Le devoir, 25 octobre 1918, vendredi 25 octobre 1918
VOLUME IX.— No 252 MONTREAL, VENDREDI 25 OCTOBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.OO UNION POSTALE.g (X) Édition hebdomadaire CANADA.$2 CM) ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE .‘ï 00 LE DEVOIR Rédaction et administration^ A3, RUE SAINT-VINCENT à' MONTRÉAL f TÉLÉPHONÉS: ADMINISTRATION: Main 746» RÉDACTION: - Main 746Q Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS I HOMMAGE AU DÉLÉGUÉ DU PAPE Aucune manifestation extérieure n’a signalé l'arrivée üu nouveau délégué apostolique.Les mesures prises pour enrayer l’épidémie meurtrière qui ravage le pays expliquent tout naturellement cette absence de pompes officielles.Dès que les circonstances plus 'favorables le permettront, les catholiques du Lanada s’empresseront, nous n’en doutons pas, de témoigner publiquement, avec éclat, de leur attachement inviolable au Saint-Siège, de leur vénération particulière pour le grand pape paci-ticateur qui gouverne l’Eglise et éclaire le monde en ces jours troublés, de leur profond respect pour le vénérable prélat qui nous arrive chargé des directions lumineuses et salutaires du chef de l’Eglise militante.Pour 1 instant, me sera-t-il permis d’exprimer la pensée que cette entrée modeste, silencieuse, quasi subreptice, comporte une signification presque mystique et suggère des enseignements précieux et des espoirs déjà remplis de consolation?* * * Dans les affaires du monde, qu’il s'agisse des grandes tractations internationales, de l'organisation d’une campagne militaire ou politique, de•] amorçage d’une grosse entreprise financière ou de.la simple création d'une pièce de théâtre, le succès dépend ordinairement de la mise en scène initiale, de l’effet de début produit par le personnage qui mène I action.Pour les oeuvres de Dieu, il en va autrement.Le €hrist a commencé sa mission terrestre dans une étable, il l'a consommée sur un gibet infâme, apres s’être fait couronner d’épines, couvrir de crachats et abreuver d’ignominies.Entre ces deux termes tie son court passage parmi les hommes, il a vécu dans l’humilité, il a rejeté, pour l’accomplissement de sa mission évangélique, tous les moyens ordinaires de succès, il a rompu avec toutes les données de la politique humaine, il a méconnu tous les axiomes de la sagesse mondaine.11 a choisi comme héritiers de sa mission, dépositaires de sa doctrine et fondateurs de son Eglise, douze ignorants, sortis des couches les pins infimes du peuple, tout remplis, avant sa mort et la descente du Saint-Esprit, des préjugés de leur race et de leur temps, des mesquines préoccupations de la vanité, des pusillanimités de leur basse condition, ht c’est avec tout cela, et si peu que cela, qu’il a racheté les âmes, fondé l’Eglise et donné aux sociétés humaines, jusqu’à la consommation des siècles, la seule doctrine et la seule morale, les seules formules el les seules pratiques qui leur permettent de durer, de panser leurs plaies, tic corriger leurs erreurs, de réparer leurs crimes, d’accomplir leur mission et d’atteindre la fin pour laquelle ces sociétés existent.Dans ses procédés individuels, dans sa manière d’aborder les hommes afin de propager sa doctrine, le Sauveur n’a pas été moins excentrique et paradoxal — aux yeux de ta sagesse humaine — que dans le choix de sa vie, de ses collaborateurs et de ses moyens d’action.Pour toute propagande, il est de règle fondamentale et de pratique courante de s’assurer tout d’abord le concours des têtes dirigeantes, des hommes les plus populaires, les plus influents, dans chaque catégorie, classe ou caste.Ceci est aussi vrai, plus vrai même, des démagogues et des propagandistes populaires que des aristocrates sociaux, intellectuels ou politiques.Notre Seigneur, lui, sans refuser ses lumières et sa grâce à ceux des chefs sociaux qui les sollicitaient en toute humilité — il n’y en eut guère! — se porta spontanément et constamment au devant des pauvres, des ignorants, des infirmes, des malades, de tous les plus humainement impropres à lui fournir les éléments ordinaires du succès : puissance, prestige, influence sociale, richesse, science, simple talent.A la Synagogue il a laissé les princes des prêtres, les scribes et les pharisiens, les riches, les forts, les savants.A l’heure décisive, il a permis à la puissante coalition de ses ennemis de se réconcilier, en haine de sa doctrine et de sa personne, avec le représentant de César et de l’immoler, lui, le Juste par excellence, à la fois comme contempteur de la puissance impériale et destructeur de la tradition judaïque.Résolu au suprême sacrifice et à l’abandon total, il ne s’est pas seulement abstenu de demander à son Père les légions d’anges qui auraient pu anéantir ses ennemis: il n’a pas même cherché à rassembler autour de lui, pour le défendre, les malades qu’il avait guéris, les morts qu’il avait ressuscités, les multitudes qu'il avait nourries du pain de sa parole et parfois du pain matériel, objet de deux de ses miracles les plus éclatants.Au seul de ses disciples qui tenta un effort physique pour le défendre, il dit : Remets l'cpéc au fourreau.Celui qui se sert de l’épée périra par l’épée.II voulut même que celui-là fût le premier à le relier, puis, par la pénitence et l’humilité, il en fit le premier des Papes.* » * Depuis la venue du Christ, la base de la force morale est changée.L’Eglise s'est établie dans le monde par la folie de la Croix et la faiblesse matérielle et intellectuelle de ses apôtres: les plus durables de »es fondations sont précisément celles qui ont eu les débuts les plus humbles et les plus précaires, en apparence; ses initiatives les plus fécondes ont réussi à l’encontre des lois ordinaires du succès.Par contre, les épreuves les plus dangereuses qifcilc a traversées, les pertes les plus désastreuses qu’elle a subies, ont été la conséqunce directe ou indirecte de l’affaiblissement de l’esprit de pauvreté et d’humilité, aux époques où les dignitaires ecclésiastiques, dominés par la richesse ou la puissance séculière, demandaient à la politique, à la force armée, au prestige de la naissance ou de la culture intellectuelle, la force et Pin-fluence que le Christ n'a attachées qu’à la toute-puissante ignominie de h Croix.Les peuples se sont rapprochés de l’Eglise dans la mesure où les chefs de l’Eglise les ont menés à Dieu, par les voies de Dieu, en reproduisant dans leur personne et leurs agissements la vie et les procédés du Christ.Ms s’en sont éloignés dans la mesure où les hommes qui incarnaient l'Eglise à leurs yeux se rapprochaient des “grandeurs ds chair”, dont Pascal a parlé, et semblaient moins soucieux de reproduire la vie du Christ que de conquérir la faveur de César, de désarmer le sanhédrin par d’habiles concessions ou de s'associer aux négoces des marchands du temple.L'un des plus puissants motifs de foi et d’espérance, à l’heure présente, pour les catholiques et le monde entier, c’est de constater qu’après les défections de la Réforme et le délire de la Révolution, qui se poursuit et se généralise, l’Eglise est sortie de l’épreuve purifiée dans son clergé, raffermie dans sa doctrine, fortifiée dans son unité.Jamais peut-être le Chef visible de l’Eglise, le Souverain Pontife, le Pape de iRome et du monde, n'a été entoure d’un épiscopat plus uni dans sa doctrine, d’un clergé plus pur dans scs moeurs, plus attaché de coeur et d’esprit à la chaire de Pierre.Si la société humaine mérite de retrouver son équilibre cl son bon sens, à l'issue de l’effroyable crise de folie furieuse qui l’égare en ce moment, c’est l'Eglise catholique, seule puissance d’unité, d’ordre et de conservation sociale, qui lui vaudra sa guérison.L’Eglise ne sauvera pas seulement les nations catholiques mais la société tout entière.Plus que jamais les catholiques doivent se rapprocher, de toutes manières, par toutes les voies, de leur chef suprême, le Pape, et de leurs chefs immédiats, les évêques — cette “hiérarchie”, qui fait, à bon droit, rager les ennemis de l’Eglise et du Christ.Les peuples «t les groupes catholiques qui rendront les services les plus tangibles à l’humanité, durant la période d’après-guerre, seront ceux qui sc tiendront le plus étroitement unis de coeur et d’esprit, d’action et d’intention, au Saint-Siège; et ils sc vengeront de leurs ennemis, intérieurs ou extérieurs, de la seule manière permise aux vrais chrétiens: ils les feront participer à la renaissance de la vie religieuse, sociale, politique et même économique, dont le Christ et son Eglise sont encore et toujours les meilleurs inspirateurs, les plus sûrs gardiens.# * # Les catholiques du Canada doivent se réjouir hautement, pour eux-mêmes, pour leur patrie, pour le monde dont ils font partie, d’avoir à tour portée, j’ose dire à leur service, un représentant immédiat et per- manent du Saint-Siège, un envoyé du Serviteur des serviteurs de Dieu.Afonseigneur Pietro di Maria nous arrive dans un temps d’épreuves et de désolation, à l’heure où s’abattent sur la nation canadienne les trois fléaux que l’Eglise, depuis des siècles, associe dans ses prières, en suppliant Dieu de les détourner de son peuple: A peste, fame et bello, libéra nos, Domine! C’est aux accents de oette prière douloureuse que k représentant du Vicaire de Jésus-Christ a fait son entrée parmi nous.A ces plaies qui frappent le monde entier d’autres s’ajoutent que nous ont méritées nos fautes particulières: rivalités de races, dissensions plus déplorables encore entre les fils de la même foi, ferments de haine sociale, égoïsme individuel ou collectif, matérialisme intense, culte du veau d’or, oblitération de la conscience publique.A tous ces maux, le représentant du Saint-Siège n’est pas appelé à donner des remèdes immédiats.Son autorité et ses fonctions ne déplacent pas l’autorité et les fonctions des évêques et des prêtres qui dirigent nos consciences et gouvernent notre société morale.Au contraire, et mieux encore, son autorité fortifie celle de nos chefs hiérarchiques, sa présence coordonne leurs efforts et unifie leur action en la rattachant plus étroitement à l’autorité du Père commjun des fidèles.Et c’est ainsi que cette seule présence et cette seule autorité contribueront à guérir nos maux, à relever nos courages, à éclairer nos consciences, à fortifier nos espérances.Nous n’accueillons pas le délégué apostolique comme un triompha teur, comme l’ambassadeur d’une puissance terrestre, comme un grand et un fort, de la force matérielle.Nous faisons mieux, nous attendons davantage de lui: nous l’accueillons comme un guide, un médecin, un ami, un conseiller, un directeur.Il est entré chez nous, à l’heure des épreuves décisives, comme le Christ chez Jaïre, chez Zachée, chez Simon : pour donner la vie, pour convertir, pour éclairer.Montrons-lui toutes nos plaies, ouvrons-lui nos âmes el nos intelligences, disons-lui nos doutes, nos souffrances et nos espoirs, demandons-lui lumière, conseil et direction.Démontrons-lui, par nos paroles et par nos actes, que nous aimons le Pape et que nous voulons l’aimer plus que jamais, que nous obéissons au Pape et que nous voulons lui obéir toujours, que nous avons confiance dans la justice et la charité du Pape autant que nous croyons de toute notre foi à son infaillibilité doctrinale.Avec ce filial respect et cette simplicité de coeur que toute la tradition apostolique autorise et sollicite, disons-lui davantage.Même s’il arrivait, ce qu’à Dieu ne plaise, que l’entendement humain des autorités de l’Eglise pùt être trompé à notre égard et que leurs directions, en des matières qui ne sont pas de foi, nous parussent erronées ou injustes, notre obéissance au Pape et aux évêques, dans les limites prescrites par l'Eglise elle-même, ne fléchirait pas, noire foi dans le magistère infaillible du Pape ne serait pas ébranlée, notre amour pour sa personne ne serait pas amoindri.Trois siècles de lutte pour la foi.en Amérique, de résistance à la persécution tantôt violente, tantôt insidieuse, mais constante, après dix siècles de formation catholique en Europe, nous on! pour ainsi dire rivés à l’Eglise et au Saint-Siège.Nous osons croire et espérer que, les épreuves fussent-elles plus douloureuses encore et les tentations plus nombreuses et plus intimes.Dieu nous gardera fidèles enfants de l’Eglise, sujets dévoués du Christ et de son Vicaire.Excellence, nous souhaitons ardemment que votre coeur apostolique trouve parmi nous de chrétiennes consolations, que vos labeurs en terre canadienne ajoutent à l'autorité du Saint-Siège, à la gloire de l’Eglise, à l’extension du règne de Dieu sur les âmes et les spciétrs.Disciples du Christ, pouvons-nous souhaiter mieux et plus à l’un d,r À apôtres?.Henri BQURASSA.AUTOUR DE L’ÉPIDÉMIE LE TRAVAIL DU CONSEIL CENTRAL D’HYGIENE.Le conseil central d’hgiène 1 Qu’est-ce que cette nouvelle organisation?ont pu se demander les attentifs.Quant aux distraits — et pour une fois ils auront été bien servis par leur défaut — ils n’auront pas même constaté le changement de nom et continueront d’appeler indifféremment, tant que l’épidémie durera, conseil central d’hygiène ou conseil supérieur d’hygiène le corps chargé de veiller à la sécurité de la santé publique dans la province.Le conseil central et le conseil supérieur sont, pourtant, deux assemblées différentes, bien qu’elles se composent des mêmes membres.11 suffit d’une insignifiante formalité pour étendre sensiblement les pouvoirs de ces derniers, de même que la simple réapparition de la masse sur la table de la Chambre change cellc-ci de simple comité d’étude en corps législatif.Au conseil d’hygiène, la mutation est plus considérable encore; elle fait d’un corps consultatif un corps exécutif, revêtu de pouvoirs étendus, discrétionnaires; elle constitue, pour ainsi dire, la dictature de l'hygiène.