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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 15 novembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-11-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 26S MONTREAL, SAMEDI 13 NOVEMBRE m» DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.ÇA 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Directeur DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LES ELECTiONSFRÀNÇÂiSES Le fonctionnement du nouveau régime électoral— La situation en Alsace — Un cartel intéressant — Barres et les “lois intangibles’’.BILLET DU SOIR Les élections françaises auront lieu demain et, cependant, nous ne connaissons encore que relativement peu de chose des conditions de la luite.11 est vrai qu’avec le régime auquel la grève des typographes vient de réduire Paris: deux journaux, dont les représentants de-toutes les feuiWes temporairement supprimées se partagent le maigre espace, les Parisiens eux-mêmes doivent avoir une assez vague idée de ce qui se passe dans le reste de la France.Si cela peut nous consoler.Au fait, combien de gens ont même quelque idée de la façon dont fonctionnera le nouveau régime électoral?Et nous sommes assez excusables de n’être pas très fixés là-dessus, car, à l'ouverture de la campagne, la plupart des Français manquaient eux-mêmes de notions précises sur ce point.Le débat parlementaire avait été si mêlé, si embrouillé que les journaux se sont crus obligés de présenter à leurs lecteurs une sorte de catéchisme du régime nouveau.On trouvera à l’intérieur de notre numéro d’aujourd’hui l’un de ces résumés, avec exemples explicatifs.Retenons-en seulement, pour l’intelligence de ce qui va suivre, que la base du nouveau système, c’est le scrutin de liste.C’est-à-dire que, dans un département qui élisait, par exemple, six députés — un tpar arrondissement ~ les électeurs, au lieu de voter cette fois pour un ècu‘1 candidat, dans un arrondissement donné, auront le droit de voter ¦pour six candidats.Nous avons eu quelque chose de ce genre lors de l’élection des commissaires, à Montréal, il y a quelques années.Ce régime incite naturellement les partis à se grouper pour constituer des listes fortes, qui aient chance de rallier un très grand nombre de suffrages.) Mais Oe scrutin de liste, qui n’est que la reprise d’un régime autrefois £slté en France, se complique cette fois d’une application du principe de la représentation proportionnelle.La liste qui l’emportera, même avec une forte majorité, ne ramassera point nécessairement tous les sièges.Une part sera faite aux minorités.L’auteur que nous citons donne là-dessus un exemple topique.Un journal d’extrême-gauche, lu Lanterne, a même prétendu qu’un défaut de la loi permettrait à une minorité roublarde et très disciplinée dé s’assurer une représentation de beaucoup supérieure à sa force numérique.Mais l’examen de ces détails nous mènerait trop loin.Nous n’essuierons même pas d’expliquer ici le mode de répartition des sièges, le mécanisme assez compliqué de la nouvelle proportionnelle.L’auteur que nous citons dit là-dessus tout ce qu’il faut et nous risquerions de gâter son exposé en essayant de le refaire.* ¦* * L’Alsace et la Lorraine offrent naturellement dans cette campagne un intérêt exceptionnel.Quelle attitude prendront les deux provinces réincorporées à là France après une séparation de près d'un demi-siècle?L’intérêt est ("autant plus vif que, légalement, la situation religieuse et scolaire de l'Alsace et de la Lorraine désannexées est très différente de celle du reste de la France, Alsaciens et Lorrains, s’ils ont souffert sous la domination allemande, ont échappé aux lois anticléricales adoptées en France depuis quarante ans.Le régime allemand avait laissé subsister chez eux l’école confessionnelle.La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat ne s’y est naturellement pas appliquée.Il ne manque pas de gens en France qui voudraient uniformiser la légis-' Lition française et courber tout de suite Alsaciens et Lorrains sous le joug de lois qu’ils proclament volontiers intangibles et qu’ils confondent avec l’essence même du régime républicain.Or la masse des Alsaciens et des Lorrains — juifs et protestants aussi bien que catholiques — parait ne pas vouloir sc plier à ce régime.Des manifestations significatives l’ont clairement laissé prévoir et l’un des héros de la grande guerre, le général lorrain de Maud’huy, candidat dans sa province natale, a même déclaré à un journaliste parisien : Sur ce guint nous serons intransigeants, révolutionnaires même, s’il le faut.La lutte contre le régime allemand a développé chez ces populations une énergie et un esprit de combativité avec lesquels devront compter les anticléricaux français., Nous n’avons point, au moment où nous écrivons ces lignes, de détails précis sur la situation électorale en Lorraine, mais les journaux nous apportent, à propos de l’Alsace, un fait très significatif.Les éléments antirévolutionnaires de toutes nuances ont établi, à la suite d’un veritable contrat, une liste commune où figurent, sur une liste totale de de Il g avait une fois un petit Cygne blanc.Oh! blanc! Plus ou moins.Ce gai est certain, c’est qu'il n’était ni rouge, ni bleu.Von, ce n’était pas un Cygne phénomène.Il ne venait ni de Mantoue, ni de Cambrai.C’était tout simplement un pe-lit Cygne; un petit Cygne nerveux, on peut même dire un Cygne sensible.Pourquoi donc alors vous en parler?C’est qu’un jour, notre Cygne créa un gros scandale.Vivant tranquil}^, aussi tranquille que le permit son tempérament agité, personne n’anrait songé qu’il fût jamais pris du goût des voyages.Depuis su naissance, pour ainsi dire, on l’avait, vu nager, barboter, — oui barboter, nous connaissons notre Cygne, — sans qu’une seule fois il sortit des bornes ondulées que ses coups de bec formaient sur l’onde.Or U advint qu’il dépassa la ligne où allait habituellement s’éteindre le plus audacieux de ses cercles éphémères et guil partit.Il revint; mais il repartit.pour revenir, et encore repartir, et encore revenir.Quel attrait mystérieux captivait donc notre Cygne?Rassurons-nous, il n’allait pas bien loin, il ne changeait même pas d’eau.Il allait à deux pas, tout ù côté, où laissé seul il se livrait il tous les ébuls que lui commandait son ardeur.C’était sa joie! ’rout de même pouvait-on vraiment tolérer qu’un Cygne se muât ainsi en vulgaire oiseau migrateur?Pour ramener la quiétude chez ses frères, il fallait qu’il mit fin éi scs voyages.Hélas! les aventures lui avaient tellement tourné la cervelle qu’il prononça son propre bannissement.Non, de ce mot il ne voulut point, car il tenait à rester digne de sa race.“Je m'en vais, mais je ne vous quitte pas; je resterai là tout près et je serai quand même avec vous." —“Cygne, prouve que tu es resté Cygne, lui répondit-on en le prenant au mot, tu restes mais tu pars.fais entendre ton chant." Second scandale: le Cygne avait perdu la voix.Ou le cnit enrhumé, mais il m’en a confié le secret : il s'agissait de bien autre chose.Malgré tout, il sauva son honneur : avant de prendre son vol, à ses frères il remit la moitié de son coeur.Sans le vanter, ça valait, croyez-m’en, beaucoup mieux que les couplets.qu’il signait.Max SOREL.vous le demande, de quel côté sont-ils?" Nous voyons très bien après cette démonstration claire, de quel côté sont les fanatiques, mais nous voyons tout aussi bien de quel côté sont les naïfs.Ajoutons que cet industriel ne nous a pas demandé de taire son nom; nous le tenons, de même que celui de sa compagnie, à la disposition de ceux qui voudraient con naître l’un et l’autre.LOUIS DUPiRE.L’ENSEIGNEMENT TECHNIQUE INTERESS A NT E PL A -DE M.J.t.RUTEAU.neuf, associés En plus qui gar-action déposer sept candidats, quatre catholiques (Haut-Rhin) et, sur une liste cinq autres (Bas-iRhin), les radicaux reconnaissant que leurs catholiques représentent la majorité du bloc .national alsacien, tous les candidats des deux groupes temporairement associés, dent leur personnalité distincte et réservent la liberté de leur future, ont signé la motion suivante, qu’élus, ils s’engagent à dans les trois mois sur le bureau du parlement français : “Les soussignés, députés du département du Haut-Rhin à la Chambre française, justement préoccupés de la nécessité urgente pour l'Alsace de vivre sans querelles et de travailler pour produire, demandent au Parlement français de maintenir le “statu quo” du régime religieux et scolaire de leur région durant toute la législature qui commence, sauf in tenant compte, en ce qui concerne l’enseignement religieux à l’école, de la liberté de conscience et des droits du chef de famille, quelles que soient son opinion on ses croyances.