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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 18 mars 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1919-03-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME X.— No 64 MONTREAL, MARDI 18 MARS 1919 ¦' ".TVrl- ¦ " - DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.* 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 8121 < Administration, Main 818S Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! UNE AME D’APOTRE Toute vie tjui s’éteint parait aux survivants réclamer une apothéose; c! d'ordinaire, ils la décernent sans marchander, parce qu’ils veulent mcllre à leur portée une gloire facile qu’ils espèrent bien un jour conquérir.te ne crains pas de mériter ce reproche en venant déposer mon .hommage filial auprès de la tombe de Al.l’abbé Narcisse-Amable Troie, supérieur général de Saint-Sulpice à Montréal, décédé paisiblement, samedi matin, dans sa modeste chambre du Séminaire de la rue Notre-Dame.Sa vertu et son mérite manifestent si visiblement la main de Dieu dans Thistoire de cette âme d’apôtre que c’est-plutôt la louange de l'Auteur de tout don qui s’en échappe de toutes parts.Né à Saint-Remi de NapierVille, le 3 avril 1843, il trouva au foyer domestique des traditions d’honneur, d’urbanité, d’intégrité noble et fière, comme on savait en trouver chez nos ancêtres qui furent un “peuple de gentilshommes”.Il reçut une culture peu commune dans ce cher Collège de Montréal qu’il aimait tant.11 songea à se donner a Dieu; et il ne perdit rien des avantages que son heureuse nature et son éducation lui avaient départis.Sa vocation est tout simplement l’èpa-uouissement progressif d’une intelligence aimante et librr qui s’ouvre de plus en plus au soleil de la grâce, comme une fleur vigoureuse, plantée sur une terre propice, environnée par des soins habiles, abritée des orages, vivifiée par la rosée, grandit, se développe, se colore, se parfume aux chauds rayons du jour.Ses camarades l’estiment et l’élisent Préfet de la Congrégation de la sainte Vierge; et dimanche dernier, dans la chapelle des Congréganistes, derrière la sombre muraille de pierres de la rue Sherbrooke, les élèves actuels, ses fils, et ses jeunes confrères, récitaient à leur réunion hebdomadaire l’office des morts pour celui qui présidait aux assemblées eu 1863.Devenu clerc, il fut ce lévite parfaitement distingué qui allait servir à ia cathédrale.Son évêque le remarqua, et sachant qu’il voulait fuir 'l’éclat pour s’enfouir dans l’obscurité de la vie commune, il lui fit des ouvertures pour le garder dans les rangs du clergé séculier: mais l’abbé Troie avait d’autres vues.Déjà, il avait été frappé par cette vie du Séminaire, cette demeure austère, où les études sont longues, la prière presque ininterrompue, le silence rigoureux, les délassements rares.Il aspirait à jouer le rôle de l’un ou l’autre de ces maîtres admirables de Saint-Sulpice qui enseignent les sciences sacrées.Qui ne sc rappelle un de ces vieillards blanchis au service des lévites?La bonté, d’une part, la confiance, de l’autre, unissent les coeurs dans la plus douce intimité.Le vieillard nous montrait Notre Seigneur, sauveur des individus et .sauveur des peuplés, nous donnant pour devise: Les âmes! l’Eglise! la Patrie! Dieu! M.l’abbé .Troie entend l’appel qui fait les Suipiciens et part discrètement pour Paris avec M.le Supérieur Grauet qui avait pris son .Uune disciple en singulière estime.Il s’en fut à ce Séminaire, où l’on rencontre des clercs accourus non seulement des provinces, mais de plusieurs contrées de l’Europe et de TAimcrique.Il attribuera à son séjour dans, cette maison le meilleur -de sa formation.Dans ce milieu il poursuivit avec une merveilleuse rapidité son développement intellectuel et moral.C’est là qu’il devait acquérir ces qualités précieuses que Ton retrouvera chez le professeur de philosophie et de théologie.Mais il allait surtout s’initier à la vie sulpicienne.Et certes, sulpi-ucn, le cher abl>é Troie le fut de toute son âme! Avec quel zèle il a mis constamment eu pratique ce que AI.(Hier demande à ses fils: “Il faut qu'un sulpicicn vive intimement uni à Dieu, par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ”.Au fond, c’est la réédition des axiomes de saint Paul.Par Jésus-Christ, avec Jésus-Christ, en Jésus-Christ, nous devons adorer Dieu, le prier, lui offrir nos expiations.Toute la religion de la Compagnie est là.“Una spes omnium, una meditatio, unnm e.ierciUuiu".Acceptons ce fil conducteur et suivons l'abbe Troie dans les fonctions multiples qu'il remplira pendant les cinquante années de son sacerdoce; et nous verrons qu’il fut sulpicien jusqu’aux moelles.A son retoqr d’Europe, il est nomme professeur de philosophie, il eut bien des élèves distingués.' L’un -d’entre eux lui survit; au Collège de Montréal, il continue d’être un “excitateur d’intelligences” qui stimule l'ardeur des élèves de rhétorique, leur faisant au besoin conquérir le prix si envié du Prince de Galles.Tous nos anciens le reconnaissent et lui témoignent un peu, et même beaucoup, de cette vénération que nous gardons pour le Père Troie.Puis tour à tour M.l’abbé Troie enseigna le dogme et la morale.La pénétration de son esprit le portait aisément jusqu'à certaines cimes élevées de la dogmatique.L’équilibre de sa raison le servait heureuse-imcnt en morale.11 avait du reste compris que toute science rend témoignage à Dieu et -à son Verbe et il voulait les cultiver toutes afin d’avoir des clartés sur chacune.* Mais bientôt, il devait aller porter .lu service des âmes dans le ministère toutes ces belles qualités et ses connaissances.Fatigué dans l’enseignement, U allait remplir les fonctions de vicaire à Saint-Jacques au mois de septembre 1880.(’/est à ipartir de cette date que le public montréalais, que les hommes surtout vont bénéficier de tous les dons qu'il avait reçus en partage.Ms rechercheront bien vite les conseils de cet homme d’une prudence consommée, d’une intelligence ouverte, très informée des besoins actuels, nullement fermée aux innovations que Ton redoute parfois à Saint-Sulpice.Chargé de la Congrégation des hommes, il se dépensera à sa direction pendant plus de huit ans.Curé de Saint-Jacques en 1894, il fut apprécié de tous ses paroissiens par son désintéressement, par son dévouement sacerdotal.On sentait qu’il avait une conscience intime de sa dignité et de son honneur, de sa dignité d’homme et de prêtre, de son honneur humain et de son hopneur sacerdotal.Il avait une disposition réfléchie et naturelle au respect, cette vertu devenue si rare et dont “l’Eglise est la grande école”.Dans ses rapports avec l’autorité, il respectait, dans l’autorité, l'autorité elle-même; il était plein de dédain pour toute flagornerie que d’aucuns, âmes de courtisans, voudraient cyniquement ériger en système.Au mois de mars 189ô, il était promu à la cure de Notre-Dame.On le retrouve dans ce cher sanctuaire national avec le même zèle pour les âmes et le même souci de donner nux fidèles le spectacle de grandioses cérémonies religieuses.Il entend la voix de sa conscience qui lui dit : éclate -à la vue d’une personne aimée.C’est que son âme de sulpicien retrouvait de jeunes disciples qui lui rappelaient les générations qu i avait connues au grand séminaire.D’autres honneurs l’attendaient; et certes, il en élait digne.Au mois de décembre 1917.M.l'abbé Lecoq, qui demeurera le modèle des directeurs du Grand Séminaire, donnait sa démission comme supérieur général de Saint-Sulpice.La maladie cruelle le clouait à sa chambre avec des douleurs indicibles.M.l’abbé Troie fut appelé à diriger la Compagnie de Saint-Sulpice 'à Montréal.Pour la première lois, un Canadien français était nommé à ce poste d’honneur et de responsabilité.Souhaitons pour le plus grand bien de l’Eglise canadienne et de la patne canadienne que la Compagnie de Saint-Sulpice à Montreal ne dévie plus de cette voie dans laquelle elle vient d’entrer ! C est un premier pas dans la bonne direction que les citoyens et le clergé de Montréal ont vivement apprécié.Avec le cher abbé Troie disparait une des plus nobles et des plus attachantes figures de notre temps.Ce fut une intelligence sûre et une àme exquise.Il a marqué de sa personnalité les choses qu’il a touchées.Prions pour que son oeuvre continue dans le meilleur sens de nos traditions nationales avec un homme de Dieu, sans doute, mais capable de comprendre notre âme et ses aspirations bien legitimes.Abbé Philippe PERRIER.BILLET DU SOIR FIDÉLITÉ.LA SESSION DE QUEBEC La Législature a fini son travail Les députés sont partis — M.Sauvé leur a parlé de l’affaire de Maisonneuve — “Je ne connais rien de cela”, dit M.Médéric Martin.PAR LOUIS DUPIRE.Québec, 18.—Avec un maximum de décorum et un minimum de députes e.t de conseillers législatifs, les chambres ont été prorogées,hier soir, par Son Honneur le lieutenant-gouverneur.Le cérémonial désuet a été suivi avec un respect scrupuleux : mais la députation en a témoigné bruyamment son amusement.Jamais les couvercles (les pupitres n’ont été rabattus avec plus d’ensemble et de fracas que contre M.Gouin, mais qui le suivent servilement on chambre.Le ministre des Travaux publics ayant demandé au chef de Topposi-lion d’avoir la force d’âme de porter courageusement la responsabilité de ses insinuations et de dire, s’il le savait, de quelles actions blâmables se sont rendus coupables certains membres de la députation, scs paroles onl été couvertes d’applau C’était un bon chien, grand, laid, avec des yeux très doux et un affreux pelage gris: il était de race incertaine, mais les chiens sont plus humbles que les humains, l’envie n’est jamais entrée dans leur coeur et Thistoire de leurs ancêtres ne les empêche pas d’être heureux en regardant leurs semblables.Il était fidèle jusqu’à la tyrannie: quand son inaitre sortait, il ne le quittait jamais.Et tout le long de la route qui bordait le grand lac, les autres chiens venaient lui chercher querelle, à lui, le passant.Tin-connu ; il avait un nom de conquérant ci ne se battait jamais.Le inaitre grondait César et César essayait de ne pas comprendre les défis de ses frères.César n'avait pas de defauts : mais il en est des chiens comme de certaines gens pour qui ia vie est bonne et qui n’ont pas d’ennemis: viennent les heures mauvaises et les envieux, le caractère change, les défauts surgissent.Des rats firent leur apparition dans le royaume de César.Et pour chasser les rats, un chat parut.Alors, ce fut lu guerre; César ne voulait pas de ce personnage félin aux yeux verts, il le poursuivait constamment et comme les rats dévastaient tout, le mailrc fut obligé d’éloigner César.Celui-ci était à peine parti qu’il revenait; sa fidélité inébranlable le ramenait toujours au logis.Après toutes sortes de tentatives pour éloigner César, le maître ne vit plus, comme moyen suprême, que de le faire disparaître à jamais.Par un soir d’été, un trop beau soir pour mourir, le inaitre parlil sur la route: le fidèle César le suivit.gambadant à ses côtés.Il alla vers la mort, comme nous y allons tous, sans en connaître : clic vint pour lui avec un peu de strychnine qu’il accepta sans défiance de la main de son mailrc.Tout de suite, son pauvre coeur de chien se mit à battre avec fureur, il se coucha dans Therbc, attendu.De loin, il vit son maître s’en retourner.El dans un suprême effort il le suivit, CHRONIQUE D’OTTA WA M.Meighen parle Il n’est ni aussi long ni aussi fort que d’habitude — C’est lui* qui a proposé la loi des élections de guerre — Discours de MM.Prévost, Parent, Maharg et Currie.lorsque le huissier à la verge noire, | crier : “Plusieurs de ceux qui ap ___A ~ mica, man t frit n- n 1 a md laçant an r»a iHIQITMÎ ü't SUTâieiTt dis-sements, ce qui a permis au dé- se traînant jusqu’au logis; ses yehx -Montagnes de s’é- glauques s’ouvrant et sc fermant puté des Deux- après avoir cérémonieusement frap pê à la porte les trois coups sacramentels et imploré, par l’intercession du sergent d’armes le droit de communiquer avec l’assemblée, a exécuté ses trois plongeons réglementaires.V Le tapis vert disparaissait, à ce moment, sous une neige de papiers coupés menu que les députés, qui retrouvent à la fin do chaque session Thumeur de collégiens, s’étaient lancés à la tète les uns des autres.Pendant près d’une heure, les deux côtés de la chambre avaient procédé à un bombardement intensif dont la paperasse officielle a fait tous les frais.L’orateur et le sergent d’armes n’ont pu évoluer qu’à leur risque et péril au milieu de ce feu de barrage.Au conseil législatif régnait le calme le plus parfait observé par quatre ou cinq conseillers législatifs dont notre maire qui étrennait son uniforme.Le protocole est observé là avec une religion un peu ridicule et peu s’en est fallu qu’un journaliste n’eût à passer sur le corps d’un fonctionnaire, quand il a eu besoin de traverser la salle, alors que la masse reposait douillettement sur les coussins cramoisis.Le lieutenant-gouverneur, accompagné de ses deux aides-de-camp, les majors Pelletier et John Roy, D.S.O., deux barres, était revêtu du grand uniforme.Les ministres guindés, étaient en habit, mais cette pompe n’avait pas attiré les foules : les galeries étaient à peu près vides et pas un seul invité d’honneur n’avait pris place sur le parquet.* # ^ Pendant tout le cours de la session, la nomination de M.Martin au conseil législatif et le souvenir des affaires de Maisonneuve, a fait courir sous le calme superficiel de la députation un courant de malaise.Telle était la session à son début, telle elle a été à la fin; elle s’est terminée peur ainsi dire sur le discours du chef de Topposition.Sa •let,lande d’enquête a été rejetée mais il a fait un d;scours digne et réfléchi.Pour le moment, le gouvernement paraît avoir g^gné la première manche puisqu’on a fait répéter au chef de l'opposition, .mus plusieurs formes, qu’il ignorait si Tun des membres du gouvernement avait profité de la transaction du Parc de Maisonneuve et que le premier ministre a pu dire Curé, s’ils sont mauvais ceux qui te sont confiés, convertis-les; s’ils sont phis tard qu'il accorderait une en plauidissent en ce dû se taire plus tôt.” Simple allusion aux confidences non sollicitées qu’il a reçues et aux amertumes contre le gouvernement que plusieurs de ses collègues ont déversées dangereusement dans son gilet.M.Taschereau reste le seul avocat qui puisse manier avec quelque souplesse les règles de la Chambre.Il est intervenu plusieurs fois pour ramener à ses moutons M.Sauvé, ce qui est une façon de parler puisque c’était en réalité pour l'éloigner ; de la députation, quand il parlait! en termes trop nets des exploiteurs de Maisonneuve.Le chef de Topposition a pré-,sente ensuite à quelque temps d’in- tour à tour, il ne comprenait plus ce qui se passait en lui: tout doucement il se dirigea vers le lac pour étancher la soif inexplicable qui lui brûlait la gorge.César dégringola la côte: il roula dans le lac tranquille, fil une grande lâche grise dans les reflets d’or du soleil couchant.et la ta-1 che, lentement, comme 1rs rayons du soleil, s’effaça.MOXIQUE.BLOC ¦ NOTES ‘Je ne connais rien.” M.le maire Martin a déclaré au tervalle les deux motions suivantes,! Conseil législatif, hier soir, qu’il nê dont la première a été rejetée sur | sait rien des affaires de Maisonneu- parfaits, montre-leur le divin idéal, Jésus, (tue nul n'égalera et vers lequel fous doivent tendre: dirige, éclaire ces religieux et ees religieuses : ils sont l’ornement du catholicisme par leur esprit de prière et de dévouement.M.le curé Troie fut sans doute un curé très attaché à son église, mais il faut surtout crucifié à son confessionnal.C’est la caractéristique de son ministère paroissial.Les hommes nombreux qui s'adressèrent à lui pour rechercher lumière et réconfort ne l’oublieront jamais Pas un de ses pénitents qui ne pût se croire Tobjet d’une sollicitude spéciale.Les justes lui furent chers: il aima les âmes fortes et droites qui sont la gloire et la joie de Dieu; il se passionna pour les âmes fragiles, les âmes tentées, les âmes tombées parce qu'ils voulaient rétablir en clics la vie du Christ.11 élait bon pour tous; il connaissait Tendroil •cm coeur mi il fallait frapper;, et le trait manquait rarement son but.Qui aurait résisté au spectacle de son assiduité au confessionnal, de sa régularité, de sa ferveur, de sa modestie dans la prière?Les âmes se laissaient prendre dans ees réseaux faits de mansuétude, de dévouement, de cordialité, d’à-propos.de simplicité, de bonhomie.Mais s’il était bon envers tous, sa bonté universelle avait un caractère plus touchant à l’égard des prêtres.Il y avait dans l'accueil qu’il leur faisait plus que de la bienveillance: il y avail de la cordialité, cette joie du coeur qui quête à quiconque, que ce fût le chef de Topposition ou un autre, qui porterait des accusations spécifiques et suffisamment motivées contre le gouvernement ou Tun des membres de la députation.L'impression, qui semble se dégager de ce débat, c’est que le public conclura que Taftaire de Maisonneuve ayant été soulevée en Chambre, dans un discours élaboré.l'échafaudage de la preuve s’est trouvé trop faible pour que le chef de Topposition osât s'y appuyer pour porter des accusations directes.Le député des Deux-Montagnes a parlé longuement, mais son discours a été intéressant.Il pense que le premier ministre estime autant un homme qui l'attaque visière levée que ceux qui essaient de le poi- Îlnarder dans le dos.C'était une al-usion à certains membres de la députation qui ne se gênent pas pour exprimer leur t essêntiment division et la deuxième parce qu’elle a été déclarée hors d’ordre.La dernière n’a été présentée qu’a-près la réponse de M.Gouin.