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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 29 octobre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-10-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 254 MONTREAL, MERCREDI 29 OCTOBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S3 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 30 'MON POSTALE.2 OO LE DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Le discours du Prince Une forte îeçon — Les commentaires de la “Gazette” — A propos de chloroforme — Dans Québec ?Le prince de (Lilies a prononcé hier, au banquet du Viger, des paro-,0 qu'il convient de retenir et Je souligner.Relatant les succès de la politique biitannique et parlant de relations entres les races au Canada, il s’est écrié (nous citons le texte anglais, évidemment écrit) : “But ivhat is the secret of British policy in this respect?I cun see that the secret in Canada is just the same us in Great Britain.IT LIES IN FREEDOM OF SPEECH, FREEDOM OF LANGUAGE, AND MUTUAL RESPECT.” Le Prince vient de faire le tour du Canada, il a visité l’Ontario et les province; de l’Ouest, il sait, il rappelait hier même que lout ce pays porte les plu; vieux souvenirs français, il a pu constater que la liberté de langue, cette freedom of language qu'il invoquait dans son discot rs, y est singulièrement entendue.Il a pu lire dans un discours d un sénateur du Canada que deux commissaires d’écoles de Green Valley, (à une heur ; de Montréal), ont élé condamnés à l’amende, avec menace d’emprisonnement, pour avoir permis l’enseignement du catéchisme en français à des petits enfants canadiens-français, dans une école fréquentée par une majorité d’enfants français.Il a pu constater qu'au Manitoba, .selon l’énergique expression de Mgr Béliveau, les lambeaux d’un statut impérial qui garantissait explicitement les droits du français pendant aux murs de la législature et qu’on y interdit l’enseignement du français dans les écoles publiques.11 a pu entendre partout h clameurs de ceux qui, faisant profession de pur loyalisme et de biitishisme sans mélange, réclament la proscription de toute langue autre que l’anglais.J-.cela donne à son discours d’hier sa véritable portée.Les paroles du Prince, prononcées à la fin de son voyage, après les consta-tatio) s qu’il a dû faire, perdent le caractère de généralité qu’elles auraient pu avoir auparavant; elles s’appliquent à une situation concrète.Du reste, l’orateur l’a clairement voulu ; il a spécifiquement parle de l’union des races au Canada et des conditions de son succès: liberté de parole, liberté de langage, respect mutuel.la Gazelle ne s’est point méprise sur l’importance de ce discours.En premier-Montréal, ce matin, sous le titre Some Wise Words, elle disait; “La simplicité, le caractère direct des paroles du Prince en .soulignent d'autant la claire signification et rendent inutile tout commentaire.De tout le bien que sa présente visile au Canada aura aidé à accomplir, rien ne dépassera ce que rendront possible là où elles seront comprises et appliquées, tes quelques paroles qu’il a prononcées en cette occasion”.Port bien, et ml mieux que les Canadiens français ne sait quel bien ferait au Canada la reconnaissance effective de la liberté des lang'ies, Nul n’accueillerait avec une plus grande joie la fin de cette Julie nui leur est imposée et où ils sont constamment obligés de se battre pour obtenir, — sans y réussir, hélas! souvent — la somme de liberté qu’on vient tie garantir aux Juifs et aux Allemands de Pologne.* * -x- Mnis il faudra pour cela vaincre plus d’une catégorie d’ennemis de la paix nationale: les tapageurs, les violents, ceux qui réclament, fon' eu appliquent les lois persécutrices, les apathiques qui laissent faire parce que cela ne les louche point et les faux modérés qui, avec des tirs de sereine ou dédaigneuse impartialité, chloroforment l’opinion publique, l’empêchen: de réagir contre l’injustice.Ceux-là ne sont poirf les moins dangereux ni les moins néfastes de la bande.De ce procédé, nous trouvons un bon exemple dans la Gazelle même, numéro de mardi, page de rédaction.Il s’agit du dernier jugement du conseil privé dans l’affaire des écoles d’Ottawa.Le conflit se rat-laeb» essentiellement r la question du règlement XVII ; l’ordonnance persécutrice — celte ordonnance qui, au témoignage d’écrivains anglo-canadiens, vise à la destruction riu français — est à la racine de ee procès comme de to des les difficultés, de toutes les luttes qui se déroulent à Ottawa depuis des années.C’est parce qu’ils résistent à la dénationalisation systématique que 'es commissaires d’écoles d’Ottawa ont eu tard d’embarras.Cette balai le a soulevé l'opinion publique dans vous 'es groupes français du pays.La Gazette écrit dédaigneusement : * l'C disputes of the hoard, in which supporters were concerned, have figured largely and unpleasantly, and not to the advantage of the pupils, in public debate as well as in the courts.If the attention of all con-sei.ied is now given in the work for which the schools were established, people will have a chance to forget an expensive and unsatisfactory interlude".Pour ses lecteurs toute la question se ramènera ainsi à une difficulté entre commissaires et contribuables catholiques, à une querelle de famille dont les enfants furent les malheureuses victimes.On ne se doutera point qu’il s’agit essentiellement d’une lutte pour cette liberté de langage que le Prince déclarait hier l’une des conditions de l’unif n nationale.Le chloroforme est administré d’une main experte.Voyez-vous cependant le ton et d’allure que prendraient la Gazette et JL le sénateur White si de pareils incidents se produisaient dans la province de Québec, si l’on tentait d’y imposer à la minorité anglo-pro-Us'.snte un règlement XVII?Orner HEROüX.¦ n,.-l- .- LE CONGRÈS DE WASHINGTON LE CHOMAGE INVOLONTAIRE.— LE TRAVAIL DES FEMMES.— ORIGINE CATHOLIQUE DES PROJETS DE REFORME SOCIALE.Le comité qui, ainsi que nous l'écrivions hier, u mâché le travail de la conférence internationale du travail qualifie le chômage 'Tune des maladies les plus subtiles et les plus agissantes du système industriel actuel.” C’est dire qu’on y attachera, connue nous le notions encore hier, une grande attention au cours des délibérations.Sur ce point particulier, les délégués de Grande-Bretagne pourront fournir des données intéressantes, sinon encourageantes.M.John R.Andrews, qui est un spécialiste en matière de législation industrielle, note que, dans le Royaume-Uni, on n poussé très loin les mesures préventives contre ce fléau.Il ne va pas jusqu’à dire cependant qu'elles aient donne toujours le maximum de reinédiement qu’on en attendait.Les dispositions prises.dan> tons les pays m’t l'on a tenté la solution de ce problème, se rattachent à deux grandes fiasses: mesures de préventions et mesures de secours.Le moyen de prévention cl le plus universellement employé, ee sonl les bureaux de pincement.Ceux-ci ont été organisés sur une vaste échelle asses récemment, dans la province de Québec.Par tout l'unlvpes, pas moins de 21 pays y recourent actuellement.Celte agence l’officielle a pour effet de fournir des renseignements exacts sur l’état de la bourse du travail et de raccourcir le plus possible la période de chômage (joblessness).En Grande-Bretagne, on a joint à ces bureaux une assurance obligatoire contre le chômage involontaire, payée en partie par l’Etat, en partie par l’ouvrier, quand il travaille, et partie par le patron.Cette assurance se rattache plutôt aux moyens de soulagement que de prevention, il va sans dire.Elle s’étend à plus de trois millions et demi de travailleurs cl on a vu récemment quelles sommes considérables pouvaient représenter les indemnités de chômage quand a éclaté la grève des mineurs.* * * Vingt et une nationss’occupentéga-lemcnt, d'une façon quelconque, de la mère expectante dans l’industrie.Tous les pays de l’Europe occidentale possèdent une législation plus eu moins avancée; on trouve aussi des dispositions analogues inscrites dans les lois de l'Argentine, du Brésil, du Japon, de deux Etals de l’Australie et de quatre de l'Amérique du Nord Massachusetts, Connecticut, New-York et Ver mont.Notons en passant que l’on prend quelquefois, quand il s'agit des Etats-Unis, la partie pour le tout et une demi-douzaine d’Etats pour toute la confédération ; que souvent dans cette république qu'on est convenu d’appeler un pays extrêmement avancé, se rencontrent des régions fort arriérées, pour les choses ressortissant non pas au congrès, qui légifère pour la république toute entière, mais aux législatures qui ne légifèrent que pour un Etal.C’est même cette lenteur de progrès que mettent constamment d'avant ceux (|tii poussent à la centralisation de législation, entre .¦litres d ins les malières d'instruction I.'étendue même du pays et la diversité des populations qui le rnmm'scul et (les besoins de res populations est pourtant le meilleur argument que l’on puisse invoquer contre l’union législative._ Mais revenons à notre sujet.11 s’agit d’étendre cette législation protectrice de la femme à tous les pays 11, Chez ceux qui l’ont adoptée, de l’améliorer.Comme le fait observer M.Andrews, on manifeste là.tendance à accroître les jours de repos accordés aux mères.Mais il n’y a, cependant que dans certains pays d’Europe que l’on protège réellement et efficacement l’accouchée en la garantissant contre la perte de son emploi, quelle que soit la longueur de son absence.Douze pays ont pourvu à un mode •d’assurance ou de subvention quelconques pour le temps où la mère sera privée du fruit de son travail.Ce n’est qu’au moyen de cette protection qu’on a pu empêcher les malades de retourner à l’atelier plus tôt que leur état ne le permettait.Mais il ne faut pas s’arrêter à l’assurance.On procure encore, en plus, des versements en argent, une aide en nature sous la forme de la visite du médecin.L’Etat paraît se substituer ici aux sociétés de bienfaisance telles, par exemple, que l’assistance maternelle.Mais qu’on se détrompe: il reste encore un champ très vaste pour que ces sociétés particulières y exercent leur zèle envers les affligés.La législation ne se substituera jamais complètement à la charité chrétienne et elle n’obtiendra pas les magnifiques résultats que celle-ci peut atteindre: le coeur sera toujours plus puissant auprès des faibles et des déshérités que Tor et l’argent.Citons sur la faillite de l’assurance du bénéfice de maternité, pourtant