* * * Une loi déjà ancienne — nos pères que notre outrecuidance trouve parfois arriérés songeaient à tout — permet, sur uiie simple résolution du ministère, de donner temporairement force de loi à tous les actes adoptés par le conseil supérieur d’hygiène qui, d’ores et déjà, prend le nom de “conseil central d’hygiène", pour enrayer la marche d’une épidémie.Le II courant, le cabinet donnait l’autorisation requise; le 12, le conseil central d’hygiène se réunissait pour la première fois, adoptait les grandes directives dans la lutte qui allait s’engager contre l’épidémie.Dès leur adoption, les arrêts du conseil central étaient couchés dans les termes réglementaires, imprimés et confiés, en moins de 24 heures, plus tard à la poste, puis répandues aux douze cent et quelque municipalités de la province.Dès le 2 octobre, l’actif inspecteur généra] avait adressé des instructions préliminaires à toutes les municipalités, complétées par les ordres A'enbaux de ses dix inspecteurs régionaux pour la mobilisation de l armement sanitaire contre le fléau qui avait fait sa première apparition dans certaines .villes de Ja province, à Victoriavüle notamment, quelques jours plus tôt.Depuis lors, le bureau est resté en communication constante avec toutes les municipalités où apparaissait l’ennemi, par l’entremise de ses inspecteurs régionaux, d’abord, et des officiers de santé municipaux et des secrétaires de municipalités.La poste, le téléphone et le télégraphe ont permis à l'inspec- teur t>n chef et au bureau de Montréal de diriger efficacement la lutte, en adressant leurs instructions, leurs conseils et leurs ordres par le même canal qui leur apportait les rapports sur la situation.Cette centralisation a permis de poursuivre la lufte suivant la même conception stratégique d’un boni à 1 autre de la province; de réaliser, à proprement parler, l’unité de commandement.En certains endxoits, les médecins étaient débordés de travail ou succombaient à la charge: dès lors les appels faisaient vibrer les fils télégraphiques et téléphoniques, et le bureau central dépêchait les secours demandés.Outre ses inspecteurs, qui avaient pour fonction de surveiller l’observance ou l’inobservance des ordres, le bureau de Montréal a envoyé dans la province sept médecins et une quarantaine d’étudiants en médecine de Laval; Québec, de son côté, en a dépêché un certain nombre.«¦ * * La maladie a fait des ravages terribles: elle s’était étendue, à la date d’hier, à 1143 municipalités, elle avait touché, en dehors de Montréal, 44,723 victimes, mais la .mortalité avait été maintenue à moins de trois pour cent.Déjà certaines villes sonnent le hallali, annoncent que la maladie est terrassée vet sollicitent l'autorisation de rouvrir les endroits de réunioù.Il est doux d’enregistrer cette première victoire, mais le conseil central, tenu au courant par les inspecteurs régionaux dont tous les rapports sc centralisent entre les mains de l’inspecteur général, ne se hâlera pas de rapporter les mesures d’épidémie.H faut, en effet, se garder contre un retour offensif de l’influenza, car il est certain qu’elle n’a pas encore parcouru son cycle.Elle ne s'arrêtera vraisemblablement qu’à la dernière municipalité de la province, laissant peut-être de côté dans son incursion quelques paroisses peu populeuses à raison de leur isolement.On fait ici la même constatation que dans les pays d’Europe visités par le fléau: la contagion suit les grandes voies de communication, comme une armée d’invasion.* * * Il n’est pas mauvais, surtout en présence du mouvement centripète lancé par certains éléments qui réclament un ministère fédérai d’hygiène, de noter le travail de l'organisation locale, l’esprit de suite, de coordination et le souci des détails qui ont présidé.Le bureau central, le secrétaire-directeur, l’inspecteur général et ses aides justifient pleinement la confiance dont le public leur a donné la preuve par sa docilité à se soumettre à leurs directions et à leurs ordres.Louis DUPIRE.A PROPOS D’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE Nous publierons demain, à ce propos, une lettre de IM.J,.p.La-toitc, directeur d'écoles.BILLET DU SOIR LE TÉLÉPHONE Le téléphone immobile, immuable, impassible même quand sa sonnerie résonne, il peut être tour à lour tyrannique ou seconrable, très doux ou très décevant, inquiétant au plein de promesses.Combien de fois, n’avez-vous pas allendu pendant de longs instants quelque appel téléphonique, et quand enfin, vous avez couru vers l’appareil avec un soupir de soulagement, vous avez constaté une erreur ou un croisement de fils et vous avez été si désappointé d'avoir senti votre coeur battre en vain! D’autres jours, vous êtes resté assis près du téléphone avec un livre que vous ne lisiez guère; vous n’attendiez rien, mais vous espériez quand même ; de temps en temps, vous leviez des yeux suppliants vers l’appareil, implacablement muet.Et s’il sonnait enfin, vous écoutiez et vous restiez déçu ; la voix au bout du fil ne disait pas ce que vous auriez voulu entendre, U vous semblait que vous deveniez subitement aveugle et que vous {xirliez à quelqu’un de si lointain et qui ne pouvait plus subir la puissance de noire regard, parce que vous ne pouviez pas lire un peu d’âme au bord des prunelles, vous étiez à dire des choses inutiles, qui n’avaient plus rien de vous el qui s’en allaient sur le fil, infiniment vides.Par ces temps de désolation, combien d’appels affolés, de cris de douleur ont tout à coup résonné dans l’appareil! Pour ceux qui pouvaient encore marcher dans la lumière et le soleil, est-ce que toute cette vibration dans l’air de ces voix de larmes et de supplications, de ces paroles de deuil et de ces cris tragiques; est-ce que tout cela ne mettait pas autour élu coeur des privilégiés comme un cercle noir qui les serrait comme un triste écho de tonte cette don leur qui courait dans l’espace ?Le téléphone est bienfaisant ou cruel; il est tomme la vie; nous ne voudrions pas y renoncer._____ MONIQUE.FEU LE Dr A.F.MERCIER Après Falurdeau, Mercierl L’Université Laval et la profession médicale sont durement frappées par l’épidémie.On a dit du premier qu’il était une belle espérance; le second était une réalisation.Sa sûreté de diagnostic, sa science thérapeutique, en faisaient le conseil presque obligé de toutes les consultations graves.Le Dr Mercier, était l’un des quatre ou cinq médecins montréalais, appelés au chevet de tous les malades illustres.Clinicien et professeur d’histoire, il faisait profiter de ses connaissances, approfondies par de sérieuses études personnelles, la jeune génération qui s’accordait à reconnaître en lui un maître.Au surplus, il était adoré, pour sa bonhomie, sa simplicité, son absence de toute pose et de toute morgue, de ses malades qui ne lui laissaient pas le loisir de se reposer.Il partageait son temps entre la salle commune de 'l’hôpital, où l'attendaient ses clients pauvres et ses élèves, et sa clientèle particulière, qui se recrutait dans la classe la plus aisée.Le Dr Mercier est une victime du devoir.De taille moyenne, mais les épaules athlétiques, il était, disent ses intimes, d’une force peu commune: trait qui rend d’autant plus frappant le triomphe de cette maladie.Appelé fréquemment à la campagne on consultation, depuis le début de l ipidémie, il ne sc refusait jamais.C’est dans une de ces courses que son automobile s’étant enlisée, il travailla quelque temps à Je remettre sur la route.Ce travail l’avait mis en nage : il prit froid au cours de la route.Depuis lors, ses confrères s’employèrent vainement à entraver le cours d’une maladie qui, tout de suite, s'aggrava de complications.Dès le début, ils avaient peu d’espoir de le ramener.# w * Le docteur Mercier était né à Montréal, il y a 48 ans, et fit ses éludes chez les messieurs de Saint-Sulpice puis à l’Université Laval.Après son doctorat en médecine, passé avec la plus grande distinction, il était allé parfaire ses études en France et avait pris ses degrés en médecine à l’Université de Paris.Il resta cinq ans à pratiquer sa profession dans cette ville, puis revint à Montréal, où il s’établit définitivement.L’Université Laval lui avait confié la clinique de médecine de l’hô-pilal Notre-Dame et la chaire d’histoire de la médecine.Il avait épousé, il y a huit ans, Mlle Pauline Williams, de Sainte-Anne de Bellevue, qui lui survit avec un Fils unique, qu’il adorait, âgé de deux ans seulement.Outre Mme Mercier, son père, M.Félix Mercier, et deux frères, MM.Joseph et J.M.Mercier, et une soeur Mme Odilon Bnillnrgeon, lui survivent.Il était cousin germain du docteur O.F.Mercier, le chirurgien bien connu.Nos respectueuses condoléances à lu famille.L.D.JUGEMENT CONFIRMÉ Une dépêche de Toronto annonce que la division d’appel de lia Cour suprême de l’Ontario, présidée par sir William Meredith, a confirmé le jugement de M.le juge Clute, dans l’affaire des écoles d’Ottawa.Le tribunal d’appel donne tort à la Commission élue.Nous aurons l’occasion de.revenir sur cette décision.BLOC - NOTES Un autre pro-allemand Milner s’est fait traiter récemment, en Amérique, de pro->aUe-mand et de germanophile, pour avoir parlé du danger de susciter en Allemagne une révolution qui mènerait le pays à l’anarchisme et au bolchevisme.Il faut s’attendre à ce que d’autres, aussi loyaux que lui aux Alliés, se fassent appliquer la même épithète, simplement parce qu'ils déplaisent aux ultra-loyalis-les, aux extrémistes.Ainsi, l’ancien président des Etats-Unis, M.Roosevelt, vient, dans un télégramme à des sénateurs américains, de qualifier vertement la conduite de M.Wilson dans ses tractations avec Berlin.“ Je me déclare contre l’adoption dans leur entier des 14 points du discours du président en janvier dernier, comme base d’une paix satisfaisante pour les Etats-Unis, dit-il.Dictons la paix par la bouche de nos canons, ne causons pas de paix avec accompagnement de dactylographes.La rédaction des 14 points et les déclarations subséquentes prétendant les expliquer ou les interpréter ne sont ni franches ni claires ; el si on les prend dans leur acceptation probable, la plupart de ces 14 points, — et peut-être tous, — sont tout à fait nuisibles ; et si l’on en fait les assises d’une paix, cette paix ne représenterait pas la reddition sans condition de l’Allemagne, mais plutôt la reddition conditionnelle des Etats-Unis.Naturellement, ces 14 points font tout A fait l’affaire de l’Allemagne et aussi naturellement sonl-ils satisfaisants à chaque pro-Allemand, à chaque pacifiste, à chaque socialiste, à chaque anti-Amèricain qui s'appelle internationaliste ”.