Le devoir, 24 septembre 1919, mercredi 24 septembre 1919
VOLUME X.— No 224 MONTREAL.MERCREDI 24 SEPTEMBRE üM DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste t dit ion quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.Sfil 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.•.JP‘3 OO ETATS-UNIS.g JH) UNION POSTALE.8 OO Directeur DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT ! Redaction, Main 5121 / Administration, Main 5153 HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! FIN DE CONGRÈS Travail des femmes et des enfants — Grèves de sympathie — Le cas des insoumis — On perfectionne l’organisation — A propos des travailleurs protestants — Le prochain congrès — Le nouvel exécutif.Le congrès des syndicats oathnligues et nationaux s’est terminé hier soir, vers les onze heures, dans la grande salle de la Corporation ouvrière catholique des Trois-Rivières.Jusqu’à la dernière heure, les délibérations ont été précises, substantielles, menées dans un esprit et sur un ton qui faisaient dire à M.l’abbé Edmour Hébert, directeur des Oeuvres sociales du diocèse de Montréal: Vos délibérations pourraient offrir un instructif sujet d’étude et même un exemple à beaucoup d’hommes publics.On a abordé, dans les trois séances d’hier, de nombreux sujets.Nous ne pouvons que les indiquer rapidement, quitte à y revenir un jour ou l’autre.Et, d’abord, on a tenu à protester formellement contre l’exclusion de la convention industrielle d’Ottawa, non seulement des syndicats catholiques, mais d’“une représentation équitable d’économistes et d’industriels canadiens-franÇais”.A l’heure où ce texte a été adopté, on ignorait encore la réponse du gouvernement à M.Archambault.11 est probable que celle-ci provoquera de nouveaux commentaires.* * * La question du travail des femmes et des enfants ne pouvait manquer d’intéresser un congrès de syndiqués, dont la plupart sont du reste des pères de famille.Les délégués se sont expliqués sùr ces deux points dans les termes suivants.Pour le travail des femmes d’abord, augmenté et aggrave par la guerre : La Convention déplore qu’à la suite de la grande guerre dont nous sommes heureusement délivrés, un grand nombre de femmes et de filles ont été entraînées à remplir des fonctions incompatibles avec leur sexe et souhaite que bientôt toutes ces femmes et filles reprennent une occupation plus en harmonie avec leurs aptitudes et .plus conformes à leur rôle.Elle proteste également contre tous ceux qui, suns souci de la santé physique ou de la moralité de la femme, obligent celle-ci à des travaux au-dessus de ses forces et l’exposent aux dangers de l’immoralité.Elle fait appel aux gouvernant.-, pour assurer aux femmes et aux filles obligées de travailler à leur subsistance la faculté d'exercer leur travail dans des conditions suffisantes d'hygiène et avec toutes les précautions nécessaires à la sauvegarde de leur moralité.Elle demande en particulier au gouvernement de la province de Québec de passer une loi interdisant l’emploi de lu main-d’oeuvre féminine dans les ateliers de tannage, de corroyage et de mégissiers.Pour le travail des enfants ensuite : La Convention regrette de constater qu’un trop grand nombre d’enfants en bas âge travaillent dans des usines au détriment de leur santé et de leur formation morale et religieuse, et désire ardemment voir le jour, où les conditions économiques revenues à leur état normal, permettront aux chefs de.famille de boucler leur budget sans recourir au travail de leurs enfants.La Convention fait appel aux bons sentiments de tous ceux qui ont à leur emploi des enfants, pour leur donner un travail en proportion à l^ir âge, les protéger contre les dangers de iimmoralité et leur faciliter l’instruction par des cours techniques données même à l’usine.Et, comme les délégués savent qu'il y a bien autre chose que le travail excessif des femmes et des enfants pour miner la famille et ruiner les races, ils ont adopté une déclaration de principe contre le divorce.* 4C- -x- Deux autres questions se posaient ensuite, auxquelles les circonstances donnaient une actualité bridante : celles des grèves de sympathie et celle des insoumis.Sur la première, on a adopte ce rapport du comité des résolutions : Considérant que les grèves de sympathie sont immorales et nuisibles au bon ordre de la société, le comité des résolutions recommande à la Convention de se prononcer catégoriquement contre les grèves de .sympathie mais demande que les unions ouvrières appuient et soutiennent par tous les moyens justes et légitimes les demandes cl démarches d’une union auprès des patrons et des ouvriers exerçant le métier couvert par cette union.Quant aux insoumis, le comité des resolutions présentait le rapport suivant, qui a été pareillement adopté : Considérant l’urgence de l’oeuvre de reconstruction sociale, la rareté de la main-d’oeuvre dans toutes les industries, particnlière-ment dans l’agriculture, et la nécessité d’une plus grande production pour diminuer le coût élevé de la vie, le comité des résolutions recommande à la Convention de demander aux autorités fédérales de cesser, dans Vintérêt de la paix sociale, la poursuite inutile des conscrits et de libérer purement et simplement tes conscrits déjà arrêtés.* * * Le sort fait à quelques projets de résolutions marque le souci des délégués de ne s’avancer qu’en pleine connaissance de cause et après réflexion.C’est ainsi que l'on proposait un vote de principe en faveur de la représentation proportionnelle.On a décidé qu’étant donnés le sérieux et la complexité de la question, il valait mieux en ajourner l’étude au congrès prochain.On a pareillement renvoyé au prochain congrès, en recommandant aux syndicats de les étudier avec soin .d’ici là, les résolutions qui visent “l’incorporation des unions nationales au Département du Travail, à Ottawa", et la constitution d’un fonds de secours en maladie, à même les fonds généraux de chaque syndicat.Deux projets de resolutions se rattachaient à la quesiion des accidents du travail: on a décidé d’en confier l’étude à un comité mixte, composé d’ouvriers, 'd’économistes et d’un avocat, qui pourra du reste s’adjoindre d’autres membres et devra fournir à tous les syndicats un rapport de ses travaux.L’est sur ce rapport, et sur l’étude qui en aura été faite dans les différents syndicats, que délibérera le prochain congrès.