Le devoir, 24 novembre 2001, Page(s) complémentaire(s)
MYOPIE L’APRÈS-11 SEPTEMBRE L’industrie de la culture est-elle en crise?Pages C 1, C 6 et C 7 laser n’est pas la solution pour tous Page B 14 W w w e \- o i r c o ni LE DEVOIR V o L .X C I I N " 2 O 8 ?L E S S A M EDI 21 E T 1) I M A X ( Il K 2 5 N O V K M B H K 2 0 01 ,) $ r a \ k s Dérapages racistes au Canada anglais Depuis le référendum, les Québécois sont décrits comme des «ethniques intolérants» ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La chercheuse Maryse Potvin s’est penchée sur ce qu’elle désigne comme les dérapages racistes à l’égard du Québec au Canada anglais depuis le référendum de 1995.De façon paradoxale, des arguments universalistes, basés sur le pluralisme et construits sur la supériorité morale du fédéralisme, ont alimenté ce racisme et infériorisé les Québécois, «ces mauvais Canadiens», ces «ethniques inassimilables», ces intolérants aux tendances nazies.Les mécanismes ordinaires du racisme se sont déployés.En entrevue au Devoir, Maryse Potvin se défend d’exprimer là des opinions politiques et de prendre parti dans un débat entre fédéralistes et souverainistes.La chercheuse constate simplement qu’une espèce de «psychose nationale» s’est emparée du Canada anglais à la suite du référendum de 1995, une situation qui a produit des dérapages où on reconnaît la structure, les éléments du discours et les mécanismes de production du racisme tels que décrits par les sciences sociales.Dans le prologue de son livre Le Livre noir du Canada anglais, Normand Lester s’est inspiré des travaux de Maryse Potvin, une chercheuse qui a poursuivi des études doctorales à l’École des hautes études en sciences sociales de Paris avec le sociologue français Alain Touraine.Spécialiste du racisme et de la discrimination, elle travaillait au Centre des études ethniques de l’Université de Montréal jusqu’à l’an dernier.Dans la revue savante Politique et sociétés et au Canada anglais dans Canadian Ethnie Studies, elle a publié en 1999 un premier article sur les dérapages racistes au Canada anglais depuis 1995.Elle s’apprête à publier un article plus étoffé encore qui recense déjà plus de 1000 articles de journaux de la période postréférendaire de 1995 à 1999.La sociologue a analysé diverses manifestations de ce «néo-racisme» au Canada, néo-radsme parce qu’il n’est pas une «accusation biologique» mais repose plutôt sur des différences de culture, de langue ou de VOIR PAGE A 14: DÉRAPAGES «Lorsque les souverainistes dérangent, tout à coup, ils ne sont plus des Canadiens», dit Maryse Potvin.«C’est Nous et Eux.» Tout n’est qu’illusion Av ‘N K**, w m C.AN VX> A,A ’’¦¦rrr ÆMi AGENCE FRANC K-PRESSK SAMJUNATH LALNATH VADI , 80 ans, un magicien de la rue de l’État indien du Gujarat, s’offre un petit répit enfumé avant de prendre part à la rencontre Gili Gili 2001 qui se déroule à Udupi, en Inde.Il s'agit en fait d’une conférence «mondiale» de magiciens, où les participants ont été avertis hier de ce que la profession de magicien de la rue est en voie de disparition parce que la jeune génération ne semble pas intéressée à apprendre les trucs du métier.À l’urgence Le fiitur CHUM se délestera du quart de ses patients ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le futur CHUM, qui doit voir le jour en 2007 rue Saint-Denis, prévoit délester aux autres hôpitaux le quart de ses patients de l’urgence et près de 50 % des patients ayant des problèmes médicaux mineurs.Le CHUM de demain entend se concentrer sur les cas lourds, de sorte que le volume de soins ultraspécialisés devrait y doubler.Pas de doute, l’hôpital que veulent voir naître les futurs locataires du CHUM aura une vocation résolument universitaire et spécialisée, si l’on en croit le président de la Société d’implantation du CHUM (S1CHUM), Claude Béland, dont l’organisme est à peaufiner la version finale du Plan directeur des soins et services cliniques du futur centre universitaire.Ce plan global, qui constitue ni plus ni moins que le cliché de ce que fera et sera le futur CHUM, doit être présenté et adopté par le conseil d’administration de la SICHUM en décembre.Mais selon M.Béland, il est très clair que le CHUM de demain déléguera à d’autres partenaires du réseau de la santé une grande partie des services et soins de base, pour se recentrer sur sa mission de centre spécialisé.Ainsi, la part des soins de première ligne, qui mobilisent 56 % des activités du CHUM, ne devrait plus représenter que 44 % des activités du futur complexe universitaire.Ijes soins de première ligne sont normalement des services de santé de base offerts dans toutes les régions |)ar les hôpitaux généraux, les cliniques médi- VOIR PAGE A 14: CHUM « 11 faut que le ministère réorganise la première ligne bien avant que le CHUM ne déménage», dit Claude Béland Vers une reddition talibane à Kunduz ASSOCIATED PRESS AGENCE FRANCE-PRESSE Des divergences entre groupes afghans ont contrarié hier les opérations de neutralisation du dernier bastion taliban dans le nord de l’Afghanistan, au moment où l’ONU annonçait un délai pour l’ouverture d’une réunion sur l’avenir du pays.L’Alliance du Nord a lancé hier une vaste offensive sur Kunduz tandis qu’était encore négocié par les deux camps le sort des combattants étrangers retranchés dans la ville avec leurs alliés de la milice fondamentaliste.La bataille de Kunduz faisait rage hier sur plusieurs fronts.Sur le flanc ouest, le chef de guerre ouzbek Rachid Dostom a expliqué qu’il avait envoyé VOIR PAGE A 14: KUNDUZ jfc.PERSPECTIVES balh" ailleurs '‘HjMfc' T e match annuel de la coupe Grey aura .L/lieu demain au Stade olympique sans la présence des Alouettes.Mais les Alouettes demeurent une belle réussite dans l’univers du sport professionnel montréalais, ce qui n’est certes pas le cas des Expos, promis à une dissolution prochaine, ni du Canadien.A la clé, quelques questions: Montréal peut-il survivre au sein des grands circuits sportifs nord-américains?Et quel impact a la disparition d’une équipe sur la pratique du sport dans la population?