(Les italiques sont de nous,) Encore un peu de temps, et l’ancien président Roosevelt trai-tera ouvertement de pro-Allemand le président Wilson, qui, on le sait, ne l’est pas du tout.Mais, en tous pays, le procédé habituel de maudire un adversaire, et de tenter de 1?discréditer, c’est de le traiter de pro-AHemand, pour peu qu'il témoigne de modération.Ne pas être jingo ou junker est un crime.Une élection La Sentinel orangiste rapportait récemment qu’il devait y avoir une élection dans le comté ontarien pe Maniioulin., pour remplacer à la législature de Toronto l’ancien député Gamey, mort depuis quelques mois.L’organe orangiste invitait ses frères, — elle les dit très nombreux sur Pile de Manitoulin, — à voter pour le candidat ministériel, Turner, et reprochait à son adversaire d’être un Mennonite, — et donc un pacifiste, — et un candidat indépendant, puisqu’il se réclamait d'être, non celui du parti libéral, mais celui des United Farmers.Pontes les forces ministérielles ont donné pour le candidat de M.Hearst, Turner.Or les dépêches de ce matin signalent la défaite de Turner, hier, par près de 300 voix.Le fait que Bowman est un iMenno-nite et qu’il représente les United Farmers vaut d’être signalé, de même que sa victoire.La Sentinel, le News et les autres feuilles tories de la province en auront été pour leurs frais.Les agriculteurs de l’Ontario commencent à en avoir assez de se faire berner ’par les tories et les jaunes.Alcool et grippe Le préjugé veut que l’alcool soit un préventif contre la grippe et Pinfluenza.Il n’en est rien du tout, dit la faculté médicale.Aussi le bureau d’hygiène de Montréal vient-il d’interdire toute annonce de nature à accréditer ce préjugé tellement enraciné qu’on rencontre presque partout, de ce temps-ci, des gens d’habitude abstèmes, qui puent le rhum ou le genièvre à plein nez.11 se peut qu’en de très rares cas l’alcool ait son utilité ; mais il convient, comme le signale le bureau d’hygiène, de ne pas en user sans ordonnance du médecin.C’est pourquoi les gens qui, par mesure de précaution présumée ingurgitent toutes sortes d’alcool, feraient mieux d’attendre, pour en boire, que leur médecin leur ait dit d’en faire usage.I^e bureau d’hygiène a bien fait de mettre les choses au point et de prémunir les gens contre l’abus des liqueurs fortes en un temps comme celui-ci où, pour avoir des chances de résister à la maladie, il faut que l’organisme ne soit pas d’avance empoisonné.La rareté du charbon Washington signale un déficit de 200.000 tonnes dans l’extraction de l’anthracite, pour la semaine terminée le 12 octobre, dans la région minière de Pensylvanie.L’influenza en est la cause.la* manque de charbon est une des raisons de la propagation rapide de l’épidémie ; et celle-ci,à son tour,accentue la disette de houille, en restreignant le travail des mineurs.Le cercle est plus que vicieux, il est malfaisant.G.P.FEU M.CONRAD BELLEFLEUR Nous avons le regret d’apprendre la mort de M.Conrad Bellefleur, professeur depuis plusieurs années dans la paroisse du Saint-Enfant Jésus du Mile-End, décédé tncrcre* di des suites de la grippe.Il n’était âgé que de 29 ans et 1 mois.Son service a été chanté ce malin, à Saint-Isidore de Laprairie.Nos respectueuses condoléances à la famille.DU CINEMA EN PROSE NOS BONNES SOEURS “Si.l’on a connaissance d’un cas “d’urgence, on cherche dans le quar-“ticr s’il n’y u pas une école ou unet ''institution dirigée pur des Soeurs,; "On téléphone au couvent le plus pro-; “che, ci tout de suite celui-ci dépêche “deux religieuses.’’ Louis Dupire, , chronique du 21 octobre.N’est-ce pas que cos quelques li-j gnes tiennent du cinéma ?avec cette différence, toutefois, qu’aux vues animées, ce qu’on représente n’est probablement jamais arrivé, tandis qu’ici, c’est la description la plus exacte, la plus vivante de ce qui sc passe nuit et jour, pendant l’épidémie que nous traversons.Trois scènes : la 1ère, un cas urgent est constaté ; à la deuxième, on regarde où sc trouve le couvent le plus proche, on y appelle ; et la troisième voit arriver deux religieuses.Quelle admirable organisation ont produite dans la société chrétienne el dans Pâme de ses consacrées, l’Eglise et ses divines vertus de foi, d’espérance et de charité 1 Et il y a des siècles qu’un tel système de secours, très simple ’ et d’aulant plus efficace, existe à Montréal, qu’on y traverse les fléaux de toutes sortes, ou qu’on vive des temps doux et paisibles : depuis que Jeanne Mance, Marguerite Bourgeois, madame d’Youville cl plusieurs autres ont fondé sur nos rives leurs incomparables communautés religieuses.Oui, depuis le berceau de la colonie que les pauvres de toutes les1 langues et de toutes les croyances, pour avoir aide et consolation dans leurs infirmités et besoins, vont à nos institutions catholiques, l’on n’a pas encore entendu dire qu’iLs aient été rebutés.Le lit permanent] qu’on demande parfois peut man-l quer, mais jamais les secours pre-i miers dont a besoin sans retard.Je visitais, ces jours-ci, le bureau d]appels d’urgence établi par la ville, angle Ste-Catherine et Mansfield.Deux équipes de dames et de demoiselles s’y tenaient attenlives! et secourables aux demandes des affligés.L’équipe anglaise, très nombreuse, était fort occupée ; la française, 3 ou 4 personnes, avait du répit et elle semblait un peu s’en plaindre.N’en ayez pas surprise, leur ai-je dit, ni tristesse ; il y a si longtemps que les pauvres, les malades, les nécessiteux de tous genres de Montréal obtiennent le secours dont ils ont besoin, sans passer par les couloirs municipaux, qu’en la présente détresse, où les pouvoirs civiques déploient un si noble dévouement et une générosité si grande, la plupart ne pensent pas à se présenter à leurs bureaux.Mais le bien se fait quand même avec une étonnante rapidité, une diffusion qui satisfait à presque toutes les demandes, et une assistance qui descend jusqu’aux plus infimes détails.” La religieuse qu’on appelle, que ce soit le Soeur Grise ou la Soeur de la Providence, que ce soit une Fille de Jésus et de Marie, ou une Dame de la Congrégation — admirable spectacle, ces deux dernières communautés, vouées à l’enseignement, se sont mises à l’école des vraies servantes des pauvres qu’elles accompagnent auprès des malades pour rivaliser avec elles d’abnégation et de bonté et qui pénètre dans un foyer infecté, n’y vient pas simplement pour dire des paroles de douceur et des prières, servir aux atteints du fléau une potion prescrite, ou donner une injection médicale ; non, elle s’y asseoit comme chez eüle, y passe de longues heures de jour el les heures encore plus longues de la nuit.Elle y fait le ménage ” sans en oublier un détail, et la maman, le pauvre père souffrant, comme les enfants, bientôt ne s’y reconnaissent plus, à la couleur nouvelle des draps, à la propreté des corps comme des planchers noueux, au mijotement des bouillons qui sentent bon.El les couples de bonnes Soeurs se succèdent jusqu’à ce que le mal soit vaincu, ou que, vainqueur, il ait couché dans la mort le cher patient auquel on a fermé les yeux, en disant les noms qui font revivre de Jésus el de Marie, et qu’on a enseveli.C’est la quatrième .scène qui manque au drame tracé par Louis Dupire en quelques coups de plume.Je rentrais au logis en pensant A ces choses, quand je rencontrai deux Soeurs de la Providence.11 était neuf heures et demie du soir ; elles s’pn allaient souper, rayonnantes de bonheur et d’appétit : Vers sept heures, elles avaient quitté leur poste marqué, mais le long du retour, à quatre endroits on les avait arrêtées pour donner, en passant, des soins qu’on disait très pressants, sans qu’ils le fussent toujours.“ Qu’importe, disait i’une d’elles, nous avons fait une bonne journée.” Je prie mes lecteurs de croire qu’olles n’avaient pas accepte un seul sou.J.-O.M.FEU Mme H0WIS0N Nous avons le regret d’apprendre la mort de Mme Henri Howison, née Laetitia Lozeau, décédée mer-1 credi, à l’âge de trente et un ans.Mme Howison laisse, mrfre son mari, trois enfants en bas Age.Les funérailles de Mine Howison ont eu lieu ce matin en l’église St-Edouard de Montréal.Nous prions notre ami Lozeau.frère de la regrettée défunte, ci t»ps les siens, d’agréer tîbs respeevy tfteuses condoléances. 2 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 25 OCTOBRE 1918 • VOL.IX.— No 252 TRIBUNAUX CIVILS LA FAUTE DES REMORQUEURS M.MacLENyAN DECIDE QUE LE “MYRA" ET LE “LONG S AU LT”, DE LA SINCENNES-McNAUGIITON, ONT ETE CAUSE D’AVARIES AUX NAVIRES QU’ILS TOUAIENT ET ACCORDE DES DOMMAGES EN CONSEQUENCE.Le juge MacGennan, siégeant en Cour de l’amiranté hier, a rendu jugement sur la demande de la Sin-cennes-McNaughton Line pour limiter à $5,516.90 la somme due à M.Robert R.McCormick et à la compagnie Union Lumber respectivement, pour le lancement de leurs bateaux, c’est-à-dire ia barge " Middlesex ”, propriété de McCormick, le chalutier “ Arthur ” et la barge “ Dunn ”, appartenant à la Union Lumber Co.Le jugement a été rendu conformément à la loi qui stipule que si un accident arrive sans qu’il y ait faute des propriétaires des vaisseaux avariés, les propriétaires ont [droit à une réclamation de $38.92 par tonne.Le 13 août 1917, les barges “Middlesex” et “Dunn” et le chalutier ‘“Arthur” étaient traînés par les remorqueurs “Myra” et “Long Sault”, ; quand le gouvernail du“Myra” cessa J de fonctionner.On coupa les chaî-imes et barges et chalutiers s’échouèrent sur l’ile Canada.M.McCormick et la Union Lumber Co.prétendirent que l’accident était dû à la négligence de la SincennesAlc-î Naught on Line, et au mauvais état de ses remorqueurs.La défenderesse allégua de son côté que l’atter-lissement résulta d’une circonstance inévitable.Le 5 avril, le juge iMaehonan rejeta ce dernier plaidoyer.et déclara que lorsque le gouvernail à vapeur du “Myra” se bri-sa, une manoeuvre d'un pilote habile eût pu empêcher l’accident.Il référa donc l’affaire au député re-gistraire Stewart, C.R., pour qu'il déterminât les dommages subis.-C’est de cette décision que la Sin-icennes - McNaughton en appelle maintenant.“Le tribunal, dit le juge Maclen-•nan dans son jugement, a déjà déclaré que l’accident était dû an ea-.pitaine ou au pilote du “Myra” qui manqua de coup d’oeil.Le gouvernail automatique étant défectueux, ¦il aurait pu contrôler par un autre moyen les valves du petit engin qui fait l’amarrage.Les propriétaires des bateaux ¦avariés ne sont nullement responsables de l’accident causé par la négligence des équipages des remorqueurs.Sans doute l’absence de l’ingénieur en chef sur le “Myra” est blâmable.La machinerie avait été déclaré en excellent état, par Oes inspecteurs de la Sincennes-McNaughton, M.A.Desrochers et M.F.X.Hamelin.La compagnie esf responsable, mais sa responsabilité est limitée par le tonnage total (tes remorqueurs “Myra” et “Long Sault”.La compagnie devra , payer $5,516.90 et les intérêts de-;puis la date de l’assignation, 13 'août 1917.à M.Robert R.McCormick et à la compagnie Union Lumber.FAITS DIVERS EXPLOSION MORTELLE UNE PARTIE DE LA BATISSE DE LA BEAVER OIL CO.A OUTRERONT.SAUTE ET L'INCENDIE QUI S’ENSUIT CAUSE LA MORT DE DEUX HOMMES.LE COLONEL HOUSE EN FRANCE UN FERMIER ELU EN ONTARIO Gore Bay, 25.—Des rapports reçus de bonne heure, ce soir, indiquent que Benjamin Bowman, candidat de l’union des cultivateurs, a été élu désputé à la législature de la province d’Ontario, pour le comté de ManitouKn.I/e candidat vaincu, M.B.H.Turner, était conservateur.La majorité donnée est de 290 et il y a encore deux poils à venir.Bowman était autrefois un libéral, mais il a été nommé par l’Union des Fermiers de la province d'Ontario.An coihmenccinent de sa campagne, l’organisation libérale a déclaré n’avoir rien à faire avec sa campagne, ce qui indique que la lutte s’est faite entre le parti conservateur et l’Union des fermiers.Cette élection a eu lieu dans le comté de Manitoulin.M.Bowman est un Mennonite.Une formidable explosion a détruit, hier après-midi, une partie des bâtisses de ia Beaver Oil Co., 9ÜU, rue de l’Epée, Outremont, et y a allumé un violent incendie.Deux hommes ont perdu la vie dans cet accident.Ce sont John F.Henderson, 31) ans, 2755, rue Hutchison, fils du propriétaire, et Arthur Brisson, expéditeur, 45 ans, et demeurant au No 963, Drolet.M.W.Henderson, le père, et Mlle Roch, la caissière, parvinrent à s’en tirer, l’un avec des brûlures insignifiantes au visage et aux mains ; l’autre avec un choc nerveux.John Henderson était dans la salle d'expédition, vers les 2 heures, avec Brisson, auquel il montrait comment faire des mélanges.Pour une cause inconnue jusqu'ici.Je feu prit dans l’huile el une détonation retentit, pendant que les flammes s’élevaient immédiatement dans les airs.La partie sud-ouest de rétablissement fut réduite en aiguillettes.Aussitôt que le premier moment de stupeur fut passé, M.Henderson, le propriétaire, et plusieurs employés coururent vers la chambre d’expédition pour porter secours aux deux hommes qui s’y trouvaient.En même temps, une alarme fut sonnée à l’avertisseur voisin.Mais ce n’était pas une mince affaire que d’entrer dans cette fournaise ardente.Malgré tous les efforts.la tentative de sauvetage fut inutile et ce n’est que quand les pompiers se furent rendus maîtres de J’incendie, que l’on put retirer les corps carbonisés des deux vtr-times.Les pompiers eurent beaucoup de mal à maîtriser les flammes, celles-ci trouvant un aliment facile dans la charpente en bois de l’édifice el aussi dans les divers composés qui s’y trouvaient.Heureusement que l’on put sortir les trente barils d’huile qui se trouvaient dans un bâtiment adjacent, car une conflagration eût alors été à craindre.Plusieurs ambulances de nos hôpitaux locaux s’étaient rendues sur les lieux, mais elles durent s’en retourner vides.Le fourgon de la morque était plus de circonstance et il put amener rue Craig les corps de Henderson et de Brisson.Le premier laisse une femme et deux enfants.Brisson, de son côté, était père de neuf enfants et laisse sa femme qui est malade au lit.Il ne travaillait à cette compagnie que depuis à peine deux semaines.L’on a réussi à sortir tous les livres de caisse avant que les flammes ne se communiquassent au bureau, les portes du coffre-Iort furent few mées en toute hâte et seuls quelques papiers peu importants qui fn-renl laissés sur les pupitres devinrent la proie des flammes.Une escouade de pompiers ainsi qu’un appareil furent laissés sur les lieux pour surveiller les ruines.Une enquête sera tenue aujourd’hui à la morgue par le coroner MacMahon.L’AUTRE EPIDEMIE Nombreux encore sont les adolescents traduits en Cour des jeunes délinquants sous accusation de vol.Un garçon d’ascenseur, âgé de 15 ans, (jui travaillait dans un gros magasin de fourrures, ne put résister à la tentation qui le hantait depuis longtemps de s’emparer de fourrures magnifiques, et avant-hier il faisait sa propriété de quatre peaux de zibeline évaluées à environ cinq cents piastres, il se rendit avec ces mar- (S^nriee de la Presse Associée) Londres, 25.