Le devoir, 16 août 1919, samedi 16 août 1919
VOLUME X.— No 1»2 MONTREAL- SAMEDI, 16 AOUT 19U) DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste î Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$8 OO ETATS-UNIS.8 50 UNION POSTALE.0 00 Rédaction et administration: 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! HENRI BAZIRE Notes et souvenirs de Mun.il l’un des plus H avait de homines.11 A l’étranger, on ne savait point (pie Bazire fût gravement atteint.Ceux-là qui suivent de très près les journaux européens avaient bien aperçu, 'dans une feuille amie, quelques lignes discrètes, à travers lesquelles transparaissait une douloureuse inquiétude, mais il y avait des semaines de cela et le .silence qui s’était fait depuis les rassurait.— Ce n’était donc pas aussi grave que nous l’avions craint, se disaient-ils avec un optimisme qui cherchait partout des points d’appui.La vérité, c’est (pie Bazire s’en allait lentement, sans espoir, qu’il avait, il y a trois mois déjà, demandé et reçu l'extrême-onction.Il mourait de la guerre, de l’une de ces morts atroces par lesquelles la science a su ajouter à l’horreur des guerres anciennes.Il mourait, il se voyait petit à petit mourir, victime des gaz maudits.11 avait affronté la “mort éblouissante et brève” du champ de bataille, il s’acheminait avec le même courage vers l’obscur rendez-vous où l’attendait une fin sans éclat.Chrétien jusque dans les moelles, il employait à préparer son éternité, à donner de'' suprêmes bons exemples, ces journées terribles où il sentait tout son être se dissoudre.11 demandait qu’on fit prier pour lui, beaucoup, qu’on le rappelât au pieux souvenir de ses amis.11 remerciait Dieu de lui accorder la grâce d’une si longue agonie.Henri Bazire avait grandi dans l’ombre du comte avait été — et c’est par là, je crois, que vivra son nom — actifs organisateurs de la Jeunesse catholique française.l’élan, de l’ardeur, le don de rassembler et de mener les était ne orateur et par là put très jeune s’affirmer avec éclat.Lorsque je le croisai, il avait depuis deux ou trois ans quitté la présidence de l'Association de la Jeunesse, mais l’on répétait partout qu’elle devait à sa direction beaucoup de force, qu’il lui avait insufflé une vigueur nouvelle, en même temps qu’il lui assurait une plus forte cohésion : sa présidence avait fait date.II avait alors trente-trois ou trente-quatre ans.Il donnait beaucoup plus l’impression d’un officier de troupe que d’un avocat.Il prodiguait en tout sens une activité qui paraissait inépuisable.11 plaidait, il écrivait dans les journaux, il donnait un peu partout des conférences.J’hésiterais à noter ici la comparaison si je ne l’avais employée ailleurs, il y a plus de dix ans, au soir de l’une de ses conférences : de tous les orateurs que j’ai entendus en Europe, c’est celui dont la manière sc rapprochait le plus de celle de M.Bourassa.Dans son milieu, on voyait en Bazire l’un des chefs parlementaires désignés du groupe catholique.Il avait été mêlé à des luttes ardentes, mais n’avait encore pu pénétrer à la Chambre, lorsque la guerre vint soudainement brouiller tous les plans, interrompre toutes les carrières, abolir aussi .chez les âmes de haute qualité du moins — les querelles de groupes et de personnes.De ce jour Bazire fut soldat — je me suis toujours demandé, pour ma part, si ce n’était pas là sa vraie vocation — et ne compta plus que comme soldat.Il ramassa dans la mêlée ses galons de capitaine, trois citations, la croix de la Légion d'honneur, la croix de guerre, mais aussi, hélas ! la maladie qui devait l’emporter.11 est mort à quarante-cinq ans.Que lui eût réservé l’avenir?Quel rôle eût-il joué dans cette France de la victoire, si douloureusement atteinte dans ses forets vives ?On rre- sait que sa volonté et ses intentions.Dans son dernier discours, une improvisation faite la veille du premier de l’An, à la Libre Parole, il affirmait à nouveau sa foi religieuse, son dévouement patriotique, désignait à ses amis ce double objectif, cette double lumière : Foi ‘et patrie.Ce que Dieu lui a permis de réaliser suffit d’ailleurs à l’honneur d’une yie.Mais comment ne pas songer, devant ccttc tombe si tôt fermée, à lâht d’autres qui entouraient Bazire et qui sont tombés avant lui, à tant d’autres qui combattaient dans les camps voisins, à tous ces jeunes gens que la mort a couchés sur le sol de leur patrie en deuil ?La France, vraiment, a perdu son printemps, mais une pensée d’espérance flotte quand même sut- ces tombeaux.Trop de nobles coeurs ont offert et donné leur vie pour elle pour que la patrie n’en recueille pas des fruils de salut.Invinciblement Ton sent monter à ses lèvres le vieux chant royaliste dont l’ample espoir peut couvrir les adversaires d’hier, confondus et réconciliés dans la fraternité du sacrifice : Demain, sur leurs tombeaux, Les blés seront plus beaux.Orner HER0UX.BILLET DU SOIR Hile MADELON Tremblante, je tournai le bouton de la porte.1 la vérité, je me sentais défaillir, mais une curiosité exaspérée me poussait en avant.J'entrai.Un peu de lune m'avait précédée, mais la plus grande partie de ta chambre demeurait la proie de l’ombre et baignée de ccs ténèbres légères, droite sur sa simple chaise de l>ois.Mlle de Verchères m’attendait.Ses mains reposaient, mi-jointes, sur sa jupe et scs larges paupières ne se relevant pas, je m’enhardis et la dévorai des peux.L’ombre,‘cependant, me nuisait.Rien guc son air fût doux et modeste.elle portait fermement la tête.&es cheveux, séparés à la vierge, après avoir voilé les angles arrondis de son beau front, pendaient en deux longues tresses, sur son dos.Je vis qu'elle avait le nez fort, aquüin ; le visage d’un ovale plein, très net, la bouche petite, grave, aux commissures jeunes.Beaucoup de douceur sérieuse chez elle, rien de mièvre.Elle demeurait immobile et m'habituant à l'incroyable aventure, j’osai lui adresser la parole et poussant l’audace à l’extrême, je l’appelai même de ce petit nom qu'on lui donnait familièrement quand elle vivait sur celte terre.Et je lui dis : —Allie Madelon, comment vous exprimer.ce que je ressens y.Croqez que je m'anéantirais dans le plus profond silence et que je vous écouterais, à genoux, si vous daigniez parler.Mais les morts, je.ne l’ignore pas.ont une manière de se faire entendre, plus magnifique encore que la parole: car leur souvenir, leurs exemples, demeurent après eux, grandissent, s’épurent et nous prêchent avec une force écrasante et l'on a éprouvé le.besoin de dire que “les plus vivants, ce sont les morts”.Mlle Madelon, rcpris-jc tendrement, je suis très pieuse envers vous.Fillette, au couvent, j'ai récité maintes fois, du haut des lèvres, l’exploit qui vous consacra héroïne.mais depuis, combien de respect.au contraire, n'ai-je pas apporté à la recherche de ce qui vous concernait ! Aucun détail ne m’a jamais paru négligeable et je regrette et l’excès que vous n’ayez pas continué de “ raconter ”, après avoir, éi la demande du gouverneur M.de Beauharnois, rédigé vous-même, par écrit, le récit de vos aventures dont le bruit s’était répandu jusqu’il la Cour.Nous savons si peu de vos contemporains, nos grands devanciers, soldats ou laboureurs, purs héros! Que faisiez-vous donc sur la grève, lorsque les sauvages vous y surprirent ‘J D'aucuns disent que vous vous promeniez.Rêviez-vous déjà, comme rêvent les jeunes filles ?Songiez - vous à l’extraordinaire pays neuf, votre patrie ?Ou bien à ce coin de France, te Dauphiné, terre natale de votre père, aussi bien que de M.de Contrecoeur, votre grand-oncle, et de M.de Saint-Ours, dont réponse fut votre marraine ?Soyez tranquille.On vous y a fixée à jamais sur la grève.Dans le bronze, vous êtes représentée, debout, fusil en main, coiffée de votre chapeau de soldat et votre jupe un peu couric de fillette, vole au vent.El vous êtes, ainsi, émouvante et crâne à ravir ! Je nie tus, soudain.Non.ce n’était pas une illusion.En même temps que la tune s’éteignait derrière un nuage, doucement, la gracieuse figure de ma compagne se tondait dans l’ombre.Eile s’en allait ! Et il me restait encore tant de choses à lui dire! Andrée JARRET.CHANGEMENTS MINISTERIELS M.DECARIE ET SON SUCCESSEUR — L'INSTRUCTION OBLIGATOIRE — LA FORMATION D’UNE ELITE INTELLECTUELLE.Noire correspondant de Québec télégraphiait hier que M.Jérémie Décarie serait bientôt nommé magistrat de police à Montreal en remplacement de M.le juge Choquet.On sait que M.Choquet a été le premier magistrat et le seul, jusqu’ici, de la Cour juvénile.Un autre projet lui tient à coeur, dont il espère voir bientôt la réalisation : rétablissement d’un tribunal des relations matrimoniales.Il est vrai-seinblnble que le cabinet provincial sc rendra à ses instances et que bientôt le travail dans l’un et l’autre de ces deux tribunaux sera suffisant pour absorber un juge qui s’en occuperait exclusivement.M.Décurie deviendrait donc, à la place de M.Choquet.juge en chef de la Cour des sessions de lu paix avec un traitement de six mille dollars auquel il a été pourvu par une loi adoptée à l’une des dernières sessions.Ce poste, de même que celui de protonotaire, esl des plus beaux dont puisse disposer le parti libéra! nour ses serviteurs fidèles tant que le pouvoir restera au gouvernement conservateur à Ottawa avec la faculté de disposer des grasses prébendes de la commission des chemins de fer et des places sur le banc de la Cour supérieure, de la Cour d’appel et de la Cour du banc du roi.Quand le traitement du président de la Cour de* sessions de ta paix, ou du juge en chef si Ton veut, a été créé, personne n'a douté que l’on préparait là une moelleuse retraite pour un ministre fatigué.Or M.Décurie est précisément un ministre fatigué.On lui reprochait de ne point suivre de très près les .séances de la Chambre, mais par contre, nul ne fut plus souvent que lui délégué par le cabinet pour discourir dans toutes les circonstances difficiles.11 y perdit su voix et y compromit partiellement sa santé.Lors des dernières élections, personne ne fut étonné de ce qu’il ne sollicitait pas de nouveau le mandai du comté de Maisonneuve où la lutte promettait d’être rude.Le poste de protonotaire est depuis longtemps réservé à .M.Allard (lui ne fait pas mystère de son départ comme on pouvait le voir dans une entrevue publiée récemment par un journal.D’ailleurs, de juvéniles ambitions montraient depuis longtemps les dents et pestaient contre l'obstination des vieux ministres à rester en place.On croit généralement que le ministère n’est pas un endroit où il convient d’élire domicile, sauf quand on est premier ministre mais un pied-à-terre où l’on doit céder aux autres sa place au bout de quelque temps, au bout du temps nécessaire au choix d’un fromage massif et appétissant.On mentionne les noms de plusieurs jeunes députés qui croien* avoir justifié par leur zèle, par leur fidélité pour le parti, des qualités exigées des ministrables.M.Gali-pault serait de ceux-là, d’après les rumeurs.Mais le président de 11 Chambre occupe à l’heure actuelle une excellente situation et il est douteux qu’il la veuille quitter peur le ministère.Un jour on disait d’un ministre qui a continué de pratiquer le droit une fois muni de son portefeuille.“X fait des affaires d’or avec son bureau; Depuis qu’il est ministre, il n’a pus perdu un client.” — “Pardon, dit un jeune, députe dont l’étude d’avocat est l’une des plus achalandées de Québec; je suis payé pour savoir qu’il a perdu quelques clients.” La sagesse ordonne donc aux députés qui ont des succès dans leur profession d’avocat — et la plupart en ont — à se défier du ministère.Seuls trouvent avantage à y entrer ceux qui ont un excellent associé, un frère par exemple, et une clientèle très bien assise, tellement bien assise qu’il esl impossible de l'augmenter.Ce serait le cas d’un député très estimé qui deviendra bientôt ministre des municipalités.» # # Pour successeur de M.Décarie, on désigne M.Séverin Létourneau.organisateur en chef du parti et entré depuis peu au conseil législatif.M.Létourneau serait de la sorte obligé de renoncer à son poste d’organisateur,—“d’organisateur de la victoire”, a-t-on dit, à cause des succès importants qu'il a remportés depuis 1911,-—et scs amis de se priver de ses utiles services.Mais à la dernière session le secrétaire de la province perçait déjà dans le député d'Hochelaga.On se rappelle en effet le discours qu'il prononça sur la formation d'une élite intellectuelle.C’était l’énoncé d'un programme.Son accès au ministère serait déjà un premier pas vers la réalisation, car on peut être sûr que ce projet serait parmi les premières paperasses dont il bourrerait son portefeuille.Pondéré, sérieux, travailleur et doué du sens de l’organisation, nous croyons que M.Létourneau pourrait rendre de tPès utiles services à l’éducation.De plus, siégeant dans une autre chambre, là où les esprits sont d’ordinaire plus calmes et plus sereins, il pourrait travailler plus à son aise, à l’abri des attaques du député de Saint-Hyacinthe.Mais, au fait, le député de Saint-Hyacinthe, n’est plus M.Bouchard, et il est probable qu'avec lui sera enterrée la lutte parlementaire pour l'instruction obligatoire et les réformes scolaires char-lata nesques.Au nouveau secrétaire incombera aussi la tâche de préparer la loi pour l’incorporation civile de rUni-versité de Montréal qui se fera bientôt, — préparer est peut-être fort, car il est évident que les autorités universitaires auront tout cuit et même tout mâché à l’avance, mais il pourrait surgir en même temps une question fort intéressante, celle du relèvement de la subvention provinciale accordée aux universités.M.Letourneau serait, nous n'en doutons pas, favorable à ce projet et n’aurait pas de peine à le faire accepter par la Chambre.Il aurait plus de peine, sans doute, à l’imposer à la table des ministres, mais nous ne doutons pas que même là il soit égal à la tâche.LOUls DUPIRE Wtre’abonneÆnt" On peut s'abonner au Devoir, édition quotidienne, service par la poste, hors de Montréal et de ia banlieue, pou?40 sous par mois, SI pour trois mois, $4 par année, à condition de payer son abonnement d’avance.Cette offre vaut pour le Canada et les Etats-Unis CHRONIQUE D’OTTA WA La “ratification” du traité de paix Ottawa, Jâ.— Une dépêche trans-]nous nous éloignons de l’ordre du CHOSES DE FRANCE Un esprit nouveau atlantique a annonce hier que Sa Majesté le roi d’Angleterre a sanctionné le traité de paix pour ce qui est de l’Empire britannique et certains journaux ont cru devoir "x-pliquer bénévolement que l’asstintiment royal n’est pas la dernière formalité nécessaire et qu’il y faut encore la ratification du parlement canadien et des autres Dominions.A cç sujet, il n’est peut-être pas sans intérêt de relever la brève lis-eussion qui eut lieu à ce sujet à la dernière session du parlement d'Ottawa, à la séance du S mai dernier.L’un des députés unionistes.M | voir eu qu'aurait Cronin, agissant probablement d’ac rsj |t.president de jour, I Sir Sam Hughes.— Puis-je poser jiine question au premier ministre intérimaire.Si nous ne ratifions pas le traité, est-ce que la guerre recommencera ?M.White.