“Tous, quelle que soit leur nuance politique, espèrent que la Chambre reconnaîtra le bien-fondé cl le but éminemment patriotique de leur voeu et, préoccupée d'un travail plus urgent, oc les obligera pus à le soutenir par la parole ou par le vote, soit dans les Commissions, soit dans le sein meme du Parlement républicain.M.Jean Guiraud dit à ce propos dans la Croix : “Une pareille formule concilie à merveille les droits de tons: elle écurie une législation usurpatrice imposant à la, conscience catholique! les cultuelles, c’est-à-dire une organisation contraire èi la hiérarchie ca-tholiqne; les confiscations des biens des vivants et la spoliation des morts; l’expulsion des religieux; renseignement athée et antres beautés maçonniques des lois ililcs intangibles: et en éloignant ces causes per manentes de division et de luttes civiles, les candidats alsaciens ont bien raison de dire qu’ils font oeuvre éminemment patriotique.“Avec cette formule, il n’y a dans leur cartel ni parti vainqueur im posant brutalement sa volonté aux mitres, ni parti vaincu capitulant pour garder un reste de vie.Tons tvailent également sous l'égide de la liberté, de l'égalité et de la fraternité" ¦# •* * Les cartels — c’est-à-dire les alliances de groupes - ne se sont pas toujours faits en d’aussi convenables conditions, et il est visible que certaines combinaisons inquiètent plus d’un bon espril.Nous revien droits là-dessus au fur et à mesure que se préciseront les détails de campagne; mais, des runintenant, on peut observer qu il est plutôt eton nnn| dt.voir des hommes comme Barrés cl l'amiral Bicnaimc.députés de (Paris, souscrire à cette formule de 1 ancien niimstie Millerand “Nous tenons pour intangibles la République et ses lois fondamentales la séparation des Eglises et de un premier rang desquelles nous plaçons la separati l'Etat, el LA LOI SUR L’ENSEIGNEMENT LAÏQUE.QU SONT LES FANATIQUES?SIMPLE HISTOIRE D’UN T R AT D’ANNONCES.— LE MONDE CONNAIT NAÏFS.CON- TOUR LES SUR UNE QUETTE ___________ L’enseignement technique organisé et suivi compte à peine dix ans dans la province de Québec : il a déjà son chroniqueur, M.Bu-teau, professeur des sciences à l’Ecole technique de Québec.M.Buteau est ingénieur civil, mais il manie la plume de façon aussi alerte que le compas.Les quelque vingt articles el fantaisies qu’il a réunies dans une jolie plaquette, sont d’une lecture très agréable.Les lecteurs du Devoir retrouveront dans cette plaquette quelques contes à morale (concluant à la nécessité ou à l’utilité de renseignement technique) qui les ont, charmés dans He temps.Le tirage est limité à à,000, si nous sommes bien renseigné, el l’impression, payée par le gouvernement .provincial qui en fait la distribution gratuitement dans le but de faire une utile propagande à ses écoles.On apprécie d’ordinaire très peu les choses distribuées gratuitement ; aussi craignons-nous fort que ce petit ouvrage ne trouve* pas auprès du public la faveur qu’il mérite et qu’l; aurait sûrement reçue même s’il avait été offert en vente par les voies ordinaires.Un critique rigoriste ferait peut-être certaines réserves sur lu qualité du style, trouverait que les métaphores sont çà et là incohérentes, mais il est rare tout de même que l’on donne tant de soin à la rédaction d'articles sur un sujet sérieux; et ce n’est sûrement pas le pondeur forcément intempérant d’articles plus ou moins digérés qu’est tout rédacteur d’un quotidien qui irait à ce sujet jeter la pierre à l’auteur.La seconde réserve que la critique rigoriste pourrait faire c’est que M.Buteau est le panégyriste du gouvernement.Il serait, en effet, possible de prêtent , que celui-ci a été plus prodigue encore que prévoyant, qu’il a fait trop grand, qu’il a servi la table trop copieusement sans être sûr des convives qu’il allait recevoir, que l’enseignement technique y aurait probablement gagné à être disséminé dans un plus grand nombre d'endroits Mais ce qui est fait est fait.Puis-que les écoles ont été construites et distribuées de cette façon, if faut les prendre telles qu’elles sont, en tirer le maximum de profit possible.Outre les articles où il soutient avec une remarquable versatilité la même thèse, à savoir l’importance de l’entraînement technique M.Buteau a consacré quelques études au développement de cet enseignement chez nous.Il en est une.par exemple, que l’on pourrait intituler les précurseurs, où il montre que la formation des ouvriers compétents bien versés dans leur métier ou dans leur art — du métier à l’art il n’y a qu’un pas, — préoccupent déjà Monseigneur de Laval qui fonda la première école du genre.Celle-ci dura une centaine d’années et ne fut abolie qu’à cause de la ladrerie du gouvernement royal envers la colonie.Déjà le Canada avait des difficultés avec la métropole ! Enfin il nous révèle que Joliette dès 1680, s’inquiétait de l'installation chez nous de l’enseignement technique et léguait une partie de ses biens pour assurer la fondation d’une écolt industrielle.Cet article est d’une lecture attachante.Mais voilà (pic nous parlons de ce livre, qui nous esl tombé sous la main hier seulement, comme si nous avions eu le temps de tout le lire ; nous n’avons pu, e^i réalité, que le parcourir -cursive ment.Aussi devons-nous nous arrêter ici, espérant avoir créé, chez quelques-uns de nos lecteurs, le désir de se le procurer.Le plus simple sérail, croyons-nous, de s’adresser à l’auteur.M.J.A.Buteau, professeur à l'Ecole technique de Québec, Québec (ville).L.D.BLOC-NOTES Son tour de presse L’artieulet que nous signalions dans le Tookc Talk, sur la p'igje des langues, et qui est adapté d’une revue américaine, fait son petit tour de presse commerciale.Nous le relevions cette semaine dans l’organe d’une importance maison de chemisiers, qui en a exprimé ses regrets au public, comme on sait, par l’entremise du directeur de son bulletin commercial.Un de nus clients nous le signale maintenant dans le bulletin d’une autre maison industrielle, le Marshall Bed Post; organe de la Marshall Ventilated Mattress Co.de Londres et de Toronto.Le Marshall Red Post est édité à la même imprimerie que le Tookc Talk, à Westmount, chez la Sterling Printing Service Co., et a le même i directeur, M.Dreicr.Celui-ci, qui! est un Américain du Wisconsin, parait rédiger plusieurs bulletins commerciaux de différentes maisons (House organs) et la même matière sert souvent à chacun d’eux.M.Dreier, — il l’a déclaré fort franchement aux Canadiens français qu’il a vus depuis l’affaire du Tookc Talk, a adapté le Plague of Tongues d’une publication des Etats-Unis, remplaçant simplement America par Canada.Ce qui s’est passé par la suite lui a appris, d’une façon qu’il se rappellera, dit-il, la différence qu’il y a entre les Etats-Unis et le Canada, sous le rapport des langues.11 faut espérer, d’ici à ce que le Tooke Talk présente les excuses de son directeur et de la maison au public canadien-français, que quelque client de la maison Marshall signalera à l'attention de celle-ci, comme l’a fait M.Dupré, de Verchères, à la compagnie Tooke, l’impertinence de î’articulet et son manque d’à-pro-pos, dans le bulletin d’une fabrique encouragée par des clients cana-diens-français; la liste parue à la page 13 du Marshall Bed Post, -livraison d’octobre dernier, en témoigne, du reste, fis n’auront certes pas attendu jusqu’ici pour imiter M.Dupré.VERS INEDITS LES PASSANTS c' Songe encor que la terre aux si beaux paysages Où tu baignes d’azur tes yeux émerveillés, Oui, songe que, depuis des ans multipliés, Le sol est plein de morts qui n’ont plus de visages.Pourtant, ils sont venus au cours pressé des âges Dans ces bois gui jadis leur furent familiers, Et rien, au pied moussu des arbres effeuilles, N'a retenu les noms et marqué les passages.