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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 1 octobre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-10-01, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 230 MONTREAL, MERCREDI 1er OCTOBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S3 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA ¦ , .gso Art ETATS-UNIS.****! ’ ¦> 50 UNION POSTALE.**.! 3 00 Directeur DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL HENRI BOURASSA TÉLÉPHONE : Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 FAIS CE QUE DOIS ! EN PLEINE CRISE Les révélations de la “Gazette” — On demande des élections générales — Derrière le parlement On ne lait pas grand'ehose sur la scène parlementaire, si ce n’tsl de tuer le temps, mais on paraît rudement travailler dans la coulisse.On pourrait même déduire des articles et dépêches de la Gazette, feuille grave et presque compassée d’ordinaire, qu’on s’y cogne rudement.Non seulement va ne va plus, mais on laisse percer au dehors les échos de la crise.Les conservateurs-unionistes en ont assez d’être traités en inférieurs, eux qui représentent tout de même le gros des forces électorales de J alliance unioniste.La situation est devenue telle que certains d’entre eux se demandent s'il ne vaudrait pas mieux rentrer dans la vie privée que de subir davantage un pareil régime.Nous traduisons1 presque littéralement la Gazette et l’on voit que cela ressemble fort aux préliminaires d’un procès eu séparation de corps.D’autre part, la même Gazette nous affirme que le soupçon règne dans la boutique.De petits caucus se tiennent dans les coins et ceux qui n'en sont pas se demandent ce que 1 on peut bien comploter là, au bénéfice ou à l’encontre de qui l’on peut bien tirer des plans.Comme ces braves gens n’entretenaient déjà à l’égard les uns des autres que des sentiments de confiance limitée, on voit d’ici l’état d’esprit qui se crée avec rapidité.La Gazette dit crûment: "Les germes du soupçon ont été abondamment et profondément plantés.Ce que désirent savoir les conservateurs-unionistes et ce que ne leur a pas appris le caucus libéral unioniste d’aujourd’hui, c’est s'il doit y avoir une politique et une organisation permanente ou si, tandis qu’ils siègent ensemble sur les banquettes ministérielles, ils [conservateurs et libéraux-unionistes] doivent aiguiser leurs couteaux pour le conflit que la rupture rendra inévitable.’’ Bref, c’est l’heure de s’expliquer et la Gazette nous apprend que la coalition est en pleine crise.* -x- 'Xous n’avons là, cela va de soi, qu’une esquisse de ce qui se passe sous les yeux de tout le inonde et, pour ainsi parler, à la porte.Mais il y a bien autre'chose.Les dépêches, les articles de la Gazette — cette sommation et cet ultimatum que nous signalions l’autre jour — ne sont eux-mêmes, selon toute probabilité, que des éléments de la rude partie qui se joue dans la coulisse.Celle-ci doit se rattacher à la fois aux luttes de parti et aux luttes d’intérêt.Il est bien rare d’ailleurs, chez nous, que les deux ne sc compênètrent point et il serait intéressant de voir quelles ficelles tirent les partisans du haut tarif, les champions et les adversaires de la nationalisation des chemins de ifer.'Beaucoup d’ambitions surgissent aussi devant la succession presque ouverte de sir Robert Bordcn.M.(Meigben, qui s’était tenu dans l’ombre ces temps derniers, entretient peut-être de hautes espérances.Il a, par contre, des adversaires ardents et l’on répète, à Ottawa, qu’il-a fini par découvrir que le fameux télégramme électoral qui porte sa signature fut, avant de passer au coffre-fort de l’opposition, palpé par des mains amies.En d’autres termes, ce serait du camp unioniste ou tory que viendrait réellement le coup qui parait partir de l'opposition.On a vu des choses plus étranges.On prétend aussi que M.Rogers ne perd point son temps.Et quel rôle joue, ou quelles espérances fortifie en tout cela AL White, dont la retraite n’a pas encore reçu d’explications complètes ?Cela, c'est le côté tory — si l’on excepte M.White, que son long séjour dans,le premier cabinet Borden permet presque cependant d’associer aux conservateurs de vieille souche.Reste à savoir ce que pensent les libéraux-unionistes.L’une de leurs principales feuilles, le Star de Toronto, qui passe pour être le porte-parole de AL Rowell, publie un article qui peut être significatif.11 soutient en somme que les députés actuels n’ont pas le droit de constituer de toutes pièces un cabinet et un parti unionistes permanents, qu’ils n’ont qu’un mandat de guerre et que, s’ils prétendent transformer en parti permanent la coalition temporaire de 11)17, il leur faut demander au peuple un nouveau mandat.En termes précis, il réclame des élections générales.Perspective peu encoura-goîintc pour un certain nombre de députés qui n’ont été élus qu’à la faveur de la tempête et qui n’auraient guère de chance de se remontrer devant leurs électeurs.Point à noter : le Toronto Star paraît vouloir intéresser à cette demande d’élections générales le gros des soldats.* # Pour intéressantes, pour complexes qu’apparaissent les manoeuvres parlementaires, le dernier mot — aujourd’hui ou demain — appartiendra toujours au corps électoral.Et là aussi les choses se compliquent singulièrement.Nous nous en allons au fractionnement des partis.D'un bout à l’autre des provinces en majorité anglaises, des partis agricoles s’organisent.On peut s’attendre à voir surgir dans les villes des candidatures ouvrières et il y a de fortes chances que le prochain parlement se compose de groupes et n’ait point de majorité homogène.11 y a des chances aussi pour que, d’ici quelques années, les ministères soient assez instables.La situation demandera, de la part de tous ceux qui prétendent servir l’intérêt national, la plus vive attention et une forte dose de clairvoyance.Orner HEROUX.CHRONIQUE MUNICIPALE LE CHANGEMENT MUNICIPAL Les diverses rumeurs mises en \ circulation depuis quelques jours ne seraient, dans l’esprit de leurs! lanceurs, que les fumées annonçant : le feu certain d’un changement important ii la charte de la ville de i Montréal.O changement se produira vraisemblablement à la prochaine session, mais comme les ru- a'iirs se contredisent sur la forme qu'il en prendra, il est évident qu’il ne pourra satisfaire en même temps les deux groupes.Les éelie-vins prétendent qu’on va prolonger leur terme.Et pourquoi pas?Dans leurs fonctions actuelles, avec les hautes barrières que lu charte a mises de tous les côtés pour barrer leur initiative, ils sont réduits à un rôle passif; ils peuvent retarder de trente jours 1rs décisions de la commission administrative et en quelques rares cas, quand il y a entre eux accord pariait — et rien n’est si difficile à réaliser qu'un accord parfait dans un groupe de politiciens les annuler.Leurs remplaçants feront In même chose qu’eux >’iK sont placés dans les mêmes circonstances.Si par conséquent on ne doit pas supprimer la commission administrative, pourquoi mettre ou tenter de mettre à la place des éehevins actuels, ternis en laisse, d’autres éehevins aussi coûteux, aussi inutiles et aussi impuissants?La seule véritable solution serait rie les supprimer radi râlement.Nous l'avons déjà suggère turn des fois, mais nous rom-ineitcons'n nvoir des doutes sérieux 'air l'efficacité de ce moyen depuis .cl c'est là l'nulre aspect des ru meurs mises en circulation — qu'il | est préconisé à la sourdine par le Star et ouvertement par la Gazette, qui ou le sait, considèrent la ville de Montréal comme l'affaire d’un groupe de capitalistes, comme leur chose devant être administrée uniquement au meilleur de leurs intérêts.Or, n’en déniaise au Star et à la Gazette,^ la ville de Montréal ne doit pas être gouvernée au profit d'un groupe d’hypocrites qui jouent sans cesse, devant les frasques passées (les éehevins (car il ne leur est guère possible d’en commettre dans leur impuissance actuelle), a la pudeur indignée, tout comme si \e Star n’avait pas toujours appuyé le tramway de concert avec la Gazette et diverses autres compagnies qui ont exercé une influence néfaste avec les gouvernements municipaux passés.Celte pose vertueuse des deux feuilles anglaises est d’un cynisme achevé.Quel que soit l'avenir que la legislature réserve a Montréal, nous ne pouvons que répéter à la veille de la session où doit se décider le sort de notre administration, ce que nous avons écrit maintes fois: que la précipitation du passé nous serve de leçon.Pourquoi ne pas nommer une sorte de commission d elude, parlementaire ou mixte, ou purement extraparlementaire dans laquelle on tâchera de faire entrer ceux qui sont le plus en état de connaître dans ses détails l’administration d’une ville.Cette commission pourra siéger à loisir, entendre des dépositions, prendre tous tes renseignements désirables et tacher de trouver une forme de gouvernement pour une période de dix ou douze ans, quitte a pourvoir au mécanisme nécessaire pour remplacer cette forme de gouvernement par une autre si elle n'a pas donné les résultats voulus,—par exemple au moyen d’une consultation populaire où l’on poserait simide-suivnntc; “Vou- lez-vous le statu quo; voulez-vous le retour au régime de 1910?” Ce qu’il faut, c’est une représentation dont le mode de sélection soit lentement et sûrement élaboré, où Ton tentera de donner une voix prépondérante aux meilleurs éléments de la population.H serait sans doute possible, au moyen d’une législation audacieuse, mais que le gouvernement qui a créé la commission administrative n’hésiterait pas à faire adopter, d’écarter du scrutin ceux qui n’ont aucun intérêt à la bonne administration de la ville et ^surtout de rendre infranchissable le seuil de l’hôtel de ville aux politiciens de profession qui recherchent le commissariat ou Téchevinat à cause du salaire qui les accompagne et des pots-devin qui inspirent leurs votes.En deux mots, qu’on tienne compte des erreurs du passé et que Ton adopte une législation moins populaire que courageuse, mais qui fasse tout de même cesser cette situation anormale de la plus grande ville du Canada soumise au régime de la tutelle, à la condition humiliante d’interdite, parce qu’il a phi à quelques magnats de la haute finance qu’il en fût ainsi.LA PROPRETE Le bureau d'hygiène fait de nouveaux et louables efforts pour assurer la propreté des ruelles.Puisse-t-il réussir! A l’heure actuelle, la plupart d’entre elles appartiennent à des particuliers.11 n’est d’ailleurs pas prouvé que ce soient les plus sales ni les plus mal tenues.Elles gagneraient à être pavées, _ car a certaines saisons de Tannée elles sont de véritables cloaques.Sans les exproprier ne pourrait-on contraindre les propriétaires à les tenir en lion état au moyen d'un simple règlement municipal?Ne pourrait-on même pas les contraindre à les paver quand cela s’impose comme dans les défauts de côtes ou les eaux séjournent longtemps et causent un amoncellement de boue qui se dessèche plus tard en une poussière' se répandant à tout le voisinage.Pour ce qui est des poubelles, tant qu’on exigera pas qu’elles soient couvertes, fermées même quasi hermétiquement, elles seront toujours exposées aux visites des chiens et des chats.On accuse d’ordinaire tes premiers de tous les méfaits, mais ils ne le sont guère plus coupables que les félins qui se dérobent plus facilement au blâme parce quits sont plus hypocrites et plus adroits a se dissimuler.Ainsi, comment pourra-t-on espérer que les occulpants des .rez-de-chaussée tiendronl leurs cours propres tant qu’il $era permis aux chats de gouttières d’errer en toute liberté et d’aller dans la sécurité de la nuit y commt ttre des méfaits contre la propreté?Sur leurs traces viennent de nombreuses mouches qui sont un ennui sinon un danger pour le voisinage.Souvent des particuliers se privent eux-mêmes de l’excellente prévention contre la vermine que ces quadrupèdes peuvent assurer, maisils ont ’en revanche à écouter les concerts nocturnes des chats du voisinage et à subir leurs outrages sous leur fenêtre ou au seuil de leurs portes.On a beaucoup combattu les chiens, on est pour eux d’une extrême rigueur ; ne serait-il pas opportun de s’occuper un peu des chats?QU1ETA NON MOVERE Pourquoi a-t-on eu la malencontreuse idée d’exiger la vente de certaines denrées à la pesée en pleine crise du coût de la vie?Les colporteurs ne peuvent guère se munir d’une balance et pourtant ils font beaucoup pour diminuer le coût de la vie en rapprochant, pour ainsi parler, le marché de la maison des ménagères qui ne peuvent s’y rendre.De même cette nouvelle échelle de prix qui est basée sur la pesée sème derrière elle la perturbation.Impossible de savoir à quoi s’en tenir sur ta nouvelle échelle des prix et il est à craindre que ec changement, comme tous les changements à l’heure actuelle, ne s’opère au detriment du consommateur.BAISSE DE L'EVALUATION Un propriétaire nous signale dans un certain quartier de la ville une baisse d’évaluation qui Ta rudement surpris en ce moment de hausse générale, où les commissaires ne parlent que d’augmentation de revenu.Comme celle-ci n'avait pas été sollicitée et qu'elle est très sensible (33 et un tiers pour cent) il serait