Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 2001-10-10, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
ACTUALITÉS Economie: la FTQ veut un sommet des premiers ministres Page A 6 LE DEVOIR \ L - X ( I I \ 2 > H ?I.K M K H L H K I) I I O O C T O K R K 2 O O I >S 7 r + r \ \ K s I $ m ECONOMIE Québécor World ferme sept imprimeries et abolit 241X) emplois Page B 1 w w w .led e v o i r .e o in Anthrax: émoi à Montréal Un immeuble du centre-ville est évacué par mesure de précaution JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Une enveloppe en provenance du journal The Sud de Floride, où l’anthrax a causé un décès et contaminé une autre personne, a suscité toute une frousse hier chez les employés de la compagnie Globe international au centre-ville de Montréal.L’immeuble de la rue Sherbrooke Ouest a aussitôt été évacué et le périmètre, bouclé.Après avoir récupéré l’enveloppe suspecte, les pompiers et les policiers ont déterminé que le risque de contamination était quasi inexistant Les employés de Globe, qui reçoivent régulièrement des envois du Sun, n’ont pas pris de risques et sans même ouvrir l’enveloppe, ils ont signalé l’événement à la GRC.Les policiers du SPCUM ont pris l’enquête en main et par mesure de sécurité, l’édifice de 14 étages a été évacué.Une équipe du Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM), spécialisée dans la manipulation de matières dangereuses, a récupéré l’enveloppe suspecte en prenant toutes les précautions prévues par le protocole.Toujours scellée, l’enveloppe a été amenée à un laboratoire qui déterminera si elle présente un danger.Bien que l’événement ait semé beaucoup d’émoi, les autorités indiquent que le risque de contamination est minime.«Ce qui nous inquiète, c’est lorsqu’il est transmis par la voie aérienne, parce qu’il y a inhalation.Or, une enveloppe fermée ne représente pas un .risque dangereux.[.] Même s’il y avait eu des traces de charbon sur l'enveloppe, le risque est minime, et on recommande essentiellement aux gens de se laver les mains avec de Veau et du savon», indique le Dr Paul LeGuerrier, du département de santé publique de Montréal-Centre.11 est toujours possible que la bactérie ait pu survivre à l’intérieur de l’enveloppe, «mais ce n’est pas ce qu’on pense», ajoute-t-il.Les deux employés de Globe qui ont manipulé l’enveloppe et les personnes qui les ont côtoyés, soit VOIR PAGE A 12: ÉMOI ¦ MRRMK M Mtti Quels liens entre Miranda et le fraudeur d’Anjou ?Les enquêteurs du dge ont relevé 20 communications durant les jours précédant le scrutin JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un expert en manipulation de matières dangereuses a subi une décontamination après avoir pénétré dans l’immeuble évacué par crainte de la présence de la bactérie de l’anthrax.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Au cours des 12 jours précédant le scrutin du 30 novembre 1998, des communications ont été établies huit fois entre le téléphone du maire d'An jou, aujourd’hui candidat aux élec lions municipales à Montréal, Luis Miranda, et celui de l’auteur de la fraude électorale dims la circonscription provinciale du même nom, Alberto Berardinucci.Ces faits, qui n’avaient pas encore été rendus publics, sont recensés dans un rapport d’enquête confidentiel du Directeur général des élections dont Le Devoir a obtenu copie.Ce rapport est celui qui a mené à la mise en accusation de Berardinucci.Ce dernier a été reconnu coupable le 18 septembre par le juge Serge Boisvert de la Cour du Québec d’avoir orchestré un système de voleurs illégaux dans le but de modifier le résultat des élections.Des personnes recrutées par Berar- dinucci ont usurpé l’identité d’électeurs et ont reçu 10 $ ixnir chaque vote enregistré en laveur du candidat libéral Jean-Sébastien I .amoureux.Bien que ce dernier ne soit pas pointé par le jugement, il a remis sa démission dès le lendemain.Dans sa décision, le juge avait déjà révélé que des communiea lions avaient été établies à douze reprises entre les 4 et 30 novembre entre le téléphone cellulaire de M.Berardinucci et le té-léavertisseur de M.Miranda.Au total, on parle donc d’une vingtaine d’appels entre les appareils des deux hommes au cours de la campagne électorale.Selon le rapport d’enquête, le jour même du vote, le 30 novembre, tandis que Berardinucci est en train de compléter la mise en œuvre de son système frauduleux, un appel est fait à partir de son téléphone cellulaire au numéro de téléavertisseur de M.Miranda à 10h31.A peine 30 minutes VOIR PAGE A 12: ANJOU Les opposants aux talibans n’ont pas reçu l’aide militaire promise Le Pakistan ne veut pas voir VAlliance du Nord reprendre le pouvoir à Kaboul CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR Paris — fis croyaient prendre Kaboul en quelques jours.Après tout, la capitale n’est qu’à un jet de pierre du front Une misère pour ces guerriers qui ont 20 ans de combat dans le corps et ont vaincu la puissante armée soviétique.Ils se voyaient déjà pénétrer dans la ville en libérateurs et revivre les jours glorieux de 1992, alors que leur ancien chef, le commandant Massoud, avait défilé en héros.C’était une question de jours.Un mois après l’assassinat de leur chef et au quatrième jour des frappes américaines, tout semble devenu beaucoup plus compliqué.L’inquiétude se lit dans les yeux de Mehrabo-din Masstan, chargé d’affaires de l’ambassade d’Afghanistan à Paris.Une drôle d’ambassade qui ne compte qu’un diplomate et trois conseillers.Nichée dans le 16' arrondissement, la délégation représente toujours le gouvernement afghan de 1992, le seul reconnu par l’ONU.VOIR PAGE A 12: OPPOSANTS ¦ Une radio libre en terre afghane, page A 4 INDEX Annonces.B 6 Bourse.B 2 Avis publics .B 5 Carrières.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Éditorial .A10 Idées_______AU Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Nature.B 5 La riposte.A2 Télévision.B 7 Météo.B5 Déchirements dans le monde musulman D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE Le début des frappes anglo-américaines contre l’Afghanistan a créé un malaise dans le monde musulman où les dirigeants politiques, qui appuient l’action de la coalition, sont aux prises avec des opinions publiques antiaméricaines, lorsqu’elles ne sont pas carrément favorables à Oussama ben Laden.L’Autorité palestinienne tentait hier de reprendre le contrôle de la situation après les affrontements de la veille à Gaza entre des étudiants antiaméricains, qui manifestaient contre le déclenchement de l’offensive militaire, et la police palestinienne, qui ont fait deux morts.Des étudiants palestiniens ont organisé hier des manifestations en Cisjordanie à Ramallah, Naplouse et Bethléem pour protester contre la répression policière.Pendant ce temps, tous les établissements d’enseignement supérieur de la bande de Gaza sont restés fermés (voir texte en page A4).Au troisième jour des bombardements conduits par les Américains qui maintiennent la pression sur le régime des talibans au pouvoir à Kaboul, l’Indonésie, premier pays musulman du monde par sa population, et le Pakistan, ont été le théâtre de violentes manifestations anti-américaines.Au Pakistan, pays voisin de l’Afghanistan, les manifestations contre les happes ont repris mardi et, au total, elles ont fait sept morts en deux jours.VOIR PAGE A 12: DÉCHIREMENTS BOBBY TIMONERA REUTERS Un homme d’affaires musulman philippin appelle à la guerre sainte au cours d’une manifestation anti-américainne à Marawi, au sud des Philippines.Les premières victimes civiles des frappes AGENCE FRANCE-PRESSE Kaboul — Pour la troisième journée consécutive, Kaboul a retenti hier du bruit des avions et des rafales tfe la défense antiaérienne des talibans, alors que les Etats-Unis assurent détenir désormais la maîtrise du ciel afghan.Dans la journée d’hier, les talibans ont affirmé que les frappes avaient fait un total de 35 vidimus civiles depuis leur déclenchement dimanche et les Nations unies ont confirmé la mort à Kaboul de quatre de leurs employés afghans.H s’agit de quatre civils d’une agence de déminage dont le bureau a été touché, selon les précisions apportées par l’ONU à Islamabad.Dans un geste de défi, un porte-parole d’Oussama ben laden, la bête noire des Etats-Unis, a appelé hier, sur une chaîne de télévision arabe*, tous les musulmans à s’attaquer aux intérêts américains dans le monde.Le chef des talibans, le mollah Omar, a échappé aux frappes américaines et britanniques, selon