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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 20 octobre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-10-20, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 24fl MONTRÉAL, HINDI 20 OCTOBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMfcnu Abonnement par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.fllfï ÜO UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.S 00 Directeur DEvOI Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA F AÏS CE QUE DOIS ! Les affaires restent les affaires Vvons-nous as.sc/.entendu, pendant la guerre, nos bons jingos hurler que, la paix signée, nous ne devrions rien acheter de l'Allemagne, n’avoir rien de commun avec elle, et que la première condition de toutes, pour assurer la li anqui'llité à 'l’univers, ce serait de ruiner de fond en comble l’industrie allemande*?Les nôtres, ici, disaient: “Notre participation va nous assurer le marché anglais.Ne refusons donc rien a Londres.” Depuis, il a passé beaucoup d’eau dans la Seine, dans lu I'amise, dans le Hhin et dans le Saint-Laurenl.routes les déclamations ultra-loyalistes oui été emportées par le courant.11 n’en reste rien.Les affaires ont l'epris avec l'Allemagne.Les pays qui ont le plus souffert de Ja guerre vendent à l’ennemi d'il y a moins d’un an tout ce qu’il peut acheter et payer argent comptant; ils en achètent aussi tout ce dont ils ont besoin, soit pour remonter leurs industries à eux, soit pour rétablir le cours normal du change, affecté dans les proportions qu'on sait ¦! qui alarment la finance de tous les pays belligérants.Si les Alliés veulent que l'Allemagne les paie, ils doivent vouloir qu'elle ait de l'argent.Or comment en aurait-el! si elle n’en fait pas’?"Il would lx- impossible to rolled danwyes and indemnities from (irr-many in any adequale amounts if a commercial boycoll would be insli-luled", écrivait 1?semaine dernière à ce sujet un des journaux les plus ieroecment loyalistes et unionistes du pajs.la Manitoba Free Press.On s'en rend bien compte, clans les pays alliés d’outre-mer.Kl c'est parce que le bon sens el l’intérêt y reprennent leurs droits qu'on s’aperçoit que la proscription de T Allemagne des marches mondiaux serait un obstacle invincible dans la voie des réparations que les Alliés exigent d'elle, par suite du traité de Versailles.La France, pays le plus dévasté, avec la Belgique, par les troupes allemandes, cl dont l’industrie a été presque complètement paralysée, pendant la guerre, à cause de l’occupation de ses grandes villes ouvrières du Nord, pense elle-même aujourd’hui à acheter en Allemagne, d'abord parce que celle-ci est sa débitrice el ensuite parce que des achats en Allemagne allégeraient les besoins du change français sur les pays dont elle est elle-même débitrice, ainsi les Etats-Unis et l’Angleterre.Le Journal des Débats, livraison hebdomadaire du 2G septembre dernier, l’admet en toutes lettres, M.Dupire l’a déjà cité ici même, quand i! écrit: "On nous a dit avec raison que noas aurions intérêt « acheter en Allemagne plutôt que dans d’autres pays les objets qu’elle peut nous fournir.Elle n'esl en mesure de nous fournir ni des produits alimentaires lit des matières première1;, et c’est surtout ce que nous devons importer.Xous pouvons toutefois y trouver de l’oulillaf/c et nous ne devons pus nous laisser arrêter par des luisons de sentiment ou par un protectionnisme étroit." L’Angleterre, elle, n’a pas débattu longtemps la question.Un plein pendant le conflit et malgré i’inlei diction formelle de commercer avec l’ennemi, un grand nombre de ses industriels se sont enrichis en faisant de la contrebande de guerre avec l'Allemagne.Depuis l’armistice et surtout depuis la paix, les agents commerciaux anglais ont envahi les marchés allemands: les chambres de commerce anglaises ont établi un ¦.loir a 'Cologne.Et, d’autre part, les importateurs anglais achètent ci.Allemagne ce qu’ils peuvent y trouver a leur prix.Cela s’explique.