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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 1 décembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-12-01, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 281 MONTREAL, LUNDI 1er DECEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.g 50 UNION POSTALE .3 00 Directeur TVTTfT/\TT| DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA • QUESTION OEJ’UNIVERSITE La besogne à faire — Les facultés à développer — Le corps professoral — Maisons d’étudiants iLa question de l’Université de Montréal passe au premier plan de l'actualité.Elle y restera longtemps, car la besogne qui attend ses administrateurs et ses amis n’est t’oeuvre ni d’un mois, ni d’une année.U faut réparer sans doute les suites du dernier désastre, réinstaller convenablement les facultés — Droit, Médecine, 'Piharmacie — chassées de chez elles par l'incendie, mais ce travail, pour considérable qu’il soit, n’est qu’une partie de ta fâche qui s’impose.11 ne ferait que remettre les choses dans le même état qu’avant l’incendie.Or tout le monde admettait alors qu’il fallait faire beaucoup mieux, donner à ^Université une extension considérable, lui fournir de plus puissants moyens d’action.En deux ou trois circonstances récentes, Mgr Gauthier a indiqué .rtains des projets dont l’urgence est évidente et qu’on s’efforcera de ¦, allser, (tes qu’on disposera de ressources suffisantes.C’est ainsi qu’il laudrait donner aux laboratoires de la l'acuité de Médecine un développement considérable, constituer une forte Faculté des Sciences, donner à notre humble Faculté des Lettres l’ampleur qui convient, faire surgir un institut de Philosophie, une école des Sciences politiques et sociales, assurer naturellement à l’Université nouvelle un centre administratif convenable; c’est ainsi qu’il faudrait créer un état de choses qui permît le recrutement de professeurs de carrière, qui assurât à ces professeurs un traitement convenable, avec la sécurité de leurs vieux jours; ( 'est ainsi encore qu'il faudrait fonder des maisons où les étudiants pussent se grouper, comme à Lille par exemple, et vivre de la vie commune.La nécessité et l’urgence de ces diverses fondations paraissent évidentes, pour pdu qu’on y songe.11 y a plusieurs mois déjà que le doyen de la Faculté de Médecine, IM.k docteur de Lotbinière Harwood, portait à la connaissance du grand public les besoins de son école.Chacun pressent les services immédiats que rendrait aux jeunes 'Canadiens français, dans la période d’intense activité industrielle où nous sommes, une Faculté des Sciences puissamment organisée.Il est par ailleurs inconcevable que la cinquième ville française du monde puisse longtemps encore se contenter de l’embryonnaire Faculté des Lettres qu’elle possède aujourd'hui.La création d’un institut supérieur de philosophie est un complément naturel et ¦nécessaire de tout Renseignement.On devine aussitôt, sans qu’il soit besoin d’y insister, l’importance de la future école des Sciences politiques et sociales.Mais tout progrès considérable et permanent suppose le recrutement d'un corps professoral qui, dans sa majeure partie au moins, puisse se donner entièrement à l’étude et à l’enseignement, qui soit, par conséquent, assuré de son pain quotidien et raisonnablement garanti contre Ils surprises de l’avenir.Et les élèves bénéficieront d’autant plus des leçons de ces maîtres qu’ils seront placés dans des conditions de sécurité morale supérieure, assurés de meilleures facilités de travail.D’où le projet de ces maisons d’cludiants, qui existent ailleurs, où les jeunes gens peuvent, par groupe de cinquante ou soixante, vivre de la vie commune, dans une atmosphère morale excellente.De même qu’on avait entendu avec joie Mgr Gauthier marquer, dès sa conférence de VActioh française, le caractère nettement catholique de l’Univers'ité, de même, l’autre soir, l’a-t-on entendu avec grand plaisir insister sur l’importance d’une forte organisation des facultés, du recru-te'inent des professeurs, de la protection intellectuelle et morale des étudiants.Ainsi passe au premier plan le souci de Y âme de l’Université.Il faut songer sans doute — et la nécessité y contraindra toujours — au corps de l’institution, aux bâtiments qu’il faudra élever, mais le plus important sera toujours son âme : le caractère de l’enseignement, des maîtres et des élèves.Et il est heureux que dès le début cette vérité soit mise en relief.« Cette brève énumération donnera qutilque idée de la tâche à laquelle s’attelle le comité d’organisation constitué vendredi soir.— .Vous irons sans doule au plus pressé, disait Mgr Gauthier, en réponse 'à une interrogation partie de la foule, mais nous pourrions tout de suite, pour des besoins urgents, disposer avec une extreme facilité d’une somme de trois millions.Et il n’était point question en cela, notez-fle bien, d’achat de terrain.Notez-le encore, le chiffre paraît plutôt modeste, dès qu’on repasse mentalement le programme que nous résumions plus haut.iQuelIle que soit la somme que l’on juge opportun de demander immédiatement, c’est à des chiffres comme ceux-là, et plus considérables même, qu'il faudra songer si l’on veut réellement fonder l’Université de Montréal.L’ampleur nécessaire du projet, l’étendue des besoins, le nombre et la variété des services que devra rendre l’Université, ne pourront que stimuler la générosité publique.Il faudra, cela va de soi, pour que cette générosité donne son plein effort, une vigoureuse campagne d’éducation — une campagne qui mette bien en lumière l’importance de la question, l’intérêt qu’elle présente pour tous.Ce sera sûrement l’une des premières préoccupations des amis l’oeuvre.FAIS CE QUE DOIS ! LE LAIT CHER LA GREVE DE LA FAIM.UN PROBLEME COMPLIQUE.— HAUSSE GENERALE.— DISTRIBUTION SIMPLIFIEE ET CLASSIFICATION.de Orner HE30UX.BILLET DV SOIR FEU DE BENGALE A LAURIER a* Or vous ne saviez pas, vous, que, dans un village où battent encore i l’unisson des coeurs libéraux, on a voulu récemment, au grand Laurier, élever un monument et fixer, dans l’airain, son panache de gloire.Des fêtes champêtres où des orateurs fêlés, mais sincères, crachaient leur prose héroïque, ont rapporté une somme rondelette, et les phis ardents voyaient déjà, en rêve, la silhouette fatale du fascinateur, planant comme une ombre sacrée et charmeuse sur la plaine où son verbe avait passé jadis en jetant l’espérance.“Oui, avait dit l’un “des parleurs” d’une voix meurtrie où remuait une larme, nous aurons Laurier, la gloire du pays, au milieu de nous, dans ce village si désespérément libéral, nous l’aurons, il le désire, nous le vouions, et sa figure, ‘‘où rayonne et fleurit comme un bienfait des deux”, sa figure, parce qu’elle nous aime et recommit ses fils, amis citoyens, sa figure nous sourira.Cette tête à la blanche broussaille, comme dit le poète, sera le phare fulgurant d’où jaillira le cri d'alarme et de ralliement, cette tête, ce sera notre drapeau” — "Et qu’ainsi Dieu vous toit en aide”, avait crié un farceur, pour jeter, sans doute, une note gaie dans ce gaspillage de sanglots, f’ne telle finale fit s’ouvrir les ¦urscs et les jeunes filles n’eurent ju'à ramasser les ècus.L’artiste pourtant, habitué à d’énormes rémunérations, trouva la somme insuffisante et répondit avec un sourire qui voulait se faire pardonner : “On sculpterait Bossuet ou Chapleau pour cette somme, messieurs, mais je vous assure qu’on ne saurait sculpter Laurier." Les délégués un peu transis durent reconnaître ce grand principe qui vent qu’en terrain glorieux, on paye ce qu'on achète.Par pitié, par goût d’en finir, peut-être aussi par audace dit métier, le sculpteur ténia un compromis : “J’ai, dans mon atelier, dit-il, un buste de sir Georges-Etienne, dont la tâte n’est pas meme ébauchée.Je pourrais, sur ce thorax qui mérite bien, vous l’avouerez, quelque crédit, asseoir l'auguste hef du libéral sine quo non que fut sir Wilfrid.Vous auriez deux gloires dans une seule, la pensée d’un génie unie au coeur d’un grand patriote, le panache du maître couronnant te coeur d'un père de la confédération." —“C’est vrai, reprit un des envoyés d'un air un peu bête, tous les grands hommes sont cousins et Wilfrid a si bien connu Etienne qu’il est juste de les mettre l'un dans l’autre.” Et qui sait maintenant si ce village ne sera pas bientôt doté d’an buste hybride, étrange symbole de la réconciliation suprême des parfis, statue incarnant l’éternel caprice du destin qui joint ici, pour la gloire, A cette tête pensant rouge, un coeur battant bleu?______________Jean_ MERQLLES, À SAINT-SULPICE LE COURS DE M.MON’TPETIT Les prochains cours de M.Edouard Montpetit se donneront, comme le dernier, à la salle de la Bibliothèque Saint-Sulpice, mais le vendredi au lieu du jeudi.Ije public est prié d’en prendre note.Le résultat de l'enquête sur le prix du lait instituée par le tribunal du commerce est à prévoir.Nous aurons à faire face sous peu aune nouvelle augmentation.Il faudra bien l’avaler de bonne grâce sous peine de cesser d’avaler du lait.Ce genre de protestation héroïque n’est d'ailleurs pas à la portée de tout le monde ; seuls se la peuvent permettre les adultes bien portants ; pour les autres, elle comporterait les mêmes risques que la grève de la faim.A' songe-t on souvent ?Il y a des milliers et des milliers d’enfants qui sont, dans une ville comme Montréal où le sevrage précoce et meurtrier n’est que trop en honneur, les grévistes inconscients et involontaires de la faim, ainsi que le prouve notre haute mortalité infantile.Comme l’ont constaté les associations de bienfaisance et les infirmières municipales qui ont pris la peine de faire des enquêtes à domicile, un grand nombre de bébés dès Tâge le plus tendre sont privés non seulement du lait maternel, mais encore de son substitut le plus parfait ou, plutôt, le moins imparfait : le lait de vache modifié.Ceux qui ne mangent pas, dès avant la dentition, “un peu de tout” (entendez par là les mets ordinaires servis à la table de la famille) sont gorgés de farines spéciales, de préparations réputées merveilleuses et qui de fait les engraissent de cette graisse spéciale inégalement répartie du rachitisme.Les bébés obèses meurent, hélas ! tout comme les autres et les parents sont au désespoir de songer que la mort a pu faucher une santé si florissante en apparence.Il suit de ce qui précède que non seulement la consommation du lait ne peut être restreinte à Montréal, mais qu’en outre, à la suite d’une campagne intelligemment conduite et opiniâtre, elle doit être sensiblement augmentée en évinçant de la diète des tout petits les contrefaçons grossières du tait.La question du lait est donc intimement liée à la lutte contre la mortalité infantile et que Ton peut dire que plus ce produit est mis hors de la portée des petites bourses et plus il y a de chance de voir s’allonger la lamentable théorie des blancs corbillards qui font'l’ascension du Mont-Royal.* * * Que faire ?Les cultivateurs prétendent que le prix de production justifie le renchérissement qu’ils exigent.Le leur refuser, c’est détourner un certain nombre d’entre eux de l’industrie laitière, comme Font établi nos chroniqueurs agricoles; c’est, à tout le moins diriger vers la beurrerie, la fromagerie ou la fabrique des laits évaporés, condensés et toute la famille des laits conservés, les produits qui prendraient le chemin de la ville, si les producteurs étaient assurés d’un profit raisonnable.On s’étonnera sans doute et Ton regrettera aussi que la plupart des producteurs tiennent une comptabilité tellement rudimentaire qu’ils sont incapables d’établir avec des chiffres clairs le prix de revient de leur lait.Mais ceux qui usent de la comptabilité la plus moderne justifient d'ailleurs amplement le bien-fondé des augmentations sollicitées.Et les citadins auraient très mauvaise grâce à reprocher aux fermiers de relever leurs prix quand, même dans les organisations de bienfaisance, les industriels et les marchands qui ont majoré sensiblement leurs profits sur toutes choses, y compris celles nécessaires ou indispensables aux cultivateurs, sont assez nombreux.* * * D’une part, il paraît donc impossible de refuser l’augmentation de leur lait sollicité par les producteurs; d’autre part il paraît dangereux de permettre un relèvement du prix du lait pour le producteur sans que lu santé générale et particulièrement la santé des tout petits en subissent un sérieux contre-coup.Il est évident que le seul mode d’intervention, à la disposition des autorités publiques est celui que nous avons déjà conseillé à maintes reprises à savoir; simplification de la distribution à domicile ou sa suppression totale.On sait comment il est possible de parvenir à la simplification de la distribution et à la diminution conséquente de son coût en organisant des coopératives de distribution.Pourquoi les marchands distributeurs ne s’entendraient-ils pas dans l’intérêt de leurs clients quand ils s’entendent si fréquemment contre leurs intérêts, notamment quand il s’agit de décréter le chiffre d'une hausse simultanée ?Quant à la suppression totale de la distribution, elle peut être effective partiellement si les commissaires veulent tant seulement se donner la peine d’étudier le projet qui leur a été soumis par la Ligue des propriétaires et qui pourvoit à l’installation de laiteries chez des épicieirs qui recevraient une certaine prime de la ville.On pourrait trouver là un lait pur et riche.ET ce serait devancer l’adoption des règlements municipaux.De plus, par ceite conci rrence qui leur serait faite dans tous les quartiers, les distributeurs seraient amenés à vérifier les chiffres de leurs profits de plus près et à voir s’il ne leur serait pas possible pour rivaliser avec ces établissements municipaux de reviser les prix dans le sens d’une baisse.* * * Le Baby Welfare Committee recommande fortement la stérilisa-Ition de notre provision de lait to- tale.La moitié est actuellement soumise à cette opération.Sur le reste, il est évident qu’il se trouve quantité de laits qui en ont beaucoup plus besoin (pie celui reçu par les grands établissements qui, seuls, font la pasteurisation.Tous les jours, ou presque, en Cour du recorder sont condamnés, (jamais trop sévèrement) des laitiers qui ont vendu du lait frelaté ou sale et non soumis, il va de soi, à la précaution de la pasteurisation.Ce sont des gens de cette espèce que Tun des magistrats municipaux a traités de voleurs positifs et d’assassins indirects.Pur contre, certain nombre de gens ont des fournisseurs qui leur livrent du lait "nature”, si Ton peut dire et qu’ils ne voudraient à aucun prix troquer contre les laits pasteurisés.Le procédé de pasteurisation a des avantages très nets pour le marchand, il en profite pour mêler divers espèces de lait dont les uns sont plus riches que les autres en matières grasses.Il les abaisse toutes au niveau des exigences des règlements municipaux.Comme il les a payés suivant la densité des matières grasses, il opère ainsi un fructueux mélange.N’est-il pas urgent que i’on adopte, à ce sujet, un règlement pour la classification du lait, que personne ne semble pressé de faire passer à Thôtel de ville?Aux termes de ce règlement, dont le projet est connu depuis longtemps, ie lait serait réparti en trois groupes, a, b et c.II va de soi que le marchand ne pourrait exiger le même prix des trois.C’est ce qui existe d’ailleurs dans certaines grandes villes américaines.On sait que le lait de la classe c peut être utilisé pour la cuisine, que le lait de la classe b peut être bu par les adultes et que le lait de la classe a est celui destiné aux enfants.D’eux-mêmes les laitiers ont depuis longtemps fait la classification de la crème ; celle du lait n’est pas plus difficile à réaliser et elle constituerait une sérieuse protection pour le consommateur qui achèterait du lait chez tous les livreurs autorisés, paierait sans récriminer le prix courant sans -se douter, ou du moins sans pouvoir se rendre compte, si tel ou tel marchand ne lui donne pas un produit infiniment inférieur, à supposer même qu’il ne fût pas additionné d’eau, que tel ou tel autre.j Les commissaires ont montré quelque énergie’ en certaines circonstances.Il n’est pas de problème dont ils se préoccuperaient avec plus de ténacité et de sérieux que de celui du lait s’ils pouvaient en saisir l’ampleur et les lointaines répercussions.Aux autorités du bureau d’hygiène de montrer plus d’énergie à leur ouvrir les yeux.$400,000 EN DOUZE MOIS Nous avons, à maintes reprises déjà, signalé les campagnes menées à Woonsocket, depuis douze mois, pour des oeuvres scolaires ou paroissiales.La dernière en date se poursuivait dans la paroisse Sainte-Anne.Elle vient de se terminer en dépassant comme les autres.son objectif.On déméndait $100,000, on a obtenu $105,000.Depuis douze mois, on a ainsi souscrit, dans les cinq paroisses françaises de Woonsocket, un total de $400,000.On comprend que, devant un pareil spectacle, le journal franco-américain de Woonsocket, la Tribune, puisse s’écrier: “Nous n'avons pas le droit deleter aujourd’hui un cri de triomphe et de dire : “Quoi qu'on fasse et quoi qu'on dise, nous ne voulons pas mourir et nous ne mourrons pas.“Une foi sans les oeuvres est une foi morte!” Or, notre foi est agissante et nous ne craignons pas l’avenir," Une fois de plus on nous saura gré de dire ici notre admiration profonde pour la magnifique générosité dont font preuve les Franco-Américains, non seulement de Woonsocket, mais de tant d’autres villes des Etats-Unis.— O.H.Louis DUPIRE.LA MUSIQUE DES GRENADIERS Montréal possède un orchestre militaire de concert, qu’on pourrait comparer avantageusement à bien d’autres en Amérique.La musique des Grenadiers, dirigée par M.J.