— Mon honorable ami est frais et dispos et je n’ai pas de doute qu’il soit capable de “partir” une nouvelle guerre à lui tout seul”.Ht voilà tout ce qu’on put appren-j dre sur la signification exacte du ; mot “ratification”.M.Fielding semblait poser une objection difficile à (rejeter, et l'on serait curieux de sa-répondu M.White, la Chambre n’était intervenu à ce moment-là.Nous serons sans doute plus chanceux, si non tout à fait plus éclairés dans les premières semaines de la session spèciale qui va s’ouvrir bientôt à ce propos.On ne peut que remarquer que la dépêche ci hier explique assez clairement ta hâte du cabinet à convoquer la courte session.S'il était en effet décidé à Londres que la sanction royale serait donnée avant le 1.) août, il n’est pas étonnant qu’Ot-tawa ait fixé le 1er septembre, au ieu du cord avec le ministère, demanda au premier ministre intérimaire quelle procédure le gouvernement se proposait d’adopter en vue de l’étude si nécessaire de la ratification du traité de paix 'dont les termes venaient d'être soumis à l'attention de la Chambre.Sir Thomas White répondit; “La signature du traité constituera un acte exécutif et devra être suivie de la soumission aux parlements pour considération et sane- nsw* aSÆ "as i wtarBsssar** *• avis des dites ratifications aux autorités compétentes se trouvant à l’aris et que c’est à la suite de ce dépôt de ratifications (tue les diverses puissances se trouveront engagées par leurs signatures”.M.Jacobs; —- Puis-je demander ce qui se passerait si nous refusions de ratifier le traité?Sir Thomas White:s— Etant donné qu’il porterait la signature du, premier ministre canadien et de nos autres accrédités agissant à litre de plénipotentiaires, il est difficile de concevoir que ce parlement refusât la sanction demandée mais si ce refus se produisait, les conséquences constitutionnelles ordinaires s’ensuivraient nécessairement, éventualité à laquelle je ne m’attends pas du tool pour ma part.Notre ratification sera du même ordre que celle du parlement impérial, du Congrès des Etats-Unis et des autres corps législatifs intéressés.M.Fielding: — L’honorable ministre ne fait-il erreur en cm- - 3»! ” i ployant le mot ratincuiron.D’ordinaire, ce mot signifie une partie intégrante de la machinerie sans laquelle un traité n’est pas terminé.Le ministre vient de nous dire que le traité sera complète préalablement à notre ratification.Il veut sans doute dire que le document sera soumis à notre approbation,.^ mais (m’approuvé ou non par nous, i r' le traité existe et peut se passer de notre ratification.M.White: — Je regrette de différer d'opinion avec mon honorable ami.Qu’il me permette un exemple: il y eut un jour une entente passée entre le gouvernement du Canada et la compagnie du Grand-Tronc Pacifique, et ce document fut signé au nom du gouvernement Mais il fut soumis un peu plus tard à la sanction du parlement, et n’avait pas de valeur avant celte ratification.De façon similaire, mon honorable ami lui-même négocia, en 1911, un traité commercial à Washington avec le gouvernement des Etats-Unis, mais ce traité n’eut pas de valeur, car le parlement canadien refusa de le sanctionner.Je ne vois pas de différence entre cc cas et celui d’aujourd’huï.M.Fielding.— Mon honorable ami.fait erreur encore une fois.Il n’y eut à Washington aucun traité dé signé; il n’y eut qu’une entente, laquelle était sujette à l’approbation du parlement canadien et non pas à une ratification.L’échange de ratifications fait partie du processus sans lequel un traité n'a pas force d’engagement.Le président Blindes.— A Tordre, entendu, pour I ouverture de la “session de a ratification” comme on pourrait 1 appeler.Et en y pensant bien pourquoi le prochain emprunt ne porte-rait-il pas le même vocable ?.S'i Arthur Currie, eonmiaiula'.it des forces canadienres d’outremer, est attendu à Ottawa, lundi après-midi, et la capitale se prépare a lui faire une réception enthousiaste, au nom du reste du pays.M.Currie n'aura, annonce-t-on, que l’embarras du choix entre plusieurs brillantes situa-lioiif» dont ’ la plus alléchante serait celle d’inspecteur général de la milice canadienne.On avait précédemment deux inspecteurs qui sc divisaietnt le pays et leurs fonctions ont été suprimées sans bruit au cours des deux dernières années.On doit ies ressusciter au bénéfice du général, qui recevrait ainsi une marque tangible de la reconnaissance nationale.Cet empressement et cette générosité font contraste avec la froideur et Tabs-tention qui ont marqué la prise de congé du commandant canadien des autorités et de la population anglaise.On a, en effet, remarqué que sir Arthur Currie et son état-major ont quitté les rives de la mère-patrie .sans la moindre démonstration de regret ou d’appréciation, e! il y a évidemment du dans les relations.On se souvient aussi (pie ce n’est qu’au dernier moment cpie les Canadiens ont été invités à faire partie de la procession triomphale tenue dans ies rues de Londres, comme pendant a celle de Paris, le maréchal Koch ayant figuré dans Tune comme dans Tantre, et le général Currie paraissant n’y avoir été invité avec ses hommes qu’à la suite de protestations violentes venues,entre autres par câblogramme, de la part de sir Robert Borden.Il serait intéressant que M.Currie vidât son sac là-dessus, soit dans son discours de la colline parlementaire, soit dans celui qu’il doit prononcer le lendemain au Château Laurier.Mais il faudrait être bien naïf pour y compter.Ces froissements en haut lieu se règlent ordinairement par-dessus la tète du public.et il faut avouer que si Ton réunit (leux anciens postes bien payés pour les offrir à l’ancien agent d’immeubles de Vancouver, il pourra imposer silence à scs susceptibilités d’outre-mer.Le traité de paix ne devrait lias couvrir que les grands conflits internationaux.Ernest BILODEAU.LE TRAMWAY A CARTfERVÏLLE SITUA T ION INTOLER.1 BLE.Un brave homme s’inquiétait du nombre des commissions que le gouvernement fédéral nomme sans compter.sans compter les commissaires et l’argent qu'ils coûtent au trésor.“Plus il y a de commissions.disait-il, et plus tout va irral?” L’un est peut-être la conséquence de l’autre, autrement dit.si Ton nomme tant de comtmissions c'est parce que tout va mal.Mais les gens de Cartierville prétendent que le service du tramway ne vaut pas ce qu’il était autrefois, avant la nomination de la commission de contrôle.Ils sont indignés de la façon dont on les traite et nous prient de transmettre leurs très vives protestations aux autorités compétentes.Voici les faits : depuis quelques jours les deux voies d'évitements construites aux abords de la gare des tramways sont encombrées de wagons chargés de divers matériaux.11 aurait été facile de les faire séjourner plus loin près dp Saint-Laurent, par exemple, en attendant le déchargement.Mais on a préféré plutôt faire décharger le long de la voie principale les lourds fourgons remplis de pierre concassée que la ville expédie en ce moment dans cette région, où elle exécute des travaux.Ces monceaux de gra-vois agités par un déchargement du tramway par terre soulèvent une poussière pénétrante : la seconde opération, le chargement dans des tombereaux, provoque un second nuage de poussière.La situation est devenue intolérable.Hier matin, il a éié impossible aux voyageurs de s'asseoir sur les banquettes.Celles-ci disparaissaient sous une poudre de pierre qui saupoudrait également les voyageurs.Il aurait suffi, pour éviter cette saleté nocive pour les organes respiratoires des voyageurs de faire avancer les voitures qui congestionnent les voies d'évitement.Mais on n’a pas songé à celte opération si simple tant le confort du public voyageur parait tenir peu de place dans les préoccupations de la compagnie, et tant il paraît ignoré par la commission de! contrôle.Les citoyens de Cartierville font observer que cette localité est Ta-boutissant ordinaire des promenades en tramways d’une foule de citoyens du centre et des autres par-lies de la ville, le soir et les jours de congé, c'est donc une partie importante de la population et non pas les seuls résidents de Cartierville qui souffrent de cet étal de choses.Encore uhe fois, nous nous demandons à quoi sert la multiplication des commissions si leur efficacité ne sc traduit pas par une plus grande vigilance à l’endroit des intérêts des citoyens ?Autrefois il aurait suffi d’une simple représentation à un éehevin pour remédier à cet état de choses.Maintenant il faut faire le diable à quatre pour obtenir quoi que ce soit de la compagnie ou de la municipalité, toutes deux régies par des commissions.L.D.Le Comité catholique de propagande française à l’étranger nous communique la lettre suivante: Le retour décisif de la paix fait éclore une floraison de manifestations religieuses.1 y a des millions de Français «lui veulent rendre grâces et rendre gloire à Dieu.Dans un grand nombre de cités, sont ouvertes, en vue de l’érection de monuments votifs, des souscriptions populaires; et, sans (tue soit ralenti l’élan qui continue de porter les générosités catholiques à Montmartre, elles voient affluer les offrandes.Paris et Versailles auront bientôt leurs églises de reconnaissance à Jeanne d’Arc; Lyon et Marseille élèveront des édifices au Sacré Coeur; Nancy consacrera un temple à Notre-Dame de Lourdes.Ut ce ne sont là que des exemples, entre beaucoup.Mais en outre, il se dressera, aux points culminants de la guerre, des sanctuaires vraiment nationaux.L'archevêque de] Reims et l’évêque de Châlons veulent construire, au milieu des plaines de Champagne, sur la colline de Dormans indiquée par le maréchal Foch, une chapelle commémorative de la double victoire miraculeuse (le la Marne.A Douaumont, Léve-gue de Verdun doit offrir un monument de souvenir et de prière aux héros tombés pour la défense de la glorieuse citadelle.En même temps (tue Ton s’apprête à chanter les louanges du Christ en hymnes de pierres, on le remercie, dans les antiques pèlerinages français, de s’être affirmé une fois de plus, ainsi (tue parlaient nos aïeux, “Tami des Francs”.Les traditionnelles démonstrations de nié-Ic populaire, interrompues pendant la tourmente, renouent le anciennes coutumes avec une intensité rajeunie.L’archevêque de Montréal était en admiration, voici quelques semaines, à Angers, devant la spleiv dide procession de la Fête-Dieu qui conduisait tout un peuple à trav.-s tous les quartiers d’une grande ville respectueuse.11 eût éprouvé ces jours-ci, la même émotion enthousiaste, à la vue du grand Pardon de Guingamp, transformant la vieille cité bretonne en un sanctuaire immense.Mais, parmi ces manifestations de ferveur publique, il en est une qul mérite une mention toute spéciale, Elle affirme, en effet, non seulement la permuneucé encore avivée de ta piété française, mais aussi, maigre certains retours offensifs des préjugés parlementaires, un esprit nouveau dans l'administration gouvernementale.11 s’agit de solennités qui furent célébrées, le 3 juillet, sur le Mont St-Michel.De tout temps, la France a prie le grand archange comme un protecteur national.Et saint Michel, au surplus, a daigné, maintes fois, se montrer bon Français.Par une intervention qui remonte aux ore gines de notre histoire, il a choisi nos rivages nour y dresser l'un des plus merveilleux 'monuments de son culte.Plus tard, répondant aux hommages élevés vers lui par de longues générations royales et populaires, il est descendu du ciel à Donrémy pour nous envoyer Jeanne (l’Arc.Et ce seul bienfait suffirait à le consacrer T an g.- gardien de la patrie.Aussi, nulle dévotion n’est plus chère aux catholiques de France, ni plus profondément incorporée dans nos vieilles coulumes.("est saint Miche! que les bâtisseurs de l’église de Montmartre ont voulu poster sur le sommet du temple ; et il me souvient encore, avec ('motion, d’avoir entendu le cardinal Amette annoncer à son peuple, après avoir bénit la statue de l'archange: “Je lui confie solennellement cette basilique!” Gardien vigilant.il Ta bien protégée! Ce temple, élevé au faite de Paris et qui, par tout ce qu’il contient d’âme française, devait exciter la convoi- des bourreaux de Reims, a été mira-•é lise meurtrière lu cathédrale de culeusoment préservé de toute atteinte.Or, voici bien longtemps ’ a-t-il des écoles séparées en Nouvelle-Ecosse; 2o y a-t-il des écoles, séparées ou au- tres, où l’on n’enseigne que le français et, dans l’affirmative, combien y en a-t-il et où sont-elles situées ?” Et M.MacKav „ répondu : “Il n’y a pas d’écoles séparées en Nouvelle-Ecosse.L’anglais doit être enseigné, dans toutes les écoles.La langue française peut rire employée dans les quatre premiers tours (grades), pourvu que les enfants apprennent l’anglais de.façon à pouvoir ensuite poursuivre leurs éludes en anglais.” Une seconde dépêche de M.Mac-Kay atteste que celui-ci a communiqué à l’inspecteur des écoles acadiennes copie de la correspondance échangée entre lui et M.Phalen et que l’inspecteur a répondu qu’il n’y a pas un mot de vrai dans les assertions de M.Ward-Whyte, (pie dans toutes les écoles qui sont sous sa juridiction, on enseigne l’anglais conformément aux règlements cités plus haut.Voici un point qui devrait être réglé.Honneur aux anciens Berthier-en-bas célébrera dimanche le deux centième anniversaire de sa fondation.11 y aura à bette occasion d’imposantes manifestations, que présidera Mgr P.-E.Roy, l’un des enfants de la paroisse.Ainsi se propagent les coutumes de respect et l’hommage aux anciens.On ne devrait point laisser passer, sans le fêter, un anniversaire digne de mention.Nous n'établirons jamais trop de ces chaires d'histoire en plein air dont parlait l’autre jour, dans son éloquent discours de Lachine, le R.P.Côté.0.H. LL oL v uni, MOW !ULAL.SAMEDI, lü iiOU i' lülü Vo£j.A» — 1\« lÿjd ‘«T-*- i II in II lin i JM lettres au “DEVOIR” CHRONIQUE DU LISEUR Noum ne publiuiiH que deu lettres iignéex, ou des communicutions uc-comimitnées d'une lettre signée, avec Adresse uuthenlique.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte tie temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.PROTESTATION /-Ck dR COn,p,eti' mercerie, etc, Te 5,-A.de LORIMIER “ 84 OUEST, RUE NOTRE-DAME.1 VOL, X.— No 192 MONTREAL, SAMEDI, 16 AOUT 1919 3 CALENDRIER PKMAIN, DIMANCHE, 17 AOUT m# \.DIMANOBH DI LA PENTECOTE EOLLENNITK UE I,'ASSOMPTION Lever du eolvll.5 heuree 02.Coucher du eolell, 7 heuree 0*.Lever de 1 ulune.0 heuree 50.Coucher de lu lune, le noir, 0 h 04.Nouvelle lune, le 25.à 10 heuree 43 minu- te* du matin.Wimrft&T» «*«»*:?Toutes les nouvelles par nos DEV rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN AVEKSES LOCALES LUNDI.1» AOUT 1519 SAINTE HELENE, IMPERATRICE, VEUVE Lever du oulell.3 heuree 03.Coucher du eolell, 7 heuree 01.Lever de la lune, 10 heuree 41, Courber de la lune.1 heure 02.WILSON N’EN VEUT PAS !,/¦; PRESIDENT EST OPPOSE A TOUT AMENDEMENT AU TRAITE.— IL CRAINT D’ETRE OBLIGE DE DEMANDER UNE PAIX SEPAREE A HEREIN.— MENACES AUX SENATEURS.Washington.15.— J-e président Wilson a déclaré en ternies non équivoques au Sénat aujourd’hui, qu’il est opposé aux réserves que quelques-uns ont proposées.Il a clairement fait entendre qu’il est prématuré de faire des réserves et que Je devoir de ceux qui sont en faveur du traité de paix et de la Ligue des nations est de désapprouver tout amendement qui serait présenté pour 'modifier ces deux pactes.La crainte exprimée par le président Wilson que des amendements au traité soient faits a surpris les sénateurs, car ils croyaient que les tenants des amendements ne pourraient recueillir les votes nécessaires.D’après le sénateur Hitchcock, le président Wilson est d’avis que ia disposition du traité qui a trait au Chan-Toung peut ‘être modifiée en enlevant le mot Japon et en le remplaçant par le mot Chine dans la clause qui règle les droits du Japon dans la péninsule du Chan-Toung.Un autre amendement à la Ligue des nations que le président Wilson craint est celui qui a trait au nombre de votes do l’empire britannique au conseil de la Ligue des nations où chaque Doaninion britannique aura droit à un vote, outre le vote de la Grande-Bretagne elle-même.Se faisant le champion de l’idée du président Wilson de ne pas accepter des amendements, le sénateur Hitchcock a annoncé qu’il portera la parole au Sénat, la semaine prochaine, et il a demandé 1 que les sénateurs ne prêtent l’o-reiile à aucun amendement.Dans le discours qu'il prononcera au Sénat, le sénateur Hitchcock appuiera sur l’idée que tout amendement fait au traité de paix voudra dire que le traité devra être envoyé en Allemagne pour être approuvé de nouveau.Si, pendant ce lumps, les autres grandes puissances ont accepté le traité dans sa teneur actuelle, comme l’Allemagne l'a déjà d’ailléurs fait, les Etats-Unis devront aller demander humbUunent à l’Allemagne d’accepter une paix séparée avec les Etats-Unis.Le sénateur Hitchcock dit, après le président Wilson, que le moindre amendement fait au traité actuel exigerait la rédaction d'un nouveau traité et les Etats-Unis perdraient les bénéfices dn traité actuel.Si ce traité est rejeté ou s’il est amendé et s’il doit retourner en Allemagne pour être approuvé les Etats-Unis se verront privés des teintures allemandes que les autres nations pourront probablement avoir facilement.S’IL FAUT UN AUTRE TRAITE.Le président Wilson a dit au sénateur Hitchcock que si le Sénat fait en sorte de rendre nécessaire la rédaction d'un nouveau traité, il enverra les sénateurs Knox et Lodge à Berlin pour négocier ce nouveau traité.Dans l’opinion du président, il n’y a pas actuellement de compromis en vue au sujet du traité de paix et de la Ligue des nations.Le temps des réserves n’est pas encore arrivé.