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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 3 octobre 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1918-10-03, Collections de BAnQ.

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VOLUME IX.— No 233 MONTREAL, JEUDI 3 OCTOBRE 1918 DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.$5 00 UNION POSTALE.8 OO Édition hebdomadaire CANADA.* .$2 OO ETATS-UNIS s* .2 50 UNION POSTALE.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration; 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRÉAL TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: M»in746i REDACTION: - Main 7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! UNE LEÇON D’ANGLETERRE Le triomphe du gaélique L*assaut contre le français Nos lecteurs savent avec quelle énergie les Hiyhlunders d’Ecosse ont récemment réclamé l’enseignement à l’école primaire de la vieille langue gaélique.Ils viennent de remporter un succès qui fait en même temps honneur au gouvernement britannique.Jusqu’ici les champions du gaélique avaient réussi à obtenir des autorités locales certains privilèges.Le nouveau régime fera du gaélique, dans les régions où il est langue courante, une matière obligatoire du programme scolaire.“Ceci marque, dit le Casket d’Antigonish, auquel nous empruntons ces détails, un gain important pour la langue gaélique.La Chambre des Communes [du Royaume-Uni] vient, pour la première fois, de reconnoitre le principe du bilinguisme pour les écoles communes d'Ecosse.Ce principe avait précédemment été reconnu pour le Pays de Galles et l’Irlande ; mais en Ecosse, le mieux qu’avaient pu faire les champions du gaélique, c’était d’obtenir des autorités locales qui jouissaient d’une discrétion dans la matière certaines concessions, et, bien que le gaélique ait été enseigné sur une échelle considérable dans les écoles, il n’avait point de status officiel substantiel et occupait une position précaire et non-satis-faisantc.” C’est ce régime que fait disparaître l’amendement à la nouvelle loi scolaire accepté par le Secrétaire d’Etat pour l’Ecosse.Il faut noter cependant que l’amendement, sous sa forme actuelle, ne satisfait point tous les Ecossais.“Sir Donald MacLean, dit l'analyse du Casket, trouve que l’amendement est beaucoup trop modeste; il demande beaucoup moins que ce qui a déjà été accordé un Pays de Galles.” Mais la porte est ouverte et, à moins que les Ecossais ne changent beaucoup, le passage sera rapidement agrandi.Du reste, dans tous les milieux civilisés du monde, le courant est au respect de l’individualité nationale.Ajoutons que, du débat qui s’est poursuivi au Scottish Grand Committee de la Chambre des Communes, il résulte que c’esl au nom des saines méthodes pédagogiques, au nom des avantages intrinsèques du bilinguisme, au nom du respect des langues existanles et des trésors qu’elles recèlent — donc, au nom de principes qui sont applicables en tout pays — que la lutte a surtout été faite.“C’est une vérité élémentaire en fait d’enseignement, a dit si r lan MacPherson, sous-secrétaire d’Etat a la guerre, qu’on doit enseigner à un enfant, dans sa propre langue, les rudiments de l’instruction.Un enfant bilingue a un grand avantage sur l’unilingue, parce qu’il a deux façons de regarder les choses et deux idées pour une.Il fait ces demandes au nom du progrès scolaire et n’a aucun désir d’établir le gaélique au détriment de l’anglais.Et M.Munro, secrétaire d’Elat pour l’Ecosse, déclarant qu’il était “de son devoir de se laisser guider par les principes qui doivent guider un éducateur, plutôt que par le sentiment”, ajoutait : “Rien n’est pins déplo-’•«ble que la mort d’une langue, et surtout d’une langue comme le gaélique, lice aux meilleures traditions de la race militaire des Highlands.Peu sont plus désireux que lui d’empêcher cette nqtastrophe.” M.J.-M.Macleod disait de son côté: “Ce n’est pas une question de sauver le gaélique, qui a continué de vivre, en dépit de tous les efforts faits pour ir hier; c’est-une question qui affecte les intérêts de l’instruction dans les Highlands.” Ht voilà donc l’enseignement du gaélique officiellement reconnu dans toutes les sections gaëlicisantes du Royaume-Uni, en Ecosse comme en Irlande et au Pays de Calles.* * * Pendant ce temps-là, le courrier nous apporte, à pleines enveloppes, les preuves de l’assaut qui se prépare, en Saskatchewan notamment, con-t e renseignement de toute langue aulre que l'anglais dans les écoles soutenues par les deniers de tous les contribuables.Nous avons cité qulques pièces déjà1.Nous avons rappelé comment une pensée maîtresse a réussi à faire successivement intervenir contre le bilinguisme, en Saskatchewan, le congrès des commissaires d’écoles (ce qui a d’ailleurs provoqué la fondation de l’association des commissaires d’écoles franco-canadiens), l’assoeiation des Grain Growers (que cela ne regardait ni de près ni de loin), un groupe de vétérans, de conseillers municipaux et, naturellement, les loges oran-gistes.La lutte se poursuit.Une circulaire des Sons of England et des Orangistes de Saskatoon, répandue à milliers d’exemplaires, appelle à la lutte toute la population de langue anglaise, demande que l’anglais soit seul enseigné dans toutes les écoles élémentaires de la province, qu’il soit le seul médium d’instruction et prend soin de spécifier que le français doit être, avec toutes les autres langues non-anglaises, banni des écoles primaires de la province.