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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 5 juin 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-06-05, Collections de BAnQ.

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VOLUME X Mo 130 MONTREAL, JEUDI 5 JUIN 1010 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS .00 UNION POSTALE.8 00 A Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS .w .2 50 UNION POSTALE .,.« ., .3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT | MONTREAL TÉLÉPHONE t Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Mala 6121 Administration, Mata 5163 Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I Une légende détruite .Dès le début de la grève de Winnipeg, nous avons souligné le fait que des meneurs d’origine anglaise et écossaise avaient pris la direction du mouvement.Ce qui s’est passé jusqu’ici nous a donné raison, de même que ce qui se passe à Toronto ajoute à la vérité de notre assertion.I.e Siar de Montréal et toute la presse loyaliste du pays ont eu beau tenter de tenir des étrangers responsables des événements de ces semaines-ci dans les cercles ouvriers de l’Ontario et de l’Ouest, la fausseté de cette légende est de plus en plus éclatante.Cette démonstration s’est faite, elle se pousuit dans les colonnes mêmes des journaux qui, par leurs caricatures et leurs articles, ont voulu faire croire à leurs lecteurs que des sujets ennemis sont les auteurs des grèves de Winnipeg, de Calgary, d’Edmonton et de Toronto.* * * Le Star de Toronto et, après lui, presque tous les journaux de quelque importance à l’ouest de Montréal ont, la semaine dernière, publié les photographies des principaux meneurs de la grève de Winnipeg.On a pu lire, sous les clichés, des noms .aussi “étrangers” que ceux-ci : William F.Ivens, — /?.lî.Russell, — Winning, — Robinson, — Dixon, — pour ne mentionner que le Big Five, — les cinq grands meneurs de grévistes au Manitoba.On sait que William F.Ivens, outre qu’il est clergyman d’une église réformée, est né en Grande-Bretagne.Ce qui ajoute à la démonstration de la fausseté de cette légende, c’est, par ailleurs, toute une série d’admissions incidentes faites dans des dépêches sur cette même grève.Selon la Gazelle de mercredi reproduisant une dépêche parue dans le Star du 3 juin, les associations de vétérans de la grande guerre, à Winnipeg, admettent qu'un grand nombre de soldats de retour du front ont pris part aux manifestations des grévistes, cl ont agi en pleine sympathie avec eux.Une autre dépêche au Star du 3 juin dit aussi qu’“11 y a une étrange alliance entre les grévistes et les soldats de retour du front, — “There is a peculiar alliance between strikers and returned soldiers.” D’autres dépêches des mêmes journaux avaient déjà parlé de soldats accompagnant.les grévistes qui sont allés manifester auprès du premier ministre manitobain, M.Norris.La Gazelle du 4 juin note en passant qu’un nommé “R.E.Bray, soldat de retour du front, et chef des anciens soldats démobilisés qui sont unis aux grévistes”, fut de ceux qui demandèrent à IM.Norris sa démission ou un règlement immédiat de la grève, à leurs termes.Ces informations de la presse loyaliste confirment en tous points l’affirmation du Western Labor News, organe des grévistes nianitobains, écrivant dans son numéro du 31 mai, — que nous recevons à l’instant d'un correspondant de Winnipeg: “Deux mille soldats de retour du front ont interviewé le premier ministre Norris, vendredi matin.Les soldats lui ont parlé amèrement de :1a campagne de presse contre les chefs de la grève, et se sont montrés surtout mécontents de l’expression “English and Scotch Anarchists” appliquée à ces hommes.” Notons en passant que l’emploi d’un pareil terme par la presse loyaliste de Winnipeg contre les chefs des grévistes est un joli coup de pioche dans la légende que les grévistes sont des “Foreigners”.Un autre témoin, député unioniste de Winnipeg à Ottawa, soldat lui-même, le major Andrews, ne disait-il pas, lundi soir, en pleine Chambre des Communes, que “quatre-vingt pour cent des soldats qui se sont battus outremer sont en sympathie avec les grévistes et avec ce qu’ils se proposent d’obtenir” ?(Compte rendu de la Gazette, 3 juin.) Voilà qui, pour Winnipeg, dispose, de la légende d’une grève provoquée, dirigée, conduite par des “Foreigners” et des “Enemy country people”, ainsi qu’on a voulu et qu’on veut encore nous le faire croire.Pour ce qui est de Toronto, le cas est encore plus clair, s’il se peut.Un des journaux les mieux informés de l’Ontario, le Star de Toronto, a affirmé en toutes lettres, dans son édition du 30 mai, en même temps qu’il a donné leurs photographies, que, des quinze chefs des ouvriers en grève, “quatorze sont nés en terre britannique et sont d’origine britannique et un seul est étranger, étant né en Russie.” Des quatorze nés en territoire britannique, dix sont nés en Angleterre ou en Ecosse et quatre au Canada, dont trois en terre éminemment loyaliste, dans l’Ontario.Le président du comité, Harry Gray, est né à Harpington, Angleterre; le secrétaire, Thomas E.Black, est né à Toronto; Herbert Lewis, directeur du YOnlario Labor Neufs, est originaire de Bristol.Angleterre; Fred.Mumford, du groupe des charpentiers, est né à Londres, Angleterre; William Derry, du groupe des machinistes, est né à Kingston, Ontario; Jos.Helliker et William Barry, du groupe des mouleurs en métaux, sont nés, le premier à Bristol, Angleterre, le second à Glasgow, Ecosse; le charpentier E.B.Baies est originaire de Durham, Angleterre, et le mécanicien Doolen, de Wolverhampton, Angleterre ; Peter McCallum, un autre charpentier, est né à Glasgow ; Ths.Willis, plombier, et M.Poole, un autre mécanicien, sont nés, le premier clans un petit village anglais, le second, à Wolverhampton, Angleterre; John Healey, chaudronnier, est originaire de Montréal et n’a rien de Canadien français; finalement, S.Koldofsky, des ouvriers en confections, né en Russie, a vécu au Canada depuis plus de dix ans.Ne croirait-on pas, à lire cette liste de chefs grévistes, être quelque part dans une ville du Royaume-Uni, soit en Angleterre, soit en Ecosse?Y a-t-il beaucoup de F ore ign ers là-d e d a ns ?* # * On a pu, pendant la guerre, calomnier à bouche-que-veux-tu les Canadiens français, les poser faussement en uniques adversaires résolus de la politique de guerre du cabinet Borden; on a pu, vers 'le même temps, insinuer, avec quelque chance d’être cru, que les mécontents du pays, à part les Canadiens français, c’était un petit groupe d’étrangers et de.sujets ennemis.Le voile du mensonge a tombé, depuis.Les .agriculteurs ontariens de langue anglaise en ont arraché un coin; les grévistes et leur» chefs d’origine britannique, à Winnipeg, l’ont déchiré davantage; la grève de Toronto finit de l’arracher complètement.Il y a néanmoins cette différence que les Canadiens français ont exprimé leur hostilité au gouvernement et à sa politique avec calme, par des moyens constitutionnels et dans le sens même des traditions du pays, tandis que les groupes ouvriers, soulevés de ce temps-ci, à Winnipeg et hors du Québec, n’hé-aitent pas devant la force non plus que devant le désordre pour témoigner de leurs sentiments à l’endroit du régime qu’on sail et qui vient d’aboutir à la faillite présente.A l'arbitraire iis ont opposé, ils opposent l’arbitraire, calquant leur conduite, quand ils sont les plus forts, sur les mauvais exemples déjà donnés par le ministère Borden quand, aux jours sombres de 1917 et de 1918, il n’a reculé devant rien pour voler les élections et pour terrifier tous ceux qui se refusaient à penser comme lui, en fait de politique de guerre.Georues PELLETIER.L’EXEMPLE DU MAIRE DE NEW-YORK MESURES SEVERES PRISES CONTRE LES MANIAQUES DE LA VITESSE.Le maire de New-York, qui passe pour un excentrique, n’est pas dépourvu de certaines des qualités qu'on sc plaît à trouver chez un administrateur.Pour employer un terme familier, il a entre autres vertus utiles à sa fonction de la poigne.Tous les autocrates n’en ont pas; et très peu de démocrates en ont.Une entrevue qu’il vient de donner aux journaux et un ordre à la police, peignent à la fois et son énergie et son origif’Mité.,L’un et rrmlre de ces faits méri- tent d’etre rapportés.Et d'abord l’entrevue: “L’écrasement des gens par des chauffeurs d’automobile pris de folie doit cesser dans cette ville, a dé claré M.Hylan au Post.Je suis convaincu que l’homme qui est atteint de la manie de la vitesse, qui s’élance à travers les rues fréquentées comme s'il était sur une piste de course, ne mérite pas la liberté.H devrait habiter derrière des barreaux d’acier.II souffre d'une maladie toute aussi dangereuse que celle du fou qui court dans la foule en brandissant un coutelas.S’il n’é-crase pas une jeune vie aujourd’hui, il renversera un vieillard demain.Ce n’est qu’une question de temps.“La liste annuelle des accidents dus à l’incurie des aulomobilistes est simplement effrayante.Les gens qui visitent notre grande ville sc demandent comment on y peut lolércr un pareil état de clv'scs.Il est beaucoup plus dangereux de traverser un bon nombre de rues que de.franchir une voie ferrée en se glissant sous les barrières baissées.Tandis que sur la vélo ferrée, on est au moins prévenu du danger par un coup de sifflet et le tintement d’une cloche, le maniaque de la vitesse ne juge pas à propos de prévenir de son approche.Il croit que le passant devrait être muni d’un sens supplémentaire pour le sentir venir et sauter pour sa sécurité.