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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 10 novembre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-11-10, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 2«;j MONTREAL, LUNDI 10 NOVEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NüiViEno Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-ÜNIS UNION POSTALE .85 OO 8 00 1 Édition hebdomadaire CANADA 82 OO 2 50 3 OO ETATS-UNIS .UNION POSTALE Directeur HENRI BOURASSA CRI D’ALARME, CRI D’APPEL “Parlez français !” C’est un véritable cri*d’alarme, en même temps qu’un cri d’appel, -tue^ nous adresse un haut fonctionnaire de l’une des plus puissantes institutions du pays.— Nous faisons ce fine nous pouvons, dit-il, pour placer dans les centres français des eiyployés de langue française.Mais trop souvent les clients français ne prennent pas la peine de leur parler français.Ils font effort pour parler anglais à des gens qui sont là, précisément, pour répondre dans leur langue aux clients français.Les choses en sont au point mie mes chefs peuvent me dire : Très bien, nous allons vous donner les employés de langue française que vous désirez, mais à quoi bon?Vos compatriotes s’adressent en anglais à nos employés.Et l’observation est malheureusement trop fondée.N’y aurait-il pas moyen, une bonne fois, de mettre dans la tête de tous les Canadiens français qu’ils ont le droit, qu’ils ont le devoir de parler leur langue dans les services publics, dans les gares de chemin de fer, dans les bureaux d’affaires, etc.?Tenez, je rêverais d’une sorte de litanies que les journaux enfonceraient dans la tête de leurs lecteurs : Parlez ^français au chemin de fcr._.Parlez français au téléphone.Parlez français dans les magasins.Notre ami sait comme nous le travail qui a été fait en ces dernières années, il rend justice aux patriotes qui vivent leur patriotisme, mais il ne peut fermer les yeux sur ce qu’il voit, sur ce qui le heurte tous les jours.Et combien de faits, hélas! nous pourrions apporter à l’appui de sa plainte! 'Le secrétaire canadien-français d’un ancien ministre cana-dien-français rageait en recevant d’un avocat canadien-français de Montréal des lettres écrites en anglais.Un fonctionnaire de Ylntcrcolo-nial nous disait comment, dans les bureaux, on se moquait des lettres anglaises de cerjgins Canadiens français, alors qu’il eût été si facile pour ceux-ci d’écrire en français.Chercher les causes de cette série de faits serait besogne intéressante, mais longue.Pour aujourd’hui, relevons les faits simplement, et cherchons le remède.~.e -X- Le remède, il est dans notre volonté, il est dans une intelligente propagande.Il faut faire sentir à tous que cette négligence est une trahison, qu’elle diminue notre prestige, le respect qu’on aura de nos droits, en même temps qu’elle ferme à certains des nôtres les fonctions qui devraient légitimement leur revenir.Comment voulez-vous que les autres croient à la sincérité de vo# revendications générales, de vos déclarations dp principe, si, dans la pratique ordinaire, vous paraissez n’en avoir cure?Et croyez-vous que, dans les grands services publics ou semi-publics, on fera très large la part des employés eanadiens-fr.an-eais si leur présence ne paraît point justifiée par l’importance de la clientèle française?Et comment sentira-t-on l’importance de cette clientèle, si elle ne se présente point sous ses vraies couleurs?Notre ami fait appel aux journaux, et il a raison.Les journaux pourraient faire beaucoup pour tenir cette question à l’ordre du jour, pour éveiller les distraits, stimuler les paresseux.Et il faudrait que toutes les publications s’en mêlent, que les multiples revues mensuelles qu hebdomadaires rappellent constamment à leurs lecteurs eet humble, mais grave devoir patriotiqm’.Allons plus loin: l’action des journaux ne suffira point; il-faudrait que les discours en prolongent l’effet, que, dans les écoles, on pénètre de l’importance de ce devoir !es jeunes enfants.Bagatelles! diront peut-être encore certains.Le mot ne résiste point à l’examen.C’est avec des milliers de prétendues bagatelles de ce • genre que se créent la force et le prestige d’un groupe.Et il n’est personne qui ne souffre ou ne bénéficie du prestige ou de la force du #oupe auquel il apartient.Puis, les hommes qui sont le plus profondément mêlés aux oeuvres nationales, qui vivent atix avant-postes, qui sont le plus préoccupés de questions générales, tel Mgr Béliveau, tel Mgr Latulippe, sont précisément aussi ceux qui attachent le plus de poids à ces bagatelles.L’expérience leur en a enseigné la véritable importance.Il faut agir, il faut réagir.Le succès dépend de chacun de nous, du soin qu’il portera à mettre ses actes d’accord avec ses vrais sentiments.Car il suffirait que chacun se mit à agir comme il pense, comme il sent; la partie serait vite gagnée.< Orner HF.R0UX PILLET DU SOIR LE PEUPLIER Connue le /tn brouillard de ce matin roulait lentement sur le vent, traînant derrière lui, tel un aerostat crevé, les longs lambeaux d’un taffetas fin et argenté, le profil fin d’un peuplier s’est découpé dans l’échancrure d’une de ses déchirures.Nous sommes à la mi-novembre cl pourtant le, passant a pu voir onduler, au faites des branches graciles, quelques feuilles abiotiques, vert et blanches, qui semblaient des poissons minuscules nageant dans une eau grise.Le passant n’a pu refréner son enthousiasme.Celle fière lutte contre les autans, cette mourante frondaison pourtant si belle de sa longue résistance lui a fail venir au bord des lèvres un < ri d’admiration à peine, étouffé, ’hms un silencieux langage le lier altier lui a révélé le secre’ 7 force el de sa durée."Les hommes me prennent quel-qttes fois, a dit l'arbre, pour le symbole de l’égoïsme, car je n’étends pus an loin mes ramures cl mon ombre, je ne mêle point jiatarnclle-ment mes feuilles à celles des arbres voisins.Réserve n'est point égoïsme.Mes branches paraissent se replier sur elles-mêmes, parce que lotîtes elles aspirciil à manier vers le ciel conmir des flèches de cathédrale et qu’elles ne veulent point trainer vers lu fange du sol."Ainsi protégeai-je ceux qui se confient à moi: demande aux oiseaux si ma fondation n’est pas de loides celles d'alentour lu lilas harmonieuse à l'heure où leurs petits tclosenl.Je garde bien ce qu’on me donne.C’est ce repliement sur moi-même, ce faisceau de tontes mes forces, qui me défend contre les vents et qui fait qu’à celte saison tardive dans ce climat rude j’agite encore dans un ciel souvent sombre et lins quelques brins de beauté.Passant, regarde-moi et comprends-moi : je suis, à la vérité, le siimbolr des à mi's (lires et hautes.Elles ne i/cuvent vivre, comme moi, de leur ¦de propre qu'en s'extrayant de la lonle.Elles ne peuvent garder la "érrnilé qu’en s'élevant, comme mer ' ranches, taules droites il lonionrs 'us haul.Elles ne peuvent defer leur roenr des souffles mmi-•uis, se garder vibrantes et faire briller aux peux do monde ialoti.r lu branlé, rare d’une pensée pure el élevée, qu'en se repliant sur elles-mêmes.comme mes branches." Pierre NICOLET L’AMIRAL JELUCOE UNE PREMIERE DECLARATION.________ • L’amiral Jellicoe vient d’arriver à Victoria.Il sera à Ottawa vers la fin du mois.D’après une dépêche de la Canadian Press, lord Jellicoe aurait, dans une interview, protesté contre les dépêches australiennes, "qui insinuaient qu'il a tracé un plan de coopératioif navale entre la Grande-Bretagne et les Dominions duns 1’Extreme-Orient.Il a été invite pur plusieurs Dominions à discuter avec eux la question de ta défense navale, mais il est loin de son intention de poser des règles fixes par lesi^ieltes ceci pourrait cire accompli.Il fil observer qu’il vient tout, juste d’arriver au Canada et qu’en tout état de nuise, il serait impertinent de sa part de chercher à dire quelle doit être la mesure d’aide navale à donner li l’Empire britannique.On l’a invité à aller à Ottawa et.si on lui demande son avis, il le donnera au meilleur de sa connaissance." Nous sommes bien convaincu que lord Jellicoe surtout après le tapage qtie paraîtra voir provoque son rapport australien — évitera tout ce qui peut avoir l’air d un commandement.D'ailleurs, il a indiqué dans ce rapport même qui! importe de ménager les sus-' ceptibilités et l’orgueil des coloniaux': cela dit assez son doigté, et il devra être le premier à suivre ces sages conseils.Puis, on l’a appelé ici cl il n’a qu’à répondre à cet appel.Mais ce n est pas la forme surtout qui importe en celte affaire, cost le fond.Les dépêches austra-lieniHS ne prétendaient pas faire d insinuations, elles affirmaient résumer un rapport préparé par lord Jellicoe et qui, dans un plan général de defense navale du Pacifique, nous attribuait une dépense annuelle d’une douzaine de millions.t.e rapport a-t-il été présenté aux autorités australiennes, le résumé qu’en ont fait les dépêches est-il substantiellement exact, voi-?^ nous intéresse.Dans 1 affirmative, cela projetterait une intéressante lumière sur les conseils que lord Jellicoe donnera vraisemblablement aux auto-riles canadiennes, Quant a la mise en application de ces conseils, c’est avec notre gouvernement que nous aurons d’abord, cela va de soi, à les discuter.0.H.AUTOUR DE LA MOTION CREELMAN On nous annonce pour cet après-, midi même la grande partie de sou-que-à-la-corde entre les hara-kiristes et les auto-conservateurs du conseil municipal.Bien que le Slur soit pour le premier groupe, ou plutôt à cause que le Star est pour le premier groupe, il est douteux qu’il doive remporter, d’autant plus que l’on soupçonne les hara-kiristes de cacher derrière une façade d’héroïsme des motifs assez intéressés.En coulant ta barque du conseil, les deux chefs du mouvement compteraient, paraît-il, se raccrocher à la confortable épave du bureau des commissaires.Us sacrifieraient noblement de la sorte une indemnité de $1,500 pour une autre de $7,500.Il va de soi que si leur motion passait, la législature ne pourrait taire autrement que de sanctionner le suicide du conseil, mais il est douteux qu’elle réunisse la majorité voulue.Pourtant il semblerait logique que cette commission d’autocrates que l’on a nommée fût seule a assumer la responsabilité de ses actes et qu’on la débarrassât de ce paravent de démocratie qui n’a servi qu’à masquer ce que les partisans du gouvernement par le peuple et pour le peuple, suivant la creuse formule, pensaient bien qu'on interpréterait comme le dé-franchissement de l’électorat de la principale ville de la province et même du Canada.Cet écran nous coûte plusieurs milliers de dollars par année: le marne qui en est le plus bel ornement nous coûte à lui tout seul dix mille dollars.On admettra que ses fonctions de maître de cérémonie sont payés au tarif des quelques cours royales qui restent encore de par le monde.L’abolition du conseil, outre qu’elle laisserait une économie sensible, éclaircirait aussi la situation, permettrait à l’électorat de se rendre compte de sa véritable déchéance et lui inspirerait peut-être le désir d’en sortir au moment prochain, deux ans au plus, où le gouvernement rendra aux contribuables de Montréal le choix de leurs représentants.Mais comment s’attendre à ce qu'un parlement s’arrête à considérer des molifs de logique?A notre avis, ce qui iinporie le plus, comme nous l’avons écrit maintes fois, c’est la préparation du régime de demain, et à tout bien considérer nous jugerions encore plus important pour la législature de prévoir cette difficile période de transition, d’élaborer un système de gouvernement permanent pour ia ville rie Montréal, que d’abolir le conseil.Mais nous ne pouvons cependant pas voir quelle excuse valable il y a de maintenir à dix mille dollars oar année le traitement du maire.Sa seule fonction consiste à présider les séances du conseil et on admettra que ce travail serait bien rétribué avec une allocation du double de celle des échevins.Personne ne s’est trompé sur les motifs (Tiii ont empêché la législature de réduire le traitement du maire.Mais ceux-ci sont disparus.Depuis ce temps le “champion des ouvriers’’ a accepté une place au conseil législatif et s’est à tout jamais clos la bouche, comme critique des actes du gouvernement, et probablement aussi la voie d’une réélection.L.D.FAIS CE QUE DOIS ! Rédaction et administration: *3.