ses VOIR PAGE A 12: VICTIMES Les OSBL d’habitation HLM et coops sont-ils passés de mode ?Depuis 40 ans, différentes formules ont été mises au point, et financées par les gouvernements, pour aider les gens à faibles ou moyens revenus à se loger.Les années 60 ont vu l’apparition des HLM, les années 70 la naissance des coopératives, les années 80 celle des OSBL d’habitation.Qu’en est-il aujourd’hui?Le troisième volet de notre série est consacré aux OSBL.JOSÉE BOILEAU LE DEVOIR Le logement social a longtemps été synonyme de HLM et de coopératives.Plus maintenant.Depuis trois ans, les deux tiers des logements sociaux construits au Québec sont des OSBL d’habitation, et le secteur est en pleine expulsion.Aujourd'hui, le Québec compte quelque 25 000 logements gérés par des centaines d'organismes sans but lucratif (d'où l’appellation OSBL).Les trois quarts de ces logements sont réservés aux personnes âgées, 15 % aux personnes seules marginalisées (la clientèle d’origine des OSBL), et le reste pour des clientèles diverses, comme les familles.On présente parfois les OSBL comme des «HLM avec services».Comme un HLM, elles abritent des gens à h faibles revenus mais la ressemblance s’arrête là.D’une part, ces résidences ne sont pas gérées par un organisme paragouvernemental mais par un conseil d’administration où doivent siéger des gens du «milieu» — souvent un travailleur du CLSC, parfois un représentant d’une communauté religieuse ou le pharmacien du coin.De plus, des services sont offerts aux résidants: une cuisinière dans une résidence pour personnes âgées, une animatrice là où les locataires ont des problèmes de santé mentale, ou un travailleur communautaire qui, une fois par semaine, vient aider d’anciens itinérants à faire un jardin — un geste énorme pour des gens qui ont vécu des années dans la rue.On y trouve aussi des concierges-résidants ou surveillants, particulièrement appréciés des ex-itinérants pour qui il s’agit souvent de la seule personne stable de leur entourage quotidien.Ces concierge's — dont le rôle est vanté par tous — parlent avec les locataires, leur donnent des conseils d’entretien, voient à apaiser les tensions.«Notre rôle, c’est d'être pour eux comme des grands frères.Il y a quelques règles de vie mais peu, car ce n’est pas l’hôpital ou la prison: c’est leur logement!», résume Sylvain I-acroix, concierge à la Chambredor, au centre-ville de Montréal.VOIR PAGE A 8: OSBL ¦ Autres textes en page A 8 La ICRISEI 1 DU LOGEMENT A 2 LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 OCTOBRE 2 0 01 LA RIPOSTE Le comité antiterroriste de l’île de Montréal multiplie les rencontres Les spécialistes de la prévention ne prêchent plus dans le désert BRIAN MYLES LE DEVOIR T?^^fMB|(.|.fiir()t(|.f|1 -1911 ; 33- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mémo si les autorités n’ont reçu aucune menace sérieuse visant Montréal, le SPCUM reste ep état d’alerte, comme tous les corps policiers du Canada et des Etats-Unis.Non à la guerre ! Non au terrorisme ! L’AQOCI appelle à une mobilisation pour la recherche de solutions politiques à la crise Même les policiers n’entrent plus comme ils le veulent au quartier général du SPCUM, au 1441 de la rue Saint-Urbain.Un agent de sécurité présent en permanence vérifie les cartes d’identité des hommes en bleu et interroge les quidams sur le but de leur visite.Les postes de commandement de tous les corps policiers du Canada et des Etats-Unis sont en «état de veille» depuis que l’Afghanistan croule sous les attaques.Prêt à toute éventualité, le comité antiterroristede l’île de Montréal est passé d’une rencontre par mois à une par jour afin d’assurer la sécurité de la population.Les autorités n’ont reçu aucune menace sérieuse indiquant que Montréal pourrait faire l’objet d’une attaque terroriste.Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) et ses partenaires restent malgré tout sur un pied d’alerte.Normand Bernier, un spécialiste des mesures d’urgence, a l’habitude de prêcher dans le désert — «dans ces volets-là, c'est un peu comme pelleter de l'eau», dit le chef de la section planification opérationnelle au SPCUM.Sauf que depuis le 11 septembre, la métropole a perdu ses illusions tranquilles.«Tout le monde réalise que ça pourrait être ici.Quand on pense à Ahmed Ressam.Ce gars-là était à Montréal.Il visait Los Angeles, mais il était à Montréal», s’exclame M.Bernier, un colonel à la retraite des Forces armées canadiennes.Il est entré au SPCUM il y a sept ans pour s’occuper entre autres des mesures d’urgence.Mis à part le SPCUM, le comité antiterroriste regroupe la Régie régionale de la santé, Urgences-Santé, le Service de prévention des incendies (SPIM) et la Direction de la santé publique (DSP).Au total, une douzaine de personnes maîtrisent le plan des me- sures d’urgence à déployer en cas d’attaque terroriste.Apres la tragédie du World Trade Center, le plan d'évacuation de la Place Ville-Marie a fait l’objet de modifications.Les autorités montréalaises ont réalisé qu’en cas d’évacuation de la Place Ville-Marie, il faudra éloigner les citoyens «cinq ou six rues plus loin» pour éviter que des personnes sorties à temps soient ensevelies sous les décombres comme ce fut le cas à New York.Les policiers se préparent aussi à affronter des attaques multiples, coordonnées.Des ambulances sont maintenant équipées de seringues chargées à l’atropine, un antidote universel à la plupart des produits chimiques.Environ cinq hôpitaux de l’île sont prêts à accueillir les personnes qui pourraient être contaminées par une attaque chimique ou bactériologique.La régie a passé en revue les stocks d’antidotes des hôpitaux en question.Les réserves d’antidotes prévues dans les plans d’urgence ac- tuels seraient insuffisantes pour répondre a une attaque massive, selon le Dr Michel Savard, un spécialiste de la santé publique cité mercredi dernier dans Le Devoir.Le Dr Savard déclarait que les plans d’urgence devaient faire l’objet d'une révision pour amener rapidement les produits pharmacologiques nécessaires pour soigner les victimes d’un acte de bioterrorisme.Le 2 septembre, vers 23h30, un gaz d’origine inconnue se répandait dans le métro de Montréal.Le personnel de la STCUM a rapidement activé la ventilation pour amener un apport d’air pur maximal à la station Berri.L’évacuation a commencé dans la cohue cinq minutes après l’attaque.En 12 minutes 30 secondes, le gaz était complètement dissipé.Les experts ont mis cinq heures à identifier la substance.un gaz lacrymogène en canette banni par la police et l’armée il y a dix ans.Normand Bernier soutient que le comité antiterroriste a tiré les leçons de cet incident sans gravité.«Il faut faire entrer le gaz plus rapidement au labo», dit-il.L’évacuation d’un édifice au 1350 de la rue Sherbrooke, hier après-midi, tend à prouver que les erreurs ne sont pas répétées.Une enveloppe suspecte a rapidement pris le chemin du laboratoire après que des employés eurent alerté les policiers.Le colis provenait de la firme American Media, à Boca Raton en Floride, où une personne est morte d’une infection à l’anthrax en fin de semaine.Depuis que le monde a basculé dans la guerre, aucune menace sérieuse n’a frappé Montréal.Les canulars sont aussi nombreux qu’imaginatifs.«Mon nom est ben Laden.Ça va sauter», a lancé aux policiers un zigoto avec un accent québécois à trancher au couteau, lors d’une récente conversation téléphonique.Dans la seule journée de dimanche, le SPCUM a reçu cinq appels similaires, tous non fondés.PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Ly Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI, qui regroupe près de 51 organisations membres) a rédigé une déclaration dans laquelle elle condamne autant le terrorisme et le fanatisme qui ont conduit à la catastrophe, que la logique de guerre qui s’est enclenchée ces derniers jours.La directrice du l’AQOCl, Francine Néméh, se dit très attristée par les bombardements qui ont cours sur l’Afghanistan car «ils créeront une catastrophe humanitaire énorme, dit-elle.Les attaques que Ton qualifie de chirurgicales ne feront peut-être pas des millions de morts, mais des organisations membres de notre association, telles qu’Oxfam, Développement et Paix, Médecins sans frontières et Médecins du monde, s’attendent à ce qu’il y ait six millions de réfugiés.» Francine Néméh n’est pas contre toute représaille.«Cest évident qu’il faut punir les coupables, affirme-t-elle.