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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 24 avril 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-04-24, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.No 95 MONTREAL, JEUDI 24 AVRIL 1919 DEUX SOUS LE.NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS 95 OO UNION POSTALE * .» 8 00 Édition hebdomadaire CANADA 92 OO ETATS-UNIS 2 50 UNION POSTALE ., * * .3 OO Rédaction et administration; 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAh TÉLÉPHONE i Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 ?dmiaiatratlon.Main 51S3 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! SYNDICATS NATIONAUX OU VI Evolution du patronat — Banques et grands magasins — Trusts et combines •Nous avons examiné précédemment quelques-uns des principes et des laits qui établissent le droit des travailleurs, et même leur devoir, de s’organiser en syndicats professionnels, afin de protéger leur situa-lion individuelle et familiale, de travailler à leur perfectionnement professionnel et moral et, par là, de mieux accomplir leur devoir social.Inutile d’y revenir.Si les employés ont le droit et le devoir de se grouper en syndicats, il s’ensuit que les patrons n’ont pas le droit de s’y opposer.Le droit et le devoir des patrons se bornent à empêcher les ouvriers ou employés d’empiéter indûment sur le domaine patronal, de léser les intérêts légitimes des capitalistes intéressés dans l’entreprise, de nuire, sans motifs d’ordre supérieur, au bon fonctionnement de l’administration ainsi qu au succès et à la prospérité de l’industrie ou du négoce commis à leur responsabilité.De quelle manière, par quel mode, ce droit et ce devoir du patron peuvent s'exercer avec le plus d’efficacité, nous le verrons plus loin.•Si les patrons n ont pas le droit de faire échec au mouvement syndical, ont-ils raison, à l’heure actuelle et dans notre pays, de s’y opposer, d’y mettre des entraves?Pas davantage.Prenons tout de suite les administrations où le syndicalisme n’a pas encore pénétré, où les patrons pourraient, en temps ordinaire, avoir quelque motif valable de contrecarrer le mouvement général d’association qui se manifeste dans le monde entier.J’ai nommé les grands magasins a layons et les banques.Tenons-nous-en a ces deux exemples.Quel motif valable, en bonne justice sociale et eu fait, les patrons et les actionnaires des grandes entreprises commerciales peuvent-ils invoquer pour interdire à leurs employés de se grouper en syndicats professionnels?Les i yppoi ts actuels entre patrons et employés-non syndiqués sont régis par les règles de droit commun et les articles du code civil qui déterminent ce que les légistes appellent le contrat de louage.Chez nous comme dans tous les pays de droit moderne, ces règles et ces textes s’inspirent à peu près exclusivement du faux principe individualiste mis en honneur par les faux prophètes de la Révolution française et leurs émules, les faux économistes de l’école manchestérienne.C’est en s’appuyant sur la Déclaration des Droits de l’Homme, de l’homme en révolte contre Dieu et la société, que les fantoches révolutionnaires ont aboli les anciennes corporations d'artisans et d'ouvriers et proclamé la “liberté du contrat du travail”.A l’aide de cette vessie gonflée de leurs creuses déclamations, ils onl réussi à mener les peuples aveuglés à l’assaut des antiques murailles derrière lesquelles le commerce, l’industrie et l’art applique avaient atteint, au Moyen Age, un degré de prospérité, de perfection et de dignité qu’ils n’ont jamais retrouvés.Le fameux “contrat libre du travail” est devenu un véritable contrat léonin, par lequel le patron fort, riche, influent, impose ses conditions de travail à l’ouvrier isolé et ses produits avilis mais payants au consojnmateur également désarmé.Le plus clair résultat du triomphe de la Révolution française et de l’école d’Adam Smith en Angleterre, a été d'avilir le travailleur et le produit de son travail et de mettre le monde sous la domination d’une monstrueuse ploutocratie, sans hérédité, sans culture, sans responsabilité.Là-dessus les penseurs catholiques et conservateurs, au sens large et vrai du mot, sont d’accord avec les socialistes 'modernes.* * * Naturellement, tant que les économistes, les financiers, les bourgeois et les patrons de haute volée ont pu maintenir à leur profit île régime individualiste, on ne saurait trop les blâmer de n’avoir pas songé à se poser eux-mêmes des entraves et des freins — surtout si l’on considère la facilité avec laquelle ils ont fait prendre leur vessie pour un foyer de lumière incandescente, propre à guider les peuples dans la voie triomphale qui mène au bonheur, à la paix, à la Liberté, à l’Egalité, à la Fraternité.Mais l’iniquité finit toujours par se mentir à elle-même.La suppression des entraves qui gênaient la liberté du contrat du travail a eu comme corollaire la libre concurrence de l’industrie et du commerce.Les chefs d’industrie et les grands négociants n’ont pas tardé à constater que ce qu’ils gagnaient d’un côté, par l’abaissement des salaires, la concurrence de la main d’oeuvre et l’avilissement du produit, ils le perdaient de l’autre par la multiplicité des industries et la concurrence du commerce.Ils ont alors repris a leur avantage le principe d’association: ils ont entrepris de tuer la petite industrie et le petit négoce par la substitution des sociétés d’actionnaires à la responsabilité individuelle, par la surcapitalisation de la grande industrie et du haut commerce, par l’organisation de vastes magasins à rayons, par la conclusion d’ententes gigntesques qui prennent tour tale ji près de 500 millions, soil *473,174,432, ce qui représente un peu plus de $46,000 par mille; il y a 9,524 milles de longueur de chemin en opération.* * *¦ INTERPELLATIONS M.Power a soulevé la question brùlatUp de la démobilisation du 22e régiment, que réclament Montréal et Québec.M.Mewfburn a lâché de ne pas se compromettre, disant que cette décision est toujours laissée aux soldats eux-mêmes, et que dans le cas dont il est question, il croit savoir que la majorité des intéressés se sont déclarés en faveur de la vieille capitule provinciale.Cette déclaration de neutralité a donné naissance à de nombreuses manifestations approbatives, selon que le ministre de la Milice rendait hommage aux motifs de Montréal ou à ceux de Québec, et M.Jacques Bureau voyant cela a tendu la branche d’olivier en offrant bonnement sa ville des Trois-Rivières, laquelle étant située entre les deux à dis» tance a peu près égale, on pourrait éviter ainsi des froissements regrettables.L’hilarité qui a accueilli cette offre de médiation.géographi-» ic a eu pour effet de jeter de Thuile sur les eaux agitées, et le parlement a pu continuer son travail sans assister à une scission momentanée entre les deux groupes, si étroitement unis par ailleurs, de la députation québécoise et montréalaise.Mais à un moment le sort du Bas-Canada a tremblé dans la balance.M.Lemieux, affectant d’être certain que la session durera encore au moins trois mois, à cause des nombreuses mesures que le gouvernement aura à soumettre au parle- icnt, suggère au premier nrinislre de se bâter de déposer la nouvelle loi électorale, la présence de sir Robert Borden ne devant pas être indispensable à Taccomplissement de cette formalité, ün pourrait ainsi gagner du temps et caresser Tes-poir que les travaux sessionnels ne se prolongeront pas indûment dans la saison d’été.M.White a fait entendre en réponse une note optimiste; pour lui, étant donné l’esprit d’expédition qu’il constate en Chambre, et ne doutant pas de la bonne volonté persistante dont fera preuve l’opposition à mesure que le gouvernement fera connaître ses mesures, il