Le devoir, 20 avril 1920, mardi 20 avril 1920
VOLUME XI.— No 92 MONTREAL, MARDI 20 AVRIL 1920 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : ¦HHPi Rédaction et administration : 1 L* Il L1 111 il Ll 41 Édition hebdomadaire |j9 m B m MM ^9 M 1ÊÈ È WÈ SB Hj H - TÊLÉPHONEt Main 7460 15 JLÀÆJ JLr MÂ M \Jr JL JL w >unc>"-NLm'rrrr Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISI UN TEMOIGNAGE A propos de colonisation.— La séparation nécessaire.Plus notre expérience grandit dans les choses de la colonisation, plus nous donnons raison à ceux qui réclament depuis des années, à la Chambre, dans la presse et au congrès de colonisation, la séparation des domaines forestier et colonisable.Nous en sommes rendus à croire que >cette séparation s’impose maintenant avec la même urgence que l’octroi des $5,000,000 qui, d’ailleurs, sans elle, ne sera efficace qu’à demi.Ainsi parle l’un des collaborateurs du Progrès du Saguenay, esprit lucide et ferme, en contact quotidien avec les praticiens de la colonisation.Et ses conclusions s’imposent à tous ceux qui étudient de près le problème.De fait, le premier geste de l’homme qui n’est pas au courant et à qui vous dites que le ministère de la Colonisation ne dispose point de lots qu’il puisse, en tout temps et sans délai, offrir aux aspirants-colons, est un mouvement de surprise et presque d’incrédulité.Et tôt ou tard, si nous voulons que se réaliseut les magnifiques espoirs que les gouvernants font surgir, il faudra donner au ministre de la Colonisation des terres dont il puisse librement disposer.Et ce sera la séparation du domaine colonisable et du domaine forestier.Les plus ardents partisans de la colonisation ne songent point à ruiner l’industrie forestière.Il y a place pour les deux sur le sol de notre province.On veut simplement leur permetre de se développer normalement, dans leur domaine propre, mettre fin aux tiraillements qui entravent le progrès de la colonisation.11 est inévitable qu’au ministère des Terres, un certain nombre de fonctionnaires voient surtout dans la forêt une source de revenu monétaire '— revenu dont l’importance grandit avec les développements de l’industrie forestière et que le gouvernement peut immédiatement palper, tandis que les résultats financiers, très importants au reste, de la colonisation ne se font sentir que de façon indirecte et plus lointaine.Il est inévitable que, dans ces conditions, ils soient beaucoup pins enclins à prêter l’oreille à la voix des marchands de* bois qu’à celle des colons.Ceux-ci, au reste, sont beaucoup moins bien organisés que ceux-là pour se faire entendre.Il faut donc supprimer la souque-à-la-corde qui se poursuit depuis trop longtemps.On doit connaître la province, depuis tant d’années qu’on la fait explorer; on connaît à pèu près aussi les besoins de la colonisation.Pourquoi alors ne pas réserver aux colons, en apportant au choix des régions le soin qui convient, les terres dont ils peuvent avoir besoin et en confier la distribution au ministère de la Colonisation?Chaque jour de retard risque d’aggraver la situation, car la hausse des produits forestiers, l’exploitation par le commerce de bois qu’on négligeait autrefois nte feront qu’accentuer le conflit entre colons et marchands de bois.• • • Nous faisans ici une campagne d’idées et qui vise,,non pas tel ou tel individu,'mais un système.Nous réclamons la mise en vigueur du seul régime qui T)ermette l’entière réalisation des bonhes intentions que manifeste le gouvernement.Qu’on envisage la question du simple point de vue financier si l’on veut et, là encore, on devra reconnaître que la colonisation intensive est le meilleur des placements.Car les pays de colonisation sont les grands réservoirs d’hommes et ce qui importe d’abord, au point de vue purement économique, c’est l’élément hommes.Plus la colonisation fera de progrès, plus les gouvernants auront de contribuables entre qui répartir le fardeau des impôts nécessaires.Plus aussi la colonisation fera de progrès, plus les citadins auront chance d’acheter à des prix abordables les nécessités de la vie.Si on le comprenait davantage, c’est dans les grandes villes que la colonisation trouverait ses plus ardents protagonistes.Qu’on l’examine de quelque côté que ce soit, la colonisation apparaît comme une oeuvre essentielle.Du point de vue national, elle accroît nos meilleures forces: les forces agricoles; du point de vue moral, en contribuant à augmenter ces mêmes forces agricoles, elle maintient une partie de notre population dans des conditions de salubrité supérieure.Nous répétons là des vérités banales, mais nous les répétons pour souligner la force de notre thèse de fond : il importe, dans la pleine mesure du possible, d’écarter tout ce qui peut faire obstacle au progrès de la colonisation chez nous.Tït la chose importe d’autant plus, que l’industrialisation croissante de la province multipliera les causes de désertion du sol.Ne l’oublions jamais : c’est dans ce domaine que se joue l’une de nos plus fortes parties, l’une de celles qui intéressent le plus profondément notre vie.Omer HER0UX.bureau et s’occuper de leur trouver de l’emploi.Cette enquête consiste à savoir le lieu d’origine du détenu, ses aptitudes particulières, son occupation avant et pendant sa déten-\ tion, la situation de sa famille, l’aide qu’il en peut attendre.Ainsi renseigné, le secrétaire s’occupera ensuite de préparer la rentrée dans la société du détenu et le sauver du récidivisme, l’armer contre le découragement et les occasions, enfin le remettre sur la route droite.L’OEUVRE DES PRISONNIERS LIBÈRES iÆSSS?ÜÎHSK HsrrSmus i>.vr la société CATHOLIQUE 1>E PROTECTION CT DE RBNSEIONEMIMTS.— NOTE DU FBN ITENGLIàR.La Société Catholique de protection et de renseignements a pour but, on le sait, de faire connaître les institutions de bienifaisamce catholique, de coordonner leur travail et de suppléer par ses propres ressources aux oeuvres non encore créées mais nécessaires et dont elle veut provoquer 'la création.Accueillie au début avec quelque m-dUfférence, peut-être même quelque défiance, son utilité et 1 excellence du travail qu’elle a accompli depuis le peu de temps qu elle existe, sont aujourd'hui partout reconnues, raie a été.rapidement en besogne; taudis qu’en d’autres milieux on commence à se préoccuper du raccordement des ménages désunis qui, entre autres mauvais effets, ont celui d’^abolir l’autorité familiale et de supprimer l’éducation des enfant—elle a déjà, à force de patience, sans autre arme que la persuasion, réuni par centaines des couple* séparés; alors qu e l’on songe ailleurs à créer un bureau de con-sTïltafions légales gratuites, certains de ses membres donnent sans rémunération, ' depuis la fondation, des avis et représentent même au tribunal, les indigents.Elle surveille et aetire le placement des enfants abandonnés et peut, gréee à .son secretarial et à son système de j fiches, créer petit à petit, un bureau central de renseignements inesti- maibles; classer, suivant leur mérite, les cas de pauvreté; éclairer les magistrats débordés de besogne sur les antécédents des gens appelés à comparaître devant eux et ob-tesiir de la sorte, en certains cas, une atténuation de sentence.Corn me elle poursuit une oeuvre de miséricorde et de charité, il est rare, en effet, qu’eille intervienne dans le sens contraire.Elle n’abandonne pas le prisonnier une fois qu’il entre dans la geô/ie, elle l’attend à la sortie pour l’assister dans ses premiers pas sur la route de la liberté qui sont hélas! si difficfites au paria qui s’imagine porter le stigmate visible de sa peine, universel! ciment honni e.t méprisé.• » * Nous avons raconté naguère une visite à la prison de Bordeaux.C’était le six janvier, jour de la fête des Bois.La Société s’était alors jointe à Mgr l’auxiliaire qui, à la place de Mgr rarchevêque, malade et absent de son diocèse, avait accompli cette visite suivant une pieuse coutume.(L’archevêque de Siontréal visite d’ordinaire les prisons deux fois l’angle jour des Rois et le Vendredi saint).Samedi, nous avons accompagné au pénitencier de Saint-Vincent-de-Paul MM.Hurtubise, Jullien, Joubcrt, Gravel, Tourangeau, Perrault, Harris, Jetté (l’abbé J.), et Lemyre.Le bureau était presque au complet, puisque seuls manquaient à l’appel le docteur Dufresne, qui avait dû rester à Montréal, Ïiar suite d’une indisposition, et ’abbé J.