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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 7 octobre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-10-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME X No 2:!.r> MONTREAL, MARDI 7 Ot TORRE UUy DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.gço 00 ETATS-UNIS.g 30 UNION POSTALE.R 00 DEVOIR Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! AU BOUT DE LA ROUTE Avant lu guerre, et malgré -ses dépenses sans cesse grossissantes, lu Grande-Bretagne était dans une situation financière avantageuse.Depuis, les choses onl changé, au point que des économistes anglais sérieux, dont sir George iPaish, M.Francis Hirst et plusieurs autres, envisagent l’avenir d’un oeil plutôt pessimiste.O ne sont pas des crises ouvrières comme celles où leur pays se déduit chroniquement ileipuis 1!)1 I, et sur-lout depuis le commencement de 1919, qui amélioreront les finances tic l'Ftat.Lu grève des cheminots ne vient-elie pas de lui coûter àO millions de louis?Un simple coup d’oeil sur le bilan national britannique démontre que les gens prévoyants ont raison de se demander où aboutira tout cela, — à moins que les ministères ne suivent les conseils d’économie et même de purckuonie que M.Lloyd George donne de temps à autre à la nation anglaise, depuis l’armistice, conseils que, entre parenthèses, son ministère lui-unême ne paraît pas pressé d’écouter.¦*¦ * * La dette nationale anglaise, avant la guerre, était de Gàü millions de louis sterling, soil approximaüveitien't trois milliards et quart de dollars.11 y a quelques semaines, elle atteignait un total de 39 milliards de dollars; elle s’est plus quo décuplée en cinq ans.Même si on en déduit les avances faites par la Grande-Bretagne à la F rance, à la Belgique, à l’ilalie, à la Houimmie, au Canada et à plusieurs autres nations alliées, pendant la guerre.- sommes dont elle ne sera pas remboursée en entier avant des années, si elle l’est jamais complètement, — celle dette nationale est aujourd’hui d’au moins 35 milliards.Malgré cette dette extraordinaire et les lourdes charges qui en résultent, les dépenses de la Grande-Bretagne continuent d’etre fantastiques.' .Vous sernblons eu train de dépenser 4 millions et demi de Hures sterling [22 millions et demi de dollars par jour, dont la moitié seulement nous viennent d’impôts île tout genre”, écrivait récemment un économiste anglais, M.John A.Hobson.Ces dépenses gigantesques, le déficit certain qui s’annonce pour la fin de l’exercice budgétaire courant, tout cela n’est pas sans alarmer les ministres eux-mèmes."Si nous continuons indéfiniment à dépenser au train oit nous niions, nous courons tout droit à la banqueroute nationale”, disait il y a quelque temps en pleines Communes le chancelier de l'échiquier, qui surveille les finances britanniques.Cela se comprend.Rien (pie le budget d’administration courante du 'Royaume-Uni absorbe 2 milliards et demi de dollars, cette année, dont 125 millions en indemnités aux gens qui ne peuvent trouver du travail; 250 autres millions serviront à donner du pain bon marché à la population qui, si elle ne pouvait l’avoir à meilleur prix que nous le payons ici, serait de pire humeur qu’elle l'esl présentement.Gela fait tout de suite 375 millions jetés aux classes populaires afin qu’elles ne donnent pas cours à tout leur mécontentement en sabotant le régime de gouvernement actuel.Le déficit prévit de l’adminislralion financière anglaise, à la fin de l’exercice en cours, sera d’au moins un milliard et demi, peut-être de deux milliards de dollars, affirme Al.John A.Hobson (The Nation, 4 octobre 1919).H-était trop tôt, quand il a écrit ees lignes, pour comprendre dans rette somme le quart de milliard (pie le coût, pour l’Etat, do la grève des cheminots anglais vient d’ajouter au déficit national.Le trésor anglais devra donc emprunter au bas mot deux milliards de dollars aux banques et aux capitalistes du Hoyaume-Uni pour boucler son budget.Cela portera la dette nationale, à la fin de 1919, à 37 milliards, et peut-être davantage.M.Hobson estime même que, d’ici quelques mois, elle atteindra 4(1 milliards, ce qui absorbera tout de suite, pour le service des intérêts et du fonds d’amortissement, au delà de 2 milliards de dollars par année à même les recettes ordinaires du fisc.Celui-ci devra en conséquence percevoir au moins cinq fois plus d’impôts qu’en 1913, soit 5 shillings sur chaque louis sterling."Le seul moyen pratique d’alléger la delta énorme que nous avons, par suite de la guerre, ce serait un impôt stir le capital, — et le gouvernement n’en veut pas”, affirme l’auteur que nous venons de citer.Ce serait taxer justement les profiteurs, et ils sont encore trop influents pour se laisser faire ainsi.Ce qui grève lourdement le budget anglais, ce sont les dépenses militaires et navales.Le militarisme étreint T Angleterre d’une façon inquiétante.La moitié des dépenses publiques va aux grands services de l'armée, de la marine, de l’aviation.A eux seuls, ils absorbent cette année plus de trois milliards el quart de dollars.Pour alléger son budget.de ce côté, il faudrait que le gouvernement abandonnât sa politique extérieure présente.Le fera-t-il?On sait qu’il médite plutôt de faire porter par les colonies autonomes une part de ses dépenses navales, qui se trouveraient réduites d’autant.Mais l’Australie, de son côté, ne semble pas disposée à avaler comme un coup de lait le programme naval que lui a tracé lord Jellicoe; et nous n’avons pas, nous non plus, encore approuvé ses projets pour le Canada.* •» * L’Angleterre paie aujourd’hui le coût de ses grandes aventures de conquête impériale.Elle devra dépenser des millions et des millions pour les colonies nouvelles dont elle vient d’hériter au traité de Versailles.Ou il lui faudra trouver chez elle tout cet argent, — comment le fera-t-elle avec un budget aussi chargé que celui qu’elle a?— ou elle essaiera de le trouver dans ses possessions, — comme elle le fait présentement aux Indes et en Irlande, comme elle projette de le faire par des voies détournées, grâce au programme naval de Jellicoe, en Australie et au Canada.Où cela la mènera-t-il et à quoi cela aboutira-t-il?Le colosse est puissamment riche, certes.Mais il y a une limite k tout, il y a un imir au bout de toutes les routes.Et si l’on s’y heurte.Georaes PELLETIER.LA SITUATION DES HOPITAUX AILLEURS ET ICI.Un journal attribue à IM.le commissaire Décary la déclaration suivante au sujet de l’emploi de la taxe des hôpitaux ; ‘Rien n'est encore décidé, car je n’ai pas encore par divers moi toutes des pièces justificatives.” La phrase pourrait bien être textuelle car ce ;wr devers moi et ces pièces justificatives trahissent leur notaire et on sait que M.Déeary Test avec un certain succès.Cette déclaration, quel qu’en soit le sens, arrive à point.Les autorités des hôpitaux pénétreront le sentiment de M.Décary.Elles sauront que, malgré ses promesses, il refuse de s’en rapporter aux requêtes expressives de l’opinion publique qu’on lui a remises cl que maintenant il voudrait les charger de faire la besogne pour laquelle U est payé, autrement dit de préparer le public à une augmentation d’impôts qu’il semble disposé à avaler de travers.Ges incane-s autorités, au fait des sentiments de M.Déeary jugeront sans doute à propos de passer pardessus sa tête — ce qui n’est pas difficile — et de s’adresser directement à la législature de Québec, à la veille de se réunir, pour obtenir une législation formelle.Munies de ce texte de loi très clair et très net elles n'auront plus désormais à multiplier leurs démarches et leurs supplications à l'hôtel de ville.Elles profiteront, sans doute, de ce voyage au parlement pour faire d'tine pierre deux coups, pour obtenir qu’il incombe aux municipalités de campagne désireuses de faire interner des malades dans les institutions de la ville de défrayer leur entretien.Ce projet de législation figurait, on s’en souvient, parmi les nombreuses lois mort-nées enterrées à l’issue de la dernière session.Le gouvernement convoqua un caucus.il parla de cette loi.La simple mention qui en.fut faite provoqua un tollé tel qu’il la remisa prudemment.Mais après une victoire comme celle qu’il vient de remporter aux urnes, le cabinet se souvie.ndra peut-être "u'il n’a pas pour mission de se soumettre aveuglément aux préjugés populaires mais de diriger la politique de la province, dût-il périr à la tâche.Or il est indispensable, pour que les hôpitaux de Montréal continuent de faire le bien qu’on en exige, qu’ils voient s’accrou Ire leurs revenus pour faire face à une augmentation singulière du prix de toutes choses.Cette augmentation de revenus ne peut provenir que de trois sources.Il faut écarter celle à laquelle on s’est adressée, réadressé et suradressé dans le passé: la générosité des particuliers.Elle î été exploitée à l’extrême; elle donne tout ce qu’elle doit donner et elle ne donnera daMhntage que stimulée par l’exemple des largesses provinciales et municipales.Cette source écartée, il en reste, comme nous disons plus haut, deux autres.C’est d'abord la taxe sur les municipalités pour l'entretien de leurs mal: des indigents dans les maisons de santé montréalaises, comme il est également expliqué au début de cet article; c’est l’augmentation des subventions municipales et provinciales.I.es subventions municipales peuvent être accrues de deux façons et in situation est telle qu’il est à espérer qu’on utilisera l’une et l’autro.On peut d’abord augmenter directement les sommes que la ville verse aux diverses institutions et, seeondeinient', accroître encore le revenu de celles-ci en se départissant de la quotité que la ville a le droit de retenir dans la recette de la taxe des hôpitaux.Et voilà indiquée la troisième et dernière source.