— I] se trouvera peut-être des personnes malintentionnées pour regretter que tous les projets de loi officiels ne soient pas préparés avec le même soin.On peut noter que ce souci de bien mûrir ses décisions s’est affirmé avec une netteté particulière dans un autre cas, Ainsi il a été décidé que les projets de résolutions à être soumis au prochain congrès devront être remis à l’exécutif trois mois avant la date du congrès, et que l’exécutif lui-même devra en donner communication à tous les syndicats au moins un mois avant la réunion.Cette décision fait partie de tout un ensemble de mesures destinées à fortifier l’union des syndicats, à resserrer leue cohésion, Après la décision de principe en faveur d’une fédération générale des syndicats catholiques el nationaux et d’une fédération des groupes des mêmes métiers, on a, ainsi que nous l’indiquions hier, décrété la constitution d’un “exécutif” qui, en attendant, pourra parler au nom de tous.On a pris les moyens de faciliter les relations entre les membres des divers syndical* el recommandé au prochain congrès d’étudier l’opportunité d’établir une étiquette nationale.Ainsi se tassent et s’organisent les forces.Un voeu, inscrit à l’ordre du jour depuis des semaines et ratifié par le congrès, pourra rassurer le$ timides qui craignent que du mouvement nouveau surgissent des conflits de race et de religion.Il dit : Attendu que certaines rumeurs ont circulé dans le public disant çnr les unions nationale.* catholique ne protègent pas les ouvriers protestants sur les questions de travail, que lu Convention permette l’adoption d’une résolution de protestation contre relie assertion mensongère, et d'enregistrer en même temps la protestation suivante : L I nion nationale îles ouvriers de la rive sud déclare avec énergie qu elle a protégé et qu’elle protège encore les ouvriers protestants dans toutes les questions de travail en leur remettant une carte de membres adjoints, ee qui leur garantit toute la protection efficace dont ils ont besoin.L'Union nationale dont il esl ici question compte plus de 2,800 membres en règle.a a a Ajoutons — l’cspaicc et Ip temps nous manquent — que le congrès reclame rétablissement d’une loi fédérale en faveur des caisses populaires de crédit, la réglementation efficace, par le gouvernement provincial, du travail du dimanche dans les salons de barbiers-coiffeurs, l’émission de diplômes de 1ère, 2e et .’le classe, à être décernés, sous la direction du conseil de l’Instruction publique, aux élèves qui ont terminé leur cours commercial, la généralisation du système métrique, l’observation rigoureuse de la loi des “ingénieurs stationnaires”.Il renouvelle ses protestations contre la contrainte scolaire.Le prochain congrès aura lieu à Chicoutimi.La lutte, ardente et courtoise, s’esl faite entre Hull et Chicoutimi.L’exécutif de ce congrès se composera de iMiM.Gandins Hébert, Québec, président; E.-D.Ouellette, Chicoutimi, 1er vice-président; A.Morin, Hull, 2e vice-président; J.-E.-A.Pin, Québe^ secrétaire; J.-iH.Delisle, Québec, assistant-secrétaire; A.Trudel, Les Trois-Rivières, Irésorier; J.-B.Beaudoin, Montréal, sergent d’armes.Orner HEROUX.NOTES MUSICALES LAKMÉ La troupe des Chanteurs Canadiens, nouvelle société qui succède à celles que nous avions l’an dernier, a joué hier Lakmè, la délicieuse partition de Delibes, avec Mlle Germaine Manny dans le rôle-titre.Ce fut, à proprement parler, une représentation d’étoile.La distribution était la même, ou presque, qu’en avril, ce qui me dispense de parler des personnages déjà connus.La foule qui remplissait le Monument National était venue, — c’était manifeste, — pour entendre Mlle Manny.On se rappelle la gigantesque réclame que fit certain journal, pardessus la tète de l’artiste, quand eel-le-ci donna son concert, il y a quelques aimées, et les injustes critiques qu’elle dut endurer, réaction trop forte contre les coups de grosse caisse caisse dont elle n’était pas responsable.Depuis lors, on n'avait plus entendu Mlle Manny à Montréal.Et c’est bien dommage.A l’encontre de ceux qui assistaient au concert de naguère, je ne m’attendais pas à entendre, hier soir, un phénomène.Les phénomènes vocaux, c’est bon pour les expositions.Mais j’ai entendu une excellente chanteuse, qui manie une voix au timbre superbe, avec une aisance que peut seul donner un talent inné développé par un travail intelligent.Qu’importe si l’articulation manque un peu de clarté ; les vers de MM.Gondinet et Gille y gagnent souvent.Ce qui passe avant, surtout dans une partition comme Lakmè, c’est la qualité caressante, chaude et souple de la voix.L’orchestre, plus nombreux que d'iiabi tude et presque complet, avait une belle sonorité dont a tiré un excellent parti M.Delcellier qui conduit avec aisance et fermeté.M.Mirai a inauguré sa direction comme metteur en scène en nous débarrassant enfin de cetle risible tradition qui veut que Mistress Benson (cm devrait bien dire Mrs Bcnson) dise ses scènes parlées avec ce que longtemps on a cru, en France, l'accent d’un Anglais parlant français.Comme si tous les autres personnages de L'opéra, à part Nilakantha et Lakmè, n’étaient pas, eux aussi, des Anglais qui chantent une oeuvre en français ! La Société est ambitieuse.Voilà qu’elle annonce Faust pour la semaine prochaine, et pour bientôt Werther et Manon; rien que céia ! Fréd.PELLETIER.BLOC-NOTES La représentation du Québec Le fait que le Québec continue de ne pas paraître se soucier, sauf dans de très rares milieux politi-ques, d’avoir des représentants dans le ministère fédéral présent inquiète ceux dont cela ne fail pas l’affaire.Ce matin, la Gazette, pour les rassurer, sans doute, écrit dans un article à ce propos: “Cet état de choses n’est pas l’idéal.A la longue, cela ne sera profitable ni à la province, ni à l’administration à Ottawa.D’aucuns et même plu-.sieurs l’admettent — et une fois que l’on aura bien compris cela, les conditions présentes s’amélioreront, du moins elles n’auront pas le caractère extrême d’aujourd’hui.Lb Québec, qui est la province progressive du Canada sous le rapport de la population, de l’industrie et du commerce, en est une dont les habitants sont d’esprit très conserva-1 teur.Dans des conditions ordinaires, elle serait aussi conservatrice en politique.Dès que s’affaibliront les effets des récents événements, il sera naturel de s’attendre à un retour à l’ancien état de choses, in province ayant une forte représentation conservatrice dans les deux Chambres du parlement et exerçant sur la politique du ministère une influence proportionnée à sa force numérique, puisqu’elle a un quart de la population du navs dans ses frontières.” Ou la Gazette veut