-O.Maurice, ancien secrétaire général, absent en Europe, et d’ailleurs démissionnaire, bien que sa démission n'ait pas encore été acceptée.A la suite de cette visite, M.Lemyre, assisté, à tour de rôle, par quelques-uns des membres du bureau.fera la visite périodique du pénitencier, tons les mois environ, pour prendre des renseignements sur ceux qui finissent de purger leur peine, leur donner l’adresse du On dit beaucoup de mal des pénitenciers.Fort peu de gens, sauf les anciens détenus qui ne doivent pas être les plus loquaces, sont exactement au courant de ce qui s’y passe.Il va de soi que nous ne saurions prétendre, apres une visite de quelques heures, parler en pleine connaissance de cause.Nous avons cependant acquis quelques renseignements de première main, et vu de nos yeux les lieux.Il pourrait conséquemment être utile de communiquer nos observations à nos lecteurs.Disons dra l’abord, que le régime pénitentiaire, que Tadiministration ressortit au ministère de la justice et que le rôle du gouverneur se doit limiter à faire exécuter des règlements dont il n’est pas le maître.Le pénitencier, comme son nom l’indique d’ailleurs assez clairement, n’est pas une simple maison de détention, ni même une maison de réforme, mais une maison de punition où les condamnés doivent expier leur faute.Cela donne tout de suit# l’idtée de ce à quoi tendent les règlements des pénitenciers : l’expiation.Le régime doit être assez dur pour que ce ne devienne en rien où la vie puisse être comparable aux états lies plus misérables sous le régime de la liberté.Cependant, depuis une centaine d’années particulièrement, toutes tes duretés trop barbares, ont, petit à-petit, disparu.Gardés par une haute muraille de 23 pieds, infran-chiissaMe sans l’aide d’une échelle, même par les plus habites grimpeurs de murs, défendue au sommet par une sentinelle qui fait sans cesse, arme au bras, les cent pas sur une passerelle, il va de soi que la chaîne et le boulet ont été rendus inutiles.On n’enchaîne plus personne, même dans tes cellules de correction, du “dongeon”, suivant te moi aurais, qui n’est pas situé comme auparavant, au-dessus du sol.Même dans cetite cellule, le condamné ne doit pas coucher sur la terre nue.Il a un grabat, et depuis le perfectionnement du système d'égout, il est préservé contre te supplice plus horrible de tous, de la malpropreté, qu’il y devait subir autrefVm.Ainsi partout, Ile relâchement de sévérité apporte un tempérament aux peines les plus sévères.Tel quel, tout de même, le régime pénitentiaire est suffisamment rigoureux, trop peut-être même à certains égards conwne nous te verrons demain.Louis DUPIRE.liberté, d’améliorer le sort des opprimés, d’accroître la prospérité matérielle du monde.” Tout cela est très beau, sur le papier.Mais on ne voit guère, en Egypte pas plus qu’aux Indes, en Irlande pas plus qu’en Egypte, q\ie “les frontières de la liberté” aient été élargies, que “le sort des opprimés” ait été amélioré.Les “tanks’ dans les rues de Dublin, tes aéroplanes bombardant, aux Indes, des villages sans défense, où personne n’a quelque arme que ce soit à sa portée, 1e massacre d’il y a un an, à Aniritzar, — tout cela pendant que M.Geddes était ministre, — voilà des témoignages matériels qui ne sont pas tout à fait la confirmation des paroles du nouvel ambassadeur anglais à Washington.Commission de médecins Un magistrat autorisé, M.l!?P.Pelletier, qui préside de ce temps-ci les assises de Québec, a signalé l’autre matin la nécessité urgente d’attacher aux tribunaux provinciaux des commissions de médecins experts choisis par la couronne; c’est une réforme qui devra s’accomplir avant longtemps, dans l’intérêt public comme dans celui de la bonne réputation des médecins.U y a eu, ailleurs que chez nous, des procès | où les experts se sont contredits les uns les autres au point de laisser le public sous l’impression que ni les uns ni les autres n’étaient renseignés, ou ne voulaient dire la vérité entière; ainsi, pendant la fameuse affaire Thaw, aux Etats-Unis, des aliénistes se sont contredits mutuellement et ont déclaré, selon que leurs clients le désiraient, que Thaw était fou ou ne l’était pas.Nous avons déjà eu pareil spectacle, à Montréal comme à Québec et ailleurs.De semblables faits ne sont pas pour inspirer une grande confiance au public dans tes témoignages de spécialistes pourtant renommés.Une commission d’aliénistes officiellement attachée à nos tribunaux, s’imposera à la longue, et le plus tôt nous l’aurons, te mieux ce sera.Le procureur général devrait prendre note des conseils du president des assises québécoises et agir tout de suite, avec discernement.BILLET DU SOIE ROSE BLANCHE.Avril frileux retient les bourgeons captifs et sur les branches des grands arbres, pointent des promesses endormies.Dans le gris du soir, le soleil descend et met à l’horizon de pâles lueurs roses; toute la mélancolie de novembre enveloppe ce crépuscule de printemps.Sur la route, passent deux chevaux noirs, pauvres bêtes passives qui n’ont meme pas la prérogative de leur allure; ils passent vite, parce que celui qui les mène revient vers la ville des vivants, tantôt, U g a une heure à peine, ils montaient lentement, tirant leur charge fleurie; leur marche, comme rhytmêe aux accords d’une musique funèbre, simulait le deuil cl le regret: les hommes en ont décidé ainsi.L'attitude des bêtes est toute de convention; elles rignorent, et c’est la différence qui existe entre elles et les humains.Maintenant que Fon a couché, là-bas, celui qui n’est plus, qu’on a placé autour de lui, pour qu’il soit un peu moins seul, les gerbes et les croix fleuries, maintenant que tout est fini, les chevaux noirs reviennent vers la ville.Demain, ils referont la même roule, parce que les morts suivent le même chemin.Sur le (frap noir de la voiture vide, une rose, une seule rose blanche est restée.Oà Ira-t-elle, frustrée de son destin, elle qui devait achever de vivre là-bas, sur un peu de terre fraîchement remuée, elle qui devait mourir, dans le froid de la nuit, doucement bercée par la chanson des petites sources printanières?MONIQUE.BLOC-NOTES Devant l’histoire Le nonvel ambassadeur de Grande-Bretagne aux Etats-Unis, M.Auckland Geddes, a lancé une sorte de proclamation aux Américains, en touchant au port de New-York.On peut y lire entre autres choses : "Pour éviter de pires maux que ceux qu# nous cherchons à guérir, il est souvent nécessaire de procéder avec lenteur, toujours avec prudence ; mais il est une chose que je puis affirmer sans crainte de contradiction éclairée; c’est que la politique britannique, pendant 1e temps que je l’ai suivie, n’a eu d’autre inspiration que celle de rétablir l’ordre dans le chaos, quand cela était possible, d’élargir les frontières de la Il y en a partout On a souvent dit qu’il v a des Canadiens français dans toutes tes parties du monde.Faucher de Saint-Maurice affirmait en avoir rencontré un, originaire de Lévis, sur les confins de, l’Algérie et du Sahara.Un auctenTtnirnalîsté cal' nadien-français, aujourd’hui disparu, et qui fut assez bohème, passa plusieurs mois de sa vie dans une tribu marocaine, où il fit de la médecine sans la connaître, — mais cela disait-il, n’eut d’importance que le jour où il faillit empoisonner la favorite du cheik de la tribu, voici maintenant que le Progrès du Golfe affirme qu’au nombre des commissaires de l’Ukraine chargés d aller en Pologne délimiter à l’a-nnable les frontières des deux pays, ces mois-ci, il y avait un Canadien français natif de la région de Rimouski.François - Joseph Jean, né à Saint-Fabien (Rimous-ki), fit trois ans de grand séminaire à Rttnouski et à Montréal, "passa au rite ruthène, fit un séjour en Gali-cie, revint au Canada, puis repassa définitivement en Europe où il se fit religieux basilien”.La guerre le trouva en Europe.“Mais, ces jours derniers, on nous remit une photographie portant le titre Mission diplomatique de l’Ukraine occidentale à Varsovie.En l’examinant de près, nous apercevons, à notre grande surprise, à la droite du majestueux président, et dans sa robe de Basilien, entouré de militaires et de diplomates cossus, Joseph Jean en personne.Oui.Joseph Jean, ambassadeur de l’Ukraine pour la fixation des frontières entre la Pologne et l’Ukraine.Et c’est pourquoi l’ordre règne maintenant à Varsovie!”, écrit le Progrès du Golfe.Comme le père Jean parle le I rançais, l’anglais, le ruthène, outre le latin et, vraisemblablement aussi, le polonais, on comprend tout de suite qu’il doit avoir été un des membres les plus utiles de cette mission en Pologne.Mais, comme dit un journaliste pince-sans-rire, en lisant cette information, le surprenant, c’est que le père Jean soit délégué ukrainien; pourquoi pas délégué polonais, plutôt ?Est-ce que Bimouski, d’où il vient, ça ne sonne pas le polonais?A Terre-Neuve On aurait cru qu’il n’y a pas ou très peu de gens de langue française, à Terre-Neuve, lu plus ancienne des colonies anglaises d’Amérique.Los statistiques de l’ile ne nous en disent rien.Or, VEvangitl-nc, journal aeadien, nous apprend qu’il y a sur la côte ouest de Terre-Neuve, tout près de 3,500 Acadiens, —Des Muisc.des Doucet, des Gau-det.des LcBlanc, des Alexandre, des Benoît, et d’autres, — presque tous pêcheurs.VEvangéltne se demande si ce sont des descendants de familles acadiennes qui s’expatrièrent au temps de l’affaire de Grand-Pré.ou s’ils n’ont pas plutôt pour ancêtres le groupe français qu’il y eut autrefois à Plaisance, sur Tile même de Terre-Neuve, Quoi qu’il en soit, il y a là un noyau d’origine française, ignoré jusqu’ici, perdu au milieu d’une race hostile ou indifférente et qu’il importe maintenant d’encourager, d’aider et de secourir, à Toccasion.Ces Acadiens ont une paroisse à eux.à Motre-Dame-dc-Lourdes, sur la presqu’île de Port-aux-Basques.avec un curé de langue française, M.l’abbé PineauJt.A nos sociétés nationales de s’intéresser maintenant à ces braves gens, isolés, mais qui ne veulent pas être submergés.G.P.LA SESSION D OTTAWA L’INSTRUCTION PUBLIQUE Le Dr Edwards veut un bureau fédéral d’instruction publique.— MM.Béland, Lapointe) Power et d’autres s’y opposent.Par Ernest BILODEAU) Ottawa, 18 avril.Deux inçkle.xts de conmience-nieut de séance et de semaine: entrée officielle de M.Fernand Jtiu-tret, député de Saint-Jacques, au bras de M.King et de M.Rodolphe l-emieux, et annonce par M.Foster que jeudi prochain, te Chambre célébrera l'anniversaire de te bataille de Saint-Ju'lien, par une ou deux minutes de prières silencieuses im-méidiaterueni après les formules obligera, dont le président donne lecture avant de permettre l’ouverture des portes.iPuis Ton est entré d# pknin-pied dans une discussion qui devait occuper la séance entière, laquêMe a pris fin vers onze heures du soir.Le docteur Edwards, de Frontenac, soumettait que “De Favis de la Chambre, il serait bon de créer un bureau fédéral d'éducation.” Bon pour quoi et à quoi, le texte n’en disait rien, mais 1a discussion (lovait être assez longue pour qu'on rapprenne ahoïKiaamttenf.Y ont pris part, à la suite des deux parrains, MM.Bdwartds et Mackie.le docteur Brlantd, M.iLapointe, M.-L-A.Robb, M.-C.Power, M.-H.