“La tâche du président et la mienne, a dit le sénateur Hitchcock est de travailler a faire rater les amendements au traité de paix e* à la Ligue des nations.Le moindre amendement voudrait dire que les Etats-Unis sont entrés dans la Ligue des nations et ont accepté le traité de paix sans avoir confiance l'un à l’autre.” Avant de su rendre à la Maison Blanche, le sénateur Hitchcock a eu une entrevue avec M.McNary qui est le leader des “réservistes” modérés, et il lui a demandé combien de républicains voteraient en faveur des reserves modérées.M.McNary a répondu (pie vingt à vingt-cinq voteraient pour ces amendements.Il a aussi averti le sénateur Hitchcock que le sénateur Lodge a une nouvelle série de réserves à présenter au Sénat pour modifier le traité de paix et la Ligue des nations.Après avoir eu ces renseignements le sénateur Hitchcock a dit que quarante sénateurs étaient en faveur de l’acception du traité sans réserves, que vingt-cinq demandaient des réserves et que le reste, c'est-à-dire Irente, aimeraient mieux voir le traité disparaître.Le sénateur républicain Lodge a dit que si on prenait le vote au Sénat pour savoir qui acceptent ou qui rejettent le traité de paix, trois républicains seulement se prononceraient en faveur de l’acceptation tandis (pie trois démocrates voteraient contre.Alors les deux tiers des votes en faveur de la ratification sont impossibles à moins que les réserves ne soient incluses dans le traité.Les intimes du sénateur Lodge disent que les réserves qu’il a présentées ne sont pas toutes de lui.Le programme d’Elihu Root a été la base de ces réserves.Quelques hommes politiques ont aussi fait leurs suggestions.La question du Chan-Toung sera la principale qui sera discutée à la réunion à la Maison Blanche qui a"ra Heu mardi.\ cause de l'opinlo, primée ST-JEAN REÇOIT LE PRINCE DE GALLES L’ENTHOUSIASME ETAIT GRAND MALGRE UNE PLUIE BATTANTE.St-Jean, Ht.— Le prince de Galles a mis le pied sur le sol canadien à 11 heures hier.La température laissait à désirer puisque la pluie a commencé de tomber dès l’arrivée du prince, mais l'enthousiasme était considérable.Le prince a dû attendre une heure après l’entrée du Dragon dans le port ¦de St-Jean parce que le navire avait l’heure solaire tandis que ‘lu ville tic St-Jean avait l’heure fictive du gouvernement canadien.Les dignitaires sont allés le saluer à bord.Ensuite le prince a débarqué.La foule qui se pressait sur le quai l'a acclamé avec enthousiasme.Le prince a vingt-quatre ans mais ü semble plus jeune.fl porte l’uniforme de la marine.Ses manières sont élégantes.Il est très réservé.Après s’être arrêté quelques instants pour répondre aux acclamations de la foule, le prince a pris place dans l'automobile du lieutenant-gouverneur 'Pugsley pour se rendre à l’arsenal.A ce dernier endroit on lui a présenté la première adresse.Ensuite il v a eu revue du 26e bataillon et présentation d’un drapeau à ce bataillon.A J heure le prince a visité l’hôpital militaire de Lancaster.A 1 heure 15 il était l’hôte du premier ministre Foster à un dîner au Union Club.Ce dîner a réuni les invités des plus distingués.Il y a eu des discours prononcés par le premier mi nistre Foster et par le lieutenant-gouverneur Pugsley.Dans -sa réponse au premier ministre Foster le prince a dit: “Je veux que le Canada me regarde comme Canadien.Je le suis par Je coeur sinon par la naissance en nia qualité de fils aîné du maître de J’empire britannique.Je puis vous assurer que je suis Canadien.” Le thé dansant donne par le lieutenant-gouverneur Pugsley à sa résidence a été l’événement social de la journée.Environ mille personnes ont été présentées au prince sur la véranda de “Rothesay”.H a dansé deux fois, une fois avec Mme Pugsley, femme du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Bunswick, et l’autre avec Mme W.S.G.Pugsley, bru du lieutenant-gouverneur.Ensuite il s’est embarqué sur le Dragon et est reparti d’Halifax à 7 heures.-e- LES ENQUÊTEURS SERAIENT NOMMÉS La nouvelle est venue au palais que le Dr Wood, inspecteur en chef (les prisons et cours provinciales, et le Dr Daignault, inspecteur adjoint, ont été nommés pour instituer une enquête dans le cas de M.Eug.Beau-lieu, qui a été suspendu sur une déclaration de Gabriel Giannetti.AI.Beaulieu a remis -sa déclaration assermentée à M.Corriveuu.Giannetti s’est dit 'la dupe du greffier.H n’en serait rien.M.Beaulieu raconte les faits: Giannetti ou plutôt Del Sole alors voulant cautionner pour Hyman Chrystal, avait dù fournir ses titres de propriétaire foncier.Cela fait, M.Beaulieu signa les dix brefs de libération.Puis comme ou lui avait demandé de se rendre à Bordeaux, il avait accompagné Sole et Shaftzberg et rendu visite à Chrystal, puis on était venu au domicile.rue Sherbrooke, de ce dernier, père du détenu, et Beaulieu jure n’avoir reçu rien d’autre que le prix d’émission (Tes bons de cautionnement.-a- LA RÉVOLUTION AU HONDURAS San Salvador, 16.— Les dépêches reçues ici hier rapportent (pie la révolution hondurienne fait des progrès.Les départements de Gracias et de La Esperanza ont été enlevés, dit-on, aux troupes fédérales.Il parait que le général Raphaël Lopez Gutierrez, dans les départements de Paraizo et de Choluteca, et le générai Cardona, dans ceux d’El Valle el de La Paz, opèrent avec succès .-*- LE COÛT DE LA VIE Ottawa, 16.— Le coût de la vie a encore monté en juillet, d’après les estimés de la Gazette du Travail.Le coût moyen de 29 aliments ordinaires dans quelque soixante villes au milieu du mois était de $13,77, comparativement à $13.72 en juin, à $13 en juillet 1918 et à $7.42 on juillet 14914.Les prix du combustible et du loyer n’ont pas changé.par le secrétaire Lansing, que la décision au sujet du Chan-Toung est celle du président Wilson, on se propose de demander .au président des renseignements que nul autre ne peut mieux donner.Les sénateurs demanderont au président les raisons de la décision qu’il a prise.Les questions du nombre de votes de l'Empire britannique au conseil de la Ligue des nations comparé à celui du vote américain, de l’indépendance de l’Irlande, de la doctrine Monroe et les questions d’ordre interne seront aussi discutées à la Maison Blanche.On dit que les avocats de la liberté de l’Irlande sont tombés d’accord sur das réserves au sujet de l’Irlande, On dit que ces réserves pourront être approuvées par tous.L0VASSY A ÉCHOUE SUIVANT UNE DEPECHE DE BERLIN, LE NOUVEAU CABINET HONGROIS EST TOMBE ET UN-GOUVERNEMENT ULTRA-CONSERVATEUR A ETE FORME ~-LES SOCIALISTES SERAIENT AMADONES.Londres, 15.— Des dépêches reçues à Londres via Berlin, disent que le nouveau cabinet hongrois dont le.chef Lovassy, a été renversé.Suivant la dépêche du correspondant de la “Berlin Vossische Zei-tung”, à Budapest, un autre ministère ultra-conservateur a été formé.La liste de la "Vossische Zeitung” des membres du dernier cabinet, comprend Friedrich comme premier ministre et Lovassy comme ministre (tes Affaires étrangères.Un communiqué incomplet du correspondant de la presse associée à Budapest, dit que la chute du gouvernement l.o-vassy est due principalement à l’insistance des socialistes qui, à la dernière heure, se sont aperçus que le gouvernement démocratique n'avait pas assez de garanties.Cette dépêche ajoute (pie le régime de l’archiduc Joseph a commis une faute en faisant la guerre à tout ce qu’il y avail de communiste, tout en proclamant qu’il désirait marcher de pair avec les socialistes, dont certains avaient quelque sympathie avec les communistes.Plusieurs milliers de communistes ajoute le communiqué, ont été arrêtés, y compris l’ancien president des soviets Garbrai qui en voulait aux socialistes, parce qu’il était regardé comme un modéré.LA MONNAIE COMMUNISTE Berlin, 16.— Une des premières questions discutées par le nouveau cabinet hongrois a été l’émission de l’argent sous le régime communiste.L’argent soviet, mandent des dépêches de Budapest, sera déclaré “monnaie fausse” ou on lui donnera une valeur temporaire afin que les Hongrois qui ont été forcés de l’accepter du cabinet de Bêla Kun ne perdent pas toute leur fortune.On dit que l’argent communiste ou “monnaie blanche” aura une valeur arbitraire équivalant au cinquièmci de la “monnaie bleue”, comme on appelle les couronnes sans valeurs monétaires de l'Autriche-Hongrie.Plusieurs industriels hongrois prétendent que la monnaie blanche est presque toute entre les mains de spéculateurs et que le public en général détient les billets de banque émis par le gouvernement Kar-lyi qui sont remboursés par la banque de l’état hongrois.Le correspondant de Budapest au “Tagebiatt” appelle l’avènement du nouveau cabinet hongrois “une victoire réactionnaire”.11 dit que les milieux modérés et conservateurs ont pris froidement la nouvelle de l’avènement du nouveau cabinet.Le baron Perini, le nouveau minisire de l’Intérieur, est mécontent, dit le correspondant, à cause de ses accointances avec le comte Tisza (Hauszer), Je ministre de l’Instruction, et Peidell, le ministre du bien-être public, qui sont très cléricaux.Julius llubinsk, le ministre de l’Agriculture, est le chef de l’association des propriétaires fonciers hongrois, et sa nomination, dit-on, est considérée comme l’indice que les intérêts des seigneurs seront protégés.Herr Heinrich, le ministre de l’Industrie, est membre de l’une des plus grosses familles d’industriels de Budapest.Koloman Hegedus, le ministre des Finances, a été pendant longtemps membre de la Chambre basse de la Hongrie et c’est un grand financier et un fort politicien.Le premier ministre Lovassy, dit le correspondant, a consenti à entrer dans le cabinet pour empêcher les adeptes de l’archiduc Joseph de contrôler la politique intérieure et étrangère du gouvernement.LES SOCIALISTES DANS LE NOUVEAU CABINET Budapest, 16.— Les socialistes ont consenti à faire partie du nouveau cabinet lorsque l’achiduc Joseph, gouverneur de la Hongrie, a déclaré de nouveau qu’il se retirerait de la politique dès que le cabinet sera définitivement formé.Les sorialistes craignent que les royalistes ne fassent une grande propagande aux prochaines élections de l'Assemblée constituai: te.# * * (Serivce de la Presse Associée) Berlin, 16.— Un courrier est arrivé à Budapest porteur d'une lettre de l’ancien empereur Charles à l’archiduc Joseph, dans laquelle Charles se dit encore le roi régnant de Hongrie et prie l’archiduc de garder le pouvoir suprême jusqu’à son retour.Charles remercie l’archiduc des services qu’il a rendus à la dynastie des Habsbourg.Le comte Michel Karolyi, ancien premier ministre de la Hongrie, aurait dit à un personnage politique influent que la cour d'Autriche appuyait le “projet allié” de mettre sur le trône d’Autriche le jeune archiduc Otto, l'aîné des fils de l'ancien empereur Charles.Ce projet, aurait ajouté Karolyi, est appuyé par les cléricaux et les socialistes chrétiens, Le comte Karolyi a dit que Stephen Friedrich, le ministre de lu guerre dans le nouveau cabinet hongrois, était Irès radical quand il était dans l’ancien ministère.UNE LIGNE QUI DISPARAÎT 1 PARTIR DE LUNDI, LES TRAMWAYS DE LA RUE DES COMMISSAIRES CESSERONT LEUR SERVICE, POUR FACILITER LE TRANSPORT DU RLE.— LE ¦‘MEGANTIC".A partir de lundi prochain, les tramways de la rue des Commissaires cesseront leur service.Ce changement est dù à la nécessité de construire deux voies de déchargement, de la rue McGill à la rue Berri, de façon à pouvoir expédier d’ici à la fin de la saison, les 60 ou 65 millions de boisseaux de blé par le port de Montréal.H est entendu que la compagnie des tramways ne reconstruira pas ces voies en dehors du mur de revêtement.Cela demanderait une dépense de $90,- 000, et cette ligne n’est achalandée que pendant la saison de navigation.A partir de lundi, les gens devront donc marcher.M.M.P.Fennell, secrétaire de la commission du havre, a déclaré que la commission n’en est venue à cette décision qu’après de longues délibérations.Les voies des tramways ont été construites sur la propriété du havre en 1901.Il y a eu contestation légale.La Cour .supérieure donna gain de cause à la commission du port et ce jugement fut maintenu en appel.Depuis, la compagnie des tramways s'est servie de la propriété du havre.Un message du “Caronia”, de la ligne Cunard, annonce que ce navire sera à Halifax ce soir.A bord se trouve le général sir Arthur Currie et son état-major.Le “Corsican” mouillera dans le port, lundi, avec 38 officiers et 323 soldats.Le “Megantic”, arrivé à Québec hier, sera ici, ce soir.Les “Grenadiers Guards,” donneront un concert à Québec et deux concerts à Montréal.Le “Megantic” ramène 1,700 sacs de courrier.Les soldats qui se trouvaient à bord sont débarqués à Québec et arriveront ici par des trains spéciaux.L(> “Baltic” a quitté Liverpool le 13 août: il est attendu ici le 21 courant.1, ’“Adriatic” a fait une expérience.C'est le premier vaisseau sur lequel on ait porté un aéroplane un courrier urgent arrivé au port après le départ du navire.Inexpérience a été un succès.Le transatlantique était parti depuis-trois heures lorsqu'un aéroplane le rejoignant laissa choir sur le pont un sac de matière postale.Le “Metagama” partira demain pour Liverpool avec 435 passagers de première.Le “Saxo-nia” a quitté Liverpool pour le Canada le 13 dernier: il ramène 156 officiers et 1,489 soldats.DANS LE PORT Arrivés : Canadian Seigneur, Procida.— Départs : Atalaia, Norfolk Range.AUX QUAIS Yarthmouth, Billbster, Lord Duf-ferin.Wangaratta, Vardulia, Hudson, Carrigan, Metagama, Canadian Seigneur.Manchester Hero.Blue Bills, Andreas, Imperoyal, Procida.-«- TÉMOIN IMPORTANT Le détective Constantin, au service de la commission des incendies, a rejoint le jeune homme, signalé par un inconnu pour connaître l’origine exacte de l’incendie du Parc Dominion.Cet individu et sa femme se seraient eux-mêmes échappés du sinistre.Ils en auraient vu le commencement.Un autre témoin déposera aussi aux enquêtes du coroner et du commissaire Latulippe — la dernière pour être reprise mercredi.C’est celui-là même qui était sorti du milieu des flammes et sur qui on avait lancé un jet d’eau.On nous annonce en meme temps que M.L.R.Cooper, conformément aux recommandations uu'on lui a faites, fera commencer dès ce matin le déblaiement systématique des ruines.Coûte (pie coûte, on veut trouver les cadavres qu’elles recèleraient encore.A l’enquête du commissaire des incendies.M.Ls.Guyon, inspecteur en chef des établissements industriels pour la province, et M.J.-N.Gauvreau.inspecteur des immeubles publics de Montréal déposeront.-«- J.A.PINARD A ETE CHOISI (Service de la Presse associée) Ottawa, 16.— J.A.Pinard, député d’Ottawa Est, à la législature de l’Ontario, a été nommé pour briguer les suffrages dans cette division, à une assemblée des libéraux d’Ottawa, ce soir.Les trois candidats sur les rangs étaient Robert Laurier, neveu de sir Wilfrid Laurier, Auguste Lemieux et J.A.Pinard.M.Laurier se retira et le vote pour les deux autres candidats fut de 416 pour Pinard et de 108 pour Lemieux.Le comte a déclaré que lors du sac du château de Budapest, au mois de novembre dernier, Friedrich u attaqué personnellement l’archiduc Joseph, (IlNunt que tous les Habsbourg devraient être renversés, RÉGLEMENT DE CONSTRUCTION MODIFICATIONS PROPOSEES PAR LE COMMISSAIRE VERVILLE AU REGLEMENT RELATIF A L’ERECTION I) E MAISONS DANS LE QUARTIER A HUNT- SIC-BORDEAUX.— LES PERMIS DES COCHERS.En vertu d’un nouveau règlement qui vu être soumis, la semaine prochaine, par le commissaire Alphonse Verville, le règlement No 647, touchant la construction dans le quartier Ahuntsic-Bordeaux, sera amendé de façon à faire disparaître la restriction de l’article 7, relative à la construction d’escaliers sur les côtés ou la façade d’une maison d’habitation érigée rue St-Denis, entre la rue Bélanger et le boulevard Crémazic, et de façon à défendre la construction d’escaliers à l’extérieur d’une maison d’habitation conduisant plus haut qu’au deuxième étage.Gel article se lit comme suit: Article 7.