curieux d'en connaître la .cause.Nous espérons d'ailleurs être, dans quelques jours, en état île renseigner nos lecteurs à ce sujet.Louis DUPIRE.heu.L’adversaire, homme de la ville, avocat en vedette, parut sur l'estrade, bien mis, trop bien mis.L’électeur de la campagne sentait trop chez lui le "monsieur” qui, une fois élu, se moquerait de ses partisans ruraux ou les négligerait.Aussi le "monsieur” n’eut-il que des applaudissements mesurés.L’autre vint.Prudent, au fait de ce qu’il fallait dire, U était mis tout comme ta masse des électeurs; il leur parla, non "dans tes termes”, mais simplement, dims leur langage de tous les jours.Malgré tout, il n’eut que peu d’applaudissements.Les gens, fins et méfiants, soupçonnaient-ils le true1 Soudain, comme l'homme parlait d'agriculture, de programme agricole, une voix cria: "Vas-t’en, tu sens le fumier!” L’assemblée, d’un bloc, se tourna vers Vinterrupteur et vit un jeune homme frisé, teint rouge, pommadé, serré dans un pardessus à taille, avec des gants beurre frais, une canne, bref “un*frais de la ville”.Des re gards hostiles le toisèrent.Et la riposte qrdente du candidat ainsi interrompu, riposte indignée où il parla de "la gloire de travailler à la terre”, de ses regrets de n’être pas “un homme de lu terre”, de ses parents qui avaient travaillé aux champs, fut couverte d’applaudissements.Cinq minutes plus lard, comme le candidat parlait derechef de culture, la même voix cria, plus fort: “Tu sens le fumier!” Cette fois-là, la pistolétade des yeux devint meurtrière, la réponse encore plus ardente de l’orateur interrompu ainsi provoqua des clameurs d'approbation.Cne troisième fois, le même jeune homme interrompit, avec In même exclamation méprisante : ‘Tu sens le fumier! ' Cette fois-là, il dnt de ne pas être écharpé à l'intervention de cinq ou six cultivateurs qui dirent à leurs amis: "Laissez-Ic tranquille, on va l’emmener chez Machin, c’est un de ses cousins de la ville, il est saoul!” Ils firent mine de l’entraîner vers la maison de Machin, un .organisateur de la candidature de l’avocat de la ville.L’affaire eut du retentissement.i Des cabalcurs s’en saisirent et s’en firent une arme contre l’avocat candidat et contre Machin.La popularité de leur adversaire s’en accrut, comme ses réponses indignées à l'interrupteur lui valurent de la notoriété.Aussi, le soir du scrutin, l'avocat fut-il battu par celui qui s’appelait "le candidat des habitants”.L’avocat,'depuis, a souvent maudit l’interrupteur qui avait crié “Va-t-en, tu sens le fumier’’ ; il w s’est jamais douté que celui qu’il croit avoir été un partisan maladroit était un renne homme audacieux, pas du tout parent de Machin, el payé par un des organisateurs de son adversaire pour rallier.par une interruption insultante, les unies hésitants des électeitrs agricoles.Pour un truc.! BAPTISTE.CHRONIQUED’OTTA WA REFECTION OU DEORINOOLfiOE ?Un premier caucus d’unionistes-libéraux La session s’achève lentement BILLET DU SOIE FERMIERS-UNIS ment la question L'Ontario est en pleine période électorale.Les Fermiers-Unis y ont des candidats à pen prA partout.Ils ne devront négliger aucun argument électoral pour grouper leurs gens, dans les venires ruraux.S’aviseront-ils d'avoir recours à relie manoeuvre d’an ancien candidat agricole de notre province, lieu certain d'avoir les voix des cultivateurs de son comté et qui, grâce à une interpellation bien tancée, obtint enfin presque tous les votes?Or donc, ce candidat, qui avait parmi ses organisateurs d'élections deux ou trois cultivaleurs normands.avisés, finauds, sentait que son élection n'était nas certaine.Il s'agissait pour lui de faire bloc du vole agricole, on bfendl était perdu.Que faire?Un de ses agents d'élections le lui dit et.le plan sitôt conçu, fut mis à exécution.Le jour de fa mise en nomination, il y eut grande assemblée au chef- BLOC-NOTES Sir Edward Grey L’ancien ministre des affaires étrangères en Angleterre, le vicomte Grey de Fallodon, vient d'arriver aux Etats-Unis où il restera quelque temps comme ambassadeur temporaire de la Grande-Bretagne; à Washington.Le vicomte Grey est un des diplomates les plus eii vue de la carrière.Il n’apparaît pas toutefois que son choix comme représentant de la nation anglaise aux Etats-Unis soit bien .vu de tous les groupes politiques de Grande-Bretagne.Ainsi, une des revues les plus sérieuses et les plus autorisées de Londres, la New Europe, écrit à ce propos, dans sa li-vraison du 11 septembre dernier: “Bien que nous reconnaissions avec plaisir la ténacité de caractère et l'honnêteté foncière de lord Grey, nous ne trouvons pas son choix heureux.Il nous semble même étonnant, à la vérité, que, jusqu’ici, aucun critique n’ait encore souligné le manque d’à-propos d’envoyer un des principaux auteurs de tous les traités secrets faits depuis cinq ans au pays même qui en a répudié ouvertement toutes les clauses et qui ressent vivement la situation toute faite où (es traités l'ont jeté.La signature du vicomte Grey est au bas des deux ententes secrètes d'avril 1915 et d’août 1919 qui, depuis neuf mois, tiennent dans un état d'ébul-lution permanente tout le sud-est de l’Europe, ont rompu les relations de ITtalie avec le monde slave et ont créé le danger d'un, premier conflit, dans ThistoiiA, entre les Yougo-Slaves et les liou-mains.La signature du vicomte Grey est aussi au bas de l'entente secrète syrienne, cause initiale du nuage grossissant qui monte à l'horizon des relations franco-anglaises, et d’autres ententes secrètes à propos de Constantinople et de l'Asie mineure, qui ne causent aucun mal pour l'heure simplement parce que la Russie est en proie à des dissensions intestines, En un mot, le vicomte Grey touche de trop près à l'ancienne diplomatie et à des méthodes aujourd’hui discréditées, pour pouvoir représenter eofivenablcment la Grande-Bretagne dans un pays qui, dès in première heure, non seulement a refusé de reconnaître ces enlçn-tes.mais les a ouvertement traitées comme dérogatoires aux principes pour lesquels nous avons fait la guerre et comme abrogées par notre acceptation formelle des jyiints de M.Wilson, incorporés dans le traité d’armistice.Pour no- tre part, le vicomte Grey, quelles que soient ses admirables qualités,, est ton! mitant du passé que ses cosignataires le baron Sonnino, M.Deleassé, At.Suzonoff." Uela c’est une opinion anglaise sur un diplomate anglais.Ottawa, 30 septembre.Le premier caucus de la série s’est tenu ce matin, loin des oreilles indiscrètes non seulement des journalistes mais encore des collègues, car c’est à bonne Histance du Musée ' ic-toria, dans le pavillon parler),.nlcii e de Test, voisin du Château-Laurier, i que s’est tenue la réunion des libé-1 raux-unionistes, convoquée par MAI.! Rowell, Cahier.Sifton et Mclean, à laquelle sans doute avait acquiescé AI.Mewburn, le moins politicien du groupe.Il paraît que M.Rowell se désintéresse à un certain point de ce qui peut arriver du parti unioniste, satisfaisait qu’il est de son status personnel devant le pays et prêt à attendre s’il le faut des jours meilleurs pour “resplendir encore plus beau” comme on dit.Mais les deux Westerners, “Jim” Cahier et Arthur Sifton, ont moins brillé comme professeurs d’affaires étrangères, en ces derniers temps, et le système actuel leur paraît le plus digne d’approbation et de permanence dont ils aient jamais entendu parler : "El quel temps fut jamais plus fertile en miracles?” ont-ils pu demander ce matin à leurs partisans et co-voyageurs dans le hateau-Borden, un peu soulevé par la vague mais obéissant encore à ta manoeuvre, au moins autant qu’on en a pu juger.La réunion s’est bien passée, on s’est senti mutuellement rassuré par le nombre et de se sentir les coudes; aussi, lorsqu’ils sont sortis de tà, les incertains de tout à l’heure étaient gais et rayonnants.Quelle qu’ait été la décision prise, elle Ta été dans une atmosphère d’entrain et de gaieté qui fait penser irrésistiblement à Thumcur charmante affichée ces jours derniers à la Chambre par AL Cahier, à qui on ne pouvait poser la plus banale question sans qu’il dépensât pour y répondre autant de sourires engageants qu’un colporteur hébreu faisant Tarticle et déployant toutes les ressources de l’art.Evidemment, la consigne est de sourire, et d’avoir l’air rassuré.C’est lorsque les petits Paille et poutre Toute une série de journaux américains ont publié sur le compte de Montréal, récemment, un article à sensation, couvrant six ou sept colonnes, où notre ville apparaît comme la Mecque des ivrognes, de l’Atlantique au Pacifique, (lu golfe du Alexique à la haie d’Hndson.Ces feuilles se sont trop pressées.Ne voilà-t-il pas que de plus récentes dépêches nous annoncent que, pendant quelques semaines, (tu mois de novembre au mois de janvier prochain, — la loi de prohibition de guerre étant expirée et l’amendement à la constitution fédérale qui établit la prohibition pour tous les Etats-Unis n’étant pas encore en vigueur, les buvetiers américains se préparent à vendre plus de whisky que jamais aux gens des Etats-Unis, de New-York à San-Francisco ?On s’imagine, si cela arrive, quelle course il y aura sur les bars américains, quellcs provisions nouvelles entasseront les buveurs du pays voisin, et comment, à côté de la pailie montréalaise, grandira la poutre américaine.Nous verrons bien alors si les journaux de Boston et (Tailleurs, si pressés de dépeindre Alontréal comme une Ba-bylone moderne, s’attarderont à nous raconter en termes aussi tapageurs ce qui se passe dans leurs propres villes.Pas de Canadien Français Il y avait jusqu’ici au tribunal fédéral du commerce, établi par Al.Borden il y a quelques mois, deux commissaires, MAL Robson et O’Connor, tous deux de langue anglaise, On aurait cru que le troisième eût dû être choisi parmi les industriels, les commerçants ou les économistes canadiens français.Il n'en est rien.Ottawa annonce en effet ce malin qu’un M.Alurdock, de Toronto, du syndicat des employés de chemins de fer, vient d’etre adjoint définitivement â MM.Robson et O’Connor.Il sera intéressant d’apprendre si, du moins, un seul des trois commissaires sail convenablement le français et si les Canadiens français qui paraîtront devant cette commission devront, pour se faire entendre d’elle, parler français ou anglais.De l’air du temps Un botaniste américain annonce aux journaux qu'à la suite de recherches de laboratoire il a réussi à produire des aliments avec des éléments extraits de l'air, de la lumière solaire et de l'eau.Il ne nous dit pas encore ce qu’il en coûte au juslc.bien qu’il nous prépare â ta patience en laissant entendre que le sucre ainsi produit en quantités infinitésimales est d’un prix de revient plus élevé que celui de Tin-duslrie ordinaire.Il doit, ajoute-t-il, continuer ses recherches dans un laboratoire mieux outillé.On dit depuis longtemps de quelqu’un qui mange peu et (lui est maigre, qu’ff vit de l’air du temps.Souhaitons que les recherche» du professeur Osterhout donnent un tout autre sens à ce dicton et qu’il signifie “vivre économiquement et hinT'.Atais ne nous nllendons pus â ce que ce soit vrai de sitôt.Q.P.garçons ont le plus peur, dans Tobs-curité, qu’ils chantent le plus fort.* * * Les caucussiers de ce matin annoncent qu’ils font comme le nègre, et qu’ils continuent.Elus pour appuyer la politique de sir Robert Borden, ils constatent que son gouvernement est encore en charge des affaires du pays, et que par conséquent leur devoir est tout tracé : c’est celui de la persévérance.Ils ont donc adopté une résolution de confiance, assaisonnée de souhaits de bonne santé à coup sûr sincères, parce qu’en somme la résolution qu'ils ont prise dépend beaucoup de Tétat de santé de leur chef actuel.Et ils ont tout intérêt â lui voir retrouver ses forces.Le fait est qu’avec la session aux trois-cin-quièmes terminée, il ne parait pas, y avoir d’inconvénient sérieux à cej que le premier ministre fasse une absence de récupération, pendant) que les meilleurs orateurs du cabinet, côté libéral y compris, feront la campagne pour enlever quelques-unes au moins des élections partielles imminentes.11 y avait, il y a encore dans les rangs du partie de l’incerUtude et du malaise causés par le manque d’une déclaration de principes en réponse au, programme libéral énoncé au dernier congrès; cette déclaration est toute prête entre les mains de Al.Borden, et il ne fait pas de doute que les ministres en sont au courant, et qu’ils ont pu en donner connaissance ce matin à leurs fidèles.Or, que contiennent toujours les documents de ce genre?Il ne serait pas nécessaire d’être bien grand politique pour reconstituer le, boniment par voie de supposition, rien qu’à énumérer comme têtes de chapitres les questions qui se posent te plus en évidence devant le public el à donner comme réponse toute une file de grandes choses que Ton va faire pour les résoudre.Et qui est plus gobeur que les députés si ce ne sont les électeurs ?Voilà donc rassurés les inquiêts d’hier, ou au moins une bonne partie d'entre eux; les autres, ceux qui pensent à quelque chose, continueront d’attendre et de regarder venir.Et en attendant, ils assisteront à l’autre caucus, celui qui aura lieu mercredi, ou bien jeudi, selon les forces du pauvre premier