savamment organisée, en Angleterre, l’opinion d’un médecin qui est aussi, si nous ne nous trompons, fonctionnaire du gouvernement impérial, le docteur Newsho-lame : "Le Maternity Benefit, régi par la loi nationale des assurances, bien qu’il soit une preuve de l’intérêt qm-l’Etat manifeste envers la maternih n’a pas procuré un remède suffisant.C’est un bénéfice non-conditionnel (c’est-à-dire que sont emploi n’est ni prescrit ni surveillé) limité aux femmes assurées ou aux femmes dont les maris sont assurés, et rien ne garantit que l’argent versé à ces assurées sera employé à procurer Taide du médecin ou de la sage-femme et de l'infirmière dont la patiente a besoin, on pour la débarrasser des soins domestiques auxquels elle ne peut pas se livrer.De pips, elle est insuffisante pour pourvoir à tous ces frais.” Plus loin le médecin rappelle que seules les infirmières de la croix rouge ou les autres qui se dévouent à un travail analogue pourront assurer que la mère ne manquera de rien, que le mari la traitera avec le respect et la considération voulus.En effet, le fonctionnaire, même quand il est revêtu de l’autorité de la loi, n’inspire pas le respect, ne commande pas l’obéissance, mais le dévouement volontaire est tout-puissant.On peut exiger beaucoup des autres quand nn donne soi-même l’exemple du sacrifice.A supposer, — ce qui est très improbable — que Ton acceptât les résolutions dp comité chargé de les préparer et que ces résolutions fussent plus tard incorporées dans la législation de tous les pays invités à la conférence, les dames de charité ne manqueront donc pas de besogne.* * * * Un autre aspect intéressant de la législation du congrès sera le travail des femmes dans certaines industries.Il est reconnu que, en dépit de la guerre et des prodiges que la mobilisation d'une grande partie de la main-d’oeuvre masculine a entraînés par le remplacement de celle-ci par la main-d’oeuvre féminine, le fait physiologique demeure.La femme est incapable de se substituer à Thomme dans le travail, du moins sans préjudice sérieux dans sa propre santé et, quand elle ne déserte pas ses fonctions normales, sa fin naturelle, dans la vie qui doit naître d’elle.Ainsi on a reconnu que le travail clans toutes tes industries où Ton doit faire la manipulation du plomb, dangereuse pour la santé de Thomme Test doublement, ainsi que nous l’expliquions plus haut, pour la femme.Le congrès sera donc saisi d’un projet élaboré par le comité interdisant formellement le travail des femmes dans telles industries.•* w * Cela ramènera sans doute sur le tapis la question dès maladies professionnelles.La loi des accidents du travail ne couvre pas ce cas.11 y a quelques années,—deux au plus-dans la province de Québec on avait parlé d’un amendement dans ce sens qui était aussi celui de l’équité.Sans doute devant les représentations qu’il reçut des industriels, le ministre retira ce projet de loi pourtant si opportun, Depuis lors, nombre de poursuites ont été prises contre les patrons par des ouvriers prétendant avoir contracté des maladies, résultant du mode de leur travail.Les tribunaux ont décrété toujours que de telles poursuites ne pouvaient être fondées sur la loi des acci-dii travail.Quelles que soient les décisions du congrès, nous espérons que notre legislature, conformément avec cette curiosité et cette Sympathie toute nouvelle qu’elle manifeste pour les (juestions sociales, s’occupera enfin de cette catégorie de malheureux ouvriers qui sont tout autant des victimes de leur travail que ceux qui reçoivent sur la tète un palan de fer ou qui se prennent se font happer le bras ou la main par un engrenage.* * * Le monde entier surveillera de près les deliberations du congrès.Rappelons, encore une fois, qu'un nombre assez important de projets de lois qu’on y discutera ont reçu la sanction des sociologues catholiques et qu’un pourrait, en passant pas l'histoire de leur développement, leur retrouver à beaucoup une ori- gine nettement catholique."Tl est peu d’aspects de la question sociale touchant au bien-être moral ou matériel de l’ouvrier que le comte de Mun et son groupe, pour ne parler que de ceux-là, n’aient pas abordés et abor-dés^souvent en précurseurs.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR TOUT CE QUI RELUIT.Une invitation à jouer aux cartes dans “le salon rose", où l’on prendra une tasse de thé, à l’heure du crépuscule, cela ne ressemble en rien au geste du pauvre qui demande une obole, à la supplique du malheureux qui mendie une aumône pour réchauffer ses membres tremblants.Mais il faut un peu de miel pour attirer certaines générosités ; elles sont rares les âmes vraiment charitables qui donnent pour l’unique joie de faire des heureux, et qui, dans l’abandon total de leur offrande, sans aucune espèce de retour, ne ressentent pas un coup de griffe au coeur, un petit arrachement douloureux.Il y aura longtemps encore des gens heureux de soulager a misère en dégustant une tasse de thé, sons l’éblouissante splendeur des lustres, en écoutant les accords langoureux d’une valse qui promène su rêverie entre les murs d’un salon rose.Et quand cette invitation sort de l’enveloppe, une tranche dorée autour du carton, cela est si loin de la misère que l’an oublie presque la nécessité, le dénuement.Pourtant tout ce qui reluit n’est pas or, et l’hôpital qui tend la main avec ce geste de luxe et d’élégance est pauvre.Par une erreur de l’imprimeur, les cartes sont venues avec celte allure de nouveaux riches et, lancées aux quatre coins de la ville, demandent fièrement l’aumône.I! parait qu’il faut avoir l’air wre pour implorer la pitié des .ehes.Puisse celte erreur dorée trouver grâce devant la critique et l’opinion publique, puisse l’hôpital recevoir largement imur ses chers petits ! MONIQUE.BLOC-NOTES Un drapeau neuf 4 * On a dépensé ces semaines et ces jours-ci, à Thôtel de ville, des sommes considérables pour orner le bureau de M.le maire, multiplier les décorations, et le reste, en Thonueur de la visite du prince de Galles.Pourtant, on ne paraît pas avoir songé à renouveler le drapeau tricolore, troué et rapiécé vingt fois, qui claque au vent lamentablement, tandis que tous les autres drapeaux hissés sur l’hôtel de ville sont neufs ou le paraissent.Il semblerait qu’en pareille circonstance le tricolore devrait être à l’honneur et que si on a tant d’argent à dépenser pour des tapis et des décorations, il doit y en avoir quelque peu pour rafraîchir les drapeaux.La convenance la plus élémentaire exige que le tricolore ne soit pas une loque à côté des pavillons des autres alliés.Le “Home Rule” Il est derechef question, dans les cercles politiques anglais, d’une solution nouvelle au problème irlandais.Il y a bien le Home Rule adopté avant la guerre, et suspendu pendant celle-ci, avec l’entente que,, le conflit fini, il devrait s’appliquer à l’Irlande au bout de quelques mois.Mais, ainsi que le dit le Manchester Guardian, “tous les éléments du problème sont changés ; et la mesure qui, il y a cinq ans, aurait pu donner la paix à l’Irlande est aujourd'hui répudiée comme insuffisante par ceux au bénéfice desquels on Tavait imaginée et à Taide desquels.pendant une génération, on a réussi à la faire adopter.Même si on se proposait de l'améliorer, cette mesure ne suffira plus ; il faut la remplacer par quelque législation nouvelle plus au point, et qui tienne compte de la situation telle qu’elle est présentement, non pas telle qu’elle était il y a cinq ans.Il y a aussi d’autres raisons.Depuis que la loi du Home Rule a été adoptée, la question irlandaise est sortie du ca dre des problèmes domestiques ; elle esl devenue au sens tout à fait reel du mot question internationale.Cela ne signifie pas (pie d’autres nations nient le droit de forcer un règlement, mais qu’elles ont à coup sûr intérêt à ce qu’elle se règle, et que, devant Tes tribunaux de l'opinion et de la conscience notre pays est forcé, comme il ne Ta jamais clé jusqu’ici, de défendre sa politique et de sauver sa réputation à la face du monde.Il ne pnus est pas possible, si nous tenons a notre propre estime et si nous voulons être d'accord avec les principes que nous professons, de maintenir chez nous un régime que nous travaillons à détruire partout ailleurs, et dont la destruction complète a été un de nos principaux buts de guerre, pendant le conflit mondial où nous avons pris part, Même si nous n’avions pas ces motifs d’agir, il y en a d’autres, et de puissants, (pii nous incitent à travailler à lu guérison de celte plaie ouverte de notre organisme politique.Pour l’amour de notre réputation et pour l'accomplissement de nos devoirs les plus élémentaires de gouvernants, nous devons nous Intéresser a la condition de l'Irlande et nous devons enfin y porter remède.” Loyalisme étouffant l Ceux qui .seraient prêts a étouffer le prince de Galles de leurs manifestations turbulentes de loyalisme pur Irop curieux se foui une singulière tjoneeption de leur fidélité à la cou- ronne et de la sollicitude qu’ils doivent porter à son héritier.Qu’ils l'étouffent de leur empressement où ht curiosité tient une grande place ou qu'ils Tétouffcnt autrement, le résul-sera le même.Ce n'est pas de la meilleure hospitalité que de mettre tau! d’effusion brutale dans un accueil à un hôte que celui-ci en .sorte haletant, rompu, les membres presque disloqués.Les gens incapables d'être réellement polis quand ils ont de la visite sont aussi bien ou de n’inviter personne ou de se tenir à l'écart, lorsque leur hôte arrive, et de le laisser accueillir par quelqu’un chez qui la curiosité jointe à un faux loyalisme cède le pas à l’attention et à la courtoisie dont on ne doit jamais se départir, serait-ce pour essayer de faire aussi bien, — aussi mal, plutôt, — que Toronto, Winnipeg et les autres villes où la politesse française est inconnue.Ce ne sera pas manquer de cordialité que ne pas meurtrir le prince.Il n’est pas venu ici pour se faire rudoyer, nuand ce serait par des ultra-loyalistes.Mieux vaudrait moins de cette sorte de brutalité et plus de délicatesse.Nos sites historiques Une commission fédérale consultative, récemment nommée, s’intéressera désormais à la protection, contre les gens sans souci du passé, de nos monuments et de nos sites historiques.On se rappelle comment, il y a quelques années, par suite de l’incurie des autorités, de l’inertie du public et des intrigues d’un groupe de tireurs de ficelles, nous vîmes s’ériger sur les plaines d'Abraham, à Québec, les hideuses usines de