Le devoir, 21 janvier 1918, lundi 21 janvier 1918
VOLUME IX—No.17 MONTREAL, LUNDI 21 JANVIER, 1918, DEUX SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.95 00 UNION POSTALE.».« 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.» .92 00 ETATS-UNIS.g 50 UNION POSTALE.300 Rédaction et administration î 42, RUE SAINT-VINCENT MOMTFÊAU TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION: Main 7461 RÉDACTIONx - Mak7460 Directeur : HENRI BOURASSA.FAIS CE QUE DOIS ! CHERCHEZ AILLEURS ! M.W.-D.Lighthall vient d’adresser aiux journaux anglais une lettre où il s’efforce d’analyser la situation des Canadiens français de la province.La pièce est intéressante.L’auteur s’efforce d’y prendre le ton (et nous supposons que cela correspond à son sentiment intime) de l’adversaire sympathique, désolé de notre attitude et qui en cherche le pourquoi, avec les moyens de nous amender.Pour M.Lighthall le problème paraît se résumer essentiellement à une question d’ignorance et de disposition à nous laisser conduire,par \in chef.Il ne faut pas reprocher aux ¦Canadiens français, dit-il avec bienveillance, d’avoir suivi Laurier: ils le croyaient plus sage qu'eux-mâmes et pensaient qu'il les conduirait dans la bonne voie.Mais, pres-aussitôt, il ajoute que les chefs libéraux, pour s’assurer un Québec solide, ont décidé de suivre, pendant la campagne électorale, le courant nationaliste, Il ne parait pas s’apercevoir que cela ne cadre guère avec sa théorie des Canadiens suiveurs.D’après ceci, c’est plutôt le chef qui sions que celles du journal qui monteront en raison de l’excellence de son service d’information — : le 6 1-4 pour cent alloué sur le capital de $3!),000,000, ou plus, de la compagnie des tramways, signifie que les actionnaires pourront toucher avant que la ville ait droit à aucun part de bénéfice, environ 10 p.c.de dividende.Dans le capital total, on fait figurer, en effet, $35,000,000 d’obligations qui ne portent que 50 p.c.d’intérêt au plus, cela laisse donc 1 1-4 pour cent, sur un total de $35,000,000, à être reporté sur les actions qui ne se chiffrent qu’à avec ! $3,000.000.Si feu le Mail — dont personne ne mettrait plus l’honnêteté, en don te, aujourd’hui — vivait encore, il y aurait du bruit au Landerneau du parlement québécois.QUE DIRA M.GOUTN, MARDI?, , -î i, ¦ ¦ , M.Gouin dira à M.Sauvé, au aurait trouve profil a emboîter le pas a la niasse.Pourquoi, si ce n est cours cju qéi)at s„r ]a motion Fran- de crainte que la masse ne l’abandonnât?M.Lighthall ferait bien d’es- [coeur, demain: “Vous êtes un far-sayer d’établir quelque lien entre ses théories.! ceur, parce que vous n'avez pas Mais revenons à la question d’ignorance, c’est le point le plus inté-! voulu prendre à votre compte .e texte que vous vouliez me mettre entre les mains." se.Mais les notes qu’ils lui attribuent ne sont pas celles reconnues par l’Église catholique et l’Eglise grecque.Elles consistent en deux choses : .I ) la prédication exacte de l’Evan- 2) l’administration correcte des sacrements, lesquels se réduisent d’ailleurs au Baptême et à l’Eucharistie.Quelques pages de Bossuet, fortes et précises, tirées de ses Variations établissent péremptoirement la doctrine des différentes sectes protestantes sur ce sujet.Le confôreu-i cier les lit, puis il montre comment iles deux notes indiquées plus haut, ne sauraient être les marques de la véritable Église.Ces marques en effet destinées à faire connaître la société fondée ressant.M.Lighthall y voit la source de tous nos maux.(Ajoutons que M.Lighthall écrit, en toutes lettres, que le Devoir a été pratiquement la seule source extérieure de renseignement pour les paroisses rurales de cette province, depuis des années (1) — ce qui n’amusera peut-être pas nos confrères, niais devrait faire monter notre cote chez les annonceurs).Voilà notre pronostic, qui sera, nous sommes en sommes sûr, celui du Star: mais du diable si nous pourrions pronostiquer ce que le chef de l’opposition pourra bien Louis DUPIRE 60e anniversaire de son entrée dans la Compagnie de Jésus, lorsque Dieu l’appela à la récompense de ses longs travaux.Il avait eu la suprême consolation de pouvoir dire la Sainte-Messe le jour même de cet anniversaire.Ce devait être la dernière.lègue, M.Hoover, de .dictateur amé par Jésus-Christ devraient être plus j rfcadu das vivres, “ il se pourrait visibles, plus reconnaissables qu'el- que, d’id trous mois, ill n’y ait plus L’ÉLÉGANTE le.Or celles-ci le -sont moins.Car pour ¦'savoir si telle prédication de l’Évangile est exacte, il faut connaître parfaitement la nature des choses prêchôes: dogmes, mystères, etc.Est-ce