Le devoir, 4 septembre 1919, jeudi 4 septembre 1919
VOLUME X.— No 207 MONTREAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 1919 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.SK 00 UNION POSTALE., ' 8 QO Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.2 rjQ UNION POSTALE .3 qq Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 5121 Administration, Main 5151 FAIS CE QUE DOIS ! LE TRAITE POLONAIS Il a été déposé à Ottawa — Nos représentants 1 ont-ils signé ?— La protection des minorités non polonaises — Textes qui prêtent à d’intéressantes comparaisons.Les dépêc hes d Ottawa notent, sans y insister, qu'on a déposé sur k bureau des -Communes, en même temps que le principal traité de Versailles, copie du traité intervenu, le même jour, entre la Grande-Bretagne, /es Etats-Unis, la France, le Japon, Tltailie et le .nouvel Etat polonais.D après une pièce européenne — non officielle, il est vrai — que nous avons sous les yeux, il faudrait life l'Empire britannique, et non point la Grande-Bretaqne, ce qui cadrerait mieux avec le fait du dépôt ,1 Ottawa, ce qui répéterait aussi les termes mêmes du préambule du premier traité de Versailles.D’après ce texte encore, il semblerait que nos représentants ont apposé leur signature à ce traité, comme au traité avec 1 Allemagne.Le point sera intéressaint à vérifier, car il pose une fois de plus la question de la valeur de ces signatures et de notre status réel.Il le sera d autant plus que le traité polonais contient des dispositions très particulières, d'un grand intérêt pour nous, en ce qui concerne les minorités ethniques et religieuses.-C’est ainsi qu’après avoir stipulé que Tes ressortissants allemands, autrichiens, hongrois ou russes, habitant le nouveau territoire polonais, pourront bénéficier de la nationalité polonaise, le traité décrète que “tous les ressortissants polonais [y compris les anciens ressortissants allemands, autrichiens, hongrois et russes ci-dessus désignés] seront égaux devant la loi et jouiront des mêmes droits civils et politiques, sans distinction de race, de langage et de religion”.Et le même article (l’article 7) précise, dans ses deux derniers paragraphes : Il ne sera édicté aucun, restriction contre le libre usage par tout ressortissant polonais d’une, langue quelconque soit dans les relations privées ou de commerce, soit en madère de religion, DE PRESSE, OU DE PUBLICATIONS DE TOUTE NATURE, soit dans les réunions publiques.Nonobstant rétablissement par le Gouvernement polonais d’une langue officielle, des FACILITES APPROPRIEES SERONT DONNEES AUX RESSORTISSANTS POLONAIS DE LANGUE AUTRE QUE LE POLONAIS, POUR L’USAGE DE LEUR LANGUE, SOIT ORALEMENT SOIT PAR ECRIT, DEVANT LES TRIBUNAUX.L’article 8 et l’article 9 précisent, entre autres choses, le status scolaire des minorités non-polonaises.Ce sont des textes que les Canadiens français, spécialement des provinces en majorité anglaises, liront avec un vif intérêt.Nous citons mot à mot, en faisant observer que, d’après l’article premier du traité, il est décrété que “la Pologne s’engage à ce que les stipulations contenues dans les articles 2 à 8” — celles qui assurent aux anciens Allemands, Autrichiens, Hongrois et Russes le privilège de la nationalité polonaise, du texte que nous venons de citer et de celui qui va suivre immédiatement, “soient reconnues comme lois fondamentales, à ce qu’aucune loi, aucun règlement ni aucune action officielle ne soient en contradiction ou en opposition avec ces stipulations, et à ce qu’aucune loi, aucun règlement ni aucune action officielle ne prévalent contre elles”.Voici donc le premier texte, soustrait à toute intervention future de l'Etat polonais et qui complète le status général des minorités ébauché par Parti de 7, plus haut cité : ART.8.— Les ressortissants polonais appartenant à des minorités ethniques, de religion ou de langue, jouiront du même traitement et des mêmes garanties en droit et en fait que les autres ressortissants polonais.Ils auront notamment un droit égal à créer, diriger et contrôler à leurs frais des institutions charitables, religieuses ou sociales, des écoles cl autres établissements d’éducation, avec le droit d’y faire librement usage de ieur propre langue et d’y exercer librement leur religion.Le texte suivant, article 9 du traité, n'est pas couvert par la protection spécifique de l’article premier, mais il est, comme tous les articles de ce chapitre des minorités, placé “sous la garantie de la Société des Nations”.Il mérite, lui aussi, d’être lu avec une vive attention : ART.9.— En matière d’enseignement public, le Gouvernement polonais accordera dans les villes et districts où réside une proportion considérable des ressortissants polonais de langue autre que la langue polonaise, des facilités appropriées pour assurer que.dans les écoles primaires l’instruction sera donnée, DANS LEUR PROPRE LANGUE, aux enfants de ces ressortissants polonais.Cette stipulation n’empêchera pas le Gouvernement polonais de rendre, obligatoire l’enseignement de la langue polonaise dans Icsdites écoles.Dans les villes et districts où réside une population considérable de ressortissants polonais appartenant à des minorités ethniques, de religion ou de langue, CES MINORITES SE VERRONT ASSURER UNE PART EQUITABLE DANS LE BENEFICE ET L’AFFECTATION DES SOMMES QUI POURRAIENT ETRE ATTRIBUEES SUR LES FONDS PUBLICS PAR LE RUDGET DE L'ETAT, LES BUDGETS MUNICIPAUX OU AUTRES, DANS UN RUT D’EDUCATION, DE RELIGION OU DE CHARITE.Les dispositions du présent article ne seront applicables aux ressortissants polonais de langue allemande que dans tes parties de la Pologne qui étaient territoire allemand au 1er août 1911.Ce régime a été complété, en ce qui concerne les Juifs, par des dispositifs spéciaux qui prévoient qu’on ne pourra point les contraindre à comparaître devant les tribunaux le jour du sabbat, qu’on ne fera pas d’élections le même jour et qui stipulent particulièrement ceci : ART.10.— Des Comités scolaires, désignés sur place par les communautés juives de Pologne, assureront, sous le contrôle général de l’Etat, la répartition de la part proportionnelle des fonds publics assignée aux écoles juives en conformité de l’article 9, ainsi que l'organisation et ta direction de ces écoles.Les dispositions de l'article 9 concernant l'emploi des langues dans tes écoles seront applicables anxdites écoles.On admettra que la comparaison de ce régime avec celui qui subsiste dans certaines parties du Canada ne manque point d’intérêt.Cet intérêt s’accroitru sensiblement s'il apparaît que nos représentants à Paris ont couvert de leur signature la pièce qui exige de la Pologne cette protection spécifique des minorités et place explicitement celles-ci “sous la garantie de la Société des Nations .Orner HEROUX.mes facultés et je n’ai guère le temps d’admirer la nature.Une autre de mes attributions consiste à payer tes ponts.Certains sont libres, d’autres ne le ' sont pas ; il s’agit d’y songer d’avance, ce qui demande un surcroît de tension d’esprit.Le tout est bien fatigant.Notre compagnon d’en arrière — nous sommes ordinairement trois—¦ n’en a pas moins une mission à remplir, qu’il ne trouve pas toujours agréable.Fort en topographie, il doit nous indiquer les meilleures routes à suivre et nous dire s’il faut tourner à droite ou à gauche.Il est désigné pour remonter le moral du chauffeur quand le démarreur tarde à fonctionner, ou lorsqu'il devient nécessaire de remplacer une chambre (1 air et de s’éreinter sur la pompe pneumatique.Comme il est le plus robuste de nous trois, c’est lui qui dévisse et nettoie les bougies encrassées, et court chercher de l’eau pour le lavage des mains graisseuses.Il est aussi chargé d’entretenir le feu au cigare du chauffeur, pour que celui-ci n’ait pas à-se tourner en demandant une allumette.Tout cela exige une constante attention, et le cher garçon ne peut pas, lui non jilus, admirer la nature.Grâce à cette intelligente division du travail, jamais nous n’avons subi le moindre accident, ¦— sauf T écrasement déploré d’une couple de poulets, — et Dieu sait combien nous avons vu de voitures dans le fossé, les quatre roues en l’air, et leurs pauvres occupants plus ou moins défoncés pour avoir, sans aucun doute, tenté d’admirer la nature.Arrive l’heure du diner.Il s’agit de trouver un beau petit bois, ni trop touffu ni trop clair, situé à quelque endroit propice à l’admiration de lu nature, non loin du chemin, face à la rivière.Nos trois paires d’yeux explorent, fouillent, et nos goûts finissent par tomber d’accord.Pendant ces recherches, impossible de contempler la nature : les bois n’ayant alors d'intérêt que par leur défaut de commodités ou leurs qualités hospitalières.C.e sera pour tout à l'heure.Mes compagnons descendent avec tes victuailles ; je reste dans la voiture, la clé de la magnéto dans ma poche, à cause des voleurs.On mange, tl quand on mange, pour bien digérer, il ne faut s'occuper que de ce que Von mange.En ce temps-là, on ne saurait vraiment admirer la nature.Après le repas, on s’étend sur le dos, et Ton s’accorde nn sommeil réparateur,le regard fermé aux splendeurs de la nature.i Moi, toujours dans la voiture, gardien vigilant de la propriété d’autrui, sur laquelle se concentrent toutes mes complaisances, je m’inquiète peu à peu du long repos de mes amis.Je commence à me sentir mal à Taise cl je songe que, s’ils ne se réveillaient pas j’aurais l’air fin, connaissant à peine le maniement de Taccélératcur, ignorant tout du jeu compliqué des pédales ! Cette folle idée m’empêche tout à fait de jouir des beautés de la nature Enfin, mes compagnons se réveillent, consultant leurs montres, et s’écrient, stupéfaits ; Il est ciyq heures ! Il faut rentrer pour six, et nous sgnunes (t quarante milles de Montréal ! Filons, filons au plus coupant ! ” Et naiis revenons sur un train d’enfer, nos facultés mentales tendues à l’excès, avec relie crainte^ angoissante an fond du coeur : si une mue variait.Essaye:, dans ces conditions, d'admirer la nature ! Failures naïfs, il faut aller à pied, on rester chez soi ! Albert LOZEAU.ils sont prêts à payer n’importe quel prix pourvu qu’ils satisfassent leurs désirs.Voilà bien la veine que guettait l’individu qui s'etait fait une réserve quand les prix étaient bas ou normaux.Dans