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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 2001-10-22, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LE L IND I •> ?> O 1 T O H K K 2 O O I A 8 LE DEVOIR ACTUALITES EN BREF Vaccin contre la variole Ottawa (PC) — Le ministre canadien de la Santé, Allan Rock, a fait savoir hier qu'en plus de se procurer des antibiotiques permettant de combattre une éventuelle attaque à l'anthrax, le Canada compte augmenter ses réserves de vaccin contre la variole.Le gouvernement fédéral a déjà accumulé environ 380 000 doses de vaccin antivariolique, lesquelles, diluées, pourraient permettre de soigner environ trois millions de personnes, a indique le ministre en entrevue, hier, au réseau CTV.Les Etats-Unis disposent présentement de 15,4 millions de doses du vaccin et ont annoncé la semaine dernière qu'ils dépenseraient 500 millions pour faire l’acquisition de 300 millions de doses supplémentaires, soit suffisamment pour protéger chaque citoyen des Etats-Unis.GRÂCE SUITE DE LA PAGE l Qui dit festival, dit lauriers en fin de course.C’est le troublant L’Emploi du temps du Français Laurent Can-tet (à qui on devait déjà Ressources humaines) qui récolta la Louve d’or du meilleur film.Cette œuvre lancinante (inspirée d’un fait divers), évoquant la double vie d’un imposteur, était portée par la performance remarquable d’Aurélien Recoing qui vint récolter le prix.La rigueur de la mise en scène, l’acuité du scénario et la force de l’interprétation furent louées par le jury.Autre grand gagnant de la fête: Atanarjuat, l’homme rapide de Zacharias Kunuk reparti avec le prix spécial du jury en plus de celui du public décerné au film le plus populaire.Qualifié par le jury de «fresque quotidienne et légendaire, véritable àiant du monde et suspense surprenant», servi par un souffle et des images magiques, Atanarjuat est le premier long métrage inuit de l’histoire et avait déjà récolté la Caméra d’or au dernier Festival de Cannes.Film événement du FCMM en vertu avant tout du contexte politique, Kandahar de l’Iranien Mohsen Makhmalbaf, évoquant l’enfer des talibans, valut à Nelofer Pazira — une non-professionnelle qui incarnait son propre rôle à l’écran — le prix d’interprétation.Cette journaliste canadienne d’origine afghane s’était multipliée sur les tribunes du festival pour parler avec éloquence des problèmes de son pays.«Les images sont très importantes, a-t-elle précisé en recueillant son prix.Il n’y a pas de films en Afghanistan, pas de télés non plus.Les gens ne peuvent conserver d’images de leur propre mariage ou d’eux-mêmes.» A ses yeux, une œuvre comme celle-ci gagne une vraie portée symbolique en témoignant d’un univers privé de son reflet Précisons que Kandahar comme Atanarjuat prennent l’affiche aujourd’hui à Ex-Centris.Le film inuit n’a pourtant pas trouvé de distributeur au Québec de son côté.Le statut «art et essai» de la salle Parallèle _ lui permet de le projeter tout de même, ce qui est une grande chance pour le public de Montréal.Autre palme du festival: celle du meilleur scénario à Platform du Chinois Zhan Tai.Cette histoire d’une troupe itinérante de saltimbanques fut célébrée par le jury «pour la vision si juste et inhabituelle de la société chinoise en proie à des transformations brutales».Versant documentaire, deux joueurs ont obtenu le prix ex-æquo: I Loved You.(Three Romances) triptyque sur des histoires d’amour du Russe Victor Kossakovsky et Missing Allen de l’Allemand Christian Bauer, enquête sur une disparition aux Etats-Unis en relation avec l’univers des sectes.Quant au prix du court et moyen métrage, il fut décerné à The Diver du Finlandais Pv Lehtinen, hommage aux gestes du plongeon.Katherine Jerkovic a récolté le prix de la meilleure présentation de scénario court métrage SODEC pour Lili raconte toujours des histoires.La palme de la création numérique est allée au Conte du monde flottant d’Alain Escalle, celle de la performance Télé-Québec à Symphonie n °2 pour imprimantes matricielles du groupe The User et le prix Cyberprojets Fonds Bell à Pick-up Sticks de Claude Paré.La 31e édition du FCMM se déroulera du 10 au 20 octobre 2002.Espérons qu’elle sera aussi réussie que celle-ci.