¦ À lire en pages B 1 et B 2 INDEX -'J o.Actualités.A 2 ¦Annonces.A12 Avis publics.A10 Bourse.B 8 Carrières.B 6 Économie.B 4 Éditorial .B 13 Science____B 14 Idées .B 12 Monde.A 7 Mots croisés A12 Météo.A 13 Perspectives.B 1 Sports.A 13 Harry Potter * * sous psychanalyse Et si les aventures littéraires du petit sorcier étaient truffées de références symboliques qui aideraient les enfants à évacuer leurs peurs et à canaliser leurs plus inavouables pulsions?Isabelle Smadja, dans Harry Potter, les raisons d’un succès, étend le jeune héros et ses amis sur un divan d’analyse.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Alors que le film Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus fracasse allègrement les records de recettes aux guichets, les romans-cultes de J.K.Rowling à l’origine de ce raz-de-marée n’en finissent plus de faire couler de l’encre.Car avant cette frénésie d’images, il y a d’abord eu des livres que les enfants ont dévorés avec une boulimie qui laissait les adultes pantois.Oui, mais pourquoi?Telle est la question à laquelle a tenté de répondre Isabelle Smadja.Elle est professeur de philosophie à Paris et vient de pondre, aux PUF, un ouvrage fort intéressant, attendu sous peu dans nos librairies.Harry Potter, les raisons d'un succès jette un regard à la fois psychanalytique et symbolique sur le monde du fameux petit sorcier, déterrant sous les romans une foule de niveaux de sens qui échappent au commun des moldus que nous sommes.Précisons d’entrée de jeu qu’Isabelle Smadja n’a pas communiqué avec J.K.Rowling pour mieux connaître ses intentions d’écriture.Elle ignore d’ailleurs si l’auteur à succès a lu son livre.Si bien qu’aucune réaction de la romancière britannique «o A.v n’est encore venue confirmer ou infirmer les propos de l’essayiste.Serait-elle d’accord avec les conclusions de l’ouvrage?Furieuse?Allez savoir-jointe à Paris, Isabelle Smadja, philosophe, oui, mais d’abord mère de famille de quatre enfants, précise au départ avoir été intriguée par le fait que les enfants relisaient sans cesse les Harry Potter.«Or pourquoi relire un roman d'aventures quand on en connaît la fin?», s’est-elle demandé.Elle en a déduit que les livres devaient parler à l’inconscient et offrir des réponses cachées.Ses trois aînés non seulement replongeaient sans relâche dans les aventures de l’as du quidditch mais refilaient le livre à leurs amis, qui ne s’en lassaient pas eux non plus.Isabelle Smadja était familière de l’ouvrage de Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées.Elle a relevé de nombreuses similitudes entre les contes traditionnels et les romans de Rowling.«Harry Potter relégué dans son placard à balais et harcelé par son gros cousin est proche de Cendrillon et de ses méchantes sœurs, dit-elle.Plus loin, le miroir magique rappelle le miroir dans Blanche-Neige tandis que l’échiquier animé évoque une scène t/’Alice au pays des merveilles.» Alors que ces contes sont datés et font souvent ré- AKCHIVRS LE DEVOIR VOIR PAGE A 14: POTTER ’** Isibdk Smadja i tarry Porter, les taisons si Un succès k * * 778313000696 LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 N O V E M B R E 2 O O I A 13 Le devoir LES SPORTS 8 9 FINALE DE LA COUPE GREY Pour Pierre Dufault, la coupe Grey vaut bien des Superbowls Les Alouettes n’y seront pas mais les amateurs de football montréalais auront au moins la satisfaction d’accueillir la 89' finale de la coupe Grey entre les Blue Bombers de Winnipeg et les Stampeders de Calgary.Pour discuter de la petite histoire de la Ligue canadienne de football (LCF), Le Devoir s’est entretenu avec Pierre Dufault.Ce spécialiste du sport sera d’ailleurs intronisé demain matin au Temple de la renommée du football canadien, section médias.VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Il ne commente plus les matchs de football depuis 1988 mais sa passion pour le sport ne s’est pas éteinte avec le micro, au contraire.Comme journaliste et commentateur, Pierre Dufault a suivi ce sport pendant 35 ans.Difficile d’effacer le tableau et d’oublier ce qu’on y a inscrit à la craie.