se rassurer et invoque pour y réussir des arguments imaginaires, ou ell;; se méprend du tout au tout sur la mentalité du Québec.An temps où le parti eonsoryateup était respectable et ne sa laissait pas piencr nnr une bande de fanatiques ou d’hy-noerites.tf' Onébnr a eu des svmpa- C'éhüt U temps où MacDonald reconnaissait publiquement qu’il ne devait pas y avoir deux races, une race supérieure et une inférieure, dans le pays, mais où il proclamait que toutes les deux, la française et l’anglaise, sont égales et ont des droits égaux.Depuis, le parti conservateur fédéral a éolué vers le toryis-mc.il est devenu ce qu’on sait.H a traité le Québec et les Canadiens français comme on sait, depuis 1911 Le Québec qui a de la dignité n’oublie pas et ne peut oublier les insultes qu’il a reçues en 1917 de la part de tous les élémenis conservateur fédéral a évolué vers le torys-n'existe plus dans le Québec, scs associés de langue anglaise l’y ont tué de propos délibéré.Et.quoi qu’il advienne dans l’avenir, il faudra dorénavant, pour que le Québec se range de tel ou te! côté, que les chefs de pariis lui offrent des garanties sérieuses, sans quoi il eon-tinuera de tenir une attitude indépendante.L’esprit de parti est en train de mourir, chez nous, la jeune génération s’en est dépris cl ce sera tant mieux pour demain.Elections ontariennes Il ne reste plus qu’une administration conservatrice dans toutes les provinces du (kui.i^Vi, celle de i’Ontario.Elle affrontera les électeurs le 20 octobre prochain.M.Hearst, premier ministre ontarien d’aujourd’hui, n’est pas du tout assuré de la victoire pour ce soir-là.Pris entre l’opposition libérale, assez peu forte, numériquement, niais encouragée par la disparition de tous les cabinets conservateurs, du Pacifique à l’Atlantique, sauf en Ontario, et le groupe actif, remuant, bien organisé et ambitieux des Fermiers-Unis, l’administration Hears! affronte une rude campagne.Elle a maltraité les Canadiens 'français, mécontenté par son fanatisme une partie de l’élément catholique ontarien et si elle fait aujourd’hui des mamours aux soldats de retour du front, il n’est pas du tout certain que son attitude sur la question de prohibition lui vaille Je vote des vétérans.M.Hearst lui-même n'a pas une valeur telle qu'il puisse se comparer aux Ross et aux Whitney qui ont jadis dirigé les deux grands partis ontariens.Il est devenu premier ministre par suite d’un concours de circonstances où sa valeur politique contestable n’a été pour rien, il n'a fait preuve d aucune intelligence particulière des besoins réels de sa province.H a pour lui les tories, les orangis-tes, les fanatiques et des milliers de partisans de bonne foi mais peu renseignés sur la politique, lecteurs assidus et exclusifs du Mail and Empire, du Telegram, de la Sentinel-et, autrefois, du Neivs et du Times, aujourd’hui morts ions les deux.Nous verrons, cette fois-ci.jusqu’à quel point le ministère Hearst, au cours de ses années de pouvoir, a représenté l’opinion ontarienne et s’il a gouverne la province avec l'assentiment de la majorité.S il il est élu qu’avec une majorité affaiblie, ce sera déjà un bon signe en faveur de l’Ontario S il esi battu, —- cela n’est pas impossible, bien que ce ne soit pas très probable, — c’en sera un meilleur.Leur satisfaction Dans un câblogramme à son journal, le correspondant de la Gazette a Londres, écrit incidemment que “le plaisir de nas souverains [quant a l’accueil fait au prince de Galles au Canada esl partagé par presque tout le monde m Grande-Bretagne et réjouit surtout les impérialistes, qui voient dans la popularité du prince le lien le plus fort au sentiment impérial”.Si cela signio fie que nos impérialistes d’outremer interprètent l’accueil cordial fait au prince de Galles par les Canadiens comme une manifesta-: tion impérialiste, iis font erreur.! Les Canadiens-français, pour leur parf, ont accueilli cordialement le prince de Galles et lui ont manifesté leur loyauté à la couronne, en même temps que leur satisfaction de l’attitude qu’il a tenue dans notre province.C’est tout.Ils n’ont pas voulu donner aux idées impérialistes le moindre encouragement, puisqu’elles leur répugnent.ils sont loyaux à la Couronne, iis l'ont proclamé par leur conduite depuis 1700 et ils continueront de le faire à l’avenir, quoi qu’on (iisa d’eux dans les rtii-licu^ ultra-ijingos ou impérialistes a outrance Pour B reste, ils ’ nnr-'u- CHRONIQUE D’OTTA WA M.Murphy et M.Rowell L’ancien ministre libéral répond brièvement à M.Rowell — Pourquoi le gouvernement n’a pas invité les unions catholiques et nationales à la conférence d’Ottawa.PAR ERNEST BILODEAU.Ottawa, 23 septembre.Le caucus unioniste de ce matin n’aura été, en somme, qu’une réunion préliminaire destinée à préparer les voies à la suivante, annoncée pour mardi prochain, à laquelle sir Robert Rorden doit cette fois assister.De l’état de santé du premier ministre, on apprend que la grippe en se retirant lui a laissé une jambe en proie aux douleurs rhumatismales, et que de toute façon il vient d’être assez malade pour n’avoir plus beaucoup de coeur à la besogne, et ne songe plus qu’à se soigner de son mieux.On dit couramment qu’on ne le reverra pas au parlement -de toute la session actuelle, qui en sera sans doute raccourcie sensiblement, et qu’il se mettra en route dès qu’il le pourra vers “un climat moins sévère”.Personne ne lui reprochera de prendre soin de sa santé; mais le parti unioniste en reçoit une secousse inquiétante, et l’on a décidé de le réunir en conseil de guerre mardi, afin de lui tirer son horoscope.Présentement, les deux chevaux accouplés tirent en sens directe-ment inverse: les conservateurs trouvent que M.Rowell prend toute la couverte, et les libéraux se demandent qu’est-ce qu’on attend pour remplacer les démissionnaires Cre-rar, Carvell, Ballantyne malade, et bientôt A.