là, vraiment, chose facile ?.Aussi plusieurs protestants ont-ils cru bon de restreindre cette prédication caractéristique à ce qu’ils appellent les dogmes fondamentaux.Ces deux mots reviennent souvent sous la plume des écrivains de la Réforme.Que signiûent-ils au juste ?Le conférencier leur découvre trois sens principaux.Il les expliquera au début de son prochain cours.Nul doute que l’intérêt manifesté lundi dernier persistera aux eon Le thermomètre marque cinq de grés sous zéro.A l’arrière du tram ivug où sont encombrés les voga j férenees suivantes et qu’on y vien-geiirs, — la compagnie des Tram j ^ nombreux, s m ai/.s a économiquement résolu /ej Henri Beauvais.?] problème du chauffage par l'ei M.Lighthall croit que nous ignorons les grandes affaires du monde ctir^p0n(jre 4 cela! pense que le bon moyen de dissiper cette ignorance, ce serait de multiplier parmi nous les bibliothèques, le goût et l’habitude des voyages et la connaissance universelle de l’anglais.M.Lighthall, qui veut bien nous faire savoir qu'il connaît person- BILLET DU SOIR.neMement beaucoup de Canadiens français, à la ville comme à la campagne, qui ne vit pas sous globe et qui doit savoir quelque chose de ce qui se passe autour de lui, no s’est-il pas encore avisé que, dans la dernière campagne électorale, l’accofd a été pratiquement unanime entre les Canadiens français de tout le pays, que les hommes d’affaires, les professionnels qui lisent les journaux anglais du commencement à la fin de l’année, qui vivent avec les Anglais, ont parfaitement confondu leurs bulletins de vote avec ceux des braves gens du fond de nos campagnes Ne c française, que non seulement le vote a été le même, mais que les réactions! burelmxTd'èwÉ ou trois soldats ! MQRÏ DU RÉV.PERE ont été pareillement identiques chez les plus modestes paysans et chez -*-.«ne m - - — — - les hommes d’affaires et les professionnels les plus haut cotés?Ne peut-il constater que, parmi ceux mêmes qu’il désigne comme les protagonistes de l’état d’esprit qu’il déplore, se trouvent précisément les hommes qui ont le plus voyagé, qui savent le mieux l’anglais, qui ont donné le plus d’attention aux affaires générales du monde?Qu’il y réfléchisse, et il constatera que l’explication par l’ignorance —• et particulièrement par l’ignorance de l’anglais — ne rend compte de rien.D’ailleurs, M.Lighthall ne s’ost-il pas encore avisé de l’énorme dif fait place.Tout le monde la regar-îfficore qui existe, dans la proportion des enrôlés volontaires — la plus'Pn pousse du solide, -— du éloquente preuve des sentiments de fond — entre les Anglais de 1 autre troi) serr^g COntre leurs voisins.côté émigrés ici depuis quelques années et les Canadiens de langue an 1 Quelques oeillades.Pourquoi toutes glaise installés au pays depuis une, deux ou trois générations?Et, pour- ces petites manifestations?tant, tous parlent la même langue et nous n’avons aucune raison de croire.Mademoiselle n a pas de manchon.que ceux qui viennent de là-bas soient sensiblement plus intelligents o’11 ' g" J'enü’rle ^roid^MadcnmiseUe n’a plus cultivés que ceux qui.tel M.Lighthall, sont nés ici.Même écart pas (fe fourrurc au cou.Le haut de Ceux qui s’en vont Les journaux ont signalé, ces jours-ci la mort du docteur Laurent Cateliier, de Québec.Ce fut, avec ¦le docteur Ahern, de la même ville, l’un des premiers chirurgiens experts du vieux Québec.L’un et l’autre ont exercé leur art dans la capitale vers le temps où sir William Hingston pratiquait le sien à Montréal.Tous trois furent parmi les premiers initiateurs de la chirurgie moderne, dans notre province.De plus jeunes vinrent, plus audacieux, mais qui les considérèrent toujours comme leurs maîtres.Ils ont formé tous trois de nombreux Eraticiens, ils ont sauvé de nom-reuses vies par leurs interventions chirurgicales et la probité de leur carrière sert encore .die leçon à leurs élèves.Bilingue?Un lecteur de la Gazette, M.A.-G.* B.Claxton, dans un long exposé de griefs de la minorité' anglaise contre ia majorité canadienne-françai se du Québec allègue entre autres choses que la minorité anglaise n’a .• , , .______ p.