ministre, obligé de donner encore»cet effort avant d’aller respirer les effluves réconfortants du pays où fleurit le palmier.II y fera part en detail de ce dont la réunion de ce matin a dû avoir les grandes lignes, et comme il est homme de détermination et de courage, il affirmera sa volonté de se présenter une fois de plus au peuple lorsque le temps sera venu, et d'arracher une nouvelle victoire basée sur sa glorieuse administration de guerre et sa, grande politique de reconstruction.Thi peut entendre d’avance les; hourras enthousiastes qui traverseront les murs de carton de la sallei du caucus.On croit toujours facilement à la réalisation de ce qu’on désire.Et au surplus ce sont présentement les cercles les plus rapprochés de l’unionisme qui semblent le moins s'apercevoir des fissures que Ton y voit de loin, et des signes de désagrégation tellement évidents (pie la semaine dernière, les meilleurs amis du cabinet en narlaient ouvertement, croyant que AL Borden paraîtrait le lendemain et arrangerait toute l’affaire.Il n’a pas parlé parce qu'il en a été empêché par une intervention imprévue de dame Nature, laquelle obéit à un Maître dont les desseins sont impénétrables.Et les fissures se sont agrandies d’autant, au secret contentement de ceux qui espèrent en profiter, et qui sont sur le point de s’appeler légion, car ils sont plusieurs.Sam Hughes dont la longue palabre d’hier a souligné, non sans tristesse pour ses amis, la différence profonde entre ce qu’il a été et ce qu'il est devenu, a rappelé les intrigues menées par certains groupes de Toronto favorisant l'élévation de sir Thomas White à la tête d'une administration dite d’affaires et de reconstruction économique et nationale, allant jusqu’à préparer par divers moyens un rapprochement entre Ontario et Québec le pont sur l’abime—.Croit-on qm ce groupe a si complètement abandonné son homme et son projet ?Sir Thomas White ne dit rien et se tient cache ; mauvais signe pour Tad-ministration Bordcn, en dépit des caucus les plus bruyants comme les plus répétés.On entend aiguiser des armes tranchantes dans la coulisse, et AL Rowell a bien raison (te penser à une retraite provisoire, de même que les airs méditatifs de M.Meighen semblent parfaitement justifiés.Us ont de qiun jongler tous les deux, voulant régner trop tôt dans un siècle trop jeune.Tout le monde ne peut pas être premier ministre en même temps, il y faut, même si Ton a de suffisantes aptitudes, le concours des circonstances favorables.et l'apostille de Toronto.LA SESSION RAT DE L'AILE Quant à la session, on ne sait plus trop qu'en dire ni que rapporter de ses séances, qui se traînent péniblement à travers le feuilleton et ne réussissent pas toujours à atteindre la fin de la journée ; vendredi dernier, on a ajourné à cinq heures du soir, et en plusieurs au- tres occasions il a fallu trouver des expédients pour conserver aux procédures les apparences de la vie et du mouvement.N’était la malencontreuse clause des 31 jours, on aurait prorogé depuis longtemps déjà sans doute, mais ce serait bien de l'héroïsme de la part des représentants du peuple de se faire hara-kiri deux raille cinq cents fois en une seule, et.c’est le cas de te dire, les séances continuent.Celle d’aujourd’hui a.été consacrée presque en entier à casser des rondins agricoles sur le dos de Al.O’Connor.Je vice-président plutôt loquace el bruyant de la commission du Commerce, dont le juge Robson va finir par avoir Tair du garçon de courses s’il ne se met pas à-'faire du bruit à son tour.AI.Sutherland, député agricole d Oxford, a passé la journée à crier a Tinjustice et à l’irréflexion de M.O Connor, s’attaquant aux producteurs plutôt qu’aux intermédiaires et aux profiteurs des temps de guerre.Comme il demandait au gouvernement s il est vrai que la Commission du commerce a imposé une amende de mille piastres ou deux-ans de prison aux cultivateurs qui augmenteraient le prix du lait, sir George Foster a répondu que celle decision de la Commission a été retiree par ses auteurs et qu’il n’en est plus question.Cette admission n était pas pour relever At.O’Connor dans l’opinion des députés des comtes ruraux, et la danse a continue, reprise par M.Glass, M.Atc-Coig, AI.Sexmith et quelques autres de ceux que le docteur Clark appelait hier les “philosophes muets ’ parce qu’ils ne parlent pas souvent.Mais fous, et d’autres avec eux, sont unanimes à crier haro sur O Connor.Le gouvernement le défend mollement, et AI.Richardson a dit: “C’est un homme qui manque peut-être un peu de “ballast”, mais sous la direction du juge Robson, vous verrez qu’il fera du bon travail .AL Sutherland en est le moins convaincu de tous, et veut savoir si la Commission a le pouvoir d’imposer les pénalités dont elle menace la classe agricole tout entière.Al.DohPrly répond en rappelant la constitution de ta commission récemment exposée en Chambre : elle ne peut que recher-elier les abus et en informer le proem eur-genérul de la province où s est fait la découverte, et c’est à celui-ci qu’incombent les procédures a prendre s’il y a lieu.Le ministre de la Justice n’a pas laissé soir la satisfaction qu’il éprouvait de pouvoir donner cette illustration du lion fonctionnement d’une clause qui lui a été reprochée pen-danf le débat d’il y a quelque temps les liberaux critiquant le gouvernement de ne pas imiter les Etats-L1}.1?,eJ donner plein pouvoir punitif a la Commis?ion, sans quoi son frayaj! serait inutiJo.reproche était peut-être justifié, mais on ne serait pas beaucoup plus content a "lourd hui, si Af.O’Connor avait l;nt arrêter et emprisonner une demi-donznme de cultivateurs coupables de hausse dans le prix du Jut.Al.Doherty n’a pas exprimé cela tout haut, mais n’en pensait probablement pas moins.I! est vrai que les irréflexions et la soif de pu-hliciie 'que Ton reproche à M.O Connor n’ont pas de rapport avec.; les principes fondamentaux de la ! constitution donnée à la commission dont il fait partie.Al.Archambault a fourni le sujet d’un bref incident de début de séance.lorsqu’il a-commencé de lire un extrait de la revue Jack Canuck — dont on nous pardonnera de citer le nom ici —- à Tcffct que les trains des chemins de fer nationaux entre Toronto et lu petite ville de Bancroft.Ont., auraient tous été supprimés, un jour du présent mois, à cause d’un pique-nique politique en faveur des candidats du gouvernement Hearsl, tenu dans cette petite ville.Or, il serait arrivé qu’un citoyen de la région s’était mis en route pour Toronto avec une fillette malade qu’une intervention chirurgicale rapide aurait sauvée.Le train qui emmenait ccs deux voyageurs s’arrêta à cause du pique-nique et ne repartit que le lendemain, Tétat de la malade empirant pendant ce temps au point que les médecins de l’hôpital ne purent la sauver, ce qui serait imputable au retard subi.AI.Archambault voulait demander si les chemins de fer de TEtat vont désormais être mis à la disposition des amis politiques du gouvernement ; mais Al.Rhodes s’est interposé, sous prétexte que l'incident n’est pas d’urgence suffisante pour être traité au moment de l’ordre du jour.AI.Maharg a demandé s’il est vrai que les voies et remblais du chemin de fer de la baie d’Hudson sont en tr.jii de se détériorer rapidement Le ministre des chemins de fer était absent, et M.Foster a promis de lui en parler.Le bill de la Commission du commerce a été voté en troisième lecture.Le sénat a débattu en 2tne lecture le bill approuvant le traité de Ver sailles.Il y a eu discours de MAI Louglieed, Bostock, Roche, Ross Dundurand, Belcourt et autres.Rien de neuf dans tout cela.Ernssî au.OüEAU.u\ BRIDGING THE CHASM Ce volume, tout récemment paru où M.Pcrcivul F.Morley étudie i question bilingue ,n- Canada, su* tout dans l’Ontario, à propos du rt glcment XVII.est à mettre dan toutes les bibliothèques des nôtre qui s'intéressent à re problèm.Bridging the Chasm a près de 20 pages, il est relié et U se vend, au bureaux du Devoir, à $1.35 Tuniti H faut ajouter 7 sous pour envc par la poste.>» LL, U1K, MUM'i'KlüALi, MüKLKfcüi 1er UCTUUKh iyii» VOL.X.— No 230 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne publions que des lettres lignées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes se-pargneraient du papier, de l'encre, un timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.DES FELICITATIONS Montreal, 3(J septembre 1919.Mon cher M.Héroux, La Compagnie de chemin de fer du New-York Central, pour la première fois, vient d’éditer en français et en anglais, les indicateurs pour ht prochaine saison hivernale.Jusqu’à présent, celle Compagnie américaine ne nous avait guère gâtés au sujet du français.Nous sommes bien heureux de lu féliciter de l’initiative qu’elle vient de prendre, de traiter comme il convient vraiment, ses nombreux clients Canadiens-français.Que la Compagnie du New-York Central ne s'arrête pas en si bon chemin, qu’elle nous donne maintenant des, conducteurs parlant convenablement le français et ce sera parfait, alors nous serons pleinement satisfaits.,, VIT/-CO ' Henri (les MALHES.TENANTS DE L’UNIONISME M.J.A.CALDER PRETEND QUE LES LIBERAUX QUI SE SONT RALLIES A LA POLITIQUE BORDEN VONT Y RESTER FIDELES PARCE QU’ILS ONT ETE ELUS POUR CELA.châkce miraculeuse (De notre correspondant) Sherbrooke, 1.— Alors qu’il était à réparer une carabine dans sa boutique d’orfèvre, 2 rue King, M.J.A.Nadeau, a fait accidentellement partir la détente de l’arme qu’il ne croyait pas chargée.La balle a traverse lu vitrine du magasin, a sitlle à la tète des passants sur le trottoir et est allée se loger dans le poumon d’un cheval qui se trouvait de l’autre côté de la rue, le luant presque instantanément.L’accident est survenu à une heure où un grand nombre de passants se trouvaient dans les environs.On se demande encore comment il se fait qu’il n’ait pas eu de conséquences plus terribles.M.FlAVtLLE REPOND s M.Âï.CHAMBAU! La réponse aux cinq questions tic M.Archambault, qui a déclaré en Chambres des Communes, que deux, officiers américains siégeant au bureau impérial des munitions à litre d’estimateurs des réclamations du Canada contre le département de la guerre, avaient pratiquement induit le bureau à réduire ses réclamations de 50 sous par piastre, sir Joseph Flavelle, président, du bureau impérial des munitions, a dit que les manufacturiers canadiens ont obtenu justice, que seulement 25 réclamations sur les 330 faites au département de la guerre des Etats-Unis restent à satisfaire, et que ces 25 réclamations ne se: chiffrent pas à SI 5.000,000, comme a dit M .Archambault.Sir Joseph Flavelle a ajouté: “Si le premier ministre me demande à répondre aux cinq questiojis, je serai très heureux de le faire, Ce n’est pas à moi de répondre aux questions posées en Chambre des Coin mimes.” LEPiVLEGE , SERA ETENDU Ottawa, 1er.— Les anciens membres des forces expéditionnaires impériales, qui résidaient au Canada avant la guerre, et qui ont de nouveau élu domicile au pays, recevront des pensions, le traitement médical si nécessaire, l’entraînement professionnel aux mêmes taux et conditions que s’ils eussent fait partie de l’armée canadienne.Ces soldats des troupes impériales sont au nombre d’environ 50,000.C’est après bien des démarches de la part de la section du rétablissement civil des soldais que cela a été obtenu.Ainsi les veuves et enfants demeurant au Canada seront payés sur le taux nadien.La “Gazelle” de ce matin publiait ce qui suit, en dépêche d’Ottawa : (Service dé la Presse associée) Ottawa, 1.— Le parti unioniste et ses différentes catégories sont tout entiers au caucus.IJ y a en tout trois catégories qui se réunissent en caucus : le parti unioniste, les conservateurs-union isles et le noyau du ]'groupe des libéraux-unionistes.Qua-1 Ire ministres font partie de ce dernier groupe; ce sont MM.Calder, Rowell, Sifton et Guthrie.D’après la déclaration officielle qui a été donnée à la presse par M.J.A.Calder, les libéraux-unionistes approuvent la politique suivie durant la guerre par le gouvernement et ont décidé de continuer à appuyer celui-ci, parce qu’ils ont été élus pour cette fin.On dit que le caucus étudiera l’avenir du groupe unioniste et le programme autour duquel sir Robert Rorden espère rallier tous les unionistes.Les libéraux-unionistes comprennent environ trente pour cent des partisans du premier ministre.Toute la difficulté du ralliement des unionistes sera de faire accepter le programme unioniste par la minorité.Le parti unioniste renferme actuellement toutes les écoles économiques depuis les libre-échangistes comme le Dr Clark et John Reid jus qu’aux protectionnistes du genre de M.F.Cockshutt et de sir Edward Kemn.Les libéraux-unionistes sont aussi divisés sur la question du tarif.Ce ne sont pas tous des libre-échangistes.La question qu’on se pose maintenant est de savoir si ces différents éléments prendront pour les guider le point de vue national ou i’intérèt de leur catégorie.S’ils prennent le point de vue national, ils peuvent en venir à un compromis mais s’ils sont guidés par l’intérêt de coterie, le Cenada verra de nombreux groupes politiques.Pour les libéraux-unionistes, il n’y a plus de lumière à la fenêtre de leur ancienne maison politique, ils devront accepter des compromis ou se diviser.Les conservateurs-unionistes sont dans une position aussi difficile.Ils forment la majorité du parti unioniste au parlement, mais leur représentation clans le cabinet a considérablement diminué.Les conservateurs se rendent compte de leur position.Certains conservateurs en vue disent qu’ils préfèrent rentrer dans la vie privée plutôt (pic de consentir à rester dans l’état d’infériorité où ils ont été placés dans la politique.L’unionisme a été considérablement affaibli par les tergiversations, les cachotteries et les intérêts de coterie.Les libéraux-unionistes sont à peu près une douzaine en caucus, et les conservateurs-unionistes, le même nombre environ.On ne sait pas si les unionistes libéraux et conservateurs qui siègent du côté du gouvernement se diviseront, advenant une dissolulion des Chambres.Jeudi aura lieu le caucus des conservateurs unionistes.Les ministres du cabinet y feront probablement des déclarations.Au caucus des libéraux-unionistes qui a élé tenu aujourd’hui, on dit que MM* Calder, Mewbttrn et Guthrie se sont prononcés en faveur de la consolidation et de la formation d’un parli unioniste national, MM.Rowell, Sifton et McLean, veulent temporiser, avant de prendre une décision.M.A.McLean est en faveur du retour aux anciennes lignes de parli.