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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 31 mai 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-05-31, Collections de BAnQ.

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DEUX SOUS LE NUMERO VOLUME X.— No 126 tf! Abonnements par la poste : Édition quotidionnm CANADA ET ETATS-UNIS 00 VN10N POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA .$3 00 ETATS-UNIS .2 50 UNION POSTALE .* , .*.3 00 Directeur : HENRI BOURASSA MONTREAL.SAMEDI 31 MAI 1919 Rédaction et administration; 43.RUE SAINT.VINCENT ' MONTREAL TÉLÉPHONE t Main 7460 SERVICE DE NUIT ; Rédaction, Main lltl Administration.Main 5161 FAIS CE QUE DOIS t i 4 Robertson-Gompers A l’heure où nous écrivons ces lignes (vendredi soir), nous ignorons si l’événement confirmera les nouvelles qui parlent d’amélioraftion à Winnipeg et d’entente possible entre patrons et ouvriers.Mais, quoi qu’il advienne, l’extraordinaire lettre du sénateur Robertson à M.Gom-pers, que publie le Slar de ce soir, conservera sa valeur documentaire et projettera une lumière crue sur la fantastique situation où nous a placés le développement du .syndicalisme international.I.e ministre du Travail du Canada, le conseiller de la 'Couronne, écrit donc au chef américain de la Fédération américaine du Travail, « Washington : “30 mai — Une grève générale de sympathie, impliquant quelque quatre-vingt-quinze syndicats, a été décrétée à Winnipeg pour le quinze mai et a eu pour résultat ta suspension, totale des affaires, la dé-duration par le comité de grève d’une mainmise (declaration of control) sur les affaires civiques, de même qu'une intervention dans les services provinciaux et fédéraux.Comme dans le cas de toutes les grèves générales de celte nature, cette grève s’est déjà rainée elle-même, mais je crois convenable de vous dire, après an séjdhr sur place de plusieurs jours, qu’ci mon avis, le prestige et l’autorité des syndicats internationaux dont [il parait y avoir un mot de passé ici,probablement “les chefs locaux” ou quelque chose d’équivalent] cherchent à entraîner leurs membres dans les autres villes dans des grèves de sympathie pour appuyer la cause perdue ici, devraient être l’objet de l’active et sérieuse considération des directeurs (executives) des différentes organisations ifitéres-eées, particulièrement de.ce que l’on appelle les industries métallurgiques.L’arrière-pensée qui commande l’appel de grève est sans aucun doute le désir de promouvoir le mouvement que l’on appelle “One Btg Union” et qui a pour objet la destruction, si possible, des associations syndicales internationales.Voudriez-vous donner à cette question votre attention personnelle et communiquer, selon que vous le jugerez désirable, avec la direction des différentes organisations?” Cette lettre, d’abord, éclaire singulièrement la lutte, très violente, qui se poursuit actuellement entre les patrons du “One Big Union" — le groupement de tous les travailleurs dans une association unique — et la vieille organisation syndicale internationale, mais ce n’est point cet aspect, très important et gros de conséquences, de la situation présente, que nous voulons aujourd’hui signaler.C'est le fait qu’un ministre de la Couronne, un ministre canadien, nn ministre chargé des plus graves intérêts économiques du pays, se croie obligé, dans un télégramme public, de solliciter l’intervention dans notre situation économique d’un citoyen américain, de le supplier de vouloir bien user de son influence pour assurer le maintien au Canada de la force et du prestige d’associations qui ont leur siège et leur direction aux Etats-Unis et croie ainsi, idu reste, servir les intérêts de Tordre public et de la conservation sociale.Voyez-vous un ministre français suppliant un chef ouvrier anglais ou belge d’intervenir dans le monde ouvrier français, d’y assurer le maintien du prestige et de la force de syndicats qui auraient leur siège à Londres ou à Bruxelles ?Pareille situation ne se conçoit même pas! Mais nous sommes tellement habitués à chercher au dehors des motifs d’action purement politiques, à consulter avant les nôtres des intérêts politiques extérieurs, que beaucoup de gens qui nous traitaient hier de sans-patrie ne songeront même pas à s’étonner de ce nouvel appel à l’étranger.Il leur paraîtra tout naturel qu’un ministre canadien supplie un citoyen américain de mettre de Tordre dans les affaires économiques du Canada.Et, le fait est que les choses en sont rendues à un point tel que Gompers et ses collègues américains sont probablement beaucoup plus en état que le ministre canadien Robertson de peser sur les décisions de certains corps d’ouvriers canadiens.Notez bien qu’il ne s’agit pas ici des mérites respectifs des deux groupes qui se querellent, mais de la subordination du travail canadien au travail américain qu’atteste l’appel de M.Robertson et que le ministre canadien suggère, en somme, de maintenir.La lettre de M.Robertson demeure sur ce point un document d’une singulière éloquence et qui gardera sa portée longtemps après la fin de la grève.dicales), il y a des sociétés catholiques qui travaillent par pur dénuement, sans autre but que d’exercer leur devoir social .Il serait temps, nous semble-t-il, que Ton réunît le fruit de toutes les investigations, que Ton convoquât une sorte de congrès social qüi, par l’ampleur des renseignements cpii y seraient compilés, attirerait l’attention pu-bliquè, jetterait dans cette mare stagnante un caillou tellement lourd qu’il soulèverait des ondes durables s’étendant à toute la surface.* * » Voyons brièvement le témoignage de Mme Henderson.Elle a moins insisté sur la thérapeutique (tue sur le diagnostic si Ton peut dire; elle s’est appliquée surtout à débrider les plaies, à montrer l’existence du mal.Les remèdes s’indiquent d’ailleurs d’eux-mêmes.La grande cause, c’est la guerre qui a aggravé tous les maux préexistants : c’est elle qui a augmenté le coût des vivres, de l’habillement et du logement, en accélérant l’exploitation, en arrêtant la construction.C’est elle qui a congestionné les quartiers pauvres.C’est elle aussi qui en supprimant l’autorité paternelle d’une part, et, d’autre part, en forçant une foule de femmes à quitter /e logis, qui y restaient naguère, a privé les enfants de surveillance et de la crainte morale qui leur est nécessaire pour les tenir dans le droit chemin.De plus, les privations pous^ sent au vol; elles engendrent aussi la débilité infantile; elles accroissent par conséquent la mortalité chez les petits et la colère chez les mères qui se demandent pourquoi leurs enfants à elles doivent mourir quand ceux des riches peuvent vivre.Aussi, dit nettement Mme Henderson, on entend ouvertement parler de révolution — surtout chez les femmes.De plus, on entend aussi parler de néo-mathusianisme.Chargée particulièrement des quartiers anglais et des étrangers, le témoignage de Mme Henserson ne porte probablement pas sur les Canadiens français à Theure actuelle.Mais ne vaut-il pas mieux prévoir?Le remède qu’elic conseille c’est une pension d’Etat non pas seulement pour les mères-veuves, mais pour toutes les mères.Enfin, Mme Henderson a signalé aussi les dangers d’inconduite auxquels sont exposées des fillettes qui pour augmenter l’avoir de la famille doivent travailler, le soir parfois, loin de la surveillance maternelle.A la dernière session de la législature on a adopté une loi pour interdire le travail des enfants.Mais à quoi sert une interdiction qui n’apporte pas un remède au mal qu’elle va créer ?Car il est évident que dans les conditions actuelles, le travail des enfants étant nécessaire pour augmenter le budget de ia famille, si on tient ceux-ci à la maison et que ’leur mère travaille à leur place, ils iront grossir le rang des petits vauriens.On aperçoit là la complexité du problème.