— Dans les rues et sur les avenues suivantes: Berri, des limites sud du quartier au boulevard Gouin, Boisseau, Clarke, Dazé, Dick, du Parc, Durham, des limites sud du quartier au boulevard Gouin, Fleury, Henri-Julien, Hogue, Jacob, Lamarche, Laverdure, Lamothe, de la rue Lamarche au boulevard Gouin, Leslie, Gault, Lightall, Mnr-Uuff, Meilleur, Meunier, Michaud, Milieu.Porras, Péloquin, à partir en arrière des lois de l’avenue Ferras jusqu’au boulevard Gouin, ius-qu’aux rues Prieur, Bacine, Sauriol, Sauvé, Sl-Churlcs, des limites sud du quartier au boulevard Gouin, St-Denis, des limites sud du quartier au boulevard Gouin, St-Laurent, entre la rue Lighthnll et le boulevard Gouin, Tanguay, Tolhurst, (a) l’exercice de toute industrie ou commerce quelconque est prohibé et on ne peut y construire (tue des maisons d’habitation; (b) la ligne de construction est fixée à dix pieds de la ligne homologuée de la rue ou de la rue s’il n’existe pas de ligne homologuée: (cl toute maison d’habitation doit avoir au moins vingt-cinq (25) pieds de hauteur; (d) les murs extérieurs pourront être de bois lambrissé en plâtre et ciment, mais dans ce cas.ces maisons devront être détachées ou jumelles (semi-détachées), et les murs latéraux ou en arrière devront être à six (6) pieds au moins de la ligne de côté ou d’en arrière du terrain sur lequel la maison d’habitation est érigée: (e) il ne devra pas y avoir sur la façade ou les côtés d’une maison d’habitation quelconque d’escaliers conduisant à un étage autre que le rez-de-chaussée; (f) il est défendu d’ériger des maisons d’habitation sur l’arrière des ten rains.PERMIS DE COCHERS Le commissaire R.A.Ross a donné avis qu’il proposera prochaine-cnent la première lecture d'un règlement pour amender le règlement No 432, tel qu’amendé par des règlements subséquents, en remplaçant le paragraphe de la section 29 concernant le permis sur les voitures de louage pour le transport des voyageurs et en augmentant le permis imposé sur ces voitures de louage.Cette augmentation.non encore déterminée, est destinée à défrayer une partie des dépenses de la cité pour ériger des kiosques pour les cochers et pour leur entretien.UN TUNNEL La commission administrative a recommandé au conseil d accorder à la compagnie des tramways la permission d’ériger un tunnel dans lequel sera posé des tuyaux en fer pour le chauffage des établissements de la compagnie situés rue Sainte-Catherine-est, en face du No 1502.Ce tunnel devra être construit du nord au sud.On a autorisé la pose d’uii tuyau à l’eau sur l’avenue Northcliffe à 400 pieds au sud de l’avenue Brillon, jusqu’à 75 pieds au nord du Chemin de la Côte Saint-Antoine, et de voter à cette fin un crédit de $5,000 imputé sur “Pose de tuyaux en général.” La commission administrative ordonne à la Commission du Havre de faire les travaux suivants, pour donner suite à une résolution adoptée récemment : 1.—Le soutènement de ses trois voies ferrées à l’endroit ou la tranchée sera pratiquée; 2.—La pose d’une longueur d’environ 52 pieds de tuyau de 6’.0 de diamètre à l'extrémité de la décharge au travers du quai de bois et eu dessous de l’eau basse; 3.—La réparation du quai à l’endroit de la brèche où le tuyau sera posé.La ville fournira seulement le tuyau.La ville devra payer à la Commission du Havre le coût de ces travaux, matériaux et main-d’oeuvre au prix coûtant, plus 10 p.c.La commission administrative a autorisé le département des Achats et des Ventes à acheter, sans délai, un moteur de 250 c.v., pour remplace ç agesn ua “a ’a ç£x ap inpo jod station de pompage de Notre-Dame de Grâces, lequel n’est plus suffisant.-a- Ottawa, 16.— Soixante-trois grèves affectant 35,096 ouvriers, et résultant en la perte de 501,010 jours de travail, se sont produites en juillet d’après la Gazette du Travail.C’est une diminution sur le mois do juin, UNE ENQUÊTE SUR L’AFFAIRE DE GUELPH LE GOUVERNEMENT NOMME LES JUGES IV.E.MIDDLETON ET J.4.CHISHOLM POUR ENQUETER.Ottawa, 16.— Le juge W.K.Middleton, de lu Cour suprême d’Ontario, et le juge Joseph A.Chisholm, de la Cour suprême de la Nouvelle-Ecosse, ont été officiellement nommés par le gouvernement fédéral membres d’une commission royale qui enquêteront sur les accusations portées par le révérend 1’.Kennedy il.Palmer, de Guelph.Ontario, et plusieurs autres au sujet du noviciat de Guelph.On se rappelle que, dans la soirée du 7 juin 1917 le capitaine A.C.\IacAuley visita cette institution pour s'assurer si elle cachait des novices entrés là pour éviter le service militaire.L’arrêté ministériel qui nomme cette commission royale a été publié et il rapnelle ^ M.Arthur Meighen, comme ministre de la Justice, a dit au cours d’un débat à la Chambre, le 7 avril dernier, sur proposition de sir Sam Hughes, qu'une commission royale enquêterait sur cette affaire.L’arrêté énumère .les principales accusations portées par le révérend Palmer et répétées par sir Sam Hughes dans son discours à 'la Chambre; “En conséquence de ce qui précède, le ministre reeoiAmande que le juge W.E.Middleton, juge de la Cour suprême d'Ontario, el le juge Joseph A.Chisholm, juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Ecosse, soient nommés commissaires en vertu de la loi des enquêtes pour tenir enquête et faire rapport des faits portant sur les allégations dans les dites accusations et énumèrent les déclarations en tant qu’elles renferment des allégations d’inconvenance et de conduite de la part du ministre de la justice, du ministère de la justice, du ministre de la milice ou du ministère de la milice, et soumettent avec leur rapport la preuve prise dans la cause pour que soit bien renseignée Votre Excellence et le conseil de ses ministres.” L’enquête, par celte commission royale, sera instituée aussitôt que le sous-ministre Newcombe, du ministère de la justice, sera de retour à Ottawa, dans quelques jours.On croit que la commission tiendra son enquête à Ottawa et à Guelph, Suivent les allégations avancées par Je révérend Palmer : 1.— Le ministre de la justice à Ol-tawa s’est mêlé à la commission militaire à Guelph pour obtenir des renseignements quant à l'état civil des pensionnaires du noviciat de Guelph.2.—En agissant ainsi, le ministre a pris sous sa protection spéciale l’institution qui aurait dû être traitée comme toute autre institution.3.—M.C.J.Doherty était de concert avec le capitaine MacAuley.dans la nuit du 7 juin, tandis que ce dernier agissait selon tes instructions de ses officiers supérieurs.4.—Le ministère de la justice, par son ministre, aurait abstenu du service militaire tout jeune homme d’âge militaire résidant dans cette institution.5.—La censure de la presse, à l’instigation d’un ministre de la Couronne, a grossi dans l’opinion publique, l’idée qu’une protection spéciale était accordée au noviciat de Guelph.M.Sam Hughes, de sou côté, lors de l’incident, a déclaré à la Chambre, que ie gouvernement avait indûment exempté les novices de l’examen médical.11 a ajouté (pic la communication entre le ministre de la Justice et MacAuley est louche.L’ancien ministre de la Milice a porté dans le temps d’autres accusations.-?- RETRAITE FERMEE DES MEDECINS La retraite fermée annuelle des médecins aura lieu à la Villa Saint-Martin, du jeudi soir, 21 août, au lundi matin suivant.Ceux qui désirent y prendre part sont priés d’envoyer leurs noms au H.P.Archambault, S.J., Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe (Laval).-«- LE TRAITÉ EST RATIFIÉ Londres, 16.— Le roi George a donné son assentiment au bill du Parlement ratifiant le traité de paix avec VAllemagne.Le bill devient ainsi loi.-a—.i UN CYCLISTE SE TUE On signale un accident qui a été fatal à deux hommes, dont l’un a déjà succombé, hier soir, à ses blessures.C’ést un nommé Joseph Paradis.41 ans, 185, rue St-Thimo-tée.Il montait la rue St-Urbain, en motocyclette, avec un compagnon, nommé Grouix.Tl passait à une vive allure, presque obligé de se frayer un chemin à travers un labyrinthe de voitures et de piétons.A un moment donné, par un mouvement trop brusque du guidon, la motocyclette alla donner sur un poteau du télégraphe sur lequel a été lancé le conducteur.Grouix a été relevé sur le pavé» Transporté tous deux à l’hôpital Royal Victoria, Paradis est mort presque aussitôt, tandis que Grouix, après un pansement, a pu retourner chez lui.L’ÉPÉE DE DAMOCLÈS NEW-YORK EST MENACEE PAR UNE GREVE DE TRAMWAY.PLUS GRANDE QUE CELLE DE BROOKLYN.— LE CHIP MAGE COMMENCERA DEMAINt SI LES EMPLOYES S'OBTIENNENT 50 P.C.D'AUGMENTATION.(Service de la Presse Associée.) New-York, 16.New-York esl menacée, dès demain matin, d’una grève de tramway, pire (pic cello de Brooklyn, si les employés n’oh* tiennent pas 50 pour cent d’aug< mentation de salaire, au lieu de 1(1 pour cent annoncé mercredi.Cet avis vient des wattmen employés aux voies souterraines et aérien* nés de l'Inlerborongh Rapid Tran] sil Compang, qui sont membres du YEmplogees’ Brotherhood.Dès qu’il a appris que la compa* gaie avait refusé les demandes deH hommes, le maire Dylan a publié un rapport dans lequel il déclaro que la grève sera le fruit d’une en* tente entre les chefs de la compin gnie et, en quelque sorte, une par* tie de leur programme qui veut hausser les taux de transport eii ville." Cette grèxe menaçante, déi elare M.Hyman, ressemble à cé que la police appellerait “ un traj vail préparé au-dedans.Ce serâ en réalité une grève préparée par ITnterborougli, ses officiers et ses employés, tous ligués contre le pu* blic new-yorkais.Les citoyens ont le devoir de sé préparer en conséquence.Les an* torités municipales feront tout ert leur pouvoir pour fournir provi* soirement les facilites de transport nécessaires et la police empêchera toul désodre.”Si la grève est vraiment le résultat d’une conspiration à la suite de sug* gestions que les chefs de la compa* gnie auraient faites aux hommes, on compte que le procureur de district Swann prendra une attitude ferme.Ces deux avis ont été suivis d’uri troisième venu du bureau du procu* reur du district : il y est annoncé! qu’on a émis des subpoenas contra Frank Hedley, surintendant généra! de ITnterborough et de la New York Railways Company, section des li* gnes de surface, et contre trois officiers de la New York Railways Employees’ Association, organisation analogue à t'Intcrborougb Brother* hood.L’assistant-procureur de district Banton, qui a lancé les subpoenasj dit que son département désire oble* nir plus de lumière sur la demande de 50 pour rent d’augmentation faite par les employés de la compagnie et l’effort coïncidant de la compagnie pour obtenir le taux de huit sous.NOMBREUX CONFLITS New-York, 16.— Les statistiques fournies par les chefs ouvriers et! publiées hier, démontrent que jat tuais encore, en cette ville, il n’y ai eu autant d’industries d’affectéesj par des grèves existantes ou menaçantes.Les grèves actuelles englobent les acteurs, les usiniers de chemins de fer, les peintres, les plâtriers, les machinistes, les charpentiers,i les usiniers de la “Brooklyn Union Gas Company”, les cigariers, les, travailleurs en cuivre, les confectionneurs de chemises, les fourreurs, les ouvriers employés à la! manufacture de couchettes de cuivre, ceux qui travaillent a la fabrication des parapluies et ceux qui fabriquent des lampes artistiques.Bien qu’elle ait peu attiré l’ai-, tention du public, la grève des ci-, gariers est celle qui affecte le plus! d’hommes, 120,000, dit-on.Au nombre (les grèves (menaçantes, on mentionne celles des ein-! ployés des chemins de fer de! T’Intcrborougb”, de tous les ouvriers de la confection, des commis de poste et des facteurs, des camionneurs et des ouvriers employés à la fabrication des matelas.Le rapport public hier par vingt-sept chefs des unions internationales laisse planer la menace d’une: grève qui comprendrait 1.500,000 hommes.Le prétexte serait l'emploi par les entrepreneurs d’hommes qui ne sont pas de l’union.- LE REGLEM ENT DE FERMETURE On avait fortement et assez généralement demandé la fermeture de bonne heure, et cependant, a déclaré M.Rodolphe Lavallée, secrétaire du; département de la police, cette loi! de la fermeture est très peu observée.Quelques-uns des délinquants ont dit! n’avoir pas pris connaissance dans1 les journaux des avis publics donnés! par le chef Bélanger.Le texte de la loi n'est pas explicite à l’endroit des garages.Et les dépôts d’essence doivent-ils fermer ?, Le chef de police est d’ailleurs sur le point de communiquer aux com-' missaires quelques suggestions à! propos de cette loi.Les regrattiers, dit-on, s’en plaignent beaucoup.-«- NAVIRE ÉCHOUÉ Fort William, Ont., 16.— Le steamer “Huronic” s’est échoué sur l’ile Angus, hier matin.Deux remor-sueurs travaillent à le remettre à flot. Wü UUVOllt, MOMTMKAii.WAMKUI, U» AUUT 1919 VOL.— No m 'lAivl PET;TKS rrrj 1CHES ; DEMANnKS IITMI I.III I — fiiadli'à "fl •nxils, 15 iOUi, l't I soli 1111 r mot miiiiiIi'iiii'II- telro.OBMAKBE8 I)'|tt,EVEH i - Jiiailu'A 20 mints, 15 sous, i t 1 sou ioir mot sunnlitmim tilin'.TOUTES I.ES AtlTKUS IIEMAMtKH I — jusmi'ii 20 mots, 15 sous, 1 sou imr mot su)i ElOnientniii'.CHAMHRE8 A LOUK U i — 15 sous Jus.: Je ne sais quelle fortune m’avait amené chez Mangin, le dimanche 1*1.C’était à Versigny, non loin de Xan-teuil-le-Haudoin, dans celle belle demeure des Kersaint où j’étais venu tant de fois, avec le délicat André Martin-Decaen, jouir du parc le plus romanesque que l’on puisse trouver au pays de Sylvie.Pour qui connaissait Mangin, il y avait manifestement de la poudre dans l’air.C’était visible, rien qu'à l’expression de ses traits en bataille, rien qu’à sa façon de planter dans le sable des allées les talons de ses bottes et de souffler puissamment, la main gauche derrière le dos, (les bouffées de sa pipe.Je ne doutai plus quand il me dit, de son air le plus enchanteur et le plus irrésistible, comme un maître de maison qui retient un hôte à la campagne: ‘Vous nous restez jusqu’à jeudi !” * * Trois heures du matin, le jeudi 18, sur la petite place de Bonneuil.Bonneuil-en-Valois est un trou, à la lisière ouest de la forêt, dans la gorge profondément encaissée d’un ruisseau, d’un “ru”, comme on dit dans le pays, qui est un affluent de la rivière de l’Automne.Cantonnement misérable.Quel changement de décor ! J’y étais arrivé à minuit, par un épouvantable orage, qui répercutait ses tonnerres dans le majestueux silence des forêts.Sous les cataractes d’en haut, nos troupes dans les bois achevaient de se mettre en place, les chars d’assaut cheminaient en broyant les taillis; tout se préparait pour le bond suprême.Maintenant, la tempête est passée.Le ciel noir et sans lune, fraîchement fourbi par l’orage, repose brillant sur les collines.Un reste de brise agite les panaches du mail, évente et aiguise les étoiles.Le ru, dans son ravin, accru des milles rigoles de la pluie, se presse vers l’Automne avec un chuchotement d’eaux fraîches.Deux voitures sans phares, découvertes, attendent devant la porte entrebâillée d’une maison qui est, je crois, le presbytère.Sur le seuil, où, passe le rayon d’une lampe à pétrole, des ombres vont et viennent, rentrent, sortent, apportent des objets, un fanion.Il fait frais.On entend une voix qui déclame : —Un coeur pur va voir se lever l’aurore ! C’est bien lui.Et il livre bataille dans une heure, le terrible homme ! Nous roulons silencieusement vers l’est, du côté où se lève l’aurore.Le ciel pâlit.Le jour se dilue avec une inexprimable lenteur, comme attardé dans l’enchevêtrement des branches.Sa grisaille plus claire enveloppe, au bord de la route, des colonnes d’Américains, qui stationnent à un carrefour, files de fantômes endormis roulés sur l’herbe dans leurs manteaux.Silence, merveilleux silence.L’angoisse devient indicible.Nous croisons dans un village tortueux et assoupi une relève d’hommes bleus qui descendent des lignes.Toujours pas un coup de canon.C’est l’heure où, sur le front, les deux artilleries font trêve, où la guerre ferme les yeux et permet quelques mo-ments de paix.Le jour est lout à fait venu sur les collines.Seule, une étoile brille encore à l’Orient, dernière perle de la pluie de la veille.Elle suspend son éclat agrandi par l’orage, et plus lumineux dans le reste de crêpes mauves qui l’entoure, sur le front de la foret qui couronne les ravins.Nous roulons, la laissant à droite.Mangin lève-t-il les yeux sur elle?A-t-il souri à son étoile ?La 'grande plate-forme calcaire du Valois couverte du manteau de sables qui porte les forêts d’Ualatte, de Compïègne, de Retz, est bornée au nord par une ride, une sorte de longue dune en saillie sur le plateau courant d’ouest en est, et culminant en une butte de 225 mètres, dite de Beaumont.Ce long bourrelet domine le cercle des forêts.C’est sur celte butte, reconnaissable à son dôme de hêtres magnifiques, qu'est l’observatoire de l’armée.L’endroit naturellement est des mieux repérés, comme en témoignent les branches fracassées qui le jonchent.Hier, l’officier du génie qui construisait la tour, fut tué raide par un obus.Mais Mangin est invulnérable.On se demande où il a pu gagner ses cinq blessures.A Souville, le 22 mai 1916, comme il suivait des yeux le 129c à l’escalade de Douaumont, un obus tomba dans le groupe de son état-major, toucha autour de lui cinq de ses officiers sans lui faire une égratignure.Aujourd'hui, d’ailleurs, les Allemands auront bien autre chose à faire que de s’occuper à tirer sur les observatoires.De toute la journée, il n’y tomba pas un obus.Je ne raconterai pas la bataille, cette espèce de bond sublime qui jaillit brusquement, hommes, ca- nons H tanks, sons aucune préparation, des flancs de lu forêt, culbuta l’ennemi, surprit à deux lieues à l’arrière des corvées en manches de chemise, qui faisaient la moisson.Le furent nos zouaves qui lièrent les gerbes,.De minute en minute, le téléphone apportait des nouvelles : sur la carte étalée à terre, de grands traits de fusain sabraient des noms, Ulimidun, Vauxcaslille, Vicrzy, marquaient des pas de géant.