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TELEPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 des exemples de ce qu’un pianiste, possédant un jeu de pédale parfait, peut faire en deux pièces de style si opposé.Dans la Valse de Strauss, d’une énorme difficulté, on eût dit qu’il y avait deux pianos, tant l’écriture de Godowsky est dispersée et semble requérir de moyens.Les deux Préludes de Rachmaninoff semblent conçus sur des riens, mais ils renferment aussi de quoi mettre à l’épreuve la puissance d’un pianiste.Hofman est l’un des plus beaux pianistes qu’on ait entendus ici.Ajoutons que le programme était entièrement français et que l’auditoire aussi l’était, en très grande majorité.Fréd.PELLETIER.LES CONCERTS LE RECITAL HOFMAN «Le pianiste Josef Hofman a donné hiar, au théâtre His Majesty’s, im programme qui avait à la fois un défaut et une qualité : le premier, c’était (pie le menu musical était trop court et le second, qu’il ne se terminait pas par une Rhapsodie de Liszt.Au lieu et place de cette sorte de final rabâché.M.Hofman a joué une valse de Strauss, transcrite pour piano par Léopold Godowsky : la Chauve-Souris.Et l’on n’a pas perdu au change.La manie, qui passe à la tradition, de mettre à de la bonne musique le clou de cercueil qu’est une Rhapsodie du maître hongrois, quoi qu’elle semble bonne à certains, ne nous ennuierait guère puisqu’on peut toujours s’en aller avant la première note.Elle serait même inoffensive, si elle ne faisait à un grand artiste comme Liszt l’injure de faire croire aux gens qu’il n’a jamais pu écrire que des machines à tapage et à roucoulades.Le programme débutait par la sonate en fa mineur de Schumann, probablement jouée ici pour la première fois en concert et se continuait par la Ballade en fa majeur et un Impromptu de Chopin, deux études de Scriabine, deux Préludes de Rachmaninoff et ia valse de Strauss-Godowsky, avec trois rappels, dont la valse en la bémol mineur de Chopin et le Mouvement Perpétuel de Weber.Comme choix, c'était la perfection; comme exécution, ce fut aussi bien.A propos d’un artiste comme Hofman, il est oiseux de parler île mécanisme.Ce qui ressort de son jeu, e’est l'excellence de l’interprétation, toujours fouillée dans les plus petits détails, personnelle et cependant respectueuse de l’idée de l’auteur, une puissance qui ne ressortit jamais de la violence et une conscience qui ne s’abaisse lias aux compromis de mauvais aloi.Comme interprète de Chopin, llof-mnn est parfait.Si, comme dans la Valse, il se permet de substituer un jeu staccato au legato que donne l'édition, soyez sûrs que Chopin lui-même n’imrnlt rien redit à cette manière, tant il semble qu’elle soit aussi raisonnée que l’autre.L'Allegro de la Sonate, la Ballade et l'Etude en ut dièze mineur de Scriabine sonl, pour ivoi du moins, POUR STE-JUSTINE Le charbon c'est la grosse inquiétude de tous ceux qui tiennent feu et lieu.Mais qui changerait, parmi ces chefs de maison, sa préoccupation contre celle du conseil d’administration de Sainte-Justine qui doit pourvoir au chauffage d’un vaste immeuble, situé tout en haut de la ville, exposé à tout vent et contenant toujours des petits enfants qui, privés de la mobilité de leur âge, du mouvement perpétuel qui leur fait battre le coeur comme celui des petits moineaux, sont plus que tous les autres exposés à avoir froid?Mais l’hôpilal ne manquera pas ,.charbon.Suivant une coutume déjà vieille et qui est devenue chère à la population de Montréal, il tendra la main dans quelques jours, mercredi, de la façon la plus aimable.Pour aider l’hôpital il suffira d assister à une joyeuse réunion mondaine, au Windsor.A donner de cette façon, il n'y a presque Pas (i.Nous avons le plai-: sir de compter dans cet auditoire J un descendant de Mme Quesnel, M.l'abbé Hector Quesnel, de Longueuil.Quant à la troisième fille de Madame Cotté, Madame LaRoeque, elle i est encore aujourd’hui représentée j dans le conseil d’administration de j l’orphelinat, par deux de scs arrière-petites-filles, Mlle LaRoeque, j deuxième vice-présidcnlc, el Mme i Pierre Beullac, ossistante-secrélai-! re.C’est d'ailleurs un fait remarquable dans l'histoire de l'orphelinat (tue ceux qui s’y consacrent transmettent à leurs descendants l’amour de notre oeuvre.Les familles La Rocque, Laframboise, Lamarche, entre autres, figurent presque sans internintion.Et la dévouée présidente d'aujourd’hut.Mme .T.-T.Os-tell.suit les traces de sa charitable mère, Mme .1.-0.(Travel, présidente avant elle, et de son père, l’un des plus généreux bienfaiteurs et tics conseillers les plus éclairés de l'institution.L'édifice uni nous abrite aujourd'hui, el qui donne asile à plus de deux cents ornhelins.n été bénit le 31 mars, 1917, cinquante ans, presque jour pour jour, après l’ancien orphelinat de lu rue Sainte-Catherine, lequel fut bénit le 12 juin 18G7.Une comparaison entre les deux édifices fait voir à quel point a prospéré l’oeuvre de Mme Cotté.En 1889, à la suite d'une crise qui avait failli faire péricliter l’oeuvre si bien commencée, la régie interne de l’orphelinat fut confiée à la Communauté des Soeurs Grises.Les traditions de dévouement et de désintéressement que cet ordre conserve si pieusement ont guidé depuis trente ans les révérendes soeurs dans la direction des déshérités confiés à leur garde.Les laïques susceptibles d’un pareil héroïsme sont si rares de nos jours qu'on ne peut plus en trouver un nombre suffisant pour donner à tous les protégés d'une oeuvre qui a pris de telles proportions les scéns qu’ils réclament.Dirigé dejyiis sa fondation au point de vue spirituel et souvent temporel par les messieurs de Saint-Sulpice, l’orphelinat, en changeant de quartier, se trouve à faire partie de la paroisse de N.-D.de Grâce, desservie par les RR.PP.Dominicains, que nous sommes heureux en cette occasion, de remercier publiquement de l’intérêt qu’ils portent à notre oeuvre et au zèle qu’ils lui consacrent.Voilà, à très grands traits, l’iiis-toire de l’institution qui nous est chère.Elle a, de tout temps, attiré la générosité des plus fortunés d’entre nos compatriotes.Mais elle accueille avec la même reconnaissance l’obole des petites bourses.Dès le 24 décembre 1827, quelques mois après la fondation de la Société des Daines de Charité, un journaliste du temps écrivait : “Pour seconder les vues bienveillantes et philanthropiques de nos dignes concitoyens, nous ne devons pas hésité, s’il le faut, à retrancher quelque chose de nos jouissances puisque celtes que nous éprouverons en soulageant l’humanité souffrante, nous dédommageront amplement des sacrifices que nous pourrons faire.Le même motif doit puissamment exciter l’industrie de toutes les classes.Une économie bien réglée, une attention soutenue et une application constante et raisonnée aux affaires de son état, mettront chacun de nous à même de porter son offrande.” (''est grâce à cette offrande de chacun que i orphelinat s’est maintenu yt a grandi depuis 1832; c’est à ce concours de tous (pie l'orphelinat fait appel pour lui permettre d’équilibrer son budget, s'il lui est permis de songer à agrandir ses constructions pour répondre aux sollicitations constantes d’augmenter le nombre des déshérités qu’il peut recevoir, ce qui nécessiterait un local plus spacieux.Ge serait faire preuve d’ingratitude si nous ne souligions pas en terminant, l’intérêt tout apostolique qu'a bien voulu porter à notre oeuvre, Monseigneur l'Archevêque.Retenu qu’il est par la maladie dans une chambre (l’hôpital, Monseigneur a tenu à se faire représenter par son vicaire-général, Mgr de la Du-rantaye, que nous sommes heureux de saluer.L’Orphelinat Catholique de Montréal donne asile aujourd’hui à plus de deux cents enfants (garçons) placés sous les soins des révérendes Soeurs Grises sous la direction d’un comité exécutif des dames patronnesses dont voici la formation : Présidente, Mme J.-I.Oslell ; vice-présidentes, Mme J.-R.Thibau-deau et Mlle M.Larocque, trésorière.Mme A.-A.Larocque; secrétaire, Mme Paul Vaiilancourt; assistante-sec., Mme Pierre Beullac.Le conseil d’administration est composé comme suit: Mmes A.V.Rov, W.Lamothe, G.A.Barnard, Mlle E.Rolland; MM.f.-O.Gravel, U.-H.Dandurand, Ed-F.Surveyer, lieutenant-col.Ostell, A.-A.Larocque.-e- LES ELECTIONS ITALIENNES Rome, I 0.— Même ceux qui d’ordinaire n’attachent aucun intérêt aux élections italiennes attendent avec une certaine anxété celles du 16 courant.Elles seront inscrites en lettres rouges dans les annales parlementaires de l'Italie.La guerre et la nouvelle méthode de prendre le vote ont suscité une nouvelle classe de candidats qui aspirent à représenter le peuple à la Chambre.La réforme électorale consiste en ce que l’on ne vote plus seulement pour un candidat dans un comté comme autrefois, mais pour une liste de dix ou de vingt candidats qui ont le même programme politique., Le royaume est divisé en 54 régions.Chaque parti a dressé une liste qu’il oppose à celle du parti adverse.Le but de cette, réforme électorale ' est d’empêcher la corruption facile lorsque les électeurs en nombre restreint n’avaient lias le choix des candidats.D’autre part, elle a eu pour eî-Ifct d’éliminer des listes les meilleurs députés dont le terme est expiré, tels que Rarsilnu, ex-ministre et délégué jà la conférence de la paix, et Sonni-no, ex-premier ministre et plusieurs fois ministre des affaires étrangères, qui ont voué leur vie à la politique.Ils n’ont pas voulu ajouter leurs noms à la liste de gens avec qui ils ne peuvent coopérer.Bref, le résultat de la réforme est que l’on ne voit sur la liste que des inconnus issus des rangs inférieurs.Menuisiers, fermiers, .paysans coudoient quelques professionnels.Les électeurs se demandent où de tels candidats ont appris à gouvernere.On dit que le parti socialiste et le parti populaire, les catholiques, vont se partager les voix.UN BAVAROIS CHEZ LE PAPE Rome, DI, Le pape Benoit XV a reçu, pour la première fois depuis la déclaration de la guerre, en audience privée, un représentant des puissances du centre, le baron Johann ^ von Gcgsattel, secrétaire de la légion bavaroise, arrivé à Borne en vue de préparer le retour de l'ambassadeur bavarois DISPARITION INQUIETANTE ON EST ACTUELLEMENT SANS NOUVELLES DES DEUX HOMMES EN CHARGE DU PHARE D’UNE ILE DU BAS DU FLEUVE.— LE "DRUID” EN ROUTE VERS CET ENDROIT.A f I f MORT DU Dr M J.B.ARCHAMBAULT CHARLES GUILBAUT A L’UNION CATHOLIQUE (De notre correspondant) Québec, 10.— M.Théophile Bé-land, agent de la marine à Québec, vient de recevoir un message de Kainouraska, l’informant que le gardien du phare de l’ile Kamou-raska, nommé .1.B.Desjardins, et son neveu du même nom, qui lui servait d'aide, sont disparus depuis quelques jours.Les résidents de l'endroit ayant constaté que la lumière du phare restait éteinte, ont fait des recherches et ont trouve l’embarcation du phare flottant à j la dérive.On suppose que les deux | hommes se sont noyés en essayant d’atteindre leur bateau emporté par la tempête.Le “Druid” est parti pour faire des recherches et conduire un autre gardien au phare.Le gardien disparu était âgé de 65 ans et son neveu de 16 ans.* Québec.10.