„ pas à l’hôtel de ville, au palais de Amérique, qu est-ce hoïic justice, au bureau des conserva- Pc?Le correspondant ce la Gazette ; tcurs (|es hypothèques, à la douane, a Londres Qui telegraphic ce matin h ^administration des postes et que “depuis trois semâmes, il n est, (jans d’autres bureaux publics de pas entre dans ma maison une once ;q01]U-éul, une juste proportion de fonctionnaires de langue anglaise BLOC - NOTES La pénurie des vivres La situation des belligérants européens m'est pas rassurante, même pour leurs chefs.Si l’on en croit M.lianina, qui citait hier soir son ccd- sur te contimieuf am éric a m un e sen le livre d’atimerits exportables” ; c’est-àndire qu’il nous resterait tout juste de quoi nous rendre nous-mêmes à (la prochaine récolte, pour les céréaies ; s’dil en est .ainsi en Cela monte En décembre 1914, le budget î»eb- domadairo moyen, pour une famille d’ouvriers de 5 personnes, au Ca« nada, était de $7.95; ceci ne comprenait que la dépense pour l'alimentation.Pour décembre 1917, il a été de $12.24.La hausse est appréciable.Egalement, le nombre-indice des prix de gros, au Canada.était, pour décembre 1914, de 137.6.En décembre 1917, il a été, d’après le dernier numéro de la Gazette du Travail, de 252.5, _ soit une hausse, eu trois ans, de près de 115 points.Et cela continue.M.Hanna n’y peut rien, avouaît-il presque nettement, hier soir.Cela monte toujours / et quatre ou cinq jeunes gens en | train de larder le préposé aux billets j d’épigrammes plus ou moins acé- j rèes.ART.E.JONES, S.J.v „ .,, ., Le R.P.Arthur Edouard Jones wÛg arrTtc'd’wi movement brus- \ est décédé au collège riainte-Marie que.La houle du contre-coup prêcv [ samedi oeimet, a 1 age de /.) ans et vite sur la barre de cuivre quelques ses tunêraillea ont eu lamce matm au individus qui pestent.Une jeune Gesu.Avec lui disparaît uneJigure fille s’accroche au marchepied.Un tassement des gens complaisants lui bien connue de tous ceux qui s'occupent d’histoire.Il était membre de la Société Royale du Canada et de plusieurs société: historiques.Il naquit le 17 novembre 1838, à Brock ville, Ont., fils de Henry Jones et de Catherine Macdonell.Son père fut le premier représentant de Brockville à la Législature Canadienne du Haut-Canada (Ile Parlement—1831), et aussi la principal dans la proportion des Canadiens de langue anglaise qui se sont enrô [ la gorge libre, les mai ils aux poches,1 associé de la raison sociale IL & «•» .• .•¦»* 1 • — - /o\ r» I /*///> fnii mîr»d> rI*ofrn hit»n JoDCS^ prOÜTlOtCUrS (1@ lâ> H8/Vl££3.tlOH à vapeur sur le Saint-Laurent et los Grands lacs.En 1851, ses parents le confièrent aux Jésuites de Montréal qui ouvraient cette année-là même le lés, selon qu’ils appartenaient aux milieux urbains ou ruraux (2).Il y j mademoiselle fait mine d êfre bien a donc autre chose que la différence de langue ou l’ignorance.j gc^rnUr idu/à^g^née'11'^ ' les dix années de 1896 à 1906 ; et sa mortalité n'a baissé qu’à 155 en 1913.Pourquoi ?Il suffit de fouiller un peu les statistiques pour voir que, par exemple, le gouvernement d’Ontario accorde au bureau d’hygiène provincial $108,000.00, tandis que le Conseil supérieur d’hygiène de la province de Québec n’en a que le tier, soit $32.000.00 ; que, par exemple encore, Ottawa a dépensé $106.100, pour une population de 100,561, soit un peu plus d’une piastre par tête, que Toronto dépense 55 sous par tête pour l’hygiène, en général, alors que Montréal, avec 540,000 âmes, ne dépense que 39 à 40 sous par tête.Or, que perdent la province de Québec et Montréal en particulier, par la tuberculose ?L’évaluation moyenne d’une vie humaine, en Amérique, est de $2,000.00.A ce prix, la province de Québec perd annuellîmeut $6,000,000.00, qu'on pourrait considérer comme valeur foncière, et Montréal a perdu, en 1916.$2.018,000.Ainsi, notre province, avec ses 30,000 tuberculeux, perdrait par les salaires non gagnés (à $150.00 par année), $4,-500.00, et Montréal avec 10,210 tu-be'cuteux, $1.536,000.Et nous obtenons, comme grand total, $12,547,500.00, desquels Montréal a $4,282,8.80 pour sa part.” Le docteur Jarry termine son rapport par ce cri : “ Il nous faut des hôpitaux pour les tuberculeux ! Nous ne ceesscrons de le clamer ari peuple, pour que les gouvernements conscients de leurs devoirs, nous aident à les créer ”.UNE AVANT-PREMIERE FUNERAILLES DE M.E.BARSAL0U DESCRIPTION PEU FLATEUSE Oû adkefer demain LE CORRESPONDANT DU DAILY NEWS A PETROGRAD DIT QUE L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE N’.AVAIT J RIEN D’UNE RÉUNION DE PATRIOTES.— QUELS SONT 1 CEUX QUI DOIVENT AGIR.'Zi iBnrtfOtr* «onformtmMit ?I» i»i 4u tUrunimt du C»n«d«, p»r L.-P.eu MlultUr» ,V‘ h i hnlohe •] ¦ de la ville tout entière.Par cela nous sommes tous d’opinion que M.‘ 1 >nême,.ce système provoquerait la UNE COMMISSION SERA FORMÉE Ottawa, 21.