-A.Fortier, le iDr Clark et sir George Foster.Ce derrater a demandé et obtenu le retrait de la résolution, de sorte qu’iil n’y a pas eu vote; mais M.Edwards a prétendu qu# la majorité favorise son projet et a fait entendre un.chant vainqueur à la fin du débat, annonçant qu’avant longtemps son bureau d’éducation fédérai! sera en fonction.C’est ce qui reste à voir.LE DOCTEUR EDWARDS On n’avait encore jamais entendu iM, Edwards prononcer un discours aussi courtois, aussi modéré.Ijc fait est que la plupart des orateurs suivants T#n ont félicité ; nous verrons plus loin que te natural n'était pas loin et qu’il est souvent violent chez le député de Fron couraient nul danger au milieu de la population franco-catholique du Quebec et d’ailleurs.Mais la garantie ainsi inscrite vaut également pour les minorités franco-catholiques, et cette clause est le résultat d’un compromis qui est à la base même de l'entente de 1867.M.1^-pointe dira même plus tard que sans elle, la Confédération n’eût pu être réalisée.) Aujourd’hui encore, continue M.Béland, deux conceptions prévalent en ce pays en matière scolaire : celles des écoles publiques et neutres, et celle des écoles à base d’enseignement religieux, qui ont cours dans le Québec et dans les autres groupements canadiens - français.Sans critiquer le premier, nous som-i mes fiers du second, qui s’est plus ; que justifié et glorifié lui-même par-; ticunèrement depuis une couple d’années, où Ton a reconnu de toutes parts que nul organisme n’est plus efficace pour combattre tes idées radicales et révolutionnaires qui courent 1e monde et menacent la société jusque dans notre pays.H n’ést pas de population plus sta» lùe, plus raisonnable, mieux immunisée contre tes virus du jour que celle de la province de Québec, et M.Béland rend ici un hommage vibrant à notre enseignement à base religieuse.Ib départage ensuite Té-ducation de l'Instruction; cette dernière consistant à orner l’intelligence, tandis que la première a pour mission plus large et plus complète de former te coeur et l’esprit à l'accomplissement des devoirs religieux et moraux, dont Tun des plus importants est 1e patriotisme, lequel n’est nulle part enseigné avec plus de soin et de conviction que chez nous.Qu’on ne cherche pas à détruire au Canada la variété ethnique et sociale qui en fait Tune des beautés, Tune des choses qui intéressent te plus l’observateur étranger, et que Ton se garde bien de toucher à la constitution sage et prévoyante que nous ont faite les Pères de la oé par tender de faire une calme dé monsdratiion de sa thèse, à savoir qu'il y a trop de diversité dans tes systèmes den saignement suivis dans les déverses provinces, ei qu'un procédé d’unification s’impose pour le bien général!.On objectera sans doute qu’il faut respecter la sacro-sainte autonomie des provinces, mais celles-ci ne so ni-elles pas coupables jusKjiT'à un certain point?En quel état trouve-t-on .aujourd’hui la situation éducationnelle dans te pays?I>e recensement de 1911 accusait déjà un chiffre d# 663,483 illettrés et tout porte à croire que ce chiffre a encore augmenté depuis.On en a eu un indice sérieux au moment de 1a guerre, où des parties considérables de lu population, jouissant des privilèges de citoyens canadiens, se sont refusés à en accepter tes responsabilités.Et comment s’étonner d’attitudes ne pouvant dépendre que de l’ignorance, si un pareil nombre de personnes sont privées de la lumière de l’instruction?Et M.Edwards de citer des statistiques sur te proportion des illettrés dans diverses provinces, au moment des élections générales de 1911.Sur le nombre de votes donnés, on relève 9 pour 100 d'illettrés en Ontario, 23 dans Québec, 15 en Nouvelle-Ecosse, 4 à Pile du Brinee-Edoiiard.et ainsi de suite.Sans vouloir établir de comparaison injurieuse, prétend-il, le député de Frontenac se sert de ces constatations pour faire remarquer que tout n’est pas parfait dans l’ensemble, et qu’un organisme nouveau s’impose, afin d’unifier les systèmes.les livres de classe, etc.Ancien instituteur lui-même, il a remarqué que Tbistoire du Canada, par exemple, est enseignée différemment selon les provinces, et conclut que de eette façon, on n’atteindra jamais à un sentiment unifié de patriotisme canadien.C’est pourquoi il préconise rétablissement d’un bureau fédéral chargé de recueillir tons les renseignements se rattachant à l’œuvre éducation nette canadienne et à en faire part aux divers ministères de l’éducation, dans un but général d’information et de coopération.Ajoutons que dans ses observations sur tes laeu nés observées.M.Edwards s’est confiné à la Saskatrhewan, peupJèe des races les plus diverses et où il affirme que rien ne rapproche les éléments divers et qu’on ne réussit nullement à les conglomérer peu à peu en tout, un tout homogène, canadien en un mot.M.LE DOCTEUR BELAND I-e docteur Béland — cette bataille commençait par un duel de médecins — note avec satisfaction le ton courtois el raisonnable adopté aujourd'hui par le préopinant, mais diffère totalement d'opinion avec lui.Que les systèmes provinciaux d’éducation — ne pas confondre avec ‘‘instruction publique”— souffrent de diverses lacunes et soient sujets à perfectionnements, nul n'en doute, la perfection absolue n’étant pas de ce monde.Mais !e droit provincial en pareille matière est inscrit dans la constitution et c’est un droit qu’il importe de respecter; les pères de la Confédération ne l’y ont pas inscrit sans de sérieuses raisons qui durent encore.Ils s’inquiétaient à ce moment des minorités anglo-protestantes isolées dans le Québec, lesquelles, comme on te sait aujourd’hui, ne i ¦ ï W , Confédération.Tel est te, résumé, tern*#, ¦ -«Bte .• ,.41 .^gywo«B.4 fortfrrtcnf ftFebWjYteCW phfdovèr ™ fenzer d* faire nne c-fcm* dé- du député de la YteauCC, auquel M.Fîdwards devait rendre, à la fin du débat, un.hommage sans restrictions.* v # M.H.A.Mackie, d’Edmonton, avait accepté de seconder la motion Edwards, et s’en est acquitté brièvement, dans le même souci de modération.11 souligne à son tour la différence entre l’Instruction et Tc-ducation, remarquant que la langue française est plus précise, plus exacte pour exprimer les nuances de ce genre, et il s’incline à son four, en termes rioq équivoques, devant 1 incomparable travail éducationnel accompli au Canada par tes communautés religieuses et te clergé enseignant.II croit cependant v voir un argument en faveur de la résolution, en ce sens que si une province bénéficie d’un système supérieur en quelque point à celui des autres, il est de l’intérêt général que cette supériorité soit disséminée et niise à la portée de tous; argument discutable, soit dit en passant, car il n a jamais été besoin d’un bureau spécial a Ottawa pour qu’on vienne voir chez nous comment les choses se passent, et quels résultats nous obtenons, qu’il s’agisse de former des hommes publics.ou des produits primés de l’industrie lailièrc, par exemple.En tout cas, M.Mackie a continué sa dénionstraiion par des citvtiens de certains auteurs, dont Buskin, di-sont (jue 1 ^education doit moins avoir pour but d'enseigner toutes choses que de donner Je goût de Tétude et de former I esprit à la pratique des vertus religieuses et sociales.Dans ce but, il petit être utile de centraliser Ira efforts et tes résultats obtenus, dans un but de coopération.La conférence de Winnipeg a suggéré la création d’un office de ce genre, on y a lu et présenté des études d une valeur supérieure à tout ce qui se fait et se prépare sous ( empire des systèmes provinciaux, preuve qu'ils ne soni pas parfaite et laissent place à l’amélioration.Le reste de l'après-midi a é4é employé par un terne unioniste du nom d’Anderson, qu’on n’ava t encore jamais entendu, de mémoire professionnelle, #1 qui n’a rien dit de saillant,sauf qu’il n’a jamais existé d’iu- (Suite à la 2èmc page) LE DIVORCE .AU SÉNAT UNE DEMI-VICTOIRE.ROSS.— AUTOUR BATS.- LE BD L DES DE- A Hienre où 1e projet de loi de Phonorable M.Barnard devait être (iiseuté, nous apprenions qu’il avait été retiré et que l’honorable M.Ross en présentait un autre tendant à établir des eours de divorce dans tes deux seules provinces, autres que Québec, qui n'en eussent pas encore: celle d’Ontario et celle de Pïte du Prinee-Edouard.Cette fois, il n’était plus question de la province de Québec.On consentait à faire une exception pour elle.C’étati tine demi-victoire.Il avait suffi à nos sénateurs pour la remporter de mettre tes partisans du divorce en faee d’un débat qui aurait eu un grand retentissement dans Québec et peut-être même dans 1e pays tout entier.Terrible leçon — soit dit en passant — pour ceux, qui avaient cru devoir adopter jusqu’ici la politique criminelle du silence.Si nous voulons que nos compatriotes anglo-protestants res- Ïiectent nos croyances et nos lois rançaises, montrons d’abord que nous y tenons.• « • Et maintenant quelle doit être nO-| tre attitude en face du projet de loi} de Thonorable M.Ross?Notre attitude doit être une attitude de coin-} bat.Comme Canadiens et comme catholiques, nous devons nous opposer à l’introduction du divorce! dons quelque province que ce swit parce que c’est, sans contredit, 1 une des mesures les plus antisociales et les plus antireligieuses sur lesquelles on puisse être appelé a se prononcer.Nous devons nous opposer à l’introduction du divorce dans la province d’Ontario, en particulier, parce que c’est de 1 ou tes les provinces canadiennes, celle ou ü est destiné à faire 1e nlus de maL Il y a, à l’heure actuelle, devant te Sénat, soixante-quinze cas de divorce qui viennent de la seule vulo de Toronto.Que sera-ce quand on aura réussi à y établir une Cour de divorce?.