-K.Maclean, qui n’attend, paraîl-il, que la fin de la session pour tirer aussi sa révérence.Se-ronl-ils remplacés par des libéraux ou bien par le contraire?Plus on constate ces doléances el ces incertitudes et plus l’on sent que la machine ne va plus, que les temps sont changés, et qu’en un mot le pays endormi s’agite et cherche d’instinct à se coucher sur l’autre côté.Ce ne sera pas le petit conciliabule embarrassé de mardi prochain qui changera grand’ohose au cours (les événements, en toute probabilité.M.Borden sera bien obligé d’opter entre les deux .seules attitudes possibles; continuer ou démissionner.Dans le dernier cas, c’est l’appel au peuple et le démembrement unioniste à peu près assuré ; dans le premier, c’est à peu près la meme chose un peu plus éloignée, à ce qu’il semble; car il faut se rappeler que la prolongation de l’unionisme ne neut se faire qu’au moyen des cléments que l’on a sous la main, en l’espèce Jes députés.Or, la grande majorité des unionistes n’ont été élus (juc sur la seule question de la conscription et n’ont pas l’ombre d’une chance d’être réélus; c’est R?SWlf diapt) vre; et ce n’est pas, par exemple, parce qu’ils ont bien accueilli l’héritier de la couronne qu’ils accueilleront aussi bien l’amiral .lellieoe et ses projets de marine de guerre coûteuse.Si les jingos ont voulu faire de la visite du prince une machine qui avançât leur,s plans chez les Canadiens-français comme chez les Canadiens de langue anglaise, bon nombre de Canadiens ne se laisseront pas prendre à ce'piège.Il est trop usé.> La querelle Murphy-Rowell M.Rowell a pris quelque dix-huit mois pour répondre au vif.discours de M.Murphy en mars 1918; et M.Murphy, absent l’autre jour, a voulu riposter tout de suite hier.Empêché qu’il a été de la faire à sa satisfaction, par suite des usages parlementaires, M.Murphy, après quelques coups de pointe à M.Rowell, a réaffirmé pratiquement ses affirmations et :s’est engagé à y revenir dès la session de 1920.M.Rowell, c’est évident, ne perd rien pour attendre et le public non plus.Il se pourrait cependant que, dans l’intervalle, M.Rowell, déjà mis en demeure par les unionistes, de confesser sa foi politique, disait la Gazette d’hier, ait pris le parti, trop perplexe pour choisir, enfin, — comme l’âne de Buridan, — de sortir de la vie publique.Qui sait?Les taux océaniques Pendant la guerre, les taux de transport océanique ont été extrêmement élevés, par suite de la pénurie des cales, des périls qu’elles couraient et de la réquisition de presque toutes les marines marchandes océaniques par les puissances en guerre.Depuis l’armistice, les choses se rétablissent tranquillement.Ainsi, le bureau “Lloyds”, dit dans un récent bulletin que les nations alliées ont à dale récupéré toutes leurs pertes navales et ont ajouté 2,500,000 grosses tonnes à leurs flottes.Il sr construit aussi 1(1,000,000 de nouvelles tonnes.Et déjà les armateurs parlent d’une guerre de tarifs, qui Iraient d’ici un ou deux ans, à la uais.se, d'une façon remarquable.Les cales sont do plus en plus disponibles pour le commerce ?océanique ordinaire, puisque la démobilisation des troupes américaines, canadiennes, sud-africaines el australiennes est h la veille de se terminer tout à fait, Le taux des assurances maritimes est aussi à la Paisse, de façon sensible; tout cela devra affecter ici le prix des marchandises importées d’outre-Atlantique, et le réduire sensiblement, d’ici peu de temps, r p done à dire que l'unionisme ne vivra que ee que vivra le parlement ; après cela, le déluge.En attendant cela, Mackenzie King, et possiblement Robert Rogers fourbissent leurs outils, ne (lisent rien et n’en pensent pas moins.M.iMURiPHY ET M.RO WELL L’incident du jour est la riposte de M.Charles Murphy à la parade récente de M.Howell.Le député de Russell a voulu avoir son come-back et s’y est employé de son mieux au travers des barrages que lui opposaient les règles parlementaires, défendues fidèlement par M.Rhodes.L’affaire se sérail résumée à un dialogue entre le président disant: “Vous ne pouvez pas dire cela à ce moment de la séance”, et le député de Russell répondant à peu près: “Je m’incline respectueusement devant votre décision, mais je voulais simplement dire qu’il n'y a rien de vrai dans ce qu’a affirmé l’autre jour le président du Conseil privé lorsqu’il (lisait.—Order! fulmine la constitution, vous n’êtes pas dans l’ordre.—Je m’incline respectueusement, reprenait le coupable, mais je voulais seule mm! dire qu’il manquait à la vérité en disant ee qu’il a dit.Et ainsi de suite, pendant une dizaine de passes d’armes.On a pu comprendre que M.Murphy maintient les principales de ses assertions: M.Rowell a vraiment et véritablement vilipendé les religieux français, il ne peut nier qu’un “fonds secretarial” fut créé pour le garantir de toute perte pécuniaire pendant qu’il serait chef d’opposition provinciale el qu’au commencement du discours de M.Murphy, le 19 mars 1918, M.Rowell était à son siège, et uue le reproche de ne pas l’avoir averti préalablement n’est justifié en aucune façon, etc., etc.M.Murphy a fini par annoncer qu’il n’en dit pas plus long pour aujourd’hui, mais qu’il se reprendra au commencement de la prochaine session, en 1920.Mats où vont les rages d’antan?A noter aussi (pie M.Murphy a fail savoir que le voyage de M.Rowell en Europe pendant lu guerre a coûté $3,750 à une organisation libérale, et qu’à ce compte il aurait pu lui-même entreprendre un voyage en n’importe quel temps, s'il avait été “a financial leech or a political parasite”.On ne peut pas dire que la “lumière dans la fenêtre” brille d’un bien vif éclat à l’intention de M.Rowell, pour autant que M.Murphy en ait le soin et la garde par le temps qui court.LE TARIF M.Lemieux s’est inquiété de la commission ambulante devant parcourir le pays en vue de la revision du tarif, ainsi que promis par sir 1 bornas White à la session dernière.On n’en entend plus parler, et M.Drayton ne oaralt pas se sentir lié bien étroitement par cet engagement de son prédécesseur.Le fait est que M.Maclean a confirmé cette impression par la réponse évasive qu’il a laite, et (t\ii n’a pas été perdue par M.Crerar, qui avait l'oreille au guei.“La question est à l’étude ,a dit M.Maclean, et rien de défini n’a encore été décidé à ee sujet.” C’était moins vague au temps de M.White.M.Donald Sutherland se console de n’ètre pas ministre de l’Agriculture en se constituant le défenseu-de la classe agricole.En raison d'une interdiction faite aux cultivateurs par M.O’Connor, de la Commission du Commerce, d’élever le prix de vente de leur lait, M.Sutherland laisse entendre (pie c’est les forcer à une perte et demande si le gouvernement se propose de dédommager les cultivateurs des sommes considérables qu'ils perdront de par la faute du dit cominissai re, dont il commence à tracer un portrait qui n’a rien de flatté, ee qui provoque l’intervention présidentielle.On ne doit pas poser verbalement des questions contentieuses au moment où la Chambre est prête à passer à l’ordre du jour, et il est plus régulier d'inscrire au feuilleton des interpellations dé ee genre.M.Emmanuel Devlin demande d’un grand sérieux s’il est vrai que