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Es sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du hindi au samedi par 1^ Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue De Bleury.P' etage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard IndustrieLSaint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir U Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Pour le ministre travailliste sans portefeuille Ra-! naan Cohen, «reconquérir des territoires sous contrôle palestinien mène à la guerre».«Si cela continue, il n 'y a plus de place pour le parti travailliste dans l'actuel gouvernement», a prévenu M.Cohen.Le Parti travailliste, qui compte 24 sièges sur 120 à la Knesset (Parlement) détient plusieurs portefeuilles de première importance comme les Affaires étrangères, la Défense, ou le Commerce et l’Industrie, et est le principal partenaire du Likoud dans le gouvernement d’union nationale, entré en fonctions début mars.Hier matin, le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer, considéré comme un «faucon» au sein de son parti, avait indiqué que le ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, principal ministre travailliste, avait exprimé des réticences devant l’ampleur des incursions israéliennes en zone palestinienne autonome.Shimon Peres a cependant laissé entendre hier soir qu’il n’avait aucunement l'intention de quitter le gouvernement du fait des divergences apparues sur l’ampleur des incursions israéliennes, a rapporté la télévision publique israélienne.«Vous me demandez tous les jours de vous annoncer que je mis quitter le gouvernement.J’y défends [au sein du gouvemejnent] ce qui me semble être les intérêts supérieurs de l'Etat d’Israël», a déclaré le chef de la diplomatie israélienne depuis New York, où il est arrivé hier afin de rencontrer le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan.M.Peres s’est refusé de répondre à une question de la télévision qui lui demandait s’il avait été surpris, comme l'ont rapporté les médias, par l’ampleur des opérations en cours.«Je ne répondrai pas à cette question qui touche à des opérations militaires en cours», a dit M.Peres.«Tsahal [l’armée israélienne] n’a pas l’intention de rester pour toujours dans les territoires [palestiniens réoccupés]» a souligné M.Peres.«Tsahal se retirera quand les objectifs de l’opération auront été atteints.Ces objectifs sont: amener [le président palestinien Yasser] Arafat à passer des paroles ISRAEL aux actes, et mettre la main sur Us principaux fauteurs de troubles [palestiniens]*, a dit M.Peres.Il a par ailleurs indique que l’un des objectifs de su visite aux Etats-Unis était «d'exiger des États-Unis d'exercer des pressions sur Yasser Arafat pour qu il passe du domaine des paroles à celui des actes».Powell interrient M.Peres doit rencontrer demain à Washington le secretaire d’Etat américain Colin Powell.Ce dernier s'est entretenu hier par telephone avec les princi paux acteurs du processus de paix au lYoche-Orient depuis le Forum de l’APEC de Shanghai.le premier mimstre israélien Ariel Sharon lui aurait assuré qu’il retirerait l’armée israélienne des zones palestiniennes où elle est entrée.M.Powell, qui s’exprimait sur la chaîne de télévision CNN.a déclaré avoir téléphoné hier matin à M.Sharon qui l’a assuré «qu ’il n ’avait pas pour projet de rester dans ces zones» sous contrôle palestinien.