“Les échanges commerciaux et la quesL.', é des Indcmniiés st tiennent”, a écrit un journal anglais; ci si le boyeoltage des produits allemands existait en Angleterre, celle-ci serait la première a y ¦ 'dre.parce que les commerçants d'autres pay, 1rs achèterait'!:! et sx serviraient pour concurrencer l'industrie anglaise, et aussi parce que Berlin n'aurait pas i -.se/ d’argent pour payer à Londres ce qu'elle lui doit déjà.il y a plus.Le gouvernement anglais lui-mémc encourage l’industrie allemande.Dans certains cas, il le fait au détriment d’industries coloniales.La Gazette, dans sa correspondance de Londres de ce matin, en relate un exemple qui devra faire réfléchir nos jingos, nos ultra-loyalistes et ceux qui, tout le temps, parlent de préférence interimpériale.Le trait vaut d’être noté.Or donc, rapporte la Gazette (première page, British Contract Given to Germans), une maison canadienne ayant appris que le ministère de la navigation anglais voulait faire réparer 10 navires allemands saisis et internés dans des ports de l’Amérique du Sud, oii des équipages allemands en avaient saboté les machines, a offert de les réparer, à un profit de $5 par tonne; cela lui aurait donné 2 millions, puisque ces navires ont un jaugeage total de 400,000 tonnes."Lu compagnie canadienne, écrit la Gazette, fit plusieurs démarches et entendit finalement dire dans tes cercles maritimes anglais d'Amérique que le contrat irait à des Allemands.On rapportait meme que ces navires seraient remorques dans des ports américains et que le travail y serait fail par des maisons allemandes sous la surveillance d’Anglais.Vendredi dernier, un associé de la maison canadienne, venu à Londres, s’est rendu au ministère de la navigation.On lui a appris que la rumeur est fondée et que le travail vient d'être donné à des Allemands.'’ Et voilà! Les affaires restent les affaires.Quelque maison anglaise s'est probablement associée à des maisons allemandes pour se partager l’entreprise, — et les bénéfices, — des influences se sont jouées et l'Allemand a remporté le morceau.Nous sommes bernés.Il ne faut pas s'en étonner.L’argent parle.L’intérêt aussi.Le voisinage de même.Or nous sommes loin et les Allemands, tout près L y a de l’argent à faire avec eux.Pour nous, nous sommes très faciles a rouler.La guerre l'a prouvé.Pourquoi se gêner avec nous?Nous avons chanté pendant toute la guerre, dansorA maintenant! Nous avons fait du sentiment; les autres loni dis affaires.Il n’est pas difficile de voir à quoi cela mène.Georges PELLETIER.P0Ü8WI M.MtMW UVtRGNE N'EST PAS UtülIlT Une lettre ouverte de M.Lavergne aux électeurs et aux électrices de Québec-Est .Votre ami, Armand Lavergne, a rage à la pensée de voir encore une BILLET DU SOIR Mlles Désireuse de seul instant J aviez été malade au lit, art mois en j lier.Pour nous que nous sommes r»F R AIVIF7ÀY i eauchers à onze heures, nous dor-LPE.n/AlTlL^rt 1 , rnrnrf, roiilirCi en nous rendant à la chapelle de Bon secours et c’csl à grand’peine an; nous avons pu entendre la messe.— Dites, chère maman, cst-cc que elle vie bruyante cl dissipée ne vous ennuie pas'/ Cela m'ennuie bien un peu, repartit votre digne mère, en droit, nous n’avons pas le droit, par soupirant.J’avoue que ne pas perdre un les ombres sont si je dis, faisant taire won fugaces! émoi : “Xobles demoiselles, il y a environ un siècle, vous quittiez voire grande maison de mortier, voire château, pour vous constituer Ici prisonnières du cloître : puis, vous vous ries envolées dans la patrie de fous.Mais te souvenir de votre famille vivra longtemps, croycz-le.ne serait-ce qu’à cause du château ; personne de votre sang ne l’habite plus, mais lui porte toujours votre nom, il le proclame, il l’impose à notre mémoire oublieuse et s’obstinant à demeurer derrière sa rangée de peupliers frissonnants, postés comme des sentinelles, et scs deux antiques canons de fer, il songe et regarde s’écouler le torrent des vies humaines."Soldes demoiselles, un jour, dit-on, revenant de la messe, au lendemain d’un bal, vous fûtes toutes surprises de trouver votre mère debout.— "Quoi! chère maman, dites-vous alors, déjà levée, vous qui vous êtes couchée si tard, on plutôt si matin! Il le faut bien, mes enfants, répondil Madame de Ha ne zap: voire père doit sr rendre avant neuf heures, au Champ-dc-Mars pour g faire la revue fin non venu ré-qiment, dont nous avons eu hier soir, 1rs principaux officiers.— Mais vous êtes aussi pâle que si vous refusé de se porter candidat à Té lection partielle de Québec-Est, vendredi dernier.Il nous fait tenir ce malin la lettre ouverte suivante aux électeurs de ce comté, lettre où il explique les motifs qui l’ont déterminé èi ne pas faire de lutte à M.Ernest Lapointe.Aux électeurs de Québec-Est : VIesdâmes, Messieurs, Je croirais manquer à un impérieux devoir de reconnaissance en n'offrant pas mes remerciements à ceux d’entre vous qui, en si grand nombre, m’ont sollicité de pose)' ma candidature dans votre belle circonscription.Les marques répétées d’estime et de confiance que vous m’avez témoignées, le dévouement généreux que j’ai rencontré chez vous, seront pour moi la plus belle récompense d’une carrière politique, déjà longue, hélas! et tant de fois décriée.Votre offre de candidature dans la circonscription de sir Wilfrid est une réponse péremptoire à ces partisans outrés qui n’ont