Le devoir, 3 novembre 2001, Cahier E
LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 NOVEMBRE >001 LE DEVOIR SAMEDI BAZZO Psycho slogan Page 2 SME Surfin’ USA u 'li/' P* I I Kz Ci Vigneault : l’autre fou gourmand! Page 6 On emménage ces jours-ci au Quai de la Commune #3! La troisième phase d’un nouvel art de vivre en ville qui se conjugue ici avec de nouveaux espaces lofts, est un «grand cru».Les architectes surpassent le concept même du loft par leur intervention urbaine tout au fil des phases précédentes et è venir, mais aussi par la qualité des interventions intérieures.vie urbaine de jeunes professionnels a donné une valeur ajoutée tant aux lieux qu’aux vies des propriétaires, a permis de repenser les fonctions diurnes et nocturnes, les relations spatiales et temporelles de ces intérieurs.Si aujourd’hui la circulation est intense autour du Quai #3, c’est que l’on construit aussi — bétonnières et déménageurs se côtoient puisque la phase 4 du projet est en chantier.pour des maisons en rangée! -‘H* 'SS ii li M I C II F.I PICARD La rue de la Commune de la prairie communa le affectée à l’usage commun des habitants de Montréal au XIX siècle, d’où elle tire son nom, à la Cité du Multi média, se pare à l’ouest d’un nouveau projet.Loin d’être uniquement un lieu d’habitation, l’ensemble des projets du Quai de la Commune, mais particulièrement le dernier-né, proposent entre les rues Sœurs Grises et King plus qu’une adresse, mais bien une vie différente.Bienve nue au Quai de la Commune #3, un lieu de changements et une manière différente d’habiter • " W'; WÊÊÊÊ Du recyclage à la construction A l’orée du Vieux-Montréal, sur la limite du Faubourg des Récollets s’élève désormais une nouvelle enclave, des lofts évolués.En effet, si les deux premières phases réalisées du «Quai» sont du recyclage de bâtiments existants, avec la phase 3, il faut compter sur un nouvel espace architecture issu de l’expérience des deux précédents.L’idée de réutiliser les anciennes usines du Faubourg a été initiée dans l’étude de développement que le Groupe Cardinal Hardy a menée pour la SIM-PA (Société immobilière du patrimoine architectural de Montréal) — maintenant la SDM (Société de développement de Montréal) — au milieu des années 1990.Cette réhabilitation de structures en mal d’usage est l’essence même du loft, immenses espaces à investir.Cette prémisse agit donc comme catalyseur de la première phase, alors qu’à cette époque, il n’y avait pas plus de lofts habités que de bureaux dans ce secteur en perdition.Le succès des deux premiers recyclages reste une étape dans le développement du projet d’ensemble puisque les immeubles sont sauvegardés pour ce qu’ils sont, des traces d’une occupation ancienne.L’important, nous dit l'architecte Aurèle Cardinal, étant de ne pas démolir pour reconstruire mais bien de tabler, compter sur le construit et adapter l’habitat En fait l’adaptation des intérieurs à la L’important est de tabler, compter le construit et adapter l’habitat Le n " 3 Fièrement, il s’élève à l’échelle du quartier, face au silo n” 5 et au parc des Ecluses.Cette tête d’îlot articule sa double appartenance aux identités d’immeuble commercial, rue principale, et d’immeuble industriel de petites rues parallèles, par des volumes différenciés soulignant le changement de trame urbaine, la façade sur front de fleuve utilise de la pierre et de grandes ouvertures, tandis que les vo-lumes aux extrémités donnant sur les rues secondaires sont de maçonnerie.Aux points de jonction, autour desquels se déploient les masses, des retraits volumétriques servent à abriter balcons, loggias ou terrasses.Au rez-de-chaussée sur la rue de la Commune, quelques espaces commerciaux, bien marqués architecturalement par un retrait de la façade, des pans de verre et de pierres, et les entrées encore plus encastrées dans la masse.A souligner, il y a quelques années la proximité des services laissait à désirer aux abords; maintenant grâce à la revitalisation de la Cité du Multimédia, la rue McGill revit par une multitude de commerces et services où restaurants, épiceries et autres dépanneurs sont des lieux à fréquenter.Le Quai, c’est aussi et surtout la vision de l’architecte et urbaniste Aurèle Cardinal sur l’art de vivre en ville, dictée par l’urbanité; c’est la création d’espaces où l’on peut observer la ville et participer au rythme urbain par sa présence et ses activités.En fait, l’architecte est tellement convaincu qu’il habite ses projets, — il déménagera sous peu de la phase 2 à la 3 — de quoi mettre à l’épreuve le meilleur des concepts! LE DEVOIR, LES S A M EDI 3 ET DI M A X CUE 4 NOVEMBRE 2 0 01 E 2 SAMEDI BAZZO HABITATION Marie France B a z z o ?Psycho slogan 16 secondes.14 de trop pour devenir le titre d’un film de Manon Briand, 15 de trop pour faire bonne impression, mais pas assez pour mesurer le vide de la pensée qui triomphera (ou persistera) à l’Hôtel de Ville de Montréal ces quatre prochaines années.16 secondes: le temps que ça aura pris aux spin doctors et aux faiseurs d’image du candidat geraldtremblayala-mairie.com pour transformer un blanc d’un quart de minute en slogan léthal de fin de campagne."16 secondes pour y penser»: presque un titre de roman pour pré-ados à La Courte échelle; entre la récupération opportuniste et le cynisme, un symptôme de vide transformé en interpellation socio-affective de l’électeur.C’est en tous cas la première figure recensée de psychologisation du slogan au Québec.Car le slogan n’échappe pas aux grands courants.Ainsi, on aura connu avec «U Québec aux Québécois» l’ère primitive, directe et efficace.Le slogan gagne en complexité et profondeur lors de l’époque «construction identitaire» des années 70.Nés pour un p’tit pain, nous