Le devoir, 19 mars 1920, vendredi 19 mars 1920
VOLUME XI.— No 6$ MONTREAL, VENDREDI 19 MARS 1920 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S6 00 UNION POSTALE.g 00 Édition hebdomadaire canada.«s 00 iri.re-UNi8.* g© UNION POSTALE 3 00 Rédaction et administration 2 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL, TÉLÉPHONÉE Main 7460 SEBVICE DE NUIT?: Rédaction, Main 5111 A4Bi»i*tratiM, Main 5153 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! LE SYSTEME Nouveaux témoignages.—Comment s’effectue la proscription du français dans les services fédéraux.— La besogne qui s’impose.— Le devoir particulier de nos représentants.— Le danger de l’abstention.On ne peut ouvrir un journal — nous parlons des journaux qui ont assc£ de fierté pour s’occuper de ces choses — sans y trouver quelque nouvelle preuve du mépris que témoignent à notre langue les divers services fédéraux.Voici, par exemple, ce qu’écrivait, à propos de la correspondance ÆMuïe-Dussault, que le Devoir publiait la semaine dernière (numéro du 30 mars),, notre courageux et tenace confrère de VEvangêline, de Monc-ion, M.Alfred-N.Roy : "Voilà au moins une lettre qui ne pêche pas par manque de clarté.[Il s’agit de la lettre de M.Dussault au colonel Piuze.] Et elle arrive à \ point.Le ministère de la milice, en effet, est le seul de nos départements officiels qui ne se moque point des droits de la langue française ; il l'ignore complètement.Les autres départements font souvent des gaffes monumentales, oublient par exemple d’envoyer aux divers bureaux de poste des cartes bilingues; envoient, très innocemment, des blancs de naissance [Il s’agit d’un service d’enregistrement des naissances établi d’accord entre le gouvertiement fédéral et celui du Nouveau-Bruns-"wick.], etc., complètement anglais à des provinces où les Français sont en nombre, et autres peccadilles du genre.“Mais lorsque l’on veut les pousser au bout, lorsque l’on veut se donner la peine de faire quelque bruit, ces bonnes gens trouvent toujours, perdu dans un coin, quelque petit brin de français pour faire taire les plus méchants.Au ministère de la milice, rien de tout cela.Certes, on répond bien en français aux lettres rédigées en cette langue, — et encore! — N'est-ce pas en anglais que sir Sam Hughes annonçait à M.le docteur Sormany qu’il acceptait l’offre d’un bataillon acadien?et n’est-ce pas en cette langue que le colonel Powell ratifiait la nomina*-iron temporaire du colonel D’Aigle au commandement de ce même bataillon?"Officiellement, il ne paraît pas y avoir de français au déparlement de la milice, si ce n’est toutefois une copie du traité de la Haye que l’on trouve dans l’édition des Army Rules (et cela pour la bonne raison que .le.traité en question a été rédigé en cette langue), et quelques manuels à l’usage des “instructeurs”.Là plus qu’ailleurs ta légende: One tongue means more efficiency fait force de loi.Pas un des innombrables “retours”, délices des quartiers-généraux, qui soit rédigé dans les deux langues; pas une des formules que doit remplir le soldat qui ne contienne autre chose que de l’anglais.Et sur le livret de solde du troupier comme sur le livret d’état de service de l’officier, pas un mot de français.“La ferme attitude de M.Dussault sera entre les mains de nos députés une arme très forte dont ils auraient tort de ne pas faire leur profit pour remédier à cet état de choses regrettable.Il faudra que le ministère trouve une solutioni et pour peu qne nos représentants français veuillent agir, it ltd sera difficile de ne pas acàéder à la demande de.ce monsieur.” Ceci était publié à Moncton le 15 mars.Trois jours plus tôt, le 12, !M.Luc Bérard disait dans le Droit d’Ottawa, après avoir noté la façon dont les diverses langues officielles sont traitées en Belgique et en Suisse : "Ici, nous sommes sans cesse traités en parents pauvres, obligés de faire valoir nos droits, de réclamer contre une mauvaise volonté hargneuse, laquelle, impuissante à abolir sur ce point la constitution, s’efforce d’en paralyser les prescriptions par la force d’inertie."Pour qu’on ne croie pas à une exagération de notre part, citons quelques faits précis, contrôlables, et que vient de nous signaler un ami témoin, après tant d’autres, de ce mauvais vouloir.“L’impôt sur le revenu est payé par tous les contribuables sans distinction de langue.Il y a donc intérêt, tant pour Ik gouvernement que pour le public, à ce que chacun soit instruit, de préférence dans sa langue, du mécanisme de cette, taxe."Or, au bureau où se centralisent les services de cet impôt, dans l’immeuble autrefois occupé par la Cie Dalg, rue Rideau et Sussex et MaçKenzie, on lit bien Vindication Income tax, mais nulle part, Impôt sur le revenu.Si l’on se.présente à ce bureau pour demander un renseignement en français, personne ne peut répondre et il faut prendre comme interprète un jeune sténographe fort peu au courant de la question.“Les contribuables sont invités, pour permettre d’établir le montant à payer par eux, à remplir des questionnaires imprimés : on leur a dit qu’ils en trouveraient des formules françaises dans les bureaux de poste."Les formulas n’étaient pas prêtes, H a un mois.Le sont-elles maintenant?Il est difficile de le dire.En tous cas, au bureau de poste d'Ottawa, il n’y en avait pas mardi soir, 9 courant.Des formules anglaises ont été envoyées aux cullivaleurs de paroisses aussi françaises qu'Angers dans la province de Québec.“A ce propos, le ministre des Postes pourrait imposer à ses subordonnés au moins an peu de politesse à l’égard du public, auquel ces employés devraient être en mesure de répondre en français comme en.anglais."Cet avis de la part du ministre serait opportun spécialemenl pour un des plus vieux employés du bureau de poste, préposé aux renseignements."Cet employé qui, l’an dernier déjà, avait déclaré à noire ami qui Vinterrogeait en français qu’il "devait parler anglais”, s'est borné, mardi dernier, à ne pas répondre du fout et à se retourner vers un interlocuteur anglais sans plus s’occuper du premier.Celui-ci dut faire signe à un autre employé pour obtenir une répond.“Ce sans-gêne des employés anglais, payés par nous, au service d'une population dont plus du tiers est canadienne-française, cette morgue dédaigneuse d’individus trop bornés pour apprendre le français et désireux d’imposer à tous leur mesquine ignorance, est intolérable " Nous pourrions indéfiniment allonger ces citations.Ceux qui suivent avec quelque soin' des feuilles comme le Droit, l’Action catholique, la Liberté, le Patriote de l’Ouest, l’Evangcline, le Progrès du Saguenay et les meilleurs journaux de notre presse franco-catholique savent à 1 quoi s’en tenir là-dessus.Ici même, nous avons publié des textes et des ; documents qui, joints aux multiples dossiers accumulés pur nos confrères, ne laissent aucun doute sur un point : Nous sommes en face d'un système qui tend à annuler en fait nos garanties constitutionnelles, à proscrire le français des services fédéraux.Derrière ce système, il y a ; des forces différentes : volonté consciente de quelques unificateurs à outrance, instinct d’accaparement d’une masse de gens qui trouvent > absolument naturel de prendre à eux seuls toute la banquette et d'obliger tout le monde à se conformer à leurs us et coutumes, ete.Mais les résultats sont les mêmes et, si nous ne réagissons point, si nous ne réagissons avec méthode et persévérance, nous resterons quelque jour avec, pour tout avoir, un texte de loi intéressant, mais qui ne correspondra plus à aucune réalité pratique.Le français, officiellement reconnu par la constitution fédérale, aura été en fait chassé de son domaine.*' * * * Le devoir de réaction s’impose à tout le inonde.Il n’est personne qui ne puisse apporter à la cause un utile concours.Mais, à l’heure présente, il n’est personne non plus que ce devoir presse plus énergiquement que les députés français qui siègent à Ottawa.Tous ces empiètements sont le fait de gens qu’ils peuvent, dans la personne des minisires responsables, traduire à leur tribunal.Qu’ils organisent systématiquement la défense du français, qu’ils demandent compte à tous les ministres des manquements et des injustices qui peuvent se produire dans leurs ser- vices, qu’ils donnenf l’impression très nette qu’aucun acte de ce genre ne sera posé sans qu’il en soit demandé compte au chef responsable, et beaucoup de choses changeront à Ottawa.On nous permettra de le répéter » l’heure est favorable.On a besoin de nous : c’est le moment d’exiger qu’on mette, derrière toutes les jolies phrases qu’on nous prodigue, un peu d’effective bonne volonté.Nous ne demandons au reste que notre part de soleil.Ajoutons que, pour les députés eux-mêmes, cette tactique, commandée par le devoir patriotique, ne serait peut-être pas d’un mauvais rapport.Tandis que l’abstention.,.Car, un jour ou l’autre, il faudra revenir devant l’électeur.Or l’électeur, un certain nombre d’électeurs, en tout cas, s’intéressent de plus en plus à ces choses et les abstentionnistes d’aujourd'hui pourraient, demain, sc heurter à d'assez embarrassantes questions.' .R se trouvera peut-être même des journalistes pour rafraîchir sur tout cela la mémoire des “libres et indépendants électeurs”., Umpr HRPDIJX PILLET DU SOIR PRINTEMPS FUGITIF Il va et vient, le printemps grn deux, ne sachant où poser son pied délicat.La terre est sale, laide, le ixrvé glissant, mais du sol qui sommeille montent des vapeurs tièdes: un peu de mousse verte et les fleurs souriraient; mais H cherche en vain, le timide printemps.¦ H va et vient, le printemps inconstant comme la girouette au caprice du vent.Il gémit longuement [Hirmi les arbres nus, comme lu vague presséç au rocher qui la brise, puis vilement il se blottit dans les perce-neige; craintives.Il pleure.Il nous sourit.Il se rapproche puis s’éloigne, le printemps inconstant.Il va et vient, le printemps capricieux, cherchant des coins ombreux pour ses nids chauds et doux, il cherche la paix des monts pour ses claires sources qui veulent chanter, mais l’hiver encore implacable, le chasse avec rigueur.Il s’en m mais il revient, le printemps capricieux.* A’e sois plus fugitif, printemps de ma jeunesse; “trop vite hélas vient ka vieillesse et trop tôt passent les beaux jours!” Reste à mess côtés toujours, afin que, si le temps me ravit mes vingt ans, mon coeur sans cesse fidèle l’abrite avec amour! SUZON.NOTES MUNICIPALES LE TRAMWAY.— PASTEURÜSA-TION.— L’OPINION D’UN MEDECIN CANADIEN EN FAVEUR DU LAIT CRU.Les employés de tramways nous l’ont dit l’autre jour: ils ne réclament pas cette année une augmentation de salaire mais une réduction des heures de travail.Réduc-tLn des heures de travail et augmentation de traitement, c’est une seule et même chose, faisions-nous observer le lendemain, puisque à l’heure actuelle, étant donné le coût élevé de la vie, aucun ouvrier ne voudrait consentir à une réduction de gages.Hier, un journal donne quelques explications à ce sujet qui confirment absolument ce que nous prévoyions : “Or, ce “système actuel” des heures de travail consiste en ce que les employés travaillent, les uns pendant 12 heures par jour, et sept jours par semaine, ce qui est beaucoup trop, et d'autres 4 à 5 heures par jour et quelquefois moins, ce qui est beaucoup trop peu, surtout pour le salaire a retirer.“'Des plaintes nombreuses ont été adressées par les membres de l’union à ce sujet, pendant toute l’année, aux oPficicrs qui ont la direction de l’union.Ceux-ci ont soumis le cas au comité exécutif, lequel a élaboré un projet pour faire étudier les heures de travail.On ne connaît pas encore les dispositions de ce projet.Cependant, d’après des informations puisées à» sources autorisées, l’application dé1 la journée de 8 heures, pour tous les employés, sera demandée à la compagnie.