Le devoir, 16 octobre 1918, mercredi 16 octobre 1918
> UIjLji’UCj IA.- AO 4*4 MONTREAL, MERCREDI 16 OCTOBRE 1918 Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.¦ 8 OO Édition hebdomadaire CANADA .$2 OO ETATS-UNIS.2 50 UNION POSTALE.; 3 00 DEVOIR Rédaction et administration: 43.RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL.TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION: Main 7461 REDACTION: - Main 7460 Diredteur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! PAUL-EMILE LAMARCHE LA BONNE RÉPLIQUE BILLET DU SOin POURQUOI?Un jour de septembre dernier, j'étais allé causer avec Lamarche, à son bureau à l’hôtel de ville, et dans le cours de la conversation, il me bit : “Moi.je voudrais mourir vite, que ça ne traîne pas.J’espère cependant avoir le temps de mettre ordre à.mes affaires”.Et il répéta une seconde fois avec un sourire un peu triste : “Mes affaires”.Je compris ce que voulait dire ce sourire sur les lèvres d’un homme qui se contentait d’une modique rémunération, si on la compare à son admirable talent et à son ardeur au travail : et cela il le faisait et il l’acceptait pour ne pas quitter son chef professionnel, auquel il avait voué une admiration sans égale.Il voulait mourir vite et pourtant mettre ordre à ses affaires.11 a été pleinement exaucé, il est mort vite, très vite, et il a eu le temps de mettre ordre à ses pauvres affaires.Il avait trente-six ans et six jours à peine ont suffi pour terrasser un homme apparemment fort et robuste, dont le,cerveau magnifiquement enrichi offrait les prémices d’une puissance sur laquelle sa race et son pays avaient appris à compter, à une époque où ils ont tant besoin de toutes leurs forces intellectuelles.Pourquoi ce désir si ouvertement affirmé de mourir vite ?—.Parce itue, homme d’actions profondes et vives, il ne voulait pas être immobilisé.Il voulait, en soldat de l’intpllectualHé française, tomber au travail, et puis, parce que sans vanité et sans prétention, il pressentait peut-être l’amère tristesse qui l’eût envahi le jour où, incapable de lutter, il se serait vu lentement, lentement partir, impuissant à retenir sa pensée autrefois si lucide, et ses superbes rêves d’avenir.Non, il ne voulait pas mourir après son intelligence.11 ne voulait pas, sa force physique Tayant abandonné, demeurer sans la vie intellectuelle.11 est mort en luttant et, jusqu’à la dernière minute, la*force de sa volonté de fer que la fièvre n’a pu abattre réussit encore à lui faire soulever un corps qui ne lui appartenait déjà plus.Lorsqu’il ferma les yeux pour ne les ouvrir que là où ils ne se fermeront plus, notre race ajouta son nom à la liste de ceux qui l’ont profondément aimée, qui l’ont sincèrement servie, et qui ont travaillé pour elle.Combien il l’aimait, il fallait l’en entendre parler alors que seuls ou quelques fois avec d’autres amis nous causions de son avenir, de son but.Je me garde de remuer trop tôt la moisson de mes souvenirs, mais un jour, je l’espère, je pourrai dire ou du moins lui faire répéter à tous sa pensée profondément canadienne.Ce jour-là, on comprendra peut-être mieux l’étendue des sacrifices qu’il dût s’imposer pour demeurer fidèle à ses principes, à ses idées.Aujourd’hui, je ne désire noter que l’exemple splendide qu’il laisse à ceux qui veulent travailler pour assurer la prépondérance intellectuelle du groupe français au Canada.Il avait la fierté bien comprise de son origine, cl cela lui faisait souvent dire que la médiocrité est interdite aux hommes de notre race.11 voulait que.nous fussions supérieurs, croyant avec raison que c’était encore la meilleure façon de nous faire connaître de ceux qui nous méconnaissent.Aussi, aucune question, aucun problème, aucune science, pourrais-je dire sans exagération, qui le laissât indifférent.1! étuf aiâit, il peinait pour trouver la solution qui pût à la fois satisfaire son désir de tout connaître et son jugement qui ne souffrait pas l’illogisme.Rien ne le rebutait dans la recherche de la vérité, et pour elle aucun sacrifice de jours ou de nuits n’était trop grand.Lorsqu'il fut appelé par le chef du contentieux à représenter la ville devant la commission chargée d’arbitrer les difficultés existantes avec la compagnie Cook, il se soumit à l’étude des principes élémentaires de génie civil, sous la direction d'un de ses amis, ingénieur, afin, me disait-il, “de ne pas être inférieur à mes confrères de langue anglaise nui représenteront la compagnie Cook, et aussi afin que je puisse contre-interroger avec plus d’avantages pour la ville que je représente les témoins experts appelés à donner leur opinion scientifique”.Dans un même sentiment de devoir, il savait allier ce qu’il devait à sa race en n’étant pas inférieur aux autres, et puis à la ville, en prenant les moyens de la bien servir.Dans un autre ordre d’idées, il affirma de nouveau cette