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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 18 décembre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-12-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 297 MONTREAL, MERCREDI 18 DECEMBRE 1918 DEUX SOUS LS NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 OO ETATS-UNIS.3 50 UNION POSTALE.«.3 00 DEVOIR Rédaction et administration; 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION: • Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! M.ROWELL PARLE point que l’homme dont le persistant, dont l’incroyable silence a permis à la calomnie de se répandre, se refasse aujourd’hui, ù nos dépens, une virginité.Orner HEROUX.M.Rowell parle.M.Rowell, après douze mois, se décide à revenir sur le discours, tristement fameux, de North Bay.M.Rowell, à Bowman-ville, hier soir, déclarait (voir la Gazelle de ce matin, qui guillemettc ce texte pour bien montrer qu’il s’agit des paroles mêmes du ministre: “La substance de ma déclaration au sujet du clergé de langue française de Québec était que la majorité d’entre eiué étaient partisans de M.Bourassa dans son attitude sur la guerre et que, par cette altitude, ils diminuaient la force du Canada dans la lutte.Je le croyais alors ; je le crois aujourd’hui."Pour faire du capital politique et pour soulever contre le gouvernement unioniste les passions de race et de religion, on insinue que mes allusions couvrent les réservistes français, qui étaient membres des congrégations religieuses et qui, appelés sons les lira peaux 'par leur gouvernement, sont retournés en France et ont combattu dans les rangs de l’année française.Mes allusions ne visaient point les hommes qui sont allés combattre, mais les hommes qui sont restés au pags, les hommes qui étaient dans lu province de Québec, appuyant M.Bourassti.De ceux qui sont allés combattre, personne ne peut parler en fermes trop élogieux.’’ Ainsi, il ne s’agirait que d’une opinion du ministre sur i’attüude d’une partie du clergé de.langue française, de notre province (tout le monde pensera naturellement au clergé canadicn-français), et c’est par méchanceté pure qu’on accuserait l’orateur de s’en être pris aux ordres religieux français.Allons au fait, Ce que M.Rowell a réellement dit à North Ray, nous l’ignorons ; mais, ce que les journaux UNIONISTES lui ont aussitôt fait dire, ce qui a été colporté d’un bout à l’autre du continent, sous leur autorité et sans qu’il proteste, ce qui lui a été jeté à la face en pleine Chambre des Communes, sans qu’il ait le courage d’apporter une réplique ou une explication, NOUS LE SAVONS.Et ceux qui veulent le savoir comme nous n'ont qu’à feuilleter dans le rapport officiel des délibérations "de la Chambre des Communes du Canada le compte rendu de la séance du 19 mars 1918.Ils y trouveront le discours historique de l’ancien Secrétaire d’Etat, M.Charles Murphy, prononcé aux premières heures de ia session, auquel M.Rowell n’a jamais osé, de son siège de ministre, opposer un démenti.M.Murphy, après avoir relevé certaines parties du discours de M.Rowell à North Bay, a continué en ces termes: “Mais toutes condamnables qu’étaient les affirmations que j’ai déjà "relevées dans le discours de l’honorable représentant à North Bay, elles "étaient, en vérité, inoffensives et anodines, si on les comparait à son “attaque injustifiée et calomniatrice contre les membres des ordres reli-“gieux qui sont venus de France au Canada et qui se trouvaient ici au “début de lu guerre.Qu’on me permette de consacrer quelques minutes “a une analyse des avancés qu’il a faits, dans cç même discours, à l’cn-“droit de ces personnes.Après*avoir dénoncé l’attitude des naiionalis “les de la province de Québec à l’égard de la guerre, l’honorable député “de Durham a dit: "U est certain qu'ils furent, encouragés et soutenus, dans cette “altitude, par les membres des ORDIŒS RELIGIEUX DE FRANCE "qui TROUVERENT UN ASILE AU CANADA et QUI SE SONT SER-"VIS DE CE REFUGE MUM S A PF R L'ENERGIE CANADIENNE DANS CE CONFLIT,’’ On voit que, dans ce.texte (que M.Rowell n’a point contesté avant hier soir), il n’était plus question, d’une façon générale, du clergé de langue française de la province, (Canadiens et sujets britanniques dont M.R a well blâmerait l’atlitudel, mais de religieux FRANÇAIS (sue le ministre accusait formellement d’abuser de Leur séjo an Canada pour diminuer .'efficacité de l’action militaire du pays.Et ce texte, publié par les journaux unionistes, avait suscité, bien avant le formidable discours A', il.Murphy, des protestations qui, pas plus (pie ce discours même, u'avaient eu le pouvoir d'arracher au ministre une rétractation ou un démenti.M.Murphy, aussitôt après sa citation, en rappelait-ueux, frabliées dans la province même de M.Rowell.“L on a fait cet avancé atroce sans la moindre parcelle de vérité à “son appui, disait l’ancien Secrétaire d’Etat.Mis au défi de prouver “son dire, l’honorable député, imitant en cela la façon d’agir de la tribu “d’Ananias, u gardé le silence.Le 15 décembre 1917, le Catholic Record, “de London, a défié publiquement l'honorable représentant de Durham “de soumettre la moindre preuve à l’appui de son affirmation, mais “l'honorable député n’a pas répondu.Plus tard, le Catholic Register, de “Toronto, a répété te défi, mais, celte fois encore, l’honorable député “s’est tenu coi.” M.Murphy reprenait alors la deuxième partie du texte attribué à IM.Rowell par scs propres amis unionistes et ajoutait: "A’ori content d’une calomnie, l'honorable député en a avancé une “autre, en faisant allusion aux religieux français du Canada, dans ces “termes : “D est malheureux qu’ils n'aient pus suivi l’exemple des prêtres “de l’Eglise catholique, en France, qui se sont jetés dans la lutte "soutenue par leurs compatriotes pour défendre leur existence na-“tivnale.“C’est dans ces termes que l’honorable député de Durham a peint “les membres français des ordres religieux qu’il a représentés comme “restant au Canada, dans le dessein de se soustraire à leur devoir envers “la France.Monsieur l’Orateur, cet avancé est encore plus mécham-“ment erronné que le premier.L’honorable député pouvait connaître “les faits ainsi que pouvait le faire quiconque voulait les apprendre ; “mais les faits ne serviraient pas te but de.l’honorable député, et voilà “pourquoi il a froidement passé outre.Je me propose maintenant d’éta-“blir la vérité devant la Chambre et devant le pays, afin que l’on con-“naisse ce qui en est réellement an sujet d'un corps d'hommes que le “courage, l’attachement an devoir et l’esprit de sacrifice, au coars de la “présente guerre, rendent dignes de marcher sur 1rs traces de cette petite “troupe de missionnaires français qui, les premiers, ont fait connaître “ce pags à l’Europe, et qui ont préparé les voies à la colonisation et à “l'avancement du pays.’’ On sait quel ensemble de faits M.Murphy apportait à l’appui de cette dernière phrase.Après avoir déroulé la longue liste des religieux français qui sont partis du Canada pour servir là-bas, et dont plusieurs sont morts, l’ancien Secrétaire d’Etat mettait formellement en demeure de s’expliquer le président du conseil R owe U.Il lui jetait cette cinglante apostrophe: ; “Si 1rs declarations de l'honorable député n’ont pas été faites dans “une intention malicieuse et méchante, alors, au nom de l’honneur pu-“blic et privé; il csl tenu de rétracter ce qu’il a dit, de présenter des “excuses aux vivants et d’offrir une réparation à la mémoire des morts.