-*- ACQUITTÉ FAUTE DE PREUVE L’ avènei ient d’une ère nouvelle La messe solennelle du Saint-Esprit, célébrée ce matin à la Basilique Saint-Jacques, par Mgr Gauthier a marqué l’inauguration de l’université de Montréal comme institution autonome — Conseils de M.le chanoine Chartier — Allocution de M.l’abbé Lambert.La messe du Saint-Esprit qui mar-lral à un prêtre disfmguc devenu un LES NOUVELLES BACHELIÈRES COLLATION DES DIPLOMES A L’OCCASION DE LA REOUVERTURE DES COURS A L’ECOLE D’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE.— REMISE DES PRIX.ET DES MEDAILLES.— ALLOCUTION DE M.L’ABBE CHARTIER.men universitaire, 55.3 points.Mlle Marie Girard, élève diplômée du Mont Ste-Marie, a conservé un total de 52.1 points.Mlles Riopellc, Girard et Rivest, ayant précédemment subi leur exa- SUiC.DE D’üil ViELLARD (De notre correspondant) Sherbrooke, 1 — Quelle n’a pas été hier après-midi, la stupéfaction de M.Allan Blair, de Beebe, quand, nien dé lettres reçoivent aujourd’hui en entrant dans sa grange, il vit, sus-k diplôme de bachelières-ès-arts.pendu au bout d’un câble, le cada-Mlle Yvonne Lefebvre, élève di- vre de David Smith, âgé de quatre- que l’ouverture officielle des diverses facultés de l’Université de Montréal a eu lieu ce matin ’à 9 heures en l’église St-Jacques.Le temple était rempli d’étudiants des diifé-rentes écoles affiliées.On remarquait au premier rang de I’allee centrale les professeurs universitaires et les doyens des facultés.La cérémonie a été très imposante et il n’est pas jusqu’à la riche illumination du choeur de l’église St-Jae-ques remise à neuf qui ne contribuât à donner plus d’éclat à la messe.C’est Mgr Gauthier, recteur de l’Université de Montréal, qui a dit la messe, assisté de l’abbé Blanchard, p.s.s., et de MM.Poirier et Vinci, élèves du grand séminaire.La chorale des séminaristes était à la tribune.Après la messe, AI.le chanoine Emile Chartier, secrétaire général de l’université, est monté en chaire.Il a donné quelques détails sur lu cérémonie et des conseils aux étudiants.Ce public s’attend à ce que les “escholiers” manifestent leur exubérance mais il serait regrettable qu’il y eût des frasques.(Le secrétaire faisait allusion à la parade annoncée par les étudiants.) _ Il a ensuite annoncé la messe universitaire qui a lieu chaque dimanche à l’église Notre-Dame-de-Lourdes et recommandé aux prières les professeurs décédés Mirant l’année.Incidemment, il a déclaré que les seules nouvelles acceptables relatives à l’Université sont les nouvelles officielles.M.l’abbé Chartier a demande au début de son allocution, aux membres de l’université de joindre leurs voeux aux siens à l’occasion du 25e anniversaire de prêtrise de Mgr Gauthier.C’est M.Emile Lambert, aumônier des Dames du Sacré-Coeur, qui a prononcé le sermon de circonstance.La messe traditionnelle du Saint-Esprit, a dit le prédicateur, se dé- _ roule dans des circonstances d’une j importance exceptionnelle.Une ère nouvelle commence.Rome a accédé à la demande de Mgr Bruchési.Chancelier apostolique, Mgr l’archevêque a toujours entouré l’université d’une sollicitude affectueuse.Et quand l’heure est venue, il s’est constitué l’avocat de son autonomie.Son Eminence le cardinal Bégin et les évêques suffragants de la province avaient assuré Mgr Bruchési de leurs sympathies.Le peuple, d’ail-leus, sentait le besoin d’un foyer d’enseignement supérieur.L’univeiy sité de Montréal entre dans une période de réorganisation, La note dominante de la fête d’aujourd’hui doit donc être un sentiment de reconnaissance pour ceux qui ont contribué à l’oeuvre.Mgr Bruchési a confié l’université à l’éminent recteur actuel et le poste de secrétaire géné- M0RT D’UN CHEF IRLANDAIS New-York, 1er.— Le général Patrick Egan, l’un des fondateurs du mouvement en faveur du Home-Rule en Irlande, et ancien ministre des Etats-Unis au Chili, est mort à la résidence de sa fille, ici, hier soir, après plusieurs semaines de maladie.Le défunt avait aussi aide à la fondation de la Irish Land League en 1879.Le général Egan élail l’un des accusés avec Parnell lorsque le chef irlandais et un certain nombre d’associés furent mis en accusation à Dublin en 1880 pour sénition et conspiration.L’enquête préliminaire dans la cause d’André L’Heureux, contremaître de Grand’Mère, accusé de tentative d’empoisonnement contre Amé-dée Roy, marchand du même endroit, s’est terminée hier aux Trois-Rivières par le renvoi de la plainte, vu l’absence complète de preuves ca-1 contre l’accusé.Cette affaire avait créé beaucoup d’émoi dans le district ! des Trois-Rivières, le 17 janvier dernier, Roy reçut par la poste un ca-! ehet de strychnine qu’il a absorbé.Il faillit en mourir.Après de longues recherches de la sûreté provinciale, L’Heureux fut arrêté le 12 mai, accusé de l’attentat.L’Heureux a été honorablement acquitté hier par le juge Marchildon, aucune preuve n’ayant été trouvée contre lui.Mc Alban Germain occtt- des chanoines de sa basilique M.l’abbé Lambert a ensuite abordé le vif de son sujet : les relations entre la foi et la science.Catholiques et savants, a dit le prédicateur, vous l’êtes mes Frères.Tels vous devez être, les uns dans votre enseignement, et les autres dans vos études.La science cherche à connaître les choses par leur cause et la foi à les connaître par leur cause première.Ces deux forces ont le même objet et la même source.Toutes découlent de Dieu, foyer de toute lumière.La science et la foi ne sauraient donc être réellement en conflit.Mais comme on a voulu dédoubler la conscience, une école a voulu diviser la personnalité.Des principes conciliants doivent s’appliquer au cas de contradiction apparente entre la science et la foi : la foi est au-dessus de la raison, le domaine de la foi commence où finit le domaine de la raison.Prouver cette thèse serait facile.Ici, M.l’abbé Lambert a cité la parole de M.Quatrefages, éminen! naturaliste français, qui répondait à une question d’un philosophe que la foi lui avait servi de point d'appui dans ses études.H est vraiment supérieur Thornme qui subordonne son savoir à sa science, le magistrat ou l’avocat qui fait remonter la loi à Dieu, appuie scs opinions et ses jugements sur les données de la conscience catholique, le médecin qui, dans la chirurgie et l’obstétrique sait découvrir dans le corps une enveloppe à l'ame, l’économiste qui place en tète de ses statistiques le principe spiritualiste cpii les vivifie.Les annales de la science montrent que des croyants ont illustré le savoir humain, Berryer, la tribune, Pasteur, la bactériologie et Le Play, l’économie.Dans notre pays, il est de ces exemples, dont des hommes politiques que l’histoire d’ores et déjà met au nombre de ses maîtres.Le prédicateur a terminé son éloquente allocution en souhaitant à rUniversité de Montréal d’être, selon le mot du pape, “une pépinière de savants et un séminaire de saints".L’histoire dira que Pie X.a assisté à la naissance de l’Université, que Léon XIII lui a donné sa constitution Jamdudum, mais que Benoît XV lui a donné une impulsion nouvelle.Puisse l’Univer-sité s’imprégner de la pureté des doctrines du pape.Après le sermon, M.le chanoine Chartier a lu la consécration et la profession de foi au nom de l’Université.Puis les professeurs et les étudiants sont sortis du temple, en costumes universitaires.Drapeaux en tête, les “escholiers” sont ensuite partis e.n parade.cours de a eu lieu de Algr La réouverture des l’Enseignement supérieur hier, sous la présidence Gauthier .Cette cérémonie est toujours imposante et c’est à cette occasion qu’a lieu la collation des diplômes universitaires aux finissantes.M.l’abbé Chartier a lu la liste des gagnantes des prix et des médailles, après quoi, Mgr Gauthier a félicité les élèves des succès couronnant leur travail.M.Arthur Phelan, C.R., a aussi adressé la parole.M.L’ABBE CHARTIER UN JUGEMENT __ DEMAIN M.DUCLOS SE PRONONCERA SUR LA DEMANDE D’INJONCTION AU SUJET DU REGLEMENT DE FERMETURE DES MAGASINS.CTE DE DEMENCE (De notre correspondant) Sherbrooke, 1.— Mme Elijah Bigelow, autrefois de Beebe, Que., s’est I " ¦¦ suicidée, hier après-midi, à Lyndon- „ .-.„ ville, en se tirant une halle dans la j SOi iIVlt UE tète.On croit que la maladie et une 1 dépression mentale sont la cause de ce tragique découragement.! pait pour la poursuite, Mes Résilcl et Asselin défendaient l’accusé.DANS LES CANTONS DE L’ES i Sherbrooke, 1er.— Les “Boards of Trade” associés des Cantons de l’Est se réuniront demain après-midi à Norlh-Halley, Le sculpteur Hill sera présent pour traiter de la question d’élever un monument aux soldats morts des Cantons de l’Esl.Beatty y prononcera un discours.RENDRE TÉMOiüNAGE “Marcilisez” l’argent de votre loyer < *rM |« fttul plan praliqnr dont puinM> faire unapt* aujourd'hui !n moyenne de« homme* Kfttriics le de nrèn et k fond.Brorhurettea vrataltca.MiROIL TRUST (Département de TlmmetihU) 3Bènte année.Main 3701.Washington, 1.(S.P.A.) - Le président Gary de U'Unitnt States Steel Corporation” a été sommé tie rendre témoignage aujourd'hui, devant le comité d’enquête du Sénat.On s’attend à ce qu'il reste sur in sellette toute la journée.Jeudi, Al.William Foster, serré-laire du comité de la grève rendra témoignage sur la grève cl il sera suivi de M.Michael Tlghe, président de r'7ro/t Sleet anil Tin Wooteers." -m-.LES LIGNES BOICHE* VISTES SONT ROMPUES Copenhague, 1.(S.P.A.) Une dépêche reçue d'Helsingfors, dit que les troupes finnoises du général Ralakovitch ont brisé les lignes bolehevlstes à Rulatn Le juge Ikiclos rendra jugement demain sur la demande de bref d’injonction demandée par quatre marchands du nord de la ville contre la cité de Montréal.U s’agil de la loi de la fermeture de bonne heure.Ces boutiquiers allèguent que le règlement leur est préjudiciable parce que les pharmaciens qui vendent les mêmes produits qu’eux ont le droit de vendre après sept heures tandis qu'eux doivent fermer bou-liqttr.Me Garceatt occupe pour les demandeurs el il a soutenu ce matin en Cour de pratique que le règlement est ultra vires.Les requérants soutiennent qu'il est injuste parce qu'il favorise un groupe de marchands au détriment des attires.Le juge Duclos a averti Me Laurendeau lorsque celui-ci s’est levé I pour répondre à l’avocat de la demande qu’il ne devait pas entrer 1 dans le mérite de la cause mais seulement répondre à cette question : Y at il urgence pour la ville de niet-| tre ce règlement en vigueur ?Me Laurendeau dit que l'argumentation de Me Garceatt remettait en question un point clairement défini par la Cour suprême dans la cause de Beauvais contre la cité de Montréal.Getlc cour a déclaré qu'il était du pouvoir d’une corporation de passer des règlements dans l'intérêt public.La loi 53 Victoria, chap.25.autorise la cité à passer, adopter, modifier et abroger tout règleuienl relatif à la fermeture de bonne heure.Les marchands sont protégés par la loi.Elle permet à ceux qui tiennent deux commerces dont l’un csl prohibé à une certaine heure de séparer leur boutique pour continuer la vente des effets permis.La Cour suprême, conclut Me Laurendeau, a jugé que la ville a une bonne cause en droit.En sus, l'article 304 de la charte municipale autorisait les demandeurs à procéder par action sommaire.Ils ont recouru à une action dont le jugement prendra peul-être deux ou trois ans à venir.La ville s’oppose en consequence à celte injonction.ACCIDENT ETRANGE ____ET PÉNIBLE (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, 1er.