“Que la motion en délibération soit amendée en en retranchant tous les mots après “que” par les mots suivants: “Cette Chambre, tout en se déclarant prête à accorder à Sa Majesté les subsides, regrette que le premier ministre et ses collègues du conseil exécutif aient recommandé ¦à Son Honneur le lieutenant-gouverneur d’appeler le maire de Montréal au Conseil législatif." “Que les mots après “que” dans la motion principale soient retranchés et remplacés par les suivants: "Que cette Chambre, tout en consentant.à voter les subsides à Sa Majesté, invite le gouvernement à instituer une enquête par commission royale sur les déclarations qui ont été faites par M.Médéric Martin, candidat à la mairie de Montréal ¦n 1916 contre la Législature et au sujet des affaires municipales de Maisonneuve ainsi que de certaines transactions immobilières.” M.Reid, ancien maire de la ville objet de tout ce mal, a répondu au chef de Topposition.Il lui a reproché de n’avoir pas mis son siège au jeu pour demander une enquête et de n’avoir pas nommé les coupables, mais il a été désarçonné par une question à brûle-pourpoint du député des Deux-Montagnes qui lui a demandé de nommer les directeurs de la Viatwillc Land Company, lui qui les connaissait, ayant été maire de ia ville de Maisonneuve au moment où ils négociaient avec cette municipalité.M.Gouin a terminé le débat.TJ a été bref et très catégorique : “ Depuis deux mois, a-t-il dit, le chef de Topposition laisse entendre qu’il doit réclamer une enquête au sujet de l'affaire dp Maisonneuve.D’après ce que je vois, après avoir pris connaissance de la motion du chef de l’opposition, il ne demande même pas une enquête.Par sa motion, il ne fait que demander de blâmer le gouvernement de la nomination du maire de Montréal au Conseil législatif.“ ?«e chef de l’opposition a présenté î.’.isd des requêtes portant ve.C’est fort possible.Mais ce (pie tous les contribuables montréalais savent, pour leur part, c’est que M.Martin, au cours de sa dernière campagne électorale, a cent fois parlé des affaires de Afaisonneuce, et.s’il n'en savait rien, à l’époque, a fait montre d’une audace ineom-narable.Nous avons maintenant Taveu du personnage lui-même qu’il parlait alors d’un sujet dont il ne connaissait rien.la?s contribuables feront bien, à la prochaine élection, — puisqu’il paraît que M.Martin sera encore candidat, — de se rappeler que M.le maire parle souvent de choses qu’il ignore.Content de soi Al.Meighen a avoué il y a quelques heures avoir été l'auteur de la fameuse loi des élections de guerre.Il en tire même beaucoup d’orgueil.M.Meighen a un beau talent, mats il Ta fort mal employé cette fois-là et d'autres fois aussi.D’une grande logique, il va jusqu'au bout de Paib-surde, quand il s’y engage, et, depuis 1914, il ne s’est pas fait faute de s’y engager maintes fois.M.Meighen est un exemple vivant de ce qu’une idée fausse peut faire commettre de bévues et d’erreurs à un homme par ailleurs remarquablement doué.Tout arrive On ne reconnaît plus le Soleil ni VEvcncment.Ils sont à débattre de ce temps-ci dans des articles où ils se donnent la réplique, le plus aimablement du monde, les conditions auxquelles le Québec pourra faire une alliance politique avec Intnrio, à Ottawa, et faire entrer de ses députés dans un nouveau ministère, qui s’appellerait sans doute le ministère White-Lemieux.Ni Tun ni l’autre ne paraissent douter de la praticabilité de cette alliance.A lire entre les lignes des deux journatix, on saisit même qu’il ne s'agit plus que de débattre les conditions, qu'on est d’accord sur le principe.L'Evénement excuse presque l’attitude des libéraux en 1917, quand il écrit; "La politique du magnifique isolement de notre province et de notre élément est PAR ERNEST BILODEAU.Ottawa, 17 mars.M.Arthur Meighen s’est fait entendre et il a répondu à M.Fielding, si Ton peut appeler réponse à un long e.t substantiel discours une brève et incomplète allocution d’une petite demi-heure.On nous a changé notre Meighen on bien il fonctionne au sein du cabinet une secrète sourdine qui atténue les angles ej modère les éclats de voix.Bien qu’il se soit exprimé avec son ordinaire correction et son extraordinaire subtitlité des vieux jours, le “bras droit” de M.Borden n’a pas soulevé le morceau comme il avait coutume et son vieil adversaire peut se sentir encore très vivant politiquement.Le tomahawk du Portage-La-Prairie s’est émoussé pendant la trêve unioniste, ou son propriétaire le manie d’une main bien débonnaire ; mais nous sommes dans une époque de transition où il ne faut s’étonner de rien.Le reste de la journée s’est ressenti de ce début sans relief, et tour à tour M.Prévost, de Terrebonne, M.Geo.Parent, de Québec-sud, M.Maharg, de l’Ouest en général, puisqu'il est président du Conseil d’A-griculture du Canada siégeant à Winnipeg, et finalement 'le colonel Currie, ont mené tranquillement le débat jusqu’à dix heures, alors que M.Currie, ayant d’assez importantes choses à dire, a demandé à continuer mardi, ce qui a eu pour effet de mettre fin à la séance.* * w Celle-ci avait commencé par une question de M.Murphy, au sujet des accusations portées devant la législature de Québec par le général Smart.Sir 'Thomas White a dit que cette question n’est pas dans Tordre, parce que le pouvoir fédéral ne doit pas s’immiscer dans les débats provinciaux ; cependant, puisque la question est posée on lui permettra bien d’y répondre.Ces accusations ne sont pas nouvelles et dès 1916 le gouvernement a chargé le colonel Bruce, éminent médecin de Toronto, de faire une enquèle qui a exonéré les accusés, ce qui n’empêche pas des allusions fréquentes à cette vieille affaire par des gens mal renseignés.M.White profite de l’occasion pour louer le dévouement et les qualités administratives de M.Per ley.qui a rendu, dit-il de grands services au pays pendant toute la durée de la guerre.Dans la politique, lorsqu’on fait Célogc d’un homme, c’est ordinairement qu’on est sur le point de s’en débarrasser; te le bouquet offert aujourd’hui par M.'White ajoute à la vraisemblance de la rumeur qui désigne M.Lloyd-Harris, de Toronto, comme prochain commissaire canadien à Londres.M.White a aussi donné lecture d’un câblogramme de M.Perley expliquant les désordres du camp de Kinmel et défendant la réputation d’ordre et de discipline des troupes canadiennes, impatientées par des délais et des inconvénients inévitables.Puis une question de M.Sinclair fait déclarer offi-ciellement à M.White que le successeur de Tauditeur-général est son assistant, M.Sutherland.LE DISCOURS DE M.MEIGHEN M.Meighen s’est levé ensuite, paraissant toujours un peu débile, mais le regard vit et sachant être intéressant et précis dès les premiers mots.Il dispose en peu de mots d’une accusation portée contre lui l’autre jour par M.Duncan Ross; celui-ci a rappelé qu’avant 1911, M.Meighen avait proposé une mesure à tendance libre-échangiste.” C’est exact, admet le jeune ministre, et je n’aurais rien à redire au rappel de.mon honorable ami s’il avait donné le texte exact de mes paroles; cependant, je n’ai rien à changer à ce que je disais alors, et ce n’est pas moi qui ai changé, car je ne me souviens fias d’avoir été bien appuyé alors par mon ami dans cette politique, qu’il défend si ardemment aujourd’hui: je crois qu’il appartient à l’école de ceux qui sont plus exigeants dans Topposition que lorsqu’ils se trouvent chargés des responsabilités du pouvoir.” Puis le ministre de l’Intérieur passe à M.Fielding, qu’il complimente tout d’abord pour la vigueur physique et morale qu’il a su conserver.Son discours a été fort intéressant, bien qu’on en puisse dire que le député (îe Queens-Shelburne a montré plus d’habileté dans la présentation de ses arguments que de discernement dans le choix qu’il en a fait.Il a dit par exemple qu’il est temps que le parlement recouvre la liberté de parole, ce qui voudrait dire que les députés sont empêchés d’exprimer librement leur pensée rien n’est moins exact, dit M.Meighen, qui trouve même qu’il existe dans le parlement actuel une liberté de parole, une indépendance d’esprit qui fait à bon droit Tclonnement des vieux parlementaires.Pour ¦ appuyer sa prétention par un exemple, AI.Fielding a fait allusion au débat de Tan dernier sur les litres honorifiques et il a tenté de répandre l'impression que sir Robert Borden avait arboré alors des façons de dictateur et pris une attitude tyrannique.Encore là M.Meighen diffère d’opinion avec son adversaire du moment; il explique le côté constitutionnel de Taffaire: lorsque le moment du vote arriva, le gouvernement avait déjà pris dé cision: il ne pouvait pas laisser le parlement modifier sans façon les traditions qui gouvernent les relations entre la mère-patrie et des représentants de Sa Majesté au Canada: de plus, le caotnet avait consulté là-dessus le gouvernement tm- (Suite à la 2c page) tant d’avance de la lui accorder.On aurait cru que le champion orangiste, fort de ses affirmations et de ses dossiers, accepterait l’offre d’emblée.iPas du tout.Il s’est défilé prudemment.Sans doute jnge-t-il que, la calomnie ayant fait .son oeuvre, il serait maladroit de anglaise et leur remplacement par sa part de fournir au ministère et des députés libéraux de langue à ceux qu’il a mis en cause Tocca-française.Nous disons bien, “des sion de réfuter point par point* de libéraux de langue française".H sc ruiner nos efforts et ceux du grand chef libéral pour maintenir l'entente entre les deux races dans les , autres provinces.” Et voilà.Il ne ; faudra donc pas être surpris si Tun ! de ces quatre mains nous appre-I lions le départ du cabinet de quel-| ques ministres unionistes de langue passe de ce temps-ci de bien intéressantes choses, il se tient de curieuses conversations dans les coulisses.Scandales vaut une commission d'enquête, tout ce qu'il a dit et qu’il n’a pas prouvé.C’est du reste le procédé classique des loges orangistes, comme de leurs gazettes, à commencer par la Sentinel.“Etant leur chef, il faut bien qu’il les suive”, peut-on dire de M.Hocken.On ne voit plus guère de mention, dans les journaux américains, du , Un catholique anglais scandale de New-York, où des offi- ; , cs dépôrhes d.Elirope ont signa- ciers de manne nnt A1 < l lé laconiquement, il y a quelque ( avoir reçu près ,1e Mit),000 pour ,rois semaines, la mort presque sou-donner des postes de faveur a des (iai,ne A (lo sîr \llirk‘ svkes.jeunes gens désireux d éviter les tranchées ou le service à des en- attaché à la délégation britannique ., , ., .u I au congrès de Versailles.C’était un droits dangereux.Les dépêches ne (|éputé anglais qui avait semr «.nvn uum retmerus nonam *.,,,,.* \ les sign alu res d’électeurs de Mont-',,r"' politique absolument imipohti réai.Je ne puis pas parler de ces requêtes parce qu’elles ont été déclarées hors d’ordre, mais je puis dire, par ce que j’en ai vu dans les journaux mie pas une seule demande régulière d’enquête n’a été faite.Ces requêtes, d’après ce qui (Suite à la 2e page) pie.Elle n’a jamais été la nôtre.Elle n’esl pas non plus, nous le savons, celle du parti dont le Soleil est Torgane et ce n’est peut-être pas pour l’avoir voulu .sciemment que quelques-uns de ses amis ont contribué nux dernières élections, par leurs connivences de pensées et de paroles avec les nationalistes, à parlent plus du tout, non plus, d'un scandale analogue révélé à Chicago, à la station d’entraînement des marins des grands lacs, il y n quelque deux semaines.Cela, pourtant, était intéressant, en ce que nous y trouvions une preuve de plus qu'en pays de sentimenls très favorables aux Alliés, il s’est commis tout autant d’abus, sinon davantage, tors de l’appel en service commandé des conscrits, que dans le Québec, où, pourtant, on u dit que nous avions le monopole du deloyalisme, du progermanisme, de la poltronnerie et le reste.Les affaires de Québec et de Montmagny paraissent néanmoins n'être (pie peu de chose à côté des scandales de New-York.Le cas de M.Hocken Le directeur de la Sentinel, qui est aussi député à Ottawa, a lancé des accusations très graves contre la commission du service civil, il y a peu de temps.iM.MacLean lui a répondu au nom du ministère, Tin-vitant à demander une enquête sur tout ee dont il se plnigmét, promel- a peine quarante ans et dont l’avenir était brillant.Les câblogrammes du temps onl oublié de nous signaler (pie sir Mark Sykes était catholique.Tl était à vrai dire le chef de file des douze députés anglais catholiques à Westminster; maintes fois il releva en pleine Chambre des Communes des attaques contre la religion à laquelle il appartenait.C’est lui qui, Tan dernier, lorsque Carson tenta d'attribuer A Benoît XV la responsabilité de l’attitude du clergé catholique Irlandais contre la conscription, mit Thomnie de mister en demeure de prouver ses allégations.Et, comme l’autre restait pris de court, sir Murk Sykes le tourna sur le gril en lui rappelant ses manoeuvres déloyales contre le Home Rule.Une autre fois il founilla également la bande North-cliffe qui voulait faire de l’anti-papisme.11 était sympathique, dit un journal irlandais, aux réclamations politiques de l’Irlande et scs coreligionnaires de ce pays devront regretter sa mort prématurée.G.P.MERCREDI SOIR au Monument National, sous les auspices de “l’Action française”, conférence de M.Armand Lavergne sur “la loi Lavergne”.Présidence d’honneur de M.Victor Morin.Allocution de M.Hervé Roch.(Voir détails dans l’annonça \ t LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 18 MARS 1919 VOL.X.— No 64 LETTRES AU “DEVOIR” SSSSî; -= Nous ne publions que des lettres signées, ou des communications accompagnées d’une lettre signée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre note définitivement.POUR lesT CULTIVATEURS Monsieur le réducteur, U y a quelque temps, il a paru dans la “ Presse ”, sous la signature “ Un ami des cultivateurs ”, une lettre de protestation contre les accusations que les cultivateurs sont des profiteurs et qu’ils se sont enrichis pendant la guerre en vendant leurs produits à un prix trop élevé.Je suis certain que tons les cultivateurs se réjouiront d’apprendre qu’ils ont au moins un ami qui, je l’espère, continuera à les défendre à chaque fois que l’occasion s’en présentera, et on sait qu’elle se présente souvent.Mais une , hose m’intrigue cependant, et je me demande pourquoi mon " A mi ” n’a-t-il pas signé de son nom véritable, et ne nous a-t-il pas fait connaître sa profession, attendu que je ne vois rien de gênant à se proclamer publiquement l'ami de la classe agricole ?Mais revenons à la vraie question.Ceux qui nous accusent d’être des profiteurs ne savent donc pas que.nous, cultivateurs, nous ne jouissons pas meme, de l’avantage de fixer le prix de nos produits.Prenons, par exemple, les produits laitiers.Vous expédions notre beurre et notre fromage à Montréal et l’acheteur de là-bas, après en avoir déterminé le prix et avoir retenu les profits qui lui conviennent, nous fait parvenir ce qui reste du produit des ventes.Il en id di même des volailles •( des oeufs.Quant au bétail vivant, le commerçant d’animaux se présenté chez le cultivateur et il fait des offres suivant tes profits qu’il entend réaliser.Si nous vendons au boucher de noire localité, c’est toujours celui-ci qui fixe le prix de meme que c’est le marchand qui fixe le i>rix des oeufs lorsque nous lui en vendons.Comme on le voit, nous sommes loin d’étre des prnfi-leurs.S’il est vrai qu’on nous a paqé notre fromage plus cher pendant la guerre, nous n’avons pas pour cela fait pins dlargent, même me'ns, puisque d’après un communiqué de la ferme experimentale.d'Ottawa, paru dernièrement dam.les journaux, le coût de la nourriture de la vache laitière a augmenté plus en proportion que le prix du fromage.Au sujet de la production agricole, mon “ Ami ” dit : “ Le gouvernement g a contribué un peu.” Quant à moi, je ne saurais mieux dire que de reproduire ici les paroles que Mgr Béliveau, archevêque de Sl-Boniface, a prononcées à l’occasion de la conférence du B.P.Louis Lalande, qui a eu lieu dernièrement à Montréal Je cite : “ .Et nos cultivateurs sont en route vers les sommets de leur noble profession.On peut les calomnier dans un monde qui les ignore, mais les dernières statistiques faites au sujet de la campagne de production intensive prouvent qu'eux savent agir quand les autres ne font que parler.” Que les blancs-becs qui font partie de la députation du Québec et qui ont pour principe d’attribuer an gouvernement de.leur choix tout le bien qui se fait dans le domaine agricole, en prennent leur parti.Mon “ Ami ” termine par allusion à ta fréquentation scolaire et il réduit à néant les prétentions de nos détracteurs qui se plaisent à jeter de temps en temps des pierres dans le jardin du cultivateur.Mais les tenants de la contrainte scolaire sont-ils bien sûrs que le mal réside dans ce que l’enfant ne fréquente pas l’école assez long-temps on si la cause n’en est lias plutôt que l’on vise trop à faire des savants et que Von bourre le crâne de l’enfant d'une foule de ; matières qu’il ne devrait pas ap- \ prendre, pour la bonne raison qu’il or les retiendra pas et qn’ainsi Von j fatigue inutilement le cerveau de '' l’enfant qui soupire après le jour où il abandonnera l’école pour fronder ses livres.FA puis, si de deux maux il faut choisir le moindre et s’il est ores- \ que généralement admis que l'homme instruit ne travaille pas aux champs, ne serions-nous pas jnsti-1 fiables de conclure que le manque d’instruction poussée chez le cultivateur obvie ér un plus grand mal.celitl de la désertion des campagnes, qui cause pourtant déjà assez de souci à nos hommes instruits ?UX CULTIVA TEVR.LA SESSION DE QUÉBEC (Suite de la Ire page) I.» mtlMfnre et I* pim belle maleon pour moi.ent cell* où j'aime le plus vivre : dans la mienne ! AVEZ - VOUS L’INTENTION DE BATIR CE PRINTEMPS ?Occupez-vou» de* demarche* préliminaire* maintenant, tandia que mua aval amplement le temp* de le fair* ¦an* rou* preaaer.Noua roua invitons à non* consulter relatlvemrnt aux moyens.De* esquisses et devis sont fourni* cratultement aux personnes de bonne fol st qui sont disposées à bâtir, sur les bords du bac, dun* l’un quelconque des faubourga-iardins de Mardi desservi* par dra mnyrna de communication rapides ! “au boulevard Marcil'’.