—Le colonel House, ami et conseiller du président WH-son, est arrivé en France, selon une dépêche de Paris au “Times”.REPRESENTANT PERSONNEL DU PRESIDENT Washington, 25.— I^e colonel Bouse, conseiller confidentiel du président Wilson, a été envoyé en Europe, en mission officielle, comme le représentant personnel du président.Cette déclaration est officiellement autorisée, mais d’autres renseignements ne sont pas donnés.Il semble compris, toutefois, que le voyage du colonel House en Europe, à cette époque, se rattache à la proposition d’armistice et de paix de l’Allemagne, soumise aux gouvernements alhés.Le colonel House est très probablement autorisé à représenter le président dans les discussions avec les représentants des gouvernements alliés.Le fait que le colonel House est parti pour l’Europe, plusieurs jours avant la réponse finale de M.Wilson à l’Allemagne, est une autre preuve que dans les négociations avec l’Allemagne le président a fait chacune de ses démarches dans un complet accord avec les gouvernements de l'Entente.On y voit aussi l’indication que la décision de transmettre la demande de l'Allemagne aux Alliés, dans certaines conditions, a été prise même avant l’arrivée de la dernière note de ¦Berlin.On reconnait que le colonel House est l’homme que le président Wilson devait logiquement choisir comme son représentant.Non seulement il est plus intimement lié avec, le président qu’aucun autre, probablement, mais de plus on le croit particulièrement compétent pour la tâche à remplir.11 a fait de fréquents voyages en Europe, depuis U* début de la guerre.Il a conféré avec les chefs des pays belligérants.Voici plus d’un an.le président l’a chargé de recueillir des données devant servir à la conférence de paix.SA MISSION Washington, 25.— Le colonel House, représentant personne! du président Wilson et porte-parole de la secrétaiirerie d’Etat, et l’amiral William Henson, chef des opérations navales, 1 sont arrivés en France, pour représenter Içs Etats-Unis dans la prise en considération de la proposition d’armistice et de négociations de paix de l’Allemagne.ETATS-UNIS TEDEY N'EST PAS CONTENT L’EX - PRESIDENT ROOSEVELT DIT QU’UNE PAIX BASEE SUR LES 14 CONDITIONS DE WILSON, SIGNIFIERAIT UNE CAPITULATION SANS CONDITION DES ETATS-UNIS — LE PEUPLE AMERICAIN NON CONSULTE.LA TURQUIE PRETE A TRAITER (Service de la Presse associée) Bâle, Suisse, 25.— La Turquie acceptera une paix basée sur les principes de droit et de justice énoncés par le président Wilson, lesquels ont l’approbation du nouveau gouvernement turc.Voilà ce que le grand vizir, Tewfik pacha a déclaré au parlement, selon un message de Constantinople.Le grand vizir a prononcé un discours à l’occasion de la présentation du nouveau ministère à la Chambre.Il a dit que le gouvernement accordera sans délai à tous les éléments politiques non seulement des droits politiques sans distinction de nationalité ou de religion, mais aussi le droit de participer à l’administration du pays.REVOLTE A FIUME (Service de la Presse Associée) Bâle, 25.— On a annoncé à la Chambre basse du parlement hongrois, hier, que les soldats croates du 79e régiment à Fiume se sont révoltés, se sont emparés de la ville et ont détruit la gare.Le comte Ap-ponyi, le comte Andrassy et les députés de l’opposition ont demandé là-dessus la démission du ministère, suivant des rapports de Budapest reçus, ici.M.Wekerle, le premier ministre, a déclaré que, vu les difficultés croissantes de la situation, il proposera au roi la formation d’un cabinet de coalition.LES TCHECO SLOVAQUES (Service de la Presse Associée! Bâle, 25.-—A une conference des chefs de partis de la Chambre basse autrichienne, tenue récemment, Stransky.l’un des chefs tchèques, a déclaré récemment que désormais toutes les négociations entre le gouvernement autrichien et le gouvernement tchéco-slovaque devront être menées avec l’organisation de Paris.Déclarant qu’il parlail au nom de l’union tchèque, il a affirmé que les députés tchèques ne se jugent pas compétents pour ouvrir des pourparlers avec le gouvernement autrichien ou avec d’autres nationalités hh j^ays, suivant tes messages de Vienne.La Gazette de Francfort a annoncé, mercredi, qu’au dire de son correspondant à Vienne.l’Autriche n’est pas disposée à entamer des négociations avec l’organisation tchéco-slovaque de Paris, mais uniquement avec IcS Tchéco-Slovaques d’Autriche.vie.Lui et (pielques-uns de ses amis se promenaient dans un tombereau, rue Demontigny, lorsque le crochet qui tient la porte automatique se détacha, faisant basculer la boite de la voiture et renverser tout son contenu sur le jeune garçon.Seul 1-abonté fut grièvement blessé.Il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame où il gil dans un état critique.r.ï?r i EMPOISONNEE PAR L’ACIDE QUI SERA FAIT JUGE?(De notre correspondant) Québec, 25.—- Tl est rumeur que M- le juge McCorkill, de la Cour supérieure de Québec, va prendre sa retraite prochainement et qu’il aura pour successeur M.Geo.F.Giti-*on, C.R., de Québec, ou M.Adjutor ÎRivard, C.R., bâtonnier du Barreau «le Québec.P ASDËCON VICTIO N SACRIFIÉE Amsterdam, 25.— Le baron von Hussareck, le premier ministre autrichien.discutant la réponse du président Wilson à l’Autriche, mardi dernier, a dit que F Autriche pouvait facilement accepter les conditions sans avoir à changer des convictions profondément enracinées.Tl ne pense pas que la réponse des Etats-Unis empêche les notes de paix de s’échanger.Les membres tchéco-sloraques ont déclaré que le plan suggéré dans le manifeste impérial, ayant trait à l’établissement d’un Etat tchèque, était impraticable.-#- UN DÉLAI AVANT LA COERCITION Melbourne.25.— La période de souscription pour l’emprunt de guerre australien a été allongée jusqu’au 28 octobre, date après laquelle des mesures coercitives seront prises afin que le plein montant soit souscrit.BEAVERBROOK A MAIA LA GORGE Londres, 25.— On a annoncé aujourd'hui que k>rd Beaverbrook .était pour subir une opération à la rue Craig et essaya de les vendre Mais juste comme il entrait dans ce magasin de bric-à-brac, il fut remarqué par des détectves qui passaient là, el ceux-ci ordonnèrent au marchand d’effectuer la vente comme si rien n’était.Je jeune garçon fut forl content de vendre les fourrures à 50 sous cha j cunc.A ce moment les policiers se ! firent connaître et ils arrêtèrent le j jeune criminel (pii a comparu devant i M.Owen Dawson, hier, à a Cour des [jeunes délinquants.11 a avoué sa culpabilité, mais il fallut lui tirer los vers du nez : ce jeune garçon est d’une très bonne famille et sa mère est bien malade.Pour ces deux considérations, la cause a été remise à la semaine prochaine.Une fillette de 9 ans, qui ne va pas à l’école à cause de l’épidémie, a aussi comparu devant M.Dawson, sous l’accusation d’avoir volé une paire de gants valant 45 sous.Elle portait au bras un petit bracelet plaqué d’or et après qu’on l’eut questionnée, elle admit qu’elle l’avait acheté dans un magasin de 5, 10, 15 sous avec le produit de son vol.Elle a été envoyée cm couvent du Bon-Pasteur d’ici à ce qu’une enquête soit instituée sur sa famille.Plusieurs garçonnets ont été tra NITRIQUE Dora Beresford, 34 ans, 14, rue Rose de Lima, a été transportée à l’hôpital Western, hier, souffrant d'un empoisonnement dû à l’acide nitrique.L'on ne sait pas encore comment la chose est arrivée.MEFAIT DE L’AUTO Madeleine Chapdelaino, fi ans, 271, rue Adam, a été frappée par une automobile, hier soir, el a reçu des blessures qui ont nécessité son envoi à l’hôpital Royal Victoria.TOMBEE D’UNE FENETRE Sarah Stanley, 34 ans, 38fi, rue Delisle, est tombée de sa fenêtre, au deuxième étage, ».t s’est fracturé un pied.Elle a obtenu son admission à l’hôpital Western MORT HORRIBLE Un homme dont on n’a pas pu se procurer le nom a été tué, hier soir, à l'angle des rues Ste-Jîlisabeth et Craig, par un tramway du circuit Amherst.I/e wattman a déclaré qu’il n'avait pas vu la victime et j que ce n’est que lorsqu'il sentit un petit choc et qu'il entendit des cris duits devant le tribunal pour avoir , qu'il se douta qu’un accident était brisé les vitres de trains en marche, arrivé.Le corps de l’inconnu, boni Après une verte semonce il leur fut permis de s’en retourner chez eux, Deux jeunes filous de 13 ans s’étaient fait une spécialité de voler aux comptoirs des grands maga sins.Mais à la fin ils furent remorqués par une vendeuse et bientôt celle-ci 1rs vit qui subtilisaient des petits objets, tels (pie crayons, des cigarettes, des canifs, etc.Elle alla avertir le gérant qui arrêta un des jeunes garçons.L’autre s’étail sauvé quand il l’avait vu venir.Le petit voleur, pendant quil était conduit au poste, parvint à se faire relâcher et ce ne fût qu’après une course mouvementée à travers k's autos et les tramways, que l’on put le recapturer.A la Cour, le jeune prévenu a avoué sa culpabilité et a aussi donné l’adresse de son complice qui sera arrêté prochainement.BAMBIN GRIEVEMENT BLESSE Paul (Lahonté, 12 ans, demeurant ou No 277, rue Moreau, a été victime hier après-midi d’un accident étrange qui pourrait M coûter me d’environ quarante ans.a élé trouvé' sous lés roues du tram, coupé en deux tronçmns.LE BOURGMESTRE MAX EST LIBRE La Haye, 25.— !.e “Vaterland” a publié hier que tous les prisonniers politiques fails par les Allemands en Belgique, comprenant le bourgmestre de Bruxelles, M.Max, ont été relâchés.M.Max avait été arrêté à Bruxelles en 1914, pour son “attitude inconciliable”.CHEF SOCIALISTE AMNISTIÉ Amsterdam, 25.—Friedrick Ebert, le chef socialiste du Reichstag allemand, a informé celui-ci.aujourd’hui que le docteur Karl Liebnecht, ancien membre socialiste, a été re-it lâché de prison, où il purgeait une la sentence pour conspiration.UNE OBLIGATION POUR LES PATRONS Ottawa, 25.— Plusieurs arrêtés ministériels, ayant trait à l’amélioration de la mise en vigueur de l’acte du Service militaire, ont été adoptés par le gouvernement.L’un de ces arrêtés exige que chaque patron, quand il engage des employés, envoie au registraire du district un avis séparé l’avisant de l’emploi de telle ou telle personne qui a obtenu une exemption ou qui a une demande d’exemption en suspens.Cet avis doit être donné dans les trois jours et tout patron qui manque à cet ordre sera, sous conviction sommaire, passible d’une amende ne dépassant pas cent dollars, ou d’un emprisonnement de trois mois, ou tes deux à la fois.Un deuxième arrêté ministériel permet à un registraire qui a émis un certificat de renouveler ou prolonger cette exemption si, dans son opinion il est préférable que ce conscrit reste à son travail.Le renouvellement ou te prolongement des exemptions par les registraires seront sujets à la révision du juge du tribunal central d’appeJ sur de-toandc d’un représentant public ou d’un antre officier exerçant les mêmes devoirs.Bien dans ce nouveau règlement n’affecte les pouvoirs d’aucun tribunal de déterminer sur la demande de renouvellement ou de prolongation d’une exemption qui leur sera assignée par le registraire.—¦— ¦ ¦- RIEN A REPROCHER AUX_ARMÉNIENS (Service de la Canadian Press) Londres, 25.— Lord Robert Cecil a déclaré à la Chambre que le gouvernement était informé que les Arméniens de Baku avaient commencé de négocier la capitulation de lu ville aux Turcs, d’après les conseils du général Dunslerville, voyant la chute de la ville imminente.Lord Cecil a fail ressortir les brillants états de service des Armements durant la campagne turque.Notre dette envers eux est grande, a-t-il conclu.(Service dç la Presse associée) Oyster Bay, N.Y„ 25.