— Les conférences entre les représentants du travail organisé et de l’agricuilture qui ont eu lieu, à Ottawa, la semaine ‘dernière, auront pour résultats la formation d’une commission fédérale et i •de bureaux provinciaux de travail.LA REUNION noré Achim, député de Labelie, Dr J.M.Pellerin, J.N.Chevrier,du “Devoir”, l’abbé Hector Girard, Dr Fred.Pelletier, J.N.Cabana, gérant de la Sauvegarde; Dr Villeneuve, Pamphile DuTremblay, député d’Outremont; Dr P.del Vecchio, Paul Granger, P.A.Pinard, Dr Ernest Chaussé, J.A.Bourassa, Maxime Jarry, président de la Chorale; A.D.Dupont; une délégation des Dames de Ste-Anne,Adélard Beaudry, Dr J.C.Saint-Pierre, Emile Bénard, Dr N, G.Chabot, F Toronto, 21.— Le (baromètre s’élève dains ’tes Etats du Centre et diminue 'dans 1e nord 'de l’Ontario et, les provinces 'maritimes.La température est beiMe et (froide 'dams tout le Cana da.Grands Lacs et Baie Georgimne, — Vents modérés et beau ; •demain, vents du sud, beau et froid.Vallées du Haut Saint-Laurent et de l’Ottawa.— Vents de 'FOuest, beau et froid aujourd’hui et (demain.Bas Saint-Laurent, Golfe et Rive Nord.-— Vents violents de l’ouest, beau et froi d aujourd’hui et .demain.Provinces maritiimes.— Venta violents du nord-ouest, beau et frodd aujourd’hui et demain.RELEVE DU THERMOMETRE.Prince Rupert Victoria .Bourassa est un très habile homme ^ des révolutionnaires sociaux de cancHdai;ure d'hommes de haute i Calgary (a very clever man) (Rires; on a hi gauche.Les révolutionnaires so- vaiCUir d^s qu’on n’aurait plus à i Winnipeg .pris celte expression dans te sens ciaux de la droite combattant ou- s’opcuppr d'éJeeitioniS écthevinales 5ault Ste-Mano .• .malveillant.) M.Gagné continue, vertement l’autorité des conseils des par quartiers.IToronto .l’air sérieux: “Ses idées sont très ouvriers et des soldats et appuient; jy l’on décidait que la balanceIKingston .discutées .dans tout Je pays, et je les exploiteurs des ouvriers, et si j K PERTK A vince de Québec réclame avec instance et avec raison l’augmentation des salaires des employes du gouvernement provincial, n’cst-il pas étrange dc constater que.M.Arthur Sauvé, lui-même, qui est loin d’être riche, n’a qu’une indemnité de député, —H un», jourmillcr, nu i hm-levols, PA HI'.Oeorgette.1 nn.iY'ofsnt d'Arthur IV re.i lêc: oiclen, rtie VXdlsIe, 117.ri(T' l’I It.AmfdBe, 1 mois, enfant «rtff> m fil l'uquetta, menultier, rue l.etourneus 207.pnrU, AKlnO Arehnmbnult, fit) nus, Opmi* de nnna-e lloch.rentier, rue toami, KM! RAI’I’t ii .lolui r>3 mi», charretier, rm !,hniiiplninl 3BI5._ «n», ruo des f vuL.IX ISO 17 MONTREAL, LUNDI 21 JANVIER 1918 CALENDRIER DEMAIN, MARDI, 22 JANVIER 1918.f S.VINCENT ET ANASTASE, MARTYRS.EeTtr du nolcil, 7 hturus 29, c.iîhtr du soleil, 4 heures 54.ever de la lune, 0 heure 42.» lurher de 1b lune, S heures 58.j riclne lune, le 2S, à 10 heures 20 minutes I du soir.m ©ssmiàfcs KBusi ?Toutes les nouvelles .ïWWW.:- liSEIFcO" '^SH§F, m’i'Z rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN , Tr ¦* BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum « Vv .• Même date l’an dernier .18 0 .—a '¦ BA110METR5 8 heures a.ni., 31.07 ; 11 heures 30.09 ; 1 heure p.m., 30.10.a.m* \ UN “COPIAGE” DE $18,000 ?CE QUE LE MAIRE PENSE DU PROJET DE REFORME MUNICIPALE DES EXPERTS NEW-YORKAIS.— A LA MEMOIRE DE M.COTE.— LES PELERINS DE QUEBEC.• Voltaire a dit de l’abbé Trubkt qii’“ il compilait, compilait, compilait ” : notre maire dit des experts new-yorkais qu’” ils copient et recopient Comme nous loi deniandions.au cours de la matinée, ce qu’il pen-ïsïiit du projet de réforme municipale que le Bureau de recherches vient de transmettre aux commissaires, et que nous résumons dans une autre colonne, il nous fit en effet celte remarque : “ Ces experts sont des fumistes, ma foi.Personne n’a l’air de s’en douter, mais ils copient et recopient.Leur projet, ce n’est ni plus ni moins qu’un agencement des différentes recommandations faites par les chefs de départements depuis trois ans.Et dire que tout ce copiage va nous coûter $18,000.” Contrairement au maire, commissaires et échevins se tiennent cois sur les impressions qu’a produites chez eux le dernier rapport spécial des experts de New-York.EN SIGNE DE DEUIL Le fauteuil et le pupitre qu’occupait l'ancien commissaire Côté, dans la salle du conseil sont tout drapés de noir depuis ce matin ; sur son pupitre, se trouve une couronne de roses entrelacées de feuilles d’acanthe sur lesquelles repose une palme.Le conseil, à sa séance de cet après-midi, adoptera, à l’occasion de la mort du regretté défunt, la résolution suivante, dont copie sera envoyée à sa famille.