jamais cessé de montrer le mouvement nationaliste comme dangereux et inacceptable.En d’autres circonstances, soyez convaincus que j’aurais été heureux et fier d'être votre porte-étendard et je n’ai aucun doute que nous l’aurions mené à la victoire.Ce n’est donc pas la peur du combat qui m’entraîne à le refuser.De cela, comme moi, vous avez la plus absolue certitude.T,es adhésions aussi nombreuses que spontanées, durant le court moment où il a été question de lutte, sont la preuve irréfutable que l’opinion publique est en éveil et du’eBe reconnaît le nationalisme intégral comme la doctrine la plus saine et la seule capable d’assurer la salut du‘pays; et que le peuple est las de la complicité constante des deux partis aussi bien que de l’impérialisme avoué des tories ou déguisé des libéraux.C’est pourquoi, à la pensée d’un triomphe assuré pour noire cause si chère, quoique bien dégoûté des luttes politiques.je me sentais tenté d’accepter la tâche si noble que vous vouliez bien me confier.Restait la question d’opportunité: à savoir si nous devions, en ce moment, faire une lutte électorale et recommen eer dans notre province, à l’heure présente, la division des idées et des nommes.Sur ce point-là, ie ne me sentais pas aussi sûr et l’attitude de la presse anglaise, qui cachait déjà mal sa joie, à la pensée que le bloc canadien-français pourrait se désagréger.était bien de nature confirmer mes appréhensions et à fortifier mes hésitations.Sur ce point, comme sur tant d’autres, me défiant de mon seul jugement, j’ai tenu à consulter un homme, dont les enseignements depuis vingt ans ont été une série de projections lumineuses sur notre avenir et de claires visions sur no tre devoir national; un homme dont, à chacune de ses paroles, les événements sont venus apporter !; confirmation éclatante de son pa triolisme éclairé.Et je ne saurais hésiter à le dire c’est sur l’avis de mon ami cl d mon chef.M.Henri Bourassa, que je refuse aujourd’hui de me porter candidat.Après avoir longuement discuté la question, nous m sommes venus: à la conclusion qu’une élection na tionaliste aujourd’hui, toute satisfaisante qu’elle pourrait être pou l'amour-propre de deux hommes depuis si longtemps outragés, au rait pour premier résultat de don ner un renouveau de courage à nos ennemis de toujours, à ceux qu jamais ne feront la paix avec nous aux tories impérialistes et anti français.La représentation canadienne française fait bloc actuellement Ottawa et c’est là notre force.Pour une première fois depuis plus d’un demi-siècle nous sommes enfin unis.Je ne veux pas être le pre mier à porter la main sur celle union sacrée.Toute défaite libérale à l’heure actuelle ne peut que fortifier les unionistes.Pour le groupe canadien français la chance est unique et la perspec live inespérée; je ne me sens pas le , nom aurions plus de joie et de paix, si nous polirions vivre retirés sur nos terres:’’ — votre père était seigneur de Sorcl et de Saintr-Maric-de-Mon noir —y Mais de quel oeil nous regarderait-on si nous refusions de nous associer aux officiers de Sa Majesté, aux citoyens haut placés?’’ Comprenant alors, la position gênante de votre, famille, Catherine, Time de vous, s’écria en embrassant sa bonne mère: "Ah! chère maman, je vois que vous avez pins de soucis que de plaisirs! En ce cas, permettez, à vos filles de choisir un état qui n’offre jamais de pareils ennuis!” "Tout en restant an milieu du monde où le bon Dieu 1rs voulait vos soeurs ne furent pas moins édifiantes car "par leur haute vertu et surtout par leur héroïque charité, elles pouvaient servir de modèles niemc aux personnes vouées par état à la perfection religieuse.J.ors de l’épidémie qui enleva à Ville-Marie plusieurs Hospitalières, ne donnèrent-elles pas une preuve éclatante de ces nobles sentiments en s’offrant, on plus fort de la conta une lutle entre oppositionnistes d’ébranler son prestige, ni ses gages de succès, et partant de donner aux unionistes un regain de cou gion, pour aider au service des ma lades, alors que personne n'osait up procher des religieuses.'' Et tonte trois -.Angélique, Louise et Elisabeth les filles du gouverneur, elles ne cl mandèrent d’autre récompense que la grâce d’être soignées a l’Hôtel Dieu si elles venaient à être attein tes de lu maladie et, en cas de mort d’être enterrées avec les llospita'ic res, dans la Chapelle de X.