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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-09-22, Collections de BAnQ.

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L K l> E V O I R .L E S S A M EDI 2 i E T I) I M A N ( Il E 2 :t S E I’ I I MURE 2 0 0 I » LE DEVOIR «- == s @ CHRONIQUE Requiem Page C 2 THÉÂTRE r Etonnante Reine Page C 3 MÉDIAS Le pouvoir des images Page C 7 Danse Page C 4 Cinéma Page C 4 Disques Page C 7 Formes Page C10 De l’eau partout: presque un marécage.Au milieu, inclinée, une porte.Qui s’ouvre comme un cercueil pour laisser monter d’entre les morts Marie-Louise et Léopold dans leur plus beau costume.30 ans plus tard, ils viennent revivre encore, mais différemment, très diffé- \ remment, A toi, pour toujours, ta Marie-Lou.MICHEL HELAI R LE DEVOIR G il Champagne a l’air d’un monsieur tout simple.Aussi a-t-on un peu l’impression que la dose de tetrahydrocannabinol était trop forte dans son café du matin quand il se met à parler tout doucement de sa Marie-lj)u.Marie-Louise et Léopold maquillés, habillés comme s’ils sortaient de leur cercueil! Qui marchent comme des spectres! Et cette eau partout! «C’est la mémoire de Manon, son passé», dira-t-il.Alors que la tragédie de Michel Tremblay s’est toujours drapée dans la représentation réalistico réaliste de la réalité, voilà qu’un hurluberlu de Québec vient nous en faire du Fellini! Non, mais.Pas de coupables \ t Dans cette étonnante version d’A toi, pour toujours, ta Marie-Lou, tout se passe ailleurs.En dedans plutôt.Dans le subconscient de Manon, la fille recluse de Léopold et Marie-Louise.La scène se situe dans les limbes, dans une espèce de non lieu, d’absence qui est celle des parents morts depuis dix ans quand Carmen — la quatrième voix du quatuor — vient visiter sa sœur comme dans un dernier last call.Mais il n’y a pas de taverne ici, pas de bière comme dans toutes les autres versions de Marie-Lou.Pas de cuisine non plus.Un corridor à peine, un bout du mur.Et de l'eau stagnante.Avec des bouteilles vides qui flottent.Et des purs esprits presque, des figures à la Giacometti qui marchent lentement dans les eaux du marécage en traînant lourdement leur costume mortuaire.Un peu étonnant comme vision du texte de Michel Tremblay, non?«Je respecte scrupuleusement le texte de Marie-Lou, explique Gil Champagne./’ai un profond respect pour cette grande tragédie universelle.Mais j’ai voulu, avec le scénographe Jean Hazel, dire les choses sur un autre ton, a un autre niveau.Sur le ton de la confidence, presque.Comme si Uopold et Marie-louise sortaient du purgatoire et se cherchaient au-delà de la mort pour régler leur relation une fois pour toutes.» En voyant la production lors de sa création au Trident en novembre 2000, André Brassard a été soufflé: il n’avait jamais songé à faire bouger Léopold et Marie-Louise.Et soufflé, on risque de l’être aussi devant la «nouveauté» de cette Marie-Iou.Ici, on ne trouvera pas de coupables.Marie-Louise ne fait pas pitié, n’est pas une victime: «C’est une guerrière, une militante», reprend Champagne.VOIR PAGE C 3: QUATUOR PHOTO:LOUISE LEBLANC I.K I) K V Ml K .L K S S \ M K I) I •> -j K T D I M A N < tl K S L I' T K M B K K 2 0 H I (' 2 Requiem pour un temps présent Ce soir, au Lincoln Center de New York, Les Violons du Roy joueront a un public-sonné le Requiem de Mozart et la Missa in angustiis (Messe pour un temps de rigueur) de Haydn.En une autre ère géologique que la nôtre, du temps où une joyeuse bande d’artistes québécois montait a la conquête de la Grosse Pomme avec la hâte et le trac au cœur, ce concert avait été planifié.Et encore, avec le même programme.Le chef Bernard [.abadie rêvait de se produire fièrement pour la première fois a New York avec chœur et orchestre.C’était hier.C’était il y a mille ans.Changement de perspective.Nouvelle résonance.A la demande du Lincoln Center, les musiciens agiteront malgré tout leurs archets.Il faut bien opposer l’art aux cendres, paraît-il, surtout quand les pièces choisies sont autant de circonstance.Sauf que.Oubliez les partys, oubliez le champagne, oubliez le rêve du grand succès d’abord caressé par lœs Violons du Roy.lœ Requiem sera un requiem, et la messe semble désormais dessinée sur mesure pour un vrai temps de rigueur.Le nôtre.Bernard Labadie affirme simplement que l’art est une goutte d’eau dans l’océan de la compassion mais que cette goutte-là, il a envie de la verser.«Parce que la meilleure arme contre la violence, c'est le langage de la musique.» Chacun se bat comme il peut, avec un violon, avec un fusil.Un violon, ça ne fait de mal à personne.C’est tout petit, trop petit pour faire le poids en cette époque trouble.Dommage.Quelques fragments épars de l’iceberg Québec-New York 2001, qui devait rouler dans la liesse du 13 septembre au 7 octobre, surnagent après la ca- O dite Tremblay tastrophe du World Trade Center (environ le septième des événements prévus).Mais ça se jouera sans l’éclat, sans le cœur a la fête, sans la grosse délégation québécoise en train de mener la claque derrière.Sans le public insouciant pour en propager la rumeur.Une marche funèbre au lieu de la trompette annoncée.Une mariée en noir.Notre belle vitrine est désagrégée, nos artistes rapatriés, certains traumatisés par le contact direct avec le cauchemar.Beaucoup de sous ont été engloutis en plein gouffre.Et comme il n’y a pas de morts dans nos rangs, ça paraît indécent de se plaindre.Allez mesurer les pertes d’une saison culturelle québécoise annulée à New York à l’aune de l’horreur infinie.Comme ça parait dérisoire à côté des vies humaines perdues, de l’état de guerre déclaré.Sauf que, chaque fois que la petite histoire se mêle à la grande, les minidrames s’emboîtent dans les gros, à l’instar des poupées russes.Des déceptions surgissent, des déceptions qui n’osent pas dire leur nom.Tant d’énergies investies dans une aventure artistique venue se fracasser sur l’histoire.Tant de rêves envolés.Une fois le premier choc collec- tif passé, ces mélancolies-la surgissent en mode mineur, un peu honteuses d’elles-mémes.Certains de nos artistes sont donc quand même a New York, comme Axel Morgenthaler avec son installation Beambeat, sculpture de lumière interactive.Il la présente là-bas au Kitchen, me demande: «Qu’est-ce que ça donne si on abandonne tout, s’il n’y a plus d’artistes, plus de chauffeurs de taxi, plus de dépanneurs à New York?» Va pour l’art comme acte de résistance.Mais la plupart des créateurs québécois n’ont pas eu le choix d’annuler leurs manifestations.Des sites se trouvaient au milieu de la zone sinistrée.L’armature de notre saison culturelle s’est écroulée.Et l’humeur n’est plus aux festivités.Un pire timing pour nos velléités de conquêtes artistiques— l’histoire l’a déterminé à notre place —, il n’y en avait pas.L’ironie noire de cette fête ratée grince avec l’écroulement du spectacle Zulu Time de Robert Lepage.On rirait jaune si on avait le cœur à rire.Il était prévu comme le clou de la saison québécoise à New York, avec 18 représentations, servi par la campagne promotionnelle géante.Une apocalypse plus tard, le show à ne pas faire, c’était justement celui-là.Qui a envie d’entendre parler de terroristes égarés dans des.aéroports, d’hôtesses de l’air esseulées, de bombes et d’écrasements d’avions tels que mis en scène dans ce spectacle?Personne.Remis aux calendes grecques, Zulu Time.Mauvais timing, vous dites?Michel Bernatchez, directeur général de sa maison de production, Ex Machina, précise que la Grosse Pomme était déterminante pour l’avenir de Zulu Time, que Londres, Berlin et les autres devaient suivre derrière si tout se passait bien.C’était le spectacle le plus coûteux concocté par le drama turge de Vinci au sein de sa propre boîte de production: 1,4 million.Le show a désormais du plomb dans l’aile pour l’avenir, même à l’etranger.«Deux ou trois scènes de Zulu Time sur 26 sont problématiques, précise Michel Bernatchez, mais elles apportent une cohérence à d’autres tableaux.Il va falloir tout reprendre à zéro.» De fait, un tabou frappe aujourd’hui certaines thématiques.L’art est un reflet de la société et apparaît aussi déstabilisé que la planète.Toute histoire catastrophe est a proscrire pour l’instant.De quoi les créateurs pourront-ils parler à l’avenir?Us l’ignorent encore et attendent de se resituer dans ce tremblement de terre.Je sais bien que c’est dérisoire, mais quand j’entends Andréanne Alain, la jeune chanteuse de Zulu Time, parler, avec mille précautions dans la voix, de son désappointement, je sympathise tout de même avec l’interprète aux rêves brisés.Elle a 25 ans, et la pièce de Lepage à New York était la chance de sa vie.«Si le monde entre en guerre, les spectacles ne seront pas une priorité, de toute façon.Et que sont nos petites déceptions à côté du drame qui les englobe?», me demande-t-elle.Un ange passe.Andréanne a raison de relativiser, bien entendu, mais ma compassion va aussi un peu à elle.Quand tout se brise, on comprend parfois mieux les petites peines que les très grandes, uniquement parce que notre esprit peut aisément les concevoir.Et, en sourdine, on regarde l’art vaciller avec la planète en constatant qu’il ne peut offrir rien d’autre, pour l’heure, il est vrai, que le Requiem des Violons du Roy.otremblaValedevoir.ca Journées de lA ^UBE Portes ouvertes vendredi 28 et samedi 29 septembre.I2h aI7h Jean-Pierre Perreault Ombres 4% Ville de Montréal | Lts Arts du Maurier LE DEVOIR \M INSTALLATION CHORÉGRAPHIQUE Une coprésentation de la Fondation Jean-Pierre Perreault et du Festival international de nouvelle danse (FIND) SEPTEMBRE - 20 OCTOBRE 2001 g§| - ’ |£jjj | ' (AÿijWf V; ESPACE CHORÉGRAPHIQUE DE LA FONDATION JEAN-PIERRE PERREAULT 2022 rue Sherbrooke Est (angle de Lorimier) Billetteries : Réseau Admission : (514) 790-1245 SD Sherbrooke, Autobus 24 Agora de la danse, 840 Cherrier Festival ^ /rvtfrr^kt/orskf f\Jowe((e c)ar\je INSTALLATION CHORÉGRAPHIQUE/EXPOSITION Fondation Jean-Pierre Perreault.Espace chorégraphique > 20 sept, au 6 oct.relâche lundi et mardi INSTALLATION/EXPOSITION Marie-Ange Guilleminot, Centre de diffusion de la maîtrise en arts visuels et médiatiques de ITJQÀM > 1 au 6 oct.de midi à I8h White Oak Dance Project, Photographies de Peggy Jarrell Kaplan, Place des Arts Hall des pas perdus > pendant le FIND IMAGES Thierry De Mey, Cinémathèque québécoise > 22, 23, 29, 30 sept.Le Geste à l'Écran Sharon Lockhart, Matthew Barney et Douglas Gordon Cinéma Parallèle > 21 au 27 sept.RENCONTRES AVEC LES CHORÉGRAPHES Mathilde Monnier.Trisha Brown et Marie Chouinard, Place des Arts - Foyer Jean-Gascon > 20, 25 sept, et 2 oct.