Le devoir, 17 septembre 2001, Page(s) complémentaire(s)
A 2 LE DEVOIR.LE L 1' S D I 17 SEPTEMBRE 2 0 01 LES ACTDALITES Sondage Léger Marketing Une petite majorité des Canadiens sont favorables à la peine de mort PRESSE CANADIENNE Une très faible majorité de Canadiens est en faveur de la peine de mort, même au Québec.Au Canada, il n'y a que dans les Maritimes qu'une majorité de citoyens s’y oppose.C’est ce qui ressort d'un sondage Léger Marketing, réalisé le mois dernier, auprès de 1508 Canadiens et remis à la Presse canadienne.Au Canada, 53 % des citoyens sont favorables à la peine de mort pour une personne reconnue coupable de meurtre, contre 43 % qui y sont défavorables.Au Québec, 53,5 % des citoyens y sont favorables; 44 % s’y opposent.Les proportions ne varient guère d’une province ou région à l’autre, sauf dans les provinces atlantiques et l’Alberta, où on remarque une position plus ancrée dans un sens ou dans l’autre.Ainsi, dans les provinces atlantiques, ce sont seulement 33 % des gens qui se disent en faveur de la peine de mort dans les cas de meurtres.Quelque 54 % des gens s’y opposent, alors que 13 % restent indécis ou refusent de répondre.A l’inverse, en Alberta, une majorité plus significative, soit 62 % des résidants, approuve la peine de mort pour une personne reconnue coupable de meurtre, alors que 36 % s’y opposent.Retransmission à la télévision Une majorité très nette de citoyens affirme qu’elle ne regarderait pas la retransmission à la télévision de l’exécution d’un condamné à mort, soit 84 % des Canadiens et 88 % des Québécois.Néanmoins, 15 % des Canadiens et 11 % des Québécois admettent qu’ils l’écouteraient.Toutefois, les habitants de la Saskatchewan et du Manitoba y seraient plus disposés que les autres Canadiens, 22 % — les deux provinces sont regroupées pour les fins du sondage — avouant qu’ils regarderaient cette retransmission à la télévision, bien que 76 % soutiennent qu'ils ne le feraient pas.Les raisons les plus souvent citées par les Canadiens qui sont en faveur de la peine de mort — 789 répondants — sont: «pour que les coupables ne puissent plus recommencer» (35 %); «pour que justice soit faite» (24 %) et «pour dissuader les criminels» (22 %).Les motifs les plus souvent évoqués par les Canadiens qui s’opposent à la peine de mort — 655 répondants — sont: «pour éviter le risque d’une erreur judiciaire» (38 %) et «parce que la société n’a pas le droit de tuer» (38 %).Le sondage a été réalisé auprès de 1508 Canadiens adultes, du 3 au 13 août.La marge d’erreur est de 2,6 %, 19 fois sur 20.J Election partielle dans Jonquière Le Parti québécois n’aurait qu’une avance de sept points PRESSE CANADIENNE Selon un sondage de la firme UniMarketing.le Parti québécois n'aurait qu'une faible avance de sept points dans la circonscription de Jonquière, au cœur du Saguenay, une région reconnue comme un bastion souverainiste.Cette enquête, réalisée pour le compte du Soleil, du Progrès-Dimanche et de la station régionale de Radio Canada, laisse entendre que le PQ ne peut se reposer sur ses succès passés pour ce qui est de la circonscription de l’ex-premier ministre Lucien Bouchard.Conduite à la mi-septembre, elle donne,' après répartition des indécis, 41 % du soutien populaire à la péquiste Nicole Racine.La candidate du PLQ, Françoise Gauthier, la suit avec 34 % des voix.L’Action démocratique du Québec se voit aussi décerner un bon score: 20 % des répondants ont favorisé l’adéquiste Michèle Boulianne.Le coup de sonde diffère de celui conduit dans La-violette où la maison d’enquête d’opinion SOM accor- de une avance de 15 points aux troupes du chef liberal Jean Charest dans une lutte dont est absente l'AUQ.Par contre, UniMarketing fait aussi état d’un serieux effritement des fondations du PQ dans Jonquière.Lors de l’élection générale de 1998, Lucien Bouchard avait distance par 13 923 votes son adversaire libéral.Il s’agissait d’une des avances les plus considérables dans la province pour sa formation politique.Au référendum de 1995, les tenants du OUI y avaient écrase l’opposition en récoltant 71 % des vont.Cette fois, prédit UniMarketing, «l'écart est faible.La lutte dans les semaines à venir sera chaude et se jouera sur la capacité des organisations à faire sortir le vote».Un point réjouira les stratèges du Parti québécois.Leur formation politique a consolidé ses positions.En juillet, le même sondeur ne mettait le PQ en avant dans les intentions de vote que par cinq points (45 % contre 40 % pour le PLQ).Une majorité de répondants, soit 57 %, se dit satisfait du travail du gouvernement du Québec.le pre- mier ministre Bernard Landry est d’ailleurs celui en qui les répondants ont le plus confiance (34 %) comme chef.Les libéraux subissent une rebuffade à ce chapitre: le leader de l’ADQ, Mario Uumont (25%), devance Jean Charest (19%).l u collecte des données a été réalisée du 7 se|v tembre au 13 septembre 2001 par voie d’entrevues téléphoniques.L’échantillon a été tire de façon aléatoire à partir des échanges téléphoniques sur le territoire à l’étude.De plus, une selection aléatoire de la personne sondée au sein des ménagés a été effectuée.En tout 500 entrevues ont été effectuées sur le territoire de la circonscription électorale provinciale de Jonquière pour un taux de réponse de (il %, le- taux de refus se situe à 23 % et le taux de non-réponse (participant sélectionné absent, [vis tie réponse, repondeur) s’établit à 16%.Ia>s résultats d’ensemble sous-tendent une marge d’erreur de 4.4 %, 19 fois sur 20.1 es résultats du sondage ont été pondérés selon l’âge, le sexe et la scolarité.Le conflit de la pêche au homard r Echange de coups de feu entre pêcheurs blancs et autochtones dans la baie de Miramichi PRESSE CANADIENNE Burnt Church, N.