“Maintenant, une question délicate se pose.Est-ce qu’en travaillant moins longtemps, les employés recevront un salaire suffisant?Ainsi, sous le régime actuel, les conducteurs et wattmen, après trois ans de service, reçoivent un salaire de 48s de 'l’heure, pour 12 heures par jour et 7 jours par semaine de travail ; ces employés reçoivent un salaire hebdomadaire de $40,32.Tandis que, pour 8 heures par jour, et six jours par semaine, le salaire hebdomadaire se trouverait réduit, avec la même échelle de salaire qu'aujourd'hui, à $23.04."Un relèvement du taux des salaires s’imposerait donc forcément.Avec un taux de 75s par heure, un employé travaillant 8 heures par jour et six jours par semaine, c’est-ù-dire 48 heures par semaine, ne recevra encore qu'un salaire de !*C> par jour, soit $30 par semaine.“La question pour les employés de tramways en est là.Une assemblée générale des membres de l'union aura lieu, la semaine prochaine, probablement mardi, pour considérer la situation.” M.Saint-Cyr, président «le la commission du tramway, déclare u'avoir pifVété mis au courant de la requête des employés du tramway, mais iiit que la commission accueillera 1res sympathiquement cette deman de quand elle lui sera transmise par la compagnie des tramways qui seule traite directement avec ses employés.Le résultat est facile à prévoir: la compagnie capitulera tout de suite, car ce n’est pas elle qui devra payer les pots cassés.Elle n’a qu’à j)asscr tout simple-meat, par la voie de la commission les -tramways, la note au public.La commission exécutera fidèlement c tte requête, se gardant bien de fuser une augmentation qui pourrait susciter l'animosité d'un groupe distinct de ta population contre elle et, partant, contre le gouvernement qui l’a mise en fonction, heureuse de trouver un aussi beau prétexte -pour justifier la hausse du tarif qui aurait, sans doute, été nécessaire même pour l’augmentation du budged des salaires.Nous ne souhaitons que du bien aux employés de tramways.Les mieux payés d’entre eux.touchent une quarantaine de dollars par semaine, d'après leur propre declaration, pour un travail assez dur.Notons simplement que si la compagnie ne nous avait pas liés par ce merveilleux contrat, adopté grâce à la législature, les choses ne se passeraient pas de la sorte.Elle n’oserait peut-être pas refuser l’augmen-lation demandée par les employés au courant de ses profits énormes réalisés dans le passé, mais elle n’oserait pas non plus passer 1a note ou du moins la note entière au public.Il faudrait pour y arriver une foule de formalités qui l’effrayeraient.Aujourd’hui, que lui importe?Son contrat la garantit contre loute perte et lui assure même des profits toujours égaux.Paie Baptiste, mais paie donc! Dans ta lettre au Devoir d’aujourd’hui, l’un de nos correspondants fait observer au président de la commission administrative qu’il n’a pas le droit de dire que seuls les producteurs de lait s'opposent à l’adoption du fameux règlement.Notre correspondant a pleinement raison.H serait plus juste de dire que c’est, au contraire, une petite minorité de producteurs et de marchands de lait à laquelle s’est joint un groupe très restreint d’associations dites pour le bien-être de l’enfance qui réclament 'l’adoption du règlement.Nous n’avons ni le temps ni les moyens d’étudier la question à fond, mais voici, nous semble-t-il, comment eiïïe se présente: le règlement tend à rendre la vente du lait non pasteurisé ‘extrêmement difficile.On assure même qu’il le fera disparaître de fait du marché de Montréal: il sera dirigé directement de la laiterie à la beurrerie ou à la fromagerie.Deuxièmement, on fait de la pasteurisation une nécessité.Au lieu de se contenter de prêcher la stérilisation à domicile lorsqu’elle est nécessaire, on prcifère imposer ce moven coûteux, exigeant l’achat d’àpoareils compliqués pour ceux qui n>n ont pas.et met.par conséquent, en excellente position pour contrôler le comm' 'e.les marchands de lait dont Lius!'Dation est déjà faite.On peut citer des auteurs et des auteurs, des autorités et des autorités sur l’utilité et la nécessité de la pasteurisation, mais n'est-il pas possible d’en trouver qui contestent aussi ces opinions?Nous relevons au hasard d'une lecture ce simple passage d’une broehuretté d’un médecin canadien, justement estimé de scs collègues, sur le rôle de l’alimentation naturelle: “Ils sont légion chez nous, ceux oui sc refusent à la consommation de cet aliment incomparable, simplement parce qu’ils n’aiment pas cela, parce que dans leur enfance, on "portait tout à 1a fromager.e”.Rien n’est plus deplorable et n’expose davantage à l'abus des viandes.D'abord “civilisons” nos palais et ensuite ne gaspillons pas cet aliment important et précieux.Ceux qui boivent du lait bouilli ou "ébouillanté” sous prétexte de digestibilité plus grande, sont bien mal avisés.Buvons le lait era.le plus frais possible” aéré en tout temps et conservé en glacière l’été”.Nous avons déjà donné ici rnè-même l'avis éminemment respectable d’un chimiste.N’allons donc pas trop vite.Voyons les deux aspects du problème.La commission administrative s'agite fébrilement.Ce qui presse le plus à l’heure actuelle — et le conseil ferait bien d’en prendre note — c’est de ne pas.se presser.BLOC-NOTES Vatican et Canada Il y a quelques semaines, une dépêche de Londres a rapporté que le gouvernement anglais, en réponse à une interpellation, venait de déclarer qu’avaral de prendre l’initiative de tenir une mission britannique en permanence au Vatican, il était à consulter les gouvernements des différentes colonies autonomes, entre autres celui du Canada et que celui-ci n’avait pas encore répondu.Interrogé par M.Murphy sur 1a réponse qu’il a dû faire à Londres, le cabinet Borden, par l’entremise de M.Howell, vient de déclarer avoir reçu le 17 octobre 1919 une communication du ministère impérial] à ce sujet et y avoir répondu le ü décembre de la meme année, qu’il “it'a pas assez de renseignements pour le justifier d’exprimer son avis sur 1 utilité de maintenir un représentant de l’Angleterre au Vatican’’.Voilà un faux-fuyant.Pris entre la crainte du groupe rirangiste et des préjugés antieallioliques d'un côté et celle de froisser les convictions religieuses d’un groupe très considérable de •Canadiens d’origine française, irlandaise, anglaise ou étrangère, de L’autre, le gouvernement Borden a préféré louvoyer.Il fallait s’y attendre.La majorité de Smutts La “victoire loyaliste” du général Smuts aux élections récentes apparaît de moins en moifis assurée, à mesure qu’arrivent les .nouvelles de la confédération sud-africaine.Les loyalistes ont évidemment chanté trop tôt un hymne de triomphe, où ils ont voulu mentir au monde.Le groupe nationaliste a fait élire 44 députés, tandis qu’il n’en avait que 27 avant les élections ; c’est donc un gain de 17 sièges.Aux dernières informations, 1a position respective des partis, avant et après l’élection, peut se résumer ainsi, quant au nombre des députés à ta législature sud-africaine: Sud-nfricains (Smuts).Unionistes.Nationalistes (HerUog)., Travaillistes.Indépendants.AVANT A PUES .»8 39 .3K 25 27 41 5 21 6 3 Louis DUPIRE.P.-S.—Cet article était écrit quand le compte rendu de la conférence du docteur S.M.Wells, membre de la commission hygiénique des recherchas scientifiques, nous est tombé sous les yeux.Le docteur WeMs portait, hier, la parole devant les membre» du Ha b y Welfare Committee l'une des associations «ni favorisent le plus la pasteurisation.Or.voici ce qu’il a dit, d’après la (iazrtte, au sujet du lait pasteu-sé: “Toutes les nourritures brevetées pour enfants, le lait condensé et même le lait jtasteurisé manquent de ces vitamines nécessaires; et un bébé mis à ce régime sera particulièrement exposé au rachitisme et à tous les accidents de la dentition.M aura pendant le reste de sa vie de mauvaises dents.” Tout commentaire serait superflu.L.D.La coalition du parti de Smuts cl des unionistes anglais n’a plus que 04 deputes, quand elle en avait, avant les élections, 90; elle a donc perdu 32' sièges, dont 17 sont allés aux nationalistes.Ni le général Smuts veut gouverner maintenant, il lui faudra rallier à son ministère, outre les partisans de la coalition, le groupe ouvrier, sans quoi il n'aura que 04 députés de son côté, contre 05, à supposer que les nationalistes et les travaillistes se fusionnent.La victoire de Smuts n’en est donc pas une, ainsi que nous le signalions dès le lendemain des élections.“L’im pression, c’est que les nationnliste* et le gros du parti sud-africain vont amener leurs chefs à faire un compromis”, dit une dépêche de Londres, ce matin.S'il n’y a pas cette entente, la position de Smuts sera presque intenable, comme l’admettent même des journaux de Londres, entre auters la Chronicle et la Westminster Gazette.Hour ce qu’on a appelé une victoire, elle est singulièrement dangereuse au vainqueur.Slesvig et Irlande Le Catholic Register de Toronto éerit en marge du récent plébiscite, tenu dans une des zones du Slesvig, occupé par les Allemands depuis plusieurs décades: “Le spectacle du Slesvig en train de voter pour décider s'il doit rester à l'Allemagne ou retourner au Danemark, (loit édifier les Anglais qui.malgré tout, ne veulent pas donner à l'Irlande la même chance de voter pour exprimer leur avis quant à l’avenir politique de leur pays!” Vingt millions C’est le montant des crédits que la Serbie veut accorder du Canada, afin de faire ici des achats de matériel qu’elle nous paiera le jour où elle sera en situation de le faire.L'échéance est incertaine; et ce qu’on a appelé la balkanisation de l'Europe, ainsi que les dimensions de notre dette nationale, sont telles que nous devons procéder avec beaucoup de prudence dans nos tractations financières avec les belligérants d’hier/ Nos industriels seront certes en faveur de l’octroi de ccs crédits, puisque ce serait, en l'occurrence, le gouvernement canadien qui les paierait pour la Serbie, quitte, de son côté, a attendre un remboursement de celle-ci.Sommes-nous en mesure de tenter pareille opération?Les clubs de Hull Le secrétaire provincial, à Québec, vient d’accorder depuis quelques semaines,-douze patentes de cercles mondains (“clubs sociaux”) à des citoyens de Hull, vis-à-vis d'Ottawa.Il y en a tait déjà cinq d’établis avant cette affluence de demandes dont deux ou trois organisés il y a déjà plusieurs années par des Ontariens a Taise.Les douze nouveaux cercles recruteront leurs membres d’un bord et de Tau-tri’ On peut croire que des lois de prohibition, en Ontario, et rie quasi-prohibition, dans le Québec,contribueront à accroître les membres de ces cercles où Ton aura toute liberté, s’il faut en juger par ce que dit entre les lignes l’Evénement, de boire autre chose que de Teau pure.Les citoyen» de Hull qui ont à coeur In bonne réputation de leur ville ne toléreront certes pas qu’on en fasse un lieu où iront s’inscrire dans un de ces ren ies les gens trop assoiffés d’Ottawa et «es environs.Aussi (aut-U « attendre à o* qu’il LA SESSION D’OTTAWA LES FONCTIONNAIRES MECONTENTS Des députés critiquent la refonte de la classification des employés civils.