Le devoir, 11 décembre 1918, mercredi 11 décembre 1918
VOLUME IX No 291 MONTREAL, MERCREDI 11 DECEMBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.Sf> OO UNION POSTALE .8 09 Édition hebdomadaire CANADA.$3 00 ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .3 00 •Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! LA LUTTE ANGLAISE Les dernières nouvelles d’Angleterre confirment une impression que nous avons exprimée dès les premiers jours: le succès électoral de la coalition Lloyd George-Bonar Law ne fait guère de doute, mais ceux-là même qui paraissent le plus assurés de ce succès sont fort inquiets de la stabilité du gouvernement dont ils prédisent le triomphe.On sent bien que, si la bataille a été déclenchée dans des conditions qui rendent presque impossible la défaite du cabinet, qui lui permettent d’utiliser l’enthousiasme de la victoire et tout ce qui s'ensuit, c-la ne change point les facteurs de fond que peut temporairement submerger la question de savoir si Guillaume II sera pendu, si l’ex-kronprinz sera fusillé, mais qui réparai Iront à la surface dès que les passions d’aujourd’hui seront un peu calmées.C’est une grande bataille économique el sociale qui se prépare eTi Angleterre et, pour détruire le gouvfernement de demain, scs adversaires disposent de deux forces énormes: l’antagonisme d’idées et d’intérêts qui existe au sein même de la coalition et qui ne saurait manquer de s’affirmer tôt ou tard; l’intervention des facteurs extra-parlementaires, tels que les grèves, qui auront toujours leur répercussion sur le sort des hommes politiques.Nous croyons pouvoir répéter, sans grand risque d’erreur, que l’élection actuelle n’est qu’un lever de rideau.Déjà l’on insinue qu’un observateur aussi attentif que lord Northcliffe prévoit le succès électoral possible des travaillistes ; mais ce succès même ne serait qu’un facteur de la “révolution” — le mot ne semble pas-trop fort — économique et sociale que projette ce parti.* * * Ln autre aspect de la lutte qui se précise, c’est la volonté de faire .sentir au président Wilson que l’Angleterre n’entend rien accepter qui diminué sa puissance maritime et qu’elle ne veut point que les conditions de paix soient régies par un excessif idéalisme.Nous avons signalé hier lu campagne qui se poursuit autour de la question dite de la liberlé des mers.Le correspondant particulier de la Gazette à Londres indique ce matin quelque chose de plus précis.“Un point intéressant de la campagne, dit-il, c’est un appel de ta part de la presse britannique réclamant une éclatante approbation de Lloyd George, comme indication au président Wilson que VAngleterre est déterminée à imposer à l’Allemagne les plus rigoureuses conditions de !‘aix, et aussi comme indication que le pays ne consentira à aucune proposition qui mettrait en danger la maîtrise maritime de l’Angleterre (which would jeopardize Hritish control of the seas).Le Sunday Chronicle, après avoir réclamé l’élection de Lloyd George par une grosse majorité, dit: ''\ons avons à compter, à la conférence de la paix, avec nos amis aussi bien qu’avec nos ennemis." Le correspondant cite aussi ce texte: “M.Wilson vient en Europe comme le chef idéaliste d’un Etat qui a fait beaucoup, mais qui a relativement peu souffert.Nous qui avons fait beaucoup) et avons beaucoup souffert, et qui n’avons aucun Atlantique entre le Hun et nous, avons à faire clairement connaître nos sentiments, sans nous quereller en quoi que ce soit avec le président des Etats-Unis.'' "Pour accomplir ceci, dit le correspondant de la Gazette, on demande au peuple de donner à Lloyd George une approbation telle qu’elle ne laisse aucun doute dans l’esprit du président des Etats-Unis sur la rcsoluhoti du peuple anglais de punir les Ifiins et de maintenir la defense de !'Angleterre par sa supériorité navale." l’ont cela, comme Ta compris le correspondant de la Gazette, est d’un grand intérêt au point de vue général, et d’un intérêt particulier pour nous sujets britanniques et voisins des Etats-Unis.* «¦ * Et puis, ii reste l'éternelle question irlandaise! M.Winston Churchill vient d’adresser au monde une sorte de plaidoyer en faveur de la politique de la coalition.11 insiste sur Tinconvc-: ienl d’imposer à ITlster une politique dont il ne voudrait pas et cher-che à rejeter sur les Irlandais eux-mêmes, et leurs divisions, la respon-sabilité de la situation actuelle.C’est un plaidoyer qui manque de nouveauté, mais qui montre que le gouvernement se préoccupe du rnouve-: .i nt d’opinion créé par les Irlandais et leurs amis.Du reste, il semble bien que.dans l'élection actuelle, c‘ que l’Irlande va réclamer, ee n’est pas seulement le Home Unie pour toute l’Irlande et dans les cadres de l'Empire (le gouvernement paraîtrait disposé à accorder ee Home Rule, en excluant ITlster), mais l’indépendance absolue.El c’est le droit pour l’Irlande de déterminer elle-même son sort qu’exigeaient hier soir, .i New-York, 25,000 citoyens américains.La présence à la réunion du cardinal O’Connell et du gouverneur de New-York.M.Whitman, démontre le caractère fort général de la réclamation.Il est évident que toutes les forces dont disposent les Irlandais et leurs amis seront mises en jeu pour assurer l’examen par la conférence de la paix du sort de l’Irlande.Orner HEROUX.du la main avant l’incendie du printemps dernier.Il leur a fallu s’y résoudre bien malgré elles.La générosité du public leur est encore nécessaire, mais cette fois, un comité de dames ingénieuses a trouvé moyen de la rendre profitable, pourrait-on dire.On a imaginé une grande vente • d’objets de fan -taisie qui font des étrennes toutes trouvées, Le rayon des jouets est particulièrement bien garni.On voit là des joujoux admirables que l’on chercherait vainement ailleurs : par exemple, cette salle d’opération miniature «ù rien n’a été oublié., pas même les étudiants, qui fera les délices d’un enfant de médecin, et la villa rustique dont tous les meubles ont été confectionnés amoureusement, avec un art minutieux, par un vieux pensionnaire des Soeurs.C’est presque trop soigné pour un jouet.Les autres kiosques aussi sont bien assortis.A chacun d’eux on trouve l’occasion d’un cadeau charmant et d’une offrande à l’oeuvre de la Crèche.La vente s’ouvre cet après-midi même.L’entrée est rue Dorchester; la salle, au rez-de-chaussée de l’aile reconstruite.D’ici quelques jours, des fêtes se dérouleront quotidiennement, dont on trouvera le programme ailleurs.* # * Pour finir, un trait qui peindra mieux (pie tout ce que nous pompions écrire le coeur maternel maternel jusqu’aux défauts pourrait-on dire — de celles qu’on a nommées les vierges-mères.\ la Crèche, un visiteur cause près du berceau d’un petit bonhomme à la frimousse très éveillée.On sait que les parents, les mamans surtout ne veulent pas que leurs enfants soient en retard.Elles les avancent jusqu’au mensonge, qui n’en est pas un, puisque leur oeuvre les aveugle.Le visiteur note la robustesse du petit.Il ajoute, non sans vanité, que son propre enfant, qui a sept mois, est aussi très avancé pour son âge.11 énumère s: prouesses et termine, avec un air cT triomphe, “il se tient déjà debout tout seul.” — Oh! repart la religieuse, celui-ci (il n’a que six mois et demi) fait des pas font seul.UNE AILE QUI S’OUVRE SI K LA VENTE DE CHARITE AU BENEFICE DE LA CRECHE DES SOEURS GRISAS L’ordre a succédé au chaos.Du fouillis hétéroclite de ferrailles, de pierres et de pièces de bois s’est déployée une aile l'aile maternelle qui abritera tant de petits êtres abandonnés — d’une belle architecture élégante et sobre.L'espoir a repoussé sur les ruines.Les traces matérielles de la nuit tragique sont à jamais effacées, si le souvenir en fait saigner encore, sous la hure, des coeurs déchirés.Les bûchers ne s’allumeront plus pour les victimes innocentes.Le progrès y a pourvu.Une dcscenle large, facile, protégée par une toiture métallique, relie au sol l'étage des petits.Là-haiil, à la Crèche a cette époque surtout que ce nom prend un sens touchant ! — on compte les jours.1 Encore trente, moins peut clre, et l’on sera dans le nouveau local.Voulez-vous mesurer l'impatience Songez à la bute d'une mère qui serait momcntanc-nunl cantonnée dans la cuisine avec sa nichée pendant que les ouvriers préparent une piniptrtilc nursery.Cette hâte, niultiplie/.dn nn-limt de fois qu'il y a de religieuses et de gardes a la Crèche, el par au-tanl de fois qu'elles ont d'enfants.Ils sont soixante, pour le moment, à l’étage des nourrissons, qui réalisent, dans un concert inharmonieux.la fraternité des nulions.Toutes les races y sont y compris la noire représentée par un poupon sculpté dans le plus pur ébène : toutes les religions y rmffpris la juive.Et le nombre des élus est petit, rnmporé à celui qui idicnd dehors (pie s’ouvre les -pneu r.s salle; de l'aile nouvelle.Celle-ci, on la visite déjà ; on en jouit à l'avance.On en fail valoir • l'heureuse disposilion.les conditions de confort que n’auraient jamais connu elicz eux quelques-uns des petits adoptés.Au lieu d’une unique salle très vaste comme autrefois, il aura neuf sections, parfaitement isolées par des cloisons vitrées.En cas d’épidémie (notons que la plus récente et la plus terrible a côni-plèlem-'nI épargné la Crèche), l'isolement '(lame section sera facile ; d'autant plus (pie chacune a son local séparé, que chacune est complètement indépendante des autres.Au soleil couchant, on a ménagé une vaste salle de récréation.Le laboratoire et Tinfirmerie complètent l’équipement.An bout du corridor s'ouvre une porte donnant sur une galerie .couverte, vitrée l'hiver, qui a vue, par delà les toits serrés de la ville, sur le vaste horizon du fleuve.Au-dessus, enfin, on a eonstruil un vaste belvédère rouvert, où les enfants iront, chaque jour, prendre un plantureux repas de cet air vif et sain, lequel, dit le médecin de l’institution, leur est aussi nécessaire que le lait.Songez, que depuis le tassement forcé d’après l’incendie, les poupons n’ont guère quitté l’ctroile salle où ils sont jusqu'à cent parfois.Il en a passe trois cents depuis cotte époque, quarante mille depuis la fondation.Les Soeurs Grises sont les mères adoptives de quarante mille orphelins ! (Nous donnons ce chiffre sous toute réserve, car nous ne le tenons pas de source officielle.) ' A l’étage inférieur, sont les salles enfantines pour les bébés de plus d’un an.Nous y retrouvons, tranchant sur le fond de ses compagnons blancs, encore un négrillon robuste qui sortira de là eanadien-français cl catholique.Pour le mo-meni, il s'impatiente minml il lom-be, car sa démarche irest pas assurée, On dirail qu'il ne veut pus quo sa race subisse des humiliations devant ces visages pâles.# w » Toute celle organisation, tous ces soins minutieux, lout ce rcdnvctapc de nids que les tempêtes de la vie ont hri-és.coûte de l’argent, beaucoup d’argent.Les Soeurs Grises de la rue Dor-cheslcr-ouest n'avaient jamais ten- Dites, après céla, qu’elles ne son' pas des mères! L.D BILLET DU SOIR LE GRAND MÉNAGE > I Dans le hangar, branle-bas complet.,4 la cuisine, mobilisation générale des seaux, vadrouilles, cuvettes, balais de tous crins, torchons de toutes nuances, flacons d'eau de Javel, savon, escabeaux, etc., etc.Le plumeau rivalise d’ardeur avec la brosse à plancher.C’est l’époque du ménage de fin d’année, du lessivage suprême, — époque ahurissante entre toutes où la poussière voltige librement et chatouille les narines; c’est le mois délesté du craquement des meubles remués à force de bras, du choc retentissant du marteau, du bruit des choses heurtées fébrilement.Les rideaux et les portières sont enlevés, les cadres descendus, les armoires vidées, les tapis roulés dans une caisse.C’est un démena qement à l’intérieur.La maison so nore, presque inhospitalière, a fair de se demander où elle est.De temps en temps, la chute d’un seau luit penser à une explosion lointain, une intrc brisée à un accident gro ve.Heureusement qu’on a eu soin d’interrompre le courant électrique, car la brosse et le balai passent partout, de haut en bas, de long en large.On entend leur frottement agaçant sur les murs; ils y grattent, finissent et recommencent.Les portes claquent.L’eau ruisselle, mousseuse et grise, exhalant une odeur de potasse.C’est un va-et-vient incessant du salon à lu cuisine, du poêle a l’évier.Tous les coins sont fouillés, lavés, essuyés.Le baromètre reçoit an coup de plumeau qui le blesse sérieusement; une statuette tombe du haut du piano et se casse le cou dans le pot d'ordures, ce qui fait que la ménagère, d’un geste mal calculé pour la ramasser, renverse le seau dont le contenu prend le chemin de l’escalier, juste au moment où le facteur dépose le.courrier sur la première marche.Et ce sera ainsi, du malin au soir, pendant trois ou quatre jours, ! jours affreux! Pais, on remettra ri-j deaux, portières, tapis et cadres en ! place; on plantera d’autres clous pour tes gravures et 1rs tableaux nouveaux: on rectifiera la position des meubles après tes avoir soigneusement astiqués avec une solution malodorante : on remplira les armoires en cassant quelques assiettes, etc., rtc.Après, on réparera, comme de raison, les dommages qui ont résulté des améliorations nécessaires, et Ton reprendra le balai, ta brosse et te plumeau pour nettoyer tout ce que le grand ménage a sali.Ubcrt L07Æ.KU.ILS.