-B.— Des coups de feu ont été tirés hier soir sur les eaux de la baie de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, où pêcheurs blancs et autochtones s’affrontent autour de la pêche au homard.La Gendarmerie royale du Canada a confirmé que des affrontements ont eu lieu quand environ 40 à 50 pêcheurs non autochtones des communautés voisines sont sortis en mer à bord de leurs bateaux pour protester contre la fermeture de la pêche au hareng.Ils ont été accueillis par plusieurs autochtones de Burnt Church, dans une dizaine d’embarcations.On ne signalait pas de blessé.La rencontre des deux groupes de bateaux a donné lieu à des poursuites à grande vitesse qui ont duré une trentaine de minutes, a indiqué l’agent Kevin Vickers, de la GRC.Selon le pêcheur autochtone Léo Bar-tibogue, les coups de feu ont été tirés contre les membres de la réserve de Burnt Church par les pêcheurs non autochtones.Mais l’agent Vickers a dit que des coups de feu provenaient aussi de la réserve, les non-autochtones venaient de Baie-Sainte-Anne et de Neguac.Un porte-parole du ministère fédéral des Pêches et Océans, qui a demandé à garder l’anonymat, a indiqué que la situation semblait en voie de se calmer en fin de soirée.Selon lui, des pêcheurs non autochtones auraient provoqué les affrontements pour attirer l’attention sur leurs propres problèmes avec Ottawa, notamment la fermeture récente de la Des pêcheurs blancs auraient provoqué les affrontements pour attirer l’attention sur leurs problèmes pêche au hareng.Un hélicoptère de la GRC a filmé les agissements des pêcheurs non autochtones et des agents visionnaient les bandes vidéo, tard hier soir, pour déterminer quelles accusations seront portées, a précisé l’agent Vickers.La police était également présente au quai de Burnt Church.Et des bateaux de patrouille de Pèches et Océans suivaient la situation.Il n’a pas été possible d’avoir les commentaires de pêcheurs commerciaux non autochtones.Depuis la fin août, les inspecteurs fédéraux ont retiré plus de 160 casiers à homard d’une zone de la baie considérée par Ottawa comme extérieure à la zone de pêche légale auto- risée pour la réserve.Le gouvernement fédéral a émis un permis de pêche dans une zone restreinte pour la réserve de Burnt Church, mais des pêcheurs micmacs ont affirmé qu’ils ne reconnaissaient pas ces règles, bien que la majorité des quelque mille casiers à homard installés jusqu’à présent le soient dans la zone autorisée.la réserve de Burnt Church a refrisé de signer une entente avec Ottawa sur la pêche, et exige de pouvoir pêcher selon ses propres règles, une attitude qui a engendré des affrontements parfois violents ces deux dernières années, tant avec les pêcheurs commerciaux qu’avec les agents de Pêches et Océans.11 y a deux semaines, des warriors micmacs et des rangers responsables de la pêche dans la réserve s’étaient engagés à protéger les pêcheurs autochtones qui pêcheraient le homard à l’extérieur de la zone délimitée par Ottawa.«s PP! 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5,9 % s'applique à des plana et location de mob de Toyota Crédit Canada lue sur approbation du crédit pour les rétucules I/tijb RX 300 2001 neufc.Cetle offre s'applique uniquement aux réhicul® en Ark chez le concessoanaire et elte ne peut êbe conttnêe ï aucune autre offre.EXEMPLE DE PAIEMENT RX 300 (Groiçe C) Taux dlnlérét de 5 9 9» - Lwrée 36 mob - PtJSF îl 8501 - Acompte ou échange éqrtntenl 9900$ Mensualilé de location 5ê5$ Dépôt de garante 300 $ Umite de fcktrnétnrçe 24 000 km par ao.Prate de 0.15$ pour chaque blomètpsupptenientairp (0,10$ par tkxitetpaiconienu au moment de la signaiuredu contrat de k>cation>FraisdetrarBporl et de préparation, asairiKeettoutetajesappiicaliesensus.rorrŒHonnaure Lexus te pli» préapcwr plus-de détaiisL'ofce prend fin le Footiire^l Le rnedète peut ^lerriontrfaver iiriéquiperrienl en option LE DEVOIR, LE L I' X D I 17 SEPTEMBRE 2 0 01 A 3 ENTRE LE DEUIL ET LA RIPOSTE ALI JAREKEJI REUTERS Ces musulmanes se sont rendues hier à l’ambassade américaine d’Amman pour signer un livre spécial de condoléances destinées aux familles des victimes des attentats de New York et Washington.Des milliers de Jordaniens ont effectué ce geste symbolique au cours du week-end.De même, le Conseil officiel jordamen chargé de prononcer des avis religieux a dénoncé les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.