à Dixie, cité de bachine ; aux “Jardina de la Haie de Dorval" et à ‘TAjouté aux Jardina de la Haie de Dorval", à Dorval ; aux "Jardina de Strathmore”, aux “Arpenta da Strathmore1' et à la “Terrasse de la Hrlse du bac", à Strathmore i aux "Jardins da bake-elde”, et au “Plateau supérieur dee Jardina de bakealde”, à bekeelde.Fnyex ce paiement périodique du loyer qui ne vous avance en rien.Commencée votre courae maintenant en réclamant laa brochurettea descriptives gratuite*.Conditions ponr bâtir : aussi peu que 1100 au comptant, et la balance par Tenement* mensuels — et vous éeonomiaeres de l’argent tout U tempe I MARCH TRUST .'.r, SSème année.110 St-Jacquea.Main 9701, en a paru clans les journaux, demandaient la nomination d’une commission royale pour enquêter sur certaines déclarations du maire de Montréal, mais non pas une enquête sur les affaires de Maisonneuve.“ Si le chef de l’opposition veut porter des accusations contre quelque député, contre des ministres ou contre le premier ministre, qu’il le fasse donc sans peur.S'il fait une demande d’enquete sur des points spécifiques, nous accorderons cette enquête, pourvu que ces points soient considérés avec sérieux.“ N’importe quel citoyen qui voudrait porter des accusations qui pourraient justifier une enquête et qui serait conforme aux règles de la Chambre, sera le bienvenu, et nous accorderons cette enquête.” La Chambre n failli crouler sous les applaudissements.Puis ce fut une débauche de vitesse, un vertige véritable.I.e chef de l’opposition était disparu, épuisé par son effort oratoire, et on en profitait.Des milliers de dollars et des centaines de milliers de dollars furent votés en une seconde.Il ne fallut plus que de vingt minutes pour accorder plus d’un quart du budget, qui se monte à deux millions.Et la Chambre était prête pour l’ajournement, à (i heures.Louis DUPIRE.LE DISCOURS DE M.SAUVÉ Le lecteur trouvera ci-dessous de copieux extraits du discours du chef de l’opposition : Pourquoi des pétitions ont-elles été signées, demandant une enquête sur Maisonneuve V Pourquoi une motion sera-t-elle soumise à cette Chambre?C’est parce que M.Médé-ric Martin, ancien député libéral de Ste-Marie, candidat à la mairie de Montréal, a porté des accusations sensationnelles et d’une éclatante gravité contre des ministres, contre le premier ministre en particulier, contre des membres du parlement et contre des conseillers législatifs; c'est parce que M.Médéric Martin a promis que réélu maire, il demanderait une enquête pour démasquer tous les politiciens coupables de la ruine de Maisonneuve; c’est parce que M.Médéric Martin a été nommé conseiller législatif par le premier ministre à la veille de l’ouverture de la session et qu’il refuse maintenant '!” demander l’enquête qu’il a promise ù ses électeurs.Je veux rester l’adversaire loyal que j’ai voulu être dans le passé.Je veux donner à la Chambre, au gouvernement, au premier ministre l’occasion de se disculper s’iL ne sont pas coupables, comme je l'espère pour le plus grand nombre du moins.Le premier ministre devra convenir qu’il y a plus de loyauté dans son attitude qu’il n’y en a dans la conduite de ceux qui vont l’appuyer et l’applaudir en Chambre tout en continuant à le dénoncer, à le mépriser et à le miner dans les cercles politiques.Le premier ministre sait que j’ai plus d’une fois apprécié ses capacités, mais il sait aussi que mon désir est de signaler franchement ses erreurs et qu’au lieu de le frapper dans le dos, je le combats visière levée.M.Sauvé rappelle ensuite les accusations graves dé,j;\ portées contre la législature, et en vient aux accusations de M.Martin pendant, sa dernière campagne pour la mairie.Je sais, dit-il.que si je tentais encore de rapporter ici les accusations violentes et graves que portait M.Martin contre le premier ministre et ’des membres de cette législature, vous m’en refuseriez permission.L’article 24r> du règlement couvre des pages de sévères défenses à cc sujet.Je regrette que cette sévérité me prive de la liberté de citer les paroles de M- Martin, ear le candidat à la mairie a certainement prononcé les paroles rapportées par le^ journaux; il a promis une enquête, il a fait huer, conspuer le nom du premier ministre et il a été triomphalement élu.Au moment où il allait venir réclamer l’enquête le premier ministre le nomme conseiller législatif.Un autre accusateur dont le silence s’expliquera plus tard a aussi prononcé des paroles sévères contre la Législature.Pourquoi le premier ministre a-t-il fait de son plus grand accusateur l’un des réviseurs de ses lois ?M.Eugène Villeneuve, ancien commissaire de Montréal, n’a-t-il pas déclaré ce qui suit : “La Législature “de Québec est la source véritable “d’où provient la plupart des maux “dont nous souffrons.F.a plupart des “citoyens de Montréal ne se rendent “pas compte généralement de l’in-“fliience exercée par là.” Le maire Martin a dit un peu partout à qui voulait l’entendre que des membres de la Législature avaient fait des millions dans Maisonneuve, étant intéressés dans la Viauville Land Company qui aurait vendu à la .ville de Maisonneuve, par un prête-nom ou intermédiaire, nommé Joseph Rhéaume, des terrains pour un montant d’au delà de deux millions de piastres, réalisant un héné-fire de plus d’un million et demi.On répétait couramment aux dernières élections municipales, que le premier ministre avait retiré une grande partie des bénéfices de la Viau-villc Land.M.Martin a dit davan-tage contre le premier ministre.A-t-il dit vrai?Une enquête nous le dirait et rendrait justice en jugeant les accusateurs et les accusés.M.Sauvé, plus loin, dit : Qn’est-pe que c’est que cette affaire de la rue Drolet à laquelle n été mêlé si souvent le nom do M.Martin?Que des particuliers cherchent à faire le plus dp bénéfice possible dans leurs transactions, cela est courant et la législature n’a rien à y voir, mais que des législateurs profitent de leur position pour voter des lois en vue de leur fortune per-sonelle nu détriment de l’intérêt public, c’est une faute grave.Parlant de certains ministres du gouvernement Rohliti, le Soleil, organe du gouvernement de Québec disait : “Que dire de relui qui.investi par ‘ la confiance de ses concitoyens, "de la charge de protéger leurs Intérêts, en profite pour frauder le “trésor commun dans quelque but ‘ de profit ou d’avantage personnel "que ce puisse Cire, Il ne vole pas "seulement, il trahit.Il est doubJe-“ment méprisable.Il ne devrait y “avoir qu’une voix, qu’un cri pour “réclamer sa punition, une punition “exemplaire, dégradante.Or, c’est “généralement le contraire qui se “passe et au lieu de l’indignation on "n’entend trop souvent que des expressions de pitié qui trahissent “des sympathies bien étranges.Moralement, une trop grande partie “des électeurs agit comme s’ils “étaient complices de ces vols; de “fait, il faut bien le reconnaître "trop souvent, c’est pour Je bénéfi-"ce personnel d’une certaine clien-“tèle électorale que ces malfaiteurs ‘•opèrent en politique.” La thèse posée par le Soleil est indiscutable et elle me sert aujourd’hui à conclure que le gouvernement devrait accorder l'enquête que je sollicite et que reclame l’opinion publique.J’ai attendu aux derniers jours de la session, pour présenter une motion ù cet effet, parce que je croyais que M.Martin ou le gouvernement demanderait cette enquête.Le premier ministre ne peut pas raisonnablement refuser cette enquête.Son refus serait un autre abus de pouvoir et un autre acte d’autocratie.Le peuple est Irrité de ces abus.Le premier ministre ne peut répondre: “Nous irons au peuple.’’ Pour trouver tous les coupables de cette scandaleuse affaire, il faut une enquête, l’on devra interroger des hommes sous serment, forcer à donner les noms des porteurs de debentures, à établir si Rhéaume n’e.st pas un prête-nom.f.e peuple ne peut faire lui-même cette enquête.Un tribunal seul peut la faire.Quand elle sera faite, le peuple jugera et rendra justice.Que le premier ministre ne se fasse pas d’illusion sur sa puissance.Il en est d’autres aussi puissants que lui qui sont tombés.Des rois et des trônes sont croules.El avec l’auteur de René, je dirai: “Des reines ont été “vues pleurant comme de simples “femmes et l’on s’est étonné de la “quantité de larmes que conte-“naient les yeux des rois.” Le premier ministre a parlé un jodr de l’importance d’un Cromwell, cet homme cuirassé d’hypocrisie et de méfiance.Non, ce n’est pas un Cromwell qu’il nous faut, mais c’est justice pour la société, c’est justice pour le peuple qui veut savoir où sont les coupables.Une enquête dira cela, et si l'accusateur, M.Martin, ne peut faire sa preuve, je serai le premier à louer le premier ministre et à lui rendre justice.Ce que je veux, c’est de savoir qui est le coupable.L’accusateur ou l’accusé ?Le premier ministre ne pouvait offrir des honneurs à celui qui le dénonçait si vio-lemmcnt.Que veut dire le silence de M.Martin, après ce qu’on a fait à ce pauvre Mousseau, on l’a nommé conseiller législatif.Ce seul fait nécessite une enquête.Je supplie Te premier ministre d" faire cet acte de justice à la province.“ JE NE CONNAIS RIEN.” M.Médéric.Martin a fait, au Conseil législatif, la déclaration suivante, quelque temps après le dis-cours de M.Sauvé, à la Chambre : “ J’ai eu le plaisir et l’honneur, M.le président, d’entendre, cet après-midi, à l’AssemMée législative, le discours prononcé par l'honorable chef de l’opposition.Il m’a accusé de m’être fait accusateur de l’administration provinciale.Je dois déclarer dans cette Chambre, puisque je suis accusé, que je n’ai jamais été accusateur.L’idée que j’entretenais lorsque j’ai parlé dans la métropole était de questionnoir le gouvernement.Je ne savais rien dans ce temps-là, pas plus (pie je (l’en sais aujourd'hui.Je ne connais rien de l’affaire de Maisonneuve.“AI.Sauvé est le chef de l’opposition et c’est à lui qu’il appartient de surveiller l’administration provinciale et non à moi.Je n’ai nas accusé les membres de la Chambre basse, pas plus que ceux de la Chambre liante, dont j’ai l’honneur île faire partie.Je ne suis pas, et je tiens à le répéter un accusateur, et lorsqu’il dit telle chose contre moi.|e dis qu’il lance des paroles qui ne sont pas conformes à la vérité.” CHRONIQUE D’OTTAWA (Suite de la Ire page) LES TROUBLES ONT CESSÉAU CAIRE LA LOI MARTIALE EST MAINTENUE — AUCUNE MANIFESTATION N’EST PERMISE.Londres, 18.— Une dépêche à l’agence Reuter du Caire en date du 12 mars relate qu’il y a eu des rixes sérieuses entre des étudiants et la fouie.On a du appeler des soldats.Les dommages matériels sont élevés.On dit que les troubles ont été apaisés sans effusion de sang.Le général Watson, commandant des forces an-alaises, a lancé un manifeste, rappelant que la loi martiale est encore en vigueur et que les assemblées et les manifestations sont toujours prohibées.On croit que la cause des troubles a été la récente agitation nationaliste en Egypte.D’après une dépêche au maire, les rixes du Caire sont dues à l’arrestation et à la déportation de Said Pasha Zagloul, vice-président de l'assemblée législative.On rapporte des troubles à Tanta, Egypte.Le 12 mars, 3,000 personnes ont tenté de prendre la gare de la ville.Les troupes du gouvernement et la police ont maîtrisé la populace.Une dépêche a dit qu’il y avait eu 22 blessés dans cette rixe.Tanta est une importante ville sur le Nil.(l’est la capitale de la province de Gharbieh, RETRAITE Il y aura une retraite pascale pour les anciens élèves du collège Sainte-Marie les 10.11 et 12 avril a 7 heures 30 du soir dans la chapelle du collège rue Hleury.Le R.P.Hhulmnn, s.j., en sera le prédicateur.Les anciens élèves ci leurs amis qui désireraient suivre ers exercices sont priés de s’inscrire dès maintenant en faisant parvenir leur nom au Père Recteur du collège Sainte-Marie, rue Bleury.(Communiqué).AU SAINT-DENIS Auditoire nombreux, bon programme, amusante comédie de i cinéma, hier soir.(Communiqué) i pèrial et s’était engagé envers lui à une certaine politique, que la motion Nickle et l’amendement Richardson menaçaient de faire avorter.Le cabinet Borden allait se trouver désavoué par son parlement, infligeant en même temps un ennui sérieux aux autorités impériales; le mal allait se consommer, il n’y avait pas de temps à perdre, et c’est pourquoi le premier ministre fut obligé de venir en Chambre et de déclarer qu’il démissionnerait si son propre amendement était repoussé.On sait le reste, et la volte-face complète que firent tous les députés qui avaient parlé en faveur de l’abolition totale des titres honorifiques distribués par Londres.Comme beaucoup d’explications de M.Meighen, celle-ci est présentée de façon plausible, bien qu’un peu compliquée, et on l’a en tout cas écoutée avec intérêt.Mais ceux qui ont ainsi ravalé leurs opinions, l’année dernière, aimeraient autant qu’on n’en parlât plus.M.Fielding avait qualifié durement la loi des élections de guerre.“Or.dit M.Meighen, c’est moi qui l’ai présentée à la Chambre (rires ironiques à gauche); c’est moi qui l’ai préparée”, précise encore le ministre; nouvelles manifestations.Le ministre n’en a cure et commence une dissertation assez embrouillée, bien qu’elle paraisse claire dans son esprit, sur les nécessités de la conscience; “s’il faut en avoir dans les petites affaires, dit-il, à plus forte raison faut-il la respecter dans les questions les plus importantes de la vie publique.” Cela veut dire sans doute que c’est sa conscience qui lui a iii'ipiré la nécessité de défranchiser les étrangers.Il le proclame nettement; ces gens, dit-il, n’étalent que depuis peu d’années dans notre pays et il était inévitable qu’ils aient conservé des liens d’attachement avec leur ancienne patrie; comment pouvait-on logiquement leur demander de prendre part à une consultation populaire ayant pour but d’intensifier la lutle contre le pays qu'ils ont quitté tout récemment et auxquels les attachent encore les liens du sang et du souvenir?C’eût été inconsé-quent et illogique au suprême degré, conclut le père de la loi si violemment critiquée, et nous n’avons obéi qu’à notre conscience et au souci de la victoire contre l’ennemi en la promulguant.M.Fielding avait dit que Ton n’avait enlevé le droit de vote à ces citoyens que parce que l’on croyait qu’ils voteraient pour les libéraux.Cette impression persiste quelque peu en dépit des explications de M.Meighen.Il est vrai qu’il a servi à M.Fielding une dose de sa propre médecine, en établissant qu’en Nouvelle-Ecosse, une loi passée en 1871 enlevait le suffrage aux employés du gouvernement fédéral, sous prétexte qu’ils pourraient être influencés par une puissance extérieure à la province.Combien à plus forte raison sommes-nous justifiés^ dit M.Meighen, d’avoir fait la même chose aux citoyens attachés encore à des puissances ennemies de l’Empire, et M.Fielding est mal venu à nous le reprocher.M.McKenzie s’est interposé ici pour faire admettre au ministre que cette loi existait en Nouvelle-Ecosse avant que M.Fielding n’en devint le premier ministre.