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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-11-24, Collections de BAnQ.

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MYOPIE L’APRES-11 SEPTEMBRE L’industrie de la culture est-elle en crise?Pages C 1, C 6 et C 7 Le laser n’est pas la solution pour tous Page B 14 + \\ w w c (1 t* v o i r .c o m ?LE DEVOIR Vol.XC II X 0 2 6 8 ?I.E S S A M E DI 2 1 E T I) 1 M A X ( Il E .2 f> N O V E M H II E 2 O O I Dérapages racistes au Canada anglais Depuis le référendum, les Québécois sont décrits comme des «ethniques intolérants» ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La chercheuse Maryse Potvin s’est penchée sur ce quelle désigne comme les dérapages racistes à l’égard du Québec au Canada anglais depuis le référendum de 1995.De façon paradoxale, des arguments universalistes, basés sur le pluralisme et construits sur la supériorité morale du fédéralisme, ont alimenté ce racisme et infériorisé les Québécois, «ces mauvais Canadiens», ces «ethniques inassimilables», ces intolérants aux tendances nazies.Les mécanismes ordinaires du racisme se sont déployés.En entrevue au Devoir, Maryse Potvin se défend d’exprimer là des opinions politiques et de prendre parti dans un débat entre fédéralistes et souverainistes.La chercheuse constate simplement qu’une espèce de «psychose nationale» s’est emparée du Canada anglais à la suite du référendum de 1995, une situation qui a produit des dérapages où on reconnaît la structure, les éléments du discours et les mécanismes de production du racisme tels que décrits par les sciences sociales.Dans le prologue de son livre Le Livre noir du Canada anglais, Normand Lester s’est inspiré des travaux de Maryse Potvin, une chercheuse qui a poursuivi des études doctorales à l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris avec le sociologue français Alain Touraine.Spécialiste du racisme et de la discrimination, elle travaillait au Centre des études ethniques de l’Université de Montréal jusqu'à l’an dernier.Dans la revue savante Politique et sociétés et au Canada anglais dans Canadian Ethnie Studies, elle a publié en 1999 un premier article sur les dérapages racistes au Canada anglais depuis 1995.Elle s’apprête à publier un article plus étoffé encore qui recense déjà plus de 1000 articles de journaux de la période postréférendaire de 1995 à 1999.la sociologue a analysé diverses manifestations de ce «néo-racisme» au Canada, néo-racisme parce qu’il n’est pas une «accusation biologique» mais repose plutôt sur des différences de culture, de langue ou de VOIR PAGE A 14: DÉRAPAGES «Lorsque les souverainistes dérangent, tout à coup, ils ne sont plus des Canadiens», dit Maryse Potvin.«C’est Nous et Eux.» Tout n’est qu 'illusion — vS&i kiSÜ SS ^ ill'ï 'a ’ V ‘ > -» ¦Un*.a -/y V AGENCE FRANCE PRESSE SAMJUNATH LALNATH VADI, 80 ans, un magicien de la rue de l’État indien du Gujarat, s’offre un petit répit enfumé avant de prendre part à la rencontre Gili Gili 2001 qui se déroule à Udupi, en Inde.Il s’agit en fait d’une conférence «mondiale» de magiciens, où les participants ont été avertis hier de ce que la profession de magicien de la rue est en voie de disparition parce que la jeune génération ne semble pas intéressée à apprendre les trucs du métier.Vers une reddition talibane à Kunduz ASSOCIATED PRESS AGENCE FRANCE-PRESSE Des divergences entre groupes afghans ont contrarié hier les opérations de neutralisation du dernier bastion taliban dans le nord de l’Afghanistan, au moment où l’ONU annonçait un délai pour l’ouverture d’une réunion sur l’avenir du pays.L'Alliance du Nord a lancé hier une vaste offensive sur Kunduz tandis qu’était encore négocié par les deux camps le sort des combattants étrangers retranchés dans la ville avec leurs alliés de la milice fondamentaliste.La bataille de Kunduz faisait rage hier sur plusieurs fronts.Sur le flanc ouest, le chef de guerre ouzbek Rachid Dostom a expliqué qu’il avait envoyé VOIR PAGE A 14: KUNDUZ •Jrn PERSPECTIVES Play bail.ailleurs PpiL; T e match annuel de la coupe Grey aura J-/lieu demain au Stade olympique sans la présence des Alouettes.Mais les Alouettes demeurent une belle réussite dans l’univers du sport professionnel montréalais, ce qui n’est certes pas le cas des Expos, promis à une dissolution prochaine, ni du Canadien.A la clé, quelques questions: Montréal peut-il survivre au sein des grands circuits sportifs nord-américains?Et quel impact a la disparition d’une équipe sur la pratique du sport dans la population?¦ À lire en pages B 1 et B 2 INDEX -"J Actualités.A 2 Annonces.A12 Avis publics.A10 Bourse.B 8 Carrières.B 6 Économie.B 4 Éditorial .B 13 Science.B 14 Idées .