— AL J.A.Vézina, marchand d’automobiles de la rue Notre-Dame, a été victime d’un douloureux accident.Il était en partie de chasse au lac Brûlé, en compagnie de cinq amis, et se tenail sur la galerie de la maison du club, bâtie sur un rocher de près de 20 pieds de hauteur.AL Vézina s’appuya lout à coup fortement sur le rebord, croyant la palissade en bon état, lorsque l’appui céda.AL Vézina fut précipité dans le vide au bas du rocher.Les amis qui étaient à l’intérieur entendirent le bruit.On se porta au secours du blessé et l’on réussit, après maints efforts, à le remonter.On demanda alors le médecin le plus près du lac, qui lui prodigua les premiers soins.M.Vézina fut transporté en auto aux Trois-Rivières.Il s’est infligé de douloureuses blessures, il a un bras cassé, un poignet démis, la figure et le corps meurtris.Aux dernières nouvelles, ce matin, on nous dit que l’on espère que scs blessures ne seront pas dangereuses.MATELOT BLESSE Québec, 0.Un matelot du nom d’Alcide Talbot, de Berthier, coudé de Montmagny, est tombé dans la cale d’un navire en charge-men I à Gaspé.Les blessures reçues sont graves et on a dû transporter la victime-à l'hôpital Jeffrey Hall de Québec.QUA D RECULERA-T-ON LES HORLOGES?Washington, 1.(S.l*.a.Américains se demandent date et à quelle heure ils roui leurs pendules d'une 1 — Les à quelle retarde-hetire, à la suite de la récente décision du Congrès de rappeler la loi de l’K-ronomlc de la lumière.On dit que les pendules ne seront pas retardées avant le dernier ou l'avaitt-dernier dimanche d'octobre, à 1 heure du mstlu, Uî\E VE,< FICATiON Winnipeg, 1.- A la suite d’une discussion animée, entre At.Harry Whitla, qui mène une enquête sur le coût élevé de 1.1 vie et M.R.-U.Kirk, complable de la "Swift Canadian Company", Al.Kirk a demandé hier malin, à la commission du commerce, qu’un comptable licencié vérifie les romph's de la compagnie Swift.Il prétend que l'inexpérience de At.Whitla en matière de comp- tabilité met la compagnie sous mauvais jour, devant le public.un UVREAL,RE Demandez Le Petit Monde, recueil de billets du soir publié eat M.Louis Dupire, avec eouverlu illustrée par M.J,-B, l.agnct.Ht.vente au Devoir, à VArlinn françni se el dans toutes les bonnes iibral ries nu prix de 50 sous l’exemplaire, plus 5 sous par la nosle.On peut adresser, si on le désire, les commandes à l’auteur, 43 rue Saint-Vincent.Uc commerce obtiend a à VArlinn française, immeuble de la Sauvegarde, Montréal, les réductions ordinaires.M.l'abbé Emile Chartier, secrétaire de l’université de Montréal, a passé en revue les divers évènements de l’année universitaire à l’Enseignement supérieur.Au lendemain du jour oit l’Université Laval de Montréal obtenait son autonomie, dit M.Chartier, l'Ecole d’enseignement Supérieur pour les jeunes filles avait l’honneur de vous offrir, la première, ses félicitations respectueuses.La Providence, par une de ces délicatesses dont elle est familière, veut qu’au lendemain d’une autre fête, nous nous trouvions encore réunies autour de Votre Grandeur, pour lui présenter nos hommages, pour lui redire avec les milliers de fidèles du diocèse, avec toutes les facultés de votre belle Université, avec les membres de famille, avec notre bien aimée mère Supérieure générale, en particulier: Ad Multos An nos/ i Nous ne pouvons faire revivre ici, Algr, les vingt-cinq années de votre vie sacerdotale, consacrées tout entières au service des âmes et de l’Eglise, mais laissez-nbus vous dire (pie cet anniversaire ouvrant, en quelque sorte, Père nouvelle dans laquelle entre l’Université nous est à tous un gage de bonheur et de bénédiction divine.La bénédiction divine, il semble que l’Université Laval aussi sur nous à l’heure actuelle Mère tendre et dévouée, elle voit, par la force et la nécessté des choses, sa fille se séparer d’elle pour fonder à son tour un foyer de haut savoir chrétien.C’est la loi ici-bas: quand les enfants ont grandi, la maison familiale les voit s’éloigner.Il y a dans ces séparations quelque chose de douloureux, mais il s'y trouve aussi de grandes espérances.Ce n’est pas une rupture: la rnèré suit sa fille du tueur et de l’âme, et la fille garde à sa mère la plus reconnaissante affection.A la section des lettres, quinze élèves ont été enregistrées dans l’année.Onze ont subi les examens.Aille Alice Lesage, élève diplômée de Villa Maria, a conservé 18.4 sur 20 en version grecque.Le résultat total de son examen universitaire est de 73.1 points sur 100.Aille Edmée Hone, élève du Mont SteMarie, a conservé 21.8 points sur 30 en discours français et 19 sur 20 en version italienne.Le total de ses notes universitaires est 00.6 points.Aile Elise Roc.hcleau, élève des religieuses de Ste-Annc, à Lachine, a obtenu 22.8 sur 30 en discours français.Total des points universitaires, j 69.4 sur 100.Mlles Lesage, Hone et Rocheleaü, ayant terminé la série des examens | de lettres et de sciences, reçoivent aujourd’hui, les deux premières, le diplôme de bachelières-ès-arts, la troisième, le diplôme de bachelière-ès-lettres.Mlle Hélène de Passillé, élève de l’Académie Marchand, a conservé 20 sur 20 en version italienne et un total de 81.5 points sur 100 dans l’ensemble de l’examen universitaire.Mlle Germaine Lamer, élève des religieuses de Ste-Groix, au Tension nat St-Hasile, a conservé 05.4 points comme total des notes universitaires.Aime .Ylbcrtinc Ferland Angers, élève de la Long, de Notre-Dame, à la Dointe-aux-Trembles, a conservé 23 sur 30.en discours français et un total de 04.9 points.Aille Antoinette Foucrault, élève diplômée de Villa Maria, a obtenu 23 sur 30, en discours français et un total de 08.1 points.’Mlle Claire Godbout.élève des religieuses Ursulines des Trois-Rivières a conservé les notes requises pour l’inscription.* Les notes de Mlles Yvonne et Léonard seront proclamées au compte rendu de la section anglaise.La langue espagnole a été étudiée avec application et succès par quatre religieuses et quatorze élèves.Le, professeur, AL l’ahhé IL Jasmin, a lieu d’être fier des notes obtenues à l'examen.Mlles Jeanne Lecours, élève diplômée de Villa Maria; Annette l’ahtrdv, Constance l’alardv, élèves diplômées de la C.N.-l)., â Ot-lawa; Aille .luliellp Casavant, élève des religieuses de la Tréscntalion, à St-Hyacinlbe, mêritcn! une mention spéciale pour leur travail de l’année.Mlle Marguerite Morrisselle, Jeanne Bachand, Delvra Bélisle, ont sur-toni fail des éludes artistiques, sous la direction de M.Issanrel, de Mme Lapahne, de AI.Chamberland el de AL LifSsalle.Dix-neuf religieuses el élèves ont suivi les cours de la section des sciences.Deux religieuses de Ste-Croix, Soeur Atarie-du-St-Rédempteur et Soeur Alarie-de-Sl-Charles ; une religieuse de la Congrégalinn de Noire-Dame.-Soeur Ste-Alarie-des-Lys, ont subi les examens en juin ou en .septembre avec de très beaux résullals.Cinq élèves ont affronté la même épreuve avec succès.Aille Anloincttc l’inpclle, élève diplômée du Mont Sle-Alarie, a conservé 26 points sur 3(1 en philosophie: 23.1 points sur 2('> en mathématiques et Un total de notes uni-versilaires de 60.3 points sur 80.Mlle Thérèse Rivest, élève diplômée du convent de St-Laurent, a conservé comme (otal dans l’exa- plômée de l’Ecole Normale Jacques-! Cartier, a conservé 52.2 points dan.-l’examen universitaire.Les bachelières ès-arts sont au j nombre de neuf.Aoici les noms : Mlles Aladeleine Wynne, Alice Lesage, Antoinette Riopel, Marie Girard, Thérèse Rivest, Edmy Hone I Elise Rocheleaü, Soeur Ste-Marie de ; St-Charles et Soeur Ste-Marie des Lys., Cinq élèves de Notre-Dame on: | suivi les cours : Ailles Carmen Bélair, Miss Emily AA'ard Powers, pour les certificats d’études littéraires, entre autres Aliss Madeleine Wynne, Ailles Kathleen Leonard, Silver Brown, A’iola Sutcliffe, Aland Ryan et Aladeleine Murray, obtinrent des diplômes de philosophie.Les élèves qui ont remporté des prix à la section anglaise sont les suivantes: Miss Madeleine AA'vnne.B.A.; Mlles AI.Wynne et Antoinette Riopel, médailles d’or décernées par sir Charles Fitzpatrick, lieutenant-gouverneur de la province de Québec ; Aille Alice Lesage, prix d’or pour version grecque et art culinaire; médaille d’or décernée à Mlle Hélène Pasillie, pour liltéra-ture.Le personnel enseignant de cette école se compose comme suit : A1A1.le docteur John Brophy, professeur de philosophie morale : M.Arthur Pelletier, de l’Ecole polytechnique, professeur de mathématique ; le docteur Atullalv, professeur d’anatomie et d’hygiène: le R.P.Hingston, professeur d’économie sociale; Aliss Lilly Bury, professeur de secours sanitaires; le docteur Atherton, professeur d’anglais; AL l'abbé Henry Jasmin, professeur de langues vivantes, et AL René Gauthc-ron, professeur de littérature française.vingts ans.Le défunt était probablement monté au fenil, s’était attaché un câble autour du cou et s’était ensuite lancé dans le vide.Un verdict de suicide dans un moment d’aliénation mentale a été rendu.Le temps qu’il fait ailleurs.ENTRAVES A Toronto, 1er.— 11 a fait généralement beau et frais de l’Ontario aux provinces maritimes, avec tempéra-lure un peu plus chaude dans les provinces maritimes, avec température un peu plus chaude dans les provinces de l’Ouest.Lacs inférieurs et haie Géorgienne: vents modérés puis frais du nord-est et de l’est, beau et frais aujourd’hui.Jeudi, vents modérés puis frais de l'est, partiellement beau et un peu plus chaud avec averses dans les districts de l’Ouest.Ottawa, haut et bas Saint-Laurent: vents modérés du nord-est et de l’est, beau et frais aujourd’hui et la plus grande partie de la journée de jeudi.Golfe et rive nord: vents modérés puis frais du nord-ouest, beau et frais aujourd’hui et jeudi.Provinces maritimes: vents modérés du nord, beau et frais aujourd’hui et jeudi.Lac Supérieur: vents modérés de l'est, beau et frais.Jeudi, vent croissant de l’est avec averses.Manitoba et Saskatchewan: averses locales avec température stationnaire ou un peu plus chaude.RELEVE DU THERMOMETRE UNE EXPEDITION Saint-Jean, Terre-Neuve, L—L’expédition arctique de Christian Le-den s’est échouée sur un récif dans la baie d’Hudson le 23 août dernier, comme elle se dirigeait vers le nord, après avoir avec succès franchi le détroit d’Hudson rempli de glace.Le navire de l’expédition a dû être abandonné.Une embarcation a conduit Leden et une partie de son équi page sur la terre ferme, au nord-Vnnnfqie ouest de la baie d’Hudson, le jour „„.,;„ni même du naufrage.AL Leden, chef de l’expédition est ensuite allé sauver le reste de l’équipage, qui s’était retiré sur une petite île.Aux retardataires L’administration du Devoir prie ceux de nos abonnés qui ne sont pas en règle avec elle, l>ur rapport à n,„r noie d’abonnement.de vouloir bien la sol-’ ’r au plus tôt.Le coût de plus en plus élevé de tout ce qui sert à faire un journal, les frais additionnels de correspondance qu’occasionnent les retardataires, cl d’autres raisons du même genre déterminent notre ad ministration à en agir ainsi.Autrement, l’administration se verra contrainte d’interrompre le service qu’elle fait du Devoir, aux retardataires, quitte à réclamer ensuite d’eux par les /noi/c"" ordinaires les sommes dues pour Ta-bov-"ment en souffrance.L’administrai ion considère comme retardataires les abonnés oui doivent trois mois ou plus d’abonnement au journal.La bonne volonté de nos abonnes se manifestr-a certes par une prompte réponse à cet a],pel.L’administration tient en même temps à leur rappeler que tout abonnement par la poste en dehors de Montréal e! pai/é d’avance bénéficie d'une remise de 20 pour cent, que ce soit pour 3 mois, 6 mois ou un an.Il faut faire remise par mandat-poste, lettre recommandée ou chèque accepté et timbré, pagablc au pair à Montréal.Max.M i n.Victoria .50 4(1 Kamloops .54 4t> Calgary .58 32 Edmonton .66 32 'Prince Albert , .58 38 Winnipeg .50 4(> White River .— Sault Ste-Marie .52 40 Toronto .50 4a Kingston .70 40 Ottawa .>6 38 Montréal .54 36 Québec .52 3(5 St-Jean, N.-B.66 30 Halifax .70 38 ' ' — — U "Envoyez des fie tirs” CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER ÎO Angle Ste-Catherine et Gut Maison à Quéhpc.9 rue St-Jean.Décès JASMIN.— A Ste-Geneviève, comté Jacques-Cartier, le 30 septembre lîHO, à ràfie de 51 ans et 0 mois, est décédé Joseph Jasmin, époux d’Anna Boileau, et iils do M.I/>iiis Jasmin.Les funérailles auront lieu vendredi, le .1 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure à *S heures, pour se rendre à l’église paroissiale, où lo service sera célébré, et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.LAFLEUR.— A Ville Lasallc, P.Q., le 30 septembre 1019, à l’age de 82 ans et D mois, est décédé Ferrier R.I^afleur, frère de F.Lafleur, sec.-trcs de Ville Lnsalle.Les funérailles auront lieu jeudi matin, à 9 heures.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No 192 chemin Lasalle (ville Lasalle), pour se rendre au cimetière catholique de Lachine, lieu tic la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL AREAL, Marie-Rose Robert, 28 ans, épouse de Ludger Aréal, 728 Casgrain.ROIVIN, Arthur, 10 ans, enfant d’Arthur Roi vin.918 St-Christopho.LALONGF., Maria Goudreau, 33 uns, épouse de Leonidas Ijulongc, 135 Desery.j MARTIN, Emilia, 20 ans, fille d’Hiiniro I Martin, 2005 Chamord.MONTGOMERY, Roland, 5 ans, enfant d’Albert Montgomery, 195 Parc Cartier.MONTY, Jules, 5 ans, enfant de Rodolphû Montv.10X0 Pelorfmier.MONTRRIAND, Rolande, 3 ans, enfant d’Alexandre Montbriaud, Et-Lnurent, Qué.2^22 PASSE-TEMPS Désirez-vous savoir comment avoir la paix chez vous ?Aile/ au Passe-Temps voir ALICE BRADY dans LA FEMME REDOUTABLE et vous aurez la solution de ce problème difficile.Lundi, mardi et mercredi seulement.SAVIS PUBLIC^ AUX MUNICIPALITÉS, CORPORA-TIONS, COMPAGNIES A FONDS SOCIAL, ETC.Nous pouvons imprimer clans nos ateliers fin de siècle vos obligations, certificats d’actions, formules de lettres, notes, registres, etc., etc., avec titres, textes, etc., rédigés en EXCELLENT FRANÇAIS (pas en “Parisian French”) et en DON ANGLAIS.L’Imprimerie Populaire (Mtée) Éditrice du •'Devoir" et du "NntlonallBte" 43, RUE SAINT-VINCENT. / VOL.X.