“Aucune population de cette province n’a le droit”, dit la circulaire, de faire instruire ses enfants dans une langue autre que l’anglais.Certains “privilèges” ont été accordés naguère par noire legislature provinciale, el beaucoup de gens, de ce fait, ont été délibérément trompés quand on leur a dit que ces “privilèges” étaient un “droit".Une adresse récemment présentée au premier ministre de la province, M.Martin, visait pareillement la suppression de toute langue autre que l'anglais.En bons loyalistes, les Sons of England et les Orangistes s’appuient naturellement sur la campagne menée aux Etats-l’nis par Roosevelt et ses compagnons.Ue n’est point avec l’espoir de convaincre les Orangistes et les Sons of England que nous citons ici l’exemple de l'Angleterre : ces gens sont Imperméables à tout raisonnement; mais, à côté d'eux, il est assurément des gens de bonne foi auxquels cet exemple pourra être utile.Puis, pour le pauvre diable qui, dans son coin de la Saskatchewan, de l’Ontario — ou même du Québec — travaille énergiquement à faire respecter les droits de sa langue, il y a quelque plaisir à apprendre qu’il est ainsi d’accord avec la plus haute et la plus généreuse pensée des meilleurs Anglais.Orner HEROUX.de parrains politiques influents.De çlus, un chet de département peut difficilement se dérober a certaines pressions de l'extérieur.Et, enfin, il peut avoir lui-même — cela s'est déjà vu — des favoris ou des parents à couvrir.Le seul mode logique offrant, par BILLET DU SOIR LE JARDIN FLETRI Le vent se fait brusque ; il ne frôle plus, il secoue ; il ne caresse ______________^ _ plus les corolles et les feuilles, il ailleurs, toutes les garanties d’un-L^* arrache.Il pousse sur les fenê- 1 On trouvera les originaux de ces documents, de même que les principaux documents relatifs à la question gaélique, dans les dernières livraisons de l'Action française.LA QUESTION DES SALAIRES -ONGEDIEMENTS NECESSAIRES LES DEMANDES DE LA PO-MCE.— LE BUREAU D’EXAMINATEURS DU SERVICE MUNICIPAL._ CHANGEMENTS AU BUREAU D'HYGIENE.—LE LAIT CHER Les cnnimissirircs doivent, d'ici quelques jours, commencer l’élude du budget.Le Star, d'ordinaire Jfes bien renseigné sur leurs intentions secrétes et ouvertes, annonce une exécution en masse dans te per *onnel des départements.A raison de In heusse incessante '•u coût de la vie, l'administration municipale ne peut pas refuser des augmentations «te salaire à ceux des fanrtioniiaires ini'rllr gardera à son emploi.* oiniurnt 1rs donner ?Deux moyens se présentent entre lesquels il font choisir.Le congédiement d’un certain nombre de ceux qui sont ou inutiles ou incompétents, et le relèvement du traitement de ceux qui resteront en place à même l'économie opérée par ce triage, ou l’imposition d'une nouvelle charge au chapitre des salaires, qui serait très mai vue du publie, car elle se traduirait pur une augmentation de taxe ou le maintien de celle-ci au taux de cette année.L’opinion soutiendra les commissaires chaque fois qu'ils renverront des employés inutiles et incompétents — mais à cette condition seulement.Et comment les trouveront-ils ?En se rapportant à in décision «les chefs «le service ?En théorie, le moyen ne parait pas présenter d'inconvénient.Le chef de service connaît mieux que quiconque quels sont les employés indispensables, laborieux et compétents.En pratique, rc système pourrait donner lieu, erpen-(lant, à de graves alms.Il est toujours dangereux «le laisser cette sélection entre les mains d’un seul homme qui peut, avec toute la bonne volonté du monde, se laisser in fluenrer par d'autres motifs que l’Intérêt «te la ville, qui peut redouter les conséquences du renvoi de tel ou tel fonctionnaire, possesseur partialité, immunisant les commissaires contre tout mouvement de mécontentement de la part des employés, si, ainsi qu'on nous l’assure, leur syndicat a été secrètement formé, ce serait la nomination d’un bureau d’examinateurs de l'extérieur qui ferait subir une épreuve écrite au personnel, comme cela se pratique dans tous les collèges, dans toutes les universités et à la commission du service civil fédéral.Dans l’épreuve écrite, le nom du candidat reste inconnu aux examinateurs qui sont, par conséquent, gardés contre toute tentative de favoritisme el de partialité.Certains agents de police ont proeonisé naguère, dans une lettre a un journal du matin, cette forme de sélection appliquée aux promotions.11 importe de ne point mécontenter ce corps pour éviter à la ville les ennuis d’une grève particulièrement embarrassante.Le syndicat, nouvellement formé, réclame déjà une augmentation de traitement pour ses membres.L’époque de la confection «lu budget était toute désignée pour la présentation de cette requête