-J.Gagnier, a donné hier à TOrphéum un concert qui a été une révélation pour ceux qui ne connaissent les musiques régimentaires que par les accompagnements qu’elles font dans la rue à la marche de nos soldats.Ensemble, phrasé, dynamique, tout a concouru à donner aux œuvres interprétées un cachet d’art remarquable.Est-ce accident ou coquetterie, le chef de musique n’a pris son bâton au début qu’après que la musique eut jonc toute une phrase.Je ne me suis pas informé de la cause, préférant oroire à une tactique qui avait pour but de démontrer l’excellente préparation des instrumentistes; et il est arrivé que le mouvement et le degré de puissance une fois donnés par une courte introduction de la clarinette-solo, l’ensemble entra à point et sans aucune direction, donna une parfaite exécution du passage.H .est dommage que Texiguïté relative de la salle ne permît pas aux fortissimos de prendre toute leur ampleur et leur donnât au contraire une sonorité un peu crue.Il faudrait, pour parer à ce défaut demander au chef d’attétfuer la force, ce qui ferait perdre à l’ensemble les effets d’une dynamique très bien graduée.Une plus grande salle seule pourrait empêcher cela.M.Gagnier a «dirigé avec habileté, mais ce n’est pas là qu’est son mérite; il est dans la préparation.Ce n’est pas à coup sûr en quelques répétitions d’ensemble que M.Gagnier a pu obtenir pareil résultat.Il a dû faire répéter famille par famille, isolément, et le travail s est fait certainement avec une rigueur minutieuse, avant d’en arriver à l’ensemble.Plût à Dieu qu’on pût obtenir semblable travail des musiciens d’orchestre ! M» James Goddard, qu’on entendit il y a dix ans à la Montreal Opera Company, a été beaucoup applaudi dans un air de Hœndel, un groupe d’œuvres françaises et un autre avec paroles anglaises.Sa voix au tim* bre très agréable a beaucoup plu.11 était très bien accompagné au piano par AI.Frank Mannheimer.Le prochain concert aura lieu au même endroit le 14 décembre.Yréd.Pelletier.BLOC-NOTES La propagande de Jellicoe Elle se poursuit.Amené ici par M.Borden, l’ancien grand amiral anglais nous laisse entendre que nous devons nous tenir plus prêts que jamais, sur mer, pour repousser un ennemi problématique.Et pour être prêts, il faut, naturellement, que nous ayons une marine.Ce n’était pas difficile à deviner.Mais la question se pose: si elle est surtout nécessaire à la Grande-Bretagne, qu’allons-nous faire dans celte galère ?La Gazette de Montréal, qui, la semaine dernière, prenait assez carrément parti contre le projet d’une marine de guerre canadienne, revient là-dessus ce matin et dit que “nulle marine de guerre que le Canada pourrait acquérir et entretenir ne sera un instrument de défense effectif contre quelque ennemi que ce soit”.Elle ajoute même: “Feu sir Charles Tupper prétendait que la construction d’un chemin de fer transcontinental et l'ouverture des nouvelles provinces de l’Ouest à la culture seraient de la part du Canada une contribution plus grande à la force de l’Empire que n’importe quelle aide navale que nous pourrions lui apporter.Quoi qu’il advienne, il faut réfléchir longuement, quand il n’y aurait d’autre raison de le faire que le manque probable d’appui, dans le peuple, de tout projet comportant l’imposition d’un fardeau considérable au revenu public, présentement incapable de suffire à toutes les demandes qu’on lui fait.” il ne faut pas trop tenir l’amiral Jellicoe responsable de la propagande qu’il fait.Il est venu ici surtout à la demande d’un ministère incompétent, autocratique, arrogant et qui |ne représente plus l’opinion de la ] majorité des Canadiens, — s’il Ta jamais représenté, ce qui n’est pas du tout certain.Robert Sellar Un journaliste anglo-canadien qui a pendant des années fait de la propagande antifrançaise, Robert Sellar, du Huntingdon Gleaner, vient de mourir, il y a quelques heures.M.Sellar était un journaliste actif, tenace dans ses idées, apparemment fort sincère, et qui voyait partout ie péril cnnadien-français.Il a, il y a des années, écrit un ouvrage, pamphlet plutôt que livre sérieux, intitulé The Tragedy of Quebec; ce livre est devenu l’ouvrage de chevet de tous les orangistes qui savent un tant soit peu lire.The Tragedy of Quebec, c’est la prétendue histoire, écrite sur un ton hostile et inspirée par des préjugés antifrançais, de la conquête des Cantons anglais de Test par les Canadiens français.M.Sellar y voit la main de l’Eglise, Tin-fluence de Rome, une conquête sournoise qui serait le préliminaire d’une invasion concertée de l’Ontario et des provinces anglaises du Canada par des émissaires de Rome.Pour M.Sellar, l’arrivée de Télément canadien français dans les Cantons de TEst, la prépondérance numérique qu’il y a prise, tout cela augure mal pour le maintien du lien britannique; aussi pose-t-il le Canadien français en ennemi déterminé du Canada anglais.M.Sellar a pu croire ce qu’il a écrit, niais il a fait erreur.Si les Canadiens français sont aujourd’hui si nombreux dans les Cantons de TEst qne ceux-ci sont aujourd’hui, à quelques exceptions près, en majorité de langue française, quand ils devaient rester le boulevard de la langue anglaise dans le Québec, selon ceux qui ont imaginé de les peupler d’abord de gens de langue anglaise, c’est non pas parce que Rome en a ordonné ainsi, non pas parce nue ce que M.Sellar appelle la “hiérarchie” Ta voulu, mais simplement parce que le Canadien français, ayant de nombreux enfants, a déplacé sur la terre l’Ecossais, l’Anglais ou le Canadien de langue anglaise qui n’en avait pas ou qui, s’il en avait, les voyait partir pour les villes ou l’Ouest, au lieu de rester sur la terre.L’envahissement des Cantons de l’Est par le Canadien français tient à des causes multiples, toutes du domaine de la sociologie et de Tordre économique.Mais il est facile, quand on a quelque théorie en tête, de défigurer les faits ou de mutiler la vérité de façon à CHRONIQUED’OTTA WA LE DISCOURS DE L’AMIRAL JELLICOE (Par ERNEST BILODEAU) Ottawa, 30 novembre.L’amiral Jellicoe est venu, on Ta vu, il a parlé, et c’est sans doute ie plus gros incident de la semaine, non seulement pour la capitale mais pour tout le pays, tendant attentivement Toreille dans la direction de l’important missionnaire.Cette légitime curiosité s’est manifestée samedi par l’invasion de la grande salle à dîner du Chàteau-I.an rier, laquelle n’a pas suffi à contenir tous les membres du Canadian Clitl désireux de ne pas manquer cet événement.Beaucoup de personnes, y compris une demi-douzaine de dames, encombraient les allées réservées entre les tables, et ce fut probablement la réunion la plus nombreuse qu’aient enregistré les annales de cette association.On remarquait autour de l’hôte d’honneur : le gouverneur-général, sir Robert Borden et plusieurs de ses ministres sans oublier celui de la Marine, le chef de l’opposition, M.Mackenzie King, les différents consuls de pays étrangers: Etats-Unis, Belgique, Japon, Argentine, etc., des sénateurs, des députes, et puis quelques uniformes navals.L’amiral est entré à une heure quinze exactement, précédé du gouverneur et accompagné du premier ministre et d'une suite nombreuse de personnalités.On dévorait des yeux ce petit homme glabre et alerte' qui s’avançait d’un pas rapide, presque juvénile, en saluant à mesure des applaudissements de ceux qui se trouvaient sur son passage.Il portait un uniforme simple, marqué seulement de broderies en or à chaque manche et au col, et de trois ou quatre rangées de décorations officielles sur la poitrine.En somme, l’apparence d’un officier de marine sans prétention ni morgue, et la physionomie d’un petit avocat irlandais ou américain essentiellement vif, nerveux, et madré.C’est un homme de mer qui a tous les airs (Tun yankee qui aurait fait fortune à plaider pour une clientèle de financiers de Wall Street, dont aucun n’aurait été de force à le rouler lui-même.On dit qu’il a soixante ans, mais il en a subtilisé le tiers au moins et paraît en pleine vigueur, à tous points de vue.L’oeil est vif, causeur et taquin et n’est jamais hn-|mobile; on dirait que l'amiral ne se défera jamais plus de l’habitude instinctive de regarder au large s’il n’arrive pas un sous-marin allemand quelque part, tout autour de lui.Il n’y avait pourtant là de susceptible de l’inquiéter qu’un loyal ministre des postes et un non moins sur ancien jeune honorable de langue française; mais peut-être les yeux rapides du missionnaire voulaient-ils jauger les sentiments de ia paraître leur faire dire ce qu’on •entend prouver.The Tragedy of Quebec est de cette catégorie d’ouvrages fondés sur des demi-vérités et des demi-mensonges, plus dangereux que le mensonge tout court Aussi bien, malgré ia fausseté des trois-quarts de cet ouvrage, continuera-t-il d’etre le bréviaire des orangistes acharnés à croire ou à faire mine de croire que Rome entend implanter bientôt ici le pouvoir temporel de la papauté."Rivière-Bleue” Un de nos correspondants de la region du Témiscouata a protesté ici même, il y a quelques semaines, contre 4e nom de Blue Biner imposé à une gare du Transcontinental qui s’appelait autrefois Rivière-Bleue et que tous les gens des environs connaissent de temps immémorial sous ce nom bien français.Le député du comté, M.Gauvreau, saisit le ministère des chemins de fer nationaux de la question, après une correspondance avec, le signataire d’une lettre au Devoir, M.le docteur Dubé, de NotreJDame-du-Laè.Le 20 novembre dernier, le ministère s’est décide à rectifier Terreur; il a écrit à M.Gauvreau que dorénavant la gare et l’horaire du Transcontinental porteraient les mois bien français, — ils remontent au temps du régime français d’avant 1760, — de Rivière-Bleue.N’eût été de la protestation de M.le docteur Dubé, le nom anglais aurait en quelque chance de se substituer à la longue à l’appellation bien française, en plein coeur d’un district presque exclusivement canadien-français, si français que plusieurs familles d’origine anglaise, écossaise ou irlandaise s’y sont fondues dans la population initiale au point de garder à peine leur nom d’autrefois.Il faut remercier de leurs démarches et de leur intervention le docteur Dnbé et le député du comté, M.Gauvreau, et souhaiter que, dorénavant, le ministère des chemins de fer nationaux n’aille plus tenter de mutiler les noms bien français d’une province qui entend rester française jusque sur les affiches et les horaires.La crise du charbon On la croyait finie avec la guerre.Elle paraît maintenant, à la suite de formidables grèves américaines dans les mines et 'le service des transports, devoir être pire qu’au cours de cet hiver de naguère où il fallut que les usines et les chemins de fer chômassent partiellement pour améliorer la situation.Tout cela doit nous inspirer la plus stricte économie du combustible, si nous voulons nous rendre au printemps sans trop de misère.P.salle, représentant plus> ou moins ceux de la majorité de la" nation.En tout cas, il était là comme à Taffût, plus court au physique que ses voisins mais plus “jeune”, plus allant, dénotant d’une constante activité cérébrale et physique, tenue en bride par une volonté disciplinée.Et ceux (pii ont fait allusion, à Winnipeg, à la largeur de sa narine, auraient pu compléter le signalement en ajoutant quklle ne pouvait pas être moindre, taisant partie d’un appendice nasal de dimensions pareilles; mais .Tinsistons pas.N'était-il pas nécessaire que le chef d’une si puissante organisation flottante fût essentiellement un homme de flair?Celui-ci était visiblement doué pour “sentir” l’ennemi a deux océans de distance, et c’est bien inutilement que son subordonné Beatty lui télégraphia fébrilement, au début de la bataille du Jutland; “J,e suis engagé avec une force ennemie importante.” L’amiral en chef le devait déjà savoir, ayant flairé la poudre sans seulement monter dans la plus haute tour, ce dont il convient de remercier la Providence s’il est vrai que, selon Pascal, “le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, la face du monde eût été changée.” CE QUTL A DIT Mais c’est d’histoire contemporaine que venait pai'ler l’homme “bien né”, petit, maigre et nerveux, qui nous est venu voir, et qui parle en public avec une aisance de politicien consommé.11 ne se fut pas plutôt levé, à la suite de la présentation flatteuse du président, qu’il partait en ligne droite pour gagner le coeur de son auditoire, tant il mettait d’entrain, de bonhomie, voire d’un peu de malice amicale, dans ses premières phrases, prononcées d’une voix forte, claire et précise.“J’éprouve de plus en plus d’admiration pour le Canada, disait-il, et pour les institutions canadiennes, y compris bien entendu les Canadian Clubs; mais mon admiration cesse toujours au momenl où le président, dans une de vos villes, s’est levé, m’a fait d’aimabtes compliments, et me charge de continuer de parler à sa place.(Rires) Jusqu’à présent, le Canada me fail l’impression de milliers de milles parcourus dans un convoi du C; P R., d’arrêts périodiques dans une ville nouvelle^ à chaque foir, puis de discours à un Canadian Club composé d’hommes charmants, mais intimidants dans l’ensemble.Mais ce n’est pas tout ce que j’admire dans votre pays.La part qu’il a prise à la grande guerre pour la civilisation”.et ainsi de suite.Voilà notre homme lancé, embarqué comme il dit, dans son boniment.Il s’en acquittera avec une verve mesurée, parfois hardie dans l’idée mais toujours prudente clans l’expression, qui a donné la plus complète satisfaction aux impéria-Hsants outrés, sans que les autres aient pu se sentir blessés ou rencontrés de front.La guerre navale doit être affaire de détours, de feintes, de retraites simulées et d’attaques brusques et brèves; telle est en tout cas l’impression qu’on en a à la suite du discours de cet admirable chef.On n’avait à aucun moment aperçu les masses menaçantes de l’ennemi, ni frémi devant la gifeule des canons, mais on était entouré de toutes parts des “mines” flottantes qu’un mouvement imprudent pouvait faire sauter avec toutes nos opinions antérieures.L’amiral Tirpitz savait ce qu’il faisait en ce tenant à couvert; il avait affaire à un fin matois.Sir Robert Borden sera-t-il aussi prudent?A bien penser, la prudence n’est pas tout à fait suffisante, car à -part de la ruse, il est une autre faculté dont nous donnerions crédit à Tam-bassadeur expert qu’on nous a envoyé: celle rie touiours obtenir ce qu’il s’est mis en tête.Dans les conférences qui vont avoir lieu entre lui et les ministres canadiens, on sent qu’il ne les heurtera jamais de front, qu'ils auront toujours extérieurement raison, mais.Les 'sourires, les badinages et les “mines” argumentatives posées discrètement et en regardant ailleurs, feront le reste.Pour illustrer ce que nous voulons dire prenons l’allusion faite par M.Jellicoe à la Nouvelle-Zélande par comparaison tacite et inexprimée avec le Canada.Il commence par poser le fait inattendu qu’en 1914 la flotte britannique avait de dangereux points faibles ; on avait dû la dégarnir de croiseurs au point que de 160 unités en 1902, elle n’en avait plus que 24 en 1914, plus T escadre de la Méditerranée.Pourquoi cela ?Pour aller “ couvrir ” les côtes sans défense des Dominions! L’Angleterre mise en danger pour protéger Vancouver et Halifax, ainsi que les ports australiens ! Mais la Nouvelle-Zélande n’était pas dans ce cas, et dès le premier jour d-e la guerre, elle mettait à la disposition de l’amirauté plusieurs superbes croiseurs qui ont rendu les plus ?!rands services à la défense dq la iherté des mers.(Acclamations générales.) Un point, c’est tout.“A word to the wise is sufficient”, dît un proverbe.A sept ou huit cents Canadiens “en banquet assemblés” on apprend qu’on a tout risqué pour faire quelque chose qu’ils eussent dû faire eux-mêmes, nommément défendre leurs côtes arec leurs propres navires.“Vous ne l’avez pas fait, nous ne vous en faisons pas reproche.Mais quel noble et (Suite a ta Ze page; I a LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 1er DECEMBRE 1919 VOL.X.— No 281 ' LETTRES AU “DEVOIR” Nous no publions que des lettres lignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, arec Adresse authentique.Les correspondants anonymes s é-pargnoraient du papier, de l'encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.La Vénérable Marguerite Bourgeoys COMMENT DOIT-ON ECRIRE SON NOM ?Qui ne connaît, an Canada, cette jeune Française, arrivée à Montréal, presque à 'sa fondation, qui si ouvrit la première école et il fonda l’admirable Congrégation de Notre-Dame si répandue en ce paps et aux Etats-Unis ?Sa vie a été des plus saintes et l’Eglise Va déclarée vénérable en 1878, Toutefois, si tous admettent la reconnaissance que nous devons à cette héroïne de la vertu et de l’cn-sciqncment, on diffère sur la manière d’écrire ce nom glorieux.L’été dernier, à l’occasion de la célébration de notre fête nationale au parc Marguerite-Bourgeoys (1), en face de Vile Saint-Paul, propriété des soeurs de la Congrégation de Notre-Dame, les journaux, et particulièrement le Devoir, ont écrit ce nom avec un y.D’autre part, au cours du mois d’octobre dernier, dans le compte rendit d’une séance du cercle Marguerite-Bourgeoys (1), qui eut lieu dans un couvent, on écrivit ce nom avec un i.En même temps, la Revue Canadienne d’octobre contenait un article sur Paul Chomedcg, sieur de Maisonneuve, dans lequel le mot BOURGEOYS était encore écrit avec un i.Comme il n’y a pas d’accord sur ce point chez les intellectuels et les historiens, n’est-il pas à propos de rechercher quelle doit être cette orthographe et s’il faut employer exclusivement Vy ou Vit En vérité, U appartiendrait à quelque historien ou professeur, et plus particulièrement aux filles de l’illustre institutrice, de faire de Ja lumière sur ce détail, comme il siérait à l’Académie canadienne ou Société royale, ou encore à quelque société historique du Canada d’adopter et de vulgariser la véritable forme.On nous permettra donc de produire ici, à défaut d’antre, le fruit de nos recherches.j — fl faut tout d’abord prévenir une objection qui peut paraître sérieuse.On sait que l’Académie française, dès la première édition de son Dictionnaire français parue en 1694, a consacré définitivement certains changements de forme drill admis par l’usage, comme l’omission de i’s dans fête, honnête, tête, etc., ou du h dans devoir, fèvre, février (.pour debvoir, febvre, fel>-vrier), etc.De ce nombre est le changement de l’y en i dans plusieurs mots, comme bourgeois, fleuri, hardi, joli, roi, souci, etc.Or plusieurs de ces changements ont passé, depuis longtemps, dans ces mêmes mots devenus noms propres.C’est ainsi qu’on lit souvent Bourgeois, Denis, Henri, Lefèvre, etc.C’est pourquoi on peut se demander si ce dernier changement ne s’est pas fait en vertu d’une règle générale qui affecte aussi bien les noms propres que les noms Communs et les adjectifs.Toutefois, il n’en est rien.La règle n’a été formulée que pour les noms communs et n’affecte nullement les noms propres.En voici la raison.L’Académie française n’a jamais rité de noms propres dans aucune des sept éditions de son Diction-jiaire.Ella a considéré les noms propres comme ne faisant pas partie de la langue proprement dite.Elle est donc loin de leur appliquer les règles et changements qu’elle fidmet dans la langue.Aussi n’ad-piet-elle aucun nom propre dans Tordre alphabétique de son Dictionnaire, mais seulement dans le corps des articles, en citation.Si les autres dictionnaires classent les noms propres à leur ordre, ce n’est pas par suite d’un principe différent de celui qu’a adopté l’Académie, mais uniquement pour étendre davantage l’utilité de ces livres.D’ailleurs, tous les dictionnaires écrivent les noms des personnes comme le faisaient ceux qui tes ont portés (2).Ainsi, malgré ce changement ope-pé dans les adjectifs et les noms communs, tous ont gardé Vhabiiu-de d’écrire avec un y, les noms de famille : Alary, Beaudry, Bleary, IDaveluy, Fleury, Hardy, Henry, Joly, Ostiguy, Montigny, Repenti-¦gny, Roy, Salaberry, Soucy, etc-, et les noms de localités : Auray, Charably, Gentilly, Ivry, la Haye, Montmorency, Puv, Sainte-Foy, i- ' -’‘htPHftt (1) Il faut bien distinguer le cas où on doit écrire ces noms sans trait d’union de ceux qui exigent te trait d’union.Chaque fois qu’il s’agit de la personne elle-même, on ïie met pas de trait d’union entre le nom de baptême et Je nom de fa- Vimy, etc.Personne n’est donc tenu de varier l’orthographe de son nom pour Vharmoniser avec les noms correspondants de la langue française.SI quelques-uns Vont fait, ils ont agi ainsi librement, à moins que le changement ne se soit produit accidentellement (3).Tous sont libres, (tujourd’hui comme avant 1694, de conserver l’orthographe primitive de leurs noms qui est peut-être plus importante encore que l’orthographe étymologique dans les autres mots.Aussi regret-te-t-on qu’un si grand nombre île noms patronymiques, de surnoms et de noms de noblesse aient tant varié, même dans la même famille.Que ceux qui ont gardé Vorthogra-pho jusqu’ici, sinon primitive, du moins, très ancienne soient fiers de cet héritage, et aient à coeur de ne fms te changer.Ee changement survenu dans la langue n’affecte donc nullement le nom propre Bourgeoys.II — Toutefois la véritable raison de préférer Bourgeoys à Bourgeois est la pratique même de la fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, Outre la bonne habitude qu’elle avait d’écrire son nom de baptême tout an long (Marguerite et non M.ou Mnrg.), elle écrivait constamment son nom de famille avec un y.On trouve sa signature dans les registres de l’église Notre-Dame, à Montréal, comme aussi dans les archives du Palais de justice, dans la même ville (4).On peut voir d’ailleurs la reproduction de cette signature, avec celle de beaucoup d’autres personnages historiques du Canada, dans le livre de l’abbé F.Daniel, P.S.S., Nos Gloires nationales.C’est en vertu de cette pratique de leur vénérable fondatrice que les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame ont conservé, comme un patrimoine précieux, l’usage d’écrire son nom avec un y, comme on peut facilement le constater dans leurs nombreux livres de classe.Qui oserait reprocher à un fils d’écrire son nom comme son père et scs aïeux, et qui voudrait lui faire adopter une pratique différente ?Et si les intéressés font bien d’agir ainsi, pourquoi rejetterait-on Van-cie/ine forme, pour une.autre moins bien fondée’?III — Aussi les biographes de noire héroïne ont-ils en à coeur d’écrire, son nom comme elle signait.Tels sont l’abbé Faillon, P.S.S., dans la Vie de la mère Marguerite Bourgeoys, Paris; la Vie .abrégée de la vénérable servante de Dieu Marguerite Bourgeoys (sans nom d’auteur), publiée en 1882, par la librairie Cadieux et Deromc, Montréal: Vie de la vénérable Marguerite Bourgeoys, 1896, librairie Paillard, Abbeville, France; enfin La vénérable Mère Marguerite Bourgeoys, par mademoiselle Drummond, traduite de l’anglais par l’abbé Bruneau, P.S.S., librairie Vie et Amat, Paris.IV — Il ne faut pas s'étonner que nos historiens aient généralement adopté cette même' orthographe.Ainsi ont écrit ce nom : Vabbé Faillon, P.S.S., dans son Histoire de la colonie française en Canada (5); F.