«Le Conseil dénonce ces pratiques horribles [.] et exhorte le monde occidental à ne pas formuler hâtivement, d’une façon générale, des accusations contre l’islam et les musulmans», peut-on lire dans un décret officiel publié hier soir.Un problème de cible Larmée américaine est prise au dépourvu par un terrorisme utilisant des moyens civils contre des objectifs civils JEAN-DOM INIQUE M ERCH ET LIBÉRATION a un foutu problème de ''KJcible.» Cité par le Washington Post, .ce responsable américain résume bien la situation.Soutenu par 71 % des Américains qui souhaitent une action militaire, le président George W.Bush peut bien marteler: «Nous sommes en guerre» et désigner Ben Laden comme étant le «principal suspect».Mais ça ne suffit pas pour programmer les ordinateurs de bord des nouvelles bombes J DAM (joint direct attack munitions).«La victoire contre le terrorisme ne se fera pas en une seule bataille, n’a pas manqué de prévenir le président Bush, samedi à la radio, mais par une série d'actions décisives contre les organisations terroristes et ceux qui les hébergent et les soutiennent.» Dès jeudi, des responsables américains rapportaient que l’armée préparait toute une série d’options militaires.Mais, sauf à parier sur l’imbécillité des hommes de Ben leaden, il est probable qu’ils ont quit- té leurs installations depuis un moment L’US Navy et l’US Air Force ont bien entendu, les capacités de détruire à distance tout ce qui pourrait ressembler à un camp d’entraînement en Afghanistan ou ailleurs.Depuis l'océan Indien, les croiseurs peuvent lâcher leurs missiles Tomahawk, à 600 000 dollars l’unité (652 000 euros).Ou, décollant de Whiteman (Missouri), les bombardiers B-2 ont la capacité d’attaquer des cibles au Moyen-Orient puis de rentrer directement sur leur base.De son côté, le Special Operations Command rassemble une multitude d’unités (Rangers, Special Forces, Seals.) entraînées aux actions commandos.Hier, les marines ont d’ailleurs fait une démonstration de leurs capacités en débarquant 3000 hommes sur les côtes du Timor-Oriental.Personne ne doute que l’Amérique soit une grande puissance militaire: elle avait prévu de dépenser, cette année, 329 milliards de dollars pour sa défense.Mais l’armée américaine a une guerre de retard.Capable de gagner à nouveau la guerre du Golfe, elle est prise au dépourvu par un terrorisme utilisant des moyens civils contre des objectifs civils.L’administration Bush le savait, bien avant les attentats.Autour de Donald Rumsfeld et de Paul Wolfowitz, le secrétaire à la Défense et son adjoint, l’équipe républicaine avait entrepris de réformer en profondeur l’appareil militaire pour faire face aux «nouvelles menaces».Et ce, contre l’opinion de la haute hiérarchie militaire, soutenue par des industriels de l’armement et de nombreux élus locaux.Le Pentagone souhaitait en effet réduire la taille des armées et même renoncer à certains nouveaux programmes comme le futur avion JSE Une nouvelle Quadrennial Defense Review, Fixant les orientations stratégiques, devait être publiée à la fin du mois.«Nous sommes entrés dans une nouvelle ère, complètement différente.Le Président, le secrétaire à la Défense l'ont clairement laissé entendre: tout va changer», déclarait dès jeudi Paul Wolfowitz.Cela vaut aussi pour les militaires, qui vont devoir apprendre — vite — à faire une nouvelle guerre, dans laquelle ils ne seront pas les seuls à livrer bataille.«Vous ne luttez pas contre le terrorisme avec les seules forces militaires.Vous le faites avec toutes les ressources du gouverne- ment américain», explique le secrétaire adjoint à la Défense.Poli-ciers, services de renseignements, diplomates vont être mobilisés dans cette «campagne», au même titre que les militaires.La guerre devient l’affaire des civils.«Sanctuaires» Comme Bush l’explique, il s’agit non seulement de s’en prendre directement aux terroristes, mais aussi à tout ce qui leur permet d’agir.Ce que le Pentagone appelle leur «système de soutien» et leurs «sanctuaires».S’agit-il d’Etats-nations, comme l’Afghanistan et l’Irak, contre lesquels des actions militaires sont possibles?Ou de réseaux mondialisés dont certains dirigeants peuvent résider sur le territoire afghan, mais dont les pilotes kamikazes s’entraînent en Floride?Dans ce cas, le conflit exigera «patience, subtilité et secret», des vertus qui ne sont pas «caractéristiques de l’Amérique», expliquent les analystes du groupe d’études stratégiques Stratfor.De ce débat en cours à Washington dépend la forme que prendra la riposte.Et son efficacité.Débat aux Communes Chrétien prônera sagesse et patience PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le premier ministre Jean Chrétien prêchera «sagesse et patience» lorsqu’il prendra la parole au Parlement, aujourd’hui.pour pr.senter sa première réponse détaillée aux attentats terroristes commis la semaine dernière aux Etats-Unis.