volonté, cette énergie, ce désir de connaître, d’apprendre, d’être supérieur.Depuis déjà quelques années, il me parlait de son espoir, ayant visité l’ouest canadien et américain, d’aller voir et visiter le sud américain.De fait, quelques jours à peine avant de prendre le lit, il manifestait à un ami le désir d’y aller avec lui au mois de janvier prochain.Il était prêt, disait-il, pour le voyage ; car, pour bien comprendre le pays qu’il voulait visiter, pour le bien voir, non seulement avec les yeux du corps, mais aussi avec ceux de l’esprit, il faut, ajoutait-il, connaître sa langue ; et c’est pourquoi, dans le cours de l’hiver dernier, en compagnie de quelques amis, il avait appris l’espagnol en suivant le cours que l’on en donnait à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales.C’était un plaisir de l’entendre affirmer que maintenant qu’il possédait une troisième langue, il se sentait mieux outillé.Et voilà quelle était sa façon, à lui, de se reposer.Il quittait un travail pénible, ardu, à son bureau, pour en entreprendre un autre aussi absorbant, mais d’une autre nature.“Vivre, c’est travailler”, me disait-il un jour que je lui reprochais de ne pas savoir se reposer.Se reposer, Paul-Emile Lamarche n’a jamais su ce que c’était, et r’est cette ignorance, la seule dont on puisse le taxer, qui fut cause que la maladie l’abattit si facilement.Combien souvent, fatigué, le cerveau meurtri par un effort trop constant, il laissait pour quelques heures de côté ses dossiers, scs livres, pour revêtir une salopette ; alors il fallait le voir, agençant les engrenages d'un moteur qu’il avait défait, ou encore sortant de son coffre de menuisier les outils nécessaires à la réparation de certaines boiseries nu de certaines charpentes boiteuses.H était heureux de son nouveau genre de travail, tout comme la veille il s’enthousiasmait dans la préparation d’un argument pour le prétoire.Pas d’autre repos pour lui que ce changement dans la nature de son travail, pas de relâche : la vie est trop courte, il faut en profiter, et en profiter, c’est travailler.Lui qui remportait si facilement des succès, lui qui savait si bien maîtriser scs pensées, ses impressions, il semblait que, l’eût-il voulu, il n’eûl pu se reposer, car une force plus puissante, plus exigeante que son jugement, l’entrainait incessamment nu travail.La maladie, la fièvre, les supplications de son médecin, de ses amis, de sa famille enfin, eus-xcnl dû lui faire abandonner une lutte pour le travail qui le minait, qui remportait.Non, pas même cela.11 voulait vivre, certes, mais quoique cela puisse sembler exagéré, il ne voulait pas vivre au prix du repos.La fièvre le rongeait, il avait été condamné, et pourtant, chaque fois (pie sonnait l’avertisseur du téléphone, son énergie le faisait se soulever pour demander: “Est-ce au sujet de l’affaire .Cook?Si oui.je vais répondre”.El pourtant il avait a peine In force de lever la tête de son oreiller.“Vivre, r’est travailler”, et maintenant que, par delà les étoiles, il se repose, r’esl à nous qu'incombe le devoir, sans porter l'application de son principe jusqu’à la limite de son exemple, de considérer son oeuvre inachevée et pourtant considérable, et de demander aux hommes de sa race de faire produire à leur intelligence la mesure pleine de sa force.Toute la vie de Paul-Emile Lamarche est une leçon de volonté, d’énergie; de courage dans le travail.Essayons, s'il est possible, de combler le vide que sa mort a créé dans les rangs des travailleurs de notre race, afin que le grand oeuvre auquel il s'est dévoué : l'affirmation de la supériorité intellectuelle du groupe français an Canada, devienne une réalité qui ne s’applique pas seulement à une élite, mais qui se généralisant, à défaut de la prépondérance numérique sur laquelle nous ne pouvons pas compter, nous donne la prépondérance intellectuelle dont nous avons besoin si nous voulons survivre.Atlianase DAVID.li y a quelques jours, un journal anglais de la Saskatchewan réclamait la disparition du Patriote de l’Ouest, notre confrère de Prince Albert.Le Patriote de l’Ouest a signalé l’attaque, pour montrer la pensée de fond de l’adversaire et son désir de supprimer tout ce qui n’est pas anglais, mais il ne s'est point attardé en vaines lamentations sur le malheur des temps.11 a tout de' suite improvisé la bonne, la juste réplique qui s’imposait, celle qui correspond au genre d'action que l’on pratique en Saskatchewan, Dans Mn numéro de douze pages, plus vivant que jamais, il demande à ses lecteurs.de doubler son tirage tout simplement.(Jui plus est.il leur démontre, et de façon très claire, que la chose est la plus facile du monde.