“L’automobilisme détourné de sa fin devient une menace sérieuse dans cette ville.Sans me soucier des critiques que je puis essuyer de la part de certains messieurs je vais m’efforcer de faire la vie dure aux automobilistes qui considèrent la vie et les membres des citoyens comme chose méprisable en regard de leur désir de se rendre à destination en brisant tous les records de la vitesse.” Voilà pour l’énergie.Elle s’accompagne, paraît-il, d’une certaine excentricité puisque le maire a ordonné à chaque agent de circulation de la ville “d’avoir à produire en Cour cinq délinquants par jour”.II est évident, en effet, que cet ordre peut être dangereux et est à sa face même insensé.Il expose les agents à faire du zèle intempestif.Un magistrat s’est vivement plaint de ce qu’on lui amenait tous les jours fie prétendus violateurs des règlements de vitesse arrêtés pour des vétilles.Mais cela n’empêche nullement le maire d’avoir raison dans sa déclaration de guerre aux jeunes fous qui mettent en danger la vie des passants, sans compter la leur et celles des automobilistes sensés toujours exposés à un tamponnement avec une voiture mal dirigée.La commission administralive devrait l’imiter dans ses qualités.Mais, les agents doivent se rappeler que le serment n’est pas une blague, et qu’ils commettent une injustice très sérieuse quand, faade d’avoir préparé leur cause avec une intelligence ou une diligence suffisante, ils y suppléent par des affirmations catégoriques et hasardées.Louis DUPIRE A L’HÔTEL DE VILLE LE DEPART DE M.DESERRES ET LA PROMOTION Nous n’avons qu’à répéter, à l’occasion du départ définitif cette fois, de M.DeSerres ce que nous disions quand H en a été question pour la première fois.On doit respecter le principe de la promotion.Nous sommes d’autant plus à l’aise flans la fidélité à notre principe que le bénéficiaire serait cette fois un Mandais.M.Collins remplit le poste de sous-trésorier depuis plusieurs années.S’il est compétent, — et nous n’avons aucune raison d’en floater — nous ne voyons pas de raison de lui refuser ta promotion, à condition toutefois qu’il rae soit pas nommé commissaire et qu’il ne cumule pas les deux fonctions que laisse vacantes le départ de M.DeSerres et que celui-ci déclare jusqu’à un certain point incompatibles.En pareil cas, il se produirait une complication, car il faudrait aussi respecter dans le personnel du bureau d’administration des affaires de la ville la proportionnalité des divers éléments de notre population.La perspective de la promotion est une garantie de l’efficacité du travail des fonctionnaires.Sans elle, ils n’ont pas d’horizon, pas d’espoir, pas fie courage.La commission administrative a souvent violé ce principe; raison de plus pour qu’elle s’amende tardivement.L’ENQUETE SUR LE SERVICE D’INSPECTION SCOLAIRE On devra accorder à M.Téchevin Creellmau ce qu’il demande.11 se peut que dans certaines régions de la ville on ne voie pas avec une excessive indulgence le travail des inspecteurs du bureau d’hygiène tous, ou à très peu d’exceptions près catholiques et Canadiens français.Mais ou Téchevin Creelman a dit vrai ou il a dit faux.Dans Tun ou l’autre cas, une enquête s’impose.S’il a flit faux, ill faut laver l’honneur des inspecteurs et des infirmières qui sont accusés de s’être injustement approprié des sommes qu’ils n’avaient pas gagnées tout en commettant dans leur service des négligences qui peuvent avoir de funestes conséquences.S’il a dit vrai, il faut des sanctions.On n’a pas le droit de tromper les citoyens et de saboter un service aussi important.Pour en finir, qu’on lui accorde donc son enquête.—L.D.L.D.LE DOYEN DE NOS ORGANISTES Il est difficile de trouver carrière plus noble que celle du vénérable musicien dont on va, lundi, célébrer les noces d’or.Renonçant à la pratique d’une profession qui aurait pu lui être autrement rémunératrice, M.B.-Octave Pelletier, par amour de Part et sûrement aussi par philanthropie, a voulu, plus d’un demi-siècle durant, s’astreindre à la tâche fastidieuse de l’enseignement et subir les à-côtés tous plus rebutants les uns que les autres du “métier” de musicien.Epris du plus beau des arts, il tenait à communiquer sa ferveur à d’autres, et plusieurs générations de musiciens distingues sont là pour démontrer que son travail n’a pas élé vain.Ce lui sera lundi une compensation aux aridités de la tâche sur laquelle ses cheveux ont blanchi que de voir la pléiade d’artistes, façonnés par lui, qui viendront lui rendre leurs hommages respec-l lueiix.Mais le professorat ne remplit pas toute la vie d’un musicien.La pratique de son art lui fournit maintes autres occasions de se faire apprécier comme auksi de se heurter à la démoralisante Incompréhension et même à l’hostilité bête.Sous ce rapport, M.Pelletier a trempé plus d’une fois ses lèvres à la coupe de la pire amertume.Tl a dû souvent éprouver la tentation de laisser tout là et de faire “comme les autres”, c’est-à-dire d’être simplement pratique.Mais la poursuite de son idéal l'a soutenu et sa soixante-quinzième année le trouve encore attaché infatigablement à son poste de mérite et d’honneur.Voilà un cas bien fait pour étonner notre génération âpre au gain, récalcitrante au travail et qui n’a pas plus d’idéal qu il n’en faut.Aux gens qui savent‘comprendre, l’exemple vaut d’être signalé.Et nous félicitons MM.Edouard LeBel et Gustave Comte, organisateurs de la manifestation intime de lundi, de l’initiative qu’ils ont prise à cette fin.Les musiciens, dit-on, sont gens désunis.Nous croyons pourtant qu’à l’occasion des fêtes qui se préparent, ceux de chez nous n’auront qu’une voix pour exprimer à leur vénérable doyen l’admiration qu’il leur inspire et formuler à son endroit et à l’adresse de sa digne compagne les souhaits qui sont au fond de tous les coeurs.Philippe Edouard BIRON.BLOC-NOTES M.Landry Un communiqué de VAssociation canadienne - française d’Educaiion de l’Ontario, publié dans le Droit d’hier, nous apprend que M.le sénateur Landry est rentré à Québec, après un séjour de quelques semaines à Mount Clemens, où il suivait un traitement.Après avoir noté que “sa santé, pour être meilleure, n’est pas encore entièrement rétablie”, l’Association ajoute que ceci n’empêche pas son énergique président d’étendre sa sollicitude à toutes les questions qui intéressent les Franco-Ontariens, dit que les récents pourparlers tendant à une meilleure entente entre catholiques de langue anglaise et catholiques de langue française l’o-nt vivement réjoui “parce qu’ils répondent parfaitement à ses désirs les plus ardents”.Après avoir rappelé que M.Landry a depuis longtemps fait des voeux en ce sens, la note de l’Assocra/ion se termine par ce touchant appel: L’accord entre les catholiques fait donc la joie, de notre président et comble un de ses voeux.4 l’aurore du mois du Sacré Coeur, nous demanderons à tous nos compatriotes et particulièrement aux enfants de nos écoles de faire monter vers le divin Maître des ardentes prières unies à des sacrifices nombreux pour obtenir la guérison complète de notre président et l’accomplissement de l’entente la plus parfaite entre tous les catholiques de notre, province.Nos instituteurs et institutrices se feront un plaisir de rappeler ces intentions aux chers enfants confiés à leur bienfaisante attention, dans les écoles.Tous les catholiques de langue française voudront s’associer à ces voeux.La messe en Angleterre Le comité judiciaire de la Chambre des Lords vient de décréter, par cinq voix contre une, qu’on peut légalement, en Angleterre, léguer de l’argent pour la célébration de messes pour le repos de Pâme des morts.La question avait été posée dans un procès destiné à fixer définitivement ce point de droit.Il était entendu que, si la décision élait contraire au désir des catholiques, on commencerait tout de suite une campagne pour faire modifier la loi.Dtaprès l’extrait des observations du lord chancelier que publie la Gazette de ce matin, celui-ci aurait déclaré que, pendant des générations, les catholiques se sont trompés sur la portée de la loi et que cette longue erreur n’est pas un motif suffisant pour que la Cour suprême du Royaume sanctionne une interprétation inexacte de la loi.On pourra donc faire des legs pour la célébration de messes pour les morts.Tant mieux, mais nous aimerions voir, avant la fin de ce chapitre d’histoire, le texte même des déclarations du lord chancelier.A lire l’extrait que nous apporte le télégraphe, il semblerait que seuls des catholiques aient interprété la loi dans un sens trop restrictif.Or, l’un des juges de la Cour suprême a refusé de déclarer les legs légaux et, d’après les informations venues jusqu’ici au Canada, si le comité judiciaire de la Chambre des Lords a été appelé à se prononcer sur la ¦uestion, c’est précisément parce qu’une cour d’appel venait de déclarer les legs illégaux.Nous notons ceci tout de suite pour que la légende ne s’établisse point que les catholiques anglais ont vu une restriction où il n’y en avait même pas l’ombre.Nous aurons probablement l’occasion de revenir sur le sujet lorsque le courrier nous aura apporté tous les textes.En France On parlait hier de cinq cent mille grévistes, en France.Une dépêche prétend ce matin que certaine grève d un caractère bolchévistc.Il est évident, à lire les journaux français, que l’on s’attend là-bas à des troubles sociaux assez graves.recevons ro matin le Muni-' CHRONIQUE D’OTTA WA M.C rsrar chef d’un parti du centre?Les gens de l’Ouest sur le point de lâcher l’Union— Un parlement mosaïque — La prorogation s’en vient.Ottawa, 4 juin.La loi refondu des chemins de fer a rempli le programme d’une journée dont le seul intérêt a été de précéder la suivante, celle du budget.En effet, la discussion, assez vive, qui s’est faite pendant la journée a tourné sur le vieux brandon de discorde qu’est la chicane entre la Toronto and Niagara Power Company, et la Hydro-Electric Commission de l’Ontario, à propos de certains droits de passage dans les rues de Toronto que possède la première de ees compagnies, et à laquelle la seconde s'oppose sons prétexte que ces droits constituent une infraction à ceux des municipalités en général.La question semble claire, mais elle se complique du fait que si l’on reconnaît lé droit absolu des municipalités à disposer de l’usage de leurs rues, on dépossède du coup la Toronto and Niagara des poteaux qu’elle a plantés et des revenus qu’elle touche.Or, on pense bien que cette société n’a pas manqué de s’assurer parmi la députation des défenseurs de ses droits acquis ; d’où toute l’affaire, qui est en instances devant le Parlement depuis plus de trois ans et qu’oh a voulu régler définitivement, si possible, par le vote d’aujourd’hui sur l’amendement Mowat.Ce député revendique l’autonomie des municipalités.c’est-à-dire la spoliation de la société installée, selon l’expression de quelques députés.C’est M.McKenzie qui semble avoir donné la note juste, ou indiqué le moyen de trancher le noeud gordien : selon lui il y a là une exception.Une société possède légalement des privilèges incompatibles avec l’intérêt légitime de la municipalité de Toronto, et de plus elle a le pouvoir d’étendre son monopole, si elle le peut, à toutes les municipalités canadiennes.Il y a évidemment là un non-sens qui ne peut pas durer ; que l’on dédommage cette société de ce qu’elle pourra perdre, mais que l’on renverse la loi qui a permis pareille inadvertance.Car il paraît que c’est une inadvertance, et que les promoteurs de la compagnie ignoraient eux-mêmes qu’ils eussent de pareils privilèges, lorsque la loi fui votée au Parlement en 1902.Comme quoi le Parlement peut parfois se mettre un poteau dans l’oeil jusqu’à la racine, si l’on nous permet une image bien excusable par la température torride qui enveloppe depuis quelques jours les travaux parlementaires.