à midi LABOS DE DISCUSSION Tous les jeudis, vendredis et samedis à la SAT, pendant le FIND de 17h à 19h MARATHON CHORÉGRAPHIQUE 22 chorégraphes.Place des Arts -Cinquième salle > 30 sept, de midi à 17h Devenez un ami du FIND Appelez-nous > 514-287-1423 < 10e édition >> 19.09 > 6.10 2001 > info-danse >> 514 524.0666 501 : )tes 8 pays prsf >$ ito Jial©s, 14 pr©nni@r0$ nofd-oméricQiÔGS 22 et 23 sept.> O Vertigo, Mathilde Monnier, Xavier Le Roy, O Rumo do Fumo, Sarah Chase, Cie De Brune, et Myriam Gourfink et DJ Maüs à la SAT ! Place des Arts Monument-National Salle Wilfrid-Pelletier | Théâtre Maisonneuve j Salle Ludger-Duvernay ; Théâtre du Maurier sept, mer 19 Agora de la danse Studio 19h Espace Tangente 17h30 ' Usine C Société des arts Musée d'art technologiques contemporain ISAT) Salle Beverley Webster-Rolpf 21h 21h 19h 19h30 JEROME BEL COMPAGNIE DE BRUNE Lynda Gaudreau NUITS DU GRAND LABO 0 RUMO DO FUMO Vers Mantero ven 21 SARAH CHASE DANCE STORIES XAVIER LE ROY MATHILDE MONNIER sam 22 0 VERTIGO Ginette Laurin dim 23 lun 24 FORTIER DANSE-CRÉATION mar 25 QUATUOR ALBRECHT KNUST COMPAGNIE FLAK Josa Navas TRISHA BROWN DANCE CO.mer 26 THOMAS LEHMEN LA RIBOT NUITS DU GRAND LABO ven 28 KONDITION PLURIEL MERCE CUNNINGHAM DANCE CO.Marie-Claude Poulin b Martin Kusch BORIS CHARMATZ sam 29 dim 30 RUSSELL MALIPHANT CO.MANON FAIT DE LA DANSE COMPAGNIE MARIE CHOUINARD 10 GATES DANCING Tedd Robinson DAN ELLARR EU WHITE OAK DANCE PROJECT ROSAS Anne Teresa De Keersmaeker sam 6 Manon Oligny * P*.PAR R 1 FlIY Jt AH MA r«n d.l.CuA o Mn 21 h + 23 h VINCENT DUNOYER CHRISTINE DE SMEDT MASSIMO GUERRERA LOLA DANCE Lola MacLaughlin NUITS DU GRAND LABO «Depuis ses débuts en 1985, le Festival international de nouvelle danse a réussi à présenter un tour d'horizon des plus complets de la nouvelle danse dans de le monde.« The New York Times, New York corps son image Forfaits et billets en vente dès maintenant Réduction jusqu'à 40% Billetterie centrale > Agora de Billets individuels seulement : Admission >514 790.1245,1 800 361.4595, admission.com Place des Arts Plus de détails dans la brochure du Festival ou sur notre site Web www.festival nouv CONSIU jXV4RY$ Québec Québec CanadS ».la danse : 840, rue Cherrier > 514 842.2112, pda.qc.ca elledanse.ca Québec: S HW *!\M' Montréal RiNAtWA** t VCNTTUAt H Jur U: DU Vol H L K I) Ë Y O I R .I K S S A M K l> I •I *> K I I) I M V \ l H H S K I* I K M B R K L' U il I QUATUOR Dans cette nouvelle Marie-Lou, il devient encore plus évident que tout ce que l’on voit sur scène est vu par les deux filles de Marie-Louise et Léopold SUITE DE PAGE C 1 Leopold est toujours un faible, oui, «mais c'est aussi un setisible, un artiste, un poète qui s ignore et qui influencera Carmen à devenir une chanteuse de western».Manon est tout au Centre de cette toile.«Elle croit vraiment ce qu’elle dit, convaincue de la réalité de ce qu ’elle vit: c’est son monde que l’on voit.» Elle va décrocher complètement de la reaÜte, d’accord, mais elle n’est pas folle.«C’est une Manon solide, qui fait deux fois son père, à son grand désespoir.Conclut Gilles Champagne.Et Carmen doit y mettre le paquet pour l’affronter dans le dernier combat que raconte la pièce.» Autour du marécage, dans l’eau comme sur les planches, les comédiens n’ont plus de points de repère fpncrets, plus d’acces-ÿpires: ils n’ont que le Sèul texte de Michel 3‘remblav.ai J M Vision îj Justement.Faisons lé point.Evidemment, f'est toujours le même {Cxte aussi désespéré, là même tragédie.Et la vision jÇt’en a Gil Champagne ne vient fjen changer au contenu; bien au tPntraire, sa portée n’en est que Mus universelle, plus tragique |hcore.Dans cette nouvelle Ma-r\e-lx)u toutefois il devient enco-p plus évident que tout ce que pn voit sur scène est vu par les lieux filles de Marie-Louise et Ljéopold: c’est l’un des princi-jjpux axes, des principaux pivots Élje la pièce.Dans le texte de llremblay, effectivement, les Sèux filles ne parlent jamais directement à leurs parents décédés mais ils sont tellement présents dans leurs souvenirs qu’ils s’incarnent sur scène.Gil Champagne a «vu» tout de suite ce que cela pouvait donner.Et sa perception des personnages s’en est trouvée modifiée, élargie, transformée.Manon idéalise sa mère-martyre et Léopold est l’inspiration de Carmen.Ainsi, les deux fantômes qui hantent le marais ressembleront tour à tour à la vision qu’en ont leurs deux filles devenues femmes mûres au moment de cette dernière rencontre.Qui dit vrai?Qui a raison?Pour qui faut-il «prendre», Léopold ou Marie-Louise?Car-Itien ou Manon?Où est la vérité?' Sa vision d’À toi, pour toujours, la Marie-Ixm, Gil Champagne la tient probablement de sa longue fréquentation des arts visuels; l’image du spectacle en est un ëlément-clé.Mais elle vient aussi 3e sa profonde connaissance de l’univers poétique éclaté de Daniel Danis dont il a créé presque tous les textes.Lorsqu’il l’a d’abord proposée à ses comédiens pour la création au Trident, on a beaucoup discuté.«Pour faire sentir le décalage entre les morts et les vivants, ex-plique-t-il, je tenais à ce que Léopold et Marie-Louise marchent très lentement, presque péniblement, englués dans leur costume mouillé.Ce qui est assez difficile quand on connaît le texte de Michel Tremblay et qui.parfois, amènera les comédiens à exprimer des sentiments contradictoires à cette exigence: comme, par exemple, afficher une colère extrême en marchant lentement.» Et il a fallu sans doute reprendre la discussion avec les deux nouveaux interprètes qui se greffent à la production présentée au Théâtre Denise-Pelletier — Jean-Jac-qui Boutet et Jasmine Dube qui viennent se joindre à Lise Caston-guay (Marie-Louise) et Linda Laplante (Carmen).«Pas vraiment, réplique le metteur en scène.J’ai souvent travaillé avec Jean-Jacqui Boutet à Québec, nous nous connaissons bien, et aussi avec Jasmine Dubé.» Champagne a d’ailleurs signé la mise en sène de L’Arche de Noémie il y a un peu plus de deux ans et il travaille en ce moment à la création de Le Pingouin le plus récent texte de la polyvalente Jasmine Dubé.Jasmine Dubé qui, en plus d’être auteur et metteur en scène dans ses habits de ville, joue probablement ici le rôle le plus important de sa carrière de comédienne.Tout ce beau monde s’installe dans l’est de la ville, au Théâtre Denise-Pelletier, dès vendredi.On prévoit une vingtaine de représentations: en clair, n’attendez pas trop.À TOI, POUR TOUJOURS, TA MARIE-LOU De Michel Tremblay.Mise en scène: Gil Champagne.Avec Jean-Jacqui Boutet, Use Caston-guay, Linda Laplante et Jasmine Dubé.Une production du Théâtre du Trident présentée au Théâtre Denise-Pelletier, les jeudi, vendredi et samedi, du 28 septembre au 20 octobre.LOUISE LEBLANC Lise Castonguay en Marie-Lou.Autour du marécage, dans l’eau comme sur les planches, les comédiens n’ont plus de points de repère concrets, plus d’accessoires: ils n’ont que le texte de Michel Tremblay SOURCE THÉÂTRE blanc T H E A T K K Passé trouble SOURCE 1 A LICORNE Micheline Bernard, Jean Mafieux et Denise Gagnon dans l a Reine de Beauté de l.eenane.LA REINE DE BEAUTE DE LEENANE ; De N lartin McDonagh.Traduc-tion: Fanny Britt.Mise en scène: Martin Faucher.Décor David Gaucher.Costumes: Marc Sene-cal.Eclairages: .Andre Rioux.Accessoires: Patricia Ruel.Avec Micheline Bernard, Denise Gagnon, Steve Laplante et Jean Maheux.A La Ucorne jusqu'au 27 octobre.HERVÉ GUAY Lors de la présentation de The Beauty Queen of Leenane au Centaur en novembre 1999.dans l'excellente mise en scène de l'Irlandais Ben Barnes, j’avais émis le vœu que la pièce soit traduite en français en raison de ses qualités dramatiques mais aussi de | ses résonances possibles dans le contexte québécois.Le Théâtre de la Manufacture, qui administre La Licorne, n'a pas mis très longtemps à s’emparer du succès mondial de l'Anglais d’origine irlandaise, Martin McDo-! nagh.La traduction a été confiée à Fanny Britt, fraîchement éipou-lue de la section écriture de l'École nationale, pendant que Martin Faucher, que l’on est peu habitué à voir fréquenter un naturalisme aussi strict, a été invité à en faire la mise en scène.Devenue en français La Reine de Beauté de henane, cette comédie dramatique est située dans le Connemara.Aussi bien dire dans cette Irlande profonde, où subsiste toujours un atavisme difficilement déracinable.D’ailleurs, Mag et Maureen en sont la preuve vivante.Bien qu’une haine vivace les lie.mère et fille sont incapables de se séparer l’une de l'autre.Appelées éternellement à s’empoisonner la vie.tellement l’horizon de leurs rêves est étriqué, pratiquement jusqu’à ce que mort s’ensuive.Une ancienne flamme, Lato Doley, viendra bien un temps faire croire à Maureen qu'il lui est possible d’échapper au contrôle maternel.Mais l’éloignement du travailleur, qui a immigre en Angleterre, ainsi que l'insouciance de son frère, Ray, achèveront de faire obstacle à la liberation de ['heroine, dont tous les espoirs seront réduits à néant Implacable, cet affrontement familial l'est aussi par son