- Us n’ont qu’à le vouloir! En effet, il suffirait que chacun d’eux, soit en Saskatchewan, soit dans l’Est, soit aux Etats-Unis, suscitât ou payât un nouvel abonne ment pour faire le compte désiré, pour doubler le tirage et l’influence de son journal.Quelques uns peut être ne le peuvent pôint, mais combien d’autres pourraient multiplier l’effort! Le résultat devrait aisément être dépassé.Nous souhaitons, pour notre part, succès au Patriote.Il le mérite pour la campagne qu'il mène et pour son intérêt propre.Aux menaces de mort ce qu’il faut opposer, c’est la vie, la vie active, débordante.— Qui sait si, pour le Patriote comme pour tant d’autres oeuvres, ne se réalisera pas, encore une fois, la théorie de {’obstacle sauveur?En tout cas, nos compatriotes de là-bas se défendent, et ils savent se défendre.Nous avons noté déjà les résultats de leur Journée des Ecoles.Certains centres n’avaient pu entrer dans le mouvement: iis parlent de se reprendre cet hiver Et pendant ce temps, à Gravel-bourg, !e nouveau collège français fait ses débuts.On nous pardonnera de noter une autre fpnne d’action, dont nous avons plus d'une fois marqué Dim portance.En article de tête, le Patriote, sous la signature du chef du secrétariat de l’Association Franco-canadienne, traite de la question des enseignes bilingues.11 signale une faiblesse qui n’existe malheureusemt-nt pas que dans la Saskatchewan : "Nous avons dans l’Ouest un bon noyau de centres, les uns totale ment français, les autres en majo cité français, un plus grand nombre où l’élément français fournit un appoint très respectable.Dans ces villes et villages, les nôtres oocu pent naturellement la place qui leur revient dans le commerce, l’industrie, les professions.Un simple coup d’oeil jeté dans la rue devrait indiquer au visiteur qu’il se trou ve dans un milieu franco-canadien ou mixte.Les enseignes des maga sins et maisons d'affaires devraient se charger de ce soin.Quoi de plus logique, puisque nous sommes narmi des commerçants de langue française, dont la clientèle se compose en majeure partie de personnes de langue française?“Hélas! dans nos centres réputés les plus français il n’y a généralement pas le plus petit indice pou vant faire soupçonner que notre langue y est d’usage courant et que les nôtres y comptent pour quelque chose! On peut s’estimer heureux si l’on découvre par hasard une ou deux brèves inscriptions françaises perdues parmi leurs soeurs préten lieuses de l’autre race.La seule enseigne bilingue, dans beaucoup d’endroits, est souvent celle du bureau de poste, — ce qui prouve que le gouvernement, sur le dos duquel l'on est toujours prêt à tomber, se montre encore plus raisonnable que nous.“Il y a là une anomalie étrange doublée d’une négligence coupable.Nous avons toléré l’une et l’autre trop longtemps.Le moment est venu d’y mettre fin.” Et M.Frémont souligne l’importance réelle de cette négligence; il rappelle que beaucoup de Canadiens de la province de Québec en sont désagréablement surpris.Ce n’est là que l’une des conséquences d’un état de choses dont l’équiva BLOC-NOTES De mon lit.ou je soigne ma convalescence, l’aperçois par ma fenêtre, toute une chevauchée gui semble passer à ta ligne d’horizon.Le vent gonfle comme des outres les taies d’oreillers, les bas multicolores dansent une sarabande échevelée, et toute une série d’in-nommahles choses racontent l’histoire du lundi.Mais voici que la brise s’arrête et le guignol de l’air cesse tout à coup su pantomime : tes marionnettes aux formes diverses semblent avoir perdu pour toujours leur àme de pantin.Alors, toutes ces lamentables choses, immobiles, attendant le soleil, prennent un aspect si déconcertant que je ne veux plus les voir ; j’installe mes oreillers à l’au-Ire bout du lit et je varie ainsi, sans qu'il m'en conte trop de trouble, le panorama de mon horizon, bien restreint, hélas ! Et cette fois, j’aperçois un arbre ; parce que lu rafale a cessé sa course folle, ses feuilles tombent lentement et sur le sol où elles se couchent, elles mettent des petites taches de soufre ou d’ambre, tels des papillons dont les ailes seraient mortes.Pour occuper mes heures trop longues, je cherche à marquer sur la branche, la première feuille qui tombera ; j’observe comment elles se détachent les unes après les autres, je choisis celle-ci ou celle-là cl je ne me trompe guère.Voici qu’une petite feuille encore verte, avec à peine un peu de carmin sur le bord de sa dentelle et qui semble pleine de vie, solidement attachée,est arrachée brusquement et s’en va rejoindre ses soeurs, dans la poussière.Pourquoi celle-là ?MOXIQUE.LA “REVUE TRIMESTRIELLE” lent, jusqu’à certains points, se re trouve chez nous.Il en est d’autres, qui se rattachent toutes à celle-ci: celle anomalie fausse sur notre compte le jugement des éiran-pers.Fille facilite le travail de ceux qui prétendent que nous sommes en train de disparaître.Elle encourage à de nouvelles attaques ceux qui respecteraient une force évidente.M.Krémont, comme il convient, termine son article par un appel à l’action.