-l).de Honseeoitrs.” Avant de les perdre, je voulus au moins leur exprimer ma reconnais sauce et en conséquence, je leur dis encore : "Soyez bénies, nobles demoiselle qui n'avez pas dédaigné mon appt bien humble.De vous avoir répé té ces choses que je savais, je m sens émue d’une grande fierté.Ah nous sommes nés d'une race forte Et si, parfois, nous- tremblons de dé générer, ne serait-il pus opportun de regarder en arrière?” Andrée JARRET.fois Québec s'épuiser dans des lut tes fratricides.Pour moi ce n’est ni l’heure, ni le temps d’une lutte entre nationaliste et libéral: au parlement d’Ul-tawa les Canadiens français sont unis, il faut les laisser tels.Je crois, sans orgueil exagéré, que j’aurais pu, aux Communes, trouver ma place e mon poste dans la bataille pour mon pays et pour ma race.Le parti libéral ne l’a pas voulu et c’est à cause de ma candidature que l’on a forcé M.Lapointe à démissionner pour venir me faire la lutte et priver ainsi notre province d’un siège sur deux auxquels sa représentation avait droit.Sans rancoeur, je lui cède la place: il pourra avec M.(îalibois débattre les intérêts de son parti.Dieu merci! une pensée plus haute, un idéal plus grand nous gui-lent.nous, nationalistes.Mais j’ose espérer qu’après s’être etrempé parmi vous et animé maintenant d’un patriotisme plus éclairé, M.Lapointe, s’il est élu, saura montrer en Chambre une combativité plus tenace, une résistance plus opiniâtre que la molle passivité de l’opposition libérale iepuis 1914.En effet elle n'a pratiquement rien fait pendant la guerre.Responsable de la triste loi des estires de guerre, elle a laissé, sans protester, sir Robert Borden porter en 1910, douze jours avant la session, l’armée canadienne à cinq cent mille hommes.V la prorogation précédente, l'armée autorisée par le parlement était de cent mille hommes.Devant cet attentat contre les droits du parlement, l’opposition st restée muette.En avril 1918, par ordre en conseil, ie gouvernement a enlevé au pouvoir civil de Québec la conduite de sa police; a emprisonné sans mandats des citoyens manu militari et assassiné des innocents.Toutes les prescriptions et de la loi civile et île la loJrynlitaira en temps d'émeute ont été violées.Aucun pays britannique n'a connu rien de semblable depuis les Stuarts.Devant la violence, devant la prison, devant le meurtre, l’opposition restée muette.-e gouverneur-général a permis aux autorités militaires de Calgary le résister par les armes aux ordres Je la Cour d’appei de l’Alberta.Devant cet acte de rebellion à la loi.l’opposition est restée muette.\ chaque semaine, à chaque jour, les ordres en conseil se sont accumulés, amendant, bouleversant la loi du pays, hors le concours et la connaissance du parlement.Devant ces violations répétées de la constitution, devant cette déchéance de nos libertés les plus né-essaires, devant l’écroulement de l’oeuvre sublime de nos pères, Fop-josition est restée muette.Le général sir Sam Hughes dut résigner parce qu’il voulait que le fouvernement canadien, à rencontre du cabinet impérial, gardât le 'otnrôle de nos troupes outre-mer.Et devant cettte abdication de notre autonomie par le gouvernement canadien à celui de Londres, l’opposition est restée muette.\ux élections générales de 1917, les candidats libéraux de la provin-e de Québec s’étaient solennelle-icnl engagés à demander le rappel la loi de conscription les politiciens la bouche lissez large pour nous trailer de fous et d'illuminés.El quand, avec la guerre, nos prédictions se sont à la lettre réalisées, pour mieux étouffer nos voix, a l’euvi ils ont tous crié que nous étions des traîtres et des rebelles.Et le peuple, toujours, a continué à croire ceux qui, pour masquer leur intérêt ou dissimuler leur ineptie, n’avaient cessé de le tromper.Même sur la question sacrée des droits imprescriptibles de notre langue, on a préféré, dans chaque parti, les jouissances du pouvoir à la défense nationale; et, à force de glisser depuis quarante ans de bourbier en bourbier, il y en a parmi nos compatriotes qui sont étonnés, aujourd’hui, de nous voir couchés dans la boue! Et encore tout gluants de tant de compromissions et de tant de lâchetés, ils n’ont de force que pour se, soûle ver afin de mieux crier : "('.’est la faute des nationalistes!” Eh bien! je ne veux pas qu'on se serve encore une fois de cette excuse infâme, et, cette fois encore, je laisse le champ libre à ceux qui, en 1917, devaient nous sauver.A ceux qui pensent comme nous, qui croient en nous et qui trouvent due nous tardons à venir, je dis de ne pas désespérer.L ère des louches ententes s'achève: les complicités sournoises et les trahison,s silencieuses deviennent de plus en plus difficiles.Le qu’aujourd’hui l’opinion publique n'est pas prête à empêcher, demain elle le rendra impossible.Voila, Mesdames et Messieurs, quelques-uns des sujets que j’aurais aimé à développer devant vous dans une grande assemblée.Des circonstances indépendantes de ma volonté m’en ont empêché.L’heure