«J’espère qu'ils vont finir ce qu'ils ont fait, se retirer d'eux-mêmes aussi vite qu’ils le peuvent de manière à ce que nous puissions revenir à un processus qui je l'espère conduira à un cessez-le-feu», a déclaré le chef de la diplomatie américaine.Israël a lancé l’offensive des dernier jours en représailles à l’assassinat, le 17 octobre, de son ministre du Tourisme Rehavam Zeevi, chef d'un parti d’extrême droite, revendiqué par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche radicale laïque).Le FPLP a affirmé vouloir venger son chef Abou Ali Moustapha, assassiné en août par l’armée israélienne.Selon la radio publique, les services de sécu rité israéliens estiment que le successeur d’Abou Ali Moustapha, Ahmad Saadat, et le chef de la branche armée du FPLP à Ramallah Ayed Abou Oulma ont commandité le meurfre.Le gouvernement israélien a exigé l’extradition des assassins de Rehavam Zeevi, sous peine de représailles.Le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer a cependant assuré qu’lsraël n’avait pas l’intention de provoquer «l’effondrement de l’Autorité palestinienne» ou la chute de son président Yasser Arafat.lit branche armée du FPLP est déclarée «hors la loi» l'Autorité palestinienne s'est engagée à arrêter les responsables, mais a exclu leur extradition.Elle a d’autre part déclaré hier «hors la loi» la branche armée du Front populaire de liberation de la Palestine (FP1P.gauche radicale laïque), qui a revendiqué l'assassinat mercredi du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi.Dans un communiqué publié à Gaza, le Haut Conseil de sécurité nationale palestinien déclare «hors la loi tout groupe ayant agi au nom du martyr Abou Ali Moustapha en se livrant à des actions suspectes qui ont nui à l'intérêt suprême de notre peuple et donne l'occasion à Israël de renforcer sa répression contre notre peuple».Le Haut Conseil de sécurité nationale, qui regroupe les chefs des différents services de sécurité pales tiniens, s’est reuni à Gaza autour du président palestinien Yasser Arafat.Dans son communiqué, le Haut Conseil déplore que «res actions suspectes aient donné le prétexte à la partie israélienne pour renforcer son escalade et mettre en exécution ses plans agressifs contre nos villes, villages et camps de réfugies».M.Arafat a d’autre part demandé l’intervention du président américain George W.Bush et pressé le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan de convoquer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.L'Union européenne, qui a appelé Israël à se retirer des secteurs sous contrôle total palestinien, va dépêcher à pudir d'aujourd’hui son Haut Représentant pour la politique extérieure Javier Solatia au Proche-Orient.U" Qatar, qui préside l'Organisation de la Conférence islamique (OCI, 57 membres), a également appelé à une réunion du Conseil de sécurité.Le pape Jean-Paul II a condamné les violences, en particulier à Bethléem.«La guerre et la mort sont arrivées même sur la place de la basilique de la Nativité», a déploré le souverain pontife à la fin de la messe dominicale.Sur les ondes du réseau américain ABC, le chef d’état-major interarmées américain, le général Richard Myers, a affirmé que les bombardements avaient touché des camps d’entraînement des talibans et du réseau Al-Qaïda.«Ils ne pourront pas s’entraîner dans un avenir proche en Afghanistan», a soutenu le haut gradé.Les talibans soutiennent avoir abattu un hélicoptère Blackhawk vendredi dans la montagne de Baba Sahid, à l’ouest de Kandahar.Ils affirment aussi avoir tué entre 20 et 25 commandos américains.Ces informations ont été farouchement démenties par le général Myers.«Je pense que les talibans attendent des bonnes nouvelles ces jours-ci.C’est inexact», a-t-il expliqué.Jusqu’ici, les Etats-Unis ne reconnaissent que deux victimes dans leurs rangs, les membres de l’équipage d’un hélicoptère qui s’est écrasé au Pakistan.Selon la version américaine, l’hélicoptère ne faisait pas partie d’une mission nocturne.L’appareil aurait été déstabilisé par un nuage de poussière en se posant «Je pense que les Américains comprennent [.] qu 'il y aura des moments de sacrifice», a déclaré samedi à Shanghai le président américain.George W.Bush, en faisant allusion aux deux soldats tués.Un responsable taliban de Mazar-é Charif a affirmé hier que les combattants