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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 10 mai 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-05-10, Collections de BAnQ.

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VOULME X.— No 10» MONTREAL, SAMEDI 10 MAI 191» DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements pat la porte : HgB M ¦ Réimlio» et ndmini.lmliont I li1 11 Bi11 /111 |B u union .H H a - Édition H ¦ H ¦ H a B ¦ Bfl B B B B Ba TÉLÉPHONE, Main 7460 : : *1™ B J B .a B W _U_M HjV B B B B B1 savid m ».!, im UNION POSTALE .300 BaHBiHl BHBBBH BBaBP^ 1BHHBBB BHi '1^ÊStSr pHBl Bul^& ^pr Admlalitratlon, Main SISS Diredteur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I Ceux dont on ne parle pas Les congrès internationaux d’ouvriers chrétiens Combien de 'Canadiens, en dehors de ceux qui suivent d’un peu près ¦ es journaux d’Europe savent qu’il s’est réuni à Paris, il y a plusieurs semaines déjà, un congrès international des syndicats chrétiens, que ce congrès, au cours de scs trois jours de délibération, a élaboré tout un programme de législation ouvrière, que ee programme a été présenté à la conférence de la paix, qu’à la même heure, en Suisse, un congrès international des ouvriers chrétiens étudiait des questions analogues et •lue les deux groupes échangeaient des voeux et des souhaits?Une fols de plus, le télégraphe aura fait le silence sur des questions de la plus haute importance.Autant qu’on en peut juger pur les comptes rendus que nous avons sous les yeux, les Hedges ont joué au congrès de Paris un rôle de premier ordre, et ceci est tout naturel.Les ouvriers catholiques belges disposaient, au moment de la guerre, d’une organisation syndicale puissante, qui faisait aux syndicats socialistes une rude concurrence.Le P.Rut-ten, qui a exercé, dans la mise en train de ce mécanisme admirable, une si efficace influence, a donné là-dessus à plus d’un auditoire canadien des notions très claires.Les lecteurs de ce journal n'ont peut-être pas oublié non plus la série d’articles que M.Bourassa consacrait, en août 1914, au congrès international des syndicats tenu à Garni, où il était allé étudier de visu l’action des syndicats chrétiens.Les Belges donc étaient tout désignés pour tenir, dans l’organisation internationale, l’un des tout premiers rangs.C’est du reste l’un d’eux, M.Heyman, qui a été élu président du congrès.A côté des Belges, il y avait, naturellement, les Français, puis les Espagnols, les Hollandais, les Italiens, les Lithuaniens, les Polonais, les Suisses.Au congrès de Lucerne, notons-le tout de suite, se retrouvaient, avec les Suisses, des Allemands, des Autrichiens, des Hollandais et des Lithuaniens.On voit que, dans les deux cas, si l’on tient compte de la rapidité avec laquelle il a fallu procéder, si l’on tient compte surtout de la guerre et de ses répercussions de tout ordre, les deux groupes étaient fort représentatifs.On peut y voir, pour le jour où la paix aura rendu ar monde des conditions à peu près normales, le principe d’un congrès mondial du travail chrétien et des syndicats catholiques, Cela, naturellement, était impossible en mars dernier.On ne pouvait guère songer à faire délibérer ensemble des gens qui étaient encore en guerre, dont l’esprit était dominé par les conditions particulières, et si grav.es, de chacun de leurs pays, mais il est signiifeatif qu'on ait tout de même échangé des télégrammes.“Le congrès international des ouvriers chrétiens de Lucerne, disait le premier, convaincu que les ouvriers chrétiens de tous pays sont appelés à contribuer efficacement à la restauration de l’ordre social, moral et politique de la chrétienté, salue la convocation d’un congrès chrétien-social, pour le même moment, à Paris et souhaite à ce dernier le meilleur succès, dans l’esprit de la solidarité chrétienne.” “Les syndiqués chrétiens réunis à Paris vous remercient pour votre télégramme, disait la réponse, et font des voeux pour b: succès de l'action syndicale chrétienne mondiale.” Le cardinal Gas-parni avait de son côté télégraphié à M.Heyman: "Saint-Père, agréant avec particulière bienveillance hommage filial dévouement de la Confédération internationale Syndicats chrétiens fondée et réiiniè à Paris forme le voeu que cette importante Association, fidèle à s’inspirer constamment des enseignements de l’Eglise et directions du Saint-Siège sur les questions sociales contribuera à promouvoir les véritables intérêts de la classe ouvrière, objet d’une spéciale sollicitude et d’un amour de prédilection dans la grande famille chrétienne: vous accorde bien volontiers, ainsi qu’aux organisateurs Confédération et organisés, Bénédiction apostolique sollicitée.’ ’ l n autre jour peut-être nous analyserons l'organisation et les voeux des deux congrès.Nous ne voulions aujourd’hui que signaler l’existence d’abord, puis l’importance de réunions dont l’on n’a guère parlé.Ajoutons cependant que le congrès de (Paris parait avoir suscité dans les milieux catholiques de France des réflexions qui tendant à l’action.Les Nouvelles Heligieuses, qui comptent parmi leurs directeurs le P.Janvier, le P.Léonce de Grandmaison, l’alblbé SoulangeiBodin et M.René Bazin, font, en commentant les délibérations de ce congrès, un pressant appel à l’action syndicale catholique.Ainsi que le cardinal Bégin et Mgr l’Evêque de Saint-Hyacinthe viennent de le rappeler dans leurs lettres au R.P.Archambault, là est le devoir de l’heure.Orner HEROUX.CHRONIQUE MUNICIPALE LA FONDATION DE MONTREAL Notre calendrier municipal est chargé de pas mal de jours fériés déjà, mais a-t-on remarqué qu’il n’en est pas un seul qui soit destiné à rappeler les origines du Canada français?La Saint-Jean-Baptiste est de moins en moins chômée : nous observons rigoureusement, par contre, le 1er septembre, le jour de la Thanskgiving.Le 1er mai lui-même ne passe pas inaperçu, mais lc 18, jour de la fondation de Montréal, n’est remarqué que par quelques toqués de Tihistoire et du souvenir.Ne devrait-on pas opposer a un 1er mai de plus en plus populaire un 18 mai opportun qui rappelât, peu de jours après la fête de l’In-tcrnatiionale, les origines de cette ville, nullement cosmopolite à son début, fondée par des colonisateurs qui voulaient étendre le règne de la pensée française et le règne de Dieu?Ne serait-il pas convenable que les citoyens de Montréal missent un jour de côté par année pour tourner leur âme vers le souvenir des Auteurs de leur ville, pour retrem-iper leur patriotisme dans le culte de leurs vertus, pour prendre 'rengagement de ne point déchoir, de garder à la grande cité le caractère que lui avaient donné ses fondateurs, de la défendre contre les ennemis du jour qui sont plus insidieux que ceux d’autrefois, s’ils sont moins sanguinaires et plus vêtus?Des commissaires animés d’esprit civique comprendraient cette idée et voudraient lui donner suite.Proclamer fête locale le jour de la fondation de Montréal (ou le lendemain quand la fête tombe un dimanche comme cette année) ne coûterait rien au trésor et ne dérangerait nillllcment leur pratique de l’économie.Quel malheur tout de même, penseront certains, que cette requele ne leur soit pas présentée par la Banque de Monln .d : elle serait agréée tout de suite.A M LAIT 11 est important de classifier le lait.Le consommateur a le droit de savoir ce qu’il achète, ce qu’on lui vend pour nourrir ses enfants.Certains laits appauvris n’ont qu’une très mince valeur nutritive.Les marchands les vendent le même prix que les autres, faute d’une classification.Le docteur Boucher a mis depuis longtemps à l’étude un projet de reglement municipal pourvoyant à cette répartition du lait en diverses catégories.Ce projet sera soumis au conseil dans quelques jours.Cependant, un fonctionnaire municipal a donné à entendre que les éche-vins le rejetteraient à cause de l'opposition de certains distributeurs.Dans leur intérêt même, les éche-vins doivent se rendre compte que l’opinion devient de plus en plus informée sur les causes de la mortalité infantile.Une campagne vigoureusement menée et qui se poursuit avec persévérance a réussi à faire pénétrer dans le public cette vérité que le lait impur ou le lait pauvre est tueur d’enfants.Au jour du scrutin, les électeurs qui ont des enfants, les électeurs-consommateurs remporteront de beaucoup sur les marchands de lait plus amoureux de leur gain que de la santé publique.Ceux-ci ne peuvent être, en effet, que l’exception, même parmi les marchands de lait.Par conséquent un calcul très simple devrait convaincre les échevins qu'il vaudra mieux quand ils voteront considérer Cintérêt de la masse que l’intérêt de certains particuliers.C’est la niasse qui les élit.S’ils se laissent conduire par le calcul, eh bienl qu’ils calculent juste.LES RUES Les échevins eux-mêmes conseillent une taxe des pavages, mais ils ne veulent pas en venir au système usité dans la plupart des villes.L’injustice commise envers ceux qui n’ont pas eu de pavages ne serait pourtant pas de longue dftrée, car il est certain que les pavages actuels seraient dès maintenant à reprendre en entier, à très peu d’exceptions près.Mais, encore une fois, que l'on se iiàle de trouver une solution, d’en arriver à un compromis avec les commissaires.La suggestion de la Ligue des propriétaires pourrait peut-être offrir un moyen terme acceptable aux deux parties.Qu'on l'étudie done, «•ar la saison des pavages est courte, et elle est déjà entamée.Nous ne nous gênons pas pour critiquer la commission administrative quand nous croyons qu'il y va de l'intérêt public, mais en toute justice nous nous empressons de lui présenter des félicitations dès que nous pensons qu’elle y a droit.Fidèle à cette consigne, nous lu louons donc sincèrement d’avoir mis en train si vite h-s travaux «le réfection dans certaines rues de l’est telles «iue Saint-Hubert.Luguu-chetière, entre Saint-Denis et Saint-Hubert, et quelques autres dont nous signalions ici ces jours derniers l'état de délabrement inouï.Les travaux sont activement poussés, déjà la surface csl transformée.De plus, la compagnie des Tramways a commencé la réfection de son entrevoie, rue Saint-Denis, ce qui, sans doute, annonce aussi une réfection prochaine de ce pavage.EMe presse autant que celle des rues précitées car la circulation est plus dense dans cette artère, que dans la plupart des autres rues importantes de la ville.Et les réparations ont été, en cesldcnnières années, chiches et espacées.La rue Gherrier a été également assez malmenée.Nous ne savons trop «juel ingénieur s’esl avisé de La faire paver en blocs.Or les blocs son! un inconvénient incomparable dans une rue résidentielle.Le pavage remonte à une dizaine d’années, si nous avons bonne mémoire.Depuis, il n’a pas été retouché.Il est vrai qu’il a fait assez bonne figure, mais à l’heure actuelle, il crie sa misère par de nombreux trous.Pourquoi la commission administrative ne conseillerait-elle pas de recouvrir ces blocs — ils feraient une fondation excellente — d’une croûte d’asphalte qui aplanirait les inégalités et rendrait le pavage plus sourd?Les propriétaires se plaignent amèrement, en effet, des continuelles réparations à leurs immeubles auxquelles les force la qualité du pavage causant une vibration intense et d’autant plus dommageable que le sol est très argileux en cet endroit et les fondations des maisons instables.LA TAXE D’EAU Voilà amorcée par les journaux une campagne qui peut-être passionnera.pendant quelque temps, l’opinion.Elle vise, en effet, la bourse de tous 'les contribuables, les petits comme les gros, puisqu'elle a pour but la réduction de la consommation de Peau et son j corollaire obligé, la réduction des dépenses de l’aqueduc.On propose deux solutions.La première a été préconisée par M.E.