Le devoir, 12 novembre 1918, mardi 12 novembre 1918
I VOLUME IX.— No 266 MONTREAL, MARDI 12 NOVEMBRE 1918 ¦ .— DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.00 UNION POSTALE.8 00 Édition hebdomadaire CANADA.$9 00 ETATS-UNIS .«••.«i»*»',.* .2 50 UNION POSTALE.3 00 .Tl Rédaction et administration; 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.PABL-E K.I Réunis au pied Ti£ I sacrificateur pi^H* a La fa ni i+le.du Devoir a rendu ce matin à Paul-Emile Lamarche i’iioiniuage le p]us vrai que des chrétiens puissent offrir à un frère.l’autel, ils ont joint leurs prières à celles du prêtre pcflPT attirer sur l'ami disparu les miséricordes de Dieu et les trésors inépuisables de la rédemption du Christ.Chacun de nous avait déjà prié pour lui en son particulier; plusieurs avaient demandé, pour le repos de l’âme de celui qui fut un bra"ve, un désintéressé, un croyant, mais aussi un homme, comme nous tous, participant de l’hu ! naine faiblesse, l'offrande du divin sacrifice, qui seul donne quelque efficacité aux prières des humains, leur mérite ic pardon de leurs fau rentrer avons tenu dans l’héritage paternel d’où le péché les avait ex-répéter, collectivement, cet acte de foi et de tes, les fait dus.Nous charité.Sur toute tombe, les lumières de la foi apparaissent comme le seul guide, les espérances en la miséricorde divine comme la seule consolation, la prière et l'agenouillement devant Dieu comme l'oeuvre par excellence de la vraie charité.Combien plus saisissantes, ces vérités, lorsque dans une fosse, prématurément creusée, descend un être de force et de jeunesse, foudroyé dans la pleine effloraison de son lalent! C’est alors que l’esprit aperçoit l’essentielle et consolante vérité des la York a été plus longtemps épargné par la grippe que les autres ports le mer américain.C'est, prétendent les journaux de l’endroit, que la garde a été mieux montée à sa station de-quarantaine.Ils affirment que la maladie venue dans toutes les autres grandes villes du littoral de l’Atlantique par voie des navires n'est entrée à New-York que par chemin de fer.Il est assez probable que la même chose pourrait se dire de Montréal.Plus d’un mois avant l’éclosion de l’épidémie, il se trouvait quelques cas de grippe dans certains hôpitaux.Les iilude présente, sauf l'homme.Lui ce qu’il poursuit, c'est un bonheur qu'il entrevoit toujours sans pouvoir le définir, et qui se nomme l’instinct du divin.C’est pour cela que le passé nous est indiffèrent, que nous courons au-devant des années, que nous saluons d’avance avec enthousiasme la saison nouvelle, que nous regardons sans tristesse mourir l'été.Cet instinct du divin, est un élan d'amour spontané vers le Maitre des choses; il nous revient sur le month en chaude tendresse, expatriés que nous sommes sur cette, planète, le FAIS CE QUE DOIS 1 îti thronicle La situation depuis, sauf ce que1 pieds dans les plats les agences de nouvelles n’ont pas I de Londres* cjui a change recera-pu nous dire, en est là : la défaite j ment de proprietaires et fait partie de l’Allemagne vient la compliquer habitons, tout comme les plus tris tes papsanes d’automne, s'illuminent à nos yeux ; nos inalluius deviennent souvent une couse de joie; nos petites comme nos grandes déceptions perdent de jour en jour de leur amertume : nos larmes se sèchent; nos visages s’éclairent et si nous faisons le bilan de notre vie, nous trouvons malgré tout qu'il la balance, le plateau des regrets pèse toujours moins que relui des espérances.* /’ L.DU VAL.que de convier tous nos continuer de prier avec survivance, dans la ta dogmes, éminemment raisonnables, de la communion des saints, de la rémission des péchés, de la vie éternelle.A la raison comme au coeur du croyant s’impose l’évidente vérité qu’avec la mort physique, rien n’est fini, tout commence.Parvenus à la vie complète de l’Eglise triomphante, ceux de qui l’on attendait le plus sur la terre continuent à faire du bien aux combattants de l'Eglise militante, à le faire d’autant plus efficacement qu’ils ne sont plus entravés par les erreurs, les faiblesses et les hésitations de la chair.Et ce bien, ils le feront d’autant plus tôt que ceux qui les ont aimés sur terre leur aident par leurs prières à franchir plus promptement les épreuves de l’Eglise souffrante.En supprimant le dogme et la pratique de la prière pour les morts, le protestantisme a enlevé aux vivants l’un des motifs les plus inspirateurs d’actions généreuses, l’un des freins les plus puissants qu'il soit possible d'imposer à l'égoïsme jouisseur et sceptique.Nous ne pouvons donc faire mieux et plus lecteurs, tous les vrais amis de Lamarche, à foi et constance pour le repos de son âme et iiémoire de ses compatriotes, de tout ce qui, dans sa vie et ses jetés publics, est le plus propre à fortifier les convictions, à développer les intelligences, à affermir les courages, à faire aimer et pratiquer le devoir désiniéressi .à résister aux appels de l'intérêt, de l’ambition ou de la vanité; car, tout cela, c’est être plus chrétien.