•x- •* Le parlement entendra sans doute les voeux des hôpitaux qu’on ( le soupçonne d’avoir ajournés l’an dernier à cause des élections, dont le public ne prévoyait pas la proximité, bien que' célle-ci ne fit pas de doute pour aucun des députés.Mais s’il était encore quelques législateurs qui ne fussent pas au courant de ce que l’on fait ailleurs-pour les hôpitaux et de ce qu’ou ne fait pas dans notre province — positivement en retard sous ce rapport — nous leur citerons les chiffres que la Gazette d'iiier* matin a groupés dans son éditorial.L’hôpital générât de Toronto a reçu $29,000 de la province d’Ontario au cours de l’année dernière tandis que de la municipalité il a reçu un total de $158,000 se décomposant comme suit: subvention d’ur-gençe pour combler le déficit, $60,000; octroi par tète pour les patients internés, $80,000; octroi par tête pour les patients externes.$11,554.L’hôpital général de Winnipeg a reçu, l’an dernier, $30,000 de la ville, pour combler un déficit, et il a reçu de la province une allocation spéciale de $80,000, en plus de l’allocation par tête ordinaire de $22,000.L’hôpital général de Vancouver a reçu, en 1918.$105,000 comme allocation par tète do Ja ville et, pour le même motif.$12;),-773 de la province, sans compter $7,500 des municipalités environnantes et une somme de $51,000 de la ville et de la province comme allocation spéciale de temps d’épidémie à la suite do l’influenza.La même année, la ville de Vancouver donnait à ses maisons hospitalières une somme totale de $147,741 ; la ville de Toronto a donné la somme de $720,000 en aide à tous les hôpitaux et la ville de Winnipeg a consacré plus de $574,000 à la même fin.Par contre, la ville de Montréal, toujours d’après les chiffres de la Gazette, versait une somme totale de $134,5)17 à tous les hôpitaux.Le journal cite ensuite un cas particulier lirais qui est topique, c’est celui de l’hôpital général.Cette institution a reçu, l'an dernier, de la ville de Montréal, _ la somme totale de $.>,000 dont $2,500 pour le fonds commun, $1,000 pour la clinique dentaire et $1,500 pour le service d'ambulance.De la province, la même institution a reçu la somme totale de $21,515, produit de la taxe des amusements et $5,000 pour le fonds général.Nous pourrions, en y mettant le temps nécessaire, ajouter de nombreux exemples à ceux que fournit la Gazette, mais il n'en est pas besoin, car tout le monde connaît la double mesquinerie de la province et de la ville envers les institutions de charité.Nous pensons d'ailleurs que le personnel des diverses institutions se chargera d’établir une comparaison entre ce qu’elles touchent sur la cassette de la ville ou de la province et ce que reçoivent des mêmes sources les institutions analogues de Toronto.Le journal que nous avons cité dit que le moment est proche où les hôpitaux devront se courber à la triste obligation de refuser les malades nécessiteux.Nous espérons que cette*sinistre prédiction suffira à ouvrir les yeux du cabinet provincial qui peut tout pour améliorer le sort des hôpitaux puisqu’il peut par l’influence incontestable qu’il exerce sur la Chambre faire adopter les lois qu’il jugera utiles au sujet de Ip distribution ries fonds faite par la ville.Mais il y a un autre argument, celui de la fierté : pouvons-nous tolérer qu'une province comme la nôtre, qui étale tous les ans sa richesse, ses plantureux surplus, reste dans une infériorité marquée auprès (le ses soeurs de la confédération pour ce qui est de l’accomplissement de ce devoir primordial de l’Etat; le soin des malades indigents, l’encouragement d’admirables institutions de charité, administrées, surtout chez les catholiques (on peut l'affirmer sans crainte d'être démenti) avec un esprit d’économie et de dévouement sans égal?Louis DUPIRE.POURQUOI CET ENTÊTEMENT ?LA DECLARATION DES BAUX On se plaint de tous les côtés de ce que les logements sont rares et les loyers élevés.Après le fiasco de la commission des maisons ouvrières de la ville de Montréal, le moment nous paraît mal choisi pour que les commissaires tentent de faire adopter une loi tracassié-re et qui ne peut être que de nature à décourager les gens caressant l’espoir de devenir propriétaires de hasarder des capitaux dans l’entreprise aléatoire de lu construction.Nous avons déjà dit ce que nous pensions de ce projet de règlement inquisitorial exigeant des propriétaires qu’ils déclarent le chiffre des loyers qu'ils perçoivent.L’un de nos confrères apportait l’autre jour, un argument que nous n’avions pas mentionné.Que! règle- ment, si sévère soil-ii, pourra être faif de telle façon qu’il empèçhe les ententes entre les locataires et les propriétaires, pour frauder le fisc à l’avantage de l'un et de J'au-Itc, puisque le premier paiera un* taxe foncière moins élevée et le second une taxe d’eau plus légère ?i’our cela il suffira de faire ligu-r'er un chiffre autre que celui convenu en réalité pour le loyer dans le bail.Ce truc était d’usage courant naguère quand les maisons se louaient mal.Alors ou majorait le chiffre du loyer.Maintenanl que les maisons ne se louent que trop bien on l’emploierait dans le sens inverse et les évaluateurs seraient floués comme l’étaient autrefois les acheteurs.Ghose curieuse, les commissaires ne laissent pas entendre que si cette loi est passée ils se déferont des évaluateurs qui représentent un personnel nombreux et coûteux, Mais pourtant on ne voit pas à quoi ils pourraient bien servir Quand la déclaration du bail sera exigée, que les propriétaires s'y conformeront et (tue l’évaluation de leur immeuble cl conséquemment de la taxe foncière qu'ils devront payer, sera basée sur celle declaration.^ < L D.LA MUSIQUE LA TROUPE SC0TTI Devant un auditoire qui remplissait le théâtre St-Denis jusqu’aux derniers fauteuils et où l'on entendait presque exclusivement parler français, la troupe Scotti ,< joué hier soir, deux oeuvres avec une rare periection.Le programme comprenait VOracolo de Léoni et Cavalleria Ruslicana de Mascagni.On ne pouvait voir, en une même soirée, contraste plus frappant.Le premier de ce qu’on a convenu ! d’appeler i’école vériste italienne.Mascagni demeure fidèle à la tradition séculaire de son pays qui veut que la mélodie règne suprême et perpétuelle; chez lui i) y a peu de déclamation lyrique, à peine l’indication d’un récitatif.Ses personnages parlent longuement, sa mélodie en acquiert cette qualité qu’un critique français, parlant de Puccini, appelle kilométrique.Chez Léoni, c’est le contraire: la mélodie n’est plus à la scène, clic se trouve à l’orchestre ej tes personnages parlent en musique, VOracolo se trouve donc à être une oeuvre très moderne par son plan général; niais Ja musique reste üdèle à Ja vieille tradition italienne et n’use qu’e rarement des procédés harmoniques par quoi se distingue l’écoie française.A condition qu’on la suive à l’orchestre et qu’on n’essaie pas toujours de la trouver chez les chanteurs, elle est très claire, un peu déclamatoire dans les passages tragiques, vive et legere sans exotismes dans les tableautins de vie chinoise qu'elle souligne, avec un peu d’essoufflement.On dirait une suite de petites illustrations cousues bout à bout.C’est très agréable et un peu puéril.Mais le livret est un drame horrible, dira-t-on.et la musique n’en rend pas l’idée.C’est un peu l’effet qu'elle m’a causé.1! est certain (pie le diabolique Chim-Fang et ses vengeances n'effraieraient pas beaucoup, si ce n’était le jeu de ScoUi.Voici en peu de mots ce qu’on comprend du livret à une première audition.La scène se passe dans Je quartier chinois de San'Francisco, dans Je très beau décor d’une rue sordide.Le tenancier d’un bouge d’opium, Chim-Fang, est repousse par Ah-ioe, la mece du marchand Too-Tsin, qui aime Win-San-Luy, fils du docteur Win-Shee.Four se venger, il enlève le petit Hoo-Chee, fus de Üoo-Tsin et tue Win-San-Guy qui lui a repris l’entant.Le vieux Win-Shee retrouve Hoo-Chee et étrangle Chim-Fang.Antonio Seotti joue le rôle de Chim-Fang.11 le fait en acteur parfait et la scène finale où, cadavre, il est relevé par le vieux médecin et assis sur une caisse pendant que passe un agent de police (pii ne voit que deux Chinois dont I un conte une histoire à l'autre, est d’un horrible réalisme.M.Scotti a peu à chanter, mais il le fait admirablement.Le rôle de Win-Shee a été pris par M.Adanio Didur qui lui a (tonné l’appoint d'une merveilleuse voix de basse.M.Orville Harrold, une des nouvelles recrues du Metropolitan, est un tort ténor à la voix un peu pesante, mais très dramatique.Il fut pu amoureux très satisfaisant.Mlle Marie Sundeiins a donné a son rôle d’Ah-Yoe une voix très pure qui fl enlevé certaines difficultés avec une telle aisance que peu de personnes s’en sont rendu comp- Cavalleria Rusticana qui occupait la seconde partie de la soirée, lut jouée dans un très joli décor d'Italie, baigné dans une lumière parfaitement ménagée, par Mario Cham-lee, ténor à la voix jolie, qui cher-chc ses effets, Mlle Francesca Fe-ralta, une Santuzza dramatique, AL Millo Pisco, agréable acteur à la voix trop menue pour la salle, Mlle Jeanne Gordon, superbe mezzo-soprano, et Mlle Mârj Kent, bonne Mamma Lucia.L’orchestre, dirigé par AL Carlo Peroni, s'est montré de qualité supérieure.Rien de heurté dans la sonorité et l’ensemble, mais un beau fondu, expressif, sans exagérations.Ce fut une belle soirée comme nous n’en avons guère eu depuis bien longtemps.Ce soir, on joue Madame Butterfly, avec Aimes Florence Easton, Jeanne Gordon et Mary Kent, MM.Orville Harrold.Scotti, Paltrimie-ri, d’Angelo et Gallagher.Fréd.PELLETIER.N.DE LA R.