* * • UN TÉMOIGNAGE FRAPPANT Mme ROSE HENDERSON DEVANT LA COMMISSION CHARGEE DE S’ENQUERIR DES CAUSES DU MALAISE INDUSTRIEL.Devant la commission d’enquête * sur les causes du malaise industriel, Mme Rose Henderson a soulevé un coin du voile de silence qui trop longtemps a caché aux yeux du public les terribles souffrances et lés sourdes colères de la population des taudis, surtout depuis la guerre.On sait que, sans verser dans un 'déterminisme exagéré, on peut prétendre, avec preuves à l’appui, que le crime précoce, la prostitution, le vol et l’insubordination sont souvent le fruit naturel des entassements de maisons malsaines.Malheureusement, la question sociale ne nous a guère préoccupés jus-qti’ici.Combien de gens ignorent meme l’existence des taudis ?Combien d’hommes d’affaires, pris par leur travail, de professionnels absorbés par le bureau ou le Pa-) lais ont la moindre idée de Texis-I tence de quartiers congestionnés ?v Combien de dames de la société, charitables envers toutes les oeuvres, ont jamais bénéficié de cette frappante leçon de choses que serait une visite à travers certaines rues du bas de la ville?L’homme d’affaire ou le professionnel Jiabitent, le plus souvent, un quartier sain, une banlieue.Ils prennent la même voilure électrique ppur.se rendre à leur travail quotidien ou à leurs amusements, ils font suivre à leur automobile sans cesse le meme trajet.La femme du monde fait comme eux pour se rendre à ses emplettes ou même à ses oeuvres, à moins qu’elle ne soit membre actif de l’une de celte admirable Société Saint-Vincent de Paul des femmes, l’Association Maternelle dont nous avons si souvent entretenu nos lecteurs.Rien ne vaut l’observation personnelle.A cause de cette sorte de division en compartiments étanches de la ville, les conférences de prê-J très ou de mêdeéins, qui savent, " parce qu’ils ont vu, ce dont ils parlent, n’atteignent pas le but qu’en attendent leurs ardeurs.On parle à attendent leurs ardeurs.On parle à des gens sceptiques ou du motps à les gens qui ne voient les maux || dont on leur fait l’exposé qu’avec || dont on leur fait l’exposé qu’avec tin effort d'imagination qu’ils ne consentent même pas toujours à ^tenter.Orner HEROUX.Ces études de sociologie n’évoquent pas à leurs yeux une réalité concrète.Ils ne se doutent pas que ces misères leur échappent uniquement parce que les pauvres consentent à souffrir avec discrétion, qu’un jour, qui n’est pas loin, ils entendront les râles et les cris de colère.Il sera peut-être trop tard alors.Pourtant le moment est venu où l’esprit social devrait pénétrer toute la population.L’égoïsme lui-même devrait inspirer la curiosité et le désir de résoudre ces problèmes aux gens les plus fortunés, les plus heureux, les plus éloignés apparemment du spectacle et de l’invasion des misères et des vices des quartiers lépreux.On Ta dit et répété, les habitants d’une ville sont solidaires les uns des autres, malgré les barrières imaginaires des quartiers et dès différences sociales.La contagion de la maladie ignore ces obstacles purement idéaux.L’épidémie commencée dans le quartier pauvre peut gagner et gagne presque toujours le quartier riche.De même le criminel, fleur du taudis, menace la vie et le bien des riches.C’est contre eux surtout qu’il exercera ses méfaits, ce qu’il jugera souvent une simple compensation.En ces temps agités surtout, ia révolution couve dans le quartier pauvre, mais ce n’est pas celui-ci qui aura quelque chose à y perdre, ce n’est pas là qu’elle exercera ses déprédations.Le sentiment le plus égoïste devrait donc être un stimulant à l’accomplissement du devoir social, mais, heureusement, la plupart des individus sè laisseraient guider par de plus nobles sentiments, s’ils savaient.Mais ils ne savent pas.Us ignorent le problème et ne peuvent par conséquent se préoccuper d’y trouver une solution.Mme Henderson a donc rendu un véritable service à toute la communauté en communiquant le fruit de son travail personnel, de ses laborieuses investigations au sein de la classe misérable.Nous crovons par ailleurs que fè meilleur moyen d’augmenter la portée de ces témoignages, c’est de le souligner, de tâcher de lui gagner l’attention du public.Auprès de Mme Henderson, qui est un fonctionnaire du gouvernement provincial, mais un fonctionnaire zélé et travaillant avec conscience (ce qui peut-être n’est pas suffisant pour ta garder contre toutes les erreurs inséparables de la nature humaine, ce qui, peut-être la pousse, révoltée par la hideur des maux qu’elle voit et l’intensité des souffrances dont elle est témoin, à proposer des solutions un peu rn- Terminons en citant les chiffres mêmes de Mme Henderson sur l’augmentation de la criminalité infantile.Elle était de 17 pour cent en 1017, sur les jours d’avant-guer-re, mais il y a eu une nouvelle augmentation de 45 pour cent, c’est-à-dire de près du double en 1918, L’augmentation a été proportionnelle à l’aggravation des maux créés par la guerre et qui se continuent en s’intensifiant depuis l’armistice.Ils suffiraient à eux tout seul à effrayer tous les esprits réfléchis, à les détourner de toutes les oeuvres étrangères et à les attirer une fois pour toutes à la solution des problèmes de chez nous qui ne manquent ni d’ampleur ni de gravité.Louis DUPIRE.BILLET DU SOIR l’OISEAU GÉMISSANT La locomotive ralentit, puis elle s'arrête fout à fait avec un long sifflement d’aise, comme une bête énorme qui va enfin prendre son repos.Mais elle continue de faire entendre son halètement régulier.Vis-à-vis de la gare, de l'autre côté de la voie, se dresse 'un bois de hauls sapins droits, dont les milliers de petites feuilles hérissées comme des aiguilles, filtre .le vent et le font soupirer en musique.Aujourd’hui, cependant, la brise ne passe pas et seul, parmi l’ombre muette qui baigne le bois, un oiseau chante.Après deux notes perlées, d’une indicible mélancolie, il continue à peu près comme un rossignol ; mais ce