— Hier soir, Théodore Roosevelt a envoyé des télégrammes aux sénateurs Lodge, Pointdexter et Johnson, dans lesquels il caractérise comme “absolument propres à semer la discorde”, les quatorze points énoncés par le président Wilson, s’ils sont pour être considérés comme bases de la paix.Le télégramme se lit comme suit : “En ma qualité de citoyen américain, j’espère que le Sénat des Etats-Unis, qui est l’une des parties qui doivent être consultées quand les Etats-Unis signent un traité, prendra les mesures nécessaires pour empêcher de négocier la paix avec l’Allemagne et sera en faveur d’une paix basée sur la capitulation sans condition de cette dernière.“Je me déclare aussi contre l’adoption des quatorze points énoncés par le président Wilson lors de son discours du huit janvier dernier comme base de paix.Une telle paix ne serait pas satisfaisante pour les Etats-Unis.Dictons nous-mêmes la paix par la voix de nos canons, et non pas par des discussions qui sont accompagnées du cliquetis des machines à écrire.“Ce langage des quatorze points ainsi que celui des déclarations subséquentes n’est pas précis, et plusieurs points sinon tous, prêteront à la discorde, et s’ils sont considérés comme hase de paix, une telle paix représenterait, non la capitulation sans condition de l’Allemagne, mais la capitulation conditionnelle des Etats-Unis.Naturellement, ils seraient satisfaisants pour l’Allemagne, et feraient plaisir dans notre pays, à tous les germanistes, les pacifistes, les socialistes, les anti-américains, appelés les internationalistes.“La seule offre de paix que nous dussions considérer de l'Allemagne, à cetle époque, est celle qui a été faite et acceptée par la Bulgarie et dans cette occasion, les Alliés n’ont pas eu recours à nous.Immédiatement nous devrions déclarer la guerre à la Turquie.En ne faisant pas ainsi, nous permettons à Ja Turquie de continuer à figurer en Europe.Elle tyrannise tous les peuples sous sa domination, et est une menace continuelle pour la démocratie qui doit régner dans le monde.“Plus encore nous devrions savoir ce que veut dire le président quand il considère noire pays comme associé, au lieu d’ailié des nations avec qui nos troupes sont actuellement embrigadées dans la bataille.S’il veut dire que nous sommes quelque chose de moindre que t’allié de la France, l’Angleterre, l’Italie, la Belgique et la Serbie, alors il veut dire que nous sommes moins qu’un ennemi pour l’Allemagne et l’Autriche.Nous devrions faite comprendre au monde que nous ne sommes ni un ami indigne de confiance, ni une nation non résolue.Montrons clairement que nous ne désirons pas poser comme l’arbitre entre nos amis sincères et loyaux et nos ennemis brutaux, mais que nous sommés l’allié résolu de nos amis et l’opposant résolu de nos ennemis."Quand le peuple allemand aura décidé de répudier les Hohenzollern, et pas, ayant, il sera temps de faire une différence entre lui et ses maîtres.J’espère que le cabinet et le gouvernement adopteront quelque résolution demandant une capitulation sans condition de l’Allemagne, comme noire but de guerre en expliquant que nos termes de paix n’ont jamais été formulés ou acceptés par notre peuple.Ils seront complètement discutés avec nos alliés et recevront l’approbation de notre peuple, avant qu’ils soient discutés avec l’Allemagne”.MORT DES ABBÉS LAVOIE ET DALLAIRE (De notre r.orres«>on(tjint) Québec, 25.— M.l'abbé Joseph La-voie, curé de Sainte-Marguerite de Dorchester, est décédé hier, en son presbytère, à l'âge de 56 ans.Il avait été ordonné prêtre en 1886 et était curé de Sainte-Marguerite depuis 1904.Il était le frère de M.Napoléon Lavoie el du Dr Lavoie, de Sillery.M.l'abbé C.E.Dallaire, jeune prêtre du collège de Lévis, a succombé hier à la grippe.Il était âgé de 25 ans el avait été ordonné prêtre il y a quelques mois.-«- LE REGISTRAIRE TRADUIT EN COUR (Dp notre correspondant) Québec, 25.-M.Jules Larue, dé-puté-registraire, et le major Desrochers, chef de la police militaire, contre qui des mandats d’arrestation ont été pris, ont comparu hier devant le magistrat où ils ont nié leur culpabilité à l'accusation de conspiration portée contre eux relativement à l’arrestation d’un conscrit.F>*ur procès a été fixé au 31 octobre.MORT DE Mme H.-A LAPOINTE-AUDET Mme H.A.Lapointe, née Rose de Lima Boyer, est décédée après quel-(pies jours de maladie.Elle laisse outre son mari, M.H.| A.Lapointe, employé des postes, quaire enfants en bas âge, un frère, Cteophas, trois soeurs, Mmes Surprenant, Sieotle et Mlle Malvina Boyer.M.Lapointe Audeltc, est le frère du Dr Audet, de Ville Emard, et de Mile M.A.Audette, directrice de-Têcote Çorneau» (.’INCENDIE RAVAGE UNE FABRIQUE (De notre eorrrspomluiit) Québec.24.— La fabrique de chaussures Stobo, rue Arago.a été partiellement détruite par un incendie, mercrc-di.I^e feu a éclaté à l’heure du dîner, peu aprè.s le départ des ouvriers.Tout l’intérieur a été endommagé par les flammes et l’eau.On évalue les portes à $100,000.couvertes par les assurances.Décès MORT DE M.J.A.LANÉ AVOCATDE QUÉBEC Québec, 25.— M.Jules-Alfred Lane, avocat, ancien député de Québec-est à la Législature et ancien bâtonnier du Barreau de Québec, esl mort ici ce matin à 8 heures.11 a succombé à la grippe.M.Lane est né à Hull, le 30 janvier 1808, du mariage de »S.Alfred Lane et de Zen ai de Lauzon.11 fit ses études au collège de l’Assomption et à l’Université Lavai.11 obtint tes titres de bachelier es-arts en 1892 et de licencié en loi avec grande distinction en 1894.En 1897, il épousa Mlle Marie-Alberti-ne, fille de feu E.E.Lauzon, d’Ottawa.Avocat en 1894, conseil du roi en 1906, il exerça sa profession à Québec où il se distingua comme criminaliste.11 était libéral eu politique.Il représenta la division de Québec-est de 1900 à 1904 et refusa d’être mis en nomination dans Dorchester eu 1904.Il se prononça contre l’impérialisme en 1902.-«- ON CRAINT LA FAMINE A VIENNE Amsterdam, 25.—D’après une dépêche de la Hollande, les journaux autrichiens disent qu’il sera difficile d’approvisionner la ville de Vienne, vu que les importations de la Pologne ont été suspendues à cause de la situation en Hongrie, ainsi que par la fermeture des frontières de îa Bohème et de la Moravie.LA SITUATION S’AMÉLIORE IDe notrr correspondant) Les Trois-Rivières, 25.— D’après le dernier rapport du Dr Leduc, du bureau d’hygiène municipal, l’épidémie d’infiuenza diminue de jour en jour, aux Trois-Rivières.Le nombre des cas a beaucoup diminué.Le nombre des décès a aussi baissé sensiblement.On espère que d’ici peu l’épidémie aura complètement disparue.lës~profitë5rs New-York, 25.— Immédiatement après qu’on eut annoncé que la commission fédérale des vivres allait instituer une enquête sur les profits exorbitants faits pas les marchands d’oranges et de citrons, le prix de ces fruits, aux enchères, tomba de $4 et $3 la boîte.Plusieurs de ces marchands ont reçu l’ordre de comparaître devant la commission aujourd’hui même.TRAITÉ RATIFIE Washington, 25.— Le traité pourvoyant aux services réciproques des Italiens ici et des Américains en Italie a été ratifié par le sénat.Il est semblable à ceux conclus déjà avec l’Angleterre, la France et la Grèce.UN DEMENTI (Service de I* Presse Associe») Amsterdam, 25.— La “N'orth-Gennan Gazette'’, de Berlin, nie qu’il ait été ordonné de cesser toute destruction et que tes sous-marins aient reçu avis de revenir à leurs bases.PROTECTEURS DES OEUVRES D’ART Londres, 25.— Up message télé graphique venant d’Allemagne an nonce qu’un grand nombre d’ob jets d’art et de tableaux apparie nant à des particuliers et aux mu sées de la région de Valenciennes, de Douai et de Cambrai, seront remis à leurs propriétaires après la guerre, Toutes ces peintures et ces statues ont été mises en un endroit sûr, en Allemagne, de par les ordres des commandants suprêmes de l’armée allemande, afin de les protéger de la destruction, ajoute le télégramme.EN BELGIQUE LIBERE Ottawa, 25.— Le consul général de Belgique a appris officiellement (pie le roi Albert et la reine Elisabeth sont entrés en leur pays, libéré par l’avance alliée.cTr.-r:.V Le temps qu’il ^ lait ailleurs.Toronto, 25.— Une légère perturbation se déplace vers l’est à travers les grands lacs et des averses se sont produites dans l'Ontario.Dans le Québec et les provinces maritimes, la température a été belle et douce pendant qu'il a fait très froid dans l’Ouest.Lacs inférieurs et baie Géorgienne: vents frais du sud-ouest au nord-ouest, quelques averses locales, mais beau presque partout.Vents du nord-ouest, beau et plus frais.Vallée de l’Ottawa et haut St-Laurent: vents frais du sud-ouest, variable, avec averses.Samedi : vents du nord-ouest, beau et plus frais.Bas St-Laurent: vents frais du sud-est au sud-ouest, averses locales ce soir et une partie de samedi puis beau.Golfe et rive nord : vents frais du sud et du sud-ouest, nuageux aujourd’hui, averses locales samedi.IProvinces maritimes: vents modérés de l’est au sud, beau.Samedi : vents modérés puis frais du sud ou sud-ouest, nuageux avec quelques averses locales.Lac Supérieur: vents frais du nord-ouest, beau aujourd’hui et samedi, plus frais.Manitoba, Saskatchewan et Alberta: beau et frais.RELEVE DU THERMOMETRE Max.Min.Victoria .• ô4 44 Kamloops 32 Calgarv .46 28 Edmonton 18 Prince Albert .411 28 Winnipeg .18 While River .42 40 Kaull Ste-(Marie .48 4 fi Toronto 52 Kingston .54 52 Ottawa 46 'Montréal .58 50 Québec .48 40 St-.lean, N.-B.58 38 Halifax 32 Où acheter demain (Qireglstré conformément à la loi du Par lemeut dn Canada, par L.-P.Detlonfcbamps, au ministère de l'Agriculture.) Pour les temps froids —rien n’égale le chapeau de velours.L’homme .soucieux de se procurer le plus de confort possible, appréciera nos chapeaux de velours “MALLORY” et “SOL-FERENO”, que nous recommandons à notre clientèle d’élite.MORIN & FRÈRE Chapeliera et Merciarn, 7 EST, RUE STE-CATHERINE Près boul.St-Laurent COTE.•— A In (Vite St-Paul, le 2 octobre 1IU8, h l'Age de M eus et a moi».e*t décédé à l'hopltnl St-Jcmcph de Laenlne Chu! C6té, autrrfni.«te Notre-Dame de Man-bridge.Funérailles vrteéns.SOYEZ SUR VOS GARDES .*1 T!*1!™ !,ortir indemne de la terrible maladie, qui sévit actuellement efficace dés'^em'ps'rnodcrnes T —*n* ^ ~ '« »>»«* VINOL, 3 fois par Jour, et VINLAX, en tablettes, le soir au coucher, lin vente cher Tcl.5t Louis- 811-2999 , \ J.H.ROBERT PHARMACIEN CHIMISTE' > //ï< les conditions soient convenables.M.Jones est aussi en négociations avec les Sénateurs afin de décider ceux-ci à prendre part aux séries du tournoi organise par la Ligue de la Côte du Pacifique en mai prochain.L’ENTRAINEMENT EST NECESSAIRE Le National et son beaurprogram-ime de culture physique travailleront à réduire le nombre de nos super-impressionnables et de nos névrosés.Sujets impressionnables et névrosés, soyez corevaincus que pour vous il n'y a pas de santé, ni de réussite si vous ne domptez votre hypersensibilité.Il faut apprendre à ne vous laisser abattre par aucun accident, déprimer par aucun ennui, annihiler par aucune inquietude.Comment optérer cette transformation ?a) Eviter toutes causes d excitation alimentaire : café, alcool, thé, chocolat, excès de sucre, viande, etc.b) Eviter les causes d’excitation physique : bruit, vie mondaine, abus de toutes sortes.e) Eviter les causes d’excitation morale : pas de spectacles ou de lectures impressionnantes, pas de relations avec des amis nerveux, agités, inquiets ; rechercher au contraire le commerce des gens calmes, raisonnables et pondérés ; supprimer dans votre façon d être les manifestations extérieures de l’agitation : gestes d’impatience, récriminations, marche hâtive, mas-licution rapide, apparence pressée ou préoccupée ; supprimer tout “ mouvement-parasite ” ; ne tapotez pas avec les doigts sur la table en signe d’impatience ; ne croisez pas les jambes dans la position assise ; cessez de mâchonner vos lèvres de siffloter ou de chantonner.Ces actes sans but énervent et fall- LE HANDICAP EST GAGNE PAR WAR PENNANT gnent., Ce moyen d'acquérir a la fois la santé de l’esprit et du corps est d’une telle simplicité, direz-vous, que l’humanité entière devrait y avoir recours.Beaucoup font un essai et manquent de persévérance ; ils se croient trop vieux pour se modifier ; soyez pourtant convaincus qu’il est possible de transformer les habitudes physiques et morales d’un adulte de vingt à soixante ans, parce que son cerveau et ses tissus sont complètement renouvelés en l’espace de quelques mois ou de quelques années.C’est le cerveau qui préside à cette évolution.Avez-vous essayé, quoique adulte, de vous initier à un sport ou a un art ?Vous avez réussi par la répétition, l’intérêt, l’habitude et la foi dans le succès.Celui qui veut apprendre un art doit avoir la certitude de réussir ; il doit compter sur le succès et l’attendre avec confiance.Eh bien, nous pouvons apprendre à être calme, attentif, énergique comme, nous apprenons Je violon, les langues étrangères, la dactylographie, etc.11 suffit d exécuter des exercices d’entraînement et de créer des habitudes nouvelles.En un mot, fréquenter le gymnase de l’A.A.d’A.Nationale.Tous les éducateurs, les pères et les mères, les jeunes personnes des deux sexes, enfin, tous ceux qui s’intéressent à la grandeur de notre race et à son avenir, doivent etre des amis dévoués de l’A.A.d’A.Nationale et de son oeuvre.Qu’ils en deviennent les membres.N«w-York, 25.