MM.Rowell et Maclean vont bientôt sortir du cabinet.5t.Foster, revenu discrètement à son siège, répond que cetle question n’exige pas de réponse directe et qu’en lout ras il n’en a pas à y apporter, pas même “qui vivra verra”, t.e fait est que si le gouvernement était obligé de répondre publiquement et officiellement à tous les points d’interrogation qui se posent ces iours-ei à son endroit, les séances perdraient l'air de vide et d’incertitude qui les caractérise ces jours-ci, LA SEANCE Sir Sam Hughes veut savoir si le Canada fera ériger sur les champs de bataille de France un monument convenable et digne de la mémoire de nos soldais tombés au champ d’honneur.M.Mewburn lui a répondu qu’un officier que l'on a envoyé outre-mer à cette fin a fait l’examen de plusieurs emplacements approprié*, dont l’un dans la Somme et l’autre non loin de Vimy, et que des pourparlers sont engagés.On a voté une somme de $500,009 à cette fin à la dernière session et l’on verra à l’employer de la meilleure façon.On a ensuite vote en r|*mrîè"n« lecture le hill fondé sur l'approbation récente du traité de paix, avec quelques explications de détail demandées par l'opposition et données par le ministre do la Justice, M.Devlin paraissant sous l'impression que l'Australie et l'Afrique Sud ont déjà reçu des indemnités de l'Allemagne en espèces ou en territoires conquis, M.Doherty déclare que c’est une imnossibi'lité, la question des indemnités n’étant pas encore réglée par la commission spé- 1 riale créée par la conférence de Paris.On apprend de même que la nomination de sir Herbert Ames au secrétariat de Genève n’est enéore que provisoire el devra être ratifiée par la Société des nations, qui n’en est pas encore rendue à ee degré de son organisation.M.Doherty ajoute (pie chaque pays paiera sa quote-part des dépenses ainsi encourues, mais que lu somme ne sera jamais bien élevée pour le t'a-nada.Le bill a fini pur franchir son étape décisive.Dans la soirée, le hill de M.Pedlovv, fixant le jour d’actions de grâces au 11 novembre, a également subi sa deuxième lecture à la suite d’un vote de 32 à 24, mais on a suggéré et accepté mie Ton donne, au oublie le temps d’exprimer ce qu’il en pense, en remettant l’étude en comité à une date ultérieure indéfinie.Les voyageurs de commerce, comme nous avons déjà dit.préféreraient le deuxième lundi et ne sont ueut-êtvc pas les seuls: on va solliciter des expressions d'opinion, et l'on sanctionnera ou modifiera le bill en conséquence lorsqu'il' subira l’étude du comité.LES ELECTIONS PARTIELLES Un sort à peu près semblable est dévolu ,?ui projet de modification à la loi électorale soumis par M.Jacobs.On a débattu assez longuement du cas des députés détenant deux sièges électoraux au lieu d'un seul, tel M.Lemieux dans Maisonneuve et dans Gaspé.Le docteur Edwards s’est élevé contre cette pratique, surtout en ee qui est du comté dont il reconnaît n è-tre pas capable de prononcer le nom, Maisonneuve.M.Lemieux a expliqué qu'il admet l’inconstilu-tionnalité de principe de cette double représentation, et dit qu'il sera prêt à remettre l’un de ses deux mandats lorsque leus tribunaux, auront disposé d’une demande d’annulation de son élection de Maisonneuve prise contre lui par ses adversaires politiques.Mj Doherty s'est opposé à quelques dispositions du bill, tel le congé j public les jours d’élections, et a demande à M.Jacobs de référer son bill au comité des Privilèges et Elections, ce à quoi celui-ci a consenti de bonne grâce; cela éloigne donc la question de la juridiction parlementaire pour le moment.Avant de proposer l’ajournement, M.Doherty a demandé qu’en signe de deuil à l’occasion de la mort de M.Cochrane, la Chambre s’ajourne jusqu’à quatre heures demain après-midi, mercredi, ce qui a élé convenu.La iséance n’aura donc que deux heures, le mercredi soir étant toujours congé.On voit de plus que la session bat de l’aile., LE POURQUOI D’UNE ABSTENTION.Mercredi dernier, M.Archambault avait inscrit une question relative à l’attitude du ministre du Travail envers les unions ouvrières catholiques de la province de Québec à l’occasion de la Conférence à laquelle ces unions n’ont pas été invitées.Ee gouvernement a répondu aujourd’hui à cette question, dont voici le texte, suivi de la réponse officielle: QUESTIONS DE M.ARCHAMBAULT Le 17 septembre 1919.1 o,—Pourquoi les unions ouvrières nationales, et les cercles* catholiques de la province de Québec, qui représentent un très grand nombre d’employés, et qui, selon la Commission des Relations industrielles nu Canada, constituent un facteur important dans le monde ouvrier de cette province, ont-ils été entièrement ignorés par le Ministère du Travail lorsqu’il a envoyé ses invitations à lu conférence industrielle nationale ?2o.—Pourquoi la preuve et les dispositions recueillies par la Commission Industrielle ci-haut n’ont-elles pas été imprimées et mises à la disposition des participants à la Conférence industrielle nationale, dont quelques-uns les ont demandées ?3o.—I.e gouvernement a-t-il l’intention de faire distribuer cette in-, formation avant que la Conférence prenne fin ?4o.—Le gouvernement a-t-il l'intention de faire imprimer, cette information avant de prendre action sur les recommandations que pourra faire la Conférence ?REPONSES DU MINISTERE le 23 septembre 1919.1o.—En organisant les nominations de délégués à la Cbnférence Industrielle, il n’était pas possible de tenir compte dé chaque unité isolée d’organisation ouvrière, et con-séquemment on n’a demande de nominations qu’aux organisations suivantes : (a) Le Congrès des Métiers et du Travail au Canada, auquel sont affiliées la grande masse des branches locales d’unions ouvrières; (b) Le Bureau de Règlement No 1, des chemins de fer, à titre* de représentant des Fraternités ferroviaires, im-1 portantes organisations non affiliées |au Congrès des Métiers et du Travail, Les Unions nationales et catholiques, en autant qu’on ait appris, ne sont affiliées à aucun corps central, et il ne fut pas considéré praticable de leur demander des nominations.Les statistiques recueillies par le Ministère du Travail font voir qu’à la fin 'Suite a la 2e page) L * EDITEUR NE PEUT FOURNIR UNE MEILLEURE IMPRESSION s LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 24 SEPTEMBRE 191 !