^ xu 1 Et qu’on ne dise pas que Québec étant exclu, la question du divorce ne nous regarde plus.Toutes les provinces sont solidaires les unes des autres.Et si, dans Tune d’entre elles, la moralité baisse; si, dans Tune d’entre elles, la famille devient moins forte, le mariage moins saint, toutes tes autres en souffriront.D'ailleurs te jour où, chez nos voisins de la province d’Ont« rio, te divorce sera entré dans .es moeurs, il sera bien difficile de l’empêcher de s’introduire chez nous.Si nous ne voulons pas qu U finisse par s’implanter chez nous, ne lui permettons pas de s’implanter à nos portes, ., Il ne peut donc être question ici d’abstention.Quand une loi néfaste comme celle-ci est préparée, il »y a pas de responsables que ceux qui la soutiennent de leur parole ou de leur vote, il y a tous ceux qui pouvant s’y opposer, de quelque façon que ce soit, ne le font pas.* * * L# projet de loi de l’honorable M.Ross a été adopté en troisième lecture, au sénat, vendredi dernier.Le vote sur la seconde lecture avait été de 37 contre 7 en faveur du MIL Rendant compte de ce vote dans sa chronique parlementaire du 17 avril, M.Chartes Blshôp du "Citizen’’ disait: “Ceux qui ont voté contre te bill Ross, Tont fait au nom de la sainteté du mariage : ils étaient au nombre de sept!” Sur ces sept, il y avait deux Canadiens français.Des débats qui ont précédé lu deuxième lecture du bill, nous avons peu de choses à dire.Ils n’ont pas été très brillants.Sauf, à deux ou trois reprises, te débat ne s’est guère élevé au-dessus du ton sur lequel on discute les affaires de routine.Les sénateurs ont-ils compris l'importance de la question sur laquelle on leur demandait de se prononcer?Quelques-uns, sans doute; te grand nombre, nous ne te pensons pas.En somme, nous attendions un beau débat, et nous n’avons eu qu’une discussion ordinaire, plutôt terne.Deux choses cependant nous ont frappé, dans ce* débats, et nous tenons à les souligner.La première et la principale, c’est la légèreté des motifs, ou plutôt, du motif allégué par Thonorable M.Ross.Dans des articles parus ici même, nous avons fait ressortir les dangers que te divorce fait courir à la moralité publique, à la famille et à la société.Jamais donc un législateur digne de ce nom ne se résignera à l’introduire dans un pays sans des raisons extrêmement graves.Or void la raison que Thonorable M.Ross a fait valoir, après avoir rejeté comme sans valeur tous tes motifs allégués, Tan dernier, à la Chambre des Communes.L’avantage de la loi nouvelle, a-t-il dit, c’est que, grâce à la clause “nisi” qu’elle com porte, tout jugement de divorce pourra être révoqué dans les six mois qui suivent la date où il a été prononcé.C’est tout ce que Thonorable M.Ross, président du comité des divorces, au Sénat, a pu trouver pour justifier l’introduction du divorce dans Tune des plus grandes provinces de la Confédération.Or, remarquons bien, d’abord, que Thonorable M.Ross n’a pu relever qu’un seul cas.depuis Rétablissement du comité du divorce, où la clause “nisi” aurait pu être appliquée.Remarquons bien, en second lieu, comme te faisait observer Tho norabie M.Lynch-Staunton, que rien ne serait plus facile que de mo difier la procédure actuelle de façon à obtenir les mêmes garanties.Voilà ce qui reste du motif allégué par Thonorable M.Ross.Et il s’est trouvé 37 sénateurs qui ont cru que c’était suffisant! La seconde Impression que nous avons eue, en parcourant les débats, c'est que le bill Ross est loin de répondre aux désirs des deux provinces qu’il concerne.Les seuls sénateurs de la province d’Ontario et de l’Ile du Prince-Edouard, qui se soient levés, en cette occasion, l’ont fait pour protester, au nom de leurs provinces respectives, contre ce bill dont ils ne voyaient nullement l’opportunité.Ge sont les honorables Messieurs Prowse, Murphy et Donnelly.Jamais, dans l’histoire d’aucun pays, il ne doit s’être rencontré de cas où une loi de cette gravité ait été votée avec un ensemble de circonstances aussi peu favorables.Le bill Ross est rendu à la Chambre des Communes où il sera bienN tôt discuté.Se trouvera-t-il partu) nos députés quelqu’un qui puisse et veuille établir jusqu’à quel point une loi comme ceflc-la engage l’avenir d’un pays?Nous avons des rai-sons de Tespérer.* Fr.Ceslas FOREST, o.p. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 2» AVRIL lO^O VOL.XL — No 92 Il y a dix ans IKmKifiRRfZiH! M.Orner Héroux écrit, sous le litre : “En marge du débat.Notes d’un spectateur parlementaire.” La lettre d’Ottawa de M.Cleor- Ses Pelletier : ’‘Enfin! tout d’une aleine.— Aujourd’hui le vote final.— Vogue Ja galère! — Séance paisible.— Embarras.— Interprètes.—- “Un vieux’’.— Us rêvent.— 4m gauche calme.— Dans les tribunes.—- Clauses discutées.—- A qui le commandement?— Prérogatives royales.— On fend des cheveux.— M.Condon parle sensément.— Les fameux articles 18 et 19.— Argumentation de M.Borden, partie intégrante de la marine impériale.— Des hypothèses.— M.Laurier enroué.— Oui ou non?— Qui décidera?—- “Juste ou injuste, nous marcherons”.— Mail et shall ignorés.— Le nouveau portefeuille.— D’autres fonctionnaires.— Payez niais ne dites rien.” —o— Lettre de Québec.'MM.Tellier et fîourassa et le projet de loi réglementant l’industrie laitière.—- Le projet de M.Taschereau sur tes bureaux de placement.— Le nouveau district judiciaire de Pontiac, — Les juges de la Cour de circuit de Montréal.—0~*— Une baisse dens le prix des aliments aux Etats-Unis.CHRONIQUE D’OTTAWA (Suite de la Ire page) tolérance dans la province d'Ontario, ceci pour faire pièce à une semblable declaration de M.Belaud, s’appuyant des paroles que vient de prononcer à Londres sir Andrew MaePhail, fout à l’éloge des Canadiens français.On a écouTé distraitement le député de 1 laiton, et l’on a ajourné jusqu'à huit heures pour entendre M.Ernest Lapointe.M.ERNEST LAPOINTE Le député de Québec-est s’est placé tout de suite sur le terrain constitutionnel.Ce n’est pas par hasard que la clause 93 est inscrite dans l’Acte de l’Amérique britannique du nord, c’est à causé du fait qu’il y avait des minorités parmi les parties contractantes, et qu’il pouvait se trouver alors, comme aujourd’hui, des hommes susceptibles de considérer les droits des dites minorités comthe des chiffons de papier.Pour protéger les petits groupes contre ces dangers, on décida de laisser toute latitude aux provinces, et M.La-pointe ne craint pas d’affirmer que, sans cette condition et ce compromis, la Confédération n’evit jamais pu être réalisée.Le député de Frontenac est-il du nombre des hommes cités plus haut?Veut-il obtenir par une attaque de flanc ce qu’il n’a pu décrocher l’année dernière lorsqu’il demanda l'institution d’un système fédéral d’instruction obligatoire ?Pourquoi ces tentatives incessantes .___, I de modifier la constitution ?Sans Assemblée, dimanche prochain,, \f_ Lapointe, celle-ci a Coteau Landing.On y Iraitei .i I n,esj pas parfaite et se prête à des .anding.de la marine de guerre.; amendements occasionnels, et il fau- i dra que le temps vienne où nous ne Un avocat est suspendu par le s0y0ns p|us obligés tie traverser les >m>eil du Barreau.mers, chapeau en mains, à chaque conseil Le comité inspire des craintes au peuple.—O-"- On discute des souterrains devant la Commission des chemins de fer.—o— Le coût de la vie a augmenté de ITO pour cent en 12 ans au Canada- .—o— La France est calme à la veihc des électionsn.—o— Gymnastes canadiens invités au Concours de Bruxelles.Le “Choc »» Nous tenons à la disposition de nos lecteurs qui voudraient se procurer la traduction française du Clash, de M.William-Henry Moore, le Choc, récemment paru, sous la fois que nous voulons faire augmenter la pension d’un juge ; nous avons le droit de réclamer à ce propos autant d’autonomie que l’Australie et d’autres Dominions.Mais dans le cas présent, la tentative est injustifiée.[.’établissement d'un bureau fédéral d’éducation serait un empiètement tout aussi marqué sur les droits des provinces que si Lon-d’immigration, par exemple, ayant d’hnmigrqtion, par exemple, avant juridiction sur tous les parlements des Dominions nous n’avonts pas besoin d’une telle main-mise sur nos libertés péniblement acquises.Le docteur Edwards ayant admis que son projet est fondé sur ce qui existe aux Etats-Unis, où en ( dépit de l’autonomie de chaque Etat en matière d’insruction publique, le pouvoir centrai possède cependant un organisme supérieur.M.Lapointe rétorque à cela qu’on n’a pas à se vanter particulièrement des résultats obtenus, aux signature de M.Ernest Bilodeau, i Etats-Unis où 34 pour 100 des soî-C’est la traduction complète du I (,a»s.enrôles dans la dermere guer-Clash, autorisée par l’auteur et ses i re étaient des illettrés, ht AL La- éditeurs, la maison Dent, de Toronto.Le Choc, fort volume ciè plus de 500 pages, se vend *1.50 l’unité, aux bureaux du Devoir: pour envoi par poste, colis recommandé, il faut ajouter 13 sous.Adresser toutes les ce ni mandes à l'administration du Devoir, en faisant immédiatement remise du montant dû.par mandat-poste, bon-poste ou chèque accepte, timbré, payable au pair à Montréal, LES VOYAGEURS ET LA TEMPÉRANCE Donnant suite à un jugement d’un magistrat, qui a appedé la loi de prohibition “la victoire de l'hypocrisie”, de cWelle des voyageurs catholiques de Montréal, vient d’a-drossor à M.W.