— - Si un lecteur dégoûté de la première série des Pillets du soir (1911) voulait m’envoyer son exemplaire, je lui en serais fort obligé.Pour les conditions, s’adresser à l’auteur.A.!.L’ALMANACH DE LA LANGUE FRANÇAISE U Almanach de la Langue française vient 'de paraître.Il sera demain en vente dans toutes les librairies.Prix: 20 sous 1’cxeinplnire; S2 la douzaine: S15 le cent; $110 le mille, frais de port en plus.Adresser toutes les commandes au Secrétariat de la Ligne des Droits du français, 32, Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.Chronique d’Ottawa LA SURPRISE DE L PAIX Ottawa, 10 décembre.Le diagnostic de la situation actuelle, tel qu’on l’entend exprimer en des cercles renseignés, c’est que la paix a pris l’univers pur surprise, et qu’on n’y était pas plus préparé* qu’à la catastrophe de 1914; ainsi les événements semblent-ils se jouer des calculs des hommes et prendre comme un inauin plaisir à rouler leurs projets au gré des vents du destin comme le vent fait des feuilles mortes.Ceux qui ont reproché aux gouvernants canadiens ou étrangers de s'être laissé prendre pur surprise ont exprimé exactement ce que les gouvernants en pensent eux-mèmes mais n’al-uent pas avouer au public, porté à tirer des conclusions d’une logique dangereuse et pouvant facilement briser ceux qui se tiennent devant lui en un fragile équilibre.Des hommes et des noms qui figurent aujourd’hui au tableau officiel, combien y seront encore dans seulement cinq ans?1! y a des condamnations qui planent et des disparitions imminentes; ce n’est pi’en dansant èperdûment sur la corde que plusieurs se maintiennent encore en place; qu’un coup de vent inattendu se produise, et ia moitié tomberont pour ne plus remonter.Aussi assistons-nous à un accrochage presque désespéré de nos coûteux pantins, tenus en situation par la force effective de quelques-uns d’entre eux, auxquels il suffirait cependant d’un mouvement un peu vif des basques pour faire voler au loin ces parasites d'un iour.Si le mot transition, adopté par les Allemands, caracte-•ise bien l'époque que nous traver-ons, avec combien plus de force ¦ncore ce mot ne s’applique-t-il pas à certaines carrières et à certaines ombres chinoises dont nous avons les gambades sous les yeux?Combien y seront encore à la saison prochaine?Lorsqu’on passe au ml-¦eu d’eux, que l’on écoute la rn-teur vide qui s'en échappe, et que m voit au dehors Tombre inquié-uiite du peuple regardant par la fenêtre, on ne peut s’empêcher d’éprouver cette impression d’instabilité et d’incertitude dont est imprégnée l'heure que nous vivons.Le pays tout entier pourrait s’aligner en un vaste point d’interrogation.De ses parties les plus éloignées se dirigent vers la capitale des pèlerins plus inquiets encore que curieux.Les chefs d’industries viennent après les hommes du sol, et ceux de la machine, après les professeurs.On entend des rumeurs contradictoires, et une c.Lsse sociale n’a pas repris le chemin de son gagne-pain qu’une autre vient présenter un point de vue hostile à celui qu’on avait approuvé la veille.Transition, vraiment, mais aussi confusion, incertitude, tâtonnement.Ce sera surtout l’époque du Tâtonnement,'et les plus grands tà-tonneurs auront été justement ceux qui se sont trouvés presque par ha-;ard au timon des affaires, et qut n’avaient pas prévu qu’il s’ouvrirait de tels abîmes sous leurs pas, •iix qui ne voulaient songer à rien i l’avance et se complaisaient dans me insouciance déguisée sous, une 'annule creuse et décevante.* Win the war, et après cela le déluge.il est arrivé, le déluge, el il emportera bien des fétus.Le gouvernement de demain, (pie sera-t-il?Au moment present, ce n'est pas un cabinet que nous avons, c'est une poudrière.Une concoction d’éléments chimiques qui n’attendent que l’étincelle d’un choc fortuit pour faire sauter toute la boutique.L’imminence en est d’autant plus grande qu’il semble y régner un calme absolu, le seul calme du reste, s’il était réel, qui existerait dans le pays.Pas un cerveau averti qui ne s’inquiète de ce qui se passe au centre, et le centre affecte à haute voix de ne se préoccuper de rien.La bouilloire surchauffée n’est jamais plus silencieuse qu’au moment où elle va lancer les épaves du navire aux quatre points cardinaux.Et l’on a pu lire hier les paroles d’un politicien improvisé Tan dernier, qui assure que les pygmées officiels n’ont même pas ou la pensée (pie leur office est instable et que le ciment qui les retient ensemble n’est qu'une poussière que le soleil va rendre inapte et impuisasnt.Le couvercle de la bouilloire tressaille à chaque ins-lont, cl affirme qu’il n'y a pas de vapeur.Les hommes du jour d’aujourd’hui, que l’on regarde s'agiter confusément autour d'un problème trop grand pour leur entendement, donnent Timpression des ombres que les païens plaçaient au bord du fleuve que Ton ne traverse qu'une fois.# ¦» * Mais quelle (pie soit la faiblesse de ceux que le hasard électoral a mis pour un instant sur le pavois, nous serons cependant sauvés sans eux, pour ne pas dire malgré eux.par les seuls éléments de vie (pie la providence du Maître des mondes a mis généreusement dans notre héritage; et les maladresses des pilotes n'em* pêcheront pas la coque de résister aux assauts de la lame à laquelle ils nous ont exposés."Le mot de l'avenir est dans le peuple même” a dit l’un de nous avec une heureuse justesse de pensée.Le bon sens et les qualités natives du peuple, de Tune et de l'autres langues,ou de tonies les langues qu’on parle maintenant dans notre pays, triompheront des saignées imprudentes de praticiens irréfléchis ou ignares.Qu'en serait-il des beaux discours des soi-disant financiers, si le bas de laine n'étaR i là pour réparer les brèches faites à la fortune collective?Compromis par l'emballement ilnpériuliste, nous serons sauvés par l’épargne qu’on peut appeler nationaliste, c’est-à-dire attachée au sol et provenant du sol.Quand on écoute parler nos augures, on entend qu’ils lâcheraient tout, théories et hyperboles, s’ils ne comptaient sur la coopération du peuple, auquel pourtant, ils en ont fait voir de tant de couleurs.Le gaspillage sera corrigé et réparé par le sang du coeur populaire.“Persuadons au peuple qu’il coopère au relèvement du pays, et il se montrera généreux”.Si Ton se demande quelle est au-( jourd’hui la politique de nos gouvernants telle qu’exprimée par eux-mêmes, la voilà réduite à sa plus récente expression.De leur part, c’est le cri du coeur et la lueur d’espoir dans la nuit incertaine où ils se débattent comme nous.“Fais-nous coaiiance, ô bon peuple, et apporte-nous tes sous pour remplacer les millions que nous avons jetés sans compter; loi seul peux sauver l’avenir.” Et nous serons désormais invités à souscrire, non pas seulement aujourd’hui et demain, mais toujours, non pas par milliers de dollars, mais par sous, dont l’agglomération “humble et noire” formera le pont qui nous permettra de sortir, d’échapper à l'enlisement qui menace.Les emprunts nationaux à coups de grosse caisse ne durent que peu de semaines, mais les timbres d’épargne resteront ; ne dirait-on pas qu’il ne soit pas possible de séparer le mot timbre de l’idée de giu permanente ?Timbres sur les chèques, timbres sur le bas de laine : tous deux seront désormais indécollables.On ne dit pas ouvertement combien de millions on espère obtenir des masses populaires, au moyen des carrés de papier de vingt-cinq sous qui vont désormais faire partie de notre vie courante ; mais ils sont un peu beaucoup “ Tespoir suprême et la suprême pensée ” des pilotes du jour.Ils n’ont peut-être pas eu souvent si bonne pensée.Nous deviendrons tous peu à peu des épargnistes attentifs, après avoir été un peuple de prodigues.Nous allons apprendre la valeur des sous mis en commun, nous dont un grand nombre, passé les Grands Lacs, ne savaient pas qu'il existât des sous de cuivre.Et peu à peu nous deviendrons les créanciers de TElat ; mais ce sera par catégories diverses ; il perce, en effet, du brouillard confus du moment, que porteurs de titres des grande- .emprunts et petits épar-gmsles au sou ou au dollar, ne mettront pas le doigt au même pâté de la table natioifale Monsieur O'Brien, qui a signé négligemment son chèque pour un quart de millions acquis en bâtissant des chemins de fer, pourra se dire que son argent passe en Europe pour nous assurer de gros contrats, ou bien qu’il sert à payer au cultivateur le blé qu’il vend à l'Angleterre ; tandis que vous et moi, qui achetons un timbre de quatre piastres payable à prime dans cinq ans, notre argent servira plutôt à acquitter des intérêts sur emprunts locaux ou étrangers, des pensions de soldats et des constructions de quais ou d’édifices publics.Du moins, est-ce à peu près la distinction qui so fera dans un grand pays voisin, dont l’exemple a coutume d’être fort influent auprès de nous.En ce pays voisin, les grosses sommes iront à l’étranger, les petites serviront à diminuer la dette nationale, qui dépassera vingt milliards à ce qu’on dil de bonne source.N’est-il pas permis de supposer que nous imiterons, proportions gardées, col exemple comme les autres ?Il n’en peul être dit plus long pour le moment.De toute apparence.on est a élaborer une mesure sage, plus encore que ne le croient ceux qui mettent en marche ce rouage, emprunté à d’ingénieux voisins.Mais plus nous en retirerons de sécurité contre les abîmes ouverts sous nos pas, et plus s’en affirmera la vanité des combinaisons savantes, si elles ne s'appuient sur la base des humbles et solides vertus populaire.Les grands emprunts à tam-tam nous auront été moins utiles (pie le sou hebdomadaire ou quotidien que Ton vn demander dorénavant, à l’enfant qui trottine vers l'école, et qui accomplira ainsi, avant même do pouvoir le comprendre, Tun des actes les plus féconds que la collectivité compromise puisse demander au citoyen.Ernest BILODEAU LES LETTRES DE FADETTE Les deux premières séries sont introuvables en librairie, la troisième se vend 50 sous l’unité, 55 sous par la poste, et la quulrièmp, à la veille de paraître, se vendra le même prix.On trouvera ces deux dernières séries au Devoir et dans toutes les bonnes librairies de la province.LES BILLETS DE L0ZEAU La troisième série se vend 50 sous l'unité, 55 sons pur la poste.Les deux premières sont épuisées.On peut se procurer la troisième au Devoir ou chez Tautcur, 343, rue Drolet, en ville, et dans toutes les bonnes librairies montréalaises el québécoises.“FAÎTESV0S EMPLETTES DE BONNE HEURE” On nous prie de rappeler aux clients s'ils veulent erficmement aider les employés de magasin, l'impérieuse nécessité de hâter leurs achats des fêles.Ils y trouveront en même letups leur profit el l'occasion de faire un acte de charité.BLOC- NOTES Les nouvelles On ne sait pas bien encore si nous aurons des nouvelles sans censure aucune de ce qui se passera au congrès de Versailles.Un correspondant du New-York Times, après avoir écrit à son journal (tue si du côté anglais, il paraît certain qu’il n’y aura pas de censure sur l'information politique, quoi qu’en dise le Daily News de Londres, ajoute: “La question générale de la censure pendant ia conférence en est une qui regarde toutes les nations alliées ; et il sera nécessaire qu'elles adoptent une politique uniforme sur laquelle elles devront s’entendre.” La surveillance par le secrétaire des postes des Etats-Unis, M.Burleson, de toutes les communications par câble entre l’Europe et l’Amérique inspire à plusieurs journaux américains des doutes quant à la liberté complète d’informations sur ce qui se passera à Versailles.Un communiqué officiel devra mettre les choses au point d’ici peu.M.Wilson s'est déclaré contre la diplomatie -.ecrète.Or ce sont des diplomates qui se rencontreront à Versailles.A prévoir C'était à prévoir.Une dépêche au Manchester Guardian porte qu’il existe déjà des difficultés sérieuses entre les Italliens et d’autres corps d'armées alliées, en Dalmatic, où, paraît-il, les troupes de Home se considèrent absolument chez elles.D’après ces renseignements, il a fallu que les Alliés débarquassent un détachement de soldats français et américains pour maintenir l'ordre menacé par les difficultés survenues à la suite de l’arrivée à Cat-taro de deux mille Italiens.Ea question de l'Adriatique se réglera peut-être à l'amiable, mais il faut s’attendre à ce que cela n’aiWe pas sans heurts ni sans incidents désagréables.M.Rowell Le président du conseil des ministres à Ottawa va parler dans quelques heures à Montreal.Profilera-t-il de la circonstance ikuic tenter de répondre enfin aux accusations portées contre lui par Tan-ci en secrétaire d’Etat M.Murphy, et pour s’excuser d’avoir tenu des propos calomniatPiirsv à North nous avait jetés Mue prospérité du cable et sans précédent.En aidant à se dresser devant nous un concurrent redoutable, il nous a portés à des pensées plus sérieuses, à une action plus énergique.Comme l’Allemagne, nous avons besoin de l’empereur Guillaume et nous espérons uu’il vivra longtemps pour nous rappeler que le monde n’appartient ni aux paresseux ni aux timides.” C’est le même Northcliffe qui parle sérieusement aujourd’hui de la peine capitale qui attend le kaiser, et réclame qu’on la lui applique.Il y a de ces sautes d’opinion.La famille Sifton Ee Telegram, de Winnipeg, journal de Bob Rogers, écrit à propos du départ pour l’Angleterre de M.Dafoe, de la Free Press, à titre de représentant de la presse canadienne à Versailles: “M.Borden, notre premier ministre de nom (sir Clifford Siflon est le véritable], est parti pour l’Angleterre flanqué du frère de sir Clifford, A.L.Sifton.Cela n'était pas assez.l’eu, de jours après Tembarquement de sir Robert Borden, sir Clifford Sifton a décidé qu’il serait mieux qu’il fût lui-même à Londres et il y a suivi M.Borden, pour le surveiller.Cela, toutefois, ne lui parut pas suffisant.La famille Sifton avait besoin d’un agent de publicité pour inonder les gazettes canadiennes de propagande si/Ionienne.Et sir Clifford, propriétaire de la Manitoba Free Press, a amené avec lui le chef de rédaction de son journal et s’est arrangé pour que le premier ministre choisît comme représentant officiel de la presse canadienne à la conférence de paix le directeur de la Free Press.Le scandale Sifton est intolérable.Le fait que ce personnage discrédité, sa famille et ses domesliques mènent ce pays-ci par suite de la faiblesse de notre premier ministre imaginaire ne fait pas que d’expliquer le manque de popularité du cabinet unioniste.C'est assez pour le condamner à tout jamais devant Thistoire.” M.Rogers en veut évidemment à M.Borden, son ancien chef, d’obéir plutôt aux inspirations de M.Sifton qu’à celles de M.Rogers.G.P.