[.] Je n'ai aucune objection à ce qu’on s’attaque aux bases des guérillas terroristes.Mais si on élimine ben Laden et son groupe, réglera-t-on vraiment le problème du terrorisme?Ça calmera certaines émotions, mais ça ne résoudra pas le problème de fond.» Identifier les terreaux du terrorisme L’AQOCl croit qu’il serait davantage opportun d’identifier les terreaux du terrorisme, que sont «la grande pauvreté, le désespoir face à des lendemains bouchés et l’absence du droit international dans la politique étrangère», relate Francine Néméh, et de s’y attaquer par une redistribution des richesses, une plus grande justice sociale et la résolution de l’instabilité politique — au Moyen-Orient par exemple —, dans le respect du droit international plutôt que par des rapports deforce.» Dans sa déclaration, l’AQOCI affirme qu’il faut combattre le terrorisme par «des moyens qui devraient être décidés par la communauté internationale dans le respect de la Charte des Nations unies et du droit international.» Lorsqu’on rappelle à la directrice de l'AQOCI que l’intervention militaire menée contre l’Afghanistan a pourtant été avalisée par les Nations unies et son secrétaire général, Kofi Annan, qui reconnaît l’opération américaine comme une action de «légitime défense», elle se dit grandement troublée.L’AQOCl croit davantage aux effets A’«une aide publique au développement, une sorte de plan Marshall pour cette région déshéritée du monde afin que tous vivent dans la dignité, et qu’un minimum de droits et de besoins fondamentaux soient respectés.» La déclaration met par ailleurs en exergue les restrictions des libertés civiles que la situation actuelle risque de générer.L’AQOCl y formule également son inquiétude face aux changements qui pourraient éventuellement être apportés aux lois sur l’immigration et le statut de réfugié, et qui pénaliseraient des victimes innocentes.Elle appelle finalement à la solidarité entre les communautés afin de contrer les actes de racisme qui viseraient nos compatriotes d’origine arabe et de confession musulmane.L’élaboration des principes de cette déclaration n’a pas été aisée compte tenu des regards parfois différents que portaient les diverses organisations sollicitées sur une situation aussi complexe, avoue Francine Néméh.L’AQOCl espère que la déclaration sera néanmoins endossée par le plus grand nombre d’organisations et qu’ultimement, elle sensibilisera nos dirigeants.La nouvelle Lexus IS 300 à boîte manuelle est arrivée.(Très vite.) La nouvelle IS 300 à boîte manuelle 5 vitesses est maintenant offerte au Canada.(Témoin la foule d’amateurs de performances se ruant chez les concessionnaires Lexus.) Car, comme le sait toute personne qui s’intéresse le moindrement aux berlines sport de luxe, la IS 300 au puissant six cylindres en ligne de 3 L et 215 ch a été universellement acclamée pour ses performances hors pair.Performances pourtant atteintes avec une transmission automatique.Pour contacter un concessionnaire Lexus ou en savoir plus : 1 800 2&LEXUS * www.lexus.ca LA nouvelle LEXUS IS 300 à 5 vitesses ~ À PARTIR DE 37 820 $ À la conquête de la perfection f f fs* > p.LA non relie LEXUS IS 300 à 5 vitesses "RDSE de la Lexus IS n à if n n 9 o >v J n >J J •o Espoir Aujourd’hui, bien plus que jamais, j’ai espoir dans le pouvoir de la jeunesse.Je reviens tout juste d’une marche organisée par le Cégep de l’Outaouais, où les élèves sont descendus dans les rues de la région.Ils ont exprimé leur désaccord avec les représailles qui s’organisent dans les hautes sphères du pouvoir.Ces mêmes jeunes, qu’on accuse souvent de naïveté et d’insouciance, ont démontré le contraire.De façon tout à fait pacifique et civilisée (un exemple à suivre), ils ont opposé un non catégorique au racisme, à la guerre, à l’impérialisme.J’ai aujourd'hui espoir, espoir dans la génération de demain.J’entends encore les «Bush, les nerf;, on veut pas d’ta guerre!».Jean-François Benoît Gatineau, 3 octobre 2001 J’y perds mon latin Le 29 septembre dernier, j’ai participé à un examen de la fonction publique québécoise afin de combler des postes de réviseurs à la CSST.Une partie de cet examen consistait à rédiger une synthèse de différents textes, durant 90 minutes, sur un maximum de trois pages.Les candidats à l’examen ont été avisés que la correction de cette partie ne tenait pas compte des fautes de français.C’est vraiment le monde à l’envers: alors que le gouvernement se gargarise, avec le rapport Larose sur les États généraux de la langue française, que des ténors du PA clament à tout vent la protection du français et que des examens pré-admission ont été instaurés au niveau universitaire pour évaluer la qualité du français, voici comment la fonc- LETTRES —-—?- tion publique recrute ses candidats! La tâche principale d’un réviseur est de rédiger une décision en justifiant son raisonnement, en le détaillant et en l’appuyant sur des faits concrets après étude d’un dossier.Ces décisions peuvent parfois être portées en appel devant le Tribunal administratif du Québec.Si cela ne requiert pas un minimum de compétence de français, j’y perds mon latin.Jean-Ixmis Landry Longueuil, 3 octobre 2001 Les listes d’attente Une liste d’attente peut servir à maximiser l’efficacité d’un service en répartissant la demande sur l’ensemble d’une période et ainsi éviter que des ressources soient sous-employées.Les listes d'attente pour obtenir des soins médicaux sont loin de toujours répondre à une recherche d’efficacité.Tant et aussi longtemps que la demande de service dépasse l’offre, la liste d’attente s’allonge, théoriquement sans limite.Si l’offre vient à égaler la demande, la liste cesse de s’allonger mais ne diminue pas.Alors, pour que la liste d’attente rétrécisse, il faut que l’offre dépasse la demande ou que les gens sur la liste disparaissent, par exemple en mourant.Si d'aventure les patients restent en vie, ce qui est quand même souhaitable, ils attendent et ils souffrent.Ces attentes et ces souffrances sur une liste d’attente de longueur irrationnelle n’ont pas de sens.Les cas de guérison spontanée sont rares.L'état de santé d’un patient en attente de traitement peut s’aggraver et les soins, quand ils finiront par venir, coûteront plus cher.Au delà d’une certaine longueur, une liste d’attente fait augmenter les coûts de la santé.François Beaulé Montréal, 10 septembre 2001 U o «J L’amour existe encore ?-d ->t Je voudrais qu’on m’explique pourquoi on don-ne açtuellement de l’argent aux Américains^ Les États-Unis sont incontestablement le pays, le plus riche au monde.Les citoyens de c^î pays peuvent facilement assumer les frais dç, relogement et de subsistance des sinistrés de' New York.D’ailleurs, les dons déjà recueillis démon?, trent qu’ils sont disposés à le faire.En Irak, 5000 enfants meurent, chaque) mois, privés par un blocus inhumain des ali,-, ments et des médicaments dont ils auraient eu, besoin.Non loin, trois millions d’Afghans gir, sent, après 20 ans de guerre et trois ans de sé-: cheresse extrême, exilés dans des camps de^ fortune dépourvus de tout Expliquez-moi pourquoi on ne donne nj, notre argent, ni notre sang, ni notre cœum pourquoi on n’allume pas de bougies, pourquoi on ne chante pas pour ces gens-là, sj, «l’amour existe encore»"! Monique Thibault Sainte-Thérèse, 1" octobre 2001 Le terrorisme Le terrorisme c’est zéro Ceux qui le font se croient héros Us ont déclaré la guerre Dans les avions ?Il y avait des relations Entre amis Et entre ennemis Pour finir “ Il n’y a plus beaucoup d’avenir Pour ceux qui ont fait ça! Emmanuelle Poisson 11 ans Ecole secondaire de Blainville Octobre 2001 LIBRE OPINION -?- Pour une télévision non MONIQUE R1C HA R D Présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) RENÉ CARON Comédien Président de l’Association TROP (Travail de réflexion gourdes ondes pacifiques) Dans la paisible ville de Jonesboro en Arkansas, deux adolescents de 11 et 13 ans, en tenue de camouflage, armés jusqu'aux dents avec des fusils de chasse et des pistolets, tirent sur des fillettes, en tuent quatre et leur institutrice, en blessent onze autres durant une fusillade qui a duré quatre minutes.Quel drame horrible qui nous rappelle l'hécatombe de Polytechnique, le 6 décembre 1989, où quatorze jeunes tilles avaient subi le même sort monstrueux.C’est depuis cet événement tragique que l'Association TROP a entrepris sa campagne de sensibilisation à la non-violence auprès des jeunes étudiants et de leurs parents.Plusieurs pays s’interrogent sur l'influence de la violence sur les ondes et des études montrent que le bombardement d'images violentes observées par les enfants à la télévision, au cinéma.dans les jeux video et sur Internet les influence grandement.