“S’il hésite ou s'il refuse de le faire, il s’avouera condamné devant scs “concitoyens et privé du dernier vestige de toute prétention au respect “ri à la confiance du public." Et Vf.Rowell, qui a pourtant la parole Facile, se taisait devant celte terrible mise en demeure, comme il s’était tu devant les sommations du Catholic Record et du Catholic Register, comme il s'était tu devant les nôtres.Absent de la Chambre pendant le discours de M.Murphy, il en avait sûrement pris connaissance par les journaux et par les débats officiels.Il n’a pas osé dire un mot là-dessus de toute la session.Pas un de ses collègues unionistes n'a risqué non plus le moindre démenti à ce propos.Neuf mois après le discours de M, Murphy, douze mois après la mise en demeure du Catholic Record, alors que la calomnie a couvert tout le pays, dans une salle oil personne ne peut lui répondre, M.Rowell cherche aujourd’hui à s’expliquer.Il a l’audace d’accuser de calomnie ceux qui n'onl fail que relever les paroles de scs amis et donner à son silence de douze mois sa plus simple, sa plus naturelle interprétation.Nous relevons son tardif hommage aux religieux -français, nous y voyons volontiers une tentative de réparation, mais nous ne permettrons LA BONNE LOGEUSE UN TRACT DE M.L’ABBE ETIENNE BLANCHARD, PRETRE DE SAINT-SULPICE.BILLET DU SOIR CONVERSION On nourrait dire de ce petit livre que c’est le code chrétien de la logeuse.Dans une grande ville la logeuse occupe un état nécessaire et délicat.Nécessaire! La preuve en est superflue.Le nombre des gens des deux sexes sans familles à la ville est très grand, si grand qu’ils habitent à eux tout seuls un quartier de la ville sans compter de nombreuses pensions disséminées un peu partout.11 y a d’abord les étudiants qui passent plusieurs années à l’Université et qui, pour un très grand nombre, viennent de la campagne.Une fois reçus avocats ou notaires, ils s’établissent en ville et ont besoin jusqu’au mariage et même après quelques fois des offices de la logeuse.JI y a les employés de bureau et de magasin des deux sexes qui comptent une forte proportion de jeunes gens venus de ia province.Il y a aussi les vieux couples qui ne veulent plus se charger des ennuis d’une maison à leur compte; mais ceux-là n’intéressent pas l’auteur du tract.Us ne courent pas de dangers en pension, aucun en tout cas contre lesquels leur longue expérience ne puisse les mettre en garde.La logeuse exerce des fonctions délicates.C’est d’ordinaire une très brave femme, souvent une femme qui a connu l’aisance qui appartient à une famille distinguée et que la mort ou la désertion d’un mari a mise dans la nécessité de gagner sa vie et celle de ses enfants.Elle a une surveillance à exercer qui est d’autant plus difficile qu’elle ne peut exiger des certificats de bonne conduite de tous ceux qu’elle reçoit chez elle et que même si elle les exigeait, la garantie ne serait pas encore considérable puisqu’il est toujours possible d’en forger ou d’en obtenir sous de fausses représentations.Si elle tient une pension pour hommes seuls ou pour dames seules, elle élimine du coup la moitié de la clientèle.Si elle tient une pension mixte ou pour femmes seulement, ses responsabilités morales sont très grandes.Si la logeuse, reine de ce petit peuple, fait peser sur lui les regies de l’austère devoir, elle risque de vider sa maison.Plutôt une maison vide qu’une maison mal remplie, rappelle l’abbé Blanchard.Mais, quelques fois, la logeuse, tenaillée par la misère, fléchit la rigidité première de ses principes.Alors sa maison devient un endroit dangereux, souvent même un lieu de perdition, Tantichambrc de la débauche.La brochurette de Tabbé Blanchard expose les conséquences funestes de cette désertion de la responsabilité.Après avoir décrit sommairement les désordres qui s’introduisent petit à petit dans pareille maison, il y oppose le tableau de la maison bien tenue; il trace les devoirs de la logeuse, d’une part, et ceux des logés d’autre part.Ceux-ci ne doivent pas oublier, note-t-il en passant, que la justice stricte les oblige à payer la location de leur chambre avant de se donner du luxe et surtout un luxe interdit.Conscient des dangers que présentent les mhisons de pension mixtes, au point de vue moral, M.Blanchard conseille la spécialisation.On tiendra des maisons pour messieurs seuls dont la surveillance sera facile, ou pour dames et de moiselies dont la surveillance ne sera pas aussi aisée, mais beaucoup plus aisée quand même que sous le régime mixte.# # * Le tract' porte le No 1, ce qui indique qu’il n’est que le premier d’une série.L’auteur n’a pas épuisé la question, en effet, car il n’a pas encore montré comment la maison honnête et bien tenue peut devenir payante.Cela est possible cependant et cela le sera encore davantage quand aura été dressée la liste des pension* honnêtes, qu’on l’aura affichée dans tous les presbytères, dans toutes les gares même.# * * La brochurette qui, encore une fois, est destinée aux logeuses et à leurs pensionnaires, entre dans des précisions qu’il n’est pas besoin de donner ici.En mettant en garde contre les couples irréguliers, l’abbé Blanchard donne certains signes auxquels on les peut quelques fois reconnaître.II conte à ce sujet des anecdotes qui ajoutent g l’intérêt du tract, d’allure alerte d’ailleurs comme il convient à un ouvrage de propagande.La lecture en est facile et plus utile encore.Il contient, encore une fois, un excellent code moral du logement et toutes les logeuses et les jeunes gens et les jeunes filles nui veulent se remémorer les préceptes de bonne vie à la maison de pension trouveront utile de le lire et de le conserver.Là brochurette se vend 10 sous l'exemplaire.Louis DUPIRE.Il est parti.Nous avons réussi à le chasser ; nos amis les Anglais hésitent encore d le congédier, mais de chez nous il est banni à jamais.Regardez partout, chez nos compatriotes, les annonces, les affiche^, les montres des magasins, les étalages des jouets, et vous verrez qu’à la place du faux-nez boche Santa Claus, triomphe désormais dans toute sa réjouissante gloire le bon père Noël.C’est une victoire française ! Nos pauvres gosses, par notre faute, s'écorchaient le gosier depuis trop longtemps dans leurs efforts pour prononcer te nom au nommé von Klauss, commis-voyageur déguisé des maisons de Nuremberg.Maintenant, du plus petit qui balbutie au plus grand qui lit te caractère imprimé, tons les enfants, au lieu de faire une grimace pour formuler un souhait, lancent avec aisance, dans un sourire, le merveilleux nom du père Noël.—Qui cé, le père Noël ?m’a demandé un tout petit bonhomme de mes connaissances tout neuf aux joies des étrennes.—C’est lui qui donne des jouets aux enfants bien sages ! —Où qui les trouve ?—Chez le petit Jésus ; c’est son messager.Victoire française, ai-je dit ; victoire chrétienne alors ! Ça se lient.L’histoire du petit bonhomme va le prouver.Venu au monde pourtant sons la protection du grand saint Bernard, mon minuscule ami est en raison de son âge, joliment ignorant, et c’est sans doute ce qui l'autorisait à se.ranger, ô sans en tirer vanité, au nombre des esprits forts.C’était un incroyant résolu.à ne jamais faire sa prière.“ Non, je pi pas ”, disait-il à sa maman avec toute la fermeté de ses trois ans.Je.l’ai converti ; ou plutôt non : c’est l’oeuvre du père Noël.—Le petit Jésus envoie des étrennes, reprit-il d’un air songeur, après ma révélation.—Mais oui, aux enfants qui le prient.—A-t-il des cheval, le petit Jésus ?—Des chevaux, des poupees,-des bonbons et des tas de choses, tout ce qu’il veut.—Le père Noël et le petit Jésus y sont des amis, continua-t-il en roulant des idées de derrière la tête.—Comme toi et moi.—Je pourrais t’y les voir et leur parler ?—Sûrement, si tu fais ta prière.Il hésita — des vieilles convictions même mauvaises sont toujours dures à arracher, — puis tout à coup d’un ton déterminé : —Je veux des cheval ; fais-moi faire ma pière 1 Sans doute, le procédé est intéressé ; U est bon : c’est celui de Clovis.Comment aurai-je pu, avec Santa Clans, ramener ce mécréant en herbe dans la voie illuminée du seul mot sauveur : Noël ! Max SOREL.FADETTE Nous publierons d’ici quelques quelques jours la quatrième série des lettres de Fadottc aux leclrices du Devoir.Les deux premières séries sont épuisées, la troisième et la quatrième seront seules _ en vente, au prix de 50 sous l’unité, chacune, plus 5 sous par lu poste pour cha1 que volume.On pourra s’adresser au Devoir et à toutes les bonnes librairies de la province.Chronique d’Ottawa UN MINISTRE DU “BIEN-ETRE”?Ottawa.17 décembre.M.Rowell est encore à l’affiche, avec une boîte à surprises qu’il vient de remplir et dont il nous énumère le contenu: pensions de vieillesse, assurances d’Etat, assurances de maternité, minimum de salaires, la question sociale y passe presque en entier.Tout cela sera confié à un ministre du Bien-Etre public et il n’est pas besoin de se demander quel sera l'idéaliste et le philanthrope reconnu qui en sera chargé.L’homme qui prêche dans les temples et fournit aux clergymen le texte de leurs sermons par l'intermédiaire de son directeur de l’information, sera désormais celui aussi vers lequel se tendront toutes les main* suppliantes de la nation: vieillards délaissés, mères indigentes, familles mal logées, ouvriers mal payés, tout ce peuple va passer sous la