—Oui, mais il s’est bien gardé de la faire disparaître, répond M.Meighen.¦—Tout de même, elle n’existe plus, et c’est nous qui l’avons fait disparaître, répond M.McKenzie.—Oui, en 1909, lorsque M.Fielding n’avait plus d’intérêt dans la politique de sa province.La droite a applaudi bruyamment à la présence d’esprit et à la documentation complète du ministre, et M.McKenzie n’a pas insisté.M.Meighen passe ensuite à la conférence de la paix ; il défend la présence de M.Borden et de ses collègues au point de vue des intérêts économiques du Canada.11 faut que nous ayons notre part du commerce amené par la reconstruction de l’Europe dévastée, et en tout cas, puisque la Grande-Bretagne peut nous jeter en guerre, il n’est que juste que nous ayons notre mot à dire dans les décisions de guerre ou de paix qu’elle a à prendre.Quant à M.Borden, il n’y est pas allé de ‘lui-même, mais il a cédé aux objurgations télégraphiques de M.Lloyd George, qui tenait absolument à l’avoir dès la préparation de la conférence; cela règle donc le cas de façon définitive : “Que vouliez-vous qu’il fit contre-Lloyd?” # * * LA SUITE DU DEBAT M.Jules-Edouard Prévost a parlé en français ensuite, et fait tout d’abord l’éloge de sir Wilfrid Laurier, “grand défenseur des droits de l’homme” à part de ses autres qualités, dont M.Prévost fait une énumération bien sentie; il défend l'opportunisme de sir Wilfrid, qui fut de la bonne sorte, dit-il.celle des compromis honorables dont la politique est faite.D’un libéralisme ample et large, sir Wilfrid avait la science des concessions rendues nécessaires et personne n'a jamais eu une vision plus haute des besoins matériels et moraux de toutes les parties du pays.M.Prévost fait ensuite la critique de l’unionisme, qui a divisé profondément le pays et qui finira par s’empoisonner lui-mème, dit-il, comme Je scorpion qui se pique avec sa queue ; les révélations faites à Québec, par le général Smart fournissent à M.Prévost le sujet suivant de sa critique, qu'il continue sur plusieurs des points mentionnés au discours du trône.La Chambre s’était ‘ tranquillement vidée de députés ministérels lorsque M.Prévost a terminé sa revue générale de la situation politique.M.Maharg, de Maple-Creek, revenu récemment de Londres et Paris où il a fait partie de la délégation commerciale à titre de représentant du Conseil d'agriculture du Canada, n pris la parole à In fin de l'après-midi; il a parlé en termes courtois mais fermes à l’adresse du gouvernement, au nom des fermiers de l’Ouest.11 pose nettement la volonté de ceux-ci : il faut que Je tarif soit révisé sans plus de retards, et dans une mesure large et généreuse tendant au libre-échange.M.Maharg donne lecture dos changements demandés par son organisation, et la liste en est tellement longue et chargée que le docteur Edwards n’n pu •'enuiêcher de conclure d’un t >n L ironique: “Us ne demandent p: s grand’chose!” M.Maherg a prolongé son discours en expliquant par le détail les besoins du cultivateur de l’Ouest, moins prospère qu’on ne croit, et qui commençait à s’en aller de découragement lorsque la guerre est venue améliorer les marchés.Il insiste pour que le gouvernement se montre très généreux envers l’industrie essentielle et principale du pays, l’agriculture, ne cachant pas qu’autrement, il y aura du grabuge.Sir Thomas White a écouté attentivement, et sans se compromettre par la moindre marque extérieure de scs intentions.M.Georges Parent, de Québec-ouest, a parlé en très bon anglais.Il recommande la clémence envers les insoumis, qui peuvent être d’excellents citoyens si on ne les mêle pas au gibier des prisons, puis il suggère aussi le développement plus intense des ressources naturelles du pays, particulièrement de l’Ungava, aux ressources minières incalculables; puis il approuve la politique des chemins et demande la réfection de certains ponts.Au point de vue économique, il est en faveur d’une assiette d’impôts plus élevés sur ceux qui ont profité de la guerre.Le colonel Currie a raconté ponr la seconde fois la part qu’il a prise à la deuxième bataille d’Ypres; il s’est défendu de l’accusation portée contre lui il y a une couple d’années, mais reconnue fausse et injuste aujourd’hui, qu’il aurait abandonné ses hommes dans une position intenable.Il n’a fait qu’exécuter des ordres stricts et du reste il n’est plus question aujourd’hui de cette ridicule histoire.Il défend le général sir Arthur Currie des attaques faites contre lui et demande que la Chambre lui vote en temps et lieu un témoignage de son admiration et de la reconnaissance du peuple canadien pour Je soin qu’il a pris de ses soldats.M.Currie, ayant maintenant à parler des questions économiques, demande qu’on lui permette d’ajourner Je débat à mardi, à quoi CM.White acquiesce d’un mot.M.Currie sera suivi de M.Rodolphe Lemieux et probablement de M.Thomas Vien; aucun amendement n’est en vue et l’on s’attend à ce que ce soit la dernière journée du (lébat.Ernest BILODEAU.La réunion de demain Gros succès en perspective — M.Armand Lavergne traitera de la “Loi Lavergne” — Présidence d'honneur de M.Victor Morin — Allocution de M.Hervé Roch.Tout indique que la réunion que tiendra demain soir, au Monument National, l’Action française obtiendra un gros succès.Elle fait partie, comme l’on sait, de la série commencée l’automne dernier et où Ton a déjà entendu le Père Lalande, M'M.Bourassa, Perrault et Lorrain.Le conférencier de demain soir sera M.Armand Lavergne, qui traitera de la Loi Lavergne, des causes qui l’ont provoquée, etc.M.Victor Morin, président général de la Société Saint-Jean-Baptiste, a bien voulu accepter la présidence d’honneur de la réunion, et prononcera une allocution, de même que M.Hervé Boch, avocat, membre du comité directeur de l’Action française.L’orchestre , les premières rangées du parquet et du balcon seront naturellement, suivant les conditions annoncées le mois dernier, réservés aux porteurs de cartes d’abonnement.Des billets d’entrée valables pour les autres sièges, et numérotés, assurant ainsi à chaque acheteur le siège qu’il choisira, sont actuellement en vente, au Erix de üO sous, aux bureau de la igné des Droits du français, immeuble de la Sauvegarde (tel.Main 912); chez Granger Frères, Place d’Armes (tel.Main 8200) ; Archain-bault, rue Sainte-Catherine est, près Saint-Denis (tél.Est 1812); chez M.J.-A.Payette, 1882, Notre-Dame-ouest (tél.Westmount 1008); à la pharmacie Desilets, 213, Bourbon-nière, Maisonneuve (tel.Lassalle 1446) ; au Devoir, 43, rue St-Vincent (tél.Main 7460).Pour éviter les ennuis, les auditeurs sont priés d’acheter en même temps que leurs billets d’entrée leur billet dit du Sou du pauvre (3 sou1).Le bureau du percepteur du Heve-nu provincial a déclaré aux organisateurs que la somme de 10 sous exigée des porteurs de cartes d’abonnement, le soir de la première réunion, les dispenserait de toute autre contribution pendant la saison.Les billets qui n'auraient pas été vendus demain, à quatre heures, seront enlevés des dépôts pour être mis en vente au guichet du Monument National, le soir.tocratie au sein de l’industrie.L’autocratie industrielle et l’autocratie politique ne le peuvent pas.Aux nations qui ônt conquis leur liberté politique, il incombe de mettre leur industrie d’accord avec leur forme de gouvernement.Le manque d’harmonie entre les deux résultera toujours en frottements désastreux.La tâche qui nous reste â faire à l’avenir est de démocratiser notre industrie.AU CANADIAN CLUB NOTRE AVENIR ÉCONOMIQUE CAUSERIE DE M.MACKENZIE KING, ANCIEN MINISTRE DANS LE CABINET LAURIER, AU CANADIAN CLUB, HIER MIDI.—LE CONCOURS DES ENERGIES ET DES INTELLIGENCES EST NECESSAIRE.AU-DESSUS DE L'ATLANTIQUE Londres, 18.— On rapporte dans les cercles de l’aviation que le lieutenant français Fontan tente actuellement de traverser l’Atlantique.U serait parti du port français de Dakar, Sénégal, pour Pernambouc, Brésil, par voie du Cap Vert et des rochers de SaintnPaul.CONFERENCE DU P.FERRAND Le P.Ferrand, prédicateur de Notre-Dame, donnera jeudi, à trois heures, chez les Soeurs de l'immaculée Conception, 314, chemin Sainte-Catherine, une conférence à Ja-quelle sont particulièrement invitées les dames patronnesses et les amies de l’oeuvre.frais du nord-ouest, beau, un peu plus froid, ce soir.Demain, beau et à peu tirés la même température.Ottawa et haut Saint-Laurent.—¦ Vents du nord-ouest, beau, aujourd'hui et dema'n.Un peu plus froid, ce soir.Bas Saint-Laurent.— Vents vio-lerrts et averses, aujourd'hui.Demain, vents de l’ouest, beau, température stationnaire ou plus basse.Golfe et côte nord.— Vents violents, neige ou pluie de temps en temps, aujourd'hui et demain.Provinces maritimes.— Forts vents ou bourrasques modérées du sud-est et du sud et pluie de temps en temps.Demain, vents de Touest, pluvieux dans Test, d’abord, puis généralement beau.Pas grand changement de température.Lac Supérieur.— Beau, aujourd’hui et demain, pas grand changement de température.RELEVE DU THERMOMETRE M.Mackenzie King, ancien ministre du Travail dans le cabinet Laurier, était, hier, l’hôte du Canadian Club.Le conférencier a parlé des quatre grands facteurs de l’industrie et des moyens à prendre pour éviter le malaise social qui menace de se répandre par tout le inonde.Pour régler ce problème, il faut le concours de toutes les intelligences, de toutes les énergies.“Dans les relations industrielles spécialement, a dit l’orateur, nous nous sommes laissés aller avec complaisance à un état de choses qui s’est compliqué.Le choc de la guerre, qui a secoué les âmes jusqu’au plus profond d’elles-mêmes, nous a révélé une civilisation industrielle en lutte contre les injustices de toutes sortes.Elle nous force à se décider si nous devons retourner à l’ancien régime de la richesse matérielle et de la puissance matérielle, et l’indifférence envers la valeur humaine, où si nous devons nous adapter à un ordre de choses nouveau, digne des sacrifices accomplis par i nos héroïques morts, dont Tabnéga-tion a assuré nos libertés et notre vie dont nous jouissons encore aujourd’hui.“L’agitation qui règne aujourd’hui dans l’industrie ne’st pas éphémère, qu’on ne l’oublie pas.Ce n’est pas une affaire transitoire, c’est le cri d’une humanité souffrante qui expose ses griefs et qui demande justice dans les relation^ industrielles.Et qu’on soit assuré que Tépée n’est pas l’arme suffisante pour réprimer ce malaise.La vérité est plus forte que l’épée, et le seul espoir d'une so- j lotion se trouve dans une conform- ! ce de tous les intérêts, plutôt que I dans la coercition.Pour bien corn- j prendre la situation, il est néccssai-1 re de mettre de côté le vieux point de vue qui se limite à deux seuls facteurs de l’industrie: le Capital et le Travail.11 y a aussi le génie de la direction qui doit se partager entre les deux premiers facteurs et le quatrième qui est la communauté.La communauté a aussi son rôle à iouer dans la bonne conduite de l’industrie et l’élimination des désordres au sein du travail.“Pour rétablir l’harmonie, il faudra que ccs quatre grands facteurs se coordonnent, l’un ne peut aller sans l’autre.Tous doivent s’adapter l’un à l’autre.Ici, dans le pays, nous n’avons pas celte organisation.Le capital a, trop souvent été la hase de tous nos troubles qui peuvent .se nommer: socialisme, ultra-radicalisme.voire anarchie.Ce n’est pas dans ce mouvement réactionnaire qu'on trouvera la solution des problèmes.La seule réforme équitable sera trouvée dans une association proportionnée où chaque facteur aura droit de parler.Cela, sans doute, ne peut être èlabll soudainement, par des méthodes révolutionnaires; il faut (pie l'évolution soit graduelle, qu’elle suive normalement son cours vers l'idéal auquel elle aspire."Il faut reconnatirc à chacun des facteurs ses droits et développer la confiance entre tous et chacun, Un deuxième principe à adopter est celui des enquêtes — droit à chacun de s'organiser, coopération de tons les facteurs, voilà la solution, “Une seule chose, a dit en terminant M.MacKmzie King, nous délivrera de l’ancien état de chose : c’est l’amour de la liberté et la haine de la domination, quelle qu’elle soit.C’est ce qui a détruit le militarisme prussien, c’est ce qui a motivé les sacrifiées de nos fils sur les champs de bataille.Un destruction du despotisme prussien n'est qu’une partie du travail que doivent accomplir toutes les nations libres, vraiment dignes de cc titre.Tl leur faudra aussi détruire le despotisme et l'au- “LE QUEBEC AGRICOLE" Le Comptoir Coopératif de Montréal, publie, sous ce titre, un journal bi-mensuel qui sera son organe particulier et traitera en même temps des intérêts généraux de Ta-griculture dans la province de Québec.Prix d’abonnement: 25 sous; adresse: 10, rue du Port, Montréal.Nos souhaits de succès au journal comme à l'oeuvre dont il est l’organe.deux [Tyres' La troisième série des Billets du du soir de Lozeau et la quatrième série des Lettres de Endette s’enlèvent, de ce temps-ci.On peut se procurer ces deux ouvrages au Devoir et dans les bonnes librairies de la province, ‘au prix de 50 sous l’unité, 55 sous par la poste, chacun.“LE CLASH" Le Devoir tient à la disposition de ses lecteurs qui n’ont pas encore lu le remarquable livre de \f.W.-H.Moore, le Clash, un certain nombre d’exemplaires de la plus récente édition de ce volume.Il sc vend, reliure toile, $1.75 Tunité, plus 15 sous pour envoi par poste recommandé.Adresser toutes les commandes à l’administration du Devoir.Le temps qu’il fait ailleurs.Toronto, 18, — La dépress'on atmosphérique est maintenant concentrée sur la vallée de l’Ottawa, et il a plu dans l’Ontario, le Québec et les provinces maritimes.Dons les provinces de l’Ouest, il a fait beau.Le temps n été plutôt froid au Manitoba et doux dans le sud de TAlberta.Lares et baie Géorgienne.— Vents Max.M in.Prince Rupert 34 30 Victoria 18 i : Calgary 48 o ! Edmonton 18 Prince Albert 14 Winnipeg 2 ! 11 White River 36 10 Sault Ste-Marie .88 3 l Toronto 52 30 Kingston 46 30 Ottawa 34 Montréal 40 36 Québec 32 38 St-Jean, N.B 30 32 Halifax 32 28 HBaansttasar :38ss®ae£Ea2^ ls Décès LEMAY.— A Montréal, Ir 1 7 mnrs 1D1D .à l'ùgc de 71 ans et G mois, est décédé Au- gustin Lemay, rentier.Les funérailles ; U.i- rant lieu jeudi, le 20 courant.Le conv »i funèbre partira de sa demeure, Xo ;?fti>2 rue Herri, à 7 heures 15, pour sc rendre à l'église Ste-Cécile, où le service sent célébré, et de là n la gare du Mile-End.a destination «le Ste-Emilie de Lotbinière.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y «assister sans autre invitation.LYNCH.— A Montréal, le 18 mars TDlî).ù l’âge de 04 ans, il mois et 18 jours, est décédée Jeanne Ste-Marie, épouse de Patrick Lynch.I^cs funérailles auront lieu jeudi, le 20 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, X’o 10 rue Lange-vin, à 7 heures 45, pour se rendre à l'église de St-Henri, où le service sera cé- lébré, et de là ou cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.McLEOD.— A Farnham, le 17 mars 101!), a I âga rtc 02 ans et 0 mois, est drrrilrr Mlle Joséphine McLeod, fille rie feu Thomas McLeod et de Pharsile Mclard, et soeur du curé de St-C,cornes, de Montreal.Les funérailles auront lieu mercredi, le 19 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure à 7 h.45, pour se rendre à I enlise, où le service sera célébré, et île là au cimetière, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre Invitation.PELLETIER.— Hier matin, 1093, rue Suint-Hubert, a Montréal, à l'àKo de 25 ans.M i-drlmc liarsalou, femme de J.(.'hurles Pelletier, aérant de banque, [.es funérailles auront lieu à Saint-Louis de l'ran-ce, jeudi matin.Le convoi funèbre partira de 1083, rue Saint-Hubert, à huit heures et demie, le service ayant Heu à neuf heures.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Pramc,— A Montréal, le 17 mars 1919 n .?,,ns c* 11 mois, est décédée Lonisn (.Indu, épouse de Walter Pierre, (.es tuneralllcs auront lieu mercredi, h- 19 courant, Le convoi funèbre partira de sa demeure.No 5,35 rue Garnier, à 7 heures pour se rendre â la gare Bonaventure.l e service sera célébré en l’église de St-Polv-cnrne, après l’arrivée du train de Moiït-rèal.