le chaos commercial, il exige les prix qu’il veut et fixe ses profits arbitrairement à un'chiffre énorme.” De sorte que cela revient à dire que les extravagants sont littéralement les complices des exploiteurs.El n’esl-ce pas par ces surplus de stock amassé que l’on pourrait expliquer les modes fantastiques et si coûteuses lancées au moment oii on aurait dû les proscrire, comme par exemple ces chandails de laine ou de soie au plus fort de la disette de la soie et de la laine?La moyenne des marchands ne faisaient pas plus de bénéfice que de raison.Us n’avaient pas de réserve et étaient forcés d’acheter a des prix de fantaisie, mais il y avait quelque part — sans doute aux Etats-Unis — quelque profiteur qui avait accumulé à la faveur d’une bonne occasion, des livres et des tonnes de laine.Il avait lancé la mode et le public imbécile se faisait l’instrument du inercanti.Aux quelques exemples que nous venons de citer ne se limitent pas les faits de gaspillages relevés dans les enquêtes aux Etats-Unis.On a eu le soin de visiter à New-York, par exemple, les poubelles.L’enquêteur a trouvé, à la pointe de son crochet courageux, des preuves criminelles de l’incurie des ménagères.Ne pourrait-on pas établir contre elles à Montréal la même preuve ?Tandis que sur la rive est de l’Hud-Mm on crevait littéralement de faim dans les quartiers pauvres, une touille des vidanges révélait sur la rive ouest des moitiés de pains, parfois des pains entiers, des viandes cuites et parfaitement saines jetées au rebut.Une estimation modérée porte à dix pour ecnl les matières utilisables sciemment détruites — et on trouve là une preuve de la vie chère, une explication de l’augmentation insensée de la demande.Autrefois, quand les appareils de conservation modernes tels que les simples glacières ou les frigorifiques compliqués n’existaient pas, quand on eût été excusable de se débarrasser promptement des denrées périssables, on les conservait au contraire avec soin.Aussi la vie était-elfb beaucoup moins chère, de cent pour cent et même davantage au-dessous des cotes actuelles.M.Lewis indique longuement les remèdes, et il termine par une réclame en faveur des timbres de guerre, des bons On se rappelle l’avis de Lloyd George à ses fonctionnaires: “Ceux de vous qui ne sont pas capables de réduire les dépenses de l’Etat font mieux tic s’en aller au plus lût”.Un des anciens lords de l’amirauté, lord Fisher, qui, de son lumps n l’a-mirauté, a fait dépenser des millions et d.xs millions pour la murine de guerre hritannique, vient d’ajo 1 I11 •'! ln eicnmmnndiitlon de Ulrv t Ottawa, 3 septembre.Journée de congé dont l’opposition est supposée profiter pour approfondir ses connaissances en droit international et se “ ferrer ” sur le traité de Versailles.Elle s’y occupe de deux façons, en autant que l’on peut savoir : collectivement et individuellement.Les dirigeants tic première ligne sont censément plongés dans le double texte, et les autres sont réunis en caucus où on leur distribue la nourriture pré-digérée dont chacun peut avoir besoin.On y parle d’autres questions aussi, de celles surtout qui se rattachent à la session en général et de l’attitude qu’il convient de prendre devant les propositions du gouvernement.Mais quoi que l’on dise et fasse, l’impression principale est qu’il s’agit d’une discussion futile et ne menant à rien, puisque tout est bâclé et décidé à l’avance.11 ne reste à chacun que le droit de dégager sa responsabilité sur telle ou telle clause de la grosse documentation qu’il s’agit d’avaler, et de laisser aller le paquet.On s’insurgera surtout contre le goût impérialiste de cette médecine, et c’est sur ce terrain que la lutte sera la plus chaude, les liberaux s’étant liés à une hostilité marquée contre cette tendance venue d’outre-mer et de si belle venue en notre climat.Le député de Ka-mouraska a déjà laissé entendre que la clause 10 est pleine d’embûches et fait prévoir de nouvelles participations à de nouveaux em barras européens, ce à quoi le pre mier ministre avait déjà répondu par l’argument qu’il n’y a plus de distances, et que grâce à l’aviation, aux sous-marins et autres moyens de transport, nous sommes mainte nant tous frères et exposés couse quemment à de fréquents et divers conflits.Seulement, toujours selon M.Borden, il n’y aura plus jamais de conflits, ils seront évités par su-Herbert Ames et scs collègues de Genève, “ en commission assemblés ”.Et c’est vraiment très rassurant, surtout si Ton oublie que les deux signatures données pour nous le 28 juin dernier, nous ont conte a peu près deux milliards, ce qui fait un milliard par signature, plus ou moins.L’optimisme de sir Robert Borden fait plaisir à voir, mais on ne peut oublier que d'autres personnalités également “ éminentes et sympathiques ”, comme a dit le poète, ne le partagent pas tout a fait et présentent la ligue îles nations comme une expérience nouvelle qui peut très bien ne pas réussir.Et alors, où en serons-nous avec les garanties idéales de paix perpétuelle qui servent de leit-motiv à la berceuse officielle ?C’est sans doute rune des questions que posera jeudi la gauche à la droite, en vertu du privilège (inc possède l’une d ignorer tou-joufs le sens exact de ce que fait l’autre.Mais cette question elle-même s’efface et passe au second rang devant celle qui les résumé toutes, et que M.Fielding a posée hier au gouvernement avec une netteté (pii ne pouvait que faire balle : “Qu’arrivera-t-il si nous refusons la ratification imaginaire que Ton nous demande?” Tout le monde sait bien qu’il ne se passera rien du tout, et le premier ministre le suit mieux que personne, mais il n’est pas dans la politique pour dire ce 'qu’il pense, et on l’a vu louvoyer avec plus ou moins de chance dans ses réplique, mis sur la défensive et fort embarrassé au fond, lui qui affectionne instinctivement les bases solides d’argumentation qui lui permettent de développer toute sa force d’attaque.Lu mesure passera, grâce au vote mouton de la majorité, cela ne fait pas de doute, mais n’y eût-il eu (pie l’escarmouche du premier jour, le cabinet en sortira diminué à nouveau ; et dans la coulisse Beb Rogers-Mcphisto se frotte les mains de contentement.Il est vrai que M.Mackenzie King en fait tout autant dans la galerie des visiteurs, et c’est entre ces deux contentements-récifs que la barque de l’Etat navigue péniblement ; on a là une illustration inattendue du mot de M.Clemenceau cité hier par le député de Nanaimo : “11 peut être plus dur de gagner la paix que de gagner la guerre.” * * # La durée de la session dépendra dans une bonne mesure de l’attitude que prendra l’opposition et sur laquelle elle doit prendre décision aujourd’hui même.Et d’abord comment s’amorcera demain le débat ?Le Dr Ré land posait hier cette question au premier ministre, qui manifestait en réponse sa préférence en faveur de sa résolution, qui se lit connue suit: ‘‘Résolu qu’il est expédient que le Parlement approuve le Traité de paix intervenu entre les PuissaiU ces «alliées et associées et TAllemas gne, y compris le protocole y «n-* nexé, qut fut signé à Versailles lé 28 juin 1019, copie duquel est déq posé devant le Parlement et qui d été signé au nom de Sa Majesté paît les plénipotentiaires y nommés^ agissant au nom du Canada, et quel cette Chambre approuve le dit trais M.Borden désirait que l’on re-i prît pour -la discussion sur cette résolution, mais M.Behind opinait! au contraire pour la continuation! du débat sur l’adresse, ce qui doiU lierait encore plus de temps pour! l’élude en particulier du traite.On a fini par convenir d'une en-1 trevue entre je chef du gouverne-ment et celui de l’opposition, M« McKenzie, entrevue qui n’a probablement pu avoir lieu avant le caucus lijx-ral, c’est-à-dire la fin de lu journée.On ne voit pas bien, cependant, de quoi les orateurs successifs pourront bien parler qui ne touche au principe de la résolution Borden, introduite par une sorte de parenthèse et coupant d’en par là le cours de la conversation commencée.Autrement dit, il ne peut plus y avoir (le débat sur l’adresse avant que Ion ait disposé de l'interruption du premier ministre, et il faudra bien de toute façon y revenir sans retard.! Dans quel esprit et avec quelfe mesure d hostilité la gauche su portera a l’attaque dépendra de la réunion d aujourd'hui.Il est acquis, cependant, qu’un pareil débat ne saurait se prolonger outre mesure, en raison de la difficulté des sujets à trai-ter; seuls les esprits habitués aux subtilités de la diplomatie s- pourront évoluer avec une suffisante aisance, et.c’est restreindre du coup le “panneau” des orateurs à un nombre plutôt restreint, de chaque cote de la Chambre.C’est aussi une garantie de plus de l’aspect “acadé-imque que prendra nécessairement le débat, d’abord dans le sens anglais, qui signifie parler pour parler, sans action possible et sans but positif à atteindre; et académique au sens français du sujet qui se prête a de 1 éloquence et à du soin dans la tonne.Tout cela ne veut pas dire que le pays en sera beaucoup plus nche ensuite, surtout après que l’on aura voté le budget d’urgence couvrant les dépenses de celle session spéciale.* *• * Au sénat, M.L.