juridiction du souple politicien dont l’Ontario libéral a fait cadeau au cabinet du pays, qui en a accusé réception dans les termes que l’on sait par l'organe du député de Russell.M.Murphy.C’est en tout cas une grosse innovation que l’on nous annonce là, bien qu’il fût raisonnable de s’y attendre pour un jour ou l’autre puisque depuis longtemps toutes les barrières sont supprimées en principe et qu'il n’est rien de la part du groupe qut nous gouverne pour l’instant dont l’annonce nous puisse surprendre.il semble que le spectre des élec-trices ait fait naître dans l’esprit de M.Newton Rowell çet organisme lénifiant désiihé à calmer toutes leurs sollicitudes à mesure qu’elles se manifesleront.Car on peut lire entre les lignes que le nouveau ministère ne mettra pas tout de suite la cognée à Tarbre, et sera plutôt un comité d’étude des questions sociales qu’autre chose.En Angleterre et ailleurs, Il y a eu des tâtonnements prolongés dont quelques-uns seulement ont abouti; il y a eu des essais heureux et d'autres moins-.' le bureau canadien dd ¦Bien-Etre sera censé' • (profiter de l’expérience acquise ailleurs, afin d’éviter les derniers et d’imiter les premiers.Et voilà qui donne une grande latitude au ministre pour répondre, par exemple, ,à une délégation féminine: “Ne vous inquiétez pas, nous y pensons, nous avons déjà écrit plusieurs lettres à ce sujet, et nous attendons les réponses”.Entre-temps, les créations réellement populaires auront bonne chance de se faire, car l’électeur est grand et M.Rowell est son prophète soumis.On songera tout d’abord aux pensions de vieillesse, autour desquelles il s’est fait tant de discussions dans les pays d’Europe en général.Il est vrai que le gouvernement canadien, au temps de M.L.-P.Pelletier, a institué un système de rentes viagères que Ton peut acheter à l’avance, pour peu que Ton soit prévoyant et économe.Mais le socialisme demande plus et Ta déjà obtenu: la pension obligatoire à un certain âge.Il y aurait beaucoup à rappeler de ce qui s’est dit pour ou contre cette question; il en sera sans doute question de part et d’autre au cours de la session.Celle-ci commence à se préciser un peu dans la pensée de ceux qui oui mission d’en choisir l’époque et d’en préparer les cadres.Il n’est plus question d’attendre le retour de M.Borden, qui en aura bien pour le reste de l’hiver à se débrouiller dans les affaires européennes où son penchant Ta entraîné si complètement.Il faudra donc procéder sans lui, et ce n’est peut-être pas sir Thomas White, ni M.Newton Wesley Rowell qui en sont le plus fâchés; d’où l’impression de décision qui flotte aujourd’hui dans l’ambiance officielle: allons bravement à la session.Les embûches qu’on y rencontrera, on a le temps de les prévenir, et c’est une manoeuvre défensive de ce genre que le nouveau ministère du Bien-Etre annoncé aujourd’hui par M.Rowell.L’électorat va digérer cela avec complaisance, espèred-on, ainsi que d’autres bonbons qu’on lui offrira d’ici un mois ou deux.Et les éléments de discorde du Parlement se trouveront désarmés lorsqu’ils arriveront en Chambre auprès d’un cabinet si fortement retranché dans l’opinion publique par les gages alléchants qu’il aura offerts aux appétits plus ou moins conscients, plus ou morns precis des foules.En même temps, on aura détourné l’attention des grandes manoeuvres du général Willison et de ses troupes de la Manufacturers’ Association et une fois de plus, passez muscade, comme disent les forains; le tour sera joué.M.Rowell sera encore ministre, M.Borden sera encore en Europe, et par conséquent, de quoi le pays se plaindrai t-il?* # * L'n service qui ne dépendra pas du ministère du Bien-Etre mais qui le devrait peut-èlri à cause de Tin-fluence bienfaisante qu’il pourrait avoir sur la vie populaire, c’est celui de l’économie organisée' que nous allons être appelés à pratiquer sous Tégide du blason des timbres d’épargne, blason (pii commence déjà à frapper partout les regards du passant, avec son triangle renversé et ses trois lettres w.S.S.dont on veut faire l’emblème effectif de la vertu d’économie.N’est-ü pas permis de demander, cependant, quel équivalent français on lui a trouvé?W.S.S.veut dire War Savings Stamps et les Anglo-Canadiens apprendront à se graver ectle signification dans la mémoire.Mais les Canadiens tout court?Il ne devrait pas être difficile à des hommes du caractère sérieux de ceux de notre race qui ont participé au congrès de la semaine dernière de rédiger un blason approprié à notre langue, ni de lui donner une apparence moins rigide et moins froide.Ces alignements d'initiales peuvent avoir l’avantage de la brièveté, ils n’ont pas celui de l'élégance ni de la clarté, qualités essentiellement françaises.N’y a-t-il aucun moyen d’aligner quelques mots bien frappés, dans ce triangle, si triangle il fallait?C’est paralyser d’avance le travail de la partie française de cette organisation que de lui remettre cette arme exotique et mal forgée; et ce n’est pas avec cette image aux trois lettres mystérieuses que Ton enflammera le coeur des petits écoliers de langue française dont il se trouve, Dieu merci, des groupes par tout le Canada.On n’a pas publié de rapport des délibérations du congrès de la semaine dernière, bien qu’on soit à le préparer; on aimera à savoir si cette question a été soulevée et pour quels puissants motifs on n’a pas condescendu à traduire l’em-)lème représentatif d'une entrepri-;e s’adressant à tout le pays, et CE SOIR AU MONUMENT NATIONAL II ne faut pas manquer la conférence de M.Lorrain —M.Belcourt prononcera une allocution Tous ceux qui s’intéressent à la question du français devraient être, ce soir, au Monument National, pour entendre la conférence de M.Léon l.orrain sur la Valeur économique du français.On y apprendra sûrement un ensemble de choses qui seront fort utiles.Ainsi que nous l’avons annoncé, M.le sénateur Belcourt a bien voulu accepter la présidence d’honneur de cette réunion et y prononcera une allocution.La conférence de M.Lorrain fait, comme Ton sait, partie de la série organisée par VAction française et pour laquelle des cartes d'abonnement ont été vendues.L’orchestre, les premières rangées du parquet et du balcon seront naturellement, suivant les conditions annoncées le mois dernier, réservés aux porteurs de caries d’abonnement.Des billets d’entrée valables pour les autres sièges sont en vente, au prix de 50 sous, aux bureaux de la Ligue des Droits du français, immeuble de la Sauve- garde (téJ.Main 912) ; chez Granger Frères, Place d’Armes (tel.Main 8200) ; chez Ed.Archambault, rue * Saiinte-Catherine-est, près Saint-Denis (tel.Est 1842) ; chez M.J.A.Payette.1882, Notre-Dame-ouest (tel.Westmount 1008); à la pharmacie Desilets, 213, Bour-bonmère, Maisonneuve (tèl.Las-salle 1440) ; au Devoir.43, rue St-Vincent (té).Main 7460).Pour éviter les ennuis, les auditeurs sont priés d’acheter en même temps que leurs billets d’entrée leur billet dit du Sou du pauvre (3 sous).Le bureau du percepteur du Revenu provincial a déclaré aux organisateurs que la somme de 10 sous exigée des porteurs de cartes d’abonnement, le soir de la première réunion, les dispenserait de toute autre contribution pendant la saison.A 4 heures, cet après-midi, les billets qui n’auraient pas_ été vendus seront enlevés des dépôts pour être mis en venle, le soir, au guichet du Monument National.BLOC- NOTES La grève de Toronto Les journaux de Toronto ont fait la leçon à Montréal la semaine dernière à propos de la grève de nos policiers et de nos pompiers Ils ont même parlé de bolchevisme et ont publié des dépêches abracadabrantes sur le désordre qui aurait régné dans notre ville.Voici maintenant que c’est au tour de Toronto d’avoir sa grève de policiers.Ceux-ci ont en effet quitté leur poste ce matin pur suite du renvoi, par les autorités municipales, des chefs de leur union.Us veulent la reconnaissance de celle-ci, et la réinstallation de leurs chefs à l’emploi de la ville.11 reste à voir comment Toronto se tirera de cette impasse et si le différend se réglera aussi vite et adssi bien là qu’ici, sans plus de désordres.Les gens du 22e Des milliers de Montréalais ont accueilli hier avec Thonneur qu’il convenait, un des officiers qui se sont succédés au commandement du 22e au front, le lieutenant-colonel Dubuc.Celui-ci, blessé trois fois, décoré de plusieurs ordres militaires distingués, a souligné la valeur de ses compagnons d’armes.Les gars du 22e ont jeté un lustre remarquable sur l’armée canadienne et sur la race dont ils sont issus, la nôtre.Leur nom restera dans notre histoire à côté de celui des voltigeurs de Sala-berry, à Chàteauguay.rase de tout prétexte à accuser de progermanisme la revue America.G.P.NOTES DE MUSIQUE LE CAÏD •h' se devant par conséquent refléter, comme tout document public, Tégu-lité des deux races-souches de ce pays.Il y a des clous qu’il faut en foncer souvent.