-erance védique le* droits des Canadiens .Attendu que le peuple a cru à la parole du gouvernement et voté pointe rtc conclure par un appel à l’esprit de tolérance des représentants ontariens en particulier, en cette époque où nous avons assez de difficultés sans entreprendre encore une lutte contre l’autonomie des provinces au détriment de la paix et de la concorde qui doivent régner entre les ¦ et-toysn du Canada.LA FIN DU DEBAT M.Lévi Thompson, whip des Fermiers, se prononce en quelques phrases en faveur de FuniformiSa-tjoiij des livres de classe, puis M.C.G.Power fait une allocution vigoureuse en faveur du maintien du principe d’autonomie ét de respect des minorités.Malgré les ruses employées, il est facile de voir, did-il, que c’est à la province de Québec qu’on en veut, comme si elle n’avait pas été le berceau de , l’instruction en Amérique, la pre- ! mi ère école y ayant été ouverte en 1635, juste une année avant qu’il fût question de fonder aux Etats-; Unis l’Université de Harvard.M.i Power fait en peu de mots le procès des écoles neutres et cite l'Orange Sentinel même, rapportant le» déclarations du professeur Clark, de l’Université de Toronto.] à propos de cas d’immoralités découverts dans les écoles neutres n’empêche pas qu’il y ait matière à progrès la coinin ' ailleurs, et le docteur prou nice les mots d’étroitesse de vues et d'intolérance, qui disparaitigieiU.selon lui, au moyen du bureau fédéral prescrit par son ami de Frontenac.U raille M.Lapointe de défendre H constitution là-dessus, tout en étant prêt a la midifier sam.aller à Londres, pmu’ les .pensions de ji.gov Al.Robb, de Châteauguay-Huntingdon, reproche à son tour à M.Edwards de tenter une diversion pour arriver à son but d’instruction obligatoire et défend l’autqnomle provinciale.“En quoi, demande-t-il, les affaires de la Colombie-britannique, par exemple, seraient-elles mieux gouvernées d’Ottawa ; que de Victoria?” Et ainsi de suite : des autres.Laissons chacun libre j chez soi et les choses n’en iront que ! mieux.M.Robb cite aussi plusieurs ; exemples tirés de l’histoire du I Royaume-Uni et ne laisse pas ’ grand’chose debout de ce qui res-i tait de l’échafaudage du député de F’rontenac.Sir George Foster parle ensuite et exprime du regret de ce que les libéraux aient montré quelque chaleur à se défendre, le ministre en revenant toujours à sa marotte de la paix et de l’amour qui doivent régner en Chambre sous son règne éphémère.Il de-I mande cependant à M.Edwards de retirer sa résolution, vu qu’elle ! comporte des instructions d’agir données au gouvernement, et que i le projet n’est pas suffisamment | mûri.Il est en faveur du principe, i mais il y faudrait la création d’un organisme, et de plus M.Foster préférerait que la demande en soit faite par les provinces.Fin consentant à retirer sa résolution, M.Edwards a cependant grogné quelque peu contre le cabinet, qui s’est montré, dit-il, plus indulgent au docteur Steele — encore un médecin —- il y a une couple de semaines, à propos d’éducation technique.Fuis il prend à par-i tie M.Lapointe, qui a mauvaise ; grâce, dit-il, à poser au défenseur de la paix et de l’unité canadiennes, lui qui a présenté en 1916 en Chambre une résolution incendiaire et ne pouvant que distraire le pays de l’effort qu’il donnait à la guerre (la résolution Lapointe sur la question bilingue).Ce n’est là, ajoute M.Edwards, qu’un exemple de plus de l’intolérance et de l’ingérence dans les affaires des autres qui ont été caractéristiques de la province de Québec depuis la Confédération et dont elle ne s’est jamais départie, tout en se plaignant sans cesse que les autres lui veulent «lu mal.Avec des aménités de ce genre, débitées avec toute sa violence coutumière, le député de F’rontenac reprend son naturel, rnis de côté au début du débat, et conclut eu annonçant que son bureau d’éducation existera et qu’il centralisera et répandra toute l’information possible en matière d’éducation.Puis les vitupérations ayant cessé.M.Foster demande l’ajournement de la séance.Ernest BILODEAU.-«- avant d'être envoyée à Washington.Les membres du conseil ont discuté longuement des clauses financières du traité, du chemin de fer j de Bagdad et des obligations turques.Les experts en finance des trois gouvernements alliés assis- j 1 talent ainsi que sir John Codtnan, expert du pétrole d’Angleterre, qui 1 s'es! préoccupé de l’exploitation des champs pétrolifères de la Tur-j quie.Le conseil a décidé d’établir une ! zone neutre ou internationale, dans les Dardanelles.Des contingents alliés séjourneront à Constantinople, ! afin d’empêcher les sultans de pousser leurs peuples contre les alliés, et de menacer leurs voisins.ON EST SANS PITIÉ L’AJRfRESTATlÔlN DES CHEFS DK (LA GRIEVE.— LES MANU TEN'-TLUHS DE FRET FEteADENT OOMYtE DELS AUTRES.Chicago, 20 (S.P.A.) — John Gruncau, président de l’Association “illégale” des Chicago Yardmen, qui a refusé de fournir un cautionnement de '$10,000, après avoir été arrêté, jeudi dernier, avec 24 au-; ires chetfs de grève, sous l’accusation d’avoir violé le le’ver Act, a été conduit, hier, par les agents fédé-j eaux, à lia prison du comté, à Johet.Après que dix nouveaux mandats 'd’arrestation eurent été émis, dimanche soir, l’avocat du district, Cline, a déclaré que 25 autres mandats seraient bientôt émis contre ceux qui ont pris Fa place des chels de grève mis sous arrêt.Alors que la situation commence à être normale à Chicago, voilà que I 35,000 manutenteurs de fret etcom-; mis, menacent de se mettre en grè-! ve.Deux autres chetfs de grève om été emprisonnés hier, ce sont Sa-mu d Cartwright, organisateur «le la United Enginemen's Association et H.-A.Daily, organisateur de la Engine men’s Association.Les gérants de chemins de fer ont fait savoir aux employés de maisons 'de fre.à Chicago.que leurs demandes avaient été remises au Railroad Labor Board.La Température Toronto, 20 — La pression atmosphérique est basse- au-dessus des Grands Lacs.Il pleut, dans la région sud-ouesit d’Ontario, et dans la région nord de l'Alberta.Ailleurs la température est belle.Lacs inférieurs et Baie Géorgienne: Vents d’est accompagnés d’averses.Mercredi, doux et variable avec pluie.LE TRAITE AVEC LA TURQUIE , APPROUVE San-Remo, 20 — (S.P.A.) —Après de 'longues délibérations, 1e conseil suprême a approuvé le traité de la Turquie, tel que le conseil des ministres l’avait préparé à Londres.Fm même temps, il a fait connaître sa décision de ne point s’en remettre .à l’opinion de M.Wilson.On a pratiqué deux seuls changements, dont on ignore la teneur, car on les a tenus secrets.Les ministres plénipotentiaires turcs sont priés de se rendre à Londres le 10 mai.alors que le traité leur sera remis.La réponse à la note du président Wilson, préparée, hier soir, selon les décisions du conseil, lui sera soumise définitivement aujourd'hui V»llèe rie TOulaoiiais et Haut- Saint-Laurent: Beau et doux.Mer- crerii, vents d’est accompagnés d’averses.Max.Min.Calgary 34 Prince Albert ,, r., .48 28 Winnipeg 36 White River .38 'Sauit Ste-Marie .56 38 Toronto .,.60 44 Kingston .56 32 Ottawa : ,.66 36 Montréal 38 Quéhee .28 St.John, N.-B •.36 34 Detroit 42 New’-York .66 52 Décès GAUTHIER.— Aux Trois-RiviArrs.le 1S avril 1M0, à l’ISgr de S3 ans, est décédé J.Philippe finuthler, célibataire, t.es funérailles auront li u jeudi, le 22 courant, en l’église Saint-PhHippe.à H heures.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.îur la vente de la bière et devins dégens, mais non de boissons enivrantes; Attendu que les infractions à la loi Mitlrhcill sont très fréquentes, mal rcpirLmées.souvent ignorées; Attendu que cette situation «riante fera de notre Québec la risée du Gamaria ed du momie entier, et qu’un tuge a déjà pu appeler notre prohibition, “la victoire de Fhypocrisae”; Le Cercle Catholique des Voyageurs de Commerce «le Montréal, fait siennes les résolutions du (terete de Hdtl et prie les honorables français à leurs écoles religieuses et patriotiques, et Tait une allusion emue à 'l’hospitalité généreuse accordée chez noos à ses ancêtres, lors de la grande épidémie qui les décimait à leur arrivée en ce Pays.Il a appris à nous apprécier et se fera toujours un devoir d'aider à nous défendre contre les at-taque.s incessantes qui nous assaillent, même sous le couvert d appels en faveur d’une prétendue unité nationale que Ton travaille plutôt à miner en sourdine.M.H.A.Fortier, de Labelle.parle ensuite en français et définit un autre bon argument, à savoir que «le par la constitution les provinces ministres du gouvernement de la ont droit, non seulement d’utili province de Québec, de réprimer j *er ,es systèmes qui leur paraissent lis* vemtes elande.stincs de liqueurs : bons, mais encore de «lévelopper enivrantes qui se font dans presque chez les enfants la mentalité protous nos centre»; Pr,> !* ,a dite province.Ce droit dis- De punir de fortes amendes et de prison les vendeurs et commissionnaires, surtout les récidivistes, qui ne devraient pas échapper à Oa prison: tte conlréder honnêtement les magasins ayant, licences de vendre des fequetirs enivrantes, pour fins médecin aies: De refuser les licences de clubs paraîtrait le jour où un contrôle central se ferait sentir dans ce domaine sacré.De queà droit laisse-t-on entendre que les législateurs provinciaux se désintéressent de leur devoir ?Croit-on que «les employés féiléraux seraient plus competents ou plus zélés ?Fit au surplus, ne voit-on pas «tue.a l’instar des autres services feclé-raux.Fs seraient tout le temps sur- Le Docteur Prescrit Q DARCE qu’il sait par * expérience que c'est un remède scientifiquement préparé avec les médicaments les plus efficaces pour la guérison rapide et sûre de TOUX, RHUME, BRONCHITE, GRIPPE, et autres affections des voies respiratoires.M'attendais pas d’étre meirndc—mehetes-en une bouteille aujourd'hui mime, c’est le meilleur remède eu momie.Dr ED.MORIN * CIE, limitée.QUEBEC, Qué.çonrine on en signale plusieurs dans èh^s «te travail et ne s’XiHe-Jes \ il les frontières, tel qu a Hull «ni j raient de leurs fonctions qu’à la fa-l on en est revenu aux pires excès ç0n mécanique,, imparfaite et sou-,,1/IgM, f Neuf morceaux pour 226-00 Ce qu’il faut pour un petit appartement.Pour salles à manner d’à peu prés 10 x S ou 9 x 12.Cet ameublement est tout ce qu’il faut.