Étant conscients que la violence n'est pas sur le point de disparaitre de nos écrans malgré les pressions de plus en plus fortes de plusieurs organismes, il importe d’éduquer nos enfants pour qu’ils soient mieux préparés à y faire face.Ces émissions ou jeux qui ont la cote auprès des jeunes leur font miroiter rêve et évasion à la pointe d’un revolver, d'une lame ou d’un poing.Il nous apparait dangereux de banaliser la violence au point de la faire croire naturelle et nous sommes inquiets devant une telle évolution du paysage audiovisuel.C’est dans cette optique que TROP, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), les Clubs optimistes du Québec et les Chevaliers de Colomb du Québec se sont associés pour proposer au milieu scolaire une activité de réflexion afin d’aider les jeunes à former leur propre jugement sur leur écoute télévisuelle, leurs jeux vidéo et leur usage d’Internet Pour ce faire, un sondage accompagné d’un guide d’utilisation et d’une vidéocassette intitulée La parole est aux jeunes ont été acheminés aux enseignants.En date du 31 mai 2001, le sondage TROP a été mené auprès de 150 000 jeunes à travers le Québec et dans l'Ontario francophone.Ce sondage a la particularité d’offrir trois versions adaptées pour la maternelle, la première et la deuxième année, pour les 2" et 3' cycles du primaire et pour le secondaire.Si une émission ou un jeu a plus de deux qualificatifs négatifs, on le qualifie de violent Reconnaître que l’on peut aimer une émission ou un jeu sans que celui-ci soit recommandable, c’est déjà un premier pas.Et c’est avec plusieurs petits pas que nous avancerons dans la bonne direction.Nous divulguons les résultats de ce sondage afin de lancer aux télédiffuseurs et aux fabricants de jeux électroniques le message que les jeunes eux-mêmes nous ont transmis.Nous espérons que ces témoignages puissent avoir un impact sur la diminution de la violence dans les productions.Toutes catégories d’àge confondues, les émissions considérées comme les plus violentes par les jeunes sont: Us Simpsons, Poke- \- violente mon.South Park, Digimon et Tag.Pour ce qui;j est des jeux vidéo, il s’agit de Golden Eyes, Diabolo, Resident Evil, Perfect Dark et Pokémon .Stadium.Il est également intéressant de noter que te jeunes ont choisi comme émissions pacifistes) des émissions et des jeux vidéo qui ont une cote d’écoute importante auprès de cette génér ration.C’est donc la preuve qu’il y a moyen de) les intéresser sans avoir recours à la violence)^ La loi de l’offre et de la demande ne constitue, pas une raison valable de la part de l’industrie.Les émissions considérées comme non vitXj lentes sont Sabrina, Radio Enfer, Quatre et demi, Clueless, MusiquePlus et Virginie.Pour, ce qui est des jeux vidéo, les jeunes ont choisi; Banjo Kazooie, Donkey Kong, Super Smash, Bros, Mario Kart, Tony Hawk Pro Skater et?Gran Turismo.Bien que les jeunes affirment candidement reconnaître que les émissions ou jeux vidéo à, caractère violent ne les influencent pas outra, mesure, ils disent également qu’après avoir écouté une émission où il y a de la violence ou) un jeu vidéo à saveur de gestion de conflits, brutale, le goût de répéter ce qu’ils y ont vu’ (bataille, coups de poing, etc.) les stimule au, plus haut point Ce que nous devons retenir de ce sondage! c’est que même si les jeunes sont capables, d identifier les émissions ou jeux vidéo violents.ils reconnaissent que ceux-ci influencent leur comportement et la gestion de leurs1 conflits.Si les 150 000 jeunes rencontrés ont la sagesse de faire cet exercice, il nous semble réaliste de demander à l’industrie de faire une réflexion semblable et de répondre de ses responsabilités devant ces milliers de jeunes.( v LF.DEVOIR.LE MERCREDI 10 OCTOBRE 2 0 01 A 1 1 IDEES Penser après le 11 septembre Ni américaniste ni antiaméricain PAWEL KOPCZYNSK REUTERS m Ce ne sont pas seulement les excès de la civilisation occidentale (capitalisme débridé, impérialisme militaire et marchand) que les intégristes ont frappés, mais ses fondements mômes (liberté de conscience, laïcisme, tolérance, principe d’égalité des êtres).LOUIS CORNELL1ER Critique d’essais québécois au Devoir est une constante malheureuse.mais inévitable, des situations de crise: la pensée en souffre toujours, victime des appels à choisir son camp qui fusent de part et d’autre.Ainsi, il faudrait donc, depuis ce triste matin du 11 septembre, se brancher.Ne tergiversez plus, disent les nouveaux manichéens.Au «Tous Américains» publicitaire et propagandiste des uns s’oppose alors la théorie militante de l'arroseur arrosé des autres, deux positions carrées qui interdisent la dissidence.au nom de l’idéal démocratique.Dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, il faudra pourtant refuser cette paralysante alternative si on souhaite continuer à penser hors des ornières de la propagande.Les américanistes sentimentaux se trompent.Contrairement à ce qu’ils prétendent, les attentats de New York n’ont pas transformé subitement l’oncle Sam en pure victime que la compassion et la décence nous interdiraient de critiquer.En ce sens, continuer à dénoncer un certain impérialisme américain ne relève pas de l’antiaméricanisme primaire et haineux, mais d’un devoir intellectuel.Des gens sont morts le 11 septembre qui ne le méritaient pas.D’autres sont morts avant, d’autres mourront après, ailleurs, qui ne le méritent pas non plus, et si la politique étrangère américaine en est la cause, on ne voit pas au nom de quel devoir de réserve il faudrait s’interdire de dénoncer cet état de fait Les leaders états-uniens, qui ne sont pas le peuple, n’ont pas les mains blanches.L’effondrement des tours ne les a pas transformés en enfants de chœur.Le dire, demain encore, relèvera du devoir de vérité et de justice.Pas du délire idéologique.Les partisans de la théorie de l’arroseur arrosé se trompent Ce ne sont pas des victimes excédées qui ont frappé le 11 septembre.Ce sont des intégristes.Ce n’est pas qu’un bourreau qu’ils ont visé, mais une civilisation.Pas seulement ses excès (capitalisme débridé, impérialisme militaire et marchand), mais ses fondements mêmes (liberté de conscience, laïcisme, tolérance, principe d’égalité des êtres).Ainsi, expliquer les attentats par un raisonnement cause (l'arrogance américaine) -conséquence (ils paient pour leurs fautes) relève d’une sorte de propagande du pauvre.Les fanatiques n’ont que faire d’une quelconque injustice objective pour se convaincre de la justesse de leurs actes.Ils inventent, au besoin, les raisons de leur colère et de leur aveuglement La preuve?Souvent, les plus fervents d’entre eux ne sont pas de réelles victimes, mais des bourreaux frustrés.la vérité (les injustices réelles) leur sert de propagande, d’écran pour camoufler le délire irrationnel qui les anime.Salman Rushdie n’a pas tort quand il dit que ces guerriers de l’ombre haïssent plus la liberté et les mini-jupes qu’ils ne luttent pour la justice, et c’est pourquoi ceux qui cherchent à expliquer et à comprendre cette catastrophe très particulière à partir d’un raisonnement politico-moral qui postule une dette américaine ont tort En cette heure solennelle où les libéraux nous somment d’appuyer aveuglément l’oncle Sam au nom des nobles valeurs qu’il incarne et où les autres, surtout à gauche, refusent de s’apitoyer sur le sort de l’injuste géant blessé, le rôle de l’intellectuel exige pourtant de refuser l’une et l’autre de ces conscriptions.Rien, absolument rien, ne justifiait les actes sanglants du 11 septembre.Rien, absolument rien, ne justifie l’impérialisme assassin pratiqué par les dirigeants états-uniens depuis 50 ans.Penser après le 11 septembre, cela devrait vouloir dire être capable de soutenir l’une et l’autre de ces vérités.Les intégristes haïssent une liberté que nous chérissons et doivent, un par un s’il le faut et pour cette raison même, être combattus.Les leaders américains foulent aux pieds, aux quatre coins du monde, une liberté que nous chérissons et doivent être combattus au nom des promesses qu’ils ne tiennent pas.Ce n’est pas la même chose.Des citoyens sont morts pour rien et doivent être pleurés.Les intellectuels, quant à eux, doivent comprendre qu'il ne s’agit pas de renvoyer les bourreaux dos à dos, mais de combattre la