resterons fascinés par la multiplication, le nombre: »0n est six millions, faut s’parler», "On est 12012» (Hydro pré-crypto-dénationalisation).Mais pendant que les baby-boomers bégayent «SO-SO-SO-Solidarité»,en pensant «bikini et brosse à dents» et que l'Etat de droit se constitue, le slogan, lui, se transforme.Symptôme linguistique: en 30 ans, nous sommes passés d’un vocabulaire limité et simple à une langue de coton non-sexiste inclusive et interpellante au niveau du quelque part qui fait de la harangue politique un sport disparu.Exemple: «Désormais», lancé par Paul Sauvé en 1959, devient «A partir de maintenant» (Landry 2001), pur jus technoampoulé, lui-même miroir chic du rustique «À ce moment-ici» de l’impayable Jean C.Puis, avec les années 90, on assiste au triomphe de la formule institutionnelle, issue du clonage d’un bureaucrate sur un çomique ayant échoué «Jeux de mots 101» à l’École nationale de l’humour, üi quintessence du genre s’exprime dans le domaine du transport routier, et se nourrit de la mythologie des grands espaces et de notre goût maniaque de la protection: «Au Québec, on s'attache», «Réfléchir, c’est brillant» (des hordes d’intellos en colloque sur l’accotement de la 20?), et le suave «Attention à nos enfants, c'est peut-être le vôtre» (jusqu’où iront la garde partagée et la famille reconstituée?).Le slogan des années 2000 est enfant de la pop-psycho.Des années de lecture de «Bouillon de poulet dégraissé pour l’âme» et de «Cessez d’être gentil, soyez végétarien à temps partiel par le feng-shui» auront eu un impact certain jusque chez les stratèges politiques.Puisque «tout se joue avant 3 ans» et que «vous avez 11 secondes pour faire bonne impression», «Faites comme moi, prenez 16 secondes pour y penser», non seulement flatte l’ego intellectuel du citoyen, mais ça sonne Guy Corneau en masse: presque une recette pour sauver de la dépression un électorat multi-poqué sur un gros down.I^e slogan politique psychologisant est donc né avec la campagne qui se terminera demain.Peu importe le gagnant, on connaît déjà le résultat: quatre ans de thérapie pour les Montréalais.Un UEU OL LES MUS ÉPOUSENT LES ESPACES DONT LES ITILLSATEURS RÉ VENT.TEL EST L’AVANTAGE DU LOFT.DlRIONS-NOUS, POUR SIMPLIFIER, QUE CE NE SERAIT FINALEMENT QU’UNE BOITE QUI NE DEMANDERAIT QU’A ETRE HABITEE QUE NOUS AURIONS, SEMBLE-T-IL.tort.Regardons comment le découpage de l’espace est une activité aux possibilités mittiples.Pour en savoir plus Les concepteurs Le Groupe Cardinal Hardy est une firme spécialisée en amenagement et design urbain, etudes architecturales, architecture de paysage, architecture et développement de projets, le tout dans un concept intégré de planification de l’environnement.On leur doit plusieurs espaces publics à Montréal tels le Vieux-Port de Montreal et la Place Youville dans le Vieux-Montréal.Lauréats de nombreux prix et mentions, le Groupe travaille actuellement au développement de la Cité du Multimédia.Sur l’ensemble des projets du Quai de la Commune, ils ont travaillé de concert avec le développeur immobilier Prével depuis près de cinq ans pour mettre en valeur cette partie de la ville.Quelques faits sur les Quais de la Commune ¦ Situés au 555, rue de la Commune.¦ 77 unités réparties sur 9 étages ¦ Lofts de 900 à 2000 pi2, soit en moyenne de 1200 pi ¦ Les architectes: Le Groupe Cardinal Hardy ¦ Le promoteur: Prével, www.quai3.com ¦ Le système de contrôle de l’air ambiant se compose d’un échangeur d’air dans chaque loft, utilisant un réseau de distribution d'énergie thermique d’eau refroidie et un réseau d’eau chaude mis sur pied par le CN à la fin des années 1940, le CCUM, Climatisation et chauffage urbain de Montréal.Ce réseau utilise la source d'énergie disponible à moindre coût selon le moment d'utilisation, et dessert dans le centre-ville de nombreuses tours à bureau, et à proximité du Quai #3, la Cité du Multimédia.Les Quais en phase: Quai #1 1997-1998 Quai #2 1998-1999 Quai #3 2000-2001 Quai #4 2001-2002 Quai #5 en planification Condominium L’origine du mot anglais condominium vient du français «domaine» et du latin dominium, soit «propriété».L’équivalent français actuellement utilisé est «immeuble en copropriété».En Angleterre, il s’agissait à l’origine d'un domaine partagé entre deux nations ou plus, d’un «joint dominium».Par extension, au fil du temps, les Anglo-Saxons ont employé condominium dans le cas d’un lieu partagé entre au moins deux propriétaires.Au Québec on emploie condominium pour nommer le lieu, alors qu’en fait il est question d’un mode d’occupation ou d’une forme légale de propriété.r ¦ PHOTOS DENIS FARLEY Espace de vie chaleureux, l’élégant bloc cuisine cache adroitement le bloc sanitaire.La maison sur les quais Un #3 aux formes particulières MICHÈLE PICARD ne forme particulière d'îlot, et par conséquent de cet immeuble qu'est le #3 du Quai de la Commune, soit un parallélépipède augmenté des volumes latéraux, permet des formes d’habitation non orthogonales.Rappelons que la trame de Montréal amène presque invariablement des lots rectangulaires qui sont devenus la norme dans nos habitations traditionnelles.la structure interne (piliers de béton) permet de dégager l’ensemble des planchers et des parois et commande une utilisation maximale du sol sans obligation de murs permanents autres que, dans certains cas, les espaces sanitaires.Selon les différentes variantes, les appartements-lofts peuvent être modulés par des cloisons coulissantes suspendues, certaines avec du Le groupe D3 vous offre 4 sites exceptionnels à Montréal Condos ¦ Maisons de ville Le Domaine Georges-Étienne-Cartier À côté du parc Georges-Étienne-Cartier Près du centre-ville • Près du marché Atwater Stationnement intérieur Plafond de 9 pi • 2 balcons à partir de Terrase sur le toit disponible 109 900$ taxes en sus Planchers en lattes de bois • Centre-ville • Superbes maisons de ville 20 pi • A côté du parc et du canal Lachine • Garage double inclus à partir de Modèle de 2 et 3 étages 189 900s taxes en sus 3qe MM 1 Crédit de taxes municipales Les Cours du Marche inc.4400, rue Saint-Ambroise, Montréal (514) 935-6922 Place Ptewuf NOUVEAU PROJET Au coeur de Ahuntsic l • Studio • 1, 2 et 3 chambres • Planchers de bois • Garages disponibles • Ascenceur • Grands balcons BUREAU DES VENTES 880, rue Fleury Est, Montréal (514) 383-8535 à partir de 65 5005 • 40 lofts, garage en option, > ».au coeur du Quartier Latin [![!