\u nord, le général Messimy annonçait que l’ennemi décollait devant Soissons, suppliait qu’on lui envoyât du monde.A dix heures, parmi une escadre nacrée de vapeurs blanches, poussées au-dessus des arbres pur lu brise d’est, parurent les brillantes navettes des avions, pareilles à des poissons d’argent sur l’écume des Cyclades, La "division aérienne” accourait achever le désordre de l’ennemi.Déjà le canon s’étalt tu.Et le général Itobillot lançait sa cavalerie.Comment décrire l’extraordinaire beauté du paysage?Du sommet de l’observatoire, on n’apercevait au loin que l’immense paix des bois, couronnée par l’immense paix des champs.A peine çà et là quelques fumées au coin d’un boqueteau,dans un creux de ravin, comme des feux d’herbes dans la plaine, mais vite dissipées.Parfois, de petites files de fourmis ftrises battant en retraite, disparaissant en bâte derrière une baie: ou bien un peloton de cavaliers déployés au petit trot dans le lointain, précédés de deux ou trois tanks, comme une ligne de chasseurs à la queue de leurs chiens.Tout cela ridant à peine l’imperturbable sourire des blés, l’inaltérable sérénité d’un jour d’or et de miel.Deux cent mille hommes se battaient dans l’immense paysage, où déjà un empire commençait à crouler.Et toute cette bataille et cet écroulement ne faisaient pas un bruit, un mouve-ment discernable sur la face des choses et sur le visage éternel de la nature.* * * Au carrefour du Saut-du-Cerf, les Américains avaient amoncelé les approvisionnements gargantuesques d’une armée, des montagnes de conserves de viandes, de choux-fleurs, une gigantesque nature morte.C’était à peindre.D’ailleurs, ils arrivaient de partout, nos aimables alliés, ils envahissaient toutes les routes, comme des gens accoutumés aux espaces du Texas et aux pistes de la prairie.Il fallait les voir, le sourire fendu jusqu’aux oreilles, ramenant (et de quel pas) des Boches loqueteux et penauds.Je remontai à la tour comme les généraux Pétain et Fayolle en descendaient, ayant félicité le vainqueur et arrêté le programme du lendemain.On annonçait déjà douze mille prisonniers.Le soleil descendait sur la gloire de la journée.Au bas de la butte, dans le taillis, Mangin avait fait dresser sa tente.Il voulait coucher sur le champ de bataille.L’officier d’ordonnance avait bien fait les choses.Il avait ordonné, pour le soir de la victoire, un souper magnifique, un souper qu’il ferait monter tout chaud dans un camion de Bonneuil.Il arriva de ce festin ce qui arrive des plus beaux projets: tout se perdit dans le gulf-stream américain.Le malheureux officier s’arrachait les cheveux.Un moment, on put croire le camion en vue.A neuf heures du soir, tout espoir fut perdu.Le général souriait el, de son air le plus princier, se tournant vers ses hôtes : —Allons, dit-il, ne pas dîner.Jamais repas ne fut plus gai.On retrouva dans un panier une boîte de singe, un doigt de fromage, du porto.Les poilus furent heureux de donner un croûton de boule.Le tout servi solennellement, comme dans les contes de fées, par un nègre impassible.Le chef d’état-major faisait sa caisse et concluait : —Nous bouclerons à dix-huit mille.C’est des prisonniers qu’il parlait.J’eusse donné quelque chose pour être, à la même heure, chez le général d’en face et voir la figure qu’on y faisait.Certainement on dîna mieux chez Son Excellence von Boehm, mais ce dut être de moins bon appétit.Et l’on dormit enfin dans la tente victorieuse, tandis que la forêt retombait à son silence, que des avions rôdeurs faisaient .seulement retentir, un peu tard, des bombes pesantes et inutiles.LOUIS GILLET.(Le “Gaulois”).LEURS CADETS La guerre vous a mis dans,un rang qui n’étalt pas le vôtre.De vous, — je parle des plus âgés de ceux qui m’écoutent, — elle a fait des aînés.Et vous voici, adolescents, déjà étudiés, discutés, attendus, comme si vous étiez des hommes de qui vont dépendre demain les destinées du pays; comme si pour une génération, la vôtre, l’heure était supprimée, où Q jeunesse aperçoit le monde comme un royaume ouvert et la vie comme une éternité, en demeure éblouie, hésite, entreprend avant d’avoir réfléchi, revient, rêve, chante, écrit des vers, impatiente de vivre el trop faible cependant pour le travail qui ne change pas, pour le fardeau qu’on ne dépose plus et qui s’accroîl jusqu’à la mort.Hélas! ce n’est pas là une supposition vaine : vous êtes tels; vous vous devrez, plus tôt que vos devanciers, à des devoirs que d'autres n’ont pu remplir ; vous êtes les exécuteurs du testament des victimes de la guerre, leurs continuateurs immédiats, ceux auxquels nos soldats ont pensé lorsque, sachant qu’ils allaient prématurément achever leur destinée, ils ont eu confiance que la glorieuse France continuerait de vivre, grâce à des petits Français qui leur ressembleraient.Plusieurs l’ont dit expressément: par exemple cet Hubert de Geuser, lieutenant d’infanterie et novice de la Compagnie de Jésus, — frère d’un autre novice amputé des deux jambes et que j’ai salué à l'ambulance de la Panne, frère d'un aviateur tué, frère de six jeunes gens engagés comme lui dans la bataille,— cet Hubert de Geuser qui disait, lu veille de son dernier assaut : “Je me batlrai demain pour que le sang versé fasse jaillir une moisson de vocations, et pour que les berceaux se multiplient, au sein de tous les nouveaux foyers”.Voilà vos ainés, vos modèles, votre honneur, Ils vous appellent ; ils veulent survivre par vous.Que ferez-vous donc pour être dignes d'eux?Vous serez fidèles d’abord à l'éducation que vous recevez ici.Oh! pas d'attitudes avantageuses, pas d’ostentation, pus d’orgueil publie ou secret de ce que vous possédez la vérité : mais l’affirmation tranquille et bonne de votre foi, quand il le faudra, et l’exemple en toute chose, voilà ce qui vous est demandé.Puis, comme vos aînés, vous serez fraternels.Vous vous rappellerez la grande, l’admirable camaraderie de la guerre.Ce temps des pires cruautés fut celui où nos combattants, jusque-là trot) souvent étrangers l’un pour l’autre, involontairement ou volontairement séparés, se trouvèrent rassemblés, et, dans la souffrance et le danger, apprirent ce qu’est la fraternité, dont ils avaient lu le nom sur les murailles.Quel apprentissage rapide 1 Qui pourra dire tous les services rendus d’homme à homme, au péril de la vie; toute l’aide quotidienne ; tous les pauvres gens qui s’exposèrent et moururent, parce qu’ils ne voulaient pas laisser aux mains de l’Allemand, ou sans sépulture, le corps d’un ami?Jamais la charité ne fut plus complète, entre ceux qui s’ignoraient la veille.Les grades, la naissance, lu fortune, n’ont jamais fait qu’ajouter à ce devoir de fraternité.On le vit bien, toutes les fois que l’officier était digne de commander.C’est un soldat du 4e bataillon de _ chasseurs à pied, écrivant, après la mort de son capitaine, le duc de Rohan : “Quoique je sois un simple chasseur, j’étais cependant ce qu’on peut appeler presque un confident.Nous étions des mêmes coeurs et des mêmes idées.Nous avions quelquefois de grands sujets de conversations politiques, qu’il m’expliquait avec une si ferme tranquillité et sa belle confiance, que j’avais fini par le comparer à ces grands hommes dont il était le digne descendant.Un lien de vive et sincère amitié tue rattachait à lui.” C’est, au printemps dernier, l’aventure de cet officier de complément démobilisé, qui va quitter un village des provinces rhénanes qu’il occupe avec la moitié de son bataillon, et qui est obligé de manquer le train, parce qu’il rencontre, sur la route, échelonnés, les hommes de la seconde moitié du bataillon, qui viennent, de quinze kilomètres de distance, dire adieu à leur commandant.Chacun de vous doit avoir entendu conter d’autres histoires pareilles ; — elles sont innombrables ; — elles formeront un chant de l’immense épopée; elles s’oppo-sent, comme la réponse même de l’expérience, aux paroles impies qui excitent le peuple à la guerre des classes.Jeunes gens, lorsque vous voudrez suivre le conseil de fraternité que vous donnent ainsi vos aînés, vous ne serez pas, comme eux, des officiers parmi des soldats ; vous serez commerçants, industriels, financiers, propriétaires d’un domaine, soumis aux lois ordinaires, revenus aux conditions habituelles de la vie : et vous aurez des désillusions.Votre amitié ne sera pas toujours bien accueillie, au début du moins.Vous serez tentés de désespérer de ees hommes qui vous méconnaîtront.Je vous prie, cependant, de réfléchir a ceci.Oui, ia violente agitation du monde ouvrier, ces réunions, ces cris, ces grèves, ces accords défaits presque aussitôt qu’ils ont été conclus, cette progression presque hebdomadaire des salaires, et cette prétention, en même temps, à travailler (moins d’heures, rendent précaire l’état de nos métiers.On peut s’inquiéter.Mais l’unique vue du mal fait ou possible est toujours l’indice d’une observation superficielle.Dans celle révolution dont nous sommes les témoins, et plus ou moins les victimes, il faut reconnaître aussi la réparation d’injustices anciennes, et, comme je le disais récemment dans une réunion corporative, la glorification du travail manuel, trop longtemps traité comme une marchandise par les théoriciens, mal servi par l’école, abandonné pour les petits emplois bureaucratiques.De tels change-menls peuvent gêner, lorsqu’ils se produisent trop rapidement ; les passions amendées peuvent faire trembler pour une société mal défendue.Vous, héritiers des hosn-mex qui n’ont pas eu peur devant la mort, vous n’aurez pas peur du trouble de la vie.Pour gagner le coeur des Français, c’est la première des conditions.Mais vous avez bien d’autres forces: la politesse, l’instruction, la fortune peut-être, le don de sympathie à quoi peu de gens résistent, et cette puissance enfin à laquelle personne ne résiste: l’oubli de soi-même.Je me souviens d’une visile que je reçus au mois de mars dernier.Un vieux lettré, qui a la dévotion do l’Académie, — il en a d’autres et de plus salutaires, — un vieil ami de François U.oppée, venait me voir avec ses deux fils, tous deux prêtres, qui sortaient du tégiinenl.Nous causâmes du plus grave désordre qui soit, et d’où viennent les autres: celui des âmes.L’un des jeunes hommes, aumônier militaire, décoré de la Légion d’honneur, nommé depuis peu vicaire d’une paroisse de la banlieue de Paris, et le menton encore orné d’une barbe roussette, me disait : “La guerre a été une occasion unique de rassemblement.Nous avons pu voir ceux que nous aimons, les ignorants de Jésus-Christ, et leur IMPORTANT Il nous fait plaisir d’annoncer que tous nos records à “EH QUETTE ROUGE” se vendent maintenant à des prix conside rableinent réduits.Nos distingués clients sont priés d’en pren dre note.Rien de comparable AUX RECORDS a Voix de son F îaitreïjy^ Les entendre, c’est vous offrir un plaisir toujours renouvelé, que vous faites invariablement partager aux amis que vous visitent.Les chefs-d’oeuvre des plus grandes célébrités ont pour interprètes les Maître .— Entendez-les à votre foyer.records “La Voix de son Mt Records de 10 pouces, à 90s pour les deux sélections.OCOnOE—l’rnncz garde aux yeux lileua.COwUbO Hector l'ollerin —.)'connais pus l’amour.Hactor Pellorln —That tumble-down Shack in Athlono Vulsc.Trio Strand de W.Eckstein —Oho, Helen — One 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Mais demain, dans la paix, quel moyen d’attirer ccs foules qu’on jette à tout, et qui vont à tout, sauf à Dieu?” II s’arrêta un moment, et reprit avec hésitation, comme, s’il révélait son secret : “Peut-être le complet dénûment du prêtre, une grande misère volontaire pourrait-elle toucher les coeurs?” Et je devinais qu’il essayerait de ce moyen héroïque, et je songeais, une fois de plus, qu’on peut soul'rir, mais non jamais désespérer en voyant tanl de haine semée et cultivée: un amour comme celui-là est plus fort qu’elle.Enfin, mes jeunes amis, vous serez les serviteurs passionnés de la France.Ceux qui l’aiment soupirent quelquefois à cause d’elle.Cela est permis.L'occasion vous sera donnée.Cependant puisque vous voulez être de bons Français parmi les meilleurs, faites-vous a vous-mêmes ce commandement : Ne dites pas du mal d’elle, tant que vous aurez du bien à en dire.Pour bien la servir, commencez par bien la comprendre, ainsi que l’ont fait vos aînés.C’est un grand privilège d’avoir le coeur semblable au leur.C’est un grand privilège d’être Français.On vous dira le pour et le contre.Prenez garde de bien répondre.On vous dira qu’il y a ailleurs une organisation meilleure, plus d’esprit d’ordre, une administration plus expéditive, plus de ferm'fcté contre les mauvais citoyens?Vous répondrez: “Peut-être”, ou vous emploierez, étant Manceaux, le terme de patois qui n’affirme ni ne nie, et vous direz: “Vnutié bien!" SI on ajoute (pie de telles erreurs sont irréparables et ces défauts incorrigibles, répondez non.Si l’on vous dit que la France a mieux su faire la guerre qu’elle n’a su faire la paix, vous répondrez oui, observant toutefois que, si elle a pu conduire In guerre, ce r’est pas elle toute seule, ni principalement, qui a traité de la paix.Si l’on vous dit que la France a moins obtenu que ne l’exigeaient sa sécurité et tant de sacrifices, vous répondrez oui.Si l’on en con- PELERINAGE DIMANCHE, LE 17 AOUT 1919.Pèlerinage par train régulier à la Grotte de Lourdes de Rigaud.Grand’messe à 10 h.30.Départ de Montréal, gare Windsor, à 8 h.15.Retour, départ de Higaud, à 4 h.20.lin .j'j> a pas de remède plus actif contre le Ma ïde Tito, la Migraine, la Nèt •r«w* —w « la Migra l*Etat Fiévreux.Néoratgie, En vente partout, 25c.la boite.POITRINAIRES I Prenez régulièrement du SIROP MATHIEU, le Spécifique des Maladies de Poitrine.Il aou-tient, calme et guérit.I CIE.L I.MATHIEU, Propriétaire, BMERBROOKE, P.Q.dut qu’il faut donc tout craindre du lendemain, vous répondrez non, parce que nous n’avons pas été sauvés en vain du plus grand des périls que nous ayons courus, et que l’avenir esl à nous, puisque nous Sommes ainsi marqués pour vivre.Si l’on vous demande quel est le meilleur bien que nous ayons ga gné, vous répondrez : une si belle gloire qu’il n y a d’autre renommée comparable à celle-là, que celle justement que la France avait dans le passé.Si l’on vous dit que la France a plus d’esprit et de mesure, de sens commun, même de politesse dans son peuple (pie d’autres cations dans leur élite; qu’il n’y a pas de plus belle terre sous le ciel; qu’elle est l’apôtre né et le conservatoire de In foi catholique; qu’elle n des saints et des saintes, dans le passé et dans le présent, de tpioi remplir cent calendriers; qu’elle est la plus ingénieuse et féconde inventrice qui soit des oeuvres de miséricorde, vous répondrez oui, et oui encore; et vous l’aimerez de tout votre coeur jeune, sans défaillance et sans partage, toute votre vie, jusqu’à mourir pour elle, comme ont fait vos aînés.René BAZIN, de l’Académie française.