ou, plutôt, de cette sommation.Peut-être serait-il possible d’offrir aux agents, comme cela s’est fait dans d’autres villes, cette augmentation sous forme d’indemnité de guerre.Il est certaijj, en effet, que les conditions actuelles ne subsisteront pas toujours et que, le conflit terminé, la ville pourrait avoir interet à se trouver automatiquement dégagée d’une obligation acceptée dans ces circonstances exceptionnelles.Dans le service civil, certaines augmentations ont revêtu cette forme et les employés s’en sont déclarés satisfaits, sûrs, au reste, que si les cours actuels se maintiennent apres la guerre, si le coût de la vie demeure au même niveau, ces augmentations seront maintenues.Dans le même article^ du dont nous parlions tantôt, il est question d'effectuer des remaniements importants dans le bureau d’hygiène.On parle «le l’institution de la visite à domicile par de nombreuses infirmières diplômées.«.elle innovation s’inspirerait évidemment du souci de maintenir, a son niveau actuel, relativement bas, la mortalité infantile et même de l'abaisser davantage.L'engagement d'infirmières aura un excellent effet, mais on semble, d’après le Star, vouloir les substituer aux médecins.Cette amélioration apparente n’en serait pas une si l’armement contre la mortalité infantile, renforcé sur un point, était affaibli sur un autre.Le plus-simple est de laisser le directeur du bureau d’hygiène maître absolu des réformes qui doivent être pratiquées dans son département et de mettre à sa disposition tout les crédits qui lui sont indispensables pour continuer la lutte efficace et prometteuse de meilleurs résultats encore.Il est, d’ailleurs, inutile d’insister à ce sujet, car nous sommes sûr «pie les commissaires, dont nous avons eu souvent à nous plaindre, continueront de manifester envers l'hygiène, les mêmes bonnes dispositions qu’à leur entrée en fonction.I.'économie est à l’ordre du jour dans tous les services, et personne ne songera à en blâmer les commissaires ; mais l’économie dans le bureau d’hygiène ne nous paraît lias possible — ce «pii n'exclut pas la possibilité de certains remaniements dans le personnel.A l'heure actuelle, la lutte doit se mener d’autant plus vive contre la mortalité infantile que la mortalité adulte, par suite «le circonstances incontrôlables est sensiblement supérieure à ce qu'elle était avant ht guerre et qu'elle ira probablement s’aggravant jusqu'à la fin du eonfbi.* » * Le président «le In commission est aile à Ottawa à la recherche d’une solution à la hausse du coût du lait.Il serait assez extraordinaire que celle-ci fût permise à Montréal si elle a été interdite à Toronto, Les Gouttes de lait anglaises n’ont pas pris de temps à appliquer k‘ remède nécessaire.Dans tous les journaux anglais d’hier, on annonçait que de lait se vimd dix sous la pinte à l’Université Settlement, 179 rue Dor-ehesler-ouest.C’est, nous semble-t-il, une initiative à imiter par les Gouttes de lait françaises qui pourraient s’entendre elles aussi et fixer un prix uniforme ensuite annoncé dans les journaux avec l’adresse «les endroits où Von pourrait se procurer ce lait.La vente à ce prix ne pourrait se faire qu’à raison de certains sacrifiées d’argent, facilement comblés par une quête publique.Il n’est pas douteux q* «< l’organisation française, si agis ante et si active, songera à un moyen de contrecarrer la hausse lamentable de la seule nourriture des jeunes enfants.très dont vibrent les carreaux, et transporte haut dans le ciel des morceaux de gazette qui tournent et tombent n’importe où.De son souffle rapide, il rabat la fumée dans la rue, et lu disperse.Il balance les arbres comme des éventails, et tes branches font un grand bruit sec de papier qu’on remue.Dans le jardin, tout est fané, hors quelques pieds de.phlox aux fleurs de satin rose, ponrpre ou blanc, d’un blanc sali — et quelques pensées un peu fripées pur le vent.Le reste est mort de froid.Ce n’est plus qu’une végétation de tiges brunes au feuillage crispé, sur une terre boueuse qui sent l’eau vieille, et de touffes d’herbes jaunes.Le vent s'acharne sur cette défloraison comme s’il voulait en ruiner jusqu’au dernier lambeau.Je n’g vais que pour respirer l’air vif et regarder s’enfuir la troupe des nuages Puis je rentre, et pour attiédir l'atmosphère humide de ma chambre, j’allume la chaufferette qui dessine au plafond une rosace de lumière mobile.Et je me sens triste devant la flamme circulaire, hum ble remplaçante du soleil; et je me dis que c’en est presque fini de l’automne, qui débute pourtant, et que l’hiver s’avance charrié par cette bise qui bouscule la saison et flétrit les jours.Albert LOZEAU Chronique d’Ottawa LA GAZETTE DE M.ROWELL Louis DUPIRE.FIGURINES Le volume de vers de M.Edouard Chauvin continue de se vendre très bien en librairie.La critique en a déjà fait des éloges.On peut se le procurer a l'administration du Devoir et dans toutes les bonnes librai ries de Montréal et de Québec, au prix «te fifl sous l'unité, (i.’