“Que les membres de co conseil ont appris, avec un profond regret, le décès de M.Thomas Côté, commissaire municipal, et qu’ils désirent rendre hommage aux grandes qualités de coeur et d’esprit qui le distinguaient, et exprimer à sa famille leurs vives sympathies dans le deuil cruel que les frappe.” En signe de respect, le conseil, après l’adoption de cette résolu-tron, ajournera sa séance.A QUEBEC Les pèlerins de Québec qui nous quitteront ce soir sont, outre le maire, le leader du conseil et les éche-vins Mayrand, Turcot, Ward, Bedard et Lafortune.-—Les commissaires donnent instruction au chef Campeau de poursuivre sa campagne contre les propriétaires de loteries (slot machines) en vertu des articles du code criminel Nos 23û et 235b.—M.Herbert J.Sands, président •du Bureau de recherches municipa-ii-s, fait .observer, dans une lettre qu’il écrit au conseil, que, s’il y avait des raisons de mettre en doute l’efficacité de l’expertise que fait actuellement M.Clément J.Driscoll, à l’hôtel de ville, il s’empresserait de lui trouver un remplaçant.—Le maire déclare que la ville ne nommera pas de successeur à l’ancien commissaire des travaux publics.M.Alcide Chaussé recommande au conseil de passer un nouveau règlement concernant les cheminées.—L’ingénieur de la ville reçoit instrnelion de remplacer la cendre sur les trottoirs par du sable.Les inspecteurs de tramways soumettent, pour la première fois, leurs rapports des la-22 et 20 décembre 1017, aux membres du con-seil.ECHEC DU COLLÈGE DES DENTISTES M.LE JUGE SAINT-CYR RENVOIE LES PLAINTES PORTEES PAR CE CORPS CONTRE DEUX INSTITUTS DENTAIRES DE CETTE VILLE.Le juge Saint-Cyr a rendu jugement ce matin dans cette cause désormais célèbre du collège des Chirurgiens-dentistes contre le Franco-American Medical Institute et la Compagnie Dentaire Masson.Le Collège des Chirurgiens-Dentistes avait intenté deux poursuites en Cour de police contre ces deux compagnies, les Dentistes alléguaient dans leurs plaintes que ces compagnies pratiquaient la profession illégalement et de plus enfreignaient les règlements en conviant le public à leurs bureaux au moyen des annonces.Le président du tribunal déclare tout d’abord que cette cause méritait une sérieuse attention; c’est pourquoi il a consulté ses collègues et en est venu à la conclusion que les deux plaintes doivent être renvoyées.Pour la première accusation, le juge se base sur le témoignage du détective Goyette qui a fait la cause.Goyette déclare en effet qu’il est allé à l’Institut Franco-American et qu’il y a été traité par les Drs Gaston Maillet et Robert, deux dentistes qualifiés; il s’est ensuite rendu à la Cie Masson où il a été traité par le Dr Masson lui-même, autre dentiste qualifié.Il n’y a donc pas de pratique illégale de la profession dans les deux cas et la plainte est renvoyée sur ce chef.On allègue aussi que ces deux compagnies ont enfreint les règlements en faisant de l’annonce.L’annonce en soi n’est pas une offense criminelle, et il n’y a rien de ce genre dans le code criminel.Le règlement des Chirurgiens-Dentistes, contient peut-être une clause dans ce sens, mais ceux qui y dérogent ne peuvent pas être traduits devant les Cours Criminelles qui n’y peuvent rien; le collège des Dentistes est le seul juge dans ces causes et nous n’avons rien à y faire.Les deux plaintes sont renvoyées.Me Gonzalve Desaulniers défendait les intérêts du Franco-American Institute; Me Jules Dcsinarais représentait la Cie Dentaire Masson.Le collège des Chirurgiens-Dentistes était représenté par Mes Aimé Geoffrion et Alphonse Décary.* DES CANDIDATSI DÉSIRABLES L’ASSOCIATION DES CITOYENS TRANSMET SON PROJET DE REFORME A SIR LOMER GOUIN; LES RAISONS POUR LESQUELLES ELLE CROIT QU’IL DEVRAIT ETRE ADOPTE.AU PARLEMENT HONGROIS Amsterdam.21.— A la Chambre basse du (parlement hongrois, üe premier ministre, M.Wekerle, mande une dépêche de Budapest, a declare en réponse à une interpellation, que le gouvernement a adhéré au principe de paix sans annexions et sans indemnités, et que cette attitude est celle de tous les organes de la monarchie, par-dessus tout du roi.Le premier ministre a dit que l’auteur de l'interpellation n’aurait pas dû aborder la question de 1’Alsace-Lorraine, disant que ses remarques n’étaient pas de nature à affermir la position du gouvernement.