(L'Echo de Paris).(1) Extraits d’un discours prononcé à la distribution des prix du collège Sainte-Croix du Mans, par M.René Bazin.LA PAUVRETE DU SANG EST LA CAUSE TRINCI PALE DE LA FAIBLESSE L’Histo-Fer Garnier EST UN PUISSANT REGENERATEUR DU SANG Prescrit aussi (Tans tous les .ras d’anémie, neurasthénie, tuberculose, et dans toute» les affections pulmonaires.PRIX 81.25 En vente partout et aux PHARMACIES MODELES DE GOYER aeer.ts spéciaux 180 STE-CATHERINE EST Montréal, •t 217, STE-CATHERINE, MaiflonneuTa.RELIGIEUX ET DE FANTAISIE.Catalogues sur demands GRANGER FRERES Limitée Plaee iPArmes, Montréal.] idub importante Librairie el Papeterie française du Canada Livres RELIGIEUX.CLASSIQUES, FRANÇAIS.CANADIENS.Fournitures de BUREAUX, do CLASSES, de DESSIN.Articles » VOL.X.f' ¦' ¦ .• •: " ¦!rt ;•-'•»t.v, ¦‘fi /siii a t LB DEVOIh, MONTREAL, SAMEDI, 16 AOUT 1916 .„¦;-¦ - =—- ¦ ¦ ^- .¦ > ~ - ETOFFES A ROBES 5 places do serge bleu marine» tout laine, f>(> nonces de largo» pour Costumes, qualité garantie» K AA Régulier 0.50» pour » » » » » 5KUU •t pièces de Irjcoüne» lout laiite» noir» bleu murine» 54 pouces de large» très pesant, pour costumes et manteaux» Régulier 6.00» réduit à , , , , £ yj 5 pièces de serge gabardine, drap pale et lonce» pour manteuUx» fit polices de large» A AJP Itéguller 4.S0» réduit à + + 4 4 AsUv SPECIAL Un lot étoffes pour robes do fillettes, grand choix de couleurs et qualités, Régulier 1.25 pour,» ,, ».», .85 Un lot étoffes à robes, on coupons, couleurs et qualités assorties, une aubaine par excellence, 4 4 Q Rég.1.65 it 2.25 pour,* 10 pièces d’étoffes à robes, noir, pour costumes de.couvent, '111\ 5Û poue.es cio largo.4 AA Régulier 2,00, pour 5 pièces de bengaline.française pour costumes, noir, tout laine, 41 pouces de large.Régulier 4.00, pour , .» , ¦¦¦c 5 pièces de.sole charmeuse, noir seulement.36 pouces do large, très pesante, qualité garantie.A "IC Régulier 4.00, pour .y ¦, .Jmalv 5 pièces de soie taffetas chiffon noir, 36 pouces de large, garanti pour ne pas couper.9 Régulier.3.50, pour „ * y.v r SPECIAL 3 pièces soie taffetas chiffon, 40 pouces de largeur, brun, vert, bleu Alice, qualité garantie.4 OfS Rég 3.00 pour.,, * VELOURS 25 pièces de velours, noir et bleu marine, pour, robes-de, fillettes,.21 pouces de large.CA Régulier 1.00, pour.> y r.: w tvw 25 pièces de velours à côtes pour robes de fillettes et habits de garçons, 27 pouces de large, gris, belge, bleu royal, bleu marine, brun, rouge, vert, crème ct.blane.Régulier 1.50, pour .„ >•.>.«v© GARNITURES 1200 pièces de braid pour garnitures de robes, couleurs et qualités assorties.Régulier .18 à, .25, pour .02^ Un lot de frange perlée, blanc doré, largeurs assorties.4 Al/, Régulier .25-ct .50, pour.v.v ¦ I fc /Z Un lot de guipure, blanche et noire, 18 pouces de large.¦| A Régulier .50, pour>- » »., .nlîl Guipure de soie, noire, blanche et écrue.AC Régulier 1.00, pour ., >.•< *Ov Un lot de net brodé de soie, 27 pouces de large, blanc et noir.Æ A Régulier 1.50, pour .* ., ., SOUS-VETEÜENTS POUR DAMES Caleçons en tricot, ouverts seulement.Valant .50, réduit à , ., .39 Camisoles pour dames, quantité limitée.29 Pour écouler a , ., ., ., .Camisoles d’été, avec et sans ches, belle qualité.Valant 1.50, pour ., ., MOIRE A JUPONS 5 pièces de moiré de laine, drab, gris, bleu marine.ÀC Régulier 1.75, pour .COTON 25 pièces de nansouk, 40 pouces de large.AA Valeur de .40, noire prix .•£«?10 pièces de colon blanc, très fort.Valeur de .25, notre prix .WÆ 50 pièces de coton blanc, fini toile.Valeur de .40, notre prix ., .29 10 pièces de coton jaune, belle valeur.Valeur de .25, notre prix .M'/z 100 pièces de colon jaune, 40 pouces de large.AA Valeur de .35, notre prix .75 pièces de coton jaune, très fort, pour draps.AC Valeur de .40, notre prix .nAv Vente de 2 Jours SAMEDI ET LUNDI, LES 16 ET 18 AOUT La déirocralie triomphante des réductions a amené l’abdication des prix élevés, aucun vestige de ces derniers ne subsistera pendant ces deux jours.Aucune valeur offerte pendant cette vente ne peut être considérée comme entité négligeable.Toute réduction fictive est bannie.Offrir des économies aujourd’hui semble être un paradoxe, c’est cependant l’exacte et pure réalité.Vous ne pouvez pas ignorer l’importance et l’intérêt de cette vente, parce qu’elle est uniquement composée d’avantages précieux; en un mot, cette vente élève un phare qui éclaire toute personne soucieuse d’économiser.GARNITURES RE MAISON 10 pièces de ehaly à rideaux, avec bordure de couleurs, 50 pouces de iarge.CA Valant .90, réduit à ., .-, , nww 20 pièces de cretonne à rideaux, fleurie de couleurs, 31 pouces de large.Régulier .85, pour ., ., .59 10 pièces de net à rideaux, blanc, 54 pouces de large, bord avec dentelle.Valant .75, réduit à ., .39 50 paires de rideaux en marquisette, ivoire et beige, 3 verges de long.A ® A Valant 15.00, réduit à 25 paires de rideaux en net blanc, 3 verges 1-2 • .> .|| Q*} 3x3 1-2, réduit ù .|J gjj L N.MESSIER, SPECIAL Très bonnes carpettes sans couture, en tapestry uni, dessins des plus nouveaux.Grandeurs : 2 Va : x 3 Valant 25.00, réduit 2V2 : x 3 Valant 28.00 réduit 3 x 3 Valant 33.00 réduit 3 : V 31/2 Valant 40.00 réduit 3 3 < 4 Valant 50.00 réduit 18.00 22.05 27.00 33.00 37.00 5 seulement, magnifiques moquettes (carpettes) en velours Axminster anglais, légèrement avariés, dessins pompadour, persan et pâles, gran- deur3x3- ©QKH Valant 50.00, réduit à ., .©©bW© 3000 verger, de broderie sur coton pour garnitures de lingerie.4M?Valant .25, réduit ù.cl© Un lot tie broderie.10 ù 18 pouces de large, pour cache-corsei cl volants de jupona, Régul.r .40, réduit à.n&© Un nuire loi de broderie.Valant ,50, réduit à.OitBMlS rat» DAMES Chandail;; en laine pour dûmes, rose ri bleu, ambre et vert, Réduit à.• .« » I » * » V» t.» îrsjanes (daine e! morrieur).h, Ici mèdes 7.Course eh cuvette.8.Course en chaloupe avec plongeon.9.Course en chaloupe, 1 dame.10.Course en chaloupe, 2 clames.11.Course en escpiif, dame et monsieur.12.Course en esquif, 2 clames.13.Course à la nage, messieurs (50 verges).14.Course à la nage, dames (25 verges).15.Course en chaloupe verchère, 6 avirons (7 personnes).16.Course en canot avec lance.Entrées reçues jusqu’à midi le 16 août 1919.Le comité se réserve le droit d'accepter ou refuser toute entrée ; ou de changer Tordre du programme.Comité (/encrai Présidents honoraires : M.l’abbé J.II.Mongeau, curé, M.A.Cartier, maire.Président : M.l'abbé R.Ba-chanri ; vice-président : Mil Edmond Forgoes ; secrétaire : M.Jos.A.Gauthier.Comités G.P.P.C.79 36 .687 75 45 .625 65 51 .560 59 57 .509 54 61 .470 48 66 .421 43 72 .374 36 73 .330 Régates : M.Arthur Gauthier, président ; MM.Hector Bourgouin, E.Marier, E Forgues.Réception : M.J.L.V.Mallette, président : Emile Daousl.Recrutement : M.J.L.V.Mallette, président ; MM.Hector Bour-gouin, Beaurcpaire, Georges Daoust, Bcaconsfiekl.Publicité : M.L.A.Legault.Perception : MM.Lucien Mar-lin, président ; Lorenzo Laurendeau.Juges : L’abbé .1.H.Mongeau, curé ; M.A.Cartier, maire, Dr A.Lesage, MM.Jos.Martin, I).Blon-(lin.Albert Filon, O.Limoges, A.Fortin, Alexandre Dubé, Léon Julien.Starter : E.L.McAndrew.Boues : M.Georges Daoust.Rafrnichks.sements : M.Arlhur Gauthier.Adoptez la bonne habitude d’employer les ENCRES MUCILAGES et COLLES MASSÉ Produits de qualité incomparable Demandez-les à votre fournisseur ou adressez-vous îi LA CIE TECHNO-CHIM1-MIQUE MASSE Fabricante 511 chemin Côte St-Paul Montréal.Tel.Westm.545.I1FRFT LA CAPITALE AGRICOLE Ulz A.L.ALLARD électricien, pose les fils dans les murs sans détériorer le plâtre.162-EST, MONT-ROYAL.Tel.St-Louis 7017 LOEWS L£ PLUS GRAND EvMMENT ANNUEL DE U fROVlNCE M0ÛTl9B6SéDt LA SEMAINE DU RETOUR A QUEBEC La “Nouvelle Gloire” les Attend €J L’Exposition Provinciale de Québec est un triomphe pour les cultivateurs progressifs.Ils y trouvent les plus hautes récomiHînses eu aigentet les oius grands honneurs.C’est la meilleure occasion pour bénéficier des concours, du progrès moderne qui s’y déploie splendidement et pour participer aux grandioses démonstrations en l’honneur du Mérite Agricole.manques pa* ce soïennei rancles-deu* du Retour à Québec.CLARA KIMBALL YOUNG dans “CHEATING CHEATERS” Version cinématographique de lu pièce de théâtre bien connue, avec quelques incidents de plus pour en corser l'intérét.“DAMAGED NO GOODS” Suite d’éclats de rire NOUVELLES CANADIENNES D'ANGLETERRE AU LOEW Programme remarquable “LOVE AND KISSES” Vrai 1110nu d’hilarité cl de mélodie, avec Eddie Reilly, Jack Collins, Louise Baxter, et le choeur.WILLIAM S.HALL dans une nouveauté pleine de variété, intitulée ''Snapshots from life’*.MASON ET COLE flans “All for a kiss” JEROME ET ALBRIGHT Bégal musical LE COWBOY WILLIAM ET DAISY Acte sensationnel qui se passe dans l’Ouest Aujourd'hui et demnin WM.S.HART dans “SQUARE DEAL SANDERSON” 5 actes de vaudeville 5 Rep.continuelles : 1 a 11 h.du soir.Après-midi : 10s, IDs ; soirées, 15», 2 5s.Samedis, dimanches et jours de fête, prix des soirées.zCvkdUlfor».’ ^ •ijilir//.Hui^uu ;;r I PACIFIQUE CANADIEN I Excursion de moissonneurs WINNIPEG Plus '/je.par mille au delà EXCURSION LE 19 AOUT 1919 VILLEGIATURE Hôtel à North Cohasset, Mass.BLACK ROCK HOUSE North Cohasset, Mass.165e saison Le Black Rock House est un hôtel de villégiature de premier ordre, qui ne s’adresse qu’à la meilleure clientèle.Suites de chambres avec bain privé et toutes les commodités modernes.Service excellent.Orchestre symphonique, danse et concerts tous les jours.Tennis, liai ns de mer, automobilisme sur des routes superbes, près de plusieurs endroits historiques intéressants.Magnifiquement situé sur un cap en face de la mer d’où la vue s’étend au loin, englobant tente l’entrée du port de Boston.Au milieu de jolies propriétés privées sur le célèbre chemin de Jérusalem.Pas de client indésirable.Brochurette sur demande.A.STANLEY STANFORD.Do loutes les stations clans la province de Québec, aussi des stations dans la province d’Ontario—Toronto, Aziida et à l’Fst.PRIX DU RETOUR : '/,c.par mille, jusqu’à Winnipeg, plus $18, jusqu’au point de départ.Pas de changements de Chars entre l’Est et l’Ouest sur le c.p.n.Pour renseignements, s’adresser à l'agent du Pacifique Canadien le plus rapproché, ou à F.C.LYDON, agent pour le service des voyageurs, I î I -1 i à rue St-Jacques, Montréal.BUREAUX DES BIELETS : 141-1 L.rue St-Jacques, tel.Mam 8125.Gares Windsor, Westmount, Place Vigor et Mile-End.WHITE STAR “Æ?" amis?Il faut 15,000 hommes - POUR- les récoltes dans l’Ouest ON PEUT SE PLACER TOUT DE SUITE $12 jusqu’à Winnipeg Un deml-snu de plus du mille, au delà de cet endroit.Pour le retour, un demi-sou du mille jusqu’à WinnipeU.plu» SIS.VOYAGES EN EUROPE Le chemin du St-Laurent par MONTREAL-QUEBEC-LIVERPOOL Canada 17 sept., 22 oct.I o 10 h.Megnntic 23 août, 27 sept., ,11 oct.J du matin WHITE STAB LINE NEW-YORK-CHERBOURG-SOUTHAMPTON Lapland 23 août NEW YORK-LIVERPOOL Baltic 30 août Celtic 6 sept.NEW-YORK-AÇORES-GIBRALTAR-NAPLES-GENES Canopic 28 août Rensciuncmcnts complets au No 211 rue McGill.Montréal, ou des agents locuux.Correspondance en français.Des autels portatifs et des facilités pour la célébration de la messe sur chacun de nos navires CHEMIN DE FER NATIONAL DU CANADA Service de train express à voyageurs pour MONCTON, SAINT-JEAN, HALIFAX, CHARLOTTETOWN ET LES SYDNEY Départ du MONTTUÜAL (gare Bonavcn-ture) : i) b.2f) du matin, tous les jours sauf dimanche.7 li.du soir, tous les jours.B accorde ni cuts à Moncton pour 1rs endroits de nie du Prince-Edouard par voie de Suck ville et Tormentine.Wagons-lits réguliers directs jusqu’à Moncton et Halifax Service de repas non surpassé Dillrt* on renseignements A n’importe quel Bureau des billets du Chemin do fer National du Canada.DATE D’EXCURSION Le 19 AOUT Lunches vendus sur les trains.Wagons spéciaux pour les femmes.Pau* plu» ample» détalta, adrcssei-vou.à P»gont le plu» rapproché du C.N.R.ou Acri*«x uu département général des voyageurs à Montréal Que Un train upécial part de Montréal (Terminus du Tunnel) à 2 h.de l'après-midi, le lî) août.iiii'iiiniiMiiiiiiiiii'iiiwiiHiiiii r imiiiin iiiiiiiimiiiii ii Ttwwiiii>iiiiiwiiiiiwwi»ii''fiiiiiiiii'wwiii«'iii Commençant ce soir, et chaque soir (seulement) de la semaine prochaine ATTRACTION GRATUITE, A CIEL OUVERT L’inimitable LUBOWSKA La plus merveilleuse danseuse d’Europe venant directement de l’IIip-podronte de New-York secondée par un Le plus grand évé- Baiiei misse Effets nement musical de plusieurs années.de 30 AUTISTES 30 électriques particuliers tjaaVEBJSEZ LE PONT, DE JOUR MONTREAL—QUEBEC Départ do Montréal, gare Bonaventurc, h 7 h.15 du malin, tou» Ira jour» excepté le dimanche.Départ de Québec, gare du Balais, à I h.du soir, tous les jours excepté le dimanche.Service de salon et de restaurant.Sous la direction de signor Albert Albcrtieri, ex-conducteur de ballet de la “Metropolitan Opera Co.” Prix d'entrée au parc durant cet engagement : SOIREES — Adultes, 20 sous ; enfants, 10 sous.\ SIEGES GRATUITS l’as d’augmentation du prix d’entrée pour l’après-midi.REMARQUE — Cette attraction ne paraîtra pas au cours de 1 après-midi.LlLImJ LUaJi PARC KING EDWARD LE PLUS BEL ENDROIT DE LA PROVINCE POUR PIQUE-NIQUES — PROMENADE IDEALE Les dimanches, les bateaux partent du pied de l’avenue Pie IX, Maisonneuve, à 9 et 11 h.du matin, et à toutes les heure» de 1 a 8 h.du soir.— ADULTES, 50c.— ENFANTS, 25c 02484830532353305323533048532300534802305348023002484830534823 000200009048480200020002235353024802233100890001015300320023 062247 133^^70^95^63067734319670815^63067 ./OL» X» No 192 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 16 AOUT 1919 (commerce et finance] MARCHE DE MONTREAL L’AMERIQUE LATINE L'OPINION D’UN PU PU Cl STE AMERICAIN.— UNE CONTREE OU LA VIE EST RUDE, ET QUI NE DOIT RIEN DIRE AUX EAR JILES ET AUX REVEURS.— UN DEBOUCHE POSSIBLE'! Le Weekly Bulletin du 21 juillet reproduit uu article du Dr W.H.Aughiubaugh, rédacteur au New-York Commercial.Le Dr Aughin-baugh a passé dix-huit années de sa vie dans l’Amérique latine.11 connaît à ion.!' les deux Amériques centrale et méridionale; 11 a visité les principales villes qui s'étendent du Mexique à lu Patagonie, il a vu même les moindres villages; en un mot, ii a parcouru en tous sens ces deux continents et il affirme qu'en Amérique latine, la fortune sourit à l’homme ambitieux.C’est même cette dernière constatation qui constitue le titre de l’article que-nous avons sous les yeux.Ou lui demande souvent, écrit-il, Quelles sont les chances de réussite de l’Américain en Amérique latine, et, invariablement, sa réponse est: si vous êtes l’homme de la situation, cette contrée vous offre des chances exceptionnelles d’amasser une fortune par un minimum de peine.