difficile que je traverse m’a privé du plaisir de vous rencontrer el je suis obligé de me servir de la plume pour vous dire et ma reconnaissance et mes sentiments politiques.La Providence m’enlève l’arme avec laquelle je combattais pour la défense de nos droits: devant sa volonté divine, je me soumets sans murmure.Mais si l’arme que Dieu m’avait donnée est maintenant brisée, j’ai la conscience Hère et Pâme grandie de penser qu’après bien, bien de rudes batailles, elle est sans souillure, et j’ai la consolation de croire que, chaque fois que j’ai élevé la voix dans les conseils de la nation, ce fat pour défendre le faible ou l’opprimé.H ne m'est donc pas permis de sedieiter aujourd'hui vos «oies, niais à chacun, à chacune d’entre vous, je demande à la place une prière, pour que, si Dieu le veut, il me rende la santé et que nous reprenions ensemble le bon combat pour le droit, pour la justice, pour la liberté, en un mot pour la Patrie! En est-il une plus belle, une plus généreuse au monde?Chère terre canadienne, elle sait maintenant comme je l’ai aimée, puisqu’il m’a été permis de tout lui sacrifier.\rmand LAVEHGXE.Québec, le 17 octobre 1919.L’ALLAITEMENT MATERNEL du docteur Styles, secrétaire du comité du Baby Welfare.M.de Uraudprê a écarté sommairement les accusations portées contre ses collègues et lui par l’éche-vin Creelman, puisque, a-t-il dit dans les trois cas où il croyait avoir relevé des abus graves, ce bon éche-vin a reconnu avoir mal lu les rup ports.Quant au docteur Styles, le conférencier le tourne en dérision.Celui-là trouve qu’on ne fait absolument rien dans l'inspection scolaire médicale.Evidemment, ce qui s’ini pose, bien que la modestie de C"1 critique se refuse à l’avouer, c'es' que le docteur Boucher devrail être remplacé par son bouillant collègue du Baby Welfare à la tète de l'organisation sanitaire de la ville.Lm fois celle réforme importante el salutaire accomplie, tout irait comme dans le meilleur des mondes.Mais le docteur de Grandpré ne doute pus que M.Styles se rendrait tô; compte que malgré sa bonne volonté, sa science et son génie d'organisation, l’inspection scolaire n ¦ peut donner que lentement dos fruits, à mesure que l’éducation aura pénétré les petit', enfants d’aujourd’hui devenus les citoyens de demain.Pour lui.l'important dan' les visites, et c’est ce (pii explique qu'on ne puisse pas les multiplier à l’infini dans la même journée, c’est de donner dans chaque classe une brève causerie qu'on tâchera de rendre aussi intéressante, aussi frappante que possible, où l'on s’efforce de condenser des notions d’hv-giène qui formeront la base de l’é-(lucation des tout pelils.C’est là une partie importante de l’inspection, car elle portera, lui semble-t-il, des fruits incalculable" dans l’avenir.Le conférencier, aux applaudissements unanimes de l’assistance masculine, a aussi vivement félicité les infirmières municipales de la collaboration intelligente autant que dévouée qu’elles apportent aux médecins de l’inspection scolaire e‘ aux médecins directeurs des consultations de nourrissons qui se sont ouvertes l’été dernier.Le docteur Styles a encore contesté aux hygié nistes municipaux les moindres capacités dans l’organisation de la campagne contre la mortalité infantile, il les considère comme prives de toute initiative.Le conférencier observe que malgré les vives critiques de ce collègue, il confesse qu’il n’est pas fâché du résultat obtenu cet été dans la consultation qu’il dirigeait puisque, grâce au concours de l’infirmière, sur 123 nourrissons qui fréquentaient cette consultation, un seul est mort.Le docteur entre ici dans le vif de son sujet.11 s’est efforcé, dit-il, de prêcher la vérité, si simple et si souvent oubliée de l’allaitement maternel.Le nombre des enfants qu'on tue en les privant de leur aliment naturel est très grand.Il emploie à dessin, dit-il, le mot tuer qu’il ne juge aucunement outré,.puisque les statistiques établissent par comparaison avec les décès chez les enfants nourris au sein que plus d’une moitié de ceux qui meurent pourraient être sauvés si on faisait retour à cette coutume combattre, hélas! par tant de préjugés aussi lamentables que profondément enracinés.Il rappelle que le lait de la mère, c’est le lait spécifiquement fait pour l’enfant auquel il ne pourra jamais être trouvé de substitut; ce lait parfait, ce chef-d’oeuvre de lait, dont le médecin parle avec une sorte d’attendrissement, il a tout prévu, parce encourgent cette croyance.Pourquoi?pour céder sans doute .ptu' faiblesse aux préjugés de jcurs clientes afin de leur complaire.L un d’eux, avait, paraît-il, dit à une jeu ne femme d’apparence robuste qui fréquentait le dispensaire l'été dernier de sevrer son enfant, (’.'