~ Emery j| | 1 • Construction en béton I " -* ¦[' • Studios et condos jusgu'à 3 000 pi car.• Bois franc • Plafond de 9 pi • Appartements avec terrasse .fj, * • À une rue de Saint-Denis, q5 90(É près des restaurants et du métro '«»•* •» *»•' • Système de sécurité à circuit fermé BUREAU DES VENTES 327, rue Emery, Montréal Stationnement pour visiteurs (514) 843-4017 www.d3habitations.com verre texturé, et ainsi créer des espaces à géométrie variable selon les désirs des occupants.Le cloisonnement est donc tributaire de l’utilisateur et des espaces à approprier, comme nous l’a démontré lors de la visite des lieux l’architecte Roch Cayouette, chargé de projet pour Cardinal Hardy.Én plus de ces plans verticaux à déplacer, certains de ces lofts sont dotés de volumes-pièces en podium élevé de deux pieds, profitant de la lumière dans cet espace surélevé qui l’isole légèrement des autres tout en contribuant à structurer le reste de l’ensemble.Ici, comme dans chaque unité, la fenestration couvre tous les murs extérieurs du plafond au plancher, tire le maximum de la clarté dépendant de l’orientation — un ou deux murs fenestrés — ou encore du fait que quelques unités soient traversantes.Pour accentuer l’effet «industriel» en accord avec le principe des espaces lofts dénudés, les matériaux utilisés à l’intérieur sont exposés, c’est-à-dire que plafonds et colonnes en béton, mécanismes et conduits d’aération sont laissés à l’état brut.Si les appartements-terrasse, les «penthouse» occupent évidemment le dernier étage, le 9r, on y accède par le 8e, libérant ainsi encore plus de cloisons ces appartements traversants.De plus, chaque résidant a accès au toit-terrasse où piscine et patio permettent une vision panoramique excep-tionnelle.Toutes les unités ont des vues imprenables et différentes sur la ville qui agissent tels des écrans, éléments du décor urbain, encadrant la ville, le Vieux-Port, les îles, les silos ou encore l’entrée du canal Lachine.Les appartements-lofts peuvent être modulés par des cloisons coulissantes suspendues, certaines avec du verre texturé, et ainsi créer des espaces à géométrie variable.HAUT GAMME MESURE Heures d’ouverture: Sam.et Dim.L'ALTERNATIF 2251, RUE Aird 287-0707 www.loft.ca Sam et Dim."L© St©“H©l©ll©" 1311 < 17h 446.RUE STE-HÉLÈNE Ou rendezvous 287-1262 www.apploft.com ™ mu a ¦ VOLUME ESPACE i LUMIÈRE Heures d'ouverture : Mar.au Ven.16h h 20h i Sam.ei Dim.J 12h @ 17h Un cadre de vie à VOTRE IMAGE vLe Un nombre limité de maisons de ville et de semi-détachées d'inspiration européenne à l'orée de la forêt de l’île des Sœurs • Un site exceptionnel dans un nouveau secteur de nie • Résidences comprenant trois chambres à coucher, un pratique loft, de ravissantes terrasses ou de spac ieuses cours amères A partir de 259 OOOS raiw» v«e, r nwi* *nir 1 notre -vicveau pavillon d*n ventes *>me 6 rentrer de tile des toun V) rtKT du Commette www.protnenf.com ,,«762-3450 Heures d’ouverture: lundi au vendredi HhOOJ Wh Samedi e» dimanche îl h 00 à 17h 00 % LE DEVOIR.LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE l NO V E M R R E 2 O o | K -?s; P A j A I | k FAlT DE L'AUDACE POUR SE PERMETTRE L'Ol-N-ERTU'RE d’une NOUVELLE BOLTKJl’E QUAND l’i NIVERS DU COMMERCE S'INSCRIT DANS UNE PERIODE D’«ECONOMlES».U.EAU 1 Al SSI DE 1 AUDACE I r* \ J J 1 lu P0,-R PRENDRE A SA CHARGE LE MILIEU DU DESIGN QUEBECOIS ET LE METTRE EN VITRINE.Il FAIT DE l'Al DACE POUR CROIRE QU'll VAIT LE COCT DE FAIRE LA PROMOTION DES BEAI X OBJETS.À U ** y V ' ?MOINS QU’IL NE S’AGISSE TOUT SIMPLEMENT DE FAIRE INTERFERENCE DANS L’ENVIRONNMENT QUOTIDIEN ?PLUSIEURS INTERFERENCES MEME.Interférences L’art de brouiller les pistes SYLVIE BERKOWICZ Rassembler pour mieux montrer c’est la mission de deux jeunes architectes-designers.Regine Lafata et René Luc Desjardins.qui, las de ne trouver nulle vitrine pour leur design et de façon générale pour le design québécois, ont décidé de se la donner eux-mêmes.Ds viennent d’ouvrir Les Interférences, petite boutique au charme provincial nichée dans une petite rue résidentielle en marge de Saint-Denis.On y trouve une sélection de meubles, d’accessoires pour la maison et de bijoux 100 % québécois.S’ajoutent à cette sélection quelques livres et disques bien choisis, le tout dans une atmosphère conviviale, un peu comme si les deux propriétaires nous recevaient dans leur salon.Créativité, recyclage, poésie ou humour sont les mots d’ordre, les points de ralliement de tous ces objets créés par une nouvelle génération de designers montréalais.Artisanat, art ou design peu importe, Les Interférences comme leur nom l’indique brouillent les pistes, décloisonnent les catégories dans lesquelles les institutions (et leurs fonds) veulent cantonner la créativité de tous ces artistes.Ici ne reste qu’une idée claire: celle de l’objet produit en petite série, fabriqué avec le soin de l’artisan et pensé avec l’esprit d’aujourd’hui.¦ LES INTERFÉRENCES 4933, rue de Grandpré, Montréal Collection de meubles «l’m a gambler/Compacité et dislocation» (Conseil des Arts et des Lettres du Québec) dislocation» (Conseil des Arts et des Lettres du Québec) Sapin contreplaqué + laque + mousse.Sur commande.