n’est pas un rossignol.Les rossignols gazouillent gaiement — en français : “ Sème, sème ton blé ! Quand tu l’auras semé, je le mangerai 1 ” Sans hâte et sans timidité, comme des gouttes d’eau claire, l’oiseau invisible laisse tomber son tendre gémissement.Pourquoi ne se mom tre-t-il pas ?Les fenêtres sont ouvertes : s’il entrait donc que’ nous puissions le voir! Il est poignant de chercher la cause de son invincible nostalgie.Aurait-il trahi sa race?Les siens le méconnaissent-ils ?Hélas ! serait-il privé d’amour et à jamais solitaire ?Attendrie, subjuguée, la locomotive souffle presque bas, et à intervalles mesurés, le mignon chanteur redit sa plaintive chanson.Mais la locomotive a senti frémir ses roues ; le feu qu’elle porte la dévore ; lentement, honteuse et à regret, elle part.Le lointain la fascine ; elle s’élance, elle roule avec frénésie, ivre d’espace.Sur son - passage?les champs s’affolent.1rs arbres tour- noient.les maisons fuient, sans qu’elle ralentisse sa course désordonnée, et tout à l’heure, elle criera comme une démente, si elle aperçoit une gare ; tandis que là-bas, dans le petit bois embaumé de résine, l’oiseau que personne ne voit gémit toujours, mélodieusement, son étonnante plainte.Andrée JARRET.CHRONIQUE D’OTTA WA L'EMPLÂTRE INUTILE LA CHAMBRE FERA UNE ENQUETE SUR LE COUT DE LA VIE PAR ERNEST BILODEAU.Ottawa, 30 mai.La séance d’aujourd’hui a été employée surtout à l’étude en comité des subsides des crédits de Tagri-culture.Cela a donné l’occasion à quelques députés de la gauche de faire des compliments au ministre sur son administration générale et d’exprimer leurs regreis de sa retraite prochaine qui ne semble plus faire aucun doute.M.Crerar n’a du reste pas proteste et s’est contenté d’encaisser ces amabilités avec la bonne grâce qui s’imposait La date de son départ n'a pas été mentionnée mais on croit qu’elle suivra de près le discours du budget qui sera prononcé comme on sait jeudi prochain le 5 courant.# * * Au commencement de la séance sir Robert Borden a annoncé qu’il avait reçu des télégrammes rassurants de la grève de Winnipeg.Le ministre du Travail l’informe que les apparences sont meilleures et que les "commis de malle”, au nombre de 110, ont réintégré leurs postes, tandis que dans les autres services postaux il y a un grand nombre de candidats surtout des soldats désireux de remplacer ceux qui sont restés éloignés de leur travail.Dans le service civil en général la meme tendance encourageante se manifeste, et M.Robertson s’en revient dans un état d’esprit fort optimiste.Sa dépêche ne paraît cependant'pas mentionner combien de personnes sont encore en grève, en défalquant les 110 commis postaux.M.D.D.MacKenzie a ensuite fait allusion à la grève de Toronto et demandé quelques explications au premier ministre.Celui-ci répond qu’en effet des delegations des patrons et des ouvriers accompagnés du maire de ta ville de Toronto sont venues-rencontrer le gouvernement dans un effort pour éviter une grève considérable et que tes délibérations ont duré pendant une partie de la journée d’hier.Le débat principal a tourné autour de ü!a journée de 44 heures demandée avec insistance par tes travailleurs en métaux et devant la difficulté de s’entendre fà-dessus les patrons ont proposé* cjue les deux parties s’en remettent à une cour d’arbitrage.Uette proposition a été assez longuement discutée et finalement rejetée par les représentants des ouvriers.Les choses en sont là et M.Borden a ajouté qu’il est informé que la grève a commencé ce matin dans là capitale ontarienne.Un homme qui nous semble à plaindre en tout cela, soit dit entre parenthèses, c’est le professeur Os-borne, de Winnipeg, qui ne saura bientôt plus dans quelle ville "loyale” tenir son grand congrès des écoles nationates.* * * A la suite de ces menus incidents, la Chambre a voté en troisième lecture la création du comité improvisé hâtivement par M.White pour s’enquérir des causes du coût de la vie, le comité qu’on pourrait appeler celui “de l’emplâtre par la jambe de cèdre”.Il ne manquait que celui-ci et nous Tavons.Il n’y a plus maintenant qu’à regarder dégringoler le prix du beurre.Cette denrée a fait parler d’elle aujourd’hui, ailleurs que dans les rêves des pauvres gens et M.Robb (Suite à ia 2e page) BLOC-NOTES Il y a 427 ans ¦ S Un journal américain rappelle que si le N.C.4 du commandant Read avait fait un crochet de cent cinquante milles, au terme de sa traversée de Terre-Neuve à Lisbonne, il serait descendu dans les eaux mêmes du port dé Palos, d’où, il y a 427 ans exactement, Christophe Colomb se lançait à la découverte de TAmériqùe.La Pinta, la Nina et la Santa-Maria du navigateur génois se sont changées en navires volants, dont deux sur trois n’ont pu compléter la traversée, mais dont le troisième, en moins de quarante-cinq heures de vol, s’est rendu de Rockaway, Etats-Unis, à la péninsule ibérique d’où Colomb parfait en 1492.Les caravelles colombiennes "ont pris autrement de temps, si elles étaient montées pa MONTREAL, SAMEDI 31 MAI 1919 3 CALENDRIER DEMAIN, DIMANCHE, l«r JUIN 191» DIM.DANS L'OCTAVE UE L'ASCENSION L*v,r du tol«tl, 4 heure» 10.Coucher du eolell, T heure» 11, Lever de lu lune, 7 heure» 31.Coucher de I» lune, 1D heur»» SI, Premier qunrtler de I» lun», le 6 Juin, » Il h.26 ni.du aolr.M OEKKItftS HBQltS LE DEVOIR Toutes le» nouvelle» par nos rédacteurs, nos correspondant» et les service» de dépêche» du monde entier DEMAIN TRES CHAUD LUNDI, 2 JUIN 1111 SS MARCELLIN, PIERRE ET ERASME.MARTYRS.Lever du eoleil, 4 heure» K.Coucher du ¦oleil.7 heure» 4ê.Lever de I» lune.8 heure» 4*.Courber de la lune, 11 heur»» 10,' JUSQU’AU PACIFIQUE LA VILLE DE VANCOUVER -EST A SON TOUR MENACEE D'UNE CREVE GENERALE QUI COMMENCERAIT MARDI PROCHAIN — LES OUVRIERS VOTERONT DEMAIN — LA SITUATION A WINNIPEG.Vancouver, 31 (Service de la C'» ‘l,-ux ‘J"*Usn^I niniiic pour position » la oampAgne.Spltn-fie/ "aiaire et références.Adressez boite zf Uivnlr’.___________________________ * INSTITI"! Rh.KS.On dcmaiule di ux ihetltutrlces pour enseigner à 1 écô ' du vtl-tuge de Nord Témiscamlngue.l.une délits divin posséder un dlplûme déçoit' modèle , toutes deux devront connaître lu niaise pour pouvoir runseigner facilement.Salaire «;iô» et W»11 l'“r année.Suilresser a M.1.A.Hennud.sec., Nord fémUcaniinhue, Gué._________________________ -r— üN' OÏÎMANOlà pou» 1“ Saskatchewan de* [iietltuteurs ou institutrices parlant ¦esdeux langues et possédant un diplôme modèle ou arademiane d'Ecole Normale.VUnire de éM a si00 par mois scolaire.S adresser pour informations à l’AiSociullon Interprovincia- ONDA, S;isk.____________________ - ON i.I.MaM'1.un jeune garçon intelll-grnt pour ouvrage général de bureau, r-cri-re casier postal 1180.