-W.Villeneuve, ancien commissaire, qui s’occupait naguère de réformes municipales et conseillait remploi du compteur.C’est la taxe rationnelle.De cette façon on paie pour ce que l’on dépense.Le riche, qui a installation d'eau dans toutes ses chambres et qui consomme beaucoup, paie plus que le pauvre qui est un fidèle du bain hebdomadaire, Saturday nighter, comme.disent les Anglais, n’ayant pas le loisir de se baigner tous les matins, sans compter que le coût «lu savon lui fait considérer les ablutions prolongées comme un luxe insensé, une occupation de Sybarite.Mais il faut toujours considérer un problème sous toutes ses faces.Cette taxe ferait plutôt l’affaire des riches que des besogneux.Les premiers ferment leur maison pour une partie de Tété pour plusieurs mois souvent.L’emploi du compteur serait pour eux une économie, mais elle se traduirait par un relèvement de taxe général.Pour ce qui est de la question de Peau, il entre en jeu une autre considération.L’eau est nécessaire à la santé.La consommation qui en est faite par les pauvres n’est déjà pas trop considérable.11 serait à craindre qu’ils économisassent, avec le compteur, au point de manquer à l'hygiène.Les partisans du système répondent: on l’a mis en pratique aux Etats-Unis et il n’a pas eu de mauvais effet sur la propreté de la population.Les mauvais effets peuvent être de constatation difficile et lente, mais il nous semble qu’ils se produiraient fatalement.Cependant il ne serait peut-être pas mauvais de tenter l’expérience conseillée par le Bureau des recherches municipales et d’installer des compteurs chez tous les nouveaux locataires ou propriétaires sollicitant un abonnement de la ville.Dans ce champ- d’expérience restreint on pourrait observer les résultats pendant quelques années et voir ensuite ce qui doit être fait pour la totalité de la population.L’autre réforme est beaucoup plus simple et elle pourrait être menée parallèlement à l’installation des compteurs dans les lieux où nous l’indiquons.Il s’agit d’entreprendre une campagne pour l’économie.On assure qu’un cinquième de Teau pompée par l’installation municipale est perdue par des robinets coulants, faute d’une rondelle de cuii1 bien ajustée ou encore parce que, l’hiver, pour éviter la congélation des tuyaux, on laisse couler Teau toute la nuit.Les journaux pourraient entreprendre facilement cette campagne et elle aurait toute chance de succès puisque le contribuable pourrait voir au bout de l’économie proposée une réduction de son compte de taxe d’eau.Il est rare qu'il reste insensible à pareilles considérations.BILLET nu sont BON CONSEIL Wealiuouul, (prés Montréal, hélas!) Mu chère \nnic, Quelle folle idée t’a /irise d'aller le jeter dans les bras de In police de Toronto! Ta bourde est inconcevable.Si je n’avais pas tu le récit de lu mésaventure dans mi journal aussi véridique que la Gazette, je n’en voudrais rien croire.Admets que c'est un peu raide : l’arrêter pour avilir emporté du whiskey à Toronto! Ça ne s’esl jamais vu.Mais, ma pauvre amie, c'est à pleines caisses, à pleines voitures, à pleins wagons que d’un bout à l'autre de Tannée les marchands de Montréal (shocking!) et d'ailleurs expédient bouteilles et tonneaux de gin, scotch et autres liquides recherchés, dans la Ville-Heinel L'agent trop zélé qui a commis la maladresse sera, j'en sais sûre, dégommé.Il ne l'aura pas volé.En idlendanl lu es en prison, puisque la mèche a été éventée, et qu'il faut toujours sauver le cunt.7'u avoueras avoir été très mal inspirée.Pourquoi, ma pauvre enfant, as-tu songé à /Hisser de l'alcool en contrebande d’une façon à le mettre dans une situation si anormale dans le milieu où lu tombais:' Y oyons! A-t-on idée d’aller se promener à Toronto .avec un bébé dans les bras:' Je suis bien que ton “héritier'' était des flacons enunaillottês : qui le savait, qui le poiwail deviner?Pour tout le monde lu portais un enfant, donc tu devenais un point de mire, un phénomène, un être suspect.Le plus borné des policiers aiirail lout de suite découvert combien ta conduite était louche.Inutile de te dire que je fais des voeux pour ta prompte libération avec les excuses qui le sont dues.Ta détention préventive t’enseignera une leçon.Ven ajoute une autre.Si jamais tes affaires te conduisent i) Toronto, de grâce lâche les poupons et prends plutôt un chien.Pour quelques piastres lu pourras le procurer facilement un bull-dog en fer-blanc, très bien fini, automate et.creux.Alors tu pourras abreuver tes assoiffé sans ennui et.avec le sens patriotique que je te connais, le dire en montrant Ion chien: “What he bas he holds.until delivered.” Ne manque pus à ton retour ù Montréal, de venir voir lu cave de mon mari.Affectueusement.MA GGIE.p.c.c.Max SOREL.Louis OUFtHE- j BLOC- NOTES Le “Monitor” Le Christian Science Monitor, le journal que M.Rorden tenait en si haute estime, a des ennuis.On préfend que le chiffre de son tirage est trompeur, que.sur les 123,000 exemplaires qu’il imprime.70.000 seraient en fait achetés et distribués par les services de propagande de la Christian Science, qu’il n’aurait en réalité qu’une cinquantaine de mille souscripleurs réguliers.Certains de ses amis trouvent «lue, dans les conditions particulièrement avantageuses où il est publié, le déficit d’un million, par lui accumulé en dix ans, est excessif, que ses frais de télé graphie londonienne ($21,000 en un mois récemment) sont excessifs.Et Ton reproche particulièrement au directeur, M.Dixon, qui est un Anglais, le ton de sa politique internationale.Des Christian Scientists américains demandent, dit un organe technique, si le Christian Science Monitor est un journal de caractère international ou Torganc du gouvernement britannique.D’autres enfin reprochent au Monitor son attitude à l’endroit des catholiques.Et ce'la fait beaucoup d'ennuis à la fin.M.Crothers M.Crothers, candidement, a demandé que les familles des députés aient la permission de voyager gratuitement sur les chemins de fer gouvernementaux.On a rejeté la proposition et la Gazette d'hier matin faisaij observer, avec une nuance d’ironie peut-être, que les convenances exigeaient qu’il en fût ainsi; que, du reste, les députés n’ont qu’à (lemander cette faveur pour l’obtenir.Pourquoi alors mettre cela dans la loi?Pour la même raison qui fait qu’on y a mis le droit de libre passage des députés, et nous sommes enclin à avoir quelque sympathie pour M.Crothers qui voulait au moins jeter sur l’abus un voile de régularité.M.Foster M.Foster est à Londres, de ee temps-ci, et il y parle beaucoup.Il a de la phrase, «lu reste, et le démontrer est bien l’une de ses dernières joies.Nous ne 'le chicanerons point pour cela.Il rappelait l’autre soir qu’il fut un temps où Ton se scandalisait parce que lui.Foster, avait déposé un budget de 838,000,000, alors que la dette nationale était de $300,000,-000.Le fait est qu’à côté des chiffres d’aujourd’hui, de ceux que M.White affichait ees jours derniers, cela parait bien modeste.Mais il n’est pas sûr que notre dette de $1,500,000,000 soit une bonne chose pour le Canada ou même pour l’Empire britannique.Où en sommes-nous ?Un lecteur curieux nous fail observin’ que.dans la liste «tes signataires du traité de paix, on trouve bien les noms du Siam et «lu Nicaragua.mais pas celui du Canada.Il esl vrai que Ton y voit en première ligne l'Empire britannique et cela peut consoler ceux «lui ne tiennent pas outre mesure à la reconnais-sanee «lu Canada comme pays distinct; mais, pur contre, on nous a annoncé que, dans le pacte de la Ligue îles Nations, l’Empire britannique figure dans le groupe des cinq grandes puissances et le Cumula, l’Australie, eite., dans le groupe des puissances secondaires.Or le parte de la Ligue des Nations fall partie intégrante du traité de paix.D’où deux questions : le Ganada fait-il ou ne fait-il pas partie «le l'Empire britannique?F'i-gure-l-il ou ne figurest-il point au traité de paix?On attend une réponse.Le “Home Rule” On avait dit que des négociations étaient ouvertes entre les chefs du Si un Fein et le gouvernement britannique, «pie les premiers seraient disposés à accepter une forme de Home Hule colonial.On avait même cité à ce propos quelques mots attribués à M.George Gavan Duffy, Tun «les représentants irlandais à Paris.Celui-ci télégraphie à un ami des Etats-Unis que “le Home Bule est mort et enterré".0.H.CHRONIQUE D’OTTA WA LA CHAMBRE TRAVAILLE Mgr BERNARD ET LES SYNDICATS CATHOLIQUES Mgr T Evêque de Saint-Hyacinthe vient d’adresser au R.P.Archambault.s.J., à l'occasion de la publication «le son dernier livre, la lettre suivante : Evêché dp St-Hyarinthe.te 8 mai 1919.Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe.Mon révérend Père.Je vous félicite bien sincèrement d’avoir publié votre dernier volume : “Les Syndicats Catholiques”, la vraie digue contre le bolchevisme.L’unique remède que Ton puisse apporter au malaise social, c’est l’organisation catholique de nos ouvriers.Il ne faut pas hésiter de tenter l'entreprise t l'enseignement de l'Eglise est formel : le Pape ne veut pas d’autres associations.pour les ouvriers que celles qui sont à base confessionnelle, les Evêques du pays ont jugé que c’était par ces unions que Ton serait utile aux ouvriers.ies succès de l'unionisme catholique dans d’autres pays mixtes, les excès mêmes de certains internationalistes : tout nous avertit qu’il faut au plus tôt grouper les ouvriers en syndicats catholiques.Votre livre est donc très opportun : il rappelle la doctrine à ceux qui seraient tentés do l’oublier, il indique la voie à ceux qui s’occupent d’organisation ouvrière, il encourage et fortifie ceux que les difficultés pourraient porter à faiblir.C'est de tout coeur que je vous remercie de m'en avoir fail hommage.Agréez, mon révérend Père, l’assurance de mon entier dévouement en Notre-Seigneur.t A.-X., Ev.de St-Hyacinthe.LE NATIONALISTE Sommaire du dimanche, 11 mai, en ; vente le samedi soir Le drapeau rouge — Vaine et maladroite précaution, par.Nap.TELLIER La vie coûte de plus en plug cher.par.Charles HUBERT Le français et les camionneurs, par.N.T.“Notre” victoire et “notre” paix — Pour l’honneur et pour des prunes, par.Luc VARENNES John Bull a le sourire — Une histoire de crânes, par Max SOREL M.Wilson met de l’eau dans son “grape-juice”, par .Marcel LEVIS Lc revanche de l’esprit — Ecrivains et parvenus,par Brune THIERS L’affaire Humbert — Les millions du “Journal”, suite du retentissant procès, 13 colonnes de texte.Page des Dames — Lettre de Paule Mance — Trois nouvelles rubriques: L’hygiène au foyer, Pour le bébé, La mode avec de nombreuses illustrations — Le crochet avec modèle — La graphologie — Des recettes, etc.Coups de ciseaux — A travers la presse de France.Toutes les dernières nouvelles du samedi Le NATIONALISTE est en vente le samedi soir, 5 sous le numéro LES LETTRES DE FADETTE Les deux dernières séries des Lettres des Fadette se vendent 50 sous, chacune, plus «5 sous par volume pour les frais de poste.Les Lettres de Fadette sont l’un des livres féminins «jui ont obtenu, au Canada, le plus grand succès.LES “CAILLOUX ” II reste encore quelques exemplaires des Cailloux, de M.Jean No-lin.Ce livre de début, auquel la critique a fait le meilleur accueil, se vend 60 sous l’exemplaire, plus 5 sous pour le port.FORCÉMENT1 REMIS Nous sommes contraints de remettre à lundi la publication du résumé de la conférence faite hier soir, au Cercle Roy, par M.l'abbé J.-N.Dupuis, Ottawa, 9.Très peu de présen-( es aux Cr.mnmms vondTeili, le beau temps et les trains de l'après-midi ayant porlè beaucoup de de-pulés à commettre «le» infidélité» à leurs électeurs et à se tenir à distance «le la monotonie de la Cham-bre parlementaire.Ceux qui ont eu l'héroïsme île s’y renfermer n’en ont pas été beaucoup récompensés, car on n'a truité un peu longue-ment que deux sujets dont l'intérêt n'esi pas grand : la flotte marchande et In foi de faillite, et rien de bien remar«|uuble ne s'est passé pendant la journée.M.McKenzie, chef de l’opposition, a cependant fait une profession (l«> foi semi-protectionniste qui 'lui a valu les applaudissements de ses adversaires, y compris sir Thomas While, ainsi que de ceux (!«• ses partisans «pii se trouvaient là.“Je ne suis pas hautement.protectionniste, aurait dit M.McKenzie, mais je ne puis pourtant pas ignorer le bien que la prn-teetion a fait au pays sous plusieurs rapports.” Admission presque candide dont le ministre des finances n’eût pas manqué «te faire son profit prochainement, s’il en eut eu besoin; mais on a de plus en plus l’impression qu’il sent le terrain se raffermir sous scs pieds, et que les concessions qu’il se croira obligé de faire aux tenants de 'l’abaissement du tarif n’alteindront pas les proportions considérables dont il était question avant la session, il est avec Touest Mes accommodements, et tout indique qu’il y aura moyen de s’entendre, avec un peu de doigté.Comment les choses se passeront au juste, on ne le saura sans doute qu’à mesure des événements; mais on parle de plus en plus de deux solutions probables, promesses de nouvelles concessions pour Tannée prochaine, à la suite d'une enquête sur place, et par ailleurs augmentation de l'indemnité parlementaire, déguisée sous la forme d’une nouvelle session de 1919, à l’automne.Dans ces conditions, comment nos législateurs pourraient-ils montrer sérieusement les dents et se tourner contre un gouvernement paternel et rempli de si bonnes dispositions?Et une fois de plus, un compromis aura sauvé une situation «tui faisait semblant d’être aiguë et menaçante.Il parait, en effet, que sir Robert Borden, dont la volonté pèse sur le pays malgré la distance, s’oppose de tout son poids à l’augmentation si fort désirée par les députés de Touest surtout.Or, comme il faut absolument faire quelque chose pour eux si l’on ne veut qu'ils ébranlent les colonnes du temple, on en serait venu à la conclusion de leur accorder leur cadeau tout en le leur refusant sans le refuser.On est diplomate ou on ne Test pas, et Je cabinet Borden-Meighen l’est.Ce serait donc pourquoi le parlement serait prorogé vers les derniers jours de juin, c’est-à-dire après trois ou «tuatre semaines de discussion du budget, et une ou deux pour les questions soulevées par M.Borden en rapport avec le traité de paix et ses conséquences lointaines ou prochaines sur les affaires du Canada.Ceci dit et conclu, on laisserait' la loi électorale attendre son tour à une autre session, qui serait convoquée à la fin de Tété, après que les deux partis libéral et tory auraient eu leur conciliabule et désigné leur état-major, et le nouveau chef libéral aurail hinsi une occasion immédiate de faire ses premières armes «’il est nouveau a ia Chambre, nu de les fourbir encore si c’était M.McKenzie «jui recevait une prolongation de mandat.Cela semble cependant moins assuré à mesure que l’on approche de la convention, en dépit de la satisfaction indiscutable que le député du Cap Breton donne à ses partisans, tant au point de vue de la prudence qu’il apporte à chacun de ses mouvements que de l’honorabilité reconnue «tui est à la base de sa réputation.Il est trop -tôt pour conjecturer sûrement, mais on dirait qu’il existe des courants sous-marins crt Harris, Donat Cal’bn.L.P.Gi-•ard, Louis Décarie, Rodolphe Eire.Armand Besner, H.A.Marcotte, El-mina Bonneville, Léonard Gendreau, Albert Bourget, Maurice Collard, Henri Labelle, J.Baptiste Caron, S.C.Robinson, Girardeau Gingras, S.Lagacé.Chimie analytique, travaux de la-wraloire.— Paul Lanctôt, mérite la - bourse de la classe (815.00); Girar-jdeau Gingras, mérite la bourse de la I Masse ($10.00) ; Stanislas Robinson, teorgiana Saint-Georges, Arthur Arcand, Charles-Edouard Ciéroux, J.i Albert Harris, Elimina Bonneville, ' K Au is G.Décarie, Wilfrid Lemire, .Rodolphe El-lie.L.P.Girard.Côme Public, l-id.Lachaine, Henri A.Mar-¦otte, Henri Boucher, Wilbrod E'a-fard, Alfred Seers, Ubald Rouleau.La collation des diplômes et la distribution des prix mérités auront icu te jeudi 5 juin prochain à 3 heures 30.LA FORMATION DE GARDES-MALADES (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, 10.Les cours pou,- gardes-malades se donnent régulièrement aux salles de la Croix-Rouge deux fois par semaine.Un grand nombre de dames et de jeunes filles suivent ces cours qui seront d’une grande utilité au cas ou une autre épidémie nous surviendrait.“Envoyez des fleurs” CELA NE VOUS COUTEKA PAS CHER REUNION DES RETRAITANTS C’est demain matin qu’a lieu, dans la chapelle du Collège Sainte-Marie, rue Rleury, la réunion mensuelle des anciens retraitants de la Villa Saint-Martin.Tous sont instamment priés d’y assister.Messe à 8 heures 30 précises.-e- AUX FÊTES DE SHERBROOKE (De notre correspondant) Les Trois-Rivières, 10.— M.le curé Massicotte, de la cathédrale, est parti pour Sherbrooke assister au jubilé sacerdotal de Mgr Larocque.UN HONNEUR POUR UN MÉDECIN QUÉBÉCOIS (Ue notre corri'MioniIuutl Québec, 9, Le bureau «les gou-v< meurs de l’Université de Toronto vient de nommer le docteur Arthur Vallée, professeur à lu faculté île médecine «le l’Université Lava), membre du comité consullutlf des Cnnnunghl Udiloxin Laboratories, Ceux-ci ont été inaugurés, eu 1917, pour la fabrication des .sérums.Le comité cunsuUatlf est constitué do représentants de chaque province du Dominion et se réunit une fois l’un pour (lis-euter l’orsanlsidioti et le développement de ces inborn-h ires calqués sur l'organisation de l’institut Pasteur de Paris.L) NETTOYEZ VOTRE BOUCHE AU PRINTEMPS Ne manquez pus de visiter nos 30 salons dentaires absolument privés, d'une propreté éclatante, antiseptiques.Nos dents sont belles, très bonnes et garanties, avec ou sows palais.Satisfaction garantie.Ilurtmux ouvert, tir 9 h.du matin à 9 h.du aolr.L’INSTITUT DENTAIRE FRANCO-AMERICAIN 162 RUE SAINT-DENIS Un peu plu» l»n» que la ruo Stc-Cathcrine IL NE SUFFIT PAS D ADMIRER Les paysages du printemps — il faut en jirendre quelques bonnes photographies, si vous voulez en garder un bon souvenir.Vous trouverez les meilleurs kodaks de toutes grandeurs et dans tous les prix.A L’AGENCE SPECIALE • Tel.5t.Louis 811'8999 PHARMACIEN CHIMISTE i //ÔS f>i/t ST.OCN/S «mlc MONT- ROYflU CATALOGUE ENVOYE GRATIS SUR DEMANDE Cinéma PASSE - TEMPS Cinéma SAMEDI, DIMANCHE Anita Stewart dans “UNE ROMANCE A MINUIT LUNDI : MAC1STE dans “PRIS AU PIEGE”.Sème épisode du “LIBERATEUR” et RUPERT JULIAN dans “SUBSTITUTION” (Fire Klingers).Superbe Bungalow A VENDRE OU A LOUER situé près station Henderson, Suult nu Kécollet (Montréal i, sur le Grtinc! 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décédée Marie Maurice, veuve d’Hippolyte Brunel-le.Les funérailles auront lieu dimanche, le 11 courant.convoi funèbre partira de sa demeure à 8 h.30 pour se rendre à l'église paroissiale, où le service sera célébré.et de là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Cretonnes-Tissus à rideaux-Tentures Tous les Coloris Toutes les Qualités^ Tous les Prix Rien n’a été épargné pour faire de notre fécond plancher le comptoir le plus complet au Canada de cretonnes, rideaux, tissus à rideaux, tentures t papiers - tentures.Une visite vous convaincra de la haute qualité de nos marchandises en même temps que de nos prix raisonnables.N \ ••ri: Pour votre Salon Pour votre Vivoir Pour votre Salle à manger Rendre ‘’son foyer” attrayant.loi est le désir d’une bonne ménagère.Vous réussirez certainement, si vous achetez ici les tentures, les rideaux, les draperies et les carpettes dont vous avez besoin.NOS PR X SONT RAISONNABLES CONSULTEZ GRATUITEMENT NOS ARTISTES DECORATEURS NOTRE DEVISE : Satisfaction garantie ou argent remis.SERVICE ANNIVERSAIRE UN CADEAl jrochain A l’occasion du mariage prochain de M.J.Albini Beauregard, gérant de la Banque d’Hochelaga, à Saint-Anloine-sur-Rkhclieu, ses amis sc réunissaient, mardi soir dernier, à COUOEAl AHCHAMBALHT.