« * * Les fonctionnaires du Service civil continuent de s’agiter à propos du boni de $350 qu’ils réclament, et que le cabinet n'a accordé qu’à certains d'entre eux et qu’en partie, selon une échelle dont ils ne veulent pas entendre parler.Dans un mémoire, ils ont demandé que M.Crcrar soit chargé d'entendre leur cause et de leur rendre justice; et il se trouve qu'au même moment le cabinet désignait M.A.K.Maclean pour remplir cet office.La situation est délicate, mais il est à croire que la nomination Maclean sera confirmée, M.Crerar ayant assez de son agriculture, et se souciant peu d'ajouter a des occupations qu'il n’a pas l’intention de garrfer bien longtemps après la prochaine session.On sc souviendra lortgteilips de ce ministre écôeuré de la politique et ne s’en cachant pas.Ernest BILODEAU.Pas de ça ! 11 est rumeur que M.Flavclle et le général Currie seraient tous deux à brève échéance faits pairs du Royaume-Uni par le gouvernement et le roi d’Angleterre et qu’au Jour de l’An de nombreux Canadiens recevraient toutes sortes de titres honorifiques de Londres.Le Star de Toronto proteste là-contre, surtout contre les titres héréditaires qu’on voudrait attribuer à M.Flavelle et au général Currie.It would be a blunder, dit-il.Catalogue bilingue U n’y a pas de meilleur exemple récent de catalogue bilingue bien fait que celui de la maison Goodwin, —Cadeaux pour tous, Gift Book,— lancé par elle ces jours-ci.Le français y est tout à coté de l’anglais et la rédaction en est excellente.Du seul point de vue de la vulgarisation du vocabulaire commercial français, c’est un catalogue à conserver.Sur un nom On a publié l’autre matin une prétendue liste dressée par un Allemand des Etats-Unis, portant les noms de gens qui, a-t-on dit, étaient censés sympathiques à la cause teutonne.Elle portail entre autres noms celui du R.F.Tierney, d’À-merica, la grande revue catholique américaine.Mais il était si mal épelé, — tantôt Thierney, tantôt Thirney, — que, pour ceux qui le connaissaient, l’incident n’avait aucune importance et démontrait plutôt ia nature puérile des documents qu’on eût voulu invoquer contre lui, dans les milieux antica-tholiqucS des Etats-Unis.La der-nière livraison-d’A/nerica public entre autres choses ceci, à ce sujet : “ On a cru le directeur d’Ame-ricu assez important pour inscrire son nom sur une liste allemande ; mais son nom figure aussi sur des listes françaises et anglaises.Cela peut être ou ne pas être une impertinence de l;i part de ceux qui Ty ont inscrit ; mais il y a une chose sûre : c'est que ce n’est pas une accusation contre America, encore moins la preuve d'une accusation.Si un voleur dresse In liste des noms de gens qu’il se propose d'aller voler, en quoi cela vaut-iil contre leur probité ?.11 n’y a qu’une chose à ajouter : l'Allemand qui a essayé d’inscrire sur sa liste les noms d’America et de son directeur connaissait si bien Tune et Tuutre qu’il n'a pas su môme écrire correctement le nom du directeur, non plus que celui de son journaT (qu’il a appelé TAmerfcnn Catholic Vfteldy).Voilà qui fait table Horaire de la soirée: commencement de la conférence, 9 heures; fin, 9 heures 25; premier acte du Caïd, 10 heures; rideau, 10 heures 45; second acte, 11 heures 30; rideau, minuit et demi.La soirée étant annoncée pour 8 heures 30, la conférence devant durer vingt-cinq minutes et l’opéra, une heure et demie, quoi d’étonnant à ce qu’un grand nombre d’auditeurs s’en soient allés après le premier acte et que les autres aient vivement manifesté leur mécontentement à la sortie?“Cela va faire du tort à Mignon”, disait quelqu’un en attendant un tramway qui se faisait rare après minuit.Espérons que non, puisqu’il est peu probable qu’on fasse durer les quatre actes de Mignon aussi longtemps.C’est le défaut d’un trop grand nombre de ces soirées de ne commencer qu’avec un retard prolongé et d’avoir des entr’actes interminables.L’oeuvre au profit de laquelle elles se donnent a beau être méritoire, quatre heures de station assise n’ont rien de particulièrement réjouissant.Le retard initial est dû à ce que, pour une raison qu'on ne s’est pas bien expliquée, TécJlairage électrique a fait totalement défaut sur la scène et dans Ijs loges jusqu’à une heure assez avancée.Il a fallu s’éclairer à la bougie, du mieux qu’on a pu, jusqu’à ce que, la lumière étant revenue, on ait fait lever le rideau.A part cela, lia représentation du Caïd a obtenu un grand succès, d’amusement.La musique d’un genre avec lequel nos amateurs sont peu familiarisés offre, pour cela, de grandes difficultés.Le jeu en est plus facile, l’oeuvre étant une charge à laquelle ne messied pas un peu d’exagération.Mlle Gonlliier (Virginie) dont l’organe, est toujours Inès frais, a fait de grands .progrès depuis Tan dernier.La voix a pris plus d’ampleur et s’est développée au point de vue de la virtuosité.Mlle J.Bachand (Fatma), qui avait peu à faire, a montré de bonnes dispositions qu’affinera Tétude.Le tambour-major de M.Ulysse Faquin, le Birotteau de M.Arthur Lapierre, le Caïd de M.Leclaire ont été très bons, vocalement et scéniquement.Quant à M.J.H.Thi-bnudeau, il s’est révélé comédien bouffe de première force.Les choeurs, qui 'avaient très peu à faire, s’en sont bien tirés et M.Robcrval a conduit excellemment un orchestre qui avait, c’était visible, trop peu répété.Inutile de dire que la mise en scène de Mme Jeanne Mauhourg a été parfaite.Mme Damien Masson, qui avait entrepris la direction artistique de la soirée, a ajouté un nouveau fleuron à la couronne que lui doivent les personnes qui organisent les soirees de charité.Fréd.PELLETIER.L’ARTICLE DE JI.GUIM0NT Le troisième article de M.Ernest Guimont (critique du projet de loi fédérale sur la faillite) est forcément remis à demain.LLOYD GEORGE VA SE REPOSER (Service de la Pressé associée) Paris, (viâ l’agence Havas), 17.—• M.David Lloyd George, le premier ministre de la Grande-Bretagne arrivera à Parla, dimanche prochain.Après un court arrêt duns la capitale, M.Lloyd George se rendra à la Biviern, ou il se reposera pendant quelques jours. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 18 DECEMBRE 1918 VOL.IX.— No 297 LETTRES AU “DEVOIR” Noua iu> publions que dea lettre# «ignées, ou des communications accompagnées d'une lettre signée, are» udresse outheia'iqie.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l’encrs, un timbre-poste et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bieu en prendre note défimtrremsnl.A Vécole d*architecture Montréal, 16 décembre 1918.Faisant appel à la jeunesse canadienne de nos collèges, tant classiques que commerciaux, d’embrasser l’une ou l’autre des carrières auxquelles elle peut être préparée à l’école PoUjtechnique, M.le directeur de l’école fait mention de deux divisions, le génie civil et l'architecture.Il a beaucoup et très bien parlé des ingénieurs ; mais il a garde bouche close sur la deuxième division du cours.Puisque dans cet appel à notre jeunesse canadienne, M.le directeur mentionne comme source du développement futur du pays les étudiants de Polytechnique n’au-rail-il pu parler des étudiants en architecture autant que des étudiants en génie civil ?Cependant, ce ne son!, pas seulement les ingénieurs, mais aussi les architectes qui doivent contribuer et qui contribueront au développement du Canada, pays déjà naturellement prospère.Certes, les ingénieurs civils et les ingénieurs chimistes sont le /dus grand facteur de l’industrie.Mais comment voulez-vous que l’industrie se développe s'il n’y a pas d’usines ?En effet, à quoi bon le mécanisme, si parfait qu’il puisse être, si vous n’aviez les architectes qui apportent le concours de leur talent et de leur application à faire les plans des usines les plus parfaites et les plus modernes, prenant ensuite la responsabilité par une fidèle surveillance des travaux dans la minutieuse exécution de ces plans acceptés ?M.Fyen semble un peu pessimiste à notre égard, car il n’y a pas que les ingénieurs civils qui puissent travailler à la prospérité du pays.Etudiants.demeurerons - nous muets quand nous sommes témoins d’un pareil silence concernant notre contribution à la solution du problème qui éveille tous les esprits, même celui d’un petit etudiant en architecture ?Nous ne demandons qu’une chose, nous étudiants en architecture : lu justice et le traitement égal pour les deux divisions de l’école.Nous sommes en plus petit nombre que les étudiants en génie civil, mais cela ne doit influencer personne.Eug.LA ROSE.Etudiant en architecture.LES PRO-ÂLLEMANDS AUX ÉTATS-UNIS L’ENQUETE FAITE .1 WASHINGTON PAR UN COMITE DU SENAT.LES POLICIERS DE TORONTO DECLARENT LA GREVE L'ATTITUDE DE MJROWELL LE PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES EXPLIQUE LES CAUSES DE SA SEPARATION D’AVEC SIR WILFRID LAURIER ET MAINTIENT SES DIRES SUR LE CLERGE CAN ADI EN-FRANÇAIS.Bowmanville, 18.