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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-10-22, Collections de BAnQ.

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ENSEIGNEMENT V o l - X C I I N ° 2 3 9 ?LE LU X 1) 1 2 2 O ( T 0 R R F 2 0 O 1 S 7 ., i \ \ k s i $ BASKET-BALL Le «vieux» Jordan sait encore jouer Page B 5 S’initier à la philosophie à l’école primaire Page A 4 w w w .1 e (1 e v o i r LE DEVOIR Opération «liberté immuable» Powell aimerait bien en finir avant Thiver VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Américains et Britanniques souhaitent mettre un terme à leur opération militaire en Afghanistan avant le ramadan, qui débute à la mi-novembre.«Ce serait dans notre intérêt et dans celui de la coalition de voir cette affaire résolue avant l’arrivée de l’hiver, qui rendra notre opération encore plus difficile», a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell.Ces propos ont trouvé écho chez le secrétaire d’État aux forces armées britanniques, Adam Ingram.«Nous essayons précisément d’atteindre cet objectif», a-t-il expliqué.Le ministre a fait état de pourparlers entre Londres et Washington sur une éventuelle participation de troupes au sol britanniques en Afghanistan.Mais, selon le quotidien Libération, des responsables du Pentagone doutent de plus en plus ouvertement des chances d’une chute rapide des talibans.Ces derniers savent que l’hiver est leur meilleur allié et auraient choisi de se cacher et d’attendre.Les militaires de la coalition ont poursuivi leurs opérations au cours du week-end.Selon le Sunday Times de Londres, des équipes américaines et britanniques accompagnées d’interprètes tentent de coordonner des groupes de résistance et d’encourager les désertions dans le camp des talibans.Hier à l’aube, les Américains ont frappé Kaboul, la capitale de l’Afghanistan.L’offensive a été concen-_ trée sur une zone habitée où se massent les combattants talibans en attendant une offensive de l'Alliance du Nord.Ces actions militaires auraient fait 18 morts, dont huit membres d’une même famille.VOIR PAGE A 8: POWELL Lutte contre le terrorisme Apparente unanimité à 1APEC ÉRIC MEYER CORRESPONDANT DU DEVOIR Shangai — Tambour battant, après un peu plus d’une journée de débats, les 20 pays membres de l’APEC ont rendu leur copie hier après-midi et ont produit le premier communiqué final politique des 12 ans d’histoire de cette organisation qui, jusqu’à présent, s’en gardait bien, préférant se borner à un dialogue d’échanges tarifaires.A cette lumière, le langage du communiqué est fort: les dirigeants des 20 pays riverains de l’océan Pacifique «condamnent sans équivoque les attentats du 11 septembre» et désignent le terrorisme sous toutes ses formes comme «une profonde menace pour la paix, la prospérité et la sécurité de toutes les personnes, confessions et nations.ainsi qu’un défi direct aux valeurs défendues par l’APEC, parmi lesquelles des économies libres, ouvertes et prospères».Les dirigeants s’engagent aussi à «échanger des renseignements» (sur les terroristes), et «à empêcher et réprimer toutes les formes d’actes terroristes», y compris, dans des termes allusifs, le blanchiment d’argent et toute tentative pour couper la route de l’or noir.Par contre, mais on le savait, les .20 pays renoncent à soutenir ouvertement la guerre contre ben Laden et les talibans.C’est donc un discours musclé et un message clair qui ressortent du pot, mais les divergences, minoritaires en apparence, demeurent bien visibles! Un sommet détourné Comme s’en plaignaient bien des membres des 20 délégations, le sommet de l’APEC (tenu à Shanghai les 20 et 21 octobre) semble avoir été lui aussi détourné par ben Laden et ses kamikazes.L’antiterrorisme y a supplanté la coopération économique.Dès samedi, les bilatérales (Bush-Jiang, Bush-Poutine, Bush-Koizumi) se sont succédé, évinçant la plénière, tandis que le monde se passionnait pour la nouvelle offensive terrestre de jeudi 18 (dévoilée par Bush) en terre afghane.VOIR PAGE A 8.APEC INDEX Annonces — A4 Actualités.A2 Avis publics.B 2 Culture.B 8 Éditorial.A 6 Économie.B 1 Fonds.B 3 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés .B 2 Météo.B2 Religions.B 6 Sports.B 5 Télévision.B 7 Dissensions au sein du gouvernement israélien Le Parti travailliste menace de quitter la coalition si Israël ne met pas fin au blocus des villes autonomes palestiniennes I I 1.1 MUSA AUSHAER AGENCE FRANCE-PRESSE Des chars israéliens ont pris position samedi devant l’église orthodoxe de la Vierge Marie à Bethléem au cours de la mise en place d’un blocus des villes palestiniennes autonomes de Cisjordanie.L’offensive des derniers jours a été lancée en représailles à l’assassinat, le 17 octobre, du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi, chef d’un parti d’extrême droite.D'APRÈS L AIT ET REUTERS Le Parti travailliste israélien a menacé de quitter le gouvernement d’union nationale si l'armée maintenait son blocus des villes autonomes palestiniennes de Cisjordanie, a rapporté hier la radio publique.Israël a lancé jeudi dernier la plus vaste offensive en zone autonome depuis la création de l'Autorité palestinienne en 1994, faisant jusqu'à présent 24 morts parmi It's Palestiniens.Tsahal St's! introduit sur plusieurs centaines de mètres samedi dans les villes cisjordaniennes de Tulkarem et de Kalkilya.L’année israélienne est également présente à Ramallah, Jénine, Bethléem et Beït Jala.Hier, pour la quatrième journée consécutive, la région de Bethléem, dans le sud de la Cisjordanie, où frois l’a-lestiniens ont été tués, a été le principal foyer de tension.Une Palestinienne de 18 ans a également été tuée près de Jénine (nord) tandis qu’un adolescent palestinien a succombé à ses blessures subies fin septembre dans la bande de Gaza.Des ministres travaillistes ont brandi la menace de leur départ lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement présidée par le premier ministre de droite Ariel Sharon, a ajouté la radio, lu ministre travailliste du Commerce et de l’Industrie Dalia Itzik travailliste, a estimé qu’en participant au gouvernement, son parti servait plus It's intérêts du likoud, le parti de M.Sharon, que les siens.«Certains disent que notre maintien au gouvernement leur bénéficie [aux membres du Likoud] plus qu'à mus.Et chaque jour, je me rapproche de cette conclusion», a dit Mme Itzik à la radio.Ariel Sharon «m’a même appelée hier soir chez moi pour me dire combien il voulait que nous restions au gouvernement», a-t-elle ajouté.VOIR PAGE A 8: ISRAËL L’ENTREVUE Briser la mentalité de l’immédiat Le numéro un de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean-Claude Scraire, prédit le retour du pendule de la consolidation De son poste d’observation à la Caisse de dépôt et placement du Québec, le numéro un de l’institution, Jean-Claude Scraire, jette un regard satisfait sur cette diversité économique désormais reconnue au Québec.Délesté de la quotidienneté inhérente à la gestion de portefeuille, il est également en mesure d’associer désormais à l’impératif de rendement immédiat des préoccupations qui se veulent moins à courte vue.Dans la liste de ces préoccupations s’inscrit le défi d’assurer la rétention et la survie de nos entreprises.Mais la question est lancée: «Comment convaincre les dirigeants de travailler en fonction du long terme et non strictement pour le bénéfice à court terme?» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La déconfiture de Nortel a fait école.Elle a donné l’alerte.Pris dans un sens plus large, les généreux programmes d’options d’achat et les parachutes dorés offerts aux dirigeants lors de la vente des entreprises viennent élargir ce fossé pouvant séparer l’intérêt des gestionnaires de celui des actionnaires.