cas) L'Action Française Imm La Saaretarde Mentréal PAPIN VS FLEMING C’est ce soir qu’a lieu la rencon-! tre si imipatieimnent attendue, entre j Frankie Fleming, champion poids-! plume du (Lanada et Georges Pa-; pin, champion poids-léger de France, Ia’.s deux pugilistes sont prêts et n'attcmlent que Je signal de l’arbitre pour entrer dans l'arène, l’a-pin (jui est arrivé en cette ville,hier matin, a déclaré aux journalistes qu'il est présentement en forme superbe et qu’il va pouvoir démontrer ce soir, qu’il est de taille à rivaliser avec les meilleurs boxeurs du continent américain.Le protégé de François Descamps n'a pas été heureux lors de sa première rencontre en Amérique, mais il faut ajouter que le partenaire de Georges Carpentier venait de faire une I iture traversée et qu'il n'avait pa.s ! eu le temps de s’acclimater, mais i aujourd’hui, c’est diffèrent et lui-; même admet que s'il est baMu par j le boxeur canadien, il n'aura ! aucune excuse à donner, mais qu’il j devra plutôt admettre que les bo-! xeurs d'iAmérique sont supérieurs à ceux d’Europe.Fin pins de cette bataille, qui sera de dix rondes, plusieurs bonnes préliminaires seront à*l’affiche.PARTIES DANS LES GRANDES LIGUES l-es joutes d’hier «tans les séries des ligues majeures de baseball oqt donné les result; ts suivants: LIGUE NATIONALE A Boston : Boston .09(109315x 9 10 2 New-York .000010000 -1 5 4 Toney, Hubbell, Winters et Smith ; Scott et O'Nciij.A Pittsburg: St-Louis Pittsburg lCité et ceux de la ligue de ia Vallée du Saint-Maurice, fait faire des efforts inouïs pour remporter les premiers honneurs du circuit Narbonne, A pèsent, le Métropole mène par une seule partie sur le Lachine, qui a subi un arrêt momentané par les «leux échecs, qu’il a essayés dernièrement.Les Mets ont une machine puissante, bien équilibrée, mais le Lachine n'a rien à envier au Métropole.Son équipe se compose de jeunes et de vétérans, et elle a c .49 H 3.00 Au rez-de-ehaueaee m*'SOn roNort.CN >asa U|>U.LH Le Magasin du.Peuple 447-449 rue St*-t'a
de

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