«Le football est passionnant car c’est un sport stratégique et intelligent, explique-t-il d’un ton enjoué.L'attaque doit essayer de déjouer la défense et la défense doit essayer de deviner ce que l’attaque adverse va faire.C’est comme une guerre.» Di coupe Grey doit son nom au comte Albert Henry George Grey.Gouverneur général du Canada de 1904 à 1911, lord Grey a voulu imiter son prédécesseur, Frederick Arthur Stanley, et remettre un trophée portant son nom aux champions canadiens de hockey majeur.L’idée était tellement bonne qu’il s’est fait devancer par Hugh Montagu Allan, un homme d’affaires montréalais.Après mûre réflexion, lord J SHAWN BUST REUTERS : Bob Cameron, le botteur des : > Blue Bombers de Winnipeg, s’entraînait hier au Stade j olympique.Grey décide de décerner sa coupe aux champions canadiens du football professionnel.La première coupe Grey est remportée le 4 décembre 1909 par l'université de Toronto.Les universitaires viennent à bout des Parkdales de Toronto 26 à 6 devant 3807 spectateurs.Petit pépin, cependant: le gouverneur général avait omis de faire fabriquer le fameux trophée.Birk’s Ce faux pas est corrigé pendant l’hiver.On donne à la bijouterie Birk’s la tâche de fabriquer la coupe.L’œuvre coûtera 48 $ et sera finalement repiise aux gagnants en mars 1910.A cause de la Première Guerre mondiale, la finale de la coupe Grey ne se tiendra pas pendant trois ans.Il faudra attendre 1931 avant que la première finale ne se tienne à Montréal.L’événement se tient au stade Percival Molson et la partie est remportée 22 à zéro par les Montreal AAA Winged Wheelers contre les Roughriders de Regina.Montréal tient la finale pour une deuxième fois en 1969 et, grande première, l’événement se tient le dimanche au lieu du samedi.La métropole québécoise accueillera demain sa sixième finale (1931,1969,1977,1981,1985 et 2001).Avec les années naissent des rivalités mémorables entre les clubs de football de l’est et de l’ouest du pays.La Ligue canadienne de football a été officiellement créée en 1960.Dès lors, les équipes des deux divisions s’affrontent régulièrement et le sport gagne en popularité.En 1962, Winnipeg et Hamilton se disputent une finale enlevante surnommée depuis le Fog Bowl.La finale avait été interrompue par le brouillard et reprise le lendemain.Beuverie Le premier festival précédant la coupe Grey a lieu à Toronto en 1948.Des années 50 aux années 70, cette semaine devient rapidement synonyme de beuverie nationale, période au cours de laquelle les amateurs de football se déplacent et festoient avec fracas.«Les hôteliers retiraient les meubles de leur hall pour ne pas qu’ils soient jetés à la rue ou brisés», souligne Pierre Dufault JACQUES NADEAU LE DEVOIR Traditionnellement, les amateurs de football se déplacent et festoient avec fracas à l’occasion de la présentation du match de la coupe Grey.Même si la fièvre des Alouettes envahit Montréal et que l’on parle de nouveau d’expansion, Pierre Dufault reste pragmatique.«Une équipe à Québec?Il n’y a pas de stade assez grand, et je me demande quel mécène pourrait avoir les poches assez profondes pour entretenir une équipe.A Halifax?Ça fait 40 ans qu’on en parle.Le seul stade qu’ils ont est celui de l’université Saint Mary, et il est trop petit.Il faut se rappeler que la ligue canadienne est une ligue qui ne fait pas de profit.Les équipes accumulent à peu près toutes des déficits ou grattent les fonds de tiroirs pour ne pas perdre d’argent.» Mais il ne faut pas retenir uniquement l’aspect financier, souligne-t-il.«La ligue canadienne est un anachronisme, mais le spectacle est bon car le jeu est dynamique et ouvert.» Selon Pierre Dufault, ceux qui dénigrent le football canadien sont snobs, anticanadiens ou ne connaissent rien au sport.«Ceci dit, la Ligue nationale de football est le circuit le mieux structuré en Amérique du Nord, ajoute-t-il.Il est évident que les meilleurs joueurs du monde s’y retrouvent.Le football est une longue tradition dans les collèges et les universités des États-Unis.» Mais M.Dufault troquerait cependant neuf Superbowls sur dix pour une finale de la coupe Grey.Et il n’est pas le seul.Avec quelque trois millions de spectateurs, cet événement sportif reste l’un des plus écoutés au pays.Avec Jean Dion Des rivaux prêts à s’affronter PRESSE CANADIENNE image de négligés colle à la - peau des Stampeders de Cal-gary depuis leur arrivée à Montréal.Mais leurs joueurs ne souffrent d’aucun complexe d’infériorité face aux Blue Bombers de Winnipeg.«Nous allons faire ravaler leurs paroles à nos détracteurs.Je suis convaincu que nous allons le faire, a affirmé le secondeur Alondra Johnson hier.Nous sommes les négligés, oui, mais nous méritons d’être ici», a-t-il ajouté.Le receveur de passes Travis Moore a renchéri en disant que les Stampeders peuvent tenir tête à la meilleure équipe de la ligue dans tous les aspects du jeu.«Nous sommes aussi talentueux et rapides qu’eux, a-t-il dit.' Nous savons que leurs meilleurs joueurs vont réaliser des jeux.Nous savons que nous en réaliserons aussi.Au bout du compte, l’équipe qui en fera le plus, tout en conservant son sang-froid, l’emportera», a-t-il argué.Blue Bombers Du côté des favoris, les Blue Bombers, on se dit prêt à faire face à la musique: «Avons-nous eu le temps de bien nous préparer?Oui, très certainement.Avons-nous eu le temps de bien nous entraîner?Bien sûr.Sommes-nous prêts, avons-nous fait tout ce qu’il fallait?Oui, c’est bien évident», affirme Dave Ritchie, entraîneur-chef des Blue Bombers.Ritchie dirige la meilleure équipe de la ligue canadienne de foot-ball, celle qui a conservé la meilleure fiche, 14 victoires contre quatre revers seulement, et celle qui est la grande favorite pour remporter la 89e finale.Son équipe a amassé des gains de 6746 verges en attaque.Elle compte sur le meilleur quart de la ligue en Khari Jones.On comprend facilement pourquoi Ritchie semble si confiant et a aussi hâte d’en finir.