— No 230 MONTREAL, MERCREDI 1er OCTOBRE 1919 Pleine lone, le 9, à 8 heures 45 minutes du matin.CALENDRIER l^ever du soleil, G heures 57.Coucher du soleil, ô heures 41.Lever de la lune, 1 heure 41.Coucher de la lune, 11 heures 08.DEMAIN, JEUDI, 2 OCTOBRE 1919 LES SAINTS 'ANGES GARDIENS OSftKIfiftS KEQftB LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET FRAIS MINIMUM ET MAXIMUM 30 Même date Tan dernier .48 Aujourd’hui minimum Même date l’an dernier .«0 UAROMETRE 8 h.du matin, Î0.22 ; 11 h., 30.21 l'aprea-midi, 30.20.1 h.de MONT-LAURIER EST EN UESSE;N™™ Mgr Brunet bénit ce matin sa cathédrale en présence de S.Exc.Mgr Pietro di Maria — Messe pontificale — Sermon par Mgr de la Burantaye — Les citoyens présentent une adresse — Plusieurs évêques et un nombreux clergé assistent aux fêtes.me uotrr rnrresDïfiifiant) Mont-Laurier, 1.— Les l'êtes de ia bénédiction de la cathédrale de Mont-Laurier ont eu tout l’éclat qu’on espérait.La métropole du nord a célébré avec enthousiasme, par une température froide mais superbe, cette nouvelle étape vers le progrès, vers les destinées que sa.situation géographique et scs avantages de tous genres lui promettent.Son Excellence le délégué apostolique, plusieurs évêques, entre autres Mgr Bruchési, Mgr Gauthier, archevêque ei métropolitain du diocèse et plus d’une centaine de prêtres sont arrivés par le train d’hier soir.Toute la population était sur pied pour souhaiter, la bienvenue à ses bédés.La ville était magnifiquement décorée et illuminée.A la gare, le délégué apostolique est descendu dans un joli kiosque en bois recouvert de sapins et éclairé par des lanternes.Le clergé et les notables de Mont-Laurier ont présente leurs hommages aux distingués visiteurs, et la procession en autos jusqu’à l'évèche situé à un demi-mille de la gare, s'^st mise en branie.Une foule nombreuse s’est agenouillée pour recevoir la bénédiction de Mgr Pietro di Maria, Tous le long du parlours, il y avait des arcs magnifiques et l’on remarquait de jolis effets d’illumination.Entre les arcs s’élevaient des piliers tout tapissés de sapins sur lesquels des feux île bengale ont jeté leur éblouissante féerie, â l’arrivée de Son Excellence ei des autres prélats.LA BENEDICTION A neuf heures, ce matin, Mgr Brunet, évêque de Mont-Laurier, accompagné d’un nombreux clergé, a procédé à la bénédiction de la cathédrale, édifice de pierre à on clocher, toute blanche à l'intérieur, qui s’élève en avant du collège, à cédé de l’ancien temple, modeste construction de bois, devenu insuf fisanl et mis de cédé comme l'habit d’un adolescent qui a grandi vite Après cette cérémonie, Son Excellence le délégué apostolique a célébré la messe pontificale.Le choeur était rempli de prêtres et l’enceinte sacrée débordait de fidèles nu’elle ne pouvait tous contenir, Mgr de Ladurantaye, curé de Saint-Jérôme vicaire-général du diocèse de Montréal, a prononcé un éloquent sermon, PRESENTATION D’ADRESSE Après la messe, Mgr Brunet a présenté une adresse au délégué au nom du clergé et de ses fidèles, leur souhaitant brièvement la bienvenue nu nom de son diocèse.Au nom des citoyens de Mont-Laurier.M.l’avocat Ernest Clia-rette a lu l’adr.esse suivante: Excellence, La population catholique de Mont-Laurier, rassemblée dans un même esprit de foi, pour l’inauguration de notre jolie cathédrale, pleine de gratitude pour l’honneur insigne dons vous la comblez en ce jour par votre présence qui nous honore grandement, vous offre la plus franche hospitalité et vous souhaite la plus cordiale- bienvenue.Elle est fièro d’avoir avec elle aujourd'hui, le plus haut représentant de notre grand pape Benoît XV en ce pays, et elle conservera longtemps dans sa mémoire le souvenir de votre passage, qui est pour nous un encouragement et la marque certaine de l’intérêt considérable que l’Eglise porte aux catholiques de celte Inté-ressanle région, , La chaire de Pierre toute lumineuse des vérités de la foi, est Je phare par excellence où nos espials aiment à se tourner i t à trouver le principe de nos actions, Lu main qui est au gouvernail de l’Eglise est la seule qui puisse nous conduire avec sécurité à travers le tortueux labyrinthe de ce monde, nous avons pleine confiance dans les directions pontificales ci nos eoeurs trouvent dans la loi du Christ, toute imprégnée d’amour et Inspiratrice des plus beaux sacrifices, le plus précieux trésor et !a plus sûre garantie de notre robuste vitalité, le fondement de la vraie civilisation et du plus réel progrès, En dépit des rêves de nos penseurs modernes, Je code du Sinai conserve une actualité consianle, et rien ne se fait de soiide chez aucun peu pie eu dehors des immua-bl'.vs commandements de Dieu.Hà-tir sur autre chose, c’est bâtir Mule sable, et plus grand e,s| l’orgueil de Tliomme qui veut ignorer !« loi évangélique, plus pénible et plus humiliante est sa chute.Dieu t’este le maître du monde et si sa miséricorde est grande, son bras Psi quelquefois terrible, aussi som-Ines-nous heureux de nous confier entierement au Pape, le seul Prin-fc de la Paix et le grand ministre Be sa Providence.Lnixsez-umi, Excellence, remercier les nombreux évêques de notre i rovinec, venus en témoignage d'n-tnitie a notre vénéré et bon évêque, Penausser de leur présence, celle grande cérémonie et encourager de leurs prières et de leurs bénédictions le lion peuple de celte ré- filon, dont le courage est prover-dal.ni qui revit modestement et dans l'obscurité les actes héroïques des ancêtres, lui dont la foi ne cesse de se fortifier à mesure que l’Eglise lui prodigue une protection, toujours plus attentive.Bienvenue à vous, dignes évêques de notre province, vous êtes les protecteurs et les défenseurs de : notre race, à vos pressants conseils ! nous sentons la grande sollicitude (pie vous nous portez, vous êtes la lumière, la force et le rempart (linos destinées.Notre clergé ne cesse de nous prodiguer son travail, ses veilles et ses conseils, et ses entretiens le-dimanche comme un miel tiré des livres saints, nourrissent et récréent nos âmes fatiguées et altérées de vérité.La vérité passée au crible de l’Eglise Romaine est celle' qui nous convient, notre conscience n’exige rien de pins et rien de moins.Le Pape, Docteur infaillible de nos esprits nous conserve dans la bonne voie, refuser de le suivre, c’est marcher infailliblement vers l’erreur.L’oeuvre de l’éducation intéresse particulièrement notre évêque, fondateur de notre collège classique et commercial.Des prêtres_ dévoués et instruits, ont mené à bien cette importante fondation.Notre jeunesse en reçoit une formation plus complète et se prépare mieux aux luttes de l’avenir.Dominer le présent c’est assurer l’avenir.> Des écoles-très fréquentées par nos jeunes sont confiées à des Soeurs qui se dépensent généreusement pour l’éducation et l’instruction chrétienne de nos enfants, de tous nos travaux, est grandement en honneur et n’est-il pas riche des Le culte du Sacré Coeur, à la base plus belles et des plus sûres promes- II y a six ans ,> l permis de construction, pour mt-xalcui de SLOôO.O^ô, contre jv> permis d’une valeur de ,$280.325" pour la même semaine, l'an de nier.La progression est ivn.; gtcuse.' Depuis neuf mois, la construction a fait des pas de géants en eouee,-raison de son activité liésitauL' pour les neuf premiers mois d., ).»!«: elle denasse de trois million .près, les valeurs des propriété; construites durant cette période.Les chiffres suivants le Construction toi 9 Permis, neuf .'J10is ., .1,686 1 mn valeur ., , , $6,964,844 rue rap permi- aux endroüs ; elles servi• l’s du projet an tags commerciales son plein.D, et ?u- prouven1 ¦ 1013 $3,988,20.)/’ V i A NI ) ES CONFISQUEES Les inspecteurs sanilaires opère 80/ visites, la semaine mere et voici 8,390 livres de des frelatées et 1,060 livitres marchandises gâtée res onl iler-vi;m • d’e-.i- LA GREVE A GRANBY Grand'" 1er.— 4,a grève des employés de la Canmllan Consolidated Rubber Company continue toujours, mais quelques changemenls surviennent chaque jour.Depuis les premières journées de la grève, peu de travailleurs sont retournés à l’ouvrage, mais d’un autre côté, cependant, le nombre des grévistes ne semble pas devoir augmenter.Il y a eu plus ou moins de rixes entre les partisans ei les adversaires de la grève, alors que ces derniers revenaient de la iminufucture, Plusieurs ont eu leur épilogue au tribunal.Samedi, le grand connétable Boisvert était en ville et a arrêté quatre des grévistes sur une plainte portée contre eux d’avoir trouble la paix publique.(Tes derniers furent condamnés à subir leur procès devant le magistral dr district, à Swectsburg.Une poursuite a ixtssi été intentée contre le Rurinteudanl local de la compagnie, M.C.-K.Hutchinson, el celle cause sera aussi entendue en .Cour du magistrat.FIUME N’EST PAS DÉLAISSÉE LA VILLE REÇOIT EN QUANTITE DES VIVRES ET DE L’ARGENT I.E CALME EST RETABLI 1 SP A LATO.Borne.1er (Service de la Presse associée).- On dit que les Italiens manifestent de plus en plus leur s' m path ic a l’endroit du capitaine d Annunzio.L’argent et les provi-sions arrivent en quantité à munie.Finnic.1er (Service de la Presse associée).Le calme es) rétabli à Spalato où des bagarres ont eu lieu entre Italiens et Croates.On dit que l'animosité cuire les deux races est très grande.Le capitaine d’Annunzio a lô.UOII soldais à Soalatu.Ce nombre s’accroît chaque jour des déserteurs qui quittent leurs régiments sur la ligne de l’armislicc.MEURTRE OU ACCIDENT?(Dr noire rorresDoiutant) Sherbrooke, 1er.Un drame mystérieux s’esl déroulé hier soir enlre Cowansville et Swectsburg.Le convoi du C.P.R., allant de Montréal à Newport a frappé un homme qui, selon la déclaration du mécanicien du convoi à votre correspondant, était étendu de façon étrange sur la voie et semblait recouvert de quelque chose.La victime est Stewart Burnett, propriétaire de Cowansville, i.e malheureux était âgé de 45 ans et père de famille, La rumeur veut que Burnett eût une somme de 575 sur lui quand 11 fnt vu pour la dernière fois, fin n’a retrouvé aucun argent sur sa personne après l'accident.L’opinion publique sc demande s'il n aurait nas élé victime de bandits qui l'an raient assassiné pour le voter et l'auraient ensuite émiche sur la voie ferrée pour (ntré èroirc à un > accident. 4 LE DEVOIR, MOMIREAL, MLj04.638 boisseaux contre 1,445,-770 en septembre 1918, soit une augmentation de seaux, représentée blé, dont 2,155,254 passé par le canal, contre 415,318 l’an Les chiffres pour toute la période de la navigation accusent une augmentation du double.Le grain expédié par le canal Lachine jusqu'à la i,n de_septcmbre, l'an dernier, était de 0,370,052 boisseaux.Celte année, il comprend 17.765,454 boisseaux, soit une augmentation de 11,395,402 boisseaux.U n’est nas venu de farine par le canal Lachine, cette année, tandis que 1 an dernier on en comptait 68.383 sacs.Il y a une diminution marquée des oeufs transportés par le canal, une dlmlmdinn des arrivages de fromage et une augmenta- NOYÉ DANS LE LACJÎT-L0UIS UN JEUNE HOMME DU NOM DE CHARLES W.B.ESSON.EST LA VICTIME DE SON IMPRUDENCE.— UNE ENFANT BRULEE A MORT.