— Deux personnes ont peut-être perdu la vie dans le bas du fleuve Saint-Laurent.Samedi soir, l'agence locale du ministère de la marine et des pêcheries.a reçu un télégramme de Kainouraska, disant que le phare de l’île Grosse, éloignée de douze milles du rivage, n’éclairait plus depuis jeudi et que la population en éprouvait de l'inquiétude.Trois personnes se trouvaient de service au phare de Tile Grosse, mais la femme du gardien de ce poste était revenue sur la terre ferme, laissant sur Tile, son mari et un aide.Tout i était normal alors.Mais l'abscncc de lumière, jeudi, vendredi et sa-| medi a fait naître toutes sortes de i craintes.Un a aussitôt commencé à faire des recherches.La population de la rive sud peut difficilement se porter sur Tile (lui est fort éloignée de la terre ferme.Le vapeur “Druid”, du gouvernement canadien, est parti vers deux heures samedi après-midi de Québec pour se rendre sur les lieux.On emportait à bord (les lumières pour protéger de Tile Grosse les navires en un temps où tempêtes et brouillards sont si fréquents.Des fonctionnaires du ministère de la marine et des pêcheries se sont aussi embarqués sur le “Druid” pour éclaircir ce mystère et trouver ce qu'il est advenu des deux gardiens du phare.s'ils se sont noyés ou s'ils sont morts d'autres causes.Aujourd’hui même on s’attend â connaître le résultat de ces premières recherches.L’UNION REGIONALE TIENT HIER SON CONGRES ANNUEL DANS LA PAROISSE DE SAINT-STANISLAS — M.LE CHANOINE CHARTIER REPESENT AIT S.G.Mgr L’ARCHEVEQUE.JELL1C0E ARRIVÉ ÀV1CÏ0RIA REÇl AVEC GRANDE POMPE A L’HOTEL DU GOUVERNEMENT.Victoria, C.-.A., 10 (Service de la Canadian Press).— L’amiral Jelli-coe, lady Jellicoe et sa suite sont arrivés à bord du New Zealand, samedi, et les autorités les ont reçus en grande pompe, à l’hôtel du gouvernement.Le soir, le gouvernement fédéral a offert aux visiteurs un banquet d’honneur à Thôtcl Empress, sous la présidence du vice-amiral Kings-niili, directeur des affaires navales du gouvernemenl.Le vicomte Jellicoe a profité de la circonstance pour rendre hommage à la vaillance des troupes canadiennes, et pour féliciter le Canada du bel effort militaire qu’il a déployé au cours de la guerre.L’amiral a cru bon de spécifier le but de sa visile; il vient au pays non pou ('préconiser des mesures de défense navale, mais bien pour conseiller aux autorités canadiennes.à leur invite, ce qu’il serait préférable de faire.Lundi, l'amiral visitera les channel's de la marine et l’endroit proposé des nouveaux chantiers maritimes; le soir, il assistera à un bal d’Etat en son honneur.Mardi, il parlera au Canadian Club.Il se rendra mercredi à Vancouver, pour séjourner quelques Jours, puis il inspectera la côte du Pacifique; il reviendra ensuite à Victoria, et le 19, ii partira pour Ottawa où il doit conférer avec les chefs du gouvernement.LE RAPPORT DE LORD JELLICOE Londres, 10.— (Service de la Presse canadienne associée).Walter Hume Long, premier lord de l'Amirauté, a dit hier, aux Communes anglaises, que le rapport de lord Jellicoe sur la défense du Pacifique a été remis directement au gouvernement australien sans avoir été encore considéré par l’amirauté.VIENT DE PARAITRE l.'IIONXKl'R, AC MIHOllt DK NOS LETTRES, essais de psychologie et de morale française à l’Université catholique de Paris.— 1 vol.in-l() colombier, de 408 pages, broché (majoration comprise) 6 fr.Hhrnlrie Garnier frères, Paris.Livre de haute culture.(Test une étude absolument nouvelle de plusieurs des oeuvres princières de la littérature française et de quelques autres moins notoires, mais non moins expressives, à cette fin d'en I déterminer la signification .spirituelle et la bienfaisance foncière.I Un sentiment unique, l’honneur, est j comme l’unité de mesure par quoi s’évalue ici le degré de beauté et de bonté des oeuvres.Livre donc «le littérature forte; livre aussi d’un vif agrément.Ge tempérament est dans la tradition de lu grande critique française.L’auteur, il y a quelque vingt ans.était qualifié’ par un maître, Emile F n guet, de "penseur, moraliste et professeur de dramaturgie de tout premier ordre".Son nouveau livre ne tairait pas indigne de cet éloge.M.Le Bidois est aujourd’hui professeur de littérature française à l’U-uiversité de Montréal Journée importante que celle d’hier, pour l’association catholique de la Jeunesse Canadienne-française, En effet, l’Union régionale de Montréal y a tenu, dans la paroisse de Saint-Stanislas, son neuvième conseil annuel.Ces assises, qui ne furent pas sans intérêt, étaient sous ic haut patronage de Sa Grandeur Mgr Bruchési qui s’y était fait rejmé-senter par M.le chanoine Chartier.Comme on le verra ci-après, ce fut une journée bien remplie.Elle débuta par une messe basse, à huit heures, célébrée par le R.P.Col-clough, S.J., aumônier général de l’A.C.J.C.Dans une brève allocution, M.Tabbé Piette, curé de Saint-Stanislas, souhaita la bienvenue aux délégués et exprima sa satisfaction de voir que sa paroisse eût été choisie pour y tenir les assises de eet important congrès.La messe fut suivie d’un déjeûner dans les salles du cercle Saint-Stanislas, situées au sous-sol de l’église.Environ trois cent convives, tous délégués de differents cercles et unions régionales, s’y réunirent sous la présidence de M.Damase Saint-Maurice, président de l’Union régionale de Montréal.On y remarquait des déléguées des unions régionales de Québec, Ottawa, Trois-Rivières, Sherbrooke, Joiiette et Saint-Hyacinthe.A dix heures commença une séance d’étude à laquelle assistaient M.le chanoine Chartier, représentant de Mgr i’ai'chcvêque; M.Tabbé Perrier, curé de la paroisse du Saint-Enfant Jésus; le R.P.Bellavance, S.J.ainsi que des représentants du comité central.MM.P.Alfred Da-vianlt et Joseph Grégoire, respectivement secrétaire et trésorier de l’union régionale de Montréal, y présentèrent leurs rapports.Auparavant.te président Saint-Maurice avait prononcé un discours de bienvenue dans lequel il avait en outre indiqué le programme de la journée.Après une allocution de M.Tabbé William Lessard, aumônier du cercle Saint-Stanislas, on procéda à la vérification des lettres de créance et à In nomination de la commission d’élection.Le reste de la séance fut consacré à la discussion de différentes suggestions dans Tinlérêt de l’association.L’a près-midi fut prise par une séance d’étude qui commença à deux heures.Le sujet d’étude : Les coopératives, fut traité par le notaire Ernest Jasmin, ancien membre du Comité régional.Dans un excellent travail, il indiqua les moyens à prendre pour établir des caisses populaires et fit valoir, par rapport à elles, tous les avantages des mesures coopératives.Cette conférence fut suivie d’une discussion que clôtura, par des remarques appropriées, M.Tabbé Hector Girard, aumônier du cercle Saint-trénée.Plusieurs allocutions, toutes louchant à l’oeuvre de l’association, furent ensuite prononcées par M.le chanoine Chartier, le B.P.Coiclough, s.J., MM.Gélinas, Hébert, Ménard, Paquin et Dufort, respectivement représentants des unions régionales des Trois-Rivières.Sherbrooke, Ottawa, Saint-Hyacinthe et Joiiette.Le notaire Guérin.représentant du Comité central, porta aussi la parole.On procéda ensuite à l'élection des membres du Conseil de l’Union régionale de Montréal, avec le résultat suivant: président, M.Damase SainJ-Maurice; 1er vice-président.M.J.-O.Desnoyers; 2ème vice-président, M.P.-Alfred Daviault ; trésorier, M.Joseph Grégoire, et conseillers, MM.Simard et Desjardins.La séance solennelle de clôture eut lieu à huit heures du soir, dans la grande salle du collège süSaint-Stanislas, en présence d’une assistance considérable.MM.G.Archambault, Henri Beaudoin et un quatuor, composé de MM.Magnan, Wilhelmy, Normandiu et Gauthier firent les frais de la partie musicale.Il y eut allocution par M.le curé Piette.Il félicita les membres de l'association du beau travail accompli dans le cours de la journée et forma des voeux pour le succès entier de l’oeuvre entreprise.Le fait saillant de la soirée fut une conférence en deux parties prononcée par le R.P.O.Hébert, S.S.S., aumônier du cercle Emard, sur l’Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française.Le conférencier passa en revue l’oeuvre accomplie par cette association, disant qu’elle avait en tout et partout réalisé son programme.Par ses cercles d’étude, par les initiatives prises, les oeuvres menées à bonne fin, l’enseignement de notre histoire, l’étude des questions sociales, TA.G.J.C.a su réaliser le programme qu’elle s’était tracé.Ses membres se sont donnés à l’action avec ardeur et générosité.Ils ont compris la nécessité de répandre 1rs principes religieux et nationaux dont ils sont animés.Le Dr Charles Guilbault est mort hier, à sa demeure, No 501-est, rue Dorchester, à Page de 55 ans, après avoir reçu les derniers secours de la religion.Il était né à Joiiette, où il fit son cours classique au collège des Clercs Saint-Viateur ; fut admis à la pratique de la médecine en 1885, après avoir fait des études à TUniversité Laval de Montréal.Il passa plus d’un an dans les principaux hôpitaux de New-York puis vint s’établir à St-Roch l’Achigan où il épousa Mlle Albertine Gareau.Pratiquant à Montréal depuis de nombreuses années, il fut interne de THôtel-Dieu, s’occupa de plusieurs sociétés mutuelles.Depuis quelques années, il était un des membres du Bureau d’hygiène de la ville de Montréal.I! laisse sa femme et trois enfants : Jeanne, Cécile, Edouard.La dépouille mortelle quittera la demeure a 6 heures 15, mercredi, le 12 novembre courant, pour se rendre a i’église Saint-Pierre, j>uis sera transporté par le train du C.P.R.quittant la gare Vigor à 8 heures 10, pour Joiiette.où il sera inhumé.Parents et amis sont priés de prendre part au convoi funèbre et d’assister aux funérailles, sans autre invitation.UN NAVIRE SOMBRE D’AUTRES NAVIRES NE DONNENT PAS DE NOUVELLES APRES LA TEMPETE.Halifax, 10, — Hier soir on a reçu avis que le "Polar Land”, abandonné en faisant eau, a sombré.Jusqu’à 10 heures, on n’avait pas reçu d’autres nouvelles du “Knnawka”, vapeur de la ligne Furness Wity, qui a modifié sa course pour se porter au secours du navire en détresse, pour recueillir les occupants des chaloupes de sauvetage.Le capitaine du “Ka-nawka” a envoyé un radiotélégram-nie pour demander des instructions plus détaillés touchant le “Polar Land”, ce qui indique qu'on a peine à découvrir les hommes d'équipage.Le “Grolstone” est en détrsesse au large de Tile de Sable.Le navire grec “Platea”, d’une jauge de 1,956 tonnes, a été jeté sur la côte nord de Tile de Sable.II est probable qu’il est irrémédiablement perdu.Le “Platea” vient d’Athènes et se dirigeait vers un port américain.Il a un équipage de 30 hommes qu’il sera impossible de tirer avant que le vent vire au sud ou au sud-est, ce qui permettra l'approche des canots.Les naufragés se isont réfugiés au phare.Un autre vaisseau est en détresse.C’est te “Telemaehus", charbonnier : de 4,802 tonnes, au large du cap Breton.En comptant le vaisseau inconnu qui a répondu qu’il ne pouvait se-I courir le “Polar Land”, parce qu’il était lui-même en détresse, cela fait cinq navires simultanément en mauvaise position dans ces eaux.Le “Royal Mail” qui a été à court de charbon dans la tempête, au large de la Nouvelle-Ecosse, est arrivé endommagé à Shelburne hier matin.M.DRURY CHOISIT SES MINISTRES (Serviceçtle la Canadian Press) Toronto, 10.— M.E.C.Drury a définitivement choisi MM.Manning Doherty, de Peel, et Beniah Bowman, de Manitoulin, pour faire partie de son ministère comme ministres de l’agriculture et des terres, forêts et mines, respectivement.Le premier ministre a d’autres nominations qu’il ne veut point faire connaître maintenant.AU MANITOBA (Service de la Canadian Press) Winnipeg, 10.— Le “Telegram” considère comme un signe des temps le choix de M.A.G.Willis, de Boisse-vain, comme chef du parti libéral-conservateur au Manitoba.M.Willis est un fermier qui a fait ses preuves dans la province ; il représente donc ta classe agricole dans ses meilleurs éléments, pour le détacher de tout groupe politique actuel ; il servira ainsi, espère le journal, les meilleurs intérêts de la province.