“Déjà, dans certains endroits, dit-il, on a remédié plus ou moins au fâcheux élat de choses que nous déplorons, mais il reste encore beaucoup à faire.C’est un grand mouvement d’ensemble qu’il est opportun d’organiser à traven Imite la province.Il faut donner à nos rentres franco-eanadiens une physionomie franco-canadienne ali moyen des enseignes bilingues.Quel est celui qui va prendre les devants et mériter d’être inscrit en trie au tableau d'honneur?’' Souhaitons que l’écho de cet ap pel retentisse au loin.-0.H.Ce microbe Des médecins français ont isolé le bacille de la grippe qui fait tant (le victimes de ce temps-ci, qu’on ne sait plus qui sera vivant demain.L’isoler n’est pas tout.Il faut maintenant le vaincre.La science y réussira-t-elle ?Et quand ?C’est mieux qu’une revue : une importante manifestation du réveil intellectuel qui se produit chez nous depuis quelques années, c’est un échelon dans l'ascension vers la supériorité rêvéA ci .que nous devons atteindre.:.’Ecole Polytechnique et, avec elle, toute l’université Laval, dont elle est l'une des facultés, trouvent dans la lieinie Trimestrielle un organe digne d’elles, qui rendra témoignage, à l’étranger, de ia part prise au mouvement scientifique, commercial, industriel, social, par l’important groupement français du Canada.Répandue à profusion, elle ira détruire les calomnies répandues malignement sur notre paresse intellectuelle; sa haute tenue littéraire et l'excellence orthographique et grammaticale des articles qui y sont consignés porteront de rudes coups à la légende du patois de Québec.On lui a donné une couverture verte sans doute parce que telle est la couleur de polytechnique, mais on peut y voir encore un symbole.Si la revue est déjà une réalisation et une belle réalisation, elle est aussi un espoir.On compte l’améliorer sensiblement et changer jusqu’à son nom qui, tel quel, lui interdit de paraître plus souvent que tous les trois mois.Dans son état actuel, la revue contient une niasse de renseignements utiles donnés sous l’autorité de compétences incontestées.Il y a quatre ans, il eût été à peu près impossible de puiser aucun de ces renseignements autre part (pie dans des périodiques anglais.La simple reproduction du soin-maire du dernier numéro convaincra nos lecteurs que cet éloge de la matière contenue dans cette publication n’est pas exagéré.Le premier article est de M.Edouard Monpetit, rédacteur on 'chef de la revue, qui traite de “la veillée des berceaux”, prêchant, sous ce titre heureux, l’une des plus utiles formes d'action française.M.l’abbé Emile Chartier, secrétaire de l’université Laval, consacre une étude magistrale à la question de renseignement, conseillant certaines modifications et coordinations dont 2f> ans d’expérience et d’étude lui ont montré la nécessité, M.Léon Lorrain, secrétaire de la Chambre de commerce et professeur à l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, traite d’une question d’une grande actualité, puisque aussi bien nous sepiblpns approcher de la fin du conflit: “Le rom-merce canadien après la guerre”.M.H.M.Nagant, ingénieur agricole et forestier, parle des progrès accomplis, depuis la guerre, par la conquête de l’azote atmosphérique, si importante, particulièrement au point de vue agricole.Signalons encore les articles sur “les tribunaux de commerce” de M.L.-E.Beaulieu, docteur en droit: sur “le courage au Palais", de M.Edmond Brossard; de M.1\-P.Lecointe, professeur à l’Ecole Polytechnique, qui conseille aux ingénieurs de travailler à faire reconnaître leur mérite réel, trop souvent méconnu, comme il l'établit avec de nombreuses preuves à l'appui.Il serait malséant d’omettre la revue des périodiques qui tient le lecteur au courant du mouvement bibliographique.Bappelons que le prix de l'abon-nemenl de la revue est fixé à $2,00 par année et que le numéro se vend fiO sous chez tous les libraires.L D.Lord Beaverbrook Lord Beaverbrook fait adresser aux journaux canadiens une note élogieuse de son journal, le London Express, de la fin de septembre, sur le soldat canadien-français.Il loue la valeur de celui-ci sur le champ de bataille et parie des sentiments des Canadiens-français "pour ce beau et gracieux pays de l'rance dont ils ont toujours gardé la langue — whose speech Ihry have always preserved".Prenons acte de la réparation quant à la langue que nous parlons.Car n'est-ce pas le même lord Beaverbrook qui, au temps où il s’appelait sir Max Ait-ken, écrivait ou faisait écrire dans un volume de chroniques de guerre publié sous son nom : Canada in Flanders, cette phrase-ci à propos des médecins parlant aux soldats eanadiens-français étendus sur la table d’opérations dans les hôpitaux militaires: “Others, again, switched off from English to Erench-Cana-dian patois as the eases changed under their hands" (page 101 de l’édition Hodder and Stoughton, Toronto, 1916) ?Lard Beaverbrook, dans