> sous par la poste.Conditions spéciales aux libraires, pour commandes à la douzaine.Ottawa, 2 octobre.Quelques milliers de personnes vont recevoir cette semaine le nouvel organe officiel, le “Record" comme on l’appelle brièvement, défaut d’un titre moins banal qu’on n'a pu lui trouver.Sans parti pris de critique, nous ne pensons pas que personne se sente enthou-sisamé par la lecture de ce premier numéro ; quelqu’un disait aujour d’hui que c’est la Gazelle officielle sous un autre format.Et la lecture «le la Gazelle officielle n’a jamais été bien palpitante.Ce qui semble être le point faible de la nouvelle publication, c’est qu’elle est hebdomadaire, et «pie les documents qu’elle contient ont été depuis plusieurs jours publiés et commentés, expliqués surtout, dans la presse du pays lorsqu’ils voient le jour dans l’organe de M.Rowell De sorte qu'on a beau chercher dans ces dix ou douze pages, on ne parvient à y trouver rien de non veau, et en revanche l’oeil y recon naît sans plaisir bien des choses qui Vont ennuyé au cours de la semaine dans l’ensemble des communiqués divers dont les services ministé riels débordent dans les journaux.Et ('e,a est présenté tout sec, sans mémo la clarification rapide qu’on y donne souvent dans les rédactions.En un mot, sauf au point de vue documentaire pour ceux qui voudraient amasser une rolleclion complète des mesures gouvernementales que nous subissons à mesure, on ne voit pas encore la jus-tification de cette forte dépense.11 est vrai qu’il faut toujours être indulgent envers un début.Il ne semble pas possible, non plus, qu'une publication dont le rédacteur principal a vécu au milieu des opérations militaires pendant deux ou trois années, et dont certains rapports dans la note pathétique ont eu les honneurs de la lecture en Chambre.ne puisse pas donner plus d’intérêt à son oeuvre.Que M.Roland Hill nous raconte quelque chose de ses souvenirs., puisqu'on lui met un journal entre les mains, et on le jugera à l’oeuvre.Jusque-là, il est difficile de féliciter les parents du nouveau-né.Celui «les Etats-Unis ne s'expose pas au meme reproche, étant quotidien.De même apparence modeste, pour être exact il est même de plus petit format que le nôtre, il contient chaque jour quelque nouveau document, quelque décision offi-cielle ou quelque proclamation du 1 resident relative aux questions du jour.Dans un numéro du milieu de septembre que nous avons sous les .veux, le lecteur américain a enten-' étaient aussi.GREVE DE FACTEURS Madrid, 3.— Les facteurs espagnols qui sont au nombre de 12,0(10 se sont mis en grève.Ils réclament un relèvement de traitement.Les employés ont été avertis que s’ils ne retournent, pas au travail, i demain, ils seront mis à pied.En-Ire temps, des soldats fonl la distribution des lettres dans les deux plus grandes villes d’Espagne.NAVIRE TORPILLE Un nommé Gougeon, un père de famille, a comparu devant le juge Cusson, ce matin, sous l’accusation d’avoir volé des pommes de terre dans un jardin de guerre cultivé par I - un .M.Pitman, avenue du Parc.j Washington, 3.— Le “Tainpa", Comme le propriétaire du lot ne ancien garde-côte américain, a pé-voulait pas porter plainte contre ri corps et biens au largo de la cote I accuse et comme celui-ci doit aaour-1 anglaise, le 24 septembre, en escor-rir une nombreuse famille.uneTem-1 tant des vapeurs.Deux officiers, me et sept enfants, tous en bas Age, j 109 hommes d’équipage, un officier jMmpn s est montré clement et ! anglais et 5 civils ont perdu la vie.a declare a Gougeon que s il se trou- i j,,es rapports indiquent que le navi-emploi d ici, a 8 jours, qu’il 1 rp a été torpillé dans le canal de le libérerait.| Brjst0i L accusé devra se rapporter nu, '-»—-—— c^oir^r'sSncVors’il^aîaine; ! VOLEUR PUNI ment?rcm,s cn brr,è déf,nltive* ' RIGOUREUSEMENT Le prinre Maximilien est l'heri-lier du trône du grand duché de Bade.Il naquit le 10 juillet 1867, Pendant des années, il « été reconnu comme le chef du groupe Del-brueck des modérés allemands.Lors de In rhule de M.chancelier impérial, le premier novembre 1917.il a été question du nom du prince comme du candidat dc.s modérés nu poste de chancy.lier.Ce nom n'a pas été soumis av kaiser, cependant, car le prince s’y es! oppose pour des raisons dynastiques.A celte époque, de vagues ru-l meurs couraient mi sujet (tu prince Maximilien.On disait que tes cercles modérés avaient lancé un mou-| vement ayant pour fin iillime la déposition de rempernir, et •• désignation du prince Maximilian cotn-j NOMINATION BIEN VUE.ISrrvtcr de U Preaie Assm-iee) BAle, 3.—» La nomination du prince Maximilien de Bade au poste de rhnoeelier allemand est prise favorablement en considération, selon les Journaux du sud de l'Allemagne qui disent que Febrenbarh, président du Beienstag.el von Payer, vice-cbaneclicr, ont défini- aie son successeur.Ges rumeurs, tlvcmcnt refusé la charge.UN ORDRE DE TROTZKY Stockholm, 3.