«Comprend le Buffet, le Cabinet, la Table, 5 Chaises et i Fauteuil.Tel qu’illustré.Prix de la Vente Anniversaire.226.00 Ameublement de chambre, 8 morceaux, 226.00 Les coussins, le matelas et le sommier inclus Fini noyer ou kyonix, 226.00.Tel qu’illustré.Comprend le Bureau, le Chiffonnier, la Table de toilette.le Lit double avec sommier en fer.Matelas en feutre et deux oreillers.OOR 00 Prix de la Vente Anniversaire.CfcO.UW Ameublement de salle à manger en chêne solide 226.00 9 morceaux, fini fumé ou doré Ameublement de salle à manger, tel qu'illustré, 226.00.l’i otoflraptile exacte de l’anieuhlemetri Comprend i.Buffet en chêne solide, le Cabinet, la Table ronde à extension, cinq ChaLses et I Fauteuil avec s’èRes en cuirèttc.Fini fume ou doré.99S5 ftft Prix de la Vente Annlx-ersairr.fafaWaUU N.G.VALIQUETTE Limitée, 477 Sainte-Catherine Est. VOL.XI Mo 92 MOWTKKAL, MAKDl 20 AVRIL 1920 3 CALENDRIER DBM AIN.MERCREDI, 21 AVRIL Ut* SOI.I.ENN1TE DE SAINT JOSEPH I.erer rfu «nIHI.$ hearei 10.' Courhcr du ioMI.( heurn 48.Courhur du la lune, le aoir, à 10 h.81.Prîmier quartier de la Innu, lu 15.à *h 34 m.du matin.DERNIERE HEURE LE DEVOIR Toutee les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN VENT ACCOMPAGNE D'AVERSES MAXIM!TM ET MINIMUM Aujourd'hui maiimom.t.Ot Même data l'an dernier.51 Aujourd'hui minimum.0?Même date l'an dernier.81 BAROMETRE 8 h.du matin, 20.05 ; 11 h.20.02 ; 1 h.dr l'après-midi.28.00.Lt» fêtes de Marguerite Bourgeoy L’HOMMAGE DES ANCIENNES '-;r La dernière partie de la célébration du trois-cen-tième anniversaire.— Une maison de repos pour les religieuses fatiguées ou âgées.— Une conférence par Mlle Marie- Gérin-Lajoie.— Allocutions.Les grandes fêtes du trois centième anniversaire de la naissance de Marguerite Bourgeoys se sont terminées, hier après-midi, à la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame par une manifestation qu’avaient organisée les anciennes élèves françaises et anglaises de cette institution.Celles-ci s’étaient rendues en nombre considérable à l’invitation qu’on leur avait faite.U convenait du reste que les anciennes élèves assistassent en bon nombre aux dernières fêtes en l’honneur de la fondatrice de cette communau- tait la parole par l’exemple.Ainsi, ercer.Elle n’a jamais voulu que ses filles fussent à charge aux premiers colons.Il leur fallait gagner leur vie de leurs mains, en donnant gratuitement l’instruction.Marguerite ne négligeait pas non plus de pourvoir à la continuité de son oem vrc, et elle obtint des lettres patentes du roi.Enfin Mlle Gérin-Lajoie estime qu’il est possible de discerner dans la diversité de son apostolat la plupart des oeuvres sociales les plus accréditées de nos jours.Et Marguerite Bourgeoys complé té qui leur a procuré à toutes, l’édu cation et l’instruction' que souvent on leur envie.C’était rendre à la ses relations avec de Maisonneuve ont contribué à faire du fondateur v-.— - — de Ville-Marie l’une des plus pures .£e 1 figures de notre histoire.Auprès naissance nui lui était du: c’etnif i ,i.v.t___ ! des femmes de la colonie et des jeu- srmt mWnn!&neC.r.cf es y111 se 1 Des filles venues de France, elle sont dévouées pour leur donner | joua r(ue • nniirvovmt une education saine et une solide à "eur sécurité LtéHetle et morale .•Iles UHr cTtù ^£n! il faut* Faire Prc.™ièrnr mot supiiléinrntfllrr.fKiSOt; I - jusqu à 20 mots, 20 sous, 1 s»»u par mot supplàmentnirr.MAIHQNS.MàUASINH.ETC.A LOUER : i- jusqu'à 20 mots, 15 sou», 1 sou par mot suppl(,in»nt»ire.A VENDRE : -• jusqu'à 20 mot», 15 sous, 1 «*u pur mot «uppiànimtnlrr.CARTES PROFESSION N ELI.US, tarif SUT ¦amanite CHOSES MUNICIPALE» UN ÉCART DE DIX MILLIONS LA V CONSOMMATION MOYENNE DE L’EAU AUGMENTE DANS CETTE PROPORTION, DEPUIS LES PREMIERS JOURS D’AVRIL — LES APPREHENSIONS DU SURINTENDANT DE L’AQUEDUC-LES POMPES ELECTRIQUES.FAITS DIVERS 'NE PESAIT PLUS QUE 84 LIVRES Le commissaire Latulippe prési«j MADAME SPRING, DE TORONTO,! LES INCENDIES.L’avance de l’heure à Sainte-Ànne-de-Bellevue Le surintendant de l’aqueduc constate, avec effroi, l’auMinentation sensible de la consommation de jours NAI88 ANC*™ D KCItS, * MBbSkS^ ^ M» f< ff * .aujk par insertion.! *1 «ivril, sur ccîllo de lu monic pé- RCMKKCiEMKNTS : — so «nus.j riodt* l’an dernier.L’écart se joue 4'iA.l,MK^»?0ND.*fnï „.?î0,!^.»i^.ERa0N* ! entre dix millions de gallons de plus, par jour.La consommation moyenne s’établit à 71,500,000 de gallons par NRIXKB, ETC.- *1 00 par inarrtion.jour, contre une moyenne de 02,-000,000 de gallons, pour les premiers jours d’avril l’an dernier.AUTOMOBILES ‘ cfiXfiWfcunfc WfeTOlcTRN S drma'ndK Suivra les nuiit, Jour ou soir.Ucrnce ({«-runtir, position nssuréc.Cours prive* pour - dames, s'mt.Couiomhe, las Demontlsny Est.i,ette année, la plus forte consotn- -mation, celle du 10 avril, était de A i miFR I 75,474,000 gallons; et l’an dernier, —-j la plus forte, celle du 3 avril, était GARAOE a LOUER ; de «8.615,000 gallons.OaraRe demi-prlve, parquet ru ciment, 1 'aiuirnf'nlnlinn ntl rie IR nmir felatre à l’eieetrlelte entree sur nr paver.L* "Ugint nlalion CSl UB 1» POU) •nifie Saint-Christophe et Hoy.Tél Up.| cent; on alloue 13 pour cent aux 67G5- ! besoins nouveaux de la population i et 5 pour cent au gaspillage causé par aes fuites dans les conduites.On a découvert dernièrement deux duM les enquêtes sur les incendies hier.On a reconnu qu’un feu qui avait causé de* dommages au mon-j tant de $70,000 à un certain édifice vacant portant le No 435, rue Saint-Laurent, avait eu pour origine, certaines substances chimiques.C’est la seule explication plausible, car il n’y avait personne dans le studio à trois heures «le la nuit.Les dam ni âges ont surtout affecté le studio.Mme Fleury, 1430 rue Logan, le 13 avril, a allumé une allumette, le soir, pour aller dans une chambre et le commissaire a cru que telle était la cause d’un incendie qui a fait pour $160 de dégâts.FILLETTE TUEE PAR UNE AUTO.Hier après-midi, une fillette a été tuée par une auto, rue Saint-Dominique.Rebecca Astroff, trois uns, 119 rue Saint-Dominique, jouait dans la me, avi'e des bam-! bins, lorsqu’elle est allée se jeter ETAIT SI VU AIT UE QU’ELLE NE POUVAIT VOIR A SES ENFANTS.— LE T A.N LAC LUI \ RENDU LA SANTE, ET ELLE A ENGRAISSE DE QUINZE LIVRES.— SA RECONNAISSANCE ENVERS CE MEDICAMENT EST SANS BORNES.mumoiipttl de Sainte-a adopté la réso- A VENDRE “J’étais presqu’ià bout de mes res-sourccs, lorsque je commençai à prendllre du Tânlax\ et je ne pouvais même pas prendre .soin de met.deux petits enfants, mais je suis au-joinni'hui en meilleure santé rt‘ dernier, par accident, grièvr- ixière, comme tout île reste de la | ment blessé.Aujourd’hui, il souffre encore des blessures reçues.Il «le parav i néral du district d’Ontario.M.Sa i vage reçoit ainsi une importante .P‘rî,v,m'e.- , promotion et nul doute qu’il jus- Le maire Samson a eu une confe-tifiera dans sa nouvelle position, la ; ronce avec Ks airtontes religieuse i confiance dont il est l’objet de la au diffJrci;l4c^.(I"5J>.rc*fn; part des chefs de la compagnie.M.te 1 wflication de «la loi Scott.e4 tl Savage débuta comme agent de ga- ; es# assez probable que te cierge teint re en 1891 et depuis, sa carrière n’a oathoïKque que protositan#, sera en _ .’ été qu’une suite de promotions plus faveur de son raçspol.Il faudrait I damné la défenderesse a paver au importantes les unes que les au-! pour cela l'assentiment de 25 pour I demandeur $1.75 par jour, à par j |res» (Communiqué.) cent des éleccurs de la ville.1 tir du 12 avril 1920.attribuait cet accident à la négl genre de la compagnie défenderesse, de laquelle il réclatnnil une pension de $11.62 par semaine.Après examen de la preuve et des témoign»ge«s.le tribunal a eon-nê la défenderesse à paveres acheteurs américains sont passés avant-eux et ont acheté presque toute la récolte darns certains districts.1rs prix qu’on a offerts étaient aussi très alléchants et c’est ce qui explique que nous avons eu moins de sucre d’érable sur notre marché; cela explique aussi les prix élevés que nous devons payer.Le commerce demeure assez actif dans le compantlrnent des oeufs.Nous en recevons d’assez fortes quantités tous les jours et les prix se maintiennent fixes ici.On prétend cependant qu’ils ont un peu monté « la campagne.Des acheteurs ont même payé jusqu'à 4fi sous la douzaine hier.Chez le marchand de gros ils se vendent à 51 sous la douzaine.Nous cotons les prix suivants: PRODUITS DE L’ERABLE*- Sirop d’érable .$3.20 à 83.25 Sucre nouveau .32 à 35s FARINE-TYPE— Franco à bord (f.o.b.) Montréal .$13.25 En lots fractionnés et aux épiciers.$13.55 OEUFS— Oeufs strictement frais.51s BEURRE— De beurrerie, frais .GO à 60s % De beurrerie, en blocs solides .61 à 62s SUCRE— New-York, 20.—Sucre brut, ferme; sucre traité par moulin ontri fuge, $18.93; sucre fin granulé, $16 â $17.FROM AGE— Bonne qualité .27Uà à 28s POMMES DE TERRE— Les prix ce maintiennent encore assez élevés.On demande aujourd’hui de $5 à 85.25 par sac de 96 livres, LES VIANDES FUMEES— Les jambons de 10 â 15 livres se ve ndent de 38 a 40s; ceux de 18 à 25 H’ res se vendent de 36 à 37s ; ceux d’un poids plus lourd valent 32s.Le lard à déjeuner (bacon) fait de 42 à 43s; le lard Windsor des-sossé s’enlève à 52 el 53 sous.LE SCORIE D’ERABLE Beauceviïle, Qué., 20.—La récolte du sucre tbuche à sa fin dans la Beauce el elle est à peu près semblable à celle de l’année dernière, qui await été bonne.Les nouvelles reçues de la Nouvelle-Angleterre indiquent que la récolte de sucre y a été pauvre, ce qui aura pour conséquence une forte demande du sucre canadien et de là la hausse des prix sur le marché canadien.La livre sterling Cours du change sterling, à New-York et à Montrèall : à N.-Y.