«Nous savons pourquoi nous sommes ici, a-t-il dit Nous serons concentrés et déterminés.Nous avons fait nos devoirs.Nous avons tout expliqué aux joueurs.» FOOTBALL FINALE DE LA COUPE GREY Aujourd’hui Winnipeg contre Calgary, 18h Premier match ce soir devant les partisans du Canadien Des frissons pour Donald Audette FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Donald Audette a ressenti des frissons en entrant dans la chambre du Canadien hier matin.Et ce soir, face aux Capitals de Washington, le Invallois disputera son premier match devant ses nouveaux partisans.«C’est toujours spécial pour un Québécois.Je suis content, je me sens bien», a déclaré celui que le Canadien a obtenu des Stars de Dallas en compagnie de Shawn Van Allen en retour de Martin Ru-cinsky et Benoît Brunet.Audette n’a pas mis de temps à se faire remarquer dans son nouvel uniforme.Il était sur la glace lorsque le Canadien a marqué ses deux premiers buts dans une victoire de 5-2 face aux Thrashers d’Atlanta, jeudi.Des buts réussis chaque fois en avantage numérique.Michel Therrien fait valoir que le vétéran de 32 ans représentera un atout pour le jeu de puissance du Tricolore.«C'est un joueur d’expérience.Il comble aussi une lacune puisqu'il lance de la droite.» Audette, à cinq pieds huit pouces et 190 livres, n’a pas un gabarit imposant.L'entraîneur du I y Canadien soutient qu’il ne s’agit 11 pas là d’un handicap.«H joue com-F me un gros joueur.Il a de bonnes 1 habitudes de travail, a indiqué Therrien.On a juste à examiner son dossier au fil des ans.Audette est rapide, il “compétitionne’’et il se bat pour récupérer toutes les rondelles.Il est aussi très bon le long des rampes et il ne craint pas de foncer au filet.Il a l’instinct du marqueur.» Seize minutes À Atlanta, Audette a fait 21 présences et joué durant 16 minutes et trois secondes.11 a réussi quatre tirs au but en plus d’obtenir plusieurs occasions de marquer.«Je devrais me sentir plus à l'aise qu'à Dallas, a-t-il dit.Mon temps de jeu sera peut-être plus élevé.» Therrien n’a pas l’intention de menotter son ailier droit.«On veut qu'il soit créatif tout en respectant les règles de base», a-t-il expliqué.Audette jouera encore à la droite de Doqg Gilmour et de Brian Savage.A Atlanta, Gilmour en a arraché au point de sauter des tours.Il a joué moins de 12 minutes.«Gilmour n’est pas un marqueur mais un fabricant de jeux.Il peut alimenter ses ailiers», s’est défendu Therrien pour ex- pliquer sa décision de placer le vétéran de 38 ans au centre de ses deux meilleurs marqueurs.«Gilmour n’est pas un marqueur de 40 buts, a-t-il insisté.Mais j’ai confiance qu’il va finir par débloquer.Il faut seulement leur laisser le temps de s’acclimater», a conclu l’entraîneur, qui a montré des signes d'impatience alors qu'il répondait à une question touchant le joueur préféré de Don Cherry.Koivu aime ce qu’il voit du Canadien PRESSE CANADIENNE Saku Koivu fêtait hier son 27' anniversaire de naissance.Un anniversaire bien différent des autres alors qu’il combat un cancer du tissu lymphoïde.Le capitaine du Canadien semblait quand même en excellente forme lorsqu’il a rencontré les médias après l’entrainement du Canadien au Centre Molson.Si ce n'était de son crâne dégarni en raison des traitements de chimiothérapie, personne ne se douterait qu'il lutte contre la terrible maladie.Le regard est clair, la voix est forte et la poignée de main on ne peut plus ferme.Il s’est d'ailleurs entraîné en compagnie des gardiens Jeff Hackett et Vadim Tarasov.«C'est une belle sensation, a dit le Finlandais, qui patinait vêtu de son uniforme et coiffé d’une tuque pour la sixième ou septième fois.Ce n ’est pas une remise en forme, mais c’est très bon pour le moral.Mes journées passent mieux quand j’ai l’occasion de patiner.» Un retour?Au fil de la conversation, le capitaine du Canadien a fait allusion à un possible retour au jeu dès cette saison.Il devrait avoir une meilleure idée de ses chances de jouer lorsqu’il aura terminé ses traitements.fin décembre.«Mon objectif est de recouvrer la HOCKEY ASSOCIATION DE L’EST Section Nord-Est G P N DP BP BC Pts Toronto 12 5 2 3 65 50 29 Ottawa 12 6 3 0 71 49 27 Boston 10 6 3 2 52 48 25 Montréal 10 8 2 1 50 54 23 Buffalo 9 12 1 1 59 60 20 Section Atlantique N.Y.Rangers 14 7 1 1 69 63 30 N.Y.Isl.13 5 2 1 61 51 29 Philadelphie 10 6 4 0 60 43 24 Pittsburgh 8 8 3 2 44 51 21 New Jersey 8 7 2 2 49 54 20 Section Sud-Est Caroline 11 8 4 2 62 63 28 Washington 8 11 2 0 51 63 18 Floride 6 11 2 3 48 60 17 Tampa Bay 7 11 1 1 39 47 16 Atlanta 4 13 2 2 42 81 12 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale santé, a-t-il dit.Mais j’espère jouer cette saison et, surtout, de participer aux séries.» En attendant, Koivu se réjouit des récents succès de l’équipe.Le Tricolore cherchera à remporter un quatrième match de suite alors que les Capitals de Washington seront les visiteurs, samedi soir, au Centre Molson.«L’équipe joue vraiment bien, a-t-il noté.On marque des buts, on applique de bonnes mises en échec, les défenseurs font circuler la rondelle et notre gardien ne laisse presque rien passer.C'est vraiment plaisant à voir.