— Suivant le journal révolutionnaire "Ilarodnc Die-lo", de Petrograd, le ministre de la guerre, M.Trotsky, a ordonné que toutes les femmes de Kazan soienl livrées aux gardes rouges.Les Tchéco-Slovaqucs ont occupé pendant plusieurs mois Kascn.im portant embranchement de chemin sur le Voga.Cela est probablement le prétexte de cet ordre.LES DERNIERS SACRIFICES Ivan Belo, accusé de tentative de vol sur «tes wagons de fret du Pacifique-Canadien, et dont le procès avait été fixé à aujourd'hui pour sentence, a élé condamné à 7 ans de pénitencier par le Juge Choquette.HAIG FAIT PLUSIEURS GAINS Quartier général anglais en Fran-| ce, 3.On rapporte que les trou-! pes du frld-maréchal Haig ont cap-i titré Rnmicourt, Gouy.Le Catelet et ! Sequehart.Gela n'a pas été officiellement confirmé.Les Tommies ont fait, aujourd’hui, plus de 2.000 prisonniers.a trois ou quatre jours.Presque tou tes les familles sont atteintes plus ou moins gravement.A Lime Ridge, on signale la mort du chef de gare du Main Central, M.Brunei le.qui a succombé après quelques heures de maladie seulement.Les cas sont très nombreux et forts graves dans cette localité.Des rapports venant de Kingsey-Falls disent que la grippe fait actuellement des ravages à cet endroit et que presque la moitié des familles sont déjà atteintes, quoique les premiers -cas ne datent que de trois ou quatre jours seulement.Certains cas sont tellement graves que les mé decins en désespèrent.A Warwick, le fléau ne semble pas vouloir s’arrêter dans ses progrès.La paroisse presque entière est affectée.On1 signale plusieurs cas eu danger.Par mesure de prudence, le couvent et les différentes maisons d'éducation ont fermé leurs portes, et les manufactures devront arrêter à cause du manque de muin-d’oeuvre.M.l’abbé Biron, vicaire de cette paroisse, qui était en promenade chez ses parents, à St-Cy-rille de Wendover, est tombé malade la grippe à ce même endroit ; son état est fort grave, paraît-il.Trois nouveaux décès ont été enregistrés à Plessisville.Les nouveaux cas semblent augmenter en nombre tous les jours et sont très graves.Plusieurs personnes sont même en danger immédiat.Les autorités de cette petite ville ont cependant pris les mesures nçcessai L’ENQUETE SUR LE VOTE DANS CHAMBLY-VERCHERES PREND FIN Les derniers témoins entendus confirment les faits déjà établis — M.Maclennan fera rapport prochainement.Paris.3.— Maintenant que la victoire cs( en vue.les peuple* allié* -•—' güimür."W!?n,p,,r lrs Brrlha Courtemanrhe qui derail derniers snertfire* nécessaires avant comparaître ce matin pour son la victoire finale, a déclaré hier M.“ • ¦ K en cn r-, „ ., .- -i— -—i quête volnnlnire, ne viendra (Jemenroau dan* une lettre adressée Cour que dans 15 jours, au conseï1 «cneral de ta Loire qui a ÎVtei là.|r* aliénistes lui feront approuve chaleureusement 1 attitude,subir un examen pour connaître son du gouvernement.i*tat L’enquête royale Maclennan sur le scandale des votes militaires de Chambly-Verehères s’est terminée ce matin, après une très courte séance au Palais de Justice.Deux témoins seulement ont comparu, puis le commissaire enquêteur a déclaré qu’il ferait rapport en très peu de jours à Ottawa.La séance de ce matin a fourni bien, peu d’éclaircissements mais elle a confirmé sur plus d’un point les agissements des officiers des casernes de SainKJean qui s'étalent entendus pour donner leurs votes à M.Joseph Rainville dans le comté de Chambly-Verehères.Sur la question de parjure et de subordination de parjure, les témoins interrogés ont donné, comme excuse, qu’ils avaient agi en vertu de leur état de soldats, se croyant le droit de voter pour le candidat de leur choix en n’importe quel lieu.Cette opinion ressort des discussions entre les officiers et de la lecture d’articles de journaux qui la mettaient de l’avant, ont déclaré les deux témoins.Au début de l’enquête, M.Chade-sick produit 150 nouveaux bulletins ne vote qu’il a découverts cette fois à Halifax.Le lieutenant James C.Armour, de Toronto, premier témoin appelé, déclare qu’il a répondu : “Je ne le sais pas” aux trois questions de résidence sur les bulletins de vote, parce qu’il avait résidé un peu partout en ces dernières années et qu’il aurait été bien en peine de déterminer un lieu fixe.—Alors, comment êtes-vous venu à voter dans Chambly-Verehères ?lui demande Me Aimé Geoffrion.—J’avais compris, répondit Armour, que tout soldat avait le droit de voter, en vertu de son état, où bon lut semblait et jiour qui il voulait.Je ne connaissais personne dans Saint-Jean, mais je voulais voter pour le gouvernement unioniste, Pressé de questions, le témoin explique qu’il avait lu les journaux au sujet du vote des soldats, et qu’il s’élait fait une opinion en | conséquence avec les officiers dans leur cantine.Me Geoffrion lui demande pourquoi son ignorance absolue et de .candidats et des circonscriptions électorales dans Québec l’avait amené à choisir Gham* bly-Verchèrcs et à donner son vote à Vf.Rainville.Le lieutenant smble embarrassé et dit qu’il a agi à la suite do conversations entre les officiers, qu’il ne connaissait pas M.Rainville el ne l’avait jamais vu, mais qu'il avait Ut un article élogieux sur son compte.Me MoXnughton.représentant les officiers, fait dire au témoin que les officiers parlaient entre eux de questions politiques, exprimaient des opinionii mais non dans leur “S’il vous plaît nous faire connaî-] tre, en deux mots, les résultats ob-i