-y; it y a un an à peu près, contre le clergé de langue française au Canada?Jusqu'ici, M.Bo well s'est dérobé.Aura-t-il le courage de reconnaître son erreur?Police iédéraie Nous aurons sous peu, paraïl-il, une nouvelle police léuenüe chargée de recommencer la chasse aux insoumis à la loi militaire, afin de les arrêter et de les interner.Elle procéderait dans les villes et les campagnes à des recherches ordonnées par Al.Meighen.On nous apprend même l’arrivée a Montreal du chef de cette police, pour le district.C’est, natureilemem, un bonhomme quelconque de langue anglaise.Fiiura-t-on de nous inipo-! ser à tout propos des individus de 1 Toronto ou cfOttawa, absolument ignorants de notre langue, qui ne I connaissent rien du Québec fran-| çais et se comportent d’habitude chez nous comme en terre étrangère ?Si Ton tient a punir les insoumis, n'y a-t-il pas moyen de charger de leur recherche une police dirigée par un officier de chez nous, — il y en a tout autant d’honorables que dans les provinces anglaises, et qui ait le tact dont manquent trop souvent les bonshommes qu’on nous importe des provinces anglaises ?Quelqu’un Ta uolé au Nationaliste, dernièrement, et avec raison : Ottawa n’a su nous imposer, pendant cette guerre-ci, que des officiers supérieurs anglais, quand, par contre, on s'est bien gardé de nommer un Canadien-français à quelque poste important, hors du Québec.Ce régime imbécile doit-il durer indéfiniment ?Les amis cunailiens-fran-çais du ministère unioniste ont-ils si peu d’influence qu’ils ne peuvent l’amener une fois à comprendre une chose des plus élémentaires, la nécessité du traitement raisonnable de la minorité ?Voici, par exemple, qu’Oütawu annonce, ce mutin, la formation d’une commission commerciale canadienne, à i Ottawa.Or, sur trois membres, elle S n’en a pas un de langue française.! Les unionistes de chez nous n’ont donc aucune influence à Ottawa ?Ou iis ne voient pas de quelle façon la capitale les traite ?Northcliffe La Nation de Londres s’amuse de ce temps-ci aux dépens de cet ultra-loyaliste.Il n’y a guère d’homme, en Angleterre, qui affecte de détester autant que lui Tancien kaiser d’Allemagne.Or, le 20 juin 1910, dit la Notion, Northcliffe faisait publier par sa gazelle à tout faire, le Daily Mail, un éloge ébouriffant de Guillaume, où Northcliffe disait en toutes lettres: "Quelques différends qui puissent survenir entre TAnglc-|ne, oublier notre admira lion pour Tenipereur Guillaume.Coule diminution de son activité nuirait, non pas seulement à l’Allemagne, mais aussi à Tnnivers; car bien qu'en certaines circonstances il puisse être un sujet d’alarmes, ii possède au delà de toute mesure celle qualité merveilleuse qui empêche même ses adversaires ( t ses critiques de se confiner à une sécurité déraisonnable.En tant que nation.la Grande-Bretagne est redevable de beaucoup à l’empereur allemand.Plus (pie quiconque il nous a secoués de lu torpeur où terre et l'Allemagne, nous ne pourrons jamais EN SASKATCHEWAN Le chef de l’opposition en Saskatchewan, M.McLean, vient, d’a-| pris les dépêches de ce malin, de soulever la question de Tenseigne-i ment exclusif de l’anglais dans les écoles de la province.D’après le I très bref récit qui nous arrive de TOuest, il ne semble pas que le premier ministre, M.Martin, se soit beaucoup compromis dans, sa réponse.11 ne paraît pas avoir manifesté Tintention d'emboîter le pas à M.McLean.Nous tiendrons nos lecteurs au courant, dès que les dépêches ou le courrier nous auront apporté de plus amples renseignements.On sait que la “campagne de la Saskatchewan” est chose annoncée et amorcée depuis longtemps.Nous en avons signalé les prodromes dans le Devoir au fur et à mesure qu’ils se manifestaient et l’Action française a donné le texte anglais de certaines des pièces de propagande.Les Orangistes sont naturet-lement au fond de la campagne, qui a pour objet avoué la proscription de l'école de TOUTE langue autre que l’anglais: ils ont réussi à faire intervenir dans le débat les Grain Growers et l’association des commissaires d’écoles de la province.A quel point ces manifestations de réunion publique correspondent-elles au sentiment réel de la population?C’est une chose que nous ignorons encore.Mais Ton peut constater que la volonté d’unification des assimilateurs quand même est toujours en éveil.— O.H.LA SOIREE DE SAINTE-JUSTINE L’hôpital Sainte-Justine convie le public, cette année, à une charmante soirée.La représentation de l’oeuvre délicieuse d’Ambroise Thomas, le Caïd à laquelle s’ajoutera la jouissance littéraire d’une causerie de M.Edouard Montpetit, n’est-ce pas la réunion de deux attraits exceptionnels?Les occasions sont rares de faire plus agréablement la charité.Malheureusement, les appels sont nombreux à ce moment.Ce n'est pas la faute à Sainte-Justine si clic arrive si tard.On se souvient que son bénéfice devait avoir lieu le 22 octobre.L’épidémie en a décidé autrement.Le groupe de scs amis fidèles lui esl resté.Tous les billets les plus chers ont été enlevés, ou à peu près.Un nombre assez considérable dans le parterre el les galeries, fixés ù un dollar et demi et un dollar, sont invendus.Plusieurs personnes seront empêchées d’assister à la soirée, qui auraient pris des places plus chères.Pourquoi ne saisissent-elles pas l’occasion qui leur est offerte de faire la charité et des heureux.La soirée sera charmante.Qu’elles prennent ces places à meilleure, marché et qu'elle fassent cadeau de leur billet à une sténographe, ù un employé qui seront charmés du cadeau.Sainte-Justine n’a pas tenue sa kermesse annuelle.Elle compte, pour remplir ses coffres, sur cette soirée, Le publie charitable ne lui fera pas défaut.On a tant souscrit pour les oeuvres étrangères, sans doute très louables, qu'il esl inadmissible que Ton laisse dépérir les oeuvres locn les.Ce sont les Anglais eux-mêmcj qui disent que "chanté bien ordonné mmence chez soi”,—L.D.T ! .LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 11 DECEMBRE 1918 VOL.IX.— No 291 1 ! \ LETTRES AU “DEVOIR" '¦sSsSSSSS - .Voua iu» pablions aue des lettre» fiifrnéeg.ou de» commumcatipns •«* eompacnées d’une lettre uirnée, aT»* adresse authesMtja».Le» corresponrtknt» anonyme* »’d* lorgneraient du papier, de l'enera un timbre-poste et à non» une perte de temp», »’ilg voulaient bieu en prendre note définmveir.eni, PAUi-EMILE LAMARCHE Montréal, 9 décembre 1918.Monsieur Orner Héroux.Rédacteur au '‘Devoir”, Montréal, Monsieur le Rédacteur.Dans la splendide Revue Trimestrielle Canadienne, numéro de novembre, M.Edouard Montpetil consacre un mol de souvenir au très reprelté Paul-Emile Lamarche, collaborateur de.la Revue.Par un extrême souci du vrai et de la justice, M.Montpetil fait hommage de la formation classique du gentilhomme et du fier citoyen qu’était Lamarche, aux deux grands collèges de Montréal, “à Sl-Sulpice et au Gesù”.Le bout de phrase m'a un peu surpris, mais il est exact comme tout ce qu’énonce, le distingué professeur à Laval.L’erreur était mienne; je savais que Lamarche était venu huit ans au collège Sainte-Marie, j’ignorais qu’il eût passé six mois au collège de Montréal.Que M.Montpetil me pardonne un souci exagéré de la justice, un amour jaloux (quel amour ne l’est pas?) de tout ce qui regarde mon Alma Muter, une pratique souvent recommandée du- "What u>e have we hold”, mais les Anciens de Sle-Marie ne m’en voudront pas d’avoir fouillé nos vieux catalogues et d’y avoir lu que Paul-Emile Lamarche a fait toutes ses éludes classiques avec nous, à partir des Eléments Latins jusqu’à la Philosophie II inclusivement.Comme U n’a jamais doublé ses classes (quod absit!) il ne s’est assis devant les chaires de St-Sulpice que dans une Préparatoire, pendant six mois, à se mouler un fondement solide de conjugaisons françaises, d’épellation anglaise et des quatre régies simples.Ces fortes bases des études classiques sont des plus importantes, qui le niera?Et Lamarche appartient pour une large part à St-Sul-pice.ce n’est pas moi qui le contesterai.D'autant moins que je profile de la circonstance pour revendiquer en faveur de notre Association des anciens élèves du collège Sle-Marie un peu de M.Montpetil lui-même, qui brille dans nos héroïques annales pour avoir lui aussi, modestement épelé dans notre classe d’Eléments Français III, disparue depuis.Cette, science qui fait de lui le pins sûr et le plus éloquent de nos statisticiens, réminent professeur de Laval en a puisé tes éléments chez nous, à Stc-Marie.dans la classe de quelque bon Frère Olympias ou antre LaMcnnais.Et haëc rflim metninisse juva-bitü! Agréez.Monsieur le Rédacteur, l’assurance de mes sentiments les plus ¦distingués.Emile MASSICOTEE.Secrétaire de l’Association des Anciens Elèves du Collège Sle-Marie.“UN PIED DANS LE CRIME” Ce soir et demain soir, les jeunes geivs du groupe Pie X donneront la comédie de Labiche : '' Un pied dans le crime ", dans la saille de ITmmaeulée-Coneeption, rue Rachel.Un joli programme musical complétera la représentation.Les bénéfices seront versés aux oeuvres nombreuses de charité et rie dévouement que les membres du cercle Pie X ont entreprises depuis plusieurs années et qu'ils ont l'intention de poursuivre cette année avec autant de générosité.11 faut leur fournir le nerf nécessaire de la guerre.Les billets sont, en vente au presbytère de l’Immuculée-Conception, rue Rachel.(Communiqué.) .’UNIFICATION DES LOIS LA SECTION MONTREALAISE DE L'ASSOCIATION DF NOTARIAT CANADIEN VOIT VN DANGER DANS CE PROJET ET DECIDE DE S’Y OPPOSER ENERGIQUEMENT.- AUTRES DEBATS.GUILLAUME NE DIT RIEN Hier soil-, la section de Montréal de l’Association du Notariat Canadien a tenu une importante réunion au Cercle Universitaire.On y a adopté, à l’unanimité, la résolution suivante; “PROJET D’UNIFICATION DES LOIS DU CANADA “L’Association du Notariat Canadien pour le district de Montréal saisit l’occasion de sa première séance régulière depuis les vacances causées par l’epidémie d’in-fluenza, pour se prononcer sur le mérite d’un projet soumis à l’Asso-siation du Barreau Canadien eu août dernier, ayant pour objet la formation d’un comité intitulé "The Conference of Commissioners on uniformity of laws throughout Canada”.“Elle voit avec appréhension cette tentative de battre en brèche l’uniforinité harmonieuse de notre code civil basé sur les lois civiles françaises qui ont servi de modèle aux codes de lois du plus grand nombre des pays européens.Elle y voit un danger tout particulier pour la profession du notariat si intimement liée au maintien intégrai de notre système de lois.“Elle declare donc apporter son entier concours à Tattitude énergique prise par l’honorable premier ministre de cette province dans la revendication du maintien de nos lois, et elite prie le Conseil général de cette association de prendre les mesures nécessaires pour s’opposer à toute violation de leur intégrité.” Cette décision a été prise à la suite d’un communiqué du Conseil général adressé aux quatorze sections de l’Association et sur lequel chacune d’elles aura ainsi à se prononcer.Voici Je texte même de ce communiqué ; L’ASSOCIATION DI NOTARIAT CANADIEN COMMUNIQUE DU CONSEIL GENERAL A sa réunion annuelle, tenue à j .Montréal, en septembre dernier, (’Association du Barreau Canadien a résolu de constituer une commission permanente désignée comme suit: “The Confevcuce of Commissioners on uniformity of laws throughout Canada”.C’était donner une forme de plus en plus agissante à l’idée maîtresse qui aurait donné naissance à cette Association.Si, d’une part, M.P.B.Mignault, président sortant de charge de cette Association et professeur à l’Université McGill s’efforce de calmer nos inquiétudes en soutenant qu’en tout cela il ne peut s’agir que d’unifier les lois d’affaires, “business laws”, d’autre part, il n’en demeure pas moins que les termes mêmes dans lesquels cette conférence esl désignée soient généraux.Au surplus,nos lois civiles, codifiées depuis déjà cinquante-deux ans, forment un tout homogène et l’on ne saurait en détruire les dispositions commerciales sans faire dans les autres parties du Code de larges brèches.Cette trouée faite, qui nous garantira qu’on en restera là, et ce projet naissant d’unifier “les lois à travers tout le Canada”, ne tend-il pas plutôt à l’abolition progressive et sans trop de heurts de nos lois civiles françaises?Notre histoire nous donne le droit de le croire et nous le croyons.L’honorable premier ministre de cette province semble bien le croire j lui aussi et s’en est exprimé de suite j clairement devant l’Association du j Barreau Canadien elle-même.Il eon- ; vient de l’en féliciter chaleureuse- S ment.| Les lois civiles françaises sont les ! plus parfaites du monde contempo- i rain.Le jurisconsulte allemand Muller lui-même n’a pu s’empêcher d’en I louer “la précision”, "la netteté”, la j clarté logique" et "la perfection technique”.Ces mêmes lois civiles françaises ont été introduites ou adoptées ou légèrement modifiées ou tout au moins ont servi de modèle dans un grand nombre de pays.Citons: l'Allemagne môme, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg, l’Egypte, les Pays-Bas, la Roumanie et la Suisse.Plus récemment encore, le Japon, voulant achever sa grande réforme (Service tie la Prcsne Associe*t Londres, 11.