„.B 12 Monde.A 7 Mots croisés A 12 Météo.A 13 Perspectives.B 1 Sports.A13 Harry Potter ^ sous psychanalysé Et si les aventures littéraires du petit sorcier étaient truffées de références symboliques qui aideraient les enfants à évacuer leurs peurs et à canaliser leurs plus inavouables pulsions?Isabelle Smadja, dans Harry Potter, les raisons d'un succès, étend le jeune héros et ses amis sur un divan d’analyse.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Alors que le film Harry Potter à l’école des sorciers de Chris Columbus fracasse allègrement les records de recettes aux guichets, les romans-cultes de J.K Rowling à l’origine de ce raz-de-marée n’en finissent plus de faire couler de l’encre.Car avant cette frénésie d’images, il y a d’abord eu des livres que les enfants ont dévorés avec une boulimie qui laissait les adultes pantois.Oui, mais pourquoi?Telle est la question à laquelle a tenté de répondre Isabelle Smadja.Elle est professeur de philosophie à Paris et vient de pondre, aux PUF, un ouvrage fort intéressant, attendu sous peu dans nos librairies.Harry Potter, les raisons d'un succès jette un regard à la fois psychanalytique et symbolique sur le monde du fameux petit sorcier, déterrant sous les romans une foule de niveaux de sens qui échappent au commun des moldus que nous sommes.Précisons d’entrée de jeu qu’Isa-belle Smadja n’a pas communiqué avec J.K.Rowling pour mieux connaître ses intentions d’écriture.Elle ignore d’ailleurs si l’auteur à succès a lu son livre.Si bien qu’aucune réaction de la romancière britannique n’est encore venue confirmer ou infirmer les propos de l’essayiste.Serait-elle d’accord avec les conclusions de l’ouvrage?Furieuse?Allez savoir.Jointe à Paris, Isabelle Smadja, philosophe, oui, mais d’abord mère de famille de quatre enfants, précise au départ avoir été intriguée par le fait que les enfants relisaient sans cesse les Harry Potter.«Or pourquoi relire un roman d’aventures quand on en connaît la fin?», s’est-elle demandé.Elle en a déduit que les livres devaient parler à l’inconscient et offrir des réponses cachées.Ses trois aînés non seulement replongeaient sans relâche dans les aventures de l’as du quidditch mais refilaient le livre à leurs amis, qui ne s’en lassaient pas eux non plus.Isabelle Smadja était familière de l’ouvrage de Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées.Elle a relevé de nombreuses similitudes entre les contes traditionnels et les romans de Rowling.«Harry Potter relégué dans son placard à balais et harcelé par son gros cousin est proche de Cendrillon et de ses méchantes soeurs, dit-elle.Plus loin, le miroir magique rappelle le miroir dans Blanche-Neige tandis que l’échiquier animé évoque une scène d’Alice au pays des merveilles.» Alors que ces contes sont datés et font souvent ré- Harry Potter, l?< rtbons J lin 'UCAN I .9 .> S + T A \ K s 2.2 .1 $ À Lurgence Le futur CHUM se délestera du quart de ses patients ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le futur CHUM, qui doil voir le jour en 2007 rue Saint-Denis, prévoit délester aux autres hôpitaux le quart de ses patients de l’urgence et près de 50 % des patients ayant des problèmes médicaux mineurs.Le CHUM de demain entend se concentrer sur les cas lourds, de sorte que le volume de soins ultraspécialisés devrait y doubler.Pas de doute, l’hôpital que veulent voir naître les futurs locataires du CHUM aura une vocation résolument universitaire et spécialisée, si l’on en croit le prési dent de la Société d’implantation du CHUM (SICHUM), Claude Béland, dont l’organisme est à peaufiner la version finale du Plan directeur des soins et service^ cliniques du futur centre universitaire.Ce plan global, qui constitue ni plus ni moins que le cliché de ce que fera et sera le futur CHUM, doit être présenté et adopté par le conseil d’administration de la SICHUM en décembre.Mais selon M.Béland, il est très clair que le CHUM de demain déléguera à d’autres partenaires du réseau de la santé une grande partie des services et soins de base, pour se recentrer sur sa mission de centre spécialisé.Ainsi, la part des soins de première ligne, qui mobilisent .56 % des activités du CHUM, ne devrait plus représenter que 44 % des activités du futur complexe universitaire.les soins de première ligne sont normalement des services de santé de bast: offerts dans toutes les régions par les hôpitaux généraux, les cliniques médi- VOIR PAGE A 14: CHUM « Il faut que le ministère réorganise la première ligne bien avant que le CHUM ne déménage», dit Claude Kéland AKCHIVES LE IIKVOIK r;:r.r* mm /«« „¦ VOIR PAGE A 14 POTTER 778313000696 LE I» E V 0 I K , LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 NOVEMBRE 2 0 01 A 2 ?LES ACTUALITÉS?Des vaches clonées capables de se reproduire Les propriétaires respirent Ils pourront faire des enquêtes de crédit AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Des vaches clonées ayant atteint l’âge adulte apparaissent parfaitement normales et ont été capables de se reproduire, indique une étude à paraître dans la revue Science.Les 24 bovins «étaient vigoureux, alertes et en bonne santé un à quatre ans» après leur naissance, souligne le P Robert Lanza, le principal auteur de l’article à paraître dans l’édition du 30 novembre de la revue scientifique.Le chercheur de la société Advanced Cell Technology Inc.installée à Worcester (Massachusetts, est) note «qu ’aucun défaut métabolique, pathophysiologique ou génétique n’a été observé» avec les moyens actuels d’analyse et que les données recueillies montrent que les animaux sont «cliniquement normaux».