tenus, hier, à Ottawa.La presse .Quelques instants après, par l’en-] trenüse d'un petit chasseur, les jour-j nalistes recevaient la réponse télégraphique que voici : “Doit recevoir ordre du contre- -leur par malle d’aujourd’hui.A moins que fournisseurs puissent | montrer cause pour augmentation, i elle ne sera pas maintenue”._ j Nous croyons que l’ordre dont il j est question dans la réponse de M.1 Décary n'est tout simplement que l’arrêté ministériel du 10 novembre ] 1916, qui défend à un groupe de per-; sonnes, quelles qu’elles soient, de se : réunir et de s’entendre dans le but! d’augmenter les prix des articles de première nécessité à la vie.La Commission aurait-elle l’intention d’instituer une enquête comme! cela s’est fait à Toronto?On a touti lieu de le croire par la déclaration j suivante contenue dans cette répon-j se : “A moins que fournisseurs puissent montrer cause pour augmentation, elle ne sera pas maintenue.” Quant à l’augmentation des tarifs du téléphone, l’un des autres motifs du voyage de M.Décary, à Ottawa, il déclare qu'il n’a “rien à dire” sur ] ce sujet.j Nous avons dit : l'un des autres ; motifs : un fonctionnaire munici-! pal nous a en effet déclaré, auj cours de la matinée, que le prési-j dent de la commission a profité doi son séjour dans la Capitale pour soi procurer, des autorités militaires, j ] la liste des vieux garçons à Mont- ' real.On sait que sur’ un total de] plus de 16.000 qui se sont enregis-i très, à l’hôtel de ville, «depuis la j mise cn vigueur de la nouvelle loi qui les frappe, un peu plus de 3COOÜ seulement ont versé leur $10 dans la caisse de Concordia.Or, pour que cette nouvelle source de revenus produise tous les résultats qu’on cn attendait, M.Décary se serait 1 fait indiquer les moyens de rejoin-s dre les réfractaires.FORMIDABLE REQUISITOIRE i Qu'on ne s’y trompe pas: il ne; s agit pas de la brochure de “Patriote”; c’est un réquisitoire que,! parait-il, l’ancien 'Commissaire Vil-! leneuve fera distribuer, ce soir, à ! la grande assemblée de la ILigue des propriétaires au Monument na-i tional.Ce réquisitoire contre l’ad-j ministration municipale serait pu-| blié sous forme de journal, dans les1 deux Janguas officielles du pays, i On nous informe qu’il contient 1 un historique très détaillé de l’ad-j 1 ministration, à partir de l’enquête Cannon jusqu’à nos jours; — plusieurs suggestions qualité officielle, dans le but d’exciter leurs hommes à voter comme eux.Le capitaine Arthur C.Wright, de Halifax, rend ensuite un témoignage qui corrobore celui du lieutenant Armour.Il déclare qu’avant d’arriver à la Cour, il n’avait aucune idée préconçue n'ayant pas eu l’avantage de lire dans les journaux de Montréal les déclarations du colonel Melville ; il dit exprimer des opinions bien à lui sur ce qui a pu se passer à Saint-Jean.j sieurs suggestions susceptibles Sur la question de residence.Me d augmenter considérablement les Geoffrion le retient un certain ! revenus de la ville; — des accusa-temps pour lui faire avouer finale- lions, des révélations et des recoin-1 ment qu’il avait résidé en quatorze] mandations de toutes sortes “tou-endroits ayant de s’enrôler, qu’il: tes plus intéressantes, les unes que avait proféré répondre: Non, sur | les autres.” son bulletin de vote, plutôt que d’en spécifier'un seul.—Alors, vous avez choisi plutôt un endroit où vous n'aviez jamais résidé, c’est-à-dire Chnmbly-Ver-chères, remarqua l’avocat.—Je ne croyais pas que c’était nécessaire pour moi, répondît le témoin, de désigner un lieu, parce Ce fascicule sera dislribuê gratuitement.PAS AVANT LE 15 OCTOBRE Les fonctionnaires de la ville ont appris avec un certain froid la nouvelle que l’on ne commencerait à chauffer que vers la mi-octobre.Un échevin déclare que les ci- que j ai été assez longtemps éloigné j lovons de la rue Masson ont IWn nhi.AvJürTu ,m'.l1us,ifier (,p ! lion de demande l’ouverture de cett».A p'™» d.J cJnvSùon, VSSt'Vê™ "3,* »*~.cS8.cïïSt pour i,"»,!,* j; Wright dit qu il n y a pas pris une $250.000.* ,e U de loffiUmWn'ie's approuvanu'"' ! vemix "ras" de11 grippe'' mJÆoÏc'Tu suite Sf'c^n^yRdyU^^b”; IS);10 ,a journ6e d’hicr » de soldats et d’officiers qui ont v-•ê en décembre 1917 sont partis de Saint-Jean.Ce dernier annonce que la plupart sont déjà rendus en Angleterre el que 250 se trouvent encore à Halifax, attendant le mo-ment de s'embarquer.Me Geoffrion veut savoir du co* lonel si ces hommes sont partis de.puis le discours de M.Archambault, aux Communes, et depuis l’institu-Don do I enquête, mais ne peut ob-Icmr de réponse satisfaisante.H annonce ensuite que sa prouve est fade et qu il produira point de plaidoirie.