“'Cela affaiblit considérablement nos efforts en faveur de la paix, a ajouté le premier ministre, si des personnes non investies d’autorité demandent que la paix soit rapidement conclue.” L’Association des citoyens de Montréal vient de faire parvenir son projet de réforme municipale à sir Lomer Gouin.Ce projet comprend la création d’une Commission de mise en nomination composée des présidents des différents corps publics de Montréal.Celte commission devra nommer, par le vote des deux-tiers de tous scs membres, dix ou quinze candidats pour briguer les suffrages des électeurs de Montréal, trois cinquièmes du nombre des candidats désignés devant être de langue française et deux cinquièmes de langue anglaise.Les trois candidats de langue française et les deux candidats de langue anglaise qui recevront le plus grand nombre de votes, seront déclarés élus administrateurs de la cité pour le terme de cinq années.Les cinq administrateurs, ainsi élus exerceront tous les pouvoirs et fonctions et rempliront tous les devoirs qui sont actuellement du ressort des commissaires et des échevins.Chaque administrateur aura le titre de maire, à tour de rôle, pour le terme d’une année.Chaque administrateur aura le droit de refuser ce titre de maire pour le terme qui lui est dévolu, et, dans ce cas, les administrateurs éliront un autre d’entre eux pour ce terme.Le salaire de chaque administrateur sera de quinze mille dollars par année.La commission mettra également en nomination, comme en premier lieu, les candidats devant briguer les suffrages de l’électorat soit dans le cas où un ou plusieurs des administrateurs viendraient à mourir, ou à démissionner ou seraient empêchés d’exercer leurs fonctions par la loi ou dans le cas où ils deviendraient invalides, excepté dans le cas où la vacance se produirait durant la dernière aTmée du mandat, quand la dite vacance serait alors remplie par la commission de mise en nomination par le vote des deux-tiers de tous les membres de la dite commission.Une lettre de l’Association des citoyens accompagne ce projet.On y dit, entre autres choses: “Nous prétendons que notre plan, assurera la nomination de candidats désirables et c’est là le point vital, tandis, qu’en même temps il n'enlèvera pas l’autonomie à la ville, et les citoyens choisiront par le scrutin ceux des candidats qu’ils désirent pour administrer les affaires de la cité.“Comme question de fait, d’après le système actuellement en vigueur, la plupart des candidats se nomment eux-memes, tandis que, par notre projet, des noms de candidats bien qualifiés et bien choisis par un corps composé de citoyens représentant toutes les classes de la communautés seront soumis à l'électorat qui en fera le choix qui lui plaira”.LA VILLE DE HULL VOTE AUJOURD’HUI Ottawa, 21.— L’élection pour la mairie de Hull a lieu aujourd’hui entre le Dr Archambault et M.Louis Cousineau, avocat.Le premier prétend représenter l’intérêt prohibi-tionnfstc, tandis que son adversaire est représenté comme l’allié au commerce des liqueurs.La lutte a été violente et l’on s’attend à un résultat chaudement contesté.Les chances de succès semblent cependant en faveur de M.Archambault.ACCORD PROVISOIRE Washington., 21.— Dans un accord provisoire qui vient d’être signé à Londres, le gouvernement hol-iandais a décidé que Ions les vapeurs hollandais aetuciülement déte-! mis dans les ports américains seront nolisés par Je gouvernement américain.L’accord porte que des vaisseaux jaugeant 80,000 tonneaux et aetueï-llement dans les ports américains seront affrétés poyr un voyage complet.Les vaisseaux n’iront pas dans la zone de guerre, minis 5 des valeurs transporteront de la matière première pour 'la Suisse et 2 pren-; dront des cargaisons pour le trust d’ouitrc-mer des Pays-Bas.NOUVEAU MINISTERE À QUÉBEC Québec, 21.— Tl y aura tout probablement la formation d’un nouveau ministère dans le cabinet pro-viniciO'l, à cette session même.C’est celui (1rs affaires municipailes, qui consistera dans le contrôle des finances des municipalités.MIS EN FUITE AVANT D’OPÉRER Des voleurs ont enfoncé, hier matin, la pharmacie Martineau, à l’angle des rues Mont Koval et Saint-Laurent.Un policier, de garde aux environs, attiré par k bris de vitres, accourut sur les lieux, mais la vue des boutons jaunes fit partir les cambrioleurs qui n'oureiv! Vas le temps d'aitrer dans le magasin ; tous sautèrent dans une automobile et filèrent à toute vitesse sans sinquiékT des coups (te revolver que leur lirait la police.Us filent encore.l’tNQUÊTE SUR LES ÉDRE5QUÉBÉC0IS Québec, 21.— L’enquête municipale ordonnée par le conseil commencera demain après-midi.On ne sait au juste quelle tournure prendra l'affaire.D'aucuns assurent qu'elle n'ira pas loin.Les deux côtés, toutefois, ont leurs avocats et s'apprêtent à se faire face devant le recorder.Si l'enquêle se poursuit, ou s’attend à des incidents Intéressants, quoiqu’on soit unanime à reconnaître qu'il n’y a pas ma-à enquête.t SIR P.-E.L BLANC EST SOUS TRAITEMENT QiW'lici., 21.— Sir P.