— Dans la meilleure course encore disputée cette saison entre les deux ans War Pennant a gagné le Handicap Ardisicy à la piste de Empire City, hier après-midi.Les épreuves ont donné les résultats suivants : PREMIERE COURSE.1— Bill McClog, 112, Lyke, 5 à 2, au pair, 1 à 2.2— Bright Angel, 110, Robinson, au pair, 1 à 2.3— Irish Lady II, 110, Myers, 5 à 3.Temps, 1.10 2-5.Kolinsky, Jellison, Santago, Peasant, Caddie, Pollyanna, Driffield, Miss Fountleroy, Star Croft et Malice ont aussi couru.DEUXIEME COURSE.1— Barry Shannon, 118, Walls, 3 à 1, 4 à 5,1 à 3.2— Snapdragon II, 110, Robinson, 3 à 5.„ ., 3— Woodtrap, 114, Enckson, au pair.Temps, 144 4-5.Horwood H et Whimsy ont aussi couru.TROISIEME COURSE.1— Naturalist, 126, Robinson, 1 à 3.2— L’Errant, 125, Haynes.6 à 5, 1 à 4.3— African Arrow, 120, Rice, 2 à 1.Temps, 1.45.Ticket et Hank O’Day ont aussi couru.QUATRIEME COURSE.1— War Pennant, 130, Loftus, 9 à 10.2— Cirrus, 124, Lyke.3—Ophelia, 114, Walls.Temps, 1.09 3-5.Young Adam a aussi couru.CINQUIEME COURSE.1— Orderly, 110, Haynes, 4 à 5, 1 à 3.2— Irregiriar, 112, Robinson, 2 à 1, au pair.3— Highland Lassie, 103, Walls, 3 à 1.Temps, 1.47 4-5.Chapeaux DE R.& A.MASSE, 255-est, Ste-Catherine Près Saint-Denis i 5.00 6.00 7.00 8.00 10.00 12.00 15.00 LE SAVON IMPERIAL n’a pas son égal en poids, en qualité et en valeur.Mais vous, ami lecteur, en fai* tes-vous usage ?VOILA LE POINT Barsalou & Cie, Limitée Seuls fabricants français de la Puissance.Echangez vos enveloppes au No 172 AV.DELORIMIER, MONTREAL.LE ROTI ECONOMIQUE rst celui qui est fait d’une tranche de notre viande de la meilleure qualité.Vous le mettei au 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cause de la fermeture des allées de quilles par l’ordonnance du comité d’hygiène.Le président nous a déclaré qu'il était en faveur de faire disputer les parties deux fois par semaine, de la façon suivante : Classe “A”, lundi et jeudi ; classe “B”, mardi et vendredi ; classe “G”, mercredi et samedi.“Il nous faut, dit-il, prendre cette mesure afin de pouvoir terminer la saison ou sommen-cement du mois de mars pour que nous puissions préparer les séries des petites quilles.La fermeture des salles de quilles a beaucoup dérange notre calendrier des joutes, mais nous devons nous conformer aux ordres des autorités municipales.” Un autre officier de la ligue interrogé à ce sujet, nous a déclaré qu’il était en faveur de retarder les séries, car il est d'opinion qu’il serait très difficile de faire disputer les parties deux soirs par semaine, car, dit-il, plusieurs joueurs figurent sur plusieurs ligues et ils ne sont pas libres tous les soirs, et de plus il est assez probable que les propriétaires des allées ne pourraient pas mettre à la disposition de notre ligue les allées dont nous avons besoin.La Montreal Bowling tiendra nne assemblée la semaine prochaine, alors que tout sera discuté par les directeurs de cette association.Des offres à M» W.Lahaise Nous tenons de source autorisée que des offres ont été faites à M.W.Lahaise pour prendre la direction des salles de billard et de quilles au National.M.Lahaise est tout qualifié pour remplir cette importante position et nous devons féliciter les directeurs de noire grande et belle association canadienne-ifrançaise d’avoir jeté les yeux sur ce sportsman.M Lahaise est membre à vie du National depuis plusieurs années.SITUATION COMPLIQUEE Ottawa, 25.— La situation du hockey à Ottawa est plus ou moins compliquée et l’on est pas mal au dépourvu sur la manière de la régler.L’un des membres du club discutait la situation hier soir dans ce sens LA SITUATION DES SENATEURS EST COMPLIQUEE LE CLUB OTTAWA, DE LA N.H.L., SEMBLE AVOIR BEAUCOUP DE DIFFICULTE A OBTENIR UN PA-TINOIR POUR LA PROCHAINE SAISON.Ottawa, 25.— Le club de hockey Ottawa, de la N.H.L., a tenu une assemblée hier soir, mais les officiers ont refusé de faire connaître ce qui s’était passé à cette réunion.Le secrétaire Martin Rosenthal a déclaré que le club Ottawa qu’il ne pouvait faire connaître la position des Sénateurs.Il est connu que les Sénateurs ont fait des démarches pour obtenir le patinoir Rideau qui devait être converti en garage d’automobiles, mais qui est encore intact mais qu’aucun arrangement n’a encore été conclu entre les propriétaires et les directeurs du club.M.Dey reste aussi muet, mais tout porte à croire que la nouvelle ligue a fait des offres à M.Dey et que cette nouvelle organisation semble être prête à faire la guerre à la ligue du président Calder.Clint Benedict, qui est considéré comme l’agent de la nouvelle ligue a déclaré hier soir qu’il était libre de signer avec le club qui lui plaira.La situation dans la Capitale n’est pas encore tirée au clair et elle ne le sera pas avant que les Sénateurs aient obtenu un patinoir pour leurs parties.ILS REFUSENT L’ARENA Nous aurons quelque chose à an-! noncer avant longtemps.Nos efforts j pour nous procurer le pavillon Aberdeen ont été infructueux et ceci nous a un peu mis au dépourvu mais maintenant nous avons autre chose en vue et nous en serons venus à une décision avant deux jours.Nous n’avons encore fait aucune démarche et nous n’avons pas l’intention d’en faire avant que nous ayons trouvé une patinoire.Si nous ne pouvons nous entendre au sujet d’une patinoire qui n’est pas l’Arena, nous demanderons à la Ligue Nationale de suspendre sa franchise et nous mettrons à exécution les projets que nous formions pour l’an prochain.Le president Calder nous a demandé d’en venir à une décision finale, mais malgré notre bonne volonté nous ne pouvions donner de réponse avant que le club se soit réuni”.La rumeur voulait hier soir que le club ait fait des propositions à certains joueurs amis.Le secrétaire Rosenthal a fait feu de paille de cette rumeur en déclarant que le club avait tout simplement envoyé avis à ses joueurs que le club avait l’intention de se servir de l’option qu’il avait sur eux.Cette démarche est une mesure de prudence que le club se devait à lui-même s’il ne voulait pas que la C.H.A.lui enlève ses joueurs.Ses joueurs seront, comme par les années passées, les suivants: Clint Benedict, Horace Merrill, Eddie Gerard, Georges Boucher, Cyril Den-neny, Eddie Lowery, Frank Nighbor, Billy Mooney, Harry Broadbent, Angus Duford, Allan Wilson, Leth Graham ct Morley Bruce.M.E.P.Dey, directeur de l’Arena, déclarait hier qu’il ne connaissait rien au sujet des activités de la Ligue de hockey Canadienoe, qu’il n’en avait entendu parler que par les dépêches et les journaux et qu'aucune offre ne lui avait été faite.M.Dey a l’air de se méfier des pièges de la C.H.A., calculant sans doute le sort de la nouvelle ligue sur celui de tant d’autres qui n’ont vécu qu’un jour.LA NOUVELLE LIGUE Ottawa, 25.— Le club Ottawa a reçu une réponse défavorable au sujet du Pavillon Aberdeen car le Bureau de contrôle de la Capitale a déclaré qu’il était impossible de convertir ce pavillon en patinoir car cela coûterait trop cher.Les directeurs des Sénateurs ne perdent cependant pas tout espoir, car ils tenteront de décider les autorités du terrain d’exposition de leur louer une autre bâtisse du parc Lansdow- ne- ., , , Les Sénateurs ont refuse catégoriquement de jouer à l’Arena de M.Dey, et s’ils ne peuvent se procurer de patinoir ailleurs, ils demanderont à la ligue de suspendre sa frun-r-hise pour cette saison.Toronto, 25.— Percy Quinn ct ses amis refusent de se laisser interviewer quant à ce qui concerne la nouvelle ligue professionnelle de hockey.Le magnat local est franchement d’opinion qu’Ottawa n’aura pas de club cette année, ct que le Canadien de Montréal sera facilement remplacé par un autre club cana-dien-français.LE MAITLAND DANS L’OUEST Toronto, 25.— Con Jones est actuellement en cette ville et a fait des offres au club Maitland pour aller dans l’Ouest, le printemps prochain, afin de prendre part à un carnaval de crosse.M.Con Jones a déclaré qu’ii aimerait à s'assurer que Représentent les Obligations Canadiennes ^e la Période' janvier-mars 1918, 1 augmentation s’est élevée à w*n iTorY~rï>”.—s 7” $5,400,000 et à 870,000 livres sur la puis à 60.1-, Le Penman revient, à la J meme période en 1917.Les Etats Toujours en lumière, le Dominion Iron concentre toute l’activité de la Bourse, ce matin.A la reprise de la [Séance, les courtiers se sont disputés j les parts en nombre considérable à [64 1-2, puis à 64 et finalement à ; 63 1-2, alors qu àcette position de fgro.s lots changèrent de mains.» Son concurrent immédiat, le Steel î of Canada, ri’a point bougé ; oin-î quante paris seulement se vendirent î à 64 3-4.Puis il est resté inactif, pa-£ raissant ignorer la lutte très vive s que déploie son rival pour lui dispu-.ter la première place.Les autres valeurs ordinairement .bien prisées, comme le Brompton Pa-; per, le Cernent, le Power, ne trou-; vent qu’un fort petit nombre d’ache->*s-fj» i leurs ; cependant quelques cents f * parts du Brompton se traitent à 60 Il épargne les notes du médecin C’est là l'opinion qu’a de Zum-BuJc le Rév* A.D.McLeod.Ce clergyman, qui demeure à Harcourt, écrivant aux propriétai- res de ce produit, fait ces "remarques sur la popularité extraordinaire dont jouit Zam-Buk parmi les gens qui composent son troupeau : ^ .‘Me ne sache rien, dit-il, qui puisse lui être comparé.Etant chargé d’une mission fort étendue, où je voyage çontinuellenient, je rencontre maintes personnes malades et affligées et j’ai été extraordinairement surpris du bien que Zutn-Buk fait journellement.l’ai appris que c’est un fait absolu que pour le.s mauvais ulcères, les vieilles blessures, l’eczéma et les maladies de la peau de toute espèce, les pouvoirs curatifs du Zam-Bük sont simplement merveilleux.Pour cette maladie douloureuse que sont les hémorroïdes, il est aussi excellent.Bien des notes dé docteurs sont épargnées par l’usage du Zam-Buk.” Pour les coupures, les brûlures sèches et humides, Zam-Buk est également bon.Rien ne met fin à la douleur ni ne guérit aussi vite.La' boîte 50s, 3 pour *1.25.De.tous le.s marchands ou de la Cie Zam-Buk, de Toronto.' Envoyez un timbre d’un sou pour une boîte gratuite d’essai.[surface avec de nombreuses transac tions à 83, puis à 82.Un bon lot d’actions du Bell Telephone attire des acheteurs à 130.A NEW-YORK Plus actif, le marché de New-York ; a subi paT contre un dur échec, par • la décision mme du comité local des ’ finances qui a recommandé une ex-' tension de marge de 20 pour cent à , 30 pour cent sur les emprunts des t’ courtiers auprès des banques.C’est un frein déguisé à la spéculation effrénée, puisque les joueurs de la , Bourse devront sortir l’argent de tTcur poche, au lieu de se fier à l’es-! compte libéral qu’ils pouvaient bénéficier des gérants de banques.Cette mesure a jeté en arrière les valeurs dites spéculatives, à l’ouver-* ture ce matin, lesquelles ont rétro-isgradé de plusieurs points.Par contre, les autres valeurs, comme celles h des huiles, des transports et des 'fournitures, ont baissé d’un à t________ t points.Ainsi l’United States Steel a décliné de 1 point 1-2 ; l’Illinois Pacific, 2 3-8 ; le Southern Pacific, 1 ; le Reading, 1 1-2 : le Crucible Steel, 1 3-8.Le Pacifique Canadien a perdu quelques points à 167, ainsi que le Bethlehem Steel, à 72 3-4, et-le Baldwin Locomotive, à 86 1-4.Le Mexican Petroleum, aussi instable que les journées précédentes, fait de l’acro bâtie entre 151 et 154.OPERATIONS DE L’APRESC-MIDI D’HIER 1 Actions ordinaires Brazilian.25 à 19 7-8, 25 à 50'25 à 49 3-1, S à 50.* Can.Steamship.25 à 47 3-3, 25 à 47 3-8, 50 à 47 1-t, 25 à 47 3-8, 75 a 47 1-2, KM à 47 1-2.25 à 47 1-2.25 à 47 5-8, 100 h 47 1-2, 50 à 47 1-2.Mont.L.H.and P.Cons; iCivic Invest.).5 à 85 1-, 5 à 85 1-4.’ Brompton.50 à 00 1-2.Canadian Car.iiO ft '?2 3-4, 40 à 32 1-2.Canada Ornent.25 ti 05.; ' Dom.Steel Corp.85 à 61 3-4, 185 à 62, 50 à 62 1-4, 100 à 62 1-2, 25 à 61 3-8, 210 à 62 1-2, 35 à 62 1-2, 190 ù 62 1-2, 215 à 62 T-2; 25 à 62 3-4 .75 à 62 7-8, 415 à 63, 115 à 63 1-4, 15 à 63 3-8, 100 à 63 1-2, 85 à 63 1-4, 235 à 63 1-2, 20 à 63 5-8.100 à 63 •8-4, 180 « 64, 175.5 64 1-4, 25 -à 64 3-8, 130 à‘64 T-2.MacDonald, 5 à 22, 15 à 22.Sleei Co.of Can.25 à 64 3-4, 25 ù 25.Obligations Mont.Tramways.S2000 à 72 3-4.T)om.Cotton.$3000 à 97.Dom.Textile.*2000 à 96R.Scotia.$2000 à 81 t-2.Emprunts de ruerre Dominion 1931.*1500 à 96 1-2.Dominion 1937.