«Ces options et ces parachutes sont une invitation à gonfler la valeur d’un titre, une incitation à vendre l’entreprise, à valoriser à court terme les actionnaires.Mais il n'y a pas qu’eux.Ilya des gestionnaires qui, comme nous, travaillent en fonction du long terme.Que les incitatifs mis en place soient axés sur la croissance, je n’ai rien contre.Dans la mesure où l'on tient compte, aussi, de la performance à long terme, de la qualité des bénéfices et de l’impact favorable de l’entreprise sur son milieu.• JACQUES NADEAU LE DEVOIR Jean-Claude Scraire .Le président du conseil et directeur général de la Caisse reconnaît que les investisseurs institutionnels ne sont pas sans responsabilité — par laxisme, par inaction ou simplement par manque de conviction — dans l’avènement d’une mentalité de l’immédiat pouvant menacer la pérennité des entreprises.Le cas Nortel a certes été formateur mais cette mouvance anti-mondialisation et ce retour anticipé du pendule de la consolidation viennent éveiller les consciences.«Quand tu mets 15 ou 20 ans à bâtir une entreprise, tu y penses à deux fois avant de la laisser partir.Quel est l'intérêt de bâtir une entreprise pour ensuite la vendre et voir l’acheteur la détruire ou la réduire du tiers?Le pendule de la consolidation va revenir.Va-t-il falloir reconstruire ces entreprises?» VOIR PAGE A 4: MENTALITÉ Festival international du nouveau cinéma 30 ans, année de grâce L’Emploi du temps récolte la Louve d'or et Atanarjuat le prix spécial du jury ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Hier, se clôturait la 30t édition du FCMM.Elle frit, de l’avis général, la plus solide de son histoire et portée par sa meilleure ambiance.Le codirecteur du festival, Luc Bourdon, évoquait, lors du brunch de clôture, la cohérence de la programmation.De fait c’est le terme qui vient à l’esprit de ceux qui l’ont suivie.Tant du côté documentaires, que fictions et nouveaux médias, le resserrement du menu, la volonté de créer des lignes de force et de servir au public de vrais morceaux choisis frappaient au long de ces dix jours.Claude Chamberlan, qui tient la barre de l’événement depuis trente ans, a évoqué les salles remplies de monde et d’émotions rares.et les 355 autres journées de l’année consacrées à perpétuer une programmation excellente.A suivre dans les salles du Cinéma du Parc et d’Ex-Centris.la trentaine venue (et grâce au concours financier de Daniel Langlois), le Festival international du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal, servi par une excellente équipe de programmateurs, a atteint sa maturité et fait de l’ombre au FFM, le concurrent de l’été.En réponse à une requête du Devoir sur le taux de fréquentation, Luc Bourdon évalua en gag à 2 823 352 le nombre de clignements d’yeux enregistrés au long de la course.Quantité d’œillades mise à part, en aparté, il déclarait avoir augmenté de plus de 30 % sa clientèle lors de cette trentième édition.Ce qui est, à vrai dire, énorme.Le FCMM se clôturait avec une comédie quand même un peu facile Y Tu Marna Tambien du Mexicain Alfonso Cuaron.Rien n’est jamais parfait VOIR PAGE A 8: GRÂCE LE DEVOIR.LE LL' X DI 22 OCTOBRE 2 0 0 1 A 2 ; ES ACTUALITES ?Une Française à bord de Soyouz Le mouvement antimondialisation après le 11 septembre ATTAC compte miser davantage sur l’éducation que sur les manifestations REUTERS Baïkonour, Kazakhstan — Le vaisseau Soyouz emportant a son bord trois cosmonautes vers la station orbitale internationale, dont la Française Claudie Haigne-ré, a décollé hier à 14h59 locales du pas de tir de Baikonour au Kazakhstan, a annoncé le centre de contrôle russe de la mission.Le Soyouz atteindra YISS demain matin et l’écoutille reliant le vaisseau de transport a la station s’ouvrira environ une heure trente plus tard, précise de son côté Î’ESA (Agence spatiale européenne), dans un communiqué reçu à Paris.Le retour du trio sur Terre est prévu le 31 octobre.Claudie Haigneré, première femme à se rendre à bord de 17SS, effectue là une mission spatiale d’une huitaine de jours baptisée Andromède dont un des objectifs est de remplacer le vaisseau de secours qui accompagne en permanence la station internationale, pour évacuer en cas d’urgence l’équipe permanente vivant à bord.Il s’agit de la huitième mission E N B Rallye antifusion (Le Devoir) — Environ 80 personnes ont répondu à l’invitation du Parti égalité et de la Ville de Montréal-Ouest de participer à un rallye antifusion hier midi.Devant l’hôtel de ville de Montréal-Ouest, les militants ont demandé au gouvernement fédéral de protéger les droits de minorités en ordonnant l’annulation de la loi 170.«Aucune loi récente n'est plus injuste, malavisée et antidémocratique que la loi sur les fusions forcées», a soutenu le chef du Parti égalité, Keith Henderson.Selon lui, Jean Chrétien a le pouvoir et le devoir d’intervenir afin de «prévenir la destruction de villes et municipalités bilingues».Le vieux pont de Québec illuminé (PC) — Le pont de Québec est franco-russe ou franco-soviétique.Le ministre français de la Re- j cherche, Roger-Gérard Schwart- | zenberg, et le directeur de l’agen- j ce spatiale russe, louri Koptev, ont tous deux assisté au lancement de la fusée Soyouz à Baikonour.Avec Andromède, Claudie Hai-gneré réalise son deuxième vol spatial, cinq ans apres la mission franco-russe Cassiopée, du 17 août au 2 septembre 1996, précise le Centre national d’études spatiales (CNES) dans un communiqué.Haigneré avait alors séjourné à bord de la défunte station orbitale russe Mir.Dès la premiere orbite, hier, les panneaux solaires et les antennes ont été déployés comme prévu et l’équipage est en excellente forme, ajoute le Centre national d’études spatiales.Haigneré voyage cette fois en compagnie de deux cosmonautes russes: le commandant de bord Viktor Afanassiev, qui a déjà à son actif trois missions de ce type, et l’ingénieur de bord Constantin Kozeïev, dont c’est le tout premier vol dans l’espace.R E F finalement illuminé.Depuis 19h samedi, l’ouvrage métallique irradie au gré des marées.Bleu pour la marée haute, vert pour la marée basse.Rien du feu d’artifice lumineux que certains escomptaient, certes, mais néanmoins une mise en valeur attendue pour un monument historique longtemps négligé.Samedi soir, des centaines de personnes parcouraient à pied ou à vélo le pont qui avait pris des couleurs.D’autres avaient plutôt décidé d’assister à l’illumination à partir du site de l’Aquarium transformé pour l’occasion en miniparc d’amusement.Avec cette soirée prenait fin une bataille d’une durée de sue ans.Un comité de sauvegarde se formait en 1995 pour venir à la rescousse du pont, qu’on jugeait mal entretenu et abandonné malgré son intérêt architectural.Son président, Christian Jo-bin, a depuis fait la tournée des pourvoyeurs de fonds.