— Un mot de M.Burnham.Ottawa, 18 mars.La session devient terne au point qu’il n’y a même pas d’interpellations du ministère, au moment de passer ù Tordre du jour, cet "instant d'imprévu” qui fait presque toujours un bruit de préliminaires batailleurs, dans les vraies sessions.Order of the day, mugit le president, et contrairement à lotîtes les habitudes personne ne s’est levé aujourd'hui pour attirer l’attention du gouvernement, soit sur une dépêche parue dans l’Echo de Saint-Prosher, ou la Planète de Chatham, à l’effet que Je niveau de la rivière a monté de trois pouces, ou que Ton craint une disette d’éeailles d’huîtres dans les fermes avicoles de cette localité, d’ordinaire si paisible.Un silence incrédule a pesé sur l’assemblée, et le greffier adjoint est sorti avec efforts des cimes inaccessibles de la penseée moderne pour prononcer en double expédition les mots qui ouvrent la porte à la voix multiple des pères de la nation.A peine avait-on eu jusqu’alors le spectacle quasi-pathétique de M.Arthur Si f ton déclarant d’une voix affaiblie par une maladie récente qu’il déposait un à un plus d’une «emi-douzaine de dossiers réclamés dernièrement par tel ou tel député, et dont l’un, (un dossier) ne mesurait pas moins de quinze pouces d’épaisseur; un dossier dont on a applaudi ironiquement les dimensions démesurées, et qui contenait lu liste et le détail de toutes les Commissions créées par le gouvernement depuis 1914.Il y en a eu 84.Puis, comme nous disions, les députés se sont trouvés à répondre chacun à Tap-pcl de quelque résolution inscrite par lui au feuilleton, et les premiers étant absents ou non préparés.c’est à M.Fripp, d’Ottawa, qu a échu la parole.M.Fripp a soulevé ’a question de la nouvelle classification du service civil, par les “prétendus” experts américains, ainsi que les a un Jour dénommés distraitement M.A.K.Maclean et qui leur est -restée accrochée comme la meilleure et la plus exacte des étiquettes.On sait le mécontentement soulevé dans tous les rangs des fonctionnaire» par l’ingérence de cette maison de Chicago, venue à l’invite du cabinet “aviser” la Commivsion du Service civil dans la classification des emplois, au lieu de l’appréciation des employés motivée selon la justice et l’iisage sur l’expérience, l’honnêteté et les aptitudes de chacun d’eux.Le pays entier retentit des plaintes de personnes lésées, dans l’avenir comme dans le présent, on n’entend parler que de démissions dont le service du public est la premiere victime, et Ton entend parler d’erreurs d’appréciation flagrantes, dont quelques-unes reux contre sir Wilfrid Laurier daurf la capitale, a vertement critiqué le gouvernement d’avoir invité ces etrangers, d’abord, puis sanctionné ensuite les bourdes innombrables qu’ils ont commises de l’aveu général.Puis M.Proulx abonde dans le même sens, et cite le cas des traducteurs dans Tune ou l’autre langue.lis sont obligés de posséder une compétence générale quon na peut acquérir qu’au prix d’études coûteuses et prolongées, et dont la maison Young, de Toronto, a évalués les services au salaire ridicule de $1,200, par année, tandis que des plumitifs par comparaison commencent à des chiffres supérieurs à $2,000, dès la première année.M, J.-A.-C.Ethier, des Deux-Montagne, a développé encore la thèse de son collègue, en attirant l’attention sur le cas des traducteurs des débats parlementaires, que les Yankees ont soumis à leur décision arbitraire en dépit des règles mêmes du parlement, dont Tune crée un status spécial pour ce corps d’utiles fonctionnaires, status différent de celui des autres traducteurs disséminés dans les différents ministères.Autrement dit, les traducteurs des débats du Sénat et des Uommunes sont indépendants de la Commission du Service civil, et relèvent directement d’un comité parlementaire.Or, dit M.Ethier, je suis l’un des membres du dit comité, qui n’a pas été convoqué depuis plusieurs années.mais conserve son autorité, définie par une loi.Comment se fait-il que cette ^autorité soit méconnue et mise ne côté cavalièrement par vos soi-disant experts?L’objection est sérieuse, et a été formulée avec toute la force et la clarté voulue par le député des Deux-Montagnes, qui s’exprime en anglais avec facilité et devrait peut-être prendre une part plus active aux délibérations en général, car des deux côtés de la Chambre, il n été écouté avec attention, ce qui venait du reste d’être aussi le cas de M.Proulx, qui résume presque toujours une pensée pratique en une forme brève et concrète.Ce n’est pas le talent qui manque à la plupart des nôtres, c’est le goût, di-rait-or.de la grande politique et aussi l’occasion, car les principaux lieutenants sont plus souvent debout, en vertu d’un défaut subtil du système, et il ne reste souvent aux autres qu’à prendre de regrettables habitudes d’abstentionnisme.Peut-être en serait-il autrement s’il v avait plus d'acuité dans les rivalités des partis.On dirait nu’en créant Tunionisme, M, Borden a cassé les reins au sens aigu de Ten-nemi.comme a dit un auteur, et si c’est vrai, voilà au moins une chose dont il serait juste de tenir comp- ont été publiquement citées aujour d’hui, par M.Fripp, M.Proulx de .te au premier ministre.Prescott, et M.Ethier, des Deux-J • • • Montagnes, tandis que.M.Burn- çj Howell a répondu à ces critiques à la place de M.Maclean, absent aujourd’hui, et s’est attaché à défendre la maison Young, dont ta réputation, dit-il.est très grande aux Etats-Unis.Ces experts en clas- M.Burnham y est allé de son côté avec sa verdeur parfois un peu voisine de ITincobércnce.Ce dernier a déclaré tout net qu’en se départ a ut de la responsa- bilité des nominations, le parlement.situ ations d’employés n'ont fait s’est “stigmatisé” lui-même; on a: que renseigner la Commission, en ri de l’invective, contre laquelle M.Bureau a cependant protesté, sans insister devant l'interprétation indulgente donnée pur le président à l’expression incriminée.Son auteur put donc continuer sa harangue, et demander aux échos à quoi peut bien servir un parlement, si ce n'est à réunir les représentants du peuple pour qu'ils désignent chacun dans son comté les personnes lignes de servir honnêtement et efficacement le public.—Et la législation?demande quelqu’un de ses voisins.au Oh! la législation, répond du tac j tac le député de Peterboro, ce n’est que l’expression de la volonté des gens qui n’en ont pas.Cette définition nouvelle a reçu les applaudissements amusés qu'elle méritait.Mais c’est M.Fripp qui a vraiment allumé la mèche, et cet unioniste intense, prototype pour ainsi dire, et qui fut candidat heu- s’exercc une surveillance suivie sur la façnn dont fonctionneront les nouveaux établissements.Ce devra être au gouvernement provincial surtout d’y voir, afin de faire respecter la ioi, La crise du papier Les journaux de Winnipeg pestent contre la rareté du papier à journal, dans leur ville, rareté oui les a obligés d’abord à suspendre leur publication pendant quelques jours, puis,: ensuite, à ne paraître plusieurs jours que sur quatre ou six pages, où il n’y avait pas une ligne d'annonces.Depuis, leur situation s’est améliorée, au point que, samedi dernier, la Free Press a pu tirer un numéro de 5f> pages.Ce sont de pareils numéros de journaux, où il se fait un gaspillage considérable de papier, qui accroissent la crise du papier à journal, dans toute l’Amérique du Nord.Si les journaux s’entendaient pour ne jamais dépasser 20 ou 24 pages, ils ramèneraient vite à la raison les fabricants de papier.Mais c'est la course au journal le plus épais, et il n'y a pas d'apparence que cela cesse, au train ou nous allons.Nos grands journaux ne sont plus des journaux, mais des circulaires volumineuses, vides de véritable lecture._ _ G.P.\ se fondant sur des fiches fournies par les chefs de services, sous-ministres, etc.Tl n’est donc pas < xact de leur attribuer toute la responsabilité des décisions prises.Dans l’ensemble, le travail accomnli est satisfaisant, et Ton ne pouvait s’attendre à ee que tout le monde fût routent, sur 50.000 emrdnvés répartis par tout te pays.M.Rowell admet, cependant, sur une .mise en demeure de M.John Rest, unioniste tonitruant de Duffcrin, que le cabinet a eu tort de décerner Tan dernier des augmentations de ?500.et de St.000.à un certain nombre d’employés supérieurs, juste quelques jours avant la réception du rapport des experts.“Nous ne sommes pas infaillibles, dit M.Howell, et nous admettons nous être Irom-nés en cette Occasion." Admission inouïe encore et que la gauche a laissé passer avec indifférence On dirait réellement que le “fosteris-rne” fait son chemin et que Tâge d’or parlementaire est à nos portes.Tl est rependant difficile d'oublier tout à fait tes deux milliards de la dette nationale 1 F-rnrsT BltOOfîdL QUESTIONS ET REPONSES M.Howell à une question de M.Tobin, dit (Rie Thon.P.E.Blond,in, ministre des postes, a voyagé du 14 octobre 1917 au 5 juillet 1918, en Angleterre, en France et autre» pays d'Europe.Ses dépenses de voyage ont été de $2,433.Tous les comptes présentés par M.Bloiidin ont été payés par le gouvernement.Le gouvernement dit à M, McMaster que la censure de la presse est abolie depuis le 31 décembre 1919.Les dépenses à cette date, du tl novembre 1918.ont été dp $24,-f>93, dont $18.010 en salaires, $1.-(147 pour traduction, $552 pour dépenses de voyage, $2,(500 pour loyer.Sir (ieorse Foster dit à M.Sutherland.d’Oxford-siid, que 27,-091,257 livres de beurre étaient en entrepôt frigorifique en Canasta le 30 septembre 1918.La quantité de beurre gardée par des compagnies fabriquant de Poléomargarine au Canada est la suivante : au 30 septembre 1918.3.(522.310 livres ; au 1er juillet 1919.1.777,*14 livre* i (Suite à la âeuxlêtftè page) * 5* a LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 19 MARS 1920 VOL.XI.— No 66 LETTRES A U “DEVOIR” Noua ne publions que des lettre: «ignéea.ou des communications accompagnées d'une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes aé-aargneraient du papier, de l'encre, *n timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils roulaient bien en prendre note définitirement.ENCORE LE LAIT Voilà quelques jours les journaux ont communiqué au public un avis disant que le ptésident de la Commission administrative devait convoquer à une assemblée tous tes intéressés à la question du lait avant adopter le règlement à ce sujet proposé par le bureau d’hygiène.Rien à redire à cela: mais il y a quelque chose d'étrange tout de même dans la déclaration de M.Décary.Il parait que “ioui le monde approuve le règlement'’ ou ?’ue "tous les intéressés sont en aveur du règlement à l’exception des producteurs de lait." C’est exagérer beaucoup; voici la situation.D’un côté tous les Anglais répètent avec force cris que le lait de Montréal est mauvais, dangereux.Or ils sont alimentés par les quelques compagnies qui sont plutôt en faveur du règlement parce qu’il les débarrassera des cinq cents petits laitiers qui font le commerce en ville.De l’autre côté il y a la population canadienne-f rançaise qui ne veut pas d’un trust du lait mais réclame simplement un bon produit.De ce côté surtout un grand nombre de protestations ont été adressées, des requêtes courent la ville, des résolutions de corps organisés ont été transmises à la Commission administrative, on dit même que des rapports contre te règlement ont été envoyés.Est-ce que M.Décary veut enterrer tous ces avis contraires et faire croire au public que son règlement est une chose absolument opportune?Il y a quelque temps un fonctionnaire du bureau d’hygiène a parcouru les districts anglais pour obtenir d’un grand nombre d'associations anglaises des avis favorables au règlement: il s’est bien guidé de faire le meme travail chez les Canadiens français.Et pais, dit-on.seuls les producteurs seraient contre le projet! Mais n'est-ce pas assez pour rendre, la situation inquiétante ?M.Décary LES SOUHAITS DE DE VALERA UNE PROCLAMATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE IRLANDAISE A L'OCCASION DE LA SAINT-PATRICE — APPEI AUX IRLANDAIS DES ETATS-UNIS.ton ma ignore-t-il donc qu’il s'expose à priver Montréal de lait si les producteurs refusent d’en expédier en ville mais le vendent pour faire du beurre ou du fromage, produit qui, en cbs années, grace à l’exportation, assure des bénéfices avantageux?Vraiment, on peut s’étonner que des administrateurs habiles mettent le public sous une fausse impression; et si c’est avec une telle politique qu’on veut nous gouverner, préparons-nous à des déceptions.New-York, 19, — (Spécial au Devoir) — Eamonn de Valéra, président de la république irlandaise, a exprimé dans une proclamation, le matin du 17 mars, ses souhaits “aux fils et aux fMles du Gael".Voici en quels termes il s’est exprimé: “Fils et filles du Gaël, en quel-qu’endroit que vous soyez aujourd’hui, au nom de la Patrie, salut! “Quel que soit le drapeau que vous suiviez et que vous chérissiez, c’est un devoir primordial pour vous de vous unir tous, et de vous servir de votre force réunie pour aider à rompre les liens de notre donee et triste mère.