-X.Carneau, Histoire du Canada ; Vabbé Ferland, Cours d'histoire du Canada ; Beaudon-court.Histoire du Canada, publiée en France ; P.Bourgeois, C.S.C., Histoire du Canada (6), Frères des Ecoles chrétiennes, Histoire du Canada : Desrosiers et Bertrand, Histoire du Canada, etc.(7).V — Que d’autres publications écrivent aussi Bourgeoys, comme Y Histoire de Montréal, (par l’abbé Dollier de Casson) ;.Histoire populaire de Montréal, par Leblond de Brumath ; Histoire des grandes familles.par l’abbé F.Daniel, P.S.S.; Notre-Dame-de-Bon-Secours, par Vabbé Lcleu ; Guide de Montréal, XXIe Congrès eucharistique! etc.VI — Enfin, le supplément canadien au petit Dictionnaire classique de Larousse écrit aussi ce nom avec un y (8).Il n’est pas jusqu’à la Catholic Encyclopedia qui.dans son article sur Montreal, n’ait en soin d’écrire Bourgeoys et non Bourgeois.En face d’un nombre si imposant d’auteurs qui ont écrit ce.nom avec un y, il n’y a pas lieu de considérer le nombre si petit de ceux qui ont écrit autrement.On peut croire, en effet, que ces derniers n’ont écrit ce.nom avec un i que par manque de réflexion.Ainsi une seule conclusion se dégage de celle étude, et il semble qu’elle s’impose.En parlant de la vénérable Marguerite Bourgeoys, il faut écrire son nom avec un y, quoique la plupart de ses homonymes signent avec un i, comme Us en ont le droit.La raison péremptoire est qu’elle a toujours signé ainsi et que sa nombreuse famille spirituelle a toujours observé cette forme.Abbé Joseph SAINT-DENIS.Chambiy, novembre 1919.L’OFFRE A ÉTÉ ACCEPTÉE IjA NGUVEIJ-E ECHELLE DE SALAIRES LES SATISFAIT POUR LE MOMENT — CE QUE PENSE UN COMMISSAIRE DU TRAITEMENT DES POLICIERS ET DES POMPIERS — LE BUDGET, (3) Les jeunes Instituteurs et institutrices qui, enseignant dans un lieu éloigné de leur domicile, y trouvent des noms inconnus, doivent particulièrement se renseigner auprès des parents, afin de ne pas faire contracter aux enfants qui commencent à écrire, l’habitude de signer autrement que leur père.(4) Grâce à l’amabilité bien connue de M.E.-Z.Massicotte, conservateur des archives au Palais de justice de Montréal, nous avons eu le plaisir et l’avantage de voir, non mille, et l’on écrit Marguerite Bour- plus la reproduction, mais la si-geoys ?Au contraire, toutes les fois gnature originale de la vénérable que ces deux noms sont donnés à toute autre chose qu’à la personne, comme à une ville, à une place publique, à une école, etc., on doit les unir par un trait d’union, parce qu’ils ne forment plus qu’un seul pom (école Marguerite-Bourgeoys, rue Jeanne-Mance, Henri-Julien, Christophe-Colomb, etc.).(2) Les publicistes ne sont pas pssez en garde contre la fausse or- thographe des noms propres qu’ils toire, du P.Bourgeois a laissé, à soeur Marguerite Bourgeoys, ainsi que celle de Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve.(5) L’autorité de cette citation n’est pas affaiblie par la constatation que l’index du Ile vol.de Y Histoire de Faillon écrit ce nom avec un i et avec un y, vu que le texte écrit constamment avec un y.(6) La négligence dans la correction des épreuves de cette His- Msent dans nos historiens.Il faut éviter d’écrire comme Garneau : Chaumcdey (pour Chomedey) de Maisonneuve.De plus on doit s’observer pour ne pas adopter l'orthographe défectueuse des Anglais qui écrivent si souvent Chomedy (pour Chomedey).Il faut dore sans ces-jse observer les variantes et n’en* Adopter aucune de confiance et Isans s’être assuré de sa valeur.Il faut espérer que YEnseignement primaire qui a écrit,, en septembre 1918, Bourgeois, écrira à l’avenir Bourgeoys, afin de ne pas donner ïe change aux instituteurs qui ne '4Ucutent pas ses données.côté de Bourgeoys, l’épellation Bourgeois, nom de l’auteur lui-même.Le fait, qu’il a écrit ce nom avec un y quelquefois montre qu’il admet Je principe de l’orthographe primitive et que ce n’est que la ressemblance avec son propre nom qui lui a fait laisser l’i.(7) Benjamin Suite est à peu près le seul de nos historiens qui ait écrit ce nom avec un /, dans son Histoire des Canadiens français.Il est regrettable qu'on ne puisse pas suivre sur co point un nomme à qui des études sérieuses, qui heureusement se poursuivent plus que jamais, ont permis d'éclaircir tant Les pompiers et les policiers ont définitivement accepté les propositions de la commission administrative au sujet du relèvement de leurs salaires; c’est la nouvelle que nous a transmise, samedi, le colonel Baudet, directeur du service civil municipal.En l’absence de M.Décary, les chefs des deux unions de la police et des pompiers nous ont confirmé la nouvelle, en se déclarant satisfaits.Un des commissaires trouve sage l'attitude des policiers et des pompiers, en l’occurrence, car la ville les traite bien en comparaison de ce qu’une multitude de commis, de petits employés, ayant les mêmes aptitudes qu’eux et même de meilleures, reçoivent do leurs patrons.Et la preuve de ce bon traitement, a-t-il ajouté, c’est l’affluence des demandes pour entrer dans l’un et l’autre de ces deux corps; il y a six cents demandes, au bureau du chef Chevalier et trois cents, chez le chef Bélanger.“Nous leur donnons, a-t-il dit, leur charbon pour l’hiver; avec $61), c’est suffisant.Et puis nous les habillons bien; ils se promènent gratuitement; ils ont deux équipes de travail, des vacances et des congés; réellement, ils ne sont pas à plaindre.” LE BUDGET DEVANT LE CONSEIL Les échevins se réunissent de nouveau lundi pour l’étude du budget de 1920.Les prévisions budgétaires sont maintenant fixées, prêtes à être soumises à la consideration du conseil; les commissaires s’étonnent de la rapidité du temps, qui a fui au cours de leurs longues délibérations depuis trois semaines, car ils s’attendaient à tout bâcler, selon l’expression de M.Décary, pour la mi-novembre.Ils sont donc arrivés à temps et non en deçà comme ils en avaient fait la promesse aux échevins.Le désir intime de M.Décary n’a pu donc se réaliser, puisqu’il se flattait déjà de l’espoir de remettre le budget à la discussion publique du conseil, dès le mois de novembre, afin de laisser plus de latitude et de loisir aux représentants du peuple.La charte dit expressément à l’article 212; “Il appartient au bureau des commissaires de préparer toutes les prévisions budgétaires annuelles, lesquelles doivent être soumises au conseil le ou avant le 1er décembre.” M.Décary s’en tient donc à la lettre de la charte, et les échevins ont tout le temps voulu, durant décembre, pour sanctionner les articles du budget et faire connaître leurs décisions au 1er janvier 1920.Quelle attitude vont adopter nos édiles?Si leurs conversations trahissent le fond de leur pensée, ils se promettent bien cette année d’agir avec, plus de fermeté et de se prévaloir jusqu’à la lettre des débris de pouvoir qui leur sont dévolus.D’abord, ils ne veulent point entendre parler d’adoption du budget “en bloc”, comme ils l’ont fait ces deux dernières années.Ils ne prisent plus les déclarations des commissaires qui invoquent la nécessité d’économiser et J’urgence, pour faire avaler la pilule d’un seul trait; ils trouvent ces procédés plutôt démodés.Us se proposent aussi de faire écho mieux et plus fortement que par le passé, aux réclamations des contribuables qui se plaignent de l’administration lente, gênante et défectueuse des commissaires, surtout en ce qui concerne les pavages et les travaux de voirie en général; la taxe des améliorations locales, par exemple, peut revenir sur le tapis, ainsi que l’affaire du tunnel de la rue Saint-Denis, celle du garage municipal et autres encore.lits veulent aussi interpréter le malaise qui règne parmi les petits fonctionnaires 'mécontents du traitement que l’on donne, désappointés et peu satisfaits du relèvement projeté de leurs salaires.Us vont protester de nouveau contre l’imposition d’un ravage nouveau, inspiré d’autre-frontière, et appelé pompeusement: classification du service civil municipal.Us poseront un point d’interrogation devant la forte élévation des salaires des chefs de services et des hauts fonctionnaires, alors que les petits salariés restent pratiquement au même point avec de belles promesses seulement, en face des exigences croissantes de la vie.Les échevins ne s’arrêteront pas à mi-chemin; ills vont procéder article par artidle et biffer à leur guise ce qui leur semble déraisonnable sous forme d'amendements.Pour ce faire, ils doivent recueillir la 'majorité des membres présents, et non les trois-quarts plus une voix.Le maire fera la guerre à plusieurs mesures proposées, entre autres à celle de la classification des employés municipaux par la maison Young, de New-York, et à la nomination du colonel Gaudet.M.Brodeur mènera la lutte contre d’autres projets et pratiquera de larges coupures, si le conseil lui donne son assentiment.BOURRASQUE SUR LA VILLE UN VENT IMPETUEUX A BALAYE HIER LES RUES DE LA METROPOLE, ARRACHANT DES ARBRES, DES ENSEIGNES ET DE-SORGANISSANT LES SERVICES PUBLICS.— AVENTURE DRAMATIQUE.Un ouragan s’est abattu sur la métropole, dimanche, avec une violence qui a causé de multiples dégâts.lia renversé des arbres séculaires dans la rue Ontario et au parc Saint-Henri, arraché «les enseignes et brisé une multitude de fils électriques ; tous les promeneurs ont essuyé des inconvénients plus ou moins désagréables.La vitesse du vent atteignit à certains moments dans l’après-midi près de 42 milles à l'heure ; à cette allure, on pouvait appréhender Suelques désastres.Ce sont les fils e la Montreal Public Corporation et ceux de la Compagnie de Téléphone Bell qui ont le plus souffert ; dans les quartiers excentriques de l’ouest, comme la Pointe St-Charles et St-Henri, la lumière a fait défaut, et bien des appareils téléphoniques ne fonctionnaient point.La Compagnie des Tramways a subi quelques avaries ; l’énergie électrique a manqué par la rupture de quelques conduits principaux, et les tramways n’ont circulé dans certains quartiers qu’à des intervalles irréguliers.UNE AVENTURE Un inemrod hardi a failli payer de sa vie son aventure d’hier à Tile aux Hérons en face de Verdun.Parti le matin, James Sargeant, domicilié 473 3e Avenue, Verdun, se rendit en canot sur l’une des iles qui font flanc aux Rapides de Ln-chinc, pour prendre du gibier.U navigua avec beaucoup de difficulté, à cause de la force du vent ; et comme les vagues menaçaient de submerger son embarcation, il réussit à aborder une des îles, voisines de l'ile des Soeurs.Sargeant s’organisa alors pour signaler sa détresse aux gens de terre, rares passants qui fréquentaient la digue hier après-midi ; comme les secours tardaient, il tenta de braver les vagues et de revenir à terre, mais son canot faisait eau de de toutes parts.Il revint sur l’ile et se mit à agiter un mouchoir.Un policier saisit le ^ signal par pur hasard; il courut prévenir le chef de police Dubeau, qui retint ses hommes d’aller porter secours au chasseur, à cause de leur inexpérience de la navigation.Le chef Dubeau eut recours aux services de M.Philias Cardinal et de son fils qui s’offrirent d'aller délivrer Sargeant sur son île, la tempête faisait rage quand les deux sauveteurs partirent; après d habiles manoeuvres, ils parvinrent a Pile où Sargeant les reçut a bras ouverts; ils revinrent tous les trois non sans difficultés et de vigoureux efforts.Ils abordèrent au pied de la Quatrième avenue, ou la foule fit une ovation aux courageux sauveteurs.GRAND RALLIEMENT AU MONT-SAINT-LOUIS Cette institution a vu hier accourir à son appel près de huit cents de ses anciens élèves qui ont revécu un moment leur vie écolière et jeté les hases d’une association destinée à maintenir les liens d’amitié qui les unissent — Projet de constitution, discours, banquet.CONCERT de doutes dans notre belle histoire.(8) Il est malheureux que le supplément an petit Dictionnaire classique de Guérin, édition Bovier-Lapierre, ait écrit ce nom avec un i.Publié après celui de Larousse, ce supplément aurait pu reproduire l’orthographe de son modèle sans que l'auteur ait eu à craindre une poursuite légale.MURIjjlLBA Deux qualités distinguent 1 artiste pianiste que M.Bourdon présentait, hier, aux habitués des concerts du dimanche du Majesty ia précision du jeu et la finesse d'un doigté excessivement délié.Elles ont ressorti avec éclat dans son interprétation des oeuvres de Schumann et de Chopin.Mlle Mûri Silba -possède un talent délicat qui fascine son auditoire autant par le charme prenant de son exécution que par la distinction des oeuvres qu’elle choisit.Ceux qui l’ont écoutée religieusement Mer, l’ont tout particulièrement remarqué et goûté Le Tambourin de Rameau-Go-dowski, 4a Gigue de Mozart, la F an-taisic Impromptu de Chopin, la Guitare de Maszkowski ont soulevé une admiration générale tant la jeune pianiste la méritait pan’ la chaleur qu’elle a mise à rendre l’inspiration même des maîtres.Elle joue du Chopin comme peu de pianistes de carrière peuvent le faire ; elle incarne dans 'a science du clavier toute la pensée de l’artiste polonais.En un mot, Mlle Sülba dispose de ressources qui la font agréablement goûter, si elle n’atteint pas encore l’ampleur de la grande artiste.___ C.-E.PARROT.CONFERENCE AU CERCLE UNIVERSITAIRE L’honorable M.Athanase David, secrétaire provincial, sera le président d’homneur du dîner-causerie du (5 décembre, au Cercle Universitaire, 180.rue Saint-Denis ; M.Olivar Asselin, autrefois de l’armée canadienne en France, sera le conférencier de circonstance et parlera du voyage d’un officier canadien en Irlande, en 1-018.Le sxijet ne manquera pas d’intérêt.Le dîner-causerie aura lieu à sept heures et demie du soir.Les membres sont priés de s’inscrire au plus tôt ; Us peuvent inviter leurs amis à les accompagner.RÉCITAL JOSEF LHEVINNE M.Joseph Lhevùnne, dont la visite- à Montréal date déjà de quelques années, sera ici le 14 décembre, où il donnera -un récital.Cet illustre pianiste est un -des beaux produits de l’école russe.iLcs admirateurs de la belle musique seront servis à souhait par cet artiste.ILa vente des billets commencera jeudi, le 11 décembre, chez Archambault et au théâtre.(Communiqué).La grande salle de récréation du Mont Saint-Louis a été, hier soir, le témoin silencieux d’une bien belle fête de famille.Près de huit cents anciens élèves de cette institution, répondaient à l’appel de l’Alma Mater qui les avait invités à venir jeter les bases d’une association.Le succès de la soirée a dépassé l’espérance des plus optimistes.C’est qu’il faisait bon pour les anciens de revoir leurs vieux professeurs et de donner une affectueuse poignée de main aux confrères qu’ils n’avaient pas rencontrés depuis .longtemps.On a parlé de former une association des anciens élèves du Mont Saint-Louis au cours des dernières vacances.Le 28 septembre dernier, un groupe d’anciens s’est réuni et a commencé l’élaboration d’une constitution de la société.Celle-ci devait avoir pour but : a) de renouveler et de resserrer les relations amicales des anciens entre eux; b) de maintenir chez tous les “anciens” les principes de foi et d’honneur qui firent la joie, la force et la beauté de leur jeunesse; c) de former un groupement dont les membres puissent se soutenir, s'aider moralement et matériellement, et, au besoin, s’affirmer pour la défense du droit, de la justice et de la religion.Les conditions d’entrée étaient faciles et à la portée de tous.Il fallait pour être membre de la nouvelle association : a) avoir suivi les cours du pensionnat pendant un an; b) avoir une conduite honnête et chrétienne et assister chaque année, si possible, à la réunion générale; c) payer une contribution annuelle dont le montant sera déterminé à la première assemblée générale, le dit montant devant varier entre $2.50 et $5.00.A la séance d’hier soir, dont le but était surtout de connaître l’opinion des anciens, sur l’opportunité d une association, on a expliqué les règlements provisoires, institué et fixé à $2.50 le montant de ia contribution.A l’ouverture le directeur actuel du Mont Saint-Louis a souhaité la bienvenue aux anciens élèves présents._ “Votre présence, ici, ce soir, dit l’orateur, réalise un de mes plus chers désirs : réunir les anciens élèves du pensionnat.Votre empressement à répondre à notre appel nous fait croire que vous éprouviez,vous aussi, ce besoin, cette soif de vous revoir.Je souhaite à tous, au nom de tous les Frères et des élèves du Mont Saint-Louis la plus cordiale bienvenue.“Permettez-moi, cependant de vous dire qu’à la joie de vous revoir se môle un sentiment de tristesse lorsque je songe à ceux que déjà la mort a frappés soit sur les champs de bataille, soit au sein de leur famille, et qui auraient été si heureux de se trouver au milieu de nous ce soir.“La pensée dominante qui nous a portés à former une association d’anciens élèves est celle-ci : réunir toutes les énergies qui, agissant isolément, sont le plus souvent perdues; mais qui, groupées, constituent une puissance capable des plus grandes choses.“Et quelle jaie intense, quelle légitime fierté j’ai repenties à la lecture des 650 réponses qui me sont parvenues! Nous n’ignorions pas que la plupart d’entre vous, vous occupiez des positions sociales plus qu’avantageuses.“Dans toutes les classes de la société ; le sacerdoce, la vie religieuse, le barreau, la médecine, l’industrie, le génie civil, le commerce, etc., nous vous retrouvons aux premiè- “S’il n'est pas de plus grande joie pour une mère que celle de voir ses enfants se distinguer et soutenir ainsi l’honneur du foyer, je puis vous assurer, mes amis, que votre Alma Mater la ressent bien vive cette joie.Aussi, sous l’empire de ce sentiment, j’ai cru que ia pensée qu’il conviendrait de choisir comme devise de notre association serait celle-ci : “La gloire d’une mère sont ses enfants 1” En effet, en même temps (pie le souvenir de votre Alma Mater, cette pensée vous rappellera que vous avez comme premier devoir de faire briller dans votre vie les principes chrétiens et les sentiments d’honneur et de probité que vos professeurs se sont efforcés de vous inculquer pendant vos années de collège.“Revivez-les ce soir ces années de collège,—les plus belles qu’il y ait, quoi qu’on en dise, en sa jeunesse.— Vous êtes plus que jamais du Mont Saint-Louis, en ce moment où vous vous groupez pour établir les bases d’une association qui vous tiendra plus unis.” Le frère Jérôme a salué, dans leur langue, les anciens de races irlandaise ou anglaise, qui avaient répondu à l’invitation.L’ex-directeur de la maison, le frère Symphorien, a porté ensuite ia parole.Son âge avance, sa connaissance de presque toutes les générations d’élèves qui se sont succédé au Mont St-Louis, le désignaient pour faire l'historique de l’institution.Voici le texte de son allocution : “MM.les anciens élèves, “Je vous félicite d’être venus si nombreux dans le but de fonder une association amicale.“Votre présence me fait faire un recul de trente ans dans ma vie.Elle me met sous les yeux tous les.groupes d’anciens élèves de cette maison, qui se déroulent iour à tour dans mon imagination comme les tableaux d'un superbe panorama.“Le Mont-Saint-Louis est à faire sa trente-deuxième année: il doit bien avoir l’usage de raison?“Il a eu, depuis sa fondation, cinq directeurs.Les deux premiers, les frères André et Denis, éducateurs remarquables, sont maintenant dans un monde meilleur.Ensuite vient le frère Stephen, qui, vers la fin de la deuxième année, passe en France pour récupérer scs forces; on le trouve, maintenant, en Californie, CHRONIQUE D^OTTAWA (Suite do sa ïre page) procureur de notre collège d’Oak-land.Votre serviteur le remplace, et, son successeur est le frère Joseph, encore en exercice, qui porte allègrement le lourd fardeau de l’autorité sur ses robustes épaules.“Parmi les professeurs les plus anciens, que l’on trouve encore au Mont-Saint-Louis, nommons le frère Jérôme, sous-directeur depuis vingt-six ans, professeur émérite qui a donné une vigoureuse impulsion aux études anglaises.“Le frère Martinus, professeur de dessin, qui est ici depuis la première année.Le frère Vincent, longtemps préfet de la troisième division, qui a préparé des centaines d’élèves à leur première communion.et qui a donné un vif élan à la dévotion au Sacré-Coeur.Le frère Ephrem, qu’on pourrait appeler le perpétuel professeur de physique, de chimie et de déclamation.Le frère Adrien, habile caissier, qui ne peut guère se tromper qu’à son avantage.Le frère Martin, économe, qui a le précieux talent de satisfaire tant de goûts différents.Enfin, le frère Stanislas, grand surveillant du royaume de l’harmonie.Nous avons eu trois aumôniers : Pabbê Thérien, pendant seize ans, inoubliable par son grand coeur et, son inlassable dévouement.M.l’abbé Brosseau, un intellectuel dont la réputation n’est pas à faire.M., l’abbé Beaudin, ancien élève, au-, mônier depuis deux mois, dont pour faire l’éloge je n’at qu’à dire:, Sa Grandeur Mgr L’Archevêque) nous a bien servis.