• VOL.X.N» 221 ÏKfSiSS LETTRES AU “DEVOIR” I - — •“•"fltffin Nouh ne publiumt que «leu lellre* nsnées.ou des communii'UlioiiH nc-ramitagnéei d’une letlre sl#née, bt*c udrense authentique.Les rurresiMindants anonymes s'e-liaricneruieut du papier, do l’encre, un timbre-poste, et à noü» une perle de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.LA GUERRE AUXJPR0FIT5 LH () O U V H U N K M H .V T F)B LA (iHANWî-BHM'A(ent fort peu nombreux, dit-qp | ceux qui permettent qu’orç publie leur nom sur listes anti-proA hibifionnistes sont des personnage^ très peu influents; Maintenant la "U^erly League’1 annonce qu'elle fera paisiblement! son travail, à moins que j’électorat ne montre d’une mpuièrc évidente) son intention d'appuyer ' les fàbrbj cants de liqueurs.Lq même ligue prendra probablement part à unis campagne faite dans le but d’aj mener le rappel fies lois défendant la vente des journaux et de la CfÇr tue q ja glacp Je fjpnaiH'bc». y LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 24 SEPTEMBRE 1910 vUL.X.— No 224 TARIF UES PETITESJVFFICHES ItEMANDKS D'ICMPLOI t juiqu'O -*n nuils, 15 sous, i‘l 1 sou pur mot suiipMrncn-tiilrc.0GMANDE8 D’Ul.KVKS I — Jusqu’» 20 mots, 15 sous, cl I sou imr mot siinpl^iuru-tul ri1.TOUTliN I KH AUTKKS BKMANDKH I — Jusqu'» 20 mots, 15 sous, t sou pur mot sup-pli'mouluiri< < IIAMIIRKB A liOIIËR i — 18 sous Jm-qu'» 2o ïiiois, i sou pur mot suppiémeiitairt.TROtIVB : |USI|U'A 20 mots, 20 sous, 1 sou pur 'iiot Hupplf’mrotiilrr.t’ERPIi : — Jusqu'» 20 mots, 20 sou», 1 sou pur mot 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constituée, de la cité de Montréal, Demanderesse, contre Charles Larocque, de la cité de Montréal, Défendeur.Il est ordonné au defendeur de comparaître dans un délai de huit jours.Montréal, 17 septembre 1919.(Par ordre) R.A.STEWART, Député-greffier de la dite Cour.LAMOTHE, C.ADBOIS ET NANTEL, Procureurs de la demanderesse.canada.| Cour de Circuit Province de Québec.Çdu diatrict de Montréal ! No 15579.George Rabinovitch, de la cité de Westmount, dit district, banquier, ayant sa place d'affaires en la cité de Montréal, Demandeur, contre Isidor Fuerst, de la cité de Montréal, Défendeur, Il est ordonné au tléfendeur de comparaître (fans le mois.Montreal, 22 septembre 1919, (Par ordre) U.BOUVIER, Député-greffier de la dite Cour, DORAIS ET DORAIS, Procureurs du demandeur, Hamilton, 24.—MM.J.W.Rayes et Matthew Wall, membres du comité exécutif de la Fédération américaine du Travail, ont violemment dénoncé, hier après-midi, au congrès (les ^métiers et du travail, la ’’One Hig Union”, les méthodes adoptées par les chefs du mouvement et pratiquement tout ce qui s’y rattache.Ils ont prétendu que la “One Rig Union” est fortement opposée au travail organisé et constitue une tentative faite il y a trente ans aux Etals-Unis et qui, dans le temps, fut jugée défectueuse.Les orateurs, membres du service des étiquettes d’union de la Fédération Américaine du Travail, qui sont actuellement en congrès à Hamilton, ont créé quelque sensation quand ils ont commencé à dénoncer ce mouvement qui cotnp-! te un assez grand nombre de partisans parmi les délégués de ce I congrès.Les opinions qu’ils ont [ exprimées ont piqué quelques-uns ! d’entre eux et les interruptions ont été fréquentes, mais plus souvent les cris de désapprobation ont été étouffés par les vibrants applaudissements des membres plus mo-: dérés du congrès.On a tenté d’interrompre les orateurs, mais le président Moore y est allé de main de fer en avertissant les délégués qu’ils auraient tous les avantages de discuter la question quand elle serait soumise au congrès plus tard.La question de la ‘‘One Big Union” est venue aussi sur le tapis sous une autre forme, au début de la journée, alors qu’une résolution proposée par Georges Armstrong, de Winnipeg, préconisant une forme de gouvernement soviet, demandant la retraite immédiate des troupes en Russie et priant le gouvernement de refuser toute aide financière ou autre au gouvernement bourgeois de la Russie, a été renvoyée au comité pour être mise à l’étude.M.Hayes a déclaré qu'il est heureux pour le Canada que la grève de Winnipeg se soit produite, car elle a démontré la fausseté des principes de la “One Big Union”.Les efforts pour rompr” les organisations ouvrières, a dit i’orateur, n’auront pas plus de succès qu’il y a 30 ans.Je suis inaltérablement opposé à la “One Big Union”, parce que je ne la crois pas pratique.Je reconnais qu'il existe beaucoup d’agitation au Canada et aux Etats-Unis et que le mécontentement est justifié.La hausse des salaires n’est pas en proportion de la cherté de la vie.Cela suffit à causer des troubles.M.Wall s’est montré encore plus opposé que son collègue de résoudre les divers problèmes nés de la guerre "non par la passion, mais par la raison’’.A cette époque critique, le prolétariat ne peut se diviser, a-t-il déclaré.Ce qui retarde le progrès de Tûnionisme, ce ne sont pas tant l’hostilité et la classe des capitalistes que les agitateurs de profession, responsables de la scission.Ils utilisent l’arme de la grève, non comme une arme économique, mais comme une arme révolutionnaire, avec l’arrière-pensée d’établir un gouvernement de soviets.Que les ouvriers ne fassent pas le jeu des capitalistes en se divisant.Avec un grand enthousiasme, les délégués ont approuvé l’attitude de M.Moore qui arrangera une entrevue avec les membres du gouvernement pour protester contre ia pro-hibtion.Un grand débat s’est engagé sur le projet de logements ouvriers du gouvernement.Le président du comité a exprimé le regret que le gouvernement n’ait pas cru devoir adopter sa recommandation, à savoir que les prêts pour fins de construction soient faits directement aux intéressés, Un comité a été nommé pour s’occuper de la question.H se compose des délégués suivants: Bruce, de Toronto; .Mathieu, de Montréal; Steele, de Syd-| ney; Watson, de Moose Jaw et Leavitt, de l’Alberta.Selon quelques délégués, les radicaux sont en quête de candidats, en opposition aux membres de l’exécutif actuel qui sont d’esprit conservateur pour la plupart.Les officiers combattront toute résolution qui ne sera pas conforme aux principes du mouvement des unions ouvrières.Le poste de secrétaire permanent qu’occupe atuellement M.Draper, à Ottawa, serait en particulier l’objet des attaques.Les extrémistes s'efforceront de déloger M.Draper en demandant que les appointements du secrétaire soient de $2,ô0fl et qu’il consacre tout son temps à ses fonctions.M.Draper est un employé du gouvernement et reçoit $1.000 par année, en rémunération de ses services de secrétaire du congrès.L’abandon de son poste de fonctionnaire du gouvernement pour la charge de secrétaire permanent du congrès entraînerait un sacrifice