* Songe, paie vivant, coeur embrase d’amour, Au mort que tu deviens toi-même chaque jour Et dont les pas déjà dans l’ombre disparaissent.Comme tous ces passants un instant aperçus, Ta seras l’un de ceux que leurs frères délaissent.• On reste plus longtemps sous terre que dessus.Albert LOZEAU.(1) Extrait d’un volume en préparation.CHRONIQUE D’OTTAWA Sur le toit du parlement Un fabricant canadien français qui dépense, chaque année, des sommes fabuleuses pour les annonces, n’en insère pas dans les journaux anglais, il y a dix ans qu’il adopté cette ligne de conduite, voici a la suite de quelles circonstances;,comme il nous l’a lui-même raconté.Il arrivait des Etats-Unis où il avait lancé son industrie.Là, il plaçait des réclames dans tous les journaux, et tous lui rapportaient des résultats, ceux de langue anglaise -comme ceux do langue française.Au Canada, il donna un contrat pour un riomb.'c égal de lignes à tous les grands journaux montréalais.Comme il avait un moyen très simple de contrôler les commandes par les noms des acheteurs, il découvrit au bout de très peu de temps que la publicité des journaux anglais ne lui rapportait rien, sinon quelques lettres de gens qui l’injuriaient tout simplement.Comme le nom de sa compagnie était manifestement français, on lui disait: Wc won’t bug; French is no good.11 alla trouver le gérant de l’un des journaux et lui fit part de ses constatations.“Je vous ai donné.lui dit-il.un contrat considérable de très bonne foi.Je croyais que votre journal pouvait être un médium d’annonces productrices, pourvu qu’il s'agisse de produits canadiens.Je m’aperçois que vous vous adressez à une classe de lecteurs qui ne veulent point négocier avec une maison qui n’est pas anglaise.Vous devez donc tenir comple de ce fait et résilier mon contrat.” Le gérant fut piqué au vif.Il se fit fort de prouver que sa publicité produirait des résultats.Au boni de quelque temps eepen dant.il devait avouer que l’annonceur avait raison contre lui.Le contrat fui résilié.Depuis lors.ÇAïPPF HïïQ VAVAfTITDC ajoutait notre interiocuteur, je n'aL 1 pas mis une seule ligne d’annonces Politiciens de profession Un chroniqueur parlementaire anglo-canadien écrit d’Ottawa à son journal: “Il y a un-e “politique professionnelle” qui est des plus désastreuses pour le pays, et qui aboutit à la mainmise sur la vie publique du pays par des hommes qui font de lu j.oblique leur fceuie carrière, les professionnels de la politique.Il-y en a plusieurs dans chaque parti et le cabinet en offre des exemples manifestes.Ainsi, est-ce (lue M.Cailder ou le docteur Reid ont jamais fait autre chose, ont jamais exercé aucune autre profession, depuis quinze ans, que la politique?Depuis 1910, M.Meighen lui-même a donné bien peu de son temps à son étude d’avocat.Des gens qui n’ont aucune autre source de revenus que Iq politique ne reculeront devant rien pour arriver au pouvoir ou pour s'y maintenir; et cela fait que ce sont rarement des juges désintéressés, quand il s’agit de traiter'les questions d’intérêt public.” Cela n’est encore qu’une partie de la vérité.L’auteur aurait pu ajouter que des politiciens de carrière font tout ce qu’ils peuvent afin d’éloigner des parlements des gens qui considéreraient avant tout l’intérêt général et que, si les lois existantes ne leur paraissent pas suffisantes pour leur assurer indéfiniment le pouvoir, ils s’empressent d’en inventer et d’en faire adopter de nouvelles, pour être certains (pie personne ne pourra les déranger dans leur “profession”.Nous l’avons déjà vu; nous le reverrons à la prochaine session fédérale.Le problème des races Le Farmers’ Sun, organe agraire ontarien arrivé au à Toronto ces semaines-ci, récemment des articles sur lion des races et des langues s’ils traduisent les sentiments Ottawa, là.— La délimitation des frontières entre le Canada et Terre-Neuve dans la péninsule du Labrador est enfin en voie de règlement définitif.Le département de la justice annonce en effet que l’on s’est entendu sur la question suivante, qui sera soumise au Conseil privé : Quelle est, d’après les statuts, arrêtés ministériels et proclamations., la situation et la -définition de la ! frontière entre le Canada et Terre-Neuve flans la péninsule du Labrador?du parti pouvoir a publié ques-qui, du la dans les journaux anglais.” Et il n’avait nas besoin de- nous dire que ¦mn industrie n’en avait pas souffert: ses succès étant assez connus.“Je me suis souvent demandé depuis.disait encore notre interlocuteur.ce que sont faire dans cette galère, où j’avais été si mal traité, quelques annonceurs canadiens.Ne croyez-vous pas qu’il se dégage, en effet, une leçon très claire de mon aventure?Prenez un journal français, surtout un journal à grand ti- Oiner HEROUX.M.NAPOLEON LAFORTUNE Notre camarade Napoléon Infortune passe à V Action française, dont il devient l'administrateur.M.Infortune, depuis des années, depuis les débuts, faisait partie de notre rédaction.Ses camarades garderont de lui ie meilleur souvenir et lui souhaitent cordialement' suc* — l’ai maintes que la plupart de provenances par contre les et vous verrez rage.vous, verrez fois fait le calcul des annonces sont anglaise.Prenez, Journaux anglais, que les annonceurs canadiens fran cuis y sont très peu nombreux, quatre ou cinq au plus.Qu’cst-ce que cela signifie sinon que 'es annonceurs anglais trouvent profitable la publicité dans les journaux français, et (|iie( le commerçant canadien français sait qu’il n’y a pas d'intérêt pour lui à annoncer dans les journaux anglais, Et ce sont ces représentants de la race supérieure qui, monsieur, non:, traitent dr.! .fanattoue - ii> DE COMMERCE “L'apostolat laïque”, tel est le sujet d’actualité qu’y traitera M.Henri Bourassa.M.Joseph S.mcier d plusieurs artistes distingués sont au programme musical.“Le Chant des Voyageurs” pièce nouvelle, que M F.Pelletier appelait ici même un modèle de chanson-marche, destiné à enrichir avantageusement notre recueil de chants populaires canadiens, y scra exécûté pour la première fois par la chorale St-Louis de France.Des billets sont en vente chez Edmond Archambault, 312-est.rue Ste-Catherine; Granger Frères, 43-ouest.rue Notre-Dame : à la pharmacie J.Boutin.326.boulevard Dècarie.el au “Devoir”.En voici les prix ; entrée, 75 sous; orchestre et balcon.$1.Le comité d’organisation, sur les instances des nombreux amis des voyageurs de commerce.dû augmenter le nombre de billets réservés.Il en reste encore quelques-uns dans l'orchestre et le balcon, cj un assez bon nombre sur lu scène.Qu’on s" !•• dise! nouveau ministère et de sa majorité, laissent prévoir une orientation plus juste de la politique ontarienne.Nous verrons bien.Après avoir parlé des immigrés venus au Canada depuis quelques décades, le Farmers’ Sun ajoute: “Les Canadiens français occupent une situation toute différente de celle des nouveaux venus.Aucune sympathie à l’endroit de quelque pays particulier d’Europe ne les distrait du Canada.La France tient bien moins de place que le Québec dans leurs affections.Pendant la guerre, on a parlé de leur manque de sympathies envers la France, alors qu’on reprochait au contraire aux Allemands vivant au Canada d’en avoir trop pour l’Allemagne.Les Canadiens français sont Canadiens d’abord.ensuite et toujours, —French Canadians are Canadians first, last and always, — ils n’ont de leçons de canadianisme à recevoir de personne.D’aucuns ont reproché aux Canadiens français leur attitude pendant la guerre, disant qu’elle était étroite, égoïste, qu’ils s’isolaient des grands courants de la pensée mondiale.Maintenant que la guerre est terminée, cette inten sc concentration sur le Canada est une source de force nationale.11 ne serait pas à notre avantage que les Canadiens français pensassent autant à l'ancienne France qu'au Canada.Nous avons assumé assez des fardeaux du vieux monde.Ne perpétuons pas au Canada les querelles qui ont presque couvert l’Europe de ruines.” La» Sentinel trouverait son profit à' lire le Farmers' San.Ht bien d’autres journaux pourraient, sur ce point, dans les provinces anglaises, coller aux murs de leurs salles de rédaction.pour le bénéfice de 1—r'- Les alentours de la Chambre-Haute, c’est-à-dire les appartements du président c-t les bureaux des sénateurs ont franchi le stage du plâtre et même en certains cas celui des tapissiers ; certaines pièces bien