* * * C’est même là l’une des causes qui semblent devoir militer en faveur d’une prochaine prorogation.Devant la persistance de la chaleur, en cffel, un cri général d’ “Allons-nous-en I” s’est fait entendre dans les couloirs et a -atteint jusqu’aux oreilles des chefs de partis et des whips qui en sont les intermédiaires auprès de l’ensemble des pères de la nation.Et le cri avait un tel accent que l’on a fini par y prêter -attention; la rumeur disait couramment ce matin que les whips con-fabirl-aient et qu’une date rapprochée avait même été fixée, celle du 21 courant.On commençait par douter, mais les habitués vous disent qu’il ne faut jamais s’étonner de rien en Chambre lorsque les chaleurs sont -arrivées.La seule variante que l’on puisse constater cette année, c’est que cet événement est arrivé plus vite qu’on ne l’attendait et qu’il balaie d’un coup tout le courage de la députation.On va donc se faire aller bellement, pendant les prochaines semaines, et les séances de matinée doivent commencer dès lundi prochain, ce qui n’a vraiment rien de réjouissant pour personne de ceux qui y seront astreints.-Mais il faut toujours gagner le ciel de quelque façon et cette manière de purgatoire aura les vacances comme terme assuré; on s’y soumettra donc de bon gré, et tant pis pour la législation.On en croit à peine ses oreilles, mais M.Meighen consentirait à attendre à l’automne pour se jeter sur les restes palpitants des insoumis; et de même pour la disqualification électorale de certaines catégories d’immigrants coupables d’avoir pris au sérieux les mirobolantes brochures illustrées que répandait à profusion dans la vieille Europe le même ministère dont IM.Meighen dirige aujourd’hui le fonctionnement.Ceux qui ne sont pas restés chez eux, et sont venus au Canada, sont -bien punis ,et n-e vont pas cesser de Tètre; mais ils auront tout l’été pour respirer, au propre et au figuré.En octobre, on les rattrapera, et ce sera alors l’Ouest canadien qui deviendra l’endroit dont parle l’Ecriture, et dans lequel il y a des pleurs et des grincements de dents.M est vrai que la danse y est déjà commencée, et d’assez sérieuse façon.Heureusement, le premier ministre nous assure que ce n’est rien, et que les choses furent bien plus graves il y -a cent ans.Espérons toba Free Press du 16 mai et quelques autres journaux du 14 et du 15 mai.C’est l’une des premières preuves de la reprise de relations postales avec l’Ouest.0 H.donc que les générations futures souffriront encore plus que nous, et consolons-nous de nos maux pré sents par la pensée que nous ignorerons toujours le prix exact qu’atteindront les chaussures et le beurre à cette époque inaccessible à notre existence aussi limitée (pie diversement violentée par les temps qui courent.* «¦ * Pendant que députés de l’Ontario et de l’Ouest se chamaillaient autour de ce que M.Carvell a appelé une clause d’intértê particulier dans une loi d’intérêt général, le ministre des Finances continue de s'abstenir et eè n’est que pendant un instant qu'il est apparu aujourd’hui à son siège, où on ne l’a pas vu de ces derniers jours.Personne ne songera à reprocher à M.White de se préparer à fond à la tâche qui l’attend jeudi, pas plus que l’on ne sera surpris s’il résulte des décisions qu’il annoncera quant au tarif, des craquements dont le chef du gouvernement et les spectateurs évalueront la force l’un avec inquiétude, les autres avec un exceptionnel intérêt.On saura bientôt combien de “westerners” lâcheront pied, feront “stampede”, selon une expression chère aux expositions annuelles de l'Ouest ; mais ce qui fait moins de doute, c’est la personnalité du chef qui dirigera la représentation des prairies dans le prochain Parlement.Sauf imprévu considérable, celui-là s’appellera T.A.Crerar, et siégera aucentre, à la tête de cinquante ou soixante députés prêts à obéir à ses moindres signes.Ce sera un groupe équivalent en nombre à celui que forme aujourd’hui la province de Québec, et tous deux auront intérêt à slentendre s’ils ont à un moment donné quelque cause commune à défendre.Ou bien, sera-ce plutôt avec la province supérieure que nous aurons parfois l’occasion de fraterniser ?Depuis la Bonne Entente nous avons quelque raison de nous méfier des bruyantes démonstrations d’amitié et de compréhension de notre caractère et de notre tempérament venus de Poutre-Ottawa.Quoi que l’avenir nous réserve en tout cela, il semble certain que le prochain Parlement ne ressemblera en rien à celui-ci, ni du reste à ceux qui l’ont précédé.Ge séra un parlement-mosaïque, “patchwork” nous a dit un observateur dont l’expérience remonte à une trentaine d’années.La prédiction trouve une vraisemblance additionnelle dans une suggestion faite aujourd’hui même par le docteur Clark.“Puisque la loi électorale ne nous sera pas présentée avant la session de l’automne prochain, a-t-il dit, puis-je suggérer au premier ministre d’y introduire le principe de la représentation proportionnelle, ou à tout le moins d’en saisir le cabinet pendant les vacances ?” L’idée est hardie, mais on y a l’es prit habitué par diverses études orales ou écrites présentées aux dépu tés depuis quelques années ; et M Borden a répondu sans s’émouvoir qu’il serait heureux de suivre la suggestion du député de Red Dear, et de soumettre la question à la décision du cabinet.Il serait fort intéressant que cette décision fut favorable à la R.F1., comme on dit en France ; c’est bien là (pie nous aurions en effet un “crazy-work” véritable, un assemblage des éléments les plus variés.Et rien ne permet d’être assurés que le spectacle en sera beaucoup plus divertissant, ni plus profitable au pays.* * # L’amendement Mowat en faveur de la protection des droits municipaux a élé adopté par un vote de 56 voix contre 52.MM.Rowell, Reid, Sifton, Mewburn, Ballantyne et Carvell ont voté contre et se sont par conséquent trouvés du côté vaincu.Ce vote a pour effet de nécessiter un arrangement spécial au sujet de la Toronto and Niagara Power Co.Le gouvernement a rendu publiques, mercredi, des dépêches comminatoires qu'il a reçues de la part du secrétaire de la conférence méthodiste de l’Alberta et du secrétaire du comité de la grève de Calgary.Ces deux associations blâment fortement le ministre des postes et le cabinet d'avoir destitué les employés postaux qui s’étaient mis en grève de sympathie et enjoignent aux autorités d’avoir à les reprendre.Sir Robert Borden a répondu que ces fonctionnaires ont violé leur engagement d’honneur envers le public et que le gouvernement ne peut pas approuver tacitement le désordre et l’abandon des services, publics par les employés de l’Etat.Ernest BILODEAU.“LE CANADA APOSTOLIQUE” RECOMMANDATION DE Mgr U ADMINISTRA T EU R DE RI MOUSE I.Monsieur Henri Bourassa publie actuellement, sous le titre indiqué ci-haut, un volume de l’histoire des missions canadiennes-françaises à l’étranger.C’est l’étude fouillée d’une partie .ignorée de notre histoire.Le Canada Apostolique est un livre d’apologétique canadienne-françai-se, d’un intérêt religieux et national.Il fait éclater dans les gestes inconnus ^ notre race l’une de scs plus glorieuses caractéristiques: le zèle apostolique qui fit de la race française “le soldat de Dieu”.Ge livre devrait être dans toutes les bibliçthèques paroissiales, dans celles des prêtres, des maisons d’éducation et des séminaires; on devrait le distribuer dans les écoles et les communautés enseignantes et le faire pénétrer partout où les jeunes âmes sont susceptibles d’enten-.dre la voix mystérieuse qui appelle les âmes d’élite aux dévouements apostoliques.C’est une page ignorée de nos : nnales qu’il faut lire et faire lire par tous : elle réconfortera les nôtres ! pDe instruira ceux qui nous méconnaissent.Je recommande ce livre tout ipar-ticulièrement aux prêtres et aux communautés religieuses du diocèse, en les priant de contribuer à sa diffusion suivant les moyens à leur disposition.Le résultat m’en sera d’autant plus agréable que l’auteur a bien voulu faire bénéficier du produit de la venle de son ouvrage, les Soeurs Missionnaires de l’Imina-culée-Conception (Missionnaires de Chine), qui viennent cette semaine même ouvrir une maison dans la ville épiscopale.L’ouvrage sera en vente dans quelques jours aux bureaux du Devoir, à soixante sous l'unité ; des réductions appréciables seront faites pour des grandes quantités.F.-X.ROSS, Vicaire capitulaire do Rimouski.Evêché de Rimouski, le 4 mai 1919.