— A'oir.en page 2, le compte rendu du début de la troupe d’opéra San-Carlo, au Majesty, hier soir.BLOC-NOTES Quel programme ?CHRONIQUE D'OTTAWA La session va s’achever Très peu de députés s’y intéressent — Quand serons-nous en paix avec tout le monde ?Il y aura à la fin de ce mois-ci des élections partielles dans huit comtés fédéraux.Les ministériels n’ont pas encore formulé de programme nouveau pour présentation aux électeurs de ees différents collèges.Quel sera-t-il?Gar enfin le parti unioniste, s’il veut vivre, ne peut pas plus compter sur ce qu’il a fait dan,s le passé que le parti libéral peut espérer sc prolonger indéfiniment en évoquant comme seul argument la mémoire de .sir Wilfrid Laurier.Un journal de tendances unionistes, le Citizen d’Ottawa, est curieux de savoir de quoi parlera le programme unio-«niste.“Sur quel principe reposera-t-il?Sur la justice sociale?Su-Robert Rorden a déjà employé cette expression dans un discours fait pendant des élections.Sur la liberté pour laquelle des hommes se sont fait tuer?Le gouvernement n’en a donné aucune indication, à venir à aujourd’hui.Des mesures palliatives, des fragments de lois fondées sur des principes économiques faux, voilà tout ce que le parlement a adopté.Il a voté des montants exagérés pour faire des prêts à des pays européens.Il a donné des commandes à des syndicats de construction maritime, il a fait d’autres transactions également agréables aux profiteurs.Mais il est allé à si petits pas du côté du remaniement du fardeau des impôts.de la réintégration, dans le cours de la vie civile, des hommes démobilisés, il a fait de .si hésitantes.de si rares incursions du côté de la démocratie économique, il a mis tant de, mauvaise volonté à part cela qu’il est impossible de trouver quelque principe au fond de la conduite du gouvernement unioniste.Il se peut qu’il y ait d’autre chose que de l'opportunisme dans le projet, de former un parti unioniste qui dure.Lorsqu’on propose de former Ain parti durable et qu'on n'a pas de principe défini sur quoi appuyer la politique du parti, cela est tout aussi sensé que de construire un navire sans aucun plan, sans pouvoir moteur, sans même savoir de quel côté il ira, quand on le lancera.” Ainsi, même des feuilles jadis sympathiques à l’unionisme n’en veulent plus ou ne croient plus à sa praticabilité.Le pays, pour sa part, en a assez et le témoignera dès la première occasion qu'on lui en donnera.Boutade ou vérité ?Un directeur de journal, ennuyé des plaintes formulées contre des inexactitudes qui se glissaient parfois dans sa feuille, a écrit un jour cc qui suit: “Si un plombier fait une erreur, ii se fait payer le double de ce qu’il devait recevoir; si un avocat commet une erreur, c’est juste ce qu’il cherchait, car cela lui donne l’occasion de reprendre toute la cause ; si un charpentier fait une bévue, “c’est juste ce que je voulais faire,” dit-il: si un médecin Se trompe, il enterre l’erreur; i un juge erre, son arrêt devient la ioi du pays; si un prédicateur se trompe, personne ne voit la différence; mais si un journaliste commet une erreur, il n’y a pas de pi-lié”.Cela paraît être une boutade; c’est plus souvent la simple vérité.A revoir L’entente anglo-japonaise qui lie Londres et Tokio expire en 1921.Comme il faut que celui des deux contractants désireux de ne pas la prolonger signifie à l’autre son intention définie, un an avant la date d’expiration du traité, Londres et Tokio devront, d’ici la fin de 1920, décider de ce qu’elles feront et si elles renouvelleront l’entente aux mêmes conditions.Un correspondant anglais de la Gazette écrit à ce journal, à ce propos : “Renouer cette entente qui nous fut extrêmement précieuse, — tout comme elle l’a été au Japon, — aux jours où nous avions besoin d’être tranquilles en Extrême-Orient pour concentrer toutes nos forces dans la mer du Nord, cela pourrait aujourd’hui militer contre nos relations, non seulement avec nos parents d’Australie et de Nouvelle-Zélande, niais aussi avec les Etats-Unis, avec qui nous sommes sincèrement désireux de rester en relations amicales et suivies.D’autre part, abandonner notre entente avec le Japon, équivaudrait à l’obligation pour nous de maintenir dans les eaux du Pacifique une puissante flotte britannique.le crois savoir qu'on espère pouvoir en arriver à des modifications qui feraient de cette entente anglo-japonaise une entente tripartite.à laquelle les Etats-Unis donneraient leur adhésion.On y arriverait par des concessions mutuelles, comportant la limitation par Tokio de l’émigration japonaise à l’extérieur.en retour de quoi les Fltats-Unis et l’Angleterre reconnaîtraient au Japon des avantages commerciaux et financiers considérables”.11 reste à savoir si les Etats-Unis consentiront à pareil règlement.Depuis qu’ils font de la politique mondiale.par suite de leur entrée dans la guerre euronéenne et de leur part active à la préparation du traité de Versailles, on neut s'attendre à bien d’autres aventures dans le champ diplomatique.Nouvelle nation Tandis qu'»n débat la question ardue de savoir si le Canada est ou n’est pas une nation.l'Islande est à la veille de terminer sa première année d’existence comme nation distincte.Elle est indépendante depuis le 1er décembre 1918, elle a son drapeau bien à soi.— croix blanche sur champ bleu strie de blanc, et elle Continue d’avoir pour roi.jusqu’à PAR ERNEST BILODEAU.Ottawa, 6 octobre.Les Communes siègent en trépied ces jours-ci; l’on ne sait pas toujours si la majorité se trouve dans l’enceinte ordinaire, ou dans l’un ou l’autre des deux comités qui siègent à chaque bout de la grande salle des chemins de fer, deux étages plus haut; l’un pour la rééducation des soldats, l’autre pour la classification du service civil.A la fin de l'après-midi, il n’y avait pas quorum en Chambre, strictement parlant, mais personne n’avait envie d’en abuser pour provoquer une petite sensation inutile et démodée ; car il y avait ailleurs une trentaine de législateurs occupés à une besogne déléguée du parlement.Lamartine parlait de siéger au plafond, et nos députés de fin de session siègent deux plafonds plus haut, mais ils siègent, et ils font peut-être plus pour gagner leur indemnité que les fidèles et dévoués serviteurs de la masse d’armes et de la petite épée du sergent d’armes.FOUR LES PROVINCES MARITIMES M.D.-D.McKenzie a voulu oublier aujourd’hui qu’il dirige les destinées d’un grand parti et ne plus se souvenir que des Provinces Maritimes, qui ont toujours leur “jour” parfois répété, à chaque fin de session, ne fût-ce que pour parler de Y Intercolonial et de tous les méfaits dont le gouvernement se rend coupable dans son administration.Cette année, le député de Sydney-Nord qu'est VL McKenzie y va d’une de plus sur les années dernières, car il veut faire prolonger Y Intercolonial .jusque dans son propre comté, au Cap-Breton.Il ne se trouve dans cette partie un peu ignorée de notre pays qu’une seule et unique voie ferrée dont personne ne sait même le nom au loin, et qui est bien insuffisante en raison des besoins grandissants des industries qui s’y développent, y compris celle de la pèche.En 1914, avant la guerre, la Chambre aval; adopté le principe d’une extension ju chemirt de fer, 'alors à peu près ftniqfie, dé l’Etat, dans cette direction.M'.McKenzie ressuscite l’idée eu l'appuyant de son prestige, inconnu aux temps jadis, de leader de la gauche.Malheureusement, 'l'effet moral est circonscrit à la seule vingtaine de députés somnolents qui écoutent cet exposé où le mot “maritime” fréquemment répété rappelle aux habitués les inévitables “journées maritimes” de chaque fin de session, dont M.Sinclair, Al.Loggie et quelques autres ne manquaient jamais de faire les frais.11 y a comme cela dans la mémoire de chacun, le souvenir précis de journées de pluie monotone et incessante que Ton ne parvient jamais à oublier tout à fait.