est assuré que la session ne durera pas trois autres mois, et que tout se passera avec une célérité méritoire.Far les temps d’été qu’il fait depuis quelques jours, les députés ne peuvent que dire "Ainsi soit-il”, encore que ceux qui ont l’habitude prévoient bien des nuages et plusieurs longs débats à l’horizon.Mais 11 est évident que la tactique du gouvernement est de temporiser, et d’arriver à la fin de la session avec une masse de législation qu’il faudra avaler à peu près sans examen et sans une suffisante mastication, si l’on peut dire.Il y aura là-contre des protestations, mais il n’y a pas à nier que M.Borden et ses collègues auront eu Toeii juste en enrôlant sous leur bannière te général Juillet.Celui-là travaillera pour eux plus efficacement que les plus habiteis discours qui pourront retentir dans l’enceinte, mal rafraîchie pur les éventails électriques qui attendent déjà d’un air menaçant, et qu’il va bientôt falloir débarrasser de leur enveloppe de papier d’emballage, M.Lemieux et M.Jacobs se sont inquiétés de la Roumanie et des vingt-cinq millions que nous avons décidé de prêter à ce pays pour lui permettre d’importer des produits canadiens pour sa reconstruction.M.Jacobs a entendu dire que le gouvernement roumain a parlé de renier ses dettes, ce qui n’est pas en-courtv’i'iuit, et il dcinaufii* »• |nj.nistre des Finances est bien persuadé de la solvabilité de ce pays lointain.C’est une question qui a déjà été soulevée, et M.White répond, aujourd’hui comme précédemment, qu’il est là-dessus en communication étroite avec M.Boi'den, lequel prend ses renseignements auprès du Foreign Office, et si le Foreign Office nous dit de marcher, il est bien évident que les craintes des députés canadiens ne tiendront pas longtemps.M.White s’est cependant montré moins catégorique aujourd’hui, et s’est contenté de dire qu’il se tient là-dessus en communication avec M.Borden, sans spécifier ce dont celui-ci a pu lui faire pari ces joprs derniers.Une autre interpellation de M.Jacobs qui a excité un intérêt caractéristique.c’est lorsqu’il a fait allusion au prix du beurre, et fait remarquer que les entrepôts en contiennent, selon les rapports officiels.48 pour tOO de plus qu’à pareille date Tannée dernière.“Le gouvernement, demande M.Jacobs, a-t-il Tintention de metlrc cotte forte quantité du précieux produit sur le marché, afin de soulager le consommateur?” C’est M.BaHantyne.ministre de la Marine, qui a pris la parole pour répondre, et Ton a pu constater qu’il a vite retrouvé la mentalité parlementaire, car la réponse au’il n faite ne répondait à rien du tout.“Le gouvernement, dit-il, est à faire construire à Montréal un vaste entrepôt frigorifique, et lorsque cet édifice sera terminé, j’ai confiance ope Ton pourra y mettre une quantité de beurre assez grande nonr que le public ne soit plus exposé à en manquer.” Ce qui peut s’appeler une réponse contenant plus de beurre que de pain.M.Archambault a demandé s’il est vrai que les soldats canadiens sont forces de signer au moment de leur démobilisation, en Angleterre, un engagement de ne pas se plaindre des autorités militaires en arrivant au Canada.M.White a affecté de ne pas prendre cette question au sérieux, mais sur l’insistance du député de Chamblv-Verchères, il a promis de s’enquérir pourvu que celui-ci lui fournisse une preuve suffisante du sérieux de son allégation.Puis la Chambre s’est formée en comité des subsides et l’on a procédé à la troisième lecture de Tamendement de M.Meighen à la loi des assurances.On sc rappelle qu’hier, le gauche s’était opposée assez energiquement à cet amendement, qui peut, selon elle, être cause de sévérilés injustes envers des personnes ayant simplement négligé sans y penser quelque précaution contre te feu.Aussi M.McKenzie a-t-il présenté un amendement .aujourd’hui pour le renvoi à six mois.On a voté sur cet amendement, qui a été adopté par 69 voix à 51, deux ministériels votant avec la gauche: ce sont sir Sam Hughes et le docteur Sheard, deux orangistes du plus beau jaune.Il n’y a lias d’apparence qu’ils s’nlta-(iient définitivement au parti libéral.NOS CHEMINS DE FER Les chemins de fer ont occupé le reste de la journée, la discussion portant sur les pouvoirs et constitution de la compagnie administrative qui servira d’instrument et de personne civile au gouvernement.On a d’abord étudié la nomination des administrateurs; le cabinet Veut s’en réserver le privilège, et la gauche demandait que ce choix important soit plutôt réservé à un comité formé de membres des deux côtés de la Chambre; cette suggestion a fini par être repoussée, de même que celle de M.Cahill, qui voulait avoir des précisions de la part du ministre dans In composition de la Northern Construction Company, qui fournit des dormants de chemin de fer et aulres matériaux aux entreprises de l’Etat, fl sc trouve comme par hasard mie les administrateurs dr cette société se nomment l’un M.Mackenzie, et Tautrc Mann; il n’en faut pas plus pour exciter les soupçons du député de Pontiac; que viennent faire Mackenzie-Mann en cette affaire?demande-t-il, aux applaudissements de la gauche, et qui sont les autres directeurs de la Northern-Construction?Le débat s’est prolongé sur ce point parce que M.Reid n’a pas voulu, ou ne pouvait pas fournir les noms demandés.Il a cependant expliqué qu’il n’y a aucune parenté entre Je nommé Alexander Mackenzie dont on lui parle, et sir William Mackenzie, ancien président du Nord-Canadien ; quant nu nommé Mann, il n’est (pie le neveu de sir Donald.Cette dernière admission a été accueillie de rires ironiques, el M.Cahill a rétor-qué que neveu ou grand-mère, on n’en a jamais fini avec ces deux noms de mauvais augure et que tout cela n’est pas clair.La clause suivante avait trait à lu désignation de la ville où seront situés les bureaux administratifs de la compagnie des chemins de fer nationaux.Le gouvernement désire avoir là-dessus carte blanche, en vertu de sa fonction de représentant des actionnaires, c’est-à-dire du peuple.M.Jacobs, M.Bureau et plusieurs autres à gauche s’objectent à ee blanc-seing et veulent qu’on en finisse tout de suite; M.Jacobs propose en amendement que ce soit (Suite u lu 2e page) “TACHESJ)E DEMAIN” M.Bourossa donnera sous ce titre, le mercredi 28 mai prochain, au Monument National, une conférence sous les auspices de l'Association catholique de la Jeunesse.Mgr Gauthier a bien voulu accepter le patronage de cette réunion, qui sera sous la présidence d’honneur de M.Antonio Perrault, professeur de Droit à l’Université Laval, ancien président de TAssocia-y’mi d" lu Jeunesse.' ^ LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 24 AVRIL 1919 VOL.X.— No 95 LETTRES AU “DEVOIR” .Nous ne publions que des lettres signées, ou (les communications accompagnées d’une lettre signée, arec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.DIX MILLE HOMMES SONT EN GREVE Opinion française Monsieur Orner Héroux, Au Devoir.Monsieur, Voulez-vous me permettre de vous signaler un extrait, gui vous aura peut-être échappé, du Messager du Pape, revue française: , Lorsque parut la lettre de S.S.Benoit AT: “Aux peuples belligérants et à leurs chefs” (28 juillet 1915).le vaillant directeur du Devoir, M.Henri Bourassa, celui qu’on a pu appeler le Louis Veuillvt du Canada, s'empressa de lui faire écho par toute une.série de remarquables articles (août 191 a-janvier 1918).C’est le recueil de ces articles que, cédant à de pressantes et hautes instances, l’auteur vient de réunir en volume: Le Pape, arbitre de la Paix (in-Ho de A/-l(i9 pp.Montréal, lix du Devoir.Edition de luxe: 5 fr.