“On juge l’arbre par ses fruits.En voyant cette belle réunion d’anciens élèves, je puis bien dire, sans forfanterie, que le Mont-Saint-Louis est un bon arbre.Vous êtes, dans des carrières différentes, mais j’aime, à croire que chacun de vous se distingue dans celle qu’il a embrassée.Un lien commun, cependant, vous nuit: vous êtes tous des catholiques pratiquants, comme bons et honorables citoyens.“Après avoir franchi le sommet 'de cette montagne qu’on appelle la vie, il 'est agréable de voir près de soi, de coudoyer ceux dont les espérances et les aspirations sont plus grandes que le chemin qu’ils ont à parcourir.11 est agréable de j se mêler à leurs fêtes, de jouir de réconfortant spectacle a donné la Nouvelle-Zélande, votre nation-soeur!” Qu’en termes polis, ces choses-là sont dites I A la fin du banquet, comme on sortait avec lenteur par l’unique porte, on 'pouvait entendre autour (le soi des réflexions échangées entre convives.“He put it strong, but in very cautious words." Et ailleurs: “Why in •thunder can’t we do what little New-Zealand hm donc?" Et encore: “After all, it is only a small matter of fifty millions or so." Et ainsi de suite, les impérialistes exultant visiblement île la façon habile et effective dont l’orateur s'était acquitté d’une partie délicate de sa besogne.A aucun moment il n’avait dit: ‘Vous devriez faire telle chose”, mais chacun© de ses phrases posait une conclusion sous-entendue, “On parle d’économie, dit-il par exemple, et nul n’en apprécie plus que moi la nécessite, mais avez-vous réfléchi à ce que coûte une seule journée de guerre?” Et plus loin; “Qu’il n’y ait pas la même urgence d’organiser la defense navale de vos côtes, je l’aid-mets volontiers; de même, il n’y a pas de danger immédiat d’incendie de vos maisons; mais suis-je justifié de supposer que 90 pour 100 de vos maisons, au moins, sont assurées contre le feu?” (appl.) Ainsi l’orateur avançait-il pas à pas, et avec précaution, vers la conclusion inexprimée mais fortement évoquée, de son plaidoyer; il n’y a pas de meilleur mot.'Ce marin eût fait fortune au barreau, tant il est 'à son aise au milieu des difficultés d’un effort oratoire; arguments ou dreadnoughts, on sent qu’il n’est heureux que lorsqu’il les assemble, puis les disperse pour les ramener encore et leur faire accomplir l’assaut d’un obstacle déterminé, après quoi ils disparaissent à l’horizon.Il n’est pas manchot, le délégué que nous ont envoyé l’Amirauté et les nobles lords Milner, Northeliffe et Bcaverbrook.L’ARGUMENT DE DEPART L’argument de départ, c’est que la flotte est essentielle à la sécurité de l’Empire, ou de la British League of nations, ainsi que l’appelle M.Jellicoe.Or, la flotte ne se tait pas et ne s’entretient pas toute seule au degré d’efficacité.11 y a toujours eu des difficultés à faire voter par lo parlement les crédits jugés nécessaires, et sans les alertes de 1889 et da (1909, la flotte n’aurait pas été ce qu’elle était en 1914.Malgré cela, elle était loin d’être parfaite alors, manquant surtout de destroyers, puis de ballons dirigeables et de mines flottantes.Pendant deux ans, à cause de cela, elle a été eu danger de la part de l’ennemi.Les destroyers et les croiseurs, on en manquait parce j qu’on n'avait pas voté plus de cré-leur bonheur et de participer à leur ' ^s P°.ur.en bâtir; les dirigeables, on joie.C’est nienme qui a lieu pour avait ignore 1 utilité, et (tuant aux moi, ce soir mines on les méprisait comme une “Mes nombreuses années passées’* nne bonne pour les faibles.On n’en au service de la jeunesse me don-' possédait qu’un modelé inferieur, ne lient le droit, il me semble, de dire coûtant que $400, tandis que les Al-comme un grand évêque rte France demands utilisaient un modèle per-voué à l’éducation, Mgr Dupanloup •' feotionné valant $1,000, que l’on co-“Mon premier amour a été la jeu-rida sans vergogne dès qu’il fut pos-nesse et mon dernier amour sera la jsible.Développement aussi des quan jeunesse.” Si ma mémoire n’est pasl'tilés : on n'avait que 500 mines au assez heureuse pour retenir les début de la guerre, on en fit 10,000 noms de tous les élèves du Mont- la deuxième année, puis ce fut en-Saint-Louis, mon coeur est assez suite au taux de 8,000 par mois, à grand pour les contenir tous.peu près égal à celui de l’ennemi.On “Une réunion comme celle-ci don-1 Manquait aussi de sous-marins, et en ne de douces émotions ; elle fail | général la Grand Fleet sur laquelle monter le sang aux joues, les pleurs tout le monde comptait n’était pas à aux yeux et réchauffe les coeurs de lia hauteur de la tâche, souffrait, dit venus par l’âge trop frileux.Elle M.Jellicoe, des “disabilities” que je laisse aussi des souvenirs que le viens d’énumérer.Puis il conclut temps ne saurait effacer, et comme ; comme sans y toucher : “Je crois que l a dit le poète Musset: nous sommes tous d'opinion qu’il ne Un souvenir heureux est peut-être ! n"gHgenCe 50 Plus vrai nue le bonheur ’ ¦ , U 6st le leit-motiv de sou vr r ,, .' ,,r ! plaidoyer.A aucun moment, ce n’est M.1 abbe C.Beaudin et W.Fef- un Anglais parlant à des Canadiens, neil ont aussi dit quelques mots.M.'c’est tout le temps “nous, les britan-Athanase David, secretaire provin- iniques” comme si rien ne nous diffé-cial, qui est un ancien du Mont St- -entiait, distance, histoire, climat, Loms, a félicité ses ex-confrères i nationalité, obligations financières, (1 avoir eu 1 idee de fonder une as-, etc.Tous dans la même marmite, et sociation.L’orateur parle alors de ila consigne est de paver.L’auditoire l’éducation, de sa nécessité pour l’a- a avalé cela avec la même aisance vancement des Canadiens-français : que le potage qu’on venait de con dans le domaine économique.U (sommer préalablement.Ce n’est pas rend hommage au Mont St-Louis, là dire cependant qu’il y ait eu exil u beau travail éducationnel qu’il plosion d’approbation à chacune des fait.Cette institution sait former idées plantées comme une mine dans -des jeunes gens qui pourront plus l’esprit des auditeurs; plusieurs ont tard aider au développement de nos été reçues avec plus d’attention que ressources inépuisables, mais eneo- d’approbation; on réfléchissait, chare inexploitées.L’orateur termine: cun selon sa capacité; mais l’ensem-en souhaitant l'union des deux ra- ble des hameçons jetés habilement a ces à laquelle le Mont St-Louis, par été gobé sans résistance, particuliè-son enseigneumnt bilingue, a large- rement les deux derniers, préparés ment contribVé.à la sauce locale et basés sur les in- Le frère jJweph a lu les règle- térêts canadiens envisagés d’une cer-ments provisoires d?la Société et taine façon.Sans avoir ouvertement on a procédé alors à l’élection d’un demande la participation du Canada comité qui sera maintenu en fonc- an maintien de la suprématie navale tion jusqu’au premier dimanche de anglaise, ,! amiral Jettait cependant mai.Ce comité provisoire est com- “e.* alr V1''1 bon garçon parlant af~ posé comme suit: Président, loco- iaires: vous avez une marine de lonnel Dubuc; le frère Joseph, MVL commerce canadienne d’une soixan-Oscar Coutlée.'E.-IE.Cummings.A'dé- {ainc.de navires, et ces navires ont lard Gravel, Albert Dupuis, E.-& EL |,es0ln d être protégés.Vous expor-liott, Lucien Borne, Aimé Genest, P°UI environ, millions de JlR^'é M’S'’ MaUri°C LalMdC crite7xn^tio"naebesoïnrd-Sre,pro- Lcs anciens, après un réveillon, ^mii’; a dR cefa* .^MaE l’aJ-gument est spécieux, et a passé comme un coup de lait, avec le coup de pouce des plus délicats, sc .sont séparés, heureux, se promettant bien de rc-) venir aux prochaines assemblées., FUNERAILLES DE Mme PAUL GALIBERT Ce matin ont eu lieu à l’église Saint-Viateur d'Outremont les funérailles de Mme Paul Galibert, née Joubert (Germaine).Le service funèbre a été chanté par le R.P.curé, assisté du R.P.Roy comme diacre et de M.l’abbé Lafortune comme sous-diacre.Etaient présents au choeur M.l’abbé Caille, en charge des Chinois catholiques, et M.l’abbé Lemire, vicaire à Notre-Dame.Une foule nombreuse de parents et d’amis étaient aussi présents dans la nef.La chorale de la paroisse a fait les frais du chant, sous la direction de M.YVayland.maître de chapelle, avec M.Bellcau a l’orgue.M.J.n7 DUPUIS ên“ ’ FAIT PARTIE final de la sagesse d’assurer les maisons contre le feu, même si le feu est loin.On a acclamé l’orateur au moins autant que l’amiral, puis le président du club a ajouté sa pincée de sel en allant un peu plus loin, selon un plan cousu de fil blanc.Remerciant l’homme éminent venu simplement nous fournir les renseignements dont nous pouvons avoir besoin, M.Macpherson ajoute que tous les hommes publics, au Canada, sont d’accord sur la nécessité de contribuer au maintien de la suprématie navale de l’Empire, et qu'il n’existe de divergences que sur la méthode et la façon de s'y prendre.Sur quoi M.Mackenzie King s’est mis à regarder en l’air, mais la comédie avait pris fin.on chantait l’hymne anglais et l’assemblée se dispersait animée des plus “patriotiques” sentiments.Ernest BILODEAU.M.J.N.Dupuis, de la maison Dupuis Frères, assistait vendredi dernier, à la réunion convoquée à l'archevêché au sujet de la reconstruction de l’Université.Le nom de M.Dupuis a été mis sur la liste du comité spécial formé ce soir-là.Washington, *19 (S.P.A.).____La conférence internait'ionale du Travail doit se terminer aujourd’hui.Ce matin un seul sujet était encore sur le tnmir celui 'u scnce dans le cas où une travaillcti' se donne uaissuncv a u.i t. vOL.X.¦— No 281 MONTREAL, LUNDI 1er DECEMBRE 191» » \ CALENDRIER DEMAIN DEMAIN, MARDI, 2 DECEMBRE 1*19 SAINTE HUMANE, VIERGE ET MARTYRE Lever du itoleil, 7 heures 20.Coucher du soleil, 4 heures 18.Lover de la lune, 1 heure 09.Coucher de la lune, 1 heure 18.Pleine lune, le 7 décembre, à 5 h.10 m.du matin.LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier IIEAU ET PLUS FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 23 Munit* dut?l'nn dernier., ,, 17 Aujourd'hui minimum 20 Même date l’an dernier,, 14 BAROMETRE 8 h du matin, 30.03 ; U h., 30.07 ; 1 h.de raprès>mldl, 80.08.Le budget est soumis aux échevins Le conseil municipal se réunit spécialement aujourd’hui pour entamer le débat des prévisions budgétaires de 1920 — Une tâche ardue pour les administrateurs.Les échevins prennent connaissance, officiellement, cet «près-midi, du budget de 1921) et de tous les 'nombreux articles qu'il renferme.Les administrateurs les leur ont soumis définitivement avec le rapport suivant : "La Commission administrative a 'l'honneur de faire rapport au conseil des prévisions budgétaires pour .l’année 1920.“Le budget voté pour l’année 1919 comportait une dépense de $18,944,850.00 y compris le montant de la taxe d’école qui devait être versée aux Commissions scolaires et qui s’élevait à la somme de $8,981,191.00, laissant pour les frais d’administration prévu spar le budget lu somme de $14,963,659.“Lors de l'adoption du dernier budget, les salaires des employés des départements de la police et du feu avaient été soumis à l’arbitrage, et, subséquemment, à l’adoption de tel budget, les arbitres ont rendu une décision qui a eu pour effet d’augmenter tels salaires pour les départements plus haut mentionnés d’une somme de $550,000.00.“La commission a de plus, durant l’année, quoique non prévu au budget, fait l’achat de tpiinze (15) balayeuses automatiques au coût de $125,000.00 afin de remplacer celles qui avaient été achetées en 1916 et qui étaient impropres à l’usage auquel elles étaient destinées.“En outre, durant l’année, la commission a dû, en raison de l’augmentation continuelle du coût de la vie, augmenter les salaires de la plupart des employés non permanents.De plus, les frais d’administration ont été plus considérables en raison de l'augmentation constante des matériaux."La commission, cependant, a pu, à l’aide du budget supplémentaire du mois de mai, 1919, qui s’élevait à la somme de $407,562.00, et à l’aide d'économies pratiquées dans le cours de l’année, couvrir ces dépenses additionnelles, et elle a en sa possession une somme suffisante pour couvrir les dépenses du mois de décembre, de façon à terminer l’année dans les limités du montant voté par le budget.Les prévisions budgétaires pour l’année 1920 s'élèvent à la somme de $20,942,292 dont nous avons déduit $438,119, excédant sur les ressources disponibles et qui devra être imputé au budget supplémentaire du mois de mai.De la balance.savoir: $20,504,173 il faut déduire $4,552.278, montant devant être payé aux Commissions Scolaires pour taxe d’écoles, laissant une somme nette de $15,951,895.“Le chapitre des salaires accuse une augmentation de $923,635 sur le budget de 1919.Cette augmentation est composée de la somme de $550,000 représentant l’augmentation des salaires accordés aux départements de la police, du feu et de l’incinération par l’arbitrage du Comité des citoyens, et de la somme de $375,585 qui est l’augmentation distribuée cette année dans les divers départements comme suite de l’échelle de salaires établie par les experts de la Commission du service civil.“Dans le présent budget, il est fait une prévision nouvelle pour l’établissement du département du service civil.Cette commission est le résultat de la politique de la commission administrative qui a entrepris de classifier les 6,000 po- sitions du service municipal, établissant ainsi une agence de placement et de classification qui permettra à tel commission de s’assurer un choix d’employés compétents, et pourvoira eu même temps à la promotion de ses fonctionnaires actuels sans favoritisme ou patronage.Comme complément .de cette commission du service civil et pour son bon fonctionnement, la commission administrative est à compléter un règlement de pension pour tous ses employés.“La Commission Administrative a aussi augmenté les dépenses d’administration de plusieurs départements.Ceci est partiellement dû au fait des ressources insuffisantes des anciennes administration, dont certains travaux de réparations et d’entretien ont dû être non seulement retardés mais dans certains cas entièrement négligés au grand détriment de la ville, et il est de toute nécessité, afin d’éviter dans l’avenir des dépenses plus considérables, de commencer dès l’année prochaine à remédier à cet état de choses.UN ETAT COMPARATIF “La commission désire mettre devant le conseil, l’état comparatif suivant des revenus et des dépenses pour l’année 1919, et des revenus et des dépenses probables pour Tannée 1920 : Revenu.Taxes scolaires.119 3,981,191 1920 $20,501,173 4,552,278 Charges obligatoires .14,963,659 7,640,154 15,951,895 7,760,421 Somme disponible pour autres fins.Salaires et gages.Administration générale Pensions et annuités.7,323,505 4,194,933 3,013,572 85,000 8,191,471 5,118,509 2,977,903 95,000 7,323,505 8,191,474 “La Commission Administrative recommande que les prévisions budgétaires suivantes pour l’exercice financier de 1920, qu’elle a l’honneur de soumettre au Conseil, soient approuvées, savoir: BUDGET 1920 - - SOMMAIRE GENERAI, 1919 1920 1—Intérêts (cédule A) et fonds d’amor- ?G,158,359.00 86,210,891.00 tissements (cédule 11) II—Taxes scolai- 703,450.00 708,405.00 res 3,981,191.00 •1,552,278.00 III— Fonds de réserve 3 p.c.IV— Pertes probables dans la 015,125.00 568,345.00 p e r c option des revenus estimés.150,000.00 100,000.00 V — Salaires et gages (cédule C) VI — Frais d'en- tretien et dépenses générales (cédule D) VII — Pensions 4,194,933.00 5,118,568.85 3,043,572.00 2,977,905.15 et annuités (page 9) 85,000.00 95,000.00 fl8,944,850.00 820,504,173.00 “Le revenu probable de la ville pour l’exercice 1920, tel qu’établi par le contrôleur et vérificateur des comptes de la ville, s’élèvera à la somme de $20,504,173.00 en autant que le conseil adoptera les règlements de revenus soumis par la Commission administrative.“La commission croit devoir dire au Conseil qu’elle a consacré à la préparation du budget présentement .soumis toute l’étude et toute l’attention voulues et elle prie le conseil de bien vouloir l’adopter tel qu’elle le soumet.“La Commission administrative.“(Signé) E.-IR.DEGARY.” LE MOYEN EST INEFFICACE S7/f HORACE PLUNKETT DIT QU’ON NE DETRUIRA PAS L’ESPRIT DU SINN-FEIN EN MAINTENANT EN PRISON LES “GREVISTES DE LA FAIM’’.— POLITIQUE A DOUBLE FACE.Londres, 1er.— Sir Horace Plunkett, qui a été président de la convention de Dublin et qui, durant sa longue carrière publique, ne s’est jamais mêlé de politique irlandaise, j exprimé l’avis que la détermination prise de ne plus relâcher désormais les prisonniers qui font la grève de la faim, n’aurait pas pour effet de détruire l’esprit du Sinn-Fein, mais bien de l’augmenter.Des rapports venant de Dublin disent que la situation en Irlande est fort inquiétante.Les récentes proclamations n’ont pas fait disparaître le mépris des lois et les actes de violence augmentent en nombre.Les journaux anglais font remarquer les nombreux meurtres commis et attirent l'attention de leurs lecteurs sur l’assassinat d’un policier de Dublin, perpétré dans la nuit de samedi.Ils ajoutent que le gouvernement semble entretenir à l’égard de l’Irlande, deux politiques opposées en même temps; une de conciliation qui so manifeste par l'élaboration d’un projet de Home Rule qu'étudie en ce moment le comité du cabinet; l’autre de répression, qui est marquée par les proclamations successives émanées de Dublin Castle, lesquelles portent atteinte à certaines libertés du peuple.Ces deux politiques sont supposées représenter les deux partis qui forment le gouvernement de coalition : Taile libérale que commande Lloyd George et la faction unioniste dont Bonar-Law a été longtemps le leader incontesté.“Des proclamations qui ne sont pas suivies de l’action”: Voilà coin, ment certains critiques appellent l’administration de lord French.Son dernier manifeste déclare comme associations illégales, le Sinn-Fein et les autres sociétés du même genre.On avait déjà jugé tel le Sinn-Fein avant qu’il eût tenu son congrès à Dublin, mais cependant les membres de cette société ont pu tenir leur réunion, l’ont annoncée et s'en sont même vantés sans qu’aucune mesure fût prise pour mettre obstacle à leurs agissements.Au cours d'une manifestation sinn-fein hier.M.Arthur Griffith, fondateur de la société du Sinn-Fein.a accusé les autorités anglaises da Dublin Castle d’essayer de pousser le peuple irlandais à la révolte et de l.’ineiter à commettre des meurtres en ordonnant sccrète-iment à la police de tuer tout prisonnier ou’on essaierait de mettre en liberté.M.JOUHAUX M.Jouhaux, délégué à la conférence internationale de 'Washington, est arrivé aujourd’hui à Montréal.Il a visité Thôtel de ville.M.Jouhaux est le secrétaire de la Confédération générale du Travail, l’organe principal du syndicalisme révolutionnaire français.ORDINATIONS À LA BASILIQUE Il y aura, dimanche prochain, à la basilique, des ordinations au diaconat et au sous-diaconat.Sa Grandeur Mgr Gauthier pontifiera.On n’a pu nous communiquer les noms des ordinands dont la liste définitive n’est pas encore terminée.CONQUÊTE DU SYNDICALISME L’INTERNATIONALE FAIT ADHERER A SES PRINCIPES QUELQUES CENTAINES DE COMMIS DE BANQUE QUI DECIDENT DE SE FORMER EN UNION — OPINION DES PATRONS.Plusieurs centaines de commis de banque canadiens-français se sont réunis dimanche après-midi à la salle de l’Assistance Publique, rue Lagauchetière, sur convocation lancée samedi midi, et y ont jeté les bases d’une organisation sous le nom de T“Association Canadienne des Commis de Banque”.Il y aura mercredi soir, dans une salle de l’ouest de la ville, probablement au W.M.C.A., une grande réunion de commis de banque de langues française et anglaise dans le même but.Les commis de banque canadiens-français avaient, il y a quelques mois, songé à fonder une union nationale et catholique d'employés de banque.L’affaire n’a pas abouti à cause de l’opposition qu’elle a rencontrée dans le temps.Et Tin-ternationale est intervenue par la médiation des employés de tramways dont on avait réclamé Taille il y a déjà six mois.Plusieurs centaines de commis se sont inscrits dans ses rangs, dès hier après-midi.Les cinq cents feuillets d'inscription qu’on avait y ont passé.vl.M.Girard, Bastien et d’autres organisateurs de l'Internationale à Montréal ont adressé la parole aux commis réunis hier à la salle de l’Assistance Publique.M.J.