—- Design Fridge I 1 Lampe chemise rotative (recyclage: grille de ventilateur, moteur et chemise 1970) 385 $ — Design Fridge :.v.?••J Lampe ^recyclage d’un cache pour bruleur à gaz et pied de présentoir) 260 S — Design Kesaco Portemanteau X-01 (profilé d'aluminium et balles de caoutchouc) 260 $ — Design Jean Couture HÏÏjTI® au Vieux Montréal L*> conceptions le» plus audacieuses les résidences les plus modernes 1m pureté du design ¦BiBIBiBlf-SD iTfl il 1rs détails prix HABITAS 1997 la conception prix dtxceUence en architecture l'élégance prix HABITAS 2000 V esprit prix Orange d’Heritage Montréal V; t«V;" > i';7iTvTTTTmBI spacieux toutes les surfaces de 1000 à 3000 pJ2 souples aménagement exclusif selon spécifications lumineux accès et corridors tout en verre avec vues è partir de 175 000$ U.inet.Mrrlïrmf'irfiiffi'IB bureau de vente, 347 rue Nfouvllle, Montréal 982 9991 tous les jours de 12h à I7h vendredi fermé www.projctsEUROPA.com ¦fe I l'HOTOS JACQUES 0RENIER I E DEVOIR Guéridon (lampadaire urbain sur pied de chaise 1970 et plateau en bois) 1300 $ — Design Kesaco innra inilHîVi • Cours de tous les niveaux • Labo N&B et Couleur • Photo numérique et traitement d'images • Location de studio et labo Protptclus grêlait rarsa Initiation à la CM E 1(01 If (il in liif>i- • nwiropunan Source d'avenir fi ¦¦ ?Bà z : t jîg n iü s pE if © n a 5 WW 99 X P P ¦ ¦ 9 wararü VENEZ VIVRI ft lofts le confort Lofts St-James MAINTENANT EN CONSTRUCTION V A partir de 95 900 $ de 700 à 3 ooo gardien de sécurité salle de réunion salle d’exercice terrasse sur le toit trois ascenseurs hauteur de plafond 10*6», grande fenestration I X l> I R I I NU pi.ca.i insonorisation supérieure i plancher en lattes de bois franc et tuiles de céramique i armoires en thermoplastique fini bois p foyer & air climatisé dans certaines unités www.lofts-st-james.ca SOI Oil Visitez notre unité modèle du mardi au vendredi de il h à 19 h, samedi et dimanche de 12 h à 17 h.Bureau de vente : 1461, rue Saint-Alexandre, coin Mayor • Téléphone : (514) 849-4444 DECOR DÉCORATION ET AMÉNAGEMENT CONSULTATION À DOMICILE Rideaux - Literie - Rembourrage - Accessoires 1272, ave.Bernard Ouest, Outremont Téléphone : 15141272-1212 LE DEVOIR, LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2 0 01 K 1 SANTE Carole Vallières ?Contagion Voilà ça y est, les rhumes et leurs cohortes de sinusites et bronchites sont de retour! La rumeur s’amplifie, la contagion aussi.Epidémie saisonnière.On dirait que ça va ensemble, la rumeur et la contagion.\jà peur et la contagion.Charbon.La maladie du charbon n’est pas une maladie contagieuse, la peur qu’elle engendre, si.* Dans son plan d’urgence, la direction de la Santé ’publique affirme que la perception du risque (lire la peur collective) peut engendrer une crise et avoir des conséquences économiques importantes.C’est dire si la Santé publique doit toujours tenir compte d’impératife politiques! Pensons à la méningite, par exemple: ici on vaccine massivement alors qu’en Colombie-Britannique, la vaccination est ciblée aux gens à risque.Pensons à l'anthrax, M.Rock empile les antibiotiques pour qui, au juste?Va-t-on se mettre à avaler notre capsule de Cipro au petit déjeuner parce qu’on a peur pour les Américains?Un peu de sucre en poudre avec ça?Les épidémies mortelles, historiquement, engendrent des paniques; les vieilles personnes pourront vous raconter la grippe espagnole.Notre épidémie est-elle actuellement psychologique?Car après la maladie du charbon, c’est la variole qui est la prochaine menace appréhendée des Américains.Notre prochaine peur collective.La variole.De la fièvre, des pustules rouges sur tout le corps.Un seul cas déclaré serait une urgence internationale, car la variole est disparue de la surface de la terre depuis 1977, première grande victoire de l’Organisation mondiale de la santé sur les maladies contagieuses et les milliers de morts qui en découlent à travers les aèdes.La variole est un virus.Le choléra et la peste, qui lui sont associés quand on parle de grandes épidémies historiques, sont des bactéries.D y a des antibiotiques contre les maladies bactériennes, il n’y a pas d’antiviraux efficaces contre les maladies virales: seule existe la vaccination, donc la prévention.Si vous êtes vaccinés contre la variole, les jeunes nés après 1971 ne le sont pas.Mais jpourquoi parkM-on d’épidémie de variole si la variole n'existe plus?D’abord, parce que des souches sont gardées dans deux laboratoires: à Atlanta, en Géorgie, aux USA et à Kosovo dans la région de Novossibirsk en Russie (et non à Moscou).ç’a un petit goût de guerre froide, USA-URSS.et on a en effet froid dans le dos quand on sait qu’un ancien dirigeant du programme russe d’armes biologiques (Ken Alibek) affirme que les Russes font des recherches pour I’utilisation de la variole DANS des bombes et des missiles.L’anthrax est connu pour être la cause de deux accidents biologiques en Russie.Si la Russie est du bon côté actuellement, la crise économique, la débandade de l’État ont pu depuis belle lurette laisser couler bien dps agents.biologiques.De plus, une douzaine d’Etats dits «hostiles aux démocraties occidentales» pourraient encore avoir des souches du virus à leur disposition.Alors on parle de bio-terrorisme.C’est déjà colorer rutilisation de ces armes vivantes.Comme elles sont difficiles à contrôler mais relativement faciles à produire, les experts estiment qu’elles sont des armes de pauvres, des armes de guerres d’usure et de terrorisme.Non pas qu’elles aient été négligées par les militaires (xx-identaux: le premier cas d’utilisation de la variole est attribué