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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2001-09-14, Collections de BAnQ.

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V o l .X C 11 X • 2 0 8 ?LE DEVOIR L’espoir diminue Aucun survivant n’a été transféré à l’hôpital depuis plus de 24 heures FRANÇOIS CARDINAL ENVOYÉ SPÉCIAL DU DEVOIR New York — L’espoir laisse tranquillement place à l'inquiétude.Hier matin, des millions d’Américains se sont réveillés et ont ouvert le téléviseur afin de connaître l’état de la situation, 48 heures après la tragédie qui a anéanti les tours jumelles du World Trade Center.Et c’est avec tristesse qu’ils ont appris qu’aucun survivant n’avait été transféré à l’hôpital depuis plus de 24 heures.Les médecins ne cachaient pas leur frustration alors qu’ils attendaient, presque les bras croisés, ces ambulances qui ne venaient pas.Certes, une bonne dizaine de secouristes, de pompiers et de policiers ont dû leur rendre visite au cours de la nuit de mercredi à hier en raison de blessures subies lors des fouilles, mais ces patients entrent par une porte et sortent par l’autre, ce qui a obligé les autorités à réduire le nombre de médecins sur place.Au St Vincent’s Medical Center, on était pourtant prêt au pire.Des effectifs avaient été prévus pour accueillir plus d’un millier de patients.Hier midi, il en était venu moins de la moitié, même si on inclut la centaine de pompiers et de policiers qui ont eu besoin de soins.«Tout cela est très frustrant, a indiqué le Dr Gagliar-dy.On aurait aimé voir davantage de personnes blessées à la suite dun tel désastre.En effet, plus il y en a, plus üyade personnes qui ont des chances de survivre.Cependant, en ce moment, peu de victimes ont été sorties des décombres et l’espoir diminue d’heure en heure.» La seule réjouissance des médecins du St.Vincent’s a trait au fait que seulement quatre des quelque 460 patients qui ont franchi les portes de ce centre hospitalier sont décédés.Même son de cloche au Bellevue Hospital Center où, hier midi, un total de seulement 250 personnes avaient été soignées, dont 120 pompiers, policiers et secouristes.Les employés de l’hôpital qui se trouvaient à l’extérieur semblaient tous se dire la même chose: plus le temps passe, moins on a de chances de retrouver vivantes les victimes qui croupissent sous les décombres.Cliniques de fortune Dès mardi, lorsque les autorités médicales se sont aperçues que les civières n'arrivaient pas en grand nombre aux divers centres hospitaliers, elles ont décidé d’installer des cliniques de fortune en bordure de ce qui fut le complexe du World Trade Center afin d’aider au plus vite ceux qui pouvaient en avoir besoin.Les jeunes docteurs Sandy Gelbard et Darren Feldman étaient parmi les médecins qui ont franchi le périmètre de sécurité.Lors de leur première visite, une fourgonnette les a menés près des lieux de la tragédie.Près, mais pas tout près.«Nous avons dû marcher un certain temps avant de trouver l'aire de triage, a raconté le Dr Feldman.Les lieux sont carrément inaccessibles en voiture à cause de l’amoncellement des débris.» «Nous avons soigné des secouristes et des pompiers pendant plusieurs heures, a précisé le Dr Gelbard.Les problèmes les plus fréquents étaient d’ordre respiratoire ou liés à la déshydratation.Mais tes personnes qui venaient nous voir n’avaient qu’une idée en tête: se faire soigner au plus vite afin de retournerfouiller les décombres.» Mais les difficultés que les médecins rencontrent en travaillant dans un tel environnement ne sont pas liées qu'à la poussière ou à la fumée.La fragilité des immeubles avoisinants commande une vigilance ex- VOIR PAGE A 10: ESPOIR «Peu de victimes ont été sorties des décombres et l’espoir diminue d’heure en heure » ¦ Autres informations en page A 4 Pas de filière canadienne Les autorités canadiennes ont démenti l’existence au pays d'un groupe de terroristes associés aux attentats de mardi aux Etats-Unis.Le Solliciteur général, la GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité ont ainsi voulu mettre un terme aux conjectures.Des journaux de Boston avaient laissé entendre mercredi que deux terroristes auraient transité par le Canada Par ailleurs, l’enquête pour retrouver les coupables de ce massacre se poursuit aux Etats-Unis et le FBI a été inondé d’appels et de courriels provenant de gens qui ont fourni des renseignements au sujet des actes terroristes.Deux boîtes noires ont aussi été découvertes hier par les équipes de recherche.Elles proviennent des appareils qui se sont écrasés sur le Pentagone et dans la région de Pittsburgh.¦ À lire en page A 3 INDEX Annonces.B 8 Avis publics.A 7 Bourse.B6 Cinéma.B 10 Éditorial.A 8 Idées.A9 Mots croisés.B 8 Météo.B 4 Plaisirs.B 2 Sports.B 8 Télévision.B 9 Tourisme.B 4 -O 1.E Y E X 1) R E 1) 1 11 S E 1’ T E M B R E 2 0 0 1 «Je me sens menacée» AGENCE ERANCE PRESSE mçm WMà Fleurs à la main, une jeune Palestinienne de la bande de Gaza a tenu hier à témoigner sa sympathie au peuple américain.Arabes et musulmans lancent un appel à la tolérance JEANNE CORRIVEAU STÉPHANIE TREMBLAY LE DEVOIR Depuis les attentats de New York et Washington, mardi, Arabe» et musulmans, tant au Québec qu’aux Etats-Unis, subissent de nombreuses manifestations de colère et de haine à leur endroit Refusant d’être ainsi associés à des actes de terrorisme qu’ils condamnent, ils lancent un appel à la population afin quelle cesse de les accuser collectivement d’un crime perpétré par des fanatiques.Deux heures après l’attentat au World Trade Center, Giulia Eldardiry, 21 ans, étudiante en anthropologie à l’université McGill, a essuyé de premières injures verbales.Ce n’était qu’un début puisque les insultes adressées aux Arabes et aux musulmans se sont multipliées sur les campus uni- versitaires et dans la rue depuis mardi.L’hostilité est telle que Solidarité pour les droits humains des Palestiniens (SDHP), une organisation qui compte des membres dans les quatre universités montréalaises, a lancé un appel à l’ensemble de la population pour mettre un terme à ces manifestations xénophobes.«Les gestes commis par une minorité ne correspondent pas à ce que pense la majorité», a indiqué Mme Eldardiry.Depuis mardi, de nombreux incidents ont été signalés sur les campus des universités McGill et Concordia.«Ce qu’on nous dit, ce sont des chases comme “Retournez dans votre pays", “Vous êtes tous des terroristes” ou “C’est pour ça qu’on ne devrait pas vous laisser entrer au Canada”», relate-t-elle.Aucune agression physique n’aurait été rapportée mais les in- VOIR PAGE A 10: TOLÉRANCE 8 7 c ?i a \ k s = I $ HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Alors que les alertes à la bombe se multipliaient et qu’un paquet suspect forçait l’évacuation du Capitole, les autorités américaines ont identifié pour la première fois Oussama ben 1 aden comme l'un des suspects dans le cadre de leur enquête sur les hallucinants attentats perpétrés contre les symboles de la puissante Amérique.la pression diplomatique a du coup été accrue sur le Pakistan et l’Afghanistan, où le milliardaire saoudien devenu leader terroriste est censé vivre.