*1000 à 94 3-8, *3000 A Ü4 3-8, *2000 à 94 1-2.Actions de priorité Canadian Car.10 à 85 1-2.Can.Steamship.10 à 76 1-2, 5 a 76 1-2.Banques Commerce.4 à .185 3-4.Merchants.7 à 167.Unis en ont reçu 88 pour cent de la quantité totale exportée.LA BANQUE D’ANGLETERRE Londres, 25.— L’état comparatif hebdomadaire de la Banque d’Angleterre fait ressortir les variations ci- apips : Résferve totale, di.£ 188,000 Circulation, aug.ni .400,000 Encaisse métallique, aug.212,000 YTaleurs diverses, dim.1,236,000 Epargnes, dim.2,214,000 Dépôts divers, dim.13,533,000 Réserves en billets, dim.199,000 Valeurs gouvern., dim.14,274,000 r La proportion de la réserve de la •banque au passif se présente, cette semaine, à 18.70 p.c., comparativement à 17.10 p.c.la semaine derniè- re.Le taux de l’escompte se maintient « 5 p.c.BOURSE DES MINES Cours fournis par la maison Bryant.Dunn «ml Co., rue Saint-François-Xavier, (No.86, Montréal.Arianac.Aprx.Bailey.Beaver.Boston Creek.Ohamb.Fer.ConiaRüS.,, », .Crown Res.Davidson.Dome Rxt.Dome I-nke.Dome Mines.Gifford.Hnrsravcs.Hollînger.Kirk lake.I.» Rose.Cake Shore.Melntyrc.McKinley Dar.Minink Corp.of Can.Newrny.Ophir.Prte Lake.Porc Crown.Pore Vlpond.Pres.E.Dome.Schumacher.Silver Leaf.Teck Hughes.Temlsk.Thomp-Krist.Tre.thrwey.,Vac.OU and G*s.West Dome Con.Ilockwood Oil.De- Offre.mande.9% 1» 3 3‘i 3 3V.29 26 .•8 ;.• 9 ¦> 400 19 22 2S’/£ 30 24 HH 15 .i ' 2 1150 • ¦2% 4 510 520 ;i8 39M 45 90 158 36 >4 150 41 275 280 12 5 15 -, à*.16 1714 2% 4 3% 4 24 25 % 1 32 35 30 31 5W 24 fi 9 11 11 n Le Chili importe annuellement pour au delà de $3,000,000 de papier et de produits de papier, dont la plus grande partie lui était fournie par 1 Allemagne et les Pays Scandinaves, avant la guerre.Durant les années 1915 à 1918, les Etats-Unis ont remplacé l’Allemagne, puis les J ays Scandinaves, en ces derniers mois dans l’exportation des princi-Pa*JX Pj'.0huits du papier, consommés au Chili, tels que: papier à journal, papier d imprimerie, papier d’ombal- age, papier-teinture, papier de fantaisie, et autres.* * * La Nouvelle-Zélande subit une crise de papier, surtout du papier à journal et du papier pour les livres.J)urant les trois premiers mois de importations du papier d imprimerie sont tombées à 56.460 quintaux, contre 86,468 quintaux, pour la même période en 1917, et 61,473 quintaux, en 1914 ; pour les autres qualités de papier, les importations ont diminué aussi pour les mois de janvier, février et mars 1918.à 11,205 quintaux, à.comparer avec 19,994 quintaux et 23,192 •quintaux, pour les mèmès mois des années T917 et 1914, * *• * Le trésor des Etats-Unis annonce que les paiements de prêts aux Al-i'V?maintenant ,à 6,089,- 064 /oIi ,dplJé$S|Cétte Sdhiflie répfé-^ei“,e total dès chèques payés par le Trésor; des Etats-Unis, ep dehors des crédits- alloués' et des accords cone hi s avec les Etats-Unis pour des emprunts.- total de ces crédits s’élève à /,092^,049,000 dollars.Lorsque le rgouvernement américain fait un achat dans un pays allié, il en crédite le-compte de ccjui-*ci.- - Ials crédits • individuels des nations alliées s’établissent comme suit Angleterre.$3.725,000,000 •™nce.2.065,000,000 'lalle.780,000,000 ;u,ss.,e.325,000,000 Belgique .154,259,000 ”r®ce • • .15,790,000 Cuba ».,, .15,000,000 Serbie .12,000,000 Sur lés crédits accordés à la Russie 18/,000,000 de dollars ont été seulement utilisés.» * * La fusion des- compagnies Mc Laughton Motor Car; Chevrolet Mo-tor, avec la compagnie General Motors est maintenant un fait accompli.Le transfert des actions aura lieu le 1er novembre.Un des principaux objets de cette fusion est de faire diminuer le coût de la production au Canada.tous les moteurs qui étaient autre fois importés seront fabriqués au Canada, ainsi que les essieux et autres accessoires de transmission.A cet effet, ia nouvelle organisation a acheté un site de 38 acres à Wal kerville» Ont.!.a manufacture d’O shawa sera en opération dès que Jes nulfèriaUx pourront lai être fournis.MM.R.S.et (î.W.McLaughlin sont en tète de la nouvelle compagnie agglomérée.* * * M.Garvell a déclaré, à Prince Rn péri, que le gouvernement avait l'intention de faire construire une cale-sèche très importante en cette ville.On considère que Prince Rupert sera sous peu l’un des Cinq plus grands ports de mer du Canada.Le gouvernement aurait également l’intention de dépenser la somme de $250.000 pour faire dra gu or le North Arm jusqu’à New Westminster.BALANCE D’EMISSION $30.000 VILLE SAINT-LAURENT Obligations à 6% — 8 '/z ans Remboursables le 1er mai 1927 Coupures de $1,000 Prix 100 et les intérêts accrus BEAUSOLEIL LIMITEE 112 RUE ST-JACQUES.Tel.M.1415 MONTREAL LE MEILLEUR PLACEMENT MUNICIPAL AU CANADA CINQ ANS 6% ^ OBLIGATIONS OE LA -o* LES RECETTES DES CHEMINS DE FER LA PROSPERITE DU QUEBEC CENTRAL EST DE BON AUGURE.BOURSE DE NEW-YORK Ca.r.f.-rnl.B.r MM.Brsna.» « B.» f .fa, r.artirn, ra.¦aint-êranf.U.Xavlar, Ko» »S •( *7., Montréal.(ARTHUR h HUN* AU.Membra, Baarat H.M.atrfel * BRUNEAU & DUPUIS COUBTUSM Marna d.MantrM.•7 ET M S.-FRÀNCOIS-XAVTEtt ta-oaraalaa : QUKItEC a* SOUL VU Airaat avaa tow * n*«fl.Me».Vafe valcara 1 Mi4i I Valeur» Ion 1 Mi4i A»i»Cb.an AU» Ch/ar Am.».Sag.A ai Ou A ai.CarFa.Am.Coca.Am Smelt.Aaaton.ll A tch.üon Allan.Guif ¦ait.laça, ¦alt.aohi» Beth.Steel.Uraakl Ra.Caa.Paclf.Ceat.iaath ' hinoCupD Cala.P.AI.Cara Prad.CruciStee Cuba C.H.Dcl.AHud.lut.Seoor Kriepr.Nai hnear.Na/ R)it ürtia Gèn.Moto.Gr.Nar.ar.Hid.Ale» Ind.Alooh Inap.Copp .-nv.orp m bey «H 69k 93 1WK VTEU I Iiarp- Copp 186)4 167 66V.6QH 40 40 “Î854 44 55k 57 84 *2 5044 MV.17)4 1-7)4 U i»8 i.V< 101 >, 1(D S5 uf) 30>4 31 — » %mrne.Iat.Mari.pt! UIIS î»t Nickel.; 32*4 Jnî' d5'‘.Iat.Ra.Tr , Ken.Cop, 3*4 IacI».Steel kehighVal.Maa-Mai».Mex.Petra.N-Y.N,H.Narth.Pac.Ohio G a» rcBB.rlva.Pittab.Coal Praa», st.O.Headiaa RepublI.tr.' ibl 141V» 32 V* 361 Rubb U.S.Sinclair OU Sauth.Pac.Sont Rail st.Paul i î Tenn.Copp.Team Oil Unian Par.Un ltd P .U.S.Ste.ar.U.S.Stcelp.vk-sr mi U MW 65 81 «4 6I'V* US 140 1Ô6 «Ij 3SV- sog ni iiîfi 88 fG UH uU L’état financier du chemin de fer Québec Central, pour l'année fiscale terminée Je 30 juin 1918, accuse un joli bénéfice de $518,626.68.M.J, H.Walsh, gérant général de la compagnie, annonce que la compagnie a fait de très excellentes affaires au cours de l’année écoulée.Les dépenses nettes d’opérations, pour la période spécifiée, ont été de $1,424,558.62, réparties comme suit: maintien de la voie et des édifices, $273,675.08; maintien de l’équipement, $189,534.82; dépenses de transport, $837,458,44; dépenses générales, $6(5,539.58; taxes, $15,-250.19; dépenses autres que pour les opérations, $12,569.17.ce qui donne un total de $1,424,558.62.Le revenu se répartit comme suit: pour fret, $1,409,443.62; pour les_ voyageurs.-,$446,8.41.68; malles, *$27,736.70; express et divers, $42,-575,79.Total, $1,926,406.79.Les dépenses déduites, il reste un profit net de $501,845.17, pour ce qui regarde les opérations.L’an dernier, ces dépenses avaient été de'#1,207,-401.04, tandis que le revenu avait été de $1,726,027.72, ce qui laissait un profit de $518,626.68.Parmi les directeiirs de la compagnie, les rhàngertîents suivants ont é,té opérés': président, sir -Geor-, ges Bury, Montréal;:- vice-présiderit, VI.I.G.Ogden, Montréal; gérant général, VL J.H.Walsh, Sherbrooke; assistant secrétaire, M.H.C.Oswald., Montréal; assistant secrétaire» M.Ri D.'Môddison, Loridrés; trésorier, VL Wilfrid S.' Fry, .Sherbrooke; agent général du fret et des voyageurs, M.G.D.Wadsworth, Sherbrooke; comptable, M.T.I.(Maguire,Sherbrooke; surintendant, M.John T.Reid, Sherbrooke; auditeur, M.Ralph E.Young,.Toronto.Les directeurs sont sir George Bury, MM.I.G.Ogden.E.W.Beatty, Montréal’; J.H.Walsb, Sherbrooke; Thomas Lindlev, Londres; Charles D.Brassey, Londres; L.A.Carrier, 'Lévis.Les recettes du Grand-Tronc augmentent de semaine en semaine.Les recettes brutes de la troisième semaine d’octobre accusent une augmentation de 41.3 p.c.sur celles du mois correspondant de l’an dernier.Recettes brutes de la semaine du to octobre 1917, $916.866; recettes brutes de la semaine du 18 octobre lolnVan1’29^’.165 : augmentation $379,699 ou 41.37 p.c.Les recettes brutes du Nord Canadien.pour la semaine finissant) Ie ^ octobre 1918, se sont totalisées a -’Ll69,000, soit une augmentation de $316,/00 sur la semaine corresL pondante de 1917 ou 36.3 pour cent.' La compagnie accuse une augmentation de.$1,842,600 de juillet au 21 octobre, sur la même période correspondante l’an dernier.Tie breuvage vivifiant En vente partout.Vers quatre heures de l’après-midi, quand le corps est fa-figue.et esprit alourdi, et que vous ne savez plus que faire, il n y a rien qui vous stimulera plus promptement, vous rendra votre ambition, et vous montrera ie monde sous un aspect nouveau, comme une tasse de thé Lipton.Mais soyez certain que ce soit du thé Lipton, car la qualité en est garantie.Nous le récoltons, le mélangeons, l’empaquetons et le vendons nous-mêmes.Aucune autre maison vendant du thé au Canada ne peut vous donner cette garantie.CITE DE MONTREAL REMBOURSABLES DANS CINQ ANS—Le 1er Septembre 1923 En Coupures de $100» $500 et $1,000 Titres au Porteur ou Nominatifs (enregistrés) Intérêt à 6% payable semi-annuellement les lers mars’, et septembre.TOUTE LA PROPRIETE FONCIERE IMPOSABLE de Montréal est RESPONSABLE du CAPITAL et de L'INTERET de ces Obligations, qui ont PRIORITE ABSOLUE sur toutes les HYPOTHEQUES.On pent nonscrire à rompront et obtenir de plus umpire renseignements aux bureaux dto} RENE-T.LECLERC Banquier et Courtier 160, rue ST-JACQUES .MONTREAL Téléphones: Main 1260 et 1261 (MAISON FONDEE EN »90t) CREDIT CANADIEN, INC.»», rue ST-JACQUES.- MONTREAL TCL.EPHONE I MAIN 2020 VERSAILLES, «I VIDRICAIRE, BOULAIS, Ltéi MONTREAL S», rue St-Jacgnes BEAUSOL¥lL, LIMITEE 112, rue ST-JACQUES, .MONTREAL TELCPHONa i MAIN 1410 ' i QUEBEC IIS, rneSt-Jeaà KT A TOUTES LES SUCCURSALES DE LA BANQUE D'HOCHELAGA AGISSANT POUR LE COMPTE DES MEMBRES OU SVNDIOAT DR SODSCRIPTIOfa Il PT O N PLANTEUR DE THE, CE^ LE THE UNIVERSEL 300 tasses à la livre.en Italie, dans .le pays de Galles, au Japon, en Egypte et en Tunisie S'élève à 482,688,000 boisseaux, contre 414.005.000 en 1917.et 455,144,006 pour la période 1912-16.Production d'avoine en 1918 — Italie, 38,907,000 boisseaux, contre 31.345.000 en 1917 et 238,838,000 pour la période 1912-16 ; Ecosse, 53.223.000 boisseaux, contre 49,- 984.000 en .1917-et 42,449,000 pour 1912-16.La production totale de seaux, contre 1,803,211,000 en 1917, et 1,487,726,000 pour la période 1912-16.GUËRfôSEZ La GRIPPE ESPAGNOLE Employez poor cela le remède logique TAROL an Goudron fanfiueptlqae puissant des miqneases respiratoires) à PHÜÎLE DE FOIE DE MORUE (adoucissant et reconstituant du poumon et de tout ie système) et autres spécifiques des RHUMES, TOUX, BRONCHITES et AFFECTIONS PULMONAIRES.Ka V.ata Partact._ DR.ED MORIN A CIE., IhnHAa,.QUEBEC; Cto.LA PROSPÉRITÉ DES BANQUES CANADIENNES Les banques canadiennes ont réalisé de très bonnes affaires, au cours du mois de septembre, annonce le rapport des banques d’Ottawa, Les dépôts d’épargne s’élèvent à $1,037,498,920, en augmentation de $22,787,055 sur le mois d août-et $69,105.379 sur le mois de septembre-1917.Les billets en circulation se sont — - - -, totalisés à $211,623,856, soit $10,- ou $22,026,719 d’augmentation sur GA “STRATHCOXA COMPAGNIE D’ASSURANCE - INCENDIE.' r (Edifice Versailles) 90 RUE SAINT-JACQUES.; , i?MONTREAL Capital autorisé./.$500,000.00 Capital souscrit.-î .300,000.00 Capital payé (excède).' .100,000.00 Dépôt an gourernement .4 .64,000.00 Actif total.373,643.98 A.A.MONDOU, N.P.J.MARCHAND, Président et gérant-généraJ.Secrétaire-trésorier.Bell Tél.Main 2181-2182 784,196 de plus qu’au mois d’août, et $347634,i>8&- d’augmentation sur le mois de septembre 1917; les prêts sont accumulés à $942.802,018, se le mois d’août et $87,495,065 sur-le mois de septembre 1917.L’actif total des banques canadiennes dépassé les.deux nuMiards et demi, tandis que.le passif atteint les deux milliards-et quart < Les recettes brutes du Pacifiqu’e Canadien pour la semaine du 14 au 21 octobre s’élèvent a $3,509,000 soit une augmentation de $80,000 sur la même semaine Tari dernier ou 2.3 pour cent.Les trois grandes compagnies donnent ensemble la somme de $5,994,16a en recettes, pour la semaine du 14 octobre, soit $775,999 de-plus que celles de la mçme semaine en 191.7, ou 14.8 pour cent d’augmèntation.LES CÉRÉALES DANS LE MONDE ENTIER Une dépêche de Tlrirtitul International d’Agriculture, de Rome, donne les chiffres de la production mondiale des principales céréales en 1918: Production de blé, en 1918—Italie, 176,372,000 boisseaux, compa- [“Î^^lî1^137’613’®00 en 1917, et a 177,042,000 moyenne des cinq années 1912-16; Suisse.7.095,000 bois-contre 4.556,000 en 1917 et 3.556.000 pour 1912-16 ; production totale de blé en Espagne, Angleterre, Galles, Italie, Suisse.Egypte, aux Indes, aux Etats-Unis, 'au Japon et à Tunis, 1.767,659.000 boissefftix, contre 1,434,870,000' en 1917 et 1,587,800,0011 pour la période 191246.Production d’orge en 1918—Italie, 9,186,000 boisseaux, contre 7,- 422.000 en 1917, et 9,420,000 pour 1912-16.La production totale en Espagne, en Angleterre, en Ecosse» IL FA VT PA VOISER -Sortez vos drapeaux.