«Les résultats des examens physiques étaient normaux pour tous les animaux», ainsi que le système immunitaire, le processus d’arrivée à maturité et d’autres caractéristiques comme leur conduite et la socialisation avec d’autres bovins, poursuit le P Lanza Par ailleurs, les vaches, de la race Holstein, ont été capables de concevoir par reproduction naturelle après insémination artificielle.Deux ont vêlé et les veaux semblent normaux.Les spécialistes ont toutefois reconnu qu’il leur avait été impossible de déterminer si le cerveau des 24 bovins impliqués dans la recherche était également normal.Advanced Cell Technology avait réalisé 496 embryons de vaches par clonage.Seulement 30 ont survécu à la naissance et 24 vaches sont arrivées jusqu’à l’âge adulte.Cette étude apparaît alors que «la possibilité de cloner des êtres humains a soulevé la question de savoir si le transfert nucléaire peut être utilisé dans la reproduction pour créer des animaux adultes en bonne santé», souligne le Pr Lanza.Un des scientifiques impliqués dans un projet international visant à cloner le premier être humain, le LK Panayotis Zavos, a affirmé la semaine dernière à Lexington (Kentucky) que les premiers embryons humains obtenus par clonage seraient créés «d’ici la fin de l'année ou au tout début de l’année prochaine».Nombre d’experts mettent en doute cette technique, déclarant qu’elle connaît sur l’animal des taux d’échec de 95 à 97 %.Kn juin, le P Xiangzhong Yang, directeur du département de recherche transgénique animale de l’Université du Connecticut (nord-est des États-Unis), avait annoncé qu’une génisse clonée en 1999 à partir d’une vache âgée avait donné naissance à un veau de 45 kg en parfaite santé.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Contrairement à leurs pires craintes, les propriétaires pourront faire des enquêtes de crédit auprès de candidats à la location.la ministre responsable de l’Habitation, Louise Harel, en a pris l’engagement jeudi, en conclusion de la commission parlementaire qui s’est tenue cette semaine sur le projet de loi n“ 26 portant sur la Régie du logement A la CORPIQ, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec, on se réjouit de la situation: «Non seulement la ministre l’a dit clairement, elle est venue nous voir par la suite en vue d’une autre rencontre pour modifier quelques points.C’est la première fois qu’on sent une ouverture de sa part», indiquait hier le président de la CORPIQ, Luc Courtemanche.Il y a en fait beaucoup de confusion autour du projet de loi n" 26, qui touche aux rapports locataires-propriétaires.Le projet de loi prévoit plusieurs changements d’importance, comme le fait qu’un locataire pourra demander au tribunal une baisse de loyer en cas de baisse des taxes ou du coût de l’énergie.Mais son article le plus controversé porte sur les renseignements personnels qu’un propriétaire peut demander à un locataire potentiel.Selon l’article 21 du projet de loi, seuls le nom, l’adresse, le numéro de téléphone et la date de naissance, de même que les coordonnées de son propriétaire actuel, peuvent être exigés d’un candidat à la location.C’est déjà trop pour les associations de locataires, qui contestent la possibilité même de mener des enquêtes de crédit — ce que la date de naissance permet de faire.Mais pour les propriétaires, c’est beaucoup moins que ce qui est permis actuellement.Suivant les recommandations de la Commission d’accès à l’information, ils peuvent en effet demander à un futur locataire ses nom et adresse, les coordonnées d’anciens propriétaires, des renseignements émanant d’une institution financière, d’une entreprise de biens ou de services et du dossier de crédit Depuis le dépôt du projet de loi, en juin, les associations de propriétaires sont donc déchaînées.Au point d’ailleurs, où la CORPIQ a fait parvenir, le 22 octobre dernier, une lettre au président des États-Unis, George W.Bush, pour dénoncer le projet de loi n0 26, alléguant qu’il permettrait d'héberger des terroristes.Une démarche qui a scandalisé la ministre Harel mais qu’on qualifie, à la CORPIQ, de simple «jeu de coulisses».