-L.Bour-bonnière, secrétaire-trésorier de l’Internationale des employés de tramways de Montréal, a lancé le projet parmi les employés de banques et il a été un des principaux orateurs, hier après-midi.Ceux qui ont parlé ont insisté sur la nécessité de faire augmenter les traitements de cette catégorie.Plusieurs des assistants ont signé leur demande d’admission dans la nouvelle union, dont la constitution, dit-on, est déjà rédigée.Quelques-uns ont préféré ajourner leur demande d’admission, alléguant qu’ils veulent prendre le temps d’étudier les règlements de la nouvelle union avant de se décider à prendre un engagement aussi explicite.La nouvelle de la formation de cette union marchant vers l’affiliation à l'Internationale à la place de l’union nationale et catholique dont on avait parlé et qui a été écartée par suite de l’opposition déterminée qu’on lui a faite, provoque de nombreux commentaires dans le monde de la finance.Elle arrive juste à l’heure où certaines banques montréalaises sont à la veille de remanier leurs barêmes de salaires et de traitements.Entre autres commentaires, on dit en haut lieu que le fait de faire partie d’une union ne sera pas d’un grand appoint à l’avancement des commis de banque.Seules, a-t-on dit au représentant du Devoir, la compétence et les qualités personnelles des commis de banque leur faciliteront l’avancement et partant l’augmentation de leurs appoints.On n’a pas craint de qualifier ce mouvement de témérité et d’irréflexion, si Ton considère le genre de travail accompli par les employés de banque.'Le représentant du Devoir a rencontré ce matin, à leurs bureaux, MM.Tancrède Bienvenu, de la Banque Provinciale, L.DeGuise, de la Banque Nationale, Beaudry-Leman, de la Banque d’Hochelaga, et A.-P.Lespêrance, de 'la Banque d’Spar-ç/ne.Ils n'ont que peu de commentaires à faire sur la formation d’une union parmi leurs employés.C’est leur affaire et leur droit, déclare M.DeGuise.Ici, continue M.De Guise, nos employés qui ne sont pas très nombreux comme le bureau-chef se trouve à Québec, paraissent assez satisfaits, il est vrai qu’il n’a fait aucune enquête là-dessus.Déjà, dit-il, l’idée de s’associer était venue aux commis de banque de la vieille capitale, mais cette idée n’a pas en de suite.Les banques de Québec s'y étaient opposé.M, De Guise ne croit pas que pareille attitude prise par les banquiers montréalais.MM.Beaudry Leman, O.P.Les-pérance et Tancrède Bienvenu déclarent n’avoir rien à dire à ce propos.Les directeurs de la Banque (l’Epargne se sont réunis ce matin et il n'a été aucunement question de la nouvelle association de leurs employés.Au surplus, le mouvement les prit par surprise.On se chuchotait depuis quelques jours la nouvelle de la tenue de l’assemblée qui a eu lieu hier.entre employés seulement.Le silence est encore de rigueur parmi les commis employés aux bureaux-chefs.Reste à entendre J.L.Bourbonniè-re, secrétaire de la cheville de Tas-sociation.Il préparait son coup de foudre depuis six mois environ.Il n’a agi que sur la demande expresse des commis eux-mêmes, dit-il.L'Association Canadienne des Commis de Banque a l’intention d’englober dans ses rangs tous les commis de banques du Canada quelles que soient leurs langue et religion.Montréal seul doit bien compter près de cinq mille commis de banque.Cinq cents, ainsi que nous avons dit, se sont déjà inscrits.Il manque, parait-il, des formules.De nouvelles sont commandées chez Tininrimeur.Les bureaux de la nouvelle association seront jusqu'à nouvel ordre au local des employés de tramways, rue Ste-Catherine, près rue Sanguinet.LE PRINCE DE GALLES EN ANGLETERRE Portsmouth, Angleterre, 1.— (S.P.A.) — Le prince de Galles est arrivé à Portsmouth, à 9 heures, cet avant-midi, à bord du “Renown".Il était parti le 5 juillet pour faire une visite au Canada et aux Etats-Unis.En entrant dans le port, les navires ont fait entendre les vingt et un coups de.canon usuels.Tous les navires étaient décorés m l’honneur de l'anniversaire de naissance de la reine-mère Alexandra.A LONDRES Londres, 1.— (S.P.A.) — Le prince de Galles est arrivé à la gare Victoria, cet après-midi.Il a été reçu par le roi George, la reine Marie, la princesse Victoria, la reine Maud de Norvège, M.Lloyd George et les membres de son cabinet et les représentants du corps diplomatique.laie pluie torrentielle tombait lorsque te prince est arrivé.Les rues étaient cependant remplies de gens.UN ARMISTICE Berlin, 1er.— (S.P.A.) — Un armistice stipulant l’évacuation de la Lithuanie par les Allemands a été signé par l’Allemagne et par la Lithuanie par l’entremise de la mission militaire interalliée.-s- CE N’ÉTAIT QU’UNE RUMEUR IL N’Y A RIEN QUI FASSE PREVOIR POUR LE MOMENT DU MOINS, LA CONSTRUCTION DE TROIS NOUVEAUX HOPITAUX.La rumeur, disant que bientôt trois nouveaux hôpitaux dirigés par les SS.de la Providence, les SS.Grises et SS.de l’Espérance s’élèveraient ici, ne semble guère fondée.Le représentant du “Devoir” s’est rendu ce matin à l’archevêché pour s’enquérir au sujet de ce prétendu projet.On a répondu que rien d’officiel ni même d’officieux n’était jusqu’ici venu à la connaissance des autorités diocésaines.Il a bien été projeté, il y a quelques années, de construire deux hôpitaux, l’un à Westmount sous la direction des SS.Grises et l’autre à Maisonneüve sous celle des SS.de la Providence, mais depuis les débuts de la guerre, cette idée ne parait pas avoir été reprise.Il reste toutefois que les catholiques anglais continuent de donner suite au projet de bâtir un hôpital pour les patients de religion catholique et de langue anglaise.Monseigneur l’archevêque a donné son adhésion à la proposition qu’on lui a soumise à cette fin.Les souscriptions devaient commencer il y a une quinzaine, mais lord Saughnessy, qui préside au comité de souscription, a demandé qu’on ajourne les demandes d’argent, après l’émission de l’emprunt de la Victoire; on a suivi le conseil du président et les listes de souscription n’ont été ouvertes que ces jours derniers.Cet hôpital portera le nom de Sainte-Marie et s’élèvera à Montréal-Ouest.-#- GREVISTES QUI CAPITULENT Kansas City, 1er (Service de la Presse associée).— La grève des aiguilleurs de chemins de fer qui avait été déclarée, samedi, s’est terminée ce matin.Tous les grévistes sont retournés au travail ce matin.Ils ont voté la cessation de la grève à une réunion qui a duré une partie de la nuit dernière.On ne connaît pas les raisons de la décision prise par les grévistes.M.G.W.Anderson, de Cleveland, viceiprésident de l’union des employés de chemins de fer, aurait annoncé que la grève n’était pas autorisée par les chefs de l’union.La grève a duré deux jours et a causé des retards considérables à Tex-pédition des marchandises.-».- MORT D’UN EXPERT ____MILITAIRE Québec, 1er.(DJV.C.) — Le colonel F.-D.Lafferty, surintendant des arsenaux du Canada, est décédé subitement, samedi après-midi, à une réunion du Quebec Badminton Club, dont il était }e président et l’organisateur.Après la réunion en compagnie du colonel Clark, il se rendit a ubureau du major Labbé où il se plaignait qu’il était malade.Son état s'aggrava graduellement et il succomba peu après sous les yeux de son épouse qui ovait été mandée et de plusieurs amis.Le colonel Lafferty qui a fourni une belle carrière militaire remarquable, possédait une grande expérience clans la fabrication des munitions et avait été nommé en 1917, surintendant des arsenaux du pays.II laisse un» épouse (née Mlle Pa-caud) et trois enfants.-«- CONFÉRENCE DE MAECHIALOGIE Au cours de cette saison, M.Tabbé Curotte donnera aux membres de la profession médicale et du clergé des conférences sur la inacehialogie, dans lesquelles il traitera kIcs rapports de la médecine et de la morale.La première conférence aura lieu mardi prochain, 2 décembre, à 8 heures du soir, dans la salle de la Bibliothèque St-Sulpke.Les médecins, étudiants en médecine et prêtres sont exclusivement invites à ces leçons théologi-co-médicales.LE CHARBON À MONTRÉAL UNE ENQUETE AUPRES DE DIVERS MARCHANDS DONNE DES INDICES DE LA SITUATION ANORMALE QUI SE DESSINE ICI PAR SUITE DE LA CRISE DU COMBUSTIBLE AUX ETATS-UNIS.La dépêche de ce matin annonçant la possibilité d’une disette de charbon au Canada à cause du chômage prolongé des mineurs américains a suscité des commentaires à Montréal.Plusieurs consommateurs n’ont pas fait leur approvisionnement et Ton assure que le charbon disponible se fait rare.Cependant au dire des principaux marchands la disette n’est pas imminente dans la métropole et ce, grâce aux gros marchands, nous disait M.J.O.Labrecque.Ce dernier a déclaré que la disette, quoique annoncée, n’est pas prochaine.Pour sa part, il assure que son entrepôt a 3,000 tonnes de charbon à la disposition de sa clientèle.La compagnie George Hall est réticente.Son gérant nous disait ce matin au téléphone que la ques tion est difficile à vider.On sait (pie cette maison possède des mines aux Etats-Unis et que seule l’impossibilité de les exploiter et d'importer le charbon peut l’affecter.Elle dépend des mineurs américains, mais d’une façon différente de celle où se trouvent les marchands en général.Le président de la Lackawanna Coal, M.Ewing, nous a franchc-inent avoué cet avant-midi, qu’il n’avait pas pris connaissance des journaux annonçant la famine possible.D’autre part, il a ajouté que se prononcer sur une question aussi complexe lui était impossible.Un autre gros marchand du nord de la ville, n’a voulu rien dire à cause du public.Parce qu’il ne faut pas causer de peur à cc dernier, il est impossible a unouvelliste de donner l’opinion de ce marchand.Des opinions ou des tentatives pour obtenir des déclarations, il ressort que la situation du combustible n’est point normale.La Canada dépend des Etats-Unis quant à l’approvisionnement du charbon.Or, il y a quatre semaines que les mineurs discutent avec les opéru-teurss des mines.Nos voisins ont d’abord souffert de la grève et par contre-coup nous en ressentons les effets.Le contrôlelur du combustible, M.Magrath, est revenu récemment des Etats-Unis où il a pris les mesures pour s’assurer de l’accomplissement des contrats avec les mines américaines.Cependant, les ordres les plus rigoureux sont émis outre quarante-cinquième, ce qui rend l’importation précaire.Le pourcentage qui arrive au pays est très bas et le contrôleur a déclaré que les provisions de charbon ne dureraient que quelques semaines.Le Québec et l’Ontario auront surtout à souffrir à cause du grand nombre des industries.On a déjà commencé la mise en pratique des avis d’économie donnés par M.Magrath.Les compagnies de chemins de fer, le Grand-Tronc et les chemins de fer nationaux, ont réduit leurs trains de fret afin de pouvoir conserver leur service régulier.M.Magrath se fient au courant de la situation américaine et de la tournure de la grève des Etats-Unis dépendent les règlements qui seront ici mis en force.GRANDE AGITATION A FIUME Belgrade,).— (S.P.A.)—- Une grande activité règne à Fiume.Un destroyer est parti de cette ville samedi après-midL A destination de Zara probablement.Le navire-marchand l'“Adria” a suivi immédiatement avec 1,000 soldats à son bord.On dit que l’amiral Rizzio, commandant de la flotte de d'Annunzio, est parti à bord d’un destroyer, dans le but manifeste d’occuper Zbenico.LA SITUATION NE S’AMÉLIORE PAS (Vashington, 1.— (S.P.A.) — Dans sa dernière note au gouvernement du Mexique, le gouvernement américain blâme la conduite du gouvernement mexicain au sujet de l’affaire Jenkins.Cette note a été publiée aujourd’hui.Les Etats-Unis n’ont pas encore envoyé d’ultimatum et on ne sait pas quelle attitude ils prendront au cas où le consul Jenkins ne serait pas mis en liberté.-e- UN CÉLESTE EN ACCUSE UN AUTRE Un Chinois nommé Gim Fong et demeurant au No 100, rue SUHu-berl.a été mis sous arrêt par l'agent Massa.Il est accusé d’avoir, par fausses représentations, obtenu de Hum Pung, de la même nationalité, et habitant le No 584, rue Ste-Catberine, Maisonneuve, une somme de $900.L’accusé a été remis en liberté moyennant un cautionnement de $800.Victor-Emmanuel est acclamé au parlement Le roi d’Italie reçoit un accueil enthousiaste à la Chambre où il va lire le discours du trône—Les socialistes se retirent après avoir poussé leur cri de ralliement.(Service de la Presse Associée).Home, 1.- Le roi Victor-Emmanuel est allé au Parlement ce matin, et a lu le discours du trône.Il a été acclamé.Le premier ministre Nitti a demandé k toute l’assistance de s’asseoir.A oette demande, les socialistes extrémistes ont crié : “Vive le socialisme” et ont quitté Tenceinte parlementaire.Les autres députés ont pris leurs sièges.TRAJET TRIOMPHAL (Service de la Presse Associée) Rome, 1.— Le roi Victor-Emmanuel et la reine Hélène ont reçu un accueil enthousiaste de la part de la foule qui se trouvait sur leur passage pendant leur trajet entre le Quirinal et le Parlement.Los cloches sonnaient, les canons tonnaient et la foule acclamait les souverains.Les maisons qui bordaient les rues où.passait le cortège royal étaient décorées de drapeaux.Le roi, dans son discours du trône, a dit que le parlement avait besoin do la confiance et de la sympathie de la nation aussi bien que de sa collaboration.L’Italie, a-t-il dit, doit diriger tous ses efforts vers les œuvres de paix.Le roi a d’abord loué les héros de l’armée et de la marine.Les vertus et les énergies dont ils ont fait preuve durant la guerre serviront à hâter le travail de la reconstruction économique, a dit le roi.Grève à Fall - River Trente-huit mille tisserands chôment Fall River, Mass., 1 (S.P.A.).— Presque toutes les filatures de Fall 'River sont fermées ce matin à cause de la grève de 38,600 tisserands qui ont déclaré la grève pour obtenir une augmentation de salaire de 25 pour cent.Six unions des tisserands qui comprennent 7,000 membres ont 'décidé 'de se mettre en grève.Ce matin les tisserands syndiqués ne se sont pas rendus au travail mais les tisserands non organisés s’y sont rendus.Quand ces derniers ont vu que leurs compagnons étaient eu grève ils ont quitté les fabriques à leur tour.L'tunion des tisserands d'Amérique (iui renferme 3,000 membres a déclaré qu’elle ne se mêlerait .pas de 'la grève, cependant plusieurs de leurs membres se sont abstenus de travailler ce matin.COURTES NOUVELLES Bruxelles, 1er.— Le congrès de Bruxelles a approuvé l’entrée des socialistes dans de nouveau gouvernement belge.* # # Paris, 1er.((S.P.A.) — Le conseil suprême de la conférence de la paix, a décidé, ce matin, de faire des ouvertures de paix à la Hongrie par l’intermédiaire du nouveau gouvernement hongrois.* * * Paris, 1er.(S.P.A.)—On annonce la mort de M.René Millet, am-basadeur honoraire de France et ancien président général à Tunis, et de M.Paul Peytral, sénateur des Bouches-du-Rhône, et ancien ministre des Finances.* » w Paris.1er.(S.P.A.)—La Presse de Paris, journal publié par tous les jounraux de Paris, durant la grève des typographes, publie son der-dernier numéro aujorud’hui.-«*-— LE CONGRÈS SIÈGE À_WASHINGTON Washington, 1.— (S.P.A.) — Le 66éme congrès s'est réuni aujourd’hui pour commencer sa session régulière qui sera très longue.Il y avait une grande assistance au Sénat et à la Chambre lorsque le vice-président Marshall et l’orateur Gillett sont entrés à midi juste.-«- LES ELECTIONS MUNICIPALES À PARIS [Paris, 1er (S.P.A.).— Sept conservateurs, treize progressistes, treize républicains, treize membres de la gauche républicaine et quatre socialistes radicaux ont été élus lors des élections municipales qui ont eu lieu hier à Paris.Les rapports des élections tenues dans 12.) préfectures et sous-préfectures sont maintenant connus.Quatre socialistes ont été élus, 2 socialistes républicains.50 socialistes radicaux, 51 républicains de la gauche, 10 progressistes et 8 conservateurs ont été,élès.LE PARTI NATION AL (Service de la Presse canadienne) Ottawa, 1.—- Le coini'é d’organisation du parti national formé à la convention libérale du mois ' d’août dernier s’est réuni à 11 heures cet avant-midi dans les bureaux de M.MacKenzie King, au musée Victoria.Vingt-cinq délégués étaient présents.La réunion d’aujourd’hui et de demain est dans le but de compléter Torgam-sation du parti national.LE PAPE A M.CLEMENCEAU Rome, 1er (S.P.A.).— Le pape Benoît XV a chargé le cardinal Amette ed transmettre à 'M.Clemenceau les voeux de plusieurs familles allemandes demandant que leurs parents qui sont prisonniers en France depuis cinq ans aient la permission de rentrer en Allemagne pour Noël.FEU M.A- GAUTHIER i Les Trois-Rivières, 1er.— (D.N.C.) —- M.Adélard Gauthier, hôtelier, est décédé samedi matin à l’âge de 65 ans et 10 mois, après quelques jours de maladie.Les funérailles auront lieu mercredi matin à 9 heures 30 à la cathédrale des Trois-Rivières.Le défunt laisse pour pleurer sa perte son épouse, née Catherine Ro-hichon, et treize enfants, dont quatre garçons, MM.Maxime, Frank, Armand et Alexandre Gauthier, et neuf filles.Mesdames Dupuis, Chêne vert, Dupuis, Henri Gauthier, A.Saint-Pierre, A.Duchaine, Mlles Henriette, Eugène et Hélène Gauthier.LE FEU CHEZ* LES URSULINES Québec, 1er (D.N.C.) — Un commencement d’incendie a éclaté hier matin, au monastère des UrsyJlnes.Le feu pris naissance dans la chambre des fournaises, qui est détachée du couvent.Les pompiers ont réussi à empêcher le feu de se communiquer au monastère, mais des dommages assez considérables ont été causés à la chambre des fournaises.-4P- UNIVERSITÉ DE MONTREAL Les cours (pie M.Tabbé Jasmin donnait à TUniversité dans la salle de droit romain auront lieu désormais, par suite de l'incendie, dans la -classe de sixième année à TBco'le Montcalm (angle des rues St-Hubert et De iMontig-ny) à huit heures précises du soir: le lundi pour l’allemand et le mercredi pour d’espagnol._______ EN COUR DE POLICE Un Russe nommé Simon Rother-nan a été mis sous arrêt, par l’agent Tisdell, à 8 h.30 ce matin, sous Tac-msation d’intimidation.Le prévenu se serait tenu aux portes de la London Coat and Cloak Co.et aurait, là, incité les gens à faire ou continuer la grève.Il a nié sa culpabilité, a fourni un cautionnement de $500, et son « nquête est fixée au 9 décembre.-e- LES CONFÉRENCES DE L’ACTION FRANÇAISE M.MOXTPET1T M.Edouard Montpetit donnera, jeudi de la semaine prochaine, la deuxième conférence de la série de l’Action française.Il a pris pour sujet: La caravane passe.Cartes et billets seront mis en vente demain.BRULÉ À MORT Un enfant de 4 ans, du nom de Rey Thomas, demeurant au No 135, avenue Lachinc, est mort, samedi, des suites de ses brûlures, à Thôpital Général de Lachine.Le bambin était enfermé dans sa chambre, au moment de l’accident, et sa mère, qui voulut le sauver, së brûla gravement.LE PRIX DU LAIT Le lait sc vend aujourd’hui 9 sou» la chopine et 16, la pinte.Le prix en est donc monté d’un sou par pinU et par chopine.S 4 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 1er DECEMBRE 1919 VOL.X.— No 281 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'KMI'I.Ol .— juiqu'fc 3# ruoti, 15 ion,, et 1 «ou par mot sui>pléuien> tu ire.DEMANDES D'ELEVES i — Jusqu'à 20 mots, 15 souii, et 1 ion pur mot supplémentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES I — .tnsiiu’ft 20 mots, 13 sous, 1 sou pur mot sup-pltmentAire.ntAMHRES A LOUER : — 15 sous Jusqu'il 20 mots, 1 sou pur mot supplémentaire.TROUVE I — Jusqu'à '-'Il mots, 20 sous, 1 sou nnr mot supplémentaire, PERDU ! — Jusqu'il 20 mots, 20 sous, t sou pur mot suppléimiituirc.MAISONS.MAGASINS.ETC., A LOUER ! — Jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou pur mot supplémentaire.A VENDRE I — Jusqu’à 20 mots.15 sous, 1 sou pur mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sur demande.AVIS LEOAUX t — 10 sous In ligne ngnto.NAISSANCES, DECES, MESSES : — 50 sous pur Insertion.REMERCIEMENTS : — 50 sons.CARNET MONDAIN, NOTES PERSONNELLES.ETC : — fl.00 pur Insertion.SITUATIONS VACANTES ON DEMANDE plusieurs demoiselles nomme commis pour un magasin de bijouterie, pouvant parler les deux langues et possédant de l'instruction ; filles \rks distinguées.Bons salaires seront payés 6 celles qui aimeraient à apprendre la ligne.S’adresser par lettre ù casier 20 “Le Devoir”.AUTOMOBILES F MTS DIVERS DES TORRENTS DANS LES RUES UX TUYAU DE L'AQUEDUC SE MUSE A L'AXGLE UES EUES SA IXT-UEEAIX ET DEMOXTl-(IXY ET VEAU SE EEPAXD DAXS PLUSIEURS ARTERES DU HAS DE LA VILLE.CHAUFFEURS mécanicien» demandés.Suivre lei cours.Jour ou soir.Licence gs-ratifie, position assurée.Cour» privé» P‘."r dames, s'ud.Coulomb*, A08 Denmutlgny Est Tél.Est 4»4A A 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(Rod.Sliu'iin Reid).2nd Essay Reid).2nd Essay handed in, subject above.NOTE.