barbarie partout où elle se trouve, c’est-à-dire sans jouer le jeu des bourreaux du bout du monde dont les promesses mêmes, contrairement à celles de nos dirigeants, donnent froid dans le dos.Penser après le 11 septembre sera une tâche complexe.Comme avant louiscornellieréqlparroinfo.net Ben Laden et Takfïr : la même mouvance islamiste YVAN CLICHE Politicologue, spécialiste en affaires internationales au sein d’une grande entreprise, l’auteur a écrit un mémoire sur l’intégrisme islamique et publié plusieurs articles à ce sujet depuis 15 ans.e discours prononcé par ben Laden depuis l'Afghanistan et diffusé dans le monde entier reprend presque en tous points les mêmes thèmes développés par le groupe Takfir, qui a fait récemment les manchettes en raison du procès de ses membres tenu actuellement en France.C’est ce groupe qui aurait également planifié des attentats terroristes dans le métro de Montréal, en 1998.Le mouvement Takfir, de son nom arabe complet Al Takfir wal Hijra (Anathème et émigratiop), est bien connu des milieux de renseignement en Egypte et dans le monde arabe.D s’inscrit clairement dans la mouvance de l’intégrisme islamiste radical, prônant la violence contre les ennemis de l’islam, y compris les musulmans non ralliés à leur cause.Plusieurs autres groupes véhiculent une idéologie semblable, qui promeut une rupture complète avec la société moderne actuelle, comme le désire également ben Laden, s’inspirant en cela du prophète Mohamed revenu triomphant à La Mecque au Vü' siècle pour faire la propagation de l’islam.Takfir est apparu en Égypte, berceau de l’islamisme arabe, au début des années 70, sous l’instigation d’un ingénieur agronome, Chukri Mustafa, un ancien membre des Frères musulmans égyptiens, organisation forte et bien structurée fondée en 1927 par un instituteur, Hassan al-Banna.L’idéologie du mouvement Takfir est particulière, en ce que ses adeptes considèrent comme impies toutes les institutions actuelles ainsi que l’islam offi- ciel, appuyé par des oulémas (docteurs de la foi) corrompus par le pouvoir établi.Toute la société est donc plongée en pleine jahiliyya, soit la noirceur associée à la période d’avant la venue de l’islam.Pour éviter la corruption politique et idéologique, il faut donc se retirer de la société, «émigrer» donc (d’où le nom de l’organisation) et créer une nouvelle communauté de croyants véritables.Cette association de vrais fidèles deviendra le fer de lance de l’assaut contre la société actuelle, pour y instaurer la Charia (Loi musulmane).L’idée avait à l’époque pénétré assez d’esprits pour que des hommes et des femmes s’implantent dans des quartiers délabrés du Caire, capitale de l’Egypte, pour mettre en œuvre l’idéologie de l’organisation.L’organisation initiale a toutefois été décapitée vers la fin des années 70.Ayant kidnappé un ancien ministre des Biens religieux et exigeant rançons et libération de prisonniers, le mouvement, déjà sous surveillance, sera démantelé lorsque des sentences de mort seront prononcées et exécutées par les autorités égyptiennes.Cela n’empêchera pas une organisation de la même mouvance idéologique, Al Jihad, de prendre le relais et de se venger de la violence du pouvoir envers les islamistes radicaux: le 6 octobre 1981, le président égyptien, Anouar El Sadate, est assassiné par balle en plein défilé militaire par un militant d’Al Jihad.Le mouvement Takfir, comme d’autres se donnant divers vocables, est réapparu dans les années 80 dans certains cercles du Moyen-Orient et du Maghreb, grâce notamment à la ferveur d’islamistes embrigadés lors de la guerre contre les Russes en Afghanistan.Le départ des Russes a été interprété par nombre de combattants musulmans venus de l’extérieur pour prêter main-forte aux guerriers locaux, dont un certain ben Laden, comme un gain de l’islam contre les infidèles, un signe qu’il fallait étendre le combat sur d’autres fronts, y compris dans le territoire de l’ennemi, principalement au sein de sa principale puissance, les États-Unis.Un idéologue commun: Sayyid Qutb Tous ces mouvements radicaux ont un point commun: ils tirent leur inspiration de l’idéologue Sayyid Qutb (1906-1966), véritable thépricien de l’islamisme radical.Ayant vécu aux États-Unis entre 1948 et 1950, Qutb en revient dégoûté par la promiscuité sexuelle et les valeurs matérialistes qui selon lui y prédominent En 1964, il publie la bible de l’islamisme radical, Repères sur la route.Il s’agit d’un réquisitoire sans nuance contre la société moderne, plongée dans un gouffre spirituel et moral.Il y prône la souveraineté de Dieu (hakimiyya), qui viendra par le jihad armé, à l’instar du prophète Mohamed, revenu victorieux à La Mecque à la suite de son combat contre les infidèles.(Cette période marque le début du calendrier musulman, l’Hégire).Selon Qutb, il convient de changer le monde à la faveur de l’islam puritain, débarrassé des valeurs occidentales qui le contaminent et qui expliquent la déchéance de l’oumma (communauté des croyants musulmans).Considéré comme l’instigateur d’un complot visant à renverser le régime, Qutb sera pendu en 1966 par les autorités égyptiennes et élevé au rang de martyr par ses adeptes.Bien que ses écrits datent de quelques décennies, Sayyid Qutb a laissé une œuvre qui inspire encore les islamistes radicaux d’aujourd’hui, et particulièrement ceux, idéologues et exécutants, favorisant la réalisation d’actions violentes contre l’Occident Jean-Paul f Brodeur Terreur et communication out ce qui terrifie n’est pas terrorisme, les tueurs en série terrifient mais leur action, qui vise au premier chef la gratification sexuelle et s'accomplit dans le meurtre, n’a lias pour but de terroriser.Rien n'est plus terrifiant que le génocide mais celui-ci vise l’anéantissement physique d'une population et non sa déstabilisation psychologique par la terreur.Le terrorisme a beaucoup évolué depuis son commencement à la fin du XIXe siècle.Cette évolution est partie prenante dans la confusion où nous sommes plongés.Le terrorisme est un comportement qui s'inscrit au sein d'une strategie précisément ciblée.Cette stratégie met en prise trois cibles déterminées, soit une cible d'attention, une cible de terreur et une cible de revendication.1.Un attentat terroriste rise d'abord à braquer l'attention du public sur une situation dénoncée.L’opinion publique n'est alors pis considérée dans son ensemble comme une cible de terreur mais plutôt comme un enjeu général que les terroristes tentent de s’approprier à leur profit.Si une certaine partie du public est traumatisée par l'attentat, une autre se1 mobilise au contraire en faveur de ses auteurs, tandis qu’une troisième reste indécise.2.Ui cible de la terreur proprement dite est constituée par ceux qui font partie du même groupe que les victimes de l’attentat (une profession, une chasse, des coreligionnaires, une ethnie).3.la cible des revendications est formée par ceux qui peuvent satisfaire les exigences des terroristes (les pouvoirs publics, une firme privée rançonnée).lœ terrorisme de choc Une première forme de terrorisme a sévi, en gros, de l’assassinat du tsar Alexandre II en 1881 jusqu'au début des années 1980.Elle se caractérise par deux traits: d'abord, par un primat de la communication sur la violence; ensuite, par la séparation des trois cibles précédemment distinguées.Le Front de libération du Québec présente un type achevé de cette première vague de terrorisme (avec la bande à Baa-der (RAF), l’IRA, l’ETA et les Brigades rouges).le rôle de la violence, qu’on tente sans toujours y réussir de réduire à son minimum, est avant tout instrumental: son usage veut précipiter l’attention du public sur les revendications du groupe terroriste, qui signe explicitement ses attentats et énonce ses exigences par communiqué.Ce primat de la communication sur la violence est rendu pis-sible par le caractère intrana-tional des violences, les terroristes et leur public partageant un langage commun.Il est également facteur de clarification: le FIX) aura toujours souci de distinguer entre sa cible d’attention (de mobilisation) et sa cible de terreur, en s’affirmant au service de la classe ouvrière francophone dans sa lutte contre la classe des possédants (surtout anglophones) qui l’exploite.Les groupes sur le modèle du FIX) se présentent enfin comme l’avant-garde armée d’un mouvement légal dont la revendication politique et sociale est plus large que leurs propres exigences, souvent précises et adressées au gouvernement: la lecture publique d’un manifeste, l’appui à des grévistes ou la libération de prisonniers politiques.Ix‘ terrorisme de guerre L’évolution du terrorisme se caractérise par un renversement diamétral de la relation entre violence et communication, qui s’explique en partie par son caractère transnational: les terroristes et leurs cibles n’ont plus de langage commun.la violence n’est donc plus le moyen subsidiaire d’un message; c’est au contraire la communication qui est reléguée au rôle d’incitatif à la violence et à la guerre sainte dans les foyers d’origine du terrorisme.Les attentats contre le vol d’Air India en juin 1985 et contre celui de la Pan Am, qui explose au-dessus de Lockerbie en décembre 1988, font respectivement 329 et 270 morts; le seul attentat contre le World Trade Center a fait en un seul jour plus de victimes que tous les groupes terroristes mentionnés plus haut Cette oblitération du discours par la violence a rendu le terrorisme si opaque qu’on n’en distingue plus les auteurs ni les cibles.Fait capital, les attentats ne sont plus revendiqués.Les cibles d’attention et de terreur sont devenues doublement confondues: d’abord, par les terroristes, qui s’en prennent à une nation «satanisée» dans son ensemble; puis, par le concert des nations amies, qui s’af firment également visées (toutes "américaines»).Finalement la nature des revendications est tellement large qu’elle répugne à tout énoncé explicite — l’abandon de toutes les terres de l’Islaip par les incroyants.On ne sait plus à qui d’Israël, des Etats-Unis, de la Russie ou de l’Inde elles s’adressent (Incidemment le rôle attribué en 1998 à la diffusion de communiqués dans le cadre des attentats projetés dans le métro de Montréal est un vestige des anciens usages et rend le rattachement de ces attentats au réseau de ben laden fantaisiste.Il se pourrait même qu’on nous ait refait comme après la Crise d’octobre le coup des communiqués écrits par un informateur d’un service de renseignement).Le résultat de cette évolution d’un terrorisme de choc vers un terrorisme de guerre a engendré en partie la confusion où l’on se trouve maintenant.L’ampleur de la violence déployée exigeait la mobilisation de moyens de rétorsion spectaculaires, alors que le mutisme déstabilisant des auteurs et des commanditaires des attentats fait que l’on ne sait frop où donner du missile.bt nature des revendications est tellement large qu’elle répugne à tout énoncé explicite rr L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Üallaire (adjoint au directeur de l'information).Valérie Dufour (général), François Cardinal (actualité municipale), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports), Paule des Rivières (éditorialiste), Jean I>ion, ¦-oui s-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Dominique Reny.Josée Boileau, Fric Desrosiers, Pauline Gravel (scientifique).Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages ‘hématiques)-, Martin Dudos et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à rinformation culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetk (livres).Odile Tremblay (cinéma), Bernard Lamarche (arts visuels): » l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Claude I-évesque.Claude Turcotte, René Iz-wandowski; À l’information internationale Jean-Pierre I^egauh.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste), à l'information politique : Hélène Buzzetti, Manon Cornetfier correspondantes parlementaires à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dutrteac (correspondants parlementaires à Québec), Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) : louise-Maude Rioux Soucy (commis) La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITE ET LE MARKETING.Jacqueline Avril, Jean de Billy, Manon Bouchard, Gyslaine Côté.Marlène Côté.Martin Fournier.Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane I>egault.Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires), Laurence Theriauh (directrice adjointe), Manon Blanchette.Sylvie Importe, Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Fhilippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers Donald Filion Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable intérimaire), Hélène Gervais.Dominique Larivière.(responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux.Use Lachapelle, Rachelle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable dessennees comptables).Céline Furoy, Olivier I^achambre ( contrôleur).Ghvtene lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle laperriere.Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice président exécutif et directeur général) A 12 LE DEVOIR.LE MERCREDI 10 OCTOBRE 2 0 01 LE DEVOIR ACTUALITES EMOI ANJOU SUITE DE LA PAGE 1 plus tard, soit a 1 lh02, un appel est fait au numéro de cellulaire de M.Berardinucci à partir de la résidence de M.Miranda.Ije 22 novembre, jour de vote par anticipation, un appel avait aussi été effectué par le cellulaire de M.Miranda à celui de M.Berardinucci, qui était déjà à l’œuvre pour modifier le résultat des élections.Cet appel a duré 1 minute 13 secondes.Dans les trois jours précédant le vote, les 27,28 et 29 novembre, au moins une communication a été établie chaque jour entre les appareils de MM.Miranda et Berardinucci.Confronté à ces faits lors d’un entretien avec Le Devoir, M.Miranda n’a pas nié avoir parlé à M.Berardinucci.Tout au plus s’est-il interrogé sur le nombre d’appels.«De cellulaire à cellulaire, il n’y a pas eu huit appels», a-t-il dit De même, selon lui, il serait étonnant que des appels aient été effectués à partir de sa résidence puisqu’il s'y trouve rarement «Ça me surprendrait», dit-il, ajoutant qu’il s’agit d’«informations qui ne sont pas retraçables».Le rapport d’enquête est toutefois formel.On y mentionne que le Directeur général des élections (DGE) a eu «une autorisation pour obtenir des renseignements sur les abonnés qu’il [M.Berardinucci] appelait fréquemment»', les numéros de téléphone cellulaire et de la résidence de M.Miranda font partie de cette liste.Mais qu’avaient donc à se dire ces deux hommes en pleine campagne électorale provinciale?M.Miranda a expliqué aux enquêteurs du DGE, ce qu’il a répété au Devoir, que Berardinucci tentait fréquemment, au cours de l'automne 1998, de communiquer avec lui pour obtenir un assouplissement de la réglementation municipale aux fins d’ouvrir des bars dans Anjou.«Ces gens-là sentent qu’il y a une porte d’entrée parce qu’ils nous ont aidés.On ne peut pas fonctionner comme ça», affirme au Devoir M.Miranda, qui reconnaît qu’Alberto Berardinucci a été bénévole lors de sa propre campagne à la mairie d’Anjou en 1997.Dans leur rapport, les enquêteurs du DGE soulignent que M.Berardinucci «n’avait jamais mentionné qu’il voulait ouvrir ces établissements dans la ville d’Anjou».Malgré ces vingt appels, Luis Miranda soutient ne pas «fréquenter» Alberto Berardinucci.«Ça fait pas loin d'une vingtaine d'années que je le connais.Qu’on le veuille ou non, après avoir travaillé pour nous [aux élections municipales de] 1997, il est resté quelqu’un que l’on voit, qu’on côtoie comme c’est le cas pour 400 personnes qui ont travaillé pour nom», dit-il.Lorsqu’il a été interrogé le 31 août 1999, Luis Miranda a limité ses relations avec l’équipe libérale du candidat Lamoureux lors des élections de 1998 à sa participation à l’inauguration du local libéral et au party du candidat victorieux le soir de l’élection.Il reconnaît de plus être passé au local des libéraux environ une heure au cours de la journée du scrutin.Par contre, M.Miranda qualifie ses liens avec le député du Parti québécois d’alors, le ministre Pierre Bélanger, de «ni chaud ni froid».M.Miranda est candidat aux présentes élections municipales pour l'Equipe Tremblay/Union des citoyens de Pile de Montréal.M.Miranda dit avoir «parlé vaguement» de ces questions avec son chef Gérald Tremblay.Il voit toutefois d’un mauvais œil que son nom soit associé au fraudeur Berardinucci, qui a aussi travaillé pour le maire Pierre Bourque en 1998, rappelle-t-il.Dès lors que le jugement Boisvert a été rendu public, M.Bourque a montré la porte à son candidat dans Saint-Léonard, Dominico Mosehella, ami personnel d'Alberto Berardinucci et propriétaire du Château Princesse où a été orchestrée la fraude.Invité la semaine dernière à commenter les éléments mentionnés dans le jugement concernant M.Miranda, Gérald Tremblay s’est montré tranchant.