le même article de {'Express, se défend d’avoir attaqué les Canadiens d'origine française.Le 4 décembre 1917, ce même journal, alors comme aujourd’hui propriété de lord Beaverbrook, publiait en première page, sous cette manchette à sensation : “Quebec as a Dictator?.Canada in Danger” une longue dépêche sortie des bureaux du Star à Montréal, parlant des Canadiens-français fanatisés, du péril de la domination canadienne-fran-çaise, de la minorité loyale anglaise du Québec terrorisée, d’un gouvernement possiblement dominé par le Québec, après les élections, et sortant de ia guerre, et le reste.Lord Beaverbrook et son journal, avant d’écrire qu’ils n’ont jamais attaqué les Canadiens-français du Québec, trouveraient profit à relire cl Canada in Flanders où Max Aitken insultait ou laissait insulter notre langue, et la dépêche de Montréal, en date du 2 décembre 1917, parue dans le Daily Express deux jours plus tard.Cela leur rafraîchira la mémoire.Us ont leurs raisons d’oublier; nous avons les nôtres de nous souvenir.»t****«4(*#* **************** **** ************ ********** * fl il 4 1 LES DISPARUS ‘ l En mémoire de Paul-Emile Lamarche.^ s V les lutteurs qui sont tombés, * Tout d’une pièce, dans la tombe! # c» O les érables verts qui tombent, « D'un seul grand coup, sans se courber! ç» hsvss ;?Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN - STATIONNAIRE MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximuot.1ST Même date l’as dernier.».Mi 52 Aujourd'hui minimum.».».— .45 Même date l'an dernier.».».».35 BAROMETRE g heures a.m.30.#5 : II heure, a.la.30.04 : 1 heure p.m., 30.03.ÇA VA MIEUX AUX CASERNES LE GENERAL WILSON DIT QUE LA SITUATION S'AMELIORE PARMI LES SOLDATS.—ON N’A RAPPORTE QUE DEUX DECES.— LE NOMBRE DE NOUVEAUX CAS D'INFLUENZA A AUSSI DECRU.La siluation s'améliore rapidement aux casernes militaires et le général Wilson croit que tout ira oien maintenant.Le nombre des mortalités dans la journée n'a pas dépassé le chiffre de deux, ce qui est le plus faible chiffre depuis que l’épidemie a fait son apparition aux casernes de Montréal.Le nombre ties nouveaux cas diminue aussi rapidement ; pour la journée d'hier, nn a rapporté 6 nouveaux cas pour Montréal et un seul pour St-Jean.Quinze soldats sont en convalescence depuis hier aux easernes de Montréal, un plus grand nombre pourront quitter l’hôpital dans le courant de la journée.Le nombre des soldais sous traitement est actuellement de 419 dans les hôpitaux de Montréal et de 155 à St-Jean.Depuis le commencement de l'épidémie, il y a 95 soldats qui sont morts des suites, de la grippe à Montréal et 19 à Saint-Jean, ce qui fait un grand total de 114 dans les rangs des militaires.Les deux soldats décédés hier sont canadiens-français : le sergent M.J.Lefebvre, du 2e régiment, Québec, et le soldat G.Frénette, du 4e dépôt.“Nous sommes maintenant maîtres de la situation, déclare le général Wilson, il y a encore quelques mortalités mais tous ceux qui meurent ces jours-ci sont des soldats qui étaient malades depuis quelques jours.Comme question de fait, la maladie semble moins grave depuis quelques jours et plusieurs soldats entrent en convalescence chaque jour.Pour ce qui regarde les militaires, nous commençons à voir la fin de la maladie.Ceci est dû en grande partie aux mesures énergiques que nous avons prises depuis quelques jours.” "lusieurs funérailles militaires auront encore lieu cet après-midi, comme de coutume, chaque soldat est reconduit au cimetière par un piquet de camarades de son régi ment, après le service funèbre.ORGANISATION DE SECOURS Les membres de la Ligue des veuves de soldats s'occupent actuelle ment à visiter les familles pauvres, dont les membres sont malades et fini ont des parents aux casernes.Plusieurs automobiles sont à leur disposition et des visites quotidiennes ont été organisées.Dans la journée d’hier, plusieurs familles ont été visitées et on leur a procuré lout le nécessaire, fin raconte qu’hier, dans une famille on trouva quatre enfants malades au lit.Les •petits malades n'avaient presque-pas de vêlements pour se protéger du froid.La ligue leur a fourni lout ce dont ils abaient besoin.Les membres de la Ligue ne visi lent que les familles des soldats qui sont dans les différents bataillon* LA SUCCESSION DE MAISONNEUVE Une transaction d’immeubles de la défunte ville de Maisonneuve vient d’avoir son épilogue ce malin, alors que les commissaires ont -décidé de payer à la succession Joseph Gagnon $10,205.28 pour une 'lisière de terrains achetée par la ville de Maisonneuve le 1er août 1915 pour effectuer l’ouverture du boulevard Pie IX.Comme ces terrains sont situés dans la municipalité de Saint-’Mi-chel, la ville cherchera à recouvrer cette somme de la municipalité par des moyens légaux.DANS LE CABINET TURC Copenhague, 16.