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Association québécoise ’ pour une taxation des transactions financières pour l’aide aux citoyens (ATTAC-Québec) qui a tenu son deuxième congrès annuel samedi entend revoir ses stratégies d’intervention, sans pour autant modifier ses objectifs principaux, en soulignant du reste que les événements du 11 septembre sont aussi une bombe qui a éclaté en plein visage des milieux financiers favorables aux paradis fiscaux.Ce sont les paradis fiscaux qui permettent le blanchiment d’argent, un instrument que les terroristes savent utiliser aussi bien que d’autres manipulateurs de grandes fortunes.Pour que cela cesse, il faudra mettre fin aux paradis fiscaux, soutenait hier Pierre Henrichon, porte-parole de ATTAC-Québec.Mais au-delà du terrorisme, ATTAC considère que «l’ordre mondial qui a accouché du drame américain est toujours en place».Dans un communiqué émis à la veille du congrès, ATTAC déclarait ceci: «Les événements par trop tragiques du 11 septembre nous rappellent brutalement que nous vivons dans un monde déchiré, sans cesse fragilisé par les intérêts à courte vue, non seulement de mercenaires et d’idéologues fanatisés, mais aussi d’élites financières et politiques n 'ayant à cœur que leurs intérêts propres.» Nouvelle campagne ATTAC se propose de lancer une nouvelle campagne politique lors de la prochaine réunion du G 20 à Ottawa.Elle a l’intention de rappeler à Paul Martin lequel annonçait récemment une proposition de péréquation internationale que cette idée correspond à la taxe sur les transactions financières, dite taxe Tobin, telle que proposée par ATTAC et qu’aucun gouvernement n’a jugé bon de mettre en application encore.Par ailleurs, ATTAC-Québec s’inquiète de voir surgir des lois contre le terrorisme dans plusieurs pays, lesquelles pourraient à terme viser non seulement les terroristes mais aussi tous les groupes qui contestent, par exemple ceux qui s’opposaient à la mondialisation à Gêpes et à Québec.A cet égard d’ailleurs, M.Henrichon constate qu’on peut voir aujourd'hui les limites inhérentes aux manifestations depuis Seattle jusqu’à maintenant.ATTAC-Québec envisage pour sa part de revoir ses stratégies et de mettre l’accent sur la formation et l’éducation populaire plutôt que sur les manifestations.ATTAC est un mouvement qui a vu le jour en France en 1997.Un embryon québécois a vu le jour en 1999 et un premier congrès a eu lieu l’an passé.ATTAC-Québec compte présentement environ 400 membres dont la moyenne d'âge se situe à près de 40 ans.On retrouve dans le groupe des gens de divers milieux.dont un certain nombre de professionnels qui s’intéressent à la défense des droits de la personne.ATTAC-Québec entend à l’avenir travailler en étroite collaboration avec une organisation du Canada anglais, Halifax Initiative (dont font partie notamment des groupes religieux et des syndicalistes) qui a les mêmes préoccupations humanitaires et sociopolitiques.Contre la guerre en Afghanistan 5 ?Mk KM ERIC ST-PIERRE LE DEVOIR BRANDISSANT des affiches au nom du Mouvement humaniste, une cinquantaine de personnes ont défilé hier rue Sainte-Catherine jusqu’au Consulat américain en scandant des slogans contre la violence et la guerre, en faveur de la paix et des négociations.Des invitations aux badauds sur les trottoirs à se joindre au défilé n’ont suscité aucune vague, ni dans un sens, ni dans l’autre.F La nouvelle Lexus IS 300 à boîte manuelle est arrivée.(Très vite.) La nouvelle IS 300 à boîte manuelle 5 vitesses est maintenant offerte au Canada.(Témoin la foule d’amateurs de performances se ruant chez les concessionnaires Lexus.) Car, comme le sait toute personne qui s’intéresse le moindrement aux berlines sport de luxe, la IS 300 au puissant six cylindres en ligne de 3 L et 215 ch a été universellement acclamée pour ses performances hors pair.Performances pourtant atteintes avec une transmission automatique.Pour contacter un concessionnaire Lexus ou en savoir plus : 1 800 26-LEXUS * www.lexus.ca LA nouvelle LEXUS, IS 300 à 5 vitesses ~ À PARTIR DE 37 820 $* (?) LA nouvelle LEXUS IS 300 à 5 vitesses PDSI de la Lexus IS >00 2002 a K vitesses LE DEVOIR.LE L l’ X D I ¦> ¦> O L T O B R E O O I A :ï LE DEVOIR ACTUALITES I II Xt'HK III.Illlh tl & Concert «% bu Cardinal ™ Theatre Maison Place îles Aits 842 211/ 28 octobre 14h Chantal Hébert ?Partis en lions.Seulement quelques mois auront finalement séparé les adieux à la politique du premier ministre ontarien Mike Harris de ceux de son collègue et ami québécois Lucien Bouchard.Ces départs, survenus au même moment d'un second mandat, s’apparentent autrement que par l’incontournable réalité d’une vie de famille éternellement compromise par la maîtresse intraitable qu’est la politique active.Au sommet de leurs gloires respectives, les Bouchard et Harris ont incarné des défis sans précédent à l’ordre canadien établi; défis d’autant plus dérangeants que la classe politique fédérale — dont l’imagination n’est pas, tout au moins ces derniers temps, la principale qualité — ne les avait pas vus venir.Avant le référendum de 1995 et l’arrivée subséquente de Lucien Bouchard au pouvoir à Québec, l’objectif de la souveraineté était davantage tenu pour une marotte agaçante que pour une menace inquiétante par la quasi-totalité des élites canadiennes à commencer par Jean Chrétien lui-même.Quant à Mike Harris, on ne dira jamais assez combien sa victoire majoritaire de 1995 sur la base du programme de droite qu’était la «Révolution du bon sens» a été un pied de nez aux idées reçues sur la position immuable du centre de gravité de la politique ontarienne.La nouvelle que la terre qu’on imaginait plate était ronde n’a guère dû susciter davantage d’étonnement A terme, c’est la rançon de leur gloire initiale qui aura eu raison de ces deux premiers ministres.Partis en lions, ils ont fini leur carrière en moutons.?Comme Lucien Bouchard avec la souveraineté, Mike Harris n’avait jamais réussi à donner un second souffle à sa révolution du bon sens après sa réélection.L’histoire de son deuxième mandat se résume à une série de faux départs, ponctués de couacs mémorables comme l’affaire de l’eau contaminée de Walkerton et les suites de l’affrontement meurtrier d’Ipperwash entre policiers et activistes autochtones.Avant même qu’il ne démissionne, on disait de lui en Ontario — comme de M.Bouchard au Québec à l’époque — qu’il semblait avoir perdu le feu sacré pour son option.Le fait est que les vents de l’opinion publique avaient également tourné, et ce, sans que ces premiers ministres n’aient la marge de manœuvre pour changer le cap en conséquence.Parvenus plus près de leur but que jamais, les éléments les plus militants de leurs propres partis ne leur auraient pas permis de reculer, même pour éventuellement mieux sauter.Contraints de naviguer à contre-courant de la population sous peine de voir échouer leur leadership sur l’écueil de la dissension interne, les Bouchard et Harris ont tous les deux fait du surplace la marque de commerce de leurs seconds mandats.?Il appartient désormais à leurs successions respectives de déterminer si, en tournant la page sur leur leadership, elles doivent également changer de registre pour le chapitre suivant C’est une question qui ne fait pas plus consensus parmi les troupes de M.Harris qu’au sein du mouvement souverainiste.Au cours des prochains mois, le parti conservateur de l’Ontario va se diviser entre pragmatistes et orthodoxes.Les premiers vont montrer du doigt les sondages qui concordent tous pour indiquer que les Ontariens sont pressés d’en finir avec leur flirt avec la droite pure et dure.Les seconds, beaucoup mieux représentés au sein du PC que dans la population en général, vont plutôt plaider qu’il suffirait d’un vendeur avec du cœur à l’ouvrage pour remettre la révolution du bon sens sur les rails et continuer sur sa lancée.C’est exactement le genre de débat dans lequel le PQ s’embourbe depuis le départ de M.Bouchard.?Étonnamment, Mike Harris est pour une modeste part dans l’enlisement actuel de la souveraineté.D’emblée, on peut dire que son héritage, sur ce front se distingue de ceux de ses prédécesseurs.Avant lui, les prepiiers ministres ontariens se faisaient un devoir d’État de jouer un rôle «national».Sans William Davis, par exemple, Pierre Trudeau n’aurait pas rapatrié la Constitution.David Peter-son a été un des architectes incontournables des Accords du lac Meech et un de ses principaux naufragés.Bob Rae était l’un des auteurs du détesté Accord de Charlottetown.Convaincu que ses prédécesseurs immédiats avaient payé trop cher leurs opérations constitutionnelles, Mike Harris avait juré qu’on ne l’y prendrait pas.Après le référendum, il avait opposé un non catégorique à Jean Chrétien qui aurait voulu donner à sa promesse de reconnaître le caractère distinct du Québec une autre dimension que celle d’une simple résolution parlementaire.En rupture avec la tradition, M.Harris ne faisait pas une équation directe entre l’intérêt du Canada et celui de l’Ontario.Il aura été le pçemier «autonomiste» à diriger cette province.A plusieurs reprises, ce penchant l’aura amené à faire front commun avec Québec contre Ottawa; du jamais vu dans la dynamique fédérale-provinciale canadienne.Lors des négociations sur le financement de la santé l’automne dernier, le tandem Bouchard-Harris avait ainsi tenu tête avec un certain succès au premier ministre Chrétien.L’ironie, c’est qu’en prenant sur lui de tenter de rompre l’isolement politique du Québec, même Su prix d’une alliance avec un Lucien Bouchard que les Ontariens n’avaient pas en odeur de sainteté, M.Harris aura davantage rehaussé Tunage du fédéralisme au Québec que les trois apprentis-sorciers constitutionnels qui l’ont précédé.Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Conseil général de l’ADQ Dumont promet une lutte à trois aux prochaines élections générales Les profits de Bell Canada se perdraient dans les autres activités de BCE NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — L’Action démocratique du Québec (ADQ) rêve d’imiter les performances électorales de Mike Hants en Ontario et de Bernard Lord au Nouveau-Brunswick.«La prochaine élection générale au Québec va se faire à trois», a promis hier le chef de l’ADQ, Mario Dumont, à l’issue d’une réunion de deux jours du conseil général du parti.M.Dumont a rappelé que le chef conservateur ontarien était au troisième rang dans les sondages, il y a sept ans, avant de causer une surprise et de devancer libéraux et néo-démocrates à l’élection générale.De même, au Nouveau-Brunswick, peu d’observateurs prédisaient au jeune chef conservateur Bernard Lord qu’il prendrait le pouvoir et déferait les libéraux qui contrôlaient la vie politique de la province depuis plus de 10 ans.«L’Action démocratique est en train de monter une équipe de qualité et tout est possible pour ceux qui y croient», a dit M.Dumont.Il a rappelé que l’ADQ est parti de rien au scrutin de 1994.La fois suivante, en 1998, le parti avait 900 000 $ pour mener sa campagne et il a recueilli l’appui d’un demi-million de Québécois.Lors des élections complémentaires du premier octobre dernier, l’ADQ a maintenu ses positions, sauf dans la circonscription de Blainville où le parti a encaissé un recul.Par contre, l’ADQ a obtenu le meilleur score de son histoire dans Jonquière, avec 20 % des suffrages.Le parti de Mario Dumont prépare avec fébrilité le scrutin qui devra être déclenché l’hiver prochain dans la circonscription de Saguenay (Côte nord), où il prévoit figurer honorablement et même faire une percée.Son candidat sera François Corriveau.Selon M.Dumont, l’Action démocratique est la seule formation politique qui promet de «casser le système» mis en place par les deux «vieux» partis.Il a invité les Québécois à «mettre fin à 20 ans de ping-pong» entre libéraux JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef de l’ADQ, Mario Dumont.et péquistes.L’ADQ avait recueilli l’appui de 12 % des électeurs au scrutin de 1998, mais n’avait fait élire qu’un seul député, soit M.Dumont lui-même dans Rivière-du-Djup.Les bons d’étude Par ailleurs, le parti de Mario Dumont s'attend à des «oppositions farouches» de la part des «establishments syndicaux» à son projet de bons d'étude.L'ADQ a en effet adopté, samedi, le projet d'instaurer des bons d’étude pour financer l’éducation au Québec.En vertu de cette proposition.le gouvernement remettrait aux parents un bon qui leur permettrait de choisir l’école que fréquenteront leurs enfants.Ce projet, désormais inscrit au programme du parti, provoquera «un gros bouillonnement» dans le système d’éducation, estime le chef de l’ADQ et député de Rivière-du-Loup, Mario Dumont Il estime qu’un tel système provoquera une concurrence entre les écoles, qui seraient alors forcées d’offrir une meilleure qualité de services pour y attirer les élèves.«Ce débat majeur qu’on lance va soulever des oppositions farouches», a déclaré hier, Mario Dumont.Il pense surtout à l’opposition des centrales syndicales.«Je vais leur laisser le privilège de déchirer leur chemise elles-mêmes.mais lorsque l'ADQ emet des suggestions qui briseraient le confort des grosses organisations syndicales, elles s'offusquent, a-t-il affirmé.On connaît la façon de fonctionner des establishments syndicaux.Souvent, leurs positions sont corporatistes.» M.Dumont a fait valoir qu’un tel système de bons scolaires a déjà été mis en place dans l’Etat américain du Wisconsin et est envisagé en Ontario.Ce système de bons a «l'immense avantage de remettre la pyramide à l'endroit», juge le député de Rivière-du-Loup.Ce sont les familles qui décide ront où doit aller l'argent public dans l'éducation, en choisissant l’école de leurs enfants, au lieu de voir cet argent «partir du haut».Les délégués adéquistes réunis en fin de semaine au conseil général du parti ont également exigé une véritable gratuité scolaire au niveau primaire et secondaire, par l’élimination des frais reliés à la rentrée scolaire.Ils proposent également que les frais de scolarité dans les universités soient indexés à l’indice des prix à la consommation et squhaitent que le ministère de l’Éducation tire profit des départs à la retraite des fonctionnaires pour consacrer les ressources libérées à l’embauche d’enseignants additionnels.Appareils vidéo Le parti de Mario Dumont a par ailleurs ouvert un autre débat majeur en proposant l’abolition graduelle des appareils de loterie vidéo, sauf ceux installés dans les trois casinos gérés par l’ÉtaL «Le jeu compulsif entraîne des coûts sociaux énormes», ont plaidé les parrains de la résolution, signalant que le jeu amène l’appauvrissement des familles des joueurs compulsifs et que des suicides ont été reliés à ce problème.Le débat des adéquistes a été assez animé dans ce dossier, plusieurs plaidant qu’il fallait respecter la liberté de choix des citoyens amateurs de jeux de loterie.Les militants de l’ADQ ont aussi sommé le gouvernement de ne pas rompre l’équilibre budgétaire de l’État par de nouveaux déficits, et ont condamné la campagne de publicité gouvernementale sur la fierté, campagne qu’ils assimilent à de la «propagande péquiste».L’ADQ a adopté samedi le projet d’instaurer des bons d’étude pour financer l’éducation au Québec GILLIAN LIVINGSTON PRESSE CANADIENNE Toronto — Les analystes prévoient que les résultats au troisième trimestre du conglomérat BCE, qui seront divulgués mercredi, révéleront un bon rendement de la part de la compagnie de téléphone Bell Canada.Toutefois, le ralentissement économique pourrait se refléter sur ceux d’autres filiales du géant des télécommunications, comme Bell Globemedia et Bell Canada International.L’économie incertaine pourrait en effet taire mal à BCE de multiples façons.On prévoit que le fournisseur de services de communications internationales Téléglobe sera touché par la pression sur les prix et le volume dims It's marchés de transmission de données.Par ailleurs, les conditions économiques se sont détériorées en Amérique latine, où sont concentrées les activités de Bell Canada International (BCD.Pour le second trimestre, BCE avait affiché une perte nette de 31 millions, en raison de radiations d’actif liées au fait que BCI se trouve dans le rouge.la firme de services-conseils en informatique CGI et l’exploitant de commerce électronique BCÈ Emer-gis seront aussi touchés au troisième trimestre, ces entités ayant mis en suspens des projets de nouveaux sitc-s Web de commerce électronique et d’autres initiatives technologiques.«Nems nous attendons à des résultats faibles pour (la filiale médiatique|7M Globemedia en raison de la baisse des revenus publicitaires, aggravée par les attentats du II septembre», souligne 1 Vai Chose, analyste des télécoms chez CTBC World Markets.M.Chose a hâte de voir combien va investir BCE dans Téléglobe et BCI, deux filiales qui en arrachent et qui ont besoin de capital.