-O.David, a termine le débat sur l’adresse par une breve allocution qu’il a tenue à faire en français, pour protester contre 1 exclusion de notre langue dans les deux Chambres en cette ouver-me de session, précédent regrettable que J on a cherché à déguiser au oi-iiat sous le prétexte que nul sénateur de langue française n’a été nomme depuis la derniere session.politique est vraiment le pays de Cocagne des prétextes et des faux-luyants.En tout cas, il était bon introduisant une clause établissant une pénalité.La Food Central Law avait donc été une législation qui ne comportait pas de peines pour les délinquants.Or le Canada possède, depuis novembre 1911], cette même loi que le président recommandait au Congrès le è août, et qui n’a pas encore été mise en pleine vigueur.Le même jour, le président demandait de voter des lois accordant des patentes à des corporations, de façon a exciter la concurrence chez ¦es vendeurs et à empêcher d’autant qu'ils fassent des profits excessifs.Le Canada jouit depuis novembre 1916 de pareilles lois réclamées outre frontière.LES ENTREPOTS FRIGORIFIQUES Le président demandait aussi qu’on uetmmnat Ja période de temps pendant laquelle Ues marchandises pouvaient rester en entrepôts frigorifiques, et une façon de procéder dans l’entreposage des susdites .larehandises.uepuis lors, un bill a etc proposé, permettant un entreposage de douze mois.Quant à la proposition de marquer sur toute marchandise la date d’entrée, elle a été jugée impraticable.La commission pourra de ce chef forcer a mettre ,sur le marché les produits tenus dans les entrepôts frigorifiques sans nécessité et sans égard à la période de temps de leur entreposage.La recommandation faite par le président Wilson de faire marquer sur les marchandises entreposées le prix d’achat n’a pas été acceptée, môme par le Bureau du commerce, qui l’a jugée inulile, comme il se trouve toujours au courant du prix des produits mis en entrepôts, ayant adopté le système d’informations du département du travail." Le même jour, le président a demandé des crédits pour la mise en vigueur les lois précitées aussitôt qu’elles seraient votées.Mais elles ne l’ont pas été.En tant qu’il s’agit de ce Bureau et de sa fonction, il possède les pouvoirs que le président Wilson a réclamés et tous les crédits nécessaires à l’exercice de scs pouvoirs.“ Le président avait encore promis ne prendre des mesures pour limiter et contrôler les exportations de blé, pour vendre le surplus restant dans les magasins de dépôt du gouvernement à des prix plus bas que ceux du marche, et pour contraindre de vendre tout le surplus des marchandises entreposées ou non.“ Le contrôle existe ici sur les exportations d’avoine.Le gouvernement canadien n’a pas en mains de surplus de vivres ou de vêtements.Cette commission est investie du pouvoir de forcer la vente des produits entreposés et des autres, et elle agira en ce sens au moment opportun.“ Au cours d’ime entrevue, le 14 août, le procureur général des Etats-Unis, M.Palmer, a dit que la vente au publie des marchandises alors en entrepôts, si elle se faisait, serait conduite dans des limites raisonnables, car il serait téméraire île jeter sur le •marché toutes les réserves.C’est cette même conduite qui sera suivie au Canada.“ La commmission réitère au publie canadien qu’elle ne pourra agir avec succès sans la coopération des journaux cl du publie.“ La commission a tous les pouvoirs dont elle usera sans crainte.Ses efforts portent déjà des fruits, comme il appert selon les rapports du marché.La commission ajoute que les prix sont pour baisser bientôt et de façon sensible.Les citoyens du Canada ont à faire compétition à un marché mondial de produits fabriqués à nos portes.Les prix" d’exportation ont dominé ceux de notre marché.La fin des exportations est prochaine, comme les entrepôts regorgent de vivres clans le nord de l’Europe, d’après M.Hoover, et ainsi on ne pourra plus s’excuser de ce que les marchandises sont réservées à l’exportation.Si ou les garde trop longtemps dans les entrepôts, ces marchandises seront jetées sur le marché, avec les inévitables conséquences que cela comporte.La commission ne souhaite pas que ce-a devienne nécessaire.Aussi avis i tous les intéressés.” PROFIT D’UN SOU SUR LE SUCRE, POUR LA VENTE AU DETAIL La commission du commerce a publié hier après-midi le résultat de son enquête tenue ici sur le sucre.Dans le but de permettre aux raffi-neurs d’envoyer dans l’Ouest les 2,000 tonnes de sucre nécessaires pour la conserve des fruits, l’embargo a été un peu modifié de façon à permettre l’exportation de sucre, sans jamais compromettre, cependant.les facilités de la consommation domestique.La commission a émis les ordres suivants : Aux raffineurs.— Toutes leurs ventes pourront comporter un profit de pas plus des deux-cinquième de sou par livre.Ce profit proviendra de ventes à pas plus de Il sous la livre, lequel prix ne comporte qu’une commission de pas plus de 5 pour cent, payable par les raffineurs aux marchands de 'gros où à d’autres commerçants, pour revendre au détail.Aux marchands en gros.— Le cinq pour cent de commission mentionné ci-dessous pour être le plus haut prix payé par les raffineurs aux marchands en gros devra être inclus dans la liste de prix des raffineurs.Et cette liste devra être celle que suivra le marchand en gros en revendant aux détaillants.Aux détaillants.— Ils ne pourront vendre à un prix supérieur à celui du raffineur, plus le transport payé ou payable, et pour 1 sou par livre comme étant le profit net et le seul profit permis aux détaillants.Si le marché extérieur devenait défendu aux compagnies, celles-ci pourront s’en rapporter au Bureau pour la fixation de leurs prix do-mestiques.En résumé, le résultat de cette fixation des prix, ou plutôt des profits, par la Commission est que le plus gros profit pour le raffineur sera de deux-cinquièmes de sou par livre, mais parce que les ventes sont souvent faites au-deux-cinquièmes de sous de production, les raffineurs auront sur ces deux-cinquièmes de un pour cent fit par livre à payer leurs pertes durant les périodes de perte.Il est facile à comprendre que par le temps actuel, ce n’est que de temps i autre que les divers profits mentionnés pourront être faits en entier.SHAKE-HAND CANADIEN LE PHIXCE DE GALLES .4 LA MAIX DROITE FATIGUEE ET EST OBLIGE UE TEXUKE LA MAIN GAUCHE — OVATIONS DANS DES VILLES OXTABIEN-NES.ECOLE TECHNIQUE A SHERBROOKE UN COMITE EST CHARGE DE TROUVER L'EMPLACEM E N T CONVENABLE.— ON ATTEND LA DECISION DU CONSEIL.CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE-CANADIEN MONTREAL-PORTLAND, Me.SERVICES DIRECTS DE WAGONS-LITS ET DE WAGONS-SALONS.Le service direct de wagon-lit entre Montréal et Portland, Me., par le Chemin de fer du Pacifique-Lanadien, sera discontinué après le voyage de Montréal, à 8 h.10 du soir, le 12 septembre et celui de Portland, Me., à 6 h, 40 du soir, le 13 septembre, Le service de wagon-salon sera interrompu après le voyage de Portland, à 8 h.40 du matin, le 27 septembre et de Montréal à 9 h, 25 du matin, le 29 septembre.Jusqu’aux dates de fermeture de ces services, celui de wagon-lit sera fait tous les jours, et celui de wagon-salon tous les jours sauf le dimanche.* (réc.) (Service, de la Canadian rjS cta e&> rje> rfa r&% j r>t-* rfo rfci rjS •4- vju JjfL, wjw JJ- wjv t/Jv | OJu JJ’v JH, JtV, fàfS WJw riei •JJv ip sic pfriïnmt * Xîitrnux îfart pour églises et résidences Verrières des écoles de Munich, française, anglaise et américaine.HnnûTp] Aussi tous verres blancs et de couleur.Des conditions spéciales sont faites au clergé et aux communautés religieuses.Bureau çt atelier de fabrication : 15 rue Perrault.Tel.Bell Est 3948.^ M0n“é,I Cinéma PASSE- TEMPS JEUDI, VENDREDI J annic Ward dans son dernier succès OUR BETTER SELVES Production de la Cio Pallié I recomiaVtr.6 dC d"ou'm'nt " dc «"«nelaUon ou d^n^-,h«rch.nt à .0 UiVmdt’ dl«ia?ch,e - AnUa Stewart dons “Les ombre, du pasaé”- lîitntôt — Le danseur inconnu”, de Tristan Bernard.P (J* GENT N.— A Vaudrcuil, le 2 septembre 1919, 1 à Edge dc .r>8 mis et 7 mois, est décédé Joseph-Raoul Cîenin, époux dc feu Emma Bonneville.Les funérailles auront lit'ti vendredi, le 5 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure.No .‘M8-est, rue Sherbrooke, à 8 heures 10, pour se rendre à l’église St-Jacqurs, où le service sera célébré, et de lù au cimetière tic la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BOISVERT, Antoinette Morlssette, 31 ans, .épouse d’Ariste Boisvert, 18 St-Jérômc.BRAULT, Girard, 5 mois, enfant d’Armand I Brault.472 Huit.; DUPONT, Robert, 9 ans, enfant d’Ulysse Dupont, |2 Frontenac.PAQUETTE, Rosa, 11 mois, enfant de Guillaume Paquette, fifi9 St-Ambroise.JETTE, Joseph, 00 ans, 72 dc Gnspé.* J^MONDON, Henri, 2f> ans, 218 St-Hubert.HILHEH, Marguerite, f> mois, enfant d’Eugène Riche!» 795 Horion.1 an, enfant d’Eugène Sénécal, 759 Alma.Thérèse, f> mois, enfant d’Au-rèle Sinclair, 187 Hadley.REMERCIEMENTS et sa fa* person* REMERCIEMENTS M.U.Glheault, 118 St-Martin, « mille, remercient sincèrement les person* nés qui ont bien voulu leur témoigner des j marques de sympathies à l'occasion «b* la mort de son épouse, soit par offrandes de messes, bouquets spirituels, visites oU slstance aux funérailles.5,AVIS public^ AUX MUNICIPALITÉS, CORPORATIONS, COMPAGNIES A FONDS SOCIAL.ETC.Nous pouvons imprimer dans nos ateliers fin de siècle vos obligations, certificats d’actions, formules de lettres, notes, registres, etc., etc., avec titres, textes, etc., rédigés en EXCELLENT FRANÇAIS (pas en “Parisian French”) et en R()N ANGLAIS.L’Imprimerie Populaire (llînffêe) Éditrice du "Devoir” et du “Nationaliste” 43, RUE SAINT - VINCENT.I MONTREAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 19U 3 )1 VUL.X.— No 207 CALENDRIER M 08ftttlS*B H BURS 1» DEMAIN DEMAIN, VENDREDI, 5 SEPTEMRIÎR 11119 S.UAURENT JUSTINIEN.EVEQUE ET CONFESSEUR Lever du soleil, S heure* 24.Coucher du soleil, (> heures 33.Lever de la lune, 3 heures 48.Coucher de la lune, 0 heure 21.Pleine lune, le 9, è 11 heures du soir.LE DEVOIR I Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier BEAU ET FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum.« #t .72 Même date l’an dernier « .73 Aujourd'hui minimum.», .58 Même dnte Pan dernier ,.«3 BAROMETRE 8 h.du matin.29.94 ; 11 h., 29.93 ; 1 h.de Paprèi-midl, 29.92.=5 LE FRANÇAIS SACRIFIE PAR MESURE D’ÉCONOMIE Les explications que fournit M.Décary au sujet de l’incident de la commission du service civil— Les fonctionnaires canadiens-français pourront répondre dans leur langue aux questions qui leur sont posées.M.Dècary nous a fourni, ce malin, des explications après l’impair commis par la commission du service civil municipal.“ l>a commission a agi de la sorte par mesure d’économie, nous a-t-il déclaré.Elle avait affaire à ¦des experts qui ignorent le français ; elle a voulu se servir de leurs formules, de leur questionnaire sans se donner la peine de ne rien changer.Comme il était difficile d’engager un traducteur pour faire la besogne, M.Gaudet a pensé qu'il était plus simple de demander aux employés de répondre en anglais, afin de sauver du temps et de l’argent.-“ Mais c’est une économie qui sacrifie un principe et des droits, avons-nous fait remarquer.