situées, donnant sur l’extérieur.sont prêtes à être meublées et habitées et il ne vient à l’idée d’aucun visiteur d’en plaindre les futurs locataires.Il y faudra bien encore deux ou trois mois, en tout cas, comme pour le reste en général, et le fait est que les entrepreneurs ont reçu ordre de livrer une partie de l'édifice pour le 1er février, même s'il faut pour cela adopter quelques mesures provisoires, ou se hâter en certains endroits plus qu’il ne serait autrement nécessaire.Ainsi, des bureaux réservés à chaque dépuié que nous avons trouvés au troisième étage en séries terminées, assez nombreuses et d’un fini élégant et sobre qui repose du spectacle qu’offrent plusieurs parties des étages inférieurs.C’est peut-être ce qui sera le plus facile à aménager pour la session, les locaux particuliers de ces messieurs, dont beaucoup ne se seront jamais vus à pareille fête.Il en résultera cependant un assez curieux départagement d’affinités, pour ainsi parler.En effet, sénateurs et députes sont actuellement “chambrés” par quatre ou cinq dans les pièces cartonnées du Musée.Mais ces campements ne sc sonbpas faits tout seuls et que cela ait été sciemment ou par un procédé graduel de sélection instinctive, on retrouve généralement ensemble ceux que Ton est accoutumé de rencontrer ensemble dans les corridors ou à la ville.Lapointe et Bureau, par exemple, qui ne sont jamais complètement heureux Tun sans l’autre et se complètent politiquement d’intéressante façon.Fournier, Pelletier, Fa-fard, D’Anjou, tous “Bas de Québec” de la nouvelle génération, et ainsi de suite jusqu’à épuisement de la liste, chez une race comme chez l’autre.Il s’est créé ainsi des camaraderies et des groupements avec lesquels les chefs peuvent avoir eu à compter.Mais tout cela va se désintégrer, dans les conditions nouvelles et confortables qui prévaudront l’hiver prochain.Nous prédisons qu’il sc fera des visites, d’une “cellule” à l’autre pour échanger.des vieux souvenirs.Au quatrième étage fonctionnera l’importante institution locale qu’est le restaurant, où seuls sont admis les parlementaires, journalistes compris, bien que chacun puisse y amener à l’occasion quelque visileur ou ami.C’est Tun (les endroits reposants, l’une des compensations du métier.Le service y est ordinairement soigné sans recherche exagérée et le prix est fixé à cinquante sous, ce qu’on en est rendu à trouver bon marché de nos jours.On s'y retrouve quotidiennement, ceux du moins qui n’ont pas d’autre foyer dans la capitale, et la conversation, à la table française par exemple, est, toujours animée, cordiale et parfois instructive, au point de vue des questions du jour et des votes prochains.dactcurs, l’article du journal agraire de Toronto.A force de le lire, peut-être ces gens finiraient-ils par comprendre que le Canadien français est le premier Canadien de tous et que, comme tel, il a droit, dans tout le Canada, au respect et à l’estime des races arrivées ici après lui, quand il eut ouvert le pays à la civilisation.G î* > Le service est bilingue , dans une mesure fort satisfaisante et somme toute, lorsque ie mauvais temps ou une invitation vous y amène, ce n’est jamais avec répugnance ni avec quelque douleur anticipée au creux de l’estomac.On siégerait là à la journée beaucoup plus volontiers que dans l’édifice voisin, car au Musée le restaurant est installé dans une propriété voisine, en arrière de Tim-meublc provisoire des séances.Dans les nouvelles bâtisses “On the Hill”, comme disent les journaux anglais, le restaurant sera situé au dernier étage “quatrième plancher”, auquel naturellement conduiront d’excellents ascenseurs.La préparation en est assez, avancée et Ton peut déjà se rendre compte de l’aspect engageant qu’aura cette pièce, vaste au milieu, et encadrée de chambres séparées par des partitions et sans portes sur les côtés à la mode américaine du jour.Le plafond sera formé d’un trio de voûtes en treillis dans lesquels joueront des fleurs artificielles et de discrets effets de lumières.En y dégustant la soupe au céleri et le “New England Dinner” ainsi qu'ils appellent un plat de boeuf, lard salé et légumes, on pourra se croire riche et redemander un "carreau de lard” pendant que tel député aux finances bien établies commandera, à la soubrette disciplinée quelque “tendre el bon” avec des pommes de terre frites, qui feront loucher les autres, moins fortunés ou plus dyspeptiques.Ainsi qu’il convient dans la politique, comme a dit Coppée, en parlant d’autre chose, et pour peu que la nuit n'ait pas encore envahi le paysage extérieur on pourra à bon droit, et dans les deux langues, le proclamer admirable, car de cette hauteur, il vaut tous les éloges qu’on lui peut adresser.Plus haut encore, toujours plus haut “Excelsior’, un petit escalier de service se présentait encore et un ouvrier vint le franchir sous nos yeux, ce qui constituait une invite suffisante à nos tempéraments de reporters, toujours en quête de nouveau et d’information.Les huit ou dix petites marches furent franchies fermement, elles aboutissaient à une porte donnant au grand air, sur le toit même de l’énorme construction.Justement, Tun de nous avait eu cette pensée, étant plus bas, qu’il ferait bon Tété de prendre Tair et de fumer là-haut le cigare du “pouvoir” ou de la simple rêverie.Ce souhait se réalisait déjà par anticipation.Nous foulions une vaste terrasse recouverte de gravois et pouvions effectuer de longues promenades dans la direction des quatre points cardinaux selon l’arrangement des corps de bâtiments, au nombre de huit ou dix au moins, que nous avions sous les pieds.Les cheminées et diverses protubérances de la bête de pierre, forment les seuls accidents de terrain, si Ton peut dire, et quant à la fête du regard elle est indescriptible.-* D’un côté la capitale, de l’autre la rivière Ottawa et sa vallée fumante s’étendant à perte de vue, avec les chûtes Chaudière, la rivière Rideau, la Gatineau, les Laurentides au loin, etc.L’endroit serait bon pour tenter des cures d’étroitesse d’esprit à ceux qui en ont le plus besoin, seulement il y aura danger, à moins que l’on ne complète le plan par quelque solide barrière, car l’endroit n’est pas actuellement destiné aux promenades de politiciens et nul garde-fou ne protège ceux qui s’y nvanturernient, entre deux séances.Il faudrait suggérer à M.Meighen d’y faire installer quelques travées de sa bonne clôture.Tels sont brièvement résumées, les principales impressions que donne la visite des édifices reconstruits, en leur état actuel.Impressions ren-, dues forcément superficielles et iiv complètes par l’état inachevé des lieux.Peut-être certains défauTs aujourd’hui apparents seront-ils atténués ou corrigés, lorsque l’ensemble se sera développé et que les décorations et l’ameublement, par exemple, auront apporté leur note vivante, dans les grandes pièces blanchâtres que Ton regarde aujourd’hui sans enthousiasme.Une chose est certaine, c’est que la deputation s’y trouvera bien logée et ne demandera qu'à s’y établir pour longtemps mais, cela c’est le secret des urnes.Ernest BILODEAU.i OO X LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 15 NOVEMBRE 191'J VOL.X.