aux Britanniques, qui distribuaient aux autochtones américains des couvertures utilisées par des malades contagieux; c'était au dk-huitième siècle.Elevant l’ONU, preuves à l’appui, la Chine a affirmé que pendant la guerre de Corée dans les aimées 50, les Etats-Unis s’employaient à répandre la peste et le choléra.Rappelez-vous la guerre du Golfe, les attaques contre l'Irak: c’était aussi pour détruire leur présumé stock d’annes biolo giques.On pourrait continuer longtemps: les armes biologiques sont probablement aussi vieilles que l’humanité.Condamné au milieu des années 70 comme crime contre l’humanité, cet arsenal a pourtant continué d’être une arme de toutes les guerres.Ainsi donc, la peur de la guerre biologiqqe revient hanter les peuples.Il est vrai que les Etats-Unis vivent actuellement le plus grand défi pour la santé publique: faire face à un problème concret tangible, et un problème disons abstrait de l’ordre de la santé mentale: la nervosité, le climat d’insécurité, la peur.En bons voisins, nous nous sentons empathiques, préoccupés pour eux.Mais ne nous associons-nous pas trop à leur problème?Ne jouons-nous pas un peu trop à nous faire peur?Toute civilisation est le produit dime longue lutte contre la peur, écrit Jean Ifelumeau dans La Peur en Occident.Quel est le remède de civilisation pour la psychose que nous vivons?.Des messages de nos décideurs en santé publique aussi rassurants que celui des économistes qui ont juré que la récession est déjà sous contrôle?La présidente de l’Ordre des psychofogues, Rose-Marie Charest ajoute: «S'informer oui, mais pas de manière compulsive.Mettre ça en perspective en lisant autre chose, essayer de voir quelles sont mes craintes réelles, quelle est l'image que je me fais du danger qui me guette.En parler pour vé-rifier si ma peur est réaliste Con/hmter l’interprétation que je fais avec celle des autres.Augmenter les sources de plaisir, se détendre, ce serait le bon temps d’avoir des projets concrets, pour demeurer responsable de sa vie.» Doctor's order, diraient nos voisins.La prise de conscience d’un danger, d’accord, sans jamais perdre de vue la réalité.La réalité id et mainte nanti c'est que nos fantasmes sont contagieux.Si la prudence de nos déddeurs c’est d'imaginer te pire — parfois pour se sortir d'un faux pas politique, pourrait-on croire — de notre côté, relisons donc tranquillement La Mort blanche de Frank Herbert, l’histoire d'un virus comme arme contre.les fammes.¦ Le Québec et les maladies contagieuses; http://wwui msss.gouv.qc.ca/preventioncontrole/m aladie/fs_maladie.html ¦ Les services canadiens de renseignements et les armes biologiques: http://www.csisscrs.gc.ca/jra/miscdocs/200005J.html ¦ Tout sur la variole (en anglais): http://seercom.com/bluto/smattpox/ ?SAMEDI- BOUTIQUE Les splendeurs de l’automne s’offrent un dernier tour de piste, rivalisant de couleurs et d’odeurs.L'hiver prepare son entrée, DESSINANT EN SECRET SES PREMIERS FLOCONS COMME AUTANT DE FLEURS DELICATES.Le FOYER JUSQU'ALORS DELAISSE POUR LES DOUCEURS ESTIVALES, PREND DU GALON.Le HALL D'ENTREE SE PARE ALORS DES PLUS BEAUX ATOURS, PROMESSE D’UNE DEMEURE CHALEUREUSE.Gratte-botte amusant en forme de teckel.— Stacaro, 23 $.Jolis vestibules Discipline et fantaisie ANNE FILION automne venu, les journées qui fuient à une vitesse folle et le froid qui s’insinue traîtreusement redonnent au cocooning une séduction que la douceur de l’été avait négligemment chassée, la maisonnée se charge alors de couleurs chaudes, de tissus chatoyants et d’odeurs rassurantes, baumes apaisants sur les menottes glacées et les nez enrhumés.Petit coup sec sur le marteau de porte, coup d’œil attendri à la coquette plaque d’entrée.Au premier coup d’œil se déploie le hall d’entrée, promesse d’un domicile accueillant.Sous le pied, la fibre de coco freine l’élan.Le paillasson, grand besogneux, s’assure de faire la transition avec une douce fermeté.N’entre pas qui veut, mais celui qui est attendu est doublement bienvenu.Petit comme un mouchoir de poche ou outrageusement spacieux, le vestibule est un exergue révélateur des lieux qui en dit long sur ceux qu’ils abritent.Souvent surchargé, il gagne à être rigoureusement organisé.Chaque chose à sa place: les souliers bien rangés dans la garde-robe, les manteaux sagement pendus aux crochets et les clés toujours accrochées, à portée de main.Plus loin une console en bois ouvragé accueille l’appareil téléphonique et la correspondance des maîtres de maison, partagée entre (es missives enflammées et les factures à payer.A ses côtés, un porte-cannes raffiné en bambou se dresse, prêt à accueillir, sans distinction, ombrelles délicates et parapluies colorés.La clé d’un vestibule réside avant tout dans l’ordre.Une fois cette tâche herculéenne accomplie, rien n’empêche alors la fantaisie de prendre le pas sur la discipline.Il ne suffit plus que de s’éclater en choisissant des meubles personnalisés, des crochets originaux pour y disperser ses bibis les plus charmants et des accessoires aussi insolites qu'un antique tire-botte en fonte comme celui de nos aieux.?CARNET D’ADRESSES ARTHUR QUENTIN 3960, rue Saint-Denis, Montréal » (514) 843-7513 COMME LA VIE AVEC UN ACCENT 521, av.Laurier Ouest, Montréal * (514) 278-5421 LA MAISON D’ÉMILIE 1073, rue Laurier, Outremont » (514) 277-5151 Porte-cannes en bambou et ses cannes racées en bambou et en érable.—Arthur Quentin, 98 $, 57 $ et 89 S- Plaque d’adresse en tuiles de terre cuite et céramique.— Ramacieri design, sur commande à partir de 110 $.Miroir de bois teint avec petits crochets pour les clés.— La maison d’Emilie, 60 $.d Tapis d’entrée en solide fibre de coco.