naturalisme.Réalisme riche cependant qui se nourrit de details significatifs.En effet, le porridge, les airs joues par la radio, les émissions australiennes à la télé, le pot de chambre, le tisonnier de même que l'huile brûlante parviennent à tisser un microcosme obsédant à même de saisir une réalité complexe et effrayante.D’une précision et d’une efficacité telles que cela laisse peu de place à l'erreur ou à la fantaisie.Devant ces contraintes, Martin Faucher n'a pas tenté d’innover.D’abord, il a commandé au décorateur, David Gaucher, une cuisine longiligne, enserrée dans un cadre de scène apparent, qui accentue le sentiment d'étouffement.Puis il a suivi le texte pas à pas.Ses acteurs aussi, semble-t-il, chacune des répliques et des gestes faisant mouche.Parfois, si je peux me le permettre, avec un peu trop d’efficacité, là où davantage de retenue aurait sans doute été de mise.Après tout, cet univers en est un de rage contenue et la lutte s’étale sur une longue période.De même, les répliques d'un humour très noir y paraissent elles destinées avant tout à soulever brièvement le couvercle de la marmite, à mon avis, et non à fai re rire aux éclats.Cela est il en partie attribuable à la traduction?Difficile de trancher.Toujours est-il que, par moments, la recherche sentie de l’effet m’a semblé reléguer au second plan l'humanité de petites gens, qui, comme le dit si bien Maureen, «rêvent d'être n'importe qui», sauf eux-mêmes.Cette réserve mise à part, il s’agit d’une production fort respectable, qui se compare aisément à celle qu’en avait donné le Centaur il y a deux ans.Déjà, la distribution réunie offre de beaux contrastes.Excellente idée certainement que d’avoir pense à Denise Gagnon que l’on voit si rarement a Montreal pour le rôle de Mag auquel elle confère une évidence enfantine dans la méchanceté.En amoureuse décidée à rattraper son retard, Micheline Bernard passe vite lait de celle qui se résigne à la fausse dégourdie.Jean Maheux propose, quant à lui, un Pato Doley d'une maladresse fort attachante.A l’opposé, dans le cynisme et l'inconscience adolescente, Steve I-aplanie ne donne pas sa place.Tout cela finit par brosser un portrait troublant d'une Irlande qui peine à composer avec son passé, ce à quoi il est évidemment difficile de rester insensible.A la recherche de Pere Calders CHRONIQUE DE LA VÉRITÉ OCCULTE D’après des nouvelles de Pere Calders.Traduction, adaptation et mise en scène: Philippe Soldevila.Interprètes: Hugues Frenette, Jacques Laroche, Pierre-François Legendre, Édith Paquet, Pierre Potvin, Philippe Soldevila et Caroline Stephenson.Une production du Théâtre Sortie de Secours présentée au Théâtre Périscope, à Québec, jusqu’au 6 octobre.DAVID CANTIN On ne connaît rien, ou presque, de Pere Calders.Très prisé dans sa Catalogne natale, cet écrivain n'a pourtant jamais été traduit en français.C’est peut-être ce qui pousse Philippe Soldevila à se glisser dans la peau du personnage et à lui offrir un rôle judicieux dans son adapta- tion théâtrale des Chroniques de la vérité occulte.Une fois l’univers fantaisiste de Calders installé, Soldevila et les artisans du Théâtre Sortie de Secours proposent une rencontre doucement amère autour de la condition humaine.On se laissera facilement séduire par ces contes où la compassion des individus se mêle à une éventuelle critique sociale; d'adorables marginaux habitent la scène du Périscope.Soldevila, dans le rôle de Calders, anime en quelque sorte la soirée.Il se présente, raconte ses origines et ouvre le bal.Pendant près de deux heures, cinq contes révèlent les apparences trompeuses d’un quotidien inattendu.Tout commence avec l’auteur qui explique aux autorités qu’un arbre est mystérieusement apparu chez lui.Après coup, on apprend que Calders a passé une vingtaine d’années au Mexique afin de fuir les foudres du fran- quisme.En fait, plutôt que de dénoncer avec violence, l’écrivain propose une forme de subversion beaucoup plus subtile et ludique.U' public rit énormément, mais cet humour cache une pensée toujours actuelle.Quel est le prix du rêve ou de l’imaginalion?Quelle est la part de la réalité?Chronique de la vérité occulte est en cela un spectacle fort habile.On peut sentir l'enthousiasme de Soldevila et de sa bande pour l’univers incomparable de Calders.Soldevila s’occupe de traduire les textes, d’adapter, de mettre en scène mais aussi d'introduire le public de Québec au regard drôlement lucide de Calders.Sa position de narrateur, au fil des contes, apporte une légèreté ingénieuse à la pièce.On redécouvre un comédien doué.Philippe Soldevila ne se gêne pas non plus pour bousculer un peu les règles.Les astuces musicales de Pierre Potvin fonctionnent à merveille.Cette musique s’in- tégre même dans le jeu des interprètes, une heureuse trouvaille qui retient l'attention.les comédiens répondent aussi à l’appel: on saute, on court, et l'esprit du cirque n'est pas loin.Jacques hi-roche et Pierre Potvin semblent particulièrement à l’aise dans ce monde fantaisiste.Hugues Frenette et Pierre-François Legendre se prêtent bien eux aussi à ce travail très physique.Le décor de Denis Denon-court ne manque pas de surprendre souvent: l’arbre métallique au centre rappelle la situation du début, et l’utilisation de l’ombre et de la lumière offre des effets réussis.U* seul reproche se situe peut-être au chapitre du rythme: les transitions d’un conte à l’autre traînent parfois en longueur.Ce n’est par contre qu’un détail qui risque de se corriger au fil des représentations.Pour l’instant, il faut découvrir ces Chroniques de la vérité occulte manipulées avec audace.théâtre du rideau vert MISE EN SCENE Éric Jean AVEC Marc Beaupré Hugues Fortin Marie-France Lambert Frédérick de Grandpré DU 11 SEPTEMBRE RU 6 OCjPBRE 2001 CQTOBLEPflS de Gaétan Soucy mise en scène Denis Marleau avec Annick Bergeron et Ginette Morin une création d'UBU, compagnie de création en coproduction avlc le Théâtre français du Centre national des Arts ci le Festival de théâtre des Amériques scénographie Claude Goyette costumes Daniel Fortin éclairages Stéphane Jolicoeur trame sonore John Rea assistance A la mise en scéni Michèle Normandin conseillère artistique Stéphanie Jasmin UNE PRÉSENTATION D’UBU Et DU ' g Théâtre d’Aujourd’hui 3900, RUt ST-DENIS MONTRÉAL ___ 514.282.3900 www.theatredaujourdhui.qc.ca ASSISTANCE A LA MISE EN SCÈNE Manon Bouchard CONCEPTEURS Jean Bard Marie-Pierre Fleury Étienne Boucher Martin L'Heureux Magalie Amyot chose (Beautiful Thin OCTOBRE Ce texte d'une beaute et d'une poésie effrayante brille grâce à l'interprétation sans faille de Ginette Morin et Annick Bergeron.- Le Droit, mai 2001 Un premier essai dramatique dense et prometteur (.) nous cédons à notre tour H I attraction du monstre.» Le Devoir, juin 2001 (514) 844-1793 • www.rideauvert.qc.ca "Soucy est un veritable maître du suspense lorsqu'il sonde les fosses abyssales de l ame humaine (.) les deux personnages magistralement incarnés par Annick Bergeron et Ginette Morin La Presse, iinn 2001 S P E X E L Avec Caloblepas.I urgence est au retour a l'essentiel, a l'humanité, a la parole.» ICI.sept 2001 Le metteur en scène Gil Champagne.Catohlépas est publié aux Éditions du Boréal C 1 I.K I) K V Cl I li I.K S S A M K I) ET 0 1 M A X C HE 2 A SEPT E M B H E 2 O CI ) T CINÉMA Quête mélancolique La volonté du réalisateur de refuser le pathos apporte au film une finesse mais aussi une certaine sécheresse d’ensemble Marie-Eve Bertrand en femme qui se libère avec fracas Mariages est un film qui parlera surtout à un public féminin, tant il interroge le mystère des femmes JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ia‘ jour 1 du tournage de Mariages fut aussi le baptême du cinéma pour Marie-Eve Bertrand.BflilliJI ïLif i P UNE JEUNE FILLE À LA FENÊTRE Réal: Francis Leclerc.Scénario: Francis Ix'derc, Marcel Beau-lieu, Marie-Josée Bastien, Nathalie Théocharidès.Avec Fanny Mallette, Hugues Frenette, Denis Bernard, Johanne-Marie Tremblay, Diane Dufresne, Evelyne Rompré, Richard Fagon.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Un beau film, un peu froid, avec une sensibilité tenue en bride mais toujours palpable: Une jeune fille à la fenêtre de Francis Leclerc participe au nouveau rayonnement des films québécois, qui gagnent en subtilité à défaut d’être grand public.Comme on le voit aussi avec Mariages de Catherine Martin, la tendance se dessine à explorer le passé et à le faire en douceur, sans marteler le gros clou d’époque, mais plutôt à travers la psychologie de personnages féminins forts en quête d'eux-mêmes.Une jeune fille à la fenêtre est une œuvre qui reiuse d’exploiter le pathos de son thème mais montre une quête mélancolique des beaux moments de la vie.Il le fait à travers le portrait mobile de Marthe (incarnée par Fanny Mallette).On y fait en 1925 la rencontre d’une campagnarde condamnée par une malformation cardiaque qui partira à Québec afin d'y poursuivre des études de piano et goûter à la vie tandis qu’il est encore temps.Fanny Mallette constitue le pivot du film.Son visage ondoyant, son regard reflétant les émotions qui la traversent sont la plaque sensible d’une œuvre où les dialogues sont accessoires et ou l’éclairage et la musique prennent le relais des mots.Cette comédienne plus que prometteuse possède cette faculté de s’oublier elle-même pour sy fondre dans l’émotion a traduire.A côté de l’actrice principale, les autres comédiens paraissent un [jeu falots, faute de rôles vraiment porteurs.Et mis à part Denis Bernard, digne et solide en voisin au grand cœur qui aide la jeune fille à exaucer ses vœux, le reste de la distribution s’efface dans l’ombre, la chanteuse Diane Dufresne, qui fait ses débuts a l’écran, hérite pour sa part d’un rôle de professeur de piano excentrique et irascible qui frôle la caricature et n’enfonce rien.Mais le rythme et l’esprit du film possèdent un pouvoir incantatoire avec des scènes habilement fondues dans des boîtes de jazz, chez toute une faune avant-gardiste qu’on s’étonne de découvrir dans le Québec des années 20, collée aux courants artistiques de l’heure.Avec ce film d’ambiance porté par le jeu de la comédienne principale, mais aussi par la lancinante musique et les images un peu magiques de Steve Asselin, Francis 1 /‘clerc fait ses premières armes dans le long métrage.Plus aguerri, il aurait peut-être craint moins de fréquenter l’émotion pure et de la prendre à bras-le-corps.Cette volonté de refuser le pathos apporte au film une finesse mais aussi une certaine sécheresse d’ensemble.Par ailleurs le montage trop nerveux ne laisse pas toujours aux scènes le temps de vibrer sur toute leur corde.Mais Une jeune fille à la fenêtre demeure un beau film, plein de sensibilité et de non-dits qui révèle la touche d’un vrai cinéaste à suivre.