— M.N.W.Rowell, president du conseil des ministres, a fait un discours dans lequel il explique sa position personnelle et ses relations avec sir Wilfrid Laurier.Une bonne partie de son discours est consacrée à lu demande faite par Le Devoir à M Rowell de rétracter ce qu'il a dit di clergé français du Canada.“ 1.substance de ma déclaration, dit-i! au sujet du clergé français du Québec fut que la majorité étaient des partisans de M.Bourassa quant à la guerre, et que de la sorte, ils atténuaient l’effort canadien dans la guerre.Je le pensais alors; je le pense encore maintenant.Pour alimenter les haines de religion el fomenter des animosités contre le gouvernement d’union, on a étendu mes paroles à tous les réservistes qui ont répondu à l’appel de leur pays.Ma déclaration ne couvrait point ceux qui étaient par-lis à la guerre, qui faisaient partie de l’armée française.Je parlais de ceux qui étaient restés au pays, des gens de la province de Québec qui étaient les adeptes de M.Bourassa.Les hommes qui sont allés à la guerre, personne ne les peut assez féLiciter.” M.N.W.Rowell a parlé de sa séparation du parti libéral et a dit qu’il était absolument faux qu’il eût abandonné son chef parce qu’il désespérait de pouvoir le remplacer.La question bilingue et la question de la guerre, voila dit le minisire, deux points sur lesquels il était impossible aux libéraux unionistes d’être d’accord avec leur chef.Par suite du renvoi, par la commission municipale, de treize officiers de l’union de la police, les agents quittent leurs postes ce matin — La police militaire se tient prête — On craint une grève des pompiers et des employés du tramway.Washington,18.— Samuel Unter-meyer, de New-York, a comparu, à sa demande, devant le comité du sénat qui est à enquêter sur les manoeuvres pro-allemandes.11 a admis avoir été ami de l’ancien ambassadeur allemand, von Bernstorff et a ajouté avoir refusé d’être le conseiller de l’ambassade, position que d’autres avocats ont acceptée en se faisant payer.M.Untermeyer a dit, qu’avant l’entrée des Etats-Unis dans la guerre, il était convaincu que c’eût été contraire aux intérêts de la civilisation si l’Allemagne était sortie victorieuse du conflit.Il a ensuite donné des ex-olicalions sur les négociations qui ont eu lieu en 1916 avec le Dr Heinrich F.Albert, paie-maître des propagandistes allemands lors de l’achat du “New-York Evening” et du “Morning Sun”.Cette transaction était purement une affaire comme bien d’autres, ne faisant aucune différence si l'argent venait de Berlin ou d’ailleurs, aussi longtemps que les journaux resteraient sous son contrôle ou celui de ses associés.Au cours de la séance d’hier on a reçu une lettre de Bradford Merrill, éditeur du “New-York American” dans laquelle il est dit que Edward Eveil Fox n’était pas employé aux journaux Hearst ainsi ouc Marshal Kelley, contre qui il Oy a pas de preuves.Le nom de Fox est souvent reve- LA TOMBOLA DES SOEURSGRiSES DERNIERE SOIREE Aujourd’hui, dernier jour de la vente de charité au profit de la Crèche, chez les Soeurs Grises.Ce soir, il y aura encan de tous les articles restant dans les kiosques.Il faudra que tous ces objets soient vendus.Les étudiants de Laval seront de nouveau (présents, ainsi qu’un groupe important de citoyens accompagnant Mgr G.M.Le-Pailleur.Le conseil général de la Société des Artisans y sera aussi au grand complet.Les dignitaires de la Société vont y prendre le souper et assister ensuite à la clôture de la grande tombola.Tous les membres de la Société sont instamment priés d’accompagner les directeurs et de verser leur obole à l’oeuvre de l’Accueil aux berceaux.(Par la Canadian Press.) Toronto, 18.—Le renvoi de treize officiers de l’union de la police que les commissaires ont refusé de reconnaître, a provoqué une grève.Ce matin, 385 constables, sur un total de 500, ont quitté le travail.Les commissaires ont demandé aux policiers d’abandonner leurs postes dans l’union, mais ceux-ci ont refusé.Il y a environ 90 inspecteurs, sergents et hommes de réserve qui font le service sur les rues, mais on n’y voit pas de cons-thles ni de détectives réguliers, in a fait des arrangements pour .•ngager des volontaires.La police i ilitaire a été augmentée, La ville est très paisible, Rien n’indique la ¦roedition anormale où se trouve la ville, si ce «’est l’absence des hommes de traverse.Le maire Church et le conseil municipal font tout en leur pouvoir pour résoudre le différend, afin que les agents retournent au travail le plus vite possible.CE QUE VEULENT LES GREVISTES Toronto, 18.— A une assemblée tenue à minuit, les agents de police ont voté la grève.La décision a été presque unanime, et la grève devait commencer à 6 heures 45, ce matin.En outre, rassemblée a adopté une résolution dans laquelle elle a réclamé la réinstallation de 12 agents mis à pied par la commission, hier, et la révision du cas de l’agent Lewis, renvoyé il y a quelque temps, probablement à cause de son travail relativement à l’organisation de l’union de la police.Suivant ce que l’on dit, le corps de police recevrait l’appui des membres de l’union des pompiers et de l’union des employés de tramways, sinon de tout le corps des employés municipaux syndiqués, tels que représentés au Conseil des Métiers et du Travail.Les hommes renvoyés sont : Thomas MeBurney, président *, Fred White, premier vice-president ; Michael O’Shea, deuxième vice-président ; William Logie, troisième vice-président : Thomas Forbes, secrétaire-archiviste ; William Kerr, Isaac Smith et Nea Mann, administrateurs ; Morley Teeple, gardien ; Willis Idc, modérateur ; David Gordon, secrétaire-trésorier, et G.W.Doolittle, gardien.Au sujet de ces destitutions, le chef de police, M.Grasset, a fait la déclaration suivante : “ Le co !é représentant l’union, qui a été or-l ganisée et affiliée au Conseil des Métiers et du Travail, a été prié d’assister à l’assemblée.On lui a demandé s’il représentait l’union et s’il se proposait de garder sa charte.Les membres ayant répondu affirmativement, la commission les a mis à pied, à l’exception de l’agent Levis qui a été choisi à son insu.“ Le maire Church a été le seul à considérer que la mesure prise par la commission est trop radicale.” Les agents destitués ont fait la déclaration suivante : “ Cet après-midi, les commissaires ont renvoyé 12 membres de l’union de la police de Toronto, sans motiver leur décision.On nous a convoqués au bureau du chef, cet après-midi, mais nous avons rencontré la commission.Les commissaires nous ont demandé si nous étions de l’union et si nous avions dit notre dernier mot touchant ia rétention de notre charte.Chacun a tenu bon.“ Le colonel Denison a exprimé le regret de voir les hommes désobéissants en cette matière et nous a accusés d’insubordination.Nous avons demandé aux commissaires s’ils avaient quelques suggestions h faire, et ils nous ont répondu que non.Le sous-chef nous a intimé ensuite l’ordre d’attendre dehors.“ Au bout de 10 minutes, Je sous-chef Jackson est venu vers nous et nous a avertis que nos services n’étaient plus requis, sauf ceux de l’agent Levis.“ L’agent Levis a affirmé que la commission l’a envoyé chercher et lui a demandé s’il a été élu officier de l’union, durant son absence.‘Je leur ai déclaré que c’était le cas ”, a-t-il dit.