— NOYE REPECHE DANS LE PORT.Lundi soir, lors d’une excursion en yacht, entre Pointe Claire et Bea-consfield, un nommé Charles W.B.Esson, âgé de 32 ans, el demeurant au No 415, rue St-Antoine, s’est noyé.Hier soir, on n’avait pas encore retrouvé le corps de la victime, Esson était un soldat revenu du front, et depuis une dizaine de mois il était professeur à l’hôpital militaire de Ste-Anne de Bellevue.L’accident, comme presque toujours, est arrivé par un manque de prudence.Esson était à Juncher avec quelques amis dans l’enibarca-tion, lorsqu’il lui prit fantaisie d’aller voir fonctionner l’héliee ; le malheureux perdit l’équilibre et disparut dans les flots.Les occupants du yacht ont fait de vains efforts pour essayer de sauver la victime.BRULEE A MORT On a transporté à la morgue hier après-midi le corps d’une fillette nommée Rolande Montbriand, âgée fie trois ans et domiciliée au No 331, rue de Fleurimont.L’enfant avait succombé à de mortelles blessures reçues lors de l’explosion d’une bouteille d’essence, à la boutique d'un de ses oncles, tailleur, rue de Fleurimont.La jeune Rolande était à jouer avec cette bouteille d’essence.lorsque celle-ci a pris soudainement feu et a explosé, blessant légèrement l’oncle, et brûlant gravement la petite imprudente.Transportée à l’hôpital Ste-Justine, la victime a expiré au bout de quelques heures.Le coroner tiendra enquête sur le cas.NOYE REPECHE On a retrouvé hier après-midi, aux environs de la jetée Victoria, le corps d’Arthur Lauzier, âgé de 19 ans.et demeurant au No 256, rue Rivard, qui s’est noyé en tombant dans un remous près de cette jetée.Le corps de la victime a été conduit à la morgue, et le coroner tiendra enquête aujourd'hui sur les causes de l’accident.CHUTE SUR LE TROTTOIR En tombant sur le trottoir, en face du bureau de poste de la rue St-Jacques, hier soir, un nommé Romulus Poissant, âgé de 32 ans, et dont l’adressé demeure inconnue, s’est infligé de graves blessures à la tète; le malheureux a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où son état inspire des craintes.DEVANT LE MAffïSftÎAT Hier après-midi, en cour d’En-quète, le juge Uusson a fait comparaître devant lui quelques témoins dans la cause de Reginald Stevem son, accusé d’avoir influencé le témoignage des deux enfants du Rév.Maurice Baldwin, lors d’un, procès de séparation entre ce dernier et son épouse, le 16 avril 1919.Les deux enfants ont été questionnés; ils étaient tellement émus qu’ils ont bafouillé et que le juge a dû les interroger dans une chambre de la Cour.Mes Ewing et McFadden, défendent Reginald Stevenson; Mes Crankshaw et H.Gagné occupent pour la poursuite.L’affaire assez embrouillée a été ajournée au 7 octobre.COIJEN ACQUITTE William Cohen, de la maison-Cohen Ltd., a été acquitté hier, par le juge Bazin, siégeant à la Cour des Sessions.Cohen était accusé d’avoir obtenu sous de faux prétextes une somme d’argent des officiers de douane.Les témoignages ont établi l’innocence de Cohen.LA GTEiUïE AT VïïTE Les tenanciers de bouges ont eu la vie dure pendant le mois d’août.Plus de 87 d’entre elles ont compa-du devant le recorder Semple, du 22 juillet au 31 août.Les descentes en certaines maisons se répétèrent à intervalles si brefs qu’il arriva de voir les mêmes tenancières comparaître à la cour deux ou trois fois dans la même semaine.La police a reçu instruction récemment de surveiller les vagabonds dans le district malfamé et toute jpersonne suspecte prise après minuit, est aussitôt conduite au poste.i SAUVEE PAH UN AGENT L’agent McDonough du poste de police Turcot, a sauvé, ce matin, d’une mort certaine, une jeune fille du nom de Juliette Monguin, âgée de 18 ans et domiciliée au No 11, rue Brissette.La jeune fille était à traverser le pont de la Côte Sl-Paul, lorsque, par mégarde, elle s’engouffra dans un trou pratiqué dans le pavé du pont, par les employés de la Compagnie du tramway, qui sont à poser une double voie.La victime appela au secours cl l’agent McDonough, qui se trouvait près de là, entendit l’appel.Sans hésiter, il se jeta à l’eau et put sans trop de difficultés, ramener l,i noyée au bord.Celle-ci fut conduite à sa demeufe et on .s’imagine combien elle a remercié sçn sauveteur.LA DEMANDE POUR TANLAC BRISE TOUT LES LA REPUTATION DU TANLAC S’ETEND SURTODT LE CONTINENT LE CELEBRE MEDICAMENT EST MAINTENANT EN VENTE D’UN OCEAN A L'AUTRE ET DU GOLFE DU MEXIQUE AUX GRANDS LACS.Douze millions de bouteilles ont été vendues en DE GROSSES quatre ans seulement - PHARMACIES LE SUCCES OBTENU EST SANS PRECEDENT Dans l’histoire on ne trouve pas d’exemple d’un médicament breveté dont la vogue soit comparable à celle du Tanlac, cette célèbre préparation qui a donné de si remarquables résultats dans toutes les parties du pays.Le vieil exemple de la boule de neige peut seul donner une idée du merveilleux développement de la demande de cette préparation dont la réputation grandit et couvre le pays tout entier, comme une grande vague irrésistible qui déferle sur le rivage.D’un océan à l’autre, et du golfe du Mexique aux Grands Lacs, le Tanlac est avantageusement connu et hautement apprécié.Des millions d’individus en ont fait usage et sont unanimes à déclarer que c’est la meilleure préparation qu’on ait jamais donnée aux gens.La meilleure et la seule explication du triomphe du Tanlac réside dans ses qualités médicinales incontestables.Le triomphal succès du Tanlac dans les magasins a pour cause première le succès sans précédent qu’obtient le Tanlac dans la maison de chacun des habitants de ce pays.C’est le médicament du peuple et c’est le peuple qui a fait du Tanlac ce qu’il est.Où que vous alliez, le mot Tan-lac est d’usage courant à la maison.; C’est incontestablement la prépa-! ration dont il est fait partout l’u-j sage le plus grand.Invariablement, I une personne raconte à l’autre le ! résultat qu’un médicament lui a donné.C’est ainsi que rapidement des milliers de personnes ont entendu raconter ce qu’une seule bouteille de Tanlac a pu faire dans bien des familles.M.G.-F.Willis, distributeur international du Tanlac, à qui on demandait d’expliquer co succès de vente sans précédent du Tanlac, fit j cette déclaration: “H n’y a et ne peut y avoir qu'une seule explication à ce phénomène : Le “mérite” de la préparation.Ce mot en résume This-, toire entière.Aucune préparation, j quelle que soit l'importance ou la I valeur de la publicité qui la lance I sur le marrhê ne peut obtenir un succès comparable à celui du Tanlac à moins qu'il ne possède des mérites reconnus, des qualités médicinales incontestables.” Un million de bouteilles ont été vendues pendant les dix premières semaines de cette année COMMANDENT DIX WAGONS L’histoire du succès du Tanlac ressemble plus à un conte merveilleux des Mille et Une Nuits qu’au récit émaillé de chiffres d’une entreprise commerciale moderne.Du reste le développement de cette affaire du Tanlac demeure exceptionnel dans le commerce de la droguerie d’Amérique.La première bouteille de Tanlac lancée dans le commerce fut vendue il y a un peu plus di- quatre ans, à Lexington, une petite ville du Kentucky, où l’on en vendit 20,000 autres dans les quelques mois qui .suivirent.On en a vendu depuis, au Canada et aux Etats-Unis, approximativement 12,000.000 de bouteilles.C’est ainsi que commença cette histoire étonnante, qui n’a pas sa parallèle dans le monde commercial.Le succès phénoménal qu’obtint le Tanlac à Lexington, il l’a obtenu pour ainsi dire dans toutes les grandes villes, dans toutes les paroisses, dans tous les villages et tous les hameaux de T Amérique du Nord, des îles Hawaï, de l’Alaska, de Cuba, de Porto-Rico et des autres possessions américaines.Partout où le Tanlac a fait son apparition la clameur des gens qui en demandaient s’est bientôt fait entendre.On aura une idée de l’énorme demande de Tanlac qui se produit sur la côte du Pacifique par le rapport du Owl Drug Co.Cette maison est une des plus importantes des Etats-Unis.Elle possède des magasins de détail à Seattle, Portland, San Francisco, Los Angeles et San Diego.Cette maison vend directement aux clients, par ses magasins de détail, 20,000 bouteilles de Tanlac par mois.Ce qui est vrai du Owl Drug Company, l’est de toutes les pharmacies de l’Ouest tout entier.Plus de 17,000 bouteilles par jour.Les ventes à date nous font prévoir qu’elles dépasseront cette année les précédents records.Elles ont en effet atteint un million de bouteilles en dix semaines.Ce chiffre semble à peine croyable, mais telle est la mesure du succès de cette étonnante préparation.Comme question de fait les plus grandes maisons de droguerie nous ont fourni volontairement les chiffres, froids et ! précis, qui établissent que ipar-! tout le succès de la vente ’ est sans précédent.Les lettres qui Suivent émanent de pharmaciens bien connus, grossistes et détaillants.Elles constituent amplement la preuve de la valeur et de la vogue immense du Tanlac.2.158.868 bois-sur tout par du boisseaux ont le mois dernier, dernier.tion des arrivages de beurre et de pommes.Les chiffres relatifs à l’expédition du charbon sont marqués pur des changements (cela dépend probablement de la situation variable produite par les grèves) et indiquent une tendance à décroître.PORT DE MONTREAL Nulle arrivée.Départs.Le Meaanllc, le Polis.VAISSEAUX AU (PORT Le Mue Hills, le Canadian Pioneer, le (mihkHiiii Recruit, le Giensfiean, le Californie, le Canadian Volunteer, le haikowra, k* MrUUi, le Coxsandra, le Cornishman, le Ihinbrtdge, le Canadian Ratifier, le Manchester Cor-Duration, le Honduras.UNE MAISON DE MEMHÜiS VEND CINQ WAGONS EN UN MOIS Memphis, Tenn., 2 sept.1919 M.G.-F.Willis, distributeur international du Tanlac, 1101 Fourth National Bank Bldg„ Atlanta, Ga.Cher Monsieur:—Cc nous paraît très difficile de vous raconter dans une lettre ce que nous savons du Tanlac et ce que nous en pensons Nous savons que les jours de miracles sont révolus.Nous savons tous aussi qu’il n’y a pas de préparations mystérieuses dans le commerce de la pharmacie et pourtant le Tanlac tient à la fois du miracle et du mystère.Car nos ventes se maintiennent à raison d'un wagon par quinzaine et jusqu’à date nous en avons vendu 483.296 bouteilles.Si ce n’est pas là miraculeux, c’est au moins phénoménal, vous le reconnaîtrez sans doute avec nous.Avril 1917 fut notre douzième mois de vente et pendant re mois seul nous en avons vendu vinq wagons.Le Tanlac nous donne entière satisfaction dans nos affaires.Les commandes de rassortiment sont nombreuses et proviennent des mêmes sources, la demande en est constante et nos clicntg nous écrivent que la demande à laquelle ils onl à répondre est persistante, tant au point de vue des commandes de rassortiment qu’à celui des commandes nouvelles.La_ courtoisie et la considération, jamais en défaut, la merveilleuse politique commerciale que vous avez mise en action envers nous qui étions vos distrihuleui'i grossistes n’ont jamais laissé a désirer.Les relations que nous avons eu en votre nom avec vos agents ont été parfaites.Nous vous souhaitons plein et entier succès dans vos affaires el espérons que vous réalise re* votre* désir qui est plus encore par votre méthodique, votre Tanlac, Vos très dévoués, Four le Heuig-Ellis Drug Uo.ic président H.R.ELLIS.DES COMMANDES ENORMES DE TANLAC SONT DONNEES Ce (fui est probablement la plus importante commande d’un seul médicament breveté vient d’être passée* par le Cooper Médecine Company à M.G.-F.Willis, distributeur international du Tanlac.Elle porte sur trente-cinq (35) wagons de Tanlac et elle a été reçue ces jours derniers, par M.G.-F.Willis à son quartier-général d’Atlanta, Ga.L’administrateur du Cooper .Médecine Company de Dayton, ()., vous dira volontiers si vous le lui demandez.qu’il y a 1,060 douzaines de Tanlac au wagon, soit 12,720 bouteilles.Ceci veut dire que 335,-200 bouteilles seront expédiées dans l'Ouest d’ici quelques semaines.Cet envoi suffira à peine à répondre à l’énorme demande du Tanlac.A cette commande s’en ajoutent plusieurs autres que l’on pourrait appeler individuelles et qui portent chacune sur un wagon.Elles proviennent de la même source, et ont été reçues pendant les trente jours écoulés.Calgary.Alla., Canada, h* 2 senlcmbre 1919.M.G.-F.Willis, distributeur international du Tanlac, Atlanta, Ga.U.S.A.Cher monsieur:—Il y a sept mois environ j’obtins l'agence du Tanlac à Calgary.Depuis j’en ai vendu 14,-100 bouteilles.La vente augmente si rapidement qu'avant la fin de la semaine je vais être forcé de vous passer une attire commande de dix grosses.En raison du nombre de témoignages qui nous arrivent de ceux qui ont fait usage du Tanlac, nous sommes convaincus que cette préparation possède des vertus médicinales réelles.L’agence du Tanlac est certainement une bonne affaire.Vos très dévoués, pour le Liggell-Findlay Drug Stores, B.-F.LIVINGSTON.WILLIS EXPLIQUE LES VENTES ENORMES “Ces ventes énormes”, déclare M.G.F.Willis, distributeur international du Tanlac, “n’ont qu'une seule signification que l’on peut résumer par ce mot: valeur.Le Tanlac est bien soutenu par la publicité, c’est vrai, mais une demande aussi grande et aussi rapidement grandissante ne pourrait être déterminée par la seule force de la publicité.C’est ce que racontent les voisins qui réellement compte.Par la force de propagande de la publicité une bouteille est vendue dans une collectivité, mais par la valeur dont la préparation elle-même fait preuve, par les résultats curatifs qu’elle donne.C’est exactement ce qui arrive pour le Tanlac, Les gens sont toujours disposés à vous entretenir des maux dont ils souffrent, mais ils sont mieux disposés encore à vous parler du médicament qui leur a fait du bien, qui leur a procuré un soulagement el qui finalement, les a guéris.C'est là un besoin auquel ils ne sauraient résister que celui de raconter au voisin ce qui leur est arrivé et cela par pure sympathie, par besoin de lui venir en aide.C'est là une manifestation d’impulsivité humaine qui est en soi admirable.“Le Tanlac a produit ces résultats”, a-t-il ajouté, “c’est pourquoi rien au monde ne pourrait empêcher les gens d’en avoir à la maison.Ce n’est pas seulement le médicament dont on parle le plus à l’heure présente, mais dans mon opinion c’est aussi le plus efficace, la meilleure préparation qui soit au monde.Bien que les personnalités les plus remarquables du pays j aient recommandé le Tanlac, son plus grand prestige est basé sur le fait que la masse elle-même du peuple en recommande l’usage.Pas une semaine, pas un jour ne se passe qui ne nous amène des centaines de témoignages émanant de gens qui nous affirment les qualités curatives de ce médicament, qui nous racontent par le détail les conditions dans lesquelles le Tanlac a été employé et quels sont les résultats réellement merveilleux qu’il a donnés.Ces témoignages sont de nature à convaincre les plus sceptiques.Ces affirmations suffisent à établir la valeur du Tanlac, niais les chiffres dans leur précision nous donnent la mesure du "succès de cette préparation.Les commandes énormes (pii nous arrivent chaque jour parlent éloquemment du grand bien que fait partout et à tous celte préparation.” \LES PLUS GROSSES COMMAS'-; DES D’UN MEDICAMENT BREVETE DONT IL SOIT FAIT MENTION DANS L’HISTOIRE DE LA DROGUERIE.UNE MAISON IMPORTANTE VEND 167,328 BOUTEILLES Toronto, Ont., Canada, le 2 septembre 1919, M.G.