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Dans la vraie vie, Marie-Eve Bertrand ne ressemble pas a l’héroïne vibrante et brimée qu’elle incarne dans Mariages de Catherine Martin.Ses longs cheveux ont été coupés.A 26 ans, elle dégage une modernité joyeuse, prépare un One Woman Show pour les planches du Théâtre Prospéra — Venise du Belge Paul Pourveur, mis en scène par Jean-Antoine Charest —, spectacle qui mêle la quête scientifique aux questions existentielles.Mais à travers Mariages, qui sort vendredi prochain sur nos écrans, elle apparaîtra en campagnarde québécoise du XIX‘ siècle qui casse les entraves de son éducation et se libère avec fracas.Une autre femme qu’elle, mais une femme dont elle dit avoir compris la solitude profonde et le volcan intérieur brûlant de surgir.Mariages a raflé le prix du meilleur scénario au FF'M, mais sa sortie au [-'estival de Toronto fut escamotée par la tragédie américaine qui jeta un voile noir sur l’événement Démarrage raté dans la Ville Reine.Ensuite il y aura le rendez-vous de Vancouver, peut-être celui de Berlin.Le film, très riche, truffé de rapports symboliques et rempli de mystère, raconte un univers féminin, et met en scène deux sœurs: Tune très austère (Guylaine Tremblay) l’autre en mal de passion et de liberté (Marie-Eve Bertrand).Hélène Iniselle y incarne une femme guérisseuse, un peu sorcière, collée aux puissances naturelles.Baptême Le jour 1 du tournage de Mariages fut aussi Iç baptême du cinéma pour Marie-F.ve Bertrand.Elle n’avait jamais joué dans un film auparavant et incarné à peine quelques petits rôles à la télé.La jeune femme était fraîche émoulue du Conservatoire quand on Ta appelée pour l'audition, lu directrice de casting l’avait remarquée au Quat’Sous dans Le Temps d’une vie de Roland Lepage.Catherine Martin allait réaliser son premier long métrage avec Mariages et pour lui décrire son personnage principal, elle lui a montré le dessin d’une femme en robe verte qui montait une allée.La comédienne eut l’impression de voir ime feuille au vent la réalisatrice voyait aussi la nature connue une figure du film.Marie-Eve Bertrand, qui a beaucoup pratiqué la danse, s’est servie de sa présence très physique pour donner corps à cette femme qui marche sans souliers dans la forêt et se baigne nue, une femme dont les mains sont sans cesse occupées à coudre, à pétrir le pain, à évider des poissons.«U n’y avait aucun temps pour les loisirs dans la vie de ces femmes-là», dit-elle.Si la comédienne eut tendance à lire, relire et encore lire sur l’époque, elle a bientôt compris qu’il fallait saisir sa Yvonne de l’intérieur, sans trop l’intellectualiser.La partie s’est beaucoup jouée au cours des répétitions, car il fallait comprendre l’essence du personnage avant de le lancer dans la nature.«On connaît si peu l’univers des femmes de cette époque-là, constate Marie-Eve Bertrand.Elles n’écrivaient pas, s’exprimaient peu.A quoi rêvaient-elles?Mon personnage n’a jamais connu sa mère mais lui parle tout le temps.Elle sent sa présence surnaturelle partout dans la nature, dans la rivière surtout.» Pour Marie-Eve Bertrand, le tournage dans les environs de Mas-couche fut difficile, à cause de la température qui ne faisait jamais ce que l’équipe attendait d’elle, des piqûres de moustiques, voire de Therbe à puce qu’elle a attrapée, mais le rapport avec Guylaine Tremblay qui incarne sa sœur si revêche, fut, dit-elle, formidable.Sa vis-à-vis Ta rassurée, lui a conseillé de prendre une scène à la fois plutôt que de se noyer dans l’ensemble.«Nos personnages évoluaient dans deux univers différents, et le sien était encore plus solitaire que le mien, toute sa liberté enfermée dans une petite boîte.» La comédienne se sentait entraînée par une œuvre de magie et de merveilleux qui apporta une dimension de plus au tournage.A ses yeux.Mariages est un film qui parlera surtout à un public féminin, tant il interroge le mystère des femmes.ALLIANCE ATLANTIS VIVAFILM Fanny Mallette dans Une jeune fille à la fenêtre de Francis Leclerc.ENFIN, UN THRILLER QUI FAIT FRISSONNER.» f »c|uln THE DEEP END www.foxsearchlight.com ¦ TOUS WOOS «{SERVES- 13 -VERSION ORIGINALE ANGLAISE SEULEMENT À L'AFFICHE EN EXCLUSIVITÉ [ü forum 22711 r) Direction artistique et mise en scène : Robert M « Une voix sensuelle, profonde, un jeu scénique; une personnalité qui en (ont une ti OLYMEl.FIAmmOO NATONALF tNt Théâtreco MOI ATNS du Nouveau Monit L’AVARE DE MOLIERE Mise en scène de Alice Ronfard avec Pierre Collin Linda Sorcini Henri Chassé Gabriel Sabourin Maxime Dénommée Jacques Girard Jacques Lavallée Catherine Florent Geoffrey Gaquere Jacinthe Laguë Marcel Pomerlo Les concepteurs Jean Bélanger Gabriel Tsampalieros Marie-Chantale Vaillancourt Éric Champoux Michel Smith Lucie Thériault Angelo Barsetti Rachel Tremblay Dis II 25 SIPTIMBRE Réservations 866-8668 WWW.TNM.QC.CA 1 Session iiiilinmif 2001 - Ou 24 septfinbi?au l'rdmml> OlUiS I) INITIATION (iKATUTS 17,19,20,22 septembre de 191130 à 21li RfsmatWBjiartflfplMinf 5390 Saint-Laurent, Montréal, tel.: (514) 495-8645 t anguerifdgeneratio n.net Partenaire EÏÏLl Radio Centre-Ville HlVjpl 11 r|k,KI corT>mur'®Mt*r9 et fhutihngu* A Montré» I .» I .inçncrM cm »irrf par la S «de U L tillim-lk Argentine Qwcbei Canada Le ^ théâtre Pour l'horaire complet, consultez u deuhr I> F.V (t I H F I’ I F M H =11! ï S MEDIAS Le pouvoir des images horrible massacre du 11 septembre a provoque une frenesie incroyable dans les salles de rédaction.Les artisans des me-dias, qui ne sont pas déconnectés de leurs propres emotions et qui étaient tout aussi bouleverses que n"importe quel autre citoyen, ont eu a assurer un travail professionnel exemplaire.D autant plus que le temps de reflexion était réduit a sa plus simple expression.Les événements se sont littéralement passes en direct.CNN est entre en ondes très exactement une minute apres que le premier avion a percute le World Trade Center.Parce que CNN, et c'est là un fait peu connu, a installé sur le territoire américain des dizaines de caméras discrètement braquées en permanence sur des lieux stratégiques, pt, parait-il, on peut actionner ces caméras à distance.Evidemment, dans l’heure qui a suivi, certains reseaux américains ont donné 1 ordre à tous leurs employés qui avaient une camera vidéo personnelle de se précipiter sur les lieux.Dans une telle journée, il y a des performances qui forcent 1 admiration.On pense par exemple à cet Aaron Brown, de CNN, en ondes dès le matin et qui l'était encore vers 23h le soir quand j’ai fermé la télé après 15 heures de visionnement! Cette performance en direct de tous les réseaux pendant plusieurs jours a nécessairement connu des dérapages.Plusieurs informations ont été lancées en ondes pour s’avérer fausses quelques heures plus tard.C’est le cas de la découverte annoncée de certains survivants ou de la rumeur de nouveUes attaques en cours.Et qui se souvient de cette voiture piégée qui a explosé devant le département d’É-tat à Washington et qui est mystérieusement disparue des bulletins de nouvefles?Mais ces dérapages sont inevitables et ne devraient pas faire ombrage à la qualité de cette couverture en direct pendant plusieurs jours.La question est déjà plus délicate en ce qui concerne les images censurées, les policiers et pompiers de New York ont créé un véritable cordon de sécurité autour du lieu du désastre, permettant seulement à certains n-porters (caméras et photographes) de livrer les images autorisées par la police.Il y a quelques jours, les responsables de chaînes de télévision en France se sont plaints de cette «censure» sur les images potentielles de victimes.Du même souffle, elles ont déclaré qu’elles n’auraient pas nécessairement diffusé des images macabres, mais leur argument était néanmoins le suivant au minimum, c’est à nous de choisir ce qui sera diffusé à partir du matériel auquel on aura librement accès.Cette question est liée à la relation complexe entre médias et pouvoirs pendant les grandes crises.11 est exact que certains médias sombrent vite dans le sensationnalisme et que les secouristes de New York pouvaient craindre qu’on inonde le marché d’images morbides.En même temps, ce n’est pas aux pouvoirs de décider ce qui est d’intérêt public ou non d’un point de vue journalistique.Mais à ce sujet, les médias ont souvent des dérives voyeuristes à se reprocher, ce qui ne contribue pas à appuyer leurs arguments.De toute façon, les décisions doivent souvent être prises dans le feu de l’action.L’image d’un homme sautant d’une fenêtre du World Trade Center, par exemple, Pa n 1 Ca uchon -, Vf ?V ** ./ Charlebois retrouve Robert Le vrai Robert Charlebois se montre, enfin a fait l’objet de débats dans quelques salles de redaction.Fallait-il la montrer ou non?Elle a finalement ete diffusée, ce qui, à mon avis, est tout à fait correct compte tenu