***«»»»»»» »»»»»»»»»»»» (Elfe.» t « « « î LES NOUVELLES TAXES C’est aujourd'hui que notre ministre des finances, M.White, va faire connaître au Canada les nouvelles taxes de toute sorte qu’il va être obligé d'imposer aux contribuables, pour rencontrer une partie du déficit prévu d’un demi-milliard.Que seront ces nouveaux impôts ?Les dernières dépêches laissent prévoir un relèvement de la taxe sur le revenu, de nouvelles taxes de consommation, et indiquent que M.White devra trouver d’autres moyens de combler son déficit.II y aura aussi vraisemblablement quelques modifications secondaires du tarif, — on renverra à l’an prochain le remaniement général de notre régime douanier, — et peut-être aussi une plus large mesure de préférence en faveur des produits d’origine britannique.La séance d’aujourd’hui sera donc la plus importante de cette session-ci.Comme par le passé, l’analyse du budget pour le DEVOIR aura pour auteur notre ancien rédacteur parlementaire, M.GEORGES PELLETIER ; notre rédacteur parlementaire présent, M.ERNEST BILODEAU, fera le tableau de la séance et résumera les discours qui suivront celui de M.White, Il faudra donc lire le DEVOIR de demain pour savoir vite, bien et juste ce que seront les nouveaux impôts et quel est, au sens de M.White, notre situation financière exacte.Il ne faut toutefois pas lire le DEVOIR que ce jour-là.Les vacances sont arrivées avec la chaleur, des familles nombreuses sont déjà parties pour la campagne ; c’est le temps de leur faire adresser le DEVOIR pour l’été.Pour recevoir notre journal par la poste, Rendant trois mois, — édition quotidienne, — en dehors de Montréal et de la banlieue, il suffit d’adresser $1 à notre administration, avec le coupon suivant, portant le nom et l’adresse ; Le.Devoir, Montréal.Veuillez m’adresser votre journal pour trois mois quotidienne).Inclus paiement.(Signature) (Adresse) (Bureau de.poste) (édition v « w V 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 5 JUIN 191» VOL.\.— No 130 fmTRirflûl I “DEVOIR” I Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte le temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement De Gompers et de la One Big Union Montréal, 2 juin 1919.M.Orner Hèroux, “ Le Devoir Cher monsieur.Il n’est pas étonnant que le sénateur Hobertson, ancien chef ouvrier international, ayant épuisé vainement* tous ses efforts pour mettre à la raison les grévistes de l’Ouest, se soit enfin adressé, il y a huit jours, au président Gompers, de lu Fédération américaine du travail, pour exercer son influence auprès de certains corps ouvriers.Si la parole magique de M.Gompers pouvait faire sortir le pays de l’impasse tragique où il se trouve, ce serait souhaitable, quoique beaucoup de Canadiens se sentiraient humiliés de voir un Américain venir rétablir l’ordre au Canada.Mais je ne crois pas à ce pouvoir magique de M.Gompers.Je doute fortement que sa réponse à la supplique du ministre du Travail canadien ait été rien autre chose qu’une déclaration d’impuissance.Samuel Gompers sait combien il est houspillé par les révolutionnaires de nos provinces de l’Ouest, il sait qu’auprès de la majorité des autres ouvriers, plus modérés de ces mêmes contrées, il n'a plus de sympathie ni prestige, parce qu’il a toujours condamné leurs écarts du trade-unionisme américain, leur politique radicale, et même ce qu’il désignait comme leur absence de sens pratiotique.(1) Oui, il connaît le premier son impopularité flagrante dans l’ouest du Canada et il sait qu’elle a commencé A s’étendre jusque dans l’Ontario.Mais il y a autre chose.Le président de la Fédération américaine n’a pas une parcelle d’autorité sur les exécutifs centraux des organisations internationales et encore moins sur ceux de leurs “ locales ” subordonnées.Ce qui augmente encore l'impuissance de M.Gompers, et ce qui rendrait absurde son intervention, c’est que, dans l’Ouest, toutes les “ locales ” canadiennes des unions internationales qui sont entrées dans le mouvement de la One Big Union ont été ou censurées on expulsées par ces dernières.Nous sommes loin de la situation qui régnait au pays en 1912, quand Samuel Gompers pouvait dire devant la F.A.T.que le mouvement ouvrier canadien, bien que politiquement divisé du travail organisé américain, par la frontière nationale qui l’en sépare avait avec celui-ci des relations industrielles “ harmonieuses ” qu’il devait conserver.— Oh ! triste “ harmonie ” faite de la servilité du travail canadien au travail américain, qui subsiste encore, mais, heureusement, à l’état décadent.Les années terribles que nous venons de traverser font plus que prouver qu’il n’y a pas d’harmonie industrielle possible entre deux pays aux besoins économiques différents, que l’harmonie industrielle est une chose que chaque pays doit d’abord réaliser chez soi par le concours commun du capital, du iravail et* de la politique.Or comment veut-on que cette harmonie existe au Canada quand ces trois principaux facteurs de notre vie nationale, ne nous appartiennent même pas, tirent tous tes trois leur inspiration de pays étrangers ?Si notre capital est surtout américain et notre politique britannique, notre travail (organisé) est, depuis la guerre mi-américain et mi-britannique ; moins que jamais il n’est canadien.Eh ! bien les principaux tenants de la One Big Union an Canada sont des Britishers.Depuis 1911, ils vivaient mal à l’aise, avec leur radicalisme, sons la juridiction de la Fédération américaine : en 1913, ils accueillaient à bras ouverts dans le Manitoba et la Colombie-Rritan-niqiie les Industrial Workers of the World, d’origine américaine, dont la One Big Union c.st une copie exacte.Aujourd’hui ce sont rnx-mêmes qui ont ressuscité la I.IV.IV.et la lancent sous un antre nom A travers le pays.La O.B.V.ne se répandra certes pas beaucoup plus loin que l’Ouest, pour le présent du moins, mais il est certain que ses auteurs vont y établir leurs quartiers généraux et qu’ils vont en faire un centre de propagande insidieuse qui va pénétrer partout.Ne nous est-il pas donné de voir présentement les premiers symptômes de contamination dans noire province voisine ?Les grèves de sympathies sont l'embryon de la O.B.JJ.Ici meme, A Montréal, nous savons qu’il ne manque pas de gens C'est joli et frais sur la rive du lac On n'êit accablé de chaleur dan* aucune des banlleues-jardina d’ne cès rapide de Marcil, hu BOVLE-BARD MARCIL.aux JARDINS BAIE DORVAL, h J’ANNEXE D.B.G., aux JARDINS STRATHMORE, aux S.ACRES, aux JARDINS LAKESIDE.Cas sites sont hnlnyrs par des brise» rafraîchissantes II est moins dispendieux d'habiter la rive du lac que la Tille.11 y n quelques années, tous ne pouviez faire acheter à personne de terrain à Notre-Dame de Grâce.Regardez ce district aujourd'hui t D*ici quelques années, les terrains de la rive du lac feront prime de bien plus de valeur que ceux de Notre-Dame de Grace.Lisez les brorhureltes illustrées que nQu« aimerions vous envoyer.MSRCIL TRUST?.:,-;.:,™ 35ème année.Main 3711.P qui lui sont ouvertement favora blés.Par exemple, c’est ce qu’ont fait, dimanche dernier, les dirigeants du Parti ouvrier créé l'année dernière, par lé Conseil des métiers.Heureusement que les chefs de celui-ci avaient, il y a quelques semaines, fustigé la O, B.U.Leur attitude nous rassure.Mais s’il n’y a pas de danger immédiat A craindre ici, nous ne savons pas ce que nous réserve demain.Dans quelques mois, ou mettons dans quelques années, la campagne bolcheviste sournoise et constante qui se poursuit dans notre ville aura fait des progrès tels que nous nous verrons stupéfiés devant eux et livrés presque au joug de mains révolutionnaires, si nos autorités religieuses et sociales ne donnent en temps propice des directions éclairées et fermes aux patrons et aux ouvriers ; aux premiers, surtout contre leur égoïsme, et pour les inciter A nouer des relations harmonieuses avec leurs employés ; aux seconds, pour les mettre en garde surtout contre les prédicants de.désordre social, en les exhortant à s’armer poür une lutte énergique et persévérante contre l’ennemi commun.Veuillez croire, cher monsieur, A mes sentiments distingués et A toute ma reconnaissance.Alfred CHARPENTIER.Conférences sur les modifications du traité Le conseil des Quatre cherche un accord — Intransigeance de M.Clemenceau — M.Wilson voudrait des concessions pour rendre le traité plus acceptable et le faire signer au plus tôt — M.Lloyd George est conciliant — Changements de détail — Le traité avec l’Autriche.L’EXPÉRIENCE EST FAITE LA GREVE QUI VIENT DE FINIR A LIMERICK A PROUVE QUE LES IRLANDAIS PEUVENT SE GOUVERNER EUX-MEMES.— MOUVEMENT PUREMENT POLITIQUE.— UN ETAT VERITABLE.(1) Voici l’apostrophe cinglante que Gompers lançait contre les chefs ouvriers canadiens sur le parquet de la F.A.du T., en 1917 : Our fellow-workers of Canada, instead of taking the position of cooperation with the government in the war, have too freqiienl-ly stood off, and if not placing obstacles in the wag of the government at least oppose their very action and suggestion.” — Rapport officiel, page 1.Je fais ceite citation pour ce qu’elle vaut.A.C.A SAINT-SULPICE LA COLONIE DEGREVES CAUSERIE DE M.L’ABBE S AVION AC, HIER SOIR, SUR L’OEUVRE DES COLONIES DE VACANCES.M.l’abbé E.Sâvignac, p.s.s., a parlé, hier soir, à la bibliothèque Saint-Sulpice, de l’oeuvre des colonies de vacances en laveur de laquelle il a l'ait un appel à la charité du public, Après quelques mots de remerciements à l’auaitoire et aux dames organisatrices, il est entré dans le vit île son sujet.“ La colonie de vacances, dit-il, c’est d'abord une oeuvre de réconfort physique et moral.Elle diffère de l’excursion ou du pique-nique, en ce qu’elle est plus stable et plus profitable.C'est en faveur des petits enfants de Montréal, et particulièrement des enfants pauvres qu’ont été fondées les colonies des Grèves.