—“ Ali ! ceite idée de toujours réclamer du français partout, a répondu M.Décary ; il arrive souvent qu’on le fait à tort et à travers.Puisque nous avons demandé à des gens de langue étrangère de nous rendre le service de classifier nos employés selon un système moderne et efficace, pourquoi ne pas se servir de leur langue ?Gela simplifie les choses.—“ Vous les payez, ces experts, avons-nous répliqué, 'et alors ce sont vos employés et vous êtes en droit d’exiger d'eux le.respect de la langue de la majorité à l’hôtel de ville.—“Mais c’est ridicule de le faire, a dit LM.Décary.C’est ridicule de forcer tout le monde à nous parier français.Il faut se servir de notre jugement et d’exercer un peu de tact, surtout 'dans une affaire comme celle-ci.Pouvons-nous exiger que des experts américains qui s’occupent d’introduire un système moderne de service civil dans les villes américaines, de faire leur travail en français ?Mais non ! puisqu’ils n’en ont pas besoin aux Etats-Unis.“J’admets qu’ici nos employés ont le droit de répondre dans leur langue ; mais cela nous aurait économisé quelques centaines de piastres s’ils n’avaient point protesté et s’ils avaient tout simplement répondu en anglais.Tout de même, l’incident est clos puisque les questionnaires vont être imprimés en français et distribués incessamment aux employés.” M.Décary dit encore qu’il vaut mieux agir et crier moins fort la reception faite au prince de Galles est un fait patent, dit-il, de ce que les Canadiens-français peuvent faire, et c’est une bonne marque eu leur faveur et la meilleure.En conférence à Paris Des représentants des chemins de fer français, anglais et belges et des chemins de fer du centre de l’Europe veulent établir un nouveau service de trains internationaux.(Service de la Presse Associée.) Paris, 4.- Les représentants des chemins de fer français, anglais, belges et des chemins de fer du centre de l’Europe sont en conférence depuis trois semaines, à Paris.Le but de cette réunion est d’établir un nouveau service de trains internationaux.Il a été décidé, sujet cependant à ratification, à la dernière séance, que l’Express d’Orient passerait par le tunnel du Simplon.Il y aura des trains de voyageurs entre Paris et Bucarest et entre Paris et Belgrade.Un embranchement se rendra à Athènes.Pour raccorder avec cet express, il y aura un train qui partira d'Os-tende pour se rendre à Milan et vice versa, en passant par Bruxelles.Un autre express international fera le service entre Paris, Prague et Varsovie via Strasbourg et Nuremberg ,au lieu de l’ancien Express du Nord.Ce service de trains commencera probablement le 15 septembre.Les délégués ont aussi agité la question d’une convention des fonctionnaires des chemins de fer et qui serait tenue à Paris, pour renmlacer l’ancienne convention de Berne.On y discuterait de tarif, de transport et de questions relatives au trafic.L’étude du traité de paix L’opposition à Ottawa va demander du délai (De notre correspondant) Ottawa, 4.— La discussion doit reprendre cet après-midi, sur la résolution du premier ministre relative au traité de paix, et l’opposition va insister pour plus de renseignements et plus de délai pour étudier le document.On rappellera que les Communes anglaises ont pris un congé de deux semaines dans le même but et il est question de réserves explicites qui seraient faites sur la portée de la clause X dans l’adoption finale faisant suite à la discussion.On croit aussi que l’opposition enregistrera un projet formel contre l’absence de copies françaises, ci de toute façon, le déliai promet de garder en général l’allure plutôt vive qu’il a prise dès après la lecture par M.Borden de sa déclaration de mardi dernier.La anche proteste cependant de son ésir de ne pas prolonger indûment les travaux de la session.LUNDI SEULEMENT Ottawa, 4.— Il vient d’étre entendu entre sir Robert Borden et M.McKenzie que la discussion du trai-é de paix ne sera reprise que lundi prochain, et que l’on procédera jusque là à la continuation du débat sur l’adresse lequel sera nécessairement un peu terne mais que l’on trouvera toujours moyen de prolonger aujourd’hui et demain.On assure que la jeune génération de l’opposition est dans des dispositions fort combatives et que la .semaine prochaine verra des critiques vigoureuses et détaillées du traité et de ses conséquences.On insistera surtout pour que le premier ministre produise copie du protêt qu'il a fait circuler contre ccraincs clauses parmi les membres principaux de la conférence de Paris et dont il a dit que certaines clauses seulement ont pris effet.L'opposition voudrait savoir quelles sont les^ objections canadiennes dont il n’a pas été tenu compte.L’Autriche demande du délai (Service de Ja Presse associée) Paris, .'i.La délégation autrichienne a demandé à la conférence de la paix de prolonger de deux jours le délai fixé pour la réponse aux Alliés.La conférence accordera probablement ce nouveau délai.D’après Ja lettre d’envoi des Alliés aux Autrichiens la réponse de l’Autriche devait être remise à la conférence de la paix, dimanche le 7 septwubre.(Service de ia Presse Associée) Paris, 4.— Avant de partir pour Vienne, après avoir reçu le traité de paix, le Dr Karl Renner, chef de la délégation autrichienne, a dit dans un interview que les notes envoyées par la conférence de la paix aux délégués autrichiens montraient (pie les Alliés comprenaient très bien la situation économique de l’Autriche, il a dit (pie dans leur réponse les délégués autrichiens seraient encore forcés de protester contre la rigueur des clauses territoriales du traité.LA DEMANDE EST ACCORDEE.(Service de la Presse associée) Paris, 4.- Le conseil suprême de la conférence de la paix a déridé d'accorder la demande de la délégation autrichienne et de donner deux jours de délai aux Autrichiens pour répondre aux termes du traité de paix qui leur a été présenté.BOMBE LANCEE CONTRE^ UN PACHA (Service de la Presse associée) Londres, 4.— Une dépêche d’Alexandrie reçue à Londres mande qu’une bombe a été lancée mardi, à Alexandrie contre Hussein Hushdi pacha, premier ministre d’Egypte.La bombe avait été cachée dans un panier de raisin.Le premier ministre n’a pas été blessé.On dit que l’assaillant de Hussein Hushdi pacha est un étudiant en théologie.-9- UNE DÉCOUVERTE A BUDAPEST (Service de la Presse associée) Londres, 4.— Plusieurs centaines de corps qui avaient été cachés à Budapest ont été découverts par les troupe^ roumaines dans cette ville, d’après une dépêche de Bàle.-*- UN SCANDALE SOUS LA COUPOLE Paris, 4 (Service de la Presse associée).— M.Clemenceau a l’intention de rompre avec la vieille coutume qut veut que le nouvel élu à l’Académie française fasse un discours lors de sa réception sous la coupole.Le “vieux tigre’’ refuse de faire un discours.Il voudrait simplement se rendre a l’Institut et prendre son siège sans aucune formalité.Les immortels supplient M.Clemenceau ae suivre la coutume, mais ce dernier ne semble pas décidé éi changer d’idée.-——.a- M.CLEMENCEAU PRIS A PARTIE .)/.FBAXKUX BOUILLON LE TI EXT RESPOXSABLE SI LA FRAXCE N’A PAS EU DE MEILLEURES GARANTIES.(Service de la Presse associée) Paris.3.— Le débat sur la ratification du traité de paix avec l’Allemagne a été marquée par des attaques personnelles de ia part du député Franklin Bouillon à la Chambre des députés aujourd’hui.Ce dernier a déclaré qu’il votera contre le traité et il a tenu responsable le premier ministre Clemenceau de ce que la France n’avait pu obtenir de meilleures garanties dans Je traité de paix.C’est une grave erreur, a dit AI.Bouillon d’avoir accepté les quatorze points du président Wilson sans aucune réserve et sans discussion.Les Anglais ont eu soin de faire des réserves en ce qui regarde la question de la liberté des mers, et la Grande-Bretagne, les Eiats-Unis el le Japon ont obtenu toutes leurs demandes.Des nouvelles de i’ultimaium que les Alliés ont envoyé à la Roumanie sont parvenues à la Chambre des députés alors que M.Bouillon était à parler.Les socialistes ont paru satisfaits ries développements qui se produisent.Le non h de (M.Charles Jonnart qui a été suggéré comme envoyé des Alliés à Bucarest est bien vu.M.Jonnart a fait du lion travail en Grèce, en 1917, lors de l’abdication du roi Constantin.Cependant comme M.Jonnart est candidat au Sénat il se peut qu’il ne puisse pas accepter cette mission car sa campagne est lancée.IL SUCCOMBÈT SESBLESSIRES Sherbrooke, 4.— Alphonse Le-•f.1?’.V?1 vingt-huit ans, domicilie a I hetford Mines, vient de succomber aux blessures reçues lors de la chute d’une pierre dans l’un des puits de la mine Bell.H n’a survécu que quelques jours à cet accident.H laisse une femme et deux enfants.LA MÊME ATTITUDE QUE LA ROUMANIE (Service de la Presse Associée) Paris, 4.— Le “Petit Parisien” dit que la Serbie semble vouloir adopter envers le traité de paix avec l’Autriche la même attitude que ia Roumanie.D’après les renseignements qui ont été fournis par un personnage sérieux, le gouvernement de Belgrade croit qu'il ne peut accepter le traité de paix à moins que les clauses qui oui trait à ia protection des minorités soient modifiées.La Serbie considère que ces clauses attentent à sa souveraineté.-£- DÉCRET ANNULÉ (Service de la Presse Associée) Buenos-Aires, 4.— Ou mande de Rio-(le:Janeiro que le gouvernement du Brésil a annulé son décret par lequel il avail placé les banques et les compagnies d’assurances allemandes sous le cpntrûle du gouvernement du Brésil.On dit aussi ((tie ie Brésil a fixé à dix ans le temps où la Banque d’Allemagne pourra faire des opérations au Brésil.DÉCISION DE FOCH Coblenz, 4 (Service de la Presse associée).— Le maréchal Foch a fixé l’étendue de territoire dans la région du Rhin, qui sera occupée en permanence par les troupes américaines.Ce territoire sera trois fois plus étendu que celui qui était soûs lu juridiction américaine depuis que lu dernière division rie combat américaine est partie pour les Etats-Unis.« CHARGEMENT DES CARGOS L’ACTIVITE EST GRANDE AU PORT, MAIS SE BORNE AUX.NAVIRES DE COMMERCE.— CARGAISONS DE CEREALES.— UN SERVICE D'HIVER DE NAVIRES MARCHANDS.— RETARDS.