«On est en droit de se demander, en ces temps difficiles, si cette société va faire preuve de circonspection et être plus prudente dans le financement de ces deux entreprises», estime-t-il.Jusqu’à maintenant, cette année, BCE a réduit les dépenses en capital de Téléglobe d’environ 5(X) millions, en plus d’éliminer 450 pistes dans le but de comprimer les coûts.Ijc cas de Bell L’analyste Chose surveillera par ailleurs les activités de Bell Canada, qu’on dit à l’épreuve des récessions, particulièrement en ce qui concerne la croissance du nombre d’abonnés à l’accès Internet à haute vitesse, à la téléphonie sans fil et aux services de télévision par satellite.«Jusqu’à présent, ces activités sont demeurées très solides, mais notre hypothèse est qu’avec un ralentissement économique, il y aura forcément un impact à un moment donné», juge-t-il.la semaine dernière, Rogers Wireless et Microcell Télécommunications ont dévoilé des résultats faisant état d’une augmentation du nombre de nouveaux clients de la téléphonie sans fil.Le ralentissement économique s’est déjà traduit par des compressions chez le géant montréalais des télécommunications.La semaine dernière, le télédiffùseur Ciy qui fait partie de Bell Globemedia, a aboli 150 postes, en raison notamment d’une chute des revenus publicitaires et d’une restructuration des activités.En avril, BCE avait éliminé 1900 emplois chez Bell Canada, principalement des postes de cadres, en offrant un régime de retraites anticipées.les analystes ne s’attendent pas à ce que BCE annonce des compressions ou des licenciements massifs cette semaine.Cela n’empêchera toutefois pas la société de réexaminer sérieusement ses activités.EN BREF Journée de grève à Puniversité Laval (Le Devoir) — Les membres du Syndicat des professeurs et professeures de l’universi- té Laval (SPUL) tiennent une quatrième journée de grève aujourd’hui de 8h à 20h.Les négociations sont toujours dans l’impasse au sujet de la rémunération.La direction demande également un congé de cotisation à la caisse de retraite des professeurs.LA FRANC-MAÇONNERIE VOUS PARLE www.sol-om-on.qc.ca w PROTEGEZ-VOUS D UNE ATTAQUE DE BACTÉRIE NanoCarb rV ELIMINE 100% DES BACTÉRIES 99% DES PRODUITS CHIMIQUES Commandez maintenant www.nanocarb.com POUR TOUT RENSEIGNEMENT : 514.932.3964 Croquez dans la réforme scolaire Demandez votre échantillon gratuit de la revue de l'heure dans le réseau scolaire Le Point en administration scolaire (514) 277-4544, poste 240 www.lepointadm.com loto-québec 049 Tirage du 2001-10-20 09 1Q 22 32 43 44 2Q GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 10 75 201,60$ 5/6 279 2 156,30$ 4/6 15 102 76,30$ 3/6 288 094 10,00$ Numéro complémentaire: LOTS BONIS BMW 3251 2002* (seule catégorie gagnante: 6/6) SÉLECTIONS GAGNANTS SÉLECTIONS J_ 2_ 2 y 2 Ventes totales 17 543 075 $ Prochain gros lot (approx ): 10 000 000 S 06 23 26 35 36 45 04 05 27 37 38 48 15 22 36 37 42 47 15 16 24 28 36 46 01 02 09 12 42 49 02 03 10 27 34 35 06 13 16 26 38 47 11 18 19 20 43 45 10 14 15 22 27 39 02 20 22 23 35 37 GAGNANTS ï (L o_ i 'Chaque BMW 325i est échangeaoie contre un chèque de 50 000 $ Si une sélection crée plus de 5 gagnants, ceux-ci se partageront une cagnotte de 250 000 $ Tirage du 2001-10-20 24 2Z 29 33 38 45 Numéro complémentaire 41 Pnaitiii liilli Ji»’ MB , .Æp Tirage du T W 2001-10-20 1Q 22 25 31 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 5/6+ 0 50 000,00 5/6 16 500,00 4/6 1 007 50,00 3/6 19 486 5,00 Ventes totales 668 802,00 $ Tirage du 2001-10-19 LZJ.02 03 QZ IQ 2Q 24 33 Numéro complémentaire: 3Z GAGNANTS 98 LOT 102,04$ 'Seules ies sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur ie même buiet sont admissibles â la promotion Filtra ^raoe du ¦4M U a 2001-10-20 NUMÉRO LOT 8168 4 2 100 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 0 10 000 000,00$ 6/7+ 1 315110,00$ 6/7 115 2 397,50 $ 5/7 6 923 142,20$ 4/7 147 478 10,00$ 3/7+ 132 800 10,00$ 3/7 1 224 623 particip gratuite EQtra NUMÉRO 706560 Ventes totales 17 -Prochain gros lot Tirage du 2001-10-19 LOT 100 000$ Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de l-Q, cette dernière a priorité Le jeu doit rester un jeu T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QUÉBEC LE DEVOIR.LE L (' X D I 22 OCTOBRE 2 0 01 A \ ?LES ACTUALITES- Le mercredi, on philosophe ! Les élèves de l’école primaire La Tourterelle s’initient à la philosophie, parfois avec des maîtres comme Albert Jacquard T—S—E ÏC~J ~f i JE ” J 1 r~iî if5.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Un cours de philosophie du mercredi à l’école La Tourterelle.VALÉRIE OUFOU R LE DEVOIR Pour souligner le jour de la fête, la banderole blanche était bien en évidence a l’entrée de l’école primaire La Tourterelle.Les mots -Bienvenue, Albert Jacquard» tranchaient avec le ciel gris et la pluie.Rompu aux conférences devant des étudiants du cégep et d'université, le scientifique et philosophe avait, il y a quelques jours, accepté une invitation bien spéciale, celle de rencontrer les 137 élèves de la maternelle à la sixième année de cette école alternative de Brassard.Pourquoi?Parce que depuis trois ans, tous les élèves de l’école ont des cours de philosophie le mer credi matin.Et parce qu’ils ont la besace remplie de questions.Après avoir répondu aux interrogations des élèves de la maternelle à la troisième année, M.Jacquard s’est retiré dans le bureau de la directrice pour reprendre son souffle.Il n’est pas dans le bureau une minute qu’il entend quelqu’un cogner à la porte.On ouvre et Ludovic fait son entrée.Le petit blondinet de sept ans a une dernière question à lui poser -Pourquoi sommes»nous sur la Terre?-.Le scientifique sourit Et il tente d’expliquer à Ludovic qu’il appartient a chacun de trouver un sens à sa vie.«Tu connais Louis Pasteur?-, demande M.Jacquard.«Oui, il a inventé une potion pour guérir la rage», lui répond Ludovic.I7enfant réfléchit quelques secondes.«Alors on peut devenir une personne qui trouve des potions pour guérir des gens?» «Tu as tout compris.» Ludovic repart tout content et referme la porte derrière lui.Albert Jacquard s’exclame: «J’avais Socrate devant moi.Il faut prendre au sérieux les questionnements des enfants.Se demander ce qu’on fait dans l’univers est l’origine de la science.[.] C’est aux enfants qu’il faut dire l'essentiel.» Le scientifique a parlé.On le reconduit ensuite au studio où il doit maintenant répondre aux questions des élèves de la quatrième à la sixième année.Une idée qui a fait son chemin Les yeux ronds et les oreilles tendues, les enfants écoutent avec attention les explications et les pistes de solution apportées par Albert Jacquard.Où allons-nous après la mort?Pourquoi y a-t-il des humains sur notre planète et pas ailleurs?Qu’est-ce que l’ADN?Qu'est-ce que le Big Bang?Qu’est-ce qui entoure l’univers?Pourquoi les gens polluent alors que cela fait du tort à la Terre?Des questions justes.Des réponses franches.«Lenseignement de la philosophie aux enfants est née il y a une trentaine d'année aux États-Unis», explique la directrice de l’école Tourterelle, Céline Roy.Un professeur de l’Université Columbia a réalisé que la philosophie servait peu aux étudiants adultes parce qu’ils abordaient cette discipline trop tard dans leur cheminement scolaire.L’idée a fait tranquillement son chemin de notre côté de la frontière et quelques écoles primaires québécoises enseignent aujourd’hui la philosophie à leurs élèves.«Nous n 'enseignons pas la philosophie, nous la pratiquons», précise Céline Roy.Le mercredi matin, chaque groupe d’élèves tient une «communauté de recherche».Lors de cet atelier, l'enseignant fait la lecture d’une mise en situation et les jeunes sont ensuite appelés à se prononcer sur le problème moral ou éthique dont il est question.