«Nous n’avons pas encore identifié l'organisation responsable, mais si vous regardez la liste des suspectes, vous pouvez noter que l’une d'elleç est basée dans cette région», a déclaré le secrétaire d'Etat américain, Colin Powell, en faisan! référence aux deux pays.«Plutôt que d’attendre toutes les preuves qui nous permettraient de nous faire une idée, je pense que nous agissons de façon prudente en parlant aux gouvernements de cette région.» Lorsqu’on lui a demandé s’il faisait allusion à .Oussama ben laden, M.Powell a répondu oui.M.Powell s’est entretenu avec le président pakistanais, Perves Musharraf,,et lui a communiqué une liste de mesures que les Etats-Unis souhaitent voir le Pakistan prendre pour arrêter les responsables des attaques perpétrées contre le World Trade Center et le Pentagone, la conversation a été qualifiée de «positive» par up porte-parole du département d’Etat.C’est au Pakistan que les talibans afghans ont fait école, et le pays est l’un des rares à entretenir de bonnes relations diplomatiques avec Kaboul.L’étau se resserre autour de l’Afghanistan, qui continue malgré tout à protéger ben laden.U: mollah Mohammad Omar, chef des talibans intégristes, a déclaré qu’il ne pouvait être tenu responsable des attaques terroristes.«Accuser Oussama ben laden sans raison est une tentative des services de renseignements occidentaux d’échapper à leur propre échec», a-t-il dit II a ajouté que le leader terroriste ne peut pas avoir commandé une «opération aussi complexe» parce qu’il ne disposerait pas de pilotes sous ses ordres.Le mollah Omar a fait comprendre que l’Afghanistan n’était absolument pas ouvert à l’idée d’extrader ben laden comme le souhaite la communauté internationale.Les Américains ont bien fait comprendre qu’ils puniront tant les auteurs fies attentats que ceux qui les abritent Par crainte de représailles, d’ailleurs, les organisations humanitaires comme plusieurs ambassades ont commencé a fermer leurs bureaux en Afghanistan hier et à évacuer leur personnel expatrié.Déjà, les communautés musulmanes font état de gestes d’intimidation.En banlieue de Chicago, dans la nuit de mercredi a hier, une manifestation patriotique aurait eu lieu près d’une mosquée.«C’était une émeute.Toute la nuit, des gens ont défilé devant notre VOIR PAGE A 10: POWELL Oussama ben laden Une brèche dans la forteresse LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les attentats meurtriers de New York et Washington ne font pas que souligner la faiblesse du géant américain devant le terrorisme international: ils illustrent la vulnérabilité de ce pays à des attaques militaires ou terroristes sur de courtes distances ou à l'intérieur de ses frontières, ce qui, jusqu’à présent, .avait été jugé impensable parce que les États-Unis étaient vus comme une île isolée de toute menace extérieure potentielle par deux océans.La conscience de cette vulnérabilité à des attaques à proximité de leurs frontières naturelles, c’est-à-dire les océans, «pourrait bien être le résultat» de la révision déchirante des postulats militaire!?et du renseignement qui s'amorce aux États-Unis, confirme Jocelyn Coulon, directeur du bureau montréalais du Centre Pearson pour le maintien de la paix.•Les États-Unis pourraient bien devoir se doter d’une défense antimissiles de théâtre» pour réduire la vulnérabilité des grandes villes américaines et de certains centres militaires des versants est et ouest du pays.«Certes, reconnaît l’expert en questions militaires, des menaces d’agression armée pourraient provenir de l’extérieur immédiat, probablement des océans.Mais où et comment s’en prémunir, c’est une autre question.On peut dire que la question est posée et qu 'elle est fort légitime.» Le Devoir a demandé à l'ancien responsable de ses pages internationales quel type d’armement militaire aurait pu permettre d’obtenir le même résultat dévastateur que les quatre avions civils transformés mardi «La défense antimissiles projetée ne nous protégé de presque rien.Elle ne nous protégera ni d’un camion piégé, ni d’un missile de croisière lancé à nos portes, ni d’une bombe atomique cachée dans un cargo amarré dans un port américain, ni de l’anthrax [une arme bactériologique]», VOIR PAGE A 10: FORTERESSE A 2 1.E DEVOIR L Ë VENDREDI 4 SEPTEMBRE 2 0 01 ONDE DE CHOC D’UNE TRAGEDIE Immigration : pas question de changer la loi à la hâte, dit Chrétien MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La Loi canadienne sur l’immigration ne sera pas changée à la hâte et continuera, pour l’instant, de s’appliquer telle quelle, a fait comprendre le premier ministre Jean Chrétien hier.Un commentaire qui survient alors que les Américains souhaitent l’harmonisation des lois des deux pays, que l’Alliance canadienne fait pression pour un durcissement et que certains craignent voir le Canada servir de refuge pour les terroristes.«Nous n'avons rien changé pour l’instant en matière d’immigration, fj-s lois vont s'appliquer telles qu’elles sont», a déclaré le premier ministre Jean Chrétien en conférence de presse hier.Des mesures de sécurité supplémentaires ont été prises aux frontières mais aucune exigence nouvelle en matière d’immigration, sous forme de visa ou autre, n’a été imposée depuis mardi.A ceux qui critiquent les mesures d’immigration, M.Chrétien rétorque qu’aucun pays ne peut offrir la garantie qu’aucun terroriste ne réussira à entrer sur son territoire.Interrogé sur des changements à la Loi canadienne sur l’immigration et une harmonisation possible avec les Etats-Unis, M.Chrétien s’est esquivé, préférant rappeler que le terrorisme était un problème global exigeant une coopération internationale et qu’aucun indice ne permettait de dire pour l’instant que les responsables des attentats de New York et de Washington étaient passés par le Canada.le solliciteur général, Lawrence MacAulay, et le commissaire de la GRC, Giuliano Zaccardelli, l’ont soutenu eux aussi au cours d'une autre conférence de presse.M.Zaccardelli a indiqué qu’il n’y avait aucune preuve «à ce moment-ci» d’un lien canadien.Rien qui indiquerait que quelques terroristes soient passés par le Canada, y aient élu résidence ou y aient planifié leur attaque, a-t-il précisé.M.Zaccardelli rejette tout autant la description du Canada comme repaire de terroristes.«Le Canada n’est pas un refuge (pour terroristes].» L’impression que le Canada est un refuge pour terroristes s'est toutefois installée, en particulier depuis l’affaire Ahmed Ressam, en décembre 1999.Des pressions se font sentir pour resserrer la Loi canadienne sur l’immigration au-delà des mesures déjà prévues dans le projet de loi qui fut adopté aux Communes en juin et qui est actuellement à l’étude au Sénat, un projet pourtant jugé draconien par certains.L’Alliance canadienne le juge trop mou et a prévenu hier quelle exigerait lundi, lors du débat d'urgence, une sélection plus stricte des immigrants et des réfugiés.«Le Canada est vu comme un maillon faible lorsque des personnes indésirables, peut-être des éléments criminels, arrivent à avoir accès au pays.Nous avons soulevé cette question dans le passé et le ferons encore», a indiqué le chef Stockwell Day.Certains experts en matière d’immigration estiment cependant que «la lutte contre le terrorisme ne devrait pas être le moteur d'un réexamen de la Loi sur l’immigration», de confier Gitanjali lena, du Conseil canadien pour les réfugiés.