— Le cours, professe par M.Edouard Montpetlt, avait lieu jusqu’ici le jeudi.On avait pensé, In semaine dernière, à le transporter à l’Ecole Polytechnique.La salle de la bibliothèque Saint-Sulpice étant li bre le vendredi soir, il semble pré l'érable de le donner dans cette salle quitte à changer le jour.On voudra donc tenir pour aequii que le cours d’économie et de légis.lniion financière aura lieu à la ni Minthcquv Saint-Sulpice, et le ven.(Ii-edi soir au lieu du jeudi.Il suffiri île reculer d’un jour les dates indi.quées au programme.Gel arrangement doit être consi itéré colonie définitif et connue rem.plaçant l’avis donné par le profes.seul' lors de sa dernière leçon.H.E.BOURASSA INGENIEUR MECANICIEN Réparutionri générale* «TuutimtoblXe*.SPECIALITE : IMècc» do reehanffO, rtiutt d’entfrenaire et rectification de* cylindre».(Expérience de 20 onu.) 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inutile de dire que je 'jouis d’un appétit féroce.Je ne m’aperçois plus de mes terribles maux de tête, et de fait me sens si bien que je puis maintenant aller à la messe tous les malins, une chose (pic j’avais dû abandonner bien longtemps avant de prendre le Tan-lac, et j’ai repris ma bonne humeur que mes souffrances continuelles avaient altérée.Il va sans dire, que mon ouvrage m’est un vrai plaisir maintenant.Le Tanlae doit être certainement une préparation magique, car deux bouteilles ont suffi pour m’apporter tout ce changement.Je ne puis en dire trop sur son compte et je suis bien heureux de faire cette déclaration’’.Vos aliments sont absolument inutiles au point de vue sanitaire si vous ne les digérez pas.Mieux que cela, si vous souffrez d'indigestion et de maux d’estomac, au lieu de vous aider, votre nourriture vous fait du mal, car les aliments non digérés causent des douleurs et des gaz dans Testomac, essoufflements, de mauvais goûts dans la bouche, des étourdissements et combien d’autres symptômes désagréables.Si cet état dure assez longtemps, le système entier devient surchargé de différents poisons organiques et il en résulte parfois de sérieuses complications.M.Cloutier a obtenu un grand soulagement à ses maux tout simplement parce que le Tanlae a remonté ses principaux organes, et lui a permis de bien digérer ses aliments.De fait, le corps entier est régénéré par le Taniac qui d'abord stimule et donne de la vigueur aux organes digestifs, facilitant par là l’assimilation des aliments, enrichissant le sang, et renforcissant le système entier.Il aide Testomac faible à digérer les éléments nourrissants contenus dans la nourriture et à les convertir en os, muscles et en un sang pur et sain.Le Taniac est maintenant en vente à Montréal dans les pharma-, cies du Dr Leduc, dans les pharma-j ries de MM.Quenneville, Guérin Bélanger, dans les pharmacies Jass-bvs, et à Verdun, chez M.Henri P.Fabie, sous la direction personnelle du représentant spécial du Taniac.umiFf Q©aï?ettes TURQUES DÏÏHBS.Valeur et qualité 3ans égales.IO péiiipL- ‘rLsüiiifefiai ii®0[ te I alors entré dans sa cellule, a arraché la grille de fer qui servait de fenêtre et s’en est servi pour assommer le gardien.Trois autres gardiens sont arrivés à ce moment.Kowalski les a frappés à coups de couteau.Un des gardiens eut la force d’empoigner Kowalski, de le jeter dans la cellule et de refermer la porte.Les cris des gardiens avaient attiré l’attention du personnel de la prison qui s’est immédiatement rendu sur les lieux pour connaître la cause de tout le tintamarre.Le gouverneur de la prison a envoyé chercher des constables, et des médecins.Les constables ont ligotté Kowalski qui n’a offert aucune résistance.LOEW’S ENID BENNETT dans Stepping Out” Un drame domestique entraînant Représentation comique — Nouvelles hebdomadaires.Vaudeville merveilleux j “The Honneymoon Inn” Une comédie musicale vivante Un programme d’attractions A la demande générale, reprise ds WERTHER avec John O’Sullivan AU THEATRE FRANÇAIS le mardi, 2 décembre 1919.Billets en vente chez Ed.Archambault et Lindsay.Province de Québc District de Montreal No 4411.kl.[Cour Supérieure Représentations continuelles, de 1 ù 11 h.Après-midi, 10—15s î soir, 25— 35s.Prix de soirée, le samedi, le dimanche et les jours de fête.Bal* contestée.Voici le programme du concert-; boucane de samedi soir; 1.Ouverture — “M.A.A-A.Jazz, Band”.2.Combat à relais, juniors, W.O’Hara, G.Robbins et W.Soden.3.Boxe, A.Ofzooiner et M.j Schaeffer.4.Combat à relais, W.H.Turner, S.Fraser et H.Rraff.| 5.Boxe, W.Hanem et F.Logan.6.Chant, O.Osborne.7.Boxe, Gerald Fitzpatrick et Frank Powers.8.Boxe.Bert Schneider et Noe Herscovitcn.9.Boxe, Jack Thomas «t Kid.Sherman, professionnels.10.Chant, W.Weldon.11.Musique, M.A.A.A.Jozz Band.12.Boxe, Battling Hurley et AT Wise, professionels.Dix rondes.LES QUILLES AU NATIONAL Voici le résultat des parties dis- 9 h.15 à 10 h.15 du soir, on au panier.10 h.1 5 à 11 h, du soir.— Grand bain.(rèc.) UN CONDAMNÉ ASSASSIN j UN DETENU DE LA PRISON D’HA-MTLTON, QUI ATTENDAIT SON EXECUTION, TUE SON GEOLIER ET BLESSE QUATRE TOURNE-CLEF.UN DEUXIEME MILLE DES NUANCES” A ÉTÉ TIRE II Hamilton, Ontario, 1.— (S.P.A.) — Paul Kowalski, condamné a mort pour avoir tué Amnot Trcmluk, a tué son gardien à 10 heures samedi avant-midi et a sérieusement blessé quatre porte-clefs.Le condamné à mort avait obtenu la permission de se promener dans le corridor de la prison.Ce matin, • j comme il se trouvait seul avec le A L’ALLIANCE MUSICALE A l’assemblée annuelle tenue le 30 novembre, les officiers suivants ont été élus pour 1920 : Président, \I.A.Duchesne; vice-président, M.E.Cauchon; trésorier, M.E.Gagnon; secrétaire-financier, M.A.Gagnon; secrétaire-archiviste, M.Delvenne (aine); bibliothécaire, M.A.LeBlanc; sergent d’armes, M.Morissette; syndics, MM.E.Laliber-té, R.Laliberté et C.Laperle.Comme par le passé, M.le professeur J.-.I.Goulet continuera à faire progresser l’AUianee Musicale sous son habile direction.(Communiqué).!^r,4.‘X^n.pc« édition tourne-clefs se sont alors précipités tennWi.pour porter secours au gardien, mais actuelmmenl Kowalski ies attendait avec un çou- d oeu (Joëla Rohu).Parue il y mois à peine, la première de ce livre est entièrement et une seconde est actucuruwm i r— —ti sous presse.Orné d’une couvertu-i te(*u O11 d tenaït dans sa a • .re très originale du peintre Adrien ia tous frappés.,^n ^ ^ , Hébert, ce volume, dont la tenue ty-k5' mourant et les trois autres sont pograpnique a été très soignée, est! "a.nrs ,u.n état sérieux., , tout indiquée aux personnes qui, à ,Y0,C1 une autre version de la tra-la veille des éirennes, recherchent ;Rédie qui sest déroulée a la prison des cadeaux vraiment intéressants, d Hamilton, cet ayant-midi., Le deuxième mille des ‘'Nuances” I u ,Pel1 après dix heures Kowalski sera en vente ces jours-ci.On trou- s‘est élancé sur le gardien du corri-vc cet ouvrage dans toutes les bon-jdor ou se trouvait sa cellule, a atta-nes librairies -de Montréal et de injehé deux mouchoirs autour du cou province.La vente au commerce du gardien et les a resserres avec uni est faite par l’Action française, édi- cuiller jusqu'à ce que le gardien eût fice La Sauvegarde.Montréal.(perdu connaissance, Kowalski esl * LES OBSEQUES DE M.J.-E.MARCIL Jeudi, ie 27 novembre, ont eu lieu, à Notre-Dame de Grâces, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis, les funérailles de feu le notaire J.-E.Mardi, époux d’Albertine Snntoire, décédé en | cette paroisse le 23 courant.L’église était parée dp ses plus beaux ornements de deuii.La levée du corps a été faite par j’uhbé J.-G.Vincent, procureur du collège de Valleyfield et le service funèbre par le R.P.Bourque, avec diacre et sous-diacre.La chorale paroissiale avec le concours de plusieurs artistes mais du défunt, a rendu la messe harmonisée de Pérosi.Le deuil était conduit par ses trois fils, Paul-Emile, Rodolphe et Rolland, Alphonse, Arthur et-Louis ses frères, Armand, Roméo Santoire et la Dr Wilfrid Turcot, ses beaux-frères.Parmi les personnes présentes on nsmarqunit M.l’abbé Mnurault, p.s.s.confrère de classe du défunt, directeur de l’école Sacerdotale, plu sieurs membres de la magistrature, S T- DENIS Semaine du 30 norembre 1919 Larue et Dupré j Strent et Urchin î Libby et NeUon ; Lorgett et Bennett.CHARLES SCHAUTEN et MADO DITZA dans APRES LE BAL Cinéma ! AUAS BETTY BROWN.Comédie d'HARRY POULARD, et LE JOURNAL PATHE.La ville de la, Pointe-aux-Trem~ blés, corporation, ayant son siège social dans la ville de la Pointeaux-Trembles, district de Montréal, Demanderesse, Joseph Charles Rancourt, Napier-vilie, district d’Iberville, • Défendeur.Il est ordonné au défendeur, de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, D éputé-protonotaire.Montréal, 28 novembre 1919.! Frovince de Québec ¦ District de Montré No 4950.’.'.iCour Supérieur! PACIFIQUE l- CANADIEN DES CHANGEMENTS DANS LE SERVICE DES TRAINS DE VOYAGEURS FURENT EFFECTUES le dimanche 30 novembre 1919 Pour détail* t'adresser aux agents de billets.La ville de la Pointe-aux-Trem-bles, corporation ayant son siège social dans la ville de la Pointeaux-Trembles, district de Montréal, vs Demanderesse Joseph Poissant, des cité et district de Montréal, Défendeur TI est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, Député-protonotaire.Montréal, 28 novembre 1919.AVIS etc.La dépouille mortelle a été transportée à fvt-Chrysostôme.lieu de la sépulture où un second service a été chanté, le 28 novembre, parM.l'abbé L.-N.Préville, curé.Une foule considérable de paroissiens et de gens des localités environnantes ainsi que tout le personnel des maisons d’éducations asistaient à la cérémonie.Monsieur Léon Mercier Gouin.avo-cot, de Montréal, donne avis qu’a la i prochaine session de la législature ide Québec, lors de Tétude du bill de lia Cité de Montréal, il demandera l’amendement de la loi 62 Victoria, i hapitre 58, telle qu’amendée, quant à la conslilution de la Cour du Recorder de la dite Cité, de manière à ce qu’une pension soit accordée à certain* fonctionnaires de la di14 Cour.Montréal, le 19 novembre 19iP.LEON MERCIER GOUIN. VOL.X.— No 281 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 1er DECEMBRE 1919 COMMERCE FINANCE LE MARCHÉ DES VIVRES IA SITUATION DES OEUFS A CHANGE QUELQUE PEU PAH SUITE DE LA FIN DE LA NAVIGATION.— NOS EXPORTATIONS SONT DE BEAUCOUP MOINS FORTES MAIS LES PRIX DEMEURENT FERMES.une sembla-un de ces prix n’ont autres com- Le total des arrivages d’oeufs sur le marché de Montréal depuis le premier mai dernier est de 696.-743 boites contre 257,417 boîtes pendant In période correspondante de l’an dernier soit une augmentation de 439,326 boîtes.Dans le seul mois de novembre nous avons reçu 141,640 caisses d’eufs une augmentation de 124,298 caisses sur le mois précédent.Vu la fin prochaine de la saison de navigation nos exportations ont été moins nombreuses au cours de la semaine dernière et se totalisent à 12.000 caisses comparativement à 50.000 caisses au cours de la semaine précédente soit une diminution de près de 40,000 caisses dans une seule semaine.Les prix n’ont pas augmenté et so maintiennent assez fermes.Comme le beurre a augmenté de quelques sous sur le marché de New-York on prévoit ble augmentation ici jours prochains.Les pas changé dans les partiments.FARINE-TYPE— Franco à bord (f.o.b) Montréal.$11.06 Livrable au moulin .$11.10 En lots fractionnés et aux épiciers.$11.20 OEUFS— La situation n’a pas changé con sidéra'blement cette semaine bien qu’on vende les oeufs frais quelques sous plus chers en certains endroits.La production n augmenté un peu.Les arrivages se chiffrent hier à 659 caisses contre 2,209 pour le même jour de la semaine dernière et 261 pour la période correspondante de l'an dernier.Oeufs strictement frais .90 à 95s Oeufs frais, de choix.65s Oeufs No 1.58s Oeufs No 2.55s BEURRE— Les prix se maintiennent fixes depuis quelques jours -et encore as sez élevés.On prévoit qu’il y aura une augmentation prochainement Les arrivages pour la semaine sont de 12,013 colis soit 553 de plus que la semaine -dernière et 4.427 de plus que pendant la semaine correspondante Je l’an dernier.Voici les prix cotés : De beurrerie, pasteurisé .68% à 69s -•-De beurrerie, de haut choix.67% à 68s De laiterie, de haut choix.62 à 63s FROMAGE— Le commerce a été beaucoup plus actif cette semaine, ce qui est dû aux exportations qui ont été très fortes.L-es prix varient de 27 1-2 à 29s Ha livre.Les arrivages se présentent pour la semaine écoulée à 11,849 boites, soit 9,161 de moins que la semaine dernière et 277 de moins que pendant la semaine correspondante de l’an dernier.VOLAILLES— On a reçu de fortes quantités de volailles sur le marché, ces jours derniers et le commerce est encore considérable.Les poules vivantes sont cependant plus rares depuis quelques jours.Les premiers sont pour les animaux vivants et les seconds pour ceux qui sont préparés.Poules.20s à 37s Canards.30sà 35s Oies.22s à 26s Dindes.35s à 42s l’épargne du TEMPS Nous étions dernièrement convoqués à lu réunion annuelle d’une giande association sportive cuna-dicnne-française.(Pour ne pus la nommer, c’était le National.) La réunion était annoncée pour 8 h.19 du soir; elle commença à 9 h.20.Y compris les scrutins, elle aurait pu durer en tout une heure et demie: pour les raisons ordinaires elle finit passé 1 heure du matin.Sur les quatre ou cinq cents personnes présentes, il y en avait trois cents qui auraient pu faire un emploi plus agréable des deux ou trois heures qu’on leur faisait perdre; et il y en a bien cent qui, réclamées ailleurs -par des affaires importantes, n’étaient venues que dans l'espérance de pouvoir être libres avant 10 heures.En mettant bout à bout toutes les heures qui furent perdues pour les affaires ou pour le travail ce soir-ià, on arriverait à plusieurs semaines.Au prix que vaut le travail par le temps qui court, plusieurs semaines de travail, cela représente, même pour un journalier, des centaines de dollars; et la plupart des personnes qui étaient au National gagnent infiniment plus que des journaliers.L’intelligent et infatigable travailleur qu’est lui-niêmc sir Hormisdas Laporte nous rapporte de sir George Drummond à son lit de mort une parole digne d’être méditée.Les collègues de sir George à l’administration des vastes entreprises auxquelles il avait donné sa vie —C.D.R., Banque de Montréal, etc.— entouraient sa couche.“Approchez, fit Je mourant, j’ai quelque chose 5 vous dire.J’ai beaucoup travaillé durant ma vie, et la fortune a couronné mes efforts.Jç laisse quelques millions à ma famille, je meurs content.Mais rappelez-vous bien ceci: je laisserais deux fois plus si l’on ne m’avait pas fait attendre.” En Europe, les rendez-vous d’affaires se prennent pour se tenir.Au Canada, ils se prennent pour ne pas se tenir.Il n’y a probab'ement que chez nous qu’on -entende des propos comme celui-ci : — “Tu devais venir à dix heures; je t’ai attendu jusqu’à midi.— QuiensI pourquoi est-ce que tu m’as attendu, aussi?” Qui dira les millions perdus chaque année par les hommes d’affaires canadiens, du seul fait que les conseils d’administration ne coin mencent jamais à temps! Mais entre le manque de ponctualité aux rendez-vous et l’imprécision dans le discours, il serait difficile de dire lequel des deux nous coûte le plus cher.Chez nous.Thomme qui parle pour dire quelque chose et qui, ayant quelque chose à dire, s’arrange poùrTe dire clairement et brièvement, est l'infime exception.On prend la parole tout propos, sans savoir où l’on va ni.cortunent on.emreviendra; on-sr perd en exordes et en péroraisons qui n’en finissent plus; on discourl a tort et à travers sans penser à la perte de temps et d’argent .qu’on inflige aux autres et à soi-même.Tout ce qui s’est dit au National l’autre soir aurait tenu dans l’espace de dix minutes; bout à bout, les discours dont les membres ont tenu se délivrer ont pris à eux seuls plus d’une heure.Mettons-nous donc en tête que dans un pays où tout le monde gagne sa vie par le travail le temps a sa valeur.Economisons l’argent, mais sachons aussi économiser le temps.Apprenons à tenir nos rendez-vous.Apprenons h ne pas prendre dix, quinze, vingt minutes de leur temps à cinq cents personnes pour ne leur rien dire! LA MATINÉE À LA BOURSE LES COURS S’AFFERMISSENT UN PEU SUR LES PLACES DE MONTREAL ET DE NEW-YORK MAIS LES AFFAIRES NE SONT PAS ACTIVES.— PERIODE D'INCERTITUDE.— A MES-HOL-DEN EN VEDETTE.Lei marché de Montréal s’est raffermi quelque peu ce matin sui-vant en cela la marche tracée par Mail Street.Les affaires à New-Vork ont été des plus calmes samedi et on a vu plusieurs valeurs enregistrer des dégringolades sensibles.De ton était un peu plus ferme ce matin et les valeurs étaient quelque peu à la hausse mais on ne prévoit pas un marché ferme pour cette semaine.Les spéculateurs sont des plus hésitants et le seront ainsi tant que les affaires n’auront pus repris leur aplomb ce qui pourrait bien durer aussi longtemps que plusieurs facteurs importants influeront directement sur les affaires de Bourse.Les cours ont repris un peu plus de fermeté à la Bourse de Montréal mais la matinee n’a pas été des plus actives par suitee de cette période d’hésitation que nous traversons depuis quelques jours.Tous les courtiers conseillent de ne pas trop se hasarder par les temps qui courent et donnent avis à leurs clients de garder les valeurs qu’ils peuvent sans racheter aussi longtemps que le marche demeurera incertain comme il 1 est depuis quelques jours.Sur notre place locale, les actions de priorité et ordinaires de Ames-ilolden se sont placées en bonne vedette, ce matin: les premières se sont maintenues aux environs de 114, tandis que les secondes, après ("ojy.débuté à 118, se sont hissées a 121; suivent ensuite les Peter Lyall qui se sont vendues en grande quantité mais qui ont décliné ! jusqu’à 1J1 pour enfin se placer, par la suite, à 112; les Spanish River ont perdu quelque chose à 68; ies Atlantic Sugar ont été en bonne demande à 66 1-4; une fraction de un guart de son papier à journaux, et 15 pour cent du bois de pàtc à papier consommé en ce pays sortent des forêts canadiennes.Pendant les six premiers mois de tannée financière 1918, npus leur avons vendu 980,652 cordes de bois de pâte à papier, évaluées à $9,327,-901, ce gui promettrait un total pour l’annee do 18,750,000; niais ce montant a dû être dépassé, et il sera encore plus grand sans doute pour 1919.ÇA ET LA Dans quelque temps d’ici les moulins à papier dans tout lo pays vont fixer les prix du papier il journal et on croit que les nouveaux prix se ront de $85 fl $90 la tonne comparativement à $70 et $75 pour l’année courante soit une augmentation de $15.En admettant que la production totale pour tout le Canada au cours de Tannée prochaine, sera de 825,000 tonnes et en allouant 85 pour cent pour les exportations on arrive avec une augmentation de $10,000,000, avec les nouveaux prix.La valeur totale des exportations sera de $00,000,000 pour le papier à journal seulement.Les plus grands consommateurs de papier il journal sont encore les États-Unis dont la consommation a augmenté de 35% au cours de Tannée présente.D’un autre côté on remarque que la production du papier à journal aux États-Unis a diminué quelque peu depuis 1917.La production de cette dernière année avait été, pour neuf mois, de 934,097 tonnes tandis qu’elle n’a été, pendant le même laps de temps cette année que de 910,752 tonnes, soit une diminution de 23,345 tonnes.Pendant ce temps là, les exportations du Canada aux États-Unis ont augmenté de 406,773 tonnes qu’elles étaient en 1917 à 454,140 tonnes en^l919.On estime qu’en 1920 les États-Unis vont importer tout le papier à journal que le Canada pourra produire.Le rendement des moulins canadiens est actuellement de 2,775 tonnes chaque jour, rendement qui sera augmenté jusqu’à 3 100 tonnes au premier janvier 1921 ou près do 1,000,000 de tonnes annuellement.On estime que la production totale des moulins, à papier du Canada sera de 2,000,000 de tonnes chaque année en 1930 soit la production totale des États-Unis.* * * La réunion annuelle des action- (La RENTE).LA BAISSE DE LA LIVRE STERLING SUCRE— New-York 1.