“Jamais plus que maintenant, les fils dispersés d’Erin n’ont eu l’op-, portunité d'accomplir un si noble devoir.Aujourd’hui, vous pouvez servir non seulement l’Irlande mais le inonde.“Une guerre cruelle et une paix non moins cruelle ont ébranlé le générosité de l’ânie.L'apathie tour ne en dérision les hautes aspirations, et le cynisme sans vergogne trace le chemin de l’égoïsme.“Nous les enfants d'une race qui n’a jamais cessé de lutter, qui a endure pendant des siècles les coup* de la gtiere et les désappointements de la paix, nous qui avons vu la coupe de l’espérance échapper à nos lèvres ardentes à chaque décade et qui n’avons Jamais désespéré, nous dont le caractère aurait ou s’aigrir mais qui toujours avons regardé en avant, espérant un sort meilleur dans l’avenir, nous pouvons aujourd’hui donner au monde ce dont il a besoin.“Une fois déjà notre peuple a fait le don de son âme à un continent barbare, et a donné à un matéria-lime brutal l’entendement des choses de l'idéal.“C’est encore notre mission “de montrer au monde la puissance de la beauté morale’’, d’enseigner à l’humanité le bonheur dans le les-peot de la loi d’amour, faisant à notre voisin ce qu’on voudrait qu’il fît.“Nous sommes l’armée de choc parmi cel'es qui luttent contre l’es clavage politique; nous pouvons être le rayon d’espoir des désespérés et des misérables par tout l’univers.“Et vous, fils de notre race, qui CAUSERIE AGRICOLE LE CONTROLE LAITIER Ï3W2K Il y a dix ans | (Le Devoir, No 00, 19 mars 1910) M.Henri Bourassa écrit sous le titre: “La session provinciale.M.Gouin et M.Langlois." êtes citoyens de ce puissant pays d’Amérique, dont la mentalité contribuera à établir la politique de celui qui sera le chef parmi les nations, voyez comme le monde vous contemple en ce jour de la Saint-Patrice, comme il espère en vous, comme il a foi en vous.“Vous pouvez si facilement accomplir cc qui est nécessaire.Vous n’avez qu’à vouloir, le chemin est tout tracé.Que ne donneraient ceux qui sont restés dans la vieille patrie pour disposer de votre pou- CONTRIBVARLE.! voir?•Que Dieu et Saint-Patrice vous inspirent d’en faire usage et d’en faire bon usage.” “Eamon de VALERA." H CONTROLE QUALITATIF DU LAIT Dans une causerie précédente, (Devoir du 22 janvier), nous avons parlé de l’importance du contrôle laitier, en général, pour faire progresser l'industrie laitière, dont on ne saurait assez répéter qu’elle constitue le facteur principal de la prospérité dans la province de Québec.On a vu combien simple est l’établissement d’un contrôle pour arriver à connaître la quantité de lait que produit chaque vache d’un troupeau, au cours d’une période de lactation; renseignement de première importance qui doit apprendre tout de suite au cultivateur quels sont les animaux de son étable qui travaillent à perte et doivent être éliminés et remplacés par d’autres produisant plus que la somme dépensée à leur entretien.Mais, ainsi que nous l’avons dit ce contrôle quantitatif, duquel ou peut se contenter à la rigueur, lorsque le lait est vendu pour la consommation en nature, ne constitue qu'un élément de vérification, il doit être nécessairement complété par le contrôle qualitif, toutes les fois que le lait sert à la fabrication du beurre ou du fromage.En effet, alors surtout il ne suffit pas pour établir la valeur d’une vache, en tant que machine transformatrice de nourriture, de connaître le nombre de milliers de livres de lait qu’elle fabrique annuellement, il est encore in dispensable de rechercher le pourcentage moyen de matière grasse que renferme ce lait.Ainsi, si ncs supposons deux vaches produisant chacune 8,000 livres de lait, il n’es pas d'i tout démontré encore qu’elles soient équivalentes; il est mênK certain q"e Tune des deux est supérieure à l'autre, et cette valeur ¦eut varier du simple nu double pour le rendi lient en beurre, dans les cas extrêmes, 11 faut savoir, en effet, que la teneur en corps gras constituant le beurre, peut descendre à 2.5 p.c., et même plus lias dans un lait naturel, tandis que.d’autre part, chez certains individus, rencontrés communément dans les bonnes races benrrières.eUe dénasse f» p.c.Si des différences semblables ne se rencontrent guère nour la movenire de richesse en gras entre les laits de deux troupeaux, elles demeurent néanmoins très sensibles.Dans les beurreries oui font le contrôle du lait apporté par les na trons, on trouve souvent nue le lait d’un troupeau accuse une richesse moyenne, pour un mois ou durant foute Tannée, de 3.5 pour cent, alors qu’un autre troupeau indiquera 4.5 pour cent.Cela veut dire en d’autres termes, qu'avec une quantité de lait déterminée, du deuxième tro'ipeao le beurrier fnbri ou era 90 His de heure, contre 70 livres.seulement, avec la même quantité de lait du premier.LE CONTROLE DE LA TENEUR EN GRAS EST UNE MESURE DE JUSTICE r correspondant aux vaches inscrites sur la feuille de contrôle, et, avant d’y verser le premier échantillon de lait, il faut avoir soin d’introduire une pastille de sublimé corrosif.Avant de faire la pesée du lait de chaque vache, aux trois jours CHROSIOVE DE TORONTO LE SHAMROCK A L’HONNEUR Toronto, 18.— Un air frais et printanier, presque un air de fête, flottait en Ch a pib re mercredi et la majeure partie des députés, y compris M.Drury, partait à la boutonnière le shamrock de la Saint-Patrice.Sur le bureau de M.Doherty, ministre de l’Agriculture, cette plante luxuriante étalait son sou- indiqués du mois, on prendra Te- rire.Probablement à cause de la chantillon au moyen de la cuillère ou d’une pipette.'il est très important de ne pas laisser reposer le 'lait, avant de puiser Técnantillon, car smon la crème aura monté à la surface, le lait ne sera plus homogène, et l’échantillon ne vaudrait rien.Pour être sûr que le lait soit bien homogène 11 est toujours bon de le transvaser une fois, immédiatement avant la prise d’échantillon.Au bout du mois le cultivateur aura donc, dans chaque flacon correspondant à une vache sous contrôle, six échantillons du lait de celle-ci, dont le mélange représente assez approximativement la composition moyenne pour le mois.Alors il ne lui rcsle qu’à emballer les bouteilles dans la boite ad hoc, d’y joindre la feuille de contrôle, contenant l’annotation des chiffres de pesée, et à porter le tout chez l’essayeur, lequel est, comme nous Tavons dit, ordianirement le beurrier ou un de ses employés.T AGITE DE L’ESSAYEUR Cehri-fci doit donc faire l’analyse -les échantillons de lait, lui apportés, au moyen de l’appareil Babcock; de plus après avoir inscrit le pourcentage de gras, trouvé dans le lait, en regard des chiffres de pesée, sur les feuilles de contrôle, il adresse celles-ci au commissaire de l’industrie laitière à Ottawa.Au bureau de contrôle, à Ottawa, on l'ail le compte de la quantité de lait et de matière grasse produites durant le mois, pour chaque vache ; on inscrit les chiffres trouvés sur les feuilles de contrôle, lesquelles sont ensuite renvoyées au cultivateur, propriétaire du troupeau.De plus, à la fin de la période de lactation le même bureau fait l’addition des nombres de livres de lait et de matière grasse, de tous les mois, et communique ce compte aux propriétaires.I>a seule chose requise, pour le bon fonctionnement du système est donc un peu d’exactitude, tant do la part des cultivateurs que de l’essayeur lui-même, lequel doit avoir soin de renvoyer la boite avec les flacons, bien rincés, au cultivateur, avant la date de première prise d’échantillon du mois suivant.ENCOURAGEMEXT OFFICIEL DU CONTROLE grande fête célébrée, en ce jour, par les descendants de la Verte Erin, le même ministre fut le principal orateur et non des moindres de la séance.On s’attendait à bcau-' oup de la part de celui que M.Drury avait choisi, parmi 40 autres fermiers élus, comme chef d’un ministère aussi important que celui-là, et les prévisions n’ont pas été déçues, car les preuves qu’il a données à ses collègues de sa so-•lide dialectique et de son talent oratoire sont incontestables.Il semble pins à Taise que ses collaborateurs dans l’expression de ses idées et son maintien nous donne l’idée qu’il eût été presque un ora leur s’il eût cultivé cet art difficile.Le discours du nouveau ministre traita entièrement de la question tarifaire qui comporte, avec le problème bilingue.Tune des plus sérieuses difficultés de l’heure présente, et M.Manning Doherty a dit, avec une clarté qui enlève tout doute et qui e.st propre à nous donner l’idée qu’entretient le cabinet à ce sujet : “Je ne suis pas pour le libre échange, dit-il, je ne suis pas pour qu’on enlève à toute une classe de la population les droits qu’elle acquiert par son travail et son énergie autant que pur son intelligence.Mais je croîs lue la législation qui s’applique à Theure actuelle à cette ques-ion compliquée, mais susceptible juand meme de règlement, est la plus contraire aux données se.ienti tiques et intelligentes que Ton puisse concevoir.” il a dit ensuite Tattachement du mtltivalei.tr à sa terre, l’esprit éminemment conservateur du fermier qui cultive sur le sol qui est te sien les éléments nécessaires à la vie.Les causes de dépopulation des campagnes sont multiples néanmoins et Texode vers les villes est due, en grande partie, au manque d’éducation agricole.Des instituions nouvelles seront créées par outc la province dans le but de promouvoir les sciences agricoles.Une autre des raisons qui- éloigne le fils du cultivateur de la profession paternelle est l’impression fortement répandue des conditions difficiles dans lesquelles se trouve l’élément rural.M.Doherty préconise, à ce propos, la formation de certaines coopératives et l’établissement, sur un pied solide, du commerce de la crème et du beurre CHEZ LES SOEURS DE LA CONGRÉGATION Les Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame célébreront, le 17 avril prochain, le trois centième anniversaire de la naissance de leur Fon “Le Reichstag d’Allemagne vient.\ ' ù une petite majorité, d’adopter un l '* ^ €mra., ,‘ 1 voeu en faveur de la constitution en rifl' Eknirgeoys.A cette occasion, état fédéral de l’Alsace-lorraine.! ,ou,,cs, ^ 1anflienlnest ‘;Ieï^s d,u Ce n’est pas, écrit M.Orner Hé- j ven.* 10 , ^co ^or' roux, le salut, mais c’est un présage Iî1.a|e 'V*0 ‘J11 Pensionnat, mt cor-PpnreiiT ” diaiement invitees a une rv eption heureux.' i ., .