— Distribué par Accents de ville et disponible chez Comme la vie avec un accent, 29,99 $.PAR LE TROU DE LA SERRURE 21, av.Laurier Ouest, Montréal * (514) 272-2260 RAMACIERI DESIGN 815, rue Querbes, Outremont » (514) 2709192 STACARO 2035, rue Stanley, Montréal * (514) 287-9800 v Crochets intégrés à un cadre en bois franc naturel pouvant accueillir trois photos.— Comme la vie avec un accent, 109 $.Heurtoir stylisé en fonte d'acier moulé.— Par le trou de la serrure, 104 $.Mil " Table d'appoint Hampton en chêne teinté.— Stacaro, 699 $.i A t L t I) E V 0 I H .I- E S S A M E l> 1 3 ET IM M A X l H E 4 X It V E M HUE 2 0 0 I ) SAMEDI C’est rot ce qiï cette \teille chanson des Beach Boas est eatkaieuce d'innocence, d'insoi clance et de legérete.•Tell the ieachek we'ke cost si uns • Ot aïs.omsu ixac mssi AT PATRON.AT PSY.AT BANQUE R: LA BOLTIQTE EST FERMEE.ST1S PARTI SITUER.JCSIE DV PENSER, ON SE: SENT MIKTX.NON?HT TANT Ql A REVER.AUONs-A IX'NC IN i.RAND.1?N CAUEORNIE DT STD.MECQTE DES BEACH BIAIS.LE P.AcTFIQLT Y ETANT TROP CHAll) AT CiOtT DES REQTLNS?U N PET D’.AMBmON.VOYONS! CAP SI R HAW.AII, ET PI ES PRl >.Isl MEN 1 A O’MIT.I.AOT U si RE EST NE.BILE ROMERHAUS surf fait partie intégrante du mode de vie hawaiien.Les vestons-cravates n’ont ainsi qu’à traverser la Kalakaua Avenue pour s’ébrouer dans l’eau claire ou, pour les plus téméraires d’entre eux, aller he'enalu et glisser sur la vague.-r .#€ '«È Surfin, USA CAROLYN K PARENT ¦=S: ¦ ¦ m Y ,3-1 î CAKOLYNE PARENT e jour-là, à Waikiki, des admirateurs avaient paré de lei la statue de bronze de Duke Kahanamoku.C’est que Duke est toute une célébrité locale.Ce descendant de la royauté hawaiienne, ce médaillé d’or au 100 mètres nage libre (il participa à quatre Jeux olympiques entre 1912 et 1932) est le père du surf moderne, un sport que l’on semble apprendre ici au berceau et pratiquer illico après le bureau.Chose certaine, le surf fait partie intégrante du mode de vie hawaiien.Aussi, que trouve-t-on à l’ombre des tours à bureaux ul-tramodernes du centre de Honolulu, à hauteur de Kuhio Beach, tout à côté de la statue du médaillé vénéré?Une remise à planches! Les vestons-cravates n’ont ainsi qu'à traverser la Kalakaua Avenue pour aller he'enalu ou glisser sur la vague! Dans cette remise à ciel ouvert, des douzaines de planches multicolores en fibre de verre s’alignent telle une forêt de mâts en une variété de formats: longues et larges pour la glisse sur les vagues douces, étroites pour les très gros rouleaux, courtes pour une meilleure manœuvrabilité.Ah, si Duke et ses ancêtres voyaient ça, eux qui n’ont jamais eu que de lourdes planches de bois.De kapu à tabou A quand remonte la pratique du surf dans l’archipel?À belle lurette.Certaines sources parlent du XVe siècle.Chose certaine, le surf fut longtemps au cœur d’un ensemble d’activités sociales et rituelles qui débutaient par le choix de l’arbre duquel allait être sculptée la planche et se terminaient par les compétitions des ali’i, les nobles, prières et chants accompagnant le tout.On raconte que Kamehameha le Grand, qui conquit une à une toutes les îles de son royaume au XVIIL siècle, en était un fervent adepte.Les meilleures plages étaient d’ailleurs décrétées kapu (terme dérivé du mot tahitien tapu, dont est issu «tabou»), des plages donc interdites à la plèbe afin que les nobles puissent profiter en exclusivité des plus belles déferlantes.Au début du XIX' siècle, ce sont toutefois les planches elles-mêmes qui devinrent carrément kapu, gracieuseté des missionnaires protestants que tant de déhanchements pré-Prestley devaient littéralement affoler.Et c’en fut fait de la vague du surf.Jusqu’à ce que l’athlète olympique ressuscite la pratique de cette activité traditionnelle au début du XX' siècle et lui donne un nouvel essor en en perfectionnant les techniques.Folle chevauchée Si Duke Kahanamoku est entré dans la légende, c’est en fin de compte davantage grâce aux démonstrations de surf qu'il donna à travers le monde qu’à ses prouesses olympiques.Et quelles démonstrations: le dieu de la planche chevaucha un jour une déferlante de 35 pieds sur un mille et demi ! Gueule de star aidant, on fit de lui un ambassadeur de la culture hawaïenne et l’incarnation du Waikiki hédoniste des années 20.Hé, il dapsa même le hula avec la reine Elisabeth ! En homme de la mer, il demanda que ses cendres soient dispersées au large des côtes de Waikiki et à sa mort, en 1968,10 000 personnes assistèrent à la cérémonie.On ne se surprendra donc pas que sa statue soit régulièrement couverte de fleurs.Surf extrême L’hiver, alors que le Pacifique se déchaîne sur la côte nord d’O’ahu et qu’il n’est pas, mais pas du tout recommandé d’y faire trempette, les vrais mordus de surf, sportifs comme spectateurs, se donnent rendez-vous à l’Ali’i Beach Park d’Hale’iwa et à Sun-set Beach, près de Waimea Ici, pas de débutants, que d’incroyables «cow-boys» de la planche, qui se font remorquer par des moto-marines sur des vagues monstrueuses de plus de.12 mètres de haut! Des rouleaux qui se déroulent aussi sur 11 kilomètres de long entre Hale’iwa et Sunset Beach! Tiens, mais qu’est-ce qu’il hurle, celui-là, entre deux acrobaties?Ma foi, je crois bien entendre, oui, je crois bien qu’il crie: «Help me, Rhonda, help me, help me, Rhonda!».ja*.Bien plus qu'un fauteuil.un style de vie, un confort incomparable.:v Boutique Tout pour le Dos .UJJ vênsuncIttOÊhrt! 1 Henri-Bonrassa Est coin Bout St-Laurent ?S hom-bourassa 514-383-1582 1-800-288-1582 wwwroutpourtedœcom Stationnement privé ¦¦¦•¦¦¦MMHHVMHMMIHMaNNMi Pour en savoir plus t AKOl.YNi: PARI N I h r Fa ¦ Vacances Air Canada propose, en novembre, un forfait d’une semaine à Waikiki, à l’hôtel Outrigger East, cote «modéré» et bien apprécié, dit-on, à 1559 $, avec possibilité de nuitées additionnelles à 79 $ chacune, par personne.1 lé-part de Montréal, via Toronto.