— Au dire du correspondant de l’“Express” à Arne-rongen, Guillaume Hohenzollern ne fera pas de déclaration, sur les efforts qu’il a faits pour prévenir la guerre de 1914.Le correspondant a finalement réussi à transmettre des questions à l’ex-empereur sur son attitude pacifique avant la guerre et sur les mesures prises pour empêcher les hostilités.Le comte von Bentinck a reçu le cor- respondant après que les questions eurent été soumises à Guillaume, et il a déclaré, dit-on: “Le kaiser apprécie beaucoup votre message et vous remercie.Il m’a dit: ‘‘Annoncez-lui que s’il est possible que je devienne accusé, je préfère attendre ce moment pour exprimer ce que j’ai à dire.En outre, je ne désire aucunement compromettre aucun membre du gouvernement qui existait à l'époque de la déclaration de guerre.” législative, choisit la France comme directrice.Pourquoi?Parce que, dit un auteur japonais, “la législation “française est fondée sur les princi-“pes du droit naturel, principes qui “peuvent convenir à tous les peuples “et à tous les pays, malgré la dit'fé-“rence de civilisation et de moeurs”.Or ces lois civiles françaises sont aussi la source des nôtres.C’est un honneur pour la province de Québec qui, nous en sommes convaincus, entendra les garder.Le Conseil général de l’Association du Notariat Canadien croit de son devoir de prendre dès à présent po-j sillon nette sur cette grave question.;11 émet l’opinion qu'aucune concession ne doit être accordée à ce propos et se réserve d’adopter à l’avenir, avec le concours de nos 14 associations de district dont il sollicite respectueusement le support, toutes démarches (pie les circonstances paraîtront devoir lui dicter.Montréal, ce 8 octobre 1918.Les notaires ont discuté ensuite divers projets se rattachant à leur profession.Ils ont jeté les bases d’un concours parmi les membres qui sou-meltrnnt une élude sur des sujets juridiques; quatre prix, de cinquante dollars chacun, seront décernés aux vainqueurs.Les travaux seront remis à la décision d’un jury spécial, qui proclamera les heureux gagnants au congrès général du Notariat, qui se tiendra à Québec en juillet prochain.Le notaire Faribault doit présenter une étude sur des questions d’économie politique, à la prochaine réunion de l’association en janvier prochain.LA COLONISATION De Y Evangeline: Au nombre des multiples questions d’après-guerre il n'en est pas de plus importante que celle du re-, tour à la terre que rendra nécessaire la fermeture de nombreuses industries de guerre et le retour au pays de plusieurs milliers de soldats.Et ce sera peut-être l’une des heureuses conséquences de la guerre.On a beaucoup parlé et beaucoup écrit sur la désertion des campagnes et l’émigration dans les villes, qui furent, en effet, l’un des plus grands méfaits de notre siècle.La grande guerre qui vient de se terminer n’aura-t-elle pas démontré les conséquences funestes de cette désertion des campagnes au détriment de.la colonisation et de l’agri-üülture?Il est fort probable que les jeunes qui reviendront prochaine-meut d’Europe reconnaîtront leur bévue lorsqu’ils se verront forcés d’évacuer les villes pour s’en aller chercher leur pain sur des terres neuves.“Qui dit, écrit M.l’abbé Melanson “dans son volume “Pour la Terre” ”—que dans cette danse des mil-“lions, à laquelle nous assistons de-“pnis bientôt quatre ans, à la musi-“que formidable des canons et des “mitrailleuses, nous ne préludons “pas à la fin de l’aisance et des ri-“chesses dans le monde, et tout cela “pour ramener l’homme à son oc-“cupation première: au travail de “la terre?“La chose parait fort possible .“En tout cas, attendons la fin du “cataclysme qui renverse les fortu-“nes, et beaucoup ouvriront les “yeux.11 -n’est point nécessaire d’ê-“tre prophète pour dire que cette “indifférence et ce mépris pour le “sol auront un terme quand la mi-“sère et la famine obligeront l’éva-“cuation des villes.” Cette prévision commence à se réaliser.Déjà, dans quelques villes canadiennes, des centaines d’ouvriers se sont trouvés tout à coup sans travail par suite de la fermeture des manufactures d’industries de guerre, et il est évident que l'arrivée de nos soldats n’améliorera pas cette situation dans les villes.D'autre part, la vérité qui est mise à jour depuis la cessation des hostilités, nous présente l’Allemagne ci ses alliés menacés de la famine, et déjà les nations victorieuses doivent envisager le problème de nourrir des millions de personnes en plus de leurs propres sujets.C’est bien, en effet, le retour à la terre qui empêchera la crise qui commence à se faire sentir, et c’est là le fait que nous voudrions surtout signaler à nos lecteurs, car il y a là tout un avantage dont nous pouvons tirer profit pour l’avenir de la race acadienne dans les provinces maritimes.Le pays abonde de terrain non cultivé mais pourtant propre à la colonisation et au développement agricole.Longeant nos différentes lignes de chemin de fer, il reste des milliers d’acres de bonne terre non encore colonisée.Pourquoi ne pas nous servir de l’occasion pour diriger sur ces terres quelques groupements de soldats acadiens et v implanter autant de villages français qui assureront une plus grande survivance de l’élément acadien dans les Provinces Maritimes?C’est d’ailleurs à cette plus grande survivance que doivent tendre tous nos efforts, et c’est nous servir du meilleur moyen à notre portée, que de prendre possession de nouvelles régions propres à la colonisation.Le projet doit intéresser toute la race et surtout ceux qui sont le plus en mesure d’aider à le mener à bonne fin.Nous y reviendrons.R.A.FUNERAILLES DE M.CAMILLE JîeMARTIGNY Les funérailles de M.Camille de Martigny ont eu lieu ce matin à St-Jérôme.Parents et amis étaient nombreux à son service funèbre.Me de Martigny naquit dans ie comté de Beauharnois et fit ses études légales à rUniversité Laval de Québec, Il fit sa cléricature avec M.T.C.Casgrain.11 exerça sa profession à Hull, puis à St-,lérôme avec M.Jean Prévost.VL de Martigny s’est mêlé aux luttes politiques de son comté.Pendant deux ans il fut maire de St-Jérôme.11 laisse son épouse, née Walouin (Marie-Louise), fille du juge Malouin, de Québec; deux fils, Camille et Jacques, ainsi qu’uniî fille, Mme Jean Simard.UNE INTERPRETATION Londres, 11.—•.Suivant 1’“Express”, par suite de conversations non officielles sur les vues de M.Wilson en matière de liberté des mers, le gouvernement anglais possède maintenant dçs propositions concrètes pins comprêîiensiblcs que la clause des 14 propositions Wilson se rapportant à la liberté des mers.Selon le journal précité, le président Wilson a entre les mains des renseignements indiquant définitivement que la Grande-Bretagne ne peut, pas renoncer au droit de per-quisition, à la loi sur la contrebande et au droit d’effectuer le blocus.Il semble entendu que les propositions de AI.Wilson ne comprennent pas l'abandon de ces droits, et qu’en général elles ne sont nullement en conflit aveé les intérêts anglais, comme ou l’avait supposé.IMPOSSIBLE DE PASSER OUTRE M.H’.CHURCHILL DIT QU’IL NE FAI T PAS SONGER A IMPOSER DE FORCE LE HOME RULE A L’ULSTER.— LES BONNES DISPOSITIONS DE L'ANGLETERRE.LA DETTE.Dundee, Ecosse, U.— Portant la parole, ici, hier, le colonel Winston Churchill, ministre des Munitions, a souligné l'impossibilité d’imposer de force le Home Rule à l’Ulster, et a dit que le gouvernement est avide de trouver une solution au problème, le plus tôt possible.“Avant la guerre, a déclaré Tora-teur, nous nous étions définitivement entendus avec les chefs du parti nationaliste snr le fait qu’on ne devait pas user de contrainte envers l’Ulster.La politique du dernier gouvernement libéral n’a jamais compris de mesures coercitives en Irlande.Pourquoi les chefs irlandais ne vont-ils pas de l’avant, :> 'présent, et ne se chargent-ils pas de la responsabilité d’un gouvernement établi dans les limites de l’Empire?Pourquoi, par un sentiment spontané de camaraderie, ne gagnent-ils pas l’Ulster?Le gouvernement désire beaucoup (me la question irlandaise s’achemine vigoureusement vers une solution.I.a Grande-Bretagne va à la conférence de paix, prête à accorder un gouvernement autonome ['Irlande.Seuls les querelles et les différends des Irlandais eux-mêmes empêchent une solution- de cette grande question.Espérons sincèrement qu’i ls s'efforceront par tous les moyens, même en prati-quant la patience, de s’engager sur le bon chemin.Prions pour qu'ils cherchent un moyen de résoudre le problème irlandais afin que iir-hmde ne soit plus l’enfant malade de l’Empire britannique, et prenne fièrement sa place avec toutes ces grandes forces nationales soudées ensemble pour former le puissant empire qui s’élè d’hui.” Sur le chapitre des Churchill a dit ceci : “La question financière devient de plus en plus grave.Nous sommes chargés d’une dette énorme, mais nous devons environ les six septièmes de 'cette dette à des gens de chez nous.Les difficultés que soulève cette partie de la dette peuvent être réglées dans les limites de nos frontières, mais la dette extérieure constitue une bien plus grande source de préoccupation.Nous sommes considérablement endettés envers les Etats-Unis.Nous avons envoyé aux Etats-Unis £408,-000,000 en numéraire et de f800.-000,000 à £1,000.000.000 en valeurs accumulées par suite du commer ¦ prospère de deux générations.Le paiement de l’intérêt de cette dette et la perte de Thitérêt des valeurs précédemment possédées nous imposeront un très lourd fardeau, dans les années futures.Nous avons contracté cette dette, non pour noire bénéfice, mais pour les alliés et là Russie.A cause de ces dettes d’outre-mer, nous serons surchargés comme nous ne l’avons jamais été, mais nous ferons face à ces difficultés avec courage et en tenant notre parole sous tous des rapports.” S.S.BENOIT XV AU CARDINAL MERCIER LE PAPE SALVE L AURE LIBERATION BELGE.DE LA s’élève si haut, aujour-finances, M.( Déménagez dans votre maison à vous au printemps prochain Faites le travail de terrassement maintenant! Discutons ensemble ce que vous aimez et ce que vous n’aimez jhis, et CETTE SEMAINE, si possible.Ia’ plan de Mardi “possède* votre chcz-voua'* est un plan bien net, sans fioritures ni falbalas.Vous nous dites ce nue vous voulez avoir : nous vous disons le coût (tant au comptant, tant p»r mois, comme un loyer, ce montant-là comprenant tout) : nous nous chargeons de tous les ddniis sous voire surveillance ; lu maison est construite ; vous ddm'UQgez dans VOTHE MAISON A VOUS ; — ensuite vous vive/ conformément la partir de l'entente mutuelle qui vous concerne, et nous selon lu nôtre I C'est tout î — Sauf «pie PAHCENT DE VOTRE LOYER EST DESORMAIS INE YACKIR \CTIVK DES PLUS AP PR EC TABLES ; chaque reçu qui vous est remis i l'est plus mitant de papier sans valeur, mais il est une RECONNAISSANCE D’A HCl NT EPARGNE, économisé et travaillant sans cesse un jour Après l'autre l'Ot'ft VOLS ! ESCOMPTE DE GIERKE.SI vous faites votre choix maintenant, vous obtenez DEUX SITES DE MAISON pour le prix d'un, d’après la liste courante des prix ; ou bien vous obtenez UN SITE DE MAISON pour la moitié du prix.C'EST LA DE L’A RC» EN T ECONOMISE ET GAGNE SEULEMENT p\R UNE ACTION PROMPTE.Tl n’y a pus de placement de plus sûr cl plus taimible que des BIENS FONDS DE: BONNE VALEUR à de BAS PRIX et situés dans mi district excellent et progressif.Un terrain acheté sur cette hase RAPPORTE TOUJOURS BEAUCOUP, ('.‘est un lait que la DEMANDE pour les maisons dépasse A PHE-SENT de beaucoup, de beaucoup lu QUANTITE DISPONIBLE.Cette demande prend de grande» proportions, et ceux qui sont en affaires savent qu’elle Ira forcément ru augmentant durant les prochaines années qui vont suivre.La terre est la première nécessité, et, soit que vous voullfs faire tin placement ou que vous ayez en vue de vous trouver un (liez-vous, vous serez bien avisé si vous vous procurez VOTRE TERRAIN MAINTENANT - si vous voulez avoir votre terrain dans des districts bien vivants tel» que les faubotirs-jardins do Mardi slri sur les bords du Le et desservis par un service de communication rapide, à Dixie, Dorvul, Strathmore, Valois et lakeside, le seul district où les ventes aient été fuites, un mois après l’autre, durant la guerre, le seul district qui ait été annoncé C RAQUE .TOUR DURANT T.A PERIODE ENTIERE DE LA GUERRE DANS TOUS LES JOURNAUX LOCAUX.Sincèrement, maintenant, qut penses»vo«s voua-méme de ce record là ?C’est un record mondial 1 Signez le coupon cl-dessous et etivoycr-le pour avoir de» fascicules descriptifs.rue flt-Jarque».Montréal, unique mrent.Etablie en 1885.Incorpore* en 191.1 ; 14 an» «an» avoir fait perdra un client.MARCIL TRUST?Nam ••• Adresse Pour vos cartes de oisite, • ADRESSEZ-VOUS A rjmprtmmc populaire (llnUîéf), Éditrice du “Darolr" et du “Nationaliste” 4Î, RUE SAINT-VINCENT, :: :: MONTREAL Vous pouvez choisir l’un des caractères ci-après'et donner le numéro avec la commande.' 1— a » AX-OArrisTR *.at hk M ai; !.-(.£ 2— • JE.VN-t.dUIN T.Vtl.l.ON 3 IIOIt.M ISD.VS I.AFIaAMMK 4- Wicmiow WILSON f).—: (?’(-jé'er,a ‘ wiciïtlii», aejuta dm 5 0760 VOL.IX.— No 291 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 11 DECEMBRE 1918 5 M * LE FOYER k & TOI' Le choix des cadres Le choix des cadres est très important surtout dans une maison où grandissent des enfants.On sait par ses propres souvenirs, la place que tiennent dans Vobservation, les premières images contemplées.Chacun de vous se rappelle, des cadres qui ornaient les mûrs de sa chambre d’enfant ! Les cadres aident d’ailleurs à former le goût des enfants; avec des beaux paysages, on les habituera à apprécier la nature; la vue de certains monuments d’architecture suscitera heureusement leur intérêt.Et les figures humaines les formeront à saisir les expressions différentes des sentiments sur les physionomies.Il est remarquable que les enfants les plus petits aiment à regarder les cadres qui ornent les murs.Et qu’ils vous questionnent avec soin sur leur signification.Il ne faut jamais acheter un cadre uniquement pour remplir un.espace du mur; il faut l’acheter parce qu’il plaît et représente une idée ou une action.La couleur du cadre doit être en harmonie avec la couleur qui domine dans la gravure.Une photographie brune sera naturellement mieux appréciée si elle est encadrée de bois brun; une image à tons gris, paraîtra joliment dans un cadre teint en gris ou en noir.Il est original d’avoir un cadre s'harmonisant avec la couleur dominante de l’image.On adopte de nos jours des encadrements de fantaisie, soit un mélange de tons verts, ou autres teintes.Il ne faut pas qu’un encadrement soit ou trop large, ou trop étroit; se renseigner à ce point-là auprès des encadreurs compétents.Chaque genre d’image, demande une largeur spéciale.Dans une même pièce, il ne faut pas non plus prodiguer les cadres; à moins d'avoir des défauts à cacher sur les tapisseries ! Il vaut mieux en avoir peu, et qu’ils soient choisis avec un soin.suprême.On suspend les cadres à hauteur d'une personne; à quatre ou cinq pieds.Il est démodé de les accrocher après la tringle, de fat, on à ce que la broche à cadre soit visible.On met deux clous à la hauteur voulue, et on les suspend de manière à ce que rien ne paraisse cl que le cadre ait l’air de tenir par la force du.raisonnement ! Si les murs sont couverts d'un papier par lui-même intéressant, un cadre n’y sera pas à sa place; n’en mettez pas plutôt.Il faut aussi choisir un cadre en considérant les couleurs de là fèp fserie sur laquelle il devra faire effet.Cousine Gillette Pensées choisies (/est en enseignant qu'on s’ins-truil.en racontant qu’on observe, en affirmant qu'on examine, en montrant qu’on regarde, en écrivant qu’on pense, en pompant qu’on fait venir l’eau dans son puits.ou durant une nuit.Faites bouillir lentement dans l’eau dans laquelle elles ont trempé, jusqu’à ce qu’elles fussent tendres (environ une heure et quart).Egouttez, servez chaud avec beurre, poivre, sel ou avec sauce blanche.CHOU L'homme estime surtout ce qui lui manque et grandit tout ce qu’il désire.Nous ne .sommes jamais plus mécontents des autres que lorsque nous sommes mécontents de nous.La conscience d'un tort nous rend impatients et notre coeur rusé querelle au dehors pour s’étourdir au dedans.Le critique consciencieux a d’abord à se critiquer lui-même : ce qu’on ne comprend pas, on n’a pas le droit de le juger.Le bonheur que tu devines te lie dès l’iiistant où tu l'as deviné.Ne demande pas à être trempé.Ajoutez sept fois autant d’eau que de chou.Amenez tranquillement au point d'ébullition et faites bouillir continuellement pendant trente minutes.Ajoutez du sel.Egouttez bien et servez chaud avec beurre, poivre et sel ou avec une sauce planche.BLE DTNDE Faites tremper pendant deux à quatre heures et faites bouillir dans l’eau dans laquelle il a trempé (à peu prés une heure).Assaisonnez avec beurre, poivre, sel et un peu de sauce au goût.Du lait peut être ajouté à l’eau dans laquelle le blé d’înde est bouilli.Tout besoin s’apaise et tout vice grandit par la satisfaction.Penser, c’est se recueillir dans son impression, la dégager en soi et la projeter dans un jugement personnel.Les vrais artistes philosophes, les vrais religieux ne s’arrangent guère qu'avec la simplicité des tout petits enfants ou la sublimité des •befs-d'oeuvre, c’est-à-dire avec la nature pure ou le pur idéal.