la Ross Rifle Company, qui salirent pendant assez longtemps ce merveilleux paysage historique.Il y a quelques semaines, on nous a dit que ces constructions enfin désaffectées vont être rasées.Ce ne sera pas trop tôt ! Si la commission fédérale consultative empêche dorénavant qu’on renouvelle pareilles sottises, ce sera tant mieux et elle n’existera pas pour rien.On a signalé, à Montréal même, il y a peu de jours, le sans-gêne avec lequel des boutiquiers et des marchands suppriment ou cachent des inscriptions apposées dans les murs d’édifices historiques ou qui datent des premiers temps de la Nouvelle-France.Cela aussi devrait être du ressort de la nouvelle commission.Nous avons trop peu de vestiges d'un passé glorieux et magnifique pour que nous les lais-I sions souiller ou masquer par des ! entrepreneurs pressés d’ériger dos ! gratte-ciel, ou détruire par des imbéciles.Aux Indes Sir Sankaran Nair, qui s’occupe pour le compte du gouvernement anglais dec l’instruction aux Indes, —ce doit être une sinécure, puisque Je régime britannique ne se soucie guère de faire instruire les Indous, de Taveu même dee sir Sankaran Hair — vient de donner une déposition intéressante devant la commission anglaise chargée de surveiller un projet de loi sur le gouvernement des Indes.L’ami-nistration britannique a détruit l’organisation et le développement particulier des villages indous, déclare cet ancien juge de la haute cour de Madras; la pauvreté s’accroît aux Indes, la population y dégénère, à cause des famines effroyables et chroniques, 1 î taux de ta mortalité y augmente, les populations épuisées ne peuvent plus résister aux épidémies, tout cela depend, ajoute cet Indou pourtant sympathique aux Anglais, puisqu’ils Tout décoré et lui ont donne un titre de chevalier, du déclin des industries locales et du marasme où est l’agriculture.Le gouvernement anglais n’a jamais rendu justice aux industries indoues, il a toujours favorisé l’industrie britannique de l'extérieur au détri-meiU de celle -qui aurait pu s’établir et se développer dans le pays.Four sa part, dit-il, une des principales réformes à opérer, et au plus tôt, c’est d'intéresser de plus en plus les Indous dans le gouvernement des Indes, de concentrer ce- CHRONIQUE D’OTTAWA L’ETUDE DU BILL DU GRAND-TRONC Cela va tranquillement — M.Burnham demande la dissolution et Tappel au peuple lui-ci dans les Indes même.11 faudrait conférer la qualité d’électeurs à un grand nombre d’indous, leur donner un gouvernement responsable, de sorte qu’ils puissent protéger leurs industries, les développer et, ainsi, améliorer la situation dans les centres urbains, de même que dans les provinces rurales.On sait peut-etre que, jusqu'ici, toutes les matières premières des Indes sont exportées en Angleterre, où on les fabrique pour aller les revendre ensuite aux lu-dous, qui paient de la sorte le triple d’articles qu’ils auraient à bon marché s’ils pouvaient les fabriquer dans leur pays.Ainsi des cotonnades et des étoffes dont se vêtent les Irnlnus.Par contre, lu plus grande partie des Impôts prélevés par les Anglais aux Indes servent à défrayer le coût de l'occupation militaire de cet immense pays et très peu d’argent payé par les Indous retourne au budget de Tins-truction publique aux Indes.L'ignorance est un excellent joug et qui sert bien les dominateurs.G P.CE SOIR A L’UNIVERSITÉ LE COURS DE M.L’ABBE GBOULX C'est ce soir, à huit heures et quart, que M.l'abbé Groulx donnera, ! dans la grande salle de l’Université, i la première leçon de son cours sur I l’histoire du Canada.Le professeur traite cette fois, des première années du régime britannique.j C'est un sujet particulièrement intéressant.(Par ERNEST BILODEAU) Ottawa, 28.Le ministre des Chemins de fer a donné aujourd’hui, au connnen-ment de la journée, des renseigne-ents qui n’ont rien de passionnant, mais peuvent aider à ce que le colonel Currie appellerait la “visualisation” mi Grand-Tronc et de son matériel.Cette compagnie possède 1,007 wagons à voyageurs, 87,-158 à marchandises, et 2,201 wagons de travail, tandis que ses diverses lignes annev-es s’inscrivent pour 1,107 voitures à voyageurs, 43,205 a marchandises et 2,877 de travail.Ensemble, les deux groupes possèdent 1,307 locomotives, cl le tout représente une valeur monétaire de 180 millions, affectés par des obligations au total de $4,-500,000.M.J.-A.Itobb a résumé l’impressioiv générale en disant à peu près.“Voilà qui est bien; mais l’important est de savoir si c’est suffisant, et si de toute façon cette compagnie possède suffisamment de matériel, et si elle est en bon état de fonctionnement et d’efficacité.” Naturellement, le ministre donne une réponse affirmative, tout en admettant qu’il faudra y ajouter encore.M.Vieil, qu’orr n'avait pas vu depuis quelques jours et qui arrive sans doute en ligne droite de la direction de Québec-est, fait remarquer que M.Reid et son collègue M.Drayton ne semblent pas s’accorder dans leurs déclarations, et que leurs violons ont besoin d’être mis au point.En effet, M-Reid dit que tout esl bien, tandis que M.Drayton, dans le rapport qu’il a signé conjointement avec M.Acworth, prédit qu il faudra dépenser 25 millions pour mettre le Grand-Tronc en bon état.11 semble donc que le ministre des Chemins de fer connaisse imparfaitement son affaire, cl qu’il donne a la Chambre et au pa^s des renseï-gnements irfcxacts.Loc(Cit*l des deux ministres faut-il croire?M.Reid s’en tire en rappelant que le rapport Drayton-Acworth n’est pas d’hier, et que depuis sa publication, de fortes sommes ont été dépensées par le Grand-Tronc sur scs voies et son matériel; il > a donc moins de différence que le croit le député de Lotbimere; et quant à l'acquisition du système par l’Etat, M Drayton y est plus favorable que jamais.M.Fournier, de Bellechasse, un de ceux qui s'expriment avec une égale facilité dans les deux langues, suggère un moyen quelque peu empirique d'éviter la transaction dans laquelle le cabinet est à embarquer le pays.C’est cl abord de tirer au clair la situation financière du Grand-Tronc, afin que Ton connaisse exactement le chiffre du déficit; puis après cela, de convoquer les porteurs d’obligations et de les faire consentir à l'abandon des intérêts qui leur reviendront pendant 15 ou 20 ans; il résultera de cette économie une forte somme qui pourrait ensuite être employée à la rénovation des finances du Grand-Tronc et du Grand-Tronc-Pucifiquc.C’est simple comme .a (leeou-verte de TAniérique, il n’y avait qu’à y penser.M.Meighen est cependant d’avis que le projet pourrait rencontrer quelques difficultés d’exécution auprès des dits obligataires, et qu’en tout cas, s'il existait de par le monde un pareil désintéressement, le gouvernement canadien ne serait pas obligé, ces temps-ci, de recourir à un grand emprunt public à 5 et demi pour cent.M.Fournier rétorque que le ministre a plus de sollicitude poulies actionnaires anglais que poulies contribuables canadiens, et que c’est Tune des différences existant entre les deux côtés de la Chambre ; M.Meighen s’en défend en assurant son honorable ami (pie le cabinet n’a en vue que l’intérêt général des citoyens du Canada, en même temps qu’il ne songe pas à se rendre coupable d’injustice envers les possesseurs légitimes d’obligations gagées sur les propriétés du Grand-Tronc.* * * M.Reid a fait un nouveau sermon sur les péchés de l'administration Laurier, coupable selon lui de tout ce qui arrive aujourd’hu .Le premier ministre d’alors avait promis que la construction du nouveau transcontinental ne coûterait pas plus de 13 millions au pavs, tandis qu’elle en n coûté deux cents, de sorte que nous avons à payer chaque année des millions d’intérêt pour acquitter les frais de In bévue commise par les libéraux.Ceux-ci veulent aujourd’hui continuer leurs erreurs, et emploient tous les moyens pour retarder In présente législation et si possible jeter le Grand-Tronc dans les bras ouverts du G.P.R.Leur prétention à l'effet que cela ne pourrait se faire sans l’assentiment du Parlement n’est pas fondée; il serait facile à une puissante corporation comme le Pacifique-Canadien.de faire graduellement Tac-ouisition d’une majorité des actions du Grand-Tronc, ou de scs filiales, et de prendre ainsi le contrôle de ses destinées.Mais ceci ne sera pas fail, et avec un bon conseil d’administration, il n'y a pas de raison pour tpic le Grand-Tronc ne devienne pas une affaire payant le.En passant, M.Burnham, de Pe-( terboro, a laissé entendre qu’il net compte pas se présenter de nouJ veau à la députation, et il a suggéJ ré Tappel au peuple sur cette question, puis M.King et M.Robb sont1 revenus sur leur attitude d'hier soir, et affirmé de nouveau que le parlement devrait être appelé à! examiner ét .ratifier le contrat à intervenir entre les actionnaires! du Grand-Tronc et les contribua-1 blés du Canada; M.Meighen, sans yi consentir, admet cependant le bien-fondé d'une observation dd M.Mackenzie-King, et il amendera' la clause 3 de façon à ce qu’il y! soit enjoint au gouvernement de nù rien mettre dans le contrat qui ne1 soit conforme dans l’essence au! hill adopté par le parlement.PrcJ caution de rédaction et quelque! peu superflue, ainsi du moins que' le prétendait M.Meighen hier, de-1 vont l’insistance du chef de Toppo-» sition.La nuit paraît lui avoiri porté conseil et il ne voit plus d’in-’ convenient à incorporer dans la) loi la suggestion qui lui paraissait si fort inutile hier.C’est d’un état esprit accommodant qu’on ne constate pas tous les jours chez le ministre de TIntérieur, et il en a élé félicité par M.Devlin, tandis que d’autre part, i! était pris à partie non sans vigueur, à la séance du soir, par M.Vien, indigné de l’attitude un peu dédaigneuse que prend parfois le ministre lorsqu'on lui pose une question qui ne lui parait pas faite de bonne foi ou avec une suffisante connaissance de la question.M.Gauvreau a cependant causé une surprise à plusieurs, en morigénant les députés de gauche, qui se sont absentés, ne sont pas au courant de ce qui a déjà été fait et dit, et posent à nouveau des questions vingt fois répondues.De même qu’à droite il ,se produit parfois des altercations entre unionistes, de même parfois pressent-on de vagues dissentiments entre les membres de 'a gauche; le fait est que tout le monde commence à avoir les nerfs un peu agacés de cette interminable discussion, qui n’a encore touché que les quatre premières clauses, sur la douzaine’ que contient le bill.La quatrième n’a en eeffet été adoptée que ce soir, et la suivante ne semble pas devoir obtenir non plus un passage' facile.