¦ c juge lui fait remarquer que chose n est pas nécessaire cl qu'ii iicinent r8, satisfaction garantie.S ad.i2 Mont-ayal Est.St-Louis 4923.Le service des patentes, du 1er janvier au 30 septembre, a perçu $428,410 en taxes de toutes sortes.Bien que i’année ne soit pas encore terminée, ce revenu est le plus considérable qu’ait produit ie paiement des patentes depuis 1911.On peut s’en convaincre du reste par le tableau suivant: Années Revenus 1914 $460,572 1915 404,370 1916 403,968 1917 421,171 On sait que la taxe sur les célibataires tombe dans la caisse du service des patentes; aussi l’augmentation qu’on y signale est-elle due à cette nouvelle taxe, qui a rapporté jusqu’à date $38,372.Comme le nombre des enregistrements est cependant de 16,858, la commission est à prendre des mesures pour forcer les réfractaires à se soumettre à la loi.POUR AVOIR DES COMPETENCES Nos administrateurs ne tiennent pas seulement à conserver à remploi de la ville que les fonctionnaires nécessaires, ils exigent aussi que ceux-ci soient d’une compétence absolue.C’est pour cette raison que la commission, sur la recommandation du directeur du service des Travaux publics, dont relève l’inspection des bâtisses, entend faire subir un examen aux quatorze inspecteurs de ce service subsidiaire qui viennent d’être prévenus de leur renvoi: bien que tous aient été avertis, la commission veut cependant en garder cinq au service de la ville.Cet examen aura lieu la semaine prochaine devant un bureau de trois examinateurs, tous des architectes qui n’ont aucun intérêt dans les choses municipales.TRAVAUX DE VOIRIE.Le rapport soumis, hier après-midi, par M.J.-E.Blanchard, ingénieur en charge de la Voirie, à M.Paul-Emile Mercier, directeur du service des Travaux publics et ingénieur en chef de la cité, sur les travaux de voirie exécutés la semaine dernière, indique, entre autres choses, que ces travaux sont virtuellement terminés dans le boulevard Saint-Laurent, avant d’arriver au boulevard Gouin, et rue Craig, entre la rue St-Laurent et la rue Amherst.Le macadam a été complètement posé sur le chemin Sainte-Catherine, de la rue Sterling à la rue De-celles, ainsi que des limites de la ville d'Outremont à la rue Decelles.Le travail a aussi été complété, rue Notre-Dame, entre ta rue Aqueduc et Ja rue McGill.Cette partie de la rue Notre-Dame a été réparée en blocs de granit.VOLAILLES ET LAPINS Nous avons inauguré un clapier de pre-ier choix et sommes maintenant en me-ire 7 [commerce et finance] LA MATINEE À LABOURSE ELLE DONNE LIEU A UNE HAUS-1 SE SENSATIONNELLE DES AC-j TIONS “SPANISH RIVER" ORDI-1 NAIRES ET DE PRIORITE — L’ACTIVITE DE CELLES-CI INFLUENCE FAVORABLEMENT TOUTE LA COTE.Indépendamment de ta tenue des eoiirs à “Wall Street”, lesquels sont irréguliers et flottants, la Bourse de Montréal a connu ce matin une hausse sensationnelle des actions “Spanish River”, ordinaires et de priorité, déterminée par les espoirs de profits que fait naître dans l’esprit des fabriquants canadiens la décision du tribunal américain d'arbitrage élevant le prix du papier à journal.Toute la cote est favorablement influencée par l’activité remarquable des fabriques de papier, et les affaires sont animées.Les actions de priorité “Spanish jlRiver” ouvrent à 53% et grimpent, Ppar larges étapes fractionnelles, à “61, en moins de deux heures.Durant le même temps, les actions ordinaires de la même firme s'élèvent de 14% à 20, et reviennent à 19%, vers midi.Les autres valeurs sont moins actives, mais partout les prix sont nettement fermes, quand ils ne sont pas en plus-value.Les “Brompton Papgr” atteignent 61's; les “Riordon Paper” s’établissent à 119; les “Abitibi Power” marquent 50; les “Laurentide” font, sur un nombre relativement restreint de transactions, un bond en avant, à 184; les “Iron” gagnent un demi-point.à OH les “Steel of Canada” passent de 70% à 70Vs en cours de séance; les “Montreal Cotton” s'inscrivent à 59; les “Dorn Class” se vendent à 37%; les “Rom.Bridge” se présentent à 125: 5 parts de “Scotia Steel’ changent de mains à raison de 66; les “St.Lawrence Flour” s’échangent, par lots désassortis, à 95%; les “Shawinigan” demeurent à 118 (ex-dividende); les “C.Geu.Electric” font une apparition au tableau, à 102%; les actions hors cote “Laurentide Power” s’établissent à 59% les “Macdonald” se fixent à 23; et les “Can.Steamship” avancent à 47.Dans le groupe des actions de priorité, en dehors de celles déjà mentionnées, les “Canadian Car” ressortent à 86%; 10 actions “Dom.Textile'’ dépassent le nominal de l’action, s’établissant à 101 (ex-divideu-dei, par lots fractionés; des mor-i eaux de lots d’“Iron” se négocient à 96; les “Can.Steamship” sont transférées, à 77, cours inchangé, et des lots fragmentés de “Dom.Glass” trouvent acquéreur à 83%.OPERATIONS DE LA MATINEE Cours fournis par la maison Bru-neau et Dupuis, courtiers, 95-97, rue Saint-François-Xavier, Montréal.Actions ordinaires Brazilian.1 à 4!t, 10 à 19.10 à 4S 7-S.Oui.Steamship.>5 à 46 1-2, 25 a 46 ;i-4, 25 à 4/.25 à 47.75 à 17, 50 à 46 3-4, 50 il 40 :i-4.Shawinigan.5 à 118.10 à 117 1-2, 23 à 118, 25 à 118.50 à 118.vbltibi.5 à 48, 75 à 48, 23 à 50 .50 à fil 1-2 Brompton.20 à 60 1-2, 15 à 60 3-4, 25 à 60 .