Ça nous change des trois dernières saisons, a-t-il ajouté.La situation demeure difficile mais, au moins, l'avenir s'annonce prometteur» Koivu dit avoir été secoué par la transaction de mercredi qui a permis au Canadien d’acquérir Donald Audette et Shawn Van Allen en retour de Martin Rucinsky et Benoît Brunet.«C'est toujours difficile de perdre des coéquipiers.Je connais Rosie depuis six ans et nous sommes très liés.Nous, Européens, avons toujours de la difficulté à composer avec les transactions.C’est une chose qu’on ne voit pas chez nous.C’est pourquoi c’est aussi dur émotivement.Mais je comprends la décision de la direction, a-t-il poursuivi.Rosie deviendra joueur autonome sans compensation et l’équipe n'était pas certaine de pouvoir le garder.Il faut dire aussi qu'il en arrache cette saison.Quant à Benny, il avait besoin d'un changement.» Detroit 19 3 0 1 81 53 39 Chicago 12 7 4 0 69 64 28 St.Louis 9 7 3 1 50 45 22 Nashville 8 11 3 0 58 65 19 Columbus 5 12 4 1 41 63 15 Section Nord-Ouest Calgary 13 2 4 2 64 44 32 Edmonton 14 6 3 1 69 47 32 Minnesota 8 8 4 2 55 66 22 Vancouver 1012 2 0 63 63 22 Colorado 1012 1 0 48 51 21 Section Pacifique San José 9 6 4 3 59 55 25 Phoenix 9 6 3 3 52 51 24 Dallas 7 7 5 3 53 60 22 Los Angeles 6 11 3 2 59 62 17 Anaheim 6 13 3 0 47 63 15 Hier Vancouver à Boston Phoenix au Minnesota Calgary à Buffalo Toronto à N.Y.Islanders N.Y.Rangers à Washington Chicago à Columbus New Jersey à Tampa Bay St.Louis à Detroit Pittsburgh à Nashville Philadelphie à Dallas Aujourd’hui San José à Los Angeles Atlanta à Ottawa Boston à Toronto Washington à Montréal Anaheim à N.Y.Islanders Buffalo à Pittsburgh New Jersey en Floride Phoenix à St.Louis Edmonton au Colorado Dimanche Tampa Bay en Caroline, 13h30 Calgary à Columbus, 14h Dallas au Minnesota, 14h Anaheim à N.Y.Rangers, 17h Chicago à Detroit, 18h Vancouver à Philadelphie, 19h Mardi Tampa Bay à Boston, 19h N.Y.Rangers à Buffalo, 19h Washington à N.Y.Islanders, 19h Phoenix à Columbus, 19h Caroline à Toronto, 19h Atlanta à Montréal, 19h New Jersey à Pittsburgh, 19h Calgary à Detroit, 19h Ottawa à St.Louis, 20h Vancouver au Minnesota, 20h Floride au Colorado, 21 h Nashville à San José, 22h 1*1 Environnement Canada _______ Environment Canada Montréal Prévisions météo & Wfrr AUJOURD'HUI CE SOIR DIMANCHE LUNDI Ciel variable Nuageux avec Nuageux avec Ciel variable max 11 quelques averses quelques averses max 6, min 3 min 6 max 12.min 6 MARDI Ensoleillé max 1, min -5 La météo en un clin d’œil Max.Min.Normales 2.4 -4.5 C1 , Vri ^ ' 0-7J Chicoutimi Precip.0.0 mm Phases de la lune O 3 € 11/90 12/7 12/14 12/22 E , 11/3 lîtréal Indicé '"«»*«>• uv o o-».* a.o-« a r o-m • a.»» L*v»r du •oMI 7:06 m- du ftotoîl 16:17 Expo«mon max.PO- rmn 30 mn PO man diroctamont avac un prévisionnlots ÏÏP Météo Conseil 1-900-565-4455 Fraie eppHcablee Pour le dernier bulletin météo en ligne, consultez le alte Web météo à l’URL www.meteo.ec.gc.ca ta météo canadienne sur le Web * A 14 LE DEVOIR, LES SAMEDI 24 ET DI M A S (HE 2 5 N O V E M B R E 20 0 LE DEVOIR ACTUALITÉS KUNDUZ SUITE DE LA PAGE 1 des hommes pour préparer la reddition des talibans, prévue selon lui pour demain.Un autre commandant de l’Alliance du Nord dont les forces avancent sur Kunduz par l’est a cependant affirmé que les troupes de Dostom avaient enfoncé les lignes de défense tali-banes après de violents combats.Cette information n’a pu être confirmée de source indépendante.Après avoir transmis les termes de l’accord de reddition à leurs troupes encerclées à Kunduz, les représentants talibans aux pourparlers, panni lesquels le mollah Fazil Muslimyar, vice-ministre de la Défense, ont regagné Mazar-é Charif pour y mettre la dernière main aux détails.Rachid Dostom, dont les hommes tiennent cette ville, a assuré que la question de la reddition de Kunduz était désormais «réglée», les miliciens non afghans devant être livrés aux forces de l’opposition.Selon d’autres chefs de l’Alliance, l’accord prévoit que les talibans pourront quitter la ville et que les non-Afghans seront placés dans des camps dans l’attente d’une décision sur leur sort.De son côté, Daoud Khan s’attendait à une prise de la ville dès aujourd’hui, suivie du désarmement des miliciens et de l’arrestation de leurs alliés étrangers, quelque 3000 hommes, Arabes, Pakistanais et Tchétchènes, souvent affiliés au réseau al-Qaida d’Oussama ben laden.Le gouverneur taliban de Kunduz, Mohammed Omar, a confirmé hier soir que les troupes de la milice se préparaient à se rendre.Il n’a pas donné de précisions sur les combattants étrangers.Pour les commandants de l’Alliance du Nord, il n’est pas question de faire juger les membres de la légion islamiste d’al-Qaïda par des juridictions internationales.«Ces étrangers ont commis des crimes dans notre pays.[.] Leur procès aura lieu en Afghanistan, devant nos tribunaux islamiques», a poursuivi Daoud.Reste que cette vision des choses n’était pas partagée par tous au sein de l’Alliance.