* •* * En commencement de séance, quelques menues questions posées au gouvernement ; c'est le moment des surprises, et celles-ci vont à tous les sujets possibles.Aujourd’hui on a parlé du président Wilson, du roi et de la reine de Belgique et jusque de Sam Hughes et de la part décisive qu’il a prise à la guerre, à “sa” guerre, comme il doit probablement l’appeler lui-même.M.McKenzie s’est informé avec sollicitude, auprès rie sir George Foster, de l’état de santé du président américain, qui cause des inquiétudes à ses fidèles.admirateurs du Canada, nous avons failli écrire “sujets” ou bien “débiteurs”.Le remplaçant du premier ministre a répondu avec une imperturbable gravité que la sauté du chef de la nation voisine intéresse en effet tous les citoyens du Canada, et qu’il est heureux de pouvoir dire que les nouvelles soiû meilleures.Il corrobore les compliments faits par son honorable ami au sujet des grands services rendus par M.Wilson dans les grandes négociations qui viennent de se terminer.Ou à peu près, car M.Ernest La-pointe u demandé presque immédiatement si le Canada va bientôt déclarer la paix à tous ses ennemis.Théoriquement, en tout cas, nous sommes encore en guerre avec un tas de pays dont la liste fait frémir, et AL Lapointe a été bien inspiré en exprimant le désir universel d’en finir avec le cataclysme et de proclamer à qui de droit nos intentions pacifiques et “défâchées”.La question portait en même temps un côté embarrassant pour le gouvernement.nouvel ordre, le même roi que le Danemark.L'Islande, perdue au nord-ouest de l’Europe, est une île un peu moins grande que la Grande-Bretagne, elle a une superficie de 42,000 milles carrés, et tout sa population est issue des fameux Northmen, — hommes du nord, — qui descendirent autrefois de Scandinavie jusque dans les plaines de Normandie, en France.Nation d’une civilisation avancée, au Moyen-Age, l’Islande, pendant des siècles, est restée dans l’obscurité, sous le vas-selage du Danemark.C’est, avec ia province de Québec, un des rares pays du monde où il soit possible de reconstituer l’origine et l’histoire de chaque famille qui l’habité.Les Islandais ont émigré, il y a des années, en assez grand nombre au Canada et aux Etats-Unis, surtout au Manitoba et dans le Dakota-nord.Ils sont en Amérique, de 35,000 à 40,000.et la plupart ont fort bien réussi dans les affaires et l’industrie.G P car ce n'est pas à lui que revient l'honneur et la responsabilité de prendre la moindre initiative de ce.genre.Nous sommes une nation, mais.M.Foster a répondu qu’il espère que ce sera bientôt.Comme nous tous, il n’en sait rien.Ce sont des questions qui dépassent notre.Conimonivealth.Comme pour ajouter aux "crevasses” dans lesquelles se débattait avec tout cela At.Foster, le docteur Belaud lui a demandé sans arrière*pen-sée visible si nous pouvons espérer que Leurs Majestés le roi et la reine des Belges seront invités par le gou ?ernemont à faire visite au Canada et nommément à sa capitale.Le gouvernement répond qu’il a laissé le soin de cette affaire au •purmier ministre, qui fera sans doute tout Je nécessaire.La réponse est un peu courte, surtout étant donné qu’on u pu lire une heure après dans les journaux que M.Rowell était déjà rendu à Niagara où il a rencontré les deux souverains au milieu du pon! international, pour la petilc heure de séjour canadien que les deux distingués visiteurs se sont offerte aujourd'hui, ce qui n’est vraiment pas, révérence parler, une vraie visite à la canadienne.Et quelle espèce de conversation les souverains belges ent-ils pu avoir avec le président unilingue du Conseil privé d'un pays bilingue ?Au surplus, personne dans le gouvernement njp-l-i! eu l'idée de transmettre a Leurs sympathiques Majestés une formelle invitation ?Kl si on en a eu l'idée el qu'on ne l’ait pas mise à exécution,pourquoi?Sommes-nous à ce poinl une nation souveraine qu’il nous est .sévèrement défendu d’inviter un souverain étranger à nous visiter, sans obtenir au préalable, après l’avoir humblement implorée, la permission condescendante des "autorités impériales” qu'on nous objecte à chaque lois que nous voulons nous moucher tout seuls?Rien n’a transpiré en ce sens encore, mais il n’y a pas moyen de s’empêcher de trouver étrange le mutisme officiel, même devant une question directe comme celle de AL Behind, la* gouvernement aurait tenté l’iftenture et se serait fait donner une chiquenaude humiliante par Londres que les ministres ne feraient pas une autre tête.Peut-on demander copie de la correspondance, télégraphique ou postale, si elle existe, qu’auraient échangée à ce propos notre libre pouvoir central et celui de la “nation-soeur” (Poutre-Atlantique?* « M.McKenzie avait au feuilleton une résolution demandant la production de la correspondance com-piète_ entre le gouvernement et la Dominion Canners Association qui, comme on sait, comprend la majorité des établissements d’empaquetage de produits alimentaires du Canada.Cette combinaison, pour ne pas employer un mol pins précis, avait obtenu des autorités britanniques un contrat pour 80 millions de boîtes de conserves.Or, dans celles qui contenaient des fèves au lard, produit éminemment national, on a trouvé en certains cas foui excepté du lard, et jusqu’à des cailloux, mis là pour augmenter le poids, et économiser les ‘‘beans”.Des soldats se sont rendus malades à consommer des fèves infectes, tandis que d’autres se cassaient les dents sur les cailloux.Avoir échappé aux balles allemandes, tomber victime des galets du pays natal 1 M.McKenzie fait ressortir le profit malhonnête qu’ont dû trouver les empaqueteurs de petiles pierres, au détriment de nos gars, et demande une enquête, fondée sur certains rapports d'un officier du ministère du Commerce, qui a découvert quelque chose et a essayé en vain de faire cesser la pratique frauduleuse.AL Foster, encore ministre du Commerce en dépit de toutes,.1rs récentes rumeurs, a répondu que son ministère n’est pas mis en cause, le contrat en question ayant été fait directement avec Londres.On a cependant voté la production de toutes lettres et correspondances du ministère canadien du Commerce, relativement à la controverse qui a régné à ce propos entre la compagnie et les autorités britanniques.A M.Lemieux qui avait inscrit une question relative au change français et indiqué Fincojivénient des droits de douane très élevés (lue doivent actuellement payer les inportateurs de produits français, M.Maclean a répondu que le gouvernement n’y peut rien, et que s’il instituait quelque mesure de soulagement de ce côté, le profit pourrait bien s’en aller en fin de compte à l'Allemagne, plus touchée encore que la France, de ce côté.Le franc peut avoir baissé certains jours jusqu'à 11 sous environ, mais le mark n’en vaut que 7 à peu près permanemment.En marge du renseignement officiel, on peut ajouter qu'un certain nombre de jjersonnes de la capitale se livrent aussi à l'achaf de francs qui paraît sévir un peu partout en Amérique, mais le mark est moins populaire, et personne ne songe à envoyer des fonds en Allemagne.Il s’est élevé, d'autre part, un problème relatif à ce dernier pays et ayant trait aux créances existant au moment de la declaration de guerre entre des maisons allemandes et des maisons canadiennes.Des crédits et débits mutuels sont (Suite à la 2e page) 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 7 OCTOBRE 1919 VOL.X.— No 2;.!,3 LETTRES AU “DEVOIR" I __ "" Nous ne publions que des lettres lignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte rie temps, s’ils roulaient bien en prendre note définitivement.POUR SE BIEN RENSEIGNER J.L BUHEAU DU COMMERCE FAIT ACHETER UN COMPLET CHEZ UN TAILLEUR AVANT QUE CELUI-CI VIENNE RENDRE TE-MOIGNAOE — PROFIT AUGMENTE DE 10 P.C.— PAS DE BAISSE PROCHAINE.Bénédiction d’un nouveau sanctuaire La chapelle des RR.Soeurs de Marie Réparatrice a ce matin reçu l’aspersion de l’eau sainte des mains de Sa Grandeur Mgr l’archevêque — Œuvre de dévouement accomplie dans l’obscurité — Les développements à venir.ALBERT LOUE LES CANADIENS tr (JOURS DE .SA BREVE VISITE SUE .VOTRE TERRITOIRE, LE ROI DES BELGES EXALTE.LES FAITS D'ARMES ACCOMPLIS ES EUROPE.PAR LES SOLDATS VENUS D'ICI.LE COUVENT DE CHAMPLAIN M.le Directeur, Le premier, 2 et 2 fuillcl 1920, à Champlain, ce sera le cinquantenaire de la fondation du cannent du Bon Pasteur rriqc sous le vocable de N.-D.ra-tuites.MARCH TRUST Co., Agents, 136 St Jacques (Département de l’Immeuble) 35ème année.Main 3791.La troupe San-Carlo, en tournée à Montréal pour une quinzaine, | donnait hier soir, au Majesty, de-j vaut une salle comble, Madame \ Butterfly, de Puccini.La soprano japonaise, Mme Hara Onuki, tenait le rôle-titre et le ténor Manuel Salazar celui de Pinkerton.Cette première représentation de la troupe a remporté un beau succès mérité.Mme Onuki a été Japonaise tout à fait nature; son jeu est excellent, elle a une très jolie voix que l’on souhaiterait cependant plus forte.1 Sa prononciation de l’Italien ne laisse paraître aucun accent oriental; c’a été là une des surprises de l’auditoire .Au premier acte avec son partenaire, M.Salazar, elle a chanté d’une façon ravissante le duc qui suit la scène du mariage;, i mais c’est dans l’acte suivant, où.Butterfly désertée par Pinkerton, ne peut croi*e qu’il est parti pour se plus revenir et se met à espérer avec une foi aveugle au retour de l’infidèle, que Mme Onuki a pu faire valoir toutes ses capacités de ] jeu.La scène de la lettre entre j autres a été vraiment belle.Des j applaudissements sont venus à deux j reprises interrompre l’intrigue, ce { I dont il ne faut pas féliciter outre i mesure l’auditoire.Le dernier ; ! acte, très court, ,a été bien chanté j et bien joué.Un mot des autres artistes: M.| Salazar était très en voix, il a bien rendu son rôle.M.Mario Valle, baryton, a fait un Sharpies tout à fait sympathique.Mme Irène Pav-loska.dans le rôle de la suivante Suzuki, a donné la réplique à Mme ! Onuki tout le long de la pièce.Mme Pavloska a une voix de mezzo-soprano, chaude et souple.La mise en scène était soignée ; il nous a semblé quo la troupe San-i Carlo a, celle année, des décors nouvellement brossés.Signor Me-rola était au punitre Ge .soir haust avec Rothier et Mme Marcella Graft.