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.' SERVICE ANNIVERSAIRE RKN'At’H — Jeudi, le 20 mars 1919,'apr "".'Ll' !n de Montréal, qui quit la gare Bonaventure à H h.:to a m i service anniversaire sera chanté pour repos de l’ftme de l’abbé S.Renaud, n son! nrfé- 'p s,-Hnmo.Parents et nm ï?"' H .dy "Q’stcr sans autre JnvJt tlon.Retour par le train de il h.n.m.MARDI, MERCREDI L’Incomparable Ethel Barrymore dans LA DIVORCEE le si célèbre drame connu "Le goù, de BAUME ANALGESIQUE — CE FAMEUX BAUME N’A PAS SON PAREIL1 |H>ur les cnn de CiRlPPE — RHUME — TOUX — MAUX DE mné-c fl NËVRAui,ET -MUESSTÀye“.Le' Chu tous Isa pharmacien* — to sous LA CE CHIMIQUE CYR.dép.,taire, .Qr.nd’M*,., ^ VOL.X.— No 64 MONTREAL, MARDI 18 MARS 1919 ^ 3 .CALENDRIER m fôBimiiftl H SORB ?'V DEMAIN WDEMA1N, MERCREDI, 19 MARS 1919 S.JOSEPH, EPOUX DE LA B.V.MARIE Lever du eolerl.6 heures 07.Coucher du soleil, 6 heures 11.Lever de la lune.9 heures ^9.Coucher de la lune, 6 heures 59.Dernier quartier de la lune, le 24; à 3 h.40 m.du soir.LE DEVOIR i outes les nouvelles >ar nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier BEAU.UN PEU PLUS FROID.MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum .•» 43 Même date l’an dernier •• 28 Aujourd’hui minimum.33 Même date l’an dernier 18 BAROMETRE 8 heures a.m., 29.58 : 11 heures a.m., 29.65 ; 1 heure p.m., 29ê,70.LE PROJET EST EMBARRASSANT J.LS OUVRIERS DEMANDENT COM MENT LA LOI DES LOGEMENTS OUVRIERS SERA' MISE EN VIGUEUR DE FAÇON A LEUR APPORTER PROFIT ET CONFORT.Avant do fermer ses portes, la Législature de Québec a sanctionné le projet de loi des logements ouvriers.La ville de Montréal reçoit, pour sa part, la somme de $5,(100,01)0 des dix millions dévolus à la province ; et c’est la commission administrative qui est chargée de la distribution lies fonds.Comme on le sait, les ouvriers seuls pourront en bénéficier jusqu’à concurrence de $4,500 pour chaque emprunteur.Mais oil seront eons-Iruils les fameux logements ?qui achètera les terrains nécessaires comment les sommes seront-elles distribuées, en tout ou en partie ?Voilà des questions (pie tout le monde se pose à l’hôtel de ville et qui assiègent les administrateurs.Le plus sage serait de dire : Attendez, vous le verrez en temps et lieu.Mais à une période aussi critique, qui peut se vanter d’être armé d’une pareille patience?Cependant la loi pourvoit à tout, dit-on, et les ouvriers seront satis-fa'ts."Fort bien, nous a répondu un fonctionnaire, mais je n’ai jamais eu connaissance d’une loi aussi embrouillée que celle-là.C’est à n’y rien comprendre ; que la commission se débrouille, si elle le peut.” I.es administrateurs, en effet, vont nommer une commission, appelée commission des logements ouvriers, et composée de citoyens influents en dehors de l’hôtel de ville.Et ce nouvel organisme fera fonction de préteur d’argent seulement, dans des conditions déjà déterminées par la loi.Elle n’achètera rien, elle ne vendra rien; elle ne fournira que l’argent nécessaire.D'autre part, l’on doute de son fonctionnement, f.es ouvriers se demandent comment ils pourront bâtir sur des terrains qu’ils ne peuvent trouver dans les limites de la ville; car il faut que cet argent soi! consacré exclusivement à la ville de Montréal.Les terrains de $900 sont actuellement fort rares dans la ville proprement dite.La loi ne tranquillise personne f>ar sa précision et sa clarté, c’est à a nouvelle commission d’exercer son prestige et d’user de sagacité auprès des bénéficiaires.LES PROPRIETAIRES S’EN CHARGENT A maintes reprises, les propriétaires du quartier Ahuntsic-Bordeaux ont fait des instances auprès des commissaires de la ville et auprès de lu Commission du Tramway pour obtenir une voie de communication chez eux selon les promesses mêmes du contrat de la compagnie.On les a renvoyé des uns aux autres, pour finalement obtenir, pour toute satisfaction, d’entreprendre à leurs frais les travaux d’expropriation des rues Kelly et Poincaré, afin de bénéficier d’une ligne de tramway qui partirait d’Ahuntsio, pour se rendre à la rue Kelly et de là à ia rue Poihcaié.M.Georges Coutlce s’est présenté ce malin devant les commissaires de la ville,pour leur donner le consentement des propriétaires à faire les travaux nécessaires à leurs charges.Les expropriations vont s’élever à $29,000, ce qui représente pour chacun d’eux une taxe additionnelle de 00 à 70 sous par $1,000.La commission fera exécuter les travaux incessamment, et la compagnie s’engage à poser les rails et à établir un service de tramway.ACCUSE D’AGRESSION (De notre •’orrespouilaiit) Québec, 18.— Les détectives mu-, uicipaux ont opéré, ce malin, l'arrestation de l’auteur présumé de l’agression dont a été victime, samedi soir, M.Godfroi Turcotte.Le prévenu est un civil du nom de .losoph Lachance, qui portait lors de l’alten-lat un habit de teinte kaki, ce qui explique cornent il se fait que la victime crut qu'il était un soldat revenu du front.Les détectives déclarent qu’ils ont les preuves nécessaires pour établir •que Lachance est bien l’auteur de cette agression.Il comparaîtra demain devant le magistrat.On croil que1 Lachance est aussi l’auteur de nombreux vols commis récemment à Québec.-«- BOLCHEVISTES DEFAITS Sloekholm, 18 (Service de la Presse associée).— On a reçu le communiqué suivant des quartiers lithuaniens de Kovno: ",La bataille est reprise sur lotit le front, samedi.Les bolchevistes ont subi une défaite à Soda.Au nord-ouest de Vilnn, à Paginai, nous avons mis l’ennemi en déroute, au milieu d'une nuit noire.Au sud-ouest de Vilma, nous avançons victorieusement et nous avons forcé l’ennemi à se retirer sur tout le front.ON AURAIT VOULT L’EMPOISONNER Un nommé Stephen Ranichisen, de Lnrhine, a témoigné ce matin contre Feodor Capitanchuk, qu’il accuse d'avoir tenté de l’empoisonner, depuis (leux mois, avec ia complicité de Mme Ranichisen, sa femme.Capi-tanchuk a comparu devant 1c juge Cusson, qui a fixé l'enquête à plus tord.Dans l'intervalle, on devra arrêter la femme de Ranichisen, Vasa-Una Nicholievak.CATHEDRALE EN FEU Le sanctuaire et la sacristie de la cathédrale Sainte-Marie, de Winnipeg, détruits (Service de lu l'rcxsi Associée.) Winnipeg, 18.— La cathédrale Sle-Marie du siège métropolitain de Winnipeg est en feu et l’on craint de ne pouvoir la sauver.L’incendie a commencé de bonne heure, ce matin, dans la sacristie et s’est répandu rapidement dans toute l’église.Le sanctuaire et la sacristie de la cathédrale ont été détruits avant que l'incendie ait été maîtrisé.Le montant des dommages n’est pas encore connu .(Service de la Presse Associée.) Winnipeg, 18.— Le feu a détruit la sacristie et le sanctuaire de la cathédrale Sle-Marie.de bonne heure, ce matin.A 2 h.‘}0, toute la partie nord de l'édifice était détruite.On ne peut encore calculer l’étendue des dommages.Le vicaire général, M.l’abbé Blair, n’a pu donner aucun détail sur le montant des assurances qui couvrent le temple.C’est un syndicat belge qui possède les obligations de la paroisse.Le feu a été découvert vers minuit dans la sacristie.Monarchiste applaudi (Service de ia Presse Associée) Berlin, 18.— Un cordon de troupes portant le casque d’acier montaient la garde autour des édifices de la Diète prussienne, dans le but de protéger l'ouverture de la session.Seuls les porteurs de lettres de créance, qui étaient examinées avec soin, avaient la permission de passer.On avait soin d’examiner chaque personne pour être certains qu’elle ne portait pas d'armes.Les femmes déléguées devaient, elles aussi, subir cette formalité.Un des délégués, M.Hegrth, a fait un discours en faveur des Holien-zollern et a suggéré que la Prusse rétablisse la monarchie.Les socialistes ont protesté, mais la majorité des partis civils ont applaudi.Les socialistes indépendants ont demandé la confiscation de la fortune privée de l’ex-empereur et de sa famille.LLOYD GEORGE INDISPENSABLE MM.ORLANDO, CLEMENCEAU ET WILSON DEMANDENT AU PREMIER MINISTRE ANC,LAIS D’A- , JOURNEE SON RETOUR A LONDRES, AFIN DE REGLER LES: PROBLEMES URGENTS — IM- : PORTANTE ENTRE VUE.Paris, 18 (Service de la Presse associée).— Une lettre signée par les premiers ministres Clemenceau et Orlando et par le président Wilson a été remise à M.Lloyd George, hier après-midi.Ces messieurs demandent instamment à ce dernier de retarder son retour d’Angleterre à quinze jours, dans le but de régler les problèmes urgents qui sont devant la Conférence de la paix.M.Lloyd George soumettra cette lettre au cabinet anglais qui, croit-on, agira selon ses vues.L’ACCORD DES GRANDES PUISSANCES ET LA LIGUE DES NATIONS Paris, 18 (Service de la Presse associée).— Les permiers ministres 'Lloyd George, Orlando et Clemenceau auront une importante entrevue à la résidence du président Wilson, aujourd’hui.Celte réunion de premiers ministres représentant les forces dirigeantes de la Conférence de la Paix remplace la séance du ,'Conseil suprême qui aura lieu demain.A cette réunion, on discutera la grande question de l’accord entre les grandes puissances sur toutes les parties du traité de paix et pour faire présenter ce traité, le plus tôt, aux Allemands.On croit qu’on s’entendra pour inclure la Ligue des Nations dans ce traité de paix.Les représentants des grandes puissances semblent s’entendre sur ce >oint.On compte (pie le pacte de la ligue sera prêt pour être adopté à la fin de la semaine prochaine.DES ÉMEUTES À LAWRENCE MASS (Service de la Frense Assorti Lawrence, 18.— Alors que la police essayait d'empêcher une parade de tisserands en grève, des coups de feu ont été tirés.11 y eut plusieurs arrestations.C’est l’émeute la plus considérable qui ait eu lieu depuis la déclaration de la grève, il y a six semaines.Après avoir quitté le quartier manufacturier, les grévistes se sont réunis au coin des rues Common et Union et ont organisé une parade.En tçto de la manifestation, il y avait des drapeaux rouges.Le maréchal O’Brien a appelé tes réserves de la police el a lu ensuite l’acte des émeutes.On a demandé en vain aux grévistes de sc disperser.Ceux-ci ont continué à manifester el des pierres ont été lancées.Les agents ont arrêté quelques manifestants.Policiers et grévistes se sont pris corps à corps.Deux policiers onl été nl-teints par des pierres et des bouteilles.Vingt-deux arrestations ont été faites.UNE PREDICTION DE M.MOORE LE PRESIDENT DU CONSEIL DES METIERS ET DU TRAVAIL DIT QU’IL NE CRAINT PAS LES CRISES, QU’IL LES SOUHAITE PLUTOT.VÉTÉRANS DES ARMÉES 1870-71 Les membres' de la 131e section des vétérans des armées de terre et de mer sont priés d’assister au service funèbre de leur président, M.Alphonse Walter, mercredi, à 8 h.Réunion 415A Davidson.Par ordre, Le comité.-«- OBLIGÉ JVATTERRIR 'Service de la Presse Associée) Londres, 18.— Le lieutenant Fontan qui se proposait de faire un raid de Cap Dakar, Sénégal, Jusqu'à Pernambouc.Brésil, a quitté Villa Coublay en roule pour Dakar.dimanche.H a été forcé d’at- (Service de la “Canadian Press.”) Toronto, 18.-— Au cours de son discours sur ia crise actuelle de l'industrie, au “Canadian Club", M.Ton; Moore, président du Conseil des Métiers et du Travail, s’est écrié: “Eh bien! je vous ic dis, si vous vous contentez d'attendre que la révolution ait lieu, vous aurez des émeutes au pays, comme il y en a eu en Russie.M.Moore a ajouté: “Je connais la mentalité du travailleur, je sais qu’il insistera pour obtenir une plus large part de rétribution pour son travail dans l'industrie.Je ne crains pas les crises, je les souhaite plutôt.Mais nous voulons qu’elles tournent vers un point de vue pratique, de façon à ce qu’elles se convertissent en forces de construction et nons en oeuvres de destruction.Nous devons changer ces troubles en source de plus grand bien-être ; mais par malheur ils ne s’acheminent point tous vers les oeuvres de construction.“Cependant, je reste optimiste sur la situation actuelle, car je crois que nous parviendrons bientôt à un ‘meilleur développement ; mais avant d’obtenir ce résultat, il faut changer ia mentalité de bien des citoyens et détruire le vieil esprit d'antagonisme.” M.Moore a préconisé comme mesure essentielle, le relèvement de ‘l’ouvrier.“C’est l’ouvrier qui devrait profiter des perfectionnements apportés par les machines et l'industrie moderne.” Dans le réglement de tous les différends ouvriers, il recommande de s’en tenir à deux groupes seulement : l’employeur et l’ouvrier.DU BOLCHEVISME À SHERBROOKE UNE LETTRE ADRESSEE MAIRE PAR UN CITOYEN.(De notre correspondant) AU Sherbrooke, 18.— Un citoyen de Sherbrooke vient d’adresser au maire While une lettre ni n’a pas manqué de faire rire celui-ci ainsi que nos échevins, dans laquelle il est dit que Sherbrooke est menacé de bolchevisme.L’auteur n’a pas signé à cause du fait qu’il est marié et père de famille.Voici la teneur de celle curieuse communication : M.le Maire, Depuis quelque temps, il sc tient à Sherbrooke des assemblées secrètes qu'il faut faire cesser immédiatement, pour le plus grand bien de notre ville.Le but de ces réunions est de propager le bolchevisme.Les deux principaux organisateurs locaux de ce mouvement portent les noms de Hazen et Varney.Ce sont des êtres dangereux.Etant marié et père de famille, je jjréfère ne pas donner mon nom, mais je vous assure que les renseignements donnés ici sont absolument exacts.Comme bien on pense, nos échevins sans peur et sans reproches, conscients du devoir bien accompli, s’en sont retournés chacun chez lui sans n'y plus penser.après avoir prié le secrétaire-trésorier de faire parvenir la pièce au chef de police.On nous dit, en certains quartiers, que les deux individus ci-haut mentionnés semblent fort mystérieux depuis quelque temps.Quoique cette lettre ne soit pas de nature à nous faire appréhender pour Sherbrooke une terreur semblable à celle qui règne dans les villes de Russie, il n’est pas moins vrai quelle va permettre aux autorités policières de faire une petite enquête sur certains individus, JURIDICTION RECONNUE LE JUGE DUCLOS DECLARE QUE LA COUR DE CIRCUIT PEUT SE PRONONCER SUR LES DEFAUTS DE PROCEDURE.BREF D’INJONCTION.— AUTRES CAUSES.Le juge Duclos a rendu, ce matin, un intéressant jugement : il s’agissait d’une question de juridiction de la Cour de circuit en matière de procédure.Six cultivateurs de la ville de Laval de Montréal, dont M.J.Léonard, ont demandé à la Cour de circuit de modifier les listes d’évaluation municipale.L’évaluation immobilière a été portée de $100 l’arpent à $1,000.Les intéressés se sont plaints de cette majoration au sujet de laquelle ils n’avaient pas d'ailleurs été avertis, comme c’était leur droit et le devoir du conseil municipal.Le juge Archambault leur a donné gain de cause, déclarant que le conseil avait outrepassé ses pouvoirs en agissant sans prévenir les citoyens.Il suivait en cette décision un jugement notoire de feu le juge Beaudin.La ville de Laval a demandé un bref de prohibition, en Cour de pratique, pour renverser le jugement de la Cour de circuit.Elle alléguait que la Cour de circuit n'avait point juridiction en matière de procédure, et qu’elle ne pouvait se prononcer (tue sur le mérite des causes dont elle était saisie.Me G.Monette a contesté cette prétention avec de nombreux jugements.Le juge Duclos a déclaré que la Cour de circuit avati juridiction en la matière.Elle peut se prononcer tant sur les points .de procédure (pie sur le fonds des causes.Le bref de prohibition demandé par la ville Laval a été refusé.Me Gustave Monette occupait pour les six contribuables.LE JUGE .ACCORDE UN DELAI.M.K.-T.Dawes a demandé à la Cour supérieure un bref d'injonction contre la compagnie “Southern Canada Power”.Il allègue que la compagnie défenderesse en construisant une digue dans la rivière Yamaska, provoque des inondations fréquentes sur son domaine.I.es dommages sont sérieux et menacent de durer, si la jetée est construite.Le juge Bntneau a accordé trois jours à la défenderesse pour répondre par écrit aux allégations du demandeur.LA VILLE DEVRA PAYER.Le juge Greenshields a rendu jugement dans la réclamation intentée par M.J.-O.Soucy, marchand-tailleur, de la rue Ste-Catherine, contre 'la ville de Montréal.Le 25 mars 1917, le demandeur a fait une chute sur le trottoir glacé de la rue Saint-André.Il s’est fracturé la rotule du genou droit.Pour perte d’argent à sa boutique durant sa longue maladie et polir indemnité à cause de son infirmité que M.le Dr G.-F.Mercier a dit être permanente, il réclamait la somme de $3,089.50.l.e jugement 'lui a accordé la somme de $1,949.50 soit $1,500 pour blessure permanente et $449.50 pour pertes subies à son magasin, durant sa maladie.LE DEMANDEUR PERI) SON POINT.M.J.