«S’ils se rendent, nous les tuerons tous», a averti Amanullah, un autre officier de l’opposition.On craint que ne se reproduisent les violences qui avaient suivi la prise de Mazar-é Charif.la Croix-Rouge internationale y a découvert entre 400 et 600 cadavres sans que l’on sache encore s’il s'agit de combattants exécutés sommairement ou de victimes des bombardements.Avec l’aide d’avions-espions sans pilote, les stratèges américains tentent de localiser le chef du réseau al-Qaïda.Les efforts des services de renseignement se concentrent sur une région dans le sud et le sud-est de l'Afghanistan, le long de la frontière avec le Pakistan entre la ville de Kandahar, fief des talibans, et celle de Jalalabad.Des commandos américains opéreraient également dans différentes régions du pays pour guider les bombardements aériens et tenter d’intercepter Oussama ben laden ou des membres de son réseau.la confusion dans le front militaire formé par les Tadjiks, les Ouzbèks et les Hazaras survient alors que l’ONU a dû annoncer que la conférence interafghane de réconciliation prévue lundi à Bonn s’ouvrirait avec un jour de retard.Cette réunion est censée lancer un processus politique permettant de mettre sur pied une administration largement représentative de toutes les ethnies afghanes pour sortir le pays du chaos où l’ont plongé plus de 20 ans de violences.«Il n'y a vraiment rien, à part des questions de logistique, pour expliquer ce report», a assuré au siège de TONTJ à New York un porte-parole de Lakhdar Brahimi, émissaire spécial de l’ONU pour l’Afghanistan, Ahmad Fawzi.En marge des négociations sur Kunduz, l’aviation américaine a poursuivi dans l'après-midi ses bombarda ments sur les positions talibancs autour de la ville assiégée.Selon un responsable taliban cité par l'agence Afghan Islamic Press, ces pilonnages ont fait plusieurs dizaines de morts, un bilan une nouvelle fois invérifiable.Par ailleurs, le porte-parole taliban Syed Tayyab a démenti que le mollah Mohammed Omar ait choisi de prendre le maquis et remis ses pouvoirs à un adjoint, selon l’agence AIR proche des talibans.Des dirigeants pashtouns d’opposition ont également soutenu que le chef suprême des talibans se trouvait toujours dans son fief de Kandahar, lui aussi assiégé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Ê3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier (514) 985-3333 (514) 985-3360’ redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514)985-3390 La publicité Au téléphoné (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montmd 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres 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Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CHUM SUITE DE LA PAGE 1 cales, les CISC et les cabinets de médecin.«Un hôpital universitaire ne doit pas être envahi par les soins de première ligne.Ça doit être un hôpital qui vise l’excellence et la surspécialisation.Ce qui se passe dans le CHUM actuel n’a pas sa raison d’être», affirme M.Béland, dont l'organisme a reçu le mandat de mettre au monde le futur hôpital universitaire.Le plan prévoit en conséquence que la part des soins surspécialisés, aussi appelés «soins de troisième ligne», devrait bondir et passer de 13 % à près du quart des activités du CHUM.Les soins de deuxième ligne continueront de compter pour environ le tiers des activités de l’hôpital.Selon nos informations, cela voudrait dire concrètement que le nombre de lits réservés aux soins de première ligne plongera de 734 à 404, alors que 214 lits seront consacrés aux soins tertiaires, comparativement à 164 lits à l’heure actuelle.Ce réajustement des activités du CHUM ne se fera toutefois pas par magie, prévient M.Béland, qui insiste sur l’importance primordiale de revoir l’organisation des soins de première ligne à Montréal pour faciliter la naissance du CHUM.«On ne peut penser qu’en 2006 on va arriver avec un CHUM transformé parce qu’on arrive sur un nouveau site.Il faut agir dès maintenant.On n’entrera plus à l’urgence du CHUM pour passer une radiographie.Il faut que le ministère réorganise la première ligne bien avant que le CHUM ne déménage, notamment pour ce qui est des soins de longue durée», affirme le président de la SICHUM.D’ailleurs, le plan de soins et services du futur CHUM prévoit que, pour pouvoir jouer pleinement son rôle, le CHUM devra compter sur le maintien de deux urgences fonctionnelles à l’hôpital Jean-Talon et à l’hôpital Fleury, et sur le maintien d'un hôpital de soins généraux au centre-ville.Quant aux problèmes administratifs actuels du CHUM, révélés par le rapport publié au début de novembre par une firme de consultants en gestion, Claude Béland y voit une raison de plus pour justifier la création du nouveau CHUM.«C’est difficile de trouver le patron dans le CHUM actuel.Il n’y a pas une seule personne qui répond des problèmes.Le problème en est un d’organisation et de gouvernance.Ça fait six ans que le CHUM existe et il y a toujours des dizaines de syndicats, des services dans les trois hôpitaux», soutient ce dernier.Des économies d’échelle?Outre ses 900 chambres, qui seront toutes privées pour des raisons de confort et de prévention des infections, le CHUM prévoit aussi renforcer son expertise dans certains domaines, notamment la traumatologie.Une discipline qu’on juge essentielle pour dispenser une formation complète aux médecins de demain.Le ministère de la Santé n’aurait toutefois pas encore fait son lit sur la question, puisque l’hôpital Sacré-Cœur, dans le nord de Montréal, constitue déjà un centre de traumatologie tertiaire.Quant aux coûts du ftitur CHUM, que les rumeurs font grimper à quelque 1,3 milliard, Claude Béland affirme qu'ils ne sont pas encore fixés.Même si le ralentissement de l’économie fait craindre que le projet soit remis en question, le président de la SICHUM juge que ces investissements ne sont pas problématiques.