“Envoyez des fleurs” CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER Angle Ste-Cfttherlne et Gay Maison à Québec.9 rue St-Jean.Décès Mgr GAUTHIER ET L’UNIVERSITE DE MONTREAL.11 y aura diner-causerie au Uer-cle Universitaire de Montréal, 181), rue Saint-Denis, lundi le 17 novembre, à 7 heures 30 du soir, sous la présidence de M.le Dr de Lot-binière-Harwood, doyen de la fa-cullé de médecine.Mgr Georges Gauthier, recteur de TUniversité de Montréal, parlera de “Lu charte de TUniversité”.Les membres du Cercle sont priés d'y assister el d'y amener leurs amis.(Communiqué) LES EAUX GRISES (Test le titre .'un premier volume de vers de Hernias Bustien.Go recueil paraîtra cette semaine.Il sera en vente au Devoir à 75 sous l'unité.Pour les conditions de vente au commerce, s’adresser à l’Action française, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.PC MONTIONY.— A Cneliine,' le !( novem-bru 11)19, A l’Age de 29 uns, est décédée A l'hApitnl St-.Iosepli Ida de Montiguy, fille, unique de M.et Mme Domina de Montl-gny, de Utprnirie.Les funérailles auront lion à Laprairle, le 12 courant.Le convoi funèbre partira de ia demeure de son père, A Laprairle, A 9 heures V&, après l’arrivée des trains de Montréal et de St-Hémi, pour se rendre A l’église paroissiale, où le service sera célébré, et de IA au cimetière de In paroisse, Heu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.WAD DEL.— A Ste-Thérèse de nialnvllle, le 8 novembre 1919, A l’Age de .'M ans, est décodé Napoléon Waddei, marchand, époux d’Artimrlna Hhmehard.l/es funérailles auront lieu mardi, le II courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure A 9 lieu res Id, pour se rendre A l'église paroissiale, où le service sera célébré, et de IA au cimetière, lieu de in sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.La deuxième conférence de la saison a été prononcée, hier, à l’Union Catholique, dans la salle des conférences du Gésu, par le juge Archambault, devant un bel auditoire.Le conférencier avait pris pour sujet, la vie de Cartier et il traita ce sujet en faisant ressortir toutes les grandes qualités de cet éminent homme d'Etat que les populations de tout l’empire ont honoré, il y a quelques semaines, lors des fêtes du Centenaire Cartier.Nous résumons succinctement la conférence de M.Archambault: Le premier ministère dont Car-, tier fit partie, est celui de 1855.il est ensute de tous les gouvernements libéraux-conservateurs jusqu’en 1§72.Ij n'occupa, il est vrai, le poste de premier ministre que durant peu d'années, mais H eut dans tous ces ministères Tin-fluence prépondérante.Il est do ses collègues qui certes brillent plus que lui, et d’autres qui sont plus, rusés politiques, mais il a sur eux tout l’avantage d’une volonté incomparablement plus forte.Et, au service de cette volonté, le moyen de pouvoir mettre fin au ministère, en donnant sa démission.i A aucun moment on ne peut sc passer de lui; il a diverses façons de le laisser sentir, et on le comprend bien.D'où le génie de Cartier a son libre essor et met si bien son cachet propre sur toute cette féconde législation qu’on reste dans les limiles de la vérité en l’appelant l’oeuvre de Cartier.i Cette oeuvre eu est une d’unité.Elle embrasse la vie civile et la vie politique; elle est multiple dan» Tune et clans Tautre, mais l’oeuvre, civile et l’oeuvre politique sont' liées ensemble, de même que toutes les parties de Tune et de l'autre, le tout constituant une oeuvre d’harmonie.Dans ce vaste esprit, la conception opère, pour ainsi dire, sous la surveillance de la logique; il unit les clfoses qui ont de l’affinité et sait bien discerner et séparer celles qui se repoussent par leur nature.Le projet qui se réalise aujourd’hui est amené par la réalisation de la veille et sert de pierre d’attente à celle du lendemain.L'objectif premier de cet homme d’Etat est la survivance de la race française dans l’Amérique britam;i-que, mais avec sa vie nationale propre et cette survivance dans une liberté égale à celle de la race anglo-saxonne qui l’entoure de partout et parfois l’enserre.LES MARINS CATHOLIQUES Hier matin, en la vieille église de Bonsecours a eu lieu une messe pour les marins catholiques.Le Père Devine, S.J., chapelain, a fait le sermon.11 a rappelé la part importante prise par les marins durant la guerre.11 a dit que 17,000 marins ont perdu la vie pendant la guerre.En s’adressant au public qui assistait à la cérémonie, le Père Devine a dit que le port de Montréal deviendrait très considérable et (pie partant il serait fréquenté par les marins de tous les pays.Ces mathurins devront avoir, durant leur séjour à Montréal, des lieux de récréations honnêtes.L'église était bien illuminée.Mme Boucher tenait l’orgue.Après la messe il y a eu réunion des marins clu club à leur salle ordinaire.LOEWS PAULINE FREDERICK dans “Bonds of Love" Il y » dos vues que vous n'aimez pas manquer.îùi voici une.Vue comique * Gazette hebdomadaire Urux groRaes attractions MARION MUNSON jouant l uit rôles différents dans un acte UA FOLLETTE ET CIE chanteurs et danseurs français D'autre* attrayant numéro* Représentations continuelles, de 1 à 11 h.Après-midi, 10—15s ; soir, 25— 35s.Prix de soirée, le samedi, le dimanche et les jours de fête.THEATRE SAINT-DENIS CHS.SCHAUTEN et MADO D1TZA dans “La paix chez soi” Cecil Eldrid et Carr, la danse dn globe.Sully, Rogers et Sully, le» rois du tremplin.Leroy et Hart.chatilH et danse* du Directoire, llanicn et C!if-ton.la force et 1 hsrntwni?.Evtlyn Grcely, dan* firinging up Hetty.RO Y Al, CANADIAN ACADEMY OF ARTS - Le cours gratuit de dessin d'après le modèle vivant commencera lundi soir, le dix novembre, à 7 heures 45, dans les salles de dessin de l’Art As-soention, 079 rue Sherbrooke ouest, entrée latérale.Les jeunes gens désirant suivre ces cours devront soumettre à Tapproba lion du comité quntre dessins d'après l’antique ou d'après nature, et les laisser à l'Art Association, adressés : H.C.A.Life Glass, et donner leur nom et leur adresse.T3 Théâtre PASSE-TEMPS Rue Sle C»lhrr!ne, nrè» de in rue Hl-Denl* me le plu* eitmiirdlnnlre de !n *»i»nn i “WIT WINS Lundi, mardi el.mercredi : le dr*- ovcc Florence Hillings comme étoile.Impressionnante histoire d'une femme qui pour un mitre homme mit en ion seul nmour el son Inmnenr.Vengeanei1 d'une fille pour In perle de In fortune de son pere.tléelt mnnrquiilile, merveilleusement raconté.Ilelle distribution des rôles, rrndnrtinn snprrhe.HpécUI pour le* dnme*.— Une prlllrulr rntièrr donnant le* (ouïe* dernière* mode* d?Pari* et de New-Ynrh.Jeudi et vendredi.— Klale Fertuaon dan* "Hoelety K*lle" / VOL.X.— No 2firi MONTREAL.LUNDI 10 NOVEMBRE 191b 3 * ©1&ÎUSBS HBQR8 Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier 10 h.26 m.du matin.CALENDRIER Lever du soleil.6 heures 53.Coucher du soleil, 4 heures 35.Lever de la lune.8 heures 21.Coucher de la lune, 16 heures 56.DEMAIN, MARDI, 11 NOVEMBRE 1619 S.MARTIN, EVEQUE ET CONFESSEUR MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.Même date l’an dernier.Aujourd’hui minimum.Même date l’an dernier.BAROMETRE 8 h.du matin, 30.35 ; 11 hM 30.36 de l'après-midi, 30.28.DEMAIN Puissant secours aux LE VENT EST SPÉCULATION AUX RÉFORMES OU CULTURE ?NOS RELATIONS AVEC LA SUEDE UN AN APRES LA DEBACLE mineurs en greve La Fédération américaine du travail, par son conseil exécutif, décide d’accorder tout son appui aux grévistes des mines — L’injonction de la jour d’Indianapolis est l’objet d’une critique amère.(Service de la Presse associée) Washington, 10.— Le conseil exécutif de La Fédération américaine du Travail a décidé hier soir, d'appuyer La grève des mineurs du charbon.Tout le travail organisé prêtera son concours pour la réussite de la grève.Le conseil de la Fédération américaine du Travail demande aux citoyens américains tie donner leur aide la plus effective à la lutte si importante engagée par les mineurs.Le conseil exécutif a protesté contre l’injonction du gouvernement américain parce que “cette mesure est des plus autocratiques”.Il demande que l'injonction soit levée.“La loi “Lever”, en vertu de laquelle les procédures ont été pri- ses par le gouvernement américain à la (tour d’Indianapolis.a été flétri par te conseil de la Fédération en termes énergiques.” La déclaration du conseil de la Fédération dit que la grève des mineurs est juste, et que le travail organisé lui donnera son appui le plus effectif.CHEFS OPINIATRES (Service de la Presse associée) Washington, 10.— Les chefs ouvriers ont déclaré, ce matin, que les chefs des “United Mine Workers of America” ne contremande-ront pas l’ordre de grève générale, comme l’a exigé le juge Anderson, quelles que soient les conséquences légales de cette résistance à l’autorité.LE NOM SEUL SERA CHANGÉ L'ORGANISATION QUI REMPLACERA LA COMMISSION DE GUERRE OES CHEMINS DE FER CANADIENS SERA PRATIQUEMENT LA MEME CHOSE.La commission de guerre des chemins de fei canadiens cessera d’exister à partir du premier jour de décembre prochain.L’Association des chemins de fer du Canada lui succédera avec pratiquement le même bureau de direction dont le luit et les fonctions resteront les mûmes.Les nécessités pressantes de transport du temps de guerre ant disparu, on a décide de continuer l’oeuvre qui a réussi d'ailleurs à coordonner en vue d’une pins grande efficacité les services des chemins de fer.I.’assemblée a eu lieu à l’hôtfl Windsor, sous lu présidence de M.U.W.Reaty.en l’absence de M.Howard G.Kelley, actuellement à Ottawa.Lord Shaughne.ssy, qui était président honoraire de la commission, a été réélu président honoraire de la nouvelle association.M.Kelley restera président du comité exécutif de l’Association des chemins de fer du Canada.Les autres à faire partie de l’exécutif sont: A.H.Smith, de l’administration des chemin de fer des Etats-Unis, directeur régional du chemin de fer New-York Central; I).R.Hanna, des chemins de fer nationaux; E.W.Reaty, président du Pacifique Canadien ; ,1.N.Beckley, président du chemin de 1er Toronto.Hamilton et Buffalo.Fn officier de l'ancienne commission a déclaré (pie le Canada a été de tous les pays celui qui a joui du meilleur service de chemins de fer, bien que nos voies ferrées constituent les plus importantes voies de communication entre l’Europe et l’Asie.L’ancienne commission a été formée le 23 octobre 1917, afin d’assurer la coopération des grosses compagnies de chemin (le fer pour porter à leur maximum les moyens de transport pendant la guerre.-•—- CONFIRMÉ DANS SES FONCTIONS On a appris samedi, chez les militaires, que le brigadier-général C.-.T, Armstrong, C.B., CAI.G., a été confirmé dans ses fonctions temporaires d’officier-conunandant général du district militaire No 1, au lieu d’en être l’officier commandant générai en remplacement.Cette nomination temporaire du brigadier-général Armstrong suit la permutation du major-général E.-W.Wilson, à la réserve des officiers, et sa retraite définitive du com-,mandement de ce district.Le brigadier-général Armstrong a été nomm temporairement sur sou propre, désir.On suit qu’il se trouve actuellement dans l’ouest et que le colonel W.-J.Stewart le remplace ici.Le major M.-K.Green, R.C.B.a été aussi nommé commandant des casernes de la rue Peel.Le major Green n le commandement de la garnison permanente.Avec le retour de tous les soldats outre-mer, les bureaux de démobilisation des casernes de la rue Peel ont été fermés et les officiers attaché.* à ce service, ont permuté ou ont été démobilisés.1 es autres soldats à destination de Montréal, se sont démobilisés à Halifax ou à Québec.- CHEZ LES MILITAIRES À QUÉBEC ’ (Service de la Presse associée) Québec, 10.