£a bonne auisine BETTERAVES Trempez pendant deux heures dans l’eau froide.Faites bouillir, dans la même eau (à peu près une heure et demie).Egouttez, servez chaudes avec beurre, poivre et sel ou avec vinaigre laissant refroidir les betteraves dans l’eau dans )a-quelles elles ont bouilli, égouttez nsuitc et ajoutez le vinaigre et les épices si désiré.CAROTTES Trempez de quatre à six heures POIS Trempez durant une nuit.Faites bouillir dans la même eau jusqu’à tendres (environ une heure et quart).Egouttez.Servez chaud avec beurre, poivre et sel ou avec de la sauce blanche.POMMES DE TERRE Trempez pendant une nuit.Faites bouillir dans la même eau pende • mat à trente minutes.Egoutte pilez, ajoutez poivre, sel et I >¦ cl un peu de lait chaud, foucll / jusqu'à ce qu’elles soient légères et servez très chaud.AUTOUR DE3 LA MAISON Il a été dit beaucoup de bien de ce livre que tous nos bons lecteurs devraient connaître.11 est en même temps un joli cadeau à faire à vos amis, petits et grands.Ce livre de Michelle LeNormand est en verUe an Devoir et dans tontes les bonnes librairies an prix de cinquante sous plus cinq sous pour les frais de poste.-«*-———.LES ÉLECTIONS DE L'ALLIANCE MUSICALE Di manche dernier, 8 décembre, avai lieu les élections annuelles des officiers de l’Alliance Musicale (Harmonie (ioulet).M.Elzéar Pelletier présidait.Tous les offieiers ont été élus par acclamation.Voici le résultat : » Président: A.Fauchon: vice-président: J.Petitpas: sec.-très.: G.Duchesne; sec.-fin.: E.Gauche»; sec.-tirch.: G.Delvenne, sr.; sec.-adjoint: A.Gilbert; régisseur: C.Colas; bibliothécaire: J.-Deilgat; scr-gent-d’armes: E.Morrissette; syndics: J.Landry, J.Robillard, E.Allen.Ce corps de musique, sous la di-reciion de M.J.J.Goulet, existant depuis vingt-trois ans, est composé de 35 membres actifs.- MAGNIFIQUE RETRAITE 1 L'ASILE DE LA PROVIDENCE.— NOUVEAU COMITE DE DIRECTION.Jeudi dernier, à la chapelle de l’asile de la Providence avait lieu la clôture de la retraite des Dame» de charité, prèchée par le révérend Père Faure, O.M.I., dont les sermons furent très suivis et très appréciés.Après avoir donné lecture de la lettre de démission de,Mme Eugène Desmarais, présidente depuis sept années consécutives et demeurant présidente honoraire, le révérend père prédicateur présenta à l’assemblée Mme H.Schmidt, née Tavernier, descendante de Mère Ga-melin.fondatrice des soeurs de la Providence, succédant à Mme Des-marais; cette nomination rencontra l'approbation générale.La secrétaire, Mme Jean Char-bohneau, remercia dans des termes choisis le orédicateur, cl rappelant l’inlassable dévouement des soeurs de la Providence, fit lecture du rapport qui démontre le travail accompli durant l’année qui vient de s’écouler.En terminant, dans une péroraison appropriée, Mme Jean Char-bonneau remercia au nom des religieuses et de toutes les dames de Charité les innombrables bienfaiteurs qui ont apporté leur collaboration à l'oeuvre en y souscrivant sans compter.11 nous est agréable de renouveler ici les.cordiales félicitations présentées aux nouvelles élues: présidente de l’Association : Mme Henri Schmidt; présidente de l'organisation des concours: Mme Mandosa Lemieux ; viceprésidente:- Mme F.J.Bisaillon; assistantes : Mmes T.Lessard et J.-E.Labrccque; tréso-rière : Mme J.-A.Martin ; secrétaire: Mme Jean Charbonneau ; présidentes honoraires : lady Lacoste, Mmes J.-L.-A.Surveyer et Eugène Pcsma-rais.(Communiqué).POUR LA CRECHE DES SOEURS GRISES LES FETES DE CHARITE COMMENCENT AUJOURD’HUI, RUE DORCHESTER OUEST.“truction d’un immeuble convenant “à l’institution.Il est décidé de plus “que le montant de la souscription “de chacun ne sera exigible que “lorsque la- somme de $25,000 sera “atteinte”.Séance tenante les personnes ont souscrit une somme de $2,600.(Communiqué) MORT DE Mgr PROSPER BEAUDRY La vente de charité au profit delà crèche et de l’orphelinat des Soeurs Crises s’ouvre cet après-midi, à 3 heures.Elle durera les 11, 12, 13 et I Jolictte, 11.—Mgr Prosper Beau-14 décembre.Elle mérite l’intérêt dry, vicaire-général honoraire du que l’on"doit au dévouement.Nous savons tous le zèle des religieuses qui accueillent les pauvres, les malades, les orphelins.Elles sont des guérisseuses, des consolatrices et des mères.Ils sont si nombreux les enfants qui ont perdu, qui une mère, qui leur père-et leur mère durant 1 épidémie.Les bébés que la religieuse trouve sur le perron du couvent, sans nom a aussi besoin d’une maman.Qui refuserait de travailler par sa générosité à cette oeuvre?Sauver une vie, donner à un être que la mort tenait le bonheur de vivre,c’est la cause des Soeurs Grises.Faire l’aumône est une façon de nous associer à leur oeuvre.Les organisatrices de cette vente ont d’ailleurs ingénieusement trouvé le moyen de meler l’agréable au devoir de la charité.Que l’on en juge par le programme de ces fêtes : 1,—Mercredi, 11 décembre.—Bril- diocèse de Joliette, prélat domesti-que, et ancien curé de Joliette, est décédé à sa résidence, à Joliette, a d’âge de 80 ans.Mgr (Beaudry était né à St-Baul de Joliette, le 3 juin 1838, de Jean Baptiste Beaudry, cultivateur, et de Clothilde Brault.Il avait fait ses études au collège de Joliette el an grand séminaire de Montréal, où il avait été ordonne par Mgr Bourget, le 29 décembre 1861.Vicaire à Manchester dans le New-Ham-shire de 1861 à 1863, et à St-Baul de Joliette de 1863 à 1864; curé de St-Alphonse Rodriguez de 1864 à 1871, de St-Georges de Kankakee dans le diocèse de Chicago, de 1871 à 1879, où il a bâti une église en 1872.De 187!) à 1880, curé de St-Li-guori, et de 1880 à (90-1, curé de Jo-Hette où il a reconstruit l’église en 1892.Vicaire forain en 1880, et vi- lante ouverture, à 3 heures p.iii., sous !caire général du diocèse de Joliette le patronage de Mgr Bruchési.Inau- en 1904' Le 12 noveU)i>re 1905 créè prélat domestique; retiré du ministère actif depuis 1904.La translation des restes aura guration des nombreux kiosques luxueusement disposés, remplis de quatre à cinq mille objets variés et tentants — vu les étrennes en perspectives.Le soir, musique militaire du 2ine Québec, sous les ordres du colonel Laflèche.2.—Jeudi, 12 décembre, p.m.à 3 heures, partie de cartes pour dames et messieurs, jeunes filles et jeunes gens: organisation de Mines U.H.____ Dandurand et S.Lélourneau.Le soir, | ____¦' , , ,, concert de M.Bourdon qui réunit | è ^ L des artistes aimés du public.On aura I lI, aussi la surprise d’entendre la re- lieu jeudi après-midi à 4 h.30 et les funérailles auront lien ven dredi le 13, à la cathédrale de Jo-lielte, à 10 heures 30, après l’arrivée des trains.SOCIÉTÉ D’UNE MESSE Emile LAMBERT, pire, chancelier.Lavoie, curé , diocèse de Rimouski, décédé le 7 décembre, marquable petite élève du profes-j (î3’* membre de la Société d’un seur Dunev, Mlle Marietta Gauthier, j *’lesse- 3, —Vendredi, 13 décembre, autre partie de cartes organisée par Mme Z.Hébert et un groupe d’amies.Le soir, musique enlevante du 2ièine Québec.4.—Samedi, 14 décembre, p.m., comédie et chant préparés avec tout l’art et le goût délicat de Mine Damien Masson.La saynète sera interprétée par Mlle Odette Masson el M.Henri Letondal.Le thé sera des plus élégants, sous la direction de Mme Arthur Boyer.La dernière soirée sera embellie par tout ce que la grâce ingénieuse de ces dames sait offrir à ceux qui encouragent leurs lionnes oeuvres.L’admirable choeur des aveugles de Nazareth chantera des pièces de choix.Il y aura des fleurs à profusion et divers jeux.Nous sommes surs que le succès ajoutera immensément a la beauté de l’ensemble.Les organisatrices ont décidé,hier, que l’entrée des fêtes devrait être rue Dorchester, à l’ancienne “porte des soldats”, que l’on vient de restaurer.-9- IINPSAYS AU CONSERVATOIRE LAS ALE Une assemblée préliminaire a été tenue samedi au Conservatoire Las-salle clans le but d’arrêter les bases de la souscription ouverte pour doter cette école d’un local qui lui convienne.Etaient présents: MM.F.J.Bi-j saillon, CjR., J.G.Cénin, président; de la Chambre de commerce fran- i çaise; L.A.Bédard, greffier de la i Cour de pratique; Hector Bour-gouin, Ludger Gravel, J.O.Labrec-j que et Constant Gendreau, négociants; Wilfrid Proulx, notaire; Eugène Lassalle, directeur du Conservatoire.M.F.J.Bisaillon fut nommé président de l’assemblée et M.Eugène Lassalle, secrétaire.Me Bisaillon déclara la séance ouverte et exposa les motifs pour lesquels il juge désirable l’aide demandée.M, J.R.Genin parla dans le même sens puis, sur la demande des membres présents, M.Eug.Lassalle exposa le budget très détaillé du conservatoire avec ses revenus et ses dépenses.Après un très court examen de ta question, il a été établi l'impossibilité matérielle de pouvoir continuer celle oeuvre dans les conditions actuelles.La résolution suivante a été proposée et admise à l'unanimité : “Etant donné l'utilité reconnue du “Conservatoire Lassalle, école gratuite d’élocution française, et “constatant que l'immeuble dans “lequel les cours ont lieu ne répond “plus à l’extension et aux besoins "de l’oeuvre, il est résolu unanime-“ment qu’une souscription publi-“que soit ouverte au montant de “$50,000 afin d’assurer 4a survivan-"ce de l’école par l’achat ou la cons- Les Orgues à Anches ESTE Y sont les plus puissantes.Quelles que soient les dimensions de votre église ou chapelle, il y a un orgue ESTEY dont le son remplira l’édifice.Les orgues à anches ESTEY .sont ni grandes ni grosses, ce- [ pendant la richesse de leur .sonorité rivalise avec celle des grandes orgues à tuyaux.La maison LINDSAY est la seule représentante dans l’est du Canada de la maison ESTEY, de Battleboro, Vt., E.U.Faites venir notre broehurette fronçai se illustrée “Les Orgues ESTEY”, ainsi que notre liste de prix.C.W.LINDSAY Limitée Siège social : 512 Ste-Catherine ouest.Succursale ; 394 Ste-Catherinc est.MONTREAL Québec, Ottawa, Trois-Rivières, Kingston, Brockville et Belleville* ALLEZ VOIR UN DENTISTE Une once de précautions vaut une livre de soins dans le but de guérir.Allez voir votre dentiste au moins trois fois l’année.I.F.DENTISTE MODERNE 288 rue Sainle-Cathrrinc oue»t Z portes ii l’est du “Princess” Phone Uptown 50» TT"¦ ?•rV.dî.V'WM, ,.1 ¦- ¦ ¦ ^ ‘ - ¦ GRANDS T7r- Cadeaux qu’un homme choisirait s’il devait les acheter pour lui-même m CRAVATES Les cravates spéciales de Goodwin à.">0 sont faites de soies importées et en un choix presque illimité de patrons et coloris, y compris une grande variété de nuances unies.Pleine longueur avec évasement de cinq pouces .’JO Autres séries à partir de ».,* •• •• .j.) a Jarretières Jarretières à .25, .50 et .Iti Brassards à .25, .35 et .50 Bretelles à .65, .75 et .1.00 Chaussettes de soie En fibre de soie à .50 En lille et soie à .75 En soie, l.OO, 1.50 el .2.00 MOUCHOIRS Mouchoirs en linon, boite, chacune.1.25 Initiales, 6 dans une boite .1.25 Et, chacun.50 En batiste blanche, à, chacun.08Va, .12% et .15 En linun ,blanc,.à, chacun • ;.20 et .25 En toile pure, à.chacun .30.35.50 et .75 Mouchoirs en soie japonaise, initialés, chacun .35 et .50 Mouchoirs en soie japonaise.unis, chacun .75.85.1.00 cl.1.25 ECHARPES ET FOULARDS En laine brossée.2.00 Autres séries, 1.75 et .3.50 Foulards carrés anglais en soie Paisley et orientale .75 Très grands 2.00 à 2.50 Foulards carrés en soie blanche, suivant la qualité ue la soie .1.00 à 2.50 Echarpes en tricot accordéon en fibre de soie 3.98 Echarpes en soie brochée .5.00 Cravates des mêmes tissus et dessins pour assortir, à .1.00 Echarpes en fibre de sonet colon.1.00 et 2.25 CHEMISES En tissu importé, en zé-phirs écossais et anglais, en tissu Jacquard 1.50, 2.00, 2.50.3.00 et .3.50 Chemises en flanelle de Ceylan anglaise à.4.50 Au rez-de- Chemises en soie à 5.00 et.6.00 Chemises blanches à 1.50 2.00 et.2.25 Chemises pour gros hommes, à 2.00.2.50.3.00 cl.3.50 chaussée.Limited TELEPHONE UPTOWN 7000 >«¦< xax - -m»»-' -a».' es» >e À La Vie “ * L’assemblée annuelle de L’A.A.d’A.Nationale L'assemblée annuelle de l’Asaoclatlon Athlétique d’Ama-teurs Nationale aura lieu ce eoir, ou palestre de la rue Cherrier, alors que les membres à vie seront mis au courant de» opérations de l’association et qu’ils seront appelés à choisir leurs officiers pour la prochaine année.Que tous les membres se fassent un devoir d’ôtre présents et qu'ils fassent un choix minutieux de leurs officiers afin d’assurer le succès de notre grande association canadienne-française.DECARIE vs CABANA Une rencontre est sur le point d’être arrangée entre Cabana et Décarie, pour le titre de champion du monde des poids et haltères.Les journaux d’hier annonçaient celte nouvelle sur manchette de deux colonnes et réclamaient cette rencontre.Nous ne partageons pas l’opinion des autres journaux, car nous en avons eu assez de ces matchs à deux, et même trop malheureusement.Nous attendrons les événements avant de nous prononcer, mais le public et les promoteurs peuvent être assurés que nous dirons tout ce que nous pensons d’une telle rencontre si elle est conclue.LES PARTIES DE LA CLASSE “B” DE LA M.B.A.Voici le» i’ésttllal» obtenus hier soir dan» le» ««ries do la classe “B”, de la Montreal Bowllntf Association i SECTION i.Windsor.And*«on .203 lfl6 188 Ô57 I.nyden .167 183 169 609 Dickson .169 130 MO 441 Dur lu.102 150 143 401 Sutter.140 204 165 509 FAITS DIVERS Totaux .821 845 811 2477 Crescent.Kennedy .180 214 188 582 Hartcorn.Eron .Heffernan .Sparey .170 115 179 464 201 147 174 522 181 165 148 494 129 135 188 452 Totaux 861 776 877 2514 Old Standard.More.231 181 191 606 Mahoney .153 192 187 532 Lorenzi .178 174 169 521 Mann.243 218 146 607 Kemp.218 174 123 512 EMPRISONNÉ DANS LE CANAL UX BATEAU EST ARRETE DANS SA MARCHE, PAR L’AMONCELLE LENT DES GLACES, PRES D'UN DES PONTS DU CANAL LACH1NE.