«Il faut distinguer investissements et budgets de fonctionnement.Je ne pense pas que Québec ait du mal à emprunter un milliard.Le problème est plutôt de savoir sur quel budget de fonctionnement nous pourrons compter par la suite.Le danger serait de construire une grande maison que nous ne pourrions entretenir par la suite, et c’est là que se situe la préoccupation du ministère», précise l’ex-président du JMouvement Desjardins.A son avis, il serait illusoire de fondre en un seul projet, pour des raisons économiques, les futurs CHU des universités de Montréal et McGill.«On devrait accueillir 10 000 étudiants.Ce serait démesuré et invivable pour les patients», dit-il.Sans pouvoir avancer de chiffres, ce dernier estime que les économies qui découleront de la fusion des hôpitaux et de l’abandon de dizaines de bâtiments vétustes rattachés aux hôpitaux existants seront appréciables.Quant aux urbanistes qui remettent en question le site, par crainte de voir le centre-ville dépeuplé, le président de la SICHUM juge que «le dossier est clos».«Le ministère sait qu’il y a des gens sur ce terrain [Saint-Denis] et sait qu’il faut les relocaliser, conclut-il.Les coûts de décontamination sont par ailleurs infimes et on aura réglé toutes ces questions au printemps prochain.» ARCHIVES LE DEVOIR Isabelle Smadja voit du blanc comme du noir dans la version cinématographique d’Harry Potter.«La dictature de l’image nous attriste, alors on a accueilli avec soulagement l’arrivée d’un livre capable de concurrencer le cinéma.Mais les Harry Potter ont connu un tel engouement que la version film en devenait inévitable», dit-elle.POTTER «La sorcellerie est là pour camoufler une morale que les enfants rejetteraient autrement comme ennuyeuse» SUITE DE LA PAGE 1 férence à des réalités d'autrefois (la famine dans Le Petit Poucet, les mères qui mouraient en couches dans Blanche-Neige, etc.), J.K.Rowling aurait inventé un conte de fées moderne, mieux adapté aux réalités d'aujourd’hui.«Les Harry Potter émettent une critique sociale contre la violence, la consommation à outrance.Les enfants trop gâtés sont dénoncés à travers le personnage du cousin Dudley, et le snobisme, par le biais du méchant confrère Drago Male-foy, qui crache sur les moldus et les pauvres en se targuant d’avoir un sang plus noble.» Même la saga d'Hitler serait au rendez-vous, d'après Smadja.D’père spirituel de l’inquiétante maison des serpentards, Salazar Serpentard, porte le prénom d’un dictateur portugais et arbore les initiales SS de l’Allemagne nazie.Retour sur les plaies du siècle, donc, mais aussi sur les mythes intemporels.«J.K.Rowling a surchargé ses romans de références à la Bible, aux contes et légendes, à la mythologie, aux grandes étapes de la littérature jeunesse.Ce faisant, elle a trouvé un écho profond dans l'esprit des lecteurs.Cette démarche d’écrimin était sans doute en partie consciente.en partie inconsciente.Chose certaine, elle a mis à profit un grand nombre de ses lectures personnelles.» Aux yeux d'Isabelle Smadja, le merveilleux, si présent dans les aventures d'Harry Potter, permet aux enfants de s’habituer à la cruauté du monde (à travers une intrigue tissée de morts, de dangers, d'injustices) en leur laissant toutefois la possibilité de se réfugier dans le fantastique quand cette cruauté leur parait insoutenable.«Dans les romans trop réalistes, il leur manque cette échappatoire.» Pour l’essayiste, l'arrivée au collège Poudlard serait une traversée psychologique vers le monde du rêve et des désirs, permettant d'échapper à l’étreinte d'une réalité trop banale.Ce rituel de passage serait indiqué par la barrière invisible à la gare ferroviaire.qui marque la frontière entre le monde des moldus (celui de la famille normale) et des sorciers.Le fleuve traversé par les enfants en compagnie du passeur Hagrid baliserait aussi cette transition.Comme Bettelheim avant elle, Smadja estime que le conte possède une valeur thérapeutique.Les Harry Potter aideraient les enfants à vivre leurs contradictions, leurs pulsions inavouables: la jalousie fraternelle, le rejet des parents moldus.Le rapport presque amoureux avec la mère et le désir de se créer des pères substituts (comme le sage Dumble-dore, le parrain Sirius Black, etc.) sentient également comblés.L'auteur d’Harry Potter, les raisons d’un succès va même jusqu'à voir dans le personnage d'un professeur loup-garou une figure de pédophile.Rien ne serait innocent.Trop axé sur le surnaturel, l’univers du petit sor-’ cier à la baguette magique?Certains l’estiment, mais Isabelle Smadja répond de son côté par la négative.«Malgré les apparences, J.K.Rowling livre des romans très rationnels, estime-t-elle.Sa morale invite à la non-violence, au respect des parents.Elle insiste sur l'importance des études car Hermione, la bûcheuse, résout plusieurs problèmes grâce aux livres qu'elle a lus.La sorcellerie est là pour camoufler une morale que les enfants rejetteraient autrement comme ennuyeuse.» Et le film de Columbus?L’essayiste y voit du blanc comme du noir.