____ ____________ automobiles^ ( HALFFEURS mécaniciens demandés.Suivrr les cours, jour ou soir.Licence garantie.position assurée.Cours privés P^1^ dame*.S’ad.C.oulombe, 498 Demontigny Est.Tél.1st *1344.LA GASPËS1E AU CONGRÈS DES BONNES ROUTES (SuUi> de la Irp pano) A VENDRE \ \r\nnt:.maison de campagne à Ste-Hosi.s eliatnlires.améliorations modernes, lions le village, sur chemin principal, jar-j'ai'age.S’adresser Geo.Tanguay, IMS l'aplneau.Tel.St-l.ouls Ilèlt._ VFS'nîtr, SECRET UE LÀ BEAUTE .mauaMI MAINTKNON, îl.OO.Résultat i t.HousMurs atténuées, rides amoln- v lu i.u hlanclié.veloutée, charmeuse.vMintique.i 1>.Sambreneuf, St- ullcclion complète du “Devon vendre.Très bonnes conditions pour prompt acheteur, écrire à M.J.C.casier 700, a-s Devoir”, Montréal.PROPRIETE A VENDRE ALEXANDRE DUPUIS COUUTIiH, Immeubles, et agent financier (établi 1S»T>.Propriétés administrées économiquement.Pour achat, vente, échange, consulte/ gratuitement notre “Information immobilière", 43 Place d’Armcs, prés Craig.H.DORION 92-EST.NOTRE-DAME Edifice Sauvegarde.Main 8741.J’ai toujours en mains de véritables oc-» casions.Si vous désirez vendre, acheter ou (Changer votre propriété ou commerce, d« ville ou campagne, passez me voir.PROPRIETES A VENDRE PAR BRUNO BEAULIEU -ANGLE MONT-ROYAL ET MAKQUETTÉ, 3(1 \ 100, tout bâti — 5 magasins, 2 logements et 1 restaurant.Revenu $3,792.Prix •S 12,3(10.Un des plus.beaux revenus de l'avenue Mont-Royal.—ANGLE PAPINEAU El LAURIER, 100 x 7s magasins et 5 logements.Revenu *2,880.Pris >32,000.-RUE UES ERABLES, une grande bâtisse, 6,406 pieds.Revenu $1,200.Prix iflS.OOO.—ANGLE STK-GATHERINE ET BEAUDRY, nu miigusin et huit logements.Prix $100,000.—RUE UUERESNE, 3 logements, 1 boulangerie.Revenu $1,170.Prix $13,000.—ANGi-E ST-I.AURENT ET DULLER.1 magasin, 5 logements, 7,0 x 100.Revenu 91,360.Prix *18,000.— RUE WM-DAVID.8 logements, SO x 100.Revenu *1,600.Prix *18,000.RUE DE NORM AN VILLE, 3 logements, 25 x 100.Revenu *670.Prix *6,500.Pour renseignements supplémentaires s’adresser ou téléphoner 0 Bruno Beaulieu, 637 rue Ste-Catherine Est.Téléphone Est 5274.DIVERS FAITES DE L’AiUiENT à la maison.Vous pouvez gagner de $1 ù £2 de l’heure en écri-vant certes d'étaiugt ; 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PENSION D’ETE PLACE idéale, bord du fleuve, ombrage, canotage, bain de mer, eau salée.Plage superbe.Chasse, pêche.Chambre et pension ! cher cultivateur, maison confortable pourvue de tpufes commodités.$10 à $14 par semaine.S'adresser à Alexis DeChamplain, Luccvllle, co.Bimouski.REMBOURRURES à Gaspÿ, nou.s pourrons.Messieurs, donner des points au service des voie, ferrées et au besoin rencontrer au retour, après avoir parcouru la route de ceinture, probablement, à New-Oarlisle ou dans les environs, les passagers qui auront pris l’express maritime du lundi tù 2 heures 10, à l'heure du départ des joyeux automobilistes.Ainsi à 2 heures 40, nous gravissons la côte de Lévis qu’il faudrait contourner ou aplanir et nous dévalons à travers les villages gais et pronrets de la rive Sud, parmi lesquels nous remarquons particulièrement Saint-Michel, avec son site enchanteur, ses chapelles et ses chalets dans les bosquets ; puis Montmagny avec ses deux belles rivières, ses usines et son cachet d’ancienneté ; L’Islet avec son immense quai, ses rues ombrées et ses belles résidences de touristes et do rentiers ; Saint-Jean, Saint-Roch, le pays des vergers, des fruits, des rieurs el du miel ; Sainte-Anne, l’Athènes de notre district, avec son collège classique, le plus vieux et le plus moderne et son Ecole (l’Agriculture, dont l’hon.Joseph-Edouard Caron a fait la plus belle institution du genre, tous deux accrochés aux f]ancs de la montagne de Sainte-Anne ; Saint-Pacôme et la Rivière-Ouelle, le premier, beau village industriel et le deuxième berceau de quelques-unes de nos plus anciennes et plus distinguées familles canadiennes ; Saint-Pascal.dont M.l'abbé Beaudet a fait la paroisse la plus progressive du comté de Karaouraska, avantageusement connue surtout par son école Normale Ménagère.Enfin nous arrivons à la Rivière-dtt-Loup, petite ville de près de 8,000 âmes, pittoresquement bâtie en étagère sur les flancs des collines, qui, de la jonction des chemins de fer Témis-couata et Intercolonial, sont échelonnées jusqu’au Portage, à Saint-Patrice, à la Pointe et û Cacouna, autant de places d’eau qui rivalisent de popularité.Jusqu'ici l'attention de nos gouvernants s’est arrêtée à la Rivière-du-Loup pour se diriger vers Ed-munston sur la frontière américaine par la réfection du chemin de 80 milles qui relie actuellement ces deux villes.Cependant il faut continuer et supposer pour un instant, en attendant que ce soit une heureuse réalité pour tout le public voyageur, que le gouvernement ail localisé un chemin de Rivière-du-Loup à Trois-Pistoles, en ligne droite sur les hauteurs, évitant ainsi les courbes, les côtes et les vasiè-res des anses de l'Isle-Verte où les neiges des interminables battures viennent se cacher en hiver, sachant bien que Je soleil honteux de ce cloaque n’osera y toucher que lorsqu'il songera à aller se .coucher.Mais passons.Nous voilà aux Trois-Pistolès, jolie petite ville balnéaire toute orgueilleuse de son titre.Saint-Simon, Séint-Mathieu offrent d'excellentes terres à culture, mais des chemins difficiles à entretenir ; le Bic vom donne l'illusion d’un val suisse conduisant à une baie de Venise.Au Sacré-Coeur, nous longeons le fleuve et humons ses varechs.Enfin, nous voilà à Rimouski, le siège archiépiscopal ou qui le deviendra, avec sa belle cathédrale, son vaste évêché, son séminaire, ses couvents, ses institutions de toutes sortes et sa population toujours grandissante et qui n'a pas l’intention, semble-t-il, d’arrêter sa marche.Après une nuit de repos, nous passons par le quai de Rimouski et le bassin pour chargement de transatlantique, puis par la Pointe-au-Père où la mer.commence à se faire grosse et à donner aux passagers sur bateau la crainte du mal de mer.Après Sainte-Luce, oubliée sur le bord du fleuve, et Sainte-Flavie-sur-Mer, nous longeons les anses et les grèves du Grand et Petit Métis avec les grands hôtels et les superbes villas qui nous donnent une idée de ce que serait une foule d’autres endroits sur le littoral du fleuve, dans la Gaspésie et dam la Baie des Chaleurs, si nous avions un chemin de ceinture et des facilités de transport.Matane-sur-Mer, ville industrielle et progressive, malgré l’absence d’un port, est le terminus actuel du chemin de fer de Matane.Coûte que coûte, il nous faut ici faire de la voiture.Petit Matane, Sainte-Félicité, les Grosses-Roches, les Capucins, noms descriptifs ou qui ont une histoire, nous sont cités par les chauffeurs du pays avec plus d’un trait d’histoire, de contes populaires, entremêlés de récits de CLOUE AU LIT PAR LE RHUMATISME Il crm tiiïü nt marche rail jamais plus "FRUIT-A-TIVES" lui apporta du soulagement.ÜS §p| | M.LORENZO LEDUC 3 rue Ottawa, Hull, P.Q.