de la force de cette image tragique qui en dit beaucoup sur l’ampleur de l'événement Mais on remarquera que les journaux et la television ont ete relativement sobres dans cette histoire: il existait en fait plusieurs autres images de ces suicides, encore plus spectaculaires.qui ont commencé à être publiées ces derniers jours dans divers magazines.la relation houleuse entre les médias et les pouvoirs ne se tait jamais sans heurts lors de telles crises.Chacun essaie de négocier, de profiter de l’autre.Un exemple: CNN a été le premier à montrer, il y a quelques jours, des images aériennes du lieu de l’attentat.Immédiatement, ses concurrents l’ont accusé d’avoir utilise un véhicule gouvernemental! En fait, selon The New York Times, un cameraman de CNN a convaincu la Garde côtière de le laisser prendre place à bord d’un hélicoptère officiel pour capter des images en vue d’un futur reportage.CNN a décidé de les diffuser tout de suite, avec la mention «exclusive», au grand dam des autres reseaux et de la Garde côtière ellwnème.11 arrive aussi que les médias fassent preuve d’un certain manque de discernement: par exemple, il a fallu des plaintes du public pour que Radio-Canada décide cette semaine de ne plus diffuser à répétition les images de l’avion qui percute la tour.Pourtant, il était évident dès le week-end dernier que l’incessante répétition de ces images comme «amorce publicitaire» pour des n» portages devenait insensée et perturbante, et pas seuk» ment pour les téléspectateurs plus fragiles.C’est un assassinat en direct qu’on n’arrêtait pas de diffuser.Ce n’était pas un film de Bruce Willis.Mais malgré cette critique, il faut redire que les médias québécois font une couverture journalistique remarquable depuis dix jours, multipliant les angles, les sources, les entrevues.Les journaux québécois donnent à lire une grande variété d’analyses et de points de vue.alors qu’on commence à se poser quelques questions sérieuses sur les médias américains, particulièrement cette semaine alors que le patriotisme prend de plus en plus le dessus.Un journal sérieux comme The New York Times a-t-il vraiment besoin de diffuser actuellement sur son site Internet, les plus belles installations de drapeaux américains?Autrement dit, comment partager l’émotion réelle des citoyens tout en conservant une distance critique nécessaire?L’enjeu médiatique des prochaines semaines sera de résister à l’embrigadement patriotique.pcauchon@ledevoir.com SYLVAIN CORMIER C* est pendant le dernier show de la Saint-Jean, à la tele, que je me suis mis a vraiment haïr Robert Charlebois.Parole de vieux fan capable de chanter Lmg Flight.Mr.Plum et autres obscurités de ses premiers albums.Maudit Charlebois.je l’avais dans la face à chaque reclame, moussant sa broue au nom flatte-québécois: La Bolduc! Je me souviens fort bien d’avoir pense qu’au moins, rayon disques, c’était bon débarras.Qu’il écrive son roman poche et nous laisse tranquilles.Et puis on a appris l’éte dernier qu’il était anémique et ça m’a fait un pincement: quand même, on ne voulait pas sa mort.11 avait trop compté, le Garou d’origine.Autre nouvelle, on a su qu’il avait un nouveau disque en chantier, à paraître chez la Tribu, la Tribu?.Après des siècles à se la jouer pé-père chez GSI, la boîte de son vieil ami Robert Vinet, voilà que Charlebois passait chez des plus jeunes, plus fous, la Compagnie Larivée Cabot Champagne, la belle gang du Cabaret.Ceux-là mêmes qui nous ont donné Michel Faubert.Gros Mené, Urbain Desbois.Charlebois là, ça voulait dire beaucoup.Trop longue tournée Ça voulait dire que Robert lui-même ne supportait plus le Charlebois qu’il était devenu.L’intimé l’admet volontiers: «J'ai étiré La Maudite tournée pendant huit ans! J'étais sur le pilote automatique.Tu mettais trente sous dans l’orchestre, ça partait.J'étais sur le bord d’être une caricature de moi-même.» A la Tribu, ils voulaient le même Charlebois que moi, que nous tous.Celui qui.un jour, avait touché, percé, chaviré.Le Charlebois qui chantait «ma vie à moi, c’est la musique» et qu’on croyait.Pour Claude larivée, c’était ça ou rien.Oui, il réaliserait le nouvel album, mais à condition que Charlebois y mette du sien.De l’émotion.Sans faire le comique, sans sorRcr I A iRiitu On l’avait presque enterré.Il a failli mourir pour vrai.Son nouveau disque est plus qu’une renaissance.chercher à épater la galerie.Comme dans la musique coun- VOIR PACK c\H try.« Fn auto, c’est ça que j'écoute, precise Charlebois, CHARLEBOIS VITRINE I POET: A TRIBUTE TO TOWNES VAN ZANDT Artistes divers Navarre Townes Van Zandt est mort en 1997, à l’âge de 52 ans, vaincu par l’éthylisme et la déprime.C’était pas dans les journaux.Ce singer-songwriter texan était encore à peu près inconnu, hors de l’amicale des amateurs de chanson folk américaine.Pour ces amateurs-là, pour qui l'a un tant soit peu fréquenté, ne serait-ce que par les nombreuses interprétations données de ses chansons par les Willie Nelson, Emmylou ii disque: Harris et autres Waylon Jennings, ce type est plus qu’une référence de base.C’est le vrai des vrais.Le Dylan de la rime made in Texas, le Leonard Cohen sudiste, le Kerouac des paumés magnifiques du Bible Belt, le Hank Williams de son temps.Jugez en par cet exceptionnel choix de chansons, relues avec tendresse et humilité par ceux qu’il a marqués au fer rouge, c’est-à-dire le who's who de la chanson d’auteur américaine des trente dernières années: son vieux |Mile ( îuy Clark, Nanci ( îiiffith, VOIR PAGE # 1 au BOX OFFICE au QUÉBEC «Amélie Poulain a une âme.Elle respire la joie de vivre. Marc-André Lussier, LA PRESSE Présente en collaboration avec : MM 9 INSTITUT | I* HiSToRiA IVI à l’affiche! 71 vorolon ortglnalo allornnndo I UARTIER LATIN t/ J aw>c aous-titroa françala I version originale d’iSrhféM ram 0 K «iiimn * If FISIIUIIKSIII1 IIKUl PNUI • « RUii Jt#-B£!K HE! »lt mW *101 «IMII Kim MS imuDFim sokhj mlhoikh aiMO am*wgiManant aawiw misk™» nu»moi Mill HBUfl WCf IfflC* ni J w K MM! «SSOUtl SOM ri UHW n JEM-PEK KMC! MMC flltMItf WIMr «il RM loan a Bl IMM >91 Ml «Ml ïm; MUK fRHE f» Ml Ml «w IMISOKI ru.lam « HMH Mût w IKIIT MM : ii mii «aos lia tRSWIDM *1*1 easi» «use» OEMV Kill «9 > «un» JM-N* KSMtM rmo « 01» ISSiD » »«km IICWS PI1M1IS1IKI HUIS.flK ! MM «II! IHflWllt SIM nr^r - , .m: J au*»-» > 4 an «fflliK S r j ano > J WM SB • " rKiffii tÿf*" tlL&S tPJE CB «ciiiroimUÏIIU **"* ^ ,L:r.SSt 39*0 VjyR Le bijou MfouMe monde parle! Ile-ôe fronce CWTOt: tjc CF» international FAMOUS STAAOTt.|-FAMOUS PLAYERS-1 »—FAMOUS PLAYERS-1 I-CINEMA —-1 |-CINEPLEX OOCON-1 MONTRÉAL ?I [PARISIEN IVERSAILLES I BEAUBIEN^ | | LASALLE IPIacel ?| ___FAMOUS PLAYERS-1 C~ MEGA PLEX - GUZZO—I l— MÉGA PLEX* GUZZO —I I-CINEPLEX OOEON-1 |-CINÉPLEX OOÉON-1 [pÔlNTE-CLAIRE ?] IjAMVES ÙVinEI114 ÿ] [TASCHEREAU 18 ?! I BOUCHERVILLE ?1 ST-BRUNO ?| ["gâtineauTI ^kforesTTI r QA^CRCS ST-HY*CINT>'E .I-CAPITOt.-1 , PLMEWS STWOTÏ I r-’‘C “1 ‘tCCÇ.i.'.'ÇC'.H [ST-HYACINTHE ?! I ST-JEAN ?Il HULL ?j I SHERBROOKE ?11 ST-JÉRÔME ?| ^;wÎN.BAN^ ^CToSU'vIUeT] I QRANByÇ I ^Niarou CAP^ I-CINEMA CAPITOL-1 |-LE CARREFOUR -0-1 |-CINE ENTREPRISE-1 p—^NLENTREPRISE - [dRUMMONDVILLeVI I JOLIETTE ?11 PLAZA REPEWT1CMY ?11 ST-BASILE ?J .r—CINÉMA ST LAURENT I |-CINEMA PINE —t V SON |S| À L’AFFICHE! isorel-tracy?11 ste-adele ?I digital LE FANTOME DU LOUVRE I n nui K JEIII-Pllül SflLOIIf .««mxia.itjia «k.!'» *»e« i «r .mirti rn* >.iBiTtii«ioiaj«n,n.9 niur«.a'>xj__.aiMt .«VIVCUMI ^ vtan Allumez, ça rapporte UN FILM écrit et ré .«-JULIE HIVON L’argent n’a pas de sexe Cette semaine: L'endettement et ia compulsion Mercredi 22 h Rediffusion samedi 12h jiraau»: .,*aran beTpheçor-lefllm » CB-» B Pi Uedefroncf Vtvb l'MOHTRilÀLY' I réÂRÏSKÉMVn fi«ÂtIiÉiw^l~71 n«aBoméM4 2] froWt-viÀu 16 F] KaS5,ta£-71 fgT^tÛHÔ-F-] r^riNÊÂu-71 rsTiHŸÀci^HE-èl rssziïfirm raaagFrE ti fiHÊ^'ooKE èi ^^fiëlL^i [lÏ FORUMYaVi À L’AFFICHE! nam!!.«w «.un premier film attachant.» *** Luc Perreault La Presse «.une oeuvre pleine de promesses gourmandes.» .Martin Bilodeau Le Devon rcinBmalibre.com/creM9glacee Josée Blanchette animatrice CONSULTEZ L HORRAIRE CINEMA CANAL Çu juil jhirlie de ta ne L K l> K V O I K .i.K S S A M K I) I I I E T I» I M A V < Il E 2 A SEPT E M B H E 2 « 0 I < S CHARLEBOIS Il ne s'agit pas d'un album testament Le même feu qu’au début Pour Moustaki, les chanteurs sont des chroniqueurs de leur temps Ma liberté, Il y avait un jardin et Le Métèque, c’est lui.Il est également l’auteur de Sarah, l’une des chansons les plus émouvantes jamais écrites, et de Milord, indissolublement liée à la mémoire de son interprète, Edith Piaf.Sur le point de partir en vacances avant sa tournée québécoise, Georges Moustaki a bien voulu accorder un entretien téléphonique au Devoir depuis son domicile parisien.SUITE UE LA PAGE C7 Im vraie musique country.Celle qui raconte ce que les gens ressentent, sans se casser la tête.Bon, moi, c'est sûr que je ne suis pas George jones.Mon country, c’est plus du towntry.Je mets plus que trois accords.» Comprenons: Doux sauvage propose une musique plus directe, aux ambiances country, nourrie de guitares qui font twang et de pedal steel qui agrandit l’horizon.Avec des textes qui couchent ce qu’il faut coucher sur le papier avant de s'étendre pour de bon.Frank et Phil Non, Charlebois n’est pas mourant, il va même très bien depuis que ses globules sont de retour dans le rouge, et il n’a pas signé non plus un album-testament.Ou alors seulement le premier chapitre d’une sorte d’autobiographie en musique, où il parle d’amour, d’amitié, de vie, de mort, et même de sa difficulté d’écrire dans J'y arrive pas.D’où victoire: il a écrit Doux sauvage au grand complet, pour la première fois depuis l’ère pré-Lind-bergh.Deux textes viennent d'ailleurs, mais il les a si intime- ment traduits qu’on les dirait exsudés de ses propres pores: A Very Good Year, la poignante chanson de 1966 où Frank Sinatra passait sa vie en revue, et surtout Funeral Blues, puissant poème sans fard de W.H.Auden sur la mort de l’amour.