— L'édition ordinaire, 3 fr., est épuisée).Sans doute, ils se ressentent de certaines questions, disons le mot, des divisions politiques qui agitent le Canada.Mais en tout ce ipii touche au rôle du Souverain Pontife, quelle justesse de vues! et quel courage surtout dans l'affirmation des principes ! car il faut du courage pour proclamer la “justification du Pape" en face de l'aveuglement des passions et de l’amoindrissement de la mentalité chrétienne; et en un temps où, selon le mot du cardinal Billot, “La confusion des idées est arrivée an comble, si le comble de la veille n’étail chaque jour dépassé par celui du lendemain.” Puisse M.Bourassa trouver beaucoup de lecteurs chez nous! (1) (1) Brochure “Langue el Religion”.Cet article est signé de l’abbé P.Uourat.Votre bien dévoué, LECTEUR.¦ ¦" ¦- LA RÉCEPTION DU 22e RÉGIMENT À QUEBEC (I)e notre correspondant) Québec, 24.— Le comité chargé de préparer la réception au 22e regiment s’est réuni, hier soir.Les autorités religieuses vont se joindre aux autorités civiles et militaires pour saluer le retour de nos braves.Le programme de la réception n’est pas encore définitif, mais il a été convenu (|ue la réception durera une journée.Les soldats seront reçus au quai et la ville sera entièrement pavoisée en leur honneur.Les cloches des églises paroissiales de Pile d’Orléans et de la rive sud les salueront aussi au passage du navire qui les ramènera.11 y aura un Tr Deum d'actions de grâces, une grande parade et un banquet, le soir.Deux arcs de triomphe seront érigés aux frais de la ville, l’un à la porte St-.lean et l’autre au coin des rues St-Josepli et de la Couronne.A la suggestion de M.Ferdinand Roy, tous les soldats revenus du front seront invités à prendre part à la réception.La situation s’aggrave de plus en plus — Commerce paralysé — Quatre mille déchargeurs de fret ont abandonné aujourd’hui leur travail par sympathie pour les camionneurs — La destitution du président de l’union locale met le feu aux poudres — Huit cents sucriers en grève — Les camionneurs font des leurs.Les rangs des grévistes se grossissent tous les jours de nouvelles recrues.Aujourd’hui, quatre mille déchargeurs de fret, employés aux termini des chemins de fer et dans le port, ne reprendront point leur travail, ayant décidé, hier soir, de se mettre en grève, par sympathie pour les camionneurs.üelt?nouvelle grève, qui porte à 18,0(10 le nombre des chômeurs volontaires à Montréal, se faisait menaçante depuis deux jours ; elle s'est déclenchée promptement, hier soir, à la suite du renvoi de M.!.McGlynn, président de l’union locale et vice-président de la fédération intcrnationallc des déchargeurs.M.McGlynn aurait refusé de travailler sous une escorte de la police, à cause des camionneurs en grève, et ses patrons Font renvoyé immédiatement.Ce départ a mis le feu aux poudres ; aussitôt tous les membres de l’union locale se sont réunis et ont résolu de déclarer la grève afin de réclamer la réinstallation de leur président et une augmentation de salaires.La situation s’aggrave de plus en plus ; le commerce sera pratiquement paralysé aujourd’hui et la congestion des marchandises amènera des complications sérieuses d’ici à quelques jours, si le gouvernement fédéral n’intervient pas directement.Les administrateurs de la ville renouvellent constamment leurs tentatives pour ramener les deux parties à s’entendre.Hier, ils ont entretenu tour à tour les représentants des compagnies de transport et desmaitres-charretiers et ceux des grévistes eux-mêmes, ainsi que MM.Foster et Francq, délégués officiels du Conseil des Métiers et du Travail.Tous ces efforts vont probablement aboutir à des pourparlers entre les grévistes et les patrons.Le sous-ministre du travail, à Ottawa, a communiqué, hier, avec les unionistes en grève, au Temple du travail, afin de se tenir directement au courant de la situation.LE VENT EST A LA GREVE Le malaise qui agite aujourd'hui la classe ouvrière, à la suite de ces grèves répétées, menace d’amener des commotions plus sérieuses.Déjà, huit cents employés de la compagnie Canadian Sugar Refinery ont quitté l’ouvrage, réclamant 4ô sous de l’heure; en plus, les peintres décorateurs vont déclaré la grève, dès aujourd’hui, si leurs patrons ne leur accordent point l’augmentation qu’ils réclament.Par ailleurs.quatre chapeliers chôment depuis deux jours.Les cuisiniers s’agitent de leur côté, puisque leurs griefs n’ont jamais été redressés depuis qu'ils ont repris leur besogne il y a quinze jours.LE FOND DE PROBLEME CONSTRUCTION D’UN CHEMIN DE FER L'Avenir, comté de Drummond, SJ.— La construction du chemin de •?lus grave que jamais.TROIS CAMBRIOLEURS AUTRICHIENS Trois Autrichiens, George Martinique, Belle Warpen, domiciliés tous deux 257, avenue Union, et Dan Magalewick, 49.Saintc-Elisa-belh, ont été pris, vers 3 heures ce matin, à enfoncer le magasin de la “New-York Tailor Go.”, 230, rue Berri.C’est le deuxième soir que res individus tentent leur acte de cambriolage, pour lequel ils étaient bien outillés.En Cour de police, ils ont nié leur culpabilité.Au deux mai, l’enquête.LA “LANGUE” FRANÇAISE ET LE CHRISTIANISME” La Ligue de Ralliement Français en Amérique vient de publier sous ce titre son troisième tract.La Langue française et le.Christianisme est le texte du sermon prononcé à la basilique de Québec, le dimanche 30 juin 1912, pendant le Congrès de la langue française, par Mgr Guer-tin, évêque de Manchester./.« Ligue de Ralliement déclare qu’elle a le plaisir et l’honneur de faire figurer ce discours dans la série de ses tracts, à la demande de Mgr Guer-tin lui-même.La Langue française et le Christianisme est le troisième tract publié par la Ligue de Ralliement.I.es deux premiers s’intitulent: Le français dans le Connecticut et Le français dans nos écoles.D’autres suivront.Ces tracts se vendent $4 le cent, $35 le mille.L’Action française.32.immeuble de la Sauvegarde, Montréal, est dépositaire de tous les tracts de la Ligue de Ralliement français.Elle les lient à la disposition du public canadicn-français.LA JOURNÉE DE HUIT HEURES ADOPTEE Paris, 24.— Le sénat français a adopté, hier, te projet de loi de la ! journée de nuit heures, qui est maintenant en vigueur.PROCHAIN MARIAGE Lundi, 5 mai, mirn lieu le mni'lage de Mlle Rhéo Jiirry, fille de M.M.Jnrry, avec le De I .I*.Undent, chirurgien-dentiste.Iji bénédiction nuptiale leur sera donnée i» (i heures 1n l’église du St-Knfunt-JéiUS du Mlte-Lnd.Décès CARMUI.A Montreal, lo 2M avril 1ÎM9, à | l’Aga (io X!» an* rt 8 molx, cat décéder Julio Hurt, rpousr dr (Vu Pirri t' Oannrl.1a?n funrrnfllrs auront lieu «amodi, le 2H courant.î.gc convoi funèbre partira tir la demeure de son fils, Raymond, No 2181 rue St-Denis, n 7 heures .*î0, pour se rendre à l'église St-Edouard, oïl le service sera célébré, et tie IA au cimetière «le Boucherville, lieu de la sépulture.Parents el ninis sont priés d'y assister sans antre invitation, lies membres «le la congrégation «les Daines «le Me-Anne sont priées «le venir vendredi soir, h 8 heures, pour réciter l'office de morts.DECES A MONTREAL BOISVERT, Noéla, U mois, enlant d'Aimé Roisvept, constable, 959 Ethel, BERNARD, René, 2 ans, enfunt d*Avila Bernard.Joumnlicf, 2910 Clarke.BERGERON, Albert, 3 mois, cnnfnt «le Zé-phirln Bergeron, Journalier.30,8 HamiHon.C.RKRASSA.Denise TéArcau, 08 ans, veuve «le Charles C rébas sa.bijoutier, 20 avenue «les Pins.CARRIERES, ('hurlas, 7 mois, enfant «le Charles ('arrières, menuisier, 407 Frontenac.CAR, Rolainlr.7 mois, enfant d'Edmond C.yr, journalier, 001 Visitation.(HOIINARD, Marie DesJardins.71 mis.épousé «le Pierre Chouinard, Journalier, (07 Jolie t te, LACHAPELLE, Amanda.23 ans, 1300 Rachel.LALANDE.Madeleine, 1 mois, enfant «l’Ar-maml Lalande, voyageur «le commerce, 00.7 (’.arrières.LAURIN» Pauline.8 mois, enfant de Napoléon lAiirin, peintre, 2900 Clm-ke.PA R EN TEA U.Simone, 2 uns, enfant d’Eugène Pnrcutcau, Journalier, 018 Valois./J v t! ' r- ¦**+ ' .?