-K.Leblanc.Ilieutenaint-gouverimir de la province, est ac lu elle me ni à Philadelphie où il e.si allé subir un trait cm ni mé-( dirai.Le major Pelletier, a.d.e., j qui revient de Philadelphie, déclare (pie l’état de si,r Picrre-Evariste s’est amélioré et qu’il reviendra à Québec dans une quinzaine de jours.REPRISE DE L’ENQUÊTE À HALIFAX I Halifax, 21.— L’enquête sur la collision entre l’/mo et le Mont Blanc, qui a causé la terrible TARIF MOINS ÉLEVÉ SUR LES LIVRES Ottawa, 21.— A l’enquête sur 'le prix du papier à livres le contrôleur Pringle a manifesté l'intention de reeomimander rabaissement du tarif sur les livres venus de l’élran-ger.On pourrait ainsi recevoir des volumes d'Europe sans aucun frais de douane.Le “Citizen” dit que les libéraux devraient avoir honte d’avoir imposé pendant si longtemps une taxe sur lin lecture.Môme si les protection isles veulent faire maintenir les taxes sur les instruments agricoles, il est grand temps d’abolir celle qui a pour but de prohiber l’étude et le savoir.Le même journal exprime aussi l’opinion que l'aéroplane se développera après la guerre au service public cl qu’on transportera la poste et les voyageurs d’Ottawa à Winnipeg en 2fl heures avec une grande régularité.Les distances canadiennes disparaîtront en quelque sorte, et la machine aérienne aidera autant que le chemin de fer au développement des régions de colonisation et des prairies de l’Ouest.UNE TRANSACTION TIREE AU CLAIR UN NOMME NARCISSE FOREST DOIT REMBOURSER LA SOMME DE $2,150.46 A UN MEMBRE DE LA SOCIETE DU BOULEVARD PIE IX.Le juge Archibald a tiré au clair ce matin, une certaine transaction immobilière au sujet du boulevard Pie IX, dans un jugement prononcé ce matin en faveur de J.-B.Duquette, de Saint-Jérôme, contre Narcisse Forest, de Ste-Scholastique, et J.-A.Champoux, de Montréal Nord, et la ville de Montréal-Nord et la Cie Beaudin, Limitée, tiers-saisies.M.Duquette avait acheté do la Société du Boulevard Pie IX, le 25 septembre 1013, trois terrains situés sur le boulevard en question, sur promesse formelle que la Société le revendrait dans 40 mois.En vertu d’un arrangement spécial, les défendeurs Narcisse Forest et J.-A.Champoux s’étaient engagés, si la société n’accomplissait point sa promesse, à racheter ses terrains et à lui rembourser les sommes qu’il avait versées à la caisse à la société.Les années se passèrent, le laps de temps fixé s’écoula et Duquette n’entendit parler de rien.Il avait déboursé la somme de $1,875 pour ses terrains et pour rafraîchir la mémoire de la Société des agents Forest et Champoux, il leur intenta une action pour la somme de $2,150.46, comprenant le capital investi et les intérêts à 6 pour cent.Il allégua que ks défendeurs avaient glissé par erreur le nom de la Cie Beaudin Limitée au lieu de celui de la Société du Boulevard Pie IX, dans le préambule de la promesse de vente, du mois de septembre 1913 : il prétendit en outre que les tiers saisies, la ville de Montréal-Nord et la Cie Beaudin, avaient été payées avec l’argent appartenant à J.A.Champoux, “ qui voulait fmste.r les créanciers et le demandeur, J.B.Duquette.” Le juge Archibald accueillit •comme hi'-n fondées les allégations de Duquette et lui accorda juge:-ment pour k plein montant réclamé, soit $2,150.46, plus ks intérêts à 6 pour cent, à partir du mois ele novembre 1917.SOUTIENS DE |les ukraniens LEUR FAMILLE ' À bresï-utovsk C’EST COMME TELS QUE DIX-SEPT CONSCRITS REÇOIVENT, CE MATIN, LEUR EXEMPTION DE M.LE JUGE MARECHAL.— POURQUOI S’EN PRENDRE AUX JUGES ?Le juge Maréchal a exempté, ce matin ,en l’espaeie d’une vingtaine •de minute^, etix-scplt conscrUs, comme soutiens de famille.M.Maréchal en est venu «à cette conclusion, sans entendre la preuve faite par les autorités militaires.“ J’ai lu, a-t-il dit, chez moi ks dossiers •de chaque cause et j’y ai constaté que la preuve était com- LA RADA DE KHARKOV, DOMINEE PAR LE BOLSHEVIK, DESIGNE TROIS DELEGUES POUR PRENDRE PART AUX CONFERENCES.Pétrograd, 21.—La Hada ukranien-ne de Kharkov, dominée par les Bol-sheviki, et rivale de la Rada de Kiev, a désigné trois délégués pour prendre part aux conférences de Brest-Litovsk.Les délégués sont venus à Pétrograd hier, et ont conféré avec les autorités maximalistes qui les ont reconnus et les ont envoyés à Brest-Litovsk, en leur donnant instruction de conférer avec les autres délégués ukraniens et de décider quels sont les représentants actuels de l'Ukraine.Seulement quinze délégués ulcra-niens sur un nombre possible de cent D’ÉTRANGES PRÉCAUTIONS LES AUTORITES POLICIERES FEDERALES SE PREPARENT A MAITRISER UNE MANIFESTATION D’ETUDIANTS QUI N’AURA JAMAIS LIEU.