•Notre objectif est que l’enfant arrive à réfléchir par lui-même et pour lui-même, explique Mme Roy.Nous voulons qu’il développe une pensée autonome, critique et responsable.-L’enseignant joue le rôle d’animateur et favorise la discussion.-Les animateurs ne sont pas là pour juger leurs propos, mais pour les écouter.Rapidement, on note qu’il y a une autorégulation qui s’installe parmi les enfants, qu ils ne laissent pas passer d'énormités.Et tout cela se fait dans le plus grand respect.» Et à voir la quasi totalité des mains se lever énergiquement lorsque Albert Jacquard demande s’il y a d’autres questions, l’exercice semble porter fruit «Pourquoi y a-t-il des terroristes?-, demande un élève.Le scientifique se range alors derrière le philosophe.«71 ne faut pas y voir le vice d’une religion, mais le résultat de gestes de gens désespérés, glisse l'homme de 76 ans.Et tant qu’on générera le désespoir en Afrique, en Inde ou ailleurs, il y aura du danger.La lutte contre le terrorisme commence par la lutte contre la pauvreté.» MENTALITE «D'ici dix ans, un gros problème de relève va se poser» SUITE DE IA PAGE 1 En disant cela, Jean-Claude Scraire se réfère à cette diversification qui caractérise aujourd’hui l’économie québécoise.«Mieux vaut, parfois, ne pas reposer seulement sur un grand secteur industriel, comme l’automobile.Regardez ce qui a été fait en technologie de l’information et en biotechnologie.L'économie québécoise, c’est aussi les télécommunications, l’aéronautique, le secteur industriel.Des secteurs payants, et non spéculatifs, qui vendent des produits ici et dans le monde.On offre du concret, pas des choses qui vont se vendre éventuellement.» Pour la plupart, ces pans de notre économie ont commencé à être érigés au sortir de la récession de 1980-1982.«la faiblesse du dollar canadien a certes aidé, mais le principal facteur de développement est cette présence du capital de risque au Québec.Du capital pmrles PME, mais aussi pour la moyenne et grande entreprise.-Les effets peuvent donc être longs à se faire sentir.Et pour que l’effet soit durable, il faut pouvoir retenir ces assises, renforcer ces bases opérationnelles.Ce qui n’est pas évident Principes éthiques Dans la récente restructuration de la Caisse, annoncée à la fin d'août, les activités de gestion de fonds et d’investissement ont été placées sous l’égide d’une nouvelle société incorporée, CDP Capital, confiée à la présidence de Michel Nadeau.M.Scraire demeure président du conseil et directeur général de la Caisse.Ses responsabilités, désormais allégées, l’invitent à se concentrer sur les grandes orientations stratégiques de l’institution et sur la gestion des cadres supérieurs.Iæs politiques des déposants et mandats de gestion, les services de ressources humaines, le secrétariat général, la vérification, les relations institutionnelles, les affaires économiques québécoises et les services-conseils demeurent également sous sa garde.«Nous améliorons ainsi la séparation entre le rôle de gestion et le rôle d'institution financière./> premier est responsable de fournir les performances.l£ second viendra influencer les choix et la performance.Il fout réussir à générer un rendement tout en respectant des principes éthiques.» C’est ici que Jean-Claude Scraire se sent interpellé par un certain argumentaire retenu par des opposants à la mondialisation.«Notre positionnement englobe un certain nombre de valeurs.Il y a cette performance recherchée.Il y a aussi ce comportement d’éthique sociale et éminemment responsable, qui comprend une sensibilisation au développement économique local.Les fonds d’une communauté doivent aussi servir au développement économique local.On rejoint là tous les enjeux de la mondialisation.» Du moins, on répond à ces craintes ou dénonciations liées au non-respect des valeurs et des intérêts locaux.M.Scraire rappelle que la Caisse de dépôt a su livrer la performance tout en contribuant à l’économie locale, une double approche qui s’inscrit dans le courant de la contestation mondiale.Il ajoute: «Il est inconcevable d’évoluer avec ce monde à deux vitesses qui s’est développé- autour du thème de la mondialisation.Problème de relève Le numéro un de la Caisse parle longuement de ces menaces autour de la pérennité des entreprises.«D’ici dix ans, un gros problème de relève va se poser.Nous aurons à relever le défi d'assurer la suite des choses, la transmission de la fortune, la transition dans une optique de continuité de l’entreprise.» En fait, la tâche est multiple et s’articule autour de la création, de la survie, de la croissance et de la rétention des entreprises et de leurs assises.«Les investisseurs commencent à comprendre l’effet pernicieux des programmes d’incitation basés sur les options d’achat d’actions.En retenant ainsi l’intérêt à court terme des actionnaires, les investisseurs n’ont peut-être pas mis suffisamment l’accent sur l’intérêt de la compagnie.» Il croit que la Caisse saura faire face à ces enjeux auxquels l'économie québécoise est confrontée, comme bien d’autres d'ailleurs.Mais tout en respectant les règles du marché qui imposent la perfonnance aux entreprises.Toutefois, «je n’ai pas de réponse toute faite.Beaucoup d’entreprises ont un actionnaire de référence.Mais comment faire en sorte que l’entreprise survive à l’actionnaire?Comment convaincre les dirigeants de continuer à travailler en fonction du long terme et non strictement pour le bénéfice à court terme?», se demande-t-il en soulignant que la faiblesse du dollar et la sous-évaluation boursière chronique des entreprises québécoises rendent l’opération rétention plus ardue.«Au cours des dix dernières années, nombre d’entreprises ont affiché une bonne croissance.On peut penser à des GTC, Jean Coutu, Couche-Tard et Québécor, qui sont passées de moyenne à grande et qui ont également été animées par cette culture d'acquisitions.» Mais avec le pendule de la consolidation qui revient, la suite des choses devient moins évidente.Pour relever ces défis, la Caisse a certainement un rôle mobilisateur à jouer.Comme elle le fait dans la construction, à Montréal, en revitalisant le quartier international avec l’agrandissement du palais des congrès comme point de départ.Et le Québec, avec sa Caisse, ses Innovatech, son Fonds de solidarité, sa SGF, son Mouvement Desjardins.n’a pas trop d’intervenants.«Chacune de ces institutions a un rôle à jouer, une mission à accomplir.Chacun de ces joueurs dispose de son propre réseau.Devrait-on tout mettre ensemble, retenir une.approche concertée?Nous n’aurions alors qu’un seul intervenant.Il peut y avoir concertation, s’il y a intérêt commun.Mais il faut respecter la mission de chacune, qui ne répond pas aux mêmes attentes.Pensons aux régions.Je suis sûr qu’elles sont mieux desservies avec plusieurs intervenants qu ’avec un seul», soutient Jean-Claude Scraire.Avec cette présence de capitaux de risque s’intéressant à tous les stades de développement des entre-prises et des projets, il faut continuer à pousser l’entre-preneurship et à prolonger le taux de survie des entreprises par des formules empruntait aux incubateurs, aux accélérateurs, au parrainage.A des conjonctions entre l’expérience financière et l’expérience industrielle ou de recherche.«Si on peut prolonger le taux de survie de trois ou de cinq ans, ce sera déjà cela de fait.» Des capitaux doivent également être canalisés en soutien à la croissance des entreprises avec, pour objectif, la rétention des assises développées par les moyennes et grandes entreprises tout en accélérant leurs capacités de commercialisation dans le monde.Dictature fiscale Mais tout n’est pas seulement fonction de la disponibilité des capitaux.