«Ce n'est pas parce qu'on mentionne un nom dans un jugement que la personne est coupable.S'il a parlé à certaines personnes, c'est une chose, mais s’il a commis des irrégularités, c’est autre chose.Et pour nous, l’intégrité du système est essentielle, a-t-il soutenu.C’est le fondement même de la démocratie.On n’acceptera aucune irrégularité pendant la campagne électorale.» M.Miranda s’étonne de l’intérêt manifesté à l’endroit des liens qui peuvent l'unir aux libéraux d’Anjou et au fraudeur Berardinucci.Il se demande si «des gens veulent faire de la politique avec ça».«Je trouve bizarre que Le Devoir s'acharne beaucoup sur ce dossier-là, ajoute-t-il.En temps et lieu on y répondra.Une chose est certaine, nous, on n’a rien à se reprocher.» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050.rue De Bleury.9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans trais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 IV télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@led'evoir.com Extérieur de Montrt'al 1-800-463-7559 (sans frais) 1â Dwoir est publie du lundi au samedi par l.e Devoir Inc.dont le siège social est situe au 2050.rue De Bleury.O* étage.Montreal.(Quebec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean, 800.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.î SUITE DE LA PAGE 1 une quinzaine de personnes en tout, ont été examinés mais ont pu quitter les lieux.L’analyse du contenu de l’enveloppe pourrait prendre entre deux et quatre jours.L’évacuation a touché plus d’une sobeantaine de personnes qui pourront réintégrer l’immeuble sans crainte ce matin, assure Michel Viau, du SPIM.«Il n’y a aucune crainte pour ces gens-là et leurs proches», ajoute-t-il.Est-ce qu’une évacuation sera ordonnée chaque fois qu’on reçoit une enveloppe du Sun?«Demain matin, si la même chose se reproduit, on va regarder la situation de nouveau.Feut-être est-ce que ça va nécessiter le même déploiement ou peut-être moins selon la chaîne de manipulation et le résultat de l’enquête en cours», précise M.Viau.Les Canadiens ne devraient pas craindre les attaques bioterroristes, a pour sa part déclaré hier le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, qui croit que «la plus grande menace, actuellement, c’est la peur».D’un ton qu’il voulait rassurant, le ministre a ajouté que rien n’indique que le Canada puisse être la cible d’attaques bactériologiques comme celle qui pourrait avoir eu lieu aux États-Unis, et son ministère travaille à parfaire sa préparation pour contrer de telles attaques.Ainsi, des doses d’antidotes et d’antibiotiques sont achetées et entreposées en divers endroits au pays, prêtes à être distribuées en cas d’alerte.Les réseaux de communication avec les autorités provinciales sont revus et la recherche sur ces substances chimiques est accélérée.Aux Etats-Unis, l’enquête sur les deux cas de maladie du charbon, dont l’un mortel, qui viennent de survenir en Floride, ressemble de plus en plus à une investigation criminelle.Le FBI et les autorités sanitaires américaines estiment de moins en moins probable une contamination «sans intervention humaine».D s’agit du premier cas enregistré aux Etats-Unis depuis 1976.la présence de la bactérie chez un collègue de bureau de la première victime, puis la suspicion hier d’un troisième cas — finalement démenti — ont vite relancé 1 "hypothèse criminelle.D’autant que la maladie du charbon est très rare chez l’homme et qu’elle ne se transmet pas directement de personne à personne.De plus, des SUITE DE LA PAGE 1 partisans, tout comme ben Laden que Washington tjent responsable des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.Vers 21h20 locales hier, la capitale afjghane a été secouée par une puissante détonation, tandis que le ciel nocturne était illuminé par les obus traceurs des canons talibans, a rapporté le correspondant de l’AFP à Kaboul.Il n’a pas été possible de déterminer immédiatement quel était l'objectif des avions qui survolaient la capitale et si l'attaque avait fait des victimes.Lors d'une interview sur la chaîne de télévision Channel 4 News, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement afghan en exil, Abdullah Abdullah, a fait état de défections dans les rangs de la milice ta-libane depuis le début des frappes.Il a également déclaré que la chute du régime taliban pourrait être une question «de semaines peut-être, voire de jours».Plusieurs régions de l'Afghanistan ont été la cible des forces alliées au cours de cette troisième nuit de frappes.Des bombes ou des missiles ont touché deux aérodromes proches des villes de Hérat et de Shin-dand.dans l’ouest, a déclaré à l’AFP un commandant spores ont été retrouvées sur le davier d’ordinateur du premier malade, une situation complètement inhabituelle, selon les spécialistes.Les deux hommes étaient employés au journal The Sun, un tabloïd local de Boca Raton (Floride).La première victime, Bob Stevens, était photographe.Son collègue, un AméricanoCubain de 73 ans, travaille au service courrier et a été hospitalisé au départ pour une pneumonie.Selon les autorités américaines, celled est peut-être sans rapport avec la bactérie de l’anthrax isolée dans ses voies nasales.Les enquêteurs évoquent une contamination soit par des courriers envoyés aux victimes, soit par les systèmes d’aération de l’immeuble.L’hypothèse d’une vaporisation aérienne, bien que moins probable, n’est pas totalement exclue, d’autant que plusieurs des pilotes kamikazes lors des attentats du 11 septembre avaient résidé à proximité.Due à Bacillus anthracis, l’anthrax ou maladie du charbon peut affecter tous les mammifères, en particulier les ruminants.La bactérie agit surtout par la sécrétion d’une toxine et l’homme en est plus rarement atteint car il y est moins sensible Le mode de contamination le plus fréquent se lait par voie cutanée, au contact d’un animal malade, et provoque l'apparition d’un œdème puis d’une lésion noire sur la peau.Plus rarement, les humains se contaminent par voie digestive, en ingérant des animaux atteints.Assez rare dans les pays industrialisés où l’abattage est assez contrôlé, cette transmission digestive de l’anthrax n’est pas exceptionnelle dans les pays en voie de développement Enfin, on peut contracter la maladie en inhalant des spores par voie nasale ou pulmonaire.Cette maladie peut être grave, mais elle est sensible à de nombreux antibiotiques si le traitement est précoce.Elle se déclare généralement en quelques jours, mais l'incubation peut être plus longue, de 30 à 60 jours.Si l’hypothèse d’une contamination par voie aérienne semble la plus probable pour les cas américains, les spécialistes croient cependant peu à la transmission par un courrier.Avec la Presse canadienne et Libération VICTIMES des forces de l’opposition afghane.A Jalalabad, dans l’est les canons antiaériens des talibans ont tiré sur des avions qui survolaient la ville.L’aéroport de Jalalabad avait déjà été sévèrement touché par des frappes américaines lundi soir.Des responsables talibans ont déclaré à l’AFP qu’un dépôt de munitions avait été détruit Enfin, l’agence Afghan Islamic Press (AIP), proche des talibans, a déclaré avoir reçu des informations sur d’autres raids dans les régions de Ma-zar-i-Sharif, Shiberghan et Kunduz, dans le nord de l’Afghanistan.«Le ciel est maintenant libre pour permettre aux avions américains de voler sans être harcelés, et les missions ont été un succès», a affirmé le président George Wr.Bush.Depuis dimanche, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont tiré des missiles de croisière et largué des bombes sur les batteries antiaériennes, les radars, les centres de communication et l'aviation rudimentaires des talibans.«Avec le succès des raids précédents, nous pensons être en mesure de mener des bombardements 24 heures sur 24 si nous le souhaitons», a assuré le secrétaire OPPOSANTS SUITE DE LA PAGE 1 Elle est en fait le pied-à-terre parisien des représentants de l’Alliance du Nord, l’opposition au régime des talibans.«Nous n’avons pas déclaré d’offensive, dit Meh-rabodin Masstan.Nous sommes en train de mettre un peu de pression pour tester la résistance des talibans.Depuis lundi, nous avons conquis quelques positions dans la province du Ghor (au centre du pays).Il s’agit pour l’instant d’évaluer les forces en attendant que les opérations alliées donnent des résultats.» Il faut dire que, sur la ligne de front, les 15 000 combattants de l’Alliance font face à 50 000 talibans.Mais, comme le dit Mehrabodin Masstan, si les guerriers avancent à pas de fourmis dans la plaine de Shamali, ce n’est pas par manque d’hommes.L’Alliance pourrait mobiliser davantage.