— Lors de la Üémission du ministère turc de lalaat pacha.Izzet pacha, ancien pinistre de la Guerre, est devenu >remier ministre et non Tewfik, ^-ambassadeur de Turquie en iîrande-Bretagnc, comme on l’avait arécédeminent rapporté, dit une îtépèche en date du 14, reçue, ici, le Constantinople.Izzet pacha a »ris aussi le portefeuille de la Juerre.Aucun ministre des Affaires ttrungères n’a été encore rhoisi, ijoutc le message, mais Naby bey.ineien ambassadeur ottoman à ïome.est te chargé d’affaires inté-imaire, au ministère des relations frangéres.IMPRESSION DEFAVORABLE Londres, 16.— La réponse du president Wilson à h note de paix de VMInnagne a produit “la plus d/favnrable impression”, à Rrrlln, dit uujour-d’hul une dépêche d'Amsterdam à la Central New s.La publication de la réponse, ajoute le message, a causé une pani-i»c»t» ** faire partie de l'une quelconque des ligues de hockey de la jiilé.L'Impérial Tobacco a déjà un j« lub qui a fait bonne figure dans les ligues de la cité et c’est pour celle j raison que cette année il a été déci-j'Ié d'organiser une autre équipe.CHOCS SÎSMIQÜES Mayaguez, (Porfo-Rico), 16.— Plus de douze chocs sismiques distinct» ont été ressentis dansi le cours do 1» nuit dernière I ici, rendant les bâtisses déjà ébranlées vendredi de moins en moins n nu vlonr ans) “Jack isque- Ça presse.I.e groupe français du Manitoba n’a qu’une chose à faire; répondre généreusement a l’appel.On .s’attache plus fortement aux causes pour lesquelles on a fait des sacrifiées.Puisse le généreux cultivateur cité plus haut avoir au moins mille imitateurs dans le groupe mantto bain.En aurait-il cinq cents que 1- succès sera encore satisfaisant.C’est facile, si nous voulons ; et 1 nous ne pouvons pas ne pas vouloir sans donner la preuve que notre j patriotisme n'est que «Te façade, i puisqu’il ne sait pas aller jusqu’au sérieux de l’action.N’allons pas déchoir ! ! - L’ÉDUCATION ET LES ÉVÊQUES SUISSES sùres.H Plusieurs maisons dont «in »’at lend à l’effondrement d’une minute à l'autre devront être jetées a terre a l'aide de la d.snamitc pour pro léger le publie.Soixante-quinze pour oenl des bâtîmes en pierre» et en briques sont des perte» totales.Le nombre exact des morts et des blessés ne peu! pas encore être annoncé Plusieurs cadavres sont encore ensevelie sous les ruine.La Croix-Bouge annonce que plus de filHI familles sont sans abri.Cependant l’on espère que des vi yres et des vêtements seront reçus I iei de San Juan, «tui si* trouve à 135 i milles de là.Des automobiles sell j les peuvent se rendre ici, les voies ferrée», les fila de télégraphe et de i telephone sont, encore brifé^.1 A l'occasion de certains projets ! demandant que le catéchisme dis-j paraisse à l’école devant le manual ! (l'instruction civique, les évêques suisses «lisent dans une allocution collective : , Il ne suffit pas de posséder dp lu i science et de 1 habileté.Il faut de la , conscience, et la conscience est formée, dirigée et fortifiée avant tout ! par la religion et la pratique de la , religion.i Sans la religion, la formation et l'éducation rtrmcurrnt sans buses so-' lidcs.Sans ce fondement, le bien public, aux temps malheureux et trou ( blés, n'esl point stable et ne se développe pas d'une manière normale.Sous prétexte d’éducation du sentiment patriotique, dans quelques salles de classe et auditoires de faculté on a plus d une fois déjà traité la religion eu gênerai et l'Eglise ca- tholique en particulier d’une manié-1 re qui aurait appelé une protestation.; A quoi nous attendre encore si, sur ; le terrain d'une éducation purement civique, on ouvre les écluses aux passions antireligieuses?C'ést un fait qu’à l’école sans religion incombe principalement la responsabilité de 1 antipatriotisme égoïste d’une partie de la jeunesse de notre temps.Lelui qui arrache la religion à la jeunesse, du même coup lui enlève ic patriotisme.Celui qui détruit dans •âme du jeune homme la foi en Dieu, la croyance à l’obligation qu imposenl les commandements de Dieu, celui-là démolit en lui le respect dù à l’autorité temporelle et l’obéissance aux lois de l’Etat.A la pros-Iporité temporelle de la patrie s'applique aussi le principe: “Personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est déjà posé, savoir Jésus-Christ”.il serait inexact de soutenir que I éducation patriotique a été negligee jusqu’ici.De tout temps el fus-qu'au jour présent, dans nos écoles chrétiennes, ta jeunesse a été formée a I amour de la patrie el à l'observation consciencieuse de ses devoirs moraux et juridiques a l'égard de la chose publique; nos écoles chré tiennes ont fait leur possible pour préserver leurs élèves du souffle empoisonné des opinions contemporaines antipatriotiques el révolu-.tionnaircs.DES BALEINES A M0NTMAGNY Des institutions religieuses nou» »oIHcitons les commandes d’impressions.Ponr ta production de Brochures, livres, annuaires, prospectus, palmarès, etc» U nV a pas d’autre ATELIER qui puisse donner un meilleur service et à meilleur compte.Notre personnel eat composé d’experts en art typographique.Notre matériel eat de tout premier ordre.Avant de faire exécuter vog travaux d’im-preasions.consultez-nous.L’Imprimerie Populaire (Mie) BdHrire du "Devoir*’ et du "Nationaliste" 43.RUE SAINT-VINCENT.