“ Nous avons décidé de convoquer trois assemblées pour prendre l’avis des hommes sur la question, suivant leur désir.” Sur la recommandation du chef Grasset, la commission de la police s'est rendue, dans une certaine mesure, aux demandes transmises par les agents, il y a peu de temps, y compris une journée plus courte et un relèvement de traitement, à partir de Lan prochain.Après 3 ans de bons services, les agents peuvent être promus à la première classe et les agents ont droit à 14 jours consécutifs de vacances, au lieu de 10, comme maintenant.Une substantielle augmentation de salaire sera comprise dans le budget de 1919.Les détectives et les agents en civil pourront recevoir une allocation de $100 en vêtements, pour un an de services ininterrompus.Outre leur jour de congé, les détectives et leurs substituts pourront recevoir un ou deux soirs de congé, lorsque l’inspecteur jugera qu’ils y ont droit.Le traitement d’un substitut, après cinq ans de services, sera égal à celui d’un détective.Les promotioas, resteront absolument du ressort des commissaires et seront basées, comme auparavant, sur le rang d’ancienneté, le mérite et l’habileté.CAUSERIE DE M.MAURICE GOUDREAULT Le cinquième dîner-causerie de l’Association de la Jeunesse libérale a eu lieu, hier soir, au Club de réforme, sous la présidence de M.Ernest Bertrand.Le conférencier était Me Maurice Goudreault.Parlant des “débuts du journalisme au Canada”.M.Bernard Bourdon est celui qui a été chargé de remercier le conférencier.La série des discours devait se terminer par une spirituelle et désopilante allocution de Me Emery Phaneuf.L’EXPOSITION DES JOUETS DE NOUVEAUX EXHIBITS SONT ARRIVES.— LE JURY A COM MENCE SON TRAVAIL.nu au cours do l’enquête.On disait qu’il était propagandiste allemand.Kelley, disait-on, aurait été envoyé à Baltimore par des agents allemands dans le but de négocier l’achat du “Baltimore Sun”.Déménagez dans votre maison à vous au printemps prochain Faites le travail de terrassement maintenant! Discutons ensemble ce que vous aimez et ce que vous n’ai/nez pas, et CETTE SEMAINE, si possible.Le plan de Mardi “possède* votre oliei-vous” eut un plan bien net, «ans fioriture» ni falbalas.Vouv nous dites ce nue vous voulez, avoir : nous vous disons le coût (tant nu comptant, tant pur mois, comme un loyer, ce monbint-l& comprenant tout) ! nous nous rhnrifeons de tous les détails sous votre survell-lance ; la maison est construite ; vous déménagez dans VOTUE MAISON A VOUS ; — ensuite vous vivez conformément A la partie de l'entent* mutuelle qui vous concerne, et nous selon la nôlre 1 C'est tout î —- Sauf que TAROENT DE VOTRE LOYER EST DESORMAIS UNE VALEUR ACTIVE DES PLUS APPRECIABLES ; chaque reçu qui vous est remis n'est plus autant de papier sans valeur, mais 11 est une RECONNAISSANCE D'ARGENT EPARGNE, économisé et travaillant sans cesse un Jour après l'autre — POUR VOUS I ESCOMPTE DE GUERRE.— Si vois faites votre dmlx maintenant, vous obtenez DEUX SITES DE M VISON pour le prix d'un, d’après lu liste courante des prix ; on bien vous obtenez UN SITE DK MAISON pour la moitié du prix.C’EST LA DE L'ARGENT ECONOMISE ET GAGNE SEULEMENT PAR UNE ACTION PROMPTE.Il n'y a pas de placement de plus »Ar et plus tangible quo des RIENS FONDS DK BONNE VALEUR à de BAS PRIX et situés dans un district excellent et progressif.Un terrain acheté su erlte base RAPPORTE TOUJOURS BEAUCOUP.C’est un fait que la DEMANDE pnur le» maisons dépasse A PRESENT de beaucoup, de beaucoup la Qt A STMT DISPONIBLE.Cette demande prend de grandes proportions, et ceux qui sont en affaires savent qu'elle ira forcément en augmentant durant les prochaines onnées qui vont suivre.I fa * ¦A » * V* est de la rue Ste-Catherinc, ù Montréal.I.es conditions de la vente seront données sur les lieux, lors de la vente.Montréal, ce quatorze décembre mil neuf cent dix-huit.ALEX.DUFORT, Notaire.CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES ARCHITECTE P.-L.-W.DUPRE architecte, expertises, évaluations, expro* Driations, mesurage ; préparation plans, de-Çis.— Ifi boulevard St-Laurent, Montréal.Tél.Main 65S».AVOCATS ARCHAMBAULT‘ MARCOTTE Avocats SO rue St-Jacquos.Tél.Main 2761——52S4, Joseph Archambault, C.R., M.R Emile Marcotte, L.L.B.Bureau du soir, tél.W—t.4Mi./.B.Bérard G.R.Théo.Rhéaume.C.R.Salnstp Lavery.B.C.L.BERARD, RHEAUME et LAVERY.AVOCATS 43.rue Saint-Gabriel Tél.Main 8760-8761 Tél.Main 4563.____ j.A.BEAULIEU avocat 180 rue ir-JAcycua MONTREAL Casier postal 35G.— Adresse lélégraplilépi» •‘Nahac, Montré*!”.Tél.Main 1256 1251.CodM ¦ Ub«r>.WmJ.U*.C.H.CAHAN, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR .Edifie* 'i'ransportatiua *— Ru« St-Jacqaaa MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT ._ 16.RUE SAINT-JACQUES Résidence : 2406 «venue du Para tond 2459.Rosk- (ions sur les champs de bataille.” TOMBOLA DÉ L’HOSPICE GAMELIN personnes.JVaulre part, des _en-11[_ FAUT DES PERMIS tanls de «maire ans, pour etre ins-1 ac-1 crits sur les registres, votèrent.Il MACHINERIES GENERALES Pour toutes sortes d’ouvrages, con- j cernant la machinerie d’autos, etc.,; etc.Spécialité dans la soudure.Outillage de première classe.A prix j absolument bas.Satisfaction garantie.LEFEBVRE ET FRERE 203 Hôtel de Ville.Le concours de charité organisé en faveur des pauvres de l’Hospice Gamelin se poursuit ce soir, ainsi que jeudi et samedi, dans l’après-midi et la soirée.Fous les âges et toutes les bourses sont convoqués.Le sou du vre y sera accueilli avec autant de gratitude «nie l’or du riche, et l’un et l’autre y trouveront l’occasion de satisfaire leur désir de faire la charité.Certaines tables seront chargées J.Dubeau et P.Wright ont comparu devant le juge Lanctôt sous l’accusation d’avoir sollicité des assurances sans s’être au préalable .,.- .- .procuré de permis, ce qui est une nisation a vécu, ce qui accroissait i contravention à Ta loi des Assuran-la contusion.Les Anglais en ont ; ces «le la Province de Québec.Wright pris leur parti en philosophes.[ a été condamné à $20 et aux frais ou ! à un mois de prison alors que Du- n’y a pas d’enregistrement person- j nel.Cela relevait des autorités, au-j trefois les agents d’élections.Avec la disparition des partis, leur orga- Tél.Main 3215.Edifice Montreal Trust.11 Place d’Armes, Montreal- LAM0THE, GÂDB01S *t NANTEL AVOCATS J.-C.Lamothe, LL.D., C.B.Ltnlhen Gadbois, LL.L.J.-Marécbal Nantel, B C L.ANTOINE LÂMÔTHÉ avocat, bureaux : chambre 401, 90 St-•lacques.Tél.Main 1661.Residence, 10 Place St-Louis.Tél.Est 1574.G.A.MARSAN, C.R.AV0CTéïéph»sni.KOVAL SILVER PLATE IIrpBrntl.il., pliy*».d’ornement.d'.gll.M, ¦rfenterl», cout.ll.rl., verni.ngr à l'or.A.GIROUX, aèrent.207 aalnt-Jacaa»».Mala IUT.es tout petits.De nombreux arti clés de fantaisie pour la Noël et te jour de l’an pourront satisfaire tonies les catégories de personnes, les messieurs et les dames.Les acheteuses de goût, servies avec cour-Est 4017.j toisie, trouveront au comptoir de _______la broderie délicate, des fines den- ’ j telles, des tricots neigeux et des coussins artistiques dont les fleurs peintes sauront rivaliser d'éclat avec leurs soeurs les fleurs naturelles, donnant ainsi l’illusion temps.La table de rafle sera garnie d'oh jets précieux, dont le sort favorisera, au soir du tirage, samedi 21 décembre, de nombreux bénéficiaires.La pèche aux gros et petits poissons accompagnés de boîtes de surprise aura aussi son point d'attraction, ainsi que la roue de fortune.Donc, il y aura de l’agrément pour tous à ce rendez vous qu’une voix sympathique qualifiait en une expression aussi heureuse «me vé-ndique de “Semaine Sainte de Chante .Cordiale et chaleureuse invitation est faite aux généreux paroissiens de Saint-Vincent de Paul, à tous les amis et bienfaiteurs de I hospice qui abrite sous son providentiel 200 vieillards deux sexes sans famille, sans sans pain.Puisse s’élargir siblc, le cercle des bienfaiteurs cet etablissement! diffère des récentes élections diennes.Pas de distinction entre un vote civil et un vote militaire.Le décompte ne commencera pas avant midi; le résultat n’en sera pas connu avant le soir.DEUX ELUS beau s’en est tiré avec les frais, le juge motivant sa sentence sur le fait que Dubeau s’est procuré un permis depuis, pendant-que Wright a négligé de le faire.PIED MUTILE Un vieillard de 70 ans, du nom de Toussaint Milo, domicilié au No 843.| rue Cadillac, qui gisait sur la voie du Cela tramway, avenue Lasalle, Maison-cana- ! neuve, au dire des employés du tramway, a eu le pied écrasé par un char | du Bout de ITle.L’homme a été con-| «luit à l'hôpitaj Notre-Dame où l’am-j putation du pied a été jugée néces-isaire.BLESSES PAR DES TRAMWAYS Londres, 18.