* * * Que pourrais-j» ajouter aux témoignages émus, si profondément si ntis.si heureusement exprimés, que les amis et les contemporains de Lamarche ont prodigués à sa mémoire?Ils l'ont mieux connu que moi.Ils ont vécu davantage dans son intimité.Us ont assisté de plus près ;< son heureuse évolution, à la rapide maturation de ses idées et de son lalent.Ce qui me frappe davantage, la leçon que je voudrais dégager de a vie et de son action publiques, c’est l’énergie et la lucidité qu’il a mises à se dégager de la lubie parlementaire et politique.C'est cela, a I non avis, plus encore que son courage et son indépendance; qui constitue la marque caractéristique de son bref passage dans la vie publique.I.i- courage et la liberté d'esprit étaient, chez lui, vertus d’instinct.’;-»eùl il voulu, il n'aurait pu se retenir de dire sa pensée, d’affirmer son ipinion, de heurter les préjugés", de dégonfler les creux ballons qui ser-smi d'amorces eux partis.Il eut aussi l’avantage d’entrer dans la vie nublique r.u moment où les idoles tombaient, où se déchiraient les voi-derrière lesquels les augures des partis s’étaient abrités jusque là.our formuler les oracles de mensonge et manger les victuailles offertes par le bon peuple aux faux dieux du parlementarisme.Mais, ce qui es! plus remarquable que sa résistance aux séductions des chefs et des lugures, c’est la justesse du diagnost ic qu'il n’a pas tardé à porter sur la ause même du mal, sur le vice inhérent au régime parlementaire, sur l’inanité des efforts tentés pour en tirer un remède contre ses propres maux.Comme beaucoup d’autres, comme nous tous, il action parlementaire indépendante, de l’organisation veau, voué à la défense des principes du nationalisme, à constater que c’était un rêve irréalisable; que les é tifs d’un parti nouveau, meilleur et plus utile que les LA REFECTION DE L’EUROPE LES PE T IT ES A A Tl OSA L l TES.LA FINLANDE avait rêvé d’une d'un parti qou-11 ne tarda pas léments constitu-autres, n’existent pas encore.Surtout, il arriva tôt à la conclusion qu’un tel parti n’aurait sa raison d’être, ne saurait exercer une action féconde, et même ne-pourrait se maintenir, qu'à condition d’être précédé, accompagné et soutenu par une opinion publique saine, vigilante et ferme, absolument réfractaire aux moyens de séduction des partis à pouvoir.De ces constatations, son esprit logique et vigoureux avait tiré la déduction nécessaire: c’est qu’avant dé faire do l’action politique, 1! faut faire de l'action sociale et intellectuelle; et qu’il est inutile de donner à la nation un parti national avant de lui avoir refait une conscience, une volonté et une intelligence nationales.C’est pour cela principalement qu'il est sorti de la politique et qu’il a refusé d'y rentrer.Il a eu d’autant plus de mérite d’arriver si tôt à celle conclusion sage et juste qu’il possédait à un rare degré tous les élémcnls qui lui auraient permis de trouver de faciles succès person uels dans la politique: des idées, du courage, le goût du travail, une remarquable facilité d'expression dans les deux langues du pays, et lalités fort précieuses entré toutes, pour un politicien, de la présence malades étaient arrivés à bord de- plus sombre coin de terre ¦ -« i*™.«*."«-'¦i- tes pas de cette catégorie.Toute jcclte cette paperasse est ennuyeuse, mais j il vaut mieux être prudent que d’a ' voir affaire à des gens qui se cr tout permis, ou à peu près.La censure Plusieurs personnes estiment que, parce qu'il y a l’armistice et que la paix est sûre, la censure de la pres- s’est levé pour courir voir les bulle- : se prenq fi,, àu Canada.C'est une erreur.Elle dure et peut se prolonger tins et se procurer des détails, encore maigres à ce moment.Le chahut commencé immédiatement dans le jusqu’au jour de la proclamation of- .?s ; ficielle de la paix.Aux Etats-Unis, rues, et ne s’est pas interrompu de la ' journée; il a eu son côté officiel en face des édifices en reconstruction PAUL-EMILE LAMARCHE M.Creel, directeur du bureau de l'information publique, vient d’en recommander l'abolition à.M.Wilson.Le bulletin officiel américain, de même que le bureau dont M.Creel est le chef, cesseront d’exister le dernier jour de ce mois-ci.Comme on souvent' nôtre*' condùïtè du Parlement, où le gouverneur-general a prononcé une allocuation applaudie, et où M.Rowell, n’a pas manqué non plus de se produire.Pendant toutes ees harangues, sifflets et clochettes rivalisaient avec les sirènes’ des automobiles, dont la procession s'étendait à perte de vue.et à perte d’ouïe, de sorte qu’on n’en-tendait rien de ce que disaient les orateurs ce qui n’empêchait per- * g-j, ljn officie] canadien et' le bu sonne d applaudir lorsque Ie n«este | reau de l’information publique ?Ce Tous nos maux sont finis” disait un soldat il y a une couple de jours, par anticipation de la nouvelle finale.C’est bien dans cet esprit que le peuple a passé la journée, le peuple de langue anglaise surtout, dont la joie a été sans mélange, ou l’eût été officiels, ne serait-il pas bon, cette fois-ci, de les imiter et de commencer par supprimer, en même temps " | que cela se fera à Washington, le pie le gesl semblait en indiquer le moment.J "“y aéux inventions de M.Rowell qui ont démontré depuis qu’ils existent leur parfaite inutilité.Il y a eu ce matin, ou l'éfjlise^ du Saint-Enfant Jésus.>au Mile-End, messe solennelle de requiem recommandée par le Devoir en mémoire de Paul-Emile Lamarche.M.l’abbé Perrier a- célébré la messe, assisté dp MM.les abbés Deschènes et Fauteux.La famille de Paul-Emile Lamarche y assistait.Il y bon, popula- (1905), sans la pensée de ceux qui ne reviendront pas, dans beaucoup de foyers.Pour le reste, nulle pensée, pas la moi mire inquiétude: Londres est là et Borden est en route.On voudrait pouvoir partager cet optimisme qui Pourquoi M.McCurdy, sous-secrétaire du bu-i quelle, O.M.I., Dupras.O.P., prieur de Notre-Dame de Grâce, Couture, (). M.Malcolm Lemieux la.commission répond : “Le 25 octobre dernier, M.Malcolm Lemieux a été nommé surintendant des automobiles de la Cité, au salaire bi-mensuel de $150.00 Il est sous le contrôle du service des travaux publics, et ses devoirs sont ceux inhérents à la charge qui lui a été confiée.” OÙ GUILLAUME SE RENDRA-T-IL ?Amsterdam, 12.