* « * M.Arthur Trahan s’est inquiété! du sort des minorités, ou plus exactement d’une minorité possible d’actiohnaires anglais qui se montreraient récalcitrants à l’invita-; tioai de se départir de leurs actions ; quel délai leur accordera-t-on, ou plutôt combien longtemps1 le gouvernement attendra-t-il qu’ils' se décident, et s'ils s’y refusent (tue compte-t-on faire, car ce refus peut faire manquer la transaction’?; —Cette inquiétude, répond à peu; près le ministre, “part d’un bon' naturel, mais quittez ce souci”; il n’y aura p is de récalcitrants parce que c’est impossible ; du moment que l’arrangement aura été ratifié par la majorité des actionnaires, il entre en vigueur et les actions cessent de comporter le droit de vole et de contrôle sur la compagnie et ses affaires.Personne n’aura doue plus intérêt à conserver ses parts, et c’est pourquoi il n’est pas nécessaire de spécifier une date finale.Un peu plus tard, M.Meighen étant seul aux bancs du Trésor, M.Pierre Casgrain a pris la parole en français.Il se trouvait aussi que M.Boivin, président du comité plénier, s’était fait remplacer par M.11.R.Morphy, de Perth, qui ne passe pas précisément pour l’un des piliers de la langue française au Canada, “bien qu’il se targue d’en avoir pris quelque loger vernis dans un voyage en France anterieur à la guerre.C’est en tout cas ce qui lui a permis de prétexter d’une légère digression du député de Charlevoix, qui tâtonnait allègrement le gouvernement pour tous scs péchés passés, présents et futurs, pour le rappeler à Tordre et à la clause présentement à l’élude.M.Casgrain accusait le cabinet de presser cette transaction à i’encontse du sentiment populaire,- si bien exprimé par le résultat des récentes élections, et il y ajoutait Tuttitudo hostile de la Gazelle ei du Star.feuilles ordinairement amies du gouvernement, mais qui s’en séparent sur cette question reconnue néfaste pur Ions les gens sérieux et indépendants, etc,, etc.C'est au milieu d’une belle période de ce genre, goûtée avec un plaisir intense autant quo dissimulé par tous ses voisins, que M.Casgrain s'est vu arrêté dans lo cours torrentueux de son homélie (Suite à la 2e page) Mgr L’ARCHEVÊCHE Mgr l’archevêque de Montréal célèbre aujourd’hui son soixante-quatrième a n niversaire.Tous les catholiques du diocèse, lui présenteront, avec l’hommage de leur profond respect, leurs meilleurs voeux du longue vie et d’hcurcuse *mté. jp ' LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 23 OCTOBRE 1913 \ OL.X.— No 25' C>l US ERIE AGRICOLE COXFERESU: EXCURSION AGRICOLE A TRAVERS LE YORKSHIRE ET L’AYRSHIRE M.MONTPETIT AUX TROIS-RIVIERES MORTS ET CHRONIQUE DISPARUS! D’OTTAWA ORGANISATION OK ^“UNIVERSITE KHAKI”.Après la signature de l’armistice, les combats cessèrent, les canons devinrent silencieux, le sang^ n i-nonda plus le glorieux sol de France, mais la guerre n’était pas, encore terminée.On présuma qu une guerre où tant de nations étaient engagées depuis si longtemps, ne pouvaient cesser en un clin d'oeil.11 faudrait donc maintenir des milliers de soldats sous les armes, prêts à s’élancer sur le boche au moindre signe d’agression.Quelqu’un eut alors l'idée lecon-de de parler d’instruction, de classes où le soldat pourrait puiser des connaissances utiles à son métier ou à sa profession d’avant la guerre.L’idée fit son chemin.Nos chefs comprirent l'importance d’une telle organisation.\prés tant d’activité, on ne pouvait condamner le soldat à l’inaction, sans danger pour la discipline militaire.De plus, le troupier était fatigue et on ne pouvait prudemment recommencer le dur entraînement des camps.Des cours furent annonces sur tous les sujets : le “Collège Khaki” naquit dès lors, grandit et devint [’“Université Khaki”.L’état-major de cette université temporaire, pour parler militairement, avait scs bureaux chefs a Londres.Tous les grands camps militaires compter en' une université, le camp de Ripou par exemple.Le nombreux personnel enseignant fut recruté dans l'année canadienne ; cependant plusieurs professeurs vinrent exprès du Canada et quelques-uns des universités d’Angleterre.Les gradués des différentes universités canadiennes et les ex-professeurs oublièrent un moment le métier des armes et devinrent des apôtrrs de la science.Les rudes guerriers mirent bas leur sanglante bayonneüe et se transformèrent en simples écoliers armés de cahiers, de plumés et de crayons.Nous ne parlerons que c'e la Faculté (l’Agriculture, puisqu’il n’y a que celle-là qui nous occupe présentement.Cette faculté comprenait donc une première et une deuxième année.N’ayant suivi que les cours de la deuxième année, je passe sous silence la première qui ne comprenait que les éléments agricoles.PROGRAMME DE LA 2e ANNEE Chimie: Inorganique, organique, agricole.Physique.Economie rurale.Biologie—Entomologie.Microbiologie Agricole (donnée par le Principal du Collège McDonald, M.le colonel Harrisson.) Zootechnie: Générale, spéciale.Appréciation.Aviculture Horticulture — Médecine comparée.A l’honneur de l'Cniversité Khaki”, je dois avouer que les soldats furent surpris, étonnés d’une si prompte et si complète organisation.d'un si bon choix de professeurs temporaires.Les bons Anglais, ceux qui avaient des doutes sur la civilisation rudimentaire des Canadiens ont dû ouvrir, cquarquiller leurs yeux naïfs devant de tels prodiges.Plus d’un m’avouèrent naïvement leur surprise ; pour eux ia civilisation s’éteignait avec les dernières vagues mourantes de l’Atlantique sur le littoral anglais.Plus loin, c’était le vide, la sauvagerie, le coureur de bois, la forêt sombre abritant les fauves.Dès la fin de janvier 1919, les cours commencèrent ; les soldais accouraient de tous les coins, même de France.Tous les jours, dans les cours (pii se donnaient régulièrement, la théorie et la pratique se complétèrent ; mais le samedi de chaque semaine était spécialement réservé à celte dernière.Ces cours pratiques consistaient à visiter les meilleures fermes des environs où se donnaient les démonstrations diverses.J’oubliais de mentionner que tous ces cours se donnaient dans la langue de Darwin et qu'à l’exemple de ce qui se faisait ailleurs, no-petite réserve canadienne-frnnçai-se eut, elle aussi, scs classes, mais en bon français.Sur les quelque deux milles hommes que nous étions alors, environ dix pour cent ne savaient signer leur nom.Nos officiers instruits et les soldats diplômés des écoles normales en furent les instituteurs.Ces classes rendirent un service inappréciable.Pour préciser, je dirai qu’une petite enquête faite dans mon peloton m’amena à constater que sur mes quarante soldats, six ne savaient écrire une lettre.Ils eom-jirircnl l’importance de j'instruc-tion élémentaire qui leur manquait et en quelques semaines, tous signaient leur nom convenablement, Se basant sur ces chiffres, un officier de la réserve, alors d’un rang supérieur au nôtre, disait, dans une conférence à nos soldats, en janvier dernier, “que nous étions plus ignorants que les bolchevik!.Il n’y a qu’un moyen dr nous mettre au niveau des autres pays, c'est de sc faire les apôtres de l’obligation scolaire.Mes amis, dit-il encore, j’ai honte de ma province''.Il déversa tout son venin sur notre enseignement sans que personne pût protester.La disci- IL V A PLUS DE SATISFACTION DANS UN ACTE NOTARIE pour la poMcanlon d'un chex-nol.qttp dans tou< un (nn de reçus de loyer.Vous pouvez vous procurer re chez-vou* nue vous nvrz si fort désiré en MARCIMSANT le mon tant que vous versez nctuellement pour votre loyer Demandez les hrochurettes irratultes.MARCH TRUST".(Département dr l’Immeuble) SSéme année.Main 3781.Les Trois-Rivières, 29.— Diman-lehe soir, M.Edouard Montpetit, le ! distingué professeur de l’Université I de Montréal, faisait une conférence ion notre ville, sous les auspices de 1 “Eveil”, l’un de nos journaux français, au profit de l’“Action françai-|se” de Montréal.C’était la première fois que AI.Alontpetit parlait en no-|tre ville.L’assistance qui était con-’ sidérable ne lui a pas ménagé ses applaudissements.Le conférencier a ufïïürtrt •iKïïssÆ camp Je 11,poli.l!|K,.„ncc vivante” cl s'eut appliqué à démontrer combiiq».il est véridique d’affirmer que ta France est vivante ,, , - e., ¦ cejiic ! chez nos gens.La langue, les moeurs, et Je conférencier trouve, ^aute les cûuturnes, ]e.s traditions, le visa- pline militaire nous contreignait au silence : nous nous mordions j* les poings de rage.Ces cours bien élémentaires au raient pu être agrémentés utile ment de conférences agricoles, car j le grand nombre des soldats étaient i fils de la terre et agriculteurs eux installation au projet i agricole LES DERMERES XOVV ELLES ÜV S AVERAGE DU “MVSKE-GOX” IX DI QU EX T DE FAÇOX CERTAINE QUE 14 PERSOX-1 X’ES OXT PERDU LA VIE ET QUE 21 AUTRES X’OXT PU j ETRE RETROUVEES.devant alterner avec les ; trouve de local convenable ou pour d’au très causes, le projet mourut avant d’éclore.La 23e réserve, formée en majorité canadienne-française, fut plus heureuse : elle eut, malgré les mêmes circonstances défavorables, son conférencier et ses cours d’élé-ments agricoles.Le sergent S.Roily (des chars d'assaut), élève du collège agricole de Sainte-Anne de Bellevue, s’acquitta de cette tâche avec succès.Dans une prochaine chronique nous étudierons succinctement le pays parcouru pendant nos excursions : le Yorkshire et plus tard 1'Ayrshire.G.TREMBLAY, lieutenant, Institut Agricole d’Oka.COURRIER DES TROIS-RIVIÈRES qui (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, 29.— Les I travaux de construction aux usi-! ne.s de ^‘International Paper” avancent avec rapidité.La structure en acier est déjà commencée, i Des piliers de béton sont déjà po-1 scs et bientôt nous verrons les premiers bâtiments terminés.**• -> _ Ou nous informe que la “Riverside Mfg.Co.” a l'intention de faire d’importantes constructions sous peu sur leurs terrains qui se trouvent près du Pont du St-Mau-rice.* -x- * La compagnie Anselme Dubé est à travailler à la construction de douze maisons.Parc Houliston.Ces maisons, nous dit-on, sont louées d’avance.