— Lord Hugh Cecil et M.Protliero, coalitionistes, ont été déclarés élusvpour le siège de l’université «l’Oxford, aux Communes.Lord Hugh Cecil, eoalüio- niste.2,771 M.B.E.Prorhero, coalitio- niste.2,540 M.Gilbert Murray, libéral .812 M.Furniss, travailliste .352 SMUTS HT LE CABINET GUERRE DE loil des asile, si pos-de Londres, 18.Le correspondant ! parlementaire du “Daily Chronicle” | opine que le général Smuts qui n ! démissionné sous prétexte que.ses ! services ne sont plus requis, reste-I ra dans le cabinet de guerre aussi longtemps que eelui-ci subsistera.Dans le cours ordinaire des choses.le cabinet de guerre sera évincé | par le^ cabinet normal dont le gé-| itérai Smuts ne fera pas partie.Le journal ajoute qu’au nombre des ! changements prevus, herlain remplacera Bonar Law.M.A.Chain-peut-être M.Daniel McCoy, âgé de 50 ans, demeurant au No 124 rue Selby, a été frappé par un tramway hier après-midi à l'angle des rues Salnt-JaCques et Atwater et s’est fracturé la cheville du pied.Qu l’a conduit à l’hôpital Western.—Mlle Haird, 70 rue Saint-Denis, a aussi été victime d’un pénible accident de tramway hier après-midi, entre les rues Saint-Denis et Lagau-chetière, alors qu’elle a été heurtée par une voiture électrique, allant vers le sud.Elle a été transportée â l’hôpital Général.CHUTE DANS UN ESCALIER Mme S.Landa, âgée de 38 ans, domiciliée nu No 139, rue Bienville, esl tombée dans son escalier hier et s’est fracturé la jambe droite.Elle a été conduite â l’hôpital Général.INSTITUTEURS MECONTENTS À TORONTO Migneron, ^ avocat fratlqunnt Cnnmlo d Etats-Uni*.causes criminelles» en dommages, en « -P nation, règlements successions.^ ‘Eit.Montréal.Main 2960 : aoir’ 7’» Mont-Boval Fst.St-LonU 59g§»_ f ancrf.de Pagnuelo, C.R.A?oc»t - Co»ml»»»ir» Loi «Timmelle, ,ucce.»ionj.etc.St-oenl».fÆT" VICTOR PAGER avocat i aenmeuble Power.83-ouest, rue Craig Main 5598.Saint-Loui» 21b8.pTst-Germaln.LL L.C.R.U On«rt*.LL.L.R.P»net-R*T"»o»3.— lleunte Miller, de St-JérAine, comté de.Terrebonne, «lemimdeur, vs Adam Rnjosky, de Montréal, défendeur.Le 27ème Jour de décembre MUS, h 10 heure* de l'avnnt-mldl, au domicile du dit défendeur, au No 1375 rue Fabre, en lu «'lté «le Montréal, «eront vendus pnr autorité de Justice 1rs bien» et effets du dit défendeur saisis en cette cause, consistant en vaches, meuble» de tnéiiRRe.etc.Conditions: argent comptant.R.Tlobttnllle, H.C.S.Montréal, 17 décembre 1918.On annonce pour dimanche pro-.chain la célébration du jubilé sa- f,»-r* f-A; run (les plus grands dangers aux* cu™ ( C No^rc ^ûmc St-Hosaire.quels fa conférence de la paix de-1 11 V «ura un chant solennel du vra faire face, c’est le réglement Te Dcum, le soir, en l’église de No- !irl"('ls "uV1k' tre-Dame du Sl-Rosaire.à sept heu-nppelee a résoudre, parer que les , , • ’ ,uu décisions qu’elle prendra potirronL rp* el ,l('m,r déclencher une révolution socia-! •’>*' Grandeur liste universelle.assistera à la fêle.(Service de la Canadian Press i Toronto, 18.— Soixante-cinq instituteurs des écoles catholiques séparées sur un total de soixante-douze, ont manifesté leur intention de se mettre en grève si leur requête récemment présentée à la Commission catholique ne reçoit point une attention immédiate.Ils exigent un salaire plus raisonnable; actuellement le minimum est fixé à $600, avec maximum de $700 ; ils demandent une augmentation de $100, à partir du mois de janvier 1919 et $50 par année dans la suite jusqu'au maximum de $950.La Cotti-m .: mission a répondu qu'elle s’oeeupe- Mgi I archevêque lrnil ,|t, .gestion â sa réunion de janvier* Téléphone : Main 21.1.ANATOLE VARIER Avocat 97.RUE ST-JACQUE3 Bureau jW_______ .BANQUES D’EPARGNE LA BANQUE D'EPARGNE DK LA CITE El DU DISTRICT DF.MONTREAL.Bureau principal, 17i rue AWacquM, *u«tor-te tuccuriaiu» à Montréal BUREAU DE RECHERCHES Tél.M.•>3H1.Lt-Col.J.X.Barry.Dir.Bureau de Recherches ET DE Renseignements lefs ex-soldats ou leurs parents, qui ont des réclamations A faire valoir, feront bleu tic consulter cc bureau.Chambre 42, 20 rue Saint-Jacques, Montreal.SokTet charbon Charbon Scranton Coke, Beau et uct.Donner votre commande im-1 tnédltttemcnt à lu niaiaon nvnntagcuscmeut comme et qui duniic MitUfartion aiiHolue.I^i Clt* de Charbon St~Deni», 000 rue M-Denls.|,t-I»ouis Km.___COMPTABLES BEAUDOIN LIMITÉE Corn p tab I, 60 KHT.RUE NOTRE-DAME.Ilurrnu (le 20 Himérs .l’rxpérltucr.Tél.U i.In 7154, Soir, St Louis 0487.Achat «M «rénncp» et collection générale.Dr A.-D.TESSIER kledecin chirurgien.Spécialité : maloiiie •• a**,", érscaia.été.lé Hé A PAPINEAU, •n tac» du boulevard Rosemont.Usure» i W • 4 p.m., 6 * » p.Bl.TéL Ht-Loai» 4616.Tél.Bell Est 5417.Heures de bureaux : de midi a 8 hrs p.m.DrJ.-M.-A.VALOIS, Guérison rapide et garantie de tous les ma-ladies des voies urinaires, aiguës ou chroniques.Attention particulière à chaque maladie 40, RUE ST-DENIS.MONTREAL.DENTISTES Tel.Up.j,7, Dr Noël Deçà rie, gradue du Forsyth, Boston, spécialiste orthodontie «redressement des dents) S24 RUE BLEUKV Près du théâtre Impétial.Dr A.LaROCQUE, L D S.D.D.S.DENTIST B Gradué à Philadelphie 1830 iiOLLhVAKi* ST-LAURENT Cousuitutious ; h a 12 b.u.m„ i » a h (Un., 7 à 6 b.p.m.Tél.St-Louls liés.GARDES-MALADES GARDES-MALADES Service de gardes-malades graduées.An-prl .le Jour nu de nuit.1 ASSOCIATION DES GARDES-MALADES; VILLE-MARIE 634.me Saint-Drille, Montréal, leléphan, 11,11 t Rat 2446.NOTAIRES J.-H.VILLENEUVE, D.M.V.(Professeur â l'Ecole Vétérinaire Laval) 266.RUE CRAIG EST Tél.Mat» Ull.______ PHOTOGRAPHES L.J.A.PELOQUIN artiste Portraite au pastel et à l’huile i une spécialité.1156, SAINT-DENIS.— SAINT-LOUIS J2M.Maatrèab PROFESSEURS COURS O’E-NSEIGNEMEM INDIVIDUEL ET PAR CORRESPONDANCE Nos professeurs vont périodiquement chez nos élèves donner leurs leçons et instructions sur les matières suivantes : anglais, — correspondance, — comptabilité, — droit civil et commercial, — placements de capitaux, — opérations de bourse, — spéculation, — finance en général, — banque, — crédits.— nerrentioiis.Prospectus anroyé gratulUiatnt aar demande.i/Jnstitut National 112.RUE ST-JACQUES Montréal CASIMIR HÉBERT consul “ad honorem’’ du Pérou, professeur Latin, grec, anglai», italien, espagnol ,tr Preparation aux breT.t».’ *‘c' Individuels et collectifs.Rédaction •t traduction en plusieurs langues.Prg* Saint-Denis.Mathématique,.Sciences, Lettres et Lan.i'rén?7’ fr,ln«“l» et «n anglais.aux sxsmsns breysts RENE SAVOIE, I.C.et l.E.¦ au college Loyola.Enseignement Indieidnel à paiement fa.elle I après-midi et le soir.Pour dames et messieurs.-,;fH^.DF^s!-TérB.fe"-‘’ En d» l’église St-Jacques.PROFESSEUR Edmond La Rociie, B.S sûre acleacs»,r*C*’ “a,h'““' iôi% - uba C.S Sont.Raii.$01.:,uq Uel.&Hud.rU-IMul 11 11!, iat.Seeur .Ten a.Copp Eriepr.Noi Texas Oïl Lnepr.Noi Uni ou Pac, 129*4 ÏJJ i.il» Didia i:*4 Va lcd !' ü6n.Moto U.S.Ste.or.96 l»r.Nor.or.32 32 U.S.Steeljl.Hide à 18 ).» Rose.34 3(1 Lake Shore.91 ».'! McHHyre.173 174 McKinley Dor.(IS 48 Mining Corp.of Cmv.239 250 N'rwray.in i?NInUiing.875 900 opnir.314 U4 Dome Izike.SoH flij, I’ore Crown.25(i 20 I’ore Vipond.23 25 I’res.15.Dome.3', 4 Srhuniaelier.29:4 Silver I .en t.(4 1 y«ek iiupghcs., .an 'Tomlsk.3(1 31 Thomp-Krlst.(t’/i ’ relhewey.23 28 ’He.Oil iiud (ins.'Vest Dome Con.Rockwood Oil.,, Shawinigan.10 à 116, 17 à 116 1-4, 4 à 116 1-4, 1 à 116 1-4.Canada Cement.5 à 66 1-2, 1 à 66, 10 à 06 1-2.Dom.Steel Corp.100 à 62 3-4, 10 à 62 1-2, lu ù 62 3-4, 50 à 62 3-4.Hillcrest.50 à 37.Lake of Woods.10 à 151 1-4.10 à 151 1-4, 2 a 150 1-4.Spanish River.10 à 18 3-4, 50 à 18 3-4, 50 a 18 3-4.Steel Co.of Can.100 à 63 3-4, 30 à 64, 10 à D, 25 à 04, 25 à 64.Wayagamaek.50 à 50 1-2.Vêtions de priorité Abitibi.25 à 90.Ames Holden.20 à 66 1-2.Asbestos Corp.100 a 69 1-4, 40 à «0, 25 à 00, 25 à 60.Canadian Car.10 à 85 1-2, 10 à 85 1-2, 25 1 85 1-2, 25 à 85 3-8, 15.à 83 3-8, 10 .à 85 3-8, ifl à 85 .3-8.Can.Steamship.25 à 78 1-4, 25 à 78 1-4, 10 o 78 1-4.25 à 78 1-4, 2 à 78, 25 à 78 1-4 !5 à 78 1-4, 50 à 78 1-4, 25 à 78 1-4, 25 à "S 1-2.25 à 78 3-8.’ Dom.Iron.20 à 93.Spanish Hiver.50 à 64 1-2, 25 à' 64 1-2.50 à 4 1-2, 25 à 64 1-2, 50 à 63 1-2, 25 ù 63 1-4, 23 à 63 4r2, 10 à 03 1-2.dons Asbestos Corp.$2000 à 75, 81000 à 75, 2 x 3500 à .75, $2000 à 75.’ Cedars Rnpicis.850000 à 89, $25000 à 89.HiordoU Paper.$3000 à 94.Wayagamaek.810000 a 80.(lines - Crown Reserve.1000 à .23 1-2, 1600 à 23 1-2, 1100 à .23 1-2.250 à .23 1-2, 500 à 23 1-2, 500 n .23 1-2, 2000 à .24.’onds d’Etat Dominion 1937.$10000 à 97 3-8.langues Merchants.1 à 180, 1 à 180, 10 à 180, 9 11 180.Royal.5 à 214.fors cote Dom.CI.'