«On a dérangé la ministre, mais les politiciens sont habitués à être dérangés d'une façon ou d’une autre», disait hier M.Courtemanche, affirmant qu’il voulait seulement montrer à la ministre Harel qu’elle était allée trop loin.Les quatre principales associations de propriétaires ont aussi constitué un premier front commun pour dénoncer le projet de loi, s’adjoignant les services de M' Raymond Doray, expert du dossier des renseignements personnels au Québec.Et celui-ci a pu démontrer que tel que rédigé, l’article de loi ne permet même pas d’utiliser la fameuse date de j naissance pour faire une enquête de crédit Les associations en ont déduit que la ministre voulait empêcher toute vérification de solvabilité.Mme Harel, de son côté, ne cesse de répéter qu’elle veut encadrer une pratique et non l’interdire, et que les associations de propriétaires lui prêtent des intentions qu’elle n’a pas, l’accusant notamment d’avoir voulu fai- j re adopter le projet de loi en cachette, ce que Mme Harel récuse farouchement La ministre a toutefois convenu que des modifications devront être apportées au projet de loi actuel.Mais l’affaire est délicate: comment préserver l’enquête de crédit tout en évitant les possibilités d’abus ou de discrimination de la part des propriétaires?En commission parlementaire cette semaine, même les organismes spécialisés sur ces questions — comme le Barreau ou la Commission des droits de la personne — reconnaissaient ne pas être en mesure de faire des suggestions à cet effet.EN BREF Le Forum Pepsi poursuit | (Le Devoir) — Le Forum que l’on dit « Pepsi- a intenté une poursuite civile de 4,16 millions de dollars contre CineGrand, une compagnie qui avait l’intention d’exploiter une salle de cinema de type Imax dans l’ancien temple du hockey.La compagnie CineGrand.anciennement connue sous le nom de Showmax Montreal n’a jamais ouvert les salles promises.Le Forum s’adresse donc à la cour pour obtenir le paiement du loyer en retard, à raison de 80 000 $ par mois, pour un total de 948 653 $.Le Forum demande une somme additionnelle de 3,21 millions de dollars, soit ['equivalent des coûts de transformation du Forum qui ont été entrepris afin de satisfaire aux besoins particuliers de Showmax.École évacuée Grand-Mère (PC) — Une dizaine d’élèves de l’école polyvalente Du-rocher de Grand-Mère, en Mauri-cie, ont été hospitalisés en début d’après-midi, hier, à la suite d’émanations toxiques.Les victimes, dont on ignore la gravité de l’état, souffraient de nausées et d’étourdissements.Elles ont été transportées aux hôpitaux de Grand-Mère et de Shawinigan-Sud.Des témoins ont rapporté qu’une odeur de gaz était perceptible mais on ignore la nature des émanations.«Il y avait des élèves qui toussaient, on avait un goût âcre à la gorge, a indiqué un enseignant de l’école, Louis Tremblay, sur les ondes de LCN.On s’est mis à avoir des difficultés à respirer.Cela brûlait au niveau des cordes vocales, de la trachée et des bronches.» Une équipe d’En-vironnement Québec a été dépêchée sur les lieux pour tenter d’identifier le gaz qui a incommodé les élèves, les enseignants et le personnel de l’école.La polyvalente, qui compte environ un millier d’élèves et une centaine d’enseignants, a été évacuée dès que l’alerte a été donnée.Blague coûteuse (Le Devoir) — Vincent Fringeli, un citoyen suisse, a appris à ses dépens qu’il ne faut plus badiner à la frontière canadienne.L’homme d’affaires a comparu en cour hier pour répondre à une accusation d’avoir transmis de faux renseignements à un agent de la douane canadienne, une infraction punissable d’une peine maximale de deux ans de prison.Interrogé par le douanier à son arrivée à Dor-val, le 16 novembre, M.Fringeli a lancé à la blague qu’il vendrait peut-être le bacille du charbon lors de son séjour en sol canadien.Le douanier l’a pris au sérieux, les policiers ont été appelés sur les lieux.Malgré une fouille en règle, aucune trace du bacille n’a été trouvée dans les bagages de M.Fringeli.D a été remis en liberté hier contre une caution de 500 $.Il devra comparaître de nouveau devant la justice canadienne le 15 janvier prochain.La santé, premier souci des Canadiens Toronto (AFP) — La sécurité nationale n’est plus la priorité des Canadiens, qui placent la santé comme leur principale préoccupation ce moisci, selon un sondage publié lundi.Trente-six pour cent des personnes interrogées citent la santé en tête des problèmes du pays, contre 22 % le mois précédent, selon le sondage réalisé par Ipsos-Reid pour le quotidien The Globe and Mail.La sécurité nationale ne figure en tète de liste que pour 33 % des personnes interrogées, soit 7 % de moins que le mois précédent alors que la population était encore sous le choc des attentats du 11 septembre contre les États-Unis.L’économie qui tourne au ralenti est la principale préoccupation de 23 % des personnes interrogées, confre 26 % le mois précédent Sous la direction d« Dean Louder, lean Morl Met, Éric Waddell Vision et visages de la Franco-Amérique I Vision cf visage Que u»t