— Mardi, le 13 iiiiti, en l’église «le P Assomption, à 7 heures du matin, sera chanté un service pour le repos de Pâme de Dame veuve Achille Archambault, née Alvina Courteau.Parents sont priés d’y assister sans autre invitation.et Bordeaux.ART.LANDRY Entrepreneur de Pnmpee Funéhrea 114 RUE RACHEL EST St-Looie 1534 Voitures à louer, pour mariureo, funcrail-«o.Sore Ire do première clone.Le Véritable Spécifique de la Toux A base de Goudron et d’Huile de Foie de Morue, soulage rapidement et guérit sûrement: Toux, Rhumes, Bronchites, Grippe, Coqueluche et toutes les maladies des Voies Respiratoires.En Vente PartouL DR.ED.MORIN d CIE-, Limitée, Québec.Ceoude.41 i No 10» MONTREAL.SAMEDI 10 MAI 191 CALENDRIER DOMAIN, DIMANCHB.U MAI lilt III* DIMANdIK UK rAIJII1Î8.— HUL.I>H N.JOHBI’II.ilu «nl.il 4 h«ur«« ,11. « un an, le 30 mur» 1918.mourait à Orvillers, face à l’ennemi.dans le combat qui arrêta la ruée de l’ennemi vers l'Oise, le i commandant ;le Glermont-Tonner-i re.Il avait été le collaborateur, le meilleur disciple d’AU»ert de Mun.Il eut été le continuateur de son oeuvre.Ce que nous déploron.s dans la perte de tant de jeunes gens de vingt an» qu’il nous faut apprendre, ce sont, avec la mélancolie d’un si court destin, toutes les possibilités d’avenir anéanties, toutes les espérances irréallsées.Mais pour l’itoiu-rne de quarante ans qui avait déjà donné sa mesure, de qui l’on sait exactement ce que l’on pouvait attendre, le regret se précise et l’on aperçoit mieux tout ce que la communauté perd en lui.C’est la récolte mûrissante, prête a être engrangée.qui périt, au lien que le blé qui lève peut encore, pour mûrir, rencontrer' l’hostilité des saisons et du terrain.Appartenant à l une des plus illustres familles de France et même d’Europe qui, dès le douzième siècle.reçoit des privilèges du pape Calixte II et qui prend sa part de toute notre histoire, car on la retrouve à Marignan et à Pavie avec François 1er, à Fontaine-Française av«e le maréchal de Gréquy, au siège de la Rochelle, à Fontenoy, et aussi pendant les campagnes de 1 Empire, le comte Louis de Germon-Tonnerre, né à la fin de 1877, s’était destiné tout d’abord au métier des armes.Il entre à Saint-Cyr avant d’avoir dix-huit ans et il en sort un des premiers, dans la cavalerie.Après huit ans de services, il se fait mettre en congé.D'autres désirs d'action se sont emparés de lui : il a trouvé sa voie.1! est tout possédé d'amour pour le bien public Dans un article qu’il publia en 1911 dans le Correspondant, sous le titre : “ Pourquoi nous sommes sociaux ?”, il a révélé les origines do sa vocation, trees avoir cité cette phrase1 de T ine sur le noble dans l’ancien ré-sfime : “ Au dixième siècle, peu importe son extraction : souvent c'est un comte carlovingion, un bénéficier du Roi, le hardi propriétaire d'une des dernières terres franques.Ici, c'est un évêque guerrier, un vaillant abbé ; ailleurs, un païen converti, un bandit rlcvenu sédentaire, un aventurier qui a prospéré ”.Il ajoute : “ Au vingtième siècle, il en est de même : enrôlons tous les privilégiés de fait, ceux qui ont en partage les dons de la naissance, de la fortune, du savoir, .le l'intelligence : tous les riches, ce mot étant pris dans son plus large sens ; nobles possesseurs de terres familiales, maîtres de forges héréditaires, ouvriers devenus patrons, économistes, savants, écrivains, orateurs poètes ou artistes, tous ceux auxquels une supériorité quelconque donne une parcelle d'ascendant sur leurs frères.; qu'importe leur extraction Le noble, aujourd'hui.< "est l’éducateur ; c’cst celui qui met en valeur le capital concret ou abstrait qu'il a reçu, qui s'en sert pour améliorer l'état matériel et moral de ses frère*, qui leur tend une main généreuse pour les aider à gravir d'échelon en échelon ; le noble, c'est le social.Pour faire cet office, il n’a pas besoin d’ancè-Ires : il est lui-même un ancêtre, I! ne lui faut que du coeur.Trois sentiments intimes l'y stimulent : l'amour, s'il est bon : le devoir, s'il sait le comprendre : la raison, s'il veut bien réfléchir." Ainsi, pour ce néophyte du devoir social, les privilèges ne sont que des obligations et doivent contribuer au bien national.* * * \u rôle d'apôtre qu'il s'est tracé, il prélude pur une lente et féconde préparation : années d’apprentissage.d'études, de voyages.Quand i! se sent prêt, il entre en artion.Action toute locale d'abord : maire de Bertangles, petit village de Picardie qui est le berceau de sa famille.il fonde le syndicat agricole du canton de Villcrs-Rocage et le secrétariat social de Péronne.Dans toute la région picarde, il est bientôt connu, recherché, aimé, fl sait parler aux ouvriers comme aux paysans.Par sa simplicité, par un charme naturel qui attire la sympathie, par un rayonnement du coeur, il exerce bientôt une autorité persuasive qui lui vaut les conquêtes les plus inattendues.A Albert, ou il est prié de prendre la parole progrès mental.Le temps passe.Benoît sait pre (pic lire, et j’ai confié à son père soin, dont il est fier, de le fair écrire et répéter ses courtes leçon El.chose inattendue, inespérée, c même temps que s’ouvre à Dieu ce le petite âme.l’anie de Damien s'e va dans le même sillage, et raj prend ies choses trop oubliées.Mon labeur ne m’ennuie pas.J> saie d'y mettre quelque chose d moi.D'abord, j’ai rendu la maiso presque jolie, en remplaçant peu peu les vieux meubles, et en subst tuant aux ornements vulgaires chromos, .statuettes de faux bronz* etc., des objets sans grande valeu mais de forme artistique.Damien jouit de ces changement comme d’une humble réminiscenc des choses d’autrefois.(A suivre) Ce journal esl imprimé au No 43 r Saint-Vinrent, * Montréal, par l'IMPTSTM BIF.POPULAIRE (à responsabilitéTmitJ 'Oryges Pelletier, gérant intérimair*. U LE DEVOIR.MONTREAL.SAMEDI 10 MAI 1019 VOL.X.— No 109 Les mélodies de Gounod — Un ironiste en musi> que — Les récitals d’élèves disparaissent — Qu’il cache ses mains — Un bel âge — L’exemple et la leçon — Une œuvre d’un jeune.A un récital récemment donné ii Paris, une chanteuse, et mon des moins renommées, osa inscrire à son programme des mélodies de Gounod.Pensez quoi scandale ce fut dans le clan des musiciens et des ' critiques d'avant-aarde, quand l’auditoire se permit de les applaudir.De la mélodie simple et carrée, et de l'harmonie qui ne connaît rien des suites de quartes, de quintes el de septièmes et qui no va dans les tons voisins ou éloignés, qu’en modulant, quelle horreur ! Aussi le cacha-t-on dans les feuilletons musicaux, comme une ehose honteuse.Seul, M.Paul Lan-donny nota le fait et, constatant que voilà des oeuvres qui ne figurent jamais plus sur aucun programme, déclara que c’est grand dommage.C’est grand dommage vraiment que tandis que, ici comme à Paris, on inscrit aux programmes des musiques qui n’ont aucun mérite, ni mélodique, ni harmonique, ou néglige de puiser dans la véritable et presque inépuisable mine que sont les mélodies de (îounod.Ce n’est pas que, chez l’auteur de “Faust”, tout soit parfait, tout soit inspiré.Il y a des platitudes qui, chose curieuse, sont les pkis connues; il y a des morceaux dont la facture semble relâchée, inachevée.C'est que Gounod, comme nombre de ses contemporains, ne savait pas ce qu’est le travail.Mais combien d’oeuvres sont encore parées d’une jeunesse qui, même et quelques fois surtout à côté de certaines productions modernes, ne semble pas près de finir, Gounod a été le véritable créateur de lu Mélodie, comparée au "WH” allemand.Avant lui, c’était la fade et sentifentaile rornmnoe illustrée par Bertqn et Loïsa Puget.Après lui et procédant de lui, tout divers qu’ils sont, c'est, pour ne citer que les plus célèbres, Massenet, César, Franck, Henri Duparc, Bizet, et tant d’autres.A côté de certains modernes devant qui se pâment ceux qui croient qu’avant eux rien n'existait en musique, Gounod et son successur le plus musicalement voisin Massenet nous donneraient la fraîcheur que présente l’oasis à celui «pii voyage dans les sables arides.* * # Ceux qui croient (tue le Caïd est le seul opéra-parodie du genre italien des Rossini, Donizetti, Bellini et 'tutti-quanti, se trompent.Il existe une autre oeuvre du même genre, infiniment supérieure à celle de Thomas, qui malheureusement n’a jamais été publiée : c’est Gabrielle de Veri/y et Fauteur n’est autre que M.Garni He Saint-Saëns.L'oeuvre, qui porte comme sous-titre pochade mi-carème-carnava-I ex que fut jouée en 1885, à la Trompette, association de musiciens florissante, il y a une trentaine d’années.M.Saint-Saëns a d’ailleurs été, du moins en sa jeunesse, l’enfant terrible de la musique.S’il n’avait pas l’ironie sombre ef mordante de Berlioz, ni l’esprit étincelant et caustique d’Aubert, il n’en a pas moins excellé dans ce genre et a flagellé les suffisances et les incompétences.Aujourd’hui encore, et presque seul, il mène le combat contre Wagner et, s'il n’a pas raison, il a du moins des raisons contre lesquelles il est difficile de se défendre.On compte à son actif une autre parodie musicale : le Carnaval des Animaux, dont une -seule pièce, le Cygne a été publiée.Bien avant que Charpentier reproduisit, dans Louise, les cris des marchands de la rue.M.Saint-Saëns a musicalement traduit, dans le Carnaval les cris da la faune.Qu on n aille pas d’ailleurs s’imaginer que ce n'est pas là de la musique.Même lorsqu’il entre dans le domaine imitatif, l’auteur reste avant tout musicien.On n’a, pour sen convaincre, qu'à écouter ses quatre poèmes symphoniques : la panse Macabre, le Rouet d'Omphu-le, Phaéton.la Jeunesse d'Hcrculc, «l’une peinture si saisissante.De nos jours, le parodiste français ie plus célèbre, Eric Satie, n’est drôle que par ses titres, et ce n’est pas le fait d’appeler une suite de morceaux Embryons Desséchés qui confère à ses musiques le pouvoir de faire rire.