- v j -f \ " « r 1 ' f-N .t.Kl il\.jiS t G.- - i ne- — w—, i*- S lïîfrtn/A i1 ©AD AC fuîteln Bnrni) Clnthm vous emmenerai a mon magasin” Papa sait quelle importance ont les habits bien faits.Il tient à ce que son fils reçoive toujours la pleine mesure de respect qui convient.Il se rend compte de Ténorme valeur qu’ont les apparences dans la vie des affaires.Aussi il amène son garçon chez nous parce que l’expérience lui a montré que c’est là que l’on trouve ce qu’il y a de mieux.C’est parce que nous vendons les vêtements dits Irani* (Elntlyrs pour les hommes jeunes et ceux qui demeurent jeunes La tnain-d’oeuvre est la plus habile que l’on puisse avoir pour de l'argent, et le matériel ne comprend que les jtlus lins lainages.AU RAYON DE LA MERCERIE I.es jeunes hommes et les hommes qui restent jeunes trouveront à ce rayon tous les articles dont ils ont besoin ce printemps.» M orm Frère Chapeliers et Merciers de luxe 7-EST, RUE SAINTE-CATHERINE, Prés boni.St - Laurent.fferèrirnt & (iD’i^ra Mitraux iVart pour églises et résidences Verrières des écoles de Munich, française, anglaise et américaine.- -l^ vlW » tif, vpi is «n» i?«B» V» fW* MW eJS rin wJVé rjW rin Vÿé w]w $ îjp , -aux '«’ligteuses.ÏÏ"r = M r» Perrault, rct.q i»onti Aussi (nus verres blancs et de couleur.Des conditions spéciales sont faites au clergé et conimunautés relitripusos Bureau et alcli Tél.Bell Fut .3{M8.?t Montréal rjri VOL.X.— No 95 • MONTREAL, JEUDI 24 AVRIL 1919 3 t « ?« f » è ?t CALENDRIER DEMAIN, VENDREDI, 23 AVRIL 1919 S.ANIEN, EVEQUE Lever du «oleil.5 heures.Coucher du «oleil, 6 heures 58.Lever de la lune.2 heures 14 Coucher de la lune, 1 heure 13.Nouvelle lune, le 30, à 0 heure 36 minutes du matin.* JOBRftl&ftS KBQftB •»?LE DEVOIR Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.•• 56 Même date l’an dernier.45 Aujourd’hui minimum.•• •• •• •• •• 44 BAROMETRE s heure, a.m.M.Si ; 11 heures a.ni., j 29.36 ; 1 heure p.m., 29.55.M.ORLANDO QUITTE PARIS AUJOURD'HUI ADVERSAIRE DE LA DOCTRINE MONROE UNE NOUVELLE OFFRE DE MEDIATION Le premier ministre italien dit que son pays ne rompt pas avec ses alliés, mais qu’il leur confie ses intérêts, espérant qu’ils s’acquitteront loyalement de cette tâche — Des manifestations ont déjà eu lieu à Rome.Paris, 24 (Service de la Presse associée).— M.Orlando a de nouveau dit ,ce -matin, qu’il quitterait Paris, aujourd’hui.Il doit partir à 2 heures, cet après-midi.“Nous ne rompons pas avec nos alliés, a dit M.Orlando, mais nous leur confions nos intérêts espérant qu’ils rempliront loyalement leur mission.” Les autres membres de la délégation resteront peut-être à Paris quelque temps encore.UNE REPONSE A WILSON Paris, 24 (Service de la Presse associée).— M.Orlando a publié une longue déclaration en -réponse au président Wilson dans laquelle le premier ministre d’Italie dit qu’il est forcé de se retirer de la conférence de la paix vu l’attitude du président Wilso-n, qui est regardée comme une brèche aux coutumes diplomatiques et qui ne laisse aux Italiens aucune autre issue.LA VERSION ITALIENNE Paris, 24 (Service de la Presse associée).— Le premier ministre Orlando, dans un communiqué publié hier soir, a rendu compte de ce qui s’était passé -hier.Tl dit que dans la matinée le secrétaire de M.Lloyd George a apporté à la délégation italienne une note venant du conseil des Trois répondant aux réclamations de l’Italie et spécifiant que Plume devait être une ville libre et n’appartenir à aucun pays.La délégation italienne s’est alors informée si cette décision rencontrait les vues du président Wilson; elle a reçu une réponse affirmative.Les délégués italiens se sont réunis à 4 heures 30 pour étudier la note, du conseil des Trois, mais à peine avaient-ils commence à discuter qu'on leur a apporté un journal du son- qip reproduisait la-note du président Wilson, s’opposant aux réclamations des Italiens.Les délégués ont clé des plus surpris, dit.M.Orlando, dans son communiqué, de voir qu’un document de cette importance avait été publié de cette manière, et ont douté d’abord de son authenticité.Mais leurs doutés ont vite été dissipés, et les délégués ont commencé aussitôt à délibérer sur les consé-miences de la déclaration de M.Wilson.La discussion a duré jusqu'à (> heures 30.l.es Italiens ont jugé à propos de faire connaître leur surprise à la Grande-Bretagne et à la France, signataires du traité de Londres, et ils ont adressé une lettre à ces deux puissances, dans laquelle ils ont fait remarquer qu’il était inutile pour eux de continuer à prendre part à la conférence de la paix.Les délégués italiens ont exprimé leurs regrets que la déclaration du président Wilson soit venue briser les derniers efforts que les Italiens faisaient pour s’entendre avec leurs associés.CLEMENCEAU, LLOYD GEORGE ET WILSON D'ACCORD.(Service de la Presse associée) Paris, 23.— On dit que M.Lloyd George a approuvé sans réserve la déclaration du président Wilson et que M.Clemenceau a dit qu’elle était "admirable" et qu'il n’y changerait pas un mot.On explique pourquoi MM.Clemenceau et Lloyd George n'ont pas signé la déclaration par le fait qu’ils étaient parties au traité de Londres.On dit aussi que le premier ministre Orlando a préparé une dér claralion pour le Parlement italien qui devait être envoyée, hier soir.Ce document n'a pas encore été publié à Paris et on ne sait pas ce qu’il contient.Quelques Américains autorisés ont dit que la déclaration de M.Wilson sur Flume avait été soumise à M.Lloyd George et à M.Clemenceau, il y a deux jours.Avunl de la scuunctlre aux deux premiers ministres M.Wilson l'a- vait .soumise à la délégation américaine qui l’avait approuvée.MESURE DE PRUDENCE.(Service de la Presse associée) Paris, 24.— L’agence Reuter apprend que le gouvernement italien prend les mesures nécessaires pour protéger l’ambassade américaine à Rome et tous les consulats américains qui sont dans les villes d’Italie au cas où les Italiens manifesteraient contre les Américains.MANIFESTATION A ROME.(Service de la Presse associée) Rome, 23.— Une grande manifestation a eu lieu aujourd’hui, à Rome.‘Les manifestants ont paradé dans les principales rues en acclamant les noms de Flume et de Dalmatic, et en acclamant aussi M.Orlando et le baron Sonnino pour leur attitude au sujet des réclamations de l’Italie à la Conférence de la paix.Les ambassades anglaises, françaises et américaines et les bureaux du journal socialiste “ Avanti ’’ étaient gardés par des soldats italiens pour prévenir les assauts.“MACHINATIONS HYPOCRITES” (Service de lia Presse associée) Rome, 24.— Adressant la parole à une assemblée le maire de Rome a déclaré que le droit de l’Ilalic de demander les fruits de sa victoire .ne devront pas être compris par des machinations hypocrites.Les journaux de Rome disent unanimement que le programme de l'Italie’ tel que présenté paV ses délégués à Paris représente le minimum de demandes qui soil compatible avec la dignité cl la sécurité de TI-ta’lic.Les journaux italiens croient que la délégation italienne devra nécessairement se retirer de la conférence de la paix si-la conférence ne veut pas reconnaître les demandes de l'Italie.Si l’Italie se retire, pense-t-on dans les milieux diplomatiques, M.Orlando et le baron retourneront en Italie et offriront leur démission au parlement italien qui ne l’acceptera pas.Ainsi, Ils aurant l'approbation de tous les partis, et ils auront mandat de soutenir les droits de l’Italie par tous les moyens.On dit que les troupes anglaises sont à la veille de quitter Fiume.M.Gabriele d’Aniumzio, l’aviateur-ipoèle, a envoyé le message suivant: “Celui qui est prêt à pousser le cri de guerre ne doit rien craindre.Je vous promets ta victoire.Je serai avec vous au moment suprême.Soyez sur vos gardés et restez silencieux”.UN TÉLÉGRAMME DU ROI VICTOR-EMMANUEL Paris, 24 (Service de la Presse associée).