devenus les Written 4e l'empire 14Y11 Edmonton O -2V6 Rio de Janeiro Q- 33\22 Vancouver -5V9 Amsterdam e.10\5 Rpgina 9\4 Moscou -3V8 Whitehorse -10\-10 Tokyo e- 17\9 Yellowknife e- -22V29 Sydney c- 28\17 Parlez directement avec un prévtskmnlete ï|7 Météo Conseil 1-900-565-4455 Frais applicables Pour le dernier bulletin m«téo en ligne, consultez le elle Web météo è l'URL www.meteo.ec.gc.ca Le météo canadienne sur le Web A It I.K IJ K V 0 I K , LES SA M EDI 24 E T I) I M A N < Il E à X 0 V E M B K E 2 0 0 LE DEVOIR ACTUALITES KUNDUZ SUITE DE LA PAGE 1 des hommes pour préparer la reddition des talibans, prévue selon lui pour demain.Un autre commandant de l'Alliance du Nord dont les forces avancent sur Kunduz par l’est a cependant affirmé que les troupes de Dostom avaient enfoncé les lignes de défense tali-banes après de violents combats.Cette information n’a pu être confirmée de source indépendante.Après avoir transmis les termes de l’accord de reddition à leurs troupes encerclées à Kunduz, les représentants talibans aux pourparlers, parmi lesquels le mollah Fazil Muslimyar, vicoministre de la Défense, ont regagné Mazar-é Charif jxiur y mettre la dernière main aux détails.Rachid Dostom, dont les hommes tiennent cette ville, a assuré que la question de la reddition de Kunduz était désonnais «réglée», les miliciens non afghans devant être livrés aux forces de l’opposition.Selon d’autres chefs de l’Alliance, l’accord prévoit que les talibans pourront quitter la ville et que les non-Afghans seront placés dans des camps dans l’attente d’une décision sur leur sort De son côté, Daoud Khan s’attendait à une prise de la ville dès aujourd’hui, suivie du désarmement des miliciens et de l’arrestation de leurs alliés étrangers, quelque 3(XX) hommes, Arabes, Pakistanais et Tchétchènes, souvent affiliés au réseau al-Qaïda d’Oussama ben laden.Le gouverneur taliban de Kunduz, Mohammed Omar, a confirmé hier soir que les troupes de la milice se préparaient à se rendre.Il n’a pas donné de précisions sur les combattants étrangers.Pour les commandants de l’Alliance du Nord, il n’est pas question de faire juger les membres de la légion islamiste d’al-Qaïda par des juridictions internationales.«Ces étrangers ont commis des crimes dans notre pays.[.] I«eur procès aura lieu en Afghanistan, devant nos tribunaux islamiques», a poursuivi Daoud.Reste que cette vision des choses n’était pas partagée par tous au sein de l’Alliance.«S’ils se rendent, nous les tuerons tous», a averti Amanullah, un autre officier de l'opposition.On craint que ne se reproduisent les violences qui avaient suivi la prise de Mazar-é Charif.La Croix-Rouge internationale y a découvert entre 400 et 600 cadavres sans que l’on sache encore s’il s’agit de combattants exécutés sommairement ou de victimes des bombardements.Avec l’aide d’avions-espions sans pilote, les stratèges américains tentent de localiser le chef du réseau al-Qaïda.Les efforts des services de renseignement se concentrent sur une région dans le sud et le sud-est de l’Afghanistan, le long de la frontière avec le Pakistan entre la ville de Kandahar, fief des talibans, et celle de Jalalabad.Des commandos américains opéreraient également dans différentes régions du pays pour guider les bombardements aériens et tenter d'intercepter Oussama ben laden ou des membres de son réseau.La confusion dans le front militaire formé par les Tadjiks, les Ouzbèks et les Hazaras survient alors que l’ONU a dû annoncer que la conférence interafghane de réconciliation prévue lundi à Bonn s’ouvrirait avec un jour de retard.Cette réunion est censée lancer un processus politique permettant de mettre sur pied une administration largement représentative de toutes les ethnies afghanes pour sortir le pays du chaos où l’ont plongé plus de 20 ans de violences.«Il n’y a vraiment rien, à part des questions de logistique, pour expliquer ce report», a assuré au siège de l’ONU à New York un porte-parole de Inklidar Brahimi, émissaire spécial de l’ONU pour l’Afghanistan, Ahmad Fawzi.En marge des négociations sur Kunduz, l’aviation américaine a poursuivi dans l’après-midi ses bombarda ments sur les positions taliban es autour de la ville assiégée.%’lon un responsable taliban cité par l’agence Afghan Islamic Press, ces pilonnages ont fait plusieurs dizaines de morts, un bilan une nouvelle fois invérifiable.Par ailleurs, le porte-parole taliban Syed Tayyab a démenti que le mollah Mohammed Omar ait choisi de prendre le maquis et remis ses pouvoirs à un adjoint, selon l’agence AIP, proche des talibans.Des dirigeants pashtouns d’opposition ont également soutenu que le chef suprême des talibans se trouvait toujours dans son fief de Kandahar, lui aussi assiégé.LE DEVOIR Iæs bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ËÜ Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?Iü rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur Par courrier (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) Par télécopieur (514) * La publicité Au téléphone (514) Par télécopieur (514) Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publie du lundi au samedi par U* Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2060, rue De Bleury, ** étage.Montreal.