è L’activité est grande au port et elle reste confinée au chargement de navires de commerce.Le Üerba-nia, de la ligne Cunard, lèvera L’ancre, demain, à destination de Londres, avec une cargaison générale, comprenant du bois de construction el surtout du grain.Demain matin, le Copenhagen doit aussi partir, avec un gros chargement (le grain.Deux navires marchands américains mouillent au hangar No 3, de la ligne Anchor Donaldson.Ce -sont ie Lake Gilta et le Lake Elleno-rah.Ce dernier vaisseau, de fort tonnage, est arrivé, hier, des grands lacs, et prend actuellement un chargement de bois de construction.Le Lake Gilta démarrera, demain, à destination de Londres, avec une grosse cargaison de bois, presque exclusivement.Tous deux sont de beaux navires peints en gris et de tonnage moyen.Il y a aux hangars du Pacifique le “Mattawa”, sur le point de partir pour Glasgow.On en a débarqué noxbre de canons de campagne usagés.Le “Sardinian” est à prendre un petit chargement.C’est un des pins vieux vaisseaux marchands à venir jusqu’à Montréal.Il compte quarante-quatre années de service d’abord' entre Glasgow et Montréal, maintenant entre Mon ré al et Avon-mouth.Le “Sardinian” prend quatorze jours bien comptés pour effectuer la traversée.Le départ est fixé à dimanche.Le “Pretorian” a quitté le havre, ce matin, à l'aube, avec nombre d’Allemands qui avaient été internés ici pendant ia guerre.Outre ces passagers, qui seront, toute la traversée, considérés comme des prisonniers et devront se conduire comme tels, préposés à tous les services du navire; ie “Prétorian” emporte une forte cargaison de grain.Quarante Allemands seront embarqués de Québec'pour être conduits à Rotterdam.Point d’autres passagers (lue ces Teutons et les hommes d’équipage.C’est le troisième groupe rapatrié.Près de 1,5(10 Allemands des camps canadiens de concentration ont été renvoyés en Allemagne par voie de Rotterdam.Au débarquement, l'ambassade suisse devra s’occuper de leur transport à travers la Hollande.La mission (tu gouvernement canadien finit aux quais de Rotterdam.Le ministère de la marine est à élaborer scs plans pour tenir actif pendant l’hiver un service de cargos canadiens.Les ports d’attache seront Halifax et Saint-Jean, tous deux pour être occupés également.Trente et un batûments de commerce seront tenus en activité, formant un jaugeage de 172,000 de tonnes.Ainsi, nombre de cargaisons en d’autres ports sous le pavillon canadien.Les navires du Pacifique-Canadien sont presque tous en retard du fait de grèves.Ainsi le “Scandinavian”, le “Scotian”, le “Minne-dosa” ont été retardés.Le “Rimouski”, le plus gros cargo de la ligne White Star-Dominion, est actuellement au port.Il est venu de Liverpool en 9 jours, portant 1,700 sacs du courrier.Il ne chargera pas entièrement ici à cause de son jaugeage.Le “Melmiore Head” part ce soir pour Belfast.LE “MONTREAL” A TOUCHE LE FOND.Québec, 4, — Le “Montréal”, se rendant dans la métropole canadienne, a touché ie fond à Batis-can, mardi.Après 10 (minutes de retard, il a continué sa route sans encombre jusqu’à Montréal.* * # Halifax.4.— Les 400 employés aux chantiers maritimes ont oble-nu l’augmentation demandée.La nouvelle échelle des salaires est rétroactive jusqu’à juin.* » * Halifax, 4.— Arrivé de bonne heure, ce matin, le “Renown” prendra un chargement de combustible et partira demain à destination des Antilles, à Stkitts.-»- SIR HENRY DRAYTON A MONTREAL Ottawa, 4.— On annonce que sir Henry Drayton, nouveau ministre des finances, sera à Montréal lundi prochain où il rencontrera les journalisles à une conférence au Ritz-Garlton.Le ministre des finances donnera les grandes lignes du prochain emprunt national au cours d’un discours qu’il prononcera à celle occasion.-*-—- ENFANT BLESSÉ PAR UNE AUTO Un enfant du nom de Paul Char-iebois, âgé de 11 ans, y été frappé hier soir par l’auto de M.J.M.Lunn, rue Mont-Royal.L’enfant voulut traverser la rue en passant devant un tramway en mouvement et comme l’auto également en marché longeait ce tramway, l’enfant fut frappé par la machine.M.Lunn a conduit le blessé chez le docleur Charron, pour le faire panser et de là chez ses parents.Les blessures ne sont pas gravé*.EN PLEINE ACTIVITE LE CHANTIER DE CONSTRUCTION DE L’IMMENSE CONCIERGERIE DE LA RUE DRUMMOND N’A PAS L’AIR DE SE SENTIR DES EFFETS DE LA GREVE.J.es rapports qui nous venaient depuis deux jours des différents chantiers de construction de la ville affirmaient pour la plupart que les travaux y étaient complètement paralysés par la grève.Désireux de démêler la part d’exagération et d’exactitude dans tout cela, ie représentant du “Devoir”, s’est rendu aujourd’hui à la conciergerie que l’entrepreneur Alex.Maekay est en train d’ériger entre les rues Stanley et Drummond et a pu constater qu’il y règne une grande activité.Non seulement y voit-on les briqueteurs de l’union nationale, qui n’ont pas songé un instant à interrompre leur travail, mais des ouvriers de toutes autres categories et des masses de journaliers.Un contremaître qui pilote le chroniqueur à travers cette ruche immense lui fait observer ie travail qui s’y fait et dit que ie chantier n’a souffert en rien et que les choses vont suivre leur cours comme si rien n’était.Au dehors, dans les deux rues, des hommes de police montent la garde, mais tout y est si paisible qu’ils n'ont Pair d’être là que pour la forme.Aux quartiers ouvriers de la rue Ontario, l’animation s’accroît; il y a du monde dans toulcs les salles, mais il est impossible de mettre la main sur les agents d'affaires, les seuls qui soient autorisés à fournir des renseignements.Tous les autres paraissent fort respectueux de ce mot d’ordre et se renferment dans le mutisme ou jettent à ceux qui les sollicitent des informations aussi vagues que possible.Pour v suppléer, ie journaliste doit être un brin physionomiste et faire part au publie de ses observations personnelles.Or, comme le mouvement n’est qu’à son début et que les passions n’ont pas eu le temps de trahir ceux qui les éprouvent, il serait prématuré el peut-être injuste de vouloir tenter de décrire l’état d’esprit qui règne dans ce milieu.Mieux vaut donc attendre.Deux organisations internationales, les électriciens du local 568 et les bniployés de commerce, ont protesté hier soir, à leurs assemblées respecties, contre la hausse des taux du tramway.Les commis auront une autre assemblée pour affaires importantes mercredi prochain, à la salle Saint-Joseph.Le réenagement de M.Nap.Rédard comme agent d'affaires, déjà recommandé par ie comité exécutif, a été ratifié nar les membres à leur assemblée d'iiier.* Dussault et Champagne, de l'uni on des employés de tramways, sont partis pour Chicago où a lieu la convention de Ta section des employés de tramways de l’internationale.* * » H est rumeur aujourd’hui de la possibilité d’une grève partielle de mouleurs et l’on en signale une au-ire à la manufacture de biscuits de Vian et frère, à Maisonneuve, où les pâtissiers et confiseurs réclameraient une augmentation de salaires, * * * Les dernières assemblées tenues au No 3-est, rue Notre-Dame, ont été celle des travailleurs en tabac, local 149 et celle des ouvriers des buanderies, local 61.Les organisateurs réchunent un grand succès pour les deux réunions.UN HAUT POSTE (Service de la Presse Associée.) Ottawa, 4.—- M.Murdock McKinnon a été nommé lieutenant-gouverneur de Vile du Prince-Edouard.M.McKinnon a été secrétaire-trésorier intérimaire et commissaire de l’Agriculture dans le cabinet Arsenault.• -9- MORTS ACCIDENTELLES Le coroner Martin a rendu un verdict de mort accidentelle dans le cas d’Adrien Lavigne, tombé en bas d’un escalier, il y a une dizaine de jours, et décédé hier matin à rhôpital Notre-Dame.* * * Verdict de mort accidentelle a été aussi rendu dans le cas de Ne-ley Zucour, qui est tombé d'une fenêtre sur le ciment du trottoir.Le coroner Prince vient de rendre un verdie! de morl accidentelle dans le cas d’Aimé Macehabé, décédé à l’hôpital Dupent par suite d'une contusion reçue au crâne, alors qu'il descendait imprudemment d'un tramway en (marche.-9- FEMME MORDUE PAR UN CHEVAL Hier après-midi, à 2 h.30, une femme passant à l’angle des rues McGill et Notre-Dame, a été mordue à l’épaule par un cheval de la “Dows Brewery”.I.e charretier, Armand Chartrand, n’était pas dans la voiture lors de l’accident ; il était à délivrer à domicile une marchandise commandée.Mme Alfred Beauchamp s'est plainte de l’aventure peu banale au constable Dignurd, qui rapporte le fait.N'allons pas croire toutefois que l’état de la victime inspire dos craintes sérieuses.On l’a transportée chez elle en fiacre, et on dit qu'elle se porte bien.LA VILLE PEUT EN APPELER LES ADMINISTRATEURS DISCUTENT LONGUEMENT LA DECISION DE LA COMMISSION DU TRAMWAY ET NE PEUVENT ATTEINDRE UN RESULTAT DEFINITIF.Les administrateurs municipaux ont consacré une partie de la matinée à discuter la récente décision de la Commission du tramway.Plusieurs points ont soulevé une discussion animée Y aura-t-il appel ?Il est pratiquement convenu (pie les commissaires vont en appeler sur bon nombre de points.Ils semblent attendre le moment propice, et profiter de la décision des autres municipalités intéressées.La question du prix du billet et de la création des zones de transport forme le centre des délibérations qui se tiennent dans le plus grand secret.LE VACCIN prestement des rumeurs venues prestometnt des rumeurs venues d’un certain milieu, prêtant à croira que la vaccination des enfants était devenue impossible, faute de vaccin.i.e directeur a déclaré que le vaccin ne manque point, que toutes les gouttes de lait en sont abondamment pourvus, et quo tous les enfants pouvaient être vaccinés soil à l'hotel de ville, soit chez les médecins, sans subir de retard dans leurs classes.11 a ajouté que la loi n’est pas aussi péremptoire que le croient certains directeurs et principaux d’écoles.Elle entend des délais convenables, et un enfant ne peut être renvoyé dès qu’il se présente à l’école sans être vacciné; il faut lui faciliter la tâche et ne sévir qu’a-près deux ou trois jours.DES TRAVAUX Une équipe de quatorze hommes réparent actuellement l'égout collecteur de la rue Gherrier, à sa jonction du parc Lafontaine.La couronne s’est effondrée et .l'égout a pris une forme éleptioue, élargissant jusqu’à six pieds, de quatre pieds de diamètre ou’il mesurait auparavant.Les travaux vont nécessiter une assez longue nériode de temps, puisqu’il faut refaire la couronne sur une longueur de cent pieds et pratiquer une excavation de 16 pieds de profondeur et de dix oieds de largeur.