«Il faut aussi un environnement favorisant le développement économique et des affaires.Le monde devient notre marché et nous avons de bons produits.Mais, pour les fabriquer à un prix concurrentiel, dans un univers où les pays émergents représentent les trois quarts de l’humanité, cela suppose un environnement, au Québec, qui permet d’être concurrentiel.» Le président du Conseil de la Caisse de dépôt pense, ici, à cette répartition des enjeux fiscaux.«Les impôts doivent baisser.Il n’y a qu’un seul endroit où cela peut se faire, et c’est à Ottawa.C’est Ottawa qui dispose de la marge de manœuvre.Je déplore que le fédéral ne réduise pas de façon plus importante le niveau de taxes qu’il collecte.Qu’il n’y ait pas une redistribution plus efficace entre le fédéral et les provinces.Le fédéral ramasse trop d'argent et ces sommes reçues ne sont pas bien utilisées, alors que les dépenses et les défis d’investissements se retrouvent duns les provinces.- Jean-Claude Scraire parle de dictature fiscale.«C'est un frein majeur.L’argent n’est pas là où il doit être, réparti selon les responsabilités de chacun.Que celui qui est responsable prenne les taxes.Cela éliminerait les lourdeurs administratives et faciliterait les choix de priorités en fonction des particularités propres à chaque province.L'environnement en Ontario et en Alberta n’est pas le même qu’au Québec.Ottawa doit libérer cet espace.Cet espace doit servir aux consommateurs, aux entreprises ou aux gouvernements [provinciaux] selon les choix de société qui seront faits dans chaque milieu», a-t-il martelé à la fin de l’entrevue.Notre entretien a duré une heure, tel que convenu.Mais, au sortir du bureau, la question ne pouvait être retenue, dans la foulée de ces rumeurs démenties voulant que Jean-Claude Scraire mette un terme prématuré aux trois années restant à son mandat.«Comme cela, vous restez en poste encore trois ans?» La réponse est venue dans l’encadrement de la porte, après un petit moment d’hésitation: «Ton temps d’entrevue est terminé», a lancé le numéro un de la Caisse, dans un éclat de rire.Téléphone: 985 3322 I V 0 I) F T [ T F 0 \ A] \T A AT F F 0 Courriel: Télécopieur: 985-3340 L L U I L I I I L U il 1\ 1\ U i\ V L U petitesannonces@ledevoir.com LES PETITES ANNONCES DIHUNDI AU VENDREDI DÉ 8 H 30 A 17HOO Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14h30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit Conditions de paiement : cartes de crédit 103 CONDOMINIUMS 11 COPROPRIÉTÉS STE-ADEIE Luxueux condo, maison de ville 3 c.c.2 1-2 s de bain, foyer, piscine.lac, ski Nèg (514) 38^6849 120 UUMNTlDfS POURQUOI PAYER UN LOYER?A 4 km de l'église de St-Sauveur thplex, 1x7.3c.c.2 s.de b., mez: plalonds cathédrales, bain tourb.el 2x3 1/2 qui paienl vetre maison, 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nationale: le Parti québécois.Comme toute organisation humaine, le gouvernement dont il est issu est composé d’hommes et de femmes qui n’ont pas vocation à la perfection.Il a à son actif des succès et des défaites, des réa-jj lisations exceptionnelles et des échecs ; navrants, des moments privilégiés d’exaltation et des périodes de somnolence.Gouverner, c’est souvent déplaire, tant il est vrai que l'intérêt général ‘ commande des arbitrages difficiles | pour contrer la voracité des appétits : corporatistes, des groupes de pression, • des coalitions d’intérêts particuliers.| Le Parti québécois n’est pas parfait, mais nous n’avons que celui-là.Toute tentative visant à l’affaiblir et à l'anémier conspire contre l’intérêt national.S’il venait à être marginalisé sur les ban-| quettes de l’opposition, il est à craindre qu’une ou deux générations de Québécois soient appelées à réinventer la roue.L’auteur de ces lignes a souffert pour et par un gouvernement du PQ et garde encore des séquelles d’une triste et ténébreuse affaire qui porte son nom.J’aurais toutes les raisons du monde de claquer la porte et m’inscrire aux abonnés absents de cette formation po-' litique mais ce taisant, je craindrais de ; forfaire à l’honneur et de déserter le ; champ de bataille au dernier assaut | d’une génération de souverainistes qui ! ! ont tant et longtemps rêvé que le peuple î i < québécois devienne maître chez lui.L’urgence d’ouvrir les débats Entre-temps, il y a urgence d’ouvrir 14, des débats sur de nouveaux chantiers j; pour conforter et améliorer la démo-! cratie québécoise qui demeure l’une Il des plus exemplaires du monde, mal-gré quelques errements circonstan-( ciels et passagers.Au nombre de ces î chantiers, notons ceux-ci.¦ La création d’un sénat des régions, dont deux représentants élus au suffrage universel dans chacune des régions du Québec, sans égard au nombre de leur population, avec compétence et droit d’initiative dans les domaines relevant de leurs compétences: environnement, développement régional, santé, transports, aménagement du territoire, ou toute autre responsabilité qui serait dévolue à cette deuxième chambre par l’Assemblée nationale.La nouvelle ville de Montréal comptera la moitié de la population du Québec et son influence sur les politiques gouvernementales risque de reléguer à la cour arriéré de l’espace politique les régions périphériques du territoire national.Cela risque d’être intolerable pour nos concitoyens, déjà désavantagés par l’éloignement des grands centres du pouvoir.¦ La reforme du système électoral par l’abolition du scrutin uninominal et son remplacement par un scrutin à deux tours, système utilisé par des démocraties européennes pour corriger les vices du «vote à l’anglaise» et assurer une meilleure démocratie représentative sans tomber dans les excès de la proportionnelle intégrale et les dangers quelle implique d’instabilité gouvernementale.Peut-être pourrait-on envisager également, suivant en cela l’exemple récent de l’Etat israélien.l’élection d’un premier ministre du Québec au suffrage universel, premier pas vers l’instauration d’un régime républicain, système en vigueur dans les grandes démocraties modernes pomme la France, l’Allemagne, et les États-Unis d’Amérique.Ce qui aurait pour effet de prendre un peu de distance avec le caractère désuet, poussiéreux, caricatural et archaïque de la monarchie britannique.¦ Dans bon nombre de pays de liberté, la carte d’électeur est à la base de l’exercice du suffrage universel.Elle est délivrée sur demande par les mairies, les arrondissements des grandes villes, les commissariats de police ou des officiers du service public.Qui plus est.les citoyens qui changent d’adresse doivent actualiser et valider leur carte dans leurs nouveaux lieux de residence.Ce document précieux est la première preuve par excellence de la qualité de citoyenneté.Elle témoigne de l’intérêt que portent l’électeur aux affaires publiques à tous les échelons: municipal, scolaire, regional et national.Les gouvernements de notre Etat national ont lésiné pendant 30 ans à rendre cette mesure obligatoire invoquant des motifs qui ne tiennent pas la route.Il est à esperer que le prochain appel au peuple québécois pour choisir ses représentants à son Assemblée nationale se fasse par la carte d’électeur, à la fois pour de raisons de sécurité du vote et de représentation fidèle des élus de la souveraineté populaire.¦ Au Parti québécois, la refonte des règlements visant à séparer les postes de président du parti et de premier ministre dont les responsabilités sont parfois conflictuelles et sources d’ambiguïtés.Le premier est investi par le parti et le second par le peuple.Il y a là deux ordres de quittance d’exercice de fonctions qu’il importe de ne pas confondre.Si, dans l’ordre économique, le principe de séparation des postes est valable dans la gestion des entreprises à capital ouvert, il devrait en être de même dans l’ordre politique.