(Québec).H3A3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence lYesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U l'iei'oir Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du (Troupe Québéc or Inc .900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.CHUM SUITE DE LA PAGE 1 cales, les CLSC et les cabinets de médecin.«Un hôpital universitaire ne doit pas être envahi par les soins de première ligne.Ça doit être un hôpital qui vise l'excellence et la surspécialisation.Ce qui se passe dans le CHUM actuel n ’a pas sa raison d’être», affirme M.Béland, dont l’organisme a reçu le mandat de mettre au monde le futur hôpital universitaire.U: plan prévoit en conséquence que la part des soins surspécialisés, aussi appelés «soins de troisième ligne», devrait bondir et passer de 13 % à près du quart des activités du CHUM.Les soins de deuxième ligne continueront de compter pour environ le tiers des activités de l’hôpital.Selon nos informations, cela voudrait dire concrètement que le nombre de lits réservés aux soins de première ligne plongera de 734 à 404, alors que 214 lits seront consacrés aux soins tertiaires, comparativement à 164 lits à l’heure actuelle.Ce réajustement des activités du CHUM ne se fera toutefois pas par magie, prévient M.Béland, qui insiste sur l'importance primordiale de revoir l’organisation des soins de première ligne à Montréal pour faciliter la naissance du CHUM.«On ne peut penser qu ’en 2006 on va arriver avec m CHUM transformé parce qu ’on arrive sur un nouveau site.Il faut agir dès maintenant.On n’entrera plus à l’urgence du CHUM pour passer une radiographie.Il faut que le ministère réorganise la première ligne bien avant que le CHUM ne déménage, notamment pour ce qui est des soins de longue durée», affirme le président de la SICHUM.D’ailleurs, le plan de soins et services du futur CHUM prévoit que, pour pouvoir jouer pleinement son rôle, le CHUM devra compter sur le maintien de deux urgences fonctionnelles à l’hôpital Jean-Talon et à l’hôpital Fleury, et sur le maintien d’un hôpital de soins généraux au centre-ville.Quant aux problèmes administratifs actuels du CHUM, révélés par le rapport publié au début de novembre par une firme de consultants en gestion, Claude Béland y voit une raison de plus pour justifier la création du nouveau CHUM.«C’est difficile de trouver le patron dans le CHUM actuel.Il n’y a pas une seule personne qui répond des problèmes.Le problème en est un d'organisation et de gouvernance.Ça fait six ans que le CHUM existe et il y a toujours des dizaines de syndicats, des services dans les trois hôpitaux», soutient ce dernier.Des économies d’échelle?Outre ses 900 chambres, qui seront toutes privées pour des raisons de confort et de prévention des infections, le CHUM prévoit aussi renforcer son expertise dans certains domaines, notamment la traumatologie.Une discipline qu’on juge essentielle pour dispenser une formation complète aux médecins de demain.Le ministère de la Santé n’aurait toutefois pas encore fait son lit sur la question, puisque l’hôpital Sacré-Cœur, dans le nord de Montréal, constitue déjà un centre de traumatologie tertiaire.Quant aux coûts du futur CHUM, que les rumeurs font grimper a quelque 1,3 milliard.Claude Béland affirme qu’ils ne sont pas encore fixés.Même si le ralentissement de l’économie fait craindre que le projet soit remis en question, le président de la SICHUM juge que ces investissements ne sont pas problématiques.«Il faut distinguer investissements et budgets de fonctionnement.Je ne pense pas que Québec ait du mal à emprunter un milliard.Le problème est plutôt de savoir sur quel budget de fonctionnement nous pourrons compter par la suite.Le danger serait de construire une grande maison que nous ne pourrions entretenir par la suite, et c'est là que se situe la préoccupation du ministère», précise l’ex-président du .Mouvement Desjardins.A son avis, il serait illusoire de fondre en un seul projet, pour des raisons économiques, les futurs CHU des universités de Montréal et McGill.«On devrait accueillir 10 000 étudiants.Ce serait démesuré et invivable pour les patients», dit-il.Sans pouvoir avancer de chiffres, ce dernier estime que les économies qui découleront de la fusion des hôpitaux et de l’abandon de dizaines de bâtiments vétustes rattachés aux hôpitaux existants seront appréciables.Quant aux urbanistes qui remettent en question le site, par crainte de voir le centre-ville dépeuplé, le président de la SICHUM juge que «le dossier est clos».