«Il y a une tendance depuis deux ans à lier terrorisme et immigration comme si la menace ne pouvait venir que de l’extérieur.Ixiisser planer ce nuage sur tous les réfugiés et immigrants est très dangereux et injuste», a-t-elle ajouté.Puis de noter qu’on ignore l'identité des terroristes ayant commis les attentats de cette semaine, que des réfugiés sont souvent interdits d'entrée aux Etats-Unis et que ce n’est pas le Canada qui contrôle l’entrée aux Etats-Unis mais les Américains eux-mêmes.Selon elle, il est toujours facile de s’en prendre aux politiques en matière d’immigration.Jean-François Fiset, un avocat montréalais spécialisé en immigration, comprend que, si le Canada veut maintenir une circulation fluide à la frontière américaine tout en assurant sa sécurité, il a certaines responsabilités.Mais durcir la Ix)i sur l’immigration n’est pas la solution, selon lui, puisqu’elle ne nuit pas à la collecte et à l'échange d’informations nécessaires à la détection d’éléments terroristes.«Avec ce qui est arrivé, on peut réaliser qu’il est très légitime d’avoir des instruments de détection et de collecte d’informations, des budgets et une meilleure collaboration entre l'Immigration et les services de renseignements.[.] Mais il y aura toujours des demandes abusives ou illégitimes et on ne peut pas faire payer tout le monde pour ça.» Il note qu'il se peut, si la thèse d’un lien canadien se vérifiait, qu’il s’agisse d'un simple voyageur en transit et non pas d’un immigrant ou d’un réfugié.1 Jean Chrétien JIM YOUNG REUTERS EN BREF Pas d’attaques imminentes (AFP) — Les Etats-Unis ne sont pas visés par des attaques «imminentes» contre leur territoire, a affirmé hier l’attorney général (ministre de la Justice), John Ashcroft.«Nous ne pensons pas que d’autres attaques sont imminentes», a affirmé M.Ashcroft à la chaîne de télévision NBC.L’attorney général a estimé que les compagnies aériennes dont certains des avions ont recommencé à survoler les Etats-Unis hier «opèrent en toute sécurité».«Le ciel américain va régulièrement redevenir sûr», a-t-il conclu.Quatre avions, détournés mardi par des pirates de l'air, se sont écrasés à New York, en Pennsylvanie et à Washington, faisant des milliers de victimes, lors de la, pire attaque terroriste jamais perpétrée contre les Etats-Unis.Vvijii' ——— .-S JACQUES NADEAU LE DEVOIR Immobilisés à Dorval depuis deux jours, ces voyageurs devront patienter encore quelques jours avant de rentrer en Belgique.Les vols reprennent lentement Désormais, il faudra montrer une carte d'identité avec une photo pour monter dans un avion JOSE MANUEL RIBEIRO Un appareil d’Air Portugal s’envole de l’aéroport J.F.K.à New York.C' CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Que vous preniez l'avion pour aller à Bagdad ou à Rimouski, il faut à partir de maintenant présenter au comptoir des compagnies aériennes une pièce d’identité et une photo.Si vous apportez des cadeaux, ne les mettez pas dans un emballage car les préposés à la sécurité vont les ouvrir.Enfin, une condition dorénavant tout à fait essentielle pour voyager en avion, il faut faire preuve d’une très grande patience, car les heures d’attente sont longues, surtout pour les prochains jours, mais probablement aussi pour plusieurs semaines à venu, sinon pour très longtemps.Transports Canada a levé hier midi la presque totalité des interdictions concernant le transport aérien de passagers.Toutefois, la reprise des activités se fait avec une lenteur extrême.Air Canada, par exemple, n’a remis hier en service que 10 % de ses vols réguliers.Partout dans les grandes villes comme Toronto et Montréal, les aéroports sont débordés par le nombre considérable des passagers qui n’en peuvent plus d’attendre.la remise en marche des activités aéroportuaires se fait en somme péniblement, ce qui est fort compréhensible étant donné l’obligation d’appliquer du jour au lendemain de nouvelles règles de sécurité, qui ne sont pas nécessairement interprétées de la même façon par tout le monde.A Vancouver, des passagers se sont fait enlever des coupe-ongles et des lames de rasoir.Canada 3000 demande à ses clients de se présenter quatre heures à l’avance pour ses vols transatlantiques, dont les premiers vers Paris et Londres ont eu lieu hier soir.La situation se complique cependant considérable ment dans certains aéroports, comme à Gander où furent détournés 44 vols internationaux, mais aussi à Toronto et même à Dorval, où la lenteur de la remise en service met la patience de tous à rude épreuve.Swissair, au lieu de faire attendre pendant des jours ses 296 passagers à Halifax, a préféré les transporter par autobus jusqu’à Yarmouth, puis de leur faire prendre le bateau jusqu’à Bar Harbor, pour les mettre ensuite dans un autobus jusqu’à Boston.L’aéroport Pearson avait hier des allures de tour de Babel, et ce n’était guère mieux à Dorval, où de nombreux passagers n’ayant pas assez d’argent pour aller passer la nuit dans un hôtel à 150 $ la chambre ont préféré le plancher de l'aérogare.Les autorités avaient tout de même fait appel à la sécurité publique, qui a prêté 25 lits de camp, installés au deuxième étage.Marie-Andrée Bastien, porte-parole d’Aéroports de Montréal, prévoyait qu’il y aurait dans la journée d’hier une quarantaine d’envolées en partance de Dorval.Chaque départ devait être approuvé, un par un.Etant donné la congestion exceptionnelle, l’interdiction de vols de nuit a été levée à Dorval pour permettre un plus grand nombre de départs.Par surcroît, les aéroports canadiens ont été prévenus pendant l’après-midi qu’il pourrait y avoir une nouvelle vague de vols détournés.En effet, le département du Transport des États-Unis a fait savoir au cours de l’après-midi que, pour l’instant, seuls les vols internationaux de, compagnies américaines pourraient atterrir aux États-Unis.Cela voulait dire que les compagnies européennes qui ne feraient pas faire demi-tour à leurs appareils déjà en vol devraient alors se poser sur le territoire canadien.On sait que certains ont préféré retourner à leur point de départ mais au moment de mettre sous presse on ne savait pas si certains avaient préféré continuer leur route.La congestion n’existe pas uniquement dans les aéroports.Elle est également très intense dans les communications entre clients et les compagnies aériennes, qui sont complètement débordées et qui, dans la plupart des cas, ne donnent même pas suite aux appels.C’était hier la même chose à Transports Canada, où l’on disait ne pas avoir le temps de répondre aux questions.Canada 3000, dont les bureaux administratifs sont à Toronto, était branché sur un réseau informatique qui était situé dans l’une des tours du World Trade Center.On peut comprendre pourquoi la porte-parole n’a pas donné suite à un seul appel depuis trois jours.La tragédie américaine est aussi une catastrophe pour les compagnies aériennes qui, selon les estimations de l’Association du transport aérien international, perdent entre 