¦ Ia“ Parti québécois reconnaît le droit à la dissidence dans ses statuts.En certaines occasions, les militants et les militantes qui exercent ce droit risquent de payer un lourd tribut pour la promotion, la défense et l’illustration de leurs opinions minoritaires, en se retrouvant dans une situation d’«exclus» du courant majoritaire, communément et fallacieusement désignés sous le vix'able de -purs et durs»! Des partis sociaux-démocrates européens ont trouve le moyen de corriger cette situation en invitant les militants à voter des «motions», c’est-à-dire des textes, présentés par les courants majoritaires et minoritaires.le Bureau national du parti est constitue par la suite selon It's |xmr centages recueillis par les textes votes, le Parti québécois est un rassemblement de tendances de gauche,de centre et de droite, de militants et de militantes aux vues diverses sur la langue, l’environnement, la démocratie sociale, le régime républicain, pour ne nommer que celles-là.Haut-parleur de la tolérance, de l’ouverture et de l’«inclusion», le PQ se doit d’être exemplaire à ce chapitre au sein de sa propre formation politique, la constitution d’un Bureau national regroupant les représentants de ces tendances serait de nature à minimiser le fractionnisme et la dispersion de mouvements souverainistes œuvrant en marge des instances du parti.Ainsi apparaîtra un souverainisme de «pluralité», accueillant et rassembleur, porteur de nouvelles espérances.Il est urgent d’ouvrir une large discussion sur ces questions et d’autres qui sont le socle de notre démocratie sociale.Les yeux rivés sur l’horizon ré férendaire risquent de nous pétrifier dans le rêve et l’attentisme stérile.D’autant que le référendum, prélèvement fugace et événementiel de l’humeur de l’opinion publique, n’est peut-être pas l’instrument idéal de consultation populaire pour décider de l’avenir d’un peuple.En tout état de cause, il faut assumer entre-temps le fardeau quotidien du militantisme.Trop d’entre nous vivent dans l’univers onirique de la terre promise en attendant le grand soir de la libération nationale.Ce qui a fait la force du PQ, c’est le contact avec le peuple, le porte à porte, les militants battant la semelle du nord au sud et de l’est à l’ouest des frontières québécoises.Cela se fait de moins en moins par fatigue, lassitude, indifférence ou désenchantement.La démocratie sera toujours une conquête inachevée.Elle nous convoque avant, pendant et après la réalisation de nos objectifs.Les hommes et les femmes de ma génération ont moins de lendemains qui les attendent.Ils ne verront peut-être pas la moisson des temps à venir.Et quand cela serait?L’histoire retiendra qu’ils auront, comme leurs prédécesseurs, peiné sous le poids du jour et de la chaleur et rendu possible une société de plus grande liberté, de solidarité, de communauté de droits et de devoirs, en lieu et place de ghettos revendicateurs emmurés dans des casemates de l’isolement et de l’indifférence.JACQUES NADEAU LE DEVOIE Lors d’une convention du Parti québécois, en mai 2000.À l’école, on risque de réprimer la masculinité et non la violence CHARLES CÔTÉ Conseiller pédagogique à la Commission scolaire de Montréal \ rès de deux millions de dollars sont invesr Plis chaque année dans la prévention de la violence, dont la moitié à Montréal.Cependant, comme le signalent les officiers de police de la Communauté urbaine de Mont-11 réal (L’Actualité, octobre 2001), de même que les statistiques, la violence n’a pas augmenté.Ce qui a augmenté, c’est le manque de savoir-vivre des jeunes, et on le constate davantage chez les garçons.«Achale-moué pas.» «Mange d’là.» Aussitôt qu’une forte opposition se manifeste, on entend cela chez une bonne partie d’entre eux.C’est qu’ils n’ont pas appris les façons de vivre avec ceux qui ne sont pas comme eux (opinions différentes, autorité, contraintes).Ils ne savent pas comment gérer cela à l’intérieur d’eux-mêmes.Si c’est inconfortable, si ça embrouille les sentiments dominants, ils l’expulsent avec force.Ds n’ont pas appris parce que la famille ne le montre pas assez, parce que leurs apprentissages se font avec leurs amis, et eux non plus ne le savent pas.Et quant aux fameux médias violents, les recherches ne sont pas claires.Pour certains, voilà une manière d’apprendre la violence: pour d’autres, cela sert d’exutoire à leur violence et la diminue ainsi.Reste la société, c’est-à-dire les gouvernements et leurs institutions: la justice, l’école, etc.La société a revu ses critères à la hausse.Ce qui était une bagarre ou des insultes était traité comme tel tout de suite: on réprimandait, on punissait et on passait à autre chose.Aujourd’hui, c’est d’ordre ra- cial ou sexiste et macho.On accorde une grande place à tout cela, ce qui signifie pour le jeune que c’est important.Donc, aussi bien imiter pour s’affirmer que proscrire.Les baby-boomers ont vite oublié leur enfance et ont mis la barre très haut pour les enfants qu’ils ont peu éduqués.Puis arrivent l’argent et les projets pour combattre la violence qui, elle, n’augmente pas.Ds combattent donc le manque de savoir-vivre des garçons (car ce sont eux et toujours eux qui sont en cause, toutes les statistiques le disent).Ds le font en réprimant L’école devant produire des diplômes (évaluations ministérielles), on éteint les feux sans consacrer le temps requis à l’apprentissage des comportements et des attitudes.Vérifiez auprès des enfants que vous connaissez leur savoir-faire devant des situations de tension.Lorsqu’on retrouve des habiletés sociales, eUes proviennent rarement de l’école.Ce faisant les garçons sont coincés.Les garçons, comme les filles pour la féminité, ont besoin d’affermir leur masculinité afin de devenir des hommes.Cette masculinité se traduit notamment par les attitudes suivantes: aller au-devant des choses, être protestataire, défendre ardemment ses positions, être indépendant, avoir envie de diriger, manifester du leadership, prendre facilement des décisions (échelle Barak et Stern).Cela ne se limite pas aux garçons et n’exclut pas la compassion, l’empathie, la capacité d’écouter, la participation et autres quafités qui ne sont pas particulièrement masculines.La masculinité est en crise.Férocement démolie par le féminisme radical qui a campé sa vision, elle retrouve difficilement ses caractéristiques traditionnelles dans le travail et de moins en moins dans les loisirs (la chasse et la boxe, par exemple, sont de plus en plus déconsidérées).Sur quels modèles les garçons peuvent-ils prendre appui?Soyons terre à terre: la majorité s’en sort.Mais avec plaies et bosses.Ainsi va la vie, diront d’aucuns.Pas d’accord! Ces problèmes créent des personnalités instables qui ressentent des difficultés à vivre.Cela prend de plus amples proportions car, au Québec, les racines sont peu profondes, et on sent constamment des menaces envers ce que nous sommes comme peuple.Est-il besoin de ressortir les statistiques sur le nombre effarant de jeunes hommes qui se suicident ici?Un second effet prend la forme de Hiypermasculi-nité.D s’agit d’un comportement dominateur, méprisant pour les femmes et tous ceux qui n’apparaissent pas forts.Ce comportement apparaît ainsi, brut, dans les milieux défavorisés.Il se déguise sous la forme d’une adulation de l’argent et du pouvoir dans les milieux plus aisés.Ici, les machos entrent en scene.D faudra appeler les choses par leur nom.Actuellement, la lutte contre la violence consiste en grande partie à redresser des garçons pour rendre l’école fonctionnelle.D faudra s’ouvrir les yeux, pères, mères et personnel scolaire, et constater que pour les garçons, ça ne va pas aussi bien qu’ils le disent à l’école.D faudra regarder du côté du type d’école qu’on recherche; ce sera quelque part entre l’école performante et l’école humanisante.Voilà un beau mandat pour les conseUs d’établissement si les parents osent y prendre leur place.Et, pourquoi pas, définir pour soi, homme ou femme, ce qu’est la masculinité et en tirer des lignes de conduite dans son müieu scolaire.S
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