«Le ministère sait qu’il y a des gens sur ce terrain [Saint-Denis] et sait qu’il faut les relocaliser, conclut-il.Les coûts de décontamination sont par ailleurs infimes et on aura réglé toutes ces questions au printemps prochain.» : ~ w" " v" ‘ ‘ y M ¦L)W it* ARCHIVES LE DEVOIR Isabelle Smadja voit du blanc comme du noir dans la version cinématographique d’Harry l’otten «La dictature de l'image nous attriste, alors on a aceueilli avec soulagement l’arrivée d'un livre capable de concurrencer le cinéma.Mais les Harry Potter ont connu un tel engouement que la version film en devenait inévitable», dit-elle.POTTER «La sorcellerie est là pour camoufler une morale que les enfants rejetteraient autrement comme ennuyeuse» SUITE DE LA PAGE 1 férence à des réalités d’autrefois (la famine dans Le Petit Poucet, les mères qui mouraient en couches dans Blanche-Neige, etc.), J.K.Rowling aurait inventé un conte de fées moderne, mieux adapté aux réalités d’aujourd’hui.«Les Harry Potter émettent une critique sociale contre la violence, la consommation à outrance.Les enfants trop gâtés sont dénoncés à travers le personnage du cousin Dudley, et le snobisme.par le biais du méchant confrère Drago Male-foy, qui crache sur les moldus et les pauvres en se targuant d’avoir un sang plus noble.» Même la saga d’Hitler serait au rendez-vous, d'après Smadja Le père spirituel de l’inquiétante maison des serpentards, Salazar Serpentard, porte le prénom d’un dictateur portugais et arbore les initiales SS de l'Allemagne nazie.Retour sur les plaies du siècle, donc, mais aussi sur les mythes intemporels.«J.K.Raiding a surchargé ses romans de références à la Bible, aux contes et légendes, à la mythologie, aux grandes étapes de la littérature jeunesse.Ce faisant, elle a trouvé un écho profond dans l'esprit des lecteurs.Cette démarche d’écrivain était sans doute en partie consciente, en partie inconsciente.Chose certaine, elle a mis à profit un grand nombre de ses lectures personnelles.» Aux yeux d'Isabelle Smadja, le merveilleux, si présent dans les aventures d’Harry Potter, permet aux enfants de s’habituer à la cruauté du monde (à travers une intrigue tissée de morts, de dangers, d'injustices) en leur laissant toutefois la possibilité de se réfugier dans le fantastique quand cette cruauté leur paraît insoutenable.«Dans les romans trop réalistes, il leur manque cette échappatoire.» Pour l’essayiste, l'arrivée au collège Poudlard serait une traversée psychologique vers le monde du rêve et des désirs, permettant d’échapper à l’étreinte d’une réalité trop banale.Ce rituel de passage serait indiqué par la barrière invisible à la gare ferroviaire, qui marque la frontière entre le monde des moldus (celui de la famille normale) et des sorciers.Le fleuve traversé par les enfants en compagnie du passeur Hagrid.baliserait aussi cette transition.Comme Bettelheim avant elle, Smadja estime que le conte possède une valeur thérapeutique.Les Harry Potter aideraient les enfants à vivre leurs contradictions, leurs pulsions inavouables: la jalousie fraternelle, le rejet des parents moldus.Le rapport presque amoureux avec la mère et le désir de se créer des pères substituts (comme le sage Durable dore, le parrain Sirius Black, etc.) seraient également comblés.L’auteur d’Harry Potter, les raisons d’un succès va même jusqu’à voir dans le personnage d’un professeur loup-garou une figure de pédophile.Rien ne serait innocent I rop axé sur le surnaturel, l’univers du petit sorcier à la baguette magique?Certains l'estiment, mais Isabelle Smadja répond de son côté par la négative.«Malgré les apparences,].K.Howling livre des romans très rationnels, estime-t-elle.Sa morale invite à la non-violence, au respect des parents.Elle insiste sur l’importance des études car Hermione, la bûcheuse, résout plusieurs problèmes grâce aux livres quelle a lus.Im sorcellerie est là pour camoufler une morale que les enfants rejetteraient autrement comme ennuyeuse.» Et le film de Columbus?L’essayiste y voit du blanc comme du noir.«La dictature de l'image nous attriste, alors on a accueilli avec soulagement l’arrivée d’un livre capable de concurrencer le cinéma.Mais les Harry Potter ont connu un tel engouement que la version film en devenait inétntable.» Du moins a-t-elle trouvé l'adaptation cinématographique visuellement conforme à l’univers de Rowling.