— Des ordres reçus d’Ottawa confirment d’une manière permanente les nominations suivantes ù la fie division militaire de Québec: Brigadier-général Landry, commandant; lieutenant-colonel Piuste, ïsnfotant-ndjudnnt - général; lieutenant-colonel A.B.Papineau, snus-assixtanl-adjudant.Ta’ major (j.H.Bouchard est nommé officier général detat-major et le brigadier-général Swifl, directeur Hc mousquetorie- AUX ASSISES UN VERDICT DE CULPABILITE CONTRE UN NOMME JOHN CUSSON.La cause de John Cusson accusé d’avoir vendu des meubles lui appartenant, mais sur lesquels le huissier avait apposé les scellés, a été instruite, cet avant-midi, à la cour d’assises présidée par le juge Martin.Après la formation du jury, Me Walsh substitut du procureur général et Mme J.L.Cedras, avocat de Cusson ont procédé à l’interrogatoire des témoins.Il ressort des témoignages apportés que Cusson était locataire chez un nommé Dubainville.En avril dernier, Cusson a averti le propriétaire qu’il ne pourrait payer immédiatement une sounne de .970 due pour loyer.Un arrangement fût conclu, mais dans la suite, Dubainville fit opérer une saisie des meubles de Cusson.Avant que le jugement de la Cour ont été exécuté, Cusson a vendu quelques-uns des dits meubles pour une valeur de 915.Dubainville a alors intenté une action contre son locataire qui s’était permis de vendre des meubles gardées en garantie.Après que les avocats eurent fait leurs plaidoiries et que le juge eut terminé sa charge, le jury s'est retiré et au bout de quelques minutes a pu rendre le verdict : “Coupable de vol”.En même temps, le porte parole des jurés, a recommandé le coupable à la elemence du tribunal.La Cour a été saisie ensuite de la cause de Donat Massé, accusé d’avoir volé le 7 juin dernier, une auto évaluée à 9400, la propriété de .1.A.Robertson.On a procédé au choix du jury dans cette cause, mais on n’a pas commencé à l'instruire, l’heure étant trop avancée.La séance se continuera cet après-midi.-9- ARTHUR LYNCH PARLE DU SINNFEIN (Service de la Bresse Associée) Toronto, 10.Le colonel Arthur Lynch, ancien député de Clare, au Barlement anglais, a prononcé un discours devant un vaste auditoire au Massey Hall, samedi soir.Il a parlé de la question irlandaise 11 a dit que la grande vague de démocratie qui résulte de la guerre transformera l’empire britannique en une série de petites" républiques indépendantes.Chacune de ces républiques sera liée aux autres par les liens de la coopération et par le mcmei idéal qui a guidé le peuple anglais à travers son histoire.Le colonel Lynch est en faveur d’une république irlandaise mais fondée sur la bonne volonté et non sur la violence.Les Sinn Feincrs sont des jeunes égarés, a dit le colonel Lynch, et il tour manque une forte dose de bon sens, il ne partage pas la politique des Sinn twiners en faveur de la formation d’une république par la force non plus que le boycottage du commerce anglais et h’ refus d'envoyer des députés à Westminster.Sur ces trois points, les Sinn Feincrs et l’Irlande sont perdants, dit-il.M.ET Mme POINCARÉ DÉBARQUENT À POU VF E (Service de la Presse associée) Douvres, 10.— Le président Poincaré cl Mme Poincaré sont arrivés à Douvres aujourd'hui en route pour Londres.Ils seront les hôtes du roi et de la reine d’Angleterre pendant quatre jours.* » # (Service de la Presse associée) Paris, 10.— Lu presse française attache beaucoup d'importance à la visite du président Poincaré en An glemeuterre.M.Marcel Mutin dit dans r'Echo de Paris” que le président Poincaré et le ministre des Affaires étrangères, M.Plchon qui raccompagne, discuteront la mise en vigueur du traité de paix en tenant compte des nouvelles dispositions des Etats-Unis.La question russe sera aussi discuté par les hommes d’Etat français et anglais LES COMMISSAIRES ONT SONGE A UNE REORGANISATION DEFINITIVE Dit SERVICE DE L'AQUEDUC, AFIN DE PARER AUX DEFECTUOSITES DU SYSTEME ACTUEL.— DIVERS.Si le service de l'aqueduc laisse percer certaines lacunes regrettables.les administrateurs de lu ville vont les faire disparaître paé une réorganisation complète du département, dès le mois de janvier prochain.Lu réforme qui s'imposait, aux dires des commissaires, apparaît dans le budget tel qu'ils l’ont préparé ces jours derniers; elle porte un premier indice de sa mise à exécution prochaine, avec la nomination de M.Raoul Painchaud, assistant-surintendant de ia voirie, au poste d’assistant-surintendant de Taquediie, sous la dépendance immédiate de M.Lesage.Les autres nominations vont s’échelonner au cours des deux mois de fin d’année, afin que toute la réorganisation puisse fonctionner normalement dès les premiers jours de janvier.H semble difficile de connaître la nature des griefs que soulève auprès des commissaires le service actuel de l’aqueduc.Ceux-ci ne desserrent point les lèvres.Mais les citoyens peuvent s’attendrent à des changements appréciables, par exemple dans la distribution de l’eau à pression égale et continue, aux quartiers excentriques tout particulièrement.LE MAIRE SUPPLEANT M.Filion.échevin du quartier Ahunt.sic - Bordeaux, remplira les fonctions de maire suppléant pour le prochain terme, en remplacement de M.Leroy Shaw.Le choix des éehe-vins s’est arrêté sur sa personne dès que M.Sansrcgret les eut avertis qu’il cédait son tour en sa faveur.LA MOTION CREELMAN Au moment où nous allons sous presse, les échevins discutent avec âpreté le pVojel Creelman d’abolir le conseil municipal, “par suite de son inutilité et de son incompétence”, prétendent les pères de la motion.La séance du conseil porte aujourd’hui sur cettet question qui excite un intérêt intense parmi les intéressés.Ce matin, un bon nombre de ceux “appelés à disparaître” ont tenu un caucus afin de définir la ligne de conduite à tenir au conseil, cet après-midi.L’échevin Brodeur mènera Ja bataille assez rondement, puisqu'il a manifesté l'intention “d’en finir au plus vite avec celte affaire”.Plusieurs des “condamnés” sont arrivés à la salle des délibérations avec une mine plutôt déconfite.Songez un peu, perdre un beau 91,-500, tout frais, c’est une rude perspective; en ces temps de vie chère, ça se trouve bien, surtout quand la besogne qu’il exige ne fait point mourir son homme.D’autres voient avec appréhension la fin d’une pareille indemnité, car e’est une aubaine pour eux, étant leur seule source de revenu.Le maire va profiter du débat pour se déverser sur le compte de ceux qui n'ont pas l’heur de lui plaire, surtout MM.Creelman et Dixon, et il s'en promet.POUR FETER L’ARMISTICE Demain, premier anniversaire de la signature de l’armistice, les employés municipaux, depuis les hauts fonctionnaires jusqu’au dernier pr tit chasseur, cesseront leur travail à onze heures, pendant deux minutes.DIVERS L’Assistance municipale a hospitalisé, durant octobre, 32 aliénés, 30 enfants sans tutelle, !) tuberculeux et 50 jeunes délinquants.Le Refuge Meurling a servi 1,390 repas aux indigents, durant le même mois, et offert 655 couchers à 57 personnes.—iLa commission a reçu les demandes des pompiers et des agents de police; elle les rendra publiques dans quelques jours en même temps que ses décisions.—(Les administrateurs prennent connaissance aujourd’hui du rapport de la maison des experts Young, au sujet du service civil municipal: les experts new-yorkais, a déclaré M.Dé cary, ont soumis un tableau comparatif des salaires recommandés par eux, contre ceux payés par la ville et'ceux exigés par les chefs de départements.-«- CERTAINS JOURNAUX PROTESTENT (Service de la Presse associée) Londres.10.— L'opinion émise par M.Lloyd George dans son discours prononcé au Guildhall, samedi soir, de tenter de négocier la paix avec les Bolchevild russes, a provoqué des protestations à Londres.La presse anti-lm'.ehevis-te s’indigne de la suggestion.Le “Daily Mail" dit que ce serait donner la main à un meurtrier.Ce journal dénonce énergiquement la proposition de Lloyd George.Le “Telegraph” et le “Morning Post" sont aussi hostiles au projet.Le “Daily News" qui combat Lloyd George et qui est en faveur de la paix avec les Bolcheviki, accuse M.Lloyd George d’inconsé-qurnee et d’insincérité dans la question russe LE JUGE FORTIN EST APPELE A DECIDER A QUI SERT DAVANTAGE CERTAINE TERRE POUR LAQUELLE UNE MUNICIPALITE VOISINE EXIGE DES TAXES La situation d'üne terre au coeur di! Village dé la Polnte-aux-Trem-btes Suffil-ei'lc pour faire class)fier eç domaine parmi les terres destinées à la spéculation plutôt qu'à l'agriculture ?C’est le point que I ¦?juge Fortin devra décider, en r- prononçant sur uns action en i”; ouvrcnionL-ite taxes dont Tau-(bdqn se poursuit devant lui.Les pri'Hen sont la ville de la Pointeau;'.Trembles, demanderesse, contre la “Montreal Island Land Co.”.La réclamation est de 93,442.50.Elle est constituée par les arrérages de taxes foncières imposées par la municipalité sur la plus belle terre du village.Les taxes depuis l’échéance de la dette sont de 9292.La demanderesse allègue que la somme est due et que la défenderesse, requise de s’acquitter, a refusé de le faire depuis 1917.La défenderesse plaide que la terre est en culture et qu’elle sert au pâturage, Or.la charte de la ville stipule que les terres en culture ne seront taxées qu'aux trois quarts de leur valeur.En outre, la défenderesse ajoute que la terre servant à une fin éducationnelle devrait être exempte de taxes.L’institut Presbytérien Evangélique utilise ce terrain, portant le No 185 au cadastre municipal, comme un terrain de jeu.Le plaidoyer conclut au renvoi de lu réclamation ou au moins à la réduction de la somme exigée, Le maire Prieur a témoigné.D’après lui, la terre en question, à cause de sa situation, est une terre destinée à la spéculation et imposable.Le juge Fortin videra le litige, le jugement est en délibéré.LE SENS D’UN MOT Dans la cause de Marins Neeker contre Harry Poulos, le défendeur a présenté en Cour de pratique une motion en péremption d’instance.II déclare que le demandeur depuis au delà de deux ans n’a fait.aucune procédure.Le procureur a fait valoir à.l’encuntroèjJe la motion un cas de force majeure, il a allégué que le paragraphe trois de l’article 280 du code de procédure étayait son allégation.La citation se lit comme suit: “Lorsque la procédure est forcément arrêtée par un incident ou un jugement interlocutoire", et elle sert d’exception au principe général disant que l’action se prescrit dans les deux ans.Le demandeur a déclaré que le mot incident signifiait fait, cas de force majeure, et que par conséquent le cas de Neeker servant dans les armées françaises était inclus dans l’exception de l'article 280.Le défendeur a soutenu que cet incident signifiait procédure incidente.Or, aucune procédure incidente n’a été faite dans la cause actuelle.Comme argument final, l’avocat du demandeur dit que son client ne pouvait lui donner aucune instruction, vu son absence.EN COUR DE PRATIQUE Le juge Coderre siégeait ce matin en Cour de pratique.-9- UN PELERINAGE À LOURDES (Service de la Presse associée) Paris, 10.— Demain, premier anniversaire de la signature de l’armisliee, aura lieu A Londres un grand pèlerinage de la victoire.Le cardinal Lti-con, archevêque de Reims, sera A la tête de la reunion.Quatre généraux anglais cl dix-neuf généraux français g prendront part.-«- COJPABLED’UN vol CONSIDÉRABLE Les agents Tourville cl Rivet ont arrêté, samedi soir, dans la boutique d’un brocanteur de la rue Craig, un nommé Joseph Connelly, du No 2228 rue Saint-Dominique, accusé d’avoir pénétré avec effraction dans la demeure de M, Rénidier SteeWC, No 55, rue Sainte-Monique et d’y avoir volé deux gramophones, treize records, deux pardessus en fourrure, le tout évalué à une somme de 9643.80.Connelly aurait enlevé à M.Steene la clef de sa maison et quelques heures après, il serait venu opérés son méfait.L’inculpé de plus se serait servi de la voiture de M.Steene pour aller vendre les marchandises volées chez le regrattier de la nu* Craig.Connelly a comparu ce matin devant le juge Cusson.Il s’est avoué coupable et la cour réglera son cas demain.-—*——- LE CONSEIL SUPRÊME NE S’EN MÊLERA PAS (Service de la Presse associée) Paris, 10.