* * « L’Amérique latine est formée de yingt Etats différents et habitée par une population évaluée approximativement à soixante-cinq ou soixante-quinze millions d'habitants, qui se compose en majorité d’indigenes, de mulâtres, de nègres et d’une proportion relativement modique de blancs, sauf pour ce qui est de l’Uruguay, du Chili et de l’Argentine, où la race caucasienne domine.Dans tous ces pays, on parle surtout l’espagnol.Il faut toutefois faire exception pour je Brésil où le portugais est la langue dominante.Chacune des républiques sud-américaines est en voie de développement et d’expansion.Elles sont riches en matières premières de toute sorte; leur sous-sol, exploité depuis des milliers d’années,‘rend encore à profusion; leurs champs et leurs prairies leur permettent d’espérer qu’elles seront un jour le grenier du monde civilisé et leurs forêts touffues seront encore debout quand les autres terres du globe auront été complètement dénudées.La prospérité de l’Amérique latine est à son aurore.Ce continent est en train de construire scs chemins de fer.d’exploiter ses ics-sources naturelles, de moderniser ses procédés d’agriculture, de perfectionner son administration municipale et nationale.Jugeons un peu des chances que peut présenter un pays comme le Brésil, d’une étendue dépassant celle des Etats-l nis et de ses colonies par pins de 200,000 milles carrés, et habité par une population de 20 millions seulement 1 Et l’Argentine, territoire représentant l'équivalant de lou-tc l’Europe, moins la Russie, l’Autriche et la Hongrie, et n’ayant que 0 millions d’habitants tout au pins.Les populations de l’Amérique latine élèvent graduellement leur train de vie {standard of living).Si elles atteignent seulement le niveau des Etats-Unis à l’heure actuelle, elles présenteront un débouché pouvant se comparer à trois Améri-quas.11 n’apparaît pas cependant, au dire de notre auteur, que l’Amérique du Sud doive jamais devenir une contrée manufacturière ; elle sera, au contraire, agricole et pastorale.Le Dr Aughinbaugh voudrait tirer de leur erreur ceux qui croient que les négociants de la partie méridionale de notre continent sont inaptes aux affaires, emploient des méthodes désuètes et manquent de ressources.Loin de là ; dans toutes les capitales commerciales de l'Amérique latine, on.remarque d,cs établissements dont le nom n’a pas changé depuis plusieurs siècles, qui sont la propriété de dynasties de commerçants, aussi jalouses de leur réputation qu’honorables dans leurs procédé;.Il y aussi des firmes de réputation douteuse et indignes de confiance, mais notre guide paraît disposé à croire que nulle cité n’en est exempte.Je tiens le marchand sud-américain de classe moyenne, poursuit notre guide,pour un traitant ful6,eonnais-sant parfaitement son affaire, très au courant des conditions générales et tout à fait apte à prévoir ce que l’avenir réserve.Une fois que vous lui avez inspiré confiance, s’il aime la mrachandise que vous offrez, il devient votre fidèle ami, et c’est une tâche extrêmement ardue que de lui faire acheter ailleurs le même produit.Un jugement ordinaire, le respect dû aux usages et coutumes des indigènes, du tact, une honnêteté moyenne, de l'énergie et un petit capital sont des gages de succès assuré, en terre sud-américaine.On verra une preuve éclatante de l’exactitude de tout ceci dans le fait que des millions d'Européens, dont un grand nombre sans instruction et n’étant pas davantage doués de qualités exceptionnelles, ont, pour ainsi dire sans capitaux, élu domicile dans ce,s contrées, se sont établis dans des installations prospères et ont, dans un laps de temps relativement court, amassé assez d'argent pour vivre indépendants.Mais il convient de mettre sur leur garde ceux qui envisageraient la possibilité d’aller s’établir en ces pays lointains.Les habitudes de vie y sont partout primitives en dehors de quelques capitales et île quelques ports de mer: les gouvernements, despotiques; les moyens de transports, insuffisants; les retards, nom- AtlTHUR DBUNFATJ, Membre, Bourse de Montréal.BRUNEAU & üUi'UIS COURTIERS nnr«Mi do Montrant i 97 ET 99 ST-ERANÇOIS-XAVIER Buccuronlct ¦ QUIPIRC et SORKL.FU direct n»oe POST A n,AUU.Now-Yorl» SEMAINE PRENANT El N LE 10 AOUT 1919.Le» prix de gros ci-desaous «ont fournis pur les maisons: “Ogilvie Flour Mills Co.”, et “St.Lawrence Flour Mills Go.", pour les farines ; J.-A.Vaiilancourt, pour les oeufs, laitages, etc.; “Hart et TuckweH”, pour les fruits et légumes; Quintal et Lynch, Ltée., pour les grains et fourruges; et D.Hatton et Cie, pour le poisson.Prix vendant aux épiciers.Prix de gros: FARINE-TYPE Franco à bord (f.o.b.) Montréal.$11.00 Au wagon, livrable au moulin .$11.10 En lots fractionnés et aux épiciers.11.30 ISSUES DE BLE ET AVOINE ROULEE Farine d’avoine: Avoine roulée, sac de 90 Ibs $5.00 Avoine roulée, baril .10.50 Issues de blé: Son Man., au wagon, tonne, livré à Montréal.$44.00 Gru Man., au wagon, tonne.$46.00 Les engrais sont rares.OEUFS Oeufs No 1 .51s Oeufs choisis.58s BEURRE 50 s Beurre de crémerie, frais Beurre dr choix, en blor d’une livre.57s Margarine.FROMAGE Fromage doux, la livre .Fromage fort, la livre .Fromage d’Oka.SAINDOUX Bonne demande.35 à 38s 27s 34 s 42s La 1b.38s 1-2 $7.80 40s Saindoux pur, en tinette.Saindoux pur, en seau .Saindoux pur, bloc de 1 1b.POIS ET FEVES Le minot Pois à souue, le minot $3.50 à $4.25 Haricots sec (fèves blanches ou jaunes), le minot .$5.15 FRUITS DE LA CALIFORNIE Pamplemousse {grape fruit).$9 00 Oranges de Californie .$6.7o Abricots, la caisse .$3.00 à $3.25 Pêches, la caisse.$2.25 à $2.50 Prunes, la caisse .$3.25 à $3.50 $5.50 $3.75 à $4.00 $3.50 à $7.50 $0.25 $2.40 à $4.00 $5.50 à $6.00 $4.50 Poires Bartlett la boîte $500 à $5.50 Pêches de Géorgie, la caisse.Bluets du Saguenay, la caisse.Cantaloups, la caisse .Citrons.Marmelade d’orange Sunkist, la douz.de bout.Bananes, le régime.Pommes, le panier .LEGUMES Choux, la caisse .$4.50 à $5.00 Oignons du Texas, la caisse $4.00 Tomates, le panier .75s à $1.00 Concombres, le panier .$3.75 Noix de coco, par centaine .1 ().()() Oignons rouges, par 97 Ibs .$8.50 Pommes de terre nouvelles, le baril .$3.00 à $3.25 DATTES ET NOIX Dattes, le colis.22 à 25s Noix nouvelles, la livre .21 à 85s CEREALES PRIX EN ENTREPOTS A MONTREAL Marché ferme Avoines de l’Ouest, par 34 Ibs: No 2, Canada-Ouest .$1.04 No 3, Canada-Ouest .$1.02 No 1 d’alimentation (feed) extra.$1.02 No 2, d’alimentation (feed).99s No 2 blanche (rare) (valeur nominale).$1.02 Maïs No 3, jaune.$2.25 Orge de l’Ouest, par 48 Ibs: No 3, Ontario.$1.58 Orge de l’Ontario, No 3, extra .$L56 Orge du Manitoba, No 4 .$1.52% Blé à volaille, par 100 livres.$3.80 à $4.00 Mil No 1 par 2,000 Ibs .$28.00 LES PRODUITS LAITIERS LE FROMAGE SE VEND JUSQU’A 20 SOUS LA LIVRE, AUX ENCHERES RURALES.Au dire du Bulletin des Agriculteurs, le prix moyen du fromage, blanc ou coloré, s’établit, pour la huitaine terminée le 9 aoùl, à 25 sous la livre, pour le No 1, à 24 sous et demi, pour le No 2, à 24 sous, pour le No 3 (les frais de transport sont à la charge de l’expéditeur).Au cours do la même période, le prix moyen du beurre s’est élevé à 54 sous et 1-8 pour le pasteurisé, à 53 sous et 5-8 la livre, pour le No 1, et à 52 sous et 7-8, pour le No 2.Le beurre do ferme se vendait, dans le même temps, 45 sous la livre, pour le No 1, 43 sous, pour le No 2, et 41 sous pour le No 3.* # « Iroquois, Ont., 16.— A l’enchère qui a eu lieu hier, on a mis en vente 800 meules de fromage, dont 365 de coloré et 435 de blanc.On en a vendu 295 meules à 25 sous, moins transport à Montréal; le reste a trouvé preneur, en dehors des murs du marché, aux mêmes conditions.Listowel, Ont., 16.— A la séance d’hier, on a enregistré 2,170 meules de fromage.Quelques lots ont changé de mains à 26 sous la livre.Napanee, Ont., 16.— On a inscrit au registre 684 meules de fromage blanc et 811 meules de coloré.Le coloré s’est vendu à 25 sous et demi, et le blanc, à 25 sous.Piéton, Ont., 16.— A la réunion d’hier, on a mis en vente 970 meules de fromage.Le tout a changé de mains à raison de 25 sous et 1-8 la livre, f.a.b.Piéton.Sterling, 16.— A la réunion de l’Association, hier, on a offert 505 meules de fromage.Le tout a changé de propriétaire au prix de 24 sous et 3-4 la livre.NOUS ACHETONS et VENDONS $20.00 $24 00 .$23.00 DU POISSON de 1917 7s 7s Mil No 2 Mil et trèfle .Mil No 3 .LE MARCHE Récolte Aiglefin, choix, la 1b.Morue marchande, la 1b.Flétan frais, la 1b.23s Brochet frais, la 1b.15s Poisson blanc, la 1b.10 a 18s Truite saumonnée, la 1b.19 à 20s Homards vivants, la ib.50s Homards cuits, la 1b.35s Haddock fumé.12s Filets de haddock.18s Doré frais, la livre.20s Plies, la Ib.8 à 10s Butter Fish.15s Obligations Montreal Tramway» & Power Co.Ltd.Kchéu» 1925 DEMANDEZ NOS C1RCUI.AIRE8 RENE-T LECLERC BANQUIER ET COURTIER 160 rue Saint-Jacques, Montréal Téléphoné: Main 1260-12M et *22 (Maison fondée en 1901) breux et contrariants; tout y est hors de prix; les maladies épidémiques sortent pour ainsi dire de terre; les usages du monde diffèrent totalement îles nôtres et sont d’une exigence à laquelle ou est peu habitué sur le continent nord-américain; enfin, il y a peu de confort.Par-dessus tout, il est essentiel a celui qui veut réussir de parler la langue du pays où il veut habiter.Le travail des femmes trouve peu d’emploi dans ces contrées, où la femme qui gagne sa vie est plutôt ostracisée et regardée avec dédain.Les écoles y sont rares et les instituteurs, mal payés.Les jeunes filles ne trouvent pas d’emploi dans les bureaux cl les infirmières se recrutent presque toutes chez les religieuses.Le temps est encore loin où les populations îles principales villes reconnaîtront tout le profil qu’elles peuvent tirer du travail de l’élément féminin.Le Dr Aughinbaugh, dont nous avons résumé l’article assez fidèlement, affirme ne pas avoir dépeint trop en noir l’Amérique latine.11 répète (pie c’est un continent où la vie est généralement rude, et qui n’ri nul attrait pour les faibles, les timides et les rêveurs.Pour faire son chemin au pied des Andes, il faut être un homme fort, d’une force physique, morale et cérébrale.Ce pays et la vie qu’on y mène ne sauraient convenir qu’à l’homme ambitieux, actif et résolu, et conscient île sa valeur; n’eût-il qu’un léger capital matériel.* * * Il ne s’agit nullement pour nous, Canadiens, de fonder une colonie sur les bords de l’Amazone, mais le lecteur se sera dit en parcourant ces lignes que si la fortune attend ainsi le colon hardi et entreprenant il pourrait bien y avoir là un débouché appréciable pour quelques-uns de nos produits.Nous ne sommes pas encore, il faut le reconnaître, un pays exportateur.Nous le deviendrons petit à petit, si nous le voulons.De toute façon, on a beaucoup parlé depuis quelques mois des ambitions de notre commerce extérieur, et, dans les circonstances, il nous a paru expédient do livrer au publie ces quelques notions d’une contrée lointaine.Yenceslas TREMBLAY.LE DRAINAGE RAPPORTE INTERESSA NTS RE S U L T 1 T S D’UNE EXPERIENCE RECENTE Il nous paraît intéressant de mettre sous les yeux de nos lecteurs ces quelques notes de M.John Fis ter, du service des stations d’illustration de la ferme expérimentale centrale d’Ottawa: Le drainage a donné des résultats très intéressants et très avantageux sur la station de dénnons-tralion de Stanbridge-Est.qui appartient à M.Charles S.Moore, et qui est dirigée par lui.On poursuit sur cette station deux assolements de quatre ans, l’un sur une pièce de terre qui est assez bien drainée avec des tuyaux souterrains, l’autre sur un champ contigu qui n’a qu’un bon système d’égouMcmcnt de surface, au moyen do planches étroites, séparées par des raies bien entretenues.Le sol est d’une même nature sur les deux superficies.En 1918 ces deux champs ont été ensemencés d’avoine Bannière.L’avoine qui se trouvait sur la pièce drainée a été semée beaucoup plus tôt oue celle qui était cultivée sur la pièce non drainée.Elle a rapporté 55 boisseaux à 1 acre, coûtant 36 sous 3-4 par boisseau.La pièce non drainée n’a pu être cultivée ou ensemencée que plusieurs jours après l’autre.Elle n’a rapporté que 21 boisseaux par acre, coûtant 74 sous 3-4 le boisseau, soit une différence de 34 boisseaux par acre.Et cependant la production de la pièce drainée, quelque élevée qu’elle soit, est encore faible par comparaison à ce que l’on peut attendre après que’cette pièce aura été cultivée plusieurs fois et que les drains fonctionneront parfaitement.RESULTATS La pièce drainée a donné 55 boisseaux à l’acre coûtant .$20.21 Cette avoine vendue à $1 le boisseau, rapporte .55.00 UN AUSTRALIEN AU PROGRAMME ________________LUNDI SOIR Le club Olympique ne néglige rien pour sa reprise des séances de boxe lundi soir au Monument National et aussi les amateurs auront l’occasion de passer une belle soirée et être témoins de rencontres très intéressantes.En plus de la bataille Bros-seau-Loughlin, qui sera le combat principal et de la semi-finale entre Joe Burns et Langlois, les fervents du “manly art” pourront voir un jeune boxeur Australien dans l’arène.Gordon qui vient d’arriver d’Australie a été engagé hier soir et fera face à un bon boxeur local dans l’une des préliminaires.Gordon nous arrive avec un bon record et ce jeune pugiliste promet de faire sensation.Les billets pour la séance de lundi soir, s’enlève rapidement, et tout porte à croire qu’une assistance considérable sera enregistrée lundi soir au Monument National.La pièce non drainée a donné 21 boisseaux à l’acre, coûtant .Cette avoine vendue à $1 le boisseau, rapporte .$34.79 $15.70 21.00 $ 5.30 On voit donc que la pièce drainée a rapporté $29.49 de plus que l’autre.Une bonne époque pour poser les tuyaux de drainage est dès que les foins sont rentrés.DECLARATIONS DE DIVIDENDES “Woods Manufacturing Co.Ltd.” —Dividende trimestriel régulier de 1%%, distribuable le 1er septembre aux détenteurs de titres enregistrés le 25 août.BOURSE DE MONTREAL OPERATIONS DE L’APRES-MIDI D’HIER Artlons ordinaires Brazilian.25 ù 55.M.!.H.a nil P.15 à 91, Il h 91, 40 A 91, 3 à 91, 5 à 91.Slunvinigan.25 à 122.Spanish Voucher.97 à 5 1-2.Out.Spanish Voucher.5 A .'1-4 A 5 1-2.Hrompton.5 A 59 3-4, 7 A 59 3-4, 53 A 59 3-4, 10 A 58 3-4.Can.Cement.15 A 08 1-2, 85 A 08 1-4, 30 A 08 1-2, 15 A 08 1-4.Converters.8 A 03.Smelting.100 A 29 1-2.Cnnncrs.25 A 45.Glass.10(1 A 57 1-2.Textile.2 A 118.MncDonnld.50'A 32.Maple Leaf.50 A 178.hrewertes.25 A 173, 20 A 174, 25 A 173 1-2, 80 A 173.Ont.Steel.200 A 34.Penmans.15 A 95.3 A 95.Htordon.25 A 132 t-2.Spanish.00 A 40 1-2, 25 A 40 3-4.50 A 40 7-8.200 A 41, 20 A 41 1-1, 50 A 41 1-2, 25 A 41 3-4.Steel Co.35 A 07.Fonda fédéraux Dorn.1925.*11500 A 97 3-4.Pom.1931.$100 A 98.Viet.1922.$850 A 100 1-8.$5009 A 10ft 1.4.Viet.1923.$1800 A 100 1-4, $1150 A 100 1-4.Viet.1027.*1000 A 102 3-8.Viet.1033.$1050 A 10) 1-2, $154300 A 101 1-2.Aetiona de priorité Steamship.00 A 81.Maple Leaf.5 A 105.Rlordnn.6 A 00.Spanish.100 A 107, 2 A 101, 2 A 105 1-2, 50 A 107.Obligations Cité de Mont.sept.1923.$500 A 101.oNr.Elce.$1000 A 85.Itiordon.$1000 A 98, $1000 A 9».Banque Union.2 A Ifll.AU PARC DOMINION Mme Lubowska, arrivée ici vendredi, commence aujourd’l ui un engagement de neuf jours au parc Dominion.A part ses aptitudes chorégraphiques, c’est une musicienne de talent et de plus, elle dessine et peine avec beaucoup d’habileté.Elle a beaucoup voyagé, en Europe, en Afrique, en Amérique du sud.Aux représentations qui ne seront données que le soir, à cause des effets de lumières électriques que les metteurs en scènes veulent obtenir, Mme Lubowska sera assistée d’un corps de ballet formé de trente personnes.(rcc.) Aux retardataires L’administration du Devoir prie ceux de nos abonnés qui ne sont pas en règle avec elle, par rapport à tear note d’abonnement, de vouloir bien la sol-’er au plus tôt.Le coût de plus en pins élevé de tout ce qui sert à faire an journal, les frais additionnels de correspondance qu’occasionnent les retardataires, cl d'autres raisons du même genre déterminent noire ad ministration à en agir ainsi.Autre ment, l'administration se verra contrainte d’interrompre le service qu’elle fait dn Devoir, aux retardataires, quitte à réclamer ensuite d’eux par les moi/c”?ordinaires les sommes durs pour V't-bonr,rment en sonHrance.I,’administration considère comme' retardataires les abonnés nui doivent trois mois ou plus d’abonnement au journal.La bonne volonté de nos abonnés sc manifestera certes par une prompte réponse à cet appel.L’administration lient en même temps à leur rappeler que tout abonnement par la poste en dehors de Montréal et page d’avance bénéficie d’n-nc remise de 20 pour cent, que ce soit pour 3 mois.6 mois ou un on.II faut faire remise par mandat-poste, lettre recommandée on chèque accepté et timbré, payable au pair à Montréal.PLACEMENTS D’AOUT NOUS OFFRONS : I Sujettes à vente préalable, les débentures suivantes ENDROIT : ECHEANCE : PRIX : Pour rapporter: Nov.1923 et 1033 prix du marché Mal 1930 100.5% Ville tir Sherbrooke Juil.11)21 97.30 5 V, % Commission scolairi* Jonquière .Mai 1920-1939 109.5)6% Fabrique «le M-Arsènc, de Mont- Mars 1951) 100.5)4% T ille de C.hlcoutlmi.Nov.1930 à 1945 100.5W% Dominion of Canada (Great Northern Ry) .Oct.1934 81.49 6(4% Ville Mont-ltoyal Nuv.1944 93.25 100.5 Mt % 6% L’Hôpital Notre-Dame Mal 1912 et 1913 Junv.1930 ii 1944 100.0% Maisonneuve (Cité du Montréal).Avril 1911 88.50 5.40% Maisonneuve ( pour cent sur le combustible tout en obtenant le même rendement de chaleur, que vous recevriez d’une fournaise rivale.La fournaise “New Star” est de notre fabrication.Ses divers “morceaux” peuvent être ainsi remplacés ou réparés, selon le cas, à bref delai.O.BELANGER, Enrg.340 RUE AMHERST.MONTREAL. 