«3D l.» Comparnlr d'Ourr»*»» Artiotlqui.»'•«ft CuiTrt, Limité?.V\i» est dmilK au jitiblk «|u• '« 30s 28s 27 s Ri i 27s I 26.s Va i 25s Blanc, en rayon.Blanc, extrait, en bidons de 5 à 10 livres.Blanc, extrait, en bidons de 30 livres.Blanc, extrait, en bidons dé 60 livres.Blanc, extrait, en barillets .Miel de sarrasin, en barillets et en bidons .24 à HOMMES DE TERRE— La récolle totale des pommes de terre au Lanada va dépasser de beaucoup celle de 1917, si l’on en juge par les chiffres fournis par le ministère de l’agriculture.Au Nouveau-Brunswick, la récolte a donne 8,65(1,(100 de boisseaux, contre 5,000,000 l'an dernier ; celle du Ma ni loba surpasse celle des années précédentes avec 10,000,009 de boisseaux, (.es chiffres-records compensent pour les perles subies en Ontario et en quelques autres districts de l'est du Canada.Grâce à I abondance des arrivages et au fait que les approvisionnements sont assez nombreux, sur notre place, le ton du marché in chne a pencher, les pommes de terre du Québec accusant un fléchissement de 25 sous le sac.chez les marchands à commission.Mais meme après pareille réduction, la demande est très restreinte et le mouvement des affaires est lan «Hissant, à $2 le sac de 90 livres, chez l'acheteur (r.r-s/ore).Les Montagnes Vertes en lois enwagon-nès cotent de $1.85 à $1.90, et les nommes de lerre blanches du Québec, de $1,70 à $1.75 le sac de 90 livres, sur rail {cx-frack).VIANDES FUMEES— •¦e du marché est ferme, a cause des arrivages peu considérables et de la forte demande, de ces produits.Les jambons de 8 à 10 livres cotent do 37 sous la livre; ceux de 12 à 15 livres foni de 35 sous, et ceux plus lourds s'établissent à 34 sous, cependant que le lard fumé à déjeu ner {Breakfast bacon) se vend 41 el 42 sous; le lard fumé Windsor, de choix, varie «Je 45 à 46 sous; el le lard fumé Windsor désossé se irai-kte à 48 et à 50 sous la livra.double donl le tank avait d’abord tué ou blessé les servants; puis il était passé sur le lout, incrustant dans le sol hommes et machines.C'est dans une de nos avances que s’est passé l’épisode de la Maison du Bois, près de l'emplacement d’une des grosses Berlha, où le jeune brigadier mi-lrnilleur Chevrel, en panne entre nos lignes, résista trente-six heures à tous les assauts ennemis.(C’est le “Pèlerin’’ du dimanche 1 août 1918 qui a fait le récit le plus exact de cet épisode).Les tanks ont coopéré au succès de notre magnifique contre-offensive.Les poilus leur ont bien fait, le premier jour, le reproche de leur attirer une avalanche d’obus, mais ensuite on les a fail arriver en se détilanl par les ailes» q8D sous le titre; "La vraie note", dit ELOGES DE LA PRESSE PARISIENNE.Paris, 16.-— La “Liberté” dit que la clarté de la réponse du président Wilson a l’Allemagne réjouira les Alliés, parce qu’elle répond aux désirs de tous.L'“[ntransigeant” déclare: “C’est une claire et magnifique réponse, inspirée par le droit, la justice et l’humanité.Des commentaires ne feraient que l'affaiblir.Si elle ferme, la porte aux gouvernants et aux négociateurs actuels de l’Allemagne, elle la laisse ouverte au peuple allemand.” “Un coup à plomb” est le tilre d’un article par Jean Herbette, ! chroniqueur de la politique étrangère, au “Temps”.Cet article a paru hier et traite de la dernière ré-1 ponse du président Wilson à l’Allemagne, réponse qu’il trouve non seulement satisfaisante à tout point de vue, mais qui sera de plus reçue I en France avec beaucoup de reconnaissance, pour la manière dont elle stigmatise les crimes allemands,! dit-il.L'écrivain reçoit avec joie la décision du président Wilson d’en-i voyej* une réponse séparée à l'Au-triche-Hongrie et dit à ce sujet: “Une réponse- unique aurait été i une reconnaissance de leur alliance, | qui a été une des principales eau-! ses de la guerre, el dont la destruc-1 lion est une condition essentielle de la paix.” —-v-.— TROUPES ARRIVÉES EN ANGLETERRE Ottawa, 16.On annonce l’iu-u reuse arrivée en Angleterre des troupes suivantes : Détachements d’infanterie de London, Victoria.Kingston.Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Ecosse, Alberta; détachement d'Ottawa du 2e régiment de l'est d’Ontario : dé tachrments de Montréal, du 2e régiment de Québec; constructeurs do chemins de fer de Niagara, Sf-¦Ican, N.