«Le problème, c’est l’équipement!» Les résistants n’ont toujours pas vu la couleur de l’aide américaine annoncée dans le discours de George W.Bush.Les représentants de l’Alliance répètent pourtant que les contacts avec les Américains sont bons.«Nos échanges sont quotidiens, dit Masstan.Ils nous informent des bombardements à venir et de la désignation des cibles.» Malaise Mais lorsqu’on lui demande pourquoi les résistants n’ont pas vu l’ombre d’un fusil mitrailleur, on sent un malaise.Il sait que si l’armée américaine a les moyens de noyer le pays sous les bombes, elle a aussi la possibilité d’acheminer des armes rapidement Si les Américains n’ont pas choisi d’armer le seul mouvement de résistance aux talibans, c’est probablement qu’ils doutent de la représentativité de l’Alliance du Nord.Cette coalition ne regroupe que les minorités du nord du pays (Tadjiks, Ouzbèks, Hazaras).Ce qui fait tout de même plus de la moitié de la population.Le malaise tient aussi à l’opposition irréductible du Pakistan, qui refuse de voir les successeurs du commandant Massoud entrer dans Kaboul.«L’Alliance du Nord doit être tenue en échec afin que nous ne revenions pas à la période d’anarchie» de 1992 à 1996, a déclaré lundi le président pakistanais, Pcrvez Moucharraf.Avant 1996, la présidence du Tadjik Rabbani, dont Massoud était ministre de la Défense, avait mené à l’anarchie.Mais faut-il pour autant accéder aux volontés du voisin pakistanais qui a mis au monde les talibans pour maintenir sa chasse gardée afghane?Si le soutien à l’Alliance du Nord est si misérable, c’est sans doute que les Américains ne veulent pas — ou n’ont pas les moyens — d’indisposer leur allié pakistanais.Cela, Mehrabodin Masstan ne le dira pas.Mais on sait fort bien qu’il le pense.«Le roi pourrait être la solution», reconnaît l’ambassadeur.Selon lui, Zaher Chah, un Pachtoun de 86 ans, aurait conservé la sympathie du peuple et pourrait favoriser la participation de talibans modérés à un gouvernement d’union nationale.«En prenant le pouvoir, les talibans avaient dit qu’ils feraient revenir le roi.Ce qu’ils n’ont jamais fait évidemment.Une fois au pouvoir, ils l’ont traité de corrompu et n’en ont plus jamais parlé.» Absent depuis 25 ans du pays, Zaher Chah est connu pour être partisan d’une région autonome pachtoune, une revendication à laquelle l’Alliance ne s’oppose pas.Pour maintenir une paix fragile, il faudra peut-être aussi une présence de l’ONU.Mehrabodin Masstan n’a rien contre et juge cette solution nettement préférable à une présence militaire américaine massive qui discréditerait tous les mouvements de résistance.L’ONU est peut-être d’ailleurs la seule solution pour se débarrasser véritablement de l’ingérence pakistanaise.Pour le représentant de l’Alliance, le récent limogeage du chef des services secrets pakistanais ne veut pas dire grand-chose.«Comment voulez-vous que le président pakistanais dise de partir à celui qui l’a porté au pouvoir?Du moment que vous êtes général, que vous avez de l’argent et que vous contrôlez le trafic de là drogue, vous pouvez revenir à tout moment.» Et ben Laden dans tout cela?«Les Américains savent à peu près où il est, dit Masstan en montrant quelques points sur une carte.Mais comment y accéder?Les Afghans, eux, connaissent le terrain et seraient les mieux placés pour le déloger.L’essentiel pour nous, c’est qu’on règle le fond du problème.Lorsqu’on en aura fini des talibans — ou lorsqu’ils entreront dans le jeu démocratique —, ben Laden s’effondrera tout seul.» De toute façon, ajoute l’ambassadeur avec un air de dépit, «il y a cinq fois plus de camps d’entraînement islamistes au Pakistan qu’en Afghanistan.» américain à la Défense, Donald Rumsfeld.M.Rumsfeld n'a cependant donné aucune indication sur la suite que les États-Unis entendent donner à la phase militaire de «liberté immuable», mais il a laissé entendre qu’il souhaitait que les opposants au régime taliban passe à l’action.L’organisation d’Oussama ben Laden, Al-Qaïda, a appelé hier «tous Içs musulmans» au jihad (guerre sainte) contre les États-Unis et à s’attaquer à «leurs intérêts dans le monde», dans une déclaration sur la chaîne d’information arabe Al-Jazira.«À partir d aujourd’hui, la nation islamique ne se taira pas, le jihad devient un devoir pour tous les musulmans», a affirmé le porte-parole d’Al-Qaïda, Sou-laiman Abou Ghàith, dans un message préenregistré adressé à la «nation islamique» diffusé par Al-Jazira.«En s'attaquant à l’Afghanistan, les Américains ont ouvert une nouvelle porte qui ne se refermera pas», a poursuivi le porte-parole, qui s'exprimait d’un endroit non précisé en Afghanistan.Le porte-parole d’Al-Qaïda a rendu hommage aux auteurs des attentats suicide du 11 septembre, sans toutefois les revendiquer.M.Abou Ghaith a en outre menacé de faire d’autres opérations de ce type.rue Sherbrooke rv.du Président-Kennedy boul.de Metoonneuve rue Sainte-Cstherine C_^\»LewLe»-g - cuisine française qui fait bonne impression ?CE MIDI: Entrée + Joue de boeuf braisée au Cabernet + dessert • 15$ ?L’AVANT-SPECTACLE: Table d'hôtes pour 2 et verres de vin (avant 19 heures)- 50$ Présentez votre billet de spectacle et recevez un apéritif avec votre table d’hôtel 359, av.du Président-Kennedy (coin de Bleury).©Place des Arts .Tél.: 285-8686 • gutenberg@qc.aira.com ' DÉCHIREMENTS SUITE DE LA PAGE 1 Plus de 200 personnes ont été arrêtées par la police depuis lundi.Des manifestations se sont déroulées dans tout le pays à l’appel fies organisations islamiques qui dénoncent à la fois les Etats-Unis et le président pakistanais Pervez Musharraf, coupable à leurs yeux d’appuyer l’action de Washington.Hier, trois personnes ont été tuées près de Quetta, dans l’ouest du Pakistan, lors de heurts entre la police, qui a ouvert le feu, et des manifestants protestant avec violence contre les frappes américaines en Afghanistan.la police a déclaré qu’elle avait tiré pour se défendre contre des manifestants particulièrement déterminés qui tentaient de détruire un poste de police à Kuchlak, à 20 km environ au nord de Quetta, capitale de la province du Baloutchistan.«Maintenant la situation se normalise, mais des forces de la police et des unités paramilitaires ont été déployées dans la ville, particulièrement dans les zones peuplées par des Afghans, parce que ce sont eux qui ont provoqué les troubles», a-t-il indiqué.L’aéroport de Quetta a été fermé, ainsi que plusieurs autres aéroports de la région.De nombreux magasins de Quetta étaient fermés.A Jakarta, la police a dispersé à l’aide de tirs de sommation et de grenades lacrymogènes une centaine de manifestants islamistes qui tentaient de forcer un barrage de barbelés devant l’ambassade américaine, montrant la détennination du gouvernement indonésien à ne pas se laisser déborder.Plusieurs membres du Front des défenseurs de l’Islam (EPI) ont été battus lors de la riposte des policiers, la première de ce genre depuis le début des manifestations anti-américaines.Au total, des centaines de personnes ont manifesté leur colère dans la capitale indonésienne, à Surabaya, deuxième ville du pays, et à Makassar.Le vétéran des dirigeants au pouvoir en Asie, le premier ministre malaisien Mahathir Mohajnad, a été le premier à critiquer l'action militaire des États-Unis en estimant que cela «apportera seulement des destructions dans le pays et ne contribuera pas aux efforts visant à éliminer la violence et le terrorisme».A Taiwan, une trentaine de personnes ont manifesté à l’extérieur de l’ambassade américaine pour réclamer la fin des frappes.la condamnation la plus forte de l’offensive militaire est venue mardi de Corée du Nord, le régime communiste affirmant que rien ne peut justifier la mort A'«innocents», et mettant en garde contre un risque d'«holocauste» mondial.Dans le monde arabe, où le sentiment anti-américain est vivace, des rassemblements ont eu lieu.La Jordanie a été jusqu’à renforcer son dispositif antiterroriste.Même en Arabie Saoudite, principal allié des États-Unis, la figure de ben Laden est en gain de popularité, ce qui à terme met le premier pays exportateur de pétrole en position très inconfortable.Le président du Niger, Amadou Tendra, a estimé hier que l’opération militaire américaine est une réaction «normale» mais que ce
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.