“Fruit-a-tives" est sûrement une merveille.Pendant un an, je souffris du rhumatisme, et fus forcé de demeurer au lit pendant cinq mois.J’essayai toute espèce de remède, mais je n’en retirai aucune amélioration, et je crus (pie je ne serais jamais plus capable de marcher.“Un jour, alors que je gisais dans mon lit, je lus ce qui se dit sur Fruit-a-lives le grand remède extrait des fruits; cela me parut être juste ce qu’il me fartait, aussi je décidai dè l’essayer.“La première boite inc soulagea, et je pris ces tablettes jusqu’à ce que toute trace de rhumatisme me m’eût laissé.“J’ai toute confiance clans “Fruit-a-tives”, et je les recommande fortement à tous ceux qui souffrent de rhumatisme.” LORENZO LEDUC.50 s.la boîte, f> pour IS2.50, boite d’essai 25 s.Chez tous les mar-ehands ou envoyé franco par la poste sur reçu du prix par la Cie Fruit-a-tives, Limitée, Ottawa, Ont.Les?paroles du Christ Les 7 Paroles du Christ expliquées, texte français et latin, sur un beau carton glacé.En première page, une belle gravure 5Vj x 3H représentant le Christ en croix, ayant Il ses pieds sa mère et l'apôtre saint Jean.A n’importe quelle adresse.S pour 23, franco.Envoyez lion de poste à Imprimerie Canadienne, 814 Papineau, Montréal.PROVINCE DE QUEBEC, District de Montréal, Cour de Circuit, No 4885.— Emile tapage.demandeur, vs Emile Lobelle.défendeur.Le onzième jour de Juin 1619, à dix heures do t’avant-mldi (heure légale), au domicile du dit défendeur, au No 604 rue de St-Valler, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions : argent comptant.J.E.Coutu, H c S Montréal, 30 mai 1919._______________ PROVINCE DE QUEBEC.District de Montréal.Cour de Circuit, No 17003.— Dame J.A.Rourdage et vir., de Montréal, demanderesse, vs Louis Roch, de Montréal, défendeur.et Marie L’Heureux, opposante, et Emile Reauehamp, de Montréal, avocat, distrayant.Le lOèmc Jour de juin 1919, à une heure de l’après-midi, au No 169A rue Cbris-tophe-Colofnb, en la cité dr Montréal, seront vendus par «autorité de justice les biens et effets de la dite opposante saisis en cette cause,» consistant en meubles et effets de ménage, etc.Conditions : argent comptant.Gustave Reauehamp.H.C.S.Montréal.30 mai 1919.CHESTERFÎELD ainsi que tous genres de chaises rembourrés, faits à ordre au prix du gros.Aussi meubles réparés.Ouvrage fait par experts.Estimation gratuite.Ç, nuxcaU 3o x2«(ii PILULES ROUGES DE LA COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO AMERICAINE Merveilleux médicament pour la femme et dont l’efficacité est attestée par des milliers de témoignages EPUISEMENT Epuisée |«ir lu Inmille cl le surinennge, j’ovuis il souffrir de maux de tête, de digestions mauvaises, de maux de reins, etc.Mais dès que j’eus pris quelques boites de Pilules Rouges, je me trouvais déjà mieux, je me sentais plus forte et les maux de tête étaient moins fréquents.J’ai employé ce remède pendant un an et j’ai eu la joie de recouvrer la santé.Je recommande beaucouy maintenant ces pilules que j’emploie moi-même souvent pour me tonifier et me conserver en bonne santé.— Mme E.Dufort, 182 rue Ste-Cathcrine, Maisonneuve, Montréal.SOUTIEN DE LA MERE ET TONIQUE DES JEUNES FILLES Je suis âgée de soixante-seize ans et on ne me donnerait guère plus de soixante ans.Il y a des années que je connais les Pilules Rouges et elles m’ont fait un bien énorme, car si je me porte bien c’est grâce à leurs bons cl fols.Je les ai prises en différentes circonstances, lorsque les forces me manquaient et j’en ai toujours gardé dans nia maison.J’en ai fait prendre à mes enfants et je les recommande à toutes les femmes faibles et malades car j’ai en ce remède une confiance absolue.— Mme Félix Soulicres.40 Factory, Cohoes, N.-H.UN MEDECIN CONSEILLE LES PILULES ROUGES ELLE SE FAIT UNE RIEN DONNE SANTE Avanl l'âge de seize ans je n’avais jamais joui d’une bonne sanie et comme je n’avais jamais pris tie tonique et que j avais commencé très jeune à travailler, j’étais devenue très nerveuse et très faible.Ma mère me fit prendre ties Pilules Hougcs qui améliorèrent ma santé d’une façon surprenante et je continuai à en prendre longtemps.Maintenant je suis mariée, mère d’un enfant gras et bien portant, j’ai eu une maladie heureuse, je nie suis remise promptement et je m’occupe avec courage tie tout mon ménage.J’attribue aujourd’hui la santé dont je jouis aux I ilules Rouges dont je veux faire mon remède favori ______ Mme E.Durns, 11 rue du Réservoir, Cohoes, N.-Y.A part les soins du ménage, j’avais dû travailler dans les manufactures, malgré ma famille qui s’augmentait rapidement.A mon dernier enfant, qui était le dixième, je n’en pouvais plus ; je tremblais de tous mes membres quanti j’essayais de faire quelque chose ; mes jambes fiaient trop faibles pour me porter, enfin je devais rester vouchee une grande partie de la journée.Sur les conseils tl un médecin je me mis à prendre des Pilules Rouges qui in ont grandement fortifiée, puis la santé m’est revenue Uiaque année, depuis seize ans, j’ai pris quelques boites de Pilules Rouges.Elles m’ont aidée à passer heureusement.sans trouble aucun, l’ôge critique.J’ai maintenant soixante et un ans et je travaille encore beaucoup.— Mme M.McDonald, Sault Montmorency, P.Q.MIEUX QUE LES REMEDES DE TROIS MEDECINS Il y a un an que je connais les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco-Américaine et je leur dois beaucoup vu qu’elles m’ont remise d’un épuisement dû à ce que j’avais travaillé trop jeune et au-dessus de mes for-» es.Il ois médecins m avaient déjà soignée, mais sans résultat.Il n’y a donc que les Pilules Rouges qui m’ont fait du bien et je suis toujours heureuse de les recommander aux femmes souffrantes et faibles comme le meilleur des toniques.J’ai toujours des Pilules Rouges chez moi et lorsque je ne me sens pas bien j’en prends.— Mme Adélard Archambault, 20 Vanderwerkcn, North Side, Cohoes, N.-Y.TROIS MOIS TRES FAIBLE J’étais très faible, je digérais mal tout ce que je prenais mon estomac était rempli de gaz, mon coeur était faible et sujet aux palpitations.Il y avait trois mois que je me portais ainsi lorsque je me suis mis à prendre des Pilules Rouges qui eurent bientôt relevé mes forces que C.°"servée,s tIes.ann^s- Tout dernièrement ayant été cpuisee par les soins à donner jour et nuit à un malade, ce sont encore les Pilules Rouges qui m’ont reluise, fortifiée et pour ainsi dire rajeunie, car j’ai soixante-quatorze ans sonnés et je puis vaquer seule à mes oc- beu?Québec” MmC CharIes Robi,aille’ 163% rue Riche- ANEMIE Mes forces s étaient épuisées a cause d’hémorragies répétées el beaucoup de douleurs internes.J’en étuis venue à mi état d anémie si avancé que je* songeai à me trai-li r serieusenient.J’ai voulu commencer par prendre des Pilules Rouges, qu’on m’avait fortement recommandées, el elles eurent un effet rapide.Après m’avoir fortifiée, elles ont pou à peu dissipé mes malaises et la santé m’est revenue comme aux meilleurs jours.