* -.t * L’activité la plus grande règne aux chantiers maritimes vis-à-vis le boulevard Turcotte.Un est à mettre la dernière main au parachèvement des vaisseaux qui ont été construits aux chantiers de la “Three Rivers Shipyards” et ont été récemment lancés.On a baptisé les quatre premiers vaisseaux : le C-l porte le nom de "Altkirch”, le C-2 celui de “Barr”, Je C-3 celui de “Bitche”, le C-4 celui de “Biswiller”.On s apprête à lancer le second vaisseau construit én acier aux chantiers maritimes de la “Tide AVater”.Celui qui fut lancé en septembre dernier est presque termine.L activité la plus grande règne sur ces chantiers.Deux équipes u hommes travaillent jour et soir a terminer le navire qui devra être lancé vendredi, nous dit-on.^ -X- Une délégation de la Corporation de l'Ecole Technique des I rois-Bivières composée du notaire Mercier et de MAL Normand La-belle, Mâcheras et dé l’architecte Asselin, a rencontré AL J.A.Tes-s.er ministre de la Voirie, et AL Mitchell, trésorier provincial, au sujet de l’émission des debentures pour 1 Ecole technique des Trois-Hivieres, actuellement en voie de construction.Les travaux avancent rapidement.La Compagnie Aisenault L Ahern Ltd., est à construire un entrepôt frigorifique, rue Notre-Dame, pour Y” compte do la Compagnie St Maurice Cold Storage Company, Ltd.L edifice sera en brique et en ciment, et contiendra trois magasins et un spacieux sous-sol, mesurant 85 x 50 pieds.11 aura une capacité de 120,000 pieds cubes.La machine pour fabriquer la glace, du dernier genre, est construite par Linda Machinery Company, de Montréal.La bâtisse une fois terminée, coûtera, nous dit-on.M,000,000.i ge même de la patrie sont modelés a lu française.Partout, chez tous, on sent et on retrace l’influence française.La foule peut-être plus que tout encore démontre combien nous | sommes apparentés aux Français de ! là-bas.Sans doute, au cours de nos trois cents ans de vie nationale, nous avons laissé tomber certaines cho-' ses.L'art, la littérature, par exem-jple, ont dû donner le pas à d’autres preoccupations plus pressantes.Mais nous représentons une civilisation et nous apportons un élément sûr et sain.Nous nous sommes gardés en nous perpétuant et le devoir impé-I rieux qui incombe à chacun de nous, j c’est de devenir un argument vivant ! au soutien de ta supériorité vers la-! quelle nous devons tenter de parvenir.Nous devons faire tout notre j possible pour améliorer notre lan-î gue, nos moeurs, notre esprit, nos ; lois.Mais notre race ne parviendra j à réaliser ses destinées que par une j haute culture intense, pleinement i possible seulement le jour où elle au-I ra atteint une certaine indépendance ! matérielle.La richesse ne doit pas être une fin, elle doit être un moyen au service de notre force morale.Le devoir de l’heure, c’est d’essayer de l’acquérir en gardant notre âme.M.LLOYD HARRIS EST REVENU M.Lloyd Harris, chef de la mission canadienne du commerce à Londres, était au Ritz-Cnrlton.hier soir.Il est revenu d'Angleterre à bord de l’“Empress of France”, accompagné de Al.R.J.Young, secrétaire de la mission, et de AL G.H.Armstrong, un autre assistant.Il vient prendre un congé et fera rapport à sir Robert Borden.AL Harris ne doute pas de l’utilité de la mission à Londres.Il est également assuré de son avenir, si le Canada, par l’intermédiaire de son gouvernement, veut lui donner l'appui nécessaire.Les possibilités de commerce entre le Royaume-Uni et le Canada sont illimitées, mais il faut qu'elles se développent en vertu d’un plan systématique tel que trace par la mission.Il appartient au peuple canadien de décider, dit AL Harris, s’il vaut la peine de dépenser l’argent nécessaire et de faire l’effort voulu pour obtenir ce commerce.Le chef de la mission canadienne a déclaré qu’il n’est que trop vrai que des manufacturiers canadiens ont violé leurs contrais et compromis un peu, par là, le bon renom des hommes d’affaires du Canada en Grande-Bretagne.Le fait est arrivé une couple de fois.Quelques industriels sont allés outre-mer et ont obtenu des commandes.A leur retour, ils ont constaté que le commerce domestique était plus actif qu’ils ne s’y attendaient.Ils ont donc renoncé aux commandes d’outre-mer, désappointant et incommodant les intéressés.“Une chose que les fabricants et les marchands canadiens doivent apprendre c’est l’honneur scrupuleux dans les affaires”, dit M.Harris.Le Canada dans le commerce doit maintenir la réputation que l'héroïsme de ses soldats lui a acquise.En attendant une décision du gouvernement, le personnel de la mission est réduit au minimum.(Service de la Presse associée) Muskegon, Michigan, 29.— D’a-1 près les dernières nouvelles, quatorze personnes ont perdu la vie et vingt-et-une n’ont pu être retrouvées à la suite du naufrage du “Aluskegon” hier matin.On croit que tous ceux qui manquent ont perdu la vie.Comme l’eau est calme aujourd’hui, on va faire des recherches pour trouver les personnes qui manquent.Pendant toute la nuit dernière, les gardiens de ta côte et les parents des passagers ont examiné la grève pour trouver le-, cadavres des naufragés Ce matin on avait retrouvé six cadavres.Des fonctionnaires fédéraux ir-riveront probablement aujourd'hui pour faire une enquête sur l’accident.(Service de la Presse associée) Aluskegon.Michigan, 29.Le nombre de ceux qui ont perdu la vie, hier matin, lors du désastre du navire “Muskegon” est de quatorze, croit-on.et six manquent encore.I.e chiffre exact des morts ne sera connu que dans quelques jours.Le “Aluskegon” était un navire à roues qui venait (te Alikvaukee.En entrant dans le port de Muskegon, il s'est enlisé dans un banc de sable et le vent l’a projeté sur le quai.Il a été brise et a sombré dans le canal qui est profond de cinquante pieds.Le capitaine Aiiller et son équipage ont fait preuve d héroïsme dans le sauvetage des passagers.Dès que le capitaine s'est aperçu que le navire coulait, il a averti ses officiers de réveiller les passagers.Ceux qui se sont levés immédiatement ont pu se sauver mais ceux qui ont retardé ont péri.AL R.-T.Kahnborsky a été d’un grand aide aux passagers du “Muskegon” en éclairant le navire avec un puissant projecteur.Harry Ries, un mécanicien, a été trouvé mort sur le rivage.Il a dû, malgré ses blessures, regagner la rive à la nage mais ses forces l’ont abandonné et il a expiré.UN OFFICIER SE SOULAGE LE COEUR EN COUR Londres, 29.— Le lieutenant-colonel J.Sherwood Kelley, décoré de la croix Victoria, s’est avoué coupable, devant une cour martiale, d’avoir écrit à un journal de Londres une lettre dans laquelle il déclarait ’imhiiianr-r.i>,.i> • qu’il y avait eu un scandaleux gaspil- .' n CW nm r ,,, Ho.u » j Uige de vies et de sommes consider»- Y';7/,» l ! .,.r i accident a la | blés d’argent dans les opérations mi- Ude Water.Lu des employes avait j Htaire ' ' - * été blessé par un morceau de fer, lui était tombé sur les jambes, autre accident s’est produit à été qui Un la Three Rivers Shipyards.Un ouvrier s’est fait fracturer un bras, par une lourde pièce de fer.L’ambulance a aussi conduit à l’Hôpital Normand et Cross, un cultivateur qui s’était infligé d’assez sérieuses blessures en tombant de sa voiture.s anglaises en Russie.Le lieutenant-colonel a écrit d’autres lettres “pour faire connaître la situation dans le nord de la Russie, dont on n’aurait jamais rien su autrement”.U déclare dans l'une d elles que les troupes envoyées en Russie pour se tenir sur la défensive ont été poussées en avant pour remplir un plan de campagne ambitieux entraînant j des pertes injustifiables et apportant I surtout de nouvelles souffrances à LE PROCÈS DE Mgr BUDKA EST TERMINÉ Winnipeg, 29.— Le procès de Mgr Budka est terminé et le juge Paterson a réservé son jugement.L’accusation portée contre Algr Budka est de ne s’être pas enregistré comme sujet ennemi et d’avoir omis de se rapporter chaque mois.Deux témoins ont établi le caractère respectable du prélat autrichien.G.Szkwarok, directeur de l’institut éducationnel, ruthène, Saint-Boniface, a rendu témoignage déclarant que le défendeur était un citoyen loyal et patriote, et R.K.Raener a affirmé que le prélat avait beaucoup fait pour le recrutement d’un détachement de forestiers ruthènes.-#- DÉPART RETARDE PAR LA GREVE New-York, 29.— La grève des débardeurs retarde indéfiniment le départ du “Cedric” pour l’Angleterre.Cinq cents passagers qui avaient leurs billets se rendront 1’1*’ rieuses el on l’a remplacée jnir la cinquième division.N.G.Valiquette Limitée OBLIGATIONS PROVINCE DE QUEBEC 1/2% échéance septembre 1932, prix 90.90.4% échéance mars 1934, prix 85.25.POUR RAPPORTER g1/2% La Corporation des Obligations Municipales LIMITEE ] J.W.SIMARD, Correspondant, 7 Place d’Armes, I Tel.Main 4933 - - MONTREAL RENE DUPONT.Gérant, 124 rue St-Pierre.Tel.6932 - - - QUEBEC Son Altesse Royale Le Prince de Galles et vous-mêmes assisterez à la réception et au bal (sans cérémonie) de la Grande Armée du Canada qui aura lieu à l'arsenal du fiâème, avenue des Pins Est, JEUDI SOIR.LE 30 OCTOBRE 1919.Si vous achetez votre billet MAINTENANT ! PRIX : UN COUPLE, $3.00.chez Archambault, coin Ste-Cathe- rmc Billets en vente et St-Denis.Cours fournis change L.-G.Be ouest, rue par les agents jte iiibien et Cie.50-Notre-Dame, Montréal.40 il 121 .VS.à S2 s-x, ;m ù se.i-i.Arstionn ordinaires pt do priorité Iron.500 à !»X, 50 H OX 1-2.Steel.5 à 71 1-2, 50 à Tl 7-X, X0 ;ï 72.Suaiir.1775 à 711 3-4.25 a 70 7-X, 250 à 7,, -•0 à 77 '-4.100 à 77 1-2, 75 ù 77 3-4, 125 il 77 7-8.110 il 78, 00 A 78 1-4 40 il 78 1-2.125 il 78 3-1, 0905 à 79, 10 il 78 5-8.25 h 78 7-8.nrompton.210 à 78 3-4.195 à 79.Crmcnt.11 ù 72.Strnni ship.525 h 70 1-2.Smrltcrs.29 il 30.Class.175 il 09.25 il 09 1-2 , 205 il 70, 49 ù 7(1 1-4.Québec.10 à 23 llii.pion.900 à 15.3.•Shnw.00 à 121 1-2, Wiiyag.175 à 82.10 59 ii 8.1 1-2 .290 à 84.Ames.000 A 112 1-2.Abitibi.10 ii 143.Convert.5 A 07.Detroit.9 ù 198.52! ?v.n à 100 1.2, 25 u 108 1-2.A sliest.10 ii 82.l.oco.10 il 101 1-2.Steam, prlv.105 il 85 T2.nra/.il.200 A 51, 145 à 51 1t.itri'lur.35 « 110.Howard.1 à 130.Hiiiui Slrrl.81220 il 95.*1000 il 00 1-2.lïrll rcl.12500 à 02 1-4.AMI.A.-15000 il 100 1-8.03100 à 100 V .11.11.11500 il 102, 14000 il 102 1-8.V 11.C.130,50 à 104 1-2, 14009 à 101 LES GRAINS A CHICAGO (Cours fournis par Dougull et Cowans : MAIS— Décembre Mai .AVOINE-Décembre Mai .la maison Mc- Cours Cours d’ouv.à midi 126 127M 123's 124 7(1 :,v 71 Vs 73r,s 74 BOURSE DE O.S rt HT.Montréal.NEW-YORK Cours fournis par M.F.runcau et Dupuis.courtiers, rue Saint-FrançoJs-XavIer i)OS Valeurs «Ju- ver- rurc Midi I0Q 5,0 ;• 100 1-1.1-1.Alli&Ch.ot.A11 i.Ch.pr.Am.B.Sug.Am, Can.Am.Car Fo Am l.oco.Am.Smelt.Anacon.M At chiton.Allan.GuH Bald, l.oco.Bal.A- Ohio Beth.St eel.Brookl Rti.Cnn.Pacif.Cent.Lent h 47^ ÎÎO C4>;! 135 1 iOS ' C(VUi (JOLI Valeurs Midi Int.Mari pr Int.Nickel.08Int.Paper.'4 Int.Rm.Tr.l'Wfc Ken.Cop.i 10«.n4 Lack.Steel .