•-9- L’ACHAT DU GRAND-TRONC (Service de la Presse associée) Ottawa, I.— Une importante conférence (pii aura peut-être pour résultat l'achat du Grand-Tronc par le gouvernement fédéral vient de commencer à Ottawa.Le gouvernement est représenté par M.Robert Borden et par un sous-comité du cabinet (pii est composé de sir Henry Drayton, de M, Arthur Meighen, du Dr Rcid, et de M.J.A.Cailler.Les principaux représentants du Grand-Tronc sont : sir Alfred Smithers t M.Howard Kelley.Des pourparlers ont eu lieu à Londres il y a quelques mois à propos de l’achat de ce chemin de fer mais on n'a rien décidé.-9-— FÊTES ANNUELLES DU MÉRJTE^ AGRICOLE Québec, 4 (De notre correspondant).— Les fêtes annuelles du mérite agricole à l’exposition provinciale ont eu lieu hier en présence d’une foule de plus de 20,000 personnes.M.Ph.Dufour, député de Charlevoix, ie lauréat de ia médaille d’or, a été décoré par sir Chas.Fitzpatrick, de même que tous les autres lauréats.Un grand banquet a eu lieu hier soir.On parlé: M.Caron, ministre de l’Agriculture, M.Dufour, M.l’abbé Hudon, curé de ia Malbaie, MM.Louis Letourneau, Arthur Paquet et autres.C’est aujourd'hui jour férié.La température est idéale et fait anticiper une affluence considérable à l’exposition.Parlant hier soir au Panquct du mérite agricole, M.Caron, en faisant une revue de Ja situation agricole dans notre province, a déclaré que notre agriculture est menacée d’une crise comme celle qui régne en Angleterre par ia réglementation du travail agricole.Le désiquilibre qui existe, dit-il, entre la population ouvrière et la population agricole amènera celle-ci a s’organiser pour en arriver à obtenir la réduction des heures de travail.-9—- ATTELAGE VOLÉ Barry Smith et Rodrigue Hern ont été mis sous arrêt, accusés d’avoir volé un équipage appartenant à M.Pigeon.L’affaire s’est passée à 2 h.35, cette nuit.Jos.Latendres-se, cocher de M.Pigeon, s’aperçut qu’on désertait avec la voiture à lui confiée.Il emprunta le carrosse d’un ami et courut à la poursuite des voleurs ; il les rencontra coin Sl-Urbain et Ontario.Smith ne voulut pas descendre et Latendresse fut obligé de le frapper pour pouvoir reprendre sa voiture, l.es accusés oui comparu, ce matin, en Cour de police ; l’enquête est fixée au 10 courant.REQUETE SANS PRÉCÉDENT QU IN N DEMANDE L’ANNULATION DU VERDICT DU JURY DU CORONER QUI LE TIENT CRIMINELLEMENT RESPONSABLE DU MEURTRE DE SAMSON — LES JURES N’ONT PAS ETE ASSERS MENTES.-’ ' 'i Me SaTlusle (I.avery doit saisir 14 Cour de pratique cet après-midi d’une requête de la plus haute importance.La requête de certiorari est l'épilogue d’un drame qui a fait sensation ces jours derniers.Il s’agit de John James Quinn qui veut faire annuler le verdict du jury qui.Ta trouvé coupable du meurtre do Roch Samson, survenu rue St-Alexandrc.Les parties en causa sont John James Quinn, requérant, Edmond McMahon, coroner, et Emile Marin, magistrat, mis en cause.Le 30 août 1919, le requérant a été incarcéré sur mandat de dépôt signé par le magistrat Marin et lu même jour le coroner émettait un mandat d’arrestation, à la suite due verdict du jury du coroner formé le 2J août pour s’enquerir des faits.Le 30 août, les jurés ont rendu un> verdict affirmatif, déclarant Quinn criminellement responsable du meurtre rie Roch Samson commis dans les circonstances que Ton sait.Le requérant a été amené devant le magistrat Marin pour enquête préliminaire, et lu cause a été remise au 5 septembre.Or le requérant allègue que des irrégularités de procédures qui auraient été commises entachent le verdict de nullité absolue.Dans une déclaration sous serment, Quinn jure que le jury n’a pas été assermenté ni avant ni pendant l’enquête.Par suite de ce vice radical, le mandat d’arrestation du coroner était illégal et de nul effet.La conséquence la plus profonde de la non-assermentation du jury est que le verdict est illégal et de nul effet.Mais le verdict rendu cause un préjudice considérable au requérant et c’est ce dont il se plaint.Il demande par certiorari l’annulation du verdict et Tordre au magistrat Marin de produire toutes les preuves de la cause qu’il a en sa possession.On voit l’importance de cette requête qui, dit-on, est la première du genre en notre Cour de pratique.Si le chef est maintenu, les résultats sont nombreux.L’accusé devra alors subir une nouvelle enquête et au cas où alors le jury ne le trouverait pas criminellement responsable de meurtre, de nouvelles complications sc produiraient.La cause a été remise ce matin à cause de l’absence du substitut du procureur.QUO WARRANTO Le juge Demers a pris en délibéré une requête de “quo warranto” demandée par W.Daoust, huissier, contre la corporation des huissiers.Le requérant allègue que les élections où il a été candidat malheureux ont été tenues irrégulièrement, il prétend que la convocation de la corporation était illégale d’après la charte.Le secrétaire n’y disait pcç; le but de l’assemblée.De plus l’article 17 de la charte dit qu’il faut observer à la lettre Tordre du jour déterminé par la constitution.On ne l'aurait pas observé et les bulletins de vole manquant un huissier serait allé en faire imprimer.Cependant on n’a point suspendu l’assemblée et au retour des huissiers il n’y avait plus quorum.i.e vote a été pris quand même.La requête est en déli- DIPLOME RECLAME La cour de pratique a entendu une requête de ia part de Mlle Rose Hébert pour contraindre ie collège des chirurgiens-dentistes de la province de Québec à lui remettre le diplôme qu’elle allègue mériter.La requérante est entrée le 15 septembre 1915 à l’université Laval et elle fut admise à Tétude de la chirurgie dentaire le 12 septembre 1917.Elle est doctoresse en chirurgie dentaire, titre qu’elle a reçu après les examens ordinaires et le stage dans une clinique.Elle a payé ses honoraires et a rempli les autres formalités.Elle allègue (tue le refus du Collège des dentistes à lui conférer Je droit d’exercer sa profession es! injustifiable.D’après les articles 5045 et 5045a, la requérante prétend avoir droit au titre de licenciée.Mlle Rose Hébert demande en vertu de l’article 992 du code de procédure civile Tordre au Collège de lui discerner le diplôme mérité.Requête en délibéré.-«- FORTE MAJORITÉ POUR LA GREVE (Service de la Presse Associée) Detroit, Michigan, 4.— L’union des Employés de chemins de fer et des usiniers a fini mercredi, de prendre le vote de scs membres sur la question de la déclaration de.la grève.Le résultat montre que 5.000 membres ont voté contre la grève et que 325,000 ont voté pour la grève èt moins qu’on accorde aux employés une auymenta-tinn de salaire d’an moins .$1 par jour, à chaque membre.LA CARTE DE PAIN NE REVIENDRA PAS (Service de la Presse Associée) Paris, 4.— La rumeur voulait dans Paris que le gouvernement avait l’intention de mettre ia carte du pain à l’ordre du jour.Le ministre de l’Alimentation a démenti cette nouvelle, - « LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 SEPTEMBRE 1919 VOL.X.— No 207 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI i — Jusqu’à 20 mots, 15 sous, et 1 sou pur mot supplémru tu Ire.DEMANDES D’ELEVES s — Jusqu'à 20 mots, 15 sous, et I sou pur mot supplémen taire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES : — jusqu'à 20 mots, 15 .sous, 1 sou pur mot sup.plàiuootmre.UllAMIiKES A LOUER : — 15 sous Jus-qu’à 20 mots, 1 sou par mot supplémentaire.TROUVE : — Jusqu’à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémentaire.PERDU : — Jusqu'à 20 mots, 20 SOUS, 1 sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAOASINS, ETC., A LOUER : — jusqu’à 20 mots, 10 sous, 1 sou pur mot supplémentaire.A VENDRE : — jusqu’à 20 mots, 10 SOUS, 1 sou pur mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sur demande, AVIS LKOAUX : — 10 sous la ligne agate.REMERCIEMENTS : — 50 sous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC : — #1.00 par Insertion.MAISONS D’EDUCATION : — 1 sous lu ligne agate.AUTOMOBILES CHAUFFEURS mécanicien» demandé».Suive/ les cours, Jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cours privés pouf tînmes.S’od.Coulombe, 49S Dumoutigny Est Tél.Est mi.A VENDRE AUTOMOBILE à vendre, Stovens-Duryoa, en parfaite condition, 7 passagers, t) pneus neufs, roues en broche, “slip cover”, nouvellement réparée et peinturée.S’adresser à Geo.Poitras, 291 Ste-Catherine Est.Est 5879.______________________________________ À VENDRE, moulins a laver électriques, $35.00, $55.00, 405.00, $80.00.Voir M.Desaulniers, 1180 rue Berri, près Mont- Royal.St-Louis 310._______ __________________ HOTEL-A VENDRE, 30 chambres meublées.Recettes brutes.$1.8.000.00 par année.Prix $7.000.00 sans intérêt.Termes faciles.Population 5,000 âmes.S’adresser à la (Juchée Produce Exchange, 08 rue St-Pierre, Québec.Tél.329.________________________ A VENDRE, none y noir, avec harnais, voitures d’été et d'hiver, très facile à conduire et doux pour les enfants.Prix $125.00.S’adresser à 1331 boni.G ou in, Ahuntsie.PROPRIETE A VENDRE CHOSES MUNICIPALES L£ FRANÇAIS SERA RESPECTÉ LES A DMIXISTHA TE UES ORDONNENT UNE REDACTION FRANÇAISE DU QUESTIONNAIRE DU SERVICE CIVIL MUNICIPAL — PAROLES ENERGIQUES DU MAIRE — EXPLICATIONS DE M.GAUDET.ALEXANDRE DUPUIS LuUHllEE, iuiineubles» et agent financier (établi 1897).Propriétés administrées économiquement.Pour achat, vente, échange, consultez gratuitement notre “Information Immobilière”, 43 Place d’Armes, près Craig.H.©ORION 92-EST, NOTRE-DAME Edifice Sauvegarde.Main &741.J ai toujours en mains de véritables occasions.Si vous désirez vendre, acheter ou échanger votre propriété ou commerce, de ville ou campagne, passez me voir.COLLEGE DE PRESSEE RS $•10.00 par semaine, au lieu de $15.00.Apprenez à presser les vestons (coats) dans trois à quatre semaines.Position assurée à chaque elève.S'ad.United Pressing College, 75 St-Laurent, Montréal.