— Le mystère lègue sur la destination définitive de Guillaume.La famille Bentinck n trois maisons de campagne que l’on mentionne comme résidence temporaire du kaiser déchu.Des dépêches d’Amsterdam disent que le kaiser sera interné.On dit que les membres du gouvernement hollandais cl l'ambassadeur allemand à la Tlayc sont allés au-devant dis exilés.UNE COUR MARTIALE AJtONTMAGNY (Service de la Presse associée) Québec, 12.— Une cour spéciale siège depuis quelques jours dans la ville de Montmagny.fl s’agit d’enquêter sur le cas de certains médecins militaires qui auraient reçu de ’argent pour faire exempter les conscrits.Les premiers rapports ont été envoyés au ministère ne la justice à Ottawa qui décidera de toute l’affaire.LE DERNIER GAIN AMÉRICAIN STENAY EST LA DERNIERE VILLE DONT LES YANKEES SE SONT EMPARES.(Service de la Presse Associée) Avec les armées américaines sur la Meuse, 12.— Stenay fut la dernière ville à tomber entre les mains des troupes américaines avant la conclusion de l’armistice.Un peu avant onze heures, des éclaireurs signalèrent l'évacuation de la ville par les troupes allemandes, et aussitôt les Américains arrivèrent au pas de course et pénétrèrent dans la ville au milieu des cris de joie des habitants qui remercièrent leurs libérateurs avec la plus profonde émotion.La plupart des quelques 80(1 citoyens qui avaient échappé au joug allemand ne purent se résoudre à croire à la fin des hostilités ; ils racontèrent les traitements inhumains qu’ils avaient reçus des Allemands nu cours des longues années d’occupation.l.cs Allemands avaient résolus de résister jusqu'au bout^car les rues étaient barricadées de meubles et de fournitures de maison.-a- LA VILLE DE MONTRÉAL GAGNE SON DRAPEAU La ville de Montréal a gagne son drapeau d’honneur en dépassant la somme de 80 millions qui avait été fixée comme étant sa quote-part de souscription à l’emprunt de la Victoire.Cette nouvelle a été annoncée ce midi, à un lunch des organisateurs à rhôtcl Windsor.M.C.C.Ballanty-ne, ministre de la marine et des pêcheries, a porté la parole à ce banquet.Montréal est donc la ville qui, jusqu’à maintenant, n souscrit la plus forte somme dans tout le Dominion ; Toronto vient en deuxième place.Montréal est aussi la premiere grande ville n gagner un drapeau.Le drupenu d'honneur que vient de gagner In ville de Montréal sera probablement hissé sur l'hôtel de ville aujourd'hui ou demain.LONDRES CELEBRE MALGRÉ LA PLUIE (Servie ede la Presse Associée.) Londres, 12.— Il a plu à verse, hier soir, mais la célébration de la victoire, commencée le matin, s’est continuée quand même.Autour du palais de Buckingham, il y avait une foule dont il était impossible d’évaluer.Des dizaines de milliers de personnes ont chanté le God save the King.De temps en temps, le roi George et la famille royale sont apparus sur le balcon et ont salué la foule qui a accueilli leur apparition par des acclamations délirantes.Pour la première fois depuis quatre ans.la vjllc a été brillamment éclairée.Peu de travail a eu lieti à Londres, hier.QUEBEC MANIFESTE SA JOIE Québec, 12.—Des milliers de citoyens ont càlébré, hier soir, la cessation des hostilités et lu victoire des Alliés.Ixis canons des différents vapeurs dans le port ont tiré plusieurs coups, pendant que les cloches de toutes les églises sonnaient à toute volée, annonçant partout la bonne nouvelle.Les soldats de retour du front, les membres de la garnison locale, les différents régiments casernés ici, les matelots américains et anglais, les multiples sociétés de la ville et un grand nombre de fanfares ont pris part à une grande parade qui a défilé par les rues toutes pavoisées et remplies d’une foule ivre de joie., - LES LÉGIONNAIRES NOUS ONT QUITTE Les soldais de la Légion Etrangère sont partis ce mutin pour les Trois-Rivières.Demain, ils seront à Québec d’où ils s’embarqueront pour se rendre en Europe.LES LÉGIONNAIRES A QUÉBEC (De notre corresnondantl Québec, 12.—-Les membres de la Légion étrangère arriveront à Québec, demain matin, à neuf heures, par le bateau de la Uie Richelieu et Ontario.Ils seront reçus par une délégation des autorités municipales et des membres du comité de l’Emprunt de la Victoire.A 11 h.30, il y aura réception à l’Hotel de ville, et à 2 heures, ils iront saluer le lieutenant-gouverneur au cours d’une promenade en automobile à Lorette.Dans la soirée il y aura une grande parade à travers les rues de la ville jusqu'à la salle St-Pierre, à St-Sauveur, où des discours seront prononcés par le Dr Béland, député de Bcaucc.M.U.F.Delage et le commandant de la Légion Etrangère.Une fanfare militaire accompagnera les militaires.Dans l’après-midi de jeudi une autre parade sera faite par les autorités militaires.Dans la soirée un banquet sera offert aux légionnaires par la colonie française et les amis de la France.On espère que M.Ponsot.consul français, y sera présent.Il y mira deux santés à ce banquet: la victoire et les artisans de la victoire.Les Légionnaires quitteront Québec jeudi soir ou vendredi matin.-«- UN ACCIDENT A L’ACTIONCATHOLIQUE Québec, 12.— Par suite de l’inondation de scs presses, dùe à une défectuosité de conduite, l’"Action Catholique” a du réduire considérablement son tirage.La direction du journal avait fait des arrangimiepts pour imprimer le journal au “Chronicle”, mais les ouvriers de ce journal faisant partie de l’union internationale, ont menacé de quitter 1 ouvrage si les patrons consentaient à aider leur confrère.Le journal ne sera publié res jours-ci qu’à deux ou quatre pages, sur des presses plates.A LA CHAMBRE • FRANÇAISE LA LECTURE DES CONDITIONS D'ARMISTICE P AA M.CLEMENCEAU ENTHOUSIASME LES DÉPUTÉS.