«C’est vers ça que je veux aller.Comment un gars peut me toucher aussi fort avec des mots aussi simples?» Avec Larivée, c’est aussi l’approche du métier qui a changé.Ouste les requins, rebonjour les trippeux.Pour la premiere fois depuis le Jazz libre du Québec, on entend Charlebois vibrer avec ses gars en studio.«C’était rendu qu’il fallait que tout soit comme du Phil Collins.Pas une note qui dépasse.Je jouais même plus de guitare.Im, les gars voulaient tout le temps que je joue avec eux-autres.» Ecoutez [ms Américains, la troisième toune du disque.Je dis toune parce que c’est à peine une chanson.Charlebois fredonne une mélodie, la musique bondit, joyeuse et lousse.C’est ce Charlebois que j’aime, ce Robert-là qu’on retrouvera en spectacle avec les mêmes musiciens fin octobre au Corona.libre et fou, mais aussi cinquantenaire et pertinent II était temps.SOLANGE LÉVESQUE Après avoir roulé sa bosse a travers le monde, multiplié les récitals et les tournées, rallié les jeunes autant que leurs parents, après 50 ans d’une carrière où brillent tant de succès et tant d’étoiles, pourquoi Georges Moustaki chante-t-il encore?«Pour les mêmes raisons que toujours», explique ce Grec originaire d’Alexandrie qui a émigré à Paris au début des années 50, à l’âge de 18 ans.«Chanter est une vocation.J’ai le même feu qu’au début, et je me trouve dans le même état d’esprit que lorsque fiai commencé à chanter dans les petites boîtes.Ce n’est pas l'ambition qui me pousse mais le plaisir!» En 1996 sortait un CD intitulé Tout reste à dire; cinq ans plus tard, Moustaki croit plus que jamais ce que ce titre affirme: «Tout ce que j’ai écrit ne suffit pas, tout ce qui est écrit ne suffit jamais.Pour moi comme pour chaque être humain, chaque jour constitue une aventure nouvelle à vivre, chaque jour apporte son lot d’inspiration», explique-t-il.«Il y a toujours de l’inédit dans l’air.1ms chanteurs sont, en quelque sorte, des chroniqueurs de leur temps.» Celui qui s’est lui-même désigné comme un métèque considère toutes les chansons qu’il a composées comme ses «enfants» et, de ce fait, il les chérit toutes.«Bien sûr, certaines me rappellent une connivence avec des personnes que j’ai aimées particulièrement, comme Barbara, Reggiani et Piaf.» Règle générale, le chansonnier éprouve encore de l’étonnement face à l’inspiration et face au bonheur que constitue le fait de réussir une chanson: «J’en tire toujours du plaisir et une fierté certaine», note-t-il.Et puis, un jour, il s’est mis à écrire des livres.Deux ont paru récemment Les Filles de la mémoire, un florilège de souvenirs, et un roman intitulé Petite Rue des Bouchers.«Après avoir écrit et composé tant de chansons, écrire des livres m'a donné une autre relation avec l’écriture; dans l’élaboration d’un roman, il y a davantage d’espace et de constance.» Fils d’un libraire, Moustaki a toujours été proche du livre depuis sa plus tendre enfance.«L’écriture de ces livres m’a permis de renouer avec mon enfance, d’une certaine façon.» Georges Moustaki demeure convaincu que la chanson peut exercer une influence sur le monde actuel.«Le pouvoir des chansons sur le monde contemporain est qu’elles font place à l’émotion et provoquent, parmi des gens rassemblés, un intérêt qui échappe aux gens de pouvoir, justement, qui, eux, sont obligés de faire des pro- messes utopiques pour intéresser.» Moustaki ne se fait pas d’illusions: vouloir changer le monde est une utopie.Il croit par contre qu’on peut changer des individus avec une chanson.«La chanson a ce pouvoir d’aller dans l'intime, de convaincre, de séduire, de charmer, d’émouvoir et de troubler.C’est un grand privilège, et cela crée une relation affective très forte.» 0 est souvent arrivé que des gens lui avouent que leur vie avait été modifiée à partir du moment où ils avaient entendu telle ou telle chanson.«Une idée, une phrase a agi profondément sur eux.Moi-même, je réagis de cette façon aux chansons et aux œuvres des autres», témoigne Moustaki.«Mon premier et peut-être mon plus mémorable voyage en Grèce, je l'ai fait en lisant Le Colosse de Maroussi d’Henry Miller.» GEORGES MOUSTAKI En spectacle à la salle Albert-Rousseau à Québec le 24 septembre et au théâtre Corona de Montréal du 26 au 29 septembre.VITRINE DU DISQUE SUITE DE LA PAGE C7 Billy Joe Shaver, John Prine, Lucinda Williams, Delbert McLin-ton, Steve Earle, Robert Earl Keen, le vieux Willie, la grande Emmylou, etc.Les Cowboy Junkies sont là aussi, comme quoi les belles et douloureuses chansons de Van Zandt se sont rendues jusqu’ici.L’hommage remplit parfaitement sa fonction: c’est l’évidence, tout le répertoire de Van Zandt est à découvrir et à chérir, de l’épique Poncho & Lefty à la terrible Waitin ’ Round To Die: «Now Tm out of prison, I got me a friend at last / He don't drink or steal or cheat or lie / His name's codeine, he’s the nicest thing I’ve seen / Together we're gonna wait around and die.» C’est aussi ça, le Texas, est-il bon de rappeler.Au pays de George W.Bush, il est plus facile de mourir que de vivre.Foi de Townes.Sylvain Cormier QU RIOUX Rioux Multipass (Dep) Moyen.C’est ce mot-là qui me vient, j’en suis le premier désolé.Rioux, cinq ans après Trottoir des anonymes, c’est encore de ce niveau-là.La ligne de flottaison, tout juste.Ce timbre est pourtant bien agréable, ces musiques plutôt bien fichues (et jouées par d’excellents musiciens, dont Marc Lessard, Rick Plaworth et Kenny Pearson), les mélodies bâties comme il faut, mais sans plus.Plus, ce serait un refrain qui emporte comme ceux des derniers Catherine Durand et Nancy Du-mais (ou, exemple ultime, d’un Daniel Bélanger), ce serait des bouts de textes qui vous prendraient à la gorge comme ceux de Mononc’Serge ou au cœur comme ceux de Stephen Faulkner.Ici une ballade comme Les Souliers d’un autre s'élève un tantinet au-dessus du lot, là un bain d’orgue imbibe assez chaudement L’Azur, mais rien n’atteint vraiment, rien ne s’installe à demeure.Les textes de Geneviève Forest, tout particulièrement, vont de cliché en lieu commun.«Im bonheur est une île», découvre-t-elle dans Depuis des lunes.Les nuits «ont le goût du néant» dans Le Divan, la vie «nous a fait la guerre» dans Les Etrangers.Et ainsi de suite.Je vais dire DU rr OCTOBRE AU rr NOVEMBRE 2001 14 concerts à ne pas manquer L'intégrale des sonates pour piano, violon et piano, violoncelle et piano, ainsi que six trios pour piano, violon et violoncelle JAMES EHNES • violon |AN VOC.LER • violon* Hk Pour dt'plus amplts informations : www.beethovenplus.qc.ca À la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau 300, boulevard de Maisonneuve Est, Montréal Billetterie: (514) 987-6919 Réseau Admission : (514) 790-1245 www.admission corn Québec S S une chose terrible: en ces jours saturés d’albums, il faut faire beaucoup mieux pour se démarquer, et Rioux ne semble pas plus en être capable maintenant qu’il y a cinq ans.Cela dit, ne renonçons pas: les chansons du précédent album étaient magnifiées en spectacle au Studio-théâtre de la Pd.A.D en sera peut-être de même pour celles-ci.On le lui souhaite.S.C.ORCHESTRAL POP NOIR ROMANTIQUE The Dears (Shipbuilding Records) On ne le répétera jamais assez, le sextuor montréalais The Dears a tout pour réussir sur la scène internationale.Cette pop subtile et élégante prouve d’ailleurs qu’elle ne manque pas d’ambition sur le plus récent Orchestral Pop Noir Romantique.Ce mini-album de quatre titres, désormais sur l’étiquette torontoise Shipbuilding Records, peaufine une écriture musicale beaucoup plus spontanée.Loin des clins d’œil faciles, les chansons du groupe prônent le détail et les textures orchestrales.L’apport de claviers, de flûte et de violoncelle libère une mélancolie nerveuse.L’équilibre emprunte au passé mais se réfère toujours au présent.Pas question, chez The Dears, de suivre une sorte de recyclage rétro à la mode.Les mélodies et l’engagement ne cessent de convaincre.Il faut entendre la voix de Murray Lightburn, qui ajoute aussi un soupçon d’arrogance à cette pop romantique.La touche seventies ne gêne aucunement et l’inspiration demeure très contemporaine.Des morceaux comme Hearthrow Or Deathrow ou No Return assument un élan des plus authentiques.Cet avant-goût d’un deuxième album complet montre que le groupe dépasse déjà les attentes du très beau End Of A Hollywood Bedtime Story.Le 12 octobre au Cabaret avec l’excellent Jérôme Minière, en première partie, dans la peau d’Herri Kop-ter.Un doublé fort prometteur.David Cantin ROCK NEWNESS ENDS The New Year (Touch & Go) Peut-on dire qu’il s’agit du quatrième album de Bedhead?Même si cette formation culte de la scène indie rock américaine s’est séparée en 1998, les frères Kadane œuvrent désormais sous le nom de The New Year.Heureuse nouvelle, Newness Ends compte parmi les vraies surprises musicales de 2001.Ce disque ne réinvente pourtant rien.Le groupe défend un rock simple mais hautement efficace: pas d’orchestrations savantes ni d’explorations électroniques.On va à l’essence même du texte et des musiques.Le vague à l’âme, ici, n’est pas traumatisant.The New Year échappe aux formats, parfois stricts, de la pop indépendante américaine.Pas question de s’apitoyer sur son sort.D’ailleurs, les frères Kadane n’ont pas l’habitude de faire les malins.Encore une fois, on retrouve Steve Albini dans son rôle tant convoité d’antiréalisateur.Difficile, donc, de faire ËEËÉpliP ¦lift ÆÊ fausse route.Ce mal-être supportable fait appel à l’émotion brute, à la mélancolie et à un plaisir inévitable de jouer.Les guitares, la bas-se et les percussions s’humanisent A une époque où les formules deviennent souvent agaçantes, The