-nu - .„ * , I qui leur sera donnée, a J heu: es de , i ; l'après-midi, le jeudi 29 avril pro Londres, 19.— Le ministère des ’ ’ nr finances a annoncé aujourd'hui l’émission d’obligations au montant de fl05.000.000 portant intérêt à 3 pour cent.Nous reproduisons une lettre de M.Joseph Denais, conseiller municipal de Paris, relative à la retraite, de M.Lasies, à l’état des électeurs perons) voudront bien donner leur de l’opposition et à la tvrannic des nom.avant ’e 20 avril, à Madame Touv»'rture des premier s classes à Ville-Marie (30 avril 1657).La m piion sera suivie s froj, fs son, bliées dans le rapport du surintendant, dépo ‘ MÉM dredi soir.A.ÿn.,, «posé à ialêgislàîurr, ' vri.JT.T’""' • professeur Sharpe, keard.H amilton de New Hcr de sa compoHtion cants, naturellement, se protègent en ne payant les laits riches ou pauvres qu’à un prix moyen, mais ce sont les cultivateurs qui ne reçoivent ni justice, ni d'encouragement pour augmenter la qualité de leurs produits pour une sélection judicieuse des animaux reproducteurs.Mais cette situation no va pas durer longtemps; car c’est bien Tintcntion du département «ie l’agriculture «To-bliger, d’ici à un bref délai, tous les fabricants à faire Tessai «les laits fournis par les patrons, «>’ «le les payer proportionnellement à leur richesse.Les fermiers feront donc bien de s’organiser «lès maintenant pour faire l’analyse du lait au moyen de l’appareil Babcock dont le maniement est si facile, une ftiis qu’on en a l'habitude.D’autre part, tous les cultivateurs qui veulent obtemir ce «pii leur est dû, et désirent améliorer leur trou peau laitier, doivent être les premiers à réclamer la chose, et à in sister auprès de leur fabricant pour qu'il se décide à faire Tessai des échantillons de lait.Eux aussi, après avoir adopté le contrôle tri-mensuel, de la quantité de lait produite par chacune do leurs vaches devront être bien résolus à se donner la peine de prélever, cha«iue fois, les échantillons nécessaires, qu’ils «loi-vent apporter au fabricant, qui est Tcssayeur tout indiqué.MANIERE DK PRELEVER LES ECHANTILLONS DE LAIT L’organisation méthodique «le la prise d’échantillons de lait est très simple et ne requiert qu’un peu «l’exactitude.En fait de matériel il raut se munir: lo D’un nombre de petits fiions égal à c« lui des vaches qu’il *a«it de eonlrtôler.cock, de même que tes p sublimé corrosif destinées à conscr ver les échantillons de lait.I.’essayeur doit se fournir lui-rnènv.l’un appareil Babcock.bise postale.Uelui-ci fournit aussi gratuitement les feuilles de contrôle ainsi que plusieurs bulletins exposant le fonctionnement du con-tr.H la Tier, lesquels sont adressé < à tous ceux qui en font la demande, H.-cM.NAGANT, l.A 1.F de M.Rowell «lui a particulièrement égayé les galeries.Sans restriction, il a félicité le gouvernement tics fermiers-unis d’avoir enfin adopté Le problème de l’IrîamL New-York, 19 — (S.P.A.)—Lim! say Crawford, de Toronto, s'e ! distingué au cours «le la ce1 élira Mon, par les partisans de la Rcpu-bliqne irlandaise, de la fête de Saint-Patrick.Avec le ¦président Th' < hnoun «les groupes qui composent a i h ambre veut se faire en-u’n-*- e peiuhiRt le débat sur Tadrcs-'•I ! grands manitous, MM.Tri", Dewart t Ferguson, le nii-•¦¦ ¦' * l'agriculture a parlé, ce qm e t lue,que, sans doute, dans -u gouvernement comme celui qui vnde sur nos destinées.^ jn réunion d’aujourd'hui, jeudi, cost M.Ross, brigadier-géneral dans Tannée canadienne, et M Sam McBride, représentant travailliste, qui ont apporté leur contribution a la session du parlement.Le brigadier-général Ross n’est pas un «lébutant, ni un jeune.Il Valéra, il u m causerie spécial, à Thôtçl Qucc L’orateur est M.Jason Rogers.>»¦ priétajre et éditeur du “New-Y ¦ Globe”.De nombreux convh étaient présents.SV* j f a j Température Toronto, 19.— Une dépression atmosphérique affectant aujourd'hui la région de O’Illinois a provoqué de forts vents d’est et des ondées, dans Ta région sud-ouest l’Ontario, tandis qu’ailleurs la mpérature est belle et généralement froide.Lacs inférirurs : Forts vents du nord r-st, avec neige et pluie.Sa-mrdi forts vents «Tu nard-est.Beau t fr iid.V, de TOutaouais et Haut St-1.auront : Forts vents du nord-est avec neige aujourd’hui et demain.Bas St-Laurent : Beau aujour-i’hui.Vents du nord-est, ce soir, t demain.F ovinces maritimes t Beau et modérément froid ce soir.Demain, vent, neige et pluie.Lac Supérieur : Forts vents du nord, beau et froid, ce soir et demain.RELEVE DU THERMOMETRE Prince Rupert .Max.40 Min.38 Victoria , « a • 42 30 Enlgarv • • • « 20 Edmonton .• « • • 36 24 Prince Albert .* • • — — Vinnipeg .• .• • 34 1 Vhite River .• « • • 34 8 iault Ste-Marie.• • • • 34 14 Toronto a .38 26 Kingston .• 34 20 Ottawa • « • • 39 14 Montréal .* • • 26 25 Québec St-Jran, N.-B.• • • a 2(5 25 .• • • 24 18 Halifax • * * * 30 20 D cès a Mo tréal DI PBE, Cél un l’icotte, 78 ans, Cponso de Benjamin Uupré, 178 tics Orrii-rc;.DESOHENES, Alexandre, 1 an, enfant ans.veuve «l’Olivier l.oiselle, hospice des Incurables ME1U 1ER, Elmire Durocher, 82 ans, veuve de Joseph M rcier, 5934 Vmherst.MASSON.Amanda Avon.28 ans.épouse Je Joseph Masson, 127A Cadieux.PAlJt «N Joseph, 82 ans.52 Frontenac.PARIS, Philoniene Desnoyers, fil ans.épouse d'«détord Par.s.(149 Casprain.ni VA RD.Roméo.4 ans, enfant de WUbrod Rivard.5(17 Sl-Ambroise.côté-ci de la frontière, tandis que j cette question.les wagons canadiens inondent les Etats voisins.Ils «loivent mettre en réserve des marchandises évaluées à plusieurs centaines de milliers de Un banquet a été offert à midi, à sir Allant Beck.M.Drury a déduire dollars, et le commerce en souffre.| que le gouvernement voyait d’un L’embargo du New-York Central bon oeil le projet d’implanter Thy-peut être la cause de cet état de dru-électrique, dans l’est «le la pro-chores, car cette compagnie a dé- vinci\ “où elle est destinée à fai-fendu tout envoi de wagons au Ca- j rc ce que Niagara a fait pour nada.à l’t'st «le Buffalo.On promel l'Ouest” ^ un changement d’ici à dix jours.I FIERRE DuGARS.Notre Pain Quotidien Péraonnc ne pent •• patter dt pain — encore moini du pain “Victoria” ou “Parisien” f ain au coôt délicieux de It btulanperie J.A.BROSSEAU, Limitée 49a A 75 BOYER Cé pain, de l’une ou ("autre d* ce» marque*—cuit sur la sole—est l’aliment préféré de tout le» âpr*.On l’aime pour oa saveur caractrristiquc.SI votre épicier en manque, telephones: Saint-Louis 67S -l’un de no» livreurs passera vous voir VOL.XI.— No 66 MONTREAL, VENDREDI 19 MARS 1920 3 CALENDRIER DEMAIN, SAMEDI, 20 MARS 11X0 SAINT BUCHER 1,'ver du •olait, 6 liauraa 00.Courhrr du «olvll, 0 heuraa 07.Coucher de la lono, le »olr.l’remier nuartier de U lune, le 17, i 1 h.El m.du matin.DERNIERE HEURE DEVOIR Toute* le» nouvelle» par no» rédacteur», no» corre»pondant» et les service» de dépêché» du monde entier DEMAIN FORTS VENTS DU NORD-EST AVEfl NKIC.B MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.,.30 Même date l’an dernier., .42 Aujourd'hui minimum.• e •» •• * « 22 Même date l’an dernier.30 BAROMETRE B h du matin, 29.87 ; U h., 29.80 ; 1 h.de l'après-midi.29.75.LE COUP D’ETAT DE VON TOUT DÉSORGANISÉ KAPP A La situation économique de l’Allemagne est maintenant pitoyable.— Les monopolisa -teurs ont saisi l’occasion aux cheveux.— On signale des émeutes sanglantes un peu partout.— La menace communiste.Stuttgart, 19 (S.P.A.) — M.Koch, ministre de l'intérieur, a décl°.ré au représentant de la Presse Associée que la situation économique de l’Allemagne est très critique, à la suite du coup d’Etat du Dr Kapp.Les vivres et le charbon font défaut.Les régions minières de 'l’Allemagne sont les plus affectées par les grèves.Le gouvernement est a prendre des mesures pour améliorer la situation.Le ministre de l’Intérieur croit que l’influence du gouvern.T’ent constitutionnel a été augmentée par l'échec (' i gouvernement Kapp, M.Kocli est d’avis que le gouvernement devrait punir sévèrement tous ceux qui ont trempé dans ce coup d’Etat.M.Koch dit que le coup d’Etat du Dr Kapp a eu pour résultat au point de vue économique, de désorganiser la vie économique de l’Allemagne.La production minière augmentait, le service du transport s’améliorait et les termes du traité de paix allait être exécutés facile ment lorsque ce coup d’Etat a été mon té.Le problème des vivres est devenu plus sérieux car les cultivateurs ont perdu du temps et le Dr Kapp a aboli les restrictions édictées nar le gouvernement Ebert, de sort que les monopolisateurs en ont profité pur accumuler des vivres.L’Assemblée nation,-rie, qui s’es» réunie hier à Stuttgart, s’ost ajournée.hier soir, pour se réunir de no”veau à Berlin, mardi prochain I e Gouvernement Eberl s’en ira à Bml'ii dimanche.Les chefs des socialistes maiori l'vv.vs on' demandé que M.Gustave vO"ke.ministre de la Défense, don n- -n décision.M.Noske a accédé ’• f’Mr o envi mie en offrant sa ût de la vie a augimuité et «jue les obligations des parlementaires sont plus nombreuses.Les députés sont obligés de résilier à Paris afin de recevoir leurs électeurs plus commodément.Quinze personnes qui se trouvaient dans un tramway Wellington, l’ont échappé belle ce matin, vers sept heures quand le véhicule est verni en collision avec un ' train du Grand-Tronc à la traverse à niveau, angle Wellington et Saint-Patrice, l-c train s’en allait à Verdun et venait de franchir le pont «lu canal quand il s’est trouvé a «inelques verges d’une locomotive.On dit «jue les freins n’ont pu mordre sur les rails glissants.Le tram n'a pas chaviré, mais les vitres ont volé en éclats.Le watt-man s’en est tiré avec quelques légères coupures et les passagers, la plupart des ouvriers s en allant au travail, en ont été quittes pour la peur.La circulation, rue Wellington, a été interrompu pendant jjIus d'une heure, à cet endroit.UN GARÇONNET BLESSE Ernest Harrison, huit ans, a été frappé j>ar un tram rue Beacons-field comme il s’en allait à l’école Kensington.Il a le bras droit fracturé à «leux endroits.On Ta transporté à l’hôpital Victoria.-«- Une accusation de meurtre Au Sud-Africain Cape Town, 19, — (.S\P.L) Los nationalistes du Sud-Africain ont fait un gain total de' 18 sièges à la suite des dernières élections générâtes pour la-Chambre d'Ansemblée, Voici comment se partageront les différents jhtrtis à ia Chambre : Le parti snd-afri-:' coin, 40 ; nationaliste, 43 ; ; unioniste, 25 ; travailliste, 21; indépendants, 3.Québec, 19 (R.N.C.) ~ L’acte i d'accusation de la femme Gagnon (Marianne Houde), «lui est accusée d’avoir causé la mort de la fillette de son mari, Aurore Gagnon, âgée «le 10 ans.en lui infligeant d " mauvais traitements, a été changé ce matin, en une accusation de meurtre im prenwer degré et l'accusée a été condamnée à subir son procès aux assises.Nommé temporairement Québec.19 (ÏTn.C)- Le magistrat PlJïïéas Corriveau a (dé nomme temporairement juge de la Cour des sessions de la paix à Québec, en attendant la nomination du successeur du juge Langclier.Tout est bien qui finit bien Québec, 19 (TTîL O—L’affairç d’enlèvement dont Va police a etc saisie hier, a été réglée ce matin, par un mariage.Roy et Mlle Blais ont été mariés à la Basilique.Le chemin de fer de la Baie d’Hudson Ottawa, 19 (S.P.G.) — lavs dépotés de TOuest Canadien aux Communes se sont réunis, hier, et ont décidé de presser (le parachèvement du chemin de fer de la Baie d'Hudsou.Ils ont décidé de présenter une motion à la Chambre pour demander au gouvernement de prendre des mesures pour terminer les travaux de cette voie ferrée au plus tôt.M.Thomas MacNutt a été président de ce comité de propagande en faveur du parachèvement du chemin de fer de la Baie d’Hudson.M.J.