(Service de la Presse Associée).Paris.12.— La chambre des Députés a rarement témoigné une telU unanimité alors qu’elle a acclamt chacune de?conditions de l’armis, tice à mesure que M.Clemenceau en donnait lecture.Aussitôt que le président du conseil avait fini de lire un article, toute la chambre se levait et applaudissait.Le tumulte était tellement grand que ia vbix du Tigre se perdait au milieu des cris.Une fois ou deux seulement les socialistes se permirent de l’interrompre à dessein.A la fin de la lecture, M.Clemenceau s’excusant de ne point prononcer un long discours et s’écria ; “Au nom du peuple do France, et au nom dn gouvernement français, saluons l’Alsace-Lorraine!” Des acclamations prolongées éclatèrent et quand elles furent apaisées, M.Clemenceau ajouta avec émotion : “Rendons honneur à la grande armée qui s’est sacrifiée!” Des larmes vinrent aux yeux de la plupart des députés présents, larmes du souvenir des disparus, larmes de joie pour la grande réaction du moment, l^es députés de l'Alsace-Lorraine qui sont en France depuis 1914.et dont plusieurs ont combattu dans l'armée française provoquèrent des applaudissements enthousiastes lorsqu'ils apparurent dans la galerie.La galerie des diplomates était-remplie de personnages influents dont le comte de Derby, ambassadeur anglais, M.Sharp, ambassadeur des Etats-Unis et les ambassadeurs d’Espagne et de l’Italie, au nombre des principaux, La chambre était complète, seuls les sièges vides étaient ceux décorés du tricolore et d’un crêpe pour désigner que l’absent avait sacrifié sa vie au service de son pays.Au dehors, une batterie de 75 a tiré de nombreuses salves mour cm l^jrer Ja victoire.-^3, 4 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 NOVEMBKU l»l» VOL.IX.— No 266 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI iiwqu'A 20 mots h> soufi, et pou par mot gupplfmenUüre.DEMANDES D’ÊLfcVES jusqu’à 20 mots, ] 5 boua, et ^ sou par mot supplémentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES , usqu’à 20 niota, 15 bous, H sou par mot supplémen-eire.CHAMBRES A LOUER 15 sous jusqu’à 20 mots, H sou par mot supplémentaire.TROUVÉ jusqu’à 20 mots, 15 sous, H sou l ar mot supplémentaire.PERDU :—jusqu’à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER î— .usqu’à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot supplémentaire.A VENDRE :—jusqu'à 20 mots, 16 sous, 1 eou l ar mot supplémentaire.PERSONNEL i—-25 mota ou moins, 25 sous, souiiâr mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES (rubrique P pédale) .-jusqu'à 20 mots, 25 sous; un sou par mut supplémentaire.AVIS LÉGAUX r—10 sous la ligne agate pour f 1ère insertion et b sous pour les insertions subséquentes.REMERCIEMENTS >—Un sou le mot avec un minimum de 50 sous.Toutes les annonces ci-haut mentionnées sont de 6 insertions consécutives pour le prix de 4 payées.SITUATIONS VACANTES 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î2lm,>4mLctr,.flî,H f,lc,lcs- Discrétion aiisoluB* ftnL\,Mr.rrz nv,,r seulcmrnt.M.Le* mieux.OHA l.;iurirr ouest.buanderie famille» demandés.Huml d •>, .18» : séché», 01.15 ( lirai uni rri)«»»é îiirfiî.“i’I'ï' DOMINION i-AUNDilV 2W t.urrlère».st-I.,nii» (i:)()2.SEHRUR1ÊRS E.TELLlEtt," Serrurlcr-urmun.i.285, Dorcliestrr Est, gie Snlnt-Denl», Montréal, Héparatloll» srRmophoiie», serrure», clef», iiriiir» u 1 llmnae de scie, nffllnge de toutr» »oi te», iinrntlpn» de ressorls, griiuiouhoilr».l*roc travail.Satlsfactiuii gnranUe, VOL.IX.— No 266 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 12 NOVEMBRE 1918 LES CONDITIONS D’ARMISTICE jtous les navires allemands.Les neutres seront prévenus que la liberté de navigation est reconnue pour les I navires de guerre et marchands des 1 Alliés dans toutes les eaux territo-1 riales et que toutes les obligations ides neutres à l’égard des marines des 'belligérants ont cessé d’exister.21—Tous les prisonniers de guer-“ re pris par les Allemands sur les na- .j ¦ ., ,!vires de guerre ou marchands des Nous publions de nouveau aujourd’hui, pour ceux qui n’ont Ailiés et dcs puissances associées de- pu se procurer, hier, l’extra du “Devoir”, les conditions de Farmis-1 vront être libérés sans réciprocité, tice accordé à l’Allemagne par les Alliés.Le président Wilson a i 22.—Reddition aux Alliés et aux luit connaître ces conditions dans un message au Congrès américain., TEXTE DES CONDITIONS 1.—CLAUSES MILITAIRES RELATIVES AU FRONT OCCIDENTAL 1— Cessation des qpcrations sur (erre et dans les airs, 6 heures après la signature de l’armistice.2— L’évacuation immédiate des pays envahis : Belgique, France, Alsace-Lorraine, Luxembourg, de façon à ce qu’elle soit complétée dans le délai de 14 jours après la signature de la suspension d’armes.Les (roupes allemandes qui n’auront pas quitté les territoires sus-mentionnés, dans la période fixée, deviendront prisonnières de guerre.L’occupation de ces régions par les troupes alliées et américaines se fera conjointement à leur évacuation.Tous les mouvements d’évacuation et d’occupation seront réglés conformément à une note annexée aux conditions.3— Le rapatriement de tous les habitants des pays mentionnés plus haut! y compris les otages et les personnes en procès ou condamnées.' 