— Sucre brut, ferme ; sucre traité par moulin centrifuge, $7.28.Sucre fin granulé, $9.POMMES DE TERRE— Les arrivages ont diminué depuis quelque temps et les prix ont enregistré encore une nouvelle avance de quelques sous.On expédie aetue' 'ment des pommes de terre vers les Etats-Unis et l’Ontario.Les prix varient de $2.05 à $2.35 le sac de 90 livres.VIANDES FUMEES Le prix du porc a augmenté de quelques sous ces jours derniers, et on ne note pas encore d’augmentation dans les prix des viandes fumées ce qui, semble-t-il, ne saurait retarder beaucoup.Nous cotons les prix enregistrés hier.Le jambon de 8 à 10 livres se vend de 35 à 36 sous la livre chez les marchands à commission; celui de 12 à 15 livres est à 33 ou 34 sous, et celui d’un poids plus lourd est à 32 sous la livre.Le lard fumé à déjeuner (breakfast bacon) fait de 13 à 44 sous et le lard grillé Windsor désossé se vend de 48 à 49 sous la livre.AUX ENCHERES PUBLIQUES.St-Hyacinthe, 1.— A l’assemblée des représentants de l’industrie laitière tenue ici aujourd'hui, 150 colis de beurre ont été vendus à 70 sous la livre et J00 boîtes de fromage à 20 sous la livre.New-York, 7.—L'on affirme couramment que la baisse de la livre sterling a été provoquée dans le but do favoriser les importations provenant de la Grande-Bretagne et de décourager les exportations vers ce dernier pays.Un banquier très au courant des changes internationaux en autant qu’ils ont une corrélation dans le commerce extérieur, donne pour raison de cette baisse un tout autre argument.“La livre sterling, dit-il, se négocie présentement à escompte de 13 pour cent, en tout premier lieu, parce que la circulation fiduciaire de la Grande-Bretagne a subi une dépréciation à peu près égale à cette baisse du change.Lorsqu’une personne achète du change sterling elle se porte acquéreur de quelque chose qui n’a plus sa réelle valeur en or, mais qui ne vaut plus que le 85 pour cent du montant-qu’elle représente.C'est pour cette raison que Tor est actuellement à Londres à prime de 15 pour cent.La dépréciation du papier-monnaie en Grande-Bretagne a pour résultats la hausse des produits divers provoguée par la moins-value du papier qui sert à en faire le paiement.C’est pour ce motif aussi que les prix des nécessités do la vie montent ou fléchissent, suivant que l’escompte sur la valeur en or de la monnaie courante augmente ou décline; quoique les prix calculés sur la valeur réelle de Tor restent stationnaires.moins qu’à la fermeture de samedi - ' naireS de la ^rwm-Wüliams Comics Abitibi Pulp cotent 182; les Bra- - pat,ÿ va av0lr lleu le 12 décembre zilian Traction font 52 3-4; les Na- Pr°chain et le rapport qui va être tional Breweries se placent à 177; soumis à cette occasion sera un des les Brompton Paper ont été moins actives à 77 1-4; les Canada Cernent sont inchangées à 70 1-2; les Detroit Railway se maintiennent à 105; les B.C.Fishing trouvent facilement preneur à 60 1-2; les nonunion IGass louchent 63 1-2- les Iron se vendent bien à 72 5-8; les MacDonald semblent fixej à 36; les Power restent encore à 88 1-4; les Quebec Railway sont bien vues à 23; les Shawinigan rcscendent à 116 1-2; les Smelters som à 28; les Steel of Canada sont fortes à 76 Canada Steamship sont re-toThbees à 70 3-4; les Wavagamack languissent à 76 3-4; les Toronto Rails gagnent une fraction à 46 1-2; les Dominion Textile oscillent a 104 1-2; les St-Lawrence Flour Mills se traitent facilement et gagnent un point dans la matinée à 123; les Tramway Power sont essentiellement délaissées à 15 ; les Howard Smith se fixent à 145; les Forgings and Foundries sont fortes à 198.Notons dans le compartiment des actions de priorité, à part des Ames-Holden, qui sont les plus actives à 114, que les Abitibi Pulp se vendent à 99 1-4 ; les National Breweries à 97 1-2; les Spanish River a 120 et les Canada Steamship à 85.OPERATIONS DE LA MATINEE Actions ordinaires et de priorité Iron.000 à 72 1-4, 350 à 72 1-2, 25 à 72 5-8 Steel.10 à 75 3-4, 30 à 75 1-2.Sugar.-470 à 08, 80 a 60 1-8, 50 à 6G 1-4.Fishing.125 à 00 1-2.lirazil.50 à 52 3-4, 130 à 53.Brompton.65 à 17 1-4.100 à 77 1-2.Cernent.25 à 71, 25 à 70 1-2.Smelters.5 à 28 1-2, 105 à 28 Glass.10 à 64 1-4, 15 à 63.M.Power.75 i, 88 1-4.40 à 88, 4 à 88 1-2.Breweries.125 à 177.Quebec.20 à 23.St.L.Flour.50 à 122 1-2, 75 il 123.Shawin.20 à 117, 110 il 116 1-2.Spanish.135 à 08 1-2, 25 à 08 1-4.290 à 68, 1»0 a 67 7-8.Toronto Ry.15 à 46 1-2.Wayag.20 à 70, 25 à 76 3-4.Span.Voucher.50 a 5 1-2 .L7«0- 140 il 112, 25 à 112 1-4, 50 à 112 1-2, 30 5 113, 2., i, 113 1-2.30 à 115, 50 à 115 1-2 Steamship.50 à 70 3-4.Forgings.25 à 91.Detroit.75 à 105.Tuckett.lo à 53.Ogilvie, 10 5 280.Howard.100 à 145.125 Tlio!™ 0 UO l'-lV à 1212, 350 à117’ lÆ^ll^M^12 3-4’150à Abitibi priv.5 à 95.Steam, priv.10 ù 85.Span.priv.215 il 120 Gement priv.50 ù 99 1-2, 1 à 99 1-4.MacDonald.25 à 36.Bon* v'n'n' 4 100 1-8" à 100 1-4.v S'?' « 0 il 102 1-8.$550 il 102.v||.SVM’S | Z n W.L.C.$500 à 99 5-8.Penmans.83000 t> 88 Banques Montréal.8 ft 209 N.-E.27 à 273.Royale.6 ft 214 1-4.Maisons, 10 ft 192.meilleurs jamais publié.Les recettes de Tan dernier se sont totalisées à $1,162,951 et on a mis de côté une somme de $680,841 pour payer les dividendes sur les actions ordinaires.* ^ Les compensations des banques de Montréal pour novembre ont été de $615,325,528, comparativement à $630,794,792 pour octobre et $509,325,528 pour le mois correspondant de 1918.Les autres centres du Canada font aussi voir des avances par comparaison avec les résultats enregistrés Tannée dernière à la même époque.C’est ce qui ressort du tableau suivant : Montr.$615,325,528 $509,325,528 Toronto 414,730,544 295,575,307 Winnip.285,392,865 Vanc.65,623,725 Calg.44.763,369 Ottawa.60.671,751 Hamilt., 32,112,322 Québec.29,495,935 Halifax.22,056,295 London.16,608,636 St-Jean.14,239,714 Victoria.12,145,250 Kitchen.5.431,364 Brand.4,672,293 Sherb.4,602,796 Peterb.4,353,399 » L’assemblée annuelle de la Banque de Montréal a eu lieu à midi, au bureau chef .Les directeurs ont pris connaissance du rapport de Tannée courante, tri que nous Ta-vons donné la semaine dernière.L’année qui vient de se terminer a été uns des plus heureuses pour cette institution financière et un des événements principaux a été l’absorption de la British North America.Nous reviendrons sur ce rapport demain.Sur demande nous vous ferons adresser gratis La RENTE Notre Jturnal bl-meuurl, rédigé per Olivar Asselin Y compris numéros parus.Yers^Ueflridii cairt SÜ5Ü eoertni BANQUIERS I Sacc’fliilw h QUEBEC, OTTAWA, BOSTON 309,539,522 50,005,350 32,988,781 39,790,054 23,610,688 24,099,732 19,502,640 12,549.078 10,892,205 8,420,643 4,235,788 3,905,613 Le temps qu’il fait ailleurs.ARTHUR BKUNEAU.M*mbra, Honrs* ds Montréal.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS tartan do Montréal I 87 ET 99 ST-FRANÇOIS-XAVIER ¦ nccnroaloa : QUEBEC at SOBEL.Fil direct o*m - TOST A FLAGG, Now-Tork.LES GRAINS_À CHICAGO Cours fournis par la maison '‘McDougall and Cowans” : Cours Cours d'ouvertur© à midi MAIS— Décembre , .Mai AVOINE— Décembre .Mai , o ot w '*) 137 131 1-4 74 7-8 771-8 138 1-4 132 74 3-4 713-A LA PATE_ÀPAPIER Lette industrie est Tune des plus prospères du pays.Scs progrès sont constants et rapides.M.F.J.Camp-belh president de la Canadian Pulp , 1 a,Per Association a calculé mie la valeur de production de nos fabriques de pâte à papier et de papier a ete de 110 à 115 millions pour année ecoulée le 31 mars 1918 au lieu de 85 millions pour Tannée précédente.Nous n’avons pas encore les chiffres pour Tannée 1919.mais on peut présumer qu’ils atteindront au moins 140 millions.En 1917, 3,000 billes de bois de pâte à papier au Canada ont fourni un total de 4,142,711 pieds.De ce l’épffiGte a donné 1,466.-oKo'"00 P1»”*; le pin blanc 791,609.-000: le sapin de Douglas — produit exclusif de la Colombie Britanni- 83^722,toÔ:”6 000' " “ ’>™d" Le Canada fournit aux Etats-Unis Toronto, 1er.— La perturbation qui se manifestait clans le haut de la vallée du Mississipi samedi matin s’est promptement accrue en une tempête d’une intensité extraordinaire produisant des bourrasques dans l’Ontario samedi soir, et de fortes brises sur Test du Canada et i Terre-Neuve.Dans Toucst, la température a été belle et très froide.Lacs inférieurs et baie Georgien-; ne ; vents frais de Toucst au nord-! ouest, légères giboulées locales, mais généralement beau et plus froid aujourd’hui et mardi.Vallée de l’Ottawa, haut et bas Saint-Laurent : vents frais puis violents de l’ouest, au nord-ouest, giboulées mais généralement beau et plus froid aujourd'hui et mardi.Golfe et rive nord : brises de Toucst au nord-ouest.Provinces maritimes ; vents violents de Touest au nord-ouest, quelques giboulées mais généralement beau et se refroidissant.Mardi, vents frais de Touest au nord-ouest, beau et plus froid.RELEVE DU THERMOMETRE M.Athanase David, secrétaire provincial, a consacré une partie de sa journée de vendredi, à la visite de TEcole des Hautes Etudes Commerciales, où le personnel enseignant de la maison lui a fait fête.A son arrivée, les directeurs lui ont souhaité la bienvenue; puis M.IJ.Laureys, directeur de l’école, l’accompagna dans toutes les salles.Le ministre admira l'installation, se renseigna sur l’organisation intérieure de l’école, le nombre croissant des élèves, leurs progrès, le succès des diplômés, etc.Il ne dissimula pas son admiration pour les résultats obtenus, et, à plusieurs reprises, affirma sa foi dans le succès grandissant de l’Ecole.Parmi les sections les plus intéressantes de TEcole, M.David s’intéressa surtout au laboratoire, à la bibliothèque (contenant près de 6,00(1 ouvrages spéciaux, et recevant mensuellement près de 100 pé-riodiuues techniques et commerciaux), au musée commercial et industriel, organisé par M.Laureys et qui compte à présent plus de 5,000 échantillons de produits divers.Après la visite de TEcole, le ministre, accompagné des membres du Conseil d’Administration et du directeur, se rendit à l’amphithéâtre où étaient réunis les étudiants et les professeurs.Des acclamations prolongées Tac cueillirent à son entrée.M.Joseph Quintal, président du conseil d’administration, se fit le porte-parole du personnel de V?E-cqle et des élèves pour souhaiter au ministre la plus cordiale bienvenue.M.David répondit en peu de mots : “Jeunes gens, dit-il, vous aviez à éviter des écueils nombreux et à vaincre des préjugés de toutes sortes, vous avez vu votre devoir et vous êtes ailes droit au but.Vous avez compris qu’un peuple qui veut grandir doit voir à sa base non seulement un idéal nécessaire mais aussi la richesse nationale, la fortune, l’argent, puisqu’il faut l’appeler par son nom.Vous aurez .à lutter sur le terrain économique, industriel, commercial et financier.Vous aurez à jouer un rôle supérieur.La route sera plus difficile que pour les hommes de profession, mais soyez sans crainte pour l’avenir.Tour enîprunter la pensée d’un célèbre écrivain français, le mur qui séparait les professions libérales du commerce, ne sera de nul effet.Les racines des arbres immenses, arbres de la loi, de la médecine, et arbres du commerce, de l’industrie, de la finance, se rejoindront par les racines, par la base, et le feuillage par le sommet.Le mur disparaîtra.(M.A.David remercie les pionniers de TEcole qui ont travaillé sans cesse, malgré les découragements qui pouvaient venir.Car ils avaient un enfant chétif, malade et le plus grand nombre ne croyaient pas qu’il vivrait bien longtemps.Les faits sont venus démentir les prédictions des pessimistes.J^e nombre des étudiants qui était de 33 au début, est aujourd’hui de 114 le jour et de prés de 225 le soir.“Je répète, dit M.le ministre, qu’un peuple, pour se survivre, doit avoir non seulement un idéal, mais aussi la richesse.Arrachons des expressions d’admiration, de sympathie, d’amitiés au gens de langue anglaise.Il y a d’ailleurs un mouvement nouveau en notre faveur dans Les provinces anglaises.“Cm jour, un de vos professeurs me disait qu'il enseignait à penser plutôt qu’à parler.Je nie conforme à ce sage précepte et je termine.Sortis de TEcole, Messieurs les étudiants, dans la lutte que vous aurez à livrer sur un terrain inconnu, vous constituerez une force morale et matérielLe qui aidera au triomphe de nos droits.” FOURRURES SALON DE FOURRURES VIAU Nous Invitons spécialement notre ancienne clientèle à visiter notre salon privé.Nos prix sont des plus économiques et nos manteaux des plus élégants.A bas prix.Grand choix manteaux seal Hudson, mouton Perse, derniers modèles, unis et garnis Alaska, opossum.Prix modérés.Salon de Fourrures YJau, 500 St-Hubert.Annonceur vendra magnifique manteau Hudson Seal, riche garniture Alaska, Jauges panneaux garnis Alaska, un modèle, différent des autres.Salon de Fourrures Yiau, 500 St-Hubert.Max.Min Victoria 42 36 Kamloops * 28 Calgary 6 Edmonton 18 Prince Albert • 10 Winnipeg .• 10 — White River .24 32 Sault Ste-Marie ., 22 Toronto .30 24 Kingston 40 20 Ottawa .36 20 Montréal 42 30 Québec 42 16 St-Jean, N.B., , ;« 52 30 Attention.Manteaux seal Hudson garnis, $195, seal uni $125, garnis opossum $110.Manchon seal Alaska, $15, cette semaine.Salon de Forrurcs Viau, 500 St-Hubert.Alaska.Parures forme animal, $35 et plus.Etoles.manchons, collerettes en vison, seal, opossum, $40 et plus.Salon de Fourrures Viau, 500 St-Hubert.Manteaux.Grand choix manteaux mouton Perse, unis, depuis $125 ; garnis Alaska, $175.Autres, grand collet Alaska, frisé bien égal, 45 pouces de longueur.$235 et plus.Salon de Fourrures Viau, 500 St-Hubert l I PARDESSUS, beau drap noir, doublé fourrure, $75 ; collet loutre, 870 ; étoffe noire et gris fer, $35, $45 ; peaux loutre, $35 ; castor, opossum.$5 ; seal, $2.25 ; casque loutre.$17.500 St-Hubert, près Ontario.VISITE DE M.DAVID LE SECRETAIRE PROVINCIAL EST REÇU A L’ECOLE DU SQUARE VI G E R, SAMEDI APRES-MIDI.— DISCOURS DU MINISTRE.PLACEMENT PROFITABLE ET SUR Si% CINQ ANS La Montreal Public Service Corporation, la Compagnie des Tramways de Montreal la Canadian Light & Power Co., et la Montreal Tramways & Power Co.Limited, forment ensemble un groupe puissant d’entreprises d’Utilité Publique affiliées pour les fins d’administration et de service.La Montreal Public Service Corporation fournit l’énergie électrique à la Compagnie des Tramways, en vertu d’un contrat portant sur une période de 50 ans, dont les termes avantageux lui assurent une exploitation des plus profitables.Les obligations "Public Service” sont en coupures de $1000, $500 et $100, portent intérêt à 6è% et sont remboursables le 2 juillet 1924.— Demander non prospectas et formules de souscription.RENE-T.LECLERC BANQUIER ET COURTIER 160 rue Saint-Jacques, —— MONTREAL (Maiaon fomMn an 1901) -m} ' ri Nou* offrons en vente les obligations suivantes : Montreal 0 Public Service 4 Corporation G/°/o Remboursables le 2 juillet 1924 Compagnie de Pulpe et de Pouvoirs d'Eau du Saguenay G1/** Echéances variant de 1921 à 1934.Coupures de $100, $500 et $1,000 Prix : le pair (100) et les intérêts courus.Prospectus et renseignements complémentaires fournis sur demande.BEAUSOLEIL LIMITEE FINANCIERS 112, rue St-Jacques, :: Montréal.OBLIGATIONS A 61/2% DE La Machine Agricole Nationale Ltée de Montmagny $2,000,000.00 tint °d'aua d°c”à &UÆ1 att mon- $100, $500 et $1,000 POUR RENSEIGNEMENTS SUPPLEMENTAIRES, ECRIRE OU S’ADRESSER A NOS BUREAUX OU A TOUTES SUCCURSALES DE LA BANQUE NATIONALE.Le Placement National, Limitée AGENTS FINANCIERS Immeuble de 90 Est, rue Notre-Dame La Sauvegarde Montréal Tel.Main 4114.The Sun Trust Company Limited Exécution et administration testamentaires ; Administration de propriétés et de fortunes ; Fiducie ; Préparation d’émission d’obligations ; Administration de fonds d’amortissement ; Liquidation et faillites ; Prêts hypothécaires ; Assurances générales.Les services professionnels du notaire ou de l’avocat, qui fait nommer la.compagnie à une de ces charges, sont retenus, pour ce qui a rapport à cette charge, pendant toute sa durée.BUREAU DE DIRECTION : Baron J.d'Balewyn.Prcsid.nt H.Sehetagn.1er Vice-Pré»ider.t Juatlnien Pelletier, 2e Vice-PréRldent J.-C.Gaffné, Secrétaire-Trésorier Chs-Ed.Arpin, Directeur-Gérant Honorable J.-L.Perron, C.R.Gaspard DeSerres, Trefflé Bastlen, J.-C.Hébert, J.A.E.Ganrin.99 RUE SAINT-JACQUES Casier postal 1180.Montréal.Tél.Main 2926 et 2927 Province de Québec District de Montréal.No 2505.Cour Supérieure La ville de la Pointe-aux-Trcm-bles, corporation ayant son siège social dans la ville de la Pointeaux-Trembles, district de Montréal, Demanderesse.J.Alp, Bilodeau, ci-devant des cité et district de Montréal, actuellement en des lieux inconnus, Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, Député-protonotaire.Montréal, 28 novembre 1919.Province de Québec, District de Montréal.No 1484.S Cour Supérieure * .i„-.Imprimé au No 43 ruo * Montréal, par ITMPHIME-POPULAIRE (4 rcsponsab'U'.i limitée).A.Cartier, gérant.La ville de In Pointc-aux-Trem-bles, corporation avant son siège social, dans la ville de la Pointeaux-Trembles, district de Montréal, Demanderesse.M.Georges Mason, des cité et district de Montréal, Défendeur.Il est ordonné au défendeur, de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, Député-protonotaire.Montréal, 28 novembre 1919.ANTIKOR-LtUntNCE ÜADtCALt DSS COftS 1 .crncact.wa douleurs 1 tN VENTt PARTOUT 25* r9AMCO PAR CA POSTL A J LAURENCE MONTRE Al 6 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 1er DECEMBRE 1919 VOL.X.— No 281 LE CHARBON PERSPECTIVES ALARMANTES L’Ontario subit une tempête violente LA CRISE DES CHARBONNAGES AUX ETATS-UNIS MENACE D'AVOIR UNE REPERCUSSION TRES SERIEUSE ICI ET DANS L'ONTARIO— IMPOSSIBLE DE COMPTER SUR LA NOUVELLE- Les vents se déchaînent sur la province voisine, causant une perte de vie à Toronto, plusieurs accidents et des dommages considérables un peu partout — Les services d’utilités publiques momentanément paralysés — Sept morts dans le Michigan.ECOSSE.Ottawa, — Il y a lieu de s’a-1 armer en face du problème du charbon dans l’Ontario et Ile Québec pour les mois d’hiver.Les pers-ectives d’approvisionnements des tats-Unis sont plus incertaines Qu’elles ne l’ont jamais été depuis dix ans.La production américaine est annulée par le litige entre opérateurs et mineurs unis.Les opérateurs entendent bien avoir le dessus, les mineurs de même.Quels que soient les approvisionnements au Canada.les deux grandes provinces industrielles doivent écono miser car leur récupération est problématique.Le Québec et l'Ontario, à cause de La fermeture de la navigation fluvMe, vont se voir fermer les mines de la Nouvelle-Ecosse et en outre, l’approvisionnement de cette province est plus limité qu’on ne le croyait.Les transports d’abord, Les besoins domestiques ensuite et Les industries en dernier lieu, tel sera L’ordre d’approvisionnement.La production des mines américaines n’est que le -tiers de la production normale et cette production est éloignée du Canada.Tout ce que le Canada reçoit actuellement est un septième des importations ordinaires et cela signifie L’épuisement de La provision d’ici quelques semaines.Les approvisionnements d’anthracite sont limités.Comme la pro.duetion du charbon mou diminue, il y aura plus grande demande d’anthracite et comme conséquence, le Canada perdra de cette espèce du charbon.On n’a pas écouté les conseils qui avaient été donnés de se pourvoir d’anthracite et 'le charbon mou durant l’été.Même si actuellement, la production de l’anthracite augmentait, il en manquerait certainement.Il faut à tout prix accroître la production car chaque tonne est requise.L’AUTORITE SEVIRAIT.Indianapolis, 1.— Dans les cercles fédéraux hier, on indiquait comme possible l’arrestation des mineurs qui refuseront de retourner au travail quand les opéra-leurs, lundi, ouvriront Leurs mines aux conditions faites par Je gouvernement.Les officiers ont émis l’opinion que ce refus serait une violation de l’injonction de la Cour fédérale défendant de restreindre la production du charbon.Aucune déclaration officielle n’a cependant été faite à cette fin, Un rapport de Dan W.Simms, avocat spécial! du gouvernement, en charge de l’exécution de l’injonction temporaire, dit que quiconque, connaissant l’injonction temporaire, en viole Les termes, est coupable de mépris et peut être conséquemment cité en justice.Cette déclaration porte à croire que le gouvernement entend sévir au cas de refus.M.Simms a refusé de commenter sa déclaration.Rien n’indiquait hier, aux quartiers généraux des mineurs que les mineurs de ITndiana allaient retourner au travail aujourd'hui, On dit que les mineurs refusent de travailler à de telles conditions.Les chefs des mineurs n’ont voulu rien dévoiler de leur conduite niais ont affirmé que Les avis de la reprise de l’ouvrage affichés dans les mines ne seront suivis par personne.CE QU’IL FAUDRA FAIRE.Washington, 1.