¦ On peut aussi trouver à se loger dans des B&B, notamment à Kailua, vis-à-vis Honolulu, mais sur la côte sud-est d’O’ahu.Comme cette localité tranquille ne compte pas un seul hôtel même si Lanikai Beach est l’une des plus belles de l’île, on n’a d’autre choix que d'aller dormir chez «ma tante Mary D e»! ¦ Ancien marécage qu'un canal permit d’assécher, Waikiki doit sa réputation à cinq kilomètres — achalandés — de sable doré et à un palace, le Royal Hawaiian Hotel, construit en 1927 sur l’emplacement d’une ancienne résidence royale.On ne peut le rater, il est tout rose, et de son bar-terrasse, on est aux premières loges pour regarder les surfers à l’heure du 5 à 7.¦ Du 12 novembre au 21 décembre prochain aura lieu sur la côte nord d’O’ahu le Vans Triple Crown of Surfing, tout un spectacle! Ix* G-Shock Hawaiian Pro se tiendra au Ali’i Beach Park d’Hale’iwa du 12 au 24 novembre.Ix1 Rip Curl Cup, qui décidera du champion mondial, se déroulera à Sunset Beach du 26 novembre au 7 décembre.la 31' édition du Pipeline Master aura lieu au Banzai Pipeline, du 8 au 21 décembre.«Pipeline» fait référence à la forme des vagues qui, en se brisant sur un récif, forment un énorme tube que seule une poignée d’intrépides tentent de chevaucher.Le meilleur endroit pour voir cette compétition est le Ehukai Beach Park.¦ Fief des boys pendant des années, l'univers du surf s’ouvre aux femmes.En tous cas, l’école Surf Diva, créée à Ixi Jolla, en banlieue de San Diego, il y a cinq ans par et pour des femmes, y veille.¦ Exigeant, le surf?Une heure de planche équivaut à quelque 200 push-up! Aussi, le principal prérequis de la discipline est de pouvoir nager un minimum de 200 mètres sans être à bout de souffle.¦ De la même façon que certains de nos musées exposent nos reliques agricoles, le Hawaii Maritime Center (Pier 7, Honolulu Harbor) donne à voir une collection d'anciennes planches de surf! ¦ Un bouquin dans lequel il est agréable de «surfer» de section en section est le Guide Voir Hawaii, chez libre Expression.¦ Pour plus d’infos: www.gohawaii.com, www.bnbweb.com/Locations/Hawaii/Oahu/kailua, www.surfart.com, www.surfdiva.corn.IAL DIVAN-LIT jusqu’au 10 novembre IHV i ! t jék’9- Af NOUVEAUTÉ divan-lit double 70" prix réduit 1 800$ divan-lit simple - 180 cm ouvert 206cm - prix réduit 2 500$ et plus -modèle en montre esc.- 40% prix réduit : 1 824$ ACTUELS 06PUIS 1984 514 335.07D5 Sur rendez-vous, merci ! 12435 Joseph-Édouard-Samson Montréal r LE I) E V 0 I K .LES SAMEDI 3 ET DIMANCHE 4 NOVEMBRE 2 0 01 E (î SAMEDI SAVEURS •Les mahuis et les jeudis, ça eerait-y ton bonheur ?» Les mots de la chanson en tête, a entendre Vigneal lt parler de cuisine, il semblerait que •oui, ça FERAIT MON BONHEUR’.À TOUT CE QUI NOUS A ÉTÉ RACONTÉ DE IA CÔTE NORD, IL MANQUAIT, PARAÎT-IL, UN VOLET.La NOURRITURE Y COMPTAIT POUR BEAUCOUP.POMMES DE TERRE AUX ROBES MULTIPLES, PRODUITS DE IA MAREE, IL N'Y MANQUERA BIENTÔT QU’UN HYDROMEL A CONNAÎTRE.Et IA ENCORE, QUEL EST CE WHISKY DONT ON PARLE, UN PUR MALT DEGUISE EN «BAGOSSE»?L’autre fou gourmand ! JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le poète gourmand a le respect de la table.Chez moi, précise-t-il, lorsque l’on mange, c’est sacré.On ne répond pas au téléphone et on laisse au temps le temps de faire les choses.4*^ 4 •À cette époque, dans notre famille, on se croyait pauvre! Mais au fond, nous étions riches et ne le savions pas.C'était l'abondance.’ — Gilles Vigneault es amis proches de lui, m’avaient ainsi dit • Vigneault possède un sérieux coup de fourchette et a un faible pour les bordeaux, particulièrement les pomerol.» En fait, ils avaient omis de me dire que le poète chantant est aussi un gourmet gourmand.Je me souviens, Natashquan En écoutant Vigneault me raconter Natashquan et son enfance chargée d’odeurs, je partais dans un rêve fra n t 1m d s tr^ Philippe résistantes Mo lié qui avaient * * * * peine à rou- gir.Caillou Lapierre venait de faire boucherie et l’on s’attardait au boudin fumant qui sortait de la marmite.C’était la vie des grands jours, celle de Natashquan où la vie avait un sens.Les jardins de curés «Tout comme des jardins de curés, les propriétaires entouraient leurs potagers de clôtures en bois cordé.On avait, raconte Vigneault, la subsistance qui nous aidait ainsi à passer l'hiver.Nous gardions dans nos caves jusqu'à quatre sortes de pommes de terre, en plus des légumes servant aux bouillis.Nous les conservions dans la terre ou dans le sable.A cette époque, dit-il, nous étions riches et nous ne le savions pas.Quelques vaches et animaux domestiqués suffisaient largement à donner la crème et le beurre, ou le lait qui, les jours d’orages, devenait du caillé, lorsque mon père revenait de la pêche, une variété de poissons s’offrait à nous, c’était l’abondance.Imaginez-vous donc, précise Vigneault, on ne mangeait ni le crabe, ni les moules, et encore moins l'encornet [le poisson du diable], parce qu’il rejetait de l’encre noire.» L’avion est arrivé «Deux fois par année, ma mère commandait au magasin général, un sac de farine pour le pain et deux sacs de sucre qui permettaient à mon père de faire son whisky blanc.Il distillait sa gnôle, comme on le ferait pour le rhum.Je me rappelle aussi, dit-il, rentrer dans la maison et sentir bon la “qjod” [espèce de bouillabaisse faite a partir de morue] sur laquelle flottaient des morceaux de pâte ressemblant aux grands-pères.» Quelque temps plus tard, l’avion est arrivé, celui qui jadis se posait sur le lac décida un beau jour qu’il lui fallait une piste.Dès lors, la vie changea.Il fallut, selon l’ordre, parquer les animaux pour ne point déranger.Petit à petit les animaux furent abattus pour laisser place au progrès.Désormais, il fallait passer par Québec ou Rimouski pour avoir de la viande.