-A.Campbell, en est le secrè taire.% On dit que le coût de ces travaux sera de $4,000,000.Cette voie ferrée sera d’un grand profit pour le pays tout entier.Encore une semaine David L.Rauingarten a comparu, ce matin, devant le juge Choquet, magistrat de l’extradition.Il est ac-sc du vol d’une auto à Boston.La.semaine dernière, l’accusé a compa ru et le juge a ajourné la cause pour donner au procureur du Massai huit-sels le temps de faire des procédures et de demander l’extraditiujp.Or.aucun document n’a été traujt-mis au juge.Me Théberge, proeô-rair «le l’accusé, a •demandé la l'émise en liberté «le son client, sous caution, mais le juge a refusé.11 a déclaré qu’à son avis le délai pour demander l’extradition n’était pas écoidlé.11 a ajouté que si mercredi prochain, aucune procédure n’a i*fé prise aux Etats-Unis, Je détenu sera libéré.Mme Clément est acquittée Mme Joseph Clément, accusée de tentative do meurtre sur T.Richer, fermier de Sainte-Anne de Belle-vue, a été acquittée, ce matin, par le verdict du jury, aux Assises.Il a rendu sa décision sans se retirer.M.Gouin a 80 ans Québec.19 (S.V.C.).— Sir Lamer Gouin, premier ministre de la province de Québec, qui est actuellement en jilein océan, en route pour la France, célèbre aujourd’hui le soixantième anniversaire de sa naissance.Il est né à (iron-dines, comté de Tortneuf, le 19 mars 1861.Sir I orner a reçu de nombreux messages de félicitations de la part «le ses collègues du cabinet, de ses amis et «les hauts personnages du pays.Vol d’étoffe Mort d’un centenaire Victoria, Coîombie-Britannique, j9.— (S.P.C.) — La Colombie-Britannique a perdu son plus vieux citoyen dans la personne «le M.William Cook «jui est mort hier, à l’âge «le 102 ans.Comme M.Borden Prague, 1».- (S.P.A.) M.Vlastimil Tusar, le premier ministre de 'la Tchéco-Slovachie, est malade.Il ira à Marienbad, qui est une ville d’eau renommée pour refaire sa santé.Une réserve aux réserves Washington, 19 (S.P.A )—Le sénat américain a adopté une réserve en vertu de laquelle les autres puissances ne seront pas tenues d'accepter les réserves du sénat américain, d'une manière afirrnativc.L’Autriche traitera avec la Russie Vienne, 19 (S.P.A.).— Le Dr Karl Renner, chancelier de l’Autriche, a averti les représentants «les Alliés à Vienne qu'étant donné la pressmn «jui vient de l’étranger, le gouvernement autrichien est forcé «l’entrer en pourparlers avec la Russie soviet pour faire revenir les prisonniers de guerre autrichiens.I.e chancelier Rennner a demandé que le gouvernement de Budapest permette la vente par la Hongrie et par l'Autriche des édifices «le la légation autrichienne à Peking, afin «le recueillir des fonds pour payer les frais du retour des prisonniers I autrichiens qui sont aetudlcnumt | en Russie.Les agents du poste No 4 on* n çu une plainte do M.Armon Mai coviteh manufacturier de ccsti mes, rue Guilbault, les informai «me les voleurs!» soûl entrés à so établissement durant la nuit.Us oî emporté trois pièces de serge vahr $750, deux rouleaux de soies d $400 et six robes évaluées à $150, En route pour le golfe Québec, 19, (S.P.C.) — Le fer- hrador qui est partie de Québec, hier, pour ouvrir la navigation en bas de Québec, a fait escale i.ux Escoumains, hier soir, et a poursuivi son trajet vers le golfe.Une usine qui rouvre se« portes Québec, 19 (S.P.C.).—Un groupe de capitalistes américains est j>arfi de Québec, ce matin, pour aller ouvrir les manufactures «le pulpe de Peribonka.qui avaient fermé leurs portes depuis «juelques années.L’opération de ces usinés contribuera à résoudre le problènjb de la production du papier à journal.Le “Lady Grey” est à l’oeuvre Québec.19 (S.P.C.).— Le Lady Grey continue son travail de briser la glace à Portneuf.Il avance très lentement, étant donné l'épaisseur «le ia glace.DECES SENEGAL» - A BHoeil, I?1* main, est décidé M.Uld^Rr SrnrrnL bourgeois L«ji funérailles auront lieu samedi, h* courant.it 9 heures i*.Parents cl atuia faut prier* d’y assister. 1.E DEVOIR.KlONTltEA!., VENDUEDI lit MARS t»2(> VOL.XI.— No 66 TA S IT U2S •eiheîj ae fiches tHCMA.NDt)» D'EMPLOI î - jiisqu-û BW>I6.IS mnu, ''t 1 "mhi tmr mol xtmpli'MiiMi- DEMANDA.» rvKI.PVr s ! - .liisqu’ù 20 ' nwra II mio« rt I Mm pur mol Mipiiii*mi,n- j TOUTES I.EI* AUTRES DEM A NI) KH i — pîmini vU ¦' ,ft 1 M,i: !’“r »l'P* | J.K CONSEIL N’OSE SE PHONON gr ir- ai OSES MUMt’lPAIÆN LA DÉCISION EST RETARDÉE imuTe, Hédanl, Dt'srochei, Cnnm1!, lùnircKret f'fir tnsirrtlnn FOROEpOX dpmnmii1 pour ouvriic- s^ni1-ral.S'i,Hrps»*T ù J.V, Marrons, Salnt-Ctet, O).SoulmiRcs.EMPI.OI DEMANDE •"îftîN' Ailt'or dVspêrii’nre ilimiamli* olBrè dan» prohytAre ».,.i GK bülit 1 i iaxNo.ai-gta,».iiictiou, eieinriiU I II» cl grec*.ii.aUl.lliuliuut».el null -s xcieucea.i' •i-aïutioa au eeiir» tia»siqu« el «u, brève!» Cou r» aux a ui aaxan.193 EUE Si K GATHCKINE ESI le! : Bureau, Eut 749S Hé».K»t 359.pâger, GiouTiER &, osiifiüV, Dr Noël Décarie, Cotegi Commsrcia Elis A vOt A I ^»_ l a— * AVOCAT Immeuble Power, 83 ouest rue Craig.Tél.Main 5593.Gradué du Fer«th.Boston.v**s promet suitisract.ou absolue avec la NOVOCAINK qui permet d’extraire les •> i.«F«a*d aa»»«»*« 99 et intérêt 5.85 1925 99 M • ••¦•¦aft 5.80 1927 100 ti 5.10 too 5 50 1937 101 U 5.40 1924 97% • ••••••• 6.10 1934 97 it • «•••»•?5.80 Les Montréal 1922 sont cotées autour de 105 Nous sommes acheteurs Notre Bulletin de Mars sera envoyé à toute personne qui en fera la demande CREDIT CANADIEN (Incorporé) 99 RUE SAINT-JACQUES, MONTREAL.Tél.: Main 3»26 »t 7927.Roite postale 118», IHS-ED.ARPTO, Di reelenr-Uerent.; NesbittThomson & Co.Limited PAMasson.gèrant 222Rue St Jacques Montreal Main 3016 ees.Steamship à 82, les Canada Iron 'd I partielle qui’ admet en franchise 46 1-2, les Canada Cernent à 92 1-2, l’usage du vin et de la bière, les lion à 78, les Canada Car à 101, De congrès poursuit ses séances les Canada Cotions à 80 et les As- j aujourd’hui; il v aura une séance bestos Corporation à 90.< publique, ce soir, à la salle Steven- OPERATIONS DE LA MATINEE !SOn’ »r>m„mnr»I._______________________ Réorganisation d’un régiment Québec.19.— (DN.C.) — A une réunion des officiers, des squs-I officiers et des soldats de l'ancien i régiment 8e Carabiniers, de Québec.hier soir, il a été décidé de ,*>* ^l^t^ - po ,0* ' rC- L\oO[.VV'V cose^c>ç;>^ " oo1 Vvo5' .M»*' Co- eW •Oi*V’V^' ,&» réorganiser cette unité.On a procédé sur-le-champ au travail de réorganisation.Le lieutenant-colonel R.M.Beckett, a été élu officier commandant; le lieutenant-colonel J.A.Scott, commandain en second; le major Labbé, adjudant; le Rév.M.Scott et le R.P.O'Leary, chapelains conjoints.Le régiment comprendra -i compagnies de 118 hommes., (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie).ARTHUR ORfJNKAll.Membre.Beane «le Mentréai.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Baréta 4e Mont*» ¦7 BT M SAINT-FRANÇOIS-ZAVIER Barrareale» : QUEBEC ET SOBBU FU 4lr««t avee POST ft FLAGG, Near-Terfc.Cours du change Cours moyens A New-York: Londres, (livre sterling! .3.79 Paris, (franc).13.60 Bruxelles, (franc).13.05 Genève, (franc).5.80 Madrid, (peseta).1780 Berlin, (mark).0132 Vienne, (couronne) .0072 Roteixlam, (florin).3662 Rome, (lire).18.62 A Montréal: New-York.12 p.c.1 ordres.1.28 P'Hs .11.70 Bruxelles.11.10 G-nève.5.10 vnlrid.1009 Berlin .01.Yî Vienne.007* BotP-rdam.-Itv») Rome.15.80 Stc !.305 a 81 1-2, 102 à 82.Ornent.20 à 70.Smelters, 15 ù 28.M.Power.85 à 88.Quebec.25 n 28.Rrexveries.45 à 50.Riordon.25 à 179 1-2.Rn.zil.150 .18 1-2, 35 à 48 5-8, 15 ù !o .5-1, ./ ‘".nier».50 à 03 1-4 50 à 63 3-8.150 B a 63 3-4, afill à 03 7-8 o'JO à 04, !'4l H fil 1-4, 100 a fil 3-rt, 210 ù 64 1-2 Brompton.45 ù 81, 25 81 1-2, 10 ù 81 »'» à «2.25 â 92 1-4, 25 à 82 1-2, *00 à 12 1-2, la u 83 3-4.exi le.200 il 125 35 à 126.Spanish.100 à 92, .'125 h 93.5 92 3-4 j 92 7-8, 50 à 93 1-4, 250 à 93 7-8, 645 À 9.1 1-2.7» n 93 3-4.30 à 91 Way » g.15 à 84 1-2, 70 à 85.Pe inimi.50 à 118.Car priv.35 à loi.^Detroit.30 ù 107 1-2, 5 à 107 5-S, 55 i, Asbestos.10 » 75.Span.priv.25 à 129 3-4, 820 à 130.i.yall (.ons.170 à 80.Bell Tel.37 à 110.MacDonald.170 37.St ani.priv, 175 à 82.( an.Iron.35 ù Ifi 1-2.(Icn.Elec.5 à 105.OPERATIONS DE L'APRES-MIDI D'BIEK Artion» ordinaire» Belle Tel.(i à 110, 9 à 110.Brazilian.455 à 18 1-2.Il t'ml».15 il 107 1-2, 5 à 107 1-4.50 à 1O2 1-2.Ottawa L.T.and P.25 il 76.Mont.Power.10 à 87 3-4, 15 A 87 1-2 Quebec.100 à 98.Shttwlnigan.50 à 114.Abitibi.2 a 290, 10 à 290, 1 à 290 Sugar.150 à 89, 50 à 89 3-4, 170 A 90.25 i («J 3-1.5 6 60.Fishing.5 à 60.Urompton 30 a 81.( an.Car.15 à 91.Smelting.10 à 28.50 ù 28 1-4.Demi.Rridge.2.5 à 106.^ Canner».50 à 62 1-4, 210 à 62 1-2, 325 6 Steel Corp 15 il 70 1-2.Laurentide.50 à 9t.205 h 93 1-2, 1 à 93 • I à 9.1 1-2, 30 h 9 31-2, «5 è 93 3-4, 55 5 94.Breweries.490 à 50.Penmans.25 à 118.Riordon.10 à 180.Spanish.175 à 92, 50 ù 92 1-4.413 a 92 Ifill à 91 7-8, 25 a 92, 275 à 91 1-2.50 A 91 5-8.130 0 91 1-2.25 91 3-8.25 à 91 1-2.Steel Co.35 à 81, 305 à 81 1-2.Ynyag.45 à 84, aO à 84 1-4, 10 à 85.20 A 84, 10 à 84 1-2.Fond» fédéraux D.1925.8100 A 94 1-4.D 1931.8209 à 94.Action» d ¦ priorité Ames.20 à 108 1-2.Ornent.20 à 93, 1 à 93.t* nm 5 b 8| 1-2 1 à 81 1-2, 5 u 82.I an.Iron.20 à 4fi 1-4.Dont.Iron.2 à 90 1-2 15 à 90 1-2.8 à 90 Spanish.125 à 130.100 à 130 1-8 205 à 130 25 1.10 1-4 .75 i 1.10 50 à 129 3-4, 70 à 129 7-8.nbl.g&tîons Asbestos.SWflfl A 77 1-2.Cernent 8500 à 92.«'00 A 9».Dean.Coni.gëiOO A 88 1-2.Penmans.4500 à 89.Banque Union.25 à 156.Une causerie de M.Lucien Cannon y» Ottawa, 19.— (S.P.C.)— "M.Lucien Cannon, député de Bore hostel*, a parié hier, à la salle Sainte-Anne sous Des auspices du “ St.Rrigid’s Young Men’s Club ”.11 a traité de la question irlandaise.Il i dit pourquoi l’Irlande doit obtenir l’autonomie complète.Il se dit h enfeux que De sang irlandais et le ang canodien-français se mêlent dans scs veines.DIVIDENDES DÉCLARÉ?Peterboro.—Canadian Woollens, un dividende régulier de 1 3-4 pour cetn sur les parts de priorité pour le trimestre finissant le 31 mars payable le 1er avril aux actionnaires enregistrés le 20 mars.“La Compagnie de Téléphone de Nédel e” Avis est donné nu public que, en vertu de la loi des compagnies de Québec, il a été accordé par le lieutenant-gouverneur de la proyiue de Québec, des lettres patentes, en date du dixième jour de janvier 192(1, en tituant en corporation .J.-Procul Using! r marchand, de TémUcfunlngue ; H.-H.Robertson, arpenteur-géomètre, de Haileybury, Ont.; Alphonse Dupuis, bourgeois ; Armand lieauséjour.médecin ; J,-A.Renaud, marchand ; OlivVr Nad nu, tenant de maison de pension ; Klie Marcoux, cultivateur ; Charles Lamothe, marchand ; Los Pères Oblats de ITmmaculee Conception-de-Marir, représentes aux présentes par R.P.