üii&iib xJ N LU CM AN JüË A LU LER~ logement de 4 pieces, avec gaz et électricité ou électricité oeulenient, dans l est ou le nord de la ville.Ecrire en mentionnant prix par mois, à casier eé “Le Devoir”.COURS de piano, c|iant, solfège et orgue.Pely modérés.Eugène Richer, 795 Horion.Tél.Est $005.FAITES DE L'ARGENT à la maison.Vous pouvez gagner de $1 à $2 de l’heure en écrivant cartes d’étalagé ; rapide el facile à apprenure.Aucune demarche.Nous vous enseignons comment en français et vendons ' votre travail.Pour renseignements écrivez aujourd’hui : American Show Card School, 221 Edifice Kyrie, angle Yonge et Shuter, Toronto._ _________ Lue naine olire ue laite connaître a toute personne soul liant de rhumatisme, goutte, lumbago ou maux de reins, dartres séchés et humides, constipation, obésité, asthme, enfin toutes les maladies provenant des altérations du sang, un remède végétal et merveilleux fabriqué au Canada, qui Pa guérie elle-même empiétement.Ecrire : Ma-dame Falcon, boite postale 803, Montréal, boPlTAL de gramophones.— Nous vendons et réparons toutes sortes de gramophones, satisfaction garantie.S’ad.794 boulevard St-Laurent.Tél.Est (>703.OEUFS ET VOLAILLES > Nous offrons pour cette semaine les lot» de volailles de races suivantes : Game Cor- i nish, 5 poules, un coq, $20.Orpington blanc, 9 poules, un çoq, 83(1.Orpington fauve, 12 poules, un coq de choix, $10.Plymouth narré, 10 poules et un coq d’exposition, $50.Plymouth blanc.15 poules de choix et un coq, $50.30 Leghorn brunes de choix, un coq, $75.50 Leghorn blanches de choix, $2.50 pièce.Cnmpinés argentées, huit poules de choix, un coq, $25.Anconas, 10 ponces extra et un coq, $25.Rouges R.Island, 12 poules de choix, un coq, $35.Plymouth Perdrix, 25 poules de choix, $3.pièce.50 beaux oies Toulouse, pour reproduction.$5 nièce.30 beaux dindons bronzes, 7 canes Pekin, un jars de choix, $25.Quelques trios de canards sauvages, $10.Couple jeunes paons, $30.Trois roupies tourterelles crème, $3 paire.12 canards Courreur Indien, deux jars, $3 pièce.Ces canards pondent en masse.Coq faisant doré, $5.Pigeons hirondelle bleue, $4 la paire.Horners bleus ou rouges, $3.Lapins belges de 5 mois, $5 la paire.Traité sur l’élevage et le soin à donner aux lapins, 25s.Traité élémentaire sur l’élevage du dindon, 25s.Demandez ce qu'il vous faut, nous Pavons.Incluez toujours timbres pour réponse assurée, i^a Ferme Avicole Vnmaska, St-Hyacinthe, Que.PRIX SPECIAUX pour nettoyage de fenêtres aux ECOLES FRANÇAISES si vous téléphonez à Main 1203.La (lie de nettoyage de fenêtres de New-York, Ltéc (THE NEW YORK WINDOW CLEANING CO., LTD) vous donnera ses prix immédiatement.Nous avons un nombreux personnel d’hommes expérimentés pour enlever les châssis douilles, poser les persiennes et laver les FENETRES de MAISON.Adresse : 31 rue dei Jurés, ville.COLLEGE MOLER POUR BARBIERS HOMMES ET FEMMES, voulez-vous occuper une excellente position V Quelques semailles d’apprentissage suffisent.Position as gurée et haut salaire payé.Outils donnés «ratis.Cours spécial du soir.Présentez-vous Immédiatement au Collège Moler pour barbiers, (DJ boulevard St-Laurent.REGLEMENTS DE COMPTES TOUTES DETTES immédiatement réglée* ciaicnands, particuliers ; paiements facile,!, gaos Intérêts ; informations gratuites.Le-Murux, 4J Place d’Armes.coin Craig.Soit,.(LiA Laurier ouest.4 VOLUMES : $1.10 L’Epopée du 22c, illustrée, 55e franco.Brochure illustrée sainte Jeanne d’Arc, 15c, Brochure illustrée sir W.Laurier, 15c.Glorieux vainqueurs, illustré, 25e.Envoyez bon-poste à ITmprImeric Canadienne, 814 Papineau, Montréal.AVIS PUBLIC est par les présentes donne que conformément à une autorisation à vendre en date du 20 juillet 1019.No 800, émanée du bureau du Protonotaire de la Cour Supérieure du District de Montréal, Il sera procédé à la vente de l’Immeuble suivant : Deux lots de terre connus et désignés sous les numéros trois crut soixante-huit et trois cent soixante-neuf de la subdivision officielle du lut numéro trois cent quatre-vingt-quatorze (391-268 et 309), aux plan et livre de renvoi officiels de.la Paroisse de la Longue-Pointe, avec bâtisses y érigées.Un vente sera faite au comptant au plus haut el dernier enchérisseur, le 20 septembre, mil neuf cent dix-neuf, à 3 heures de l'après-midi, au bureau du soussigné, au No 502 Stc-Catherlnc Est, chambre 110, Montréal.Montréal, 1 septembre 1919.____LS.JOSEPH KGBILLARD, NOTAIRE.'pROVI.V.i; DK QUEHRC,*District di“MmïT réal.Cour de Circuit, No 8050, — Dame Antoinette M-Aubaln, épouse d'Armand Mathieu, faisant affaires seule sous le nom de A.Mathieu et Cle, demanderesse, vs Dame Odile Denis, épouse d’Honoré Thauvctte, faisant affaires seule sous le nom de It.Tauvctte et Cle, défenderesse.Le quinzième jour de septembre' 1919, à dix heures de l’avant-midi, à la place d’affaires de la défenderesse, au No 239 rue St-Paul Est, en la cité île Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la dite défenderesse saisis en cette cause, consistant en une caisse enregistreuse, chaudières en ferbluiic, etc.Conditions : argent comptant J, U.Coutu, II.Ç.S.Montréal, ce 1 septembre 1919.Kn face des protestations qui s’élevaient de toutes parts, la commission administrative a donné ordre (ie rédiger un questionnaire en français à l’usage aies fonctionnaires de langue française.Elle a fait droit aux justes demandes du maire et des employés municipaux dont la grande majorité avait été si injustement traités.Le colonel Gaudet, commissaire du service civil municipal, a dit comme explication, que le questionnaire avait été préparé exclusivement en anglais par les expels new-yorkais de ta compagnie Young, et qu’il n’avait pas voulu en transmettre des copies françaises aux employés français afin de ne pas avoir à traduire leurs réponses qui doivent être toutes retournées en définitive aux mêmes experts qui comprennent peu ou point le français.Comme nous l’annoncions hier, le maire 'Martin n'a pas été tendre dans ses protestations.Il n’a point ménagé ses termes pour signaler l'injustice criante faite aux fonctionnaires de langue française.Voici dans quels termes le maire s’est exprimé: “En présence de l’insulte qu’on vient de nous faire, je sens de mon devoir, comme maire d’une ville comme Montréal, aux trois-quarts canadienne-française, de prier instamment les employés municipaux de ne pas répondre au questionnaire de la commission du service civil municipal, tant qu’ils n’auront pas reçu ce questionnaire dans leur propre langue.Non seulement les fonctionnaires Me langue française ne doivent pas répondre, mais la même obligation s’impose strictement aux employés qui appartiennent à la minorité, par respect pour leurs confrères de la majorité, “On ne doit pas répondre au questionnaire anglais, chez les employés canadiens-français, non pas parce qu’on ignore l’anglais.Il est incontestable que les fonctionnaires de notre langue peuvent donner les informations qu’on leur demande en anglais aussi bien qu’en français, et, dans l’une ou l’autre langue, aussi bien que n’importe qui.Ce n’est pas la question, laquelle est toute autre et qui nrend des proportions autrement considérables, si on la considère sous son véritable aspect.Il y a, dans le fait actuel, un principe en jeu.Il s’agit de savoir si la majorité française de cette ville doit être considérée comme une quantité négligeable ou s’il est temps pour nous de démontrer à tous et à chacun que nous avons fini de faire le “petit chien” poulie plaisir de celui-ci ou de celui-là.“Mais, réellement, peut-on imaginer pareille audace et pareille effronterie?Voici des individus, des importés, d’iJ’lustres inconnus, qui n’ont rien à faire à nous, qui viennent des Etats-Unis.On s’en va chercher leurs services et .leur demande de faire la classification de nos employés municipaux.Que font ces beaux messieurs?Ils transmettent au commissaire du service civil un questionnaire rédigé exclusivement en anglais pour tous les employés, français comme anglais, Imaginez-vous, un instant, que la même chose se produirait à Toronto, avec la différence que le questionnaire serait en français au lieu d’être en anglais.Ai-je besoin de vous dire la suite?“Non, cette insulte ne peut pas passer comme une gorgée d’eau, Une protestation s’impose, et cette protestation ne doit pas être platonique et simplement verbale, il s’agit de lui faire porter ses fruits, afin que pareille chose ne se répète pas à l’avenir.Le moyen est tout trouvé.Que personne ne réponde, tant que les employés canadiens-français n’auront pas reçu le questionnaire en français.” Le maire a profité de l’occasion pour renouveler ses attaques contre les enquêteurs qui nous viennent des Etats-Unis.“Je me suis opposé dit-il, à l'enquête Driscoll, qui a coûté si cher à la ville, et sous ce rajjport comme sur bien d’autres, l’avenir m’a donné raison.Cet expert new-yorkais et ses amis nous avaient recommandé la nomination de fonctionnaires supérieurs et ceux-ci, mis à l'épreuve, ont dû être renvoyés quelques mois après pour incompetence.Voilà ce qu’on obtient, avec les recommandations d'importés, comme ces gens de la compagnie Young, de New-York, qui est actuellement chargée de faire la classification de nos employés.’’ TOUJOURS LES PAVAGES Les sept rapports de lit commission que le maire avait triomphalement déclarés rejetés à la séance du conseil du 2 juillet, sont maintenant adoptés automatiquement.Les commissaires les ont retournés au com-seil le 4 août, et un mois s’est écoulé depuis, sans que les échevins aient pu grouper les trois quarts des voix pour les rejets.L’adoption de ees rapports comporte une dépense de #316,229, et pourvoit au pavage de certaines parties des rues suivantes : lo.rue Saint-Denis, entre les rues Sainte-Catherine et Ontario.Le crédit voté est de #12,310.2o.rue Notre-Dame, entre les rues Montcalm et Delorimier.Le crédit voté est de #40,4X0.3o.rue Sherbrooke, entre les rues Champlain et Papineau.Le crédit voté est de $9,610.4o.chemin de la Côte-des-Neiges, entre les rues Shdrbrooke et le boulevard Westmount.Le crédit voté est de $142,229.iïo.rue Notre-Dame, entre le square Chaboülez et lu rue Dominion.Le crédit voté est de $57,000.6o.boulevard Saint-Laurent, entre les rues Craig et Ontario.Le '/crédit voté est de $41,900, I 7< FAITS DIVERS UN ÉPOUX DE QUINZE ANS ou A U.EST PROUVE QUE MEME CET AGE, LA LUNE DE MIEL PEUT ETRE DE COURTE DUREE.