4— Reddition en bon ordre, par les années allemandes, de tout le matériel suivant: 5,000 canons (2,500 canons lourds, 2,500 pièces de campagne), 30,000 mitrailleuses, 3,000 lance-flammes, 2,000 avions (de combat, de bombardement- avions D, 73, et machines de bombardement de nuit).Ce matériel devra être livré — in situ, — aux troupes alliées et américaines conformément aux conditions détaillées et tracées dans l’appendice.5— L’évacuation par les armées allemandes de la rive gauche du Rhin.Ces pays sur la rive gauche du Rhin seront administrés par les autorités locales, sous la surveillance des armées d'occupation américaines et alliées.L’occupation de ces territoires sera déterminée par les garnisons alliées et américaines occupant les principaux points de passage du Rhin, Mayence, Coblentz et Cologne, et les têtes de pont à ces points, dans un rayon de 30 kilomètres, sur la rive droite, et par les garnisons qui , occuperont pareillement les points stratégiques de ces régions.Une zone neutre sera réservée sur la rive droite du Rhin, entre le fleuve et une ligne parallèle au fleuve, sur une longueur de 40 kilomètres, à Test, de la frontière de Hollande à la parallèle de Gernshcim et aussi loin que c’est praticable sur une distance de 30 kilomètres, de l’est du fleuve à sa parallèle, à la frontière suisse.L’évacuation par l’ennemi, du pays du Rhin, sera ordonnée pour être achevée dans un autre délai de 11 jours, en tout 1!) jours, après la signature de l’armistice.Tout mouvement d’évacuation et d’occupation sera réglé d’après la note annexée.6— Dans tout le territoire évacué par l’ennemi, les habitants ne sont pas évacués; aucun dommage ou aucun tort ne seront causés aux habitants ou à leur propriété.Aucune destruction ne sera accomplie.Les établissements militaires de toute sorte seront livrés intacts, ainsi que les dépôts militaires, de vivres, de munitions et de fourniment non enlevés dans la période fixée pour Té-vacuation.Les dépôts de vivres de la ., population civile, bestiaux, etc., se- j ché, dans une période ultime d’un ront laissés dans l’état où ils sont, mois et selon les conditions détail-Les établissements industriels ne se- j *écs annexées dans Fappendiee, de ront pas détériorés en aucune façon j t04s *es internés ou déportés et leur personnel ne sera pas dépor- ^ui peuvent être citoyens de pays té.Les chemins et les voies de com-1 a.‘les.auîres ùue ceux mentionnés 8—Le commandement allemand sera responsable de l’enlèvement des mines et des bombes mises sur les territoires évacués et devra aider à leur découverte et à leur destruction.Le commandement devra aussi abro-, ger toutes les mesures destructives qu’il a prises, telles que l’empoisonnement des sources, des puits, etc., sous peine de représailles.• 8—Le droit de perquisition sera exercé par les Alliés et les Etats-Unis sur les territoires occupés.Le maintien des troupes d’occupation dans la région du Rhin, excepté TAI-sace-Lorraine, sera à la charge de l’Allemagne.10— Le rapatriement immédiat de tous les prisonniers de guerre des Alliés et des Etats-Unis sans échange, selon les conditions détaillées qui seront données.Les Alliés et les Etats-Unis devront être en état de disposer à leur guise de ces prisonniers.11— Les malades et les blessés qui ne pourront être transportés des territoires évacués seront traités par le personnel médical allemand qui sera laissé sur place avec tous les accessoires de pharmacie et les médicaments nécessaires.IL—DISPOSITIONS CONCERNANT LES FRONTIERES DE L’EST DE L’ALLEMAGNE 12— Toutes les troupes allemandes qui se trouvent actuellement dans un territoire qui appartenait avant la guerre à la Russie, à la Roumanie ou à la_ Turquie, devront se retirer à l’intérieur des frontières de l’Allemagne telles qu’elles existaient le 1er août 1914.13— L’évacuation des troupes allemandes devra commencer dès maintenant, et les instructeurs allemands, les prisonniers, les agents civils et militaires, qui se trouvent aujourd’hui en territoire russe (d’après les frontières de 1914) devront être rappelés.14— Les troupes allemandes cesseront immédiatement toutes les réquisitions et leurs autres entreprises dans le but d’obtenir des appro-visionnements destinés à l’Allema- Etats-Unis d’Amérique de cent soixante sous-marins allemands, (y compris les croiseurs sous-marins et les poseurs de mines sous-marins) avec leur armement et leur équipe-Iment complet, à des ports qui seront désignés par les Alliés et les Etats-Unis.Tous les autres sous-ma-rins devront être complètement désarmés, les équipages licenciés et placés sous la surveillance des Alliés et des Etats-Unis.23— Les.navires de surface suivants, qui seront désignés par les Alliés et les Etats-Unis seront immédiatement désarmés et ensuite internés dans des ports neutres ou à défaut, dans des ports alliés désignés par les Alliés et les Etats-Unis et placés sous la surveillance des Alliés et des Etats-Unis, ne conservant qu’un homme de garde à bord, savoir: six croiseurs de bataille; des cuirassés d'escadre, huit croiseurs légers, y.compris deux poseurs de mines; cinquante contre-torpilleurs du modèle le plus récent.Tous les autres navires de guerre de surface (y compris les bateaux pour navigation fluviale) devront être concentrés aux bases navales allemandes désignées par les Alliés et les.Etats-Unis, leur équipage licencié, désarmés complètement et placés sous la surveillance des Alliés et des Etats-Unis.Tous les navires de la flotte auxiliaire : les chalutiers, les bateaux à moteur, etc., seront désarmés.24— Les Alliés et les Etats-Unis auront le droit de nettoyer tous les champs de mines et autres entra ves placées dans les eaux territoria-Fs allemandes par l’Allemagne et elle devra en indiquer les positions.25— Liberté d’accès des flottes militaires et marchandes des Alliés et des puissances alliées à la Baltique.Pour