-B., et de Toronto ; ingénieurs de Brockville; artilleurs de Retewawa: détachements pour le corps médical (le London, Toronto.Montréal, Kingston; gardes malades de Montréal.London, Toron U), Halifax et Calgary.Troupes de rerre-Neuve; troupes serbes et troupes pour lal: 2,639 services divers.To SEMINAIRE DE J0L1ETTE j Les directeurs du séminaire de! Joliclte ont jugé necessaire de reu-! vnyer aux parents les enfants «-on j fiés à leurs soins.Professeurs c! élèves ont été, jusqu’ici, complète ! ment préservés des atteintes de la grippe; mais il y aurai! eu lémêrilé, après les dernières ordonnances rhi j Bureau provincial d'hygiène, de s'exposer aux inconvénients d'une J quarantaine rigoureuse.Dès nue le, danger aura disnaru, le séminaire; sera heureux de rouvrir ses portes ! I n avis aux journaux fera connaître celle dale.(Communiqué).PRISE DE LA VILLE DE DURRAZZO Washington, 16.—La capture de j Durazzn, porl de mer de r.VIbanleJ par les troupes navales italiennes) et anglaises, Si rie rapporté- par i une dépêche offirielle reçue à Home aujourd'hui.La ville a été occupée cl plusieurs prisonniers ainsi1 qu’une grande quantité de matériel i ne guerre ont été pris.I.a dcpéehe annonce aussi que des colonnes italienne» coulmucul de chasser Frnnemi en Albanie, el i on rapporte l'occupation de plu- ; sieurs positions imuorlautes.21 morceaux d’argenterie plaqué, marque Rogers, tels que corbeilles à pain, plateaux à gâteaux, beurriers, sucriers, porte-cornichons.A’aleurs 2.45.2,95, 3.45, 3.95 pour, chacun.CHAUSSETTES EN CACHEMIRE DE LAINE NOIRE, marque Penman, talon et bout renforcés.Pointures à 11.Valeur de .75 pour.1.89 PLAID ECOSSAIS, 36 pouces, malérielqjour robes, six dessins tartan, pour robes de fillettes et robes de maison, etc.Valeur .59 la verge, pour.39 .59 GRANDS RIDEAUX NOTTINGHAM, couleur arabe, très bonne qualité, 6(1 pouces par 3 verges % de long.4 Valeur 2.25.Spécial « «w# / CIGARES ARTISTES, valeur 3.00 la boite de 50, ÆCi pour.oÉiaHf'î# BAS EN.CACHEMIRE NOIR UNIS POUR DAMES, pointures 9, 9 la, 10.Valeur O O .35 la paire pour.¦•¦O BOTTINES POUR JEUNES GENS, en cuir solide, Boy-Scout, formes larges.Pointures 8 a 1014.Valeur de 4 QQ 3.00 pour.Pas de commandes par poste ou téléphone pour ces spéciaux.SPECIAUX DE L’APRES-MIDI EN VENTE DE 2 A 3 HEURES P.M.CHAUSSETTES EN LAINE NOIRE OU GRISE, par côtes, pesanteur moyenne, très forte.Pointures 10.1014, IL £££| Très spécial.¦ O•Zf JARRES A EAU en véritable verre taillé, 4 choplnes, dessins de fleurs, assortis de forme.Valeur 5.00 et 6.95 cha- ^ cun, pour.MARQUISETTE A RIDEAUX OU A DRAPERIE CREME OU BLANC, unie ou avec bordure en couleurs.Valeur .59 -J la verge.Très spécial SATIN IVOIRE ENVERS DE COTON, 23 pouces, une bonne qualité de satin pour doublure, gornitures, ouvrages de fantaisie, etc, etc.Valeur de /JCI .85 la verge pour.«“5# GANTS EN CHAMOISETTE POUR ENFANTS, tan, gris, jaune, etc.Pointures 1 à 6.Valeur 1.00 la paire pour .59 PANTALONS POUR HOMMES, en tweed worsted anglais, rayé gris.Valeur de A /f g 5.50 pour.* * "T-CI Pas de commandes par poste ou téléphone.PALETOTS PALETOTS D’HIVER pour garçonnets de 3 à 8 ans, nouveaux modèles avec grande ceinture, en tweed uni gris foncé.6.00 En chinchilla bleu marine.7.00 En couverte bleu marine tout laine.8.00 En tweed diagonal brun foncé.8.00 PALETOTS D'HIVER pour garçonets de 7, 8.9 et 40 ans, genre Ulster( collet tempête, avec plis el grande ceinture, en tweed mélangé brun et en tweed mélangé gris.13.00 Genre russe, avec colclt de velours et grande ceinture, en cheviot gris foncé, en melton gris pâle, en chinchilla bleu marine.12.00 PALETOTS D’HIVER pour garçonnets de 12 à 17 ans.genre Ulster, grand collet large, grande ceinture, poches appliquées.En tweed fantaisie gris foncé.15.00 En twed fantaisie brun.10.00 En tweed carrcauté brun.18.00 En tweed carreautè gris.20.00 Au rez-de-chaussée.12.EPICERIE DUPUIS LICENCE DE LA COMMISSION DES VIVRES DU No fi.678.CANADA, MANTEAUX MANTEAUX POUR FILLETTES de 6 à 14 ans, nouveaux modèles américains et couleurs nouvelles, en corduroy, chinchilla et whitney, garnitures les plus nouvelles.Valeur de 15.00 pour 0 03 MANTEAUX POUR FILLETTES de 6 à 14 ans.Nous avons un très beau choix de manteaux pour fillettes, en corduroy boucle, chinchilla, whitney ; faits des modèles les plus nouveaux.couleurs assortie?.Valeur 17.00 pour JOLIS MANTEAUX pour fillettes de 2 à 7 ans, en cheviot, tweed, etc., couleurs assorties, joliment garnis.Va-leur 7.50 pour .MANTEAUX POUR FILLETTES de 2 à 8 ans, en drap diagonal, chinchilla, gris, marin, brun et noir, collet convertible, couleurs assorties.^ C&Câ Valeur 10.00 pour.• «ïSaw MANTEAUX D’AUTOMNE et d’hiver, pour fillettes de 2 à 14 ans.tous les styles en vogue.Grande variété de modèles, tissus el couleurs donnant à cette vente un assortiment complet.Au premier.Téléphonez votre commande d’épicerie de 4 heures 30 à 10 heures.ce soir.Appelez EST 8000.« Meilleur sucre granulé, quan- SPECIAUX POUR CE SOIR lité limitée.La livre 4 ftlfo ET JEUDI ¦ Farine Ogilvie, sac 7 li- AA “—Tur« v t r »Fi?-y_ B(»*1 I
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