— Le roi Victor-Emma-miel a télégraphié à M.Orlando pour le féliciter de son attitude et pour insister sur le fait que l'Italie ne doit pas abandonner la position qu’elle avait prise.On dit que le parlement italien se réunira immédiatement après le retour de M.Orlando.Le ministre des Affaires étrangères a confirmé officiellement lu nouvelle que la lettre que M.Orlando a envoyée hier à M.Lloyd 'George et à M.Clemenceau n’éiait pas une rupture complète mais demandait si dans les circonstances les deux premiers ministres considéraient que la participation de la délégation italienne à la conférence de la paix était utile.Les deux premiers ministres feront une réponse commune.UNE PAIX SEPAREE Paris, 21 (Service de la Presse associée).— On a déclaré aux quartiers généraux italiens que si la rupture de TRaltc avec ses alliés devenait définitive, l'Italie ferait des démarches pour faire une paix séparée avec l'Allemagne.LE PREMIER STEAMER TRANSATLANTIQUE Londres, 21 (Service de la Presse canadienne associée).— Le professeur W, 11.Vandersmissen.de Toronto, a de nouveau soulevé la controverse qui a été engagée dans le Times à propos du premier navire à vapeur qui aurait traversé l’.M-lanliquc.Il me lïl loi vive le nom du Royal William construit à Québec, et fourni de son engin à vapeur à Montréal, cl qui se serait rendu à Londres en 1833, soit cinq années avant les traversées du "Sirius" et du "Great Western".Voillà ajoute-t-il, une vraie priorité pour lie Canada.mens' Association.La grève, dit-on, sera bientôt déclarée à moins que les conférences tenues ivec les fonctionnaires des chemins de fer n'amènent une entente.La limite à fixer est laissée nu jugement de Paul A.Vaeen-relli, président de l’union locale.GRÈVE DÉCLARÉE A NEW-YORK New-York, 23.— Une grève des manulenteurs de fret employés dans les gares de chemins de fer et sur les quais de celte ville, a été | permise pour protester contre les I conditions de travail par la “New-York Freight Handlers’ Union", affiliée à l'international Longshore- Vancouver, 23.— Il n'y aura pas pour le moment d'élection dans la Colombie Britannique.Le premier minisire Oliver a annoncé, cet après-midi, qu’il refusait respectueusement d’accéder à la requête du comité des soldats de retour demandant incessamment la démission du présent gouvernement et l’appel au peuple.Le premier ministre déclare ne pas croire que le comité renronlré par le gouvernement représente le véritable esprit des soldais H insiste sur tout ce qu'il a fait pour réinstalle!’ les soldats dans la vie civile et il défend son administration en général, ajoutant qu’une élection faite suivant la liste actuelle des votants priverait de leurs droits d’électeur tous les soldats récemment de retour, 1rs premiers doue à regretter toute cette démarche.RETARD EN PERSPECTIVE LE DIFFEREXD ENTRE L'ITALIE ET SES ALLIES REND IMPOSSIBLE TOUTE DISCUSSION IMMEDIATE AVEC LES DELEGUES ALLEMANDS ; ON N’A PAS FIXE LA DATE DE LEUR ARRIVEE.(Service de la Presse associée) Paris, 24.— La date de l'arrivée des délégués allemands au Congrès de Versailles n’est pas encore fixée, et les délégués à la Conférence de la paix ne semblent pas se presser car le différend entre Tltalic et ses Alliés rendra toute discussion immédiate avec les délégués de l’Allemagne impossible.i.a délégation allemande sera plus nombreuse qu’on ne l’avait cru d’abord.Le général Nudant, le représentant du maréchal F'och à Spa, a été officiellement averti qu’outre des délégués de la paix il y aura une délégation allemande de 1S personnes composée d’experts et de télégraphistes.Deux officiers inférieurs allemands qui sont actuellement à Spa, partiront immédiatement pour Versailles pour faire des arrangements au sujel des communications télégraphiques et du ravitaillement de la délégation.On dit qu’aucune dérision finale n’a été prise au sujet de la liberté d’action des Allemands telle que demandée par le comte Brockdorff-Rantzau, ministre des Affaires étrangères d'Allemagne, ni au sujet, des relations entre les journalistes alliés et allemands.M.André Tardieu qui s’occupe des préparatifs de la venue des Allemands est tou) à fait opposé à ce qu’on accorde toute liberté d’actions aux Allemands, et il est d’avis que les Allemands dpivenl être traités comme des ennemis jusqu’à ce que le traité de paix soit signé.Il est connu maintenant que ce qui a retardé le parachèvement du traité de paix ce sont des questions secondaires mais qui ont leur importance, comme la question de la disposition des câbles allemands, quelques aspects fies réparations et la date à fixer pour le dernier paiement de l’indemnité que l'Allemagne devra payer.UNE ÉPIDÉMIE DE RAG3 (Service de la Presse Associée) Londres, 24.— Plusieurs cas de rage ont été découverts à Londres et dans la banlieue, la semaine dernière.La contagion menace de s< répandre dans toute l’Angleterre.Le ministère de l’Agriculture a publié un ordre qui devait être mis en vigueur hier pour que tous les chiens de Londres et de la banlieue soient muselés ou tenus en laisse.ORLANDO RETARDE SON DÉPART (Dernière heure) (Service de la Presse Associée! Paris, 24.— Après la visite de M.Lloyd George à M.Orlando, on a dit que le premier ministre de I’ltalie avait retardé son départ de Paris jusqu’à huit heures, ce soir.LES BOLCHEVISTES REPOUSSÉS (SorviCé de la Presse Associé») Vienne, 23.—.Les Bolchevistcs oui clé repoussés de Kiev, capitale de l’Ukraine, par des troupes révolutionnaires ukraniennes qui sont en .sympathie avec Simon Pelluru le chef des Ukraniens.PAUL-EMILE LAMARCHE OEUVRKS HOMMAGES L’Action française a publié ces semaines-ci, en un volume de trois cents pages, avec préface de l’abbé Lionel (ironIx.les principaux discours cl articles de Paul-Emile Lamarche, avec les principales études consacrées à sa mémoire.On trouvera dans ce volume, entre autres, la conférence de Lamarche sur le droit civil français sous la domination anglaise, ses discours sur les frontières du Manitoba, le canal de la Baie Géorgienne, In question bilingue, les partis politiques, ses notes au Canadian Courier et à V R Veiling Post, ainsi que des articles de MM.Montnetil, Léon Lorrain, Athnnnse David, Antonio Perrault, Georges Pelletier.Orner Héroux, Albert Loxcau, Jean Nolin, Henri Doiirnssa.Bilodeau.Arthur Hawkcs, Armand Lnvergnr, 1rs Rit.PP.Théophile tludon cl Louis Lalande.Michelle Le Normand, rte.Le lout forme un volume du plus haut intérêt.Paul-Emile Lamarche, Oeuvres-Hommages, se vend .si franco, à VAction française, 32.Immeuble de la SauvcgrtOlc, Montréal, et chez les principaux libraires.A la douzaine, 110 ; au cent, s"), port en plus.Adresser à VAellon française les commandes par quuutités, PAS CETTE POLITIQUE ATTENTATOIRE 1 S.4 SOUVERAINETE.—AMBASSADEUR MEXICAIN RAPPELE.( service ür Preju* Aasoclée) Mexico, 24.