-»,.Rel-I mare, ptre, O.M.I., suivant procuration cl-annexée, tous de Témiscamlngue Nord ; Jean-Raptiste Delay, cultivateur ; Napoléon Vaillant, marchand, de Notre-Dame-dcs-Quinze, et Wilfrid Chnrbonncau employé, de la cité de Toronto, représenté par Dr A Rea usé Jour, par procuration ci-annexée, dans les buis suivant» t a.Aux fins d'exploiter les lignes de téléphone électrique déjà existantes : 1.Une ligne partant de Témiscamique-Nord, allant sur le chemin public jusqu'au et dans le canton (Suérln pour une distance de quinze milles environ ; 2.Une ligne partant de Témiscamiiignr-Nord allant sur le chemin public jusqu'au cl dans le canton Nédelec pour une distance de dix-huit niillrs nviron : 3.Une ligne partant de Tétniscaniingur-Nord allant sur le chemin publie jusqu'à et dans Notre-Dame-di s-Quinze pour une distance de trois milles environ ; 4.Une Ugnr allant dans I?village de Té-miscamingue-Nord par les rues publiques pour une «listance d’un mille environ ; Et l>.Aux fins de construire les lignes suivantes : 1.Une ligne de Témiseamlngur-Nord à Fabre passant par Saint-Hruno-d -Guignes et Ville-Marie par le chemin public ordinaire pour une distance de trente-trois mil-] les environ, avee des embranchements : l'un partant de Saint-Bruno^ -Guigues è i Saint-Cugène-de-Cu.gués par le chemin pu-I bile ordinaire, pour une distanre de dix i miles environ, el l'autre partant de Vltle-i Marie allant à Lorrninvllle.Saint-Placide.Salnt-Isidore-d -Laverbrotlére.Fugéreville et Latulipe par le chemin pnhlic ordinaire pour une distance d'une trentaine de milles j environ, avec le droit de la re circuler la I ügn dans les différentes parties de che-! une des localités ci-dessus nommées par j es chemins publies ; le tout sujet au eon-j lentement des conseil» ou autorités dont relever 1 l< s ehem'i’s le long desquels la lign* i de téléphone sera construite ainsi qu'aux j condition» 'fnpmers par la loi à ret égard ; j Et e.Aux fins *!r posséder toutes pr*»-: pr'étéx et matériel «léerssalres aux fins des-! HT s lignes léléphmilqués et aussi aux fin» ; d" faire te commerce des appareils et ma-! (Cr el nécessaires à l’exploitation de lignes téléphoniques élertriqu s sous le nom été "La Compagnie de Téléphone de Nédcîer**, avee i un capital s.>ciaï de cinq mille piastres (85,- - ' | (KKI 66*.divisé en cinq cents l.iOiti) actions Cours fourni» par le maison Fairbanks I de dix piastres (81*06i rhjéHné.osselln et Elé rue S«int-Fr»nçoi»-Xavier •-« principale place d affaire» de I» ror- 86.Montréal.pnraUon sera A Té'ni»«wmingue-Nord, dans De- I b distr et de Pontiac.Offre mand> TMi*^ du bureau du S'-crétaire de la pro-\danac.3 3% I vlnce.ce dixiéme Jour de Janvier 1920.284 2% j Le sou s-secréta ire de la province.Atlas.24 26 ' : C.-J.SIMARD.| Le Choix des Artistes C’est bien incontestablement le célèbre Piano Langelier L’instrument préféré de ceux qui s’y connaissent R1-.p>f cféi,' (i¦ MAITRES ET AMATEURS PROFESSEURS — ELEVES et tous les BONS JUGES.Le Piano Langsüer est dans les meilleurs salons.la Demande en est si Forte que nous fournissons à peine à y suffire.Hâtez-vous de placer 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définitivement le traité de paix, a échappé à la direction des leaders républicains, hier, en ajoutant à la réserve républicaine un amendement sympathique au “self-government” désiré par l’Irlande.Celte proposition a obtenu, apr-'s toute une journée de discussion, de la part du comité sénatorial, un vote favorable de 38 contre 3fi.Un second vôte a confirmé le premier en donnant 45 voix en faveur de l’amendement et 38 contre.La reprise de la discussion sur la question irlandaise a retardé, jusqu’à hier soir, l’élaboration d’nne résolution finale de ratification sur laquelle on espère obtenir un vote aujourd’hui.L’une après l’autre, de multiples réserves sur toutes sortes de problèmes ont été battues; les leaders du sénat, malgré ces retards, ont voulu tout préparer en vue du vote d’aujourd’hui.Hier soir, c’était l’opinion générale que le traité ne recevrait pas aujourd’hui les deux tiers des votes nécessaires à sa ratification.Le texte de la résolution au sujet de l’Irlande, telle que rédigée et présentée par le sénateur démocrate Geary, du Rhode-Island, se lisait comme suit: “En votant la ratification du traité de paix, avec l’Allemagne, les Etats-Unis adhèrent au principe de “self-determination” et aussi à la résolution de sympathie adoptée par le sénat le 6 juin 1919, en faveur des aspirations du peuple irlandais pour un gouvernement de leur propre choix; les Etats-Unis déclarent aussi que, lorsque l'Irlande aura obtenu sa liberté, elle devra être admise parmi les membres de la Ligue des Nations.Après qu’une tentative tie modifier la réserve républicaine à l’article dix eût échoué, le sénat réaffirma son adoption de la réserve par un vote de 54 contre 25.Le sénateur Hitchcock, du Nebraska, a conduit la lutte en faveur de l’adoption de la proposition irlandaise, au début de la séance, affirmant qu’elle était absolument conforme aux clauses du traité de paix.Sur ce, le sénateur Lodge, du Massachusetts, leader républicain, se déclara en sympathie avec le principe de la réserve, mais il manifesta le désir de rayer de son préambule l’affirmation qui équivaut à une adhésion sans réserve au principe de “libre détermination”.“A mon sens”, a-t-il dit, “ce serait une hypocrisie flagrante qu’une telle déclaration émanée d’un pays qui, durant quatre ans, a combattu le droit des peuples à disposer d’eux-memos.Nous devrions combattre à outrance, si l’un des Etats de notre Confédération prétendait déclarer son indépendance.Je ne crois pas que nous puissions faire à la face du monde, une telle profession de foi.” Le sénateur Read a déclaré ensuite que la réserve irlandaise n’était rien autre chose que “des mots vides de sens”, alors que son col-5-rue.le sénateur républicain Tovrnsend, du Michigan, a affirmé qu’elle avait été présentée dans un tout autre dessein que celui de servir la cause irlandaise.Le sénateur républicain Borah.4e ITdaho, et le sénateur démocrate Gare.d’Okîahama, l'ont ccpen- wMit âppuyit^M tentative effectuée aujonr-u Sénat, par le sénateur dé-' Thomas, du Colorado, outer au document de rati-du traité une clause expn-éspoir que la Corée serait nement libérée de la "ty-d« Japon”, a été défaite par de 34 à 45.énat j aussi battu, par un de 37 à 42, la résolution cîu HOLLANDE .ne die.»in Lodge, du Mas-etls, demandant que la défi générale d’adhésion «les nis au principe du droit iiplrs à disposer d’eux-mè-eu?rayée.Les irrêconcilia-publicains ont voté avec les rates contre cette résolu- L’ALLEMAGNE échec, iu’il ne LA HOLLANDE NÉGLIGENTE TROP DE DOUCEUR ENVERS L’EX-EMPEREL R.— LE DEPUTE SCHAPER VEUT QU'ON SOIT RUiOi REUX.— IL MENE UNE VIE EAClldi.- IL PARAIT REVEUR.__________ La Haye, 19.— (SJ’.A.) — Le gouvernement hollantla.s a été pris vivement à partie à cause de ce que l’on a qualifié de douceur de sa part envers 1 ox-empercur d'Allemagne, lors d’un débat à la seconde Chambre du parlement, hier.Lu publication d'un décrol, par le premier ministre, limEant les allées et venues du coude Hohenzodlern et le serment qu’il a fait de ne plus s'occuper de politique, ont donne lieu à 1 incident.Ee député Schaper.socialiste, dont les interpellations ont amené renoncé de ce décrol, s’est déclaré uiécon lent de la réponse du premier ministre, affirmai!', qu’une augmentation du nombre des gardes qui entourent l'ancien empereur, n’est pas suffisante et que les serments du comte llo-henzollern valent peu de chose.Il a déclaré que les amis de l’cx.lé pouvaient encore très facilement lui re^ mettre des messages, et a demandé pourquoi les visiieuis du chateau de i km thick n’étaient pas perquisition-nés.Le premier ministre, dans sa réponse, lui a répandu par sa lettre aux deux Chambres du parlement, les informant de la promesse qu’il avait obtenue du comte Hohenzol-lern de s’abstenir de toute activité politique et de ne rien faire de na lire à impliquer la Hollande dans des difficultés nternationales.Il a ajouté qu’il était à étudier la question d’obtenir un engagement analogue de la part de l’ancien prince ber,tier.I.e député communiste von Ravcn-steyn a déclaré que la politique de mutisme du gouvernement avait renforcé l’opinion générale qui semble prévalu r que l’ex-empereur s est réfugié en Hollande avec l’approbation tacite du gouvernement hollandais.Le comte Hohenzoliern, a-t-il dit.a été autorisé à mener la vie paisible et facile d’un gentilhomme campagnard à la retraite H a a sa d sposi-tion une limousine qui lui permettra de gagner la frontière le jour où cela lui conviendra.Les mêmes remarques peuvent s’appliquer aussi bien à l’ancien prince héritier, qui a pleine 1 berté de communiquer avec le parti réactionnaire d’Allemagne.On a vu diverses autres personnes que le gouvernement considéra t comme peu désirables, emprisonnées et maltraitées dans des camps de concentration, même lorsqu elles étaient munies de passeports réguliers.Plusieurs autres deputes ont adopté la même attitude, quelques-uns même allant jusqu’à s'informer jusqu'à quand les Hohenzoliern seraient autorisés à vivre en Hollande.Le premier ministre a declare que le gouvernement avait affirme depuis longtemps qu’il n’avait rien su à l'avance de la venue de ! ancien empereur et que pas un seul membre du gouvernement ne s était douté de ses intentions.Jusqu’à présent, a-t-il dit, il n’y a pas lieu de croire que l'ex-empe-reur ou son fils, aient trempé dans quelque machination politique.Amerongen, 19.— (S.P.A.)—L’ancien empereur Guillaume a veille très tard, hier soir, et s'est couché longtemps après to.us les hôtes du château de Bentinck.Il paraissait rêveur.La nouvelle de la chute du régime Kapp lui avait été communiquée durant la soirée.Ces jours derniers.le comte Guillaume a manifesté une vive surex citation au sujet des événements d’Allemagne.Hier soir, il s’était retiré de bonne heure dans ses appartements, mais la lumière est demeurée longtemps allumée dans l’aile du château qu’il habite.Wieringen, Hollande, 19.(S.P.A.) — La population de Wieringen est vivement intriguée par les manoeuvres du torpilleur hollandais signalé sur le Zinder Zu, à proximité de Wieringen, résidence de l’ancien prince héritier Frédéric Guillaume.L'un de eos torpilleurs a jeté l’ancre ici lundi, puis s’est éloigné peu après, sur Tordre des autorités hollandaises.Un uulre a pris sa place aujourd’hui.Sir Lomer Gouin embarqué s est L’Assemblée Nationale Elle s’est réunie hier à Stuttgart.—.Le gouvernement Ebert a repris le pouvoir à Berlin, et la situation semble devoir s’améliorer.— Le dernier coup des troupes révolutionnaires.Stuttgart, 19.— (S.PX) — L’Assemblée nationale allemande s’est ouverte hier après-midi, à 4 heures 30, dans l’édifice de la Galerie des Arts.M.Konstantin Fchrcnbaeh présidait la réunion.Un grand nombre de députés y assistaient ; on remarquait surtout des députés socialistes.Le président de l’Etat du Wuttemberg a souhaité la bien- _________ venue aux députés.Le chancelier f d’eux Bauer a ensuite parlé au nom du gouvernement.L’édifice de la Galerie des Arts était gardé par les troupes et des automobiles années faisaient la patrouille dans les rues.En commençant son discours, le président Fehrenbach a remercié au nom du gouvernement les troupes et les fonctionnaires qui sont restés fidèles au gouvernement constitutionnel.Le chancelier Bauer a déclaré que Téchec du coup d’U* tat était dû surtout à la fidélité des fonctionnaires des différents ministères.Immédiatement après cet le sénateur Lodge a déclare pouvait voter en faveur de la rc-*erve.même avec une clause ayant trait » l’Irlande, et le sénateur Len-root a adopté la même attitude.Abordant ensuite la réserve irlandaise, le sénateur démocrate Shields, du Tennessee, a déclaré que telle qu'amendée, cette réserve donnait l’impression d’une sympathie vide de sens pour l'Irlande et ü a demandé de substituer le mot “indépendance” au terme “libre détermination”.M.Shields a cependant retiré sa proposition, lorsque le sénateur Grey eut modifié sa réserve, en éliminant l’expression “libre détermination” et en y substituant “tel gouvernement qui conviendra au peuple irlandais”.Le sénateur républicain Wadsworth, de New-York, alléguant qu’une déclaration générale comportant l’expression “libre détermination” constituerait un précèdent radical et peu désirable, a proposé i que l’on ne prête pas à ce principe j toute sa valeur dans la résolution et que l’on ajoute à son énoncé, “tel! ipj’antérieurement appliqué aux I États-Unis”.Sa proposition fut dé- | faite par un scrutin de 42 à 36.Le sénateur Borah a déclaré que la réserve avait été tellement remaniée, qu’elle était devenue préjudiciable au Sénat et il a déploré que la Corée, la Syrie et l’Egypte n’y soient pas mentionnées, car la reconnaissance des droits de ces pays ] ment à se gouverner eux-mêmes est aussi | tinec légitime que relie de l’Irlande.Le Sénat a également rejeté, par un scrutin de 26 à 53.un amendement du sénateur Lndïe.proposant que les Etats-Unis déclarent leur adhésion au principe du droit des peuples à se gouverner eux-mêmes \“ta autant qu’il a trait au peuple New-York, 19 (S.P.A.) — Sir| Lomer Gouin s’est embarqué, hier après-midi, à bord du transatlanti- [ que français Im France.Au nom ! bre des autres passagers, on remar-j quait M.Henri Johannet, directeur' de la Commission de France aux ! Etals-Unis; Madame Wm.K.Vanderbilt et plusi urs artistes de lij troupe du Grand Opéra de Chicago.! Des émeutes au Caire Le Caire, Egypte, 19 (S.P.A.)