«Il dira qu ’en ce moment, nous devons compter sur nos plus grands points forts, qui sont la sagesse et la patience», a affirmé un fonctionnaire fédéral, qui avait demandé à garder l’anonymat.Mais le discours du premier ministre ne dévoilera pas les intentions du Canada en matière de sécurité ou d’intervention militaire, a précisé cette source.Cependant, rien n’est écarté, ajoutait-elle.D’épineux dossiers comme le conflit du bois d'oeuvre, le sort des communautés autochtones ou les subtilités du réalignement des partis politiques fédéraux seront éclipsés à la reprise des travaux parlementaires, après 13 semaines de pause estivale.Les cinq partis fédéraux représentés aux Communes se pencheront plutôt sur le rôle que jouera le Canada dans la foulée des attaques terroristes.M.Chrétien ouvrira le débat aux Communes en mettant l’accent sur trois grands thèmes: solidarité canadienne avec les Américains, qui sont de la famille tout autant que des voisins; nécessité d’agir avec sagesse et d’appliquer des solutions à long terme: enfin, rejet du racisme et de la discrimination à l’égard des minorités ethniques au pays à la suite des attentats, associés à la mouvance islamiste.Don Boudria, le leader du Parti libéral en Chambre, a dit espérer faire adopter à l'unanimité une résolution exprimant la sympathie pour les victimes, la répugnance devant les attentats et la nécessité de traduire les auteurs de ces attaques en justice.Environ 5000 personnes manquent à l’appel à New York.Le nombre de Canadiens portés disparus a été révisé à la baisse, dimanche, passant d'une centaine à entre 40 et 75, ont fait savoir des représentants consulaires.Le ministre des Affaires étrangères, John Manley, a révélé hier avoir eu up entretien téléphonique avec le secrétaire d’Etat américain Colin Powell, qui lui a dit que certains alliés pourraient préférer ne pas être impliqués dans certains aspects du plan d'action américain en réponse aux attentats.«Personne ne rédige de chèque en blanc dans ces situations», a affirmé le ministre Manley.«Nous allons attendre de savoir de quelle façon ils estiment que nous pouvons leur être le plus utiles.Mais certainement, au niveau politique, ils ont notre entier appui», a-t-il ajouté.M.Manley et le solliciteur général Lawrence MacAulay sont au nombre des ministres qui prendront la parole aux Communes, aujourd'hui.Il sera vraisemblablement question de ce que devrait être la réaction de l’OTAN, et du rôle qui devrait être celui du Canada, a fait savoir M.Manley.La Saison du Québec à New York Le buzz, c’est fini «L’enthousiasme était très grand» FRANÇOIS CARDINAL ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR New York — Une publicité quart de page dans l’édition de samedi du New York Times a mis officiellement fin au buzz.Le buzz?C’est ainsi que la déléguée générale du Québec à New York, Diane Wilhelmy, qualifie l’effervescence qu’avait suscitée ces dernières semaines l’ouverture prochaine de la Saison du Québec à New York.Saison qui a évidemment été éclipsée par les événements tragiques qui secouent la Grosse Pomme depuis mardi.Mais bien que certaines activités soient annulées et d’autres reportées, la déléguée ne se dit pas pour autant déçue de la tournure des événements.Comment l’être alors que des milliers de personnes sont encore coincées dans les décombres quelques pâtés de maisons plus loin?C’est plutôt avec sérénité qu’elle se dit que les efforts qui ont été déployés ces derniers mois n’auront pas été vains.«L’enthousiasme était très grand ici, note-t-elle, autant du côté des institutions new-yorkaises avec lesquelles on a travaillé que du côté des journalistes américains.On sentait vraiment un buzz alors que les gens qui recevaient notre programme nous disaient: Tfs really a big thing!” Evidemment, en raison de la tragédie, le buzz ne sera plus.Mais, à très long terme, il y aura tout de même beaucoup d’impacts positifs pour le Québec», croit-elle.Il y a tout d’abord la connaissance de New York qu’ont acquise les créateurs, présentateurs et artistes québécois qui ont travaillé au projet La Délégation elle-même, selon Mme Wilhelmy, a appris beaucoup de cette expérience sur la façon notamment de mieux vendre l'image du Québec en sol américain.«Au Québec, nous n’avions jamais travaillé sur notre image à une aussi grande échelle, a-t-elle fait re marquer.On se l’était d’ailleurs fait dire lors du Sommet de l'emploi en 1996: le territoire américain est un territoire stratégique pour foire des affaires publiques.M.Levitt, qui présidait un comité dans le cadre du rapport Bérard, avait même dit que l’image du Québec aux États-Unis n ’était pas traitée adéquatement.• «En ce sens, a-t-elle ajouté, on a tous grandi ensemble quant à notre façon d’acquérir ces outils professionnels.On comprend mieux encore maintenant tout le professionnalisme nécessaire pour travailler à New York.H ne fout jamais oublier que tout le monde veut venir ici pour expliquer à quel point il est bon!» Mme Wilhelmy croit également qu’à elle seule, la couverture médiatique qu’a reçue la Saison avant de prendre son envol a justifié les dépenses qui ont été faites (le budget prévu était de 15 millions).Elle a rappelé en ce sens que le New York Times a publié récemment un texte fort élogieux sur Robert Lepage et la créativité québécoise à la une de son cahier Arts & Leisure.