«La dictature de l'image nous attriste, alors on a accueilli avec soulagement l’arrivée d’un livre capable de concurrencer le cinéma.Mais les Harry Potter ont connu un tel engouement que la version film en devenait inévitable,» Du moins a-t-elle trouvé l’adaptation cinématographique visuellement conforme à l’univers de Rowling.«De plus, il est peut-être bon que des enfants puissent opposer leur imaginaire à celui d'un autre.Toutefois, là où le roman amorçait un travail de préparation en débutant par la description d'un monde réaliste, le film plonge dans le merveilleux sans transition.Les scènes marquantes du livre sont dans le film alors que le sous-texte se révèle moins présent.J'aimerais le revoir pour me faire une idée plus précise de sa valeur, mais il m’est d'abord apparu comme un simple film d’aventures.» DERAPAGES SUITE- DE LA PAGE 1 mœurs.On retrouve des chroniques de Diane Francis, r«évaluation» psychiatrique de Lucien Bouchard par le Dr Vivian Rakoff, la démonisation de ce même Lucien Bouchard dans une biographie rédigée par le columnist Lawrence Martin, les déclarations des ex-ministres fédéraux Gerry Weiner et Doug Young.Mais c’est l’affaire David Levine, ce Québécois anglophone et souverainiste nommé à la direction de l’Hôpital général d’Ottawa, qui constitue, selon elle, le sommet de ces dérives.Selon elle, l’affaire Levine a permis au racisme de franchir un palier de plus.Dans cette campagne anti-Levine qui a secoué Ottawa et qui a eu des échos jusqu’à Queen’s Park, David Levine, un candidat défait du Parti québécois en 1979, ex-délégué général du Québec à New York, fut traité de traître par certains médias et considéré comme un ennemi plutôt que comme un adversaire politique.Dans un éditorial du Ottawa Citizens, John Robson écrit: «Si vous étiez candidat pour les nazis en 1979, que vous ne les avez jamais répudiés et que vous ne dites pas si vous en êtes un aujourd’hui, c’est que vous en êtes un.N'est-ce pas?» Souverainisme et nazisme se rejoignent parce qu’ils sont tous les deux aussi outrageants et illégitimes.Dans cette affaire, le racisme est devenu un principe d’action et de mobilisation, note l'auteur.«Lorsque les souverainistes dérangent, tout à coup ils ne sont plus des Canadiens», dit Maryse Potvin.Ils deviennent des étrangers.«C’est Nous et Eux.» Dans la biographie de Lawrence Martin, Lucien Bouchard est qualifié de «Lucifer ofour land».Il est décrit comme un «mystique», presque un illuminé, dont la culture est «most uncanadian».Dans son célèbre profil psychologique de Lucien Bouchard, le Dr Vivian Raskoff a poussé encore plus loin la diabolisation, du leader des Québécois qui veulent en réalité un État ethnique du XDV siècle.Cette diabolisation est un procédé connu et documenté du racisme, selon le principe que «s’ils n’étaient pas influencés par des leaders fous, ils seraient du bon monde».De son côté, Diane Francis a puissamment contribué au mouvement partionniste au Québec, selon la chercheuse, ses chroniques étant reprises dans ITiebdo du West Island, The Suburban.Les fondements et le ton de ses propos contre les Québécois rejoignent à plusieurs égards les discours antisémites des années 1930 et 1940: l’idée d’un complot méconnu de la population, une «conspiration» menée par des souverainistes qui «mentent.qui trichent», qui infiltrent l’armée canadienne.Ancien ministre fédéral de l’Immigration, Gerry Weiner, lui, a soutenu que les Québécois forment un groupe ethnique qui chercherait à imposer sa langue de force en créant une «enclave francophone ethnocentrique» grâce à sa politique d’immigration.Il y a là un discours de colonisateur, remarque Maryse Pot-vin: le fédéral, qui jouit d’une supériorité morale, doit ramener le Québec à sa juste place de minoritaire.Bref, «le Québec serait une communauté ethnique minoritaire, incapable de défendre les droits individuels ou de prétendre à l’universalisme», écrit la sociologue.En réalité, le Québec propose «un universalisme concurrent» à celui du Canada anglais, dit-elle, une concurrence combattue par le modèle trudeauis-te.Il existe deux sociétés pluralistes qui évoluent de façon parallèle.D'autres dérapages racistes sont-ils à prévoir?«Sûrement», dit Maryse Potvin, parce que rien n’est réglé et qu'il existe un «vide» politique, une absence d'alternative.LCN en direct Ottawa (PC) — Le Canal Nouvelles (LCN) pourra jouer un peu plus librement dans les plates-bandes du Réseau de l’information (RDI) pourvu que certaines conditions soient respectées, a tranché le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).Dans une décision rendue publique hier, l'organisme fédéral de réglementation penche plutôt en faveur de la position de LCN et de son pendant anglophone, NewsNet, associé au réseau CTV, au détriment de celle de RDI et de son cousin anglophone, Newsworld.Les deux canaux de télévision privés obtiennent donc un peu plus de souplesse pour présenter des émissions en direct de longue durée.Auparavant, en vertu de leur licence, LCN et NewsNet devaient interrompre toute émission pour présenter des manchettes aux 15 minutes, un impératif souvent mis de côté lorsque les réseaux retransmettaient en direct des événements d'envergure, des conférences de presse, par exemple.rue Sherbrooke «v.Ai Président-Kennedy ?boui de Hewonneuve | 3 rue Semte-Catherine ?e»ta\»rc
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