— Mme A.Pelland 139 Thomas, Fall River, Mass.FAIBLESSE — DOULEURS DE TOUTES SORTES Je n’avais pas eu de repos depuis l’époque de mon mariage.Mes enlants étaient morts les uns après les autres après fie longs mois de souffrances, ce qui m’avait obligée à des veilles nombreuses et à beaucoup de fatigues.Je n’en pouvais donc plus de faiblesse et il me fallait beaucoup d’efforts pour arriver à faire mes travaux journaliers et endurer les douleurs de toutes sortes qui me survenaient.Tantôt c’était un mal de tête et des douleurs d’estomac, des points de côtés, des maux de reins, etc.Mon médecin me recommanda un jour l’emploi des Pilules Rouges, conseil que je me félicite d’avoir suivi puisque j’ai recouvré mes forces et me suis remise.Mme E.Quesnel, 221 rue St-Ferdinand, Montréal.SANTE PARFAITE Ayant quitté la campagne pour venir demeurer à la ville, le changement d’air affecta ma santé.En peu de temjis je perdis nies forces, mon appétit, des couleurs.J’avais des vertiges et des bourdonnements d’oreilles et je nie décourageais d’être toujours fatiguée, de ressentir un point dans le dos est d’avoir l’estomac tiraillé après chaque repas.Des amies m’encouragèrent beaucoup à me traiter avec les Pilules Rouges.Pendant deux mois je les ai prises et j’ai vite augmenté mes forces, fait devenir mes couleurs, amélioré ma digestion, en un mot refait ma santé.— Mademoiselle Marie-Louise Jobin, 277 rue Franklin, St-Malo, Québec.FAIBLESSE — VERTIGES — PALPITATIONS Apre s avoir mis vingl-qualrc enfants ilu inonde, ma santé était épuisée el je devais-tnc traîner pour faire un peu d’ouvrage.Mes vivres digéraient mal ; j’avais des gonflemcnls, fies vertiges, des palpitations.Voulant éviter un plus grand épuisement, je me mis à prendre fies Pilules Rouges qui ont ranimé mes forces, relevé mon courage et rétabli ma santé.— Mme Louis lluard, 73 Broad.Marlboro, Mass.RETABLISSEMENT D’UNE SANTE COMPROMISE Je suis âgée de seize ans.11 y a un an j’étais bien faible.D’avoir commencé trop jeune à travailler avais compromis ma santé.Ma mère, qui avait une grande confiance dans les Pilules Rouges, m’en fit prendre pendant un an et aujourd’hui je me sens robuste et j’ai du courage à l’ouvrage.Nous avons toujours des Pilules Rouges à la maison.— Mlle Emma Messier, 59 rue Clifton, North Side, Cohoes, N.-Y.RECOUVRE LA VIGUEUR NECESSAIRE Durant la première année de mon mariage ma santé fut chancelante.Quelques mois avant la naissance de mon premier enfant j’avais peine à me tenir debout.J’étais d’une pâleur de cire et mon état inquiétait ma famille.Sur les instances de ma mère, je pris des Pilules Rouges qui m’ont donné toute la vigueur dont j’avais besoin.A mon deuxième enfant j’ai tenu à employer encore pendant quelques mois ces bonnes pilules qui ont eu les bons effets.— Mme E.Fortin, 1012 rue LaSalle, Montréal.CONSULTATIONS GRATUITES au No 274 rue St-Denis Montréal, tous les jours, excepté les dimanches, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, Les femmes malades qui ne peuvent venir voir notre médecin sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50s une boite, 82.50 six boites.^ Tourtes les lettres doivent être adressées : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE limitée, 274 rue St-Denis, Montréal.PAGE DU PERE NOËL (Suite de la dernière page) FANTAISIE L’HEURE DE BÉBÉ ¦I ai un jeune ami, âgé de huit ms.qui veut bien me tutover et lui m honore de ses confidences.nt‘ manque pas, chaque fois que le vais voir ses parents, de lui présenter mes devoirs et de causer avec lui sur le fait du jour.Sa conversation est toujours pleine de sens.Hier, comme je demandais après lui.il me fut répondu qu’il avait etc condamne a passer la journée dans sa chambre et mis au régime des detenus de droit commun.A>ant obtenu de l'autorité maternelle un permis de communiquer, je pus pénétrer auprès du prisonnier.II me regarda d’un air fa-rouche et sans prononcer une parole.Je pris sur moi de le questionner.Dis donc, sais-tu ce que tu devrais faire ?—Non.quoi ?—Tu devrais me donner une montre.Comme ça, je pourrais la mettre a l’heure tout le temps —Une montre ?.Comme tu v vas !.1—En or, bien entendu.—Oh I ça, c’est impossible, je ne neux pas te payer une montre en or.—Pourquoi ça ?.—L’Allemagne doit payer d’abord.Après, nous verrons.—Oui, vieille ficelle.c'est une manière de me répondre qu'il est midi sonné 1.Décidément, j’ai pas de veine !.Et mon jeune ami me tourna dé daigneusement le dos.Adrien VELY.alors, quoi, mon ami On a donc été mé- —Eh bien Jacques ?.chant ?’” —Les parents disent toujours qu on a été méchant quand ils vous punissent.Ah I tu en as une veine de ne pas être un petit gar—Je l’ai été.—H y a si longtemps.Tuas du oublier.Alors, si je te raconte mon histoire, tu ue me comprendras pas.—Raconte toujours_____ —Eh bien f voici.Et tu vas voir s U y a de quoi fouetter les quatre fers d’un chien.Oh ! oh !.la métaphore est un peu risquée 1.En tout cas, on sait ce que je veux dire, tandis que toi, avec tes mots de l’autre monde, c’est com-rne si tu parlais chinois.Enfin via nioii histoire.Samedi soir, à’ onze heures, comme tout le monde me croyait endormi, je me suis levé bien doucement.Je suis entré flans le salon, j’ai avancé ma chaise contre la cheminée et je suis monte dessus___ —Sur la cheminée ?.—Mais non, sur la chaise.Et crac ! voilà la porte qui s’ouvre, et papa qui parait en pyjama et qui !?e„ ûrt : “ Qu]est-ce que tu fais , ; , Comme j'avais justement le doigt sur la grande aiguille de la pendule, je ne pouvais pas lui raconter des blagues, n’cst-ce pas ?, Je s.i115.,bien obli«é tle lui répon-! ue : en ,rain d’installer 1 heure d été.” , —Comment, tu sais donc lire J heure, maintenant ?.Toi qui navais jamais voulu apprendre.C’est vrai.Mais je m’y suis n}1*;'.' va nra pris tout d’un coup, et j ai appris en cachette.Tu saisis, je voulais dans la nuit de samedi à dimanche, avancer d’une heure toutes les pendules de la maison.Pour être amusant, ça était amusant !.Depuis huit Jours je m’en réjouissais.Et puis voilà papa qui m'entend.Faut-il qu’il ait le sommeil léger !.Et alors, il prend son air sévère des grands jours cl il me dit : “ De quoi que tu te mêles ?Et qui est-re qui te demande l’heure qu’il est ?" Fallait vraiment avoir l’esprit mal tourné pour me poser une pareille question ! D’ailleurs, papa n’a pas attendu ma réponse.Il m’a fait descendre de ma chaise, il m’a donné une claque.Il m’a recollé dans mon Ht et il m’a puni.Vol-!¦ • • • —Crois bien que je compatis à ton sort.—En attendant, je n’ai pas pu mettre les pendules à d’heure .A, CHRONIQUE RELIGIEUSE MOME MT LE MONDE EVANGILE LE DIMANCHE DANS L’OCTAVE DE L’ASCENSION Evangile selon S.Jean.