New Year montre le chemin à suivre.On ne peut qu’applaudir.David Cantin ROCKIN’ THE SUBURBS Ben Folds Epic (Sony) Le trio Ben Folds Five n’étant plus depuis mars, leur chanteur trentenaire à gueule d’ado, Ben Folds, un chouia désemparé, s’est mis à jouer tout seul dans son carré de sable.L’image du carré de sable n’est pas fortuite: c’est pour signifier que Folds, comme plusieurs jeunes gens intelligents de la planète pop-rock, se prend pour Brian Wilson, ci-devant génie créateur des Beach Boys, lequel passa quelques siècles à bâtir tourelles de notes, pont-levis d’harmonies et autres murailles sonores dans un véritable bac de sable, installé dans sa maison.Sans personne pour le retenir, Folds y va franco, s’adonnant avec abandon et intensité à l’art de la mélodie sensible et de l’arrangement luxuriant Grand bien lui fait.Déjà pas bête avec son groupe, il révèle un certain génie.Et s’il y a là-dedans des relents de Brian Wilson, des Zombies période Odessey and Oracle (LE chef d’œuvre méconnu de la pop des années 60), voire de Joe Jackson première époque, il y a aussi dans les Fred Jones Part 2, Losing Lisa et The Luckiest la forte marque d’un style propre.Le gaillard a aussi un sens aigu du portrait on voit autant qu’on sent les gens qu’il décrit, notamment ce Fred Jones saisi le jour de la retraite: «there was no party and there were no songs / ‘cause today 's just a day like the day that he started / and no one is left here that knows his first name».Intime et universel.Sylvain Cormier La Fondation Jeunesses Musicales du Canada et LOrchestre symphonique de Montréal présentent CONCERT HOMMAGE à quatre grands Colette Boky Robert Savoie artistes lyriques jon Vickers Maureen Forrester Agnès Grossmann, chef d'orchestre Joane Bellavance, soprano Marie-Nicole Lemieux, contralto Marc Hervieux, ténor Alexander Michael Dobson, baryton le Choeur Saint-Laurent, Iwan Edwards, chef de choeur, et les musiciens de l'OSM Avec la participation de : Dominique Blier Monique Pagé Chantal Dionne Raphaëlle Paquette Danièle LeBlanc Guy Bélanger Éric Laporte Manuel Blais Alain Coulombe Joseph Rouleau Mercredi 3 octobre 2001, « Airs et ensembles célèbres 19 h 30 du répertoire d'opéra » Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts Billetterie : (514) 842-9951 ou osm.ca Prix des billets : 16 $, 22 $, 33 $, 44 $ Hf! du Canada ÆMLyTRLAL Québec :: STANCH D un « 9 JIh t'Nuciirl I- K l' E V O I R .I.K S S M K l> I > > K T I) I M A \ ( H E 2 S K !' I t M li R K 2 0 O I (' 0 MAHLER — CHAILLY Gustav Mahler Mil symphonie en mi bémol majeur, dite «des Mille».Jane Eaglen, Anne Schwanewilms.Ruth Ziesak.sopranos; Sara Fulgoni, .Anna Larsson, contraltos; Ben Hepp-ner, ténor Peter Mattéi; baryton; Jan Hendrick Rootering: basse.Orchestre royal du Concertge-bouw d'Amsterdam, dir.Riccardo Chailly.Decca 467 314-2 Première surprise quand on commence l’écoute du Vent Creator qui ouvre la symphonie: le tempo très confortable (beaucoup trop commode, presque frileux) adopté par Chailly, comme s’il avait peur des masses mises en jeu, et la distance a laquelle sont relégués les chœurs.Manque total de majesté et lourdeur tiennent lieu d’appel impératif et passionné d’où s’absente toute l’urgence de la prière.Dommage.Quand arrivent les solistes, mêmes problèmes de prise de son: tout est dans le lointain.Les huit voix réunies forment pourtant un octuor à faire rêver, parmi les meilleures voue d’aujourd’hui dans ce répertoire exigeant, surtout des voix qui ne manquent guère de puissance, ce qui surprend encore davantage dans la sonorité de l’enregistrement Tout le long de ce premier mouvement étouffé, on regrette les versions de Tennstedt ou d’Indbal — surtout de Tennstedt qui lui aussi bénéficie d’une huitaine de solistes alors au meilleur de leur forme vocale et artistique.La nouvelle version de Chailly fait tonner les percussions comme le tonnerre, soit, mais les cuivres sont drôlement éteints, l’orgue est «pesant».Le contrepoint est clair, oui, mais sans relief, sans cette «inspiration» et appel à la transcendance religieuse qui trouvera son écho dans la scène finale du Second Faust qui constitue le second pan de l’œuvre.La.des le debut.l’Orchestre royal du Concertgebouw offre un veritable festin de splendeurs sonores.C'est a se demander si on a affaire aux mêmes interprètes que lors du mouvement initial.Chose sure: Chailly sonne bien plus à l’aise dans ce theatre transcende de l’absolu irréalisable que musicalement dans XHymne de la Pentecôte qui ouvre la symphonie.Même les chœurs, souvent, bénéficient d’un traitement plus idoine.Ici, on peut se référer aux intentions de Goethe qui parle de «chœurs d'anges d'enfants dans le lointain, de voix depuis les hauteurs.du haut des nuées».Si les ingénieurs du son ont voulu rendre ces effets théâtraux imagines par le dramaturge, force est de constater que la réussite est bien plus pauvre que ce que, sous le même label Decca on a accompli au tournant des années soixante avec la Tétralogie, de Wagner, dirigée par Solti.Dans ce dernier cas, on sentait la nécessité de la perspective «forcée»; ici on a plus l’impression de techniciens qui aiment s'amuser avec les boutons de leurs potentiomètres.11 faut bien pousser un petit cocorico un peu chauvin: Ben Hepp-ner est «le» ténor de l’heure pour la partie du Doctor Marianus (dans le fond, Faust qui, rédimé par Marguerite, voit son âme accueillie au ciel).Le souffle et l’aisance, la souplesse et la subtilité sont appuyés par une force qui jamais ne montre le moindre effort — chose rarissime dans ce «rôle» et qui vaut qu'on écoute avec attention.Il s’y passe un moment qui risque de passer à la postérité.Quand aux ensembles féminins, le mélange est, je l’ai dit, aussi parfait que ce qui peut se réaliser aujourd'hui dans cette gigantesque partition.Entendre ces voix de femmes dialoguer, se passer la note dans l’extrême aigu à la fin du mouvement, avant le Chorus mysticus final, avec ses Concert Saphir À NE PAS MANQUER Dimanche, 30 septembre 2001 Salle Maisonneuve de la Place des Arts Evénement bénéfice - I SOLISTI V Sous le thème « Virtuosité et mélodie*dans la musique instrumentale italienne » I Solisti Vèneti présente des oeuvres d'Albinoni, de Vivaldi, de Tartini, de Dragonetti, de Pergolesi et de Kossim Musi BILLETS : 40,25 $, 34,50 $, 28,75 S (Etudiants) TAXES INCLUSES.REDEVANCES EN SUS PLACE DES ARTS : (514) 842-2112 0SAMJTO PJj;; s ALCOA ' "/ B aison 20-01/02 1> 1 S tj I K S C I.A S S 1 Q t K S montées en vagues incessantes si bien gonflées par Chailly, s’impose aussi comme un des points forts du disque.Le finale est bien spectaculaire, mais ici encore, je ne peux que regretter la version de référence de Tennstedt.Si vous pouvez la trouver, n’hésitez pas (même si le té nor y est moins bon que Hepp-ner).Les fans de Chailly qui aiment ses visées eoloristiques finement détaillées seront déçus du début, presque ravis de la fin, même si la sonorité parfois s’empâte et s’encroûte (ah! qu’on s’ennuie de Tennstedt ici encore).les amoureux de Mahler resteront définitivement sur leur faim dans cet- te symphonie qui se veut sa dernière manifestation optimistement bourgeoise avant que le compositeur ne sombre génialement dans la lucidité noire pré-expressionniste de ses trois derniers opus.François Tousignant CONCERT FRANÇAIS C.Saint-Saëns: Introduction et Rondo capriccioso, op.28, et Havanaise, op.83; H.Berlioz: le Corsaire (ouverture), Rêverie et Caprice; E.Chausson: Poème, op.25; C.Debussy: Tarentelle sty-rienne (orch.: M.Ravel); D.Milhaud: Cinéma fantaisie (d’après Gilles.VlGNEAULT Pianiste: Bruno Fecteau 2,3,4, 5 et 6 octobre à 20h rucûM 2490 Notre-Dame O.Billets (514) 931-2088 / (514) 790-1245 www.admisslon.com ' 'd**:: \l« IIAMUAU t Présente BANQUE NATIONALE présentent François Cousineau à la Place des Arts les 26 septembre et 3 octobre 2001 20h00 Cinquième salle Place des Arts Québec ss •Les phis belles pièces vont directement de la main droite du pianiste au cœur de l'auditeur: l'accompagnement, fin mélange de violons, d'accordéon et de basse, g agit comme un pur matériau conducteur.- àe Vannep E PARt INC Sylvain CORMIER.Le Devoir Billets en vente au 514 842 2112 et au www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790 1245 Redevance et frais de service.mi su or mitim»/1 En première partie EMMA LA CLOWN ANNE SYLVE PARTAGE DES EAUX Au piano PHILIPPE DAVENET THEATRE ESPACE GO 30 OCT.au 3 NOV.2001 à 20H00 EN TOURNEE CET AUTOMNE 25 octobre 26 octobre 27 octobre 28 octobre 6 novembre 7 novembre 10 novembre 13 novembre 14 novembre 15 novembre 16 novembre 18 novembre 22 novembre 23 novembre Hull Chôteouguay Beloed Ste-Thérèse Trois-Rivières Joliette Ste-Geneviève L'Assomption Sherbrooke Longueuil St-Jean-sur Richelieu Terrebonne Sept-îles Baie-Comeau THÉÂTRE ESPACE GO 4890 boui St Laurent.Montréal Billets en vente à l'Espace Go (51 4) 845-4890 et sur le réseau ADMISSION (514) 790*1 245 Un* cfrpnjduciMri if S AWES VESTS 0 PKCCUCnONS MCMElM SAWAZ1N NC ~ [PM Sylvestre Rano ^ ü; Devoir D1 Bœuf sur k' toit, op.58); J.Massenet: Meditation (extrait de Thai's).James Fîmes, violon.Orchestre symphonique de Que-bec.Dir.: Yoav Tahiti.Analekta, collection «Fleur de Ivs», FI.2 3151.Ce disque arrive ici précédé d’une solide acclamation critique des magazines européens, nous tait savoir la publicité Oublions le reflexe du colonisé qui fait qu’on pense souvent ici que si lj Monde de la musique.Diapason.Repertoire, Gramophone, etc., le disent, c’est que c’est vrai, et jugeons pat nous-mème, en grand garçon.Prentier constat: James Fîmes mérite tous h-s éloges.Du serieux Poème de Chausson au frivole Rondo capriecioso de Saint-Saëns, style, son et projection sont plus qu’idoines.Fîmes se situe de plein droit dans la constellation des Midori, Shaham.Vengerov, Repin.Même la célébré méditation