* * * l-es soirées de musique organisées pour telle ou teil'e oeuvre, par telle ou telle société, qui n’a personnellement rien de musical, semblent, cette année, devoir prendre la place qtlVn fin de saison, on était accoutume à voir réservée pour les récitals il eleves.Est-ce un mal, est-ce un bien?Les professeurs qui n’osent plus faire chanter ou jouer leurs pupilles en public et démontrer ainsi fa valeur de leur enseignement inclineront vers la première alternative.Le publie tant et tant sollicité de tous côtes ri qui n’ose pas refuser penchera pour la seconde.Mris y a-t-il encore des élèves ?Il semble bien que non.On ne voit plus que des artistes qui veulent tous être des grandes vedettes et qui ne font rien si l’on ne leur paie pas des gros cachets.Tout Je monde se croit mûr pour les planches el ce n’est pas la comparaison toujours probable avec les professionnels qui effraie nos chanteurs.Que dis-je! on l’invite, cette comparaison, on court après et l’on ne doute pas un instant de vaincre dans ce combat.C’est en définitive les professeurs qui auront le plus à se plaindre dice nouvel ordre de chose.Qu’il se MUSICA LE GRAND FESTIVAL D'OPERA FRANÇAIS la- théâtre Français qui fut, il n’y a pas encore bien des années, lu scène de plusieurs des plus grandes fêtes de l'art iu'on ait eues a I Montréal, sera, lu semaine pro-! ehaine, le foyiy- du Grand festival d'opéra français.Comme on suit, I m tie courte saison est donnée uvtc le concours de plusieurs étoiles des I opéras du Métropolitain et de Lhi-ergo, des artistes de réputation, tels que Léon Rothlcr, basse, Fo-! rest Lamont ténor, Mme Christian, soprano, Ralph Errolle ténor, ete.¦, i ¦ • , , i ci plusieurs uc no» meiiieui., osera plus avouer q on prend dos u.s,(.antt(li ,as (|u, ont (,èju fai, pmiMes^Vnfi! n U ” 1,1,1 rc’’ ' cs ,on preuve* sur la scène lyrique.laisse encore quelques années et_ l’on | et plusieurs de no i meilleurs artis- leurs preuves sur la scène lyrique Si un professeur voulait à l’heure I , '/J actuelle donner un récital avec ses ^ rviV m élèves, il aurait de la difficulté à dé- e,^ ' L ?.„' .' ‘ , d’entre eux à lui don- p™£,ei Eas vers des saisons l*u* cider certains ner leur concours.C’est un peu le monde musical à l'envers, mais, infailliblement, cela passera.II s'agit seulement de savoir quand.* * • ,Je n’ai pu, l’autre jour, entendre qu’un tout petit bout de concert de M.Paul Dufaiill, mais je dois dire que, {lotir un début, les hnpresarii (en français cela veut dire les entrepreneurs), MM.Laberge et Mi-chaud avaient fait une belle salle.Si c’est dû en grande partie à ee que ie chanteur est un favori, ces messieurs n’en ont pas moins montré qu’ils savent mener leur barque.Le peu f|ue j’ai entendu ne m’autorise pas a faire la moindre remarque sur la façon dont M.Dufault s’est acquitté de sa tâche, au point de vue vocal.Mais je puis bien m’étonner qu'il en tienne toujours à son habitude bien peu vieille cependant, de mimer ses mélodies, comme s’il était à la scène.S’il ne sait pas quoi faire de ses mains, qu’il les fourre dans ses poches, que diable ! Un monsieur en habit qui gesticule en chantant et qui envoie des baisers à l’auditoire en s’en allant, ça fait un drôle d’effet.# * * La Philharmonie Society de New-York, vient de terminer sa soixante-dix-septième saison, avec son treize cent vingt-quatrième concert.Autrement dit.cet orchestre existe depuis 1812.A cette époque-là, New-York ne devait pas être beaucoup plus grand que le Montréal de 1919 et il trouvait quand même le moyen de se payer le luxe d’une grand orchestre qui vivait d’une vie solide.C’est une leçon nouvelle qui vient s’ajouter à toutes celles que nous recevons, mais qui ne sera pas écoutée plus que les autres, du moins pour bien des années à venir.Mais si l’on veut absolument que New-York fût, en 1842, dans une position autre que ne l’est la nôtre en 1919, on peut bien, tout le monde l’admettra, nous comparer à Toronto, ville bien plus jeune que la nôtre.On sait que la capitale ontarienne possède, outre d'assez nombreuses sociétés chorales, un orchestre qiü ne fait pas trop mauvaise figure.Or il vient de s’y former un comité qui s’occupera de créer un nouvel orchestre plus complet et mieux outillé.Et l’on peut être assuré que le comité réussira dans la tâche qu’il s’impose.Pendant ce temps, nous ne nous occupons ici oue de donner de l’opéra, chose difficile et pour laquelle on ne peut compter que sur le concours d’amateurs, dont les occupations quotidiennes empêchent qu’on puisse en tirer tout le travail nécessaire.Je sais bien que certains ont plus compté sur le nombre des oeuvres que sur la qualité pour attirer le public.Il n’en est guère sorti rien de bien profitable à l’art, ni même aux artistes.S’il faut faire son _ meà ealpa, faisons-le, mais peut-être serait-il sage de ne pas persévérer dans une voie, où l’on commence à courir bien vite.Si l’on ne songe qu’à l’avenir de l’art et non à des satisfactions personnelles, il faut bien avouer qu’on a mis la charrue avant les boeufs.Laissons un peu la scène lyrique, et tournons-nous vers celle du concert; ee sera le salut de la musique chez nous.Consacrons nos énergies non plus aux éphémères succès de l’opéra, mais à ceux plus durables et plus fréquents et plus continus de la musique symphonique et chorale.Nous n’aurons pas avant bien des décades des saisons permanentes d'opéra, mais nous pouvons dès maintenant en avoir au concert.Et puisqu’il faut bien loger un orchestre quelque part, n’oublions pas que nous devons souhaiter que, conpne à Toronto, un millionnaire songe enfin à nous en donner une, dût-elle pour commencer n’être pas un placement profitable.Il y a d’ailleurs tant de choses qui peuvent se faire dans une salle de concert, en dehors de la musique.M.J.-Robert Talbot, un jeune musicien de Québec, dont j'ai déjà eu l’occasion de remarquer le talent de composition musicale, vient de publier une oeuvrette pour piano intitulée Canto Amoroso d’une très jolie facture.L'idée, un peu succincte, évoque plutôt un sentiment tendre que la passion.Elle est revêtue d’une harmonie très distinguée dans sa simplicité, qui n'exclut pas une teinte moderne.Je signale une erreur de gravure facile à corriger: à la main gauche, premier temps de la quatrième mesure, il faut lire mi et non ut.Frèd.PELLET»EP COMMANDE UNE MAISON TRIFLÜVIENNE Les Trois-iRivières, 10 (De notre correspondant).— Le ministère de la Voirie à Québec vient de faire l’achat d’une vingtaine de camions-automobiles de la maison Trudel et Lebel, rye Notre-Dame, les Trois-Rivières.Lundi so.r, nous entendrons “ Faust ", avec une distribution certainement digne des grandes scènes lyriques.D'abord, mentionnons Léon Rothier, dans Méphisto.Hothier est reconnu comme le {dus beau Méphisto depuis Plançon.Nous savons que Mme Christian sera très bien dans Marguerite puisqu'elle n cha ité ce rôle avec succès à Paris et ù Chicago.Errolle, dans “ Faust ", est à son mieux.Le reste de la distribution comprend MM.Vaillaocourt et Gauthier, Mlles Ccurvillc et I-aforanrhe.Chef d’orchestre, M.Roberval.Mardi, on donnera “ Mignon ”, avec une autre très forte distribution, comprenant Mme Christian, Mlle Brault, MM.Errolle, Faquin, etc.Mercredi soir, “ Lakmé avec la distribution déjà annoncée.Jeudi (grand gala), MM.Liunont et Rothier et Mlles Brault et Fischer, dans “ Carmen ".Vendredi, “ Mireille avec Mme Christian dans le rûle-titru.Samedi matinée."Lakmé ”, avec Rothier, et samedi soir, “ Faust ", avec le célèbre ténor La-mont, Mme Thlbaudeau, M.Faquin, etc.Dimanche soir, le 18, clôture du Festival par un grand concert-opéra.Toute la troupe est du prognmme qui se terminera par la délicieuse oeuvre de Masse-net : “Le Portrait de Manon*”.Les places pour toutes les représentations sont en vente au théâtre, chez Archambault et chez Lindsay.Retenir ses places à bonne heure, car le Festival n’est que d'une semaine.Il n’est pas possible de le prolonger, car tous les artistes étrangers doivent rentrer après cette semaine à New-York et Chica-go.(Communiqué.) UNE SOIREE DE MUSIQUE.Mlle Wyman est une artiste accomplie : son charme est fait d’une grande simplicité, et de cette mesure qui distingue soigneusement l’art de l’artifice.Parmi tant de concerts, qui éclosent aussi nombreux que les feuilles du printemps en ce mois de mai fort encombré, elle nous apportera une note distincte, et si claire! Son répertoire, très varié, se prête à un choix difficile ; et l’on saura mieux, bientôt, ce qu’elle se propose de faire.Nous ferons remarquer aux musiciens que l'harmonisation de ses vieilles chansons est très sobre et demeure toujours dans la pure ligne mélodique.Et pour ceux qui aiment les jolis spectacles, nous les avertissons que c’est un fort agréable, que la silhouette et le geste de Loraine Wyman, qui chante.Enfin, la naïveté est rare, même la naïveté avertie ; on en rencontrera.et de bon aloi, en cette soirée du 23 mai.La causerie se pliera aux thèmes des chansons, et s'efforcera de réaliser un ensemble où la parole et le chant, s’éclaireront en se complétant.(Communiqué) “LA PARADIS PERDU”.C’est jeudi de la semaine prochaine, le 15 mai courant, qu’aura lieu au Monument national, l’interprétation du “Paradis Perdu”, de Th.Dubois, par l’Association Chorale Saint-Louis-de-France, choeur L EAU RIGA CONS Tl PATION HABITUELLE mixte de 200 voix, avec accompagnement d’un orchestre complet, et sous le distingue patronage de sir Lomer Gouin.premier ministre provincial, et de lady Gouin.Su G ran désir Mgr Georges Gau- [ thiw assistera dans une loge, de même que plusieurs membres éminent» du clergé et de la magistrature, Le directeur, M.Alex.-M.Clerk, s’est fort heureusement procuré la partition d’orchestre préparée par Th.Dubois lui-même, dont il fût fail usage en 1902, lors de l'exécution du "Paradis Perdu" à Québec, aux fêtes de l’Université Laval.“Marie Mudéletine’' et “Eve", de Musscncl, la “Damnation de Faust”, par Berlioz, “La Croisade des En-1 fants’', de Gabriel Pierné, “Les Chants de Guerre", de Alex.Georges, “Les Scènes d’Olav Tryvason", de Grieg, .sont autant de pièces par lesquelles l’Association Chorale St-Louis-de-France a conquis sa renommée ; et son interprétation du “Paradis Perdu”, sous l'habile bâton de son directeur, comptera sûrement comme un nouveau succès pour elle.1a*s premiers rôles seront tenus par Mlle Fatoiola Poirier, soprano, qui figurera "Eve”, Mme Adèle I)é-eary-Dubuc, l’“Archange’’, M.Arthur Lapierre, ténor-soliste, et M.: Joseph Saucier, l'éminent baryton ! canadien, qui interprétera ie “Satan" de la partition.