12 ,E DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 16 AOUT 1919 VOL.No 19L La page du y-v Père Noël & AMUSONS-NOUS LES INSECTES PROTECTEURS LORSQU’ON DÉSOBÉIT On tire au sort pour savoir qui conduira le jeu.Les petites filles feront les fleurs et les petits garçons les insectes.il devra y avoir autant de filles que de garçons; en outre, un petit garçon fera l’ouragan.De plus, il y.aura autant de sièges que de petites filles qui devront s'y asseoir sagement, un peu éloignées les unes des autres.Le jeu commence: attention! Les fillettes font de gracieux mouvements de tête et de bras, souriant aux insectes qui tournent doucement autour de chaque fleur en faisant entendre un léger bruit, un petit murmure, comme le ferait une abeille, un bourdon ou un grillon.Tout à coup, le conducteur du jeu frappe dans ses mains et crie: —Voilà Vouragan! A ces mots, le petit garçon qui a reçu ce nom, s’étant tenu un peu à l’écart, se met à courir vers les insectes.Les fleurs se cachent la figure dans leurs mains.Chaque insecte se place aussitôt devant chaque fleur pour la protéger; l’oura-rjan se mêle à ce jeu.Mais un seul insecte —- ou l’ouru-rjan — ne trouve pas de fleur à protéger.Si c’est un insecte qui reste seul, il devient ouragan: si c’est Vouragan, il reste ouragan, et la partie recommence.HISTOIRE POUR RIRE [/INDIGESTION Bü TIGRE Au sortir de la représentation donnée, l’autre jour, par une ménagerie, mon nouvel ami le commodore Gédéon Smith, de Baltimore, me conduisit rapidement jusqu’au plus proche café, et, lorsque nous fûmes attablés.—Avez-vous vu cette grosse tigre dans le cage ?—Certes, oui.—Vous l’avez bien viou ?que vous ne trouvez pas une petite.—Eh bien! c’est une mechanic garçon, vous savez.—Vous m’étonnez 1 I! m’a paru très gentil, pourtant, et très comme il faut.Est-ce que vous le connaissez particulièrement ?—Oui, très bien, ,1e l’ai connu à Xéw-York.- El il n’a pas été correct avec viôus ?—Von, non.Très inconvenable même.11 m’a mangé tout le gros morceau du bras.—Vraiment ?Tâtez, plutôt, mon vieux! Là, I, — T*»o, dit I.ili & ton frère, f’est aujourd'hui la fêle de nantao.Ella est sorlio, je vni* vile aller cueillir des fleurs que nous lui oflrirons.Cl 2.•— Lüi- court au jardin et choisi^, los plus bnlle» roses.Elle est ravie, son bouquet sera superbe I « Comino maman sera contente! » peose-bello.La science à la portée de tous ï-T-ON ROID?é- 4.— «Oh I lea belles fleurs, s’écrie Toto, je veux en sentir la parfum.•— Non, dit Lili.maman dit qu'il est dangereux de respirer de trop près les roso».Il peut e’y trouver dos insectes.» 9.— Toto est impatient do voir le bouquet et va au-t’evant de Lüi qui revient toute joyous* charge» d'une'gerbe de roses.POURQUOI FRISSONNE QUAND ON A THES FR( 11 y a plusieurs excellentes raisons pour qu’on frissonne quand on a froid.Le mécanisme, peut-on dire, en est que le froid, tout d’abord, excite et trouble le système nerveux, de la même façon que la chaleur au contraire le calme en général.Nous remarquons ces effets contradictoires de la chaleur et du froid dans le cas d’un bain chaud ou d’un plongeon dans l’eau froide; cela ne veut pas dire cependant que le frisson ait une analogie quelconque avec l’impression d’activité qu'on éprouve après un bain froid; mais dans l’un et l’autre cas, le froid a été ce qu’on appelle un stimulant.Maintenant il nous faut nous demander si k frisson nous est réellement utile, ou s’il est quelque chose d'absolument inutile, sans aucun but.Sans doute, on peut prouver que le frisson sert tes besoins du corps exactement de la même manière que la faim, et souvent, que la fièvre, bien que nous considérions ces sensa-tions-l'à comme plutôt mauvaises en elles-mêmes.Le frisson nous oblige à nous rendre compte qu’il fait froid, tandis qu’autrement nous pourrions ne pas nous en apercevoir; nous pouvons ainsi nous protéger contre le froid.Après la première phase de son action, un grand froid endort généralement le cerveau.Le frisson sert peut-être à maintenir le cerveau éveillé, et à le prévenir qu’il doit faire quelque chose.0.— lléias ¦ voilà qu’u-09 gufp» qui était dan» lu cœur do la fleur lui saulo ou 'o*z.Toto eun biîQ puni «tr.M T'do «it désobéissant I « Dali I dit-il.c’est ¦ L! il sofinei dans une rosa malgré I* uncnl de Lili ?.— So* r.f,r.onfli; aussilOl et voyez-le 1 II to jh urr:» Las embrasser sa rntfmnn ni figurer au dlnor di tôle, ersqu’on désobéit pu est toujours puni.la tète, c’était fait, bonne soir! Le morceau était sauvé dans son gueule ! .Aussitôt, voilà le dompteur qui vient avec ses grosses moustaches cl ses grandes bob b es, et il crie: “Coquin! voleur! assassin ! bougre! attends un peu! Ah! méchante cochonne! vous donnez à manger à mon tigre, — vous allez payer ça r je dis, qu’est-ee que je ¦?Rien du toute! C’est d’individu, c’est épaule.est-ce que est comme je sens une vague au-dessous de —Oui, mon vioüx! Il golfe ?'-—Si, en effet, ( oneavité.All right! C’est cela! ("est celte diable de tigre qui a fait ce trou chez moi.et par-dessus Je marché, il faut que j’aie payé cent dollars d’indemnité au dompteur ! —Vous voulez rire ?—Non, je n’ai pas pu, il était trop raide.—Cent dollars ?cuir et ses souliers.Ça lui a fait mal, ça tout à fait vrai.Exactement! Tétais appuyé contre la cage de ee sale personnage, tranquiPeinent, je regardais les éléphants jouyer aux quilles.Tout a coup je sens qu’on me pince le bras très fort.Je tourne me Quoi'?vais payer vous, espèce d'individu, c'est vou qui devez payer mon bras! Je souis là à fioumer mon païpe, et votre bête il déchire mon habit et encore il me mange le bras.Vous, oui, devez payer à moi ! —-Moi?il dit le domateur, moi payer à vous?Jamais la vie! C’est vous à moi de souite.Vous devez donner immédiatement cent dollars! Vous allez faire crever mon bête avec votre sale viande ! —“By god!” Mon viande est meilleur que la vôtre, vieux faisandé ! —S’il est bon, c’est possible, il faut le garder pour vous et pas le donner à manger à mon tigre ! _—Mais je n’ai pas donné à loui ! c’est loui qui le prend sans demander seulement permission.—Ça ne me regarde pas, dit le dompteur il fallait faire attention.Vous peut-être faisez mourir mon bête et si vous le faisez pas mourir, vous tombez lui malade, e moi je dois acheter médicamentes.—Comment, je fais, il devient malade pour une méchante petit /morceau de bras?, —Certainement.-—Et pourquoi ?—Parce qu’il a l’estomac fatigué dopouis la dernière fois qu’il a dîné avec son domestique, il a mangé le domestique et aussi son tablier de cuir et ses souliers.Ça lu a fait mal, et maintenant le docteur il défend lout à fait la viande pour loui.—Vraiment ?—Yes, sir ! —C’est quinze jours déjà qu’il est au régime lacté ! —C’est comme ça, conclut Smith, c’est comme ça que j’ai perdu une livre de viande et cent dollars, d’un seul coup.GEORGE AURTOL LE COLIS DE JEANNETTE' ûETTE ROBE N’EST MS ABIMEE, SL N’Y A QU’UNE TACHE, NOUS L’ENLEVERONS.LE NETTOYAGE s’est développé au point d’être UNE VER [TAREE SCIENCE.Il y a bien des sortes de TACHES ces jours-ci, mais QUELLE QUE SOIT leur origine nous savons conTment les FAIRE PARTIR.IL N’EN A PAS TOUJOURS ETE de même, nous l’admettons, mais les METHODES de nos jours, employées par NOS OUVRIERS EXPERTS sont A EA HAUTEUR DE TOUS LES PROBLEMES, en ce qui a trait au NETTOYAGE.Envoyez-les-NOUS ; les ROBES et les TOILETTES abîmées, les HABITS D’ENFANTS et les VETEMENTS, pour l’ECOLE, quoi que ce soit et tout ce que vous avez en fait de choses qui SONT PORTEES par la famille et nous les REMETTRONS en bon état pour un PRIX RAISONNABLE.The Toilet Laundry COMPANY LIMITED Téléphone Uptown 7640 “Nous teignons à votre convenance" BgSBBBB .a i ! B SEBSB—BM PAR LOUIS P.BOISVERT.Et d’un pas résolu elle se dirige vers le comptoir public où se presse une foule nombreuse.Après avoir fouillé des yeux les nombreuses affiches, elle reconnaît celle de lout à l’heure.Elle s’y dirige.Mais où est son coinage ?Des paroles bruyantes à l’accent anglais, qu’elle a tntendues derrière la porte vitrée, l’ont désarmée.Enfin elle ne veut pas reculer, elle frappe réso-luement à la porte, Une grosse voix de l'intérieur dit “Entrez” et doucement la petite fille cuire.La figure sévère de l’agent lui fait peur.Mais devant cette fillette, la figure du gérant se rassérène.Un aimable sourire se dessine sur ses lèvres et il dit d’une voix à laquelle il tâche de prêter un accent français “Que veux-tu ma belle?” Annette hésite.“Allons, hâte-toi, j’ai beaucoup d’ouvrage.” "Voici, Monsieur, je suis allée porter un colis à la messagerie et j’ai eu beaucoup de difficultés.Je n’ai pas parlé anglais et on m’a ru-! doyée.Enfin je suis parvenue à me ! faire comprendre et Ton m’a donné j un reçu en anglais.Alors j’ai récla-! mé un reçu bilingue, c’était mon droit.Mais on a ri de moi et m’a | mise à la jmrte.L’un ties employés ; a même été jusqu’à dire “ Never J minci about that girl, she talks nonsense.” Moi divaguer, quand I je réclame justice.Ç)uand je défends 1 notre belle langue française.Quand j’exige l’observance d’une loi qui | n’est (pie trop juste.Non, jamais.C’est plutôt lui qui est ridicule de I vouloir essayer à rire de moi parce que je ne sais pas parler anglais, quand je le sais assez pour lui répliquer.” “Voyons, petite, ne t'emballe pas.” "Ne pensez-vous pas que j’ai raison?” continue-t-elle, sans paraître avoir entendu.“Il y a assez longtemps qu’on nous rit au nez sans que Ton ne dise un mot.” Le gérant sent (pie l’enfant a raison.“Bien, ma belle, tu as bien parlé, viens avec moi à la messagerie.’.’ Elle le suivit, Le géi’ant demanda des explications aux employés et dît “Give a french receipt to that girl.” Rouge comme une pivoine, l’employé s’exécuta et An-nette reprit le chemin de ia maison.La leçon a servi.Depuis, quand Annette retourne à la c messagerie, les agents français et lui donnent lingue.Ceci non seulement pour la seconde Madeleine de Verchères mais envers tout le monde.Ainsi une petite fille de 12 ans a su faire respecter ses droits et ceux des siens.Quel noble coeur! Sa conduite pourrait faire honte à un grand nombre de personnes qui, sous prétexte de savoir parler l'anglais.négligent les droits sacrés du Plus bel héritage que nous aient légué nos aïeux, la Langue Française.Louis-Ph.BOISVERT (16 ans), au Collège Louiseville.POUR LESFILLETTES PETITE ROBE LEGERE Le joli modèle de robe légère que nous vous donnons aujourd’hui, fil-leles, est en crépon ou coton blanc garni dans le bas et dans le haut de toile de Jouy.Vous pouvez le faire en différents tissus, comme par exemple en léger lainage à damier bleu et vert avec garniture bleu uni ou vert uni; bleu marine garni d’écosshis ou encore un rayé ou blanc et noir éclairci par du rouge, etc., etc.Les idées ne vous manqueront pas; le principal est que vous saisissiez bien la manière très simple de confectionner ce gentil modèle.i ?>6 *1 "T’- Ayez un morceau du tissu choisi mesurant 16 pouces de longueur sur 12 pouces de largeur; pliez-le en lieux dans le sens de la largeur.Auparavant vous aurez décalqué vos deux patrons, celui du kimono et celui du col, et vous appliquerez le premier sur l’étoffe pliée de façon a ce que là où vous voyez écrit pli de l’étoffe (ou épaules) se trouve sur ce jili.Taillez en continuant les manches et la jupe à la longueur voulue moins un pouce environ jiour ies manches et deux pouces environ pour la jupe, puisque, comme vous l’indique la figurine, ces extrémités sont différentes, et doivent être rapportées.« Maintenant, tout en laissant le patron épinglé, dépliez le tissu, et en (Voir le coupon du père ‘ Noël en page 2) vous guidant sur le palron faites J une ouverture exactement connue | vous le montre le pointillé _ Celle A—Tture doit partir du milieu du ni et se diriger en arrondi sur >té où se formera la robe.Fermez les coutures ainsi que les manches, puis prenez une bande du tissu différent, mesurant 10 pouces de longueur sur deux pouces environ de largeur.Allongez-en le bas de la jupe en fronçant légèrement.Vous remarquerez que la bande est plus étroite que le tour de jupe.Au bas de cette bande, faites un petit ourlet.Agissez de même pour les manches, la largeur des bandes est d’un pouce environ et la longueur trois pouces.Pour le col, taillez-le soi-! gneusement et doublez-le finement.) Froncez également l’encolure de votre robe, puis appliquez-y dessus lu I j col en ayant soin de poser ta lethc! ; (’.au milieu de la robe; la fermeture j du col se trouvera sur le côté du corsage.Marquez la taille sous les ! Ibras en fronçant sur une ganse, i Nos magasins ferment à 6 heures ce soir.Vente d’articles pour la classe C’EST PEUT-ETRE PENIBLE, MAIS IL FAUT S’Y PREPARER.Comme toutes les bonnes choses, les vacances prendront tin bientôt, trop vite, hélas ! Il faut se prépare rpour la RENTREE DES CLASSES, les petits auront besoin d’une foule de choses, y avez-vous pensé ?Nous sommes prêts, venez ici, vous trouverez tout et sans difficulté sous le même toit.Chaussures pour les garçonnets Mères de famille, venez chausser vos enfants chez Dupuis, lundi.Le prix des chaussures augmente chaque jour, mais nous maintenons toujours notre belle devise : “Meilleure qualité et bas prix”.Offres spéciales pour tous les jours de la semaine.4.50 Au rez-de-chaussée.Mallettes pour écoliers BOTTINES DE CLASSE, convenables ppur tous les garçonnets.Chevreau fendu de bonne qualité, toutes solides, forme large Blucher, empeigne presque sans cou-^ titre.Pointures 11 à 1314 ou 40S I à 5.Prix spé- BOTTINES DE CLASSE, bon cuir solide et soujjle, forme large Blucher, fausse semelle de cuir.Pointures il à 1.3Vj.jffjl'l Spécial.AU TROISIEME MALLETTES en fibre, poignées de Kératol, serrure et fermoirs de métal cuivré ; grandeurs : 12, 1 i, 1C et 18 pouces.Spé- 4 '9 CL cial.MALLETTES en natte japonaise, poignées de métal ou de Kératol, coins de métal.Grandeurs : 12, 1 i, IC et 18 pces.Spé- 3 fS cial."i,a“TS*23& BOTTINES de collégiens, forme fuyante, veau noir ou brun pourpre, semelle et talon de cuir, marque Slater ou Ames Holden MeCready.Pointures 1 à ’.g?Cl SS Prix spécial.h Petits j articles CEINTURES BUSTER BROWN.Noir, rouge et blanc.Grandeurs assorties.Prix, chacune.15 PEIGNES ET BARRETTES pour fillettes, Choix de formes différentes.15.25 ef.35 CHAPELETS montés ou or, avec pierres de couleur, croix et coeur de fantaisie.Spécial.59 ETUIS de cuir véritable rouge foncé, pour chapelets.Spécial.19 Au rez-de-chaussée.SPECIAL POUR COLLEGIENS Collets COMPLETS pour garçonnets de 9 à 17 ans.Genre Norfolk, culottes bouffantes.En tweed mélangé gris ou brun .*.10 95 En tweed rayé gris.13.00 En tweed carreauté brun.15.09 En tweed gris foncé uni.15.00 En serge noire toul laine, d’après la grandeur.19.00 à 23.00 En serge bleu marine toul laine .20.00 à 25.00 Nous faisons les uniformes jiour tous les collèges du diocèse de Montréal, Jardin de l’Enfance et autres.Au rcz-de-chausséc.Collets COLLETS de toile pour enfants.Genre Eton ou Jardin de l'Enfance, toutes les pointures.Spécial, chacui^.COLLETS de duck de couleur, genre matelot, garnis de soutache blanc, pour jie-tiis pardessus d’enfants.Spécial .Au rez-de-chaussée.,25 .49 VALEUR SPECIALE GUINGAN A TABLIERS, 40 pouces, carreaux de grandeurs assorties, bleu et blanc, teinte absolument solide.Remarquez bien la largeur.Valant jusqu’à .40 pour.Pas de commandes par poste ou téléphone.j .Au rez-de-chaussée.VALEUR SPECIALE MALLETTES de fibre, poignée de métal, deux fermoirs.Gran-deurs 12 cl 14 pouces.Au deuxième.VALEUR SPECIALE COUVERTURES DE FLANELLET-TE, meilleure fabrication canadienne, blanches ou grises, à rayures roses ou bleues.La paire.«¦¦”
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