“ Elles doivent leur origine à l’abbé Adélard Desrosiers, aujourd’hui principal de l’Ecole Normale Jacques-Cartier.En 1912, il partait en villégiature amenant avec lui six enfants pauvres, orphelins pour la plupart.Emerveillé par la transformation radicale opérée sur la santé physique et le caractère moral de ses petits protégés, il résolut bientôt d’agrandir autant que possible son champ d’action et d'amener aux grèves, l’année suivante, le plus grand nombre d’enfants.Hélas, son coeur était grand, mais sa bourse était vide.La Providence vint à son aide.La commission scolaire catholique de Montréal lui offrit une subvention de $700.00, moyennant quoi il s’engageait à recevoir aux grèves au moins soixante-quinze enfants pauvres qu’on lui désignerait.Il en reçut quatre-vingts.Des séminaristes de théologie avaient offert gratuitement leur concours pour la surveillance des enfants.Quant au recrutement des petits colons, il fut fait par quelques principaux d’écoles très dévoués aux grèves.” Le conférencier narre ici quelques incidents qui ont marqué l’arrivée du premier groupe.Puis il parle des développements de l’oeuvre.“ Grâce aux encouragements de la ville de Montréal, dit-il, de la commission scolaire et d’un bon nombre île personnes charitables, l’oeuvre des grèves a toujours progressé.Au lieu de quatre-vingts enfants qui furent reçus en 1913, il y en eut 120 en 1914, 145 en 1915.Nous en recevons maintenant de 220 à 240 chaque année.Aux édifices construits en 1913, nous avons ajouté en 1914 un dortoir, en 1915 une chapelle, en 1916 deux autres dortoirs, en 1917 un grand réfectoire, et enfin en 1918 une glacière, une cuisine et un quai qui n’est pas encore complètement terminé.“L’oeuvre des grèves n’est donc pas restée stagnante dans le passé, nous voulons qu’elle continue de progresser à l’avenir.11 nous faut tout d'abord combler le déficit de l’année dernière ($716.64).il nous faut ensuite réparer notre grand réfectoire dont le toit s’est enfoncé, le printemps dernier, sous le poids de la neige.Nous aimerions à terminer notre quai, afin de permettre aux bateaux d’aborder chez nous.11 nous faut enfin de toute nécessité agrandir un de nos dortoirs et ajouter encore au moins un groupe nouveau aux colonies déjà existantes, afin d’atteindre ainsi un plus grand nombre d’enfants.C’est pour subvenir à toutes ces nécessités que nous avons décidé cette année de faire appel à la générosité du public de Montréal.“ Nos colonies fonctionnent depuis six ans.L’endroit est beau et la surveillance est si attentive, que nous n’avons jamais enregistré le moindre accident.D’autre part, les résultats obtenus, au point de vue moral comme au point de vue physique, sont des plus admirables.Tous ceux qui sont venus nous rendre visite sont repartis enchantés.“ Enfin, nous avons Tnpproba-tion la plus chaleureuse de l’autorité diocésaine.Sa Grandeur Mgr Bruchési écrivait on 1916 : “L’oeuvre des colonies de vacances, telle que les fondateurs des grèves la conçoivent et la réalisent, est des plus opportunes, ” Cette année (Service de la Presse associée) Paris, 4.— Les milieux diplomatiques de la Conférence de la paix sont dans l’anxiété : les deux traités avec l’Allemagne et avec l’Autriche sont encore sur le tapis.Les délégués font de leur mieux pour s’entendre.Le Conseil des Quatre a étudié le traité de paix avec l’Autriche dans la matinée, dans le but de compléter les termes militaires et ceux des réparations lesquels avaient été omis lorsque le document a été remis, lundi.Ensuite le conseil a discuté les contre-propositions de l’Allemagne et il a fait venir ses experts.Plusieurs conférences privées ont eu lieu, entre autres une conférence entre M.Balfour, secrétaire des Affaires étrangères d’Angleterre et le colonel House, de la délégation américaine.Le but de ces réunions était de discuter la situation et de prendre des décisions.Les diplomates qui ont pris part à ces réunions sont optimistes.Ils disent qu’il y a certaines questions difficiles à régler mais que tout se résoudra pour le mieux et qu’il n’y a pas de bisbille parmi les délégués à la Conférence de la paix.Les contre-propositions de l’Allemagne seront sans aucun doute rejetées en bloc, mais un certain nombre de suggestions seront insérées dans le traité de paix, non pour modifier ou pour adoucir le document mais dans le but de le rendre acceptable et pour qu’il puisse être signé au plus tôt.Certaines questions sont réglées peu à peu telles que: la fixation du montant des réparations à cent billions de marks au lieu de laisser à la commission le pouvoir d'exiger plus que cette somme ; la réduction de la période d’occupation de la frontière ouest à dix ans au lieu de quinze ans : le rajustement des termes du traité de paix qui s’appliquent à la Silésie, auxquels l’Allemagne trouvait grandement à redire.de sorte que la population pourra obtenir son autonomie par le moyen d’un plébiscite.En ce qui regarde la Ligue des Nations, l’Angleterre et les Etats-Unis auraient consenti à admettre l'Allemagne pour lui faire ainsi garder la paix, mais la France repousse toute idée d’alliance avec l’Allemagne, et M.Wilson semble appuyer M.Clemenceau sur ce sujet.M.Clemenceau est intransigeant au sujet des modifications a apporter au traité de paix, tandis que M.Lloyd George incline à faire des concessions parce que.pour lui, le principal est que le traité de paix soit signé pour rétablir le calme dans le monde industriel et ouvrier.LA PAIX AU PLUS TOT Les amis de M.Wilson disent qu’il désire faire la paix au plus tôt, et qu’il est disposé à faire des changements dans le traité de paix non pour en adoucir les termes mais pour plus de clarté.M.Orlando ne siège pas actuellement avec M.Clemenceau, M.Lloyd George et M.Wilson, car il s’occupe surtout du traité avec l’Autriche où le porte l’intérêt de son pays.Quant aux changements de detail dans le traité de paix, on croit que les conditions qui concernent le bassin de la Sarre et la Silésie seront quoique peu modifiées, mais (pie le bassin de la Sarre restera certainement sous la surveillance de la Ligue des nations.Un plébiscite sera tenu.Au sujet du terme de paiement des réparations, les Alliés feront probablement des concessions.Les Alliés exigeaient le paiement au bout de deux ans, les Allemands ont demandé un délai de sept ans, les experts ont suggéré quatre ans.Les Alliés, pour répondre à la demande des Allemands, qui se plaignaient de ne pas avoir de navires marchands, affréteront un certain nombre de navires pour faciliter le paiement des réparations.Les rapports qui parviennent à la Conférence de la paix indiquent qu’il est urgent qu elle termine ses délibérations au plus tôt.Un fait significatif est la tournée qu’a faite le ministre de la défense d’Allemagne, M.Noske, sur les côtes de son )ays, donnant des ordres de se préparer au cas ou les opérations navales reprendraient.Le traité de paix exige que les fortifications soient démantelées mais cette mesure n’a pas été encore exécutée.Les experts disent cependant qu’une nouvelle attaque de l’Allemagne s'e ferait par terre et non sur mer.La question (le l’Adriatique qui a été mise de côté pendant quelques jours pour la discussion du traité de paix avec _ l’Allemagne, a été de nouveau étudiée par les délégués italiens et américains, aujourd’hui.On fera probablement un compromis sur cette question.il est douteux que le traité de paix soit terminé à la fin de cette semaine.Les clauses qui ont été laissées en blanc dans le traité de paix seront présentées aux Autrichiens au moyen de notes, au fur et à mesure qu’elles seront terminées.Les délégués autrichiens et alliés ne se réuniront plus.Le conseil des ministres des Affaires étrangères s’est de nouveau assemblé, cet après-midi, pour étudier la question de la revision du traité de 1839, qui assurait la neutralité de la Belgique.Le conseil des Quatre s’est pratiquement entendu sur les clauses concernant les réparations, du traité aeve l’Autriche.La question des frontières a aussi été discutée, mais sans aucune décision.Le Conseil des Quatre étudiera probablement, demain, la réponse que feront les Alliés aux contre-propositions de l’Allemagne.MESURES DE PRECAUTIONS (Service de la Presse Associée.) Paris, 5.—Les autorités militaires ont fait connaître au Conseil économique suprême, à sa réunion de lundi, les mesures qui ont été prises pour empêcher le gouvernement allemand d’intercepter le transport des vivres en Pologne par voie de Dantzig.Le communiqué du conseil économique se lit ainsi : “ Le Conseil .suprême économique a tenu sa vingt et unième réu-nicn au ministère français du Commerce, le 2 juin, à 10 heures de l'avant-midi, sous ïa présidence de lord Robert Cecil.“ On dit que, conformément à une requête du Conseil, les autorités militaires des Alliés ont pris des mesures pour empêcher que les Aihmands confisquent les vivres qui sont destinés à la Pologne et qui passent par Dantzig, en contravention avec l’article XVI rie la convention de l'armistice.Le conseil a étudié les recommandations faites par le comité du blocus, au sujet du commerce entre l’Autriche et l’Allemagne, la Russie bolcheviste et la Hongrie.L'importation en Allemagne de médicaments et d’articles de médecine qu’on ne peut se procurer en Allemagne a été accordée.Le directeur général des secours, M.Hoover, a présenté un mémoire qui a trait aux mesures à prendre au sujet du contrôle des vivres dans le monde entier et pour résoudre les problèmes économiques qui surgissent à l'approche des moissons.” Limerick, 5.