«De plus, il est peut-être bon que des enfants puissent opposer leur imaginaire à celui d'un autre.Toutefois, là où le roman amorçait un travail de préparation en débutant par la description d’un monde réaliste, le film plonge dans le merveilleux sans transition.Iss scènes marquantes du livre sont dans le film alors que le sous-texte se révèle moins présent.J'aimerais le revoir pour me faire une idée plus précise de sa valeur, mais il m'est d’abord apparu comme un simple film d'aventures.» DERAPAGES SUITE DE LA PAGE 1 mœurs.On retrouve des chroniques de Diane Francis, dévaluation» psychiatrique de Lucien Bouchard par le Dr Vivian Rakoff, la démonisation de ce même Lucien Bouchard dans une biographie rédigée par le columnist Lawrence Martin, les déclarations des ex-ministres fédéraux Gerry Weiner et Doug Young.Mais c’est l’affaire David Levine, ce Québécois anglophone et souverainiste nommé à la direction de l’Hôpital général d’Ottawa, qui constitue, selon elle, le sommet de ces dérives.Selon elle, l’affaire Levine a permis au racisme de franchir un palier de plus.Dans cette campagne anti-Levine qui a secoué Ottawa et qui a eu des échos jusqu’à Queen’s Park, David Levine, un candidat défait du Parti québécois en 1979, ex-délégué général du Québec à New York, tut traité de traître par certains médias et considéré comme un ennemi plutôt que comme un adversaire politique.Dans un éditorial du Ottawa Citizens, John Robson écrit: «Si vous étiez candidat pour les nazis en 1979, que vous ne les avez jamais répudiés et que vous ne dites pas si vous en êtes un aujourd’hui, c’est que vous en êtes m.N’est-ce pas?» Souverainisme et nazisme se rejoignent parce qu’ils sont tous les deux aussi outrageants et illégitimes.Dans cette affaire, le racisme est devenu un principe d’action et de mobilisation, note l'auteur.«Lorsque les souverainistes dérangent, tout à coup ils ne sont plus des Canadiens», dit Maryse Potvin.Ils deviennent des étrangers.«C’est Nous et Eux.» Dans la biographie de I^awrence Martin, Lucien Bouchard est qualifié de «Lucifer ofour land», fi est décrit comme un «mystique», presque un illuminé, dont la culture est «most uncanadian».Dans son célèbre profil psychologique de Lucien Bouchard, le Dr Vivian Raskoff a poussé encore plus loin la diabolisation,du leader des Québécois qui veulent en réalité un Etat ethnique du XK' siècle.Cette diabolisation est un procédé connu et documenté du racisme, selon le principe que «s’ils n ’étaient pas influencés par des leaders fous, ils seraient du bon monde».De son côté, Diane Francis a puissamment contribué au mouvement partionniste au Québec, selon la chercheuse, ses chroniques étant reprises dans ITiebdo du West Island, The Suburban.Les fondements et le ton de ses propos contre les Québécois rejoignent à plusieurs égards les discours antisémites des années 1930 et 1940: l’idée d'un complot méconnu de la population, une «conspiration» menée par des souverainistes qui «mentent, qui trichent», qui infiltrent l’armée canadienne.Ancien ministre fédéral de l'Immigration, Gerry Weiner, lui, a soutenu que les Québécois forment un groupe ethnique qui chercherait à imposer sa langue de force en créant une «enclave francophone ethnocentrique» grâce à sa politique d’immigration.Il y a là un discours de colonisateur, remarque Maryse Pot-vin: le fédéral, qui jouit d’une supériorité morale, doit ramener le Québec à sa juste place de minoritaire.Bref, «le Québec serait une communauté ethnique minoritaire, incapable de défendre les droits individuels ou de prétendre à l'universalisme», écrit la sociologue.En réalité, le Québec propose «un universalisme concurrent» à celui du Canada anglais, dit-elle, une concurrence combattue par le modèle trudeauiste.E existe deux sociétés pluralistes qui évoluent de façon parallèle.D’autres dérapages racistes sont-ils à prévoir?«Sûrement», dit Maryse Potvin, parce que rien n’est réglé et qui existe un «vide» politique, une absence d’alternative.Évacuation à Sainte-Sophie Sainte-Sophie (PC) Un incendie dans un entrepôt de gaz propane a provoqué l’évacuation d’environ 100 à 150 résidences à Sainte^Sophie, une municipalité des Laurentides, hier.Le feu a éclaté en début de soirée dans une entreprise de recyclage et de remplissage de bombonnes de gaz propane.Un camion citerne a également été la proie des flammes.Les pompiers de Sainte-Sophie et de quatre villes avoisinantes ont dû attendre avant d’intervenir à cause des risques d’explosion.D’ailleurs, selon des témoins, au moins une trentaine d’explosions auraient été entendues au cours du sinistre.Selon le maire de la municipalité, Yvon Brière, l’entrepôt contiendrait environ «25 000 livres» de propane.«Notre stratégie est d’attendre que cela brûle», a-t-il indiqué sur les ondes de LCN.Un périmètre de sécurité de 3500 pieds a été établi autour de l’entrepôt.Le plan d’urgence a été déclenché.Les personnes évacuées ont pu trouver refuge dans une école et un pavillon érigé sur un terrain de soccer.>9 ru* Sherbrook* •v.du Présidant-Kennedy fcoul.d* t*hono*ov* I ru* Saint*-Cicherme t '—^«tewUerg - cuisine française qui fait bonne impression CE SOIR: Souper au son du Trio Jazz Gutenberg 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) • © Place des Arts .Tél.: 285*6686 • gutenberg@qc.aira.com mJl \«i»: svfcs.-’-ci
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