— La disette de charbon semble devoir contraindre l’adoption de mesures des plus sévères.Le chômage d'un mois des mineurs de charbon mou a amene des conditions semblables à celle d,e la guerre en plusieurs 'endroits.Les officiers ont peu d’espoir d’une reprise prochaine de la production du charbon qui permettrait de garder les réserves actuelles sous le contrôle de l’administration de combustible.Les statistiques de la semaine passée indiquent que la production n’a pas atteint 50 pour cent du chiffre normal.Gela signifie qu’il va falloir satisfaire à toutes les demandes à même l’approvisionnement du comité central qui était, au début de la grève, de 22,000,000 de tonnes.On ignore le nombre de tonnes que l’on a actuellement en main.Des mesures de plus en plus rigoureuses seront appliquées où le comité régional ne pourra faire face à la situation avec les règlements locaux.M.Garfield a déclaré qu’il s’opposerait aux tentatives des patrons qui, profitant de la situation, essayeraient de détruire le trade-unionisme./ LES GOUVERNEURS S’ENTENDENT Chicago, 1er.— Les gouverneurs de sept Etats producteurs de charbon mou ont décidé unanimement, è une conférence, que les Etats devraient prendre les mesures nécessaires pour produire du charbon.Us ont recommandé au fédéral de nommer pour chaque Etat un administrateur qui devra recevoir l’approbation du gouverneur de l’Etat où il aura juridiction.Les gouverneurs qui ont assisté à cette conférence sont MM.Frank O.Lowden, de l’Illinois, James P.H.Harding, le l’Iowa, Gardner, du Missouri, I.B.A.Robertson, de rOaklahoma, A.H.Roberts, du Tennessee.Le procureur général R.J.Hopkins représentait le gouverneur Henrv J Allen.L’ECONOMIE DE RIGUEUR ICI Ottawa, 1er.— Le contrôleur Ma-grath a déclaré que les conditions du combustible outre quarante-cinquième, exigent des consommateurs canadiens la plus stricte économie.Les industriels qui n’ont pas acheté leur provision de charbon durant l'été vont sc trouver dans une mauvaise situation.La réduction du nombre des trains est une des mesu- Toronto, 1er.— Une très forte tempête de vent a passé suç la ville de Toronto, samedi soir.Une personne a perdu la vie, plusieurs ont été blessées et il y a eu des dommages pour des milliers de dollars.M.George Dawson, en passant dans la rue, a été frappé par un arbre et a expiré quelques minutes après.Une jeune fille du nom de Mary Duffy a été blessée par une enseigne qui est tombée de l’endroit où elle était accrochée.Cette tempête de vent a commen-cémmencé à 8 heures 30 et a duré presque toute la nuit.Durant ens-viron trois heures, les tramways n’ont pu marcher.L’électricité a manqué et les citoyens ont dû avoir recours à la bougie de l’ancien temps.Le service du téléphone a fait défaut un peu dans toute la province.Un nombre considérable de poteaux soutenant les fils du téléphone ont été renversé par le vent.Les fils de longue distance tels que ceux de Toronto à Montréal, de Toronto à North Bay, Guelph, Hamilton, Niagara, London, ont été brisés, mais on a pu les remplacer par des fils d’urgence.Le vent qui soufflait du lac Ontario avec une particulière violence a causé des dommages considérables à l'Exhibition Park.Ce lieu lieux d’amusement a été considérablement endommagé.L’édifice des manufactures et celui du transport ont subi des dommages considérables.Le dôme du premier a été enlevé et le toit en métal du second a été endommagé.Une maison de briques qu’un soldat de retour du front, du nom d’Auguste Reid, avait achetée, s’est effondrée sous les coups du vent.Plusieurs autres maisons ont été détruites par la tempête.Le service du télégraphe a été arrêté pendant quelque temps.Des poteaux ont été jetés par terre et des fils brisés.Cependant les compagnies de télégraphe ont envoyé des hommes pour réparer les dommages causés.La tempête de samedi soir a été accompagnée de tonnerre pendant un certain tetmps.La foudre a frqppé la maison de M.Samuel Hobbs, rue Pearson, et détruit une cheminée.Par bonheur il n’y a eu aucun dommage ni perte de vie sur le Lac Ontario.Aucun navire ne se trouvait au large pendant la tempête.* * Sarnia, 1.— Un coup de vent allant à une vitesse de 90 milles à l’heure a passé sur la ville samedi soir.La bourrasque a enlevé le toit d’une église méthodiste et l’a transporté h 100 verges plus loin, sur le toit du presbytère.Un grand nombre de cheminées ont été endommagées.Plusieurs personnes ont été blessées.* 9 * Woodstock, 1.— Une tempête de vent a passé sur Woodstock et dans les environs samedi soir, causant des dommages considérables.Les arbres ont été déracinés, les enseignes arrachées et projetées au loin et les services de l’électricité et du téléphone ont fait défaut pendant quelque temps.res recommandées par le contrôleur, qui suit de près la situation américaine.LEWIS PESSIMISTE Springfield, 1er.— John L.Lewis, président des mineurs unis, a déclaré de nouveau qu’il n’entrevoyait pas de règlement possible de la grève par section.On considère comme possible une disette complète de charbon dans l’Illinois, vers la fin de la semaine.SITUATION PRECAIRE St-Joseph, Missouri, 1er.—- Cette ville n’a plus que trois wagons de charbon et l’on ne peut obtenir de pétrole.Aussi les usine.'; d’énergie ont fermé leurs portes.On a convoqué une assemblée des citoyens pour aviser.Ces conditions sont dues en grande partie à la grève des employés de chemins de fer de Kansas City.DEUX PERSPECTIVES Charleston, Virginie occidentale, 1er.— Les rapports reçus indiquent que la plupart de-s mines du Kana-wrba resteront fermées aujourd’hui, mais que celles du district de New River seront mises en opération.-—»- CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE-CANADIEN Montréal — St-Jean (Qué.) — Sherbrooke La compagnie de chemin de fer du Pacifique Canadien donne un service fréquent et accommodant à St-Jean, (Qué.) et Sherbrooke, comme suit:— Montréal—St-Jean, (Qué.) De Montréal, (G.W.), les trains partiront pour St-Jean (Qué.), à 8.25 a.m., 9.25 a.m., 12.10 p,m., et 8.10 p.m., tous les jours, 4.10 p.m., et .r).45 p.m., tous les jours excepté le dimanche, et à 7.00 p.m., tous les jours excepté le samedi.De St-Jean (Qué.), les trains partiront pour Montréal à 7.16 a.m., 11.25 a.m., et 8.02 p.m., tous les jonu'S, à 10.42 a.m., 11.03 a.m., et 5.42 p.m., tous les jours, excepté de dimanche, et 7.40 p.m., le dimanche seulement.Montréal — Sherbrooke De Montréal (G.W.), les trains partiront pour Sherbrooke à 8.25 a.m., et 12.10 p.m., tous les jours, à 4.10 p.m., tous les jours excepté le tlimanche, et 7.00 p.m., tous les Jours excepté le samedi.De Sherbrooke les trains partiront pour Montréal à 5.10 a.m.tous le* jours, excepté le hindi, à 9.10 a.m., tous les jours, à 8.00 a.m., et 3.00 p.m.tous les jours excepté le dimanche et 5.00 p.m., le dimanche seulement, Téc.) Ingersoll, 1.— Le vent a endommagé le toit et les murs de l’établissement de l”‘Jngersoll Packing Co.” Des morceaux du toit ont été projetés sur la voie du Grand-Tronc.On a pu les enlever à temps pour permettre aux trains de passer sans dérailler et sans subir de retard.• * * Stradford, 1.— Le toit de la “Pfef-fer Planning Mill” a été entièrement détruit par le vent samedi soir.Des arbres ont été renversés.D’autres dommages ont été causés au toit de l’édifice de l’Année du Salut et à d’autres édifices., * * * Chatham, 1.— Le vent violent qui a soufflé sur la ville samedi soir a déraciné un grand nombre d’arbres, arraché plusieurs enseignes et brisés dés fils télégraphiques et téléphoniques.* * ¦* London, 1.— La ville de London a souffert du manque de communications téléphoniques et de service électrique causés par la tempête de vent de samedi.Le pavillon de danse au parc d’amusement a été endommagé.* * * Cleveland, Ohio.1.— On calcule que la tempête de samedi a causé pour un mililion de dollars dans le nord de l’Ohio.• * * Hamilton, 1.— Un vent violent a soufflé sur Hamilton samedi soir.Dimanche matin on ne voyait dans les rues que débris de tontes sortes provenant des dommages causes par le vent.Un échafaudage qui se trouvait sur te toit de ll’édifice de la “Sun Life” a été transporté par le vent sur Le toit du théâtre “Red Mill” en faisant un bruit considérable.Le théâtre était rempli de spectateurs.A ce moment.ils ont cru à un effondrement et se sont précipités vers les portes.9 * * Ottawa, 1.— Une tempête de vent a passé sur lia ville d’Ottawa dimanche matin, désorganisant le service de téléphone d’Ottawa à Montréal et d’Ottawa à Toronto.* * * Galt, 1.— Des milliers de dollars de dommages ont été causés samedi soir, par la tempête de vent qui a passé sur le nord de L’Ontario.Les services du téléphone, du télégraphe et de l’électricité ont manqué pendant quelque temps.* * * Détroit, Michigan, 1.— Une tempête qui restera mémorable a passé sur te Michigan samedi soir.Jusqu’ici on compte sept morts des suites des ravages du vent.Des édifices ont été endommagés, des toits enlevés, des vitres brisées, etc, * # * Cleveland, Ohio, 1.—Le “Tioga”, qui s’est échoué mercredi près de Calumet, a été abandonné.Il portait une cargaison de 100,000 boisseaux de blé.Sault S te-Marie, 1.— Les fonctionnaires de la marine au Sault n’ont reçu aucune nouvelle de la perte de quelque navire sur le lac Supérieur à la suite de la tempête de samedi.LE PÈRE NOEL HÔTE DE LA VILLE M.LE MAIRE VA LUI-MEME RECEVOIR, AU PARC JEANNE MANCE.LE GRAND AMI DES PETITS ENFANTS.A 4 heures 30, samedi après-midi, le maire Martin s’est rendu au Parc Jeanne-Mance souhaiter la bienvenue au Père Noël, arrivé des lointaines régions du nord en aéroplane, et, le maire, en présence de centaines d’enfants aux yeux émerveillés, a remis au Père Noël les clefs de la ville.Puis le généreux visiteur est allé occuper le château de Kikiris Toj et Doj, qui s’élève en face des magasins Goodwin.CHEZ GOODWIN.A cinq heures, une foule nombreuse de papas et de mamans accompagnés de leurs mioches, stationnait devant les grands magasins Goodwin, angle des rues Stc-Catherine et Université : c’est là tpie le Père Noël devait, dans quelques minutes, faire son entrée officielle dans Ile vaste édifice.Le Père Noël est un important personnage et la maison Goodwin a dressé, en son honneur, sur la devanture de son établissement, une arche surmontée d’un donjon qui atteint la hauteur du magasin.A 5 heures 30 précises, toutes les fenêtres du donjon se sont illuminées; une fanfare, dissimulée sur le toit de l’édifice, a entonné “Dieu sauve le Roi” et “O Canada!" puis le drapeau britannique a été installé u sommet de la tour un peu au bas d’un faisceau de lumières électriques.Le Père Noël ne se montrait pas encore.Les enfants attendaient nnxiecusement.Soudain.ll’on voit émerger des tour-relles du donjon un bonhomme tout vêtu de fourrure blanche, qui semble arriver des mystérieuses ré- ?ions du Nord : c’est le Père Noël.I est tout joyeux et de sa main mignonne, il fait aux enfants des signes et des gestes prometteurs.Il va de tourelle en tourelle, un sou-rire bienveillant sur les lèvres, et fait pousser aux petits qui le mangent de leurs regards, des exclamations de joie.Tout près de nous, une voix naïve s'élève: “Maman, va-t-il venir chez nous, le Père Noël?” “Oui, si tu es bien sage”, et le petiot, tout heureux, disparait avec sa mère, dans la foule joyeuse qui commence à se disperser.LE PRIX DU LAIT DIFFICILE À ÉTABLIR IL RESSORT DE LA DERNIÈRE SÉANCE DU COMITÉ SPÉCIAL DE LA COMMISSION DU COMMERCE QUE LE COUT DE PRODUCTION DU LAIT N'EST PAS FACILE A DÉTERMINER.La discussion a été animée â la reprise, samedi, des audiences du comité formé par la commission du commerce, et qui s’enquiert actuellement du coût de production d'un gallon de lait pendant les mois d’hiver, vu que les producteurs demandent d’en élever le prix à 45sous, soit une augmentation de 33 et 1-3 pour cent.L’assistance, comme lors de la première audience, était nombreuse.Diverses sociétés de bienfaisance et la Milk Producers' Association, étaient représentées.On n’a guère tplus que la 'première fois réussi à fixer le coût de production d’un gallon de lait.M.F.E.Penniston, des Rapides de Lachine, a soutenu qu’il s’élevait durant l’hiver â 62 sous et 3-10, si l’on comprend des salaires payés aux membres de La ‘famille.Grâce au travail d’un sous-comité, on a décidé d'accepter comme base pour la fixatiop des prix la formule scientifique établissant la quantité de nourriture nécessaire pour produire une quantité donnée de lait.M.W.A.Carr, au nom des producteurs de lait, a exhibé quelques formules indiquant Je coût de production du lait aux États-Unis.Ces prix varient do S4.25 à, $4.38 par cent livres.Un sous-comité a été chargé de vérifier ces chiffres.Le président a tenu la discussion dans ces limites avec l’espoir de démontrer que si ces formules comportent un coût de production inférieur, cela indiquerait ce qui en serait pour chaque producteur, alors que le défaut de connaissances scientifiques chez les producteurs signifie l’augmentation du coût de production.Le professeur Ness, du collège Macdonald, a approuvé ces formules qui démontrent, quelque différentes qu’elles soient, qu’une vache est une fabrique à la it, qui nécessite une certaine quantité de nourriture et d’autres frais de production.Le Dr Styles a protesté que pas un cultivateur sur cent ne suivait ces formules qui haussent le prix de la nourriture.Et le professeur Ness de rétorquer que si le cultivateur ne se conforme pas à ces formules, il doit payer plus cher pour la production du lait, parce que les vaches ne se trouvent pas ainsi à rendre à leur puissance maximum et qu’il y a perte à ne pas exiger la plus forte production.Quelques “auditrices” ont suggéré alors que l’on utilise à ces fins les questionnaires détaillés fournis par le gouvernement au sujet de 'l’impôt sur le revenu.'Mais M.H.V.Brayley, de Rougemont, répond que cela est inutile depuis qu’il a été établi que le cultivateur n’a pas de comptabilité et qu’il n’a pas la moindre idée des moyens de payer exactement son impôt sur le revenu, sachant à peine s'il produit à perte ou à profit.L’ex-éche-vin Gallery a déclaré que si nos cultivateurs u’ignorent pas qu'il leur faut augmenter de 33 et 1-3 pour cent le prix de leur lait, c’est qu’ils doivent tenir un état de leur affaires ! M.Penniston, de Penniston Bros., démontre par une liste de prix que la production d’un gallon de lait coûte 62 sous.C’est que la main-d’œuvre dans cette échelle de prix est payée $5.00 par jour de 13 heures d’ouvrage et que l’on tient compte de la dépréciation du stock et des édifices.La discussion s’anime alors au point que le lieut.-col.Lafiècho doit faire asseoir l’ex-échevin Gallery.M.Black, président de la Milk Producers' Association, affirme de son côté que ses frais de production pendant l’hiver seront encore plus élevés que ne l'indiquent les formules sur la production du lait aux États-Unis.Interrogé sur ce qu’il pensait de cette dernière assertion, le Dr Styles a déclaré laconiquement que “M.Black ne sait pas ce qu’il dit”.Imaginez la tempête de protestations pour faire retirer ces paroles hardies au Dr Styles.Le président du comdté a réussi à ramener l’ordre et l’audience s'est continuée pendant plusieurs heures sans beaucoup plus de résultats.v MIRE LLE” AU MONUMENT NATIONAL L’Association d'Gpéra donnera Mireille jeudi soir 4 courant à 8.15 précises au profit et pour la reconstruction de l’Université détruite par le feu.Blanche Gonthier chantera dans le rôle de Mireille avec Prieur; Honoré Yaillancourt jouera Ourrias et Ulysse Paqùan, Ramon.Ces quatre artistes auront les honneurs de la soirée.A côté de Mlle Alexina Labran-che qui personnifiera la vieille sorcière Taven, on entendra deux nouvelles recrues de l’Association, Mlles Régina Daoust et Régina Gauvreau (Andrelou et Clémence).M.Beau-champ sera k passeur du gué du Rhône.Orchestre complet et choeur de 00 voix sous la direction de M.Henri Delcelliier, mise en scène préparée par M.Henri Mirai.1res billets s'enlèvent chez Archambault, Lindsay et Labe lie.(Communiqué).OFFRES DE 1)1 P TJ IS GANTS Balance de nos GANTS doublés, Cape, couleur lan.Pointures pour dames, 5 à 8.Règ.2.00.Spécial .79 Au rez-de-chaussée.LAINE LAINE WEILLING à 4 brins, en gris seulement.Rég.3.00.Spé- 4 EQ ci al.A Au rez-de-chaussée.BAS Balance de BAS de coton ouaté unis pour dames.Poin-tures 814 à 10.En noir seulement.Rég.59.Spécial.Au rez-de-chaussée.39 CHAUSSURES POUR HOMMES BOTTINES en veau noir ou brun, pour hommes.Forme fuyante, empeigne longue, tige en cuir ou en suède gris argent.Pointures 514 à 10.Valant 12.00 jQ OC pour.Au rez-de-chaussée.SPECIAL BLOUSES de négligé de différentes qualité?pour garçonnets de 6 à 15 ans.Jolis dessins à rayures de couleurs, pâles ou foncées.Très spécial, .79 Au rez-de-chaussée.SPECIAL POUR COLLEGIENS COMPLETS pour garçonnets de 9 à 16 ans.Genre Norfolk, culottes bouffantes, devant croisé.En serge bleu marine tout laine.En tweed mélangé brun.Valeurs de 18.00 à 22.00 pour 15.95 PALETOTS (Thl- ver pour garçonnets de 3 à 8 ans.Genre Russe avec collet fermé.Genre Ulster avec, collet convertible.En chinchilla brun.En chinchilla gris.En tweed diagonal brun.En tweed diagonal gris.En tweed plaid brun.Valeurs de à 18.00 pour.15.00 12-95 Au rez-de-chaussée.Mardi, deuxième jour de notre grande vente de liquidation d’étoffes, peluche, etc., etc., pour manteaux d’hiver pour dames re 14.50.1 «i OK Mardi.*>¦>*< 250 verges de DRAP VELOURS de laine de 54 pouces de largeur.Le tissu le 75 verges de DIAGONAL tout laine, 54 pouces.En marine et vert myrte .seulement.Valeur régulière 4.95.Mardi.^ 125 verges de DRAP ZIBELINE pour manteaux, 54 pouces, en vert,gris bleu et gris acier.Valeur régulière 5.00.Mar- ^ PELUCHE 7 5 verges de PELUCHE SEALETTE noire Lister, 50 pouces.Valeur régulière 10.00.Mardi 50 verges de PELUCHE SEALETTE noire Lister, 50 pouces.Valeur régulière 11.50, Mardi S.75 25 verges de PELUCHE SEALETTE noire Lister, 50 pouces.Valeur réguliè- plus en demande de la saison pour manteaux ou costumes, toutes les couleurs au choix.Valeur régulière 6.50.Mardi.^ 100 verges de DRAP Nap et Whitney, 54 pouces.Deux beaux tissus chauds pour manteaux d’hiver, dans les teintes de gris acier, brun tête de nègre, marine et noir.Valeur régulière 6.95.A 300 verges de DRAP VELOURS tout laine, 54 pouces, beau fini chiffon, dans toutes les ’teintes les plus en demande de la saison.Valeur réguliè-e 8.50.Mardi RAYON DES JOUETS SERVICES A THE en pierre joliment décorée.Spécial.1.S8 CARABINES à air, 500 coups.Spécial .2.49 CARROSSES se pliant à demi pour pou- ïl.pées, roues à bandage , en caoutchouc.Spécial ;j|wi .1.25 ;/Ttf CHAISES berçantes finies rouge, pour enfants.Spécial.89 DAMIERS en bois solide, fini noir et naturel.Spécial.1.95 ENGINS ET VOITURES à charbon, finis rouge, les deux morceaux mesurant 30 pouces de longueur, pour.2.75 Venez voir nos jeux de toutes sortes, notre assortiment est complet.Si vous achetez de bonne heure vous aurez certainement un meilleur choix.JEUX DE PARCHESIE avec carton pliant.Dans une boîte.Spécial.50 Au deuxième.Valeurs extraordinaires au rayon des meubles mm V, mssM i), • & AMEUBLEMENT DE VIVOIR, 3 morceaux.Même dessin mais un peu plus petit, la construction est la même, recouvert en tapisserie de fantaisie,quatre des* sins au choix.Valeur de 335.00.Notre prix spécial £85.00 AMEUBLEMENT de vivoir, tel que vignette, 3 morceaux.Comprenant 1 Chesterfield et 2 fauteuils.Appui-bras à ressorts, genre coussin, siège avec coussins mobiles.Couverture en damas de soie bleu et doré.Valeur régulière 435.00.Notre prix spécial.385.00 Magnifique AMEUBLEMENT DE CHAMBRE À COUCHER, style Louis XVI, tel que vignette, fini vieil ivoire, comprenant un grand lit double, bureau de dame, chiffon-nette et table de toilette, genre Vanity.Les 4 morceaux.Valeur régulière if SC 025.00.Notre prix spécial.POUR CHAMBRE DE JEUNE FILLE Joli AMEUBLEMENT style Louis XVI, fini “gris français”, comprenant un grand lit double, un bureau de dame, une chiffon-nette et u u g table do toilette.Les 4 morceaux valeur régulière 205.00.QAtZ Art Notre prix spécial.Magnifique Chesterfield et fauteuils bien rembourrés, sige et dossier a ressorts avec coussins mobiles, couverts de tapisserie de haute qualité.Les deux morceaux, 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