— La ville a repris sa vie normale,après avoir fait l’expérience d'un gouvernement composé de grévistes qui s’est emparé de l’administration de la chose publique et qui, pour une période de 11 jours, a réglé le va-et-vient de quelque 38,000 habitants.La décla-tion d’un meneur “ que les Anglais savent maintenant que les Irlandais peuvent se gouverner eux-mêmes ” peut être prise comme le motif de leur action.Les organisations irlandaises ont voulu prouver aux Anglais la fausseté de leur allégation que les Irlandais ne peuvent se gouverner eux-mêmes.L’affaire de Limerick a son histoire.L’origine remonte à un incident de l’année dernière.La police de Limerick s'avisa de fouiller la maison d’un commis postal.On y trouva un revolver.L’individu fut condamné à la prison.On dut le conduire à l’hôpital, car le détenu refusait depuis son arrivée de manger.Un groupe d’amis résolut de libérer leur copain.On partit.Mais à l’hôpital, il y eut de la casse.Un constable fut tué et plusieurs personnes furent tuées.Le prisonnier dans la bagarre, fut blessé ; il mourut quelques minutes après l’accident.On résolut de lui faire des funérailles militaires.Les Irish Volunteers devaient, en leur uniforme, escorter la dépouille.Un ordre fut réitéré qui défendait les obsèques militaires.Personne à Limerick n'oubliera le spectacle de ces funérailles.Les autorités avaient posté des chars d’assaut aux encoignures des rues et des pelotons de soldats sur le parcours du cortège.Pas un homme n’avait la tenue militaire, mais leur marche cadencée rivalisait avec le port des meilleurs soldats de l’empire.Quinze mille personnes suivaient le corbillard.Le lendemain on déclara Limerick zone prohibée.Une grève générale fut déclarée et les chefs des grévistes s’emparèrent de l’autorité interne I de la ville.Ce fut un véritable Etat ; avec sa monnaie et -ses lois propres.La grève était donc purement politique.Pas de questions de sa-j laire ou d'heures de travail.Des i protestations seulement.AU SÉNAT (Compte rendu officiel, séance 4 juin 1919 La loi d'immigration a été lue pour la troisième fois au sénat, aujourd’hui.L’amendement à 'l’article 3 présenté par le sénateur Bradbury a été rejeté.Cet amendement défendait expressément l’immigration des pays considérés comme ennemis lors de la signature du traité de paix.Le vote a été de 25 à 19, 'la majorité crovant que la question est réglée par l’article 13 de la loi qui laisse au minisire le soin de trier les immigrants désirables ou non désirables.Le bille des subsides du gouvernement a rencontré beaucoup d'opposition.T.e sénateur Bostock dit que ce bill comporte des dépenses formidables que le sénat ne devrait pas même, Mgr Gauthier, évêque-auxiliaire de Montréal, ajoutait : “ Je ne sais pas d’oeuvre plus admirable ni plus nécessaire que celle-là.” Aeve des encouragements venus de si haut, avec des approbations aussi explicites et aussi unanimes, nous avons cru devoir marcher de l’avant.Au nom des enfants pauvres de Montréal, au nom de leurs familles et surtout de leurs pères (pie guettent aujourd’hui le socialisme et le bolchevisme, mais qui nous resteront fidèles si nous les aidons dans leurs misères, au nom de la religion et de la patrie canadienne, accordez-nous votre concours, afin que vivent les grèves.” La soirée était sous la présidence de M.l'abbé Desrosiers, qui a présenté le conférencier.Le président d'honneur, le B.P.Colclough, s.J., aumônier général de l’A.C.J.C., a remercié le conférencier et l’auditoire.LES FUNÉRAILLES DE LADY JETTE Les restes de lady Jette, épouse de sir Louis Jetté, ancien lieutenant gouverneur de la province de Québec, sont arrives au Mile-End hier soir.Ils ont été immédiatement transportés nu cimetière do in Côte des Neiges où un dernier libéra fut chanté par M.le curé I abolie.Ont accompagné la dépouille de Québec à Montréal: sir Louis Jetté, MM.Rodolphe Lemieux, W.Grondin, E.Faribault, G.Enflamme, ses cousins, le juge Camille Pouliot et son fils.Paul-Louis Pouliot.H.-A.Lemieux, Alphonse Lemieux, le Dr Gustave Lemieux.Emilien Daoust.Henri Gagnon, Mlle Quigley, Mme A.Tur-geon et des religieuses représentant les Soeurs de L'Espérance, de Québec.•ne notre correspondant) Québec.5.— Les funérailles de lady Jetté ont eu lieu, ce matin, au milieu d’une assistance aussi nombreuse que distinguée.Le service a été chanté par M.le rhnnoine Gi-gnac, assisté des abbés Bérubè et Roy.Le chanoine Laflamme, curé de la basilique, a fait la levée du corps.Les porteurs dos coins du poêle étaient: sir I,orner Gouin.le sénateur Béïque, M.L.-A.Taschereau, M.Ad.Turgeon, sir A.-B.Bouillier, le juge Carroll, le juge Roy et sir Georges Garneau.“Envoyez des fleurs” CELA NE VOUS COUTERA PAS CHER Angle Ste-Catherine et Guy Maison à Québec, 9 rue St-Jean.Décès FEU HENRI PRUD’HOMME Nous avons Je regret d’annoncer la mort de Henri Prud’homme, âgé de sept ans.fils de M.II.-A.Prud'homme, 11)7, rue Chàteauguay.Le défunt était malade depuis plusieurs mois, t.es funérailles auront lieu demain matin, vendredi.Nous offrons nos sympathies à M.Prud’homme et à sa famille.-«- ECOLES TECHNIQUES AUX ANCIENS ELEVES DES ECOLES DE LA PROVINCE.L’assemblée générale annuelle des anciens élèves gradués des écoles techniques de Ja province de Québec aura lieu à l’école de Montreal, dimanche prochain, 8 juin, dès 10 b.En dehors des élections des membres du conseil, qui auront lieu à 2 h.de l’après-midi, diverses questions très importantes seront traitées à cette assemblée.Tous les membres sont instamment priés d’y assister._ ^ (Communiqué) PÈLERINAGE A SAINTE-ANNE_DE BEAUPRÉ Un pèlerinngr à Sainte-Anne de Reauprc aura lieu le samedi, 14 juin, par le vapeur Québec.Départ à 7 heures du soir, samedi ; retour, lundi matin, à 5 heures.Prix des billets : Adultes, *7.passage et cabine ; enfants, S3.50.passage et cabine.Pour les billets, s’adresser à M.l’abbé R.Caillé, 66, rue Clarke (Téléphone : Main, 4479 ; Rockland, 2294.) ?CHAHHON.— A Montréal, le J juin 1919.à lYige Ur 77 ans et II mois, est décédée De-! lin Oorbeil, épouse de William Charron.! 1 .es funérailles auront lieu vendredi, le 0 courant.Ce convoi funèbre partira de la demeure de son gendre, M.Borttiiaume, No 2452 rue Drolét, à 7 heures 45, pour se.rendre A l'église St-Kdouard.où le service sera célébré, et de IA au cimetière de In Côte des Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.DAVID.— A Montréal, le 4 Juin 1919, ù l'Age de 63 ans el 1 mois, est décédée Dame Elmire Dogennis, épouse d’un premier mariage d’Krnest Raeicot, et d’Un second mariage d’Hormisdas David.I-os funérailles auront lieu le 7 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, No | 1333 rue St-Hubert.A 8 heures, pour se rendre A l’église St-Louis de France, où le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la | sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation.PRUD’HOMME.— A Montréal, le 1 juin | 1!)1!>.A l'Age de 6 ans et 9 mots, est décédé Henri Prud'homme, fils de M.Honoré Prud’homme et de Mme Gertrude Hurtu-blse, No 108 rue Chôteauguay.Funérailles privées vendredi, DECES A MONTREAL ALARIE, ttéjane, 6 jours, enfant de Félix Alarle.3228 de Gaspé.BENAHD, Amin Trcttier.46 ans.épouse d’AÏbértc Pénard, 164 DeJitlcîle.BEAULIEU, Albert.23 ans.2316 Waverley.BLANC.HKT, Narcisse.12 ans, 22 Grant.BBOSSARD, Roland.7 mois, enfant de Raoul Rrossnrd, 648 Uourbonnièro.CHAREST, Fernand, 7 mois.enfant de Georges Charest.5908 Tcllier.DAOUST.Avila, 23 ans.181 Papineau.DF MERS.Wilfrid, 66 ans, 1239 Evelyn.DAVID, Douât.2 mois, enfant de Joseph David, 693 Champlain.DURE.Joseph, 31 ans.Journalier, 806 Mcn-tnnu.HILL, M.-Louise, 3 ans, enfant d'Alfred HUI, 208 Aqueduc.HOULE, Arinallde.9 mois, enfant d’Aiphon-se Houle, 767 est Laurier.LFSPERANGE.Olivier.12 ans.417 Plessis.LEFEBVRE, Emile.47 ans.1020 St-André.LEPAGE.Jeanne, 7 mots, enfant de Modeste Lepage, 308 St-C.hnrles.MASSON.Jeanne, 2 ans, entant d’Arthur Masson.93 Champlain.MEUNIER.Odile Heaudreuu, 71 ans.veuve d’Alfred Meunier.138 StC.hrlstophe.MICHAUD.Gratia, 1 an, enfant d'Aristide Mlchnnd, 1257 Claude.NORMANDIN.Jeanne, 7 ans, enfant de Joseph Normandln, 571 Mont-Royal.PLOUFFK, Henri, 7 mois, enfant de Joseph Plouffe, 8e avenue, 159, Rosemont.RENAUD, Osias, I an, enfant d'Osins Renaud, 101 est Mont-Royal.SIMARD, Jeanne, 3 mots, enfant de Philo-rum Simard, 3270 Lctang.f laisser passer sans plus de détails.On demande des millions pour les édifices publics, 28 millions pour les pensions, 11 millions pour îles améliorations aux chemins de fer, 25 millions pour aider à la construction de maisons et fKautres sommes très importantes pour le rétablissement des soldats et leur réadaptation à la vie civile.Toutes Ves dépenses sont énormes et toutes devraient être discutées à fond et dans tous les détails.On demande aussi des crédits pour Tinnnigration à une époque ou i’im-migration est nulle et le sénateur Bostock croit que le bill du rétablissement sur les terres offre des dangers, non seulement pour Je tré-sor, mais pour les soldats qu’on veut ainsi établir.Le sénateur Ross croit que ies 25 millions destinés à la construction de maisons devraient se trouver dans un projet de loi séparé et ne pas faire partie des subsides.En tous les cas, il est opposé à des prêts de cette nature par le gouvereninent.C’est une intervention dans le métier du bâtiment et cè.la ouvre la porte à toutes les extravagances.Le bill du rétablissement des soldats aurait du former, lui aussi, l’objet d’une mesure spéciale.Le sénateur Fowler dit que c’est une honte de voir le projet de subsides contenir des dépenses aussi exagérées.Le projet de construire des maisons pour Fe peuple est le plus absurde que le parlement ait jamais conçu.Il croit que l’auteur de ce bill devrait subir un examen par un spécialiste de maladies mentales.Le sénateur Turriff critique le projet qui augmente le nombre des commissaires du service civil et leurs salaires.D’après lui une commission peu nombreuse vaudrait mieux.Le service civil, c’est-à-dire les employés, demandent d’être représentes dans cette commission niais il ne voit pas de raison pour accorder cette demande.Il croit que certains des employés du gouvernement tentent de gouverner Je pays.Un des fonctionnaires de î’as-sociation a récemment écrit une ie’tre demandant si les membres du gouvernement devenaient fous individuellement aussi bien que collectivement.Get employé aurait dû etre immédiatement remercié de ses services.Le sénateur Turriff ne veut lias non plus de représentant des soldats revenus du front dans la commission car ils ne sauraient être mieux traités que maintenant s ils étaient représentés par une