— LE TRAFIC OBSTRUE.Totaux .1020 942 816 2778 Standard.Shaver.159 154 179 492 Abbott.220 190 166 576 Cairns.185 192 221 598 Hughes .176 148 161 485 Frigon.160 162 164 486 Totaux .900 846 891 2037 LA LIGUE DES MANUFACTURIERS DE CliAuàDUKtS Rapport des parties de vendredi dernier United Shoe & Last .142 167 167 Conklin.166 Far land., 140 140 lo.)- - 415 Locke.t tu 119 130- - 389 Scott, ’.101 15(i 19 - - 453 Baker.144 17/ 122 - 443 Totaux .667 7;V.) 725- -2166 1 et ni idi Shoe No 1 Dion.146 150 132- - 428 Rock.205 219 135- - 559 importe, , 154 124 198- - 476 Bernier.142 170 145- — 45/ Vincent.169 187 158- - 504 Totaux .810 850 758- -2424 Wavtati'd Shoe Sylvestre .170 186 1 OU- - 516 Archambi nil.161 196 150- - 507 Heve\ .142 lin 123- - 460 Deegan .122 102 144- - 368 Desauteis .182 179 165- - 520 Totaux .777 8U8 792 - 2377 Par sienne Shoe Gamlet.16 i 143 J13- - 422 Chassé.92 92 115 - 291) Carte.109 126 138 373 Bourgeois.Harbin.Totaux.126 148 131 128 148-123- 405 399 641 020 037 -1899 Portelais.Allaire.\V.'Bédard.Andÿ.• A.Bédard.Totaux.Me Cautbier.Tanguay.Patenaude.Martel.Marri son.Corbeil 100 dée 100 132- .181 140 130 101 .162 tôt m— 457 .154 143 161 — 458 ¦ I*?0 172 177— 509 .757 706 741— 2207 ’arlund Shoe .131 123 121 — 375 .103 139 125— 367 .129 131 124— 384 LE M.A.A.A.EST VICTORIEUX En triomphant du McGill hier soir dans une partie de polo aquatique, le M.A.A.A., s’est pratiquement assuré le championnat des séries intermédiaires de l’Association Amateur Canadienne de Polo Aquatique.Le M.A.A.A., a gagné la partie d’hier par mi résultat final de 7 à 2, ce qui est sa cinquième victoire consécutive.Entre les quarts, Jimmy Rose fit disputer une course a relais et cette épreuve a été remportée par les représentants du M.A.A.A., dans un temps assez rapide.Il y eut aussi des exhibitions de nage par G.H.Fisk et Harry Griffiths.Les équipes de polo aquativue se composaient des joueurs suivants : M.A.A.A.McGill McConnell 1 .Buts .Laishiey Urquhart .Défenses .L.Lally Norkett .Défenses .C.Elder L.Parsons .Centres .G.Miller AI.Broker .Avants .E.Shotwell Al.Rosenberg .Avants .S.S.Pitt R.R.Y.M.C.A.Bleu.Rite-h .158 173 188 Savage.121 247 122 Knowles .156 192 199 Nelson.187 168 151) Clay ton .140 167 139 519 | 390 i 547 | 502 446 Totaux Germain , Jeannette.Ouimet .Gagné .Beaulieu Hardoin .Totaux .759 847 798 2104 Rex.178 155 167 .,.196 221 .130.149 130 125 .159 156 149 .165 156 160 Le vapeur Royalite, de ïlmperial Oil Co, s’est trouvé pris dans la glace, au canal Lachine, hier après-midi, à la Côte St-Paul, en passant près du pont qui venait d’être ouvert.Des blocs de glace s'étaient amoncelés à cet enaroit, formant une agglomération d’environ 8 pieds de hauteur.Le pont ne peut être refermé, à cause du bateau, et cela obstrue grandement la circulation.Plusieurs vaisseaux qui traversaient le canal ne peuvent passer et doivent attendre que le canal soit débloqué.Des remorqueurs sont a l’oeuvre actuellement et cherchent à frayer un passage aux navires, L D.O’Brien, surintendant du J canal, a déclaré, hier soir, que ce j n'était pus la première fois qu’un j accident pareil arrivait à cet endroit.Cela se produit souvent, pa-raît-il.Pour une cause ou pour une autre, la glace se ramasse tous les uns à cet endroit et il en résulte toujours quelque difficulté.On s’attend à ce que le trafic reprenne aujourd’hui même.Si le froid devenait encore plus intense, plusieurs bateaux risqueraient d’être pris dans la glace à la suite de ce retard.ira niiipunii Siil» OVISfO HABANA lj)VV©©' Y La perfection en fait de cigares DONNEZ A UN FUMEUR—une boite de CIGA-RES “OVIDO” et soyez sûrs que votre cadeau sera très apprécié.En boîtes de 10, 25 et 50.Sîî i1 i K ____LES MILITAIRES DES INVALIDES REVIENNENT PRES D’UNE CENTAINE DE SOLDATS INVALIDES ARRIVENT, HIER APRES-MIDI, .1 L’HOPITAL MILITAIRE DE SAINTE-ANNE.— LA PLUPART SONT MAINTENANT EN CONGE.— LES MILITAIRES ET LA GREVE.500 i 417 i 130 j 402 464 i 480 ! 779 793 822 2394i SECTION 2.Canadien.Courcel .Enforce .Longpré .Ste-Àlarie .Charbonneau 151 162 166 136 141 Arbitre, W.G.Gathercole; juge du jeu, W.Foran.SOMMAIRE Totaux .705 766 756 2227 Lafontaine C.de C.Charron .189 164 177 530| Lambert .174 148 143 465 Couillard.221 171 155 547 Charbonneau .157 168 193 518i Vincent .187 172 189 5481 M.A.A.M.A.A.M.A.A.156 118 441 506 Première période M.A.A.A.—Rosenberg .1.50 | M.A.A.v.—Parson.2.00 Deuxième période A.—Parsons.1.20 ; A.—Parsons.1,00 1 Troisième périotltP! L - A.—Broker.v 2.00 j Quatrième période M.A.A.A.—Broker.40 M.A.A.A.—Rosenberg .2.00 McGill—Miller.1,00 i McGill—Lally.50 LE CANADIEN A L'OEUVRE Totaux Jacmain .Eliasoph Howard .Sdlomdn BfôWïi .Totaux 928 823 20 / i ipperary.146 161 153 460 .162 192 214 568 .171 177 197 545 177.176 16.9 .522 13T 157'172 480 J.A.Delorme .A.Bernier St-Louis .Bernier .Deschamps, Totaux .807 863 Gauthier.166 154 .163 157 .180 175 .15?234 .182 159 .848 879 Electra.905 2 MORTE DE SES BLESSURES.Le fourgon de la morgue est allé chercher, au No 270, rue Delori-mier, hier après-midi, le corps de Mme George Whitlock, 40 ans, morte des suites de blessures internes qu’elle a reçues, vendredi dernier, quand elle a, été frappée par un tramway, à l’angle des rues Delorimier et Craig.EN QUETE DE RENSEIGNEMENTS 427 Lawrence McDonald, 54, rue Gui-452 bert, brûlé grièvement lors d’un 490 petit incendie chez lui dernière-454 ment, est mort, hier après-midi, à 404 l’hôpital Général, et son corps a été envoyé immédiatement à la morgue.Cependant, le coroner a remis l’enquête à aujourd’hui, afin que les détectives fassent des recherches à propos de cette affaire quelque peu mystérieuse.UN RESULTAT DES RAIDS.Les amendes imposées, hier, par 2608 ; le recorder Geoffrion, aux person-1 nés arrêtées lors des dernières descentes de la police, ont rapporté la somme de $7,500 au greffe .5 ! DECES SOUDAIN.-Mine -Mary Cad, 68 ans, 253, Centre, a été trouvée morte dans sa chambre, hier, par son propriétaire, M.Otto Droit, 257, rue Centre.L’on croit que la mort est due à des causes naturelles.Le coroner tiendra une enquètej aujourd’hui, sur ce cas.20/0 162 482 156 476 113 468 195 586 172 513 792 2525 Totaux.637 692 644—19/5 Gagnon, Lachapelle & Hébert Houdriauli.Fournier C.Bêlai r.Dionne.Fournier A.154 152 122— 428 129 153 109- 391 114 189 127— 430 106 142 145— 393 183 135 159— 477 Totaux.686 771 Star Shoe 662- -2119 Audy.124 169 146 - 439 Nourry.141 136 134- - lit Pieolte.142 147 127- 416 Fournier.150 121 150 421 Riei.156 180 164 - 500 Totaux.713 753 721 2187 Canadian Footwear Go.Sl-Laurent.112 130 218 - 460 Sylvestre.117 89 166- - 372 Patry, .114 105 88 307 Marion.178 154 lit - 173 Cartier.135 159 133- - 127 Totaux.056 Tétrault 637 No 2 746- -2039 Côté.143 136 12fl- - 408 Courville.181 143 173 500 BaiH argeoti 1 92 112 143- - 147 Nadrcau.154 138 147 439 Du moud.Ht 154 178 - 173 Totaux.811 683 770 -2267 LE HOCKEY A SAINT-RAYMOND Dimanche après-midi le “St Raymond”.club du collège, vint aux prises avec un club du village, sur notre patinoir.La parue fut rude du commencement à la fin.Mais la victoire souril à notre vaillante équipe, qui certainement nous promet de fortes émotions dans un avenir assez prochain.Nos joueurs déjouèrent avec adresse les savantes combinaisons de leurs adversaires, qui vinrent loutes se briser contre le mur solide que formaient R.Beaumont et L.Landry pour protéger notre gardien de but R.Rochette, de» balles de l'ennemi.Comme d’habitude Raoul Hamel se distingua en jouant d’une manière intelligente; c'est-à-dire en se servant de ses deux ailes, Rolland : Hamel et L Martel, pour des passes ! qui furent admirées et que ne pu rent démêler les villageois.Le résultat fut de 2 à 0 en faveur du collège.iPunition: (C.Diamond on) 5 minutes.Voici l’alignement des elubs: Collège Village Raoul Hamel Georges Roy Roméo Beaumont Henri Redman Lorenzo Landry Willie Lefebvre Raoul Rochelle Lucien Doré ! Rolland Hamel Piit, Linteau : Isidore Mariel Chs Plumondon X.Su.bst: Art.Tremblay.Arbitre : M, M.U.Kiermyor.Les pratiques du hockey profes- ! sionnel ont été inaugurées hier soir i au Jubilee lorsque les joueurs du I Canadien ont eu leur premier exer-1 cice de la saison.La pratique s’est résumée à des exercices de patinage | et à manier le bâton pour se mettre familiers avec les passes.Quatre j joueurs réguliers étaient en unifor- ! nies tandis que plusieurs jeunes, anxieux de porter les couleurs de no- j tre club professionnel ont si vij l’exercice avec les vétérans.Campbell, qui jouait Tan dernier j avec le Sainte-Anne, de la ligue i Montréal, promet beaucoup pour l’a ï venir.Hervé Dandurand qui a joué j à la crosse en compagnie de Labn^e ! l’été dernier dans POuest, était en ; uniforme pt ce joueur sera probe-1 blement mis à l'essai.Parmi les réguliers nous avons re-, marqué Lalonde, Vézina, Berlin | guette et Didier Pitre.Couture qui j devait se rapporter hier soir a fail | savoir qu’il lui était impossible d’être ici avant jeudi soir, mais que la ! direction du Canadien pouvait compter sur ses services.La saison locale s’ouvrira au Ju-1 bilce le samedi soir, 21 décembre alors que Toronto ou Ottawa sera | l’adversaire du Bleu Blanc Rouge.-«- M.CHS CARDIN ÉLU PRÉSIDENT Les membres du club de laquelle “Le National” ont fait dimanche dernier le choix de leurs officiers pour la saison prochaine.M.Hacicot, étant appelé à la comptabilité «le l’Association, annonça qu'il no pourrait plus s’occuper de la raquette cette année, aussi activement que par le passé, mais qu’il serait “tout au club" quand même, Puis on procéda aux élections.A la présidence, M.Charles Cardin, le dévoué secrétaire de l’an dernier, a été appelé et choisi unanimement.M.René Brabant a été réélu à la vice-présidence et, comme secrétaire, M.A.Masson, un membre dévoué du National, a été élu sans opposition.MM.T.Bénard et 1.Moreau ont été élus par acclamation directeurs.Les autres charges sont laissées vacantes jusqu'à la prochaine assemblée.150 156 145 451 .159 170 177 506 1 .152 136 182 470 .159 147 197 503 | .173 135 159 467 I .793 744 860 2397 ' National.197 202 161 560 ; .176 147 138 461 .183 133 147 463 ; 212 179 177 568 .166 178 148 492 Dubois .Tahamont .I.afortune.Viens .Gélineau ., Totaux .J.Hurtubise Dalpé .Laporte - .Hurtubise .St-Vincent .Totaux .934 839 771 2544 -a- DEUX PARTIES CHEZ LES INDÉPENDANTS Deux parties seront disputées ce soir aux allée* Electra dans les séries de la ligue de quilles Nationale Indépendante.(Les clubs aux prise» seront les suivants: Boyal-Ganadien vs Métropole — allées 3 et 4.Lachine vs Canada — Allées 1 et 2.CE SOIR AU PARC Strangler Lewis, comme on l’appelle aux Etats-Unis, paraîtra pour la première fois à Montréal ce soir, au Parc Sohmer.Les francs amateurs de lutte qui se sont intéressés à ce sport, malgré le relâchement passager que la guerre a causé à Montréal, ont été émerveillés de l’ascension rapide de cet athlète.A peine sorti de l’université de l’lowa, Lewis se mit à faire de la lutte comme distraction.Il attira l’attention de Billy Sandow, un des meilleurs gérants qui soient, et qui le prit sans tarder sous sa direction.Depuis lors, Lewis n’a connu que des triomphes.Après un match avec Fred Beell, au cours duquel il fut défait.Lewis commença à pratiquer la fameuse prise qui avait eu raison de lui.Plus fort que Beell, il la pratiqua sur un mannequin et réussît même à la perfectionner.Des vétérans comme Billy Brady, Tom O’Rourke, Billy Wakefield, etc., qui ont vu Beell à l’oeuvre reconnaissent que Lewis ne ferait qu’une bouchée de l"‘anguille”, si Beell était encore de ce monde comme lutteur.Lewis est aujourd’hui plus recherché que Goteh l’était par les promoteurs.Son nom à l’affiche fait accourir les foules.G’est ainsi qu’il en usera ce soir, alors que ce fameux lutteur viendra rencontrer le Dr Roller au Parc Sohmer.L’ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA LIGUE NATIONALE New-York, II.