cela, les Alliés et les Etats-Unis seront autorisés à occuper tous les forts, les batteries, les fortifications et les ouvrages de défense, de toute sorte des Allemands, du Cattégat à la Baltique, et draguer toutes les mines et à enlever tous les obstacles, dans les eaux territoriales allemandes et en dehors, sans qu’une question je neutralité soit soulevée, et tous les emplacements de ces mines et de ces obstacles doivent être indiqués.26— Les conditions de blocus existantes établies par les Alliés et les de 30 jours, et pourra être prolongée à volonté.Dans cette période, j sur avis préalable de 48 heures, une | des parties contractantes peut dé- I noncer l’armistice, faute du manque j d’exécution d’une des clauses men- I tionnées plus haut.VII—TEMPS FIXE POUR LA | REPONSE 35—L’Allemagne devra accepter \ cet armistice ou le refuser dans le j délai de 72 heures.OCCUPATION EVENTUELLE D’HELIGOLAND Londres, 12.— Une déclaration supplémentaire aux conditions de l’armistice a été signée à l’effet que si l’Allemagne ne peut remettre les six croiseurs allemands, les dix navires de guerre, les huit croiseurs légers et les cinquante contre-torpilleurs, à la suite des mutineries, les Alliés se réservent le droit d’occuper Heligoland, comme base navale avancée afin de leur permettre de forcer l’imposition des conditions.LE Pour aider à faire des Américains forts, alertes et plein de bon sang rouge.MAINTENANT est employé par des milliers de gens chaque année.Il accroîtra en deux semaines de temps en bien des cas la force des individus faibles, nerveux, épuisés.Consultez votre docteur ou votre pharmacien là-dessus.gne, en Roumanie et en Russic [Prances qu, leur sont associées (frontières de 1914).| resteront inchangées et tous les na- 15— L'abandon des traités de BiJVI.res de commerc *• -• La t’ei*melé des prix à* prévalut*, sur le mai-ché des pommes de terre, la semaine denuère, bien que deux-ci n’aient pas sensiblement varié.Les arrivages ont été suffisants et nos approvisionnements sont assez amples pour .contenter les besoins de la clientèle.Les Montagnes Vertes ont été traitées à raison de £2 et les pommes de terre blanches, Québec, à $1.75.Les autres variétés se vendaient, à SI .60 le sac de 90 livres, chez l’acheteur (ex-storc), pendant que.des lots enwagonnés de Montagnes Ventes cotaient $1.75 et que les Québec, blanches faisaient $LaO le sac de 90 livres, sur raril ( t'x-trach-Q' Le compartiment des navets de Québec a également été A MATINÉE À LA BOURSE DESTHEATRES , ; LE J UONSEIL > CENTRAL D’HY-CiiÉNE L'INTERDICTION EN DEPIT DES NOMBREUSES ET INEVITABLES FAIBLESSES DE NOS COURS, - .CEUX-CI FONT PREUVE D'UNE ENDURANCE REMARQUABLE.SUR LES)LjBUX D’AMUSEMENT.- lf$Tpifti-A-LA, PERIODE NOR-MAL%’^jf$pV$LLÈ LISTE DE VlBUX^WS*&$i& MALADES SEULEMENT AUX HOPITAUX.«signalion aux Etats-Unis, continue ( passablement*actif,les^iots dlsassor iv»rfn/« (ICS ' * ¦* * *** ‘d’être pressante, sur le marché ues tis étont particulièrement recher-ammaux vivanis, e; qu’un nombre chés au nriv SI I» Lé ai 70 •respectable de ;wagons prennent fivre.s Æ f’acheteur UxJore) (souvent Je chemin de la frontière.! Les oignons cotaient $1.75 le sic dç 70 livres, chez l’acheteur {ex-store).La fin de la guerre n’a pas eu, à la Bourse, l’effet de panique que certains avaient pu craihdre : le marché se tient remarquablement .7 Lé' conseil.,centrai' d'hygiène, après s’étre assuré que, depuis jeudi dernier, l’épidémie d’influenza est toujours allée en décroissant graduellement, et qu’elle semble ti- bien, dans les circonstances, en dé- rer.a sa fin, lève 1 interdiction sur Toronto nous achète également des bêtes a cornes et des porcs.Dans l’ensemble, les offres dépassent la demande, ce qui fait fléchir les prix dans une uioporlion variant de 25 là 50 sous les 100 livres.Durant ie mois de novembre,- les f rrivages de viandes su/pied dans es deux püncipales cours ;i bes-Hinux de Montréal sc chiffrent par 119,778 bête, à cornes, 22,615 mou (tons et agneaux, 5,326 veaux, 15,-•i508 pores et 2,278 chevaux, par '¦comparaison avec 24,296 bêtes à jcornes, 29,154 moutons et agneaux, *7,304 veaux, 17,112 porcs et 4,801 chevaux durant le même mois de l’année dernière.Les arrivages’ de (bétail vivant aux abattoirs Union, à .Toronto, pour octobre, s’établissent à 47,030 bêtes à cornes.30,797 moutons et agneaux.3,525 veaux, 36.797 tjRorcs et 4,272 chevaux, en eoirtpa-jraison de 49,336 bêtes à cornes, 39.-(468 moutons et agneaux.3,562 • veaux.44,314 porcs et 2.029 che-ivaux en octobre 1917.L’ensemble (des arrivages à Toronto, du 1er janvier au t octobre 1918, se fixe à •279,077 bêtes à cornes, 108.017 moutons et agneaux, 56,375 veaux, 366,-¦017,porcs et 34,227 chevaux.La totalité des arrivages à.Montréal, pour la période qui va du 1er mai an 31 octobre 1918, se chiffre par 96,392 bêtes à cornes, 84,341 moutons et agneaux, 106,039 veaux, 116,824 porcs et.33.151 chevaux.La journée d’hier ayant été fêle légale, les affaires n’ont pas été très actives dans la métropole canadien-ne.Nous cotons : FARINE-TYPE— anco à bora (f.o.b.) Montréal .$11.40 Livrable au moulin ., .$11.50 En fols fractionnés et aux épiciers .•.$11.60 Farine d’avoine.$11.70 Farine d’orge.$10.00 Farine de maïs blanche.$10.20 Farine d’orge.$10.00 Farine de maïs mélangé .$ 9.20 Farine de seigle, les cent livres.$11.50 à $12.00 Farine Graham.