— Les journaux de Mexico publient aujourd’hui un communiqué qu’ils disent provenir d'une déclaration de M.Salvador Diego Fernandez, chef du ministère des Affaires étrangères.Ce communiqué dit que le gouvernement mexicain ne reconnaît pas la doctrine Monroe, et qu’il a rappelé M.Alberto J.Pani, ambassadeur du Mexique à Paris.M.Pani doit se rendre en Espagne pour recevoir des Instructions de son gouvernement.M.Pani avait des lettres de créance signées par le président du Mexique et le gouvernement français avait promis d’accepter la nomination de M.Pani, mais comme question de fait, il n'a pu encore faire reconnaître ses lettres de créance par le gouvernement français.Le gouvernement mexicain dit qu’il ne reconnaîtra pas la doctrine Monroe, ni toute autre doctrine qui attaquerait la souveraineté ou l'indépendance du Mexique.On dit que le général Eduardo Hay, qui avait été nommé représentant du Mexique en Italie, sera lui aussi rappelé, mais la nouvelle n'esl pas encore officielle.UNE VENTE ]M.Décary voudrait que chaque compagnie et cha-* PAR SHÉRIF t*Ue ma*tre"c^iarret*er en v*enne à une ententel LES CURATEURS D'UN INSOLVABLE PRESENTENT UNE REQUETE POUR QU’UNE PROPRIETE DE CELUI-CI NE SOIT PAS VENDUE AU SHERIF, MAIS .1 L’ENCAN, A MONTREAL.LA GREVE ET JÆ PAPIER Jusqu’ici, le “Devoir” a pu garder son format habituel de huit pages, en dépit de la grève présente.Pour économiser le papier afin de continuer à publier d’ici à la fin de la grève, si elle ne se prolonge pas trop, le “Devoir” supprime son bulletin à compter de ce soir et, si besoin en est, réduira son format à partir de demain.Mais nos lecteurs auront leur journal comme d’habitude et avec ses principales rubriques.Nos lecteurs sont à même de comprendre la situation et voudront bien nous témoigner leur indulgence.C’est un cas de force majeure.L’ADMINISTRATION DU “DEVOIR”.LES UNIONISTES EN CAUCUS Ottawa, 24 (De noire correspondant).— .Les unionistes se sont réunis ce matin en caucus dans le but de discuter l’opportunité de modifier les lois relatives à la prohibition des liqueurs et des paris aux courses de chevaux de façon à adoucir dans une certaine proportion ces deux catégories de lois; du résultat de cette réunion dépendra le caractère de législation que le gouvernement se propose de présenter prochainement à la Chambre sur ces deux questions.De leur côté les députés de l'Ouest vont se réunir au commencement de la semaine prochaine afin de se concerter sur leurs réclamations relatives aux changements du tarif.On assure que pendant les vacances de Pâques, les représentants de l’Ouest ont constaté que leurs électeurs ne sont pas disposés à se contenter de concessions simplement apparentes ou trompeuses, c’est ce qui les a décidés à se réunir et ils rédigeront probablement une requête explicite au ministre des Finances résumant les demandes instantes de leurs électeurs.Dans la cause de Richard C.Barry, insolvable, et Turcotte et Merrill, ses curateurs, contre la succession J.F.Rayburn, créancière hypothécaire d’une propriété de Barry située à la baie des Chaleurs, une requête a été présentée devant le juge Coderre siégeant en Coin; de pratique au sujet de la vente d'une propriété du Barry.Me Bertrand qui représente la succession a demandé la vente par shérif.Me Mc Keown, procureur des curateurs Turcotte et Merrill, s'est objecté à cette requête.Il prétend que la vente par shérif devant se faire nécessairement dans le district de l'immeuble mis en vente, la vente de la propriété en question ne trouverait pas d’acheteurs prêts à payer une valeur digne de l’immeuble.Il demande au nom de ses clients la vente à l’encan et à Montréal.Me Dé-pocas est intervenu dans la cause au nom de R.C.Barry, insolvable.Mais le juge Coderre a déclaré (tue, vu son insolvabilité, il ne pouvait intervenir.Ses curateurs sont chargés des actes d’administrations et d’aliénation.Le juge Coderre a pris la cause en délibéré.PROCES PAR JURY Un procès par jury s’instruit ile-vant le juge Lafontaine.Il s’agit d’une réclamation ouvrière contre la compagnie John McDougall Caledonian Iron Works.Le demandeur, O.Fredeltc, allègue qu'il était à l’emploi de la défenderesse, au salaire de 827.95 par semaine de 59 heures de travail.Le 21 février 1918, le contremaître lui demanda s’il voulait travailleur sur une dègauchisseuse.Il répondit que, n’étant pas habitué, il préférait ne pas se risquer.Le lendemain, le sous-cor.tivniaître revint lui demander s'il consentait à essayer le dégauchissement des planches.Fredette accepta, et le même soir, 23 avril, il se faisait arracher un bras par la machine.11 prétend qu’il y a faute grossière de l'avoir induit à travailler sur une dègauchisseuse en mauvais état.Fl soutient que la machine se mettait en mouvement d’elle-même.Un autre employé, à qui il arriva un accident de moindre importance, a corroboré le fait du mauvais état de la machine.Le requérant t redette réel Uni ; la somme de •$10,000.IL Y V EU VENTE Le juge Mercier a accordé le plein montant d’une réclamation de $111.50 de la part de A.Vail-l.incourl contre F.X.Gagnon pour marchandises vendues cl non payées, t e défendeur prétendait n’avoir .jamais contracté avec le demande.ir.mais le juge a déclaré qu'il y avait eu vente.EN REVISION avec ses propres employés, sans l’aide d’aucun arbitre — Plusieurs nouveaux conflits éclatenlj ou menacent d’éclater.Les efforts de M.Décary, croit-on, LES CHAPELIERS dans les cercles municipaux, vont! Sortant (k, la fouIe nous aboutir bientôt a des effets tangi-1L Monument national où les chu-j blés, dans de règlement de la grève.I eliers tiennent Heurs assemblées» des camionneurs; et les adminis-1>' apprenons que certains maj ____ ____ , , .nifaeturiers ont fait ce mutin fai# municipaux respirent i,SIV0jr aUX grévistes qu’il’étaient difu l osés à accorder la semaine de 44 1 cures et une augmentation de ga-; ; es.Quant à la reconnaissance de 1 union, ils voudraicnl laisser cetta < uestion ouverte.Mais c’est là la l ierre d'achoppciuenl.Par un void i nanimé les grévistes oui décidé de ne pas reprendre le Iravaii sans Tac- < omplissenunl de la dernière eondw I on.Une autre mesure à laquelle les M'évisles tiennent ferme, c’est fin» terdiction de remploi à des jeunes Piles apprenties de moins de 15 ans.Jusqu'à présenl, nctis dii-on, les patrons employaient de ces enfants à des salaires ridicules.Les chapeliers veulent que cela cesse et que ces jeunes personnes complètenit leur ins-j triiction à l’école avant de s'engagerj Les locaux 21 12 cl 50 ont envoyé aux grévistes des télégrammes dansl Icsquetls ils leur ai Munirent Tappro-j prialion de certaines sommes qu'ils! Jeiir feront parvenir bebdoinuüaireJ menl.Les casquetiers.(pii réclament éga-J iement la semaine de 44 heures etj une augmentation de gages, ont choi-j si hier soir un coinilé de grève pour! agir au cas où les patrons ne se sej raient pas rendus à leurs demandesl demain malin.Tous les employés ont' reçu ordre de se tenir prêts.Le président général de l'inter-i nationale des chapeliers est ici et) prendra la direelion de cette noua velle grève, si elle éclate.Chapeliers cl casquetiers (l’.Vméj ri que forment un ensemble de 15,a 000 employés.Les juges Demers, rlinier siégeaient en matin.Tellier, Delo-l’évisinn, ce trateurs d’aise sous un nouveau rayon d’espoir.Après de multiples entrevues avec les directeurs des compagnies de transport et les maîtres-charretiers, d'un côté, avec M.A.H.Ashton, organisateur de l'union internationale des camionneurs, et M.Foster, de l’autre, et finalement avec M.M.-E.Marie, chef des grévistes, le président de la commission a mis à jour i i.nouveau procédé plus efficace, croit-H, pour résoudre le problème.H se présentera avec M.Ashton auprès d'une compagnie intéressée, comme la compagnie Cunningham & Veils, ou la Shredded Forward ing, la compagnie J.