«C’est l’équivalent de millions de dollars dépensés en publicité», s’est-elle réjouie.L’événement devait avoir lieu du 13 septembre au 7 octobre.Deux couteaux achetés en Suisse Berne (AP) — Un des terroristes impliqués dans les attentats a acheté deux couteaux en Suisse: «Ils ont été achetés avec les cartes de crédit d’un des principaux suspects», a déclaré hier à l’agence Associated Press le porte-parole du département fédéral suisse de Justice et Police (DFJP), Viktor Schlumpf.Aucune autre information, concernant notamment le lieu et la date, n’a été fournie.Par ailleurs, le ministère public de la Confédéra- tion helvétique a ouvert une enquête de police judiciaire.Cette enquête concerne notamment un des terroristes impliqués dans la destruction du World Trade Center qui aurait séjourné en Suisse.Vendredi, le chef des services de renseignements intérieurs, Urs von Daeni-ken, avait fait savoir qu’il existait des indices selon lesquels au moins un des terroristes avait séjourné «un certain temps» dans le pays, et il est possible qu’il ait employé une fausse identité.loto-québec 649 Tirage du 2001-09-15 GAGNANTS Q4 22 24 32 42 43 Numéro complémentaire: 1S 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 4 215 11 800 222 216 LOTS 2 000 000,00 $ 144 747,90 $ 2 154,40 $ 75,20$ 10,00$ Ventes totales: 13 515 786 $ Prochain gros lot (approx ): 5 000 000 $ 8>iTfatW- Tirage du - 2001-09-15 01 Q3 oa 10 17 42 Numéro complémentaire: 04 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 32 500,00$ 4/6 1 506 50,00$ 3/6 25 764 5,00$ Ventes totales: 577 503,50 $ Prmtiu liilli Jir K9+'«r Tirage du 2001-09-15 24 30 3S 40 Tirage du 2001-09-14 14 II 22 32 36 44 40 Numéro complémentaire: 02 GAGNANTS 52 LOT 192,31 $ 'Seules les sélections participant au Lotto 6/49 et au Québec 49 sur le môme billet sont admissibles à la promotion EQtra NUMÉRO 164820 Tirage du 2001-09-15 LOT 100 000$ GAGNANTS LOTS 7/7 0 5 000 000,00$ 6/7+ 5 43 315,90$ 6/7 62 3 056,50 $ 5/7 4 597 147,20$ 4/7 95 060 10,00$ 3/7+ 88 626 10,00$ 3/7 790 813 particip gratuite Egtra NUMÉRO 111657 Tirage du 2001-09-14 LOT 100 000$ Ventes totales 11 679 632 $ Prochain gros lot : 7 500 000 $ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de L-Q.cette dernière a priorité Le jeu doit rester un jeu TVA, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTÔ’-QüÉBEC OUVERT CE SOIR 21 H 1 ffelé-Québec î É C DEVOIR.LE LUNDI SEPT F.M R R E 2 O O I LE DEVOIR ACTUALITES WALL STREET Jeanne d’Arc Charlebois s’éteint à 80 ans SUITE DE LA PAGE 1 écran cathodique lorsque, à quelques mètres à peine, des centaines de secouristes s’affairent sans perdre espoir.Les Américains semblaient d'ailleurs se relayer au cours du week-end pour soutenir les pompiers, policiers, médecins et autres qui travaillent presque jour et nuit sur les lieux depuis mardi.Sur la rive ouest du Lower Manhattan, au coin de la 12e avenue et de Houston Street, là par où passent la majorité des véhicules d’urgence lorsqu’ils quittent les décombres, des centaines de personnes attendaient les secouristes pour les encourager, et ce, depuis près d’une semaine.«Ce sont de véritables héros, a indiqué Usa, une jeune femme bien installée sur le toit d’une mini-fourgonnette pour exprimer son soutien aux secouristes.fis continuent de travailler aussi fort que le premier jour alors que les chances de trouver des survivants sont, disons-le, de plus en plus minces.» Melissa, assise à ses côtés, ne pouvait qu’abonder dans ce sens.«Il ne faut pas oublier qu’en plus, ces gens-là [les policiers et les pompiers] creusent les décombres en ne trouvant la plupart du temps que des parties de corps humains qui d’ailleurs appartiennent quelquefois à leurs anciens collègues qui sont morts en tentant de sauver des gens le jour où les tours du World Trace Center se sont effondrées.» D faudra pourtant que la vie reprenne son cours un jour ou l'autre.Et mieux vaut que cela se fasse le plus rapidement possible, estiment les autorités new-yorkaises.