.Ss priv.100 à S3.Laurentide Power.25 à 60 1-2.Porcupine, 100 à 25, 200 ù 25, 1000 à 25.OPERATIONS DE L’APRES MIDI D’HIER Vêtions ordinaires Brazilian.20 à 52 3-4.Canadian Car.25 à 32 1-4.Maple Leaf Mill.25 à 135, 25 à 135.Mont.L.11.and P.Cons.(Civic Invest.).:.’.| h 80, 10 ù 80.30 à 86 1-4, 25 à 86 1-1, 75 à 80 1-1, 23 à 86 3-8, 5 à 86 1-4, 5 à 86 1-4, 25 a 86 1-4, 50 à 86 1-4, 5 à 86 1-4, ill ii-8fi 1-4, 25 à 80 1-4.Canada Cernent.40 à 60 1-4.25 6 00 1-2.50 à- (ifl 1-2, 20 ft 66 1-2.Spanish Hiver.60 ft 10, 50 ft 19, 50 ft 19, >0 ft 19.5 ft 19.20 ft 19, 50 A 18 3-4, 50 ft 18 3-4, 25-ft 18 7-8, 40 A 18 3-4.Can.Loco.25 ft 64.Dom.Steel Corp.5 A 62 6-8, 25 ft 02 1-2, 25 ft 02 1-2.St.Lawrence Flour Mills, 25 ft 93, Quebec Ry.5 ft 18.Dom.Textile.60 ft 97.Steel Co.of Can.50 ft 03 3-4, 5 ft 64.20 ' ft 64.ft il» 1-4.is ft 110, on ft I Décembre ÇÀET U Les recettes brutes d’exploitation du Pacifique-Canadien, pour la seconde période de décembre, se chiffre par *3,780,000, en augmentation de $872,000, soit 29.9 pour cent, sur la huitaine correspondante de l’année dernière.* * •* Sur l’ordre du conseil de guerre cies chemins de fer, le Pacifique-Canadien, le Grand-Tronc, le Nord-Canadien et toutes les autres compagnies de voies ferrées ont notifie le public, hier, qu’à partir du Ici-janvier, tous les frais de transport, y compris les frais de surestarie et d’entreposage, tant pour les passagers, bagages et marchandises que pour les colis à expédier par messageries, devront être payés d’avance, comme on fait des billets de voyageurs.On fait cependant une exception en faveur des expéditeurs importants dont les lettres de voiture sont certifiées par une banque ou une maison de crédit.On accorde à ceux-ci un délai de 96 heures.On a effectué ce changement afin de .supprimer la nécessité des règlements mensuels de comptes entre compagnies de transpo 1 et expéditeurs.—-—#.- LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à New-York et à Montréal (18 décembre 1918): Livre sterling à N.Y.à Montréal Papier à 60 jours .473.90 480.50 Id., à demande .473.05 483.15 Par câble s-marin.476.50 484.00 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 1 9-16 de prime.Le franc (N.-Y.), 545 3-8.Taux d’escompte, à Londres,! 3 3-8%.Taux d’escompte de la Banque d’Angleterre, 5%.NOUVEAU CABINET EN BOLIVIE La I az, Bolivie, 18.—Un nouveau cabinet bolivien a été formé pour renforcer le gouvernement, à cause des difficultés entre le Chili et le Pérou.Les nouveaux ministres sont : Ministre des Affaires étrangères, Alberto Gutierez ; ministre de l’In-téiieur, José Luis Tejaida ; ministre de l’Instruction publique, Daniel Sanchez Bustamentc ; ministre des Finances, Dario Gutierrez ; ministre des Travaux publics, Ricar-do Marline* Vargas ; ministre de (a Guerre, Jose Santas Quinteros.Pourquoi prêter votre argent à trois ou six pour cent, lorsque vous pouvez doubler votre capital on trois ans, sans aucune possibilité de perte.Quelle que soit la somme que vous désirez placer, soit $50.00 ou plus, venez nous voir ou écrivez-nous et nous vous démontrerons preuve en mains que notre offre est très sérieuse.Nous prendrons aussi soit des Bons de la Victoire, des Obligations Scolaires ou Municipales, en paiement de votre souscription.samedi.Doublez votre argent en trois ans 129 rue des Commissaires Ouest MONTREAL, QUE.Bureau ouvert de 9 h.a.m.à 5 h.p.m.tous les jours y inclus le VILLE de MONTREAL-EST 8135,000.00 Eu coupures de $100.00 et $500.00 Echéance : 1er novembre 1923.INTERET : 6%> par coupons semestriels.Opinion légale : MM.Perron.Taschereau, Rinfret, Vallée et /Z Téléphonez ou télégraphiez vos ordres à nos frais.CREDIT CANADIEN INCORPORE 99.RUE ST-JACQUES, MONTREAL.Casier posta) ; 1180.Tel.: Main 2926 et 292'i - CHS-ED.ARPIN, Directeur-Gérant.OBLIGATIONS MUNICIPALES Cadeaux du Nouvel An Quand vous achetez un cadeau du Nouvel An, pour un ami ou un parent, voyez à ce que ce soit quelque chose d’utüe.Âchetez-le ici.Pour l’ACHETEUR, nos cadeaux signifient UTILITE, ECONOMIE et DUREE.LES PLUS BAS PRIX.Qualité garantie pour donner SATISFACTION.Minwinlgau.115 3-4.Luke of Woods.25 à 151 1-2, 25 ft 151 1-2 Tuckrtls.25 ft 20.10 ft 20 1-2.MacDonald.25 ft 2(1 1-2, 1 ft 20.WnyuKnmnck.23 ft 50 1-4.Fonds ü'Klat Dominion 1925.$500 ft 90 3-4, 6 x $100 ft 90 3-4.Dominion 1931.27 x $100 ft 96.$100 ft 96.$306 ft 96.$100 ft 96.5 x $100 ft 96.Dominion 1937.$500 ft 97 1-4.Action* do priorito Asgcstos Corp.25 ft 61.25 ft 61, 25 ft 61, 25 ft 61.( on.Steamship.25 ft 78 1-4, 10 ft 78, 1 ù TM., Spanish River.25 ft 64 1-4, 25 ft 64 1-2, 25 a 64 1-2, 50 ft 64 1-2.50 ft 04 1-2, 25 ft 61 1-2.Oblliration* Asbestos Corp.*1000 ft 75, $1000 ft 76.j Hum.Cannera.$2000 ft 89 1-2, Dom.Iron.$100011 ft 85 1-2.IlnnqUr Hoyai.4 ft 21«, LES GRAINSA CHICAGO Cours fournis par la maison Me-Donnai I and Cowans ; Cours Cours d’ouverture à midi Maïs— 138 1-2 139 3-4 1303-8 à 13(1 136 1-2 Janvier.Avoine— Décembre .Janvier.71 5-8 71 5-8 71 1-2 71 3-8 SI VOS AFFAIRES VOUS ENNUIENT.No* nvia sont à voir* entière diaposition.THE SUN TRUST COMPANY LIMITED, »9, rue Ht-Jacquett Montréal.CMl»r postal 11*0.T#!.Main 2*2*.MMSMMaMMMMMMBMiMvnMMHOOamMHta Services à dépecer, de 75c à $8.00.Couteaux et fourchettes, de $2.00 à $9.00.Percolateurs à café, de $1.50 à $6.50.Réchauds, de $6.50 en montant.Articles pour l'eau chaude, $2.50 à $13.00.Patins, de toutes grandeurs et qualités, de 50c en montant.Balais roulant Bissell, $2.50 en montant.Cages à oiseaux.En cuivre ou émaillées, de $1.50 en montant Rasoirs de sûreté Gillette, $5.00.Autres rasoirs, de $1.50 en montant.Kouilleuses, assortiment complet, de 75c à $2.50.L.J.A.SURVEYER, LIMITÉE QUINCAILLERIE.52 BOUL.SAINT-LAURF t-t.f’A 1 D4.A 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 18 DECEMBRE 1918 VOL.IX.— No 297 — 1 .y LES MILITAIRES LE PUBLIC MIS AU COURANT Halifax.3 St-Jcan.A Winnipeg.8 281 Vancouver., .Regina.7 .Calgary.7 En service., .1 15 Inconnu.i Totaux.96 1.089 DE XOVVELLES MESURES SERONT PRISES POUR RENSEIGNER LES PARENTS ET LES AMIS DES SOLDATS SUR LE MOUVEMENT DES CONVOIS MILITAIRES.—ARRIVEE DE SOLDATS.— DIVERS.Halifax, 18.—Le Reffina est attendu ici vers le 21 décembre courant, avec 41 officiers et 2,089 soldats.En voici Ui liste : Officiers Soldats “S'il était un élu, il irait au ciel, sinon il irait ailleurs", répondit le conscrit.John Dixon, un évangéliste, fut ensuite - appelé connue témoin par McMullen, et a déclaré cpi'il le connaissait depuis 20 ans.“Etes-vous un orangiste!” demanda le juge-avocat.J’étais pour l’être, mais j'ai été sauvé, répliqua le témoin.McMullen sera scntencié plus tard.QUINZE PERSONNES BRÛLEES VIVES 336 Le major-général Wilson, commandant du district, vient de recevoir de M.Mewburn, ministre de le milice, une lettre où celui-ci lui dit que les commandants des districts doivent prendre les dispositions nécessaires pour donner tonies les informations au puLlic au sujet de l’arrivée des trains militaires.La liste des noms des soldats qui arrivent doit être publiée aussi rapidement que possible dans _ les journaux du district.On devra être aussi au courant du départ des convois et de l’heure de leur arrivée.Des bureaux d’informations seront ouverts dans tous les districts et c’est là que le public aura lous les renseignements qu’il désire.Il y aura plusieurs téléphones dans ces bureaux et le tout devra être organisé pour donner satisfaction aux parents et aux amis des soldats qui reviennent.Ces bureaux d’information devront demeurer ouverts le jour et la nuit.Les officiers en charge des convois militaires seront obliges, de distance en distance, de télégraphier aux.quartiers-généraux du district où ils doivent arriver.Los miartiers-généraux de la milice à Montréal ont déià pris quelques-unes des dispositions suggérées par le ministre de la milice et continuent à s’organiser pour donner satisfaction à tout le monde.ARRIVEE DE SOLDATS Saint-Jean, N.-B., 18.—Le Melila doit arriver ici, ce matin, avec 1,-621 passagers, 1,-160 sacs de malle et 2,164 colis postaux.Il y a en plus 96 officiers et 1.089 soldats à bord.En voici la liste : Officiers Soldats London.5 Toronto.22 793 Kingston.8 Montréal.10 Québec.1 London.2 Toronto.3 Kingston.f 374 Montréal.7 3o9 Québec.3 () Nouvelle-Ecosse.2 263 Nouveau-Brunswick 2 178 Winnipeg.1 40 Vancouver.2 -6 Regina.2 204 Calgary.‘2 M™ En service.11 .M \:Esc
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