— John A.Heydler n été élu président, secrétaire et trésorier de la ligue de baseball Nationale à l'assemblée annuelle tenue hier soir en cette ville.Pour la premiere fois les (rois charges seront remplies par la même personne.M.Heydler n été le choix unanime des délégués et sa nomination est pour un terme de trois ans.Le nouveau président de la ligue Nationale est un ancien journaliste.Les directeurs de la ligue sont MM.Herrmann, Cincinnati; Ebbets, Brooklyn; Baker, Philadelphie, et Hempstead, New-York.ASSAUT ET VOL.M .Redhill Busclïuk, 201, rue Ontario-est, Maisonneuve, ayant été victime d'une agression suivie de vol, hier, a fait arrêter quatre individus qu’il croit être ses agresseurs.Ceux-ci comparaîtront bientôt en Cour de police.M.Buschuk a dù se faire panser dans un dispensaire d’hôpital.VIRTUOSE DU VOL.Un jeune homme -de 19 ans a été arrêté, hier soir, par un agent de Westmont, sous soupçon de vol.Amené /levant le chef de la Sûreté Bélanger, il a avoué avoir pratiqué le vol au moyen de fausses clefs et cela depuis le printemps dernier.Plusieurs passe-partout ont été trouvés en sa possession ; il a en outre déclaré chez qui il déposait les objets volés.Ce jeune homme a /lit que sa residence habituelle était une salle île pool de St-Henri.Une bague en or, dont les pierres précieuses avaient élé desserties, a été trouvée en sa possession ; ce bijou provient d’un vol commis dans une maison de la rue Mont-Royal.SAISON D’HIVER AHUNTSIC Enfin, cette aime/', le patinoir d’Ahuntsic va rouvrir ses portes, grâce à l’initiative de M.Théo Lanctôt, J.A.Bray, jeunes gens bien connus dans le monde du sport qui ont fini par céder aux instances /les gens du quartier.Déjà, l’organisation bat son plein cl les réparations à la bâtisse sont déjà en marche.L’intention de MM.Lanctôt et Bray est de donner des soirées de patinage, mascarades et de hockey.D’ici à quelques jours, il y aura une assemblée des amateurs du sport du hockey, afin de jeter les bases pour l’organisation d’un club.Le public d’Ahuntsic sera dignement représenté par pratiquement la même phalange /le joueurs brillants qui l’a représente durant les années précédentes.v.N Des cartes d’abonnement seront vendues pour la soi son; le prix sera décidé d’ici à quelques jours et sera certainement à la portée de toutes les bourses.Aucun doute /pie toute la population d’Ahuntsic secondera MM.Lanctôt et Bray dans leur généreux effort et les aideront à faire un succès de lu saison d'hiver.S'il y a quelques clubs qui désireraient faire des arrangements pour jouer des parties de hockey au patinoir d’Ahuntsic, ils n’auront qu'à s’adresser par téléphone a Saint-Louis 5841.entre six et sept heures du soir où ils auront tous les renseignements nécessaires.Outre Ahunlsic, il n'existe présentement à Montréal /pie les ronds Jubilee.Mont-Royal, Victoria, Coliséum qui sont couverts et le* clubs qui ne pourront trouver d'accommodation à ccs endroits seront tes bienvenus à Ahuntsic, (Communiqué), Quatre-vingt-six soldats invalides | sont arrivés hier par l’intorcolonial j et ont été immédiatement conduits à l’hôpital militaire de Sainte-Anne-de-Believne.Tous ont subi un exa-I men en arrivant à l’hôpital, et on! i pu, moins quatre d’entre eux, qnif ter ensuite l'hôpital pour jusqu’ai 3 janvier.La plupart vont chc leurs parents et chez des amis.Le.j autres vont au club Khaki.Voie la liste des soldats qui sont arrivé, hier; soldats G.Powell, D.Archani bault, H.Laurendeau, F.A.Willey M.Which, H.Bibert.S.Townsend i G.Steapleford, P.Shepherd, G.Sa vard, A.G.Ross, M.G.Roberts, J.Richer, A.W.Reed, T.Raymond, T.Pritchard, J.H.Norman.M.Mc-Nellage, caporal I).II.McMillan, ca-! nonriier G.S.Muir, sergent .1.Morin, soldats H.McLeod, A.G.Moore, W.L.Maher, T.Lovett.T.Larose, J.Mange.J.Laçasse,1 J.Kerrigan, , E.Kendall, H.Jubhvvillc, F.IL | Jolly, sergent A.S.Cook, sergent .1.IP.Hill, soldats A.Holmes.W.Hol-| gate, J.J.Harris.M.Harrington, R.I Hardman, R.P.Gàvin, M.Gagné.F.W.Dofg, E.Desforges.J.A.Renault, G.Deschamps, H.Gadieux, sergents H.Brooks.A.Vermham, J.Bouchard, caporaux V.T.Tramper, R.l).Sheldon; soldats M.Brazeau, E.| Bourdon, D.Blais, A.Ashburn, W.i Rochester; chauffeur F.Price; soi* : dats II.Prévost, J.H.Murray, A.Ë.Murphy.J.F.Morin, M.Finn, J.M.! Martin! Ë.J.O’Neill.F.A.Barbour, j C.Guénette; caporal A.S.Tétrault: i soldats T.Parker, D.Audez.H.Bail.M.Bernier.G.S.Davidson, T.! Dixon.D.Gasduan, J.A.Holloway, ! J.E.Johnson, sergent W.J.Little, j caporal G.W.Bourque, sapeurs J.L.Joval et J.H.Melkonian; soldats S.P.Davis, A.J.Cowell.W.Couture, R.Corbeil, C.A.Combs, P>.Ca-maraire.Il y avait aussi sur ce convoi 136 invalides de London, 18 de Kingston et deux de Toronto, i Plusieurs autres soldais de retour j du front arriveront à Halifax ces jours-ci.L'“Qlynipie”, qui a été si-gnalé au large des côtes de la Nou-! velle-Eeosse doit arriver ces jours-ci avec plusieurs milliers de sol-! dats tous du Canada.Ces militai-) res n’arriveront pas ici ayant le j commencement de la semaine pro-i chaîne.I r.A LOI MARTIALE A MONTREAL Le général Wilson a déclaré, ! hier, qu’il n’y avait rien de vrai j dans la rumeur qui dit que la ville ; sera sous la loi martiale si les policiers et les pompiers se mettent en grève.“Il n’a jamais été question de cela et comme question de fait les citoyens n’ont lias besoin de s’alarmer pour rien.“Si la grève j venait à se déclarer, ct> j’espère qu’on n’en viendra pas là, je suis I prêt à faire mon devoir et comme citoyen et comme commandant mi-j litaire du district, pour protéger la I population.Les soldats casernes j ici sont prêts à faire tout ce qui | sera possible dans les circonstan-i ces.Cependant ces soldats ne sont i pas des policiers ni des pompiers I et il ne faut pas s’attendre à ce ! qu’ils remplacent les agents qui se-| ront en grève.” Il y a encore plu-i sieurs centaines de miliiaires aux j casernes de la rue Peel et aux ca-i sernes de la rue Guy.Il y en a en-i core plus de 2,000 au camp des In- i j CIGARETTES EGYPTIENNES Mi ’ m POUR 15 ŒLTÎN5 LES OFFICIERS AU CLUB KHAKI il a été décidé d’ouvrir un local pour les officiers à la Ligue Khaki.On mettra sous peu à leur disposition Je vieux presbytère Saint-Paul, •ue Doreheste/: Ce nouveau local /era ouvert à-la fin de la semaine •I ne.servira que pour les officiers, lus de quarante officiers pourront >' trouver le couvert.C’EST UNE AUBAINE ! fous les amateurs de euchres de eharilé ne voudront point manquer celui de Saint-Pierre Gaver, demain soir, dans le sous-sol de Dé-gJise, angle Dolorimier cl boulevard Saint-Joseph.Se souvenant du sympathique accueil qu'ils ont reçu 1 an dernier, ils viendront en profiter encore cette année, en mettant a contribution la bienveillance des damés bienfaitrices de la paroisse.Le euchre de Saint-Pierre Gaver inaugurera une innovation, cette année: les prix seront disputes à chaque table; rrest-a-dire entre qua-ire personnes; les partenaires ne changeront point de faille et joueront comme «ai famille.Les organi satrices se sont mises en quête de recueillir trois cents prix et leur moisson a été des plus fructueuses.H faut venir profiler de cette aubaine.Les oeuvres paroissiales rie Saint-Pierre Gaver ont besoin de appui de tous pour se soutenir en ces temps difficiles.Ne refusez point de faire votre part quelque minime qu’elle soit.Ent-i’ée ; 50 sous.(Communiqué) [e jQNIQUE DES paUMOid Dans toutes les maladies des bronches et des poumons et leurs convalescences, rien n’égals l’usage régulier du VIN MORIN Creso-Phates.D aseptise les voles rwspiratoires et fournît à l’organisme l’énergie nécessaire pour vaincre la maladie.DK.ED.MORIN & CIE.Limité* Québec, Canada.CONCERT TOMBOLA DANS LES SALONS DU GLU R CANADIEN.• M.Emile Taranto, violoniste virtuose, accompagné de plusieurs de ses amis, donnera un concert, demain.12 décembre courant, à 8 heures 30 du soir, dans les salons du club Canadien, rue Lagauche-tière-est.j-e programme comprend, entre autres a rt i cl es : If 3-4.25 à 16 3-1, 15 à 16 8-4.Steel Co.of Can.400 à 01 1-!, 50 ù 64, 75 t 64 1-4, 45 à 6 » i-1, 23 à 64 Jr2, 60 à 04 1-2, LA COTE NEW- YORKAISE , 25 à 00 1-8, 50 à 65 1-4 110, 116, 25 Unnqucft t'nion.12 i Royal.17 i 2 AS.Hors col!' hanmitide North Am.100 à 2 1-2.New-York, 11.— Wall Street.10 h.30.L’ouverture des opérations.aujourd’hui, a donné lieu à un grand nombre de plus-values, mais les cours ont bientôt témoigné j (l’irrégularité, par suite de la lour-! | deur modérée de certains chefs de, j file de la catégorie des Marine (de j priorité), des Mexican Petroleum, des Studebnker et des Baldwin Lo- ! eomotive.Les U, S.Steel ont également perdu une large fraction, | mais ce déclÿi a été compensé par j Action» la fermeté des “ railway sleel ' Mon1, spring ”.des American Car, des Midvale Sleel.des General Motors et des Stnlz Molars.Les American Sugar cl les Hide and Leather de priorité élaient au nombre des valeurs de spéculation en hausse.Les voies ferrées élaient languissantes et n’ont oscillé que d’une façon in signifiante, 110 à 04 3-1.t()0 à (g 125 à 05, Ï00 à 05.Quebec Ry.1 ii (9.SlmwiniRuu.2 à 110, 5 à H 110.Canada Cernent.25 à 04 1-2, 25 à ül 1-2.10 à 01 1-2, 25 5 Gt 1-2, 3 il (jt 1-2, 25 ù (14, 40 à 04, 25 à 03 3-4, 25 à 03 1-2.lioni.Canners.25 il 34 4-4, 25 à 34 4-2, 50 à 34 3-4, 50 à ;)5.Dom.Textile.25 à 99 3-4, 5 ù 99 7-8.liiureiilide.1110 à 178, 25 à 178 3-4.25 à 179, 325 à ISO, 50 à 4SI, 25 à 1S1 1-2.25 ù 182, 25 à 1S2 1-1.25 il 182, 10 à 182 3-4, 350 à 182 1-4.25 à 182 1-2.125 à 182 5-8.150 à 182 3-1, 10 à 182 1-2.25 à 182.25 à 181 25 à 182 1-1.75 il 182.450 a 182.SI.Lawrence Flour Mills.5 à 95 1-4.Wayagnmaek.5 à 50 4-2, 25 à 50 1-2, 5 à 51.Il) ii 51.Actions de priorité Canadian Car.10 à S5.25 à 85, 10 à 85.Cun.Cottons.2 il 70, 10 à 70.Canada Cernent.5 il 95, 3 5 95.Can.Steamship.10 ii 79 .3-4.25 à 79 1-2, 50 ù 79, 10 à 79, 25 à 79, 5 à 79.Dom.Coal.15 ii 91 1-1.Illinois Tract.25 5 80.Provincial Paper, 75 il 83.Spanish River.10 à 59, 25 h 59 1-2.lion» Iti ll Telephone.85000 à 90.ond» d’Flnt Dominion 1931.81900 à 95 7-8.Dominion 19.97.82000 (i 90 90 5-8.*3000 ù 90 .VS.83000 il il 90 5-8.5-8.81000 il 90 5-8, 81000 100.15 208, I 100.208.10 208, 1(i h Power.25 il Pulp mal P 00 1-2.25 ii 00.uper, 100 u 2 1-2, OPERATIONS UK L’APRES-MIDI D'HIER LA LIVRE STERLING Cours York cl 101K : du change sterling, à New-à Montréal, Il décembre P.Cons.(Civic Invest.50 il 87, 50 il 87, 25 A 8 « 87.L 1-4.23 ARTHta: HltCOTSAC.Membre, Reurte d* MnntréU BRUNEAU & DUPUIS COURT IX US Itnre*u d* MenlrdaL •7 El’ 99 S.-FRANCOIS.XAVIER • ¦«€«>»*)*• : qlJBBBl et HOME L PII dira*» are* PORT * PLACtf.NftV-Te* Livre sterling N, Y.à Mont.II.’l.OO ISO.là I7Ô.70 OS'g.Sà Papier à 60 jours .ld„ à demande .Par ( Aide sous-marin 47(1,4à ISà.tO Fours du change new-yorkais sur la place montrcalnise, 1 % de primo.Le franc (N, Y.) 545 5-8.Taux d’escompte, à Londres, il .'1-8 pour cent.Taux d’escompte de la Banque d'Angleterre, 5 pour cent.mdTriiiir*** îi.M.nml 6 « M .VI.25 ft 67, 25 ft 87.10 ft 87, 10 ft 87, 1 « 87, 87, 25 ft 87.50 ft 87 1-8, 25 ft 87 87 1-8, 25 ft 87, 100 ft 87.Cimndimi (.nr.10 ft 82, 25 ft 52 1-4, to ft 62 1-2.f.auruntiih'.25 ft 178, 25 ft 178.CullikId < umont.100 ft 05, 5 ft 65, 50 ft 65 25 ft 65, 50 ft 65.Spnnish Hiver.5ft ft 16 1*2.25 ft 17, 50 ft 17.25 ft 17, 50 ft 17, 25 ft 17.Doni.Med C.orp.50 ft 62.5 ft 62, to ft 02.2d ft 02.150 ft 62.50 ft 62.50 ft 62, 25 ft 02.25 ft 62.25 ft 62.1ft ft 62.50 ft 62, 50 ft 62.25 ft 62, 125 ft 62, 1ft ft 62, 485 ft 62, 175 ft 02 1-4.Steel (,i>.ol' Can.25 ft 62 7-8, 15 ft 65.50 ft 6.C 5 ft 0M.5 ft 0V 500 ft 613 3-8, 25 ft f»;t 1-2 30 ft 6:i 1-2.15 ft 61.10 ft 63 3-4.150 , 61, 105 ft 64.50 ft 03 VI* 5 ft 04.Wabn.ssn Cot.10 ft 01.'VnynttnniMek.100 ft 50 l'nucln d*EUt iDimiulon 1037, 85000 ft 06 5-8.Alliens de priorité (.(iiitidtoii Cnu.50 ft 85.('nt)iifin Ornent.! ft flft, I ft 05.2 ft 35.Cnn.Mchmi'lli|i.25 ft 70 VI, 10 ft 80.10 ft 70 3-1.ft ft 70 3-1.5 ft 70 3-4, 100 ft 70 VI, 50 ft 79 t-2.Spnnhll Htvel*.10 ft 57, 5 ft 57.Sleel (lo.of (Ian.50 ft 03.50 ft 03.Obligation* Onebrr My.81000 ft 6ft.wnyiigattiiictt.$200 ft ho.Runqiit* limieriHl.1ft ft 108, 10 ft Jft8, 5 ft tn«.Union.8 ft 158.Les agents de change Bryant, Dunn and Company nous fail tenir la communication suivante, en date du 10 décembre I9J8: “Je prédis que ce pays connaîtra cinq années de succès, de progrès, de prospérité connue on n’en a pas encore vu dans i’histoire des Etals-: I nis.Les résultats étonneront mê-s®> me les plus optimistes d’aujourd’hui.Les directeurs d’aciéries n'ont aucune raison de craindre.Les perspectives sont brillantes, les chances de succès plus grandes que jamais .Voilà la déclaration que vient de nous faire le juge Gary.Que pouvons-nous y ajouter de plus, si ce u est que le président de la l niled States Steel Corporation a confirmé l’opinion que nous n’avons cessé, que nous n'avons craint d’exprimer même aux heures où la patience de.la clientèle semblait sur le point de sombrer dans, un pessimisme irraisonné.Nous avons assisté à quelques heures d'nctivilé.Effectivement, cel après-midi le marché s’engagea à la hausse et la plupart des valeurs au tableau prirent part an mouvement.Les matériels furent fermes toute la journée à la suite de Bald-i»in qui atteignit le cours intéressant de 78 8-8 et au Car Foundry ; qui s'étabüi au cours maximum de | 89 1-2.Distillers cl Did.Alcohol fi-i rent preuve de fermeté et avancé-3-4, j rent de un à deux points, s j Le groupe des moteurs fut actif: General Motors gagna plus de quatre points.La General Motors Corporation ii pratiquement la juridiction entière de cette industrie et nous croyons que grâce aux récentes acquisitions qu’elle a faites, la compagnie pourra se développer considérablement.II e$T ù prévoir que ses recettes iront en s'accrois sont et lui permettront de .maintenir le dividende qu’elle distribue actuellement.Nous continuons à en conseiller rachat.L’action United States Steel a une fois prit la revanche sur scs dénigreurs et s'établit en fermeture au cours maximum de 99 1-4.Quant aiix chemins de fer, ils demeurent stationnaires.Nous croyons que la reprise déclenrlu^ aujourd’hui se conli nucra et permettra ainsi à 4a rlien-lèle d'encaisser de jolis bénéfices, roules lis valeurs sont intéressai!-les a prendre sur la moindre réaction.me qu’il y a trois mois, en sus du dividende trimestriel régulier de 5 p.c., payable le 30 janvier aux actionnaires-enregistrés le 31 décembre.SOUSCRIPTION D’UN MILLION Les financiers et les épargnistes souscrivent avec empressement à L’emprunt français de Ta Libération.La Banque d’Hcchelaga, pour sa part, a souscrit un million de francs à cet emprunt.ENDROIT Puissance du Canada.Puissance du Canada.Province de Québec.Province de Québec.Ville de Joliette.Gité «le Quebec.Cité «r ¦ A\4 A 1*1 ‘-SL iV lat.Ra.Tr GG Ami.Carfo.w:, i-jk Bun.4’od.,"i ' A lu Loco (inV.,! (iftiwl k»*'k.Stuo! .1 A»\ SmriL V sf, iLclughVal.OÔ'f.60'-.| A x aC ati.M 5îat.Vî oiv.! Mch.fccu 98 .Mcs.Petra.1 ICI!.' 1 Atlun.Gulf tiiî-i ni i N.Y.N.K.1 .m! Said.lac».77^1 7 J'J North.Pac.S." Ciit .A Oh i* » i .VAilOhioGas Bcth.^teel, 68‘y 6?Frnnsvlf’a 4 7 4 7 Jirc^kl K*.oOU 36VilPittab.Coal 1 47 47 C«n.i’acil.Kîî'/çj iôl | .’•re»,.St.C 66 66 OitXeath 64 * | 64*4; Mcaclia» | 8.V, 09*4 liinoOopp 3&;llRepubli.Ir.| C.i.r.g r.U mVRubb ir.s ’ 75 I C»r« Prod, 48', 411 Sinclair OU a(Ji Ci uct S tue 60 , S0’à : ^•11 th.PAO.i 10.% 105*i Cuba C.«S i 31’V ol^lSout.R«iU : .4.! 32*6 Dcl.&Hud.St Paul •l7}'g »s>.Seeur i 60 50?v; retin.Copn ; Kncpr.N’Al 1 c’.l ! 