-m- [DES DEM NDES D’AUGMENTATION La séance tenue hier après-midi par les membres de la Commission I scolaire du district centre a été abso-I lument calme.Les diverses communi-! cations lues par le directeur-secrétaire, M.Miller, portaient sur une ! foule de demandes de salles pour divers cours du soir et sur différentes j requêtes d’employés de la commission relatives à une augmentation de leurs traitements, entr’autres les gardiens d’écoles.Le docteur Eugène Gagnon, surintendant de la division d’hygiène pour ! l’enfance, soumet à la commission une circulaire qu’il fera distribuer lans toutes les écoles.Chaque instituteur et institutrice recevra une copie de cette circulaire qui traite dans un esprit pratique toutes les questions concernant la santé des enfants.o M.ie docteur J.A.Fleury, de l’hô->ita! St-Luc.remercie la commission de l’encouragement qu’elle a apporté à cette institution en faisant faire dans les écoles du district ccnlrc des collectes fructueuses.Les commissaires présents éiaienl: M.l’abbé A.Corbeil, président, M.; l’abbé G.McShane, le docteur Paul Denis, M.Alfred Lambert, M.le doc-1 leur J.C.Poissant.Au milieu d’un cérémonial im-! pressionnant S.G.Mgr l’archevê-j que a procédé, ce matin, a la bénédiction solennelle de la nouvelle chapelle des RR.Soeurs de Marie Réparatrice.Par une coïncidence heureuse, l’événement a marqué le huitième anniversaire de la fonda-tion de l’institution.Sa Grandeur a fait son entrée dans la chapelle par les grandes portes d’arrière, suivie d’un nombreux clergé, tandis que le choeur chantait les litanies des Saints.M.l'abbé Lacroix, aumônier de la communauté et ie R.P.Richard, e.s.v., curé de Saint-Via-teur d’Outremont, accompagnaient Monseigneur.A la fin des litanies.Monseigneur a bénit la chapelle, en parcourant les rangs de .l’assistance et jetant Peau sainte sur les murs, au chant du “Benedic Domine”; il est revenu au sanctuaire pour célébrer les Saints Mystères.Durant la messe, la chorale des religieuses a fait entendre des chants appropriés, une hymne à la Sainte Vierge, un motet au Saint Sacrement et le “Pater Noster”.A la communion, toute la communauté est venue recevoir la sainte communion des mains de l’archevêque célébrant; de nombreux fidèles ont suivi cet exemple.Et la cérémonie s’est terminée dans un recueillement profond, tandis que l’orgue modulait gravement des chants de reconnaissance.Pour la circonstance, la chapelle avail revêtu sa parure blanche des grandes fêtes ; seules quelques ger bcs de roses et d’oeillets, déposées .ur l'autel, tranchaient de leurs bril-j Janies couleurs sur la monotonie des I léeors.Spacieuse et élégante dans j .m style roman-composite des plus Vmplos, elle sait inspirer d’elle-même comme une atmosphère de piété et de dévotion.Un groupe imposant de fidèles, re-jiyrulés parmi les parents des soeurs j.de choeur et les habitués de l’institu-jlior, avait pris place dans la nef, bien avant l’heure de la cérémonie ; dans le choeur, on remarquait MM.les abbés Perrin, curé de Notre-Da-j ie, Roy, secrétaire de Monseigneur, i-dorrel, vicaire au St-Enfant-Jésus, i.abrosse, et plusieurs autres dont les [ noms nous ont échappé.APRES HUIT ANS La communauté des Soeurs de Marie Réparatrice compte aujourd’hui Inpt années d’existence ; à ses débuts, un noyau de six religieuses seulement veilla à son oeuvre d’apostolat, de réparation et de prière ; depuis lors, la Providence a daigné bénir ses labeurs en la gratifiant de vocations nombreuses.Jusqu'à ce jour, cent six postulantes ont réclamé leur admission et quatre-vingt-deux d’entre elles font actuellement partie de la communauté.Parmi ses oeuvres d’apostolat, elle a fondé en ces dernières années celle des retraites fermées pour jeunes filles ; ces retraites ont exercé une influence salutaire au milieu d’iin groupe nombreux de jeunes filles que la nécessité de pourvoir à leur subsistance avait trop tôt émancipées ; elles ont ramené plus d'une brebis égarée au bercail.l.a communauté se réjouit de ces résultats consolants et compte bien se multiplier pour étendre sa sphère d’action bienfaisante.UN PATRONAGE DE JEUNES FILLES En effet, la communauté a jeté les bases d’un patronage de jeunes fille, qui sera érigé sous peu aux côtés (iu monastère actuel.Ce patronage, institué dans le genre de celui du “Foyer”, de P“Ave Maria” et d’autres,pourra grouper au début une trentaine de jeunes filles et servir à toutes de maison paternelle et de foyer domestique ; les jeunes filles y trouveront une pension très convenable et un milieu choisi pour se retirer.Les religieuses ont compris que cette oeuvre nouvelle s’imposait ; elles ont voulu offrir une protection aux jeunes filles en les entourant d’attentions et de soins délicats propres à leur condition.Au cours des retraites fermées, elles ont connu bien des misères et relevé aussi des ruines ; le patronage poursuivra l’oeuvre commencée et parachèvera le travail de la retraite.Elles nourrissent aussi un noble sentiment de patriotisme, puisqu’on jeunes filles, elles contribuent, disent-elles, à cultiver chez leurs protégées l’amour du devoir, et à préparer des ménages heureux C.-E.PARROT.M.PR0UDF00T EST MIS DE CÔTÉ LES LIBERAUX DE CENTRE HURON N’EN VEULENT PAS COMME CANDIDAT.Toronto, 7.— Le choix des candidats pour les élections provinciales a été marqué hier par quelque chose d’intéressant, la répudiation de William Proudfoot, ancien chef des libéraux ontariens par les libéraux du comté de Centre Huron.M.Proudfoot est député de Centre Huron depuis 1908.Mécontente de son attitude à l’égard du gouvernement unioniste, I association des libéraux du comté avait voté une résolution ue censure contre le député à la dernière assemblée.M.Proudfoot a annoncé depuis son intention de briguer les suffrages comme candidat indépendant.A la convention, on a lu hier une lettre dans laquelle 51.Proudfoot tentait de justifier sa conduite passée.Quelqu’un a présenté une resolution pour faire rescinder ie premier vote de censure contre M.Proudfoot.La résolution a été vite-mise au panier, environ 95 pour cent des délégués ayant manifeslé leur désapprobation de l’attitude de M.Proudfoot.Treize députés conservateurs à la Législature sont rentrés dans la vie privée, et M.R.H.McElroy, représentant du comté de Carleton.est le dernier sur la lisle.Le lieutenant-colonel A.C.Pratt, de South Norfolk, est sorti 'des rangs du parti et est candidat indépendant.Quatre autres anciens députés ont été mis au rancart aux conventions.Cela fait en tout 18 députes conservateurs qiû ne sont pas dans la lutte.recul de 20 milles, mais leur retraite a été arrêtée et un peu de territoire à été repris.On a stimulé l’enrôlement volontaire des réfugiés derrières les lignes de Kojtchak en offrant des boni et un certain secours aux familles des volontaires.Cet enrôlement augmente de jour en jour et se fait avec une telle rapidité que les hommes n’ont presque pas le temps d’être équipés.15,000 volontaires se sont enrôlés en septembre.-9- “BRIDGING THE CHASM” Ce volume, tout récemment paru, où M.Percival F.Morley étudie la question bilingue au Canada, surtout dans l’Ontario, à propos du règlement XVII.est à mettre dans toutes les bibliothèques des nôtres qui s’intéressent à ce problème.Bridging the Chasm a pres de 200 pages, il est relié et il se vend, aux bureaux du Devoir, à $1.35 l’unité.Il faut ajouter 7 sous pour envoi par la poste.-«- LA FRANCE AURA DU COMBUSTIBLE Niagara Fulls, 7.(S.P.A.) - Le roi Albert, la reine Elisabeth et h prince héritier Léopold, ont passé une heure sur le territoire canadien, mais dans cette brève visite, les hôtes royaux ont parlé longuement de la bravoure du soldat canadien, de ia bonté du peuple du Canada et de la beauté des paysages de l'automne.Soldat lui-même, le roi de Belgique était en mesure d’apprécier le soldat canadien.Les Canadiens, a-t-il déclaré à M.N.W.Rowell, dans fun excellent anglais avec l’accent naturel de sa langue, ont toujours été dans des positions dangereuses et toujours ils ont conservé le territoire qu'on leur avait confié.La visite du roi au Canada n'a pratiquement pas été annoncée, quoique se soit la première fois qu’un monarque régnant passe le sol canadien.Jusqu’à dimanche, on ignorait que la famille royale, dans sa visite à Niagara Falls, traverserait le pont international.Le gouvernement a alors été officiellement averti que le roi Albert traverserait la frontière pour remercier le pays dont les soldats ont combattu victorieusement à Ypres et à Mons.C’est M.N.\V.Rowell, président du conseil privé el secrétaire intérimaire des affaires étrangères, qui a reçu les visiteurs royaux sur le pont intenjational.Les autres Canadiens étaient M.Joseph Pope, le major général Elmslie, le brigadier général G.H.Mitchell, le brigadier général Hill, le major.Wright, le major Stephens, et le Dr IL Y.Grant.Mme Rowell était présenlc.Les formalités ont été très simples.Pas de discours.Le roi el son escorte uni quitté l'automobile américaine et sont montés dans une auto canadienne, mise à leur disposition par le gouvernement canaden.Il y a eu les présentations, puis le roi est monté en aulo avec M.Rowell et M.Joseph Pope, pendant que la reine Elisabeth prenait une autre auto avec Mme Rowell.Les autres personnages de l’escorte ont fait suite dans d’autres voitures.Quand les Canadiens ont pris charge des visiteurs, les Américains les ont quittés avec courtoisie.11 semble y avoir eu malentendu dans ce protocole, car on a dû demander aux Américains de s éloigner du pont .C’est M.J.M.Nye, (tu département du secrétaire d E-tat, qui a fait cette correction.M.Rowell a souhaité la bienvenue aux visiteurs illustres sur le sol canadien.Il a dit que les étroites relations des cinq dernières années de guerre, ont révélé la valeur belge aux Canadiens et que la Belgique a une place d’honneur dans le coeur du gouverneur général .Au nom du Duc, M.Howell a dit qu’il espérait que les visiteurs royaux pourraient visiter Ottawa plus tard.1 Ee roi Albert a parlé de la valeur des soldats canadiens dans les Flandres.Il s’est informé de la santé du premier ministre, du général Currie et du major général Watson, qui commandait la 4ième division dont les quartiers généraux étaient à Bruxelles, lors de l’armistice .Le roi a dit la part prise par les aviateurs canadiens, mentionnant le som du major Bishop.Il a dit re-gretter de ne pouvoir visiter le Canada.Les.visiteurs ont admiré la splendeur du paysage d’automne et se sont dirigés au milieu du pont où les autorités américaines en ont de nouveau pris charge.CHRONIQUE D’OTTAWA (Suile de la Ire page) restés en plan, qui vont devenir exigibles avec lu proclamation de paix.lorsque M.Rowell se déridera à la faire, à moins que.Mais en tout cas, il y a là Ionie une situation compliquée, et le ministère des Finances a créé un service spécial pour s'en occuper.Il aura du mal à ramener le mark à une valeur pjus rapprochée de sa nonne, el ce n'est pas le seul des problèmes qui s'annoncent de ce çôté.Sir Sam Hughes s'est plaint d'un article du Star de Toronto s’amusant comme lout le monde des rodomontades contenues dans sa longue el incohérente palabre de i autre jour ; et comme on y prétend qu'il n’a pas été écoule respectueusement par le lV«r Office, il donne lecture de toute une liste de suggestions qu’il a faites alors qu’il était ''puissant et haut de cent coudées”, suggestions qui ont toutes été acceptées, dit-il.tant par lord Kitchener (pie par les autres.Donc, conclut en substance Sam, je suis un.grand homme, et ie Star n'y entend rien.On a cependant remarqué que ia Paris, 7.