— No 268 Les élections françaises Le nouveau mode de scrutin — Comment fonctionneront le scrutin de liste et la représentation proportionnelle — Exemples, faits et détails précis.ne des voix de kur parti et à augmenter celle de la liste a laquelle appartient le candidat substitué.Les élections françaises de demain se feront sous^ un régime électoral nouveau.Nous empruntons à l’Eclair de Montpellier l’exposé détaillé, illustré d’exemples, du fonctionnement du nouveau régime : LES CIRCONSCRIPTIONS TORALES ELEC- Chaque département forme une circonscription électorale.Pour des raisons purement politiques, quelques départements ont été sectionnés.LE NOMBRE DE SIEGES A titre transitoire et jusqu’à ce qu’il ait été procédé à un nouveau recensement, chaque département aura k* nombre de sièges qu’il compte actuellement.COMMENT LES DEPITES SERONT-ILS ELUS?Les députés seront élus au scrutin de liste.Chaque électeur dispose d’autant de voix qu’il y a de députés à élire dans son département ou, dans les départements sectionnés, dans sa section.A noter que l’électeur n’est pas oblige de voter pour une liste complète.Il lui sera loisible de rayer lel et .tel nom sur une liste, pour les remplacer par tel et tel autre empruntés à une liste adverse, de la même manière qu’aux élections municipales.Mais il ne peut donner plus d’un suffrage à chacun des candidats et il ne peut voter que pour des candidats figurant sur une des listes déposées régulièrement à la Préfecture.LES LISTES Les listes sont constituées pour chaque circonscription par les groupements de candidats qui signent une déclaration dûment légalisée.Les déclarations de candidatures indiquent l’ordre de présentation des candidats.Si ces déclarations de candidatures sont libellées sur des feuilles .séparées, elles devront faire mention des candidats avec lesquels les déclarants se présentent et qui acceptent, par déclaration jointe et légalisée, de les inscrire sur la même liste.Une liste ne peut comprendre un nombre de candidats supérieur à celui des députés à élire dans la circonscription.Les listes sont déposées à la Préfecture après l’ouverture de la période électorale et, au plus tard, cinq jours avant celui du scrutin.Deux jours avant l'ouverture du .scrutin, les candidatures enregistrées doivent être affichées à la porte des bureaux de vote par les soins de l’administration préfectorale.Æ DEPOLTL -EMENT TIN DU SCRU- Dans chaque bureau de vote, le dépouillement du scrutin s’opère de la même manière qu’aux élections municipales.Les maires transmettent à 'la Préfecture, où sont centralisés tous les renseignements,-les résultats du scrutin dans leur commune.L’ATTRIBUTION DES SIEGES Pour l'attribution des sièges, trois cas sont à envisager : 1.Des candidats ont obtenu la majorité absolue; 2.Les sièges doivent être attri-bués selon les principes de la proportionnelle; 3.Il y a des sièges restants.Comment les attribuer?PREMIER CAS DES CANDIDATS ONT OBTENU LA MAJORITE ABSOLUE La majorité absolue esl, on le sait, un nombre de voix égal au quart des inscrits et à la moitié plus un des suffrages exprimés.Tous les candidats qui auront obtenu la majorité absolue seront élus dans la limite des sièges à pourvoir.DEUXIEME CAS LES SIEGES DOIVENT ETRE ATTRIBUES SELON LES PRINCIPES DE LA PROPORTIONNELLE Deux hypothèses : candidats ont obtenu absolue, mais tous les 1.Certains la majorité sièges n’ont CE NOEL-C1 DONNEZ— —à votre famille un home à clic, un home combinant tous les avan-tagCH de la cité avec les agréments de la campagne.Un grand changement sa prod ait tout autour de vous : la population de Montréal croît bien plu» vite que vous ne pensez — les gens y viennent comme un courant — l'accroissement sera plus fort à mesure que le temps s’écoule — la fortune attend celui qui de nos jours, fai* sant des placements, choisit son terrain judicieusement, même dans les endroits les plus reculés des faubourgs il y a beaucoup d’argent à faire ; MAIS le véritable endroit où il se fera le plus d’affaires et le plus vite, c’est sans nul doute dans les fau-bourgs-jardins de Marcil desservis par des moyens de communication rapide, à Dixie.Dorvul, Strathmore.Valois et Lakesida ; parce qu’il n’y en a pas d’autres d’aussi bien développés, si complets et si accessibles, à tout point de vue.Assurez-vous vos lots à maison maintenant et vendez plus tard quand tous les moutons se presseront pour acheter.I/histoire se répète, et les indications actuelles montrent que l’immeuble bientôt aura un rapide développement et sera fort en faveur.Achetez MAINTENANT.Vendez EN CE TEMPS-LA î Et achetez dans leu FAUBOURGS DE MARCH- î Rrorhurettes gratuites, vous disant exactement pourquoi vous devriez faire ceci.MARCH TRUST (Urnartcmonf ilo l'Immeubl,) 36èmo année.Main 3791.pas été attribués; 2.Aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue.Tous les sièges doivent être attribués selon le mode de la proportionnelle.Dans ces deux cas, on procédera de la façon suivante pour attribuer les sièges : Deux opérations d’arithmétique: A.— Quotient électoral.On détermine le quotient électoral en divisant le nombre des votants, déduction faite des bulletins blancs ou nuis, par celui des députés à élire.B.— Moyenne de chaque liste : On détermine la moyenne de chaque liste en divisant le total des voix de la liste par le nombre des candidats de cette liste.(les deux opérations faites, on at-Iribue à chaque liste autant de sièges que sa moyenne contient de fois le quotient électoral.TROISIEME CAS ATTRIBUTION DES SIEGES RESTANTS Si après les opérations que nous venons d’exposer, il reste des sièges à pourvoir, ces sièges sont attribués à la liste qui a la plus forte moyenne.CAS PEUT-IL Y SCRUTIN DE BAL- DANS QUEL AVOIR UN LOTTAGE ?Dans le cas où le nombre des votants serait inférieur à la moitié du nombre des inscrits et où aucune liste n’atteindrait le quotient électoral, mais dans ce cas seulement, il serait procédé à un nouveau tour de scrutin.il est vraisemblable qu’il plus de second tour de UNE CAUSE CELEBRE?En fait, n’y aura scrutin.ManviJle,.R die qui a été un court-circuit, Sous ce titre: Une a/faire eT1^vin^vvr^;T^i’>1 a demandé à la foule de tenter l’impossibie pou'' empêcher Hindeniiourff de ronma-raitre devant le comité d'enquête composé, a-t-il dit, “d’éphèbes stupides”.Finalement, ne pouvant calmer les manifestants, Hindenbourg a dît au chauffeur de rebrousser chemin, après avoir remercié la foule des marques de svmpathies exprimées Dans les milieux officiels on dd que les étudiants ont violé les conditions imposées par la loi martiale et que les trounes devront, à l’avenir, réprimer toute manifestation semblable.Hindenbourg a été l’objet d’une manifestation lorsqu’il a passé eu revue les gardes et les cadets à LicMerfelde.Le généra! Ludendorff l’aeeoninasnait.Des torches éclairaient les rangs des gardes et une fanfare militaire a exécuté des airs.-«—- TOUT EST À RECOMMENCER Sherbrooke, 15.— La session de la Cour d’assises a pris subitement fin hier, comme conséquence d’une objection présentée par Me N.-K.Laflamme, de Montréal, mardi -dernier, dans la cause de Clark ¦Cameron en vue de faire casser l’acte d’accusation qui pesait sur ¦ce dernier.Me Laflamme prétendait que le grand jury qui avait rendu un verdict d’accusation fondée dans la cause de Cameron était illégal parce qu’il navait pas été formé selon la loi, disant qu'il fallait que_ le bureau des réviseurs comparât les listes des secrétaires-trésoriers avant d’appeler ceux qui doivent faire partie du grand jury afin que plusieurs personnes d'une même localité ne se trouvent pas à faire partie de se corps judiciaire en même temps, ce qui.allègue-t-ii.n’avait pas été fait.Le juge Des y n pris l’objection en délibéré et la maintenue dans un jugement qu’il a prononcé le lendemain matin, O jugement affectait les causes suivantes : Trenholm.viol, A.-T.Labrie.vol par détournement,-Joseph et Emile Labrie, meurtre.Joseph Hélisle, blessure avec une arme à feu, Bernard Schaffer, détour-nenient et fraude; Sylva Brault, vol, et la cause de Clark Cameron, le chauffeur de l’auto qui causa la mort de Suzanne Rélanger Pete dernier.Les verdicts d'accusation fondée rendus par le grand jury dans ces différentes causes se trouvent casses par le fait même., C’est pourquoi la session a etc ajournée, hier, au 9 décembre prochain afin de permettre de procéder â la formation d’un nouveau grand jury et de tout recommencer.Deux mariages ont été annulés par des jugements de la Cour supérieure hier.Le juge Duclos a maintenu la requête d’Henri Vincent, entrepreneur de Montréal, et de .sa femme, demadant l’annulation du mariage de leur fils Edouard-Fraçis Vincent, à Marie Ferguson, alléguant qu’au temps du mariage, le fiancé était mineur et n’avait pas obtenu le consentement de scs parents.Dans la seconde cause, le juge Coderre a déclaré nul et sans effet le mariage de Jo-seph-Gilbert-Paul Valade à Louise Gamache.L'époux était mineur et de plus l’épouse avait déjà un mari.Cette cause est l’épilogue d’une aventure de guerres.Le demandeur ès-qualité en celte dernière cause déclarait que Paul Valade, sous le nom d'Albert Gagnon, s’était marié avec la défenderesse dans le district de St-Pan-créns, comté de Londres, le 30 juillet 1918.Valade s’était enrôle dans le 150ième .régiment en 1915, à l'insu de ses parents.Fin outre, à la date de son mariage, il n’avait que 18 ans.Les deux conjoints étaient catholiques.Or, ils se sont mariés devant un fonctionaire civil de Londres.Le ministre Calpin n’était donc pas un officier compétent pour célébrer le mariage qui avait été clandestin; on n’avait pas publié de bans.Autre irrégularité entraînant nullité radicale de l’union, réponse était déjà mariée à James Guillct qui vivait au moment des secondes épousailles.Le jugement du juge Coderre a été rendu par défaut, la défenderesse n’ayant pas comparu.RECLAMATION COMPENSEE Le juge Monet a renvoyé l’action en réclamation principale, dans la cause de Dame Joseph Dupras contre J.