-B.Baillargcon; puis il fera réunir patrons et un comité de leurs employés respectifs, afin de discuter ensemble les conditions d’un arrangement.Par ce moyen, l’entente se ferait entre employeurs et employés d’une même compagnie, sans l'intermédiaire de compagnies étrangères ; graduellement, l'accord gagnerait chacune des compagnies que les conciliateurs auront visitées, et finalement la contagion s’emparerait des autres chômeurs et tous chercheraient à s'entendre et à retourner au travail.Pour pacifier les esprits, M.Déea-ry se propose d’agir à l’amiable avec itout le monde; iil laissera patrons el lemployés exposer ensemble leurs (griefs; si les deux parties arrivent à une entente d’eux-mêmes, il lèvera la séance en les féiliritant de leur (beau geste.Si l’une des parties se montre trop exigeante, il s’efforcera i alors de trouver un moyen ternie, j M.Décary a bon espoir dans la solution prochaine de la grève.Un de 'Ses collègues a déclaré qu'il avait jtrouve (le bon moyen, el que les unionistes ne pouvaient refuser cede planche de sailut.LA POLICE FAIT LE GUET Le chef Bélanger a réquisitionné toutes les réserves de la police, depuis deux jours et semble contrôler la situation.Plus de huit cents agents sonl constamment sur pied, jour et nuit, pour maintenir l'ordre public et le calme chez les grévistes 1*4 assurer toute la protection voulue jaux compagnies intéressées el ,,ux citoyens en général.; Ce matin, de forts détachements jde policiers font le guet autour des |hangars permanents des cours du Pacifique Canadien, du Grand-Tronc jet du Nord Canadien, depuis que 'es tdéchargeurs ont quitté 1 ouvrage, ce j mutin même.Les cours présenten t un aspect inaccoutumé, puisque la fiévreuse activité des de ni l'ers jours a donné suite maintenant à une pa-jia'lysie complète de loin le travail jde (lécher;ement.j Comme autre effel de la grève, les camions-automobiles de la ville ne Ici renient plus dans les rues depuis J lundi; el les rues sonl restées sans 'aucun nettoyage d'aucune sorte.Heureusement la pluie va uballre la poussière qui était aveuglante dans les grands artères.UN INFANTICIDE L'enquéle relative à la niorl de Maleda Beaurivage, âgée de 20 ans, de Notre-Dame de Cbarny.survenue au No 125 Berri, a abouti, ce matin, à un verdict d’infanticide contre Mlle Maria Coalier, bonne, de la rue Bordeaux, et Arthur Bilodeau.de Notre-Dame de Churny.UNE GRÈVE DE LA POLICE On rapporte que les hommes de police menacent de faire la grève lundi si on ne leur accorde pas double paie pour le travail surnuméraire qu’ils ont à accomplir actuellement.LA SITUATION Sont actuellement en grève : LES CAMIONNEURS ; LES MANUTENTEURS DE FRET ; LES CHAPELIERS ; LES EMPLOYES DE LA CANADA SUGAR.Menacent de faire la grève Aujourd'hui : LES EMPLOYES DES ENTREPOTS DE PAPIER ; LES PEINTRES ; LES EMPLOYES DE LA RAFFINERIE DE SUCRE DE MAISONNEUVE ; Demain : LES CASQUETTIERS ; Lundi : LES POLICIERS.LFS GREVES ECLATENT TOUS COTES DE l.e.x grèves éclatent de tous côtés à la fois el l'informateur chargé de tenir le public au courant, ne sail plus vers quel doit tourner le chaque nouvelle parc, (le matin, lenteurs de fret s’incorporer dans point cardinal nez pour flairer! rafale qui se pré-1 ce sont les inanu-qui sont venus j l'armée déjà imposante des ouvriers protestataires.Au nombre de 4.(Mill environ, iis | ont ce malin quitté l'ouvrage.On dit (pic la cause de leur démarche est le renvoi du chef de l'union locale.Fis exigeront, pour reprendre le travail, la réinstallation de ce dignitaire et réclameront en même temps une augmentation de leur salaire.I.c mouvement pourrait bien ne pas se confiner à Montréal, si l'on en juge par les encouragements qui viennent de l’extérieur.Ge malin, les nouveaux grévistes ont paradé par les rues.Un forl contingent d’entre eux est allé au Temple du travail rejoindre les camionncui's qui les ont acclamés avec enthousiasme.Chez celle dernière catégorie d’ouvriers, la situation reste la même.On se demande si l'on va voir finir une bonne fois le défilé de patrons qui du matin au soir s’aligne le long des bureaux de l'union, allendant impatiemment la inisxe libératrice.L'impatience se fuit jour fréquemment et l'on peste contre les lenteurs qu'apportent les chefs à faire’ signer les formules.Dans l'escalier du Temple du travail jusqu'au guichet intérieur de l’c-dlfioe, cVsl un autre défilé formé celui-là d’hommes en quête du bouton unioniste.Ici comme en lias, ceux qui l|pnt chargés de répondre à tout ce ,*10111(10 ont peine à lui faire prendre patience.Dans la me.les groupes, un peu I désagrégés par la pluie, rnnlinuenl jcependanl de causer avec une rerlai* I nr animation.Mais on conslale (pie I les protestation* lie sc font plus uni I que me ni ooenre 1rs patrons el il esl facile d’y voir l’indice d’une lassitude croissante.I.a police, elle, continue sa surveillance mais ne parai! pas trouver d’occasion.de se fâcher.I.ES SUCRIERS.Les grévistes de 4a “Canada Sugar Co." ont établi leurs quartiers dans le local des métiers de la construction, rue Ontario-est.Ces ouvriers réclament 45 sous de l’heuro et la journée de 8 heures.Actuellement ils font 11 heures de jour et 13 heures de nuit et touchent 30 sous de l’heure.Ils veulent se former en union et ont demandé à celle fin une charte à la Fédération américaine du travail.Un comité de grève a été formé et comprend des représentants de tous les départements.Il y a eu, cet avant-midi, une assemblée où l’on a fait en français et en anglais d’ardents appels à la solidarité de tons.On y a dénoncé en passant l'attitude de certain chef qui ne semble pas Jouir de lu plus grande popularité.Nous avons appris (pie les em-! ployés de la raffinerie de sucre dei Maisonneuve sonl sur le point de1 suivre I exemple de leurs camarades de la l’ointe Saint-Charles.' (.est une des nouvelles menaces qui planent dans l'air, à pari celle do la grève «les employés aux entrepôts de pailler, que l'on annonce pour ('(> soir.Dans cette dernière échéance, on ne sail trop jusqu'à quel point les journaux pourront être affectés.Il est aussi question de l’entréo en lice des peintres.I n détail au sujet de la grève ilc4 camionneurs : des maisons de commerce qui faisaient transportai leurs marchandises par une des grosses compagnies de camionnage de la ville, se sont pourvues de Irurs automobiles pour les mêmes lins.Il \ a lieu de croire que ce sera une perle sensible pour la compagnie en question.GREVISTES TURBt I.ANTS VA NT I.E .U GF.DE- Les grévistes « plus impunément des devoirs des c unionistes.Le juge ii'inlcrviendront dans rexorcicrt unionneurs nou-Leot promet d’e- tre sévère pour de lels délits.Co matin, une quinzaine de camion-j neui's ont comparu en Cour de po» I lice, accuses d'intimidation, comme on dit au greffe.Ce sonl: Tréfile D age n a is.Jos, Valois.Adélard.Dagcnais.I.éonidas Rochon, René A il ma is, Médcrie Carrière, Léopold Gauthier, Napoléon Legault, Henri | Diuhesnc, Hugh Corbett, Ernest Beaudry, Frank Mentnna, Roméo j l’roy.I ous, sauf Rochon, étaient i en liberté provisoire sur une cmt-Ijion personnelle de 100 dollars.Le i juge a porté relie caution à 4(H) dol-I luis el a fixé l'enquête au 2 mai.Lest Me Charlemagne llodier, l'à-j viseur legal de l'union, qui occupe j pour la défense, tandis mie la ville est reprcseiilée par Me Damphous-se.Ajoutons que deux de ces prévenus, Dagcnais et Valois, rompit-raitront aussi en Cour du recorder avec trois autres; .las.Nolan.Jos.I.upirn et Desjardins.Me Roder rc-présentera la ville.Les cinq camionneurs, accusés d'avoir troublé I ordre public, seront défendus par Me Hodicr.VOLEURS SACRILÈGES (Ile nnlrc rntTr.iHmilniit) Québec, 21,— Trois petits garçons.de 15 à 17 ans, Victor Tremblay, Amédée Beaulieu et Joseph Perron, oui éti condamnés à 3 ans d'école de réforme, ce matin, par le juge Eangrlier, pour avoir pUlà les Iront s de l'egiise de Sl-Ufé» goire de Montmorency.i 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 24 AVRIL 1919 VOL.X.— No 95 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D'EMPLOI Jusqu'à 20 mot*- tvue.rt H «ou pur mot Rupplémentair*.DEMANDES D'ÉLÈVES jusqu'à 20 Mots, | Jtous, et H sou par mot stippWmentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES:-t-squ'è 20 mots, 15 s^-ir H sou par mot Bupplêmen-î* ire, CHAMBRES A LOUER î—15 sous jusqu’à 20 mots, H sou par mot supplémentaire.TROUVÉ :—jusqu'à 20 mots, sous, H ®u l sr mot supplémentaire.PERDU :—jusqu'à 20 mots, U> sous, 1 sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER usqu’à 20 mots, lô sous, 1 sou par mot supplà-tneoiaire.A VENDRE* —jusqu’à 20 mote, 15 sous, 1 sou par mot supméaienlaire.PERSONNEL :—25 mots ou moins, 25 sous, sou par mot supplémentaire., CARTES PROFESSIONNELLES —(ruurlquo spéciale) .