— On rapporte que le général Gassouin, chef du service des chemins de fer au ministère de ia guerre, a promis au conseil municipal de Paris que la crise du combustible sera résolue dans une quinzaine.Albert Claveille, ministre des Travaux publics, déclare que les canaux ont été réparés dans la zone de guerre, el que la fin de la démobilisation devrait permettre la circulation de plus de wagons, ce qui améliorera la situation.La substitution du pétrole au charbon dans plusieurs industries est prise en sérieuse considération, dit le ministre.M.POINCARE CANDIDAT AU SENAT paris, 7.— Le président Poincaré a informé le comité républicain du département de la Meuse qu’il est disposé à le représenter au sénat, d'après l’“Eclair”.“Envoyez des fleurs” CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER N.MacKENZIE KING A MONTREAL M.W.L.Mackenzie King, chef de i Popposilion, adressera la parole au I club libéral des femmes, au cours de l’hiver.Mme A.R.McMaster a annon-| cè cette nouvelle hier.Le programme du club pourvoit à deux assem-I Idées régulières par mois, et à chacu-; ne des orateurs connus prendront la i parole.KOLTCHAK S’EST MIS A AVANCER | Omsk, 28 septembre, (retardé)._ I L avance des armées sibériennes | sous le commandement de l’amiral1 Koltchak, depuis la reprise de l’of-j fensive du 1er septembre, a été j faite avec certains revers sur une distance de 75 milles sur tout le | front russe.Cette avance a été faite en divers endroits avec beau, coup de difficultés et a la suite de.| nombreuses contre-attaques.Les i troupes de Koltchak ont fait mon-I tre de tout leur corn age durant i cette balaille.Quinze mille prisonniers, cent | mitrailleuses et vingt et un canons de fort calibre ont été capturés du-j rant cette avance.Les troupes de ! Koltchak ont ainsi arrêté leur re-I traite./ A l'heure actuelle, le front de j I l’armée tourbe à la rivière Tobol à j I quinze milles au sud d’e la ville de I ' Yaluterovsk, endroit où le chemin i de fer d'Ekaterinnburg traverse la .rivière de Tobol.De cet endroit vers le nord, le front se replie un peu vers l’est, mais l'ennemi a été poiïssé à 70 milVs du chemin de fer de Ishim.De Tobol, lê point le plus proche à l’ouest de la ligne de i Koltchak.le front s'étend au sud i fnuclinnt le chemin de fer transsibérien à la gare d’Urakali.à 40 milles de Kurgan, et descend ensuite au sud-est derrière la voie ferrée.Dans cette direction les troupes cosaques ont fait récemment un Aux retardataires L’administration du Devoir prie ceux de nos abonnés qui ne sont pas en règle avec elle, pur rapport à > et D7.Montréal.V aleura Ou- ver- ture Midi Valeurs Ou- ver- ture Midi Allis Ch.cr.-m 49! 2 Int.Mflri.pr 119*4 DO'-, Alli.Ch.pr.Int.Nickel.>7 * Am, B.Sug.9614 96 Int.Paper.03 03 Am.(.'an.l ():‘ s wr.i nt.Rh.Tr.cu Am.Cttr Fo 135 Mi 13ÔÜ Ken.Cop.331 h Oi>1 4 Am Loco.116 Uli's t.aek Steel Am.Smelt.'13 8 73 i.l>ehigh Val.Anacon.M t 8 Max.Moto 47'- 47d Atchison.• • Mex.Petro.240 336 Allan.Gulf i;u.182 N.Y.N.H.su.5 Bald.Loco.141V, mu North Par.58 Bal.A* Ohio 42 Ohio Gas.Beth.Steel.10GH iôiij-i Pennsylva .Brook 1 Ra .ziH Pittsb.Coa! Cnn.Pacif.152H 152*4 Press.St.C.P4’t 1141 , Cent.Lenth 100 10^4 Readme 8 V 84 , Chino Copp Republi.Ir.96 Vs Colo.K.47Vjj Rubb U.S.12 ¦>. 100 1-8.1933 .$1(100 à 10,'1 5-8, S10000 à 100 1-2.Penman.$3000 ft 90.Sire I.8500 ft 98.M.Tram.$5500 à 70.T< Ntile.A.$1000 à 99 1-2, C.$1000 à 99 1-2.Banques Royale.7 à 215.Commerce.9 à 197 1-2.Union.5 à 161.OPERATIONS RK Ï/APRES-MIDT D’HIER Action» ordinair»» Brazilian.10 a 50 1-2, 25 à 50 3-4.Steamship.60 h 60.NctroiL 120 À 99.M.\j.IL and IL 60 à 91.Dur ber.110 « 21.Shawiniffnn.25 à 121, 75 à 121 t-2, 7 0 122, 1 à 122.Abitibi.50 à 114 1-2.Ames Holden.185 i\ 92.Asbestos.30 à 71.Sugar.585 ù 08, 50 ù 02 3-4, 25 a 62 1-4, 25 à 67 1-4, 325 à 68, 160 à 61 1-2.Brompton.375 à C 50 k 67 3-4.Car.50 à 50, 20 à 50 1-2, 35 à 50 1-4, 50 50.Cernent.100 à 70 1-4, 15 à 70 1-2.Carriage.270 à 30.Can.Loco.50 à 95 1-2, 25 à 97.Smelting.40 à 32, 25 à 31 7-8, 45 à 32, 25 à 31 3-4, 45 à 32.Dom.Bridge.25 à 110 1-2, 25 à 111, 10 à 110 1-2.Glass.5 à 64, 15 à 64 1-2, 5 à 64 3-4, 300 à 65 1-2.Steel Corp.10 k 69 1-2, 125 à 69 1-4, 20 à 69 1-2, 100 à 69, KH) à 69 1-4, 25 à 69.Textile.60 à 23.Lauren tide.55 à 220.Howard Smith.50 à 100.Lyall.125 à 135, 150 à 136, 90 à 135, 25 à 134 1-2, 25 à 134.Breweries.15 à 184 1-2, 185 à 184 1-4.Ont.Steel.11 à 37 1-4.Riordon.370 à 150, 60 à 150 1-2, 50 à 150, 50 à 151.50, 60 à 56 1-4.Spanish.130 à 56 1-4, 70 à 56 1-8, 165 à St.L.Flour.50 à 121, 10 à 121 1-2, 25 à 121 1-2, 5 à 121 3-4, 25 à 121 1-2.Steel Co.2 à 72 1-2, 33 à 72.Tooke.10 à 68 3-4, 5 à 70, 510 à G9, 25 à 68 3-4, 100 ù 70.Tuckett.10 à 51.Wayag.50 à 66 1-2, 20 à 66, 25 à 66 1-2.Bons Dom.1931.$2100 à 98 3-4.Dom.1937.$2000 à 100 1-4, 821000 à 100 1-8.Vict.1922.$1900 à 100 1-8, $100 à 100 1-8.Vict.1923.12 x $50 à 100 1-8, $6750 à 100 1-8.Vict.1027.«1150 à 102, 6 x $100 à 102.Vict.1933.$1200 à 103 1-2, $1950 à 103 5-8 Vict.1937.$1500 à 104 5-8, $1000 à 101 3-4.Cernent.$1000 à 100.Textile.$2000 à 99 1-4C.Lyall.$2400 à 96.RO BOL aQVIDG (tablettes) Nettoie l’intestin paresseux —| cause de maux de tète, mauvaise | digestion, maux de reins, manque d’appétit, etc.— et guérit la ; j Une cure au ROBOL peut sc prolonger sans inconvénient tant que le besoin s’en fait sentir;c’est le moyen de conserver la liberté de l’intestin.Pour rester en bonne santé, prenez chaque soir une ou deux tablettes ROBOL.En vente partout, 25 sous la boite, six pour $1.25.Envoyez par la malle par la COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE limitée, 274 rue St-Denis, Montréal.LA NAVIGATION UNE LONGUE TRAVERSÉE LE “ TUNISIAN ”, DE LA COM PA-, UNIE DU PACIFIQUE, EST ENTRE DANS LE PORT, HIER SOIR, APRES UN VOYAGE DE DOUEE JOURS.— DANS LE PORT.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL HOKAIRE DU SERVICE SUBURBAIN POUR 1919 Après une traversée de douze jours, le Tunisian, des Services Océaniques du Pacifique, a jeté l’ancre au port à 8 heures 45, hier soir.La liste de bord comprend 4U0 passagers de cabine et plus d’un millier de passagers en troisième classe, pour la plupart des militaires avec leurs dépendants^ (lui ont été comme d’habitude descendus à Québec.Le brouillard a retenu le paquebot aux" Trois-Rivières pendant deux heures.Etant partis de Londres le 24 septembre, les passagers se sont trouvés à partir juste avant la grève des employés de chemin de fer.Le Prctorian doit aujourd’hui quitter Avonmouth à destination (le Québec et de Montréal.De Glasgow partira demain le Scotian, et le 11 le Scandinavian quittera Liverpool.On ne croit pas que ces navires, maintenant que la grève de chemins de fer est terminée, retardent beaucoup.Le Metagamd est arrivé à Liverpool samedi, dans l’après-midi.Le Carmania appareillera de New-York seulement cV?main, au lieu d’aujourd’hui, comme préeé-deminent annoncé.Le Sa.ronia arrive à Halifax ce matin.Un cargo, le Cairndhu.vient de partir de Leith pour être dans le port le 13 octobre.Le Canadian Sailor est entré cî hier, avec une eargaisqn de sucre, prise aux Ant'lies.Son départ de Montréal est fixé au 13.On continue d’opérer le chargement du Canadian Ranger devant partir jeudi à destination de Liverpool.On attend de ce port, ces jours-ci,-la Canadian Seigneur.Enfin, le Canadian Adventurer qui a été lancé par -le prince de Galles, passant à Port-Arthur, n’entrera au port que dans une quinzaine.I NAVIRES AU PORT Arrivées Le Canadian Sailor, le Woodfleld et le Tunisian.Départ.— Aucun.DANS LE PORT Le Blue Hill, le Kaikoura, le Canadian Ranger, le Honduras, le Carnvalona, le New Texas, le Pen-sylvane, le Canadian Sailor, le Woodfleld, le Tunisian, le Yar Al-gonia et le Lake Girth.¦-*-— L’ÉCOLE DU SOIR AU MONUMENT NATIONAL On vient d'ouvrir les cours publics et gratuits de la Société Sl-Jcan-Baptiste.au Monument Nalic-nal.M.J.