-V.Dupont, et Edmond Martel, mis en cause.Il s’agaissait d’une réclamation de 8116, pour loyers dus.La preuve a démontre que la réclamation principale était compensée par la réclamation conventionnelle.La saisie prise par droit de suite et l’inscription en droit ont été renversées sans frais.M.LE JUGE WEIR On dit que M.le juge Weir se porte mieux et que son état inspire l’espoir d’une guérison assez prompte.EN FRANCE LE DEPUTE MEUNIER ARRETE (Service de la Presse associée) Paris, 15.— Le député Raoul Meunier a -été arrêté aujourd’hui sous l’accusation d’avoir eu des relations avec l’ennemi.Sa demeure a été perquisitionnée.Comme les agents de la paix fouillaient la demeure de M.Meunier, celui-ci a tenté d’échapper en sautant par dessus un mur qui en-tourrait la maison.La trace de scs pas sur la neige l’a trahi.FEMME ACCUSEE Paris, 15.— Mme-de Ravisi a été arrêtée, aujourd'hui, sur l’accusation d’avoir eu des relations avec l’ennemi.Sa maison a été perquisitionnée devant elle et elle a été ensuite conduite à la prison de Saint-Lazare.On allègue qu’au cours de la guerre elle s'est rendue en Suisse et a rencontré Ernest Judet, l’ancien directeur de D'Eclair”, qui a été depuis accusé d'avoir fait commerce avec l'Allemagne.Judet n’est pas encore revenu en France pour faire face à l’accusation.On .prétend encore que la rencontre de Mme de Ravisi avec Judet a eu lieu à la demeure de Hans Bossard, peintre suisse.M3 RT D’UN VIEUX JOURNALISTE Québec, 15.— M.Edouard Aubé.employé- civil cl ancien journaliste, csl mort subitement, hier.Le défunt qui avait eu une longue carrière journalistique au Soleil et à L’Evénement de Québec et à plusieurs autres feuilles de la province, était âgé de 70 ans, Il était paralysé depuis deux on trois ans.UN REVIREMENT MARQUÉ S’OPÈRE Londres, 15.— M.William Johnson, connu familièrement sous le nom de “Pussyfoot”, qui fuit une grande campagne en faveur de la prohibition et qui a été l’objet d'une manifestation mi-comique, mi-lrngi-que, de la part des étudiants, jeudi soir, est la figure du jour à Londres.Les journaux se servent de son nom dans leurs grandes manchettes.Cette aventure a attiré l’attention du public sur lui et sur sa campagne.Scs prochains auditoires seront con sidérnbles.Les étudiants qui lui ont monté une scie, se proposent maintenant de lui offrir un banquet pour le féliciter et lui prouver leur admiration.On dit que l'opposition bruyante faite à William Johnson vient du fait que tes Londoniens étaient d'avis qu'il était impertinent pour un Américain de traverser l'océan pour venir faire la leçon aux Anglais.Le baron Birkenhead, le lord-chancelier, a dit qu’il regrettait profondément l'incident parce (pie Johnson avait été invité par une organisation de tempérance de Londres pour porter la parole en Angleterre li a dit oue sa conduite avait clé celle d’un homme aimable parce qu’il avail pris l'aventure par le bon côté.Le baron Birkenhead espère que les l.odonicns écouteront les discours que prononcera encore M.Johnson.ACTIVITÉ DE FIN DESAISON DEUX PAQUEBOTS SONT ATTENDUS DANS LE PORT, D’Ici QUELQUES JOURS, ET D’AUTRES SUIVRONT BIENTOT APRES.— LES DEPARTS.— LE MOUVEMENT DANS LES AUTRES HA VRES.Près d’une -ciitquantaine de re-; présentants de cqpipagnies de Irans-' port, -d’associations industrielles et de maisons de commerce avaient répondu, hier après-midi, à l’appel Je M.Décary, qui les invitait à une discussion libre du règlement du stationnement des voitures dans les artères centrales de la ville.Tous ont approuvé d’un commun accord T idée de prohiber le garage des automobiles et des voitures dans les rues les plus fréquentées, au delà d’une durée de quinze minutes.Et ces rues se trouvent comprises pour la plupart dans le quadrilatère formé par les rues Berri, des Commissaires, McGill et Craig; il y a aussi la rue Windsor, la rue Sainte-Catherine, des rues Guy à Papineau; la rue Sherbrooke, des limites de l’est à l’avenue Atwater; la côte du Beaver Hall; la rue Guy, entre les rues Sainte-Catherine et Sherbrooke.Us ont, par ailleurs, consenti au groupement des automobiles et des voitures en certains endroits, faciles d’accès, comme : Sur le côté ouest du carré Victoria, entre les rues St-Jacques et Craig ; ! Sur le côté ouest, sur le côté sud, jet sur Je côté est de la Place d’Ar-mes ; Sur l’un et l’autre des deux côtés de la rue St-Laurent, entre les rues des Commissaires et Notre-Dame ; Sur la partie ouest du Champ de Mars ; Au centre du carré Youville ; Sur la rue St-Nicolas, entre les rues St-Sacrement et St-Paul : Sur la partie de la Place du marché à foin.M, Décary a su résoudre les objections formulées, tout en dirigeant la discussion vers les suggestions les plus recommandables.Ainsi le délai d’arrêt fixé à quinze minutes n'a- pas rallié du même coup tous les suffrages ; ies uns s’objectaient à cette contrainte, surtout si la personne intéressée a des affaires pressantes à régler, lesquelles exigent que sa voiture soit toujours à sa disposition : d’autres se demandaient comment des colis et des marchandises leur seront-ils livrés en si peu de temps., Le président a écarté toute la difficulté en répondant que le chargement ou le déchargement d'une voiture sera permis dans les rues centrales, à condition qu'il soit continu, en ce sens (pie là où il y a place pour une ou deux voilures, à décharger du charbon par exemple, il n'y en ait pas dix autres qui attendent en arrière.M.Gaboury, surintendant de la compagnie des Tramways, a parlé de diminuer les arrêts, afin d’accélérer le service des tramways et de dégager d'autant le quartier des affaires, il a demandé qu'à l’encoignu-ic des rues où les tramways arrêtent, ies voitures ne 'stationnent point en deçà de 75 pieds du coin,clans le but d’éviter l’encombrement.Ailleurs les voitures ne devront point s’arrêter à moins de 15 pieds de l’angle de la rue.Parmi tes personnes présentes à la conférence, on a remarqué, outre les administrateurs de la ville, MM.J.-F".Saint-Cyr, président de la Commission des Tramways, le chef Bélanger, le chef Chevalier, Arthur Gaboury, surintendant de la Compagnie des Tramways, J.-O.Labrec-que, Adélard Fortier, Léon Lorrain, Victor Lévesque, Adelstan Lévesque, Geo.McNamee, J.R.Marlowe, Jos.Quintal, James Cic-gtiorn, William Rutherford, W.Wells, A.Bcl-court, et autres.L’ELAN FINAL D’AUJOURD’HUI LA DERNIERE JOURNEE DE L’EMPRUNT NATIONAL VA MARQUER UN REDOUBLEMENT D’ACTIVITE DE LA PART DES —ORGANISATEURS — BALANCE A COMBLER — ESPOIR DE LA DERNIERE HEURE.LE PRINCE SE REPOSE IL EST PARTI, HIER, POUR LE SUD DES ETATS-UNIS OU IL DEMEURERA INCOGNITO JUSQU’A MARDI ALORS QU’IL SE RENDRA .4 NEW-YORK.D’ici à quelques jours, il y aura une certaine renaissance de l’activité dans le service des passagers Deux paquebots vont arriver, le "Canada"”, de la ligne White Star-Dominion, lundi, et le “Tunisian", du Pacifique-Canadien, lundi soir ou mardi, et un autre va démarrer, le “.Minnedosa”.Le “Minnedosa” va quitter le havre pour Liverpool, demain, à 10 heures, avec 450 passagers de cabines et une liste complète de passagers de troisième classe.Parmi te-Montréalais, on remarque M.Aubin, le capitaine H.A.Campbell, sa femme et leur enfant, l’abbé Coulie, Mlle L.Debeuk.M.E.Durocher, lé major J.McGregor et le capitaine .1.B.Patterson.A bord du “Tunisian”, ii y a 395 passagers de cabines et 404 de troisième classe, y compris 25 officiers et 149 sous-officiers et soldats.Le “Caronia”, de ia ligne Cunard, n pris la mer, de New-York pour Plymouth et Cherbourg, te 12.Le “Basari”, de la même ligne, est ar-ivé de New-York à Liverpool le 13.Le “Cedric”, de ia compagnie White Star, a démarré hier de New-York.