islamistes avaient résisté à une offensive de l’Alliance du Nord.Les combats auraient fait 200 morts dans les rangs de l’opposition au cours des derniers jours.A la suite d’un conseil extraordinaire, le chef spirituel des talibans, le mollah Mohammad Omar, a précisé que son gouvernement distribuerait de nouvelles armes dans ses rangs pour mieux se défendre contre les raids américains au sol.Les combattants talibans recevront des mitrailleuses lourdes, des lance-roquettes et des canons mobiles anti-aériens.Selon les talibans, les deux semaines de bombardements américains ont fait 900 victimes civiles.Ce chiffre a été qualifié de «vœux pieux» par le général Myers.Il a également affirmé que les forces américaines tenteraient de capturer Oussama ben Laden vivant mais que, si celui-ci se défend, «les balles siffleront».Le généra] Myers a rappelé hier que la guerre en Afghanistan n’était qu’une infime portion d’une campagne de longue haleine contre le terrorisme et les POWELL armes de destruction massive.Il a cependant refusé de confirmer si l’armée américaine avait établi des cibles en Irak.Les responsables talibans ont par ailleurs déclaré avoir exécuté cinq hommes à Mazar-é Charif (au nord du pays) pour sabotage et pour espionnage avec les Etats-Unis.De son côté, l’Alliance du Nord a annoncé la défection de 500 combattants talibans.D’autre part, les réfugiés afghans continuent de se presser à la frontière pakistanaise.Ils seraient entre 10 000 et 15 000 et des gardes-frontières pakistanais ont ouvert le feu hier sur des centaines d’Afghans voulant quitter leur pays.les coups de feu ont forcé les réfugiés à reculer.Un enfant a été légèrement blessé.Dans la nuit de vendredi à samedi, quatre avions-cargo américains ont largué plus de 68 ()(X) colis de nourriture dans le nord de l’Afghanistan, Jusqu’à maintenant, quelque 643 000 rations ont été envoyées dans le pays par l’entremise de cette opération «alimentaire», parallèle à l’intervention militaire.Avec l’Agence-France-Dresse, libération, Associated Press et Reuters Le Canada serait prêt à envoyer des Casques bleus en Afghanistan, dit Chrétien NAH LAH AYED PRESSE CANADIENNE Shanghai — Le rôle du Canada dans la lutte contre le terrorisme en Afghanistan pourrait s'étendre à l’envoi de Casques bleus dans le pays, une fois que les talibans auront été délogés, a affirmé hier le premier ministre Jean Chrétien.M.Chrétien a fait ces commentaires à Iq lumière de la décision sans précédent des chefs d’Etat de la région AsiePacifique de dénoncer unanirpement les attentats terroristes du 11 septembre aux Etats-Unis.Faisant écho à des déclarations d’autres chefs d’Etat présents à Shanghai pour le sommet du Forum de la Coopération économique Asie-Pacifique, Jean Chrétien a soutenu que l’ONU devra avoir son mot à dire en Afghanistan si les frappes militaires américaines en venaient à faire capituler le gouvernement des talibans.M.Chrétien a déclaré que le Canada serait enclin à prêter main forte aux Nations unies lorsque les talibans auront été délogés.«S’ily a une proposition pour l’envoi de Casques bleus, peut-être que nous aurons un rôle à jouer — parce que nous avons tendance à être invités lors des opérations de maintien de la paix», a-t-il affirmé.«Mais nous n’en sommes pas encore là, a-t-il ajouté.Il doit y avoir un nouveau gouvernement là-bas, et à a* ^ REUTERS Le premier ministre Jean Chrétien et le président américain George Bush, à l’issue du sommet de l’APEC, à Shangai, hier.mon avis, ce gouvernement devra être installé par les bons offices des Nations unies.» lœs forces militaires canadiennes sont sur le ixjirit de contribuer directement aux frappes contre l’Af-ghanisfan, qui ont jusqu’à maintenant été menées par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.APEC SUITE DE LA PAGE 1 Les débuts des travaux avaient suscité l’espoir d’un changement d’attitude collective, et d’un dépassement des différences culturelles et de développement, pour ce forum des riverains