considérable de sa part.La plus grande discussion portera probablement sur la résolution suivante: “Vu que la présente forme d'organisation dans ce pays ne suffit plus à protéger nos intérêts, il est résolu que ee congrès se prononce en faveur de l’action directe et de la forme industrielle de l'organisation et prenne des mesures immédiates en ce sens.” Des résolutions ont été déposées pour préconiser la nationalisation des entrepôts frigorifiques et des fabrimies de produits alimentaires, l’établissement de coopératives, un salaire minimum d $5 par journée dè 8 heures, la fixation d'un profit maximum de 15 p.c.sur tous le» articles nécessaires à la vie, des de, pensions aux veuves, l’abrogation de r“[lldustria Disputes Act”, la reconnaissance des négociations collectives et le paiement du même salaire aux ouvriers agricoles qu'aux ouvriers urbains.EN ONTARIO DES ÉLECTIONS LE 20 OCTOBRE LE PREMIER MINISTRE DE LA PROVINCE VOISINE ANNONCE OFFICIELLEMENT LA DATE DE L’APPEL AU PEUPLE — PLAIDOYER “PRO DOMA” — VOTE AUSSI SUR LA PROHIBITION.(Service de la Presse associée) Toronto, 24.— Sir William Hearst, premier ministre de la province d'Ontario, a annoncé officiellement, hier après-midi, que les élections' provinciales auront lieu le 2(1 octobre, en même temps que le vote sur le referendum au sujet de la prohibition.Les nominations des candidats auront lieu le lundi précédent, le 13.On prévoyait cette date pour les élections, mais ce n’est qu’après Ja réunion du cabinet que la nouvelle a été donnée officiellement.Le premier ministre a adressé un appel aux électeurs de sa province, il déclare qu’il a suivi les traces (je son prédécesseur immédiat, feu sir James Whitney, à qui il a succédé à la tête du cabinet, le 2 octobre 1914.Il a énuméré les raisons pour lesquelles il pense que le gouvernement devrait être réélu.A cet égard, il annonce que le brigadier-gnérat Arthur Ross, représentant de Kingston depuis des années, entrera dans le ministère immédiatement, pour exécuter les plans du gouvernement relativement à la Commission de l’Aide aux Soldats et à l’Etablissement des Soldats.La commission conseille et aide les militaires de retour, l’Etablissement des Soldats leur fournit gratuitement un enseignement professionnel et des terres.M.Hearst rappelle que le gouvernement a établi un département du Travail et dit que “le gouvernement a pourvu à ce qu’un représentant et un porte-parole des ouvriers siège dans le cabinet comme chef du département du Travail, muni d’une pleine autorité et de pleins pouvoirs ministériels”.Sir William, ne révèle pas, cependant, quel sera le nouveau ministre.Pour ce qui est du fait de tenir les élections le même jour que le referendum, le premier ministre déclare : “Nous avons adopté cet arrangement pour obtenir le plus grand nombre de votes possible sur les deux questions; pour éviter des dépenses superflues et pour permettre au peuple d’exercer ses droits et ses pouvoirs constitutionnels dans le plus bref délai possible.” Après avoir mentionné plusieurs oeuvres du gouvernement Hearst, le premier ministre parle de ce qu’il a accompli au point de vue hydroélectrique.Le gouvernement veut fournir l’électricité à lion marché à toutes les classes et à toutes les parties de la province, en particulier à l’élément rural./ Voici un résumé du programme du gouvernement : Une vigoureuse poursuite du* développement de l’énergie hydroélectrique et la lumière et l’énergie électriques à bon marché pour les derniers; La conversion de certaines lignes de chemins de fer en lignes hydroélectriques; • De bonnes routes atteignant toutes les parlies de l’Onlario; Un fonds de pension pour les mères ; La représentation directe du prolétariat dans le cabinet ; L’établissement d’un salaire minimum ; L’unification des lois ouvrières du Canada sur une base juste et équitable ; L’adoption de la législation ouvrière du ressort des provinces qui pourra s’imposer après le rapport de la conférence industrielle et le congrès ouvrier de Kingston ; Des logements pour les'employés des industries ; Une considération spéciale pour les soldats de retour et un représentant pour eux dans le cabinet ; Une nouvelle ère pour l’instruction publique, marquée par la diffusion de l’enseignement technique et agricole dans la province ; L’amélioration des facilités de transport dans l’Ontario septentrional ; La conservation des ressources forestières et l’encouragement à l'exploitation des mines ; Des mesures pour abaisser le coût élevé de la vie ; Des mesures pour protéger la santé du public, une aide généreuse aux hôpitaux et aux oeuvres de charité, un soin particular pour les aliénés ; D’autres réformes et mesures qui se recommanderont d’elles-mêrncs, au fur et à mesure, à un gouvernement progressif et toujours sur le qui-vive.Elle ne put faire cesser ses maux de tête Jusqu’à en qu’elle cssauàt “Fruil-a-lives", qui est fait des jus de fruits.lia rue Coburg.St-Jcan, N.R.“Je me crois obligée de vous dire le grand avantage que j’ai retiré de votre merveilleux remède “Fruit-a-lives”, ‘‘J’ai souffert de nombreuses années durant de maux dr tète violents, rt je ne pus obtenir de soulagement permanent.“Un ami me conseilla de prendre “Fruit-n-tives”, et Je le fis avec un excellent résultat ; et maintenant je suis entièrement débarrassée des maux de tête, grâce à votre merveilleux remède.” Mme ALEXANDER SHAW.50 s.la boîte, (t pour $2.50, boîte d’essai 25 s.Chez tous les marchands ou envoyé franco sur reçu du prix, par la Cie Fruit-a-tives, Limitée, Ottawa.CHEMIN DE FER DU GRAND-TRONC Les changements d’horaire entrent en vigueur le 28 septembre 1919 Commençant dimanche, le 28 septembre, le train appelé Ylnter-national Limité, No 1, partira de Montréal à 10 h, du matin tous les jour, au lieu dè 9 h.30 du matin, pour Toronto-Détroit-Chicago, etc.I^c train local partant maintenant de Montréal à 9 h.40 du nia tin pour Toronto et les localités intermédiaires pari ira à 9 b.du matin tous les jours.D’autres changements importants dans les horaires, affectant le district enviivnnam de Montréal, seront aussi effectués à cette date.Renseignements actuellement entre les mains des agents.(Rée.) LA COURSE A ETE CONTRE MANDEE Ottawa, 24.