demi-douzaine rie soldats.Le sénateur Schaffner croit que les projets de construction de maisons et de routes avaient été pré-, sentes pour donner du travail aux* soldats revenus mais comme ceux-ci ne veulent pas s’occuper de ce genre de travaux la dépense est inutile.Le sénateur iLougheed dit que le sénat ne peut pas supposer que la Chambre n’a pas suffisamment considéré et étudié son bill des subsides.Les projets de démobilisation et de reconstruction sont absolument nécessaires et découlent directement de la guerre.Les dépenses en édifices publics sont nécessaires parce que, depuis 5 ans, on n’a rien construit et rien réparé, sauf des réparations temporaires.Quant au projet de construction de maisons il s’agit simplement d’un prêt aux provinces.Le dominion ne dépense pas un sou mais fait des avances aux provinces qui remboursent intégralement.Le rétablissement des soldats fait partie de la démobilisation et le sénateur ne voit pas nécessaire de donner plus d’explications.Les pensions, les améliorations aux chemins de fer et l’établissement des soldats sur les terres sont autant de projets absolument nécessaires.Les subsides ont subi leur troisième lecture puis le sénat s’est ajourné au jeudi.Le Gros Cigare PELICAN forme “Perfectos”, valeur exceptionnelle ESSAYEZ LES Jambons de 8 à 12 livres DE S.L.CONTANT Vous n’avez jamais dégusté rien da mail» leur.Faites à nos Salons Pathé votre choix de musique de vacances.E c r i vez pour recevoir gratuitement tous les mois notre supplément Pathé.DANS LES LALRENTIDES Sur le lac, dans votre canot ou même lors d’une excursion dans la forêt ou à un lac voisin, un Palhcphone sera pour vous, pour votre famille et vos amis, un compagnon joyeux, toujours dispos et intéressant.Songez aux charmes d’un concert sur l’eau, au plaisir de la danse dans votre chalet, à l'imprévue d’une soirée d'opéra par les artistes de l'Opéra de Paris.Oui, tout cela vous sera possible si vous apportez avec vous un Pathcphone.Style “A”.$60.00 St 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VOL.X.— Mo l.’Jlî MONTREAL, JEUDI 5 JUIN 1919 3 CALENDRIER DEMAIN, VENDREDI.« JUIN 1913 S.NORBERT, EVEQUE ET CONFESSEUR Lever du soleil, 4 heures 13.Coucher du soleil, 7 heures 44.Lever de la lune, 1 heure 05.Coucher de la lune, 0 heure 27.Pleine lune, le 13, à 5 heures 9 minutes du soir.eKRKT&ftB HBUBB DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN ORAGES LOCAUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.•• .•• •• •• 88 Même date Tan dernier.70 Aujourd’hui minimum.».•• ».• * 68 Même date l’an dernier.48 BAROMETRE 8 heures a.m.f 30.00 ; 11 heures a.m., 29.96 ; 1 heure p.m., 29.93.LES REMANIEMENTS DANS LE CABINET PROVINCIAL Si le parti libéral revient au pouvoir, M.Nap.Séguin recevrait le portefeuille du travail et deviendrait le ministre des ouvriers — M.Perrault, d’Arthabaska, aux choses municipales — La chaleur a fait tomber l’ardeur des organisateurs dans les deux camps — Le parti ouvrier.Si le parti libéral, comme on en semble assuré en certains quartiers, revient au pouvoir à Quebec il y aura plusieurs remaniements dans le cabinet provincial dont le plus intéressant pour le district de Montréal sera la nomination de M.Nap, Séguin au ministère du travail qui sera créé dès que le résultat de l’élection sera définitivement connu.Le ministère du travail est actuellement détenu par M.Taschereau qui est aussi ministre des Travaux publics.M.Séguin serait le représentant des ouvriers au sein du cabinet.D’un autre côté on annonce la nomination de M.Perrault, député du comté d’Arthabaska, comme ministre des municipalités.Cette fonction est actuellement remplie par le trésorier provincial, M.Mitchell.Si _M.Gouin persiste à vouloir se retirer de la politique il y aura, cela va de soi, de plus grands changements encore dans le cabinet.L'OUVERTURE DE LA CAMPAGNE LIBERALE.M.Gouin ouvre sa campagne lundi prochain à Québec dans le quartier des ouvriers et il viendra immédiatement ensuite à Montréal pour tenir une assemblée du même genre.M.Séverin Létourneau, à qui nous parlions de la chose, ce matin, dit qu’il ne sait pas à quelle date cette assemblée sera tenue à Montréal mais il est probable que ce serà au milieu de la semaine prochaine.M.Gouin partira ensuite pour se rendre à Sherbrooke où il tiendra une autre assemblée avec ses principaux lieutenants.LES OUVRIERS ENTRENT DANS LA LUTTE.Le “Parti ouvrier du Canada” dont M.los.Métivier est président, a décidé de prendre part à la lutte.Déjà deux candidatures ont été approuvées par le parti dans le district de Montréal et on dit que plusieurs autres vont surgir ces jours-ci.M.Alfred Mathieu, candidat ouvrier dans Sainte-Marie, ouvre sa campagne demain soir, à la salle de l’école Meilleur, rue Fullum.Plusieurs orateurs ouvriers y porteront la parole.M.Adélard Laurendeau.a définitivement posé sa candidature dans le comté de Maisonneuve.Il sera le porte-drapeau du parti ouvrier.Sa nomination est endossée officiellement par le parti ouvrier du Canada.M.Laurendeau ouvrira sa campagne demain soir, à la salle du Marché de Maisonneuve où il tiendra une assemblée.Par ailleurs on dit que M.Aurèle Lacombe.candidat ouvriers dans la division de Dorion, aurait l’intention d’abandonner la lutte dans cette division laissant le terrain libre aux autres candidats.LES AGRICULTEURS S’EN MELERONT AUSSI Il y a réunion de tous les directeurs de l’union des cultivateurs à Montréal aujourd’hui.Les cultivateurs se sont réunis afin d’étudier l’attitude qu’ils doivent prendre au cours de la lutte.On prête aux cultivateurs de la province l’intention de présenter plusieurs de leurs membres.C’est ainsi qu’on annonce la candidature de M.A.-J.Bibeau, cultivateur, dans Laval.II ferait la lutte à M.Thibaudeau-Rinfrct.La convention conservatrice dans Te comté de Ragot a choisi M.Willie MacDuff comme candidat opposi-lionniste pour faire la lutte au candidat du gouvernement.La convention a clé tenue hier.TRANQUILLITE DANS LES DEUX C.VM'PS La chaleur torride que nous avons depuis quelques jours influe quelque peu sur les organisateurs politiques dans les deux camps.Aux bureaux de l’opposition comme aux bureaux du parti libéral c’est le calme plat.Seuls quelques futurs candidats son! là ainsi que des organisateurs de bille électorale.M.Thibaudeau-Rinfret annonce cependant qu’il fera l'ouverture de sa campagne dans Laval samedi soir prochain à une assemblée qu'il tiendra à St Vincent-de-d’au.l.Le Dr Lemieux part aujourd'hui pour aller faire la lutte1 dans le comté de Gaspé.DEPUTES ECARTES Des députés des comtés de Compton cl de Wolfe ont tous deux été écartés par les conventions tenues dans ces comtés hier.Le candidat du gouvernement dans le comté de Compton sera M.Camille Desjarlais et M.F.-C.Gingras sera candidat dans Wolfe.1,’ancien député de Mégantic, XL Lapierre.a été choisi comme candidat libéral.DECLARATION DE M.SAUVE Un journal m'a fait décréter hier certaines candidatures.Le représentant de ce Journal m’a mal compris.J’ai simplement dit que dans certains comtes, on mentionnait Iris noms et qu’il y était question de telles candidatures.C’est aux électeurs à faire le choix de leurs candidats.Ce qu’il faut dans le prochain parlement, ce sont des rc- supporteurs de “scheemers”.Il y a trois ans, dans une convention devant la Jeunesse libérale-conservatrice, je posais cette question “Que seront les partis de demain'?” Les élections du 23 vont réaliser ce que j’ai dit dans cette conférence.Il y a évolution de part et d’au tre.Je compte particulièrement sur les cultivateurs et les ouvriers dans la présente élection.Je crois qu’il est temps pour les cultivateurs de s’affirmer indépendamment des “trusts”.Us sont capables de s’éli re eux-mêmes des représents.Je suis prêt à leur donner tout mon appui, s’ils approuvent mon programme concernant spécialement l’agriculture, l'autonomie de Montréal et les enquêtes.M.COUSINEAU CANDIDAT Il semble décidé que l’ancien chef de l’opposition sera de nouveau candidat dans le comté de Jacques-Cartier.La convention conservatrice, qui sera tenue ces jours-ci, demandera à M.Cousineau de se porter candidat.Ses amis disent qu’il a des chances de réussir contre le notaire Ashby.ASSEMBLEE DE M.SEGUIN M.Nap.Séguin, minista'e sans portefeuille, ouvrira sa campagne, lundi soir, à une assemblée a l'angle des rues Logan et Champlain, î.es échevins Lamarre et Denis l’accompagneront ainsi que le Dr Deslauriers, député au parlement fédéral.DANS LE DISTRICT DE SHERBROOKE Sherbrooke, à.—Les conventions libérales se succèdent rapidement dans je*s Cantons de l'Est.Jusqu’ici les candidats choisis sont : Sherbrooke, J.H.Leàiay : Richmond,, l’hon.VV.Mitchell ; Wolfe, F.C.Gingras ; Arthabaska, J.E.Perreault ; Brome, A.R.Oliver ; Mégantic, Lauréat Lapierre ; Drummond.Hector Laferte ; Compton, Camille Desjarlais.Il reste encore à venir les conventions libérales de Missisquoi, Stanstead, Shcfford et Frontenac.Dans Sherbrooke, M.J.H.Lemay aura un adversaire dans la personne de M.Téchevin William Brault, qui a décidé, ce matin, de se présenter comme candidat libéral ouvrier.DEUX ÉCOLIERS NOYÉS présentants id’élgct^s ej lus loin.SENTENCES EN COUR DES CESSIONS Quelques sentences ont été prononcées, ce matin, par le juge Cbo-qwet, siégeant en Cour des sessions, Barrette et Groslouis, pour vols avec effraction, ont été condamnés, le premier à deux peines de détentions de 4 ans chacune, peines qui seront purgées concurremment, et le second à deux ans.Ce sont des récidivistes qui ont déjà purgé, à eux deux près de dix condamnations.Un jeune dur à cuir, René Limoges, âgé de 17 ans, ira malgré son Age, nu pénitencier pour un séjour ne 2 années.Enfin deux matelots anglais, coupables d’un vol de drap à bord du "Manchester” seront libérés, en payaat $1.15 jjha-.c.ttn.Winnipeg, 5 ((Service de la Presse associée).