350 millions et un milliard $US par jour.Les passagers du vol 93 ont résisté aux pirates de Pair NATALIE LEVISALLES LIBÉRATION Deux jours après le crash du Boeing de la United Airlines à proximité de Pittsburgh, en Pennsylvanie, certains affirment que cet avion, détourné par un commando suicide, aurait été abattu.Alors que le département américain de la Défense a, dès mardi, démenti que l’armée américaine ait pu abattre cet avion pour l'empêcher d'atteindre sa cible, le FBI est plus ambigu.Interrogé sur ce point lors d’une conférence de presse hier.Bill Crowley, un porte-parole du FBI, a affirmé: «Nous n’avons pas exclu cette hypothèse.Nous n'avons encore rien exclu.» Selon les autorités américaines, les pirates de l’air avaient certainement l’intention de jeter cet avion contre la Maison-Blanche ou encore Camp David, la résidence de campagne des présidents américains, qui ne se trouve qu’à 135 kilomètres du lieu du crash.S’ils n’y sont pas parvenus, c’est que certains passagers se sont battus avec les pirates.C’est en tout cas ce que paraissent démontrer les appels téléphoniques entre les otages et leurs familles, ainsi que l’enregistrement des conversations dans le cockpit.Il semble en fait que, dès le début de la prise d’otages, plusieurs passagers ont téléphoné à leurs familles.C'est alors qu’ils ont appris les attentats contre le World Trade Center et le Pentagone et qu’ils ont décidé d’essayer de reprendre le contrôle de l’avion.C’est à 8h44 que le vol 93 de la United Airlines a décollé de Newark, près de New York), pour San Francisco, ^vec 38 passagers et sept membres d'équipage.A 9h37, les contrôleurs aériens constatent que l'avion fait demi-tour et prend la direction de Washington.Ils entendent quelqu’un crier dans le cockpit «Sortez d’ici.» Le site Internet de CNN, qui a obtenu une partie de la transcription des communications avec la tour de contrôle, raconte qu’on entend dire, dans un mauvais anglais et avec un accent «arabe»: «Ici votre commandant, il y a une bombe à bord.Restez à vos places.Soyez calmes.Nous allons obéir à leurs demandes, nous retournons à l’aéroport.• I-e reste de l’histoire a pu être en partie reconstitué grâce aux appels téléphoniques passés par les passagers.D'abord, celui de cet homme qui s’est enfermé dans les toilettes et qui a appelé le 911 fies urgences) en répétant: «Nous avons été détournés, ce n’est pas un canular.» Ensuite, Cee Cee Ross-Lyles, une hôtesse de l’air qui a eu le temps de dire à son mari en sanglotant que trois autres hôtesses avaient été poignardées, avant que le téléphone ne soit coupé.Ou encore Mark Bingham, 31 ans, qui ajuste eu le temps de dire à sa mère: «Trois hommes ont pris le contrôle de l’avion et sont armés d’une bombe.» Mais surtout, il y a les conversations que deux autres passagers, Jeremy Click et Thomas Burnett, ont eues pendant près de 30 minutes avec leurs familles.Un peu avant que l'avion ne passe au-dessus de Cleveland, Jeremy Click appelle sa femme en lui annonçant que l’avion a été détourné par trois hommes «de type moyen-oriental, armés de couteaux et portant une boite rouge contenant une bombe».Tou-jours selon Glick, les pirates, un bandeau rouge sur le front, auraient rassemblé équipage et passagers à l’arrière de l’avion.Quand il apprend par sa femme que deux avions suicide se sont encastrés dans les tours jumelles, il quitte le téléphone, puis revient en disant: «Les hommes ont voté pour attaquer les terroristes.» Il a même plaisanté en disant qu’ils allaient «se battre avec le couteau à beurre des plateaux-repas», raconte sa femme.Pendant ce temps, Burnett a le temps de donner quatre coups de fil à sa femme.Il lui annonce que le commando a tué un passager et ajoute: «Je sais que nous allons tous mourir, mais trois d’entre nous vont tenter quelque chose.» Lyszbeth Glick, qui a eu le temps de prévenir le FBI, raconte que son mari «avait l’air triste et effrayé, mais calme en même temps».Glick a aussi le temps de souhaiter «une bonne vie» à sa femme.Et puis, plus rien.A 10h3, le Boeing s’est écrasé à Shanksvil-le, prés de Pittsburgh.Que s'est-il passé?John Mur-tha, élu de Pennsylvanie, affirme que «la cible de l'avion était une cible majeure à Washington.Je suis parvenu à la conclusion qu’il y a eu une lutte à bord et qu’un individu héroïque s'est dit: “Nous allons mourir, alors autant le faire s 'écraser ici"».A Shanksville, 200 enquêteurs passent le périmètre de sécurité au peigne fin.fis espèrent retrouver les boîtes noires et percer rapidement le mystère du vol 93.é’V* IV h'O' va, >*y _ _ WILLIAM PHILPOTT Des milliers de personnes se sont réunies et ont tenu une vigile devant le Capitole, à Washington, à la mémoire des victimes des attentats. LE DEVOIR.LE VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2 0 01 A A ONDE DE CHOC D'UNE TRAGEDIE Christian R i o u x La vengeance ne suffira pas Les écrivains l’avaient annoncé, mais on les prend rarement au sérieux.Certes, la tragédie new-yorkaise dépasse dans l'horreur ce qu'avaient pu écrire les plus prolifiques auteurs de romans catastrophe.Force est pourtant de constater que toutes ses composantes ont depuis longtemps été racontées dans la fiction comme dans les rapports d’experts soumis depuis des années à la Maison-Blanche.Dans Executive Orders, Tom Clancy a imaginé un kamikaze japonais se jetant sur le Capitole avec son appareil.Dans Debt Of Honor, du même auteur, c’est un terroriste musulman qui utilise l’arme bactériologique pour combattre le Grand Satan.Même le Français Patrick Grainvflle (Les Forteresses noires) a imaginé un terroriste prenant le contrôle d’un avion pour se jeter contre.l’arche de la Défense à Paris.Si les écrivains ont pu imaginer des scénarios aussi précis, c’est que les ingrédients de la tragédie du World Trade Center étaient malheureusement «lisibles» depuis des années.?L’une des premières menaces du genre est d’ailleurs apparue à Marseille en 1994, un an après le premier attentat coqtre le World Trade Center.L’ancien premier ministre Edouard Balladur a confirmé cette semaine ce dont on se doutait L’Airbus détourné à Alger par des hommes du GIA avait pour cible Paris et probablement la tour Eiffel.L’appareil s’était posé à Marseille, où on avait heureusement maîtrisé les pirates de l’air.Tous ces indices viennent confirmer la naissance d’une nouvelle forme de terrorisme.Peut-on d’ailleurs encore parler de terrorisme?Aussi abjecte que soit l’action terroriste en temps de paix, celle-ci fait généralement partie d’une stratégie.Elle obéit à de,s règles, sauvages, certes, mais avec lesquelles les Etats ont appris à composer.Lorsque FETA fait sauter les bureaux d’un ministère ou assassine un journaliste basque, elle cherche à faire avancer la cause de l’autodétermination ou réclame la libération des prisonniers politiques.Les terroristes palestiniens obéissent eux aussi à des impératifs ep tentant de modifier un rapport de force.Les Etats le savent Es peuvent même avoir une influence là-dessus par des gestes conciliants ou des négociations secrètes.Ces règles sont tellement connues que certains pays, comme la France et l’Espagne, ont poussé le cynisme jusqu’à provoquer