-V.Désaulniers.directeur, nous dit que les inscriptions se font nombreuses.Mlle Antoinette Gagnon est chargée du cours élémentaire du français aux personnes de langue anglaise.M.le principal G.Lemerise donne le cours de français avancé aux personnes de langue anglaise.Le cours de grammaire française, si apprécié des employés de bureau, est confié à M.le professeur A.Fournier.La diction française, dont il est donné au cours pour îles adultes et un cours pour les pupilles, au Monument National, est confié à Mlle Idola Saint-Jean.M.le professeur T, Banks enseigne l'anglais en deux cours, l'un élémentaire et D’autre avancé.Mme Cinq-Mars est chargée du cours bilingue de sténographie.Mlle Irène Joly, de l'Institut sté-nographique de France, est chargée de la dactylographie et de la correspondance française el anglaise.M.H.Saint-Amant enseigne la comptabilité.Dans toutes les classes, l’élève, en s’inscrivant, doit faire un dépôt d’une piastre et cette somme lui est remise s'il assiste aux trois quarts des leçons du cours pour lequel il s'est inscrit.Pour la classe de dactylographie, une piastre supplémentaire est exigée pour fournitures, papeterie et usage des machines.LACHINE De la Côte St-Faul.Service de— 10 min.à partii tie 5.05 a.ni.De la Place d’Armes (bureau de poste).Service de— 10 min.de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 min.de 8.00 a.m.à 4.2U p.m.10 min.de 4.20 p.m.à 7.00 p.m.20 min.de 7.Ou p.m.à 12.00 minuit.De Lachinc (Stoney Point).Service de — 10 min.de 5.30 a.m.a 8.50 a.m.20 min.de 8.50 a.m.à 4.30 p.m.10 min.de 4.30 p.m.a 7.50 p.m.20 min.de 7.50 p.m.à 12.50 a.m.Dernier tramway de Lachine à 12.50 a.m.SAULT AU RECOLLET-MONTUEAL-NORD Du chemin Crémazie (Youville) k Montréal-Nord.Service de 15 min.de 525 a.m.à 10 min.de 5.55 a.m.à 15 min.de «S.15 a.m.k 10 min.de 4.45 p.m.à 15 min.de 7.00 p.m.a 80 mm.de 12.00 a.m.à 40 min.de 12.30 a.m 5.55 a.m.8.15 a.m.4.45 p.m.7.00 p.m.12.00 minuit.12.30 a.m.1.10 a.m.Dernier tramway pour Montréal - Nord à 1.10 a.m.De Montréal-Nord au chemin Crémazie nW nou inv:.j.Nr ,r| v ¦'rnt prendre) contact eve .eue Quand vient wCptCRihrc.qui n’a pas* éprouvé k- dHr dévêtir un habit (Je ch- sse et démonter) se mettre à i aîiüc (ht gibier dans ies .ic-i di bo:s ?\ ^ DANS les foret;, du Nord où abondent L’es .- es es pièces-' ^ l'orignal, le chevreuil, Le .ribouetTour—'uchcb,selon * la localité.j | LES grands bois.du Québec, de l’Ontario et de.Provinces Maritimes sont à la portée du “ nemrod ” qui /eut passer d’intéressantes et de fructueuses vacances, et celui-ci, } grâce au réseau du Pacifique Canadien, peut sans diffi- î Jr cultes en atteindre les régions les plus giboyeuses F.C.LYDON, agent des billets pour la ville, 1 it-145 rue St-Jacques, Montréal.V .«’Mr»* /-< Ne Toussez Plus ! 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Dame Jeanne Wilms, épouse conu ne en b.eus de Jean Philippe, ch entier, de la cité d'Outremont, < I ri (T de Montréal, duement auti sée à csU r en justice, Demandere vs Ledit Jean Philippe, Dcfendi La (Ier nmlercsse a tonné une ii'iinde en séparation de biens mur en celte cause.Montréal, 27 septttinbre 1919.I ESSETTE LT DUGAS, A virais de la demandere,ssi nays, Oemundcî le GUIDE DR L INVENTEUR qui aéra envoyé grutis MARION & MARION IC4 RUE UNIVERSITE, MONTREAL, O Journnl cal Imprimé nu No 43 ruo Snlnf-Viiirent.À Montréal, par l’IMPRlMK-mi: l’OULLAIBE (à Iesponsnnillté UmlUe).ri.Curlier, gérant.^68091 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 7 OCTOBRE 1919 VOL.X.— No 235 ANGLETERRE T' La congestion reste le problème à résoudre Le gouvernement a devant lui la tâche de faire parvenir à leur destination les quantités considérables de colis immobilisés par la grève dans les gares et sur les quais — L’efficacité des services publics durant la crise — Ce que dit M.Barnes., ennnnence de ee ministère.L’o-jiinion populaire le demande.C’est un facteur dans les diminution» du prix des vivres et l’expérience des derniers mois, voire de ht semaine dernière, en ‘a montré l’utilité.Le ministère des vivres et la commission du blé cependant, règlent le volume des vivres importées et les approvisionnements de poisson; c’est une grande responsabilité que celle qui s’attache à ce contrôle dans la période des prix élevés, période dont on ne prévoit pas la fin.(Service de la Presse associée) Londres, 7.— Une importante conséquence de la grève des elieinius de fer sera l'élimination de la congestion sur les quais et sur les chemins de fer anglais, congestion dont le public s’est plaint depuis la grève et qui a été dans une large mesure responsable de l’insuccès dans * la distribution des vivres aux marchands.La presse londonienne a fait remarquer que l’organisation mise en service durant la grève avec d’heureux résultats pourrait facilement remédier à cette congestion.Or le gouvernement, se rendant à cette suggestion, annonce qu'il va retenir le service des voitures à cette fin.Le Comité du Board of Trade a recommandé la création immédiate, pour le district de Londres, d'un bureau suprême de la circulation, ayant pouvoir de contrôle, de coordination et l’initiative dans toute question relative au transport ; ce serait le remède aux conditions intolérables actuelles.Depuis quelques semaines, un plan de réforme de la circulation est l’objet de la discussion du comité du Board of Trade.Ii a en vue le remplacement des 74 dépôt de fret actuellement existants par un dépôt central., BLTOl'B AU TRAVAIL Londres, 7.— La plupart des grévistes sont retournés au travail hier et les services réguliers de voyageurs ont repris.On dit que la capitale aurait pu tenir trois semaines au point de vue des vivres, car le gouvernement avait mis des vivres en réserve dans treize grands entrepôts des deux côtés de la Tamise.Autre fait à noter, c’est qu’il n’y avait pas un dixième des arrangements de faits quand la grève s'est réglée, ce qui montre bien la force du gouvernement.Bien plus, un plan pour la distribution du lait élaboré dans scs moindres détails depuis des lois a été mis en opération dès que • besoin s’en est fait sentir.La (¦voyance du ministère des vivres ainsi épargné des souffrances à •.milliers de gens.Il try avait iis pour recevoir les vivres néees-tircs qu’à télégraphier à des offi-•iers.Le bacon, le fromage et les autres effets devaient être distribués de la même façon.G.N.Barnes, ouvriers.membre dû cabinet de guerre, a donné une entrevue sur .ses impressions de la grève uii'jj/uppelle îm guide pour ceux qui veulent le bien de l’ouvrier et de l’Utat.D’abord, il dit que la grève est une révélation de la solidarité des classes, et il base son opinion sur la sympathie spontanée que tous les travailleurs ont témoignée aux em- ployés ep grève.Il a remarqué le sens de la responsabilité des ouvriers du transport et des délégués qui ont agi comme médiateurs.Les hommes, dit M.Barnes, auraient pu propager la grève dans les rangs des ouvriers, mais loin de là, ils se sont employés à la conciliation.Les gré vistes se sont conduits avec honneur et on n’a enregistré que des actes de sabotage d’importance secondaire.Il faut aussi noter la conduite du gouvernement.Pus de parade militaire ni de provocation.On a réservé les emplois des grévistes et viHine manière générale la voie à la solution est restée libre.La grève a mis en oeuvre les ressources du pays en face de l’arrêt des principales artères de communication.Le gouvernement a improvisé les services d’urgence dans peu de temps, ils ont pallié les inconvénients inévitables d’une telle grève.M.Barnes est d’avis que le gouvernement devrait être débarrassé de ces disputes ouvrières, A tout événement, il était d'abord absurde de maintenir d’autres services publics tandis que le gouvernement était engagé au règlement de la grève dont il était partie.Les règlements devraient être faits par une autorité indépendante.Il en a été ainsi pour tous tes autres employés de l’Etat, avec, naturellement, appel final au gouvernement ou à la grève.M.Barnes se déclare favorable à un bureau de rajustement où les représentants du gouvernement seraient mêlés aux délégués des travailleurs et même des voyageurs.Parmi ces derniers il pourrait y avoir des représentants ,lu travail.Enfin, la dernière grève a démontré que l’opinion publique est une grande force qui résout tous les problèmes.Un des meilleurs commentaires de la grève a été fait par sir Donald McLean, chef des libéraux indépendants, dans un discours au club de Réforme de Manchester.îl a dit que la grève avait frappé au-dessou.s du but visé et qu'à Tave-uir, le peuple va demander plus de publicité sur de telles disputes.Un fait remarquable est la rapidité et l’efficacité de l’organisation d’urgence.Ce service est complètement désorganisé maintenant mais on doit conserver pour le décongestionne-ment des quais plusieurs wagons.On a suggéré qu’il serait utile au cas de besoin d'avoir la !i sic (les volontaires qui pourraient au transport.Le record éL le minikîère des 'i’- s rU aider ibli par un :ir- gument pour i-,':; M.V ;¦> i Q >- FEU M.J.B.CREPEAU, DE GRAVELBOURG Gravelbourg.Susk., 7.—M.len-Baptiste Crépeau, avocat de notre ville, vient d’être profondément affligé par la mort de sa mère, Mme Vve J.Crépeau, survenue samedi, le 27 septembre, à l’âge de 74 ans.La défunte a succombé à une attaque de paralysie.< Lui survivent: Une soeur.Marie Boniface, de la Communauté des Soeurs S.S.Noms Jésus et Marie, Hochelaga; trois fils, Jean-Baptiste, Geçrges, de Winnipeg, Man., Louis, de Los Angeles, Cal.; quatre filles, dont Mlle Mélinda Crépeau, de Gravelbourg.Les funérailles imposantes ont eu lieu mardi le 20 septembre, au milieu d’un grand concours de parents et amis.ETATS-UNIS LA SANTÉ DE M._WILS0N LES MEDECINS DU PRESIDENT DES ETATS-UNIS CONSTATENT UNE AMELIORATION LEGERE DANS L’ETAT DE LEUR PATIENT, MAIS LU! PRESCRIVENT UN REPOS ABSOLU.ÉMEUTE A LA PRISON M0NTM0Y Dublin, 7.