à Mont.Papier à 60 jour.390.00 426.50 Id., à demande .395.50 432.00 Far enfile sous- marin.306.25 432.75 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 9 1-4 de prime.lia* franc (N.-Y.), .1580.Marks, .6165.Taux d’escompte, à Londres, fi 5-8 p.c.Taux d’escompte de la Banque « Ani^cterre, 7 pjc.BOURSE DE NEW-Y0RK l ours fournis par la maison Torhêr, Brau* sais ei Ci*, 88, rue Notre-Prane ouest.Mont-rea).Allis Chalmers.Am.Beet Sugar.Am.Can.Am.Car and F.Am.Inter Corp.Am.Linseed.Am.locomotive.Am.Smelting.Am.Sugar.Am.Sumatra Tobacco.Am.Woolen.Anaconda Copper.• Baldwin Loco.Bethlehem Steel (B).Canadian Pacific.Central leather.Colorado Fuel and Iron.Corn Products.Crucible Steel.Cuba Cane Sugar.General Motors.Goodrich.Great Northern Ore.Inspiration Copper.Internat.Nickel.Inter.Mere.Marine.do de priorité.Internat.Paper.Kelly Springfield.' Keystone Tire and Bub.I .ail, a wanna Steel.Mexican P trol.Midvale Steel.Missouri Pacific.Ohio Cities Gas.Pan Amer.Petrol.Pierce Oil., ., Pierce Arrow.Pressed Steel Car.Beading.Bepublic I.and S.Royal Itiileh.• .111% Sinclair Oil Con*.Southern Pacific.Studebaker.ÇÀ ET LÀ L’assemblée annuelle des actionnaires de lu compagnie C.U’.Lindsay Ltd.a eu lieu hi semaine dernière.L’année qui vient de se terminer a été la plus prospère de l’histoire de cette compagnie connue dans les différents centres canadiens.Comme les résultats de .’année ont été des plus satisfaisants on a décidé de voter un boni de 20 pour cent de leur salaire aux employés dans les différentes succursales de cette compagnie.Ce boni est payable Je premier mai prochain ù tous les employés qui font partie de la compagnie depuis le mois de mars 1919 et seront encore à son emploi le premier mai prochain.Cette compagnie paye actuellement un dividende de 7 pour cent sur les actions de priorité et mi dividende de 8 pour cent sur les actions ordinaires, A l’assemblée annuelle qui vient d’être tenue Jes directeurs ont aussi décidé de payer un autre dividende de 2 pour cent sur les actions ordinaires ce qui porte le dividende sur les actions ordinaires à 10 pour cent.Le bureau de direction se compose , des membres suivants : C.\\.Lindsay, président; M.McDiarmid, J.A.Hebert, A E Brook et E.Hamilton.Une statistique publiée dernièrement établit que ia production des mines de la Colombie Anglaise au cours de l’année dernière a été des plus satisfaisante si l’on tient compte des conditions spéciales qui ont suivi la fin de la guerre.On établit en effet que la production de l’or a atteint la valeur de $3,216,865 tandis que ia production de l’argent atteignait un montant total de .'s2ü,-095,057.00.La valeur ou charbon extrait des mines de* la Colombie est évaluée a $12,476,276.00.On a évalué Ju production totale des mines g plus de 33 millions de dollars au cours de l’année.L’année précédente la valeur était plus forte de près de 8 millions de dollars.On explique cette diminution en disant que Je marché du cuivre a été presque complètement démoralisé à la suite de la fin de la guerre.La Banque de Montréal annonce l’ouverture d’une nouvelle succursale de banque à Abbotsford, C.A.D’un autre coté on voit que la Royal Rank of Canada vient d’ouvrir de nouvelles succursales à Santos été Sao Paulo, Brésil.Il y a quelques mois cette même banque organisait une succursale dans la ville de Rio-de-Janeiro.Il y a donc trois succursales de cette banque qui sont maintenant en opération dans l’Amérique du Sud.Ces banques sont d’un grand intérêt pour le commerce canadien.Un empruntée fabrique Nous extrayons' ces quelques notes du bulletin mensuel de la firme financière René-T Leclerc, de Montréal : La paroisse catholique de Saint-Augustin, vient de nous adjuger $200,000 d’obligations, dont le produit est destiné à couvrir les frais de construction de son église.Les titres sont de cinq ans, portent intérêt à 5Va p.c.et jouissance du 1er mars 1920.C’est le (premier emprunt de fabrique lancé depuis près de quatre ans.Ce mode de placement sur obligations paroissiale a toujours été très prise et fut en réalité le premier dont l’usage se soit répandu chez nos compatriotes, surtout à la campagne.Il inspire, avec raison, une absolue confiance, étant données les garanties exceptionnelles que les lois de la province de Québec, lui confèrent.Avant la guerre, les fabriques empruntaient communément à 4Vi et 5 p.c.Même depuis, les taux n’ont pas beaucoup varié.Le prêt sur billet ne liant que la fabrique, tend à disparaître.L’emprunt sous forme d’obligations engage la paroisse tout entière et prévoit l’amortissement graduel de la dette.II offre par là de meilleures garanties; c’est pourquoi ou le préfère généralement à l’autre.L’émission sera prête incessamment.D’ici là, nos clients qui se proposent d’y souscrire n’auront qu’à nous faire savoir le montant à leur réserver.TRIBUNAUX CIVILS DES TAXES EN LITIGE LE JUGE SURVEYKR DEFINIT LE POUVOIR QUE POSSEDE LA COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUES DE PERCEVOIR CERTAINES TAXES.ON TIENDRA COMPTE DK LEURS DEMANDES.— PENSION ACCORDEE.______ Pur jugement rendu, samedi dernier, le juge Surveyer u mis fin au litige entre lies syndics d’écoles du Coteau Saint-Pierre, la cité de Montréal, et la Commission1 des Ecoles Catholiques, intervenants, au sujet d’un droit de perception de taxes d’écoles sur une lisière de terrain qui borne Montréal et Montréal-Ouest.Actuellement cette lisière de terrain est en dedans des limites de la cité, et.pour cette raison, celle-ci alléguait que son acte d’incorporation lui donnait le droit de percevoir les taxes susdites, et soumettait que la commission scolaire de Coteau Saint-Pierre devait cesser de percevoir lés taxes scolaires des propriétaires de ces terrains.Le juge Surveyer a décidé que la loi passée en 1916, amendée j en 19J8.donnait à la commission ! des Ecoles Catholiques, le droit de , percevoir les taxes susdites sur ! tout le territoire formant partie de | la paroisse de Notre-Dame de Grâce et situé dans Içs limites de la LA MATINÉE À LA BOURSE LA COTE DEMEURE PRATIQUEMENT LA MEME DANS LES J) I F F E R E N T S COMPARTIMENTS — LES VALEURS DE PULPE ET DE PAPIER FLECHISSENT UN PEU —A WALL STREET.Les valeurs sur notre place locale ont manifesté un peu plus d’activité que la veille, bien que la séance n’ait pas été des plus intéressantes.Les valeurs de pulpe et de papier ont semblé manifester une légère tendance vers la baisse.La cote n’a cependant pas été sensiblement affectée.Les affaires ont encore été négligées sur le marché de Wall Street et les cours se sont encore maintenus à la baisse.Vers midi cependant les cours ont repris un peu plus d’aplomb, ce qui a donné un regain de vie aux affaires qui languissent.Les Brompton Paper, sur notre place locale, ont particulièrement attiré l’attention.Les directeurs de cette compagnie ont tenu une assemblée hier.Ils ont décidé de payer le dividende trimestriel régulier de 1 1-2 pour cent sur les actions ordinaires.Il a aussi été question du plan de la nouvelle capitalisation dont., .il est question depuis quelque I cité de Montréal, mais il a ajoute temps.Cette affaire n’a cependant que le terVain en litige formait pas été complètement réglée et on attend cela dans quelques jours.D’un autre côté, ils ont décidé de pousser la construction d’un nouveau moulin d’une capacité de 18,-000 tonnes à East Angus.Ce moulin d’après les directeurs, sera probablement prêt à fonctionner avant i ia fin de l’année courante.Les Ca-| nada Steamship sont aussi restées en vedette.On dit dans les cercles bien informés, que les revenus de la compagnie pour le premier trimestre de 1920, sont égaux sinon siroérieurs à ceux de l’année dernière.Las Brompton Paper, comme nous le disions, se placent en premier lieu à 88 au début pour toucher 87 1-2 â la fin; suivent les Canada Steamship 78 3-4 et 77 3-4 vers midi; Les Atlantic Sugar se traitent à 88 1-8: Jes, Wayagamack enregistrent 84; les’ Spanish River se vendent facilement à 90 1-4; les Price Bros se présentent à 310 an début nonr se tasser ensutie à 306: les Dominion Textile cotent 128 1-4: les Lake of the Woods gagnent un point à 198: les Steel of Canada sont actives à 80 1-8; les Brazilian Traction s’enlèvent à 45 1-4; les Abitibi Pulp sont fixes à 325; les National Breweries trouvent preneur à 51 et les Iron enregistrent 70.A la fin de la ’liste se trouvent le' valeurs suivantes: Canada Car à 62 Detroit Raihvav à 106 1-2 Dominion Glass à 66.Lanrentide à 1-2.Peter Lyall Construction à 78 MacDonald à 32.les Montrée1 Power à 86.les Quebec Railwav à ¦25, les Shnwinisan à 108, les B-V’ partie du territoire de Coteau Saint-Pierre et ne relevait pas, quant aux taxes, de la commission des | Ecoles de Montréal.LEURS DEMANDES SERONT ENTENDUES Le ministère du Travail a fait parvenir au juge MacLennan des instructions, rfin d’élargir le ea-i dre de l’enquête qui est poursuivie au Palais de Justice, par le Bureau de Conciliation reliativeinent aux demandes faites par différents employés de ta compagnie du Grand-Tronc, pour obtenir un réajustement des salaires et de meilleures conditions de travail.La semaine dernière, au début des séances, il avait été impossible d’en venir à une entente et d’entendre en même temps, ’les diverses unions des employés et non chacune d’elles séparément.En face de cette dificullé, le bureau de Conciliation avait décidé de demander l’avis du ministre du Travail.La réponse reçue, hier, avise le bureau de continuer l’enquête commencée, et de faire en sorte que les demandes de tous les employés soient entendues, indépendamment de l’organisation à laquelle ils âppartiennent.LE DEFENDEUR PAIERA LA PENSION DE SA FILLE - Par jugement rendu en Cour supérieure, le juge Lane a maintenu ÏYction en réclamation au montant de $175.75, de Alice While e: vir contre J.Hannon.M.Hannon, le 28 avril 1919, pla-Tefepbonc à 105.les General Elec- ê’11* sa fille mineure, Elsie, chez trie à 105 et les Asbestos Corpora- Mlle Alice White qui tenait une mai-tîon à 75.son de pension au No 130 rue Peel.Dans le compartiment des actions ; Au bout de quelque temps, le défende priorité on note les Asbesto'¦ deur se trouvait à devoir $175,75,1 Corporation à 89, les Canada O pour frais de pension.Rien qu’il ment à 95 les Canada 4’otfons à 77 reconnaisse devoir cette dette, il a f > i c cli 4 4 — J < _ 1rs Snani'h River à 135 1-2, et les Canada Steamship â 83.