$11.30 à $11.50 OEUFS— Xes arrivages d’oeufs ressortent à 297 caisses, comparativement à 430 pour le même jour de la semaine, dernière et à 1.360 pour l i période correspondante de Pan passé.Oeufs strictement frais, de premier choix .65 à 7!ls Oeufs de choix.50 à 54s Oeufs entreposés, de choix 53s Oeufs No 1.49s BEURRE— Les arrivages de beurre se présentent a 4,070 colis, contre 3,994 pour le même jour de la semaine dernière et 1,395 pour la jdurnêè correspondante de l'année dernière.De beurrerie, pasteurisé.49 à 50 s De beurrerie, de premier choix .;.48 'â'48s’4 IDe laiterie, de premier choix.44 à 45s 1 De laiterie, de bon - choix.40 à 42s Voici maintenant les prix payés* I pour le beurre, par la com mission 1 impériale d’aehal : 1 De beurrerie No 1, la livre .46s’,i De beurrerie No 2, la livre .4fis De beurrerie «No 3, la livre .45s FROMAGE— Les arrivages de fromage s’établissent à 5,160 boites, car comparaison avec 4,682 boites pour la journée correspondante de la semaine passée et avec 4.893 pour le -lème jour d’il y a un an.La commission impériale d’achat • du fromage paye les prix suivants: j Fromage No 1.25s ; Fromage No 2.24*14 I Fromage No 3.24s (¦SUCRE— New-York, 12.— Sucre brut, fer ( me; sucre traité par moulin centri-îfuge, $7.28.Sucre granulé fin, $9.MIE!___ Par l’intermédiaire des marchand! à commission (jobbers), les prix si présentent comme suit : VIANDES FUMEES— Le ton du marché est ferme, à cause des arrivages peu considérables et de ta forte demand de ces produits.Les 8 à 10 livres.cotent de 37 sops la livre; ceux de 12 à 15 livres’ font de 35 sous, et ceux plus lourds s’établissent à 34 sous, cependant que le lard fumé à dejeu ner (breakfast bacon) se vend 41 e: 42 sous; le lard fumé Windsor, de choix, varie de 45 à 46 sous; et le lard fumé Windsor désossé se traite à 48 et à 50 sous la livre.BETAIL VIVANT— Les arrivages aux abattoirs de l’Est (Pacifique Canadien), pour la huitaine écoulée samedi, ressortent à 1,450 bêtes à cornes, 4,32.5 montons et agneaux, 725 porcs et 300 veaux.Les offres du marché se présentent à 3,000 têtes de bêtes :V cornes, 6,000 moutons et agneaux, 1,500 porcs et .1,200 veaux.Les prix s’établissent de la manière ci après:, bouvillons de boucherie, de choix, de $11.75 à'$12 les 100 11 vres; bons, de $11.25 à $11.50; légers, de $9 à $9.30 ; taureaux de boucherie, lourds, de choix, de $8,-75 à $9; de choix, légers, de $8.25 à $8.50; vaches de boucherie, de choix, de $9 à $9.25; bonnes, de $8.-50 à $8.85; agneaux de l’Ontario, de $13.50 à $14; agneaux du Québec, de $12.50 à.813; moutons, de l’Ontario.de $10 à $10.50 ; moutons du Québec, de $9 à $9.50 ; porcs de choix, de $18 à $18.25; de poids léger.de $16 à $16.25; de poids lourd, de 315 à $15.25; truies, de $15.à $15.25; veaux nourris au lait, de choix, de $14 à $15: bons, de $12 à $13;: nourris à.l’herbe,' de, choix, de $9 à $10 les 100 livres.NOTA.— Les prix cotés ci-des-sus, pour ce qui est surtout de la farine et des produits laitiers, sont ceux du producteur ; les autres sont généralement ceux du côni-mercç de gros à Montréal, à moins que quelque chose n'indique le contraire.pit des faiblesses nombreuses mais inévitables que l’épqqqe,de, transition que nous traversons devait .en-gendVcr, les cours sont résistants.La liquidation à laquelle ou assiste, et qui se.poursuit depuis des mois, on,, ne saurait dire quand il s’arrêtera; mais c’est le fléchissement lent et graduel qui' s’opère, jambons d.non pas la dégrjiigqlade de l’effondrement.C’est que la clientèle, impressionnée-(ît- quelque peu appeu-rée par les événements ¦ extraordinaires qui se succèdent présente-ment, se rend compte qu’au seuil de la paix, nous avons d’exellentes raisons de croire.que nos industries et notre commerce contribueront, par leurs moyens propres, à la restauration des contrées dévastées, et que cela suppose de l’activité; et des bénéfices en perspeetiive,, > 'C’est pour, c,y que le marché ré .siste.La lourdeur pré domine sur notre place, mais les-affaires sont modérément actives.Les Brazilian laissent loin derrière elles leurs, congénères, .pour ce qni touche le 'nombre des" transaefioris particiilière-nient.Elles cqnstiUiejU la vedette de la matinée, déclinant de 60 à 57 1-2, poui* remonter à 58 et revenir à 5/ 7-8, vers midi.Les autres valeurs sont traitées en'petit nom bre.Cinq actions Maple Leaf se négocient àT36“les Iron sc présentent iV 62; les' actions -hors’ - cote North American Pulp se vendent à 3; les Steel of Canada trouvent preneur à 62; 10 parts de Spanish Ri ver s’établissent à 16 1-4 ; les actions hors cote Laurentide Power s’élèvent à*60 1 U-: les Monlne.aJ Power cotent 84 1-2; les Canadian Cement passent de 63 5-8 à 63 1-2; les Wabas.so .Cotton changent -'de mains à 56!: les Shawinigan s’é'-.changent à 1.18 ; les*'St.Lawrence Flour se négocient, par lois désassortis, à raison de 9(1; les Medonaid font 19:-ies1 Can.Steamship s’absorbent à 47- et des lois fractionnés de Piiordon Paner se fixent à 118.Des lots fragmentés de Can.Cement priv.ressortent à 93 1-4 ; les Canadian Steamship priv se vendent iï 77; .et.5 Penmans priv, se traitent à 81 et demi.- Blanc, en rayon .Blanc, extrait, en bidons 27 à 28s «le 5 à 10 livres Blanc, extrait, en bidons 26 à 27r de 30 livres .25 à 26; Blanc, extrait, en de 00 livres .bidons 26s Blanc, extrait, en barillets 25s Vi Miel de sarrasin.en b a- rülcts et en bidons .24 à 25k VOLAILLES Dindes, la livre .36 a 38î Boulets, la livre .28 a 32} Canards, lu livre .• « • • 28 a 3IK Poules, la livre .27 à 30î .— SOUSCRIRE A L’EMPRUNT DE LA VICTOIRE ! ! ! rV«4t ie montrer palrlnt* (tut on foiNttnt un bon plurtmrnt.Noun ftommtft n ?otre entière di«* itoflliion.BRYANT, DUNN & Co, Hu* Nm **.