— Le conseil suprême a décidé de ne pits sc mêler des élections municipales qui ont lieu actuellement dans les districts où des plébiscites seront tenus en vertu du traité de paix.Ces élections ne lieront pas les Alliés qui pourront les mettre de côté s’ils le jugent à propos, lorsque les affaires de ces pays seront réglées.M.ERIK NY LANDER, DEPUTE AU PARLEMENT DE STOCKHOLM, EST ACTUELLEMENT A MONTREAL — ETENDRE LES RELATIONS COMMERCIALES DES ETATS-UNIS ET DU CANADA AVEC LA SUEDE.Nous avons eu ce matin quelques minutes d’entretien avec M.Erik Nylander, député au parlement suédois.Comme notre interlocuteur est un homme cultivé d’un pays civilisé, il parle français.La conversation s’est faite uniquement en cette langue.M.Nylander est le directeur-gérant de la Compagnie générale (l’Exportation de Suède.Cette société fondée voici trente ans, pour développer le commerce extérieur de la Suède, a rendu de grands services à ce pays.Elle comprend plusieurs services dont un service d’information sur toutes les industries du monde et le prince royal de Suède en est le président.Cette association a délégué M.Ny-lander en Amérique pour étendre les relations commerciales des Etats-Unis et du Canada avec la Suède.Nous sommes un bon débouché pour ce pays.Il peut nous vendre des machines, des instruments aratoires, des meubles, du matériel de construction, des articles ouvrés en acier et en fer, des produits chimiques, des allumettes, etc.En échange, la Suède achètera de nos céréales, de nos minéraux, bref de nos produits naturels.Elle importe aussi du charbon.Avant la guerre, la Russie, vaste grenier, était la fournisseuse en grains de sa voisine, la Suède.Mais à cause du chaos dans lequel esl tombé l’ancien empire des tsars,les Suédois sont obligés de tourner les yeux vers l’Amérique.Un point sur lequel a insiste notre interlocuteur, c’est la nécessité d’établir une distinction bien claire entre les divers pays de la Scandinavie.Parce que ces peuples sont de même famille et étroitement unis, on est porté à les considérer comme un tout.C’est une erreur.Au point de vue commercial, elle présente de sérieux inconvénients.L’intérêt des deux pay exsige des relations directes.Le gouvernement canadien va établir un agent commercial à Copenhague, pour toute la Scandinavie.Il en faudrait un à Stockholm, aussi.Le commerce de la Suède est deux fois plus grand que celui du Danemark et le pays plus important.Les hommes d'affaires et les industriels gagneront à traiter directement avec les Suédois.La Suède possède trois grands ports libres, Stockholm, Gothenburg et Malmo, par lesquels pourra se faire le commerce de transit avec la Russie, quand l'ancien empire aura recouvré son équilibre et sa tranquillité.Elle pourra donc nous servir dans nos futures relations commerciales avec la Russie.Pendant la guerre, elle a souffert dans son commerce comme tous les Etats neutres de l’Europe.Beaucoup d’échanges s’opéraient auparavant avec elle par l’intermédiaire de l'Allemagne.Maintenant, elle veut se libérer de toute influence étrangère, au point de vue économique.La Suède possède des lignes de vapeurs directes avec plusieurs pays.Elle établira un service avec le Canada, comme la Norvège l’a fait, si les échanges commerciaux l’exigent.-9-— TALAAT BEY SE FAUFILE EN SUISSE (Service de la Presse associée) Genève, 10.— M.Taïaut Bey, ancien grand vizir de Turquie, a réussi à entrer en Suisse sous un faux nom.Un journal suisse dit que Taïaut Bey se propose d'établir à Genève un centre de propagande en faveur des Jeunes-Turcs.(Service de la Presse associée) Londres, 10.— Mustapha Kernel pacha, chef du gouvernement nationaliste turc, établi en Asie Mi-neure, a proposé une alliance avec Nikolai Lemne, premier ministre bolcheviste russe.C’est la nouvelle (lue donne une dépêche de Copenhague envoyée à ['“Exchange Telegraph”.On dit que le général Ahmed Bey a organisé une armée de 3,000 Turcs pour combattre les nationalistes turcs.-•- UNE INVITATION AUX BOLCHEVIKI (Service de la Presse associée) Kelsingfors, 10.— On croit ici (pie les Etats de la Baltique et la Pologne qui sont en conférence à Dorpat, dans la Russie d’Europe, s'entendront pour inviter les Hol-cheviki à envoyer des représentants à Dorpat, le 17 novembre, pour discuter avec eux les questions de la paix.On ne croit pas que la Finlande commence des pourparlers immédiatement.,.1 —.11.1- „ PAS D’ENTENTE (Service de la Presse associée) Barcelone, 10.—- Les employés et les patrons de Barcelone n’o'nt pu s'entendre pour renier la question de In contre-grève qui dure depuis plusieurs jours.C est aujourd hui le premier anniversaire de la fuite de I empereur Guillaume en Hollande — Ce pays compte ne pas se départir de son attitude envers î ancien kaiser — Pas de procédure legale possible.(Service de la Presse Associée) La Haye, 10.— 11 y aura un an aujourd’hui que l’empereur Guillaume cherchait refuge en Hollande.Depuis ce temps, il n’y a eu aucune demande officielle ou non officielle Pour obtenir son extradition.La Hollande n’a pas non plus changé de politique à son égard.Elle considère Guillaume et son fils comme de simples réfugiés et qui ont les mêmes droits que ¦ Johann Schmidt, qui s’est réfugié en Hollande pendant la guerre.Le gouvernement hollandais et la presse hollandaise paraissent vouloir s’en tenir fermement à ce point de vue.On dit que la Hollande considère que l’ex-empereur Guillaume ne peut être extradé parce qu’il n’y a aucune procédure légale par laquelle on puisse l’arrêter comme criminel.Si le kaiser et son fils voulaient retourner en Allemagne, ils le pourraient.Le prince iierilier retournera peut-être dans son pays mais son père se résignera proba-blement à mener la vie d’un riche cultivateur à Doom, où ii a acheté une petite ferme.Quoique de prétendues entrevue! de Guillaume aient été publiées t maintes reprises, comme question i;e fait, Guillaume u’a jamais votik parler depuis son arrivée à Ame* iongen.La Hollande se rend compte d( la situation difficile créée par le séjour de Guillaume sur son territoire, a dit un haut fonctionnaire hoii landais, mais le gouvernement hollandais tient à ne pas se départi! des principes qui ont guidé le pays depuis des siècles.L’ANNIVERSAIRE A BERLIN Berlin, 10.— L’anniversaire de la révolution allemande a été marquée par une chute de neige.La journée a été paisible.Aucun désordre n'a eu lieu dans les assemblées qui on! été tenues dans plusieurs parties de la ville.La police a opéré une razzia dans ies quartiers généraux communis* tes.Les troupes ont saisi de la iü* térature révolutionnaire et des caries montrant la division de la ville de Berlin en dix-huit districts com-! munistes.L’OPPOSITION POSE OES QÜESTIONS Ottawa, 10.— M.Mackenzie-King s’étant informé à la séance de ce matin de la santé du premier ministre, M.Doherty a répondu que sir Robert Borden se remet rapidement, mais que la date de son retour n’est pas encore fixée.M.Ernest Lapointe a fait allusion a l'arrivée de l'amiral Jellicoe et demandé s’il vient inspirer la politique navale du gouvernement ou si cette politique esl déjà adoptée.M.Doherty a répondu que lorsque le gouvernement aura décidé d’une ligne de conduite, il en informera le pays comme à l'ordinaire.M.Lapointe s’est aussi informé de la date de ta prochaine conié-rence impériale à Jaquelic doivent être définies les futures i dations entre les parties de l’Empire et il suggère que cetie réunion soit retardée jusqu'à ce qu’un gouverne- LE PHARE DE KAMOURASKA (De notre correspondant) Québec, 10.— Le '‘Druid” qui avait été envoyé à la recherche des deux gardiens de phare de Kanwuraska n’a retrouvé, aucune trace des deux hommes.Il ne fait aucun doute qu’ils se sont noyés.—-«- À LA MORGUE On a tenu enquête,.cet avant-midi, dans le cas de William Duffy, vieillard âgé de 72 ans, domicilié 1297.rue des Erables, qu’une automobile a écrasé à mort, samedi matin.Les détectives Martin et Pigeon avaient d’abord mis sous arrêt le chauffeur Oscar Rémillard qui, aussitôt après être allé conduire la victime chez le Dr Lacom-be, s’etait rendu à sa demeure, avenue Hôtel-de-Ville.Les téhoigna-ges apportés ce matin, ont établi qu’il n’y avait rien de criminel dans ce malheureux accident; un verdict de mort accidentelle a été cons équ em m e n t rcn 11 u.L'enquête dans le cas de Thomas Grinisley, du No 423 de l’avenue Wolselcy.décédé samedi matin, à Thôpitai Victoria, des suites d’une fracture du crâne, (tue lui a infligé un camionautouiobile, filant à grande allure, sur le chemin de La-Lachine, a été commencée ce matin: l'absence de certains témoins essentiel a forcé la cour d’ajourner l’enquête à lundi.-«- SESSION DU PARLEMENT SUISSE (Service de la Presse associée) Berne, Suisse.10.— Le parlement suisse s’est réuni aujourd’hui en session spéciale.La principale ((iiestion qui sera discutée sera l’adhésion de In Suisse à la Ligue des nations.—m- LA SUEDE ENT ERA DANS LA LIGUE (Service de la Presse associée) Stockholm, 10.—¦ Dans un discours prononcé à Stockholm, hier, le premier ministre Eden a dit que le gouvernement était en faveur de l'entrée de la Suède dans la Ligue des nations.Il a dit que l’organisation était défectueuse mais que ce serait un grand risque pour la Suède de ne pas faire partie de la Ligue.AMBASSADE* R D'ITALIE A BERLIN Rome, 10.— M.de Martino, ancien chargé d’affaires à Constantinople et membre de la commission italienne de la paix sera nommé ambassadeur d'Italie à Berlin.Le marquis Contarinl ]o remplacera comme secrétaire du ministère ides Affaires étrangères.ment plus en harmonie avec le sentiment public -soit appelé à l'administration des affaires.M.Fafanl.de L’IsIet, demande en français à M.Cahier de distribuât des gratifications aux soldais au lieu de leur envoyer le.texte imprî nié de certains discours de députés unionistes.Le ministre et le président se sont fait traduire la quesJ lion et n’ont pas cru devoir y répondre.M.J.J.Denis a suggéré que la prochaine session -soit tenue asseï tôt pour ne pas durer jusqu’à l’été.La séance de ce matin ;; été suspendue à midi et reprentlia à trois heures.Le ministre de la Justice a annoncé que la prorogation du parlement sera faite cet après-midi, vers quatre heures et demie, par le gouverneur général.L’ARBITRAGE POUR LES POMPIERS LES MEMBRES DE LA BRIGADE DU FFF CHOISISSENT LEUR REPRESENTANT DANS EA COMMISSION CHARGEE D’ETUDIER LEURS DEMANDES.Les pompiers syndiqués se sont réunis en assemblée régulière, ce matin.Ils ont choisi leur délégué à la commission d’arbitrage qui doit connaître de la légitimité de leurs récentes réclamations.La ville nommera son représentant qui, avec celui de l'union des pompiers, en choisira un troisième.Tous trois rendront décision, et les unionistes (lisent que cette décision sera finale, en dépit du refus que le président de la commission administrative a déjà opposé à leurs demandes.Cette nouvelle commission d’arbitrage subira-t-elle le même sort que nos administrateurs municipaux semblent vouloir réserver à une autre qu’ils avaient accordée le printemps dernier aux policiers lorsque ceux-ci réclamaient la refonte complète du manuel disciplinaire du corps de police?Ce ina-nuel date de l'année 1893.L’union des policiers s’enquiert actuellement du souci qu’on a porté à ce-travail ainsi qu’aux mémoires qu'a-soumis le représentant de l'union.La ville, comme nous disons précédemment, a accepté l’arbitrage que les pompiers ont proposé de.leur chef.Mais elle aurait pu tout aussi bien le refuser Pour éviter cette fâcheuse éventualité, les congressistes de Hamilton ont adopté à la convention de sentem-bre une résolution rendant obligatoire pour les municipalités remploi en dernier ressort de l'arbitrage.Seulement, cette résolution n aura de force qu’après adoption, par le gouvernement et il ne semble pas que ce dernier en doive prendre considération cette année.Heulreuxoment pour eux Jes pompiers, ont réussi sans brandir l'épouvantail, à faire accepter aux commissaires leur point de vite quant à l’arbitrage.L’acceptation de la liste des augmentations de salaires sera une tâche autrement difficile.