était le quatrième soumis à cette suppression barbare.Trois étaient morts, quand le conférencier vit le dernier de lu série, il dit à la mère : “Votre enfant est bien malade.—Oui, reprit-elle, il partira comme les trois autres.'—Mais pourquoi ne le nourrissez-vous pas?—Le docteur ne le veut pas.” Les trois autres, conclut le conférencier, avaient été assassinés.Ceux des nôtres qui donnent de pareils conseils mériteraient d’être pendus.Ce n’est pas là une boutade, mais j’exprime pur là une conviction arrêtée.Les assassins que l’on conduit à l’échauffaud n’ont, pour l’ordinaire qu’un seul meurtre sur la conscience, ces médecins en ont parfois des centaines.Le docteur Gagnon a félicité le conférencier et les gardes et rappelé la nécessité de l’éducation qui est le but principal de l’inspection scolaire et des visites de nourrissons.Louis DUPIRE.BLOC-NOTES Un jugement M.Lloyd Harris, grand industriel canadien qui est à la lètc de la commission canadienne du commerce en Angleterre, parlait l’autre soir dans un cercle de Londres, à la fin d'un dîner en son honneur.Il n’a pas caché son sentiment quant aux gouvernements d'aujourd'hui.“Ce ne sont pas tant des représentants élus que des fonctionnaires à perpétuité qui mènent les gouvernements et ces gens n’ont pas plus idée de ce qu’est l’empire (pie n’en a ie premier chien venu, dans la rue.Nous devons sortir de cette routine et aller au coeur des choses”, a-t-il dit de la façon dont les hauts fonctionnaires anglais prétendent conduire les relations impériales.M.Harris veut une réforme.Il s’agit de savoir en quel sens.Car les colonies, pour leur part, ne sont pas fort entichées de suivre comme de petits chiens le gouvernement, central, qui mène tout à son gré, prend ce qu’il lui faut et leur laisse les restes.Cela rappelle assez, jusqu’ici, la fable d’Esope et Je mot du lion; "Ego nominor leo.” Question libre “Je ne vous dois pas de remerciements quand vous votez avec moi parce que j’ai raison; je veux votre vote quand j’ai tort”, disait un jour sir John Macdonald à ses partisans.Cette phrase, qui résume bien, sous su forme de boutade, toute la doctrine de l’esprit de parti, la Gazette la rappelle pour dire que, maintes fois, sir John a dû malgré tout plier devant l’opinion publique.Et cela sert aussi de texte à la Gazette qui affirme que la question du Grand-Tronc devrait en être une libre.“Il ne faudrait lias que ce soit une question de parti.La nationalisation des voies ferrées n’a jamais été débattue de qu’il est l'aliment destiné par Dieu j vaut les électeurs en temps d’élec-¦ :- Hf.”— Le gouvernement unioniste SCR CXE COXFEREXCE DE URAXDPRE DU Dr s«- sé- tre Il nous a été donné d’assister medi malin, à la première d’une rie de causeries qui doivent données par les médecins du service d’instruction des écoles à leur., coliaborairices, les infirmières visiteuses.Pendant l'hiver, ces eau series porteront, en règle générale j sur des sujets connexes à Kinspec- ueme au jeune nourrisson, c’est le I viatique qui lui assure le passage î à travers les premiers mois de la | vie si critique pour cet être frêle.! Ici le docteur rappelle sommairement les éléments qui entrent dans la composition de cet aliment; U contient jusqu’aux sel purgatifs nécessaires à l’évacuation fin " é coni'um qui obstrue l’intestin, ies premiers jours.Puis il indique en quelques mots que jamais le lait de vache le plus scientifique- e,y.y- « nlPni modifié n e pourra se donner ri! éP^ i,]us-tUo'(s1|inSdViix^u'l:! au pnntemps.t.on)im.mi substitut parfait du >, l (k (.us, pas un .n dicalc, si l’on peut dire, créait vérité, a savoir que I allait me t ma- J lernel est deux fois de rigueur pen- Ceux-ci étaient oer r,^1n, les premières semaines de la fions.n’a pas reçu mandat du peuple a ce sujet”, affirme-t-elle.Elle a raison.Mais elle devrait se rappeler qu’en 1911 le ministère Borden n’a-jvait reçu aucun mandat de participer aux conflits européens, encore moins de proclamer la loi du service militaire obligatoire dans tout le pays.Et, pourtant, quand il a passé outre, la Gazette a applaudi, avec toules les feuilles loyalistes du temps qui, aujourd’hui, se révoltent contre le coup du Grand-Tronc.La logique n’est pas évidemment le fort de celle presse.Et son attitude d’alors' la sert mal aujourd’hui.Décorés Quelqu'un retrouve celle épi-téïlcment ‘ gramme dans une publication du pro- .i Ceii,.caséine forme tics caillots s décorations étaient I.e docteur insiste donc sur celte jline viaie source d abus .Les temps étaient durs autrefois : On pendait les voleurs aux croix ; Aujourd’hui les temps sont meilleurs E' Ton pend les croix eux voleurs.La