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par le maison L.-G.Beaubien et Cie.) Iron.fiO à 70.25 à 69%.10 à 70.Steel.5 à 80%, 35 à 80%.Suar.05 à 88%, 100 à 88%, 150 a 88U., 25 à 88%.100 n 88%, 75 à 88%.Brazil.50 à 45%.75 à 15%, 100 à 45.Brompton.733 à 88, 50 à 88%.40, 25 à 87%, 175 à 87%.Steam.75 à 78%.125 à 79, 70 à 78%, 15 à 78' ., 50 à 78.25 à 77%.Car.50 à 02.Glass.25 à 66.Mont.Power.46 à 86, 25 à 85%.Breweries.30 fi 51%.Spanish.195 à 91.25 i 90%, 25 à 90%.Wayag.80 à 84.Ijike of W.5 à 197, 55 à 198.Abitibi.25 à 325.Bell.3 a 105.25 à 104.7 à 105.Detroit.5 à 106%.Gen.F.lec.10 à 105, 10 à 105%.Macdonald.85 à 32 25 à 31.Cement priv.10 fi 95.Steam, pr'v.100 à S3.Dont.U.1925.*1000 à 94%.8100 à 91.W.D.C.1937.8200 à 97%, *300 à 97.Onv.Midi 41 40% 99% 99% 4h 4f>7/|| 138% 138% 99 97% 87% 86% 104% 102% 66 fia 1.16 134 92% 91% 127 125% 60% 59% 135% 1.32% 94% 119% 93% 84% 37% 83% 99 U 98% •Jf>2 218 5G r»ô1 «x 325 318 68% 68 36% 36% 55% 55% 21% 21% 35% 35 93 92% 81% 81% 121 118% :’.7% .ViU, 77 77% 193 187 35% 45 21) 25% 42 11V» 106% 18 015% 72% # 1 105 103 82% 8116 106% 107% 111% 110% 39 37 91'% 95% 11*84 115% La note américaine Cours du change A New-York : Cours-moyens Londres, (llivre slcrtling).3.95 'Paris, (franc).15.80 Bruxelles, (francs).14.85 Genève, (franc).ÔJ>ô Madrid, (peseta).1740 Berlin, (mark).blfifi Vienne, (conronrc).0062 Rotterdam, (florin).3706 Rome, (lire).2:1.37 A (Montréal: New-York.9 1-4 p.c.Londres.4.37 Paris.14.20 Bruxelles.13.45 refusé de l’acquitter, prétendant que | sa fille est devenue-'majeure, pendant qu’elle était en pension, et que c’est elle qui doit payer maintenant sa pension.Cependant Je défendeur est prêt à confesser jugement pour la somme de $71.00, coût de la pension de sa fille jusqu’à sa majorité.Le demandeur Arthur Gill, qui a obtenu la permission de reprendre l’instance, par suite*de ta mort de son épousé, Alice White, survenue en décembre 1919, a refusé d’accep-; te cette confession du jugement.Le j tribunal, considérant que le défen-i deur s’était engagé à payer la pen-: sion ne sa fille pour tout le temps | stipulé, a condamné le défendeur à i ; payer, au demandeur, en reprise ! (d’instance, la somme de $1/5.75 • avec dépens.IL FALLAIT OBEIR AU CONTRAT Le juge Howard, hier, a renvové 1 action de E.Théroux contre la Go d Medal, Brush and Broom Co.Théroux avait été engagé au scr j vice de la défenderesse pour une an-nee.Le demandeur prétend qu'il a etc injustement congédié avant que 1 année fut écoulée.Il réclame en consequence, $263 de salaire resté, La défenderesse admet le contrat, mills affirme que te demandeur a etc congédié avec raison, parce qu’il n avait pas voulu obéir à un ordre justifie du gerant de la compagnie.Le tribunal a renvoyé l’action du demandeur comme non fondée avec dépens.Madrid Berlin Vienne Homi • « • * .* .10 .0067 am .19.00 LA LIGUE DES NATIONS OPPRIMÉES (Cours fournis par McDougftlJ and Cowans).Cours MAIS : Mai .Juillet AVOINE Mai .Juillet .d’ouv.170 7-8 165 3-8 97 7-8 88 1-2 a maison Cours à midi ARTH1R BRI'VEAU, Membre, Beene de neutre»! BRUNEAU & DUPUIS COtRTIEBB Jiareae de Mentréal : 97 ET M SAINT-FRANÇOIS-XAVIER Srerarealee : QUEBEC ET SOREL.Fil direct aree POST * FDA GG.New-Terk Montréal.20 avril 1920.Ce serait, certes, peine inutile que de chercher une cause mystérieuse à l’effaissement des valeurs, aujourd'hui, puisque de longtemps l’élément destructeur qui, dans 'l’espace de quelques heures, fait s’effriter les gains à peine accumulés, est ce spectre qui hante le cerveau financier et dont ie nom semble suranné tant il a été de fois évoqué.Les conditions monétaires incertaines constituent, en effet, la douche froide administrée à différents intervalles à enthousiasme spéculatif.Ce facteur, redouté, hier, le sera également demain à moins que la situation ne s’améliore rapidement.Plus que tout autre, peut-être, il ralentit automatiquement, nous pourrions dire, l’ardeur de la clientèle, fournit à la caste professionnelle l’occasion de mettre en porte-i feuille, à bon compte, le butin aban-i donné par les petits spéculateurs:! guerriers vite vaincus en bourse:! rend le marché nerveux et par là même, excessivement ' impressionnable.La déclaration du juge Cary aux ! actionnaires de la U.S.Steel Cor-j poration dans laquelle il définit la! politique financière de la grande! firme métaUurgique de l’Amérique,! *______ a été reçue favorablement et contribua à stabiliser les valeurs de ce Canada Cernent : Un dividende compartiment delà rafale de baisse 1 3*è pour cent sur les actions qui souffla à Walt Street dans !e priorité pour le trimestre se cours de la séance.Mais la cote R'rn,*nant lp mars.Ce dividen-dans son ensemble, n’offrait aucti- ! de pst payable le ne tendance sériense à se relever et' tionnaires enregistrs te 30 avril.___ ___________________ __ la clôture s’effectua â peu de cho-j Brompton Paper : Un dividende ; irlandais et les Hindous, les peuples se près, au niveau extreme de bais-J fr'mesVr'c^ de 1 1-2 pour rent sur de la Daèmatie, de la Croatie, du se de la journée.h‘s actions ordinairesp, payable le Monténégro, de Malte, de Maroc, de f.'am.n a vire nncccr tv ^ ' mai prochain aux actionnaires l'Algérie, de la Syrie, de la Paies- rAuwANhb, GObabLJN « Co.' enregistres le 30 courant.Uine, de Cuba el de l’a nam a.OBLIGATIONS 5m A C7A/Q ANS de la COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUES DE MONTRÉAL Date d’émission: 1er mai 1920 Titre* de $100, $500, $1,000 On accepte en paiement bons de même Comnuaaion à deux ans, du 1er mai 1916.N.B.Enralaaan» raupona-tnltrêta ata Canada al aai S.tau- l ut.uni frala.al doa-aou au aurteut It ktaétca da ebanga.yfersâiH^ mmutli ftrwIllM gricaii* ¦ennui ¦ANOUIBMB OTTAWA Imm Banqua National# QUEBEC BOSTON Rua S.-Jaan, 198 80 Stata 9t.Nous offrons Montreal Public Service Corporation Obligations 6Mi%—à 5 «ns Prix le pair (100) et intérêts Précieux avantages Nos cascades et nos rivières consütuent les principaux agents de production des industries comme la Montreal Public Service Corporation et celte compagnie se trouve ainsi à l’abri du renchérissement de scs matières premières.En outre, la ville de Montréal et la Compagnie des Tramways it ai nombre de ses gros clienLs, ce qui fait de ses obligation* dey valeurs particuliérement recommandables.Prospectus sur demande Beausoleil, Limitée Bons el Obligatior*' I 12, rue Si-Jarques.Montreal un NOUS OFFRONS lett obligation» suivante» : Commission Scolaire Catholique de Montréal Echéant juillet 19tK — 4% — 75.78 pour rapporter §'>4% Echéant juillet 1949 — 4% — 75.44 pour rapporter Commission Scolaire Protestante de Montréal Echéant juillet 1943 — '41/ü% — 84.06 pour rapporter 5%% Cité de Montréal (Ville Saint-Louis) Echéant nov.1949 — 4 */*.% — 82.34 pour rapporter g % % Echéant mai 1948 — 4 Vq% — 82.75 pour rapporter 5% % Cité de Montréal (Notrc-Dame-de-Grûce) Echéant nov.1948 — 4%% — 82.58 pour rapporter % Province de Québec (Hôpital Prot.de Mont.) Echéant sept.1932 — 4Va % — 88.98 pour rapporter 5%% Cité de Verdun Echéant nov.1940 —- 5% — 88.29 pour rapporter 6% Echéant mai 1914 5% — 87.36 pour rapporter gfo Port de Québec Echéant juillet 1928 — 4% — 87.43 pour rapporter 0% Cité de Sherbrooke Echéant juillet 1921 — i% — 97.17 pour rapporter 0% S'adresser à Corporation des Obligations Municipa'es, Limitée.RENE DUPONT, Gérant J.W.SIMARD, C orrespondant 124, rue St-Pierre 7.Place d’Armes Tél.6932 QUEBEC Tel.Main 1933 MONTREAL NOUS REMBOURSONS DES MAINTENANT Obligations 6% de la COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUES DE MONTREAL Echéant le 1er mai 1920 Nous payons 100% et les intérêts courus CREDIT CANADIEN (Incorporé) 99 RUE ST-JACQUE8, MONTREAL.Tél.: Main 2926 et 2927.Boite poMale 1180.CHS-KI).ABPTN, Directcur-Géranl.PLACEMENTS AVANTAGEUX.Brasserie Frontenac Ltée, 6% avec Prime Action.Echéance: 1er décembre 1951.Intérêts payables semestriellement.L'action ordinaire donnée en prime cote actuellement 75.Prix au Pair ($ 100) plus Intérêts.L.G.Beaubien & Cie Banquier* et Agent* de Change SO, rue Notre-Dame Ouest, - Montréal PARIS Suecuraal.t: QUEBEC TROIS-RIVIERES Les Pouvoir» d’Eau font le succès d’un territoire Montréal a doublé depuis que les chutes environnantes ont été développées.La même chose a eu lieu pour Trois-Rioiircs et ses environs, etc.Les Cantons de l'Est manquaient du pouvoir nécessaire pour se développer ; maintenant que la : : î Southern Canada Power Company y fournit du pouvoir, déjà toute une sérié de nouvelles industrie* viennent s’y établir.Ceci veut dire des recettes plus considérables pour cette Compagnie.Ce n’est plus lorsqu’une Utilité Publique est rendue & son apogée qu’il faut s’y intéresser, si l’on veut participer dans les profits qui seront réalisés.Demandez des renseignements.NESBITT, THOMSON & COMPANY, Limited 222 rue S.-Jacques, MONTREAL Main 3816 Succursales Hamilton Toronto et I,ondon.Placement Garanti 171 3-8 165 5-8 Phanie 20.— On mande que Ga- bride DAnnunzio est à former une LES GRAINS À CHICAGO lions, (rompotfèe de tousses éfènients ! minoritaires, dans Jes pavis d’Eu ! rope, dex “peuples opprimés’’, qui portera Ile nom de Ligue de Flume.' A eette fin, îi \ient de convoquer! une conférence à Fiirm-e, pour i
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