-W.Lucas réclamait de 1171-liams Machiueru Com je, vu la somme de $1,000, en vertu de ia loi des accidents du travail.Il alléguait qu’il était à l’emploi de 4a défenderesse.gagnant un salaire annuel de $1,200, comme employé à tout faire.Le 4 octobre 1918, on l’envoie chez Clark et Frère pour montrer le fonctionnement d’un tour électrique.Eu prenant les tramways, il s’est frappé le genou contre le marche-pied.Il s’en est suivi un empoisonnement de sang.Depuis il boite.L'infirmité est permanente.La compagnie défenderesse a nié qu'elle fût responsable en vertu de la loi invoquée.La William Machinera est une firme commerciale : ce n'est pas une industrie.Parlant la loi des accidents ne s’applique pas.Le juge Weir a donné gain de cause à la compagnie : on ne peut dans le présent cas invoquer la loi des accidents et le défendeur n'a point prouvé scs allégations de façon suffisante.CAUSE PORTEE EN APPEL La Banque Royale du Canada et la Banque de Québec ont porté en appel un jugement du juge Panneton rendu le 3 septembre 1918, qui condamnait le principal défendeur, la Banque Nationale, à paver à M.Clovis Laporte, avocat, la somme de $1,920 et condamnant l’appelant,comme garantie de la banque nationale.ELU PREMIER MINISTRE DE BAVIÈRE (Service de la Presse Associée) Bâle, 18.— D’après une dépêche de Munich à la “Frankfort Gazette”, Herr Hoffman, ministre social dans le gouvernement Eisner a été élu premier ministre de Bavière par la Diète.Après l’élection, ia diète a ajourné ses séances afin de donner Je temps au nouveau premier ministre de former son cabinet.Au début de la séance, les chefs des partis ont donné leur adhésion à la constitution qui avait été élaborée par le dernier premier ministre.Ils ont, parait-il, donné leur adhésion à ia première cl à la seconde lecture.latérales da M.l’abbé TroisA A DIX HEURES Une grande foule assiste au service du supérieur de Saint-Sulpice I.es funérailles de M.l’abbé Troie ont eu lieu ce matin, simples et sans apparat.mais rendues tout de même solennelles par la foule énorme qui est venue rendre un dernier hommage au regretté supérieur de Saint-Sulpice.Dans la nef immense se pressaient des gens de toutes classes et de tout âge.Les innombrables penitents que le bon vieillard accueillait toujours avec tant de sollicitude ont voulu lui rendre ce tribut spontané de leur reconnaissance et l’expression de leur douleur.L’Association des anciens élèves était représentée par une délégation considérable où l'on remarquait, entre autres, M.le juge Lanctôt, l’ancien magistrat Saint-Cyr, Me Aimé Geoff ri on, bâtonnier du barreau de Montréal, Me F.-J.Bisaillon, président de F .Association des anciens élèves, sir L.-ü.Taillon, M.Jos.Décarries, ancien député de Jacques-Cartier, M.le notaire A.-M.Lepailleur, le Dr Larocque, le Dr A.-R.Marsolais, le Dr Brisson, conférencier, MM.Charles Eraard, Alphonse Morin, protonotaire de Saint-Jean, Adhémar Mailhiol, professeur à l'école Polytechnique, Jos.Gaumont, i.c., Jos.-L.Girouard, vice-président de l’Association des anciens élèves.Jos.Girouard, N.P., St-Benoit, M.Toupin, Albert Lefebvre, Paul Saint-Germain et plusieurs autres.iLes communautés religieuses d’hommes et de femmes comptaient aussi de nombreux représentants.'Parmi les parents du défunt se trouvaient Mme veuve Allard, de Saint-Demi, avec son fils et ses deux filles, la Rév.Soeur Pinsonneault.des Soeurs Grises, M.N.Troie, de In Pointe Saint-Charles, et sa famille.Il est venu aussi une délégation de Saint-tRemi.M.N.Pérodeau représentait le gouvernement provincial.C’est Mgr G.Gauthier, évêque auxiliaire de Montréal, qui a chante le service.Sa Grandeur avait, comme prêtre-assistant, M.l’abbé Dar-veau, P.S.S., et comme diacre el sous-diacre MM.les abbés McShane, curé de Saint-'Patrice, et Allard, P,S.S.NX.SS.IL Gauthier, archevêque d’Ottawa, M.Emard, évêque de Val-leyfield, G.Forbes, évêque de Jo-iiette, X.Bernard, évêque de Saint-Hyacinthe.et IL O.Chalifoux, auxiliaire de Sherbrooke, occupaient des fauteuils aux premiers rangs du choeur ainsi que les prélats suivants: NX.SS.François Pelletier, de Québec.J.-E.Bourret, grand vicaire de Nicolet, Choquet.de Saint-Hyacinthe, Dugas, Dauray, G.Le-pailleur, Z.Lahaie et ,1.Corbett.LES SOLDATS DU 5ième REGIMENT DF.CARABINIERS ARRIVERONT CE SOIR A LA GARE V1GER—UNE RECEPTION LEUR SERA FAITE A SHERBROOKE.Avaient pris place également dans le sanctuaire: MM.les chanoines Harbour, curé de la cathédrale, et1 McCrory, de l’archevêché; MM.les abbés R.Labelle, curé de Notre- j - np 'rfrJhl'v* '\U-Lln' xf1 n" l'aiu,Jerl' Nous apprenons des autorités du l! n.' ’ 1 "v’ D^mers1l cure|Pacifique Canadien, ce midi, que les ^auc^amP» (soldats du friènie régi me ni des Gara-cure de Saint-t.harles, Z.Gravel, an- biniers à cheval arriveront sur deux cicn cure, (.lis Laforce, cure de tPiljns spéciaux à la gare Viger à Chambly J.-A.Majeau, cure de M-,heures, ce soir.I Demi, Charles D, Hogue, de St- vivera Charles, Maryland, H.Dupret, P.S.S., ||rera' CI| du séminaire de philosophie, A.-P.;nn npnt Bernard, l’„S.S., de THotel-Dieu, Âl-!ne ,1,1 a ta gare viger a 1(1 soir.Le premier train ai-dix heures et le second en-gare dix minutes plus tard, voir, dans une autre oolon-., .;ne d11 journal, le programme qui se- bert L rique, 1 .S.8., du grand seim-jni exécuté, ce soir.Tous ceux qui nuire, G.Gattet, I .S.S.H.Garrou-jvoudraient participer à la fêle peu-tetgt, 4 .‘S.S.’ E.Blanchard, J.S.S.,|vent se rendre aux environs de la Ed Laurin, P.S.S., de Notre-Dame, .gare Viger vers les dix heures ou se L-R.Ghaput, ancien cure, J.-R.tenir dans les rues que suivra la pa- Chainbly, rade.Granger, Jos.St-Denis, Joseph Bruneau, P.S.S., Baltimore, j Le 9ième corps d'ambulance da J.-A.Richard, curé de Verdun, J.-,campagne arrivera demain matin à A.Perras, curé de St-Micbeî de Na-ila gare Bonaventurc.Le convoi spé-pierville, J.Boisvert, curé d'A- rial arrivera à 9 heurrs30.!.c défilé damsville, Victor Many, P.S.S., E.ipasscra par la rue Windsor pour se Choquet, Porcher, P.S.S., tardif, rendre aux casernes de la rue Perl.P.S.S., de Notre-Dame, de l'hôpital La ville a tait poser des inscriptions Notre-Dame, Joseph Tranehemon-jde bienvenue tout le long du trajet tagne, ,1.-1.Chiron, P.S.S.L.Dim-!que suivront les troupes, berton, P S.S.Lalonde, P S.S Du-1la RECEPTION A SHERBROOKE JU-N L ^brooke.18.- I,, reine des Pelletier, Henri Richard, P.-A.lies-! ;u?^".'s^le]l’Lsl.e' |,0UIÎ ^ Vl,laws noyers, de Ste-Cunègondc, Luke Cal-! JïJ.T0 du 1 a7tu|l,.;' loghan dip Sf-Mirhapl I Rnrupl .u n son^ ‘>11'(I.H’orrs (1(‘- iT^rHei ^c^^üiu-Snb % “gî!" ,en «J*™»»»' Jésus, J.Simon.P.S.S., A.Desro- ' ± IPI.ivir JTn " mie- mient nomme lieutenant-gouverneur ment la messe 'de requiem en chant.«uni «.i m m grégorien.Après le Libéra, la dépouille mor-j telle a été transportée au cimetière de Saint-Sulpice, sous la chapelle iiii grand séminaire.Le personnel des diverses maisons de la société, professeurs et élèves, l’a accompagnée à sa dernière demeure, ainsi que plusieurs prélats et un bon nombre d’autres membres du clergé.EXPLICATIONS DE M.KEMP M.WHITE LUT AUX COMMUNES UN MESSAGE DE NOTRE MINISTRE DE LA MILICE OUTRE-MER, AU SUJET DES INCIDENTS DU CAMP DE K1NMEL Ottawa, 18.— Aux Communes, M.T.White a lu un message de M.E.Kemp, ministre de ia milice d’outre-mer, relatif aux incidents de Kinniel.Notre ministre d'outremer explique les circonstances qui ont occasionné les émeutes au camp, H dit d'abord que la discipline parmi les soldats canadiens a été aussi bonne que celle des autres soldats impériaux.Une enquête minutieuse est instituée.Les troupes qui ont souffert depuis quatre ans de dures privations ont grande impatience de revoir leur patrie.Il faut tenir compte de ce sentiment naturel.Le parc Kimuel est le dernier stage avant le départ attendu.Il y a toujours un peu d'énervement.Les autorités s'efforcent bien d’intéresser les soldats, de les distraire, mais la tâche est parfois difficile, lin outre, depuis la signature de l’armistice, ia lem pératurs est très mauvaise ce qui n’apaise point les nerfs surexcités.Selon le ministre, une meilleure température aurait donné lieu à moins de sujets de plaintes.M.E.Kemp énumère ensuite les raisons générales du mécontentement.Le camp manque de confort, i.es troupes qui ont combattu et les réserves sont obligées de coucher dans des Inities par une température pluvieuse el froide.Le combattant est habitué à la misère, mais la guerre finie, il s’attend à mieux.Les troubles ouvriers ont un peu démoralisé les soldats.Une cause importante est la lenteur de l’embarquement.Le ministre de l’expédition n’a pu fournir les cales requises.L'ordre dans lequel les soldats tiennent à retourner ajoute aux difficultés.Ceux qui ont plusieurs mois de service actif, voire des années, font valoir leurs titres.D’autres paît, les blessés veulent revoir leurs parents et les civils venus pour travailler dans les industries anglaises, de même.L’épidémie d’influenza a eu un effel démoralisant.M.E.Kemp loue Je travail de ceux qui sont préposés à la démobilisation.Parfois ce sont des hommes en service depuis (iiiatre ans qui ne retourne-ronl nu pays que ies derniers.Les autorités ont beaucoup de travail.Les demandes du Ganada sont multiples.M.Kemp dit que depuis la guerre jamais les autorités n’ont eu tant de besogne.H faut faire servir au rapatriement la machine construite pendant «ma- ire ans et qui servait à l’envoi des renforts.Cependant, on s'accorde à dire que vu tes circonstances le nombre de soldats déjà rapatriés est magnifique.Le ministre- affirme (pie l’on va prendre tous les moyens pour améliorer le système.M.T.White a lu un autre message de M.E.Kemp, où il est déclaré que les jeunes filles affectées au service des eanlines onl été traitées avec respect et égard.CHEMINS DE FER -À DEM! PARALYSÉS POUR REMEDIER A CETTE SITUATION, EN GRANDE-BRETAGNE, SIR ERIC GEDDES, PRO-: POSE DES COMMISSIONS O’AU-! MINISTRATION.(Service de la Presse associée) Londres, 18, — Sir Eric Geddes, ministre sans portefeuille, en présentant aux Communes un projet de loi pour établir un ministère du transport, a dit qu'à l’exception des tramways, le système de transport du pays est à moitié paralysé au point dy vue financier.Seules les compagnies de tramways sont prospères.Avant la guerre, le capital placé dans res compagnies rapportait 4.2 p, c.; aujourd’hui il occasionne une perte de 2 à 3 p.c.Avant la guerre, 1rs canaux donnuicht V-7 p.r., et maintenant leurs dividendes sc chiffrent par des pertes.Les chemins qui ont coûté au pays vingt million de livres et le gouvernement sans revenus; les ports et les quais payent des dividendes de 3 p.c.Le transport manque de l'équipement matériel et ne peut répondre aux demandes, en partie à cause de la pénurie d’hommes et de capitaux dus à la guerre.1| faut admettre que les chemins de fer vont nous causer une perle quotidienne d’un quart de millions de livre et le gouvernement est obligé de leur fournir des garanties pendant deux ans.Si l’on ne veut que cet étal de chose se continue il faut adopter une politique de transport.U faut unifier ies efforts.H doit y avoir quelqu'un de responsable de la politique de transport.Seul le gouvernement est capable d’assumer celte responsabilité.Le ministre préconise l'acquisition par le gouvernement du matériel des compagnies privées qui possèdent la moitié des véhicules employés.La même organisation qui a existé durant la guerre, d'après le projet, sera continuée pendant deux ans.Après cela, il y aura des commissions où le gouvernement et le travail seront représentés.Les canaux seront aussi administrés par une commission centrale.Le ministre regarde la nationalisation comme une mesure qu’il faudra peut-être finalement adopter, • *1° la Golombie-RrHainii(|iie lorsqi'il reviendra au pays.Les habitants de ia Colombie-Britannique qui est aussi la province de sir Arthur Currie font des instances pour que cette nomination soit faite.AU COLLEGE LOYOLA Les autorités du collège Loyola ont procédé, hier après-midi, au dévoilement d'un drapeau d’honneur, hisse à la mémoire des 287 anciens élèves qui ont servi pendant la guerre dans les armées de Sa Majesté, el dont 34 ont payé le tribut du sang.Le R.1‘.\V.II.Hingston, recteur, a présidé la cérémonie, entoure de personnages officiels : le R.|>.j, N.Filion.provincial des Jésuites au Canada, le major-général E.W.Wilson, commandant du district de 'Montréal, le juge Dowd, de Rostom, M.IL J.Kavanagh, C.IL, et autres invités.Souhaitant la bienvenue à tous, Je recteur a continué : “ La guerre est finie, laissant un .souvenir inoubliable pour le collège de Loyola, car de nos rangs sont partis pour 1rs champs de bataille des élèves que nous avons suivis là-bas par la pensée ; ils ont été, ils sont noire orgueil.Que celle guerre serve à rendre encore plus étroite l'union qui existe entre les élèves et leur collège.” Puis il a annoncé aux applaudissements de l’assistance que Je collège Loyola donnera l’instnielion graluile aux enfants des “ anciens” morts aux champs d'honneur.Le général Wilson se dit fier des élèves du collège Loyola qui ont fait du service dans l’année.11 offre ses profondes sympathies aux parents des élèves qui sont moils au champ d'Iionneur ; puis il remercie le Père recteur, les Pères Jésuites, des services considérables qu’ils onl rendus durant la guerre.En terminant, il déclare que le ministre de la Milice a autorisé le collège Loyola à former un corps d’entrainement d’officiers ca:vr»Xé éÇr"pl,l7 Montré»! ARTHUR BRUNE AU, , „ ., Mrntbr», noura» dr Montré*!.BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Burroii d» Montré»! ; 97 ET 99 S.-FRANCOIS-XAVIER Surcuraalr» x QUEBEC «t SOREL.Fil dlrort utrc POST * FLAUU, N»w-Yutk • — — — — a Valeurs Oaw Midi Valeur» o.«r Midi .1 •ure _ Lr» à llisCh.ar.35 V.35'4 Int.Mari, pr I0*H m *111.Ch.ur lut.Nirktl Jr» *m.• a • Int.Papar 47’* 47H A»U «;;< 47 Jat.Ra.Tr 5’* ftV* Au».Carfo.D0j{ 90?4 Ken.Cop.3» 20H Aa.Loca.a.l*i'k.Steel 63S G* Id A ai SmtIL .a.l.chighVal.55 Auaton.M fil 61)4 Max.Mots.««"I 40»* Atch.son Mea.Pelra.187*| 188 Atian.UuIf iuy, lie N.V N.H.30*4 31 Buld.I.ucu.*9 North, fac.Uult.AOluu Uhio Um 10 «H, Uelh.Steel.t-t *-« .a .fr tra.vl va.Break! Ha.• ••• « Piltab.Coal 49 40 Can.Pacif.163 Il» Prêta.Ml.C.711* 71X $44 Crat.Leath 7l*t 72 Heath ae Republklr.Kiibb U.S.sun hino Copp s: S SIS Cura.P.*l.t - ft g 8.S HiV* C st a Prad.52 binclftir Oil 44% 44.4 Cruel Stee 117 «¦”¦'« South.Pac.HM*, 1024 Cuba C.S «W 2 JG soul.Kail.48,4 Del.Allud.St.Paul ir)*i 8»4 i«t.Hpotir «H aiü 20 Ttnn.Copp.Tria* Oil Knepr.Nai 2 If.H *4 fc.rie|»r>NG2 Unian Pac.I24H 2294 tn.otdia Un led é .Gén.Moto.162 16,R 5 U.S Hte.ar, »5>* «5À* Lr .N «y .or.4H 43 U.S.Steelp Hid.Ale.UtakCoppe 7B* 70 hui Alroti 139 U 114 Vu*.Clie.hH 57V.(btp.Copp 1 üVrr.pn?.lot.M.orp 4HH 19?$ >6 Mtlachou WilljraOel 46^ 40'* 40 Mi 21 .#••• .OEUFS— Les arrivages d’oeufs ressortent à 2.453 caisses, comparativement à 1,242 pour le même jour de la semaine dernière, et 712 pour la période correspondante de l’an passé.Oeufs strictement frais.43s lOeufs entreposés de choix.37s Oeufs entreposés No 1.34s BEURRE— s ai ivu; es «Je beurre si présentent à 21 colis, contre 1,036 pour le même jour de la semaine dernière et 23 pour la journée correspondante de l’année dernière, lié heurrerie, de premier choix, en colis .55 à 56s Beurre de haut choix, en briquettes.56 à 57s De heurrerie, de bon choix, en colis.53Va à 54s De • literie, de jiremier choix .45 à 46s De laiterie, de bon choix .44 à 44s y3 FROMAGE— Les arrivages de fromage s’établissent â 189 boîtes, par comparaison avec 19 boîtes pour la journée rorrespondante de la semaine (passée et avec 12 pour le même jour d’il y a un an.La commission impériale d’achat du fromage paye les prix suivants: Fromage No 1.25s Fromage No 2.24s% Fromage No 3.24s SUCRE— New-York, 18.—Sucre brut, ferme; sucre traité par moulin centrifuge, $7.28 ; sucre raffiné, ferme ; en briquettes, $10.50 ; écrasé, $10.