«Et puis, dit-il,/e me souviens encore, battant pavillon, les filets de morue salée séchant à tous vents dans l’attente du tonneau.On les conservait ainsi, empilés en sardines durant la saison froide.» Mon pays c’est l’hiver.Le poète zen «J’ai un regret, cependant, précise Vigneault, c’est de n’avoir point appris les principes japonais de la cuisine du même nom.Imaginez-vous à Natashquan et, sachant cela, les sushis que j’aurais pu faire.» Le poète gourmand a le respect de la table.«Chez moi, précise-t-il, lorsque l’on mange, c’est sacré.On ne répond pas au téléphone et on laisse au temps le temps de faire les choses.» Dans son jardin japonais, construit de ses mains, entre les ronds de sable et les rochers sacrés, Vigneault pense au lac et aux petits poissons, ceux des Deux-Montagnes.Merci Monsieur Vigneault! Le spectacle de Gilles Vigneault est en prolongation les 10 et 11 novembre au Théâtre Corona.J’AI TESTÉ POUR VOUS MARGARINE Nuvel nMsr"" Canola Biologiquement vôtre De plus en plus en demande, les produits biologiques ne peuvent satisfaire le marché actuel.Assurez-vous, cependant, qu’ils disposent d’une certification sérieuse de garantie afin de ne pas payer un poulet au prix du caviar.¦ Viandes Saint-Vincent, Marché Atwater, étal 12, (514) 9374269 BIBLIOSCOPIE À LA TABLE DE VERDI Eva Gesine Baur et Isolde Ohlbaum Editions du Chêne Même si elle contient 40 % de plus de vitamine E que la compétition, quelle reste molle et tartinable par moins 10 degrés, elle est constituée, entre autres, de 70 % de canola et de 16 % d'eau.La margarine, tout en étant recommandable, surtout pour le portefeuille, n’aura jamais la qualité gustative du beurre ou de l’huile d’olive.Cependant, il faut bien l’admettre, le contenant de plastique peut servir à bien d’autres choses.¦ Margarine Nuvel, 800 g, 4,89 $ GASTROSCOPIE Hôtel de bon goût dans le Vieux-Montréal Un nouvel hôtel vient de voir le jour dans un très bel édifice du Second empire, et nous donne l'envie du siècle passé.Dans un environnement feutré, de grande qualité, 59 chambres, 14 suites et deux salles de conférence peuvent accueillir une clientèle qui recherche le style d’une époque envolée.¦ Demeure Hôtel XIXe siècle, 262, rue St-Jacques Ouest, Montréal, (514) 985-0019 Salon de la gastronomie Ce salon se déroulera, une fois de plus, à la Place Bonaventure du jeudi 8 novembre au dimanche 12 novembre.Ouvert au public.Le citron a bien meilleur goût Coca-Cola fête les 20 ans de Coke diète en présentant un produit aromatisé d'une «saveur tendance», le citron.11 ne faudrait pas refaire le coup du Cherry Coke.Seules les Éditions du Chêne peuvent faire des livres d’une telle beauté et d’une telle qualité iconographique.Dans celui-ci, présentant des textes très bien documentés de Giuseppe Verdi et agrémenté de photos d’archives, on vous ouvre les portes de sa maison et on vous invite à sa table, dans sa cuisine.Laissez-vous tenter par quelques-unes des 57 recettes recensées dans le livre, telles que le risotto d’asperges ou la polenta Condita.Un livre d’odeurs et de plaisirs.La recette de la semaine U.«à**- Civet de lapin lentement mijoté à la Gilles Vigneault En écoutant parler Gilles Vigneault, j’aurais aimé lui offrir la même recette que sa mère lui faisait avec de la viande de bois, le lièvre.Comme dans une fable de La Fontaine, le lièvre est devenu lapin et pour un civet, rien ne sert de courir, il doit mijoter.Pour 4 personnes 1 lapin de 1,5 kg (3 Ibs) 2 poireaux nettoyés et coupés 50 g (1,5 oz) de lard salé en dés 1 oignon coupé en morceaux 3 gousses d’ail écrasées 1 tomate bien mûre 2 carottes épluchées et coupées en rondelles 500 ml (2 tasses) de vin rouge 11 (4 tasses) de bouillon de volaille 1 bouquet garni 100 g (3 oz) de foie de volaille 30 ml (2 c.à soupe) d’huile d’olive 30 ml (2 c.à soupe) de beurre Sel et poivre au goût Blanchir le lard salé à l'eau bouillante durant 5 à 6 minutes, puis égoutter.Découper le lapin en 8 morceaux puis.dans un faitout en fonte, faire chauffer le beurre et l'huile en même temps et faire revenir les morceaux de lapin durant 3 à 4 minutes.Assaisonner, puis ajouter successivement les légumes, le lard salé et le bouquet garni, puis verser le vin rouge et le bouillon.Laisser cuire au four, à 325 QF à découvert durant 1 heure.Rectifier l'assaisonnement et ajouter les foies de volaille, puis cuire encore durant 20 minutes.Retirer les foies et passer au robot avec 1/2 tasse de jus de cuisson.Reverser le tout dans le faitout et porter à ébullition sur le feu.Servir dans de larges assiettes creuses avec des spâtzles ou des nouilles.¦ Note: on peut, si on le souhaite, ajouter des champignons.Tout baigne dans l’huile RUPE DEL BIANCOSPINO Huile d’olive extravierge, Format 750 ml Provenance: Italie, région du Chianti Prix: 18,99 $, achetée à l’épicerie la Grande Europe de Boucherville Date d’expiration en août 2002.Huile non filtrée en bouteille teintée.¦ Couleur: huile trouble (volontairement) couleur verte et reflets jaunes.¦ Odeur: bonne odeur de fruits qui, cependant, disparaît très vite.Pas de défauts apparents.¦ Goût: huile épaisse en bouche.Mélange d’olives vertes et d’olives noires qui amènent une légère touche d’acidité et d’amertume.Goût de poivre et de foin coupé en finale.¦ Mon appréciation: prévoir consommer cette huile avant la fin de 2001.Bonne pour des grillades, avec des soupes épaisses ou encore des pâtes.Mon appréciation: èi CLASSEMENT DES BOUTEILLES huile correcte, sans spécificité n belle huile, au goût très fin èèè huile de qualité, avec spécificité huile d’exception, très fine Salon du livre novembre Montréal ¦Ï’ÏE t 4
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