de Thaïs trouve une intériorité sublimée d’une beauté sonore rarement entendue.En contrepartie, la Cinema fantaisie (une version pour violon solo et orchestre que Milhaud réalisa de son amusant Bœuf sur le toit) est d’une drôlerie irrésistible.Second constat: les progrès de l’Orchestre symphonique de Quebec (OSQ).La précision d’en semble est bien meilleure qu’au trefois et les cordes commencent à avoir ce qu’on appelle «un son».Cependant, Yoav Talmi n’arrive toujours pas à éclaircir les Uns ou le fond harmonique.Dans le Chausson, on croirait presque entendre du Bruckner, surtout dans les tutti alors que les cuivres s’empâtent bourbeusement: dans le Milhaud, l’humour est par moments un peu lourdaud, manquant de ce pétillant s> titillant de l’auteur de Searamouche.Cela est d’autant plus audible ue la prise de son (toujours ans la salle Krançoys Bernier) est remarquable.Les morceaux strictement orchestraux en sont la preuve.Pardon pour le chauvinisme, mais l’ouverture Le Corsaire (de Ber-' lioz) n'a rien a voir comme mu sique avec ce que l'OSM et Dutoit arrivent à en tirer.l'OSQ fait encore ses classes, bien, certes, mais dans cette partition virtuose, il a encore quelques croûtes à digérer.Il y a aussi cette curiosité: la Tarentelle styrienne de Debussy, orchestrée par Ravel.Magie de l'or-ehestrateur: on n'entend pas du Ravel comme dans les autres travaux de ce genre du grand Maurice.C’est du plus pur Debussy orchestral.un tour de force absolument génial qui fascinera tant l'exegète que le néophyte.Programme intéressant, soliste remarquable, curiosités aguichantes (car il faut mentionner une autre rareté: Rêverie et eapriee pour violon et orehestre de Berlioz), une parution qui, somme toute, ne déparera |ias votre discothèque.F.r.> .r» sc BEATLES BAROQUE ;le vendredi 5 octobre 2001 à 20h Adaptation aux instruments baroques des plus belles mélodies du célèbre groupe britannique Ce CD est en nomination à AD1SQ Francis Colpron directeur artistique ^ tkiADCS I,K DEVOIR V • I R CE hc ÏMT 10Q7 COUSU 0Ut)K05 M U MUSIQUE OONSFIl ofsXrts et» ‘"'“ïsaias»' .Jnh row* 2 im MtitrottufiMt OUQlMMf Billets : 20 $ régulier 16$ aîné 12 $ étudiant Abonnement disponible sur place Le concert aura lieu à La Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours située au 400, rue Saint-Paul Est, dans le Vieux-Montréal Les Boréades de Montréal 127,17f’ Avenue, Lachine, Québec, H8S 3N7 tél : (514) 634-1244 télec.: (514) 634-1854 courriel : boreades@sympatico.ca MARTIN ASSURANCE 8 GLST ION DE RISQUES INC infmoilina présente ¦ - unau et couleurs Montréal 28 septembre au 7 octobre 28 septembre à'îOlv -Orchestre Métropoiïtain • Malher: symphonie no 2 Yannick Nézet-Séguin,chef «chœur et solistes 29 sypleinbrejà 20h Halloween en septembre! Organistes: Thomas Annand • Patrick Wedd • Jeffrey Brillhart (É-U) • Pierre Grandmaison ¦ .30-septembre à.ZOh mon treat Jubilation Gospel Choir Trevor W.Payne, chef 3 octobre à 20h Orgue, voix, percussions • Jean-Pierre Lecaudey (France) • Pauline Vaillancourt* Marie-Josée Simard 4 octobre à 20h Karen Young Musique médiévale «Cantiques les Boréades de Montréal Musique ancienne : version Beatles .' 5 octobre a 2ûh La Chapelle de Môntréal Musique Baroque: Vivaldi.Église Saint-Nom-de-Jésus • 4215.rue Adam, métro Pie IX Église Très-Sainl-Rédempteur > K T I) I M A X < H K A S K I* r K M K H K L l» U I ?LE DEVOIR ?Design International,99 •# • ii-JKfît * VA, .y1.; i1 ; Si .‘f sgîi «J Alfred Halasa Université du Québec à Montréal.Design international 1999 87x112 sérigraphie Dazibao livre publié aux Éditions de l’Homme.L’ouvrage, intitulé L’Affiche au Québec, des origines à nos jours, est singulièrement proche de l’histoire du Québec.La collection, a expliqué Marc Cho-ko alors qu’il revenait brusquement de New York, est parcellaire.En effet, plusieurs affiches produites au Québec n’ont pas été conservées puisque les imprimeurs qui les tiraient ont souvent livré toute leur production au client qui l’avait commandée, sans même en garder un seul exemplaire.Et cette production, placardée, mouillée par la pluie, brûlée par le soleil, détruite, n'a pas, dans une large mesure, été retrouvée.«Ainsi, les affiches publicitaires ou politiques d'extérieur de grand format sont rarissimes.Restent les affiches de taille moyenne, qui comprennent les affiches de tourisme et celles produites pour les deux grandes guerres», écrit Choko dans son avant-propos.Bien sûr, on y trouve les affiches de la propagande de guerre.On y trouve aussi celles précieusement gardées sous verre, dans l’intimité des foyers.Mais de ces grands panneaux qui sautent rFAN-RAhmiB.MOLIERE US IW MIES ou Jie poseur a LE PAQUET Anonyme Cigarettes Derby vers 1910 38x55 Collection privée C A K O LINE M O N T P E TIT LE DEVOIR CA est un collection-/ neur.Sa première affiche, sur laquelle figurait une femme nue, lui est apparue alors qu’il visitait le Marché aux puces de Paris.Depuis, Marc Choko a émigré au Québec et a pris la direction du Centre de design de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Mais il se passionne toujours pour les affiches.Et dans la collection d’affiches québécoises du Centre de design de l’UQAM, présentée jusqu’au 28 octobre à la Maison de la culture Mercier, on trouvera des affiches de la conscription des deux grandes guerres, des affiches commerciales où de petits nains rouges portent de gros pots de cacao, des affiches anciennes du Canadien Pacifique et du château Frontenac, des affiches modernes, drôles ou graves, colorées ou austères.Ainsi défilent, sur papier glacé, les affiches des films qu’on a vus, celles des cigarettes qu'on a fumées, celles des expositions qu'on a ratées.Des affiches rassemblées avec soin, surgies des collections publiques et privées, du fond de notre histoire.Un petit défilé de la modernité québécoise quotidienne.L’exposition fera ensuite le tour de plusieurs lieux à Montréal.Et les affiches sont reproduites dans un beau aux yeux quand on déambule dans la rue, rien.Montréal a d’ailleurs été, à une certaine époque, sous le coup d’une interdiction de placarder des affiches en certains endroits de la ville.«À bas les affiches», lit-on sur une coupure de Im Presse datée de 1902.«Le chef de police a toute l’autorité voulue pour faire disparaître des rues de la ville les affiches-réclames, indécentes ou non, qui annoncent les représentations du théâtre Port-Royal.» Pourtant, au fil des ans, avec la minutie de Choko, sa patience, les pièces du puzzle se sont assemblées, des découvertes ont été faites.la petite histoire de l'affiche au Québec se précise.Dans son livre, on peut observer une certaine évolution du graphisme.Et sur les annonces de marques de bières ou de cigarettes, l’image de la mère de famille aux joues rouges a tranquillement évolué vers celle d’une séductrice émancipée, et les motifs géométriques, éclatés, ont supplanté les images d’Épinal.Durant les années 20, l’industrie du tourisme se développe.Grand producteur d’affiches, le Canadien Pacifique livre ses promesses de rêves avec ses affiches de patineurs, de skieurs, où l’on vante aussi le vieux Québec, «the old French Canada», avec ses rouets et ses moulins à vent.Puis, tranquillement, avec l’avènement de la télévision, prise d’assaut par la publicité, c’est plutôt la petite industrie culturelle qui investit le domaine de l’affiche.Alors, tout autant que L’affiche est l’art du XXe siècle par excellence vendre, c’est intriguer que l’on souhaite.Apparaissent les affiches signées Gitano et Yves Adam, celles des shows de Charlebois ou de Louise Forestier, qui ont marqué nos mémoires.Mais malgré son omniprésence, sa qualité, la fragilité même qui fait son charme, l’affiche, art populaire par excellence, a mis du temps à gagner ses lettres de noblesse au Québec.Pourtant, explique Choko, l’affiche est l’art du XX' siècle par excellence, art de l’industrialisation, de la production en série.Déjà, à la fin du XIX' siècle, on pouvait reproduire, grâce à la lithographie, plusieurs milliers d’affichettes à l’heure.Déjà à cette époque, en Europe, c’est l’heure de l’Art nouveau, des affiches prestigieuses signées Toulouse-Lautrec ou Mucha.Au fil des ans, la télévision, les grands panneaux publicitaires ont remplacé, dans une large mesure, les affiches d’autrefois.Celles-ci sont cependant demeurées l’apanage des petites entreprises quand elles ne sont pas lentement en train de se trouver une place parmi les objets de musée.Yves Adam Théâtre du Bois de Coulonge.Molière.Les femmes savantes 1986 66x101 sérigraphie Jusqu’au 28 octobre à la Maison de la culture Mercier, à Montréal.L’AFFICHE AU QUÉBEC DES ORIGINES À NOS JOURS Marc H.Choko Editions de l’Homme Montréal, 200 1, 290 pages LES CONFÉRENCES INTERNATIONALES FEROIE SUR LE DESIGN D'INTÉRIEUR Maarten Van Severen Lundi 2Z| septembre 2001,18 h AZURE La conférence se tiendra à la salle Ernest-Cormier du pavillon principal de l’Université de Montréal 2900, boulevard Édouard-Montpetit.Montréal Entrée libre, aucune réservation Station dé métro Université de Montréal Stationnement payant au 2900, boulevard Édouard Montpetit.Renseignements ; 514-861-6033 intérieurs sabena A Domcor • Dupont Antron • Couvre-planchers Labrosse Azure • Hôtel Le Germain • Intérieurs • Sabena • Université de Montréal • Ville de Montréal Anjinnov Construction» Avicor Construction • Beaulieu Canada • Bouty • Buroplan • Burovision • CDI - Mobilier de bureau • Cogestam • Construction Albert-lean • Formica Canada • Groupe Laçasse • Haworth • Herman Miller • Isamax • Knoll • Les environnements de bureaux LBC • Les Industries Rouillard • Les Moulins de Tapis Crossley • Les Tapis Aspect • Les Tissus Arc Corn • Marfoglia Construction • Menuiserie Mont-Royal • Odyssey Design Products • P & R Desjardins 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