— Quarante prisonniers Sinn Fein, dont 21) amenés de la prison de Cork, ont commence un émeute dans la prison de Mount Jotj, après avoir fait une grève de la faim.Us ont brisé les fenêtres et les meubles de leur cellules.Plusieurs prisonniers ont été blessés avant le rétablissement de l’ordre.AVIS POSTAL Le maître de poste informe le public que lundi, 13 octobre.Jour d’Action de Grâces, sera observé comme jour de fête public.Le bureau de poste de Montréal sera fermé ce jour-là.à l’exception du comptoir des timbres et des gui-ehets de la poste restante et du service cPenregistrement qui resteront ouverts de huit heures à dix heures du matin, pour l'accommodation du public.Il n’y aura pas de distribution des courriers par facteurs ce jour-là et les dépêches seront fermées à midi.Il ne se fera que deux levées des boites de rues dans la journée: l’une vers dix heures du matin, et la dernière levée habituelle du soir, tel qu'annoncé sur les boîtes.CONFERENCE DU _CAP.CÀLDER Vendredi soir prochain.8 h.30, le cap.R.L.(’.aider donnera une, conférence au Club Canadien, rue Lagauchetière Est, sur le sujet suivant: “La France que j'ai connue”.sa .Exposition des ‘’-’ourrares Desjardins pour L’Automne et l’Hiver 1919-1920 A la superbe collection de Manteaux Tuniques Pèlerines Mantes Echarpes et Parures créée exclusivement pour notre maison, non* avons ajouté les plus belles et les plus Nouvelles reproductions des Modèles de New-York et de Paris.Fbt nous vous invitons à visiter cette magnifique et intéressante exposition.^ 130 RUE SAINT-DENIS i Washington, 7.— L’amiral Gray-son a annoncé de la Maison Blanche iiue l’état du président Wilson s’améliorait un peu.Le bulletin d’hier signé par les Drs Grayson, Baffin et Stitt, indique que l’amélioration de son état se poursuit.L’amiral Grayson a déclaré hier soir que l’état du président hier était plus rassurant que les trois derniers jours.Depuis jeudi dernier, on remarque un changement apnréciable.Cependant on peut dire que M.Wilson est encore un homme très malade et une les plus grands soins lui doivent être prodigués.L’amiral et ses collègues ont prescrit un repos absolu au président.Il ne doit s’occuper d’aucune question d’administration et personne, hors le cas d’une importance extrême, ne sera admis à son chevet.A la réunion du cabinet hier, l'amiral Grayson a dit que les matières urgentes seules seraient soumises au président.Les membres du cabinet ont autorisé le Dr Grayson à informer le président qu’il y avait très peu de questions requérant une attention immédiate.La condition de santé du président a subi des hausses el des baisses hier mais, somme toute, l’état du malade a permis à son médecin de déclarer qu’il y avait amélioration.Toutes sortes de rumeurs ont couru la capitale sur la nature de la maladie du président mais ces rumeurs ont été démenties par ramiral Grayson dans une conversation officieuse avec les journalistes à la Maison Blanche.Les raoports persistaient à dire que la maladie du président était une maladie cérébrale et cette rumeur, surtout en vogue à 'Philadelphie et à Baltimore, est parvenue itisuu’au Capitole.L'amiral Grayson a affirmé qu'elle était sans fondement aucun.Tout ce que l’on peut savoir de la maladie du présid ni ressort d’un premier bulletin: M.Wilson souffre d’épuisement nerveux.On ajoute que les médecins observent les dévclcments futurs plutôt que les complications, passées.On a assuré au président que les affaires de l'exécutif ne doivent pas retenir son attention et que tout indique que, la conférence industrielle à alquelle il s'est extrêmement intéressé commencera demain.On voit beaucoup de visiteurs qui chaque jour s'informent auprès du secrétaire Tumulty, mais ce sont tous des gens de son entourage immédiat.La famille dix président et ses médecins ont la permission de le voir.M.W.-G.M Adoo, gendre de VI.Wilson et ex-secrétaire de la trésorerie, qui est arrivé en toute hâte à Washington la semaine dernière.est parti de la Maison Blanche.II reviendra, assure-t-on, dans quelques jours.Dans les cercles financiers, on disait que M.McAdoo avait été appelé pour prendre la direction provisoire de l’exécutif.Cette rumeur est fort discutée.Si tel est le cas, l'activité de T ex-secrétaire n’a pas été visible, même pour ceux qui visitent le département de l'exécutif tous les jours.On doute que l’état du président ait hâté le retour de (Paris du col.House.Ce dernier est un intime du président et l’on dit que son arrivée aura de l’influence sur les affaires.Le bulletin publié hier soir à 10 heures disait: “Le président a passé une journée très rassurante.On remarque une légère amélioration de son état.” RECITAL DU VAL LE 23 Mlle Médora Du Val, soprano dramatique de New-York, qui viendra donner un récital de chant le 23 prochain, au Ritz-Carlton, s’est fait entendre et applaudir dans les principales villes américaines.L’on a tout particulièrement remarqué en elle le “ton moelleux de sa voix”, “son étendu extraordinaireV.“Sa technique impeccable”, selon les expressions même des- journaux américains.Mlle Du Val doit être ; considérée “comme une des étoiles | de concerts”.Aussitôt après son ! récital de Montréal, Mlle Du Val donnera un grand concert à New- | York et partira en tournée.Le ; concert quelle donne ici le 23 pro- j chain, au Rilz-Carlton, sera un ! évènement artistique.Billets en ! vente chez Archambault et chez Lindsay.(Communiqué).UNION ST-PIERRE Tous les membres, hommes el femmes, du Cercle Meilleur.No 36, de l’Union St-Pierre, sont priés d’è- i tre présents à Rassemblée régulière qui aura lieu mardi, le 7 octobre, à 8 heures du soir précises, à la I s^llc du Club Lemieux, angle des rues Iberville et Lafontaine, pour ! affaires 1res importantes.Le Cer-1 cle recevra le meme soir la visite de la garde St-Jean-Baptiste, de Montréal.COURS PUBLICS Ce soir, à .8 heures, au Monument National, a lieu l’ouverture des cours publics suivants donnes sous les auspices de la Société St-Jean-Baptiste : • Langue française, classe avancée, pour personnes de langue anglaise, par M.A.-G.Lemerise; Diction française; classe d’adultes.par Mlle St-Jean.Sténographie, par Mme J.-M.Cinq-Mars." Dans toutes les classes, l’élève, en s’inscrivant an registre, doit faire un dépôt de la somme d’un dollar ($1.00).Cette somme lui est remise s’il assiste aux trois-quarts des leçons du cours pour lequel il s’inscrit.Nos valeurs spéciales pour demain VETEMENTS CHAUDS POUR HOMMES CHAUSSETTES eu laine par côtes ou en cachemire noir uni, tout laine, pour hommes.Pointures 9ii à mi.Rég.1.20, 1.50.Spécial .1.19 SOUS-VETEMENTS chauds el confortables, en laine par côtes, marque Stanfield.Qualité très pesante.Grandeurs 34 à 44.Spécial, le morceau.3.29 TRES SPECIAL FOULARDS de laine très longs et très larges, pour hommes, tricot fini brossé.Couleurs unies, blanc, bleu, bleu rayé gris, champagne, noir, etc., etc.Valant jusqu’à 3.06.Très spécial.1.39 Une autre ligne de FOULARDS de qualité plus légère.Tricot uni ou de fantai sic.Choix très considérable.Valant jusqu’à 2.00 pour .93 SOUS-VETEMENTS, marque Penman, pour hommes.Mélange de laine et de coton ou avec envers laineux, aussi en laine écossaise.Grandeurs 34 à 46.Valant jusqu'à 2.50 le morceau.Spécial.1.19 JERSEYS de laine, boutonnant sur l’épaule, pour garçonnets.Gris, bleu, brun.Aussi GILETS couleur kaki, pour garçonnets.Grandeurs 34 à 34.Valant jusqu’à 3.00 pour.1.89 SOUS-VETEMENTS combinaison de même qualité.6.98 SOUS-VETEMENTS en laine Shetland, marque Pen-man, pour hommes.Pesanteur moyenne, bien faits et bien tinis.Camisoles et caleçons.grandeurs 3 4 à Î4.Spécial, le morceau.1.89 SOUS-VETEMENTS en laine naturelle, marque Penman.Pesanteur moyenne.Grandeurs 21 à 36.Spécial.- - - 1-8® GILETS-TRICOT de laine, marque Jumbo Knit, pour hommes.Collet châle, ep brun, bleu, gris, marron, kaki.Grandeurs 34 à 46.Spécial.18.00 Qualité moins pesante.15.00 Autres qualités inférieures.10.00 et 12.00 GILETS TRICOT, tout laine, pour hommes et garçonnets.Tricot uni ovi de fan-laisii, avec collet militaire ou sans collet.Grandeurs 24 à 46.Prix suivant les qualités.7.00 à 15.00 Au rez-de-chaussée.SPECIAL DE MIDI A 2 HEURES CHAUSSETTES de cachemire noir ou naturel, pour hommes.Pesanteur moyenne, talon et bout renforcés.Pointures S) 1-2 à /3 C| 11 1-2.Rég.7f>.Spécia 1.N.B.— Remarquez bien que cotte ligne de chaussettes n’est en vente que de midi à deux heures seulement.Nous les remettrons ensuite au prix régulier.POUR HOMMES i PALETOTS Nous avons le plus beau choix de PANTOUFLES pour hotnmes.Prix variant de 1.39 2.95 TRES SPECIAL 120 paires de GUETRES de drap fin, pour hommes.Taupe ou belge.Toutes les pointures.Valant 2.50 pour.1.59 Au rez-de-chaussée.Préparation de toilette et remèdes parfaits FAMEUSES MARQUES FINAUD, ROGER ET GALLET, PIVER, LASSARD.JEANNE -D’ORLEANS, MEL-IA.JOHN TAYLOR AND CO., COLGATE iND CO., AUBRY SISTERS.MINTY.MA-)TS, WOODBURY, PALMOLIVE, GER-JENS, NA-DRU-CO.POUR LE RHUME Ce-de-co, rég.25.19 Sirop de pin blanc, rég.25 pour.19 Sirop Ste-Croix, rég.25 pour.19 Baume Rhumal, rég.25 pour.19 Anti Bronchitis, No 2, rég.50 pour .39 Sirop Gauvin pour le rhume.Bég.25 pour.19 Sirop du Dr Lambert pour le rhume.Rég.35 pour.29 Sirop du Dr Mathieu pour le rhume.Rég.35 pour.29 Sirop du Dr Gray pour le rhume.Rég.25 pour.i9 Sirop des Soeurs de la Providence pour le rhume.Rég.25 pour.19 Shiloh pour k> rhume.Rég.50 pour .39 Creo-4erpin.Rég.1.25 pour.i.io Sirop hand.Rég.1.25 pour.1 10 Pulmoserum Daily.Rég.2.50 pour 2J39 Sirop de goudron el de pin blanc.Rég.1.00 pour.gg PALETOTS pour hommes.Genre Chesterfield avec collet en velours.(Doublure en drap italien cordé.) 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