vertu quasi extranaturelle du lait maternel est établie clairement par des statistiques relevées eu des circonstances très curieuses, à Paris pendant le siège et à San Francisco 11 > a là une malice qui.de ce temps-ci, est vérité dans plusieurs pays.Remplaçons, si l’on veut, ie apres le sinistre qui jeta par terre j juof voleurs par profiteurs, — c’est des milliers de constructions.lout comme, et l’épigramme n’a Dans l’un et l’autre cas, l'approvi- ; jamais été d'une aussi grande uc-sionnement de lait manqua.Les mé- tualité, chez nous, res qui le pouvaient encore durent 1 allaiter elles-mêmes leurs en fan's.: Deficit Celles qui ne pouvaient plus, durent j recourir à des nourrices.A Paris Du Jer janvier au 1er août 1919, tandis que la mortalité generale i les chemins de fer nationaux ea-avait augmenté de façon formidable, • nadiens ont fait des recettes brode cent pour cent, la mortalité infan- | te.s de près de 50 millions et trois tile baissa de 40 pour cent.A San ; quarts, a dit l’autre jour un minis- Francisco, il n’y eut pendant toute la période de désorganisation pour les adultes, mais qui avait ramené pour les petits le retour à l’ordre naturel, pas un seul décès chez les nourrissons.Puis le docteur de Grandpré donne | l’exemple de certaines races qui vi- Le docteur de Grandpré narai1 l'ent à Montréal en marge .les règles être un conférencier de carrière.Tilde l’hygiène et chez qui cependant s exprime sans notes, avec une aisance et une correction égales.Se; collègues de l’inspection et les infirmières municipales lui ont fait le plus sympathique accueil.Avau! d’aborder son sujet.H a demande E permission de faire quelques observations préliminaires et a répon du.dans des termes très vifs aux attaques dont le personnel de Fins peclion médicale a été l’objet de la part d*un échevin.membre de la commission scolaire protestante, e! a mortalité infantile est la plus bas- j sc.Comment expliquer ce mystère apparent?Il n’étonne point les médecins, puisque ocs races conservant comme une tradition passée l’allaitement maternel.Le docteur de Granpré passe ensuite à la revue rapide de tous les préjugés qui militent contre l’allaitement maternel.Le principal c’est que l’enfant dépérira au sein.Certains médecins tre, aux Communes.Entretemps, ies charges fixes, les frais d’entretien, d’exploitation et les salaires ont absorbé 9 millions de plus que ce total des recettes.Si nous achetons le Grand-Tronc, il faudra donc qu’il fasse de très gros profits pour combler le déficit ordinaire de nos voies nationales.G.P.A LIRE EN PAGE 2— La chronique d’Ottawa d’Ernest Bilodeau.Une chronique de Toronto, de Pierre Du-Gars. LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 20 OCTOBRE 1»li) VOL.X.— No 216 LETTRES AU “DEVOIR” 5*W Nous ne publion» que des lettres •ignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, n timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils voulaient bien en •rendre note définitivement.Les Canadiens"Français à New-York M.le Directeur, Dunn une récente reunion n la-(luellc prirent part ten dinnitaircs tien differentes sociétés canadiennes-françaises de la métropole américaine, et on se troiwaient représentées la société Saint-.iean-Bap-lisle, les Artisans Canadiens, la Li-tiur Saint-Joseph, on parla d’un état de choses très regrettable et qui.depuis longtemps déjà, a attiré l'attention de la population canadien-nr-fruncaisc de Xcw-Vork.En effet, il est fâcheux de remarquer que les Canadiens-français nenant de la province de Québec >¦1 même des différents Etats de l’union américaine, sont, en arrivant ici.des plus perplexes en ce qui concerne la manière de trouver un logement suivant leurs moyens, et d’obtenir les différents renseignements gui leur sont nécessaires, soit pour leurs affaires ou pour leurs achats.Les Canadiens-français peuvent, il est vrai obtenir ces informations.soit au consulat anglais ou au Canadian Club, mais ils ne se sentent pas chez eux.Eue bonne partie des Canadiens français venant ici ne connaissant pour ainsi dire rien de ce gui concerne les coutumes new-ijorkaiser,.Us sont îles plus embarrassé, et sachant qu’il n'existe aucun bureau Canadien-français on ils pourraient prendre les renseignements désirés, ils ne savent où se diriger et quelques fois sont les victimes de spéculateurs ou de personnes mal j intentionnées qui abtisi de leur I bonne foi.Les RE.PP.du Saint-Sacrement ! (7l)lurent Trust, 11 Place d Armes.Montreal.**cli M 4*12 b.,/a U O OliV LlMli ü is Comptable 60 EST, RUE NOTRE-DAME.Bureau dr 20 annre» d'exprrlruc*.Tél.Kata 7154.Soir, St-U>ulz A4H7.Achat rïa errances et recouvrements généraux.C.A.LEFEBVRE COMPTABLE Chambre 82.