— La course annuelle de deux cents milles en canots qui devait avoir lieu demain, a été contreniandée.Le comité d’organisation avait reçu l’assurance de plusieurs inscriptions des clubs de Montréal, mais à la date que les | autres devaient se clore, une seule enlrée de Montréal parvint aux organisateurs, c’est celle du club Gartierville.naissance hier mutin, angle des rues Saint-Urbain et Dorchester, a été transporté h l’hâpitul Général oil on le croit en danger de mort.Ce n’est que sur le tard, hier après-midi, qu on put connaitrW le lieu de sa résidence, No 524-ouest, rue Notre-Dame.Le patient était encore trop faible pour donner des explications sur les causes de son critique état.On semble croire (tue Moquin a été victime d’apa-ches, car on n’a nas trouvé d’argent dans ses poches.Des révélations ultérieures de la victime et les recherches de la police éclairciront le cas.ACQUITTES PAR LE JUGE CUSSON Les trois jeunes gens M.Imbeau, 1.Inibcau et T.Larivière accusés d’avoir, le 1!) août dernier, assailli brutalement un nommé T, Lefebvre, actuellement à rhôpital, nnt été acquittés, hier après-midi, par le juge Cusson.Les trois -nouveaux témoins qu’on a amenés, n’ont pas fourni de preuve» suffisantes pour 3 LEADERS légitimer mcc uses.YEUX FATIGUES ?Si vos yeux sont fatigués bt sur* chargés de travail ; s’ils démangent, font mal, orûlent ou piquent, allez à n'importe quelle pharmacie et procurez-vous un flacon de comprimés Bon-Opto.Mettez-en un dans le quart d’un verre d’eau et servez-vous-en pour baigner vos yeux de deux à quatre fois par jour.Vous serez surpris du soulagement, du repos et du confort qu’apporte Bon-Opto .Remarque ! I.es docteurs disent (Rie lion.Opto rrnforclt lu vue de 50 p ¦.duns une «c.muine de temps en bien de* .-as.une condamnation Me Sallustc Lavery fendait Larivière et Me Leblanc, les deux frères Imbeau’.ANTIKOR IMIRtNCE CüfiC /fAD/C AL £ 0£S CO&£ 1 SÛRE.trriCACC.SANS DOULEURS I CH VENTE PARTOUT 2S4v FRANCO PAR LA R05TE.A J.LAURENCE.MONTRE Al î CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES * ?+ ARPENTEURS-INGENIEURS Vincent, Girnuard & Vincent Itifiemeur* civils.Arpenteurs, Architectes.76 ST-GABKtliL, MONTREAL.Tel.M»ia lltl.AVOCATS ARCHAMBAULT* MARCOTTE AVOCATS gO rue St-Jacque».Tel.Main 2761—5261.Joseph Archambault, C.Il., M.F.Emile Marcotte, LL.L.Bureau du soir, t61.West.4069.Casier postal 358.— Adresse tclegraphiqu* .“Nahac, Montréal".Tél.Alain 1256-1251.Codes: lobora West.Un.C.H.CAHAN, C.R.Avocat et Procureur Edifice Transportation —» Rue St-JacQiie» MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 30.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 2466 avenue du Parc.Rock-fond 2 4 50.Arthur LALONDE AVOCAT, PROCUREUR, ETC.^ 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et Lac-à-San-mon se rendait dans son champ, jeudi dernier, qui est situé près de la voie de l’I.C.R.lorsque soudain il fut attaoué par un boeuf.Le vieillard lutta pendant quelques moments pour se débarrasser de l’animal mais ses tentatives furent vaines.L’animal devint furieux, le renversa et lui transperça le corps à plusieurs endroits avec ses cornés.la1 vieillard reprit connaissance et parvint à se trainer jusqu’au chemin de fer.11 s’affaissa près de la voie.Cest quelques heures plus tard qu’il fut aperçu par les employés d’un convoi de'fret qui stoppa.Le conducteur, M.T.Roy, s’empressa de prodiguer des soins à la victime et le conduisit à la station de Lac-à-Naumon.L’on fit avertir sa famille et le malheureux accompagné de sa femme fut conduit immédiatement à l’hôpital de Camp-bellton où après avoir subi des opérations et reçu les soins des meilleurs médecins de rhôpital on espéra pendant mielques jours de lui sauver la vie, mais dimanche soir i.l expirait.Le malheureux fut transporté dans sa famille à Aniqui où il sera inhumé.Il était ùgé de G(> ans.Il laisse une femme et des enfants.AVOCATS rél.Main 5154.30 RUE ST-JACQUES.P.St-Germain, LL.I.C.R., L.Guérin, LL.L., B.Panet-Raymond, LL.L.'Anntol* Vanlor Gay Vanler FAITS DIVERS MOTOCYCLISTES BLESSES Un nommé Ovila Gikaw et son frère se promenaient en motocyclette, rue Cardinal, lorsque celle-ci échappant -’•à la direction du chauffeur alla donner sur un poteau de télégraphe ; les occupants de la machine furent projetés sur le sol et celui qui occupait le panier, Ovila, subit de cruelles Mes-1 sures internes.La victime a été | transportée , à rhôpital Western ; j ^son é,tat est grave.Quant à son frère,*il s’en est tiré avec quelques | égratignures seulement ; il put même transporter le malheureux blessé à l’hôpital Western.William Lussier et la "femme J.J St-Germain, Guérin & Raymond Dubeau qui étaient tenus criminellement responsables de la mort de Jim Dubeau ont été acquittés hier par le juge Cusson à Valleyfield.On se rappelle que J.Dubeau est mort à Ste-Malachie, près d’Orms-town, victime de l’incendie de sa maison.Une.première enquête avait été faite sur son cas et le jury avait rendu un verdict de mort accidentelle.De nouveaux témoins se faisant fort de révéler certaines choses tendant à incriminer W.Lussier et l’épouse de Dubeau, les citoyens de St-Malachie demandèrent au procureur-général une nnu-velle Vnquète, ce qui leur fut accorde.Celle-ci, on le voit, n’a pas produit de preuves suffisantes pour fonder une accusation d'homicide contre les deux prévenus.RENVERSEE PAR UN TRAMWAY Frappée par une voiture, hier soir, au moment où elle était à traverser la rue Lagauchetière, une personne du nom de Rose Phaneuf, âgée de 43 ans, s’est fait fracturer le bras droit.La victime a été conduite à l’hôpital Général.MORT SUBITE Un nommé H.Julien, âgé de 45 ans, et domicilié au No 1912 rue Cartier, a été frappé de mort subite hier soir alors qu’il passait à 1 angle dès rues Masson et Des Erables pour se rendre à sa demeure.On croit que le malheureux a été victime d’une syncope de coeur.Le corps a été transporté à la morgue et l’on tiendra ce matin enquête en son cas.EN DANGER DE MORT Le jeune homme du nom d’Emile Moquin qu’on a trouvé sans con- VAN1ER & VANSER AVOCATS Tél.Main 2632.97, rme Saint-Jacqum.BAJNQUfcb 4ÎLUAUGNE kk BANQUE U Li'AKG.NE DE LA LITE El DU msTlUCT DE MONTREAL.Rureau priucipal, 176 rue St-Jacques, et quatorze succursales a Montréal.~ BUANDERIE_____________ RAVAGES de familles demandés.Humilies, 90s : séchés, $1.15 i linge uni repassé, 1.55 ia boite.— DOMINION LAUNDRr, 28£ Carrières.fit-I-oula 6302.COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE & CIE, courtiers en Immeubles, /(établi 1885), experts en propriétés, édifice Crédit Foncier, 35 Saint-Jacques.Prêts 1ère et 2ème hypothèques.Collection, achats des créances.DORURE, ARGENTURE, NICKELAGE Compagnie ROYAL SILVER l’LATE Réparations, placage d'ornements d’egliseï, argenterie, coutellerie, vernissage à 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