-25 ; “moud” “A”, $9.50 ; eu morceaux, $9.75 ; en poudre “XXXX”, i$9.2() ; en poudre, $9.15 ; granulé ifin et “diamond” “A” $9 ; pour la iconfiiserie “A”, $8.90 ; No 1, $8.85.VOLAILLES — La livre Dindes de choix .43 à 45s Poulets nourris au lait .40 à 42s Poulets.36 à 37s Poules lourdes.33 à 34s Poules légères.30 à 31s Canards No 1.38 à 40s Canards No 2.36 à 37s Oies.28 à 30s POMMES DE TLftHE— Le marché des pommes de terre ne présente pas de changement digne île mention.Les Montagnes Vertes se vendent à raison de $1.75, les Québec blanches, à $1.50 le sac de 90 livres, chez l’acheteur (ex-store), tandis que des lots enwagonnés de Montagnes Vertes trouvent preneur à $1.65 et de Québec blanches, à $1.30 le sac de 90 livres, sur rail (ex-track).Les légumes sont généralement forts.Les navets Québec font $1.50, les carottes, $1.50 et les oignons, $2.2o le sac de 70 livres, chez l’acheteur (ex-store).VIANDES FUMEES— En conséquence de la récente avance des prix du porc, les viandes fumées et grillées ont monté 'd’un sou la livre pour le jambon cl ide 2 sous pour le lard (bacon).triiez les marheands à commission (jobbers).Les jambons de 8 à 10 livres se vendent à raison de 36 sous la livre ; cehx de 10 à 15 li vres cotent de 34 à 35 sous la livre, 'et les plus lourds s'établissent à 32 et 33 sous.Le lard fumé à «léjeuncr Abreawfast bacon) se traite à 42 1rs nrésciites donné pur 1p soussigné, greffier de ln Hté d'Ou-I tremont, en vertu de *ver» résinent»^ dite ^ AVIS PUBLIC est par LE Sème REGIMENT DES CARABINIERS arrivera à Montréal MARDI SOIR, le 18 courant, à 8h.45, par la gare Viger, et ]r ,ni(im en vcriii traversera le Champ de Mars à 9 heures précises, pour se rendre pn'pm-é’d'es n’ïiès de côuButiouVposun^^^ de la aux casernes de la rue Peel par la route suivante : |les rues s ’ 1 Rues Craig et Gosford, le Champ de Mars, la rue Saint-Gabriel jusqu’à la rue Craig, le boulevard Saint-Laurent, la rue Sainte-Catherine jusqu’à la rue Peel.CANAUX D’EGOUT Les citoyens le long de ce parcours sont priés dilluminer leurs bâtisses et de tenir les rues du parcours aussi libres de circulation que possible.LE 9ème CORPS D’AMBULANCE DE CAMPAGNE arrivera à Montréal par la gare Bonaventure, MERCREDI MATIN, le 19 du courant, à 9 h.30 précises, et passera par la rue Windsor pour se rendre aux casernes de la rue Peel.Les citoyens le long de ce parcours sont priés de décorer leurs ^ bâtisses au moyen de drapeaux, bannières et banderoles, et de ! wiseman—sâint-vuiteur-uiace Eijmvood s’unir pour faire un accueil chaleureux et cordial aux soldats qui wiseman—Ave Ducharmc-c.p.n nous reviennent.Le maire de Montréal, MEDERIC MARTIN.Bureau du Maire, Hôtel de Ville, Montréal, 18 mars 1919.KELVIN, WEST END et PERONNE ROBERT A1NSUE RF.LOE1L—Chemin Ste-Cntherine-Maplewood DAVAAR—Van Horne-Ducharine DUCHARME—Wiseman-Rockland DU CH ARME—Rockland-Hartland Kl,MWOOD PLACE—Outremunt-Wlseman GfROUARb—Longueur actuelle HARTLAND—Van Horne-Ducliarme HOLYROOl)—Chemin Sainte-Catheriiie-Maplewood LAVIOLETTE—Longueur actuelle MAPLEWOOD—Oourcelette-Holyrood McEACHRAN—Van Horne-Ducharnie SAINTE-CATHERINE (CHEMIN)—MeCulloeh-Outremont SAINT-CYRILLE—Outremont-Wiseman ,, ,, ., , , .SPRINGGROVE—de lu ruelle cacl.17-17 Jusqu à lave Maplewood Est COURCKLETTE—Chemin Sainte-Cathcrine-Maplcwood ROCKLAND—Van Horiie-Ducharinc VAN HORNB—Hartlaiid-jusqu’aux limites ouest de la Cite ! WILDER—Van Horne-Dueliarme Taxe supplémentaire de frais d’emprunts, do do do do do do dn do do do do do do do do do do do do do ‘de l’Ontario, de $14.50 à $15 ; agneaux du Québec, de $13 à $14 ; tmoutons de l’Ontario, de $10.50 à $11 ; moutons du Québec, de $9 à $10 ; porcs de choix, de $19.25 à ‘$19.50 ; porcs de choix (au-dessous de 140 Ibs), de $17.25 à $17.-50 ; truies, de $16.25 à $16.50 les 100 livres.NOTA.— Les prix cotés ci-dessus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du commerce de gros à Montréal, à moins que quelque chose n’indique le contraire.Protégées en tous pays Si vous avez une invention à développer et a protéger, une marque de commerce à faire enrégistrer, veuillez commuai-«mer avec nous.Nous nous chargerons de faire pour vous les recherches nécessaires.Nous vous aiderons de nos conseils et nous vous donnerons tous les renseignements que vous désirez.TROTTOIRS.KELVIN—Dunlop-Robert PERONNE—West End-Robert ROBERT—Chemin Sainte-Cutliertne-Jiisfrunu lot 55-11 WEST END—Chemin Sainte-Catherine jusqu’aux limites de la Cité WILDER—Van Horne-Ducharnie les deux cMés HARTLAND—Von Horne-Ducharwo ROBERT—Longueur actuelle W 11,11ER-Van Horne-Duchnrme BERNARD—HutchisouWiseman MACADAM LES GRAINS A CHICAGO Cours fournis par la maison “Mc- Dougall & Cowans” : Cours Cours MAIS d’ouv.à midi Mars .154% à 155 156 Mai .142 à 144 143% .iuWlet ., 135% à 136 135% AVOINE- Mai .64 à 641., 64% Juillet .63 à 63% « 63% BOURSE DES MINES Cours fournis par la maison George W.Fairbanks and Co.rue Saint-Frénçois-Xa-vier, No 86, Montréal.De- Adannc.Apex.Bnllcy.Beaver.Boston Creek.Chamb.Eer.Coniagas.Crown lies.Davidson.Dome Ext.Dome Lake.Dome Mines.Gifford.Hargraves.Hill loger.Kerr I like.Kirk laike.I.a Rose.latkr Shore.McIntyre.McKinley liar.Mining Corp.of Can.New ray.Nlpisulng.Ophir.Pete Lake., Pore Crown Pres.E.Dome.Srhumacher.Silver Leaf., .Trrk Hughes.Temisk.Thump Krist.> Trethewey.Vac Oil and Gas.West Dome Con.sous, Je Windsor de choix varie de |Porc vipond.44 à 45 soils, et 1c Windsor dcsos-isés trouve preneur à 46 et 47 sous la livre.(BETAIL VIVANT— Les arrivages de la semaine aux ¦abattoirs de l’Est (Pacifique Cann-idien) se chiffrent par 750 bêtes à 'cornes, 110 moutons et agneaux, 475 porcs et 800 veaux, tandis que îles arrivages de la journée se fixent là 450 hôtes à cornes, 50 moutons et agneaux, 350 porcs et 300 veaux.Les prix moyens de la journée s’é-itablissemt comme suit, sur nos dif-tféreintes places : Bouvillons de ichoix, de $14.50 à $15 les 100 livres ; bons, de $14 à $14.25 ; vaches lourdes, de choix, de $1.50 à $12 ; vaches légères, de choix, de $1 à $11.25 ; bonnes, «le $10.50 à i$10.75 ; taureaux lourds, de choix, Offre.mande.20 Vi 20% A 4% , .4% s 43 44 22 30 .T 93* 11 250 260 44 45% 69% 70 27 28 26% 20% 1300 1350 34 38* , .2*4 •5% 625 630 49% 50% 38 94 176 178 45 4K * ^ « , 200 16 17 non • • • • 11 11% • • , .H 8% 2$ 20 24% 25 , , 4% 5 35 37 , , R 3% 28 30 • • 31% 32 • • 7% R • a • a 30% 40% • a 9 «% 14% 16 VICTIMES DE SON IMPRUDENCE Les Trois-Rivières, 18.— Le fils de M, le Dr Charles DeRlois, (îeor-(es, âgé «le 11 ans, a été victime «l’un accident.L'enfant était à jouer avec '.ses petits compagnons lorsque l’un Peux offrit nu petit Georges une cartouche que celui-ci se mit à grat-.er avec son canif.Tout à coun la cartouche fit explosion lui brûlant de choix, de $11 à $11.25 ; agneaux lia .figure et les mains.Mme DcBlois BERNAUD—Rockland-WIseman BLOOMFIELD—Ducha'rmè-Sçint-Vtateur BELLINGHAM—Chemin Sainte-Catheriiie-Maplewood BELOEIL— do CHAMFAGNEUR—Berna rd-SaJnt-Viateur do Van Horlie-Ducjiarin© COURCELRTTE—Chemin SninteChtherttie-MapIewood i DUCHARME—f)e FEpée-CImmpagaeur i DE L’EPEE—Van Horne-Bernard j DE L’EPEE—Boulevard Saint-Joscph-139 Nord ! DAVAAR—Van Horne-Duchnrme DUVERGER—Outremont-Wiseman j GIROUARD—Longueur actuelle ! GLENCOE—Chemin Sainte-Catherinc-Willowdale ELMWOOD (PLACE)—Outremout-Wlseman HARTLAND—Lajoie-Van Horne lAZELWOOD—Chemin SaJnte-Catherine-WIllowdaU i HUTCHISON—Bernard-Van Horne i HOLY ROOD—Chemin Sainte-Caiherine-Maplewood KELVIN—Dunlop jusqu’au lot 0 LAJOIE—Hutchlson-Wiseuian LAJOIE—Wiseman-Stuart LAJOIE—Hartland-Rock land I*AVIOIJÎTTE—Longueur actuelle 1 N N ES—Hutch i son-Du rocher LAURIER—Hutchison-Chomin Sainte-Catherine McCULLOCH—Chemin Sainte-Catherine-Ave Mont-Royal McEACHRAN—Van Horne-Ducharnie MARSOLAIS—Longueur actuelle OUTREMONT—Saint-Viateur-Manscau ÜUKRBES—Boulevard Saint-Joseph-loi end.33-17 QU ER H ES—Bernard-lot end.33-562 QUERBES—Ave Van lïorne-C.P.R.ROCKLAND—Van Horne-Duchnrme SAINT-CYRILLE—Outremont-Wiseman S \ INT-,TU ST—Longueur n ctuelle S^I^T-JOSEPH (BOULEVARD)—Hutchison-Chemin Sainte-Catherine SPRINGGROVE—Ruelle I7-17-Ave Maplewood Est STUART—Bernard-Van Home , it i i i*a « • ?« STUART—Saint-Viateur-Bernnrd Les examens ordinaires de 1 Academie de VAN HORNE—Wiseman-Hartlaud Musique do Québec auront lieu à Montréal, I W1LLOWDALE—C.loncoe-Hnr.elwood A l’Ecole Polytechnique, No 223 rue St-De- WILDER—Van Home-Lajoie nis.le mardi, 17 juin 1919, à 9 heures du WISEMAN—Van Hornc-C.P.R.VILLENEUVE MAPLEWOOD—Chemin Sa)ntc-Catherinc-Lot cad.16 PIGEON &LYM3URNEB AUTREFOIS PIGEON, PIGEON & DAVIS Edifice “Power’1 MONTREAL Académie de Musique de Québec matin, pour les classes élémentaire, secondaire et supérieure.I-e programme déjà pu-bllé çotitienl Ions les renseignements.Pour la classe des Lauréats, outre les conditions mentionnées flans le même programme, l’A-cadémle impose les pièces suivantes : PIANO—Sonate, op.11, 1er mouvement J Schumann j ORGUE—Finale (Grand Choeur) mi b Gullmnnt VIOLON—Concerto No 22, 1er mouvement Viotti VIOLONCELLE—Kol NIdrei Max Bruch CHANT SOPRANO—Chère Nuit Rachetai ALTO OU MEZZO—Amour, vtaus aider ma faiblesse Snint-Saèns TENOR—Air de In fleur (Carmen) Bizet BARYTON—Promesse de mon avenir (Le roi de Lahore) Massenet BASSE—Cantique des Trappistes Meyerbeer E.LEBEL, Secrétaire, 922 rue Saint-Denis.18 mars 1919.Taxe supplémentaire de frais d’emprunts, do do do do do do do do do do do do do do do do dO do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do do EXTENSIONS DE HUES Dl CHARME ET STUART—Côté sud de Pav.Ducharme, entre Wl-scman-Stuart, etc., et côté est de Pav.Stuart — ft partir de 1 «v* Ducharme — côté sud Mots 36-«.5-28 ft lot 36-25-15 inclusif).Taxe supplémentaire de frais d’emprunts.Les flits rôles .seront déposés en prendre connaisse 1919, alors que cevolr les plaintes, ",u ,il,r('au dy Gmixcll, Où tous log îritérejgég pourront jp rnnïpllP!fil^5î '«'•ru*.,lu Jusqu’à MERCREDI, le 2 avril Conseil siégera h I hàtel île ville d’Outremont ,h huit heures, pour re-s, sil y en u, et pour reviser et homologuer les dits râles., .E.T.SAMPSON.Griffier.Donne en la cité d’Outremont, te 17éme Jour du mois de mars 1919.AVIS attirée par les cris de son fils nccoti-rut et appela immédiatement le Dr Blanchard.Aux dernières nouvelles, ce matin, on nous informe «juc l’enfant a pris du mieux et «pie ses blessures sont plus douloureuses que dangereuses.LE “LADY GREY” À L’OEUVRE Avis est donné par les pr,'’seules que l’assemblée générale anmielle des actionnaires de l'Imprimerie Populaire (limitée) nura lieu nu bureau du “DEVOIR”, I t.rue Saint-Vincent, Montréal, le lundi.31 murs 1919, à trois heures de l'apri'x-mtdl, aux fins de recevoir le rapport annuel du Conseil d'administration, de procéder à ('élection des membres du Conseil d'administration pour l’année prochaine et généralement aux nu-Ires nffiilres de lu Compagnie, et plus spécialement aux fins de confirmer eu uuhiut que besoin est, un nmemlemetit aux arll-cles 2 et fi du réglement numéro I île lu Compagnie, adopté pur le Conseil d’Admi-nlstrutlon relativement uu mode de convocation des actionnaires uux assemblées générale» ou spéciales de lu Compagnie, et enfin pour ratifier aussi en autant que besoin est, les procédures et résolutions adoptées uux assemblées générales annuelles tenues les 20 mars 1917 et 25 mars 1918.J.N.CHEVRIER, Secrétaire.Montréal, 17 mars 1919.Les Trois-Rivières, 18.— Le navire “Lady Grey” a mouillé au quai Bureau, hier soir, pour prendre une cargaison de charbon.Ce matin, il est reparti h six heures, pour continuer son travail dans le lac Saint-Pierre.Le brise-glasc est rendu à la bouée Caille, vis-n-vis Yamachiche.On nous dit que la glace n’est pas épaisse; elle n'a que 12 pouces.Le fleuve continue à charroyer de large morceaux de glace, ce qui prouve que le travail du “Lady Grey” est efficace.L’on parie que le “Lady Grey” sera rendu à Montréal, dans les premiers jours d’avril.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTREAL Intérêt sur les débentnres L'intérêt de six mois, au taux de 8 pour cent (î%) sein payé le premier Jour d’avril aux détenteurs enregistré» de dében.lures de lu Compagnie des Tramways dé Montréal.Aucun Irnnsfert de débrntlirc» ns sera enregistré duns les quatorze Jours préeé* «lant Immédiatement le premier Jour d'avril 1919, el les Dsinsfcrts enregistrés le et après le 1er avril 1919 porteront Intérêt à date de ce Jour seulement.Patrick nuni’.E, Secrétaire-trésorier.17 mars 1919.JAMBE BRISÉE Les Trois-Rivières, 18.— Mlle Marie Trotlier, âgée de 65 ans, a été blessée assez grièvement par un gros morceau de glace qui s’est «létaché d’une galerie uu troisième étage «le la maison «le M.Thomas Bournival, rue Bonaventure.Des passants se portèrent au secours «ie Mlle Trotlier, qui fut transportée à l’hôpital du Dr Bourgeois.La victime » une jambe fracturée.F.He souffre aussi de nombreuses contusions.PROVINCE DE QUEBEC, Dislriel de Montréal, Cour de Circuit, No 171184.— J.O.Tremblay, demandeur, vs O .Tourvllle (f!I«), défendeur.1 x’ 28ème Jour de mnrx 1919, ù Il lieurrs de l'avant-mldl.nu domicile du dit défendeur, au No 355 rue Jeanne d'Arc, en la cité de Montréal, seront vendus pur autorité de Jusllee les biens et effets du dit déféndeur saisis en cette cause, consistant en effets de ménage, etc.Conditions ; argent comptant.O.A.Normandhi, H.C.S.Montréal, 18 mars 1919, i ^ s LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 18 MARS 1919 VOL.X.— No 64 ALLEMAGNE L’ANARCHISME TRÈS VIVACE LA PENURIE DE VIVRES, LE CHOMAGE CONTRIBUE A L’ENTRETENIR, BIEN QUE LA REVOLTE DU SPARTACUS TOUCHE .4 SA FIN.— DES MILLIERS DE VIC- TIMES.Berlin, 14, par voie de Londres, 18.— On espère que Ja révolte spartacus touche à sa fin à Berlin et en Allemagne.Des milliers de personnes ont perdu la vie au cours des récentes émeutes.On ne peut compter Je nombre des blessés.Les dommages s'élèvent à des millions de marks.Cependant il ne faudrait pas croire que l’esprit anarchiste est mort, au contraire, il est très vivace: le manque de vivres et le manque de travail contribuent à le faire durer.Pour supprimer la révolte, les troupes du gouvernement ont dû faire accidentellement des victimes parmi les innocents.Les parents et les amis des victimes, qui appartiennent pour la plupart à la classe moyenne, celle par conséquent, qui a soufferte plus que toute autre de la guerre, sont nécessairement mécontentes.REACTION MILITAIRE ET MONARCHISTE Londres, 18.— Suivant des dépêches spéciales de Berlin, la suppression de la récente émeute spartacus fait voir que la réaction militaire et monarchiste s’élève et qu’elle assombrit le nouveau gouvernement.Le correspondant du “Mail” à Berlin, qui a transmis une dépêche, le 27 février, dévoilant les plans d’un soulèvement monarchiste en Allemagne, est arrivé à Londres, ayant quitté Berlin le 14 mars après un séjour de 3 ou 4 mois.Tl répète les faits dont il avait parlé, tl ajoute que le président Ebert, le chancelier Scheidcmann et 'e ministre de la Guerre, Noske, sont presque des marionnettes.II déclare (pie pour garder le pouvoir, ils) ont permis aux militaires de paraître comme organisateurs des nouvelles années de la république."Ces hommes son! les vrais gou-’ (meurs de l'Allemagne, dit-il.Ils font les édits et le chancelier Scheidernann et ses collègues ne font que les signer.'' DEUX CHEFS DES REBELLES TUES (Service «*c !a Presse Associée) Berlin, 18.— Deux chefs sparta-cisles ont été tués, selon une dépêche; Léo Jogisches, cl un autre dont on ignore le nom.Le premier élait^’un des éditeurs du journal le "Drapeau Bouge”.(I a été tué dans la prison de Moabit alors qu’il ré-sistail à scs gardes.L'agitateur russe Radek a eu des démêlés avec la justice.On lui a défendu de prendre sa marche habituelle dans la cour de la prison.Les autorités craignaient qu'il ne s'évade, La date de son procès n'est pas encore connue.LES REPAIRES DU SPARTACUS VIDES tSrnnrc uV lu presse Associée.) Berlin, 18.—Les troupes du gou-vernement (lui sont à nettoyer les quartiers du sparlacus, c’est-à-dire des faubourgs de Rahndorf et de 1 ricdrichshafcii, ont arrêté deux chefs .socialistes-indépcmiants, dans Bahndorf.Ces individus ont été trouvés coupables d’avoir distribué uos armes a d’autres indépendants ainsi qu'aux communistes et d’avoir incité les autres à la violence.Le président du conseil des soldais de Friedrichshafen, qui est aussi un socialiste-indépendant, a été aussi arrêté, en même temps qu'nn soldat, sons l’accusation d’avoir distribué des armes, dans un hôpital de cet endroit.Deux échevins, deux ouvriers et un membre du gouverneraient soviet ont été arrêtés et mis sous verrous pour avoir incité des soldats loyaux à déposer leurs armes.C’est la première fois que des indépendants sont arrêtés.Le fait s'explique, car ces soi-disant indépendants ont été de connivence avec les spartaeistes ; ce que les chefs des indépendants ont cependant toujours nié.A LA DIETE PRUSSIENNE (Service de lu Presse Associée.) Berlin, 18.Durant les débats, hier, à la Chambre de la nouvelle Diète de Prusse, sur la question d’une constitution provisoire pour la Prusse, un orateur conservateur a parle en faveur de la détermination des fondions du président de Prusse dans le nouveau document.Cependant, Paul Hirsch, le chef du cabinet actuel, s'y est opposé, en disant que le fait de créer un exécutif serait un malheureux exemple aux autres Etats fédérés, et serait interprété comme une substitution à un monarque.L'Assemblée a proposé un vote, à la demande des socialistes indé-pendants pour que l’état de siège soit levé a Berlin.Le vote sera pris i lundi.Les partis ne sont pas encore formés à la Diète.Les indications présentes .semblent donner hi majorize aux socialistes et aux démocrates, qui réunis, oui une majorité de dix-neuf.M.Hirsch, le ministre de l’Intérieur et Je chef iem» pondre du gouvernement, ainsi qu'Albert Sueraekiun, le ministre des finances, sont mentionnés comme candidats pour le poste de premier ministre dans le nouveau cabinet.• Plusieurs des membres de la Diète ne purent arriver à Berlin à temps pour l’ouverture de la session, à cause des difficultés de transport.LES ALLIES AVANCENT LEURS AVANT-POSTES EN ALLEMAGNE Berlin, 18.—Suivant une dépêche reçue ici, les troupes anglaises et françaises ont avancé leurs avant-postes, à Cologne et à Mayence respectivement.On annonce que les Français ont pénétré dans les limites de lu ville de Francfort.Une dépêche spéciale de Francfort, envoyée au Nord Deutsche \ f AUgetneinc Zeitung, dit que , les i LES MILITAIRES LE 5e RÉGIMENT DE RETOUR C’EST CE SOIR, VERS DIX HEURES, QU’IL ARRIVE A LA GARE VIGER.