-jusqu’à 20 mots, 25 sous; un sou par mot supplémentaire.AVIS LÉGAUX ï—10 tous la ligne agate pour i 1ère insertion et 8 sous pour les insertions suosà-c uentes.REMERCIEMENTS Un sou c mot avec un minimum de 50 sous., .Toutes les annonce?ci-haut mentionnées sont «¦ « 6 insertionf consécutivee pour le pria de 4 payees.CARNET MONDAIN $1.00 AUTOMOBILES CHAUFFEURS mécaniciens demandés.Suiver les cours, jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cours privés pour dames.S’ad.Coulombe, 41)8 Demontlgny Est.Tél.i .st 4344.PROPRIETE A VENDRE ALEXANDRE DUPUIS COURTIER, immeubles, et agent financier (établi 1897).Propriétés administrées économiquement.Pour achat, vente, échange, consultez gratuitement notre “Information Immobilière’', 43 Place d'Armes, prés Craig.A LOUER MAISON D’BTK à loüor il Como, 7 plècrs, Lain, mimbléc ; sur le lac dis Deux-Montagnes, 5 minutes de la gare.S’adresser au Dr Arthur (iareau, Homo, ou téléphone St- Louis aaoi.DIVERS ________________ A CEDER tout de suite, excellent poste pour médecin et pharmacien, clans une petite* ville de 3,000 âmes, 10 à 12 mille dollars touchés par an.il faut connaître la chirurgie.Présentation à la clientèle* si nécessaire.Déjà un confrère, une pharmacie.Pays de pêche et de chassé.Plusieurs compagnies de bois.Usine électrique*.Communiquer au bureau du journal pour détails supplémentaires très intéressants.Ecrire au casier 20 “I^c Devoir’\___________ “1 m ËS DE L'ARGENT à Ü maison.Voui pouvez gagner ele à $2 ele l’heure en écrivant cartes d’étalage ; 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cette expositmn sera annoncée dans tous les journaux principaux «le Montréal, Elle aura lieu à Montréal, dans la salle «lu marché St-Jean-Baptiste, angle Rachel et St-Laurent.La date sera publiée plus tard.La Ferme Avicole Yamnskn, St-Hyacinthe, Qué.Arthur S.fomeuu.propriétaire.pmx SIM » IAF\ p Dernier tramway pour St-Vincent de Paul à 1.10 a.m.De St-Vincent de Paul au chemin Créma* fie (Youville).Service *dc— 20 min.de 5.45 a.m.à 6.05 a.m.15 min.de 6.05 a.m.à 6.20 a.m.10 min.de 6.20 a.m.ft 8.37 a.m.15 min.de 8.37 a.m.a 5.10 p.m.10 min.de 5.10 p.m.à 7.37 p.m.15 min.de 7.37 p.m.à 12.07 a.m.18 min.de 12.07 a.m.à 12.25 a.m.25 min.de 12.25 a.m.à 12.50 a.m.40 min.de 12.50 a.m.à 1.30 a.m.Dernier tramway de St-Vlncent de Paul il 1.30 a.m.ST-LAURENT ET CARTIERVILLE Des avenues Moflt-Royal et du Parc.Service de— 20 min.de 5.00 a.m.à 10 min.de 6.00 a.m.à 20 min.de 7.40 a.m.à 10 min.de 1.20 p.m.20 min.de 6.40 p.m.ti 40 min.de 11.00 p.m.à Voitures partant à 12.10 a.m.seulement.Dernier tramway pour Carticrvillc à 1.00 a.m.De Carticrvillc.Service de— 20 min.de 5.45 a.m.ft 6.45 a.m.10 min.de 6.45 a.m.ft 8.25 a.m.15 min.de 8.25 a.m.a 8.10 a.m.20 min.de 8.40 a.m.à 5.00 p.m.15 min.de 5.00 p.m.à 5.15 p.m.10 min.de 5.15 p.m.à 7.25 p.m.15 min.de 7.25 p.m.à 7.10 p.m.2(1 min.de 7.40 p.m.ft 11.40 p.m, 40 niln.de 11.40 p.m.ft 1.40 a.ir».Dernier voyage de Carticrvillc à 1.40 a.m.BOUT DR LT LE Lasallc et Notre-Dame.6.00 a.m.7.40 a.m.4.20 p.m.6.40 p.m.11.00 p.m.1.00 a.m.a) 11.20 p.m.-12.00 minuit, pour Snowdon’s Junction Des rues de— 60 min.de Des rues delà min.de 30 min.de 15 min.de 30 min.de Service 5.00 a.m.à 12.00 minuit.TETRAULTVILLE Lasalle et Notre-Dame.Service 3.00 a.m.ft D.ftO a.m.0.00 a.m.à 3.30 p.m.3.30 p.ih.à 7.00 p.m.7.00 p.m.à 12,00 minuit.POINTE AUX TREMBLES (par Notre-Dame) De la rue Notre-Dame et 1ère avenue.Se*'-vice de— 15 min.de 5.15 a.m.ft 4.00 p.m.! 7 min.de 4.00 p.m.ft 6.45 p.m.j 15 min.de 6.45 p.m.à 12.30 a.m.30 min.de 12.30 a.m.ft 1.30 a.m.Dernier tramway pour Pointe aux Tremble»' à 1.30 a.m.Dernier tramway de la Pointe aux Trembles ft 2.00 a.m.De 5.15 p.m.à 6.45 p.m., tramways suppléa menUires de la Place d’Arm»».LOEWS ALICE BKADY dans “THE BETTER HALF” Inc hlMnlrr qui voUft fnlt pli’urrr rt rire, n*at* 'ou.lui.,* heureux, “MONEY TALKS” 11,1 sourire, un rire NOtîV 1.1.1.US CANADIENNES D'ANCiI.ETERRi: AU I OEW8 "HELP POLICE” l.omertle mtmlcnle de Imule pnrlee nre-renlée pur Al.Uyai», .lurk Burton et Winnie Hall, 9—Artearft—4) ÉülTf J* J.*Tn I "»•«! Weed.,t Ke*iil *t Mark Donrmirl ' Jeaal* Herd Canadian National Railways UN CHANGEMENT D’HORAIRE sera effectué dans la subdivision do MONTFORT le I mai 1919 et dans les subdivisions de GRENVILLE et du TERMINUS DU TUNNEL le 5 mai 1919 Four tous renxeigiieinenls s'adresser aux agents des billets.Pacifique Canadien UN CHANGEMENT DANS L’HORAIRE DES TRAINS sera fait le dimanche.1 mai 1919.Four tous renseignements s'adres-ser aux agents des billets.GRAND TRUNK sysTem CHANGEMENTS DANS L'HOF.AIRE Un changement d'horaire sera effectue le f mai 1919.I.cs agenls ont niHinlonanl tons les renseignements.ST-DENIS1,™, t.RS MKNMmUt HR < HEVKWE *' mwliny., «p'.rl.t pn,,t-trnip« dr UOlIfM (fltiddli'n «iENKRAI.IMSANO C».I Ifrur.Itdllrn.MONTAMUK LOVE Thr llouftli Nrck t harll, Chaplin.Haudinl.PatM FrmVtiNCK DE QUEBEC., diatr de Montreal, Cour supérieure •U IL — Solomon Sinclair el Mr ! ham .Sinclair, épiciers et marchai! j de farine en gros, faisant affaires xnrklisons les nom el raison I riale île .Sinclair Brothers, du méi i Heu.demandeurs, vs \l.Sehaebt L.Scharhtcr et B.Srhaehter, ht lungers, et Dame M.S.K air., épot de M.Srhaehter, et ledit M.Schai ter pour l’autoriser aux fins r présentes, tous des cité et ilislr de Montréal, défendeurs, tl est i donné aux défendeurs !.Schncli ri B.Srhaehter de Comparaître di le mots.T.DEPATIE, député nro notaire.(Montréal, îèj .t Cotti tliuniqué), 4ftwm»stfrère& Une vente sensationnelle de laine 2,000 LIVRES DE LAINE D’AUSTRALIE EN BALLES DE 2 ONCES La meilleure laine sur le marché pour le tricot à la broche ou au crochet.Un heureux achat nous permet d’offrir cette laine en balles de DEUX ONCES pour le prix d’une.Désirez-vous vous faire un gilet-tricot ou un chandail ?.Profitez de cette chance extraordinaire de vous avoir un su- J perbe chandail à moitié prix.j MÉ " Avec chaque livre de laine nous donnerons une feuille avec toutes les indications pour faire un très joli chandail au crochet.Nous avons cette laine dans 30 couleurs différentes.Rappelez-vous : 2 onces pour le prix d’une.COULEURS : Blanc Cardinal Marine Noir Vert Réséda Mais Lilas Copenhague Vieil or Améthyste Vert golf Turquise Rose pâle Brun Wisteria Argent Vieux rose Jaune Kaki Rose foncé Orange Rose Fraiae .59 Bottines pour hommes GRANDE VALEUR L» «SI- BOTTINES pour hommes, chevreau noir, genre Balmoral, forme large ou pointue, en noir ou brun pourpre à couture Mac-kfty.Pointures «le 5¥j à 10.Occasion du vendredi 5.45 Au rez-dechaussée.AU TROISIEME CARPETTES en velours Wilton, sans couture, choix de dessins et très belle valeur.Grandeurs— 7.G x 9 pieds.Val.40.00.Spécial 32.50 0 x 10.6 pieds.Val.49.50.Spécial 42.50 9 x 12 pieds.Val.55.50.Spécial 47.50 U).(i x 12 pieds.Val.03.50.Spécial 55.50 10.0 x 13.0 pieds.Val.74,50.Spécial 07.50 12 x 12 pieds.Val.77.50.Spécial 69.50 12 x 13.0 pieds.Val.85.00.Spécial 75.00 LE FELTOL Couverture de plancher peu coûteuse et la tout laine.meilleure valeur qu’il y a sur le marché, dessins de fleurs et de tuiles, qualité durable et de belle apparence.La CJQ COTON A DRAPS UNI, non blanchi, fabrication canadienne, qualité pesante, 2 verges u> de largeur.Rég.1.10 .59 la verge pour.Pas de commandes par poste ou téléphone.Au rez-de-chaussée.VALEURS SPECIALES en fait de pantalons pour hommes, très bien finis.5 poches et passe-ceinture, bord uni ou relevé.En tweed rayé B?gris.En tweed diago- O nul brun.«SxW En tweed Wors- ^9 ChCZ ted anglais rayé gris v En vécuna noir 6.90 Au rez-de-chaussée.verge carrée.Au troisième.Très spécial pour messieurs SOUS - 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