— Un groupe de mécontents s’est attaqué à la caserne de police de Kaf-sheikh, mardi, où se trouvait la commission de recrutement des indigènes, pour libérer les recrues et lis prisonniers au cours de la mêlée, la police a tiré sur la fmd', lu snt un des manifestants et blessant plusieurs autres.Un des agents a reçu des blesseurs.A Dcsuk, un soulèvement semblable s’est produit et tro s des émeu-tiers ont été tués et plusieurs bles- s.Les troupt rvenir pour an /Ci.nt dû ir rétablir Torch irlandais”.Moyennant cette réserve, le sénateur Lodge se serait engagé â apposer la réserve, mais les républicains irréductibles se sont de nouveau ralliés aux démocrates pour écraser sa proposition.I.e sénateur républicain Borah, de Tlndnho, Tur.des leaders des ir-'éductibles.a qualifié cet amende-de manoeuvre politique, dos-à se rallier les suffrages irlandais."C'est le plus.”, a commencé M.Borah, et comme il semblait tic-«iter.des clameurs se sont élevées" “Ditcs-lc.dites-Ie." “Les mots me manquent pour qualifier cette assertion”, a conclu le sénateur de ITdaho.LA SITUATION Berlin, 19.— (S.P.A.) — Le gouvernement Ebert est de nouveau en possession du pouvoir, à Berlin.I.e ministère Ebert sera probablement de retour â Berlin aujourd’hui.Les troupes régulières font la patrouille dans les rues de cette ville.Une partie de ces troupes a passé la journée d'hier à détruire les clôture de fils de fer barbelés que les soldats révolutionnaires avaient installées dans les rues.Les soldats ont aussi travaillé â enlever les barricades édifiées par les révolutionnaires ; malheureusement ce travail a coûté la vie à 12 personnes et 2g autres ont été blessées par une explosion de dynamite.Les troupes de la Baltique qui ont aidé au gouvernement Kapp â opérer son coup d’Etat sont parties de Berlin, hier.Avant de partir, elles se sont vengées des quolibets de la foule en tirant sur elle.Comme elles étaient alignées sur une place publique, la populace a commencé a leur lancer des injures.Les soldats impatientés ont tiré sur la foule.Il y a eu des morts et des blessés.La foule s’est réfugiée dans l’hôtel Àdlon où les blessés ont été pansés.Après avoir passé la porte de Brandebourg, les troupes de la Baltique ont tiré une nouvelle volée de coups de mitrailleuses.Il y a u encore un grand nombre ' de morts et de blessés.Le coup d’Etat de von Kapp a provoqué une crise parlementaire.Les partis de la coalition devront former un nouveau cabinet.On verra de nouve-aux ministres.11 y aura des élections prochainement'.Ce pendant, l'Assemblée nationale ne se dissoudra pas avant d’avoir approuvé le budget et d’avoir édicté de nouveaux modes de taxation.I,'Assemblée devra aussi adopter une nouvelle loi electorate.L’Assemblée nationale aura à décider si les révolutionnaires doivent être punis.L’opinion publique, â Berlin, est en faveur d’un sévère ''bâtiment pour tes auteurs du coup d’Etat.Le chargé d’Affaires de France à Berlin, a félicité le vice-chancelier Schiffer et le sous secrétaire Heincl tionr avoir si heureusement démêlé l’écheveau de la crise politkrue allemande.* LES GREVES On n’a pas remarqué d’améToration sensible dans la situation économique jusqu’à présent.Les cheminots ont repris le travail, mais le travail syndiqué manifeste un vif mécQiiEntement et prolonge la grève.11 réclame le désarmement de Tannée et l’inclusion au sein du gouvernement d’éléments plus ra dicaux.L’une des conséquences du règm si bref du Dr Kaj>p, a été d’incliner sensiblement vers le radicalisme la majorité des ouvriers, et Ton présume que 1 s prochaines élections contribueront à renforcer les socialistes indépendants.ïæ coup l’Etat de Kapp restera comme le plus mauvais service qui ait jamais té rendu aux conservateurs.Ceux-ci ont, en effet, perdu les quelques I bribes d’influence qu’ils avaient su j conserver.La censure a été levée et tes journaux ont fait Unir réapparition.I.ord Kilmanok.1e chargé d’affaires anglais, a profité de l’occasion pour donner un démenti catégorique à la rumeur que les Alliés avaient donné quelque marque d’appui réactionnaire.i.e comité des indépendants a publié un manifeste disant que la contre-révolution a été réprimée, mais que le gouvernement Rauer-Noske s’efforce de restaurer l’aneien régime par un compromis dicté par sa lâcheté.Un autre junker, y est-il ilit, von Suchet.a remplacé te junker von Luettwitz.L’état de siège n êtémnintenu et le gouvernement prussien a confié la protection de Berlin au Reiebsweek et aux gardes de la sécurité, ce qui prouve clairement que la dictature militaire se maintient.“P! n’> a pas eu de modification iî ’ps h' régime, il n’y a eu que (les substitutions de personnes.Les indépendants n’aeeepteront pas cet état de choses”.Les troubles ont été plus rares, à Berlin, hier soir, ou’en aucune iiit de la révolution.Plusieurs dé-| tacbenirnts do troupes ont été en-! '-oyés â l’extérieur, mais la maiori-! té se trouvait encore duns la ville, ! au matin.Tous étaient munis de grenades à mains et plusieurs es-[ -ouru’ s étaient en possession de mitrailleuses et d’appareils servant à projeter du liquide enflammé.1 Dès que 1rs troupes eurent évacué la capitale, les troupes régulières du gouvernement, les garnisons de Berlin et les gardes de la sécurité, ont fait la patrouille de la ville.La plus grande surexcitation a ré gné vers la fin de la nuit, bien qu’une grande partie de >a population ail jugé bon de rester chez elle.Les eamelots porteurs d’une édition sommaire du “Margen Post” et du “Paxsische Zcitung” ont été HttéraQenu'nt assiégés par le public anxieux de se renseigner sur la situation dont il ignorait tout depuis samedi.Les agitateurs ont commencé a pérorer durant la matinée et ont réuni en peu de temps autour des foutes considérables.On a remarqué l’explosion d’un Important mouvement antisémite, plusieurs des orateurs improvisés ayant invité la population à chasser les Juifs des emplois publics.Un aéroplane a fait pleuvoir sur la ville une nuée de pamphlets signés “Ligue des soldats de carrière de l’Allemagne”, disant que cette ligue étaiil opposée au nouveau gouvernement et qu’elle n’en reconnaîtrait pas d’autre que celui auquel elle a juré allégeance, et qu’enfin elle attendrait l’invitation de Noske pour se réorganiser.LE PRIX DES VIVRES Le prix des vivres continue à s’é lever et il y a tendance signalée à accaparation de tout ce que l’on peut se procurer.Les marchés ont été littéralement assiégés et les établis se sont vidés en quelques Instants.L’im-puissance où se trouvent les pauvres de se procurer à grands prix les produits de la ferme, fait présumer qu’il y aura beaucoup de détresse et d’agitation dans un bref délai.Par suRe de l’abdication du Dr Kapp, Berlin sera donc soumis à une dictature militaire jusqu’à ce que le gouvernement civil y ait été restauré.Une conférence militaire a eu lieu hier.Le fait que ni tes indépendants ni les communistes n’ont eu recours jusqu’à présent à des mesures extré-nvstes qui ont caractérisé It'S grèves réactionnaires de 1918-19, est interprété comme un signe rassurant.LA SITUATION EST MOINS SOMBRE Londres, 19.— (S.P.A.) — Les dépêches de Berlin qui ont été envoyées hier sont plus optimistes sur la situation allemande.On annonce que les partisans du Sparta-cus font encore de l’agitation, cependant on ajoute que si te gouvernement Ebert parvient à la mater il sera maître de la situation pendant quelque temps.La conférence de la paix a discuté hier pour la première fois depuis le coup d’Etat de von Kapo la situation allemande La conférence est d’avis que ce coup d’état n’est pas du ressort de la conférence en autant qu’il ne fait pas tort à l’exécution du traité de paix.RIEN D OFFICIEL Londres 19.-t- (S.P.A.) — Une dépêche officielle de Berlin mande qu'une batterie d’artillerie a été détruite par les partisans du Sparta-eus à Witter eu Westphatie.M.Lloyd George a déclaré aux Communes que le gouvernement anglais ne pouvait faire de déclaration officielle sur la situation allemande.Les dépêches mandent que ta situation est très grave à Munich où une grève générale a été déclarée.La ville de Munich manque de vivres et tes cultivateurs ne veulent fias en fournir avant que la grève n’ait pris fin.DEMANDES DE SECOURS Oobientz, 19.— (S.r.A.)—Deux cents Américains qui étaient allés visiter la foire de Leipsig ont télégraphié au major Allen, commandant des troupes d’occupation allemande pour lui ofemancior du secours en donnant pour raison que leur vie était en danger à Leipsig.I.e major Allen a immédiatement envoyé un train spécial pour ramener les soldats américains.LE SANG FROID D’UN MEDECIN UN INCENDIE A L’ASILE DE L’ETAT LE Dr MARCUS B HEYMAN NE S’ENERVE PAS — DES DOMMAGES DE $15,090.New-Yorn, 19.— Hier, dans la grande salle de réunion, sur ITIe Ward, située dans la rivière East, 1,200 des 6,000 patients de Tasile de l’état, assistaient à une repré sen-^ talion cinématographique.Dans une galerie, se trouvaient le Dr Marcus B.Heyinan, surintendant de Uasiie, avec sa famille.A neuf heures, le Dr Heyinan a remarqué un filet de fumée au haut de l'écran.Réalisant le danger d’une panique dans la demi-obscurité, te médecin a constaté que l’auditoire n'avait encore rien vu.Il a quitté son siège, s est rendu sur la scène et a fait aux aliénés un discours où il leur a affirmé que rien d’anormal ne se produisait, mais qu’il leur importai! de sortir de la salle en bon ordre.Ne se doutant pas du danger.tes fus _ la salle paisiblement, guidés par tes gardes-malades.Grâce au sang-froid de Tahc-nis.aucune panique ne s’est pro-duile., _ ,, Un employé, averti par le Dr ltey-mnn.a donné Taladme et à I arrivée des pompiers, les flammes menaçaient un édifice à deux étages où se trouvaient 300 nouveaux patients.1 Le feu a été rapidement maîtrisé, j cependant, les pertes sont de $lo,-000.Briand nie Paris, P (S.P.A.)—M.Briand a contredie formellement l aite i întion de Caillanx devant le; “enat.que Caiiteux aurait averti M.j Briand que les propositions de paix iraient clé transmises par Lipschcr ; m nom du baron von Dcrlcckcii.j jouverneur civil de Prusse.Notre 52ième ‘ ‘ Tout un Moi* de Ventes Merveilleuses La vente commencée lundi dernier a été organisée pour durer tout un mois, durant lequel nous offrirons des valeurs merveilleuses dans tous et chacun de nos a^,n
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