du Pacifique — plus d’action, moins de discours faire-valoir.Après ses rencontres en aparté, Bush se targuait d’avoir obtenu accord et soutien de tout le monde.Mais, bientôt, il devenait clair que ce soutien n’était nullement massif ni inconditionnel: le communiqué final condamnait le terrorisme dans le monde (sans le nommer), mais ne soutenait pas l'action militaire en Afghanistan (devant le refus de l’Indonésie et de la Malaisie musulmane, voire de Singapour anti-Etats-Unis).De la même façon, les mentions portant sur la lutte contre le blanchiment d’argent (instrument du terrorisme) et la protection de l’approvisionnement du pétrole sont restées vagues.Russes et Chinois ont soutenu l’action militaire des États-Unis, mais en insistant pour qu’elle s’achève vite.Enfin, ce soutien a eu son prix: Taiwan fat contraint par la Chine de quitter le sommet pour des raisons de procédures, incitant son président Chen Shui-bian à dénoncer le «viol du droit de Taiwan à participer à l’APEC»-.Washington, comme tous les autres membres laissa faire! Le stress de la sécurité Une autre caractéristique de ce sommet fut le stress permanent de la sécurité.Dès vendredi, il était question de «couper court»: de fait, la plénière débutait le samedi à 15h20, perdant une matinée de débats.Il était question de onze intégristes de l’organisation Al-Qaïda en cavale en Chipe depuis quelques semaines sans laisser de trace.A Shanghai, 60 000 policiers étaient déployés dans les rues et, même dans Pékin, des blocs entiers, autour des ambassades, étaient fermés à tout passage — barrière, soldats casqués et armés, chevaux de frise, comme pour une vraie guerre! Et pour la Chine?Un succès personnel de Jiang! Au plan interne chinois, ce sommet est celui de Jiang Zemin, seul poids lourd du Parti parmi ses hôtes, en l’absence remarquée de Zhu Rongji.Consécration non dénuée de risque: ce sommet enregistre le déclin du «club de Shanghai», pacte de sécurité entre la Chine, la Russie et les cinq pays d’Asie centrale.Avec l’Ouzbékistan ouvert à l’armée américaine et le Pakistan coopérant avec l’alliance, ce sont des décennie^ d’efforts diplomatiques chinois (pour tenir les États-Unis à l’écart de l’Asie centrale) qui disparaissent, en échange de la reconnaissance de George Bush: l’échange paraît maigre! Encore ce prix doit-il être avalisé par l’appareil! Enfin, l’APEC, au plan des stratégies de sécurité, apporte une leçon: un Shanghai bouclé et vide ne tire aucun profit de cette «grande messe» mondiale.«Il faudra trouver autre chose», dit Pékin, pensant à son propre grand rendez-vous de 2008 ! Une ambiance irréelle Ce sommet a décidément été marqué par une ambiance hors du commun.Samedi soir, Jiang Zemin offrait à ses invités pacifiques un banquet fastueux, conclu par un feu d’artifice au-dessus du front de fleuve.Scène qui aurait fait romantique ou majestueux en temps ordinaire mais qui, vu les circonstances, donnait froid dans le dos.Hier, il accueillait ses hôtes à bord du musée des sciences et de la technologie chinoise: en vêtements chatoyants et folkloriques, veste de soie aux tons automnaux (rouge, marron, vert) et bleu électrique.Autour d’eux, Shanghai, d’ordinaire bruissante de grand-mères et de marmots, de pickpockets et d’hommes d’affaires, enfin une ville bruyante de 16 millions d’âmes, était déserte et sidérale, renforçant l’impression étrange d’un monde ni naturel, ni vraiment maîtrisé! *v.du Présideot-Kenrwdy 1 bout d* M«*onn*u« ?rue Santé-Catherine ?l-CZ-e^leiNirawt ¦—3\4tewfc>e»-g - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entree + Moules poulettes, frites et biere + dessert • 14$ ?L’AVANT-SPECTACLE: Table d'hôte pour 2 et verres de vin (avant 19 heures)* 50$ Présentez votre billet de spectacle et recevez un apéritif avec votre table d'hote' 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury) * © Place des Am .Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com k\L
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