édifice La Sauvefard*.TéL Main 4817.AUX GENS D’AFFAIRES A.H.Deland COMPTABLE Achat de créances, perception, billets, administration de propriétés, successions, etc.Maison établie depuis 12 ans.Responsabilité absolut'.— 92 est, Notre-Dame, édifice La Sauvegarde, chambre 62.Main 3200.________PERCEPTION THE GRAHAM MARCHAND AGENCY LI ’IFED Edifice Montreal Trust Nous faisons les recouvrements dans toutes les parties «lu monde sur bases de commissions.FRAIS DE PROCEDURES A NOS RISQUES Appelez Main 2506, et notre représentant passera à jvos bureaux immédiatement.PERCEPTIONS De tous genres Chèques remis mensuellement à nos clients.CASAULT ET DENIS 92 Edifice Dandurand Tel.Est 7784.Montréal.RECOUVREMENTS PERCEPTIONS Médecins, propriétaires, marchands, ne laissez pas trop vieillir vos comptes ; faitcs-les percevoir tandis qu’il est encore temps par L’AGENCE PROVINCIALE M.7223.97 St-Jacques DOCTEURS Dr J.AIf.DESROSIERS MEDECIN 397 RUE DROLET, coin Rachel.Tél.St-Louia 3037 _ -¦> i.iwiii iiuii»_"£st /1)7-V ,n 1 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de l'Hotel-Dien de Paris.Maladie des YEUX, des ; OREILLES, du NEZ et de la GORGE.145 Ste-Catherine O.(a l’insHt-ot ftnhfülurirne Nazareth) Téléphone Uptown 559.Dr Laurent Godin Lirrncté du conseil medical du Canada Er-mcdocin Interne de t'Hotel-Dlen tieures de bureau 4 à 6 .h.p.m.436 RUE B LEUR Y 7 à 8^h.p.m.MONTREAL fél.Bel Esl 5417.Heure* de bureaux de midi a 8 hra p.m Dr J.-M.-A- VALOIS, izuenson rapide c; garantie de toutes \i* maladies des voies urinaire*, aiguës ou chroniquee.Attention particulière à chaque maladie 49 RUE ST-DENIS.MONTREAL DENTISTES Dr Noël Décarie, gradue- du Forsth.Boston, Tous promet satisfaction absolue avec la NOVOCAINE qui permet d’extraire les dents sans douleur.— 324 Bleary, pre» Theatre Impérial.ORTHODONTIE (redressement des dents mfnnts).une spécialité.DrNap.Desjardins DENTISTE Extraction de* dents sans douleur.Spécialités : ponts, couronnes ci dentiers.Dentisterie de première qualité à prix très nés modérés.1708 NOTRE-DAME OUEST, ST-HENRl.An-le Bourget, Montréal.Tel.Westmounl 3952.Tri Est tint.Dr A.MÂSSïCOTT.Chirurgien Dentiste 700 ST-HUBERT 2 porte* au nord de Sherbrooke < Autrefoi* cher feu le Dr Bourbonnais) '735 Adam, angle LaSalle.Lasalle 3420.Honoré Thibault CHIRURGIEN-DENTISTE Capitaine en charge des laboratoi-res dentaires de la milice eanadien-ne de Quebec.Chirurgien-chiropodiste tez 'ler maladies de pieds consul- DOCTEUR A.D.BERGERON clnrurgicn chiropodiste, seul diplômé pratl-quant h Montréal.288 STE-CATHERINE EST ïportes a rMt du théitre Princess ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Estampes en Caoutchouc EN TOUS ItENRES A.Derome & Cia 20 NOTRE-DAME EST.Tél.M.467, NOTAIRES Tél Snint-Ixviis 2143.Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Etude : 769 est, avenue Mont-Royal.Argent à prêter.Bélanger et Bélanger Notaires 30 RUE SAINT-JACQUES EDIFICE "TRUST AND LOAN" Argent à prêter sur hypotheque a bonne.Conditions, et achat de créances.Reglement 4e succession ( èl Main 18',».J.-L UIDORE HUCHARME NOTAIRE (Successeur île Beauchamp et Ouchamic) Edifice “La Sauvegarde”, chambre 95 92 RUE NOTRE-DAME EST Montréal Domicile: iél.1-hhmHc 230!) — Tél.Main 3191 THOMAS DUCHARME Nouir*, Comptable et Commitsalr* Cbamorc 2U9 Edifie* de la banque d'Eparaiu 180 ST-JACCaiES.Tel.Muin 7741.Résidence : burenii du soir.iél.List 5943.I-ugmichetiéi g liât-______ J.-[VI,-PAUL ETHIER, U.A.L.L.B.NOTAIRE, C.C.8.79.RUE STE-CATHERINE.MAIS.Tél.Lasalle 764.Tél.rés.: Lasalle 3183 HORACE H.LIPPE NOTAIRE ISO ST-JACQUEli.MAIN 3228 _____Resmeace, St-Louis 6893.FRlviL j.MARSAN, L.L.B.NOTAIRE 320A R U K AMHERST Spécialités : Succession».Fréta d’argent Incorporation des compagnies.Tél.Est 1301.PORTRAITISTE L.J.A.PELOQUIN Portraits au pastel et à l’huile : une spécialité.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3256 Montreal.PROFESSEURS j Izéar- lexandre Dumas Bachelier de FUniversité Laval hnseiguement particulier ou simultané, tours hua deux sexes.Matières : Lntm, français, anglais, mathé-IDiitiques.sciences.Spécialité: Préparation aux examens: meet cine, ori dentaire, pharmacie, service ei« Tl I, etc.»9 Christophe-Colomb, entre Rachel et Marie-Anne.Tel.St-Louis 6193.Mathématiques.Sciences.Lettres et Lau-eues, en français et en anglais.Prénnrntion aux examens ; brevets ART nrVTAFRF H^OIT.MEDECINE PD a A rrr* q^DVTCE CIVÎT, etr dENE SAVOIE.IX et I.E Bachelier en-arts et ès-srienres appliquées 1 rofesscar au collège Ste-Marie et „ collège Loyola.Enseignement •ndividurl n paiement fa-cile le jour et le soir.Cours pour dsmrs et messieurs.pt’1?CT- TNr-VTq TA!
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