-Pavoisez vos maisons.-Décorez vos magasins.—Décorez les édifices.—Décorez les usines.Le comité des décorations de l’Emprunt de la Victoire 1918 vous invite à pavoiser vos maisons, vos magasins, vos bureaux, vos usines durant la campagne en faveur de l’Emprunt de la Victoire.Pour la décoration des maisons: Servez-vous de drapeaux tricolores, anglais, américains et des autres pays alliés.Placez deux drapeaux dans chaque fenêtre.Pour les magasins : Faites un étalage approprié à l’Emprunt dans vos vitrines.Décorez rextérieur de banderoles et de drapeaux.Pour les grands édifices : Servez-vous d’écussons, de drapeaux, de banderoles, etc.Voyez 1 immeuble de la Banque Eastern Townships-sa décoration vous suggérera des idées.NE RETARDEZ PAS - FAITES-LE DE SUITE COMITÉ DES DECORA TIONS TEL : MAIN 1508 - 4615 8 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 25 OCTOBRE IMS VOL.IX.— No 252 LA GUERRE Y A-T-IL OFFENSIVE SUR LE ?' FRONT ITALIEN?Un câblogramme du général Diaz à'Washington le fait croire — On rapporte même de grands succès contre l’ennemi et la capture de nombreux prisonniers — Lutte furieuse près du Mont Grappa — Les Poilus et les Anglais à la rescousse.Washington, 25.— D’ambassade italienne h reçu, nier soir, un câblogramme du général Diaz, comman-danl en chef de l’armée italienne, indiquant qufune offensive générale s'est peut-être déclenchée sur le front italien.On prévoyait depuis quelque temps une telle offensrvè.Les Italiens attendaient simplement le signal du maréchal Foch, |MHir porter un rude coup aux armées austro-allemandes.Los termes de la dépêche et le fait qu'elle vient du général Diaz lui-mème font croire que les Italiens ont peut-être commencé une offensive générale.Voici le câblogramme: “Un bombardement.intense s’est ouvert, à l’aurore, ce matin, le long du front italien.Le feu a été particulièrement violent dans la région du mont Grappa et se" continue encore.De vives actions d'infanterie ont eu lieu, ce matin, sur les hauteurs de Sept-Com-munes, les troupes italiennes remportant un succès considérables lin même temps, des effectifs français ont attaqué les positions ennemies au mont Sisomel, forçant les défenseurs à céder du terrain, et capturant .3 officiers-et environ 800 soldats.Les troupes italiennes livrent de violents combats au .¦aid d’Assa el au nord du mont Val Bella.Elles ont fait un nombre considérable de prisonniers, dans ces opérations.Les escadrilles de bombardement des Italiens onl jeté des bombes sur les camps de l’ennemi, dans la répion de Fanzaizo, et sur de gros dépôts île matériel dans le-voisiage de la gare de Lacila.Les troupes anglaises ont attaqué les positions autrichiennes au sud d’Asiago et onî capturé 6 officiers el environ 300 soldats”.L'AVANCE 'EST PLUS ARDUE LA PAIX LA QUESTION EST ENTRE LES MAINS DES ALLIÉS C’est à eux qu’il appartient maintenant de dire s’ils doivent accepter les principes du président Wilson et préparer les bases d’un armistice — La décision se fera-t-elle attendre ?— L’Entente, tout en approuvant les termes du président des Etats-Unis, exigerait d’autres conditions encore.¦ DITTUIS FRERES, LimitéeI NOS MAGASINS OUVRENT A 10 HRS 30 A.M.ET FERMENT A 7 HRS P.M.rière de k ligne ennemie* ou survolant à une faible altitude et détruisant les formations ennemies avec leur terrible feu de mitrailleuses.Au sud de l’Oise, les Français portent de très rudes coups à l’ennemi avec l’intention de chasser les troupes allemandes du triangle formé entre Flavigny et Montcor-net, et de détruire pour de bon le saillant qui existe encore â cet endroit.Les Allemands lancent de violentes contre-attaques, mais les Français ont surmonté tous leurs efforts et ont maintenu le territoire conquis et ont gagné du terrain au sur de Monfcornet, l’un des embranchements de chemins de fer dans cette région.Au nord de Grand-Pré et au nord de Verdun, dams le secteur compris entre la Meuse et le nord de la forêt de PArgorene, les Américains ont pénétré plus avant dans les lignes ennemies.Là aussi l’enneini fait un grand usage des mitrailleuses et de l'artillerie.Les aviateurs américains ont jeté des bombes derrière les lignes ennemies, tandis que les aviateurs ennemis leur rendent la politesse en bombardant les villes à l’intérieur de la ligne américaine, AUTOUR DE VALENCIENNES.Washington, 23.— Les heureuses opérations des Anglais sur le front de Valenciennes prennent une non- j pelle que le général d’Esperey, com- Washington, 25.— La demande d’armistice et de paix formulée par l’Allemagne a été soumise aux gouvernement des pays alliés.Ceux-ci doivent déterminer, à présent, s’ils sont disposés à accepter les principes du président Wilson reconnus par l’Allemagne, et si d’accord avec les Etats-Unis, ils vont demander à leurs experts militaires et aux experts américains de préparer les conditions d’un armistice qui équivaudra virtuellement à une reddition de l’Allemagne.Dans diverses déclarations publiques, les premiers minisires et d’autres chefs de l’Entente ont maintes fois proclamé que les paroles prononcées par le président Wilson, dans son discours de janvier dernier et dans des discours subséquents, reflètent leurs propres vues.Maintenant, il faut une déclaration plus officielle et plus catégorique.Mais on tient pour acquis que les Alliés formuleront leur approbation et demanderont aux généraux du-conseil de guerre suprcbie de rédiger le document dénissant les conditions de l’armistice.Personne, ici, ne voudrait prédire combien il faudra de temps aux pays de l’Entente pour prendre une décision finale.On sait cependant que le conseil de guerre suprême a déjà pris la question en très sérieuse considération.A ce sujet, on rap- La Presse asso-soir le commu- Xew-York.25.— cire a publié hier niqué suivant : Dans plusieurs des plus importants secteurs en France, de sanglantes bailles ont eu lieu: de la région de lenciennes.à l’est du Gateau: au ¦fl de Laon, entre l’Oise et la Ser-et sur le front entre la Meuse et voisinage de Grand Pré.Dans tous ces secteurs, les troupes anglaises, françaises et américaines- progressent malgré l’opiniâtre résistance de l’ennemi.En Belgique, les Gorces alliées, vu la rapide retraite des Allemands et les inondations n’ont pu venir en contact immédiat avec l’ennemi.mais sans doute, nous les verrons dans quelques jours engagées dans une bitte contre l’ennemi qu’ils repousseront vers ses propres frontières.Au sud de Valenciennes, les troisième el quatrième armées anglaises, avec la coopération des troupes américaines, ont continué d’avancer victorieusement vers Mons el Mau-beuge.les deux prochains objectifs des Alliés dans cette région.Valenciennes est graduellement enveloppée, et bientôt elle disparaîtra dé la ligne de bataille par les mouvements tournants qui se font actuellement par le nord el le said, suivant les tactiques d’encerclement employées depuis le commencement de la grande offensive alliée pour éviter les pertes de vie.Sur tout le front entre la Sambre et l’Escaut, les troupes britanniques ont continué leur avance.Depuis mercredi matin, elles ont pris 7,000 prisonniers et plus de 100 canons.Dans cette -égion, les Allemands continuent d’employer force mitrailleurs pour retarder l’avance des hommes du feld-maréchal Haig.et l'artillerie est très active des deux côtés.Les aviateurs anglais ont beaucoup aidé les troupes dans l’offensive en jetant des bombes en ar- velle importance aux yeux des offi eiers, ici, vu la situation diplomatique.Ces officiers pensent que les Allemands devront reprendre sans délai leur retraite en Belgique et en France.Un succès des Tommies forcerait Tennemi, croit-on, à évacuer précipitamment le saillant Oise-Serre, car le système de communication serait menacé sur les ailes et à revers.L’élimination de ce saillant entraînerait la rectification des lignes allemandes, à l’est, probablement jusqu’à l’Argonne, et jointe aux attaques franco-américaines dans TArgonne et sur la Meuse, l’avance anglaise est peut-être le signe avant-coureur d’une retraite de l’ennemi sur la ligne de la Meuse.Si ce repliement est beaucoup différé, il est très probable, mandant sur le front balkanique, a reçu sans aucun retard, des instructions sur les conditions qu’il devait poser à la Bulgarie qui demandait un armistice.Les principaux généraux, dans chaque cas, sont probablement semblables, mais il existera nécessairement une plus grande différence dans les détails, vu qu’il ne s’agit pas seulement d’une grande armée et d’une grande nation, mais aussi de grandes forces navales.Certaines déclarations des hommes d’Etat de l’Entente et des articles de journaux officiels ont fait présumer que tout en acceptant les termes du président Wilson, les pays de l’Entente voudront peut-être proposer de nouvelles conditions, pour répondre à des demandes individuelles.On croit, cependant, que.pensent les observateurs, que les S,1 en est ainsi, les nouveaux points Anglais opérant à l’est de Valen- seront débattus dans les négociations de paix finales et ne retarderont pas la prise en considération de la forme d’armistice.Dans les cercles diplomatiques et officiels, la réponse du président à l’Allemagne et la transmission de la requête allemande aux Alliés, ont obtenu l’approbation générale.La discussion, hier, a porté sur les conditions probables de l’armistice.Plusieurs officiers présument que le président Wilson s’est déjà assuré, au préalable, de la disposition des gouvernements alliés à soumettre la question aux militaires.Les militaires sont d’opinion que M.Wilson a exprimé J’idée fondamentale conformément à laquelle un armistice peut être immédiatement conclu.C’est le conseil de guerre suprême qui énoncera les conditions qui réduiront tiennes captureront un grand nombre de prisonniers, de canons et de dépôts.LE NOMBRE" _DES CAS (Suite de la cinquième page) gence à 1783, rue Sainte-Catherine-est.Les numéros de téléphone sont : Le jour : Lassalle, 1061.et le soir : Lassalle, 2192.Un autre bureau est établi à 348, rue Saint-Antoine : Tél.Uptown, 445.Le bu- ehetièrenouLtSt '' ^ ^ La»au-jl’Allemagne^complètement àT’impks-ouesi.i sance sur mer ct sur terre.Ce sera LES MESURES DU CONSEIL CENTRAL Le Conseil central d’hygiène a adopté une résolution recommandant la fermeture des églises, dimanche prochain, dans toutes les municipalités de la province où des cas de grippe se sont déclarés.Cette mesure affecte à l’heure actuelle 348 municipalités.Le Conseil a fait appel au ministre de la milice pour prévenir la propagation de l’épidémie, chez les militaires, en empêchant le transport des conscrits d’un lieu à un autre où il risque de répandre la maladie ou bil Service de toilette du soldat LUNE des commodités qu’aime le soldat, et probablement la principale, c’est la faclité de transporter les articles nécessaires pour la toilette.LORSQUE ces articles sont détachés ils sont souvent mis au mauvais endroit ou perdus, et au mieux ils s’en vont la plupart du temps un peu dans tous les coins du sac d’équipement, et il s'ensuit beaucoup d’incommodité et de retards.LE Porte-Toilette de Mapptin pour les soldats est un grand avantage pour l’homme qui est en service actif, e,t, comme il en est fait dans une variété de dimensions, notre stock contiendra certainement un service qui conviendra è votre bourse.NOS prix sont les mêmes que la livraison doive être faite en France ou en Canada, car nous payons les frais de livraison.la mission des experts militaires de traduire les principaux généraux en termes concrets: forteresses à occuper, bases sous-marines à placer sous bonne garde, usines de munitions à démolir, lignes de chemins de fer stratégiques à enlever aux Allemands.Puisqu’un armistice aux conditions des Alliés signifie la fin de la guerre, il faudra veiller à la démobilisation de l’armée allemande, qui prendra beaucoup de temps.L’organisme qui formulera les conditions existe déjà.Ce sont les commissions militaires et navales du conseil de guerre suprême.Le maréchal Foch, en tant que commandant suprême, les généraux Pétain, Haig.Pershing, Diaz et Gillian, chef de Tétat-raajor beige, sont membres “ex-officio” de la commission militaire, et les amiraux commandant les quatre grandes marines, anglaise, française, américaine et italienne, membres “ex-officio” de la commission navale.UN LANGAGE ENERGIQUE Londres, 25.— Les commentaires
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