(U i Lehigh Val.47 TBvi Max.Moto .iMe*.Petro.25"» .In.y.n.ii.i ;m.147» 4 North Pac.Sô3*' SDH Ohio Gu.' S'il, 107VÔ Pennsylva •,.Pittab.Coal .-57 V.B.I».108.50 il 100 1-8.Ilflfli) v.lt.i:.1121100 il 193 1-2, «21,100 N.W.M.1500 il 98 5-8.Banque Montréal.10 ù 210 1-2.100 i 103 1-1.1-4.1-1.-8.( hinoCopi) Colo.1 Corn Prod.?ruai, Steel Cubai Del.&llud.I mM.Secur.hnepr.Nol.T'nepr.No2.Prie Ordin.f*en.Motor (Jr.N or.or.Hide iV Lut» Ind.Aleoh Inap.( onp.Int.Mnr.ot 150 PrrsH.St.C.! lOlL Rending., .Republi.tr.47! â Uuob U.H.!)7 I Sinclair Oil 252 {South.Pae.42V* South.Rail.St.Paul.Tenn.Copp .1 Texas Oil.i Union Par.15$^ United Fr.384 lU.S.Ste.or.4U4 U.H.Steel n iiOVii Utah Copp.; Vint.Chem 51) 1 WestiuRhou IN VViUvaOverj do w.! :o;uq K0H 121 U LÎOW 00H 108H Mk 43 12N siova 104*1 101 12;?4 12 L (lOL ÎOSVi 10!» Le beurre n'a pas augmenté, mais nos exportations se font sur une haute échelle depuis quelques jours et plus particulièrement à la fin de la semaine dernière.Les arrivages pour la journée d’hier se totalisent à 516 colis contre 1.239 la semaine dernière et 4,882 pendant la semaine correspondante de l’an dernier.Voici les prix cotés: De beurrerie, pasteurisé .62U à 62x14 De beurrerie, de haut choix.61%à62s De beurrerie, de bon choix.à61s De laiterie, de haut choix.55 à 56s FROMAGE— Nous avons exporté à peu près 300,000 boites de fromage en Europe depuis quelques mois cl nous avons encore un envoi de 100,000 boites qui devra partir pour Anvers d’ici à la fermeture de la navigation.Les arrivages se présentent pour ta journée d’hier à 5,194 con- tre 11,439 la semaine dernière et 4,882 pendant la semaine correspondante de l’an dernier.La Commission d’Exportation du fromage canadien jiayera les prix suivants, pour tout fromage livré en entrepôt à Montréal: 'Umlité No t, in livre .25s Dualité No 2.la livre .24sVa Qualité No 3.la livre .24s VOLAILLES— On a reçu, sur le march.' local, d’assez fortes quantités de volailles au cours de la semaine dernière mais en général le marché a été plus faillie que la semaine précédente.Une assez forte quantité a été entreposée et le reste vendu pour la consommation locale.Voici les prix cotés hier: Foules.21s à 22s Foules entreposées .21s à 24s Foulcts, lourds.20s à 2ts Foulels, légers.ICa à 18s Coqs.17s à 18s Canards.13s à 15s Jeunesc Oies .Dindes SUCRE- COURS DES CHANGES BOURSE DES MINES !.G.BEAUBIEN A CIL Banquiers (Service des et agents lie change valeurs de tout repos) Le change à New-York, Londres; (livre sterling) Paris: (franc).Bruxelles.• ieneve.Madrid: (peseta).• .Berlin: (mark).Vienne; (couronne).Rotterdam : (florin), Le change a Montreal, N.w-York.Londres.Paris.Bruxelles.Genève, .Madrid.Berlin.Vienne.Bottcrilaiti.sur ¦1.15.) «ARTHUR llRONRAti.Mombrf, lioiiîM* Hr Montréal.BRUNEAU & DUrUiS COtlRTIlCRB llut.au H» Monlrtiil i 97 ET 99 ST-FRANÇOIS-XAVIER B«rrur»l«.t qt l.HtCU M SORi:i.ill (ourt fournis pnr lu muisuu lfiOrl>»iihs.Gosselin et O.me S»int-I'n nçoIa-Xnvier, Xo .o.Moiitrfâl.IAdunnc.I Apex.•• ,Mills.! Hulley.j Urin er.i Un,loll Creek.'c.ltnmh.ber.| CnllIlIRMS.! Croivn Mes.•• I Ijuvldsiia.Home l-Nl.Ooine t.ukf.•• .i il.une Mine,.i Olffnrd.i I tu Waves.IlnllliiHer.•• >.I lieeru.•• ) Utrk I .like, .• I n Itese.Luke shore.McIntyre.i McKinley lier., ¦ Minins imp.i Nr\i ru y., ., .Nlpissins.I Oplilr.> ! I’elr f.ulir.Purr Crown.1 1’.tV Vlpoml .: Prrs.1 Monte,.Xluunachcr.'Silver l.rnf.j ink lhl«tlCH.Titnisk ¦.Tliemp Krist.'Irelheiley,.Vie Oil iiml lifts.West Oome ton.\V usiipikn.Vouch!.wards ”Zs 20s 35s New-York, 29 me ; fuge POMMES DE TERRE— Sucre brut, fer-sucre traité par moulin centri-$7,26.Sucre fin granulé, $9.Df- orr— If.lU u .8‘/tf n Vj .25 W 20 Vj ! ! :in 19 .20 27 .R'4 .Ü85 2fl0 :ih 7® VH :i:iv.:nu, .H 1 D ¦ .1100 1450 t L, 2 Vj 2% .705 710 .17'., 18 Ill i:i .112 n i .tr, 107 .00 71 IV.» 185 .1156 1175 4'i 5 12 12'J 27 ' j 28 .20 21 ;t r-i 20 Vj 21 2’, 2', 20 20 Vi .42 14 28 an 21 25 10 HUi 105 107 12',i Le marché demeure ferme, depuis quelques jours, et les quantités de pommes de terre que l'on reçoi*.sont amnlcmenl suffisantes pour répondre a la demande.Le« prix varient de $1.40 à $1.75 le sac de 90 livres.VIANDES FUMEES Le prix du porc n augmenté de quelques sous ces jours derniers, et 11 se pourrait bien que nous ayons à i.oter une hausse dans les viandes fumées d'ici à quelque temps.Nous Colons les jirix enregistrés.Le jambon de 8 à 1(1 livres sc vend de 35 à 36 sous lu livre chez les marchands à commission; celui do 12 à 15 livres est à 33 ou 34 sous, et celui d’un poids plus lourd est à 32 sous la livre.Le lard fumé à déjeuner (breakfast bacon) fait de 44 à 45 sous et le lard grillé Windsor désossé se vend à 50 sous In livre.AUX LNCIIF.HLS PUBLIQUES Sl-Pascal, 29 -15 rolls de beurre ont été vendus à Benaud de Québec, à raison de soixanle-un sous Ta livre el 150 boites de fromage à Hodgson, de Montréal, à 27 sous et 9-10 la livre.Bien qu’hier fût un congé, en l’honneur du jirince de Galles, le travail en faveur de l’emprunt de la Victoire s’est continué quand même durant l’avant-midi.La plupart des officiers et des quémandeurs de souscriptions ont pris un repos dans l’après-midi pour assister à la revue des troupes et à la procession.On regarde les résultats de la première journée comme encourageants, bien qu’à cause du jour férié on n’ait que des rapports partiels.Le total pour la journée, y compris la souscription du Facifique-Cana-dien est de $20,792,350.La section C, section du nord-est, a gagné les deux drapeaux la première journée de ia campagne, pour le nombre, 195, et le montant des souscriptions, $303,050.L’équipe qui a gagné le drapeau pour la plus grosse souscription de la journée est l’équipe 8, du capitaine Davidson qui a recueilli d’un coup $201,-050.Voici les rapports pour la journée de lundi : Section A, district du sud-ouest : souscriptions, 142, total, $138,000.Section B, district du nord-ouest, souscriptions, 146.total, $257,100.Section C.district du nord-est, souscriptions, 195, total $303,850.Section I).district de Test, souscriptions, 63, total.$41,000.Pour toutes les sections, cela fait un total de 546 souscriptions et de $739,800.Les comités suburbains el d’employés n'ont pas transmis de rapport hier, à cause de la fête.Les banques et autres institutions financières ont souscrit $52,550, soit 63 souscriptions.Avec le $20,000,-000 du Pacifique-Canadien, cela donne le total de $20.792,350.Aux bureaux de l’organisation provinciale, on reçoit des rapports favorables.La première journée, sans compter les souscriptions spéciales et malgré les rapports incomplets, les souscriptions recueillies dans la province s’élèvent à $311,150.La localité qui aura probablement l'honneur d’avoir établi un record pour l’emprunt de la Victoire, celte année, est Tring Jonction, dans le comté de Beau ce.En effet, la population qui ne compte que deux cent cinquante âmes a souscrit quatre cents obligations de $100 chacune à l'Emprunt de la Victoire, ce qui fait une moyenne de plus d’une souscription et demie pour ch a (pie homme, femme et enfant habitant la localité.Comme on le sail, le comté de Beau-ce est le premier comté de la province qui ail eu l’honneur d-e décrocher un drapeau du prince de Galles.Toronto, 29.— La deuxième jour-1 née de la campagne en faveur de i l’Emprunt de la Victoire a donné des résultats supérieurs à ceux de la journée correspondante de l’an dernier.Cela indique l’enthousiasme qui anime tout le monde.11 est impossible de fournir actuellement des chiffres pour toutes les provinces, mais s’il faut en juger par l'Ontario et la Nouvelle-Ecosse, l’objectif d’un demi-milliard sera certainement atteint.L’Ontario a déjà souscrit $43,493,000.ou 19.26 pour cent de son objectif Le fail le plus saillant, c'est le nombre croissant des grandes souscriptions.Parmi les villes et les districts qui ont dépassé la somme fixée d'avance pour les souscriptions spéciales sont London qui promet de souscrire $4.000.000 rt le comté de Lambton qui excède de $15,000 la somme de $400,000 qu'on avait déterminée pour sa pari.Winnipeg.29.Le ministre des Finances, sir Henry Drayton, a inauguré ici.hier soir, la campagne en faveur de l'emprunt de la Victoire au Manitoba.Il a déclaré que les Canadiens sont tenus jEhmineur à finir leur tâche de guerre en prêtant généreusement leur argent au pays pour qu’il puisse s'acquitter de ses obligations el vendre ses produits.Le ministre a dit que la politique financière qu’il s’est engagée n suivre consiste à ramener les dépenses au sleirt nécessaire el à défrayer les dépenses avec les impôts actuels ou des impôts diminués, dans la mesure du possible.Winnipeg a souscrit plus d’un million, la première journée, et l’on espère (pie ta ville dépassera son objectif.Les citoyens et les vétérans de l'armée sont tous les bienvenus.CRESOBENE (Capsules) Composées de produits balsamiques, antiseptiques, volatils, les CAPSULES CRESOBENE imprègnent de leurs bienfaisantes vapeurs tout l’appareil respiratoire, guérissent les maux de GOUGE, LARYNGITES, TOUX, INFLUENZA, BRONCHITES, ASTHME, EMPHYSEME, et sont le meilleur remède pour prévenir et ¦ guérir la GRIPPE.Ayez une boîte de CAPSULES CRESOBENE avec vous ; 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2o.Des soumissions pour des contrats séparés comprenant les Item suivants : ai Creusage, Excavations, Maçonnerie et travaux en béton, Charpenterie et menuiserie, Enduits, h) Electricité.e) Couverture, ferblanterie et ventilation.d) Plomberie, Chauffage.e) Peinture et vitrage.Les soumissions pour contrat général et pour contrats séparés devront être accompagnées d’un chèque accepté, nu montant de 10 pour cent île la valeur totale rte la soumission, et fait ù l'ordre «le la Commission «les Ecoles catholiques «le Montréal.Les plans et devis «le cette école sont i\ In disposition des soumissionnaires, nu bureau de MM.les architectes Amos et David.7f> rue Crescent.Lu (’ottimlsslon scolaire se réserve le droit de refuser la plus basse et chacune des soumissions.Par ordre, .1.DAVID PILON, Directeur-secrétaire.Dame Jeanne Wilms, épouse commit-ne en biens ite Jean Philippe, charcutier, de la cité d’Outrcmont, district de Montréal, duement autorisée à ester en justice, Demanderesse, vs Ledit Jean Philippe, Défendeur, formé une dc-de biens ce La demanderesse mande en séparation jour en cette cause.Montréal, 27 septembre 1919.BESSETTE ET DUGAS, Avocats de la demanderesse.Province de Québec, District de Montrésl.No 191.jCour Supérieure Ludgcr Daoust, cultivateur, de l’ilo Perrot, district de Montréal, et Ostas Qucsncl, agent, de Montréal, Demandeurs, contre Sam Zalcover, autrefois de Montréal, maintenant de lieux inconnus.Défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 28 octobre 1919.C.E.SAUVE.Député-prolonotaire, C.S.TRUDEAU ET GRENIER, Avocats des demandeurs.Cnnail».Pro.liuc rie qiirbrr.Dliitrict d.Mnnttêil.No 16411.