— Ch.XV v.20, et ch.XVI, v.1.En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Lorsque le Consolateur sera venu, cet Esprit de vérité, qui procède du Père, et que je vous enverrai de la part de mon Père, rendra témoignage de moi ; et vous aussi vous en rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.Je vous ai dit ces choses afin que vous ne soyez point scandalisés.Ils vous chasseront de leurs synagogues, et le temps même approche où quiconque vous fera mourir croira ren- —- -^u.c ^ms ol| dre gloire n Dieu.Ils vous traite- allemands que M.Sainl-s liait pourtant dp toute l’indignation accumulée en son coeur par cinq années d’atrocités.Common! croire en effet que M.Saint-Saëns.chez qui la Forme est elle-meme Expression, même si l’association n’est pas accessible à tous, ait voulu dissocier ces deux éléments dans la réalité?Il y a tout de- même dans cette spéculation academique belle matière à 1 une de ces discussions qui profitent à l’art tout autant que 1 oeuvre d'art elle-même.i t’es» V',e.s®mencP d'où germera le bon blé de l'explication publique du commentaire à In portée de tous.•» « # Pour avoir dit un jour que les Anglais, emprisonnés dans l'influence allemande.oiU bien des musiciens, mais n’ont pais de mu-sique, j’ai soulevé, en certains quartiers, une tempête dont on m’a bien promis les fureurs, mais dont je n'ai entendu que les échos.Je leur apporte la consolation sous la forme de ces quelques réflexions de M.M.J.-G.Prod’hom-me, le musicographe connu.Puisse cette opinion mettre un baume réparateur sur les blessures d’amour-propre dont j’ai été la cause.Trop longtemps, nos voisins britanniques oui passé pour n’a- voir qu’un goht médiocre pour la musique : depuis la grande école du XVIe siècle, depuis Purcell, qui fut au XVIIr l’émule britannique de Lully, l'Angleterre, il est vrai, n’était, depuis Haendel, qu’une province allemande dans le domaine musienl.Au XIXe, l'influence de Mendelssohn, puis celle de Wagner, n’y fut pus moins grande, et les étudiants en musique d’outre-Man-che prenaient volontiers le chemin de Leipzig.Mais, si les Anglais avaient le renom de n’être pas musiciens, au contraire, il se faisait chez eux une consommation musicale bien supérieure à la nôtre, et nous chercherions en vain l’équivalent de leurs grandes sociétés chorales.Malheureusement, les compositeurs anglais se confinaient en des genres qui n’avaient guère chance de passer le détroit.La politique qui avait inféodé l'Angleterre musicale à l'Allemagne détermina en partie, depuis une vingtaine d'années, une curiosité et une sympathie croissante pour notre école moderne.“ Depuis sir Edward Elgar, le seul grand nom de la période "victorienne” à son déclin, toute une pléiade s’est levée à l’appel de Claude Debussy, des compositeurs russes, de Strauss, des jeunes Hongrois.Le théâtre même, où régna si longtemps l’école italienne, puis Wagner et Gounod, vit s’adjoindre à son répertoire Pelléas et Mêlisunde, I,nuise, Boris Godounaiv.¦ ¦ Les événements aidant, il est probable que d’ici peu nos voisins et alliés auront une école musicale digne de rivaliser avec la nôtre, au lieu de se traîner à la remorque du germanisme ; les instincts musicaux de leur race s’y donneront libre cours, libérés d’influences centenaires qui retenaient leur essor.Fréd.PELLETIER.MUSICA CONCERT CHARTIER M.Eugène Chartier, professeur de violon, donnera une audition de ses élèves, le mercredi, 4 juin, à la salle des Chevaliers de Colomb, avec un programme où figureront quatorze violonistes en solo et vingt-neuf dans les morceaux d'ensemble.l.es oeuvres jouées sont signées Dédia, Tolhurst, Borowsky, Gluck.Meynarsky, ’Huboy, Severn, Hendel, Beethoven.Lully, Paladih-le, Massenet, Porpora, Dancla, Ran-degger et Gounod.Le piano ri av-eonipagnement sera tenu par Mme Eugène Chartier et M.Paquette.LA TOURNEE SAUCIER.M.Joseph Saucier, baryton, entreprendra, sous la direction du Bureau Laberge et Michaud, une tournée de concerts dans la province an cours du mois de juillet.M.Saucier se fera entendre dans quelques centres où M.Dufault vient de remporter de si retentissants succès.Il visitera aussi les plages canadiennes et se rendra jusqu’à Causapscal (27 juillet) près du Nouveau -Brunswick.Cet artiste distingué sera accompagné de Mme Saucier et d’un violoniste.Le programme se composera d’oeuvres françaises et nous insistons auprès de M.Saucier pour qu'il chante quelques compositions canadiennes.CONCERT ANNUEL DU CERCLE LAFONTAINE Le concert annuel donné par le Conseil Lafontaine des Chevaliers de Colomb, qui aura lieu le mardi 3 juin, en la salle Lafontaine, ne manquera pas d’être un événement artistique qui clôturera dignement cette saison si riche en production d'oeuvres de mérite.Dire que Madame Damien Masson a gracieusement consenti à en prendre la direction artistique, c’est assurer à l’avance le régal qui sera offert aux amateurs de belle musique et de fine comédie.On promet des primeurs.Les artistes de profession, déjà fort goûtés du publie montréalais, auront la collaboration d’amateurs distingués qui ont déjà fait leurs armes.La charmante comédie de Pailleron “L’Etincelle” et l'agréable opérelte “La Leçon de chant” de Estaban-Marti sont au programme.Et des artistes très connus comme mesdames Desma-rais, Bernard, Yvette Lamontagne, messieurs Arthur Lapierre et Lucien Jolicoeur en seront les interprètes.(Communiqué).L’AUDITION DES ELEVES DE MONSIEUR SAUCIER Jeudi, le douze juin prochain, aura lieu à la coquette petite salle de la Faculté des Arts, Université Laval, l’audition annuelle des élèves de Monsieur Joseph Saucier.I.e programme comprendra un choix judicieux de pièces vocales signées des meilleurs auteurs de l’école française moderne.Monsieur Saucier jouera les accompagnements de ses élèves et l’on comprendra quel avantage cela peut être pour une débutante à qui on a confié l’interprétation d’être ainsi guidée doublement par la sympathie attentive de son professeur (Communiqué).-C- AU THEATRE LOEW L’attraction principale du programme de vaudeville, la semaine prochaine, est “ The Mimic World of 1919.” C’est la dernière pièce soumise au concours de critique du Loew.Il y a 22 personnes dans la troupe.Chants, musique, costumes et décors sont à signaler.Sont aussi au programme Quigley et Fitzgerald, Helen Moretti, prima donna, et Bollinger, tous comédiens.Les pellicules cinématographi-ques seront “ Her Great Chance ", avec Alice Brady au premier rôle, “ The Little Widow “ comédie, et les bulletins anglo-canadiens du Loew.On verra le premier ministre Borden dévoilant, à Taplow.Angleterre, un monument à la mémoire des Canadiens morts.(réec.) THEATRE; SAINT-DENIS l.e programme de vaudeville de la semaine prochaine comprend “tes trois Jeannettes”, nouveauté acrobatique avec pigeons et chiens; “les trois troubadours”, comédie musicale: “Dupré et Dupré”, bicycles; “les Yaltos", danseurs; “McNamee”, por- L’écran reproduira “I-e voleur de Rêves", pièce de la Cie World, avec Louis Huff au premier rôle; “Si Signor”, comédie où figure Lonesome Luke; "Le maitre du Mystère", série avec Houdinj.Bientôt paraîtra au théâtre Saint-Denis un film oui fera sensation à Montréal ; Hosnevismc on trial”, c’est une étude du Prolétariat et du Capital, de la nécessité de la bonne entente des deux, coinmeat aussi les organisations ouvrières se laissent quelquefois dupé par les meneurs et comment ceux-ci, par de belles promesses conduisent les malheureux qui les écoulent au déshonneur et à la ruine.