(Communiqué) CONCERT HERALY Sous le distingué patronage des personnes les plus en vue., le 22 du courant, le tout Montréal artistique assistera «u concert de M.Héraly, à la salle Lafontaine, 352, rue Sherbrooke-est.Les billets pour cette fête musicale sont maintenant en vente chez Eu.Archambault, rue Ste-Cathc-rine est.M.Héraly.qui est bien connu comme clarinettiste et professeur, sera assisté de Mimes 1).Masson, B.Verdickt, de Mlles E.Giroux, B.Benoit, de MM.F.Pratt, P.Coutlée etc- (Communique.) No .'s.'17 Wm.Electricien mx- 454 Parc Lafontaine Téléphone Sf.-Louis 495 Salon, plateau No 337, 3 lumières, avec jolis abat-jour, $4.00.Salle à manger, lumière indirecte, III pouces, "Cora blanc", suspendue avec 3 chaînes, 18 pouces, $5.00.(Voir No 503).Passage, houles assorties, avec collet, $1.00.(Voir No 10).Boudoir, plateau No 225, joli dessin, $2.60.Chambre, appliques sur le nuir, No I.35s ; No 2, $1.00.(Voir vig.No 10).Cuisine, pendant de corde avec uba! jour, 76».J'ai aussi en mains ; moulins à laver leelriques, garantis pour cinq ans, pour $85.00.Balayeuses électriques, pour $36.00, $40.00, $45.00 et $55.00.Fers ï repasser, garantis pour 5 ans, pour $3.75.Rôtisseurs garantis, pour $5.50 ainsi que toutes autres marchandises électriques, à de très bas prix.La raison pour laquelle je vends r bon marché, c’est que je me contente d'un petit bénéfice.Je manufacture tontes mes fixtures et j'importe, directement ce que je ne manufacture pas, Demandez mon catalogue de fixtures avec 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MYSTERE LE JOURNAL DE PATHE l>os dernières nouvelles Réservez vos jsièges de loge par télé- 2 h.30, phone : Est 1000.I représentations dimanche 4 h.30, 7 h.30 et 9 h.CONSTIPATION nT-r»rvw»+ ®éjou^' pfoibhgé de matières fécales dans l’intestin corn-promet la santé generale, charge le sang de substances nuisibles ce qui provoque des maladies.Ayez une évacuation de l’intestin’ au moins toutes les vingt-quatre heures, en prenant le Une ou deux tablettes ROBOL prises le soir au coucher vous guériront de la constipation et vous débarrasseront des déchets qui vous empoisonnent.Bu Tant* partout 2S «m* la botte, *ix pour tt.lt Tinvort —, w __ COMPAOmE CHIMIQUE F^ANâo?iM^.Tc!?îï^ We ' P°-' U 274, ru» St-Dente» Montréal.* SEMAINE PROCHAINE THEATRE FRANÇAIS Festival de GRAND OPERA 150 exécutants incluant plusieurs étoiles du METROPOLITAIN de New-York et de L’OPERA DE CHICAGO 70 choristes.Orchestre symphonique complet.Huit grandioses représentations.A LA SIGNATURE DE PAIX (Service de la Presse Associée) Paris, 10.— On dit dans les mi- poste à la signature de la paix.lieux officiels, que M.Thomas-Nelson Page, ambassadeur des Etats-Unis à Rome, doit abandonner son , Ll!,i,.l,’’.v‘I' Al:sT” non», 1 «minât h r.f mpplfinontjiii»'.n .MAISONS.MACÎASINS.ETC., A LOUER t— «u»qu i\ 20 moth.15 mu», 1 «ou par mot «uppw-meutfiir,', .A VENDRr- —Junmr» «0 mot», IC miw.1 im moi (uppi^montiilr».rKRSONNTEI.25 mot.ou niomn.-o «ou», oou oiir mot Mi[>nltmi,ntnlro ., , ( APTI.s RROFRSS10NNEI.I.KS t—(nilwiQUJ tf/'oinlo) joftou'A 20 mol», 25 BOU»; un sou pfttin0* " AVIS'Lf'V,^AUX HI fous In liitno njsto l|0>u ; Mro insertion .David Tremblay et al., clênuuideurs, vs L*i Com-pagnîe de Navigation Montréal, VaTleyljeld et Loalanges.Limitée» de Lnçhine, district d * Montréal, défenderesse.L« 20ème jnur ! de nu i 1919.à 10 heures de l'avant-midi, à j la place d'affaires dç la dite défenderesse, ; au No ÎIUA rue St-Iosepli, en la Mté de La-chine, district de Mophéal, seroulf rendus par autoiité «h justice les biens et effets! de la dite défenderesse saisis en cette eau- j se, consistant en chaloupes, etc.Conditions: ! argent comptant.R.Robitaille, H.C.S.Montréal, 9 mai 1919.PROVINCE !>l Qt KBEC, District de Montréal, Cour Supérieure, No 101 A.Sa Majesté le Roi, demandeur, vs Jos.M a ga r actio.défendeur.Le 21ème jour de mm 1919, it bue heure de l’après-midi, au domicile ¦ du dit défendeur, au No i rue Dcsriviêres, i et à la place d’affaires du susdit défendeur, au No 027 rue St-Jacques, en la cité de Montréal, serolit vendus par autorité de justice les biens et effets nfu ' dit défendeur saisis en cette cause,., consistant en meubles de ménage, chaussures, etc.La vente commencera au No 027 St-Jacques.Conditions : urgent comptant, J* L.Coutu, H.C.S.| Montréal, 9 niai 1919.PKOYINCL DU QULHUC, District de Montréal.Cour Supérieure, No 2110.— Dme R.de Rellefeulllr, demanderesse, vs L.Clément, défendeur.Lo tflèltié jour de mai 1919, à dix heures d*' l’avant-midi, au do-m ’ilc du dit défendeur, au No H.') rue Rien-ville, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage.Conditions : argent comptant.L.Gravel, H.C.S.Montréal, 10 mai 1919.ALASK Spectacles Inoubliables L» croisière à travers les nombreuse* tics qui bordent la côte de la Colombic-Anjilaise et qui permettent de se rendre dans ce pays lointain du Nord par une route pittoresque et sûre à bord des luxueux PAQUEBOTS DU PACIFIQUE CANADIEN les villages indiens qui s'allongent sur le rivage, avec leurs curieux totems; les panoramas de montagnes, de gliders et de vertes forêts, qu'enveloppe à certaines heures te silence des régions arctiques: le soleil de minuit, etc., sont autant de spectacles inoubliables pour le touriste qui entreprend cet intéressant voyage dans l'Alaska.Accès facile via les Rocheuses du Pacifique TÎOS.S : lll-Uô rue St- .Incques, tel.Mnin HIZ.".tiares Windsor, Westnumnt.l’Ia-ir Niger et Mllr-Kml.iiiüi Pendant la guerre, vous avez aidé le Canada avec votre argent.Pendant la période de reconstruction, aidez à développer les ressources naturelles du pays.Achetez des Bons industriels choisis avec soin.Demandez notre livret : “L’Obligation — ce qu’elle est, ce qu'elle représente".NESBITT.'DiOMSON 4 Cft l/l M T TE t> P.A.Masson,gérant 222 Rue St Jacques MainSQIô MONTREAL The Sun Trust Company Limited Exécution et administration testamentaires.Administration de propriétés.Perception des loyers.Fiducie.Préparation d’émission d’obii-gations.Administration de fonds d'amortissement.Liquidations et faillites.Prêts hypothécaires.Assurances générales.Emission de $150,000 d’obligations à CI % L’ -DAME DE MONTREAL Dénominations de $100, $500, $1000 Datées du 1er mai 1919 Echéance de 1938 à 1943 L’intérêt et le capital payables dans toutes les succursales en Canada de LA BANQUE NATIONALE.LA BANQUE D’HOCHELA-GA, LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA, LA BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL, lesdils intérêts payables les premier mai et premier novembre de chaque année.Lestliies obligations constituent une première hypothèque suc tous les biens immeubles de la Corporation de l’Hôpital NOTRE-DAME, y compris scs propriétés rue Sherbrooke, savoir : l'Hôpital Saint-Paul, etc., dont la valeur, après l’érection du nouvel hôpital, au prix (te $5h0,0()h, sera de $1,250,000 à un MILLION et demi.En outre de cette première hypothèque sur tes biens de Thô pfital, voici t’énumérât ion des autres garanties, savoir : lo—Les subsides de la Province de Québec seront déposés en “fi-déicommis” à la Société (l’Administration Générale.2o—Les subventions de la cité de Montréal seront déposées de la même manière.3o—Lue première hypothèque sur la totalité des biens actuels immobiliers de l’Hôpital.Les souscriptions sont reçues dès maintenant au bureau du Trésorier de l’Hopilal NOTRE-DAME, Montréal, et aussi à toutes les .succursales de : LA BANQUE D’HOCHELAGA, LA BANQUE NATIONAI/E, LA BANQUE PROVINCIALE DU CANADA ET LA BANQUE D’EPARGNE DE LA CITE ET DU DTS-TRICT DE MONTREAL.BUREAU DE DIRECTION : Raron J.d’Hnlcwyn, Président H.Sohetagne.1er Vice-Président Justinien Pelletier, 2e Vice-Président J.-C.Gagné, Secrétaire-Trésorier Chs-Ed.Arpin, Directeur-Gérant Honorable J.-L.Perron, C.R, Gaspard DeSerres, Dr J.-P.Laporte, Trefflé Bastien.J.-C.Hébert.J.A.E.Gauvin.99 RUE SAINT-JACQUES Casier postal 1180.Montréal.Tél.Main 2926 et 2927.mm UVENT3 La “ Strathcona ” Compagnie d’Assurance-Incendie (Edifice Versailles)* 90 nie St-Jacques, Montréal ('.elle compagnie essentiellement canadienne-française a été organisée en 1908, avec une cluirte provinciale, et opère dons la province de Québec seulement.Capital autorisé.$500,000 Capital souscrit.300,000 Capital payé.120,000 DEPOT COMPLET AU GOUVERNEMENT Celte compagnie n'est pas contrôlée par la “Canadian l ire Underwriters’ Association” quant è scs taux.A.-A.Mondou, N.P., President et Gérant général.Tél.Bell Main 2181-2182.J- Marchand, Sec-Trés.APPARENCE et PRIX GARANTIS Compagnie d’Auventa des mmmm ués 2 5 et 2 7 NOTRE-DAME EST Tel.MAIN 3329-3330 OBLIGATIONS - CITÉ DE ST-B0NIFACE ECHEANCE dans 3»/) ans, 16«/2 ans, 26'/i ans.DENOMINATIONS ; *100 — $00(1 — *1000.iZV>% Vendues pour rapporter ~ OBLIGATIONS — Cité d Edmonton, Alta i ECHEANCE : 15 février 1924.DENOMINATION: *1000.G % Vendues pour rapporter Consultez votre notaire sur tes valeurs.Versailles,Vidncaire, Boulais Limitée Banquiers Bureau à Montréal t Bureau à Québec .-dSytce Versoille* \ AnAlo des Rue* 90 Rue .Tt’tr.JtocQues ) St.Jeehet StEustoche réléphoiU Main 7080*7081-7082, Telephone 44-55.Banque d’Hochelaga K.C, Lydon, agent lecal, Trafic-Voyageur* , 143 - 14* ru* Sainl - 3*e«**e, Meatréaf AVIS est ]Kir les présentes donné qu'un dividende de deux et un quart (214%) pour cent, (soit au taux de '.>% par année) a été déclaré par les administrateurs de la Banque d'Ho-chelaKa, sur le capital versé de la Banque, pour le trimestre finissanl le 3 1 mai tttttl.Gc dividende, portant le No 113, sera payable an Bureau principal ou aux succursales de la Banque, le ou vers le premier juin 1919, aux Actionnaires inscrit.’ dans les livres à 3 heures de l'après-midi, le 15 mai 1919.¦ Par ordre du Conseil (l’Administration, BEAUDBY LEMAN, s Gérant général.| Le Gouvernement exige maintenant le paiement de toutes charges de fret, sur réception des marchandises.La Prévoyance", moyennant une prime minime, garantit le paiement de ccs charges de fret évitant ainsi au commerçant des retards dans la liviaison ainsi Que des faux frais et des embarras de toutes sortes.Pour plus amples renseignements s’adresser à “La Prévoyance”, 189 rue St-Jacqucs, Montréal.Tel.Main 1626 et 1627.J.C.Gagné, Dirccfeur-Gérant.La Prévoyance .67^0016161 0815 ^ 2 12 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 10 MAI 1919 VOL.X.