-F.Willis, distributeur inter-natioiyd du Tanlac, 1101 Fourth j National Bank BIdg., Atlanta, Ga., i U.S.A.Cher monsieur: — L’expérience, nous permet de déclarer que ! Tanlac est bien le médicament breveté dont la vente, est la plus facile et que jamais nous n’en avons eu en stock qui se vende autant.Nos relations d’affaires avec vous ont été satisfaisantes et agréables Le fait que le détaillant est satisfait c’est que ses ventes augmentent.Depuis le 1er octobre 1918 nous en avons eu en magasin 69,108 bouteilles et précédemment nous en avons eu 98,220, ce qui fait un grand total de 167,328 bouteilles.Nous croyons pouvoir affirmer sans crainte de nous tromper que d ici la fin de 1 année nous en vendrons plus que jamais.Votre tout dévoué, Pour ta maison Lyman Pros.& Co., Ltd,, CHAS.McD.HAY.Président et dîrecteur-administrateur.Dix wagons, remplis de Tanlac, font route, des laboratoires de Dayton O., et de Walkerville, Ont., sut différents points des Etats-Unis et du Canada, à la suite de commandes passées par les importantes maisons de produits pharmaceutiques de Seattle, Portland, San Francisco, de Los Angeles, de Montréal, de Toronto, de St.John, de Halifax, de Winnipeg, de Calgary et de Vancouver.Ces formidables commandes, les plus importantes qui aient jamais été données d’un médicament breveté ont pour raison d’être la phénoménale demande de Tanlac qui se produit dans toute l’Amérique du nord.On ne comprendra toute l’importance de ces commandes que lorsqu’on saura que chaque wagon contient 1060 douzaines de Tanlac, c’est-à-dire 12,720 bouteilles de cette célèbre préparation.Parlant des commandes ci-dessu* et du phénoménal développement de [’industrie du Tanlac, le représentant du Tanlac a déclaré : “Ayant entendu parler par de* gens absolument dignes de foi du succès phénoménal et sans précédent du Tanlac, du développement presque incroyable de la vente de ce produit pharmaceutique aux Etats-Unis et au Canada, les principales maisons de produits pharmaceutiques de Montréal n’ont pas hésité un moment à en accepter l’agence.Ils n’ont pas hésité à nous donner l’assurance de leur entier dévouement à répandre le Tanlac dans cette ville et dans cette province lout autant qu’il est répandu dans le Sud, TEst, TOuest-moyen et sur la côte du Pacifique.“Il n’est pas rare” a continué la représentant que des marchands nous passent une commande d’un wagon entier et qu’ils en ait la vente assurée, jusqu’à la dernière bouteille avant même que le wagon ne leur arrive.Plusieurs soldeurs et distributeurs du Tanlac commandent leur deuxième et leur troisième wagon de Tanlac avant que leur premier wagon ne leur soit parvenu.” Comme on lui demandait des précisions sur ses projets, le représentant déclara : “Depuis longtemps nous considérons Montréal comme le meilleur centre de distribution de l’Est du Canada.Nous avons pris les dispositions nécessaires à l’établissement d’une succursale et d’un dépôt de.distribution ici.Je séjournerai assez longtemps pour surveiller le lancement du Tanlac.D’après ce que je peux voir et entendre, d’après l’impression que j’ai de votre ville si active, si laborieuse, ce ne sera pas long ayant que le Tanlac se vende aussi bien à Montréal et dans toute la province de Québec que dans les autres villes et les autres provinces de la confédération canadienne.” Le représentant s’est refusé à déclarer qu’une agence exclusive du Tanlac avait été accordée à une maison de Montréal, mais il a donné è entendre qu’il aurait d’intéressantes précisions à nous donner à ce sujet dès demain.78,228 BOUTEILLES VENDUES PAR UN PHARMACIEN DE 10R0NTC Toronto, Ont., Can.le 2 septembre 1919.M.G.-F.Willis, distributeur international du Tanlac, Fourth National Biuik Building, Atlanta Ga.(.lier monsieur Willis :— Au sujet 'de votre demande de renseignements ' sur les résultats que nous a donné la sente du Tanlac, j’ai l’honneur de J vous faire savoir que nous vous été ! l,7ri?,!u:nu,n’ étonnés du volume , d affaires auquel votre préparation a donne lien.Jusqu'à présent nous avons vendu 78,228 bouteilles de Tanlac.Nous estimons que c'est là I un chiffre remarquable et nous vous prions de croire que nous apprécions il sa valeur l’agence du Tanlac à To-] ronto.Sincèrement vôtre, pour (i.TAMBLYN ITIL, il.TAMBLYN.de propager propagande merveilleux LE TANLAC SERA VENDU DANS LA PROVINCE INHERE D’ici quelques semnines le Tanlac sera mis en vente dans prit qiicment toutes les villes, paroisses, villages et hameaux de la un Vinci* de Quebec.1 Un certain nombre d'agences ont déjà été ouvertes en très de temps, mais les fabricants de celle préparation désirent uni distribution en soit plus complète et se fasse dans tous les centres Les pharmaciens et les marchands que la chose intéressent tir vraient écrire ou télégraphier à G.-F.Willis, Fourth National Bank Bldg., a Atlanta, Ga.peu I réclame) irédaim) Victoria, C.B., Canada, le 2 septembre, 1919 ¦ M.G.-F.Willis, distributeur international du Tanlac, Hot Fourth National Bank Bldg., Atlanta, Gn„ U.S.A.(.tier monsieur : — En réponse à votre demande de renseignements sur la vente du I nnlac, je suis heureux de vous faire savoir que nos ventes à date s'élèvent A i 4.978 bouteilles.Dans l’espoir nue ma réponse vous donnera satisfaction, je demeure, Votre tout dévoué, pour D.-E.CAMPBELL, W.J.MOIH.(réclame) VOL.X.Xo 230 LL OLVOiu, i»iO»ViK^AL, jjc.uVKc.Li» cer OClObKL 101» LES SINISTRES L’INCENDIE ET LA RUINE Li:S FLAMMES DETRUISENT PRESQUE ENTIEREMENT LE MILAGE Ü’OROMOCTO, DANS LE NOUVEAU-BRUNSWICK — UNE EGLISE CATHOLIQUE ET TROIS TEMPLES PROTESTANTS SONT RASES.St-Jean, 1er (Service de la Canadian Prêts).—Le village d’Oromoc-to, comté de Sunbury, a été presque entièrement détruit par le feu qui a éclaté à onze heures et a duré jusqu’à la fin de l’après-midi.C’est la seconde conflagration à cet endroit depuis deux ans.En 1918, une partie du village a été rasée par les flammes.Les pertes causées hier s’élèvent à $500,000.Le feu a détruit la scierie et les cours de la River Valley Lumber Co., principale industrie du village.On ignore l’intention des propriétaires.Les assurances couvrent une partie des immeubles détruits.La compagnie de bois River Valley supporte la plus grande partie des pertes.M.R.B.Smith, gérant, estime les pertes de la compagnie à $200,000.Le feu a été découvert un peu après onze heures dans le département des machines du moulin.Le gérant a été averti mais avant que les pompiers fussent arrives, les flammes s’étaient propagées.L’équipe a eu de la difficulté à se sauver.Le vent d’ouest dirigeait les flam-mes dans la direction du village.La chaudière du moulin a sauté et le feu a rasé qautre millions de pieds de bois et consumé deux wagons sur une voie d’évitement.Oromocto, quoique souvent victime des flammes, n’est pas organisé pour les combattre cl l’on n’a pu hier que jeter de l’eau sur le brasier à force de bras.Les pompiers de Fredericton sont accourus sous les ordres du chef Rutter.Ils ont contribué à sauver beaucoup de mobilier et de stock des magasins.Le magasin d’un nommé White a failli brider, vu qu'il est situé près du moulin, mais le vent a porté les flammes plus loin.On remarque que des maisons voisines ont échappé aux flammes tandis que des logements éloignés sont réduits en cendres.En sus du moulin, quatre églises, deux presbytères, 22 logements, quatre magasins, deux forges, une salle publique, un hôtel et une écurie ont été la proie des flammes.I.’église du R.P.Hannigan, curé de la paroisse catholique de St-Vincent-de-Paul, est un amas de débris.Le temple anglican du ministre F.N.C.Gray, le temple baptiste du ministre R.-.S.Grog, et le temple méthodiste du révérend D.Young ont eu le même sort.Les ministres Gray et Young ont eu aussi leurs résidences détruites.Les citoyens ont transporté les meubles du presbytère de St-Jean et les flammes s’attaquant à ces effets se sont communiqués au presbytère.Les magasins détruits sont ceux de M.Harry Cannon, de Leo Hig-hiï’s, barbier, de T.-J.McElroy et le restaurant de W.‘Cogswell.Les forges de MM.A.Armstrong et de \V.-R.Wcild ont été rasées.La salle publique appartenait à .M.A.-D.Biurnett.Les propriétaires et locataires dont les logements sont brûlés sont: MM.H.Cannor A.Armstrong, E.Currie, J.Kelly, T.-J.McElroy, G.Ward, J.-W.Gilniour, Al.Rowan, R.Brennan, J.McPherson, A.White, E.Currie, G.Holden, F.Cogswell, T.-J.McElroy, G.Wood, F.Gilles, J.-E.Kelly.—- MORT DE M.EDWARD FEILD HEBDEN M.Edward Eeild Hebden, ancien gérant-général et directeur-gérant de la Banque dos Marchands du Canada, est décédé, hier soir, à sa résidence, 445, rue Sherbrooke ouest.Le défunt était âgé de (i8 ans.Il était né à Hamilton, Ont.Lui survivent sa femme et quatre enfants, un fils et trois filles.CÉRÉMONIE RELIGIEUSE Convent de Marie Réparatrice.1025 Mont-Royal Ouest.Jeudi prochain, 2 octobre, de 8 à 9 heures du soir.Heure-Sainte, chants, prières, amende honorable, salut.On est prié d'y assister.____LES ASSISES_ TÉMOIGNAGES ACCUSATEURS LORENZO LAPORTE DECLARE QUE J.B.LEMAY ALIAS PATRICK DELORME EST BIEN CELUI QUI A TIRE LE COUP DE FEU QUI A TUE ALCIDE PAYETTE, FERMIER DE ST-SULPICE.A deux heures hier après-midi, s’est continuée à la Cour d’assises l’interrogatoire du témoin Lorenzo Laporte dans l’affaire du meurtre d’Alcide Payette, tué d’un coup de revolver, il y a deux ans à St-Sulpice, comté de l’Assomption.Laporte a avoué qu’il faisait partie de la troupe des cinq bandits qui ont pénétré dans la demeure d’Alcide Payette, durant la nuit du 17 août 1917.Le témoin a affirmé que J.B.Lcmay, alias Patrick Delorme était celui qui avait tiré le coup de revolver homicide.Cette déclaration a causé tout un émoi.Lacoste semblait diriger l’expédition ; c’est lui qui a payé Jcs dépenses et demande qu’on arrêtât chez Payette.Au sortir de chez Paycttc, les cinq individus sont retournés à l’automobile et c’est alors que Delorme a dit qu’il avait tiré la victime et que tous les témoins devraient garder silence sous peine de subir le même sort.Le deuxième témoin de l’après-midi a été Henri Poirier qui, lui aussi, purge une sentence au pénitencier pour autres délits.Il a connu Delorme, Allen et Lacoste seulement quelques semaines avant le crime.Ce n’est qu’à contre-coeur qu’il a consenti à accompagner les trois accusés à Saint-Sulpice.Comme il est bon chauffeur, les bandits en avaient besoin pour les mener sur le lieu du crime.Poirier n’a pas entré dans la demeure de Payette, mais il a été témoin de la scène en regardant de l’extérieur par un châssis.Lui aussi a vu Delorme tirer Payette au revolver; il se rappelle également avoir entendu Payette crier: ‘Me saigne, vous m’avez tué”.En quittant la maison, les apaches entendirent ies cris : Au voleur! Au voleur! C’est alors que Delorme, Lacoste, Allen et Laporte ont déchargé leurs armes en l’air.Quelques minutes après, Delorme a dit: ‘‘N’en parlez pas, j’ai tué l’individu”.A quelques cents pieds de l'endroit, Lacoste a quitté l’auto et a coupé les fils du téléphone.Cette opération terminée, le groupe s’est dirigé vers Trois-Rivières en chantant ; tous cependant étaient sobres.Aux Trois-Rivières.les cinq prirent le tra-versier “Le Progrès” et se rendirent à Sainte-Angèle do Laval d’où ils se sont dirigés vers Montréal.L’auto commençant à mal fonctionner.les aventuriers ont dû sc servir de leurs jambes ; plus loin Lacoste a volé un attelage et c’est à l’aide de celui-ci que la troupe a atteint Montréal.Delorme a disparu durant le voyage.Le témoignage de Poirier n’est pas encore terminé.A quatre heures, le juge Désy a suspendu l’audition jusqu’à 10 heures cet avant-midi où elle segeontinuera.-«-— IMPRIMERIES FERMÉES (Service de la Presse associée' New-York, 1er.—- Les patrons-imprimeurs ont fait le premier pas.hier, dans le différend qui s’es» de vé entre eux et les pressiers, en ordonnant la fermeture des ateliers d’imprimerie commerciale, à la suite d’une assemblée du comité exécutif de l’Association des patrons-imprimeurs.REPRENEZ VOTRE EMPRISE SUR LA SANTE Le Fer Nuxaté ce maître reconstructeur de la vigueur du sang CONTHIlllTK A KAIRK tic** h «ni mw» fort* ot lolido* et dro femme* bellro et oléine* rie santé S.ftOO.OOO «le personnes en font usa?* chaque année Demandes » votre docteur no é votre droguiste m M FEUILLETON DU DEVOIR fl I L’EXILÉE 1 ParM.DELLY 1 13 + * *++*+**«iint/éneent m morphine ni opium, rhloml.on outrer d rot?net itoneertuees; ellr* ^ - K'’aPhTe des deux longue, dès gares i>reî^1'apI"e '’t administration 5539.eS‘ 1 répara{,OM al1* «xnmeng.Tél.Bit HOTELS VICTORIA HüTEL Québec, H.Fontaine, Prop.n t~e\ A e«, c • • - IX_*.J* a* m eu .- Han américain.Prix $3.50 à' $4,00.» rix spécial pour les voyageurs de commerce.$3.00 par jour HOTEL ST-ROCH ~ Plan américain ztl,lfV""ePh -^«rtler ^ Pnirin Hraunu>nt, gérant.QIIUBLC PQ kur i« rUe pnncipmi, dM «mro coîums’ruai; MACHINERIES GENERALES rei'n°nUnt,
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