— PARADE AUX FLAMBEAUX DANS LES PRINCIPA- LES RUES.N EU R.GARDE D’HON- EN ROUTE POUR OTTAWA LE PRINCESS PATRICIA EST ARRIVE, HIER, A RO RD DU CAR-MANIA ET EST PART IMMEDIATEMENT POUR LA CAPITALE, LIEU DE SA DEMOBILISATION.FAITS DIVERS Deux trains du Pacifique-Canadien sont actuellement en route pour Montréal avec les fil8 officiers et soldats du 5e carabiniers à cheval qui doivent arrivera Montréal dans le courant de la soirée.Le premier convoi est attendu à la gare Viger vers 8 h.30, ce soir, et le second doit arriver une quinzaine de minutes plus tard.Tous sont partis d’Halifax un peu après midi, hier, et sont arrivés à minuit à St-Jean, d’où ils se sont ensuite mis en route pour Sherbrooke et Montréal, par voie du Pacifique-Canadien.Le comité de réception a pris toutes les dispositions pour souhaiter 'la bienvenue aux soldats qui doivent arriver ce soir.11 y aura une parade aux flambeaux par les principales rues de la ville.Les membres du comité de réception seront à la gare, ce soir, avec 250 soldats formant une garde d’honneur avec leur fanfare en tête.Les étudiants de l'Université McGill prendront part à la parade au nombre de 300, et porteront des torches.Les militaires défileront par les rues Craig, Gosford et traverseront le Champ de Mars où le maire de la ville leur souhaitera lu bienvenue.De là la parade continuera par les rues Saint-Gabriel, le boulevard Saint-Laurent et la rue Ste-Catherine jusqu’aux casernes de la rue Peel.Le 5e carabiniers à cheval a été recruté à Sherbrooke en 1915, et est parti pour l’Europe au mois de juillet de la meme année.Seuls 70 soldats et officiers qui sont partis avec ce régiment reviennent aujourd'hui.Tous les autres ont été blessés ou soûl morts sur les champs de bataille.Le régiment est formé actuellement en grande partie de soldats canadiens-fran-çais.Voici une liste partielle des soldats de nationalité canadienne-française qui arrivent ce soir ; N.Gendreau, Lac Mégantic, Que.; J.Dansereau, 254 St-Charles ; M.Thibault, 1071) St-Jaeques ; F redette, les Chutes Shawinigap; O.Beauchamp, 323 Champlain ; A.Fournier, 40 5e avenue, Viauville ; M.Fredette, Ste-Agathe ; H.Allard, 144 l,aviolette ; A.lAaric 2121 Fullum; E.Bélanger, A.Bouillard, Magog, Qué.; E.I.Benoit, 915 boulevard Gouin, Ahunt-sic ; T.Bissonnette, 3032 Drolet ; E.Bourdon, 883 Lafontaine ; Bouchard.St-AIexandre, Que.; A.Bourget, 701 chemin Côte des Neiges ; B.Boylaml, St-Georges de Windsor ; E.Boucher, rivière Wolfe, Que.; A.Bourdon, 095 de Gaspé ; A.F.Beauchamp, 169 Amherst : F.Desjardins, Viauville ; A, Desmara's, Magog, Qué.; J.Desrochers, L.Doldon-ne, .!.Duchesne, .lonquières, Qué.; A.Deserres, 1282 Ranthenais ; G.Desroches, 1755 boulevard St-Laurent ; J.Dupuis, Magog, Qué.; A.Dulude, Boucherville ; .1.O.Desehamps, Fra-serville, Qué.; A.F.Duplessis, 89 Champlain ; A.Dumoulin, 533 de Gaspé ; D.Desrochers, 308 Hochela-ga : L.DeLaurier, 788 Logan ; 1’.de Bellefeuille, les Trois-Rivières ; P.Desjardins, Hull, Qué.: W.Deslauriers, 1399 St-Hubert ; !.Fontaine, Forget, 312 des Erables ; E.Faucher, 259 Papineau ; F.Grandame, 2229 Christophe Colomb ; J.A.God-bout, St-Eloi, Témiseouata, Qué.; A.Gagné, Richmond, Qué.; J.B.Gagnon, Sherbrooke ; ,1.Gervais, >St-Hyacinthe ; P.Gauthier.870 Lasalle; M.S.Goyette, Chenneville ; A.Gra-velle, 138 Plessis ; W.Barrie, Slan-bridge, Qué.; I).G.Boire, 153 Richard ; S.Blanchette, Trenholmville, Que.; A.Blanchard, 104 Château-gu a y ; A.Bergeron, 1244 N’ester ; J Bouchard, Viauville ; F.Blanchard, Bexton Boad, Shefford, Qué.: A.Barrette, 183 Plessis ; S Boisvert Drummondville, Qué.; A.Berthiaù-me, M.L.H.and P.; O.H.Brou'llet-le, Mansonvillo, Que.: A.Breaull, NU Noire-Dame des Victoires, Lon-gue-Pointe ; P.Bélanger, 1174 St-Antoine : G.Bélanger.Dorval ; W.Rame, Beloeil ; L.Charrier, Windsor Mills : le caporal F.Cloutier, Danville : A.Caron, 277 Marquette ; L.Cyr, 1075 Galt, Côte St-Paul ; A.{.milliard, St-André, Qué.; H.(iront, 313 5e avenue, Rosemont ; A.Cro-teau Ste-Marie de Bedford.Nicolet: A.Cloutier, Danville.Qué.; R.Ches-nd, Hochelaga ; A.Chabot, Avlmer Que.: R.Capelle, M.Carrier, N.Ches-sie, Chaplcau, Que.; N.Charbonneau, l'',,fonde.«86, Workman ; Harvey, 49b, Fergus : E.Hamel, 72, Notre-Dame ; G.Héroux, 2041.Clarke ; A.Hun on, Waterloo.Qué, ; C.,1.Harnois, 172, St-Timothéo ; C.L.Harbeson, 2356, Mance ; W.Isabelle.les Chutes"Shawinigan ; W.Ju-teau.221, Champlain ; T.Joliu, St-Luc, Dorchester, Qué.; J.Leclaire, A.Leblanc, ,T.Laeombe, D.Lavrier, A.Lapointe, 489, Beaudry ; C.Lambert, 351, St-Ambroise ; A.Luu-zière, 3147, Berri ; D.1.UmIiic, 119, Edrienne ; U.Leduc.162.St-Denis ; J.Laeombe, Sorel, Qué.; A.Larivière, Beauceville : N.Le-Mqire, LIAn.nonciatjion ; ,L Leblanc, Stebbin.Qué, j J.A, Lefebvre.Leeds ; T.Leclaire, L’Annex-ville ; A.Laventure.Ste-Anne ; L.¦Lamarre, Cowansville : E, Laver-gne, St-Roniface, Que.: Lalonde, L.Lupicrre.993, Berri ; A.Lachance, Rivlère-du-Loup ; A.L.Leblanc, St-Hyahinthe.; A.Longtin.763, Centre ; A.Leduc, 2028, Delaro-che ; J.Lapointe, Granby ; A.Lewis, 1814, Ste-Cathcrlne-eat ; R.Laurent.550.Ave Mont-Royal : R.Loslier, 1281, Dorion ; A.Lad ou-rnx, Frelihsburg.Qué.; I.Labonté, Ave Longue-Pointe ; D.Larocque, •T.Mcquire, .1.McDonald, station Reloeil : J.Michaud, Montréal-Sud; J- Marquis, 709.David ; D.Ménard, Waterloo ; A.Mathieu, station Rei-neil : ,1.F.Murray.325.Mentana ; J.Mousseau.«39, Notre-Dame ; E.Le Princess Patricia est arrivé, ; hier, à bord du Carmania et tous • les soldats ont immédiatement pris place dans des convois en route pour Ottawa où aura lieu la réception et la démobilisation.Ce régiment est commandé par un Montréalais, le lieutenant-colonel Hamilton Gault, qui- a perdu une jambe à la guerre.Les soldats n’arrêteront pas à Montréal en passant mais continueront immédiatement leur voyage'pour se rendre à Ottawa.Tous les anciens soldats du Princess Patricia sont invités à se rendre à Ottawa, pour assister à la réception qui aura lieu en leur honneur.Des trains spéciaux seront mis à la disposition de ces vétérans, ce soir.Le passage sera gratuit et ils seront reçus par la ville d’Ottawa.Les soldats sont priés de se réunir ce soir, à cinq heures el quinze, près des casernes de la rue Peel.Le Princess Patricia est un des régiments qui s’est le plus distingué pendant cette guerre avec le 22e canadien-français.I! ne reste presque plus de soldats qui faisaient partie du régiment lorsqu’il quitta le Canada en 1914.La plupart sont blessés ou morts sur les champs de bataille.LA 9e AMBULANCE Les soldats de la 9e ambulance qui ont fait la traversée sur le Car- \ mania doivent arriver demain matin.à neuf heures, à la gare Bona-venture où on leur prépare une ré-ception.La 9e ambulance a été recrutée à Montréal en 1916, et est partie pour l’Europe sous les ordres du colonel C.-A.Peters, en février 191 fi.LE MINNEDOSA ESI’ ARRIVE Saint-Jean, 18.— Ce navire est arrivé dans le port, hier, avec 1,639 passagers dont 419 soldats pour 'es différentes parties du pays.La grande majorité des passagers sont des civils, femmes ou enfants des soldats et quelques ouvriers en munitions qui reviennent au pays.H n’y a pas de soldats pour le district de Montréal.Londres, 18.— Le Royal George est parti samedi dernier pour Halifax avec 57 officiers, 43 cadets et 1,529 soldats, tous du camp de Rhyil.Le Metagama est aussi parti samedi dernier avec quelques centaines de soldats et un grand nombre de civils.FEMME TUÉE PAR UNC0NV0I MORT ATROCE DE Mme LAFLEUR, FEMME DU SECRETAIRE-TRESORIER DE LA VILLE LASALLE — BLESSE PAR UNE BALLE DE REVOLVER — SOLDAT ROUE DE COUPS.Français dans leur avance vers Francfort ont occupé le pont Rid-dha, au-dessus du Mein, dans la partie ouest de la banlieue de Ro-dclhcim.LES MENEES DES ANTICLÉRICAUX Weimar.18 (Par la Presse associée).— Quelques délégués de la droite et du centre ont critiqué vertement les tentatives faites dans certains Etats pour empêcher l’instruction religieuse et ont demandé au gouvernement d’y voir.Le délégué clérical Mumm a affirmé qu’à Hambourg, le gouvernement révolutionnaire a maintenu les maisons mal famées et a aboli j l’instruction religieuse.A Bruns-1 "’ick, le commissaire du peuple a rassemblé 1,500 écoliers dans la ca-1 thédrale pour leur faire faire des exercices antichrétiens.Le socialiste majoritaire Hel-mawn a proclamé, pour pallier Tat-titude de son parti, que l’Eglise, comme toute société, est sujette à des changements et doit uni jour disparaître.Le ministre des colonies Herr Bell a dit que le gouvernement ne pouvait encore intervenir contre les Etats dans ces questions mais qu’on allait pourvoir à toutes ces choses dans la constitution.CANDIDAT SINN- FEÎNER DEFAIT Londres, LS (Par la Presse associée).— Le résultat de l’élection de Londonderry-Nord est le suivant ; H.I.Barris, unioniste, 9,933 voix; iP.McGilligan, sinn feiner, 4,333.Aucun autre changement.Martineau, Ghâteau-Richer ; J.A.McKenzie, Scotstown ; A.Moreau, 500, Centre ; F.Montgomery, 182, Casgrain ; E.Martel, 27, Alphonse, St-Malo, Qué.; P.Morton, 3191, Ave Lasalle, Verdun ; J.Nadeau, Durham Sud, Qué.; A.Napoléon, llfi, Suzanne ; R.Ouimet, 2371, Rogers ; E.FT.Olivier, Ascot Corners ; II, FT.Overien, 2772, Hutchison ; A.Phelan, Richmond ; L.C.J.Paul, 1756, Hutchison ; F'.Paquette, 151, Ganane : A.Picard, 256, Roubamnière ; M.F'.Phelan, 14, Eleanor ; .!.Place.1040.Orléans : J.Plante, 295, Coleraine ; M.Paré, llfi, Suzanne ; D.Pitt, Rauque Provinciale, 7, Place d’Ar-mes ; D.Queenvillc, 485, Arbroise ; A.Quintal, «03, Cartier : J.Qucs-nel, Grenville, Qué.; sergt P.Raymond, J.Roonev, A.Richmond, A.Roy, 930, St-Denis ; R.Rolland.9t.Rien ville ; A.Rose, 1970, St-Donii-nique ; F.Rodriquc, 18(13, Jacques-HerteJ, Côte St-Paul ; P.Rochon, 2401, St-André ; A, Richard.Nicolet.Qué.; A.Ste-Marie, 1109.Jae-ques-Hertel ; St-Charles, 497, St-Timothée ; .1.Ste-Marie, 317, Plessis : T.II.Smith, 4, Ave Esplanade, Sherbrooke ; soldats —, St-Martin, lllfi, Lebrun, Tétreaultville ; Turcotte, 18fi, De Linelle ; T.Thérrien, 3097, St-Jacques : L.Trudeau, 576, Visitation ; F',.Tliibaudcau, Ste-Angèle de Laval ; A.Trottier, Staynerville, Qué.; M.Tochui, 660, Dorchester ; M.Thibault, 1090.Sl-Jacquos ; II.Tétreault.998.Dorchester ; ,1.Turgcon, 2027, Mance; R.Trudeau.«23.Albert ; F.Tir-dale, Drumniondville, Qué.; W, C.Thomas, 234, Hibernia Hd : A, T, Trottier, Grande Ligne, Qué.; J.Vaillancourt, 228, Pembroke ; A, J.Vincent, 793, Des Erables ; À.P.Wilson, 1808, Ave Esplanade ; J, H.Warren, 31, Ave Troy.Mme Lafleur, âgée de 5fi ans, femme 'du secrétaire-trésorier de la ville LaSalle, a été tuée hier matin à 5 heures 30 à la station des Highlands, réseau du Vermont Central.Mme Lafleur, en traversant la voie, a glissé et avant qu’elle ait pu se relever, le train de New-York arrivant à grande vitesse lui a broyé la tête.La mort a été instantanée.Le coroner a disposé du corps sans convoquer de jury, après qu’il eût été informé des circonstances de l’accident.BLESSE EN RESISTANT A UN BANDIT En voulant défendre Sam Cohen, restaurateur, 52 rue des Jurés, John Delronasky, âgé de 32 ans, et domicilié, 18 rue Hermine, a été blessé au bras droit une balle de revolver.Delromosky était entré chez Cohen pour prendre une consommation, quand tout à coup un bandit masqué a surgi et leur a intimé de lever les mains.Delromosky a refusé d’obéir et a tendu vivement la main pour jeter le revolver par terre.Mais, la gâchette pressée, une halle a pénétré dans le bras droit de Delromosky qui a été transporté à l’hôpital Général.Les médecins redoutent une complication.Rien n'a été voie au restaurant de Sam Cohen.MILITAIRE DANS UN TRISTE ETAT.Un soldat des casernes de la rue Peel, qui a nom Walter Sanovitch, 33 ans, frappait de bonne heure, ce matin, à la porte de M.H.T.Wil- i üams, 21fi rue Brock.11 était sans | eapole, sans casquette, le corps tout j maculé de sang et il ne savait pas i qui l’avait mis dans ce) état.Le Dr Taylor a été mandé, el il a fait venir ; la voiture de l'hôpital Royal-Victo- j '¦ i a.Sanovitch a la jambe d'-oite bri-vêe' en trois endroits, une large lésion à la tête el de nombreuses contusions sur tout le corps.Avertis, des agents de Montréal-Ouest sont à faire des recherches.LE JEUNE Z3AZEFSKY DEPOSE.Hier après-midi, aux Assises, le jeune Zazefsky, garçonnet de 7 ans, a été rappelé au banc des témoins, pour révéler ce qu'il savait du couteau et du revolver trouvés sur son père.Comme à la séance précédente.un interprète polonais a questionné ie jeune témoin qui.à la surprise de tous est resté muet, n’entendant rien.Le substitut du procureur général, Me J.-C.Walsh, a essayé l'anglais.Pas plus de succès.Me .1.-11.Migneron a posé à son tour quelques questions en anglais.A l'une d’entre elles, le jeune Zazefsky a répondu qu’il a reçu 25 sous d’un détective.Me Migneron a insisté sur ce point.Il est bientôt averti d’en sortir par le juge Désy lui-même qui le menace d’une accusation de mépris de Cour.Le second témoin a été Bernard Dumphy, l'employé postal, section D.Dumphy a répondu à une question de Me Walsh, que Zazefsky a fait dans une seule journée six ou sept courses à son bureau pour savoir si quelqu’un avait retiré les économies de Pete Dishkent, car, ajoutait-il, Petc s’est enfui en compagnie de ma femme.Là belle-mère de l’accusé a aussi déposé.Mme Zarîna a affirmé, contra iremenl au témoignage de sa fille, qu’on se servait du fameux couteau au foyer de Zazefsky, CH I NO IS M A L( 1H1ANCEUX.Pour la deuxième fois, les buan-diers chinois Bon Pax, 175 rue Gauthier, ont été victimes des apaches ; à quelques pas de cette buanderie, un restaurant a été cambriolé.sans que la police n’en eut connaissance, le propriétaire ayant lui-mcnic constaté l’effraction à son | arrivée, le matin, à 7 heures.Les deux Chinois qui gisaient presque inanimés sur le plancher ont été 'transportés à l'hôpital : ils ont pu déclarer aux détectives que ; les agresseurs étaient au nombre de trois ; ils leur oui volé une somme de $35.AU CONGRES DES JUIFS CANADIENS Un débat assez vit auquel ont pris part bon nombre de délégués a marque la plus grande partie de la séance d'hier après-midi au congrès juif canadien, à l'Auditorium.La discussion portait sur des détails d'orga-nisalion, mais elle n’en a pas moins fait saillir des divergences d’opinions assez prononcées entre les groupes venus des diverses parties (lu pays.A maintes reprises, le pre-! sident, M.Lyon Cohen dut user de grande fermeté pour imposer silence i aux antagonistes qui réclamaient la I parole tous à la fois.Mais il a pu, pendant toute la durée de la séance, dominer la situation.Les orateurs parlaient tant-t en anglais, tantôt en yiddish.On attendait hier des personnages officiels: sir Lomer Gouin.M.W.Mitchell, trésorier provincial, i ie maire Martin.Aucun d’eux n'a nu 'venir.Les deux premiers eu ont etc empêchés par la prorogation de la Législature, ainsi que l'a expliqué une lettre de M.Mitchell.D’autres invités de marque se sont également excusés, par lettre, de ne pouvoir être présents.** Au cours de l’assemblée, M.Caiser-tnan a donné sa démission comme secrétaire général du congrès et a reçu les remerciements unanimes de h ^ les membres pour les services (|i, a rendus.L’élection des officiers a donné le résultat suivant : Président, Lyon Cohen.Montréal; vice-président, Peer Bercoviteh, C.R., M.L.A., Monl-‘éal; A.,1.F'inklestctn, Ottawa: M.ioldslick.Toronto; secçétaires, H.FT.Wilder, Winnipeg, anglais; H.Hcrhchman, Montreal, yiddish; B.M.Weiner, Montréal, hébreu.Troisième jour de notre vente de 51ème anr i /ersaire Mercredi vente à 1 dollar Bas pour dames f'iiriHI rsrwij Spécial SACOCHES ET PORTE-MONNAIE pour dames, cuir véritable, noir et couleurs.Spécial *1 Au rez-de-chaussée.é BAS en fil et coton, pour dames, en tan.brun, vert, bleu pâle, roes pâle, noir *et blanc.Pointures SVi à 10.4 Afl Rég.39, 3 paires pour.¦ ¦UU RAS en coton ouaté, unis, finis Cachemire, pour dames, en brun foncé, belge, tan, gris pâle, gris fonce, noir et blanc.Pointures ^ 10.Rég.A AA .59 la paire, 2 paires pour.I «vU RAS en fil et coton, avec pied en ca cUemire, pour dames, en noir seulement.Pointures SVj à 10.Rég.39 la 4 AA paire, 4 poires pour.¦ ¦WU BAS en soie artificielle, couleurs : rose pôle, bleu pâle, gris foncé, brun foncé, vert olive, vert foncé, noir et blanc.Pointures 8V-) à 10.Rég.A AA .59 la paire, 2 paires pour.I «UW BAS de laine Baldwin, pour garçonnets et fillettes, côtes larges, couleurs : gris pâle, rose foncé et blanc.Pointures 8 à 10.Solde de ligne.Rég.A AA 4.50.Spécial.I .Uü BAS en pure sole, le haut de la jam- be en fil de Lille, pour dames, en tan, rose pôle, beige, brun foncé, bleu marin, gris pâle, vert foncé, noir et blanc ; 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