«L’objectif est d’ouvrir autant que possible tout le secteur à l'est de Broadway, a précisé le maire Giuliani.Nous aimerions que Wall Street reprenne le plus possible ses opérations dès lundi [aujourd’hui].» Ainsi, ces deux derniers jours, ils étaient des milliers à s’affairer pour donner l’impression qu’aujour-dhui est une journée comme les autres sur la pointe de Manhattan.Téléphone, électricité et transport en commun, telles étaient les priorités cette fin de semaine.Le drame du World Trade Center a évidemment provoqué une panne de courant monstre, touchant ainsi des milliers de gens et de compagnies.L’entreprise qui a le mandat de réacheminer le courant dans cette partie de la ville, Consolidated Edison, ne cachait pas qu’un travail colossal l’attendait elle devra installer pas moins d’une quarantaine de kilomètres de câble pour remettre la machine en marche.Puisqu’elle n’a évidemment pas eu le temps de réaliser ces travaux au cours des derniers jours, une solution temporaire devra faire l’affaire.Con Ed, comme on l’appelle ici, tentait hier de rebrancher la majorité des édifices en installant quelque 100 000 pieds de câble.Mais, bien que temporaire, cette solution prendra plusieurs jours voire plusieurs semaines avant d’être efficacement implantée.On s’attendait toutefois à ce que la partie la plus importante de Wall Street soit ainsi rebranchée ce matin.La situation est presque identique pour Verizon, l’équivalent de Bell pour les New-Yorkais.Cette dernière fait partie des nombreuses entreprises qui ont vu leurs installations sévèrement endommagées par l’attaque, si ce n’est disparaître complètement Verizon tentera donc aujourd’hui d’exploiter un autre de ses édifices afin que les courtiers de Wall Street puissent décrocher leur combiné dès ce matin.Mais le reste du Lower Manhattan devra attendre, tant pour l’électricité que pour le téléphone.Les deux entreprises avaient bon espoir hier de relever ce défi afin de redonner vie au quartier des affaires.Et vie il y aura si quelque 75 000 personnes prennent d’assaut les rues de Wall Street tel que prévu.Le New York Stock Exchange et le Nasdaq ont réalisé plusieurs tests concluants samedi et hier afin de s’assurer que tout est maîtrisé ce matin, ce qui n’est pas une mince tâche puisque 20 % des câbles par lesquels le NYSE était alimenté ont été endommagés.Le New York Stock Exchange est situé à quelques pâtés de maisons à peine des anciennes tours jumelles du World Trade Center.La situation est toutefois différente pour le Nasdaq, situé à Times Square.Dans ce cas-ci, les problèmes qui pourraient survenir seraient plutôt liés aux entreprises qui ont des bureaux à WaH Street et avec lesquelles le Nasdaq cultive des liens étroits.Mais, tant du côté du NYSE que du Nasdaq, on pensait hier que les choses allaient reprendre leur cours aujourd'hui.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 Ê3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment hous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Parcourrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 (514) 985-3390 i téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur 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Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858 Contrat de vente 40012291 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Pour la seconde fois, les turlutes de la Bolduc sont interrompues par le deuil.Veuve d'Olivier Gui-mond, Jeanne d'Arc Charlebois, cette chanteuse québécoise ayant fait une longue carrière en imitant Mary Travers — et à ce jour sa meilleure interprète — vient de s’éteindre des suites d'un cancer à l’âge de 80 ans.Avec elle, c’est tout ce merveilleux répertoire populaire de la Bolduc si vivant, fantaisiste et humain qui s’efface un peu plus.Ce sont le bouton su! bout de la langue et la randonnée du dirigeable R-100 qui disparaissent davantage des mémoires.Un lien direct se coupe, car Jeanne d'Arc Charlebois chantait Mary Travers, dite la Bolduc, depuis l'âge de seize ans et avait commencé en 1936 du vivant de son modèle.Elle ne l'avait rencontrée qu’une seule fois en 1939 et si Mary Travers s'était d'abord irritée de l’existence de cet écho chantant (envoyant même une lettre d’avocat aux parents de Jeanne d’Arc Charlebois).elle lui avait vite donne son feu vert en comprenant que les imitations constituaient un hommage à son talent et non une moquerie.^ Née à Montréal rue Parthenais, Jeanne d’Arc Charlebois avait commence à imiter la chanteuse de La Cuisinière et de Johnny Monfarleau dans un concours d'amateurs à la radio CHIT de Montréal, puis pressentie pour donner des spectacles, elle devait vite faire carrière sur les planches où sa mère l’a d'abord accompagnée comme pianiste, le qualité de sa voix et l'immense registre de ses imitations — elle pouvait aussi bien imiter les claquettes de Fred Astaire que la trompette de Irmis Armstrong — lui valurent bientôt la renommée.Sa popularité frit grande sur la scène des théâtres de variétés au cours des années 40, 50, 60, surtout après la mort de la Bolduc en 1941 dont elle avait pris un peu le relais pour la voix.Dés le milieu des années 50, fraîchement separee du comédien Olivier Gui- AFGHANISTAN SUITE DE LA PAGE 1 Et nous ferons appel à votre force car le chemin vers la victoire pourrait être long.» Le Pakistan dit oui à Bush Les Etats-Unis ont toutefois gagné un appui important au cours du week-end.Le Pakistan, cet allié des talibans au pouvoir en Afghanistan, a promis samedi son «entière collaboration» aux Américains.Islamabad dépêchera d’ailleurs dès aujourd'hui une délégation en Afghanistan pour envoyer un ultimatum aux talibans: «rendez ben Laden ou exposez-vous à des représailles féroces».Ben Laden vivrait en Afghanistan depuis 1996 et les autorités afghanes, qui le qualifient d’«invité», refusent de le rendre malgré les sanctions des Nations unies.Le gouvernement a réaffirmé son soutien à ben Laden hier.Le Pakistan a aussi accepté le déploiement sur son territoire d’une éventuelle force internationale ainsi que l’utilisation de son espace aérien.Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a annoncé qu’une délégation serait envoyée à Islamabad «dès que nous aurons une idée plus précise de ce dont nous aurons besoin et du soutien qui pourrait être nécessaire de la part de nos amis pakistanais».Le Pakistan a toutefois exigé que toute action entreprise par les Etats-Unis soit approuvée par les Nations unies.Et le pays a aussi déclaré qu’il «continuait à agir en conformité avec son appui à l’État de l’Ajgha-nistan», une façon d’exprimer l’ambiguïté du gouvernement pakistanais qui ne veut pas s’attirer les foudres de Kaboul, qui a menacé d’une «attaque massive» tout Etat qui entrerait en conflit direct avec lui.Le Pakistan joue maintenant la cartç économique, espérant qu’une collaboration avec les Etats-Unis améliorera son image internationale et lui permettra d'obtenir plus d'argent de la Banque mondiale ou du Fonds monétaire international.Le Pakistan est l’objet de sanctions depuis 1998 pour avoir procédé à des essais nucléaires près des frontières de son ennemi, l’Inde.Kaboul de plus en plus isolée Les Etats-Unis dépêcheront aussi sous peu une délégation auprès des seuls deux autres pays à reconnaître le régime des talibans, l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis, pour leur, demander de rompre leurs relations.Déjà hier, les Émirats arabes ont annoncé qu’ils étaient en train de «reconsidérer» leurs relations avec l’Afghanistan.Quant à l’Iran, voisine de l’Afghanistan, elle a décidé samedi de fermer sa frontière de 900 kilomètres et le Pakistan s’apprêtait à lui emboîter le pas.Des réfugiés afghans commençaient à affluer par crainte des représailles à venir.Kaboul a demandé samedi aux derniers ressortissants étrangers encore en poste de quitter le pays.Réticences européennes En Europe, où les alliés de l’Otan pourraient appuyer militairement toute offensive contre les islamistes soupçonnés d’avoir organisé les attaques, le premier ministre britannique Tony Blair a promis son soutien à Washington.La France, l’Allemagne, et même l’ancien ennemi russe, ont aussi déclaré leur loyauté.Mais des voix se sont aussi élevées pour critiquer la politique internationale américaine et demander à Bush de ne pas dresser tout le monde musulman contre l’Occident En France, où résident deux millions de musulmans, le ministre des Affaires étrangères, Hubert Védrine, a invité les États-Unis à ne pas tomber dans le piège tendu par les terroristes de déclencher un «choc des civilisations".«[Les terroristes] doivent espérer une réplique massive, indiscriminée, mélangeant toutes les cibles et dressant dans une vague de douleur et de lutine sans précédent l’ensemble du monde arabe et musulman contre l’ensemble du monde occidental.» «fai bon espoir que les dirigeants américains puissent concevoir une réponse forte et justifiée à ce qui s’est produit sans tomber dans le piège diabolique qui a dû être conçu par les instigateurs de l’attentat.» Le président Jacques Chirac, qui doit se rendre demain à Washington, réaffirmera son soutien à la lutte contre le terrorisme mais formulera lui aussi un appel à la prudence.Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, «le pire serait que l'occident s’attaque de front au monde musulman».«C’est le but de ces criminels de provoquer une guerre entre civilisations.Nous ne devons pas acculer l’Islam à la terreur car cela ne peut qu ’empirer les choses.» «Le mal doit être puni», a quant à lui déclaré le président russe Vladimir Poutine, dont les chefs militaires ont exclu toute coopération militaire avec les Etats-Unis.«Mais nous ne devons pas nous comporter comme ces bandits qui frappent lâchement».«Sans aucun doute, il est nécessaire de créer une grande coalition internationale pour lutter contre le fléau du terrorisme», a de son côté déclaré le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, au quotidien espagnol El Pais.Mais Solana a lancé une mise en garde contre toute réaction disproportionnée, qui «offenserait ou humilierait» des confessions ou des peuples entiers.L’Indonésie, plus grancj pays musulman au monde, a de même appelé les États-Unis à ne «pas faire de l’Islam un bouc émissaire».Le vice-président Hamzah Haz a même déclaré: «nous espérons que cette tragédie purifiera les péchés des Américains».Par ailleurs, le vice-président américain Dick Cheney, a reconnu que les pilotes militaires avaient reçu l’ordre, mardi peu de temps après les attaques contre le WTC et le Pentagone, d'abattre tout avion commercial survolant Washington qui aurait refusé de changer sa trajectoire.