— Les vétérans qui ne sont pas en faveur de la grève et ceux qui l’ont appuyée se proposent de faire une parade dans les rues encore aujourd’hui.Des offres ont été faites et ont été transmises par l’entremise des chefs de la Fraternité des Employes de chemin de fer, mais ni les patrons ni les métallurgistes no’nt donné de réponse.Les autorités militaires, municipales et provinciales prennent leurs précautions pour avoir la force nécessaire pour maintenir l’ordre au cas où il se produirait des bagarres.Les grévistes essaient de paralyser le service d’approvisionnement des vivres.Ils ont demandé aux boulangers et aux distributeurs de lait de se joindre à eux.Le maire pense à ouvrir des dépôts d’approvisionnements.Les nouvelles qui viennent des villes plus à l’ouest sont plus rassurantes; on ne signale aucune nouvelle grève.'Les délégués de l’Ouest se réuniront à Calgary pour jeter les bases de la One Big Union.Les ty-psgraphes do Calgary ont voté contre la grève de sympathie.A Vancouver, les services d’utilité publique, les journaux et les magasins ont fonctionné comme d’habitude.L’EXPULSION DES AUBAINS Winnipeg, 5.— Le maire Gray a été averti qu’une procession de plusieurs milliers de soldats devait se rendre au Conseil des Métiers et du Travail, cet après-midi, pour forcer l'entrée si c’était nécessaire et pour demander que tous les aubains soient expulsés des unions.“UNE BANDE D’IGNORANTS” (Service de la Presse Associée) Winnipeg, 5.— On dit que James Duncan, le chef ouvrier de Seattle, dans un discours prononcé hier a traité les soldats de retour du front de “bande d’ignorants”.La ville de Winnipeg a organisé la distribution du lait et du pain.Le maire Gray a déclaré que des dépôts de luit seraient installés dans les écoles publiques et que la “protection nécessaire serait fournie.” OPPOSEE A LA GREVE DE SYMPATHIE (Service de la Presse Associée) Calgary, 5.L’union typographique de Calgary qui comprend tous les typographes des; journaux et des ateliers d’imprimeries, a voté contre la déclaration de la grève de sympathie avec leurs camarades des autres unions.LE PROTE EST MAITRE (Service de la Presse Associée) Vancouver, Colombie - Britannique, 5.— En dépit de la grève générale, la ville de Vancouver était animée comme d’habitude hier.Les journaux ont été publiés.Cependant les typographes n’ont pas voulu composer les nouvelles qui se rapportaient à la grève.Toutes les, nouvelles qui parlent de la grève doivent être soumises au proie avant d’être publiées.Tous les grévistes congédiés (Service de la Presse associée) Atlanta, 5.— Les télégraphistes de la “Western Union" qui se sont mis en grève, ici, hier, en sympathie avec les téléphonistes qui ont cessé de travailler lundi, ont été avertis par la compagnie qu’aucun des grévistes ne sera repris "même si la compagnie doit abandonner le service de ta télégraphie à Atlanta.M.Newcomb Carlton, président de la compagnie, a affiché cet avertissement.Les chefs de l’Union estiment que 450 personnes ont quitté la “Western Union", tandis que la compagnie dit que les grévistes sont au nombre de 140, y compris 28 messagers.Une explosion meurtrière Un wagon de poudre saute, près de Baltimore tuant de soixante-quinze à cent mineurs (Service de la Dresse associée) Wilkesbarre.Pensylvanie, 5.— De soixante-quinze à cent mineurs ont trouvé la mort et quarante autres ont été blesses au tunnel No 2 de Baltimore sur le chemin de fer “Delaware and Hudson”.Un wagon de poudre noire qui était attaché à un train a fait explosion.Un moteur électrique remorquait le train.Le fil du trolley a produit des étincelles, ce qui a mis le feu à la poudre.Les hommes qui étaient h bord du train furent projetés au loin.Plusieurs furent suffoqués.Une fin brusque (Service de la Presse associée) Winnipeg, 5.— On dit que te comité central de la grève pense à faire cesser les grèves de sympathie à cause de l’attitude des vétérans.Des centaines d’ouvriers sont prêts, paraît-il, à retourner au travail, malgré les ordres contraires de leurs chefs pourvu qu’on leur accorde la protection nécessaire.L’aspect de la grève est complètement changé.Les chefs ouvriers qui ont publiquement bravé les autorités ont demandé la protection des autorités, dit-on, à l’hôtel de ville.C’EST L’ATTENTE UN PEU PARTOUT Les grévistes de la compagnie Vickers ont aujourd'hui envahi le local des métiers de la construction.Ils sc suivent en file serrée dans l’escalier et le corridor attenant aux bureaux des diverses unions.11 y en a même de forts groupes au dehors, de chaque côté de la rue Ontario.Ils sont là.nous a-t-on (lit.pour prendre le vote sur les dernières propositions des patrons, vole qui exprimera probablement un refus.M.Craig, l’agent d’affaires, a plus d'un renseignement à fournir aux hommes qui le sollicitent.EN CONFERENCE Le comité de grève (les gantiers siégeait encore à midi, à la salle No 3 du Temple du travail.Mlle Higgins, organisatrice internationale des Etats-Unis, prend part aux délibérations sur les démarches qu'il convient d'entreprendre.La même chose se passe chez les ouvriers en caoutchouc, dont le comité siège au No 3, rue Notre-Dame est.M.Bertrand, représentant du ministère fédéral du travail, asiste à la conférence.Et c’est là tout ce qu’on peut apprendre.LE SUCCES CONTINUE Chez les barbiers, cela marche beaucoup plus rondement.Cet avant-midi.17 patrons sont venus signer les conditions de l'union.Cela porte à près de 400 le flflfflto* apterburbiers qui ont capitulé.Dans ces établissements, les employés reprennent rapidement leur poste.Un gros hôtel a signé, hier, ce qui amènera vraisemblablement les autres à faire de même bientôt.PESSIMISME Si la situation semble assez encourageante pour les barbiers, on n'en lient dire de même de celle de tous les corps de métiers.C’est du moins l’opinion exprimée aujourd'hui par un chef ouvrier important qui trouve que les perspectives ne sont réellement pas encourager) ni es.ASSEMBLEES Dimanche, à 2 heures de l'après-midi.au Temple du travail, assemblée des barbiers.On y donnera le rapport des résultats de In grève jusqu’à date.Au No 3, rue Notre-Dame est.assemblée des travailleurs en tabac.Prendront la parole : MM.Alf.Mathieu, P.J.Flannery, Brunet, A.Alarie et J.A.Larose.ON CROIT AUNCOMPLOT (De notre correspondant) Québec, 5.— L'accident survenu hier aux chantiers Davie et qui a causé une perte de vie sera le sujet d’une enquête très sérieuse.On.eroil qu'il s'agit d'un complot pour détruire les chantiers.On dit que le tuyau que l'on faisait rougir avait été bouché de matières explosives en vue de fnire sauter tout l’établissement.La police est à faire des recherches et l'affaire sera probablement éclaircie à l'enquêU du coroner.i 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 5 JUIN 1919 VOL.X, No 13U TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI :-huK7u,& 20 mot» 1Riufi, rt H sou par mot supplémentaire.DEMANDES D’ELEVES r—jusqu’à 20 ^ota, 3 f eons, et H 8ou par mot ruppl£mentaire._ TOUTES LES AUTRES DEMANDES : — Jusqu’à 20 mote, 16 ec-ir, H sou par mot supplémen* aire.CHAMBRES A LOUER *—15 sous Juaqu’à 20 mots, H sou par mot supplémentaire.TROUVE :—jusqu’à 20 mots, 16 sous, H 80U par mot supüémentaire.PERDU :—jusqu’à 20 mots, 15 sous, 1 bou pat mot supplémentaire.___ MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER jusqu’à 20 mots, 15 soua, 1 sou par mot supplémentaire., A VENDRE- —jusqu’à 20 mots, 15 sous, 1 ¦«* rar mot supplémentaire.PERSONNEL :—2r> mot» ou moim, 2* «ou», sou par mot supplémentaire., , , CARTES PROFESSIONNELLES *—(rubrique epéciale) .jusqu’à 20 mots, 25 sous; un sou par mot ’Tvîr&GAUX !—10 «ou» 1» Hüne »g»te pouf ii 1ère insertion et 8 sous pour les insertions sudso- ^REMERCIEMENTS Un et aveu un minimum de 50 sous.__._n* Tout,, les annoneM ci-haut mcritionnfes tr 6 inaertiont connAeutivea pour Icpni Prêter sur hypothèque h bonnes conditions, ct achat de créances.Uèglemtnt de succesion.Tél.Main 18.ri».féï.Main lift." “ BEAUCHAMP & DUGHARME NOTAIRES-COMMISSAIRES Edifice “La Sauvegarde”, ch.95, 92-e8t, rue Notre-Dame.Dotnlclla i Tél.Laaalla 2309.THOMAS DUCHARME *.N^ui£ï’ S«î»p»«y» «t Commls.aira Chambra 209 hdillra da la Ramqua d’Epargna «x 15® «T-JACQUES.Tél.Main 7741.Residence : bureau du wlr.Tél.Lit 5948 «5 LecaucheUère Cet.¦ J.H.H.LIPPE NOTAIRE 180 rue Saint-Jacques.Tél.Main 3221.MONTREAL FRIME J.MARSAN, L.L.B.NOTAIRE 320A RUE AMHERST Spécialités : Successions, Prêts d’argent.Incorporation dos compagnies.Tél.Bat ISM.JOS.P.A.TÜRENNE Notaire 483 LAGAUC HETIERE EST Tél.Est 7813.Montréal.Dépositaire dit greffe de Médaril Perrault.INGENIEURS CIVILS Vincent, Girouard & Vincent Ingénieurs civils, Arpentsurs, Architectes.76 ST-GABRIEL, MONTREAL.Tel.Main U68.PHOTOGRAPHES L.J.A.PELOQUIN Portraits au pastel et à l’huile t un.apéeiallté.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS 3261.Montréal.PROFESSEURS CASIMIR HEBERT consul “ad honorera” du Pérou, professeur langues, de belles-lettres, de rkétoriquo.repetiteur classique expert.Latin, grec, anglais, italien, espagnol, etc.Preparation aux brevets.Rédaction et traduction en plusieurs langues.344A PARC LAFONTAINE Mathématiques, Sciences, Lettres et Laa- ^ gués, en français et en angais.Préparation aux examens : brevet* ART DENTAIRE.DROIT, MEDECINE, PHARMACIE.SERVICE CIVIL, etc.RENÉ SAVOIE, IX.etl.E.Bachelier ès-art et ès-sciences appliquées Professeur au collège Ste-Marie et au collège Loyola.Enseignement individuel à paiement fa-cile l’après-midi et le soir.Cours pour dames et messieurs.Renseignements fournis sur demande.238.RUE ST-DENIS.Tél.Est 6162.de Péglise S^Jacques.PROFESSEUR Edmond La Roche, B.S.COURS PRIVES, LE JOUR ET LE SOIR.Irançais, anglais, diction, élément* ia-sciencesgr0CSl mathémati«*.An.Cm An.CirVu.An Loc* A m Sm-lt a -«r.in M Aich.'on Aiian.Uult Bâld l.ac».h*1t.»(i|ii« B«t!i.Steel.Cl—kl H*.C»n.Ptclf.C—t.Leith v hino Copp C-i* h.AI.C«r« et*d.Ciuci ste» ¦ n t>» CI.S Del.AHtid.i*t.Seoiir Rriepr.N*! hrtepr.N*2 Sri.Oi«a G*n.kloto Cji ,N*r.*r.Hide A l a* InU.Airoh Itup Copp laiet.pri».Int Nr nr M ! r.»'-.ion.*'\! 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