32 iTuim ü;( 1 18H1,.lfl9 hnepr.N •- Tmat) 131 13!^ tii» OrdL» IV j 19 | Un ted 0 ( ¦.jCn.Moto 128*;:.lïSUlu.S.Slr.or.1 (»r.Nor.or, | 32*4i L'.9.6teel» Hidu Ar l.ob • 1 tahea^pç 89 liai Alcoh Î.0.Î1:, lo5%.Vire.Che.Insp.Topp 40!.' 49 V fAtvnchout 44 m tor.priv.’ 2/ 27 iWillyaott là V ' ri.jr- lut.M.orp 2?} «!7 ; .« “ Strathcona ” Compagnie d’Assurance-Incendie (Edifice Versailles) 90 rue St-Jacques, Montréai Cette compagnie < sseutiellemcnt canadienne-française a été organisée en lft08, avec une charte provinciale, et opère dans la province de Québec seulement.Capital autorisé.$500,000 Capital souscrit.300,000 Capital payé.100,000 DEPOT COMPLET AU GOUVERNEMENT Celle compagnie n'est pas contrôlée par la '‘Canadian Lire Ltiderwriters' Association'' quant à ses taux.A.-A.Mondou, N.P., j Marchand, Président et Gérant général.Sec-Très.Tel.Bell Main 2181-2182.J’OFF 20.300 pieds carrés de terrain, rue Ssinte-Catherine, dans le centre.Libres de toutes hypothèques.Avec $10,000 comptant, en échange contre propriétés de rapport ou de résidences.JOS.VERSAILLES 90 RUE SAINT-JACQUES Main 8745.BOURSi DES MINES DECLARATIONS DE DIVIDEND :S Dominion Canners.Dividende trimestriel régulier de I 3-1 (ne., sur les actions de priorité, payable le 2 ianviee aux porteurs enregistres le 21 décembre.Le livre des transferts sera fermé du 28 au 31 décembre, inclusivement.Gonldti Mannfaclitriny Company.Dividende trimestriel régulier de 1 1-2 p.c., sue les actions ordinaires, et de I 3-1 p.c., sur les parts de préférence.échéant le 2 janvier aux détenteurs «le titres inscrits le 20 décembre.Laurentide Paper Dividende régulier de les trois mois prenant cenibre, distribuable U (’.ours fourni* par la maison Bryant, Dunn and Co., rut* Suhit-Francois-Xavler, No 80, Montréal.De- Offrp.mundo.Adanar.Apox.BnHuy .Braver.Boston Creek.| ( liamb.For.Contuga: .Crown Bus .Davidson., .! Dome I’xt.! Doim* Lake.Domu Minus., Olfford.j 1 larguavca.• Hullingur.Burr Cake., ?Kirk (stiku.04 40 IE Trcllicwuy.21 24 v at i*it aittl (ius.u1 o iS Wust Domu COO.ll 15 | Bock Wood Oil.9 Vi 1ft DE RETOUREN PERSE (Survive du la Pressu Asxouièe* ConslantiAople.11.- Le prince Sular Ed Daouleh, frère, de l'tmcicu i shah de Perse, et onde du shah actuel.a quitté Constantinople pour se rendre dans sa patrie.Depuis deux ans, tes Allemands le retenaient prisonnier en Asie Mineure, le regardant comme défavorable à leurs desseins en Perse.Le prince a lente plusieurs fois de s’emparer du trône de Perse.i.oMpany.8 p.c.(mur fin le 31 dé- 2 janvier.* ¦* » New-York mande que ta Xipissiny Mines Company vient de déclarer un superdividende de ô p.c., $t-.lncqiies Montréal.C.t,r pii.Ll U89.Tel.M»in îM.I royince de Québec, district de Montreal, Cour supérieure, No 122.•L .and \Y.Duncan, Ltd., corps politique et incorporé, ayant sa principale place d’affaires on les cité et district de Montréal, demanderesse, vs Joseph Martel, ci-devant des cité et district de Montréal, et tuainle-jianl de lieux inconnus, défendeur.Il est ordonné au défendeur de comparai Ire dans le mois.Montréal, 5 .décembre 1918.T.Députie, député-prolonotairc.C.A.Archambault, procureur de la demanderesse.PROVINCE DR Qt RDI - .pjsti loi ,|o Maul inil, (.mtr île ( Ircult, Nu 12301.llr- naitil, tin Montréal, Hcilirindeur, vs ,î 1-' CrjOiull, ilu nn inr Uni, défendeur, et Mlle 1 I.r.ni tfp, du même lieu, opposante, et Mo AM.tllnlll, du même lieu, distruvnid.l.n ZOéme Jour do déor mlirr I91R, m j^uros do ITivimt-mldl, it lu pince d nffuln-s de la mtr opposante, au No 598 rua Porrhester i-t, on la allé d;' Montréal, serrnt vendu.par uutoiité do .lustier les biens et effet'i do la dito opposante saisis en cette nuise, consistant on fixtures, rplcorlcs.etc.Condi lions : urgent comptant, n.HobttniUc, H.Montréal, 10 ihVembre 1918.Ce Journal est imprime nu No 13 ru« Ralnt-Mneent, 9 Mnatrénl.nnr l’IMPtUMB-IJtR POPt'I.Mnr.Ih responsabilité limité*), J.N.Chevrier, gerant général. 8 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 11 DECEMliRE 191S VOL.IX.— No 291 LA PAIX UNE PROTESTATION DE L’ALLEMAGNE Elle accuse les Alliés d’avoir imposé de nouvelles conditions navales outrepassant les clauses de l’armistice — On nie cette prétention.ETATS-UNIS LES IRLANDAIS Londres.11.— Dans une autre protestation des Allemands on rc-'éve une nouvelle et fausse accusation à savoir (|ue les Alliés ont imposé de nouvelles conditions navales outrepassant les clauses de Tar iristice.Un télégramme de Berlin cont-: unique la substance des demandes de la commission de l'Amirauté ,i YVilhelmshafen, au sujet de l'application des conditions navales de l'armistice, et dit qu’une protestation a été formulée contre quelques-unes de ces demandes.Les Alliés réclament la rétrocession de fous les navires internés et de tous ceux qui ont été condamnés par les tribunaux des prises.La reddition des vaisseaux anglais et belges doit se produire à Tyne.el celle des vaisseaux français à Dunkerque.Tous ces ' aisseaux doivent être envoyés ver le 17 décembre.Ce que le message représente comme une exigence complètement nouvelle c’est la reddition de tous les navires de guerre allemands, y compris les sous-marins et les vapeurs affectés à la navigation fluviale, parachevés ou en construction.actuellement dans les ports d’Allemagne.L’Amirauté allemande déclare à ce sujet que les Alliés n’ont imposé aucune condition nouvelle, au point de vue naval.Les détails publiés par îles Alliés sont uniquement ceux que le conseil des Alliés n arrêtés, à l’époque de l'armislice.On considère comme probable que les uuto-1 ités locales, en Allemagne, ne sont pas au courant des conditions exac-u-s.Le fait est, dit l'Amirauté, que l’amiral Browning applique seulement les détails de scs- instructions primitives, basées sur les termes de darmistiee.Suivant le “Foreign Office’’, il faut voir dans la nouvelle protestation de Berlin une forme de propagande allemande.Depuis lu signature de l'armistice, l'Allemagne a crié contre 'es conditions, sans sou- ci «le sa dignité el de la vérité.Amsterdam, 11.— Selon un télégramme d’une agence de Berlin aux journaux hollandais, le prince Maximilien de Bade, ancien chancelier impérial, fait allusion, dans une déclaration, à “l’oppression inouïe que la soif de vengeance et la fièvre de victoire de l’ennemi a infligée à 'notre patrie.” Le prince ajoute: “Far l’imposition de conditions d'armistice humiliantes, les ennemis de l’Allemagne menacent les fondements de notre vie nationale.” Le prince exhorte aussi le président Wilson à se rappeler “sa parole donnée” touchant une paix juste et la ligue des nations.Amsterdam.11.— La “Deutsche Tages Zeitumg”, de Berlin, dont on a reçu un numéro, ici, «lit lenir de source sûre que les pays de l'Entente refuseront de conclure un traité de paix préliminaire avec l’Allemagne, avant la réunion de l’Assemblée nationale allemande.Copenhague, 11.— A une manifestation devant le monument Bismarck, à Berlin, dimanche, le ministre Heinrich Stroebel a déclaré: “!i est incroyable que l’armée soit encore entre les mains de von Hindenburg qui est un grand réactionnaire.Je possède une lettre du feld-maréeha! Indiquant qu’il a renversé von Belhinaun-Hollweg parce que le chancelier inclinait vers dés réformes et n’était pas assez fort pour se cramponner à une paix victorieuse.” A Chemnitz, des membres du groupe des ouvriers et des soldats ont tenté de désarmer un régiment de uhlans.Les uhlans ont résisté et ont fait feù avec des mitrailleuses.Les soldats et les ouvriers oni fui.et plusieurs ont été capturés et baltus.Le conseil des ouvriers el des soldats a ordonné ensuite à l’infanterie de marcher contre les uhlans, mais ceux-ci ont désarmé les fantassins.On ne connaît pas le nombre des blessés et des morts.LE DÉBALLAGE SE POURSUIT LA COMMISSION SENATORIALE !)’ENQUETE SUR LA PROPAGANDE ALLEMANDE CONTE| NUE .1 PRODUIRE SES DOC U-1 MENTS.CE SONT MAINTE- i N AN T LES INSTRUCTIONS DE I MESSAGE A M.WILSON VINGT-CINQ MILLE TENANTS DU HOME RULE, REUNIS .1 NEW-YORK, COMMUNIQUENT AU PRESIDENT DES ETATS-UNIS LEUR DESIR DE LUI VOIR DEPENDRE LEUR CAUSE.HEARS!' QUI SONT JOUR.MISES .1 BURLESON PREFERE N - PAS PARLER LE MAITRE DES POSTES AMERICAIN REET SE DE COMMENTER LA MAINMISE DE SON GOUVERNEMENT SUR LES CABLES SOUS-MARINS.Washington.1t.M Albert S.Uirluson, •.maitreifièuéJta).des pot-tes] voultr-fe •déclaration pour le moment au sujet de la protestation probable de l'Angleterre contre la mainmise du gouvernement sur les câbles sous-ma-rins.Les hauts fonctionnaires laissent entendre qu'une telle protesla-îion va créer une •‘‘¦situation diplo-n tique délicate" et que toute l'affaire sera référée au secrétaire d’Etat.Le gouvernement américain poursuit, dit-on, ce qu’il considère, la même ligne de conduite au sujet de rn règlementation tics câbles, que '."Angleterre qui jouit des mêmes privilèges.Des compagnies anglaises ont loué des câbles aux compagnies aniéricaims et exercé des droits «relever des postes «l'atterrissage.Un de ces droits reconnus en 191 t accordait à Sa Majesté le privilège d’assumer le « ontrôle «les câbles sous-marins en cas d’urgence.Les partisans «lu gouvernement disent «pie l'Angleterre veut garder avec un soin jaloux sa position de centre de communication du monde et qu’elle ne désire point devenir la tributaire d'une autre nation sous ce rapport.li s’agît des principaux câbles des compagnies Commercial Cable, Pacific Cable, Western Union, la plupart représentées par la Compn- Washinglon, 11.— Hier, NI.Bruce Bielaski, président du bureau d'enquête du département de la Justice, a donné lecture devant la commission sénatoriale d’enquête sur la propagande allemande, de copies I des instructions télégraphiées par i M.William Hearst aux rédacteurs) de ses journaux et des messages «pi'il a reçus et transmis, à Palm Beach, Floride, au commencement «Je 1917 juste avant l’entrée en guerre «les Etats-Unis.Ces documents sont tirés des dossiers du département de la Justice.Dans ses messages, M.Hearst recommande que des articles préconisant l’interdiction de l'expédition de munitions et de vivres aux Alliés soient écrits pour ses journaux de New-York et qu’on parle d’un ‘referendum sur la paix" dans les collèges électoraux de chaque ville où (les journaux Hearst étaient publiés.11 donne instruction à Win-sor AlcCay de dessiner la caricature suivante pour le “New-York American”: Les Etats-Unis et l’Allemagne se montrent le poing, et un gro: Japonais se penchant pour frapper rOncle Sam dans le dos.D'autres télégrammes se rapportent à la fameuse note de Zimmermann, dans laquelle l’Allemagne proposait une alliance avec le Mexique et le Japon, et que la “Presse Associée” a révélée au monde.Dans un message signé “Doctor”, et transmis à Palm Beach, M.Hearst dit que la note est probablement un faux commis par le très pou scrupuleux procureur-général “afin d’effrayer le Congrès et de l’amener à accorder au président les pouvoirs réclamés et peut-être aussi à voter le bill sur l’espionnage.” Dans le.même télégramme.M.Hearst affirme que tout le monde sait «lue la police secrète comprend les fabricants de fausses preuves les plus éhontés du inonde.Le procureur général, M.Gregory, n’est retenu ni par la morale, ni par les faits, ni la constitution, et a fait servir la police secrète à l’exécution des gaie Niackay.Les compagnies pré tendent que les Etats-Unis commet-j Pa tent un abus de pouvoir en s’empa-< , , -ant de leurs câbles et qu’ils leur i or^re?.,1Me®aux de I Angleterre.indice dans ‘-e télégramme est date du 2 mars.' ’ ‘ I! a été envoyé après que “van , ,, ., .Hamm”, à New-York, eut transmis La Commercial Cable Company par dépêche, à M.Hearst, à Palm Beach, une copie des instructions causent un grave les autres pays.a présenté une requête île protestation en Cour fédérale, alléguant que ses câbles sont une’ propriété privée.qu’ils ont été saisis par le gouvernement américain pour servir à l’usage public outre «tue cette action énergique viole la constitution des Etats-Unis, et qu'il n’existe aucune nécessité de la part du gouvernement de s’emparer de ces câbles.LE COMTE KAROLYÎ ATTENTE A SA VIE (Câble de la Londres, 11.envoyées par von Zimmermann, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne, à von Eckhardt, ministre , teuton à Mexico, par l’intermédiai- elle pretend en re.de von tïernstorff, instructions actuellement en la possession du gouvernement anlêrlCalti." Le 25 février 1917, dans un message adressé à M.H.Kellogg, du bureau du “New-York American”, à Washington, NI.Hearst dit qu’en choisissant pour le titre de ses journaux la devise: “Un journal américain pour le peuple américain”, il n’a pas choisi un vain inot et qu’il n’implorera pas l’Angleterre pour obtenir des nouvelles, du papier ou la permission de publier ses journaux, et ne laissera pas une puissance étrangère eon- Fresse associée) D'après une dépê- che d Amsterdam, an Central News, «juire le moindrement ses feuilles, le comte Michel Karolyi, qui a pris I Dans un télégramme daté du incline grande part à la proclamation I me jour, adressé à Carvalho, M.de la république hongroise, a tenté Hearst demande que les vers du de se suicider, dans le désespoir de voir succomber ses efforts pour le relèvement de la Hongrie.L’attentat du coiflte à sa vie a échoué, déclare la dépêche, mais on ne donne aucun détail.Le gouvernement, ajoute la dépêche.semble incapable de prévenir le morcellement du pays en petites républiques.CHUTE SUR LE TBOTTOIH.“Star Spangled Banner” soieni inscrits en travers de la page éditoriale «le (’“American", et que les journaux du soir publient toujours des vers tirés du “Harper’s Weekly”, de l’époque de la guerre de Sécession.qui se rapportent à l’expédition d’armes au Sud, par l’Angleterre.Dans un message en date du 2fi février 1917.à Carvelho, M.I Hearst exprime l’opinion que le.', |.sous-marins allemands vont couler | tous les navires, dans la zone du ! blocus, et qu’il va en résulter trois Bel- choses: Les Etats-Unis vont entrer Les multiples petits ca-Ncnweauté* u»-an).LE MAGASIN DU PEUPLE 447-449 Rue Ste-Catherin* Est, coins St-André et St-Chri$taph«.N Dupuis, Pftsldent Ettn.Dunuis, Vic«-Présldent A.J.Dug,i|, Directeur-Gérant 5
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