— RENVOYE DE LA COUR DE POUCE CHEZ LES JEUNES DELINQUANTS.Un jielit roman s’est déroulé hier en Cour de police.Une femme de 19 ans a porté plainte que son mari, âgé de 15 ans, ne lui procurait pas ce dont elle avait besoin.Le juge Lanctôt à (jui on exposait le cas, dit que la Cour des jeunes délinquants seule avait juridiction dans une matière de ce genre.11 appejçt, par les plaidoyers des avocats, que le marie, René J'dra:-, a connu su jeune épouse, Lina Galien, au mois d’avril dernier, alors que celle-ci sortait du théâtre.Le jeune homme invita la demoiselle d’alors à assister à une nouvelle représentation théâtrale, ce à quoi celle-ci se prêta gracieusement.Rapidement épris l’un de l’autre, ils filèrent à Québec dans le bm de se marier et ils s’y marièrent c i effet 15 jours après leur arrivée.Revenus à Montréal deux jours après leur hymen, et sans se souciei des exigences de la lune de miel, les deux époux commencèrent à tenir maison.Le jeune marié était boulanger de son état, mais ne pouvait faire vivre sa femme, il reiourna chez lui tout simplement.Celle-ci de protester et de poursuivre sou infidèle mari pour refus de soutien.Maître Archambeault était l'avocat de l’accusé et a déclaré que la Cour de police n’avait pas juridiction en la matière, que le marié n’ayant pas encore ses !G ans, on devait le faire comparaître en Cour juvénile.C’est ce que décida le juge Lanctôt, en dépit de l'opinion du conseil de Madame Jutras, maître Papineau, à savoir que l’époux, du fait de son mariage, était émancipé, et tombait sous la juridiction de la Cour ordinaire.UN ENFANT TOMBE ET SE TUE.Neley Zacour, âgé de quatre ans, et demeurant au No 11, rue Gos-ford, est tombé, hier soir, d’une fenêtre du deuxième étage, sur le trottoir ; l’enfant s'étant fracturé le crâne sur le ciment, on Ta transporté à l'hôpital Notre-Dame, où il est mort au bout d’une heure, des suites de ses blessures.UN MARI COLERE.Sous le coup d’un hiocès de colère, hier dans la journée, Petroska Wolaska, domicilié au No 381, rue Amherst, a jeté sa femme dehors par un châssis du second étage.A peine la malheureuse était-elle arrivée en bas, toute meurtrie, que son indigne mari descendit par l’escalier pour lui faire subir de nouveaux mauvais traitements.Heureusement, le constable Léo Rochon avait vu tomber la victime ; il se porta à son secours.Tout à coup, le constable vit un homme se jeter sur lui ; c’était le mari qui ne voulait pas qu’on portât aide à son épouse.Le constable, revolver en main, calma bien vite l’assaillant, et le mena prestement au poste No 13.Walaska a comparu, hier, devant le juge Marin, sous l’accusation de voies de faits graves sur sa femme ; cette dernière est à l’hôpital Notre-Dame, dans un état critique.DU HAUT D’UN BALCON.En tombant d’un balcon, hier après-midi, un enfant de trois ans, L.Sargent, demeurant au No 2,507, rue Jeanne-Mance, s’est gravement blessé à la tête, sur une clôture de fer.A l’hôpital Victoria, où il a été transporté, on dit que son état est riftique.C’est en regardant jouer des bambins dans la rue que le jeune Sargent a perdu l’équilibre et a fait cette chute.ACCIDENT D’AUTO.Cette nuit, au coin de la rue Prince-Arthur et l'Avenue du Parc, une jeune fille de 22 ans, A.Stinson, demeurant au No 2,388, avenue Esplanade, a été frappée par une auto conduite par W.Mireault, du Nouveau-Brunswick, tout juste comme elle descendait du tramway.Les blessures ne sont pas graves.IL SUCCOMBE A SES BLESSURES.Adrien Lavigne, tombé, il y a une quinzaine, en bas d’un escalier, et transporté à l’hôpital Notre-Dame, par suite de ses blessures, est mort, hier, en cet endroit.RENVERSE PAR UN TRAM.Hier soir, à 8 h.55, un militaire, du nom de Fred Sharpe, a été blessé au cuir chevelu, par un tramway.angle Ste-Catherine et Bleury.On l’a transporté à Thôpital Victoria.ITALIEN TURBULENT.Un Italien, Scnto Lulli, a été condamné, par le juge Lanctôt, à passer un mois en prison, ou à donner une garantie de $200 comme quoi il gardera la paix.Il s’agit d'une affaire où Tltalicn en question aurait menacé de mort le docteur Dorval, parce que celui-ci, au lieu de payer directement au père le salaire de garde-in/’ode que gagnait sa fille, le payait à celle-ci personnellement.GARDIEN IMPRUDENT.balle toucha un enfant «le 10 ans, James Miller ; toutefois, la blessure n’est pas grave.L’agent Marsolais u arrêté le gardien Rayless, qui devra fournir une caution de $2,000, pour assurer sa comparution à l’enquête.CRUAUTE A UN CHEVAL.Robert Spittle a été condamné à payer $50 d’amende et les frais pour avoir maltraité inutilement son cheval, j>ar le recorder Bessette, de la cour d’Outrcmont.Les procédures avaient été prises par la Société de protection pour les animaux.FÊTE PAROISSIALE M.l’abbé Hector Girard, vicaire â Sainte-Cécile, qui s’en va prendre le poste de vicaire â Sainte-Irénée a été l’objet «Time fête par les paroissiens de Sainte-Cécile â la salle du club ouvrier, hier.M.F.X.Blache, président du club ouvrier a exprimé au nom de tous les paroissiens, les regrets du départ de M.l’abbé Girard.Il lui a présenté en même temps un parapluie, (Ion du club.Les paroissiens de Sainte-Cécile ont donné à leur vicaire une canne de prix.Les Enfants de Marie lui ont présenté un chèque d’un montant considérable.M.l'abbé Hector Girard, visiblement ému, a répondu en termes touchants aux expressions de sentiments de ses paroissiens.11 y eut discours pur M.Jos.Renaud, fléputc de Laval; M.le Dr Poulin, député de Laurier; M.Fillon, échevin; Ÿ1M.Jos.Renaud, avocat; G.Lcbel, Sauriol et plusieurs autres.Il y eut également récitations par Mlle Albertine Harlington et Mme Blache, et chant par MM.L.J.Ë.V.Côté, Piehé et Mme Plante.La réunion s’est terminée par ie chant d’O Canada.EST-CE LA REPRISE DU COMMERCE?La Haye, 4.— Le “Frankfurter Zeitung” déclare que des sommes considérables de marks sont achetées par des Américains dans les pays neutres et déposées dans tes banques allemandes.Lr journal ajoute qu’il ignore si c’est là «U pures transactions, ou si les Américains, en prévision de la i eprise du commerce, veulent avoir lu crédit en marks.Le journal fait remarquer que ces marks ont peu de valeur.VICHY! CELESTINS (l’ROmêTÉ DE LA RÊPUBUQUB FRANÇAISE) L’Eau Naturelle Alcaline du Monde! Acide urique, Goutte, Dyspepsie, Diabète.¦Mit-' _ houkitoDu ««n.j,7r Consultez votre MMecin Pas véritable sans THilODOR WOLFF A PARIS La Haye, 4.La rumeur persm-tc «pie Theodor Wolff, éditeur «te “Berlin Tageblatt”, sera probable- ment nommé ambassadeur à dans quelques jours.P&riS CARUSO ARRIVE ANEW-Y0RK New-York, 1 (Service «te la Presse associée), —- Enrico Caruso^ et Mme Caruso sont arrivés hier d’Ita lie à bord du paquebot italien G/ii-svp/te Verdi, M.Caruso a dit qu’il avait un contrat pour donner douze représentations à Mexico pour $81,(100; mais il a ajouté que si les conditions du Mexique ne changent pas il n’irait pas dans la capitale mexicaine.S’il n’y va pas, a dit M.Caruso, son absence lui coûtera #300,000 de dommages en vertu de son contrat.INVENTIONS Protégées en tous pays Si vous avez une invention ô développer et a protéger, une marque de commerce ft faire enrégiatrer, veuillez commun!-qui'r avec nous.Noua nous chargerons de faire pour vous les recherches nécessaires.Nous vous aiderons de nos conseils et nous vous donnerons tous les renseignements que vous désirez._ iPIGEON &LYMBURNF1 I AUTREFOIS jPIGEON.PIGEON & OAVlSj «Edifice “Power” MONTRE AU 3“LEADER5’! ' LES i BIERES < PORTERS^ Extrait Aillait' ANTIKOlHAURtNCE Cu/ic Radicalc ors Cotfs 1 SÛRE, .EFFICACE.SANS COULEURS I IÜ VENTE, PARTOUT ZS-V FRANCO PA» LA POÛTl A.J.LAURENCE MONTREAL.BREVETS JO’INVEMTIOHi En tous Iiays.Demandez le GUIDE DK L'INVENTEUR qui sera envoyé gratis MARION & MARION 364 RUE UNIVERSITE.MONTREAL.! CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ! 2.-t> *****++*******+*++******+*«&*«* AIÎPENTEURS-IIVGENIEURS , AUX GENS D’AFFAIRES VM, Giroiiarï & Vlncanl Ingenieurd civiiu, AriwvnUuc», Architecte».7b ST-GAliKlEL, MONTREAL.Tel.Ma «a 416*.A.L.ALLARD électricien, pose les fils dans les murs sans détériorer le plâtre.1B2-EST, MONT-ROYAL.Tél.St-Louis 7017 VILLEGIATURE Hôtel à North Cohasset, Mass.BLACK ROCK HOUSE North Cohasset, Mass.165e saison Lo Black Rock House est un hôtel de villégiature de premier ordre, qui ne s’adresse quu la meilleure clientèle.Suites de chain* lires avec bain privé et toutes les commodités modernes.Service excellent.Orchestre ! symphonique, danse et concerts tous les jours.Tennis, nains fie mer, automobilisme sur des routes superbes, près de plusieurs endroits historiques intéressants.Magnifiquement situé sur un cap en face de la mer d’où la vue s’étend au loin, englobant toute l’entrée du port de Boston.Au milieu de jolies propriétés privées sur le célèbre chemin de Jérusalem.Pas de client indésirable.Brochurette sur demande.A.STANLEY STANFORD.AVOCATS ARCH AMBAÏÏltT^MARCOTTE AVOCATS 10 rue St-Jacqueg.Tél.Main 2761-5*84.Joseph Archambault, C.R., M.P.Emile Marcotte, LL.L.Bureau du auir, tél.West.4089.Casier postal 366.— Adresse télegraphiqu» • “N’ihac, Montréal”.ïél.Main 1256-1251.Code»: lobora Weat.Un.C.H.CAHAN, C.R.Avocat et Procureur Edifice Transportation — Rue St-Jacqpe» MAURICE BUG AS, LL.L.AVOCAT 30, RUE SAINT-JACQUES Résidence : S46ü avenue du Pare.Rockland 2450.Arthur LALONDE AVOCAT, PROCUREUR.ETC.Etude : Brossara, Forest, La 1 onde et Coffin, Edifice du Crédit Foncier, Montréal.Résidence, téléphone Est 2281.Montreal i Tél.Main 3‘>15.— v Hfice 11 PI^CC* d’Ar»»-'' ' Lamoitie, Gaibois, Nanlel & Ctiarbonnsaii, avocats J.-C.Lamothe, LL.D., C.R., Emili-n Oadbois.LL.L.J.-Marèchal Nantel, P CX., J.P.Cb'”-»i8 Crisco pour frire, boite.15 Fèves au lard dans la sauce aux tomates, boite .10, .15, .20, Soupe Clark de tous genres, la botte.15 SAVONS Savon Queen Laundry, Sunny Monday, Sunlight, Life Buoy on Gold, 4 morceaux.38 Poudre Comfort ou Gold Dust, G paquets.35 Chlorure de chaux, 2 btes.25 Poudre ammoniaque, 5 btes .2 5 Tablettes Toro, G pour.2 5 THES ET CAFES Thé noir extra, 1b.52 Thé vert du Japon, 1b .55, .60, .65 et.70 Café Moclm et Java, la livre .4 8 Café Standard, 1b.60 Café Geo.Washington, boites .38, .73.1.05 et.4.00 CHOCOLAT ET CACAO Chocolat Premier de Baker, boîte J/2 livre.25 Boite 1 livre.50 Cacao Fry, botte.25 “Chocolatea”, préparation de sucre, de chocolat et de lait, bol-t(>.28 et .50 CONFITURES ET MARMELADES Confitures aux framboises pures de Wagstaff, chaudière de 1 “'T”-.1.20 Confitures aux fraises pures île Wagstaff, chaudière -1 livres Uiâ Marmelade d’oranges Smith ou Sheriff, chaud.4 livres.05 CEREALES A DEJEUNER Erème de blé, p»
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.