«Le président avait pris la décision suivante: si un avion ne changeait pas de cap, s’il ne respectait pas l’interdit de vol au-dessus de la ville, en dernier recours, nos pilotes avaient l’autorisation de l’abattre.» Plus de disparus, moins d’espoir Le nombre de personnes portées disparues a augmenté hier, selon les chiffres préliminaires, passant à 5097.Quelque 180 corps ont été retrouvés dans les décombres des deux tours jumelles et 115 ont pu être identifiés.189 personnes auraient péri au Pentagone et 44 dans l’écrasement du quatrième avion en Pennsylvanie.Seulement cinq personnes auraient été sorties vivantes des décombres, soit deux mardi et trois mercredi.Enfin, le Canada a revu à la baisse le nombre de ses ressortissants qui auraient pu se trouver sur les lieux des attentats et dont on n’a toujours pas de nouvelles pour le fixer entre 40 et 75 personnes.Trois Canadiens, tous à bord des avions détournés, auraient perdu la vie selon les données confirmées.Avec l’Agence France-Presse, Reuters et P Associated Press VENGEANCE SUITE DE LA PAGE 1 D’autres actes terroristes suivront.Je crois, comme bien d’autres, que si des symboles de nos démocraties ont été attaqués, il faut répondre démocratiquement à cette violence en utilisant la justice, qui est aussi une forme de violence, une forme de punition, mais qui permet de repacifier les rapports humains.On ne peut humainement accepter les représailles à l’aveugle.Il faut utiliser les mécanismes prévus, retrouver les coupables, les trainer devant les tribunaux, les inculper de crimes de guerre, les punir.Je crois que toute l’histoire du monde, toute l’histoire de l’Occident montre qu’aucune vendetta ne délivre des souffrances.Au contraire.» On devine l’idée girardienne des «rites de pacification», seuls mécanismes éprouvés pour délivrer de l’obsessive loi du talion.M.Jeffrey se décrit comme «un arrière-petit-fils de René Girard», dans la famille, mais tout de même critique.D précise notamment ne pas adhérer au «message évangélique» du maître.«Je le.reprends et je le colore à ma façon, dit-il./e ne suis pas né dans l’eau bénite.Je n’éprouve pas de sentiment anticlérical et, en même temps, je suis fasciné par l’héritage chrétien.Girard affirme que seul l’amour peut sauver de la vengeance.On peut dire que les petits et les grands rituels de délivrance permettent de se travailler soi-même, personnellement et collectivement, pour redevenir libre, pour se libérer de l’ob- session vengeresse qui contamine l’existence.» Il çite alors les manifestations concrètes en cours aux États-Unis et ailleurs dans le monde pour soutenir les victimes de l’immense tragédie: les dons de sang, les manifestations de solidarité, les minutes de silences observées la semaine dernière par des dizaines de millions de personnes.Ces rites de pacification sont des legs du christianisme, dit le professeur, sans nier la part ambivalente du sacré, une force capable de guérir et de blesser.Ija religion peut aider les survivants à accepter leur peine et servir de caution aux fous de Dieu.«La religion est un moyen et son utilisation varie en fonction des individus et des contextes.La religion sert aux Américains à se retrouver dans leurs épreuves.Le président Bush cite la Bible.On organise des cérémonies religieuses.Ailleurs, la religion peut fédérer les populations aux prises avec des dictateurs ou des situations socioéconomiques effroyables.» Les appels répétés à la guerre entre le Bien et le Mal lui apparaissent cependant désolants et aussi néfastes que le problème à résoudre.«Ce qui se passe à New York est en partie le fruit de politiques américaines au Moyen Orient et un peu partout sur la planète depuis une soixantaine d’années, conclut le professeur Jeffrey.En engageant la lutte contre le terrorisme avec une telle attitude, nos dirigeants imitent l'idéologie de ces fous qui viennent de détruire le World Trade Center» mond, Jeanne d’Arc Charlebois a feùt beaucoup carrière en France et s’est fait connaître dans l’Hexagone sous le nom de Jeanne Darbois.Celui de Jeanne d'Arc était là-bas trop charge historiquement; elle n’en (xui-vait plus de lire des articles sur ses performances qui débutaient par «Jeanne d'Arr brûle les planches».L’interprète, qui contribua beaucoup à faire connaître le répertoire de la Bolduc outre Atlantique, a fajt le tour des scènes d'Europe et fut même reçut' à l'Élysée par le president René Coty.Idle chanta ans si pour la duchesse de Windsor, Rainier île Monaco et constitua une attraction dans une revue tics Folies-Bergère.A son retour au pays, au début des années 70, le public québécois la bouda quelque temps de l'avoir trompe avec la France mais, en 1972, Jeanne d’Arc Charlebois consacra avec le fabuleux violoneux Ti Jean Carignan un disque au repertoire do la Bolduc qui la remit en selle.Ce disque redonna aussi une vogue à Mary Travers, si injustement boudée par plusieurs intellectuels de son vivant.BOURSES SUITE DE LA PAGE 1 C est pour mieux chasser le spectre d’une me chante spirale boursière que les professionnels am
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