à destination de Liverpool.Le "Baltic” vi cingler aujourd’hui du même port pour Liverpool.L’“Empress of France” doit quitter Liverpool pour Québec, mi jour-, d’hui.Le “SoUngen”, que la comàgnie Furness Withy, a chargé de farine et de grain, est parti hier pour Londres.Le-Sardinian”, cargo du Pacifique-Canadien, s’est mis en route pour Avonmoçth, hier, avec une cargaison générale.Le “Lord Antrim”, de ia comrm-"nic McLean Kennedy, a appareillé hier pour Belfast, avec uu chargement général.Le “Melderskin”, agence T.P.McCarthy, de Buenos Ayres, a mouillé hier dans le port et prendra une cargaison pour la France.Le “Canadian Revruit”, de la marine marchande du gouvernement canadien, est arrivé à Malango-Nouvelles-Galles d" Suri.le 11.Le “Canadian Sailor” a mouillé à Progresso, Cuba, le 10.Le “Canadian Trader” a pris la mer, de Halifax pour les Antilles, jeudi.Le “Canadian Trooper” a ancré à Halifax, le 11.Le “Canadian Volunteer” a cin-lé de Cardenas à destination de Montréal, le 10.Le “Canadian voyageur” a démarré (L F'owey.Angleterre, le 8.Le “J.A.McKee” est entré à Saint-Jean, Terre-Neuve, jeudi.Le “Canadian Settler” qui lèvera l’ancre pour rAmérique du Sud vers le 25, fera escale à Santos, tout en illant à Buenos-Ayres et à Rio de Janeiro.PORT DE MONTREAL Arrivées—14 novembre.Le Melderskin.Départs.Le Sardinian, le SoUngen, le Lord Antrim.VAISSEAUX AU PORT L’AIslon, l'Andréas, le Wakatane, le Cairnowan, le Canadian Signaller, le Drammensfjord, le Holbrook, le Lake Favonia.le Clan MacBeolin, le North Point, le IV’or Peridot, le Manchester Mariner, le Lake Tagun-dus, le Lake Flçlonia, le Lake Gc-rardean, le Dienzc, le Cabotin, le Minnedosa, le Venusia, le Canadian Miller.RA Isaee.le Lake Elsivorlh, le Californie, le Melderskin.LES MINEURS rF *3 Toronto, 15.— Le Canada a souscrit hier 837,000,000 à l’emprunt de la Victoire, ce qui donne un grand) total de 8478,795,800 à date.Dans tout le pays un effort suprême sera fourni aujourd’hui, car c’est souvent le dernier élan qui'fail gagner une course.Partout, les solliciteurs mettent la dernière main“à leur campagne.Les rapports publiés à minuit ne sont à date que pour l’Ontario, comme toujours.Les rapports du Québec sont de jeudi soir; ceux des autres provinces de mercredi.Voici les résultats oar provinces: Ontario, 8272,547,950.Colombie-Britannique, 822.090,550.Alberta, $10,369,500.Saskatchewan, sO,192,300.Manitoba.$25.73O,(-50.Québec $113,516,700.Nouveau-Brunswick, $9,301,500.Nouvelle-Ecosse, $14,463,850.Ile du Prince-Edouard, $1,303,400.Le total de l’Ontario pour la journée d’hier a été de $19,192,850, et celui de Toronto de $4,716.050.Le chiffre global des souscriptions à Toronto est de $105,909,350.Pour atteindre le chiffre de l’an dernier, il faut (pie le comité des souscriptions spéciales pour tout le pays recueille aujourd’hui $15,000,-000- Parmi les grosses souscriptions d’hier rtn relève les suivantes: celles de la “Manufacturers Life Insurance Go.”, de ja “Laurentide Limited Company”, de la “Toronto General Trusts’ Company”.Comme nous l’annoncions hier, le chiffre officiel pour la journée de jeudi est de $7,962,050, ce qui donne un grand total de 890,071,050.Mais en comptant au moins $2,000,- 000 pour les équipes et une égale somme pour le comité des souscriptions spéciales, le résultat pour la journée d’hier doit être de $4,000,000 au bas mot, ce qui donnerait un total de 394,000,000.A ce compte, il faudrait ramasser $6,000,000 aujourd'hui, pour atteindre le chiffre de SlOO.pOO.ÛOü.Ces calculs sont très modérés si l’on fait entrer en ligne rie compte l’empressement des souscripteurs à !.; dernière heure, l’organisai'; n est donc justifiable d'espérer qu'elle dépassera l’objectif de $100,000,000.Le comité des souscriptions spéciales a causé une surprise, hier, en remettant la somme de $3,400,000.Les.rapports reçus à l’organisation provinciale indiquent que h* total à minuit était rie $25,582,600 pour 26,709 souscripteurs, dans la province.Ce chiffre excède d’environ $2,-000.000, dit-on, le total des souscriptions à la même période de la campagne, l’an dernier.M.Donaldson, l’un des présidents conjoints de 1 organisation, espère, qu’en comptant les listes finales pour les centres comme Québeé, les Trois-Rivières, Sherbrooke et autres villes, et le résultat du ralliement de la dernière heure, la province aura dépassé l a somme Je l’an dernier, même si Québec et Sherbrooke ne donnent pas ce que l’on attendait de ces villes, comme c’a -été le cas jusqu’à présent.Le total rie la journée d’hier est de 82,239,100.C'est l’une des meilleures journées de la campagne.La campagne sera close officiellement ce soir.Il faut que tous les ipports et les résultats soient trans- Washington, 15.— Le prince de Galles est parti hier soir pour le sud accompagné seulement du personnel de sa suite.Il y demeurera incognito.Il reviendra à New-York mardi pour en repartir samedi.Hier avant-midi il a rendu visite à Mme Marshall femme du vice-président dis Etats-Unis et au cardinal Gibbons, primat de l’église catholique américaine.II a dîné à sa résidence de Belmont.Lors de sa visite au palais épiscopal (iu cardinal Gibbons, le prince a rencontré un vétéran de la guerre des Boers.Ce vieillard avait l'ait partie de la garde d’honneur lors du mariage du roi George.Le prince portait l’uniforme de capitaine de la marine royale.A l'Académie navale d’Annapo-iis, le prince a pu voir un groupe de 2,000 mousses.Après avoir dit quelques mots aux jeunes marins et avoir dit quelques mots d’éloges pour la part prise par ia marine américaine pendant la guerre, le prince a planté un arbre commémoratif en face de la salle Bant-crofi.Avant de partir pour \nnapolis le prince a acheté 100 sceaux de la Croix-Rouge de Mlle Adrienne Mayer, âgée de cinq ans, qui fait de la propagande en faveur de cette oeuvre.Le prince a promis de se servir de ces sceaux sur ses lettres personnelles.M.BORDEN AVEC SON ALTESSE M.Robert Borden semble en parfaite sauté après son séjour en Virginie, Il a assisté au dîner donné à l'ambassade anglaise, ainsi qu'à la réception qui a suivie.On croit que le premier ministre du Canada accompagnera le prince en Virginie.LE SECRETAIRE AMERICAIN DU TRAVAIL, M.WILSON, TROUVE QI E LES CONDITIONS POSEES PAR LES OUVRIERS DES MINES, SONT INADMISSIBLES.— ON IGNORE L'INJONCTION DANS CERTAINS DIS1 RI CTS.MORT SUBITE Le fourgon de la morgue est allé recueillir le corps -fé si ce n'est que la disette de charbon est certaine, même si les np-neurs retournent au travail iarnti, comme le président les opérateurl.RETQUR AU TRAVAIL Cheyenne.15.— Sept mille mineur'; du Wyoming doivent retourner au travail ensemble car les deux uarties en sont venues à une entente.qui stipule que les homir retournent au travail aux condi'ioii.s rie salaire qui seront adoptées plis tard pour l’usage des mines du ce tike.REFRACTAIRES Pittsburg, 15 — Aucune mine (je l'ouest de la'Pensyivanie ne foni-lionne et oiyannonce que très pou de mineurs retourneront à la PVr'i-c irndi.Tous les officiers de R niurp ont à la conférence rie W-U-ro 'un.Lev nines non unionish lonclionn-ent normalement et production y est iiormr.ie.Les lecteurs du DEVOIR sont priés de lire nos annonces soigneusement et de mentionner notre journal iers de leurs achats chez nos annonceurs. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 15 NOVEMURE 191» VOL.X.— No 208 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI s — JusciiT» 20 >.mots, 15 sous, et 1 sou par mot supplémen-J taire.DEMANDES D'ELEVES : — Jusqu'il 20 j mots, 15 sous, et 1 son par mol suppli'mcn- j taire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES : — 'jusqu’à 20 mots, 15 sous, 1 sou pur mot sup-tpllmciituirc.' CHAMBRES A LOUER : — 15 sou» Jusqu'à 2d mots, 1 sou pur mot supplémentaire.TROUVE : — jusqu’à 20 mots.20 sous, 1 isou pur mot supplémentaire, jj PERDU : — jusqu’à 20 mots, 20 sous, 1 Isou pur mot supplémentaire.I MAISONS MAGASINS.ETC.A LOUER : i— jusqu'à 20 mots, 1» sous, 1 sou par mot {supplémentaire.A VENDRE : — Jusqu'à 20 mots, la sous, I sou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sur Jmiimilp.AVIS LRGAUX : — 10 sm»* In ligne agate, i NAISSANCES.DECES, MESSES 1 — 50 jsous pur insertion.: REMERCIEMENTS : - 50 sous.„„„„„ ! CARNET MONDAIN.NOTES PEKSON-INEI.I.ES.ETC : — 11.00 par insertion.F£DERATI0N NATIONALE ST-J£A.