eux-mêmes des actions terroristes pour servir leurs propres intérêts.Mais c’est autre chose qui pourrait s'être produit à New York.Comme à Marseille en 1994, les fous de Dieu paraissent essentiellement motivés par la lutte aux impies.Leur action ne semble accepter pour loi que celle du fanatisme aveugle.C’est pourquoi les gouvernements occidentaux ont été pris au dépourvu par des gestes dont ils ne soupçonnaient pas l'ampleur et ne saisissaient pas la logique.Fasse encore qu’on détourne un avion pour réclamer une rançon ou la Ebération de prisonniers.Mais pour le lancer contre une tour de Manhattan.Même l’Autorité palestinienne, qui s’y connaît pourtant en terrorisme, semblait décontenancée devant l’immense tort que causeront ces attentats à son combat politique.On ne le dira jamais assez, cette mouvance terroriste est le résultat direct de la désintégration d’un ordre planétaire autrefois régi par deux superpuissances.La dislocation de l’Union soviétique a créé dans une partie de l’humanité le sentiment de ne plus être écouté, d’être laissé pour compte et de ne plus pouvoir agir sur les rapports de force.Elle a créé une immense zone franche entre le Proche-Orient et la Russie, où ont migré les mouvements les plus radicaux chassés du Proche-Orient 11 y a 15 ans, les deux superpuissances auraient «fait le ménage» dans cette mouvance.Elles auraient réduit au silence, encadré ou récupéré les plus extrémistes, Parce que les Etats-Unis ne pourront jamais être la police du monde, ce nouveau terrorisme évolue aujourd’hui hors de tout contrôle étatique.Il est pour ainsi dire jivré au libre marché et se réfugie dans des pays où l’Etat est proche de la désintégration (Afghanistan, Ouzbékistan, Colombie, etc.).Du même coup, la violence qui n’est plus le fait des Etats n’a plus de frontières elle non plus.«Le marché de la violence est aujourd’hui complètement déréglementé», nous disait le politologue français Bertrand Badie (Un monde sans souveraineté, Fayard).if 1 i.KKV1N 1-AMARqUi: RK l TE RS Le président George W.Bush a rencontré les représentants de la presse, hier, indiquant qu’il allait se rendre à New York aujourd’hui mais reitérant surtout son intention de «remporter la victoire» au terme de ce qu'il a qualifié de première guerre du nouveau siècle.Pas de filière canadienne SPOT IMAGE - -• •J»'.Ig» Cette photo prise par satellite montre la colonne de fumée qui s’élève des tours jumelles du World Trade Center.C’était avant qu’elles ne s’effondrent BRIAN MYLES LE DEVOIR La piste canadienne mène dans im cul-de-sac.Le solliciteur général, la GRC et le SCRS ont uni leur voix hier pour nier de façon catégorique l’existence au Canada d’une présence terroriste impliqpée dans les actes de guerre commis mardi contre les Etats-Unis.«Il n’y a aucun lien avec le Canada.Aucun», a tranché Giuliano Zaccardelli, commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), dans une tentative de mettre un point final aux spéculations.Des quotidiens de Boston ont affirmé mercredi que deux des terroristes responsables de la destruction du World Trade Center ont transité par le Canada avant de rejoindre l’Aéroport international Logan, où moins d'une dizaine de pirates de l’air ont pris le contrôle de deux appareils transformés en bombes contre l’Amérique.Citant des sources anonymes au sein de la GRC, le quotidien montréalais 77ic Gazette porte à cinq le nombre de terroristes qui, sont passés par le Canada avant de s’introduire aux Etats-Unis.Les autorités canadiennes sont en contact permanent avec le bureau de l’attorney général américain John Ashcroft.Une escouade spéciale impliquant la GRC, la Sûreté du Québec (SQ), le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est à l’œuvre 24 heures sur 24 pour répondre aux demandes d’aide des Etats-Unis.«Les autorités américaines sont confrontées à une enquête incroyablement compliquée qui semble les amener autour du monde», a dit hier le solliciteur général, Lawrence MacAulay.Mais le solliciteur général est formel.«En ce moment, il n’y a aucune preuve d’une connexion canadienne.» Du même souffle, il apporte une subtile précision.«On ne peut discuter des détails opérationnels» pour éviter de nuire au travail des enquêteurs.Chose certaine, des vérifications ont été faites à Montréal, à Halifax et à Yarmouth, où une compagnie de traversiers a remis à la GRC la liste des passagers des 11 derniers jours.Deux boîtes noires retrouvées Aux États-Unis, des équipes de recherche ont découvert en fin de journée les deux premières de quatre boîtes noires.Il s’agit de celle du Boeing d'American Airlines qui s’est écrasé sur le Pentagone, faisant au moins 200 morts, et de celle du vol 93 de la United Airlines qui est tombé au milieu de nulle part en Pennsylvanie, détourné de sa cible par des passagers héroïques, selon le scénario le plus plausible.Le FBI a reçu en 72 heures 22 700 renseignements par Internet et 2055 par téléphone.L’attorney général, John Ashcroft, a indiqué que 18 terroristes ont pris le contrôle des quatre avions par groupe de cinq ou de quatre.Voici les informations les plus complètes recueillies sur ces suspects au moment de mettre sous presse.¦ Mohamed Atta (33 ans).Il figure sur la liste des passagers du premier avion qui s’est écrasé contre le World Trade Center, la police a perquisitionné sept nouveaux appartements à Hambourg, en Allemagne, où M.Atta et un autre suspect, Marwan ÂkShehhi, auraient déjà vécu.Il a suivi des cours de pilotage en Floride.¦ Marwan AkShehhi (23 ans).Il est considéré comme un ressortissant des Emirats arabes unis (EAU), il était à bord du vol 175 de la United Airlines qui a percuté la deuxième tour du World Trade Center.A Abou Dhabi, le chef de la diplomatie des EAU a annoncé la tenue d’une enquête pour établir avec- certitude l’identité de cet homme qui aurait aussi vécu à Hambourg.¦ Abdoulatif el-Omari.Il a suivi des cours de pilotage en Floride.¦ Wail el-Shehri (28 ans) et Walid el-Shehri (25 ans), les deux frères ont aussi appris à piloter un avion en Floride.Ils ont péri dans les attaques contre les tours jumelles, selon le Miami Herald.Leur nom figure sur la liste des passagers de l’un ou l’autre des deux avions qui ont décollé de Boston.