-8, 50 à fil.50 à fil.50 ù 61, 10 à 61, 25 à 61, 25 il lit 1-8, 25 à 61 1-8, 25 à 61 1-8, 25 à 61 1-8.Canada Cement.15 à 66 1-4.Izuirentidr.25 à 183, 25 à 183, 20 à 183, 5 à 183, 25 à 183 1-2, 100 à 184, 50 à 184.r> à 184, 25 à 181, 10 à 183 1-2, 25 à 183 3-4, 25 0 184.MacDonald 15 à 23, 20 à 23.20 5 23 5 à 23, 5 à 22 3-4, 5 à 23, 25 à 23, 30 ù 23.25 à 23.5 n 23, 15 à 23 1-2.10 à 23 1-2, 50 à 23.Spanish River.65 à 14 3-4.50 à 14 7-8.085 i 15 25 à 15 1-4, 100 5 15 1-2, 75 à 15 3-4, 175 à 16, 25 à 15 3-4, 475 à 16, 100 3 16 1-4, 25 à 16, 100 à 16 1-4, 10 à 16 1-2, 5 a 16 1-4, 60 à 16, 75 à 16 1-4.00 à 16 3-8, 10 ù 16 1-2, 75 à 16 1-4, 1 à 16.1 0 16, 1 à 16.2 à 16, 25 à 16 I-4, 125 ù 6 1-2, 100 à 16 1-2, 25 à 16 1-2.50 il 16 3-4.125 à 17, 75.ù 17 1-2, 25 '' 17 1-4.265 à 17 1-2, 25 à 17 3-4.200 à 17 3-4, 325 b 18.10 à 18, 75 à 18 1-4.75 il 18, 100 0 18 1-4, 75 à 18 3-8, 25 à 18 1-2, 10 à 18 3-4, 30 à 19, 25 à 19 3-8.25 à 19 1-4, 325 à 19 1-2.45 ii 20.25 à 19 3-1.10 à 18 3-4, 15 8 19, 125 à 18 3-4.75 à 19.25 à 19 1-4.260 ù 19, 100 il 19 1-4, 35 à 19.10 à 19 1-4 35 à 19.50 à 19 1-8, 305 5 19.Can.fieu.Elec.25 ù 102 1-8, 50 à 102 1-8.Cnn.Smeltin.8 à 25.Dom.Bridge.25 à 125.10 à 00 3-4.25 à 60 12, 5 à 60 1-2, 5 à Dom.Steel Corp.5 à 00 3-4, 25 à 60 1-2, 60 3-4.20 à 60 3-4, 75 à 60 3-1, 50 à 6(1 3-4, » ii 61, 25 à 61, 5 à 61.Maple I.cuf Mill, 50 à 125.Mont,' Cots.Md.50 à 59.Riordon aPper.25 à 119.- Scotia.5 à 66.¦ASt.Lawrence l'Iour Mills.10 à 95, 10 a B 1-2, 25 à 95.rvizilir of Woods.2.'> à 158 Steel Co.of Can.15 à 70 1-4, 10 à 70 1-4, 45 à 70 3-8, 70 à 70 3-8, 50 à 70 3-8, 15 à 70 3.8, 10 6 70 3-8, 25 b 70 1-4, 25 à 70 1-4, M à 70 1-8, 10 à 70, 50 il 70 1-8.OPERATIONS DE L’APRES-MIDI D'HIER Action* ordinaire* Brazilian.25 il 19, 50 b 48 7-8, 50 a 48 7-8.Cun.Steamship.25 ù 46 1-2, 25 à 16 1-2, 5 il 4fl 1-2, Shawinigan.10 à 118.Brompton.25 à 60 1-2.Canada Cement.25 à fill, 25 a 66, 25 A 66, '* 0 66.Can.Coïtons.5 à 68.Dom, Steel Corp.25 ù 69 1-2.Laurrntlde.10 ii 180 1-4, 20 à 180 1-4.I >nll Cons.Co.5 à 82 1-2.MacDonald.10 à 22 1-2.25 0 22 3-4, 25 à 32 3-4, 5 ii 22 1-2, 50 à 22 7-8.Maple Leaf Mill.Ill it 128.5 b 128.35 à 128, 15 il 128 3-4.Scotia.15 à 66.Steel Co.of Can.25 il 70, 85 à 70, 75 à ;0, 135 A 70.25 A 70 1-1, 5 A 70 1-8, 25 a '0 1-8.200 b 70 1-8, 25 A 70 1-8, 25 A 70 1-4.St.Lawrence Elour Mills.25 à 94 3-4.Woods Mfg Co.Md (Smart-Woods Ltd.) Ml it 93 1-2, 5 à 93 1-2, 13 il 93 1-2.Wabasso Col.10 à 52.Action* de priorité lines Holdrn.25 A 65.Ashrslos Corp.25 A 59 1-2.Canadian Car.10 à 86, 5 A 86.Can.Slenmslini.15 A 77, 25 A 77.Cun.Steamship.15 A 77, 25 A 77.ÇA ET LA Ers benefict-s nets de la l.t^r of Ine vt ooüs Milling Co., Ltd, pour lannee financière écoulée le 31 août dernier, ressortent a *857,914, soit un nouveau point culminant pour les affaires de la compagnie, F .uP.f plus-value de üüOo sur les benefices «le l'année précédente.Le solde distribuable aux porteurs d actions ordinaires et de priorité se chiffre par *693,914, soit l’équivalent de 33.3Va du capital-actions, contrastant avec 19.5% en 191/ et avec 15.3% en 1916.Après Distribution de dividende de /ni0 une.affectation de *100,-UUU a 1 amortissejnent et une au-propriation de $200,000 au remboursement des bons, l'excédent net du compte pertes et profits, pour l'exercice expiré, s’établit à !!Z8;f97> comparativement à $831,- 883 1 an passé.* s * M.l’amphile-R.du Tremblay a vendu à la Si.Lawrence Investment and Trust Co.les lots Nos 189-23 à 26, avec les bâtisses qui y sont éri-gees (immeuble Aberdeen), faisant face ave Claremont, quartier Notre-Dame de Grâce, pour la somme de $170,000.* * * Le jugement de la cour de circuit des Etats-Unis, fixant à $70 le prix équitable d’une tonne de papier à journal, dans les Etats de l’Union, contre le prix de $62 initialement fixe par la Commission du commerce fédéral, est reçu dans les milieux canadiens de fabrication de papier comme une indication que le prix sera bientôt porté à $78, ici, ce qui assurerait des bénéfices importants à notre industrie de la pulpe et du papier.* * Les compensations des banques montréalaises, pour la huitaine expirée ce matin, se présentent à $91,-763,240, comparativement à $91,-798.313 la semaine dernière, à $88.-342,880 pour la période correspon-danlé de l’année dernière et à $80, 382,552 en 1916.A noter que les résultats de la semaine passée accusent un fléchissement de $35,000 par rapport aux chiffres de la semaine avant et une plus-value de 3 millions.en nombre rond toujours, par comparaison avec l’an dernier, * * » Les avis télégraphiques reçus de Wall Street portent que l’activité des spécialités, à l’ouverture d’au jourd’hui, a hissé la généralité des cours vers les sommets, les chefs de file usuels oscillant à peine.Les I'.S.Steel s’ajoutèrent un point, mais tendaient à réagir au premier signe de pression des baissiers.Les chemins de fer étaient comparative ment languissants et irréguliers.A mesure que le temps passait, le mar ché devenait de plus en plus irrégu Her.Les U.S.Steel ont regagné le terrain d’abord perdu, mais la près sion a agi par ailleurs.LE MARCHÉ DESVIVRES LES OEUFS COXGELES ESTRE-POSES AUX ETATS-US IS PRE-SEXTEXT I X DEFICIT DE 20.2 POUR CEXT.CETTE AXXEE.— TOUT EST CALME ET IXCHAX-GE, SUR XOTRE PLACE.V.lturs 0«*«- Midi Valeur.0««r- Midi 1 twfa 1 BOURSE DE NEW-YORK ('«ar» fournit par MM.Branran et !)*• ait, conrliort, rat Saint‘Franfi»ii-X«*Ur, ^ 95 #t 97.Kftnttéü! 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