— LE CANADA N’EST PAS MILITARISTE.piété.Je maintiens les juge | ont assisté à l’ouverture de l'éphé ineryLs des tribunaux de premiere j nère assemblée constituante, instance.Mais jy vois que les conscrits ont été exemptés jusqu’au j TROTZKY SE REND A PETROGRAD : k^'à ^Vic.ori'aT afin 1er novembre 1918, seulement.Je, ronRniiaflUe oi Suivant un té d’applaudir aux succès du club Lane vois nas Dourciuoi ces memes .^«oponnague, zi.— suivant un te- ., ,.V l'I On nous avertissait, cet avant-midi, aux bureaux de la police fé‘ dératé, que ks étudiants du Laval devaient faire çe soir ùrte mânifes-talion antieonscriptiontiiste.Informations prises auprès' des étudiants eux-mêmes, nous pouvons annoncer que cette nouvcilo est controuvéé et absolument fausse.t.es étudiants de Laval assistent régulièrement aux parties de boc- ne vois pas pourquoi ces memes conscrits ne seraient pas exemptés, le 1er novembre, s'ils ont les mêmes motifs à invoquer.11 me paraît plus juste de les inscrire dans la classe “ 2 ”, qui est celle des hommes mariés.Les soutiens de fa- légramme do Berlin, M.Trotzky, ministre des affaires étrangères de Russie, a déclaré à von Kuehlmann, ministre des affaires étrangères d’Allemagne, qu’il se rendait à Pétrograd pour y passer une semaine, afin d’a- mille ont les mêmes obligations, en dresser un rapport au congrès des dé somme, que les hommes mariés, et il me parait juste de les placer sur le même pied.“ Il va sans dire, a ajouté le tribunal, que l’exemption ne durera qu’en autant que durera k- motif de soutien dç famille.Advienne le cas où un conscrit, qui a obtenu son exemption comme soutien de famille, se voit déchargé de ses obligations résultant de cet état de choses, il devra se rapporter lui-même aux casernes, au risque d'etre arrêté comme déserteur.On dit, dans certains milieux, que ces raisons donnent à certains individus peu recommandables occasion d’éviter te service militaire.J’ai reçu des lettres me reprochant d’envoyer de bons jeunes gens à la guerre et de garder au pays de légués des ouvriers et des soldats.Il aurait ajoute que son départ n’indique en rien une discontinuation des négociations qui se poursuivront durant son absence.LE PALAIS DE TAURIDE EST FERME Londres, 21.— Le palais de Tauri-de où l’assemblée constituante a siégé, a été fermé samedi, et un écriteau a été placé aux portes, annonçant que personne n'est admis, dit une dépêche de Pétrograd à l’agence Reuter.Le commandant des gardés a affirmé que le conseil des délégués des ouvriers et des soldats se réunira dans cette salle.Le premier ministre, Lenine, a informé une délégation représentant le conseil provincial des délégués des ouvrelsr et des soldats mauvais gibiers.Mais ce n est pas qUe l’Assemblée constituante n’aura ¦ , , 4 ma faute.pas l’autorisation de siéger ailleurs, ! l-'ro décret dissolvant l’Assemblée sein publié'.” Les journalistes ont eu vent pour la première fois -du fait que îles meures extrêmes étaient projetées, à il heures, samedi matin, alors qu’ils mt été informés que le pattaiis de rauride.où l’Assemblée a eomnien-•é à siéger, vendredi, devait être ’ermé pen dont êa .journée, aux délégués, aux journalistes et au putblic.Entre temps, 4e congrès des émoi,oyés de chemins de fer de toute la Tus-si-e a adopté par 273 voix contre il ime résoHution appuyant FAs-;esnWlée constiUranie et demandant iix commissaires du peuple d’abon-:le,r dans le sens de la majorité quant à la formation d'un gouverne-nent responsable „uiprès de TAssem-Mée.De Moscou, on mande que p'iu-ieurs personnes ont été blessées et d’autres tuées, lorsque les gardes ronges ont fait feu sur ceux qui manifestaient en faveur de T Assemblée ¦on-st Huante.D’après le vote qui a eu lieu vendredi soir, U est évident que les Bol-vhéviki étaient fort en mi norité'dams ’’Assemblée constituante.Les dépliés bolshéviki ont demandé que la me.stion de l’autorité du gouvorne-icnt des ouvriers el des soldats fût bord considérée.Cette demand-.-été défaite par un vole de 237 à 16.Les Boishéviki ont demandé alors leux heures d'ajournement afin ruTine conifèrcnce fût -tenue dan.s le but de considérer une .nouvelle «ligne te conduite à suivre.Une demie-heure de répit seulement a été votée.A Texplration de ce temps, ’es antres membres de l’assemblée ont décidé de continuer sains les loi héviiki et la que-tion sur les décrets se rapportant à la paix et aux questions des T-rre-s est venue sur le apis.Douze délégués ont parié.Un grand nombre de marin prirent places aux portes du palais et dans Ses galleries d'où arrivaient tontes sortes de huées et de commentaires.Pendant l'un des discours sur la question des terres un délégué révolutionnaire social, assis derrière M.TsereleWi, ex-
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