¦ Ahmed Ibrahim Ali Al-Hazzouni.Porteur d’un permis de conduire international et d'un passeport saoudien, il a loué en compagnie de l’un des frères Shehri une voiture retrouvée près de l’Aéroport Logan de Boston.L’enquête d’une ampleur inégalée évolue d'heure en heure.Au moment de mettre sous presse, le regard du monde était tourné vers l’Allemagne, où s’ouvre la piste la plus fraîche.l es policiers ont mené 12 perquisitions en deux jours à Hambourg, où ils ont arrêté un homme d’origine arabe employé par un aérojxirL Son identité «est en cours de vérification», a dit la police.le procureur fédéral allemand, Kay Nehm, a annoncé en matinée l'ouverture d’une enquête judiciaire sur une «associatùm constituée au début de l’année à Hambourg avec des perstmnes d’origine arabe aux convictions islamistesfimdamentalistes, demeurant dans la ville».Cette organisation avait pour but «d’attaquer les États-Unis en détruisant de manière spectaculaire des bâtiments hautement symboliques, en collaboration avec d’autres groupements islamistes fimdamentalistes à l’étranger», a précisé M.Nehm.C’est la voiture retrouvée près de l’Aéroport Logan qui a mené le FBI jusqu’à Hambourg.Avec AFP et Reuters Un aveugle et son chien survivent à l’horreur ?Les accords entre les gouvernements et les bons vieux traités ne tiennent donc plus la route.Ni la Russie en crise ni les États arabes ne peuvent mettre au pas un ben Laden ou des organisations comme les talibans.Tant que les États-Unis seront les seuls «maîtres» du monde, tant que l’Europe se contentera d’appeler l’oncle Sam à la rescousse et que de nouveaux regroupements régionaux ne recréeront pas l’équilibre nécessaire, il faudra se résoudre à voir perdurer de telles zones franches.Pour sa propre sécurité, la première démocratie du monde a désespérément besoin de contre-pouvoirs.Ceux-là mêmes que visent à établir les grands sommets internationaux, européens ou américains tant contestés.Parions que malgré la riposte nécessaire, il sera encore plus difficile de mettre au pas ben Laden que Saddam Hussein ou Milosevic.La réplique militaire la plus violente ne fera malheureusement pas disparaître le terreau qui lui a donné naissance.crioux@ledevoir.com Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.AGENCE FRANCE-PRESSE aventure d'un aveugle colombien, r qui se trouvait au moment des attentats au 71'• étage de la première tour du World Trade Center à avoir été touchée mardi à New York, bouleverse son pays.«J'ai descendu tous les escaliers avec mon chien et ma patronne, puis la tour s’est effondrée comme un château de cartes», a-t-il raconté hier à la Radio Ca-racol de Bogota.La course contre la mort d’Omar Eduardo Rivera, 40 ans, guidé par Tops, son labrador blanc, et accroché au bras de sa supérieure, Ann, aura duré «de 70 à 75 minutes», entre «les chutes de gravats et le ruissellement du kérosène» sorti des entrailles du Boeing, encastré quelque cinq étages plus haut dans la première tour frappée par les attentats.Ingénieur civil, Omar travaillait depuis 13 ans au service portuaire de New York.En 2000, il était devenu totalement aveugle à la suite d’une opération chirurgicale contre la myopie.D’une voix calme, ce survivant de l’horreur a relaté sa descente au micro de Dario Arizmendi, directeur de Radio Caracol.«Peu avant 9h, un collègue du bureau, au 71' étage, s’est brusquement écrié: “Mais qu’est-ce qu'il fait là, cet avion?" Quelques secondes plus tard, une violente explosion secoue l’immeuble.La tour se met à danser.•Mon chien, Tops, ne cesse alors de sortir du bureau et de revenir se frotter contre mes jambes, hyperinquiet.REUTERS a f I 4» ?' V *î*: A - “A ^ .* i.- Omar Eduaro Rivera, un aveugle, et son chien figurent parmi les survivants de l’attentat contre le World Trade Center.sans un seul aboiéénènt.«Je comprends qu’il m’invite à sortir.Nous arrivons aux ascenseurs.Ils sont bloqués.Ma chef, Ann, me rejoint et me conduit aux escaliers de secours.«C’est le chaos complet.Une foule d’employés se bousculent devant la porte.On y arrive.Tops dans mes jambes, agrippé au bras d’Ann, l'autre main sur la rampe, je descends aisément les deux premiers étages.«Puis, c’est la pagaille totale.La fumée envahit l’espace.L’eau et le kérosène dégoulinent dans nos jambes.Ça empeste le carburant.Les pompiers montent maintenant vers le sommet.On ne fait plus qu’une seule file sur la gauche pour leur laisser le passage.«On n’avance plus qu’au pas.On descend trois ou quatre marches, puis on doit s’arrêter de dix à quinze secondes.On glisse, Tops dérape, je m’accroche de plus belle à Ann.«Et nous reprenons notre plongée au ralenti.Je n'arrête pas de penser à ma femme Sonia, à mes trois filles, Elizet, Andrea, Erika, à ma mère, et je prie Dieu de nous sortir de là.•Je suis persuadé de l’écroulement imminent de la tour.Elle tremble.Les gravats nous tombent sur la tête, l’escalier se déglingue, Teau nous monte au-dessus des chevilles.Cette fois, seul Dieu peut nous tirer de l'enfer.«Dans les derniers étages, c’est de plus en plus dur.Des morceaux de toit nous tombent sur la tête, les débris de verre et de métal jonchent le sol, mais Tops ne dit toujours rien, pas plus que nous.•Ouf, nous voici dehors.Les secouristes nous conduisent dans un centre commercial entre les deux tours.Nous nous croyons déjà sains et saufs.Soudain, les murs commencent à trembler.«Alors, nous voilà partis à toute allure vers la porte 5.Sans nous retourner, on court, on court, on court, au moins vingt blocs.Quand on finit par s'arrêter, à bout de souffle, on regarde enfin en arrière.Im tour finit de s'écrouler comme un château de cartes.«Ann tente en vain de joindre, sur son téléphone portable, nos collègues encore là-haut.Tops est à mes côtés.II a couru à mes côtés sans aboyer une seule fois.» LE DEVOIR.LE VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2001 A 1 DE DE CHOC D’UNE TRAGEDIE L’identification des victimes prendra des mois Des experts canadiens sont dépêchés pour contribuer à ce travail titanesque ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Des experts canadiens en médecine légale qui avaient procédé à l’identification des victimes de la tragédie aérienne de la Swiss Air au large de Peggy’s Cove participeront au laborieux travail d’identification des milliers de victimes des attentats terroristes perpétrés contre les tours jumelles du World Trade Center mardi.L’expert en médecine légale James Young, chef des mesures d’urgence en Ontario et coroner en chef de la province, devrait s’envoler au cours des prochaines heures pour New York avec son équipe de pathologistes pour participer à l’effort de recouvrement des victimes.Interrogé hier, ce dernier a soutenu que le travail qui attend les experts médico-légaux sur la scène de l’attentat new-yorkais est tel qu'il faudra des centaines d’experts et de laboratoires spécialisés pour compléter l’identification des milliers de victimes.«Il faut non seulement identifier les victimes mais aussi déterminer la cause exacte du décès.Puisqu’il s'agit d’un homicide, des preuves doivent être recueillies pour être produites en cour lors d’éventuelles procédures judiciaires», a-t-il expliqué hier, refusant de dire com-bien.de temps ce travail titanesque prendra.«A mon avis, tous les laboratoires d'Amérique du Nord qui font l'analyse de l’ADN seront mis à contribution.Le temps requis dépendra du nombre d’experts impliqués», a -t-il expliqué.Le Dr Young, qui avait coordonné le travail d’identification des victimes de l’écrasement de l’appareil de la Swiss Air au large de la Nouvelle-Écosse, a soutenu que cette enquête avait nécessité trois mois.les experts médico-légaux se préparent à retracer l’identité des victimes à l’aide des données fournies par les familles et grâce à des marques distinctives telles des cicatrices, des tatouages, les fiches dentaires, les empreintes digitales et l’analyse d’échantillons d’ADN.les recherches effectuées par les secouristes jusqu’ici traduisent déjà la difficulté qu’auront les enquêteurs à identifier les victimes.Dans son bilan tracé hier, le maire de New York, Rudolph Giuliani, indiquait tristement à la presse que sur 94 corps retrouvés, à peine une trentaine avaient pu être identifiés, les patrouilles de sauvetage se heurtent la plupart du temps à des débris humains, a-t-il déploré.le D' Young a indiqué que l’instabilité du site de l'attentat compliquera le travail méticuleux des enquêteurs.