— No 109 “LA VOIX DU PASSE” I I.Léon-Mercier Gouin, avocat, parle hier soir sous les auspices de l’Association des étudiants des Hautes Etudes Commerciales — Importance de savoir l’histoire — Exemple des aïeux — Allocution de M.l’abbé Groulx.“La voix du passé ’, c’est celle de la résistance de nos pères qui a duré coûte que coûte.“C’est cette voix /ni est moitié un-chant de femme, Moitié un sermon de prêtre.C’est cette voix qui dit: Nous sommes veins il y a trois cents ans et nous ommes restés”.Cette voix, M.Léon-Mercier Gouin, nous a répété ce qu’elle était hier soir, à la bibliothèque St-Sulpice, alors qu’il était l’hû-H! d'honneur de l’Association des .étudiants de l’Ecole des Hautes Lillies Commerciales.11 faut l’écouter i m’ours cette voix, nous dit le con-vreneier.c’est elle qui nous condui-i dans l’avenir et si rien ne doit hanger au pays de Québec, il faut cour cela que nous demeurions un 1 'moignage vivant, un rameau vi-uee de la vieille France.M.l’abbé L.Groulx, professeur 'ùstoire du Canada à l’Université .aval, présidait cette réunion et a dit quelques mots pour féliciter le gr’oupe de jeunes gens qui se sont ids résolument à l’étude.M.Groulx les encourage plus particulièrement préparer l’avenir en étudiant l’his-ioire de notre pays.Les peuples les pins forts et les plus grands sont •eux qui se laissent gouverner par leurs morts.L’histoire nous est un moyen de préparer l’avenir.C’est à elle qu’il faut demander les conseils et les lumières.Il faut chercher toujours dans cette histoire.Si vous êtes tenté de vous décourager, di! l’abbé Groulx, pensez un moment aux ancêtres qui ne se sont jamais laissés abattre et qui ont lutté iiisqti’au bout.M.Anatole Désy, secrétaire de l'Association, a présenté le confé-n acier.Le programme musical a été interprété par le Quatuor Dubois, Mlles Blanche Gonthier, A.Lussier.(Dédia Brault, MM.Victor Brault, P.-V.Asselin, Lucien Jollcoeur.M.GOUIN M.Léon-Mercier Gouin débute en félicitant l’Acù'ûn française d’avoir donné à notre histoire une place d’honneur au cours de su dernière enquête sur nos forces nationales.D’accord avec l'intrépide organe de la Ligue îles Droits du français, le conférencier voit en notre histoire la base sacrée, vivante et essentielle de notre survivance.“Dieu merci, ajoute-t-il, notre histoire n’est nullement une science froide et laborieuse.Ce n’est pas une déesse funèbre rigidement assise sur un tombeau glacé.Tout au contraire, c'est la résurrection totale de l’idéal religieux et patriotique de nos grands devanciers.” Cette voix du passé, demande M.Gouin, en écoutons-nous les accents maternels avec piété, avec recueillement?Non, répond-il, nous ne sommes pas suffisamment avides de cet enseignement patriotique qui monte de notre terroir comme les géants de nos forêts et qui nous lie aux générations disparues en nous enracinant pour toujours dans le sol ancestral.Cette leçon des érables que nous a si admirablement chantée 'M.l’abbé Groulx, nous n’y prêtons qu’une oreille distraite.Le conférencier déplore avec l’exquis auteur des Ruitâillafles celte inconcevable négligence de notre part.Ce mal national, dit-il, est évident.Les causes en sont cependant multiples et complexes.Tout d’abord, dit M.Gouin, nous avons comme une crainte instinctive de l’étude.Sans doute, quelques dilettantes lisent parfois entre deux thés dansants des chroniques du grand siècle ou feuillettent avant d’aller au cinéma des récits de l’époque napo-léonnienne.Malheureusement, ces lectures “louables” sont faites sans méthode aucune.Surtout on n’y tient nul compte de notre point de vue canadien.En un mot, on ne prend pas comme principe diri- geant un patriotisme ardent et raisonné.A quoi cellu tient-il donc?N’aurions-nous pour notre patrie que des élans oratoires et des sursauts de Saint-Jean-Baptiste ?Trop fréquemment, dit M.Gouin, notre patriotisme se contente de quelques formules pompeuses et vides, de quelques clichés déclamatoires.Oublieux de nos devoirs, nous délaissons “les tombeaux où sommeille la gloire”.Nous préférons à ce culte nécessaire des plaisirs faciles ou des ambitions égoïstes.Nous n’avons pas cherché à lu suite de Garneau et de ses successeurs à posséder la vérité historique, à bénéficier des leçons de la Providence.Nous avons professé de préférence en guise de credo patriotique, une sentimentalité vague et inactive, trop souvent entachée d’ailleurs de préjugés inutiles.On trouve la cause tout indiquée de ce manque d’énergie en face de nos obligations les plus pressantes dans l’imprécision même de notre patriotisme.Le motif déterminant qui pousse les peuples à gravir les cimes de la science pour aller courageusement s’abreuver aux sources vivifiantes de Thistoire, c’est, en effet, le patriotisme.Où en sommes-nous au juste à ce sujet, demande le conférencier.11 constate, non sans quelque ironie, que nous sommes gratifiés par la prodigalité de nos orateurs de plusieurs mères patrie, d’innombrables surpatries.N’aurions-nous donc pas une patrie pour tout de bon?M.Gouin regrette alors d’entrer dans un sujet confinant aux zones interdites de la politique.Sans doute, déclare-t-il, j’adhère à l’un de nos partis.Un bon nombre de mes amis, ajoute-t-il, ne partagent pas l’ensemble de mes convictions libérales.Cependant, au deu de nous ingénier selon une antique et criminelle manie à créer ertre nous de fratricides haines, à aiguiser des aspérités, nous nous efforçons très loyalement d’aplanir nos divergences de vues.Tous tant que nous en sommes, avant qu’il ne soit irrémédiablement trop tard, dit M.Gouin, nous devons tout faire pour nous trouver unanimement une base commune d’action nationale.NOTRE PATRIE Après ces quelques réflexions, le conférencier constate que, pour un ¦ertain nombre d’Anglo-Canadiens, la patrie semble leur pays d’autrefois: l’Angleterre, l’Ecosse ou l’Irlande.Ce sentiment, ajoute M.Gouin, ne me scandalise nullement.El s’explique avec d’autant plus de facilite, dit-il, que notre cas est à peu près identique.M.Groulx lui-inêine reproche, en effet, “à toute une portion de nos écrivains et de nos artistes d’avoir presque répudié leur patrie nationale “en faveur de la France”.Bref, conclut le conférencier, nous sommes un peu mêlés et tâtonnants quand il s’agit de préciser nos notions patriotiques.Notre unité nationale, dit-il, a une existence législative d’un deini-sièole seulement et l'Aine canadienne est à peine née d’hier.La niasse de notre population, tant anglaise (pie française, ne réalise pas encore très nettement ce qu’est au juste notre nouvelle patrie.Cependant, elle commence à sentir de plus en plus la vérité des paroles que prononçait Baldwin tlès 18!t0.Elle comprend connue d’instinct “que nous sommes Ions Canadiens, que comme tels nous avons une patrie et que nous sommes un peuple”.Cette grande âme de notre pays, plus d’un historien anglo-canadien en a subi l’emprise et a reconnu la souveraineté de ses droits.Tout une pléiade d’entre eux a continué l'oeuvre des LA REDUCTION DES DEPENSES DE LA FAMILLE Voilà notre principale affaire: Epargner de Vargent aux gens ! Knvoyez-nous vos vieux habits aujourd’hui.Nous NETTOYONS, REPARONS, TEIGNONS et REPASSONS.Les vieux COSTUMES, les ROBES frippées, les DRAPERIES prennent bientôt une apparence de NEUF et de FRAICHEUR AGREABLE A L’ŒIL sous l’action habile de notre personnel d’experts.Laissez-nous vous DEMONTRER les avantages de notre système comme économisant l’argent dans les vêtements.Faites venir la voiture.The Toilet Laundry COMPANY LIMITED L Téléphone Uptown 7640 *Nou» telgnoiift h voir* contenance” .Christie et des Bourinot.Leur patriotisme à la fois large et précis leur a fait accomplir d’admirables travaux historiques.Les grandes collections anglo-canadiennes comme, par exemple, The , Makers of Canada, Canada and its Sine Provinces, The Chronicles of Canada, certaines monographies, telles celles de MM.Boyd, Leacock et Skelton, sont indispensables à quiconque veut étudier l'évolution de notre propre nationalité canadienne-françaisc.“A mon avis, dit M.Gouin, nos compatriotes de langue anglaise semblent reconnaître mieux que nous l'importance primordiale de l’histoire.Us lui font une plus large place dans notre vie nationale.Suivant le conseil de M, Montpetit : I “De grâce, ne cherchons plus, — de | crainte de trop nous en convaincre, I — si nous appartenons à une race supérieure — prouvons-le enfin.” NOTRE HISTOIRE La nécessité des études histori-I ques est évidente.Une fois notre résolution prise en ce sens, il nous reste à choisir notre méthode de ! travail.M.Gouin suggère à tous de prendre comme base (Jarneau.Son oeuvre si remarquable, si vaste et si fouillée (le premier volume de la dernière édition est une merveille de documentation) constitue une fondation scientifique de tout premier ordre.Après Garneau, chacun de nous prendra les ouvrages qui conviennent le mieux à sa formation particulière et à ses goûts.Suivant sa spécialité, l’un approfondira, après M.Edouard Montpetit, l'aspect économique de notre développement national], un autre en fouillera le côté sociologique après M.Gérin, un autre enfin suivra les phases de notre évolution parle-inenttiire.“Notre histoire offre en effet l’avantage unique de présenter les points de vue les plus variés.Elle fournit un champ de recherches également inexploré et toujours passionnément intéressant pour les constatations de l'économiste et du sociologue, pour les observations de l’étudiant en droit comparé ou en science politique.A chaque pas, dans chacune de ces sphères si différentes du savoir humain, on constate le merveilleux intérêt et le suave inédit de la genèse de notre race.De tout angle qu’on l’observe, notre histoire est vraiment miraculeuse.L’intervention providentielle dans nos destinées est manifeste et confiante.” “Ayons de notre passé une conception complète et impartiale, dit M.Gouin.Etudions notre épopée canadienne de notre point de vue canadien.Elaguons tout préjugé antinational, abattons tout obstacle s’opposant à l'unité de notre patrie.” Pour bien comprendre, les antécédents de notre propre passé, il faut aussi étudier, suivant les conseils de M.Groulx, l'histoire de France avant la conquête, ainsi que celle d’Angleterre et des Etats-Unis.