\-i3Ai'TlSTü HOPITA1 STE-JUSTINE AÜTOMUJiiiaES ! CHAUFi'IX'RS méranicieiis ‘Suive* les cours, Jour ou soir, vrant'e.pusitioii nssuree.Tours Slnmes.S'««l (’owlombe.ÏÏV! Rst 4.^44.demandé».Licence «*- ______ privés pour 19S Oemontigny fisU A VENDUE DOIT ETRE VENDU MOULIN A FARINE TRES BIEN ÎEQUIFE ET EN EXCELLENT ETE, iis en Saskatchewan, construit _ en H 91 j ; capacité 85 barils, peut êlre j vencimYi ë facilement portée à 200 : à 50 milles, i ations.ieulement île l’importante cité de Sas-1 katoon ; pouvoir à la vapeur ; éelai-fé à l’électricité ; bonnes commodités ferroviaires par un tronçon de yoie ferrée ; machinerie tout à fait fnoderne ; emplacement excellent.Eglise et école cathotkpies.couvent, fet aussi pens onnat où l’on enseigne le français.Occasion sans pareille! pour qui payera comptant.Condtions faciles si on te désire.Pour plus am-aies détails, s’adresser à J.S.Carmichael, Saskatoon.Sask.L’hôpital Ste-Jnstine remercie spécialement et sincèrement tous ceux qui ont contribué île quelque iaçon au succès de la partie de cartes qui a été donnée au Windsor, mercredi dernier.Les résultats financiers ne sont pas encore entièrement connus.Us devaient servir à payer le charbon de l’hôpital et nous sommes certains qu'ils seront très satisfaisants.Une messe a été dite aujourd’hui à Thôpital pour les bienfaiteurs défunts.Cette messe du troisième samedi de novembre est une institution annuelle à l’hôpital Ste-Jusline qui compte déjà, dix-sept gouverneurs défunts çt un très grand nombre d’autres bienfaiteurs connus et inconnus, et qui sait la quantité de bien que leur générosité a faite en aidant à soigner les petits malades.Dispensaire, tous les jours de la semaine.Admission, de 0 h.50 à II h.30.Médecine, tous le> jours.Chirurgie, mardi, vendredi.Maladies de ht peau, lundi, jeudi.Gorge, nez, oreilles, lundi, jeudi.t mercredi pour les opé- Yeux.lundi après-midi, de 1 h.30.Dents, samedi avant-midi.h.30 A Distribution de prix LA “GOUTTE DE LAIT” DE LA PAROISSE DE L’IMMACULEE CONCEPTION blie dans la paroisse depuis dix mois.Les mamans semblaient attendre des preuves palpables de l’efficacité de la nouvelle institution paroissiale.Son influence bienfaisante devait tout de même se faire sentir puisqu'un relève déjà dans le rapport de novembre 1917, KiO bébés inscrits à la Goutte de Lait.550 il est vrai, n’avaient pas paru, or sur le nombre des inscrits, les mères n’avaient eu à déplorer que six décès, une mort sur 25 naissances, tandis que les enfants qui n’avaient pas été présentés mouraient dans Ja proportion de 1 à 11.Il y avait là de quo; faire ouvrir les yeux.I.e mouvement sur la Goutte de Lait se fit plus confiant.L’année dernière, !c,s inscriptions atteignaient les 300, cette année, l’on en a compté 3GM sur !97.Pourquoi pas lotis ?Sin-les 3li3 inscrits, J2 décès, dit le rapport.Donc 3 1-3 pour cent seulement.Dans l’autre camp, 73 sur 134 donne la proportion de 54 pour cent.Quels ravages dans les berceaux! Que les mères qui se sont abstenues, que tous ceux qui par un moyen ou un autre ont prêche la défiance ou en entretiennent encore le sentiment, méditent sur ces chiffes! Le ''Bulletin” exprimait naguère l’ambition de voir la Goutte de Lai! de l’immaculée Conception devenir ta première du monde.Elle est en bonne voie.Tous ceux qui se sont dévoués à cette oeuvre ne demandent qu’à se dévouer encore.Qu’on leur en donne l’occasion et les moyens, en pensant qu'il s'agit de la santé, de la vie de nos enfants, des électeurs et des chrétiens agissants de demain (Communiqué) Paroisse Sainte-Hélène te 'ü.Avez-vous songe à faire faire vos cartes de visite ?N’attendez pas au dernier moment, si vous voulez que votre commande soit remplie pour les fêtes.Nos spécialité?: cartes de visite : armoiries gravées et imprimées ; sceaux pour notaires ; enseignes en cuivre, etc.Graveur 12-oucst, rue Notre-Dame, Montréal Tel.Main 4085 UKOPKiEiE A VEN DK K ALEXANDRE DUPUIS i.ocii i li^n, minn.UijIts, et afeint Ijiiain.ci l*lul,li ISUTi IToamtes administrées eco-Sonnqueuiint.Finir aciial, vente, reliange, Musnite/ arntil:teniem nuire “Information jnnioliiliàre''.4.'1 Finer d’Armes, lire» Uralg.H.DGRION NOTRE-DAME W-EST,-— .édifice Sauverai de.Main 8741.' J'ai toujours en mains de véritables 'Tensions.Si vous désirez vendre, acheter ou üfchang-'u votre propriété ou commerce, de ?fille ou campagne, passez me voir.Dimanche, 2 novembre, dans la salle des mutualités catholiques (te la paroisse de l’immaculée Conception a eu lieu Ja distribution des prix aux mères des bébés qui ont été vainqueurs au concours organi sé par le comité des dames Goutte de Lait, eu juin dernier R.P.Prouix, s.J., présidait, assisté du P.Chartrand, s.J., et du Dr S.Venue.Un charmant programme musical sous l’habile direction de Mme M.Lavigne, professeur de harpe Duo de piano, Mlle C.onglin, choeur sous la ' Mercredi, 19 novembre, la fédéra-1 tion paroissiale 'Sainte-Hélène tien-j (Ira son assemblée mensuelle dans j les salles de l’église, 190 Snint-Mau-! rice.; M.le docteur Beaudoin, l'éloquent I conférencier du comité d’hygiène ¦ , ! veut bien malgré ses nombreuses oc- .tÎT icupations venir nous donner une ^COLLEGE DE PRESSEURS 810.OU par semaine, au lieu de $10.00.Âp-pr< ne/ à presser les vestons (coats) dans rois i\ quatre semaines.Position assuré' à .haque élè\e.S ad.I'nited Pressing College, 75 St-Laurent, Montréal.DIVERS l'AlTI-S DF.L’ARGF.NT à la maison.Vous pouvez gagner de si à *2 de l’heure en écrivant cartes (l’étalage ; rapide et facile à apprendre.Aucune démarche.Nous vous enseignons comment en français et vendons votre travail.Pour renseignements écrivez tujourd’huî ; American Show Card School, 221 Edifice Ryrie, angle Yonge et Shuter, Toronto.Une dame offre de foire connaître à tou-( personn souffrant de rhumatisme, goutte.lumbago ou maux de reins, dartres sè-.•hes et humides, constipation, obésité, asthme.enfin toutes les maladies provenant des Altérations du sang, un remède végétal et merveill ux fabriqué au Canada, qui l’a :r.uéric elle-même complètement.Ecrire: Ma-Jttvnc Falcon, boite postale 802, Montréal.HOPITAL de gramophones.— Nous venions et réparons toutes sortes de gramophones, satisfaction garantie.S’nd.794 boulevard St-Laurent.Tél.Est 6703.OEUFS ET VOLA IL LES Avant d’aller en quartiers d’iiivernement nous avons décidé de réduire notre stock considérablement.Nous offrons pour vente annual ate seulement, lots de six poules et ni coq, $20.00, de toutes les races suivantes : Dock blanc ou barré, Leghorn blanc t brun, Minorque noir, Rouges U.Island.Orpington fauv ¦ et blanc.Aussi poulettes .tans ccs races, même prix.Grande occasion : cops-dindrs bronze, de 18-20 Ibs, à M-.MtO ; ;>0-r':,( ibs.815.Oies Toulouse et Embdcn de choix, 820 le trio.Jars extra.^ 1 o.oo.Pigeons Tumblers rouges.$*2.50 le ?oupïe.Voyageurs, $2.00 le couple.Couple le faisans dorés, $2 5.00.Tourterelles, $3 la paire.Pintade», à $7.00 le trio.Paons, «•.MM1 h» couple jeunes de l’année : vieux a- ans *50.nn.Ecrivez vos besoins.Traités sur l'élevage du lapin et du dindon, J5 sous chacun, par malle.Or ainsi qiio tous senreïde | rembourrées, laits à ordre nu prix i du gros.Aussi meubles réparés.Ouvrage! fîdt iiar experts.Estimation gratuite.C j Turcot, 551 Beaudry.Est 5M0.•dJAin- AVIS Demande n été faite a In Corporation d * In cité de Montréal pour permission de bâtir une glacière sur les lois numéros carias-trail\ fi2.05, (It, subdivision No i.du (piailler Sî-Denis, rue Hcaubien.— Alex.Chn-gnnn, !1 ru ni I I Hj a i to Lmi\ r-'' .r1 LES CORSETS réducteurs à ceinture “RENG0 BELT” sont économiques C’est le comble de l'économie de porter les corsets “Rengo Belt” ; il durent.La plupart des corsets réducteurs ont leurs lignes de style seulement quand ils sont neufs.Les corsets “Rcngo Belt” conservent leurs lignes jusqu’à ce qu’ils soient usés.L’est la raison pour laquelle ils ont fait nombre de nouvelles admiratrices chaque année au point qu’ils sont devenus fameux.ECONOMIQUES — SATISFAISANTS — TRES CONFORTABLES Tous sont garnis de baleines doubles en acier de ressorts de montre.Prix 3.7S 4.00 6.50 Nous les avons moyennement bas ou très bas de buste dans chaque prix.Nos corsetières seront heureuses de vous les ajuster.#
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