(Cour Supérieure Province de Québec, District de Montréal.No 183.! Cour Supérieure DÉMENTI A UN RÉCIT Londres, 29.— Mme Cornwall, administratrice du canin royal d’aviation des femmes, à South Carlr-ton.a nié, au cours de l’enquête de la Chambre des lords sur le renvoi de Vinlel Douglas-Pcnnant comme commandant du camp de femmes, que les officiers américains nient fait un raid dans leurs huttes.Banque de Montréal AVIs est pnr 1rs lirr.Dilr, ihimir ini’itu nivtni:NiiK dm 'nuits i>m u kknt »ur te cHiiiinl-iH'tlons pttyd dp rrMr (mîltutlm, « rtc derlnrr pour 1r trlllirstrc rourntd.piiyn-hlr le ri njiri's 1r lundi, l’IlKMII 11 JOl'Il 111' 111 ( KMIlll 1.prochain, mix nrtinnnidrr, Inxcfits il In dnto du 21 octobre 1111!) Pur ordre du Conseil d'ndniiiiistr«timi, imPKIUKK \VII,!,IAMS-TAYKOH.Oémut-géuéml.Monterai, 24 octobre 1619.Dame Jeanne Wilms, épouse commune en biens de Jean Philippe, charcutier, de lu cité d'Outremonl, district de Montréal, duement autorisée à ester en justice, Demanderesse, Vs Ledit Jean Philippe, Défendeur, La demanderesse u formé une demande en séparation de biens ce jour en cette cause.Montréal, 27 septembre 1919.BESSETTE ET DUGAS, Avocats de la demanderesse.“The Greater Montreal Land .Investment Co.Limited”, corporation légalement constituée, des cité et district de Montréal.Demanderesse, contre Costas Drakiilns, Christophe Druku* las et Demetrius Dnikulas, tous trois des cité et district de Montréal, cl ci-devant faisant affaire» ensemble en société sous la raison sociale de “Dnikulas Bros.", conjointement et solidairement, Défendeurs.Il est ordonné au défendeur Cos-jlns Dnikulas de comparaitre dans le mois.Montréal, 27 octobre 1919.T.DEPATI E.Député-protonotalrc.I.AMDTHE, GADROIS ET N ANTE!, ’rbeureurs.V LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI 29 OCTORRE 1919 VOL.X.— No 254 L’ANGLETERRE _ CONFIANCE LUI ESTRENDUE LE (i O U VL H SE MES J ANGLAIS OBTIENT UX VOTE APPBOBA-TEUIt DE 283 CONTRE 77, SV R LA QUESTION DU REXOUVEL-LEMEM DES POUVOIRS DE LA DEPENSE DU ROYAUME.«i ‘ t" V aux congressistes.que le coimtc pourrait rcme-jj^ SITUATION N’A GUERK VARIE | ne, président du c «IlST.n ïw, um'SE I>EI>U1S 1 mill - GRAND «f- ŸîïvSlïÜïSe e confiance.La motion de CILIABULL AUJOl RI) III I -.A : iii^ciiicr i i les paiements 000 de livres, de Nahokof f, worth, occupe Londres, 20.(S.R.A.) La Chambre des Communes a donné un vote de confiance au gouvernement, hier soir.Le projet de loi relatif au renouvellement des pouvoirs de la défense du Realm Act était à la discussion.Sir Frederic Banbury, ayant obtenu l’approbation de l’orateur, sur une objection technique au bill, a jiroposé 1 apour-nement du débat pour obtenir le retrait du bill et la .substitution d’un nouveau.M.Bonar Law, au nom du gouvernement, se basant sur une admission de l’orateur pré cèdent dier aux de le tion de Banbury a alors été défaite par un vote de 28‘i à 77.M.Cecil Harmworth, sous-secrétaire g|es affaires étrangères, répondant à Josiah Wcdgvood, a dit que Constantin Nubokoff, qui représentait la Russie à Londres, avait reçu de lu (irande-Bretagne de mars i!117 à mars 1919, quand ont cessé, 184,000,-Sabline, successeur a ajouté M.Harm-Pambassade comme représentant de l’amiral Koltchak.A une question de William Clough, libéral de Yorkshire, M.Harm-worth a dit que le gouvernement n’ignore pas que les Sinn Fein font aux Etats-Unis une propagande active en vue de tourner le public contre la Grande-Bretagne au moyen de déclaration fausses et exagérées Le gouvernement a saisi l’Occasion, quand c’était possible, de corriger les malentendus et les déclarations erronées relatives à la politique et à l’action anglaises.Le même orateur a déclaré que ie gouvernement he sait pas exactement quelles précautions prend le gouvernement hollandais pour garder l’ex-empereur et le prince héritier allemands, mais qu’il n’a pas raison de douter que toutes les mesures nécessaires ont été adoptées.M.Bonar a déclaré que l’organi-mtion instituée pour faire face à la dernière grève des chemins de 1er sera maintenue.Le gouvernement a de même décidé que le ministère des vivres continuera d’exister quelque temps encore.M.Law, répondant à une question de .losiab Wedgwood, libéral, relativement à une déclaration faite par William C.Bullitt, ancien membre de la mission de paix américaine en Russie, a dit que le premier ministre n’avait pas pris connaissance personnellement du rapport, mais que ccdui-ci avait été lu et examiné par d’antres pour lui.Le premier ministre a admis avec lui que la declaration de M .Bullitt était un tissu de faussetés.CONTRE LUS FORTES DEPENSES Londres,.29.Il y aura au cours du débat financier, une motion présentée par le parti ouvrier et disant que les dépenses pour les services de guerre sont injustifiables et demandant immédiatement îles économies sévères.La motion réclame l’imposition de la levée sur le capital et le retour à l’Etat des fortunes nées de la crise nationale.Les libéraux non-coalioniste.s ont aussi une motion à cette fin; ils demandent la réduction des dépenses.Le public éprouve deux sensations, l’une absolument désagréable, l’autre un pou moins.Celte dernière provient de ce que la guerre était terminée depuis près d’un an, le gouvernement par un soi-disant cabinet de guerre n‘a plus sa ral j son d’ètre et que le retour au sys- ; teme d’avant-guerre, élablls*anf | clairement les relations entre le ] cabinet et la chambre, qui reprè- i sente la nation, est nécessaire.La reconstruction du cabinet telle | qu’annoncée marque la fin d’un système autocratique nécessité par lu guerre.Elle est lo résultat direct de la défaite du gouvernement la semaine dernière et cette défaite marque l’Indépendance parlementaire de la Ghuinbre.Le rapport financier contient peu d’articles satisfaisants; en général, on le dit faible et le gouvernement aura beaucoup à faire pour convaincre le parlement et le pays que le déficit de 473,900,000 de livres dans l’état financier, présenté par le.chancelier n’est point le_ résultat désastreux du délai que Ton a apporté à revenir au gouvernement de paix une fois la guerre finie.Les voix les pins autorisées ont demande depuis des mois la reconstruction du cabinet et du gouvernement.ETATS-UNIS ASSISES SANS PRECEDENT LA CONFERENCE OUI S’OUVRE AUJOt BD’HUI A WASHINGTON REUNIT FOUR LA PREMIERE FOIS, HOMMES D’ETAT, PATRONS ET OUVRIERS DE TOUT LE MONDE AUTOUR D’UN VASTE PROGRAMME.— La conférence Travail s’ouvre ralliement a lieu de la Ligue des CHEZ LES MINEURS DES ÉTATS-UNIS SEVERITE DE M.WILSON FAIT DES MECONTENTS.Indianapolis, 29.— Pas de gement dans la situation, a-t-on annoncé aux quartiers généraux des mineurs unis de l’Amérique.Les chefs des mineurs se préparent activement à la conférence que doivent tenir aujourd’hui le bureau exécutif, les présidents de districts et le eo mité des salaires, M.J.L.Lewis, président de l’union, arrivé hier de Springfield, III., n’a rien déclaré sur la grève qui doit se faire le 1er novembre.Les chefs de l’union ne prisent pas la condamnation solennelle de la grève par le président Wilson et la proposition de soumettre leurs griefs à l’arbitrage.Faisant écho à l’opinion émise par William Green, secrétaire-trésorier de l’union, Lewis a dit que l’opinion exprimée par l’exécutif national que le besoin de la prohibition a cessé parce que l’urgence n’existe plus, représente exactement l’attitude de l’union à l’égard du contrat des salaires du temps de guerre.Lewis a dénoncé comme procédé d’atermoiement la suggestion de faire continuer l’ouvrage en attendant la nomination et le rapport d’une commission d’enquête.eban- -saires.I actuel COMME SI DE RIEN N’ETAIT MALGRE LE VETO PRESIDENTIEL.LE SENAT ADOPTE LA LO! DE MISE EN VIGUEUR DE LA PROHIBITION.— DES MESURES SOX'l ADOPTEES EN MEME TEMPS.L’HOPITAL DE LA RIVIERE DU LOUP Rivière-du-Loup (en bas), 29.— Les soumissions pour l’agrandissement tie THôpital, ont été examinées et il a été résolu par les autorités qu’une partie seulement de l’aile projetée, sera construite.Les plans qui sont très bien faits et jolis, seront conservés et exécutés en entier lorsque les ressources nécessaires auront été trouvées, dans l’avenir.Les prix des soumissionnaires devront donc être réajustés, pour à peu près la moitié des travaux d’abord soumis à leur appréciation.La construction, aura un rez-de-chaussée en pierre et quatre étages en brique, avec façade donnant sur la rue Joly, e FORMATION DE COMPAGNIE Mont-Joli, 29, XL J.-E.Bérubé, ancien mesureur de bois, vient de former une compagnie sous le nom de J.-E.Bérubé et Cie, dont le bul principal sera de faire le commerce en gros et en détail du grain, du foin, de la moulée, de la farine.La compagnie ouvrira ses tnaga-Isins dés les premiers jours de novembre dans le quartier nord de Mont-Joli, première rue allant à Test, en face des ateliers de cordonnerie de M.(i.Cloutier.Qualité Supérieure Manteaux et en en Phoque d’Hudson Mouton de Perse Créés spécialement pour les dames de goût exclusif Donner un cachet personnel à chacun de nos modèles esjt un des buts et un des secrets de noire maison.A cause do cela même, nous vous conseillons de choisir immédiatement le manteau ou le modèle que vous préférez, afin de vous éviter le désappointement de ne pas les retrouver plus tard.Noire maison offre on mitre le précieux avantage de prix extrêmement bas.rm 130 RUE SAINT'DKNIS Washington, 29.internationale du aujourd’hui.C.e sous les auspices nations.( l’est la première fois que des ouvriers, des patrons et des hommes d’Etat de tous les pays se réunissent pour discuter ensemble les pro-i blêmes qui se posent.MM.W.B.Wilson, secrétaire du j Travail aux Etats-Unis, et John Barrett, directeur de l’Union Pan-Amé-j ricaine, souhaiteront la bienvenu-aux congressistes.M.Arthur Fontoi-comité d’organisa-du ministère du lira son rapport; puis on discutera pour savoir si les délégués allemands devront être i.