“Lisons les auteurs anglais dans leur texte original.Soyons bilingues, en pratique, tout autant qu'en théorie.pour les autres.En nous enrichissant ainsi de connaissances indispensables, nous prêcherons aussi d’exemple aux francophobes.” M.Gouin recommande ensuite la formation d’une véritable coopérative intellectuelle entre les jeunes professionnels et les étudiants de nos différentes facultés.“Ainsi, seulement, nous pourrons nous assurer les avantages classiques de la division du travail.Ainsi nous éviterons aussi un surmenage inutile et dangereux.” Le conférencier félicite ses hôtes de ce soir d’avoir compris cette nécessité de la coopération et de s’être fraternellement organisés pour travailler ensemble.UNE ECOLE DE SCIENCES POLITIQUES M.Gouin souhaite la création prochaine à Montréal d'une Ecole del sciences politiques.C’était là le voeu qu’émettait M.Montpetit dans! la Revue Trimestrielle en février ; 1917.Notre faculté de droit de Laval et la belle institution des Hautes Etudes pourraient conjointement former la base de cette nouvelle section de notre enseignement.Au pied de ces chaires d’histoire et de sciences poli till lies, on nous apprendrait une leçon nécessaire entre toutes à notre survivance nationale.On nous dirait comment d'autres minorités que la nôtre ont lutté et ont péri oti triomphé.Que l’on se rappelle, dit M.Gouin, le très beau livre de M.Moore : The Clash.Cette oeuvre intrépide, ajoute-t-il, constitue une preuve éloquente et indiscutable du rufilité nationale des études historiques.11 se dégage de ce volume ontarien sur le choc de nos deux races une admirable démonstration de la nécessite pour tous d’une éducation patriotique par l’histoire.LA VOIX DU PASSE Avec fierté, non* devons revivre aujourd’hui cette htstoire glorieuse qui fut faite du sang même de nos martyrs, des larmes chrétiennes de tous ceux des nôtres qui ont souffert, des sourires de nos aïeules, de l’héroïsme de tous nos ascendants.Us ont lutté, ils ont duré.Comme un firmament tout consteïlé, la nuit du passé nous apparaît toute dia-inantée d'étoiles souriantes.Oe sont les pleurs qu’avec une résignation confiante, les ancêtres ont versés pour nous.Us ont duré coûte que coûte.A nous de durer connue eux.Rallotés par la tourmente de nos discordes, perdus parfois dans l’obscurité des lendemains hypothétiques, comme les pilotes ma-llouins, levons 'la tète.Cherchons au ciel de notre antique épopée, l’astre infaillible qui guidera vers l’avenir notre course victorieuse.Suivons el écoutons la voix du passé.Comme Maria Ghapdclainc, l'héroïne sa-I guenayenne de Louis Hémon.écoutons “celte voix plus grande que les autres qui s’élève dans le silence, cette voix du pays de Québec qui est moitié un chant de femme, et moitié un sermon de prêtre.EUe vient comme un son de cloche, comme la clameur auguste des orgues dans les églises, comme une complainte naïve, comme un cri perçant ot prolongé.Elle dit, voix d'un paya neuf où une race ancienne n retrouvé son adolescence, elle dit : Nous sommes venus il y a trois cents ans et nous sommes restés.Ceux qui nous ont menés ici pourraient revenir parmi nous sans amertume et sans chagrin, car s’il est vrai que nous n’avons guère appris, assurément nous n'avons rien oublié.Nous avions emporté d’ou- tremer nos prières et nos chansons: elles sont toujours les mêmes, j Nous avions emporté dans nos poi- : trines le coeur des hommes de notice pays, vaillant et vif, aussi prompt à la pitié qu’au rire, le plus humain de tous les coeurs humains: il n’a pas changé.Au pays de Québec, rien n’a changé.Rien ne changera parce que nous sommes un tér moignage.De nous-mêmes et de nos destinées, nous n’avons compris clairement que ce devoir-là: persister, nous maintenir.Et nous nous sommes maintenus, peut-être afin j cpie dans plusieurs siècles encore le monde se tourne vers nous et dise: ces gens-là sont d’une race qui ne | } sait pas mourir.” “Ecoutons-la toujours, cette voix du passé afin que jamais elle ne s’éteigne.Au pays de Québec rien ne doit mourir.Rien ne doit changer, Nous sommes un témoignage, j une vivante preuve de l’endurance française, un rameau vivace de la France éternelle.Prouvons par no- ; tre supériorité intellectuelle que nous avons aussi hérité de l’âme et du génie de notre mère.” YVETTE GU1LBERT Le directeur des Concerts mont-réalair a cru qu’il serait intéressant de demander à'Yvette Guilbert de bien vouloir elle-même fixer un programme pour la soirée qu’elle donnera le 27 du courant.Voici ce qu’elle a répondu à une lettre contenant cette demande, en même temps (lue l’envoi d un programme de la soirée de folk-lore du 24 iivii! dernier, à la salle Saint-Sul-pice : San Francisco, 28 avril 1919.Cher monsieur.Voici, je crois, un programme “ rare ” en ce sens qu’ils dépasse par sa provenance littéraire, celle de la poésie “ populaire ” proprement dite.Il y n de tout, et du folk-lore et de la littérature "courtoise” du moyen-âge, et de l’esprit de Paris, et de l’esprit provincial.De plus, par les costumes, il y a l'amusement des yeux.Je sais mal vous exprimer, cher monsieur, tout le plaisir que j’ai de voir mes efforts, datant d’il y n quelques années, se développer, se multiplier, par d’autres que moi, et aider ainsi le coeur des hommes à perpétuer lés souvenirs humains de notre race.Il faut une âme saine, un coeii;' “ propre ’’ pour accourir au-devant de ces chères vieilleries, et un sens de l'amour humain pour les délivrer au public et s’y dévouer entièrement.Je vous remercie, cher monsieur, de votre bon vouloir à faire de ma soirée à MonP'éoJ une sorte de qala.A très bientôt, cher Monsieur, Yvette GUILBERT.(Communiqué.) FOURRURES EMMAGASINEES gardées et assurées contre le feu.les mites et les voleurs moyennant 3% de votre évaluation OU 2% d'une estimation de $500.00 et plus TEL.EST 3007 Nou» allow, cherchsr >*» effet» et le» retournon» «an» frai» 130 ST-DENI* sAAL'; SOLDE SIX ROMANS DE LA BONNE PRESSE les six — 40s franco La série comprend : —La force de vaincre —Le docteur Quentin —Notre frontière —Les âmes fortes —Le bas Landrous —Jacques II 128 pages et couverture illustrée L’unité, 10s franco.La douzaine, au choix, is franco.L'Action française Service de librairie Imm.La Sauvegarde Montréal Remise au commerce Au ‘MAGASIN du PEUPLE’ Complets pour garçonnets .49 COMPLETS POUR GARÇONNETS de 13 à 17 ans, nouveaux modèles, genre ajusté coupé à la taille, aussi gertré Norfolk.En tweed mélangé gris.17.04 En tweed homespun gris uni.17.00 En tweed homespun brun rayé 19.00 En tweed homespun brun carreauté.SPECIAL A.19.00 GRATIS.— Une mitaine de baseball avec chaque complet.Au rez-de-chaussée.Un des nombreux appareils à électricité qui diminuent la somme de travail dans la maison UN NETTOYEUR ELECTRIQUE TEL QUE LE "ROYAL” diminuera de beaucoup la fatigue de la ménagère, d’abord parce qu’il est très facile à manier et ensuite parce qu’il ramasse toute la poussière qui peut entrer dans la maison.Il nettoie les carpettes, les rideaux, les tapis, les rem-bourrures des meubles et même les habits.Il ne coûte presque rien lorsqu’on opération, el a reçu l’appréciation des meilleures autorités sur son utilité et sa capacité.Il nous fera plaisir de faire voir les démonstrations du “Royal” à nos magasins ou à votre résidence.Le prix est de $50.00.Les accessoires se vendent $10.00.ifJoiis le vendons payable à terme si désiré.Vente importante de tissus lavables Achetez vos tissus lavables ici et épargnez de l’argent.Lundi, nous disposerons d’un lot de marchandises lavables à des prix extraordinaires.GRANDE VALEUR SOIE “CRYSTAL”, fleurie, tissu très fin ressemblant à la soie véritable, jolis dessins et teintes pour robes d’été, largeur 36 ftO pcs.Val.1.00 et 1.50, pour .TANT QUE LOT DURERA.VALEURS JUSQU’A .60 Voile à rayures de fantaisie.Voile de couleur.Guingan de fantaisie.Suiting rayé.Duck de couleur.AU CHOIX.UNE VERITABLE OCCASION SHIRTING de 34 pouces de largeur, fond beige avec rayures et pois, couleur ni- Où délebile.Val.75 pour.«057 TISSU rayé bleu et blanc, couleur indèlebne, pour uniformes de gardes-malades, salopettes pour enfants, etc.Valeur de .00.Spé- Où sial.«OU TOILE A COSTUMES, blanche, garantie, avec rayures noires très fines.C’est une ligne spéciale à ce prix maintenant que la toile est si rare.Valeur de .75 la verge pour) .59 NOUVEAU VOILE GRAFTON, 40 pouces de largeur, aussi voile anglais, qualité exceptionnelle, lavable et de durée, ne se frois- ÙCI sera pas.Val.1.25 pour.notre meilleure valeur GUINGAN ANGLAIS, dessins de rayures et plaid, aussi couleurs unies, valeur exceptionnelle pour robes de maison pour daines ef salopettes pour enfants, couleur indélébile.OC Val.de .35 pour.mmiTw SPECIAL DE 9 A 10 HEURES A.M.GUINGAN A TABLIERS, 10 pces, grandeurs de carreaux assorties, en marine et blanc.Tissu de fil très désirable pour tabliers, 1 C cuir.Pointures 5 à 10.Lundi.Au rez-de-chausséc.MEUBLES POIJR LA Articles pour CAMPAGNE Profitez de ces aubaines, car nous ne pourrons répéter les mêmes prix.BANCS DE JARDIN, fini rouge ou vert.Prix.1.49 CHAISES PLIANTES,sans appui-bras.Prix.1.49 CHAISES PLIANTES,avec appui-bras.Prix 1.95 CHAISES PLIANTES,avec appui-bras et appui-pieds.Prix.2.50 BALANÇOIRES pour quatre personnes.Très spécial .6.25 BALANÇOIRES SPECIALES sur supports en bois, très faciles à faire fonctionner.Sans auvent.Prix 13.95 Avec auvent.Prix 23.95 NOUVELLE BALANÇOIRE, ne prenant pas d’espace.Venez la voir.8.95 Notre assortiment de hamacs est au complet et nos prix très bas.Prix à partir de.2.95 LITS HAMACS, comprenant l'auvent, le matelas et le 'support.Très spécial à .27.50 HAMACS POUR ENFANTS, très hygiéniques.Prix.1.95 HAMACS POUR ENFANTS, avec support en métal émaillé blanc.-Prix 6.95 LITS DE CAMP en coton très fort, sans coussin 2.49 Au deuxième.messieurs FAUX - COLS NEGLIGES, en soie de couleur unie.Pointures l3Mi à 15Và.Val.jusqu’à .50 chacun, pour.15 BRETELLES en bon élastique de couleur, bouts en cuir.A A Spécial.a*!1»# C O N T PNUATION de notre vente de chemises négligées, très propres ; manchettes françaises ; pointures 14 à 16 Va.“ 1.19 Au rez-de-chaussée.EPICERIE DUPUIS SPECIAUX POUR LUNDI Purée de tomntes.la boite No KHr|np ,lr .nrrn,it1 , Confiture» de fruit», marque ! 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