* * * Le nombre des grévistes diminue sans cesse chez les plon)-biers.Quelques-uns partiront incessamment pour la ville dés Trois-Rivières, Les chm pcntlerls-nu’imisiors ne paraissent pas posséder d'autres moyens pour vaincre 1 obstination des entrepreneurs que la force d'inertie.Rien n’indi-quo qu'ils aient trouvé quantité de débouchés à l'extérieur —-•—-— CRANDALL ACQUITTÉ I Sherbrooke.10 (De notre correspondant) .—Henry Grau-dull, ce policier militaire, accusé du meurtre du conscrit Picard, de Winslom, a été acquitté samedi après-midi par le \ jury de la Cour d’assiset- ' * LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 10 NOVEMBRE 1919 VOL.X.— No 263 i' i.TARIF DES FITES AFFICHES LA NAVIGATION DEMANDES D'EMPLOI : — jusqu't 2* mots, 15 sous, pt 1 sou par mot supplémen-tiiire.Demandes d’eleves î — jusqu* 20 mots, 15 sous, et 1 sou par mot supplémrn- talre.TOITES LES ALT P ES DEMANDES : — Jusqu’A 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire.THAMBRES A LOUEE s — 15 sous Jusqu’à 2(1 mots.1 sou pur mot supplémentaire.TROUVE Î — Jusqu'à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémentaire.PERDU ! — Jusqu’à 20 mots, 20 sous.1 1 «ou par mot supplémentaire.__ MAISONS MAGASINS, ETC.A LOUEE : 1— Jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire.A VENDRE : — Jusqu’à 20 mots, la sous, 1 sou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sur demande.AVIS LEGAUX : — 10 sous la ligne agate NAISSANCES.DECES, MESSES : — 50 tous par insertion.REMERCIEMENTS : — 50 sous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES, ETC : — SI.00 par insertion.UN NAVIRE ; MISA FLOT LE CAN ADIAN SPINNER, A.Y CARGO DE 8,350 TUSSES, EST LAS CE SAMEDI APRES-MIDI AUX Cil ASTI ERS VICKERS — LE GERMANICUS T OU JOUR S ECHOUE .1 LA POIS TE-A U-PERE.F MTS DIVERS SITUATIONS VACANTES STENOGRAPHE demandée connaissant parfaitement le franc,ais et l’anglais.S'adresser à boite No T "la1 Devoir".AUÏOMU Jii LES CHAUFFEURS mécaniciens demandés.Suive* Jet cours.Jour ou soir.Licence rantie, position assurée.Cour» privés dames.S’aii.Coulombe, 498 Demoutigny Lst> Tél.Est 454 A A VENDRE DOIT ETRE VENDU 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Fille a plongé dans le fleuve au mi-j lieu des acclamations de la foule et : pendant que la musique de la 1 ‘^Canadian Vickers Company” jouait O Canada.Sur une plate-| forme érigée en arrière du vaisseau, ! il y avait 200 invités spéciaux et i un grand nombre d’employés avec j leurs familles étaient disséminés un peu partout.A une réception qui a suivi l'opé-j ration, sir Montagu Allan, le vice* I président, a fait l'historique de la I compagnie.La compagnie Canadian j Vickers a été formée par M.Orr i Lewis qui en a conçu le plan et.qui a persuadé à la compagnie an-j glaise Vickers de prêter son nom, i bien que la compagnie Vickers d’ici I soit purement canadienne.Durant j la guerre, la compagnie canadienne ja construit des navires de diverses 1 classes, y compris 24 sous-marins.Elle a fabriqué en outre 500,000 obus.Le Canadian Spinner porte | le numéro 71, ce qui indique que ce nombre de vaisseaux ont été construits ici.depuis 1914.Cela représente un tonnage global de 100,000 tonnes.C’est un beau résultat, a dit l’orateur.11 reste encore 4 vapeurs à construire pour le gouvernement, pendant l’hiver et le printemps et 2 ou 3 autres, ce qui donnera du travail jusqu’à l’automne.LE GERMANICUS Le Germanicus qui s’est échoué j vendredi matin, près de la Pointe-1 au-Père, y est encore.Aux demie-; res nouvelles, hier soir, il était,i dans une position précaire.Tous j les efforts faits par l’équipage du ! Lord Strathcona pour le renflouer | ont échoué.Le Minnedosa, paquebot du Paci-fique-Canadien, mouillera proba-; blenent à Québec, cet après-midi, i S’il en est ainsi, il sera probable- ! ment à Montréal, demain matin.Les navires à passagers se font : rares dans le havre.Actuellement, il h’y a que le Sicilian et il démar-I rera pour Glasgow, mercredi.Les i seules arrivées prochaines, à part le Minnedosa, seront celle du Turnskin à la fin de la semaine, et celle du Canada, au commencement î de la semaine prochaine.FIN DE SEMAINE ACTIVE .! Le service des passagers ralentit/ mais le va-et-vient des cargos est! encore considérable.Samedi et dimanche, (i arrivées et 4 départs ont! eu lieu.Le Rcammensjford, le deuxième ! navire affecté au nouveau service; de la Norvège dont Montréal ait reçu la visite, a ancré dans le port.1 Le Pacifique-Canadien est l’agence i j chargée de ce service.! Le New Toronto, de la ligne El-; (1er Dempster, a appareillé pour i l'Afrique-Sud, samedi matin, avec ! une cargaison complète.Un autre ; cargo de la même compagnie démarrera de Montréal, cette année, | le Bessa, qui est en route.I ^ Le Cape Corso, de la “Marine ! Navigation Company of -Canada”, a cinglé vers Saint-Nazaire, France, avec une cargaison générale com-| plète.Le Haimon (agence T.R.Mc-jCarthy), l’un des navires allemands | livrés aux Alliés, est parti pour Avomnouth avec un chargement de farine et de céréales.Le Lake Gebhart, nouveau cargo i de la commission maritime des Américains, a levé l'ancre pour Terre-Neuve.Le Solingen, aussi un ancien na-; vire allemand, est arrivé.La compagnie Furness Withy va le chnr-|ger de grain pour le Royaume-Uni.Le Sardinian, du Pacifique-Canadien.d’Avoivmotith, a mouillé, samedi, dans le port, et le Canadian Signaller, de Londres, le même ; jour.Le H’or Hatton arrivé par le canal Lachine est un cargo construit à Toronto.La compagnie Robert Heford va le charger pour son premier voyage en Angleterre.Le Ilmbrook, du Pacifique Canadien, est arrive de Glasgow.Le dull eau Salins, navire du gouvernement français, a démarré pour ! Québec, samedi.Les rapports des postes de signaux annoncent une amélioration (le la lcin|MTature dans le golfe.PORT DE MONTREAL Arrivées-—(Novembre 8-9.Le Solingen.le Sardinian, le Ca-nadian Signaller^lv l)r,amnicnsfjord.le War Ilaiton, Te Holbrook.Départs.j Le Lake (h'bharl, le Cape Corso, le New Toronto, le Haimon.VAISSEAUX AU POR I Le Vaudreuil, VAlston, le Cuir-' i mono, le Lake h'Inman, le T./.; llrnmmopd, le U.a.rambn.le Hanford, V Andreas, le lia more Head, le War Her II!, le Manchester importer, le Wakatane, le Cairngowan, le Si-; elllnn, le Solinticn, le Sardinian, le Canadian Stmmller, le Drnmmcns-\ fjord, le War Holton, le Holbrook.j.-«- ARRÊTÉE À BERLIN Berlin, Pt.>— La mission militai-j re Inter-alliée qui se l'cntl dans les ! ilats «le In llnltiquc, s’est arrêtée ! dans la capitale pour conférer avec i le gouvernement allemand.La durée du séjour à Merlin n’est pas itcter-'oltlér.LES VEHICULES MEURTRIERS DEUX HOMMES SONT MORTS, S A M EDI, A L Y HOPITAUX, APRES AVOIR UT R TRAPPES PAR DES AUTOMOBILES ET USE UE MME A LTE BLESSEE GRIEVEMENT PAR UNE MOTO-CYCLETE, Un nommé Thomas Grimsley, âgé de 38 un» et domicilié aù Nd 423 de l'Avenue Wolseleÿ.est mort samedi à ï'hûpihtl Victoria, des suites d'une fracture du crâne que lui h infligé, le 28 octobre dernier, Un rumion-automübile.passant b grande vitesse, sur le chemin (te Lachine.La police n'a pü jus-(tu'lct recueillir qu'un seul témoin de l'accident i William Brown, de ville St-Piertr1, Il faudra aussi trouver le nom du chauffeur, ce qui ne sera pua facile, car le témoin n’a pu dire le numéro de licence du véhicule.Le coroner commence tout de même son enquête aujourd’hui.AUTRE ENQUETE Le coroner tiendra l'enquête aujourd'hui sur la mort de William Duffy, 72 ans, 1297, rue' des Era-hles, décédé samedi matin, à l’hôpital Général, des suites d’une fracture du crâne, causée pat* une auto qui l'a projeté sur le sol, alors qu'il traversait la rue Rachel, entre la rue des Erables et l’avenue Papineau.Le chauffeur, aussitôt après l’accident, a conduit la victime chez le Dr Lacombe du No i, rue Fabre, et a immédiatement disparu.Toutefois, la police, connaissant le numéro rie licence de la machine, a pu vite localiser le chauffeur, qui a dit se nommer Oscar Rémitlard, et habite avenue Hôtel-de-Ville.Rémillard a été conduit au poste de police, mais a été libéré sous un cautionnement de 3200.Il comparaîtra à l’enquête du coroner.BLESSUFfUS GRAVES Mine Frédéric Lafortane, âgée de 55 ans et domiciliée au No 200 de la rue Fullum, s’est fait frapper hier après-midi, par une motocy-clette, tournant à l’angle des rues Fullum et DeMontigny.La malheureuse.souffrant d’une fracture de la jambe droite et de cruelles blessures à l’oreille gauche, a dû être transportée à l’hôpital Notre-Dame.ACCIDENT DE TRAVAIL Jean Lotz, .36 ans,.656 rue Hector, s’est fait saisir une jambe, hier matin, entre la courroie et une roue en opération, à l’usine No î, de la Canada Cement Go., Ltd.Montréal Ouest, La jambe a été rompue et la victime, a dû être conduite à l’hôpital.LE FEU DEVASTATEUR Un violent incendie a éclaté, hier soir, dqns une remise du No 712b.avenue de l’Epée, Outremont.Il a duré de 8 heures et quart à 11 heures et six logis ont été presque entièrement ravagés.En conséquence, les six familles qui habitaient l’endroit ont dû chercher refuge chez des parents ou des amis.On croit qu’une fournaise trop forte, ment chauffée, a causé l’incendie.Aussitôt qu’on a apperçu les flammes, les pompiers du poste d’Outremont, ont été mandés, mais on s’est vite rendu compte qu’un appel aux pompiers de Montréal était nécessaire.L’alarme a donc été immédiatement sonnée au poste No 30.situé à l’angle du boulevard St-Laurent et de l'avenue Laurier.Ce n’est qu’au bout de trois heures que l'incendie a été maîtrisé.Un pompier du nom de Frank Nolan a failli être asphyxié au cours de la lutte contre les flammes.Les pertes se chiffrent à 83,500.DECES SOUDAIN Le fourgon de la morgue est venu recueillir, hier soir, le corps de Gédèon Benoîl.âgé de 40 ans, et subitement décédé à sa demeure, No 20.rue Champagne.On croit à une syncope de comr.VERDICT DE SUICIDE Le mystère qui entourait la mort de cette femme inconnue trouvée, mardi mutin, dans un terrain vacant de l’avenue Papineau, la gorge tranchée d’un coup de rasoir, a été éclairci samedi avant-midi lors de l'enquête tenue par le coroner Mac-Mahon.Les recherches des délec-tives ont abouti d’abord à l’identification de la victime: Mme J,-B, Guillaume, née l.iménir fremblav, âgée de 38 ans et (foiuiciliée au No 26, rue Cluunborri.Il n’y a pas de meurtre en cette affaire.' Le verdict rendu par le coroner a été celui de suicide.Les témoignages apportés ont permis d arriver a cette conclusion.Mme Guillaume demeurait chez M.J.