-mis.On élira ensuite les comités et les officiers que l’on jugera néces-Si Ton tient au programme les délégués commenceront par discuter sur la journée de huit heures.Ce problème provoquera certainement un débat intéressant, car e’est la question ht plus importante peur le moment.B après mi relevé fait par le comité d’organisation de la journée de iiu;l heures esl déjà en vigueur dans seize pays.Nul doute que les employes adopteront des mesures pour obtenir la réforme dans tous les pays.Quant aux employés et aux patrons canadiens, ils n’ont ne adoptés de précis sur cette quesi.-m.Ils attendent les événements.Les délégués du capital et du travail canadiens occupent la même pièce à la conférence du Travail.Iis ont mur voisins des délégués de la Tcheco-Slovacme.Il est fort probable que les procédures aujourd’hui ne seront pas aussi brèves qu’on l’avait d’abord prédit.La nouvelle que les Autrichiens et les Allemands se sont embarqués et seront aux Etats-Unis (fans quelques jours a excité les esprits et soulevé la discussion au sujet de leur admission, avant qu’ils fassent partie de la Ligue des Nations.Cette question a été débattue par le comité d’organisation hier, et aujourd’hui ce sera au Lour de la conference de décider de l’attitude qu’elle prendra à l’égard des délégués allemands.Parmi les membres de la délégation belge, on est particulièrement d’avis que l’on ne devrait pas permettre aux délégués allemands et autrichiens de prendre part à la conférence sur le même pied que les autres délégués.Le Canada doit être représenté à la séance d’ouverture de la conférence par XL N.-W.Rowell, président du Conseil privé, et par F .-A.Acland, sous-ministre (tu Travail, qui remplace Je sénateur Robertson.Ils représenteront le gouvernement canadien.Les patrons canadiens seront représentés par M.S.-R.Parsons, de la British American Oil Company, de Toronto, et les ouvriers canadiens par M.P.-M.Draper, secrétaire-trésorier du Congrès des métiers et du travail du Canada.Pour épargner du temps dans Téebange des opinions d’une conférence aussi polyglotte, on ne permettra que deux langues: le français et l’anglais.Pour suivre la coutume du parlement canadien, les notes sténo-graphiques seront prises dans la langue dans laquelle le discours est fait.A celte fin, les discours français seront sténographiés et recopiés par les sténographes officiels ca-nadiens-français du personnel du Hansard d’Ottawa, qui ont été spé-rialcni à 20, soit huR voix de plus qu’il n’en fallait pour avoir la majorité des deux tiers.Il y eut bien quelque dispute au sujet de la question de priorité, à savoir si Ton pouvait faire passer la loi de prohibition avant le traité de | paix; mais le Sénai, en majorité pro- : liibitionniste, passa par-dessus cette objections.Le résultat du vote n'était pas douteux.11 fui tout à fait prohibitionniste comme celui de ia Chambre des représentants qui avait adopté de nouveau la loi, à peine trois heures après que le président y eut apposé son veto.Avant que le Congres, à 3 h.40, eut finalement confirmé la mise en vigueur de la loi de prohibition, malgré l'objection du président qui demandait de ne pas confondre la loi de prohibition en temps de guerre et la loi de prohibition permanente établie par un amendement à la constitution, on apprit de la Maison Blanche que la loi de prohibition eu temps de guerre — qui devint en vigueur après la cessation des hostilités — serait annulée du moment que le Sénat ratifierait le traité de paix.C’était la plus claire des declarations officielles ou mi officielles au sujet de m loi en temps de guerre.Les chefs prolnbilionnistes furent complètement déçus par cette nouvelle, car ils avaient escompté que le pays n’ouvrirait pas de nouveau les bars avant le 10 j ivier 1920, datej de la mis.' en vigueur de la prohibi-j tion permanente.Malgré la clameur | des prohibitionnistes et antiprohibi-1 lionnistes du Sénat, à la nouvelle de i a declaration do la Maison Blanche, | les chefs du Sénat dirent qu’ils al-j laient continuer l’étude de la1 ratification du traité comme avant.Mais j les sénateurs qui ont pris une part! active à la campagne de prohibition prétendent qu'il esl injuste et absurde d’insinuer qu’ils retardèrent! e traité simplement pour empêcher ! le trafic des spiritueux de gagner un j seul pouce de terrain dans le laps: de temps comparativement cour! (pii iV'sIp îivant unif* \q nnv«; flDvipnnoi i FLOTTE ANGLAISE ,,„c .DANS LA BALT.QUE AV,S AUX ELEVES DU reste avant que le pays devienne “sec” pour tout de bon.Aux quartiers généraux de la Anti-saloon League, on nie catégoriquement qnc les membres de l’exécutif veuillent participer à un mouvement concerté pour retarder la ratification du traité.Les directeurs de la ligue font remarquer qu’il est nécessaire de ratifier d’abord le traité de paix autrichien avant d’annuler la loi de prohibition en temps de guerre, ce qui est aussi l’opinion du procureur général, M.Palmer.Par suite du vote d’aujourd’hui, le Sénat et le ministère de la Jus tiee sont prêts à punir toux ceux qui enfreindront les clauses sévères de la nouvelle loi de prohibition.Jusqu’ici, Jes poursuites ont été plutôt l’oeuvre du hasard, à cause de l’obscurité de la loi; mais la nouvelle loi est tellement claire et tellement lucide qu’il n’y aura plus moyen de l’éviter par des subtilités d’interprétation.Si sévère est la loi de prohibition qu’un ibdivdu, par exemple, pourra être soumis à ! l’amende et incarcéré pour avoir exhibé la photographie d’une brasserie ou d’un baril de bière.Le seul privilège que garde le citoyen américain est d’avoir dans sa maison, pour son usage personnel, autant de boisson qu’il voudra.Les vendeurs qui débitaient jusqu’ici de la bière à deux et trois quarts pour cent ont été avertis que la nouvelle loi ne permet que la bière à un demi de un pour cent d’alcool.COURRIER DE GRANBY Granby, 29.(De notre correspondant).Mme Lynch a vendu i’hùlel Windsor à M.P.-D, Goyette, qui s’attend d’en prendre possession à la fin de décembre.—Les pompiers de notre ville ont fait appel aux citoyens, ces jours derniers, pour s’acheter de nouveaux uniformes.Us espèrent 'Rie la collecte, ajoutée aux recettes de leur partie de whist, donnée à l’hôtel de ville, jeudi dernier, leur permettront de paraître sous peu avec de nouveaux uniformes.Lundi, mardi et mercredi dernier, avaient lien les Quarante* Heures à Granby.D y eût une grande assistance aux offices.AUX V0TEURS DE LA CITE D’OUTREMONT toils ceux (pii désiren’ faire inv ; criée leur nom sur la liste des vo-1 leurs parlemcnlaires de la cité d’On | Ircmont, pour l’année 11)19 1929; sont priés de faire parvenir, d’irl à quinze jours, leur application dû-1 ment signée nu greffier de la rilé d’Outromonf.Il est important que ! Ions ceux qui désirent faire valoir leur droit de vote se confoYmcnl A relie obligation.Londres.29.Une dopêrlic de Stockholm au “Daily Mail'’, affirme qu'il se trouve dans la Ralliquc, fiâ vaisseaux anglais, doul quatre gros navires de guerre, cinq croiseurs de bataille croiseurs armés.I.a dépêche fall allusion aux bombardements Mieeesslfs de Kronstadt, boni-liai dements que l'nmiraute anglaise a niés.COURS DE SOLFEGE A cause de maladie grave dans la i famille _ du professeur J.J Goulel.j qui dirige L s roues de solfège donnés par le Uonscil des Arts et Ma- i nufarlutes, les leçons qui devaient être données celle semaine, sont ce | mises à la semaine prochaine (U.i.>) C OFFRES SPECIALES POUR DEMAIN Des vêtements confortables pour les garçonnets PALETOTS pour garçonnets de 3 à 6 ans ; genre combinaison avec jambières et chapeau de même matériel.En molleton de fantaisie.Valeur spéciale à.Genre Eusse, collet fermé el ceinture.En tweed mélangé brun ou gris.Valeur de 9.UÜ pour.COMPLETS pour garçonnets de 3 à 9 ans.Genre Norfolk avec double collet en piqué blanc, culotte droite.En tweed brun uni.En tweed bleu mari- j ne.Spécial à ( En serge bleu marine, tout laine.PALETOTS pour jeunes gens.Grandeurs 31 à 34.Modèle ajuste coupé à la taille.En tweed mélangé brun.Val.spéciale à Grandeurs 35 à 45.En melton gris foncé.En tweed mélange brun.Valeur de 35.00 pour.Au rez-de-chausséc.Noire fameuse TIRE, avec noix, la livre.Sans noix, la livre.2.000 livres de tire faite spécialement pour la fête de P“Hallo\veen”.Fantaisies de toutes sortes, à notre comptoir des bonbons.Au rez-de-chaussée.Très spécial de midi à 2 hrs seulement _ CIGARES “BOSTON”, boîte de 50.Très spécial de midi à 2- heu- Au rez-de-chaussée.Âti rayon des arlides pour hommes SOUS-VETEMENTS de coton ouaté, marque Penman, pour garçonnets.Grandeurs 24 à 32.sPécial.,©9 SOUS-VETEMENTS , de laine naturelle, laine | Mercury, pour garçonnets.Tricot par côtes élastiques.Grandeurs : 24 a 32.Rég.1.59 à 2.00.Spécial, le J.CHEMISPjS de.nuit en flanellette pour garçonnets de 6 à 14 ans.Rég.1.59 et «g 1.75.Spécial.^ TRES SPECIAL DE MIDI A 2 HRS CHEMISES de nuit en coton blanc, pour hommes.Grandeurs 14 à 18.Rég.2.00.Très 8 C& 1.00.Spécial.GANTS de laine, pour enfanls.Blanc, noir, gris, ronge et bleu marine.jf" rèi Spécial.« xU» GANTS échantillons en chamoisette ou laine, marque Crown, pour dames et enfants.Toutes les couleurs.Rég.yj .75 et 1,25.Spécial.R^ïridf Au rez-de-chaussée.Eottihes et claques BOTTINES de chevreau noir ou brun, pour jeunes gens et garçonnets.Bout rond, semelle et talon en cuir, Standard Screw.Deux grandes valeurs TOILE à linges de vaisselle, qualité très souple, 80 pouces de largeur.Va-; hint aujourd’hui .59, Spécial.OC la verge.SERVIETTES Huckaback de bonne ; qualité pesante, pour dentistes, médecins cl barbiers.Valeur régu- ii(|urUiKi' (lu loniu-tes «11 liuile, lu plu» luiltu Mir le imiiihe, d piMiiil 1 iHue» ’le plus i|Uc lu gnmeur or- < Jî Imam.SpCclul, la luilli' I.n douzaine.¦ ¦> .• •> 1.89 Jàil'lllf! h prttlvarle Un-nul», sau t li»i«>i.llocmii do maïs (Joakor Og (I,urn l'Iuko; I.:i paquets.Amidon il" mut» H.'iru *3'j Sturrhl, a laïque*».Ortmc braie» de Hwlna, 1 n le paquet .• (.inruui'o» Bonner.etiau- Tfj dli ro de J livres • * W Avec cumulande «emiiale d< plcorir.Melllenr ancre «ronulC, 5 CQ livre».»'.i ,45 Aveu comninnde BCnfriile d’fp(-:erle.Mryirwr bftirrtt de numeric don (il U toll* de P!ï*t, Li livrr.QjJ • .» livres .,, 0 ^2 5 llvr»-» «lo cniMutado.55 Coiifltiirr* purrs rlo Wngstnffr, nux pOclit H ou nu» prune», cluiud.¦I lits.ou Czonnturc!» aux fritltf» df JupoIj, '1 IIln.(.unrittirf* nu» IrnuthoiM'A ti.55 ifpr/r+r L.ET MAGASIN DU REURLC 447*449 Rtrn S»ê.Cmtkêwim Km, —im *.A*4rt «f Sl-CkriMoplM.J.i.topât», rrtoUiM tag, DapuU.V*n Prtildii A.J.top A SItmIiw.#»—t Sardine» Cross Lisli, imite!! .39 ! Sardine» Cupurul l'Apagnon, !« ‘"J'0’- ¦ .(Il, .S», .
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