«Il y a sept étages de ruines et de décombres.Cela posera un très grand défi», a-t-il précisé.Selon cet expert, l’objectif de l'identification des victimes dépasse de loin celui de l’enquête policière ou des exigences posées par les compagnies d’assurances pour assurer la succession.«Il n’y a pas que des raisons juridiques à cette identification, a-t-il dit Lors de l’enquête menée sur le vol de la Swiss Air, nous avons constaté que l’identification des victimes est une étape tris importante pour les familles.Cela fait partie du processus du deuil.» EN BREF Pentagone: la boîte noire repérée (AFP) — Des équipes de recherche ont détecté un son émanant d’une boîte noire du Boeing d’American Airlines qui s’est écrasé sur le Pentagone, siège du département de la Défense, près de Washington, a indiqué hier im pompier du comté d’Arlington.«Ils ont repéré un son une première Jbis la nuit dernière et il a été capté de nouveau aujourd'hui Ijeudil», a indiqué Scott McKay sur CNN.McKay a indiqué que les pompiers avaient été informés hier matin du fait qu’un son émanant d’une boîte noire avait été détecté.«Nous n'avons pas encore la boîte noire [.] mais nous allons la trouver», a-t-il poursuivi.les équipements d’enregistrement des données et des voix dans le cockpit devraient fournir des renseignements sur les dernières minutes du vol du Boeing 757 avant qu’il ne s'écrase sur le Pentagone.Des agents de la GRC dans les avions (PC) — Des agents de la Gendarmerie royale du Canada, armés et vêtus en civil, sont présents depuis hier sur certains vols des lignes commerciales canadiennes.Il s'agit d’une mesure de sécurité mise en place temporairement par le ministre fédéral des Pransports, David Collenette.Seulement une dizaine d’agents de la GRC seront présents lors de certaines envolées de Canada 3000 et d’Air Canada, sans qu’on sache pourquoi cette mesure s’applique dans certains cas et pas dans d'autres.Si le Canada voulait s’assurer que désormais des agents de la GRC soient présents dans tous les avions, il faudrait embaucher des milliers de personnes, a calculé M.MacKay.Faux papiers (Reuters) — line personne portant de feux papiers a été arrêtée hier à l’aéroport Kennedy de New York, et «cinq ou six» autres individus ont été inter-pellés, a déclaré le commissaire de police Bernard Kerik.Certains sont des ressortissants arabes, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.L’homme arrêté avait des feu papiers sur lui et un permis de pilote, a-t-il ajouté.Cheney à Camp David (Reuters) — La Maison-Blanche a annoncé hier que le vice-président américain, Dick Cheney, avait provi-soirement déménagé et s'installait dans la retraite présidentielle de Camp David, dans le Maryland, par mesure de prudence apres les attentats de mardi.Cheney a été conduit dans la retraite présidentielle, située en pleine campagne dans les monts Catoctin, «dans le cadre de mesures de sécurité prises actuellement».Ainsi George W.Bush et Dick Cheney seront-ils géographiquement séparés, dans la mesure où le président reste à la Maison-Blanche.«Il s'agit purement d'une mesure de prudence», a déclaré un porte-parole du vice-president.IVié de dire si Cheney se portait bien, il a répondu par l’affirmative.Les patients ne sont jamais venus Le récit d'une Québécoise, membre des équipes médicales d'urgence dépêchées sur les lieux de la catastrophe 3 REUTERS On avait installé des infirmeries de fortune dans les rues.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Personne.Il n’y avait personne sur les centaines de civières de l’hôpital d’urgence dressé en catastrophe sur les Chelsea Fiers une heure après l’effondrement des tours jumelles.Toute la journée, des centaines de lits, bardés d’équipement médical, sont restés blancs, immaculés et.vides.Pendant des heures, on a attendu l’arrivée de patients.En vain.•Nous étions des centaines de médecins, de chirurgiens et d’infirmières qui ont attendu pendant des heures des patients qui ne sont jamais arrivés.C’est la pire chose qu’il m’ait été donné de vivre dans ma vie», a expliqué hier Patti Sontag, une jeune Québécoise née à Hull, maintenant basée à Manhattan, qui a une formation d’assistante médicale.La petite histoire de Patti Sontag résume en quelques mots l’ampleur de la tragédie humaine qui continue de dévaster la ville de New York.Au bilan des victimes, on n’affiche plus que le décompte des morts et des disparus.On ne parle même plus des blessés.Pas étonnant que les hôpitaux new-yorkais réussissent à tenir le coup sans aide extérieure, sans vider leurs banques de sang.La réponse est simple, tranche Patti Sontag.«Il n’y a pas eu de blessés», dit-elle.Ou si peu.Comme 700 autres médecins, infirmiers et ambulanciers volontaires, Patti Sontag a répondu à l’appel lancé par la Ville de New York.Elle était au poste dès lOh mardi matin, à l’hôpital de campagne dressé dans des hangars portuaires pour porter secours aux vagues de blessés qu’on attendait de pied ferme.«On nous avait tous donné des gants, des masques et une épinglette pour nous identifier.Un médecin qui était là nous disait: “Préparez-vous à recevoir des milliers de patients en quelques minutes.Et demandez-moi de l’aide si vous êtes débordés’’», raconte celle qui devait prendre note de l’état des blessés et noter le lieu où ils seraient hospitalisés.Mais des patients, il n’y en a pas eu.En matinée, affirme Patti Sontag, seuls des sauveteurs et des pompiers, incommodés par la poussière et la fumée, sont venus par dizaines chercher un peu d’aide, de l’eau et de l’oxygène, sous le toit de l’hôpital de fortune.«Ils nous disaient qu’il y avait des milliers de blessés mais que le centre de triage des blessés, établi devant le World Trade Center, avait été enseveli quand les tours se sont effondrées.Les ambulances ont été coincées sous les décombres», relate la jeune volontaire.On a alors ordonné le déplacement du personnel médical par ambulances, à proximité du gouffre poussiéreux où se dressait, quelques minutes plus tôt, le World Trade Center.«J’étais avec le D Christen Halle, conseiller médical pour les Nations unies, et on m’a affecté au triage.Nous étions enfin soulagés de nous rapprocher des blessés et de pouvoir aider des gens», explique Patti.Coincées dans des camionnettes, armées de masques à oxygène, les équipes de médecins se sont alors frayé un chemin entre les rues encombrées de ruines et de décombres fumants.Mais des blessés, il n’y en a guère eu davantage au centre d’urgence relocalisé à Liberty Plaza, où des tonnes de matériel médical, tubes, oxygène, cathéters, avaient dûment été réacheminées.Piaffant d’impatience, les médecins ont attendu, les bras croisés, des patients qui ne sont jamais venus.La vue accablante des civières vides n’a fait que confirmer, de minute en minute, l’ampleur de la catastrophe.