-A.Chalifoux, 20, rue Chambord.Son mari, un Français, est aetiiellcuie.nl à Joinville, département (te ht Seine, France.Lundi soir, vers six heures, la femme Guillaume a quitté la maison disant a sa fille et a M.Chalifoux qu'elle allait commander une robe chez le tailleur.On ne l’a t>as revue depuis Mercredi matin.M.Chalifoux a lu dans les journaux qu'une femme avait été trouvée la gorge tranchée, à l'angle de l'avenue Papineau et du boulevard St-Joscph.La pensée lui esl venue que Mme Guillaume pût bien être la victime.Le fait qu'un vieux rasoir avait disparu de sa chambre renforçait ce soupçon, M Chalifoux s'est alors rendu à I, IL SAUVE LA VIE DU’N CONTREMAÎTRE BIEN QUE M.M AMUSE Y FUT CONVAINCU QU’IL SE QUITTERAIT JAMAIS PLUS SOS LIT, AUJOURD’HUI, IL S’ES EST PAS MOINS A L’OUVRAGE.Henri Gagné.De plus i) a chargé le lielitenant-.colonel !.Leduc d’exprimer d’une ! façon officielle au directeur et aux cadets du Mont Saint-Louis, ses remerciements.4 novembre 1919.Au directeur.Aux Cadets du Mont Saint-Louis, Montréal.Garde d’honneur de Son Altesse Royale le prince de Galles.Son Altesse Royale le prince de /¦;rj.que le commandant du district No 4 vous exprime ses re-.,ii lids pour la magnifique garde d’honneur fournie par les Cadets du Mont Saint-Louis, à Villa-Maria, le jeudi, 30 octobre 1919.Son Altesse Royale a été frappée de l’habileté et de la belle tenue des Cadets, et tient à ce que ses remerciements soient communiqués à tous les Cadets.L’officier commandant général du disiricl désire aussi exprimer ses propres remerciements et sa satisfaction à tous ceux qui ont pris part à la parade en cette occasion, contribuant par là si grandement au succès de la visite de Son Altesse Rovale.L.LEDUC, Lieutenant-colonel , A.A.U.M.D.l.On a donné au Tanlac de merveilleuses recommandations, mais celle de M.James Mahoney, 22 East 15th Street, Los Angeles, Cal., en date du 9 octobre, est si extraordinaire qu’elle en est presque incroyable.M.Mahoney est un homme tout à fait intègre et digne de confiance et a été contremaître à l’emploi de Messieurs Richard%Noustadt Construction Co.pendant une dizaine d’années.De plus ses voisins ont corroboré son témoignage dans ses moindres détails, et sont prêts à le faire de nouveau si nécessaire."Mes amis ne parlaient que de ma mort prochaine”, dit M.Mahoney, “et en effet que je ne crois pas que personne y ait touché d’aussi près.En levant d’assez lourdes pièces d'acier, il y a de celui plus d’un an, je m’étais fait une blessure dans le dos, et comme conséquence, tout mon système sembla se délabrer.Mon estomac commença à m'incommoder et je souffrais beaucoup des gaz et de ma mauvaise digestion.H me semblait que j’avais comme une boule dans l’estomac, et bientôt il me fût impossible de rien manger sans endurer d’atroces douleurs.Mon appétit était disparu, et je devins si faible que je n’aurais pu lever un poids de dix livres.Je souffris alors de constipation et mes reins se mirent à mal aller et m’ennuyaient tellement, surtout le soir, que je ne pouvais presque pas dormir.J’étais continuellement mal à l’aise et j’avais la plus grande misère à monter mon escalier.Cette douleur dans l’estomac me forçait à demeurer constamment courbé, et il m’était impossible de marcher droit.Avant cette période tk‘ mauvaise santé, je pesais 145 livi^s, mais je maigris alors à 65 livres et n’étais plus qu’un squelette vivant.T’entendais mes amis se dire entre eux, lorsqu’ils venaient me voir : — “Ce pauvre Jim, il ne durera pas longtemps”, et je n’avais moi-même aucun espoir d’en revenir.Malgré tout ce que l'on pouvait faire pour moi, j’empirais toujours.Il me semblait que cette boule dans l’estomac, grossissait constamment, et la douleur augmentait d’intensité.Finalement on me dit qu’il me faudrait subir une opération, mais malheureusement, je me sentais beaucoup trop faible pour pouvoir la supporter.Un jour ,au cours d’une visite, un nmi me raconta tout le bien que le Tanlac avait fait à sa jeune fille et me conseilla de l’essayer.Je refusai d’abord, car ma,femme était complètement opposée à ee que je me serve d’aucune autre préparation, sauf celles ordonnées par le médecin.Mais comme mon ami s’offrait de m’en apporter en secret, j’acceptai et commençai immédiatement le traitement.Lorsqu'il m’apporta la troisième bouteille je me sentais déjà sensiblement mieux.J’abandonnai alors tous les autres traitements et continuai à prendre le Tanlac et à revenir à la santé.Bientôt je m’a perçus que la douleur dans l’estomac diminuait tous les jours, et il me semblait que cette fameuse boule disparaissait.Peu à peu je recommençai à manger, et en peu de temps je reprenais dès forces et du poids.J’en ai pris vingt bbuteilles, et le résultat en est que je suis actuellement en meilleur état que je ne l’ai jamais été, même avant d’être malade.Je travaille tous les jours, et puis lever de lourds poids, tout comme je faisais auparavant.Mes reins et intestins ne m’ennuient plus du tout et je dors comme une taupe' toutes les nuits.Ma nourriture a toujours bon goût et mon appétit est merveilleux.Inutile de vous dire que ma femme est maintenant cor.mené, tout connue moi, que le Tanlac est la meilleure préparation au inonde.Je ne cesserai de le recommander et je vais en garder constamment dans la maison.Le Tanlac est maintenant en vente à Montréal dans les pharmacies Jasshy; dans les pharmacies du Dr Leduc el dans les pharmacies de MM.Quenneville, Guérin et Bélanger, sous la direction personnelle du représentant du Tanlac.(Annonce) ANTIKOR-LtURCNCE 1 Clwz Radicale des Cors 1 ISÛRE.Efncftct.SANS DOULEURS I IN vturrt partout .2S4 AvJAAUBCHCt.449NTRMI H.E.BOURASSA INGENIEUR MECANICIEN Reparations générales d'automobiles.SPECIALITE : Pièrea do rechange, roues d*engrrî*n«ge et rectification des cylindres.(Expérience de 20 ans.) 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B.C.L., J.P.Charbonneau.i flNTÔI HF LAMOTHE avocat, bureaux : chambre 401, 93 St-Jacques.Tél.Main 18S1.Résidence, 10 Place St-Louis.Tél.Est 1574.laverV&Yïëmfrs- AVOCATS ET PROCITKEUR3 i 17, rue St-JncQue,.Tél.Main Résidences : Salîuftte T.svcry, H.C.I.204! rue Hutchison.Tél.Ruck.'1178.Maurice Demers.1150 St-Huberl.St-!.s 679.Jean C.Martineau LL.L.AVOCAT 60 -est.rue Notre-Dame.Main 7620.474 rue St-Dènis.Est 2275.Secrétariat des “Amis du Devoir”.x fr- T»nivç»’ A-xv) Jos-C.0*F'ri!v, PAGER, CLOUTIER & OSÏIGUY, AVOCATS ; immeuble Power, 83 ouest rue Craig.Tél.Main 5598.St-Germain, Guérin & Raymond AVOCATS Tél.Main 5154.30 RUE ST-JACQUE?>.I' St-Germain.LL.L., C.R.L.Guérin.LL.L., ft.Punct-Raymond, LL.L.L’AGENCE PROVINCIALE M.7223.97 St Jacques.DOCTEURS Or J.AIf.DESROSIERS MEDECIN 397 RUE DROLET, coin Rachel.Tél.St-Louis 3037 lAnatol" Gu'’ Vanler.V/ NIER & VA NIER AVOCATS Tél.Main 2632.97, rue Saint-Jacques.BANQUE D’EPARGNE tA BANQUE U’EUAUONE UE EA CITE Et OU msTUH.T UE MONTKEaL.Bureau principal.170 rue St-.l;,cque».et quatorze succursales à Mautréal, BUANDERIE MONT-SAINT-LOU S LF PHINCF DK GALLES FELICITE LES CADETS LAVAGES (le famille demandés.Humides, 81.00 ; séché», *1.25 : linge uni repassé.91.75 la boîte.DOMINION LAUNDUY, 288 f’nrrlèrps.St-Louis 6302.Le compte rendu des visites du prince de Galles à Villo-Maria el nu National a signalé la présence des cadets du Mont Saint-Louis, comme garde d’honneur.Le prince a témoigné hautement sa salisfaelion aux commandants des premier et deuxième bataillons.Il n même poussé lu gentillesse jusqu'à poser devant l'appareil photographique en compagnie du jeune commandant du deuxième bataillon, COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE A CIE, courtiers en immruhlçj, têtu hi I 1X85), experts m propriété», édifie» Crédit P, qtnVr.35 Salnl-Licquns Prêt» 1ère IM îèinc hypothèques.Collection, achats dos «Tèanrr».OGRURE, ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie KOYAE Sil.VEU PLATE Képarntinn».placag» rf'orn.ment» d'églifteo, nrg.ntrrle, .autéllérlé.-ernl»,»p» é l’or.A.CIROÙX fféiimt, 2*7 S»lnl-.l»rqiu».Main r»?; morgue et a identifié la victime.) Le même témoin, corroboré du | reste par lu fille de lu suicidée, i déclaré que Mme Guillaume était mélancolique depuis plusieurs Jours et qu'elle ne mangeait presque pas.On croit donc que cette femme s'est suicidée dans un accès le décott-lagcmeut.Il se peul ai.ci qu'cile se soit enlevé la vie duii> un moment d’aliénation mentale, car elle i déjà séjourné à l'asile plusirur mois.COMPTABLES _ Auditeur - Comptable J.- N.- E.GEUNAS, comptabilité générale, audition, réglement de livres, perceptions de eomptes, billets, etc.Un r eau : 92 Notre-Dame Est, chambre 94.Tél.Main 7362.Résidence : 779 ave.Korklnnd.Tél.Rockland 2638.P.A.GAGNON AUX PROPRIETAIRES D’AUTOMOBILES lit: Meiitnnii Garnie^.HWl i tue» phicc» jxitir pmirirr *.! h IVpmivr du fou rt < tfrr nrrvlco dr Taxi» K.Du» prix, lion survie) ur Milita tut.ni gnnigr Votre ouvre 18,000 pird' Llmmiftiiirs (N 705.Il m»ux reste etteore tpirb «chine pour riilver.Notre RaniKc .ur un seul plancher.Demniiden urs*.F» art y r* uns experts fran- CbM PTAIILR LlfENCtK < CH A RT RK Kl) AC COUNTANT), chnmbre* 315-316-317, Edifier Montr ai Trust.Il f*I«re d'Arrnt*, Montreal.Tél.M.4912.A VENDRE LA COLLECTION complètt* du “Devoir" à vendre très bon marché pour prompt acheteur.Ecrire h casier P.“Le Devoir".BsiA UDQlN UMi £ r, t Comptable fin B8T.KUK NOTKK DAMlii.Ilurrau de 20 nuitées d Va périmée.Tel.M'dii 7151.Soir, Sf-léOtilx 618/.—- Aehat de rérnees et rerouvrenttut» #éuérnti*.C.A.LEFEBVRE COMPTABLES Unntnbre g2.édifice La SntlVeardc.Tél.M H aiaiomx «I .ssoitx, «Oniiioplionciiv Trimipl •i M-lliin Riit 'MiUe, VOL.X.— No 26.1 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 10 NOVEMBRE 1919 5 AU PALAIS AU CLUB DE REFORME THEMIS EST UNE QUESTION ! .A L’ETROIT DE JUSTICE LES MEMBRES ÜU JEUSE BARREAU TROUVENT QUE LES AGRANDISSEMENTS QU'IL S ONT DEMANDES .1 V.OOUIN DE FAIRE FAIRE 'AU.RALAIS DE JUSTICE NE S'EFFECTUENT PAS VITE.d’ES'l CE QUI .1 FAIT S'ORGANE | SE R LES FERMIERS ONTARIENS ET LEUR A ASSURE LA VICTOIRE.DIT M.McARTHUIl\ DANS UNE CAUSERIE SAMEDI MIDI.H y a ., médecin et auteur médical bien eon-hii de Nevv-\ork.Sal’sfaction garantie ou argent remboursé.Kn vente chez tous les bons droguistes.FER NUXATÉ i on Ce manteau de fan dernier Faitcs-le nettoyer oit teindre de manière à ce 2-1 ‘‘j 182 1-1.50 à 182.’ 3 Quebec.85 à 21.St.I,.Flour.50 il 120, 25 à 120 1-2 Shawinigan.85 à 120.Spanish.50 à 71, 25 à 71 1-1, 80 à 71 !-•> 2.i a 71 3-8.’ , Wayisga.280 à 87, 145 à 87 1-2, 200 à 88, 35 a 87 1-1, 100 à 87 3-8.Ames.25 à 113 1-2.l.yall.70 à 151.Abitibi.50 à 180.185 à 187.110 à 188 100 a 18, 1-2, 100 a 187 1-4, 25 à 180 3-1 Abitibi priv.200 à 94 1-2.H.Smith.100 à 145.1).Bridge.110 à 110.Detroit.25 à 111.15 à 110 7-8.Class priv.50 à 02 1-2.Ont.Steel.50 à 47 1-2.Carriage.50 à 26.{ Adanac.1 ! Atias.1 Bailey.Beaver., ,, ., i„,st«m Creek.j Chamb.Fer.i Coniagas.Crown Iles.Davidson.; Dome Ext.Dome I.nke.i* -hl l(|iir M- Ai m ih tir Mtili'lrVnL ! MMpItiil Xplr- Dnmr.Mnisoimcuvc (UIIA dr Mmiirt'!)-!) !’ rappor.TANT : Nov.1923 d 1933 Mai 1936 .lUil.1921 .Innv.1919 Mnl 1936-1939 ¦lull! 1912 •lull.1921 Nov, 1929 Vpl.1932 Murs 1931 Nov, 1911 Mill 19)9 Nov.191!) Nov.1918 1941 Mal 1935 OH.1931 Jlllf.1927 .lull.1926 It 1949 Mnl 1912 Nov.1922 Man IMS Mnl 1913 Avril 1911 prix inn.97.38 81.35 100.93.52 97.20 inn.99.8(1 N5.75 93.35 85.19 85.39 84,81 193.20 100.100.1(11.3* too.10(1.88.50 me- .Si le dernier versement est effectué le 9 mars 1920, la balance 30«% et l'ïnïérêt (^l.^i^SlTO)1'08 par #100)’ U pai‘,mcn, ne pput Ê rc effectuè qu’aux dates fixées pour les versement 1 Le paiement des x ersements ou dc la balance duc ne peut fine effectué nnré* i *: k Iixecs pour les versements.’ liprc Ie 15 no\embrc 1919, qu à 1 une ou l’autre des dates Coupures et enrégistrement , Des obligations au porteur munies de coupons, seront émises en coupures dc liO *100 «ton quant au capital, Le premier coupon à détacher de ces obligations deviendra dû le 1er mai 1920 °’ ,,’000, et Pou,Tont ê‘re enregistrées Des obligations entièrement nominatives, dont l’intérêt sera navable a» , coupures de 1500, $1,000, *5,000, *10,000, *50,000, $100,000, ou tmu mZipledëCoOO,,ar Ch^UC dU S^'crncment, seront émises en Psiement de l’inièrêt U" seme*trc complet d’intérêt, au taux dc 5> j% par année, sera payé le 1er mai 1920.Nature des obi gâtions Ln souscrivant, les souscripteurs doivent indiquer la nature des obligations et le ,1 leur seront remis par la banque quand ils en auront complété le paiement.K Pnre e couPures Qu >ls désirent, et res fibres Rend e des bligations éilix 50U«C nominativ Les obligations au porteur de la présente émission seront prêtes au moment où «'ouvrira t, .• cripteurs désireux de payer leurs obligations comptant.Les obligations nom!narive! A.pt'0'! e‘ Pourront ft,T remises vos seront remises aux souscripteurs se libérant par anticipation, d que la forîruîité X Cap,Ul 8CU,c1Tnt 011 **"t«reme , uvo que ia iomialité dc I enregistrement aura été ecaomplie.Lieu de paiement Tous les paiements devront être effectués à la banque désignée par le souscripteur.Lertifi-ats provisoires Des teçus non-négociable?seront délivrés à tout souscripteur désirant naver les obligations elles-mêmes, à la banque du souscripteur, lorsqu'il y fera son vemement final!**"1*”**- - Cs reç0* *eront échangeables contre Echange d'obligation .Sur demande adressée au Ministre des Finances ou k l’un des .assistants .tiour Chaque nouvelle obligation émise, les détenteurs d’obligations entièrement nnn.;!L.?.S
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