*».r TBLKPRONK MAIN 4R69.t ÇA ET LA Les profits nets de la “Dominion Park Company”, pour l’année arrêtée le 31 octobre dernier, ressortent s'U 836,404.comparativement à 835,-857 pour t’â'nnée antérieure.Les 280,709 de revenu brut font, ressortir une plus-value de 868,737, mais la plus grande partie de gain acquis a été annulé par l’augmentation des frais généraux, augmentation due en partie à l’exploitation en régie de pavillons jusqu’ici donnés à bail.Après avoir distribué $24,000 sous- forme d’un dividende de 6r/r du capital-actions et avoir constitué une provision en.vue de l’acquittement des impôts, l’excédent' s’établit à $186,394 contre $17,5,142 en 1917.1,a note optimiste domine dans les remarques exprimées par le président de la compagnie.en communiquant le rapport financier de l’entreprise aux actionnaires.Les recettes brutes d’exploitation du Pacifique Canadien, pour la première huitaine de novembre, se présentent à $3,437,000 en supériorité de $233,000.ou 7.3c/r', par rapport à la période correspondante de l’année dernière.r * * Les compensations des banques américaines, pour octobre, se totalisent à $31,808,528,229, atteignant- à un nouveau point culminant, en augmentation de 17% par rapport à septembre et de 12% par rapport au point culminant antérieur (juillet 1918) cl 17'- par comparaison avec octobre 1917.Selon le Bradstreet’s Journal, les compensations d’octobre, :ï New-York, suivent immédiatement le point culminant dans l’échelle des chiffres absolus.Les compensations des 10 mois expirés de l’année en cours s’établissent à 3269,• 695,899,252.soit un gain de 7.3% sut 1917.» * * , On se demande, dans les milieux financiers, comment obvier aux inconvénients qui découleront des fluctuations de prix qui vont vrai semblablement s’opérer, croit-on, i l’occasion et par suite de passage di l’état de guerre à l’état de paix.On alttire l’attention des banquiers ci ries hommes do finances sur le fait que beaucoup de marchandise?avaient été, pour une raison ou pout une autre, entreposées et servaient de gages à des prêts consentis par les établissements de crédits.La surproduction, en vue de la prolongation dés hostilités, de certains objet?avait permis de faire des provisions et il est ;ï voir que les dépréciation: provenant de la cessation do la guer re no soient pas trop lourdes et pour les prêteurs et pour les producteur^.CHOSES MUNIÇIPALfSS L’HEURE ÉTAIT AUX DISCOURS NOS RC HE VINS ONT EMPLOYE LEUR SEANCE D’HIER APRES-, MIDI A PERORER SUR LES ’ BIENFAITS DU RETOUR DR LA \ PAIX.— M, JACOBS EST ELU j MAIRE-SUPPLEANT; les.théâtres et autres lieux d’amusements.” Ce conmumiqué est celui que le Dr' Elzcar Pelletier, secrétaire du conseil d’hygiène provvincial, vient de faire, teuir aux journaux, avec l’autorisation du Dr Simard, président dé ç.e conseil.En vertu de cette mesure, les théâtres sont donc libres de rouvrir, soit pour les matinées' ou Te* soirées d aujourd’hui.VINGT-TROIS.CAS ET DIX DECES Chaque jour, les dimanches exceptés, indique une diminution graduedle et -sensible de l’épidémie d’influenza-, Les chiffres d’hier, surtout si l’on considère qu’hier était un lundi, et qu’on n’a rapporte que deux cas et deux décès dimanche, sont des plus satisfaisants.Ils s’élèvent à 23, pour les nouveaux cas, et a 11, pour les décès.Aucun de cès décès n’est du à la pneumonie.Le" docteur Boucher, il va sans dire, est très satisfait.Ça va très bien.- dij-ji, et.on approche *le la période normale, si l’on continue -toujours à observer les mêmes précautions que celles qu’on a suivies depuis le commencement de l'épidémie.MEDECIN NEGLIGENT , , ' , .i pour que la race juive voit enfin Le uirecteiir du service de l’hy-i son propre drapeau flotter syr son .g:ene.a encore reyu, dans la seule j propre pays t ” Le maire a aussi salué l’ère nou- Comme nous l’avons annoncé dans notre dernière elironiqué,' le conseil, à sa s&nce d’hier après-midi, n’a fait aucune étude desr rapports de la commission admi-' nistrative : tout a été remis'à lundi prochain.Nos èchevins n'ont pas ajourné cependant de but en blanc : il y avait trop de joie dans les coeurs pour qu’elle ne s’extériorisât pas en paroles ; aussi a-t-on fait maints discours.C’est le choix du nouveau maire-suppléant qui devait tout déclencher., M.O’Connell, appuyé par M.Rubenstein, ayant suggéré le nom de M.Jacobs, représentant du quartier Saint-Louis, au milieu des applaudissements approbateurs du conseil, le nouveau titulaire remercia ses collègues de .L'honneur à 'lui conféré, puis, s’oubliant tout à coup pour ne songer qu’à la joie profonde de tous : “ C’est un jour heureux pour chacun de nous, fit-il, que celui qui couronne la victoire îles armées alliées.'L’autocratie allemande, a voulu vaincre par la force, et c’est la démocratie qui a triomphé.” M.Jacobs a exprimé l’espoir que cette Victoire du peuple aura des répercussions sur la race juive, “ errante depuis si longtemps par le monde.” “ A cette heure glorieuse, a-t-il dit; où les petites nationalités peuvent espérer reprendre leur placé sous le soleil, la place qui leur ap.: partient de plein droit, qu’il mé soit permis de faire des voeux NOUS RECEVONS LES SOUSCRIPTIONS V DE LA % ET A CELUI DE i LA VILLE DE MONTREAL L.G.BEAUBIEN & CIE Banquiers 50 NOTRE-DAME OUEST Montréal.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Bru-nea.u et jjupuis, courtier^, 95,97.r*e.' Saint-FrançoisXeviès.Montréal.Ârlions ordinaire» Brazilian.73(1 à 80 .200 il Jt» 1-2: 10 à- «>.tâ à 59 1-2.10 à 00, MS à .59 1-2.2a-i.59 1-4.125 à 59 1-2, 00 à 59, 5 à 59 1-t 200 à 59, 1 à 59.1 à 59, 15 à 58 3-1, 150 ; 5R 1-2.75 à ,58 3-1.10 il 59.220 à 58 3-1, (ill 'is 58 1-2.25 à' fi» ,1-4, 25 à '«S 1-2.50 V 58 1-1, 109 à 5S-1-X
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