(réc.) PAROOMINÏÔN Les diverses attractions de ce heu d’amusement continuent d'attirer es foules.Mile Marshall, champion du monde a la natation renouvellera ses exploits avec sj.s filles de Neptune.Au théâtre de vaudeville, il y aura une nouvelle revue musicale: “Les filles du 20ème siècle”, avec Mlle Queen.On annonce la venue au parc, au cours de la saison, de la fanfare exclusivement italienne que dirige M.Oreste Va-sella, et qui est l’une des plus réputées d’Amérique.I.a durée de rengagement/sera de deux semaines.La date en sera annoncée plus lard._______ (rcc ) LE CORRESPONDANT REVUE PERIODIQUE PARAISSANT LE 10 ET LE 2ô DE CHAQUE MOIS — 10 MAI 1919, Le nouvel état militaire de la b rance.—I.Le recrutement, nênêrnl Ma H rot.Silhouettes de la guerre,-— Sir Robert Borden, premier ministre du Canada, Miles.François de Curel, .Alfred Poi:at.La question syrienne, Robert Perret.Un foyer, un pays, un ciel.Roman.— III, Henri de Noussanne.Comment naissent les amitiés françaises.—A Florence, R.Morçat/.La réunion du Vorarlberg à la Suisse, William Martin.L’intervention économique des Alliés en Russie, G.Demarnny L’Exposition du Petit Palais.- Artistes d’Espagne, d’Italie et de You-go-Slavie, Maurice Brillant.La question de Fi unie, Notes et aper- çus.—1.“Roma Beaia", Michel Am-blair ; IL Nouveaux programmes politiques, A.de la tiuithardière.Revue des sciences, brands Marre.Chronique politique, Bernard de Lacombe.Bulletin bibliographique.Prix de l’abonnement: Etranger, un an: 45 fr.; ü mois, 2 fr.50.Les abonnements partent du 1er de chaque moisi On s’abonne à Paris aux bureaux du Correspondant, rue Saint-Guillaume, 31.PROGRAMME DES CANDIDATS Le club ouvrier Ste-Cêeile nous informe qu’il n’a encore adopté aucune résolution touchant la candidature pour les prochaines élections, mais il recevra avec plaisir le programme de chaque candidat qui désire briguer tes suffrages aux prociiaines élections.Le club ouvrier Stc-Cccile informe tous ses membres que l’assemblée régulière aura lieu mercredi soir, le 4 juin, au lieu ordinaire, soit au No 371,'ïfue D»ilet, à 8 heures.Pour toute information, prière de s’adresser à M.Aldérie Pleau, 3311a, rue Casgrain, ou à J.S.Level liée, 3133, rue Drolet, Tél.Rockland 3088.(Communiqué) Uuel 1» plus grand risqua qu» raai ay«i jamais couru ?Voye* ALICE BRADY dans “HER GREAT CHANCE” au LOEWS la semaine proeliaine La merveille des représentations du eau-de vil le “THE MIMIC WORLD OF 1#19” Lne bonne heure de divertissement 22—figurants—22 Autres (randes actraetiana i “THE LITTLE WIDOW” Comédie Sennett NOUVELLES CANADIENNES D'ANGLETERRE AU LOEWS Anjaard'hul et demain GERALDINE FARRAR dans “THE STRONGER VOW” Waalf et Stewart — Raraeima Rr»a — Sware «t Clifford — Barns et Feran _ Tyler «t St-Clair.Rrp.continuelles : 1 t tt n.du soir.Après-midi : 10s, 15s ; soirées, i 5g, 25s.Samedis, dimanches et jours de fête, prix des soirées.’ ^ PARC DOMINION Le aeul endreit d’amaaement en plein air maintenant ouvert.Engagement extraordinaire Mlle EULALIE MARSHALL champion nageur du monde, et ses au-dacleuses FILLES DE NEPTUNE dans dfs pxploits étonnant de plonger et de poses.N’oubliez pas le Kentucky Derby Visites le parillon yama-yama Les jeunes filles du 20e siècle au théâtre de vaudeville Fanfare Vander-Meerschen Havane forme Conchas Nous venons de recevoir nos records pour le mois de juin En vente dès aujourcThui La Voix de son Maitre La nouvelle liste contient un répertoire de musique et de chant — très approprié pour le temps des vacances.A votre foyer ou à votre maison de campagne, nos nouveaux records de juin feront — à coup sûr vos délices et ceux de vos hôtes.DEUX FAMEUX RECORDS DE 10 POUCES, DOUBLE COTE, A 90s JE POUR LES 2 SELECTIONS, DE HECTOR PELLERIN, QUI NOUS SOUMETTONS SPECIALEMENT A VOTRE EXAMEN 263021 263022 |La dernière lettre (sur Fair “Baby’s Prayer at Twilight ”).y .Hector Pellerin (.La Madelon de Victoire (Boyer-Borel-Clerc).j Pour toi et pour moi (sur l’air “For me and my gai”) Hector Pellerin ( Son sourire (sur l’air de “Smiles”) .Hector Pellerin .Hector Pellerin RECORDS DE 10 POUCES A DOUBLE COTE, 90s POUR LES DEUX SELECTIONS.1SS40 \ By the Camp Firc.Peerless Quartett Î.I’m Forever Blowing Bubbles.Charles Hart-Elliott Shaw 18541 } The RoyaI Va8abon—Medley fox trot.Orch.Joseph C.Smith ( Canary—Medley fox trot.Orch.Joseph C.Smith 18543 î Dear 0,d Pal °f Mine—Valse.Orch.Joseph C.Smith J When you look in the heart of a Rose—Valse.Orch.Joseph C.Smith éSweet Siamese—Fox trot.I.v He’s Had No Lovin’ for a Long, T 18546 ^ .Orch.Frantzen’s Society ong Time—Medley one step.Orch.Frantzen’s Society j You’ll Fine Old Dixie land in France—Medley fox trot.Pietro ° (Just Blue—Fox trot.Trio All Star RECORDS DE 10 POUCES A CENTRE ROUGE, A $1.25.64811 { Vous dansez, marquise.Mabel Garrison 64730 j Dream of Youth (Rêve de jeunesse).Fritz Krcisler RECORDS DE 12 POUCES A CENTRE ROUGE A $2.00 74589 { ‘'Caprice Poetic”.Alfred Cortot 74578 {Quartet en A mineur.Quatuor Flonzaley 74569 { Spanish Dance.Jascha Heifetz Ces records ou tout autre de votre choix, vous pouvez les etitendve à notre magasin où, même sans intention d’achat, le plus cordial accueil vous attend.Demandez notre catalogue complet contenant la liste de plus de 9,000 sélections, ainsi que notre nouveau supplément de records français.Avez-vous songé à apporter avec vous un de nos fameux Victrolas portatifs ?VICTROLAS de $34.00 à $427.00 Vendus avec facilité de paiements si désiré.FOISY FRERES Incorporée ?ictrsls VI, 210-216-EST, SAINTE-CATHERINE Tél.Est 1644.Angle Sanguinet.& Vlctrola IV, (34.«é.Le rendez-»ou» de l’élhe canadienne-française THEATRE SAINT - OENIS LES TROIS JEANETTES Nouveauté acrobatique, avec une quantité d» oizeons at quelques chien* LES TROIS TROUBADOURS Comédie .musicale DUPREE ET DUPREE Deux véritables Montréalais dans un acte de bicycts LES YALTOS Danses modernes et classique^ McNAMEE Portraitiste d'un nouveau genre SEMAINE DU 2 JUIN 1919 LOUISE HUFF dans “LE VOLEUR DE REVES” Un film de la Cie World UNE COMEDIE DE LONESOME LUKE “Si SIGNOR” LA SERIE D’HOUDINI Raaerra» »oa siégea de lags par téléphona : Eit 1«*0 3 hoî».dimanche ; 2 h.30.4 h.*0.7 h S.et ChÈvISME”.,'»nn,e : ’,L* PROCES DU BOL- CRESOBENE.(CAPSULES) Composées de produits balsamiques, antiseptiques, volatils, les Capsule^ Crésobènes imprègnent de leurs bienfaisantes vapeurs tout l'appareil respiratoire, et guérissent infailliblement les Mauv de GORGE.LARYNGITES, RHUMES de CERVEAU, GRIPPE, INFLUENZA, RHUMES BRON» * CHTES, ASTHME, EMPHYSEME, etc.’ BKUN* cEÊ'sôaiS'im™'.’s!.b’.ÏÏS?«
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