«Ily avait là-bas des chirurgiens qualifiés, des anesthésistes, des infirmières, tous pressés d’intervenir.Mais après deux heures d’attente, il était évident que personne ne serait acheminé vivant.À 16h, on nous a dit de retourner chez nous», raconte l’étudiante, écrivaine à son compte à New York et globe-trotteur à ses heures.«A cause de mon travail, j’ai eu à aider des gens au Cambodge et en Israël durant le conflit israélo-palestinien.Mais ce que j’ai vu mardi dépasse tout entendement.Jamais je n’ai vu quelque chose d’aussi triste et d’aussi terrifiant.Jamais», raconte-t-elle.Hier, en mi-journée, le bilan des disparus s’élevait à 4763 personnes, et celui, officiel, des personnes décédées, à 93.Plus jamais la même.Lf' ;* .î 9m.' * ** agpiw lit» tm w.» «If* %-^44*0** •*)**(¦ il ijërïii mmm?tâdHk: S.3L • % ib-#.* * X i 11 icipant au Lotto 6/49 « au Québec 49 sur lé mérra billet sont admissibles à la promotion EfStra Tirage du 2001-09-12 NUMÉROS LOTS 921956 100 000$ 21956 1 000$ 1956 250$ 956 50$ 56 10$ 6 2$ La jeu doit rester un jeu LM model'tes (TenceMemen» des trtiets oegne'*» pereiMeni eu verso de* OXtets Fn cm de d'sperxé entre cette bste et ia h«e offœfte de L-O.___________cette derr»6re a try/ te______ • O'tfBf Québec Régie des alcools, des courses et des jeux d El d d AVIS DE DEMANDES RELATIVES A UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jour» de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régm des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jour» de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Regie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit Denis Dubois et Changement 106, avenue Christophe de catégorie Mc Gill Novaille d’une épicerie Montréal LE CARTET a un (Québec) 9105-9493 1 Bar avec 5488, rue BOUTIQUE Restaurant H2Y 2E5 Québec inc danse et d'Iberville ALIMENTAIRE pour vendre LAMBI spectacle Montréal 106, avenue Mc 5488, rue sans nudité (Québec) Gill d'Iberville H2G 2B1 Montréal (Québec) Montréal (Québec) H2Y 2E5 H2G 2B1 Dossier 1696-806 Dossier 201-673 Lucia Ricchiuti 1 Bar 1595-A, Gestion J M R C inc 1 Bar avec LE TROPIQUE (suite à boul des RESTAURANT danse et CAFÉ BAR cession) Laurentides PUB PIJY’S spectacles Maisonneuve 1595-A, boul des Laval 885, boul de sans nudité Est Laurentides (Québec) Maisonneuve Est (suite à une Montréal Laval (Québec) H7N 4Y6 Montréal (Québec) cession) (Québec) H7N 4Y6 H2L 1Y8 H2L 1 Y8 Dossier 1714-138 Dossier 244-814 2857-4655 Permis 5712, rue Restaurants inc.1 Restaurant 3100, rue Québec inc additionnel Sherbrooke MONTANA’S pour vendre Jean Yves RESTO-BAR 1 Bar sur COOKHOUSE sur terrasse Kirkland AVANTI terrasse Montréal 3100, rue Jean- (Demande (Québec) 5712, rue (Québec) Yves amendée) H9J 2R6 Sherbrooke Ouest H4A 1W8 Kirkland (Québec/ Montréal (Québec) H9J 2R6 H4A 1W8 Dossier 1833-847 Dossier 304-816 Le groupe en fête 1 Restaurant 5940, Des 9094-4596 Cession Bar 1808,rue inc pour vendre Grandes Québec inc Mini-bars 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Dossier 1176-783 Luciano Ruso, Suido Riccio et Jerry Mirasola (Bistro Couture s.e.n.c.) BISTRO COUTURE 5055, bout Couture Saint-Léonard (Québec) H1R 3B9 Dossier 1320-571 Ajout de la mention centre sportif dans 1 Bar existant 1 Bar avec spectacles sans nudité (suite à cession) 1 Restaurant pour vendre 4800, boul Dagenais Ouest Laval (Québec) H7R 1L8 862 A, rue Sle- Catherine Est Montréal (Québec) H2L 2E3 5055, boul Couture Saint- Léonard (Québec) H1R3B9 > LE DEVOIR.LE VENDREDI 1 | SEPTEMBRE 2 0 01 A 6 ATTAQUE CONTRE LES ETATS-UNIS Lutte contre le terrorisme Arafat propose d’impliquer les Arabes AGENCE FRANCE PRESSE Jérusalem — Le président palestinien Yasser Arafat examine avec d’autres dirigeants arabes la possibilité que le monde arabe se joigne à la campagne internationale contre le terrorisme, a déclaré à l’AFP la porte-parole de la Ligue arabe, Hanane Achraoui.Le président Arafat est en consultations à ce sujet avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a précisé Mme Achraoui, qui est membre du Conseil législatif palestinien.M.Arafat a donné son sang et condamné les attentats antiaméricains, en raison desquels il a décidé de reporter de quelques jours sa visite prévue mercredi et hier à Damas.¦ Auparavant, des manifestations de joie ponctueUes palestiniennes avaient profondément embarrassé l’Autorité palestinienne, qui y a mis le holà.Le Conseil d,e sécurité de l’ÔNU puis les 189 Etats membres de l’ONU ont apporté mercredi un soutien unanime aux Etats-Unis, frappés mardi par les pires attentats de l’histoire, et se sont dits déterminés à renforcer leur coopération contre le terrorisme.Des attaques menées par des kamikazes à bord de trois avions de ligne détournés ont visé mardi les tours jumelles du World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington.Un quatrième appareil s’est écrasé en Pennsylvanie.Ces attaques ont fait des milliers de victimes, selon les responsables américains.Israël resserre l’étau sur les territoires autonomes palestiniens Les actions militaires ont coûté la vie de quinze Palestiniens dans les dernières 48 heures MARIUS SCHATTNER AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Israël a resserré l’étau hier autour des territoires autonomes palestiniens et, dans la foulée des attentats de mardi aux Etats-Unis, tentait de nier toute légitimité au président palestinien Yasser Arafat, l’accusant d’être un «champion» du terrorisme.Des préparatifs se poursuivaient néanmoins pour tenter d’organiser dans les prochains jours une rencontre entre le président palestinien et le ministre israélien des Affaires étrangères, Shimon Peres.L’armée israélienne maintenait un blocus strict des villes de Jéricho et de Jénine, en Cisjordanie, accompagnant ce siège de raids répétés, en représailles à des attaques contre des civils ou des colons israéliens.Elle interdisait en outre tout passage de personnes entre Israël et la bande de Gaza, y compris aux ressortissants étrangers.Les actions militaires israéliennes ont coûté la vie de quinze Palestiniens dans les dernières 48 heures.Depuis le déclenchement de l’intifada, fin septembre 2000, ces actions sont particulièrement meurtrières dans les territoires occupés.Dans la nuit de mercredi à hier 1 armée a tué quatre Palestiniens ej en a blessé une trentaine .d’autres, en Cisjordanie.Après deux attaques à l’arme t automatique mercredi soir qui ont Tué deux colons, des unités d’in-.fanterie israélienne, appuyées par ; fies chars et des hélicoptères, ont tpénétré jusqu'au centre de la ville 'palestinienne autonome de.léri-• çho, au sud-est de Jérusalem.; Durant cette opération, qui a fait 15 blessés chez les Palestiniens, dont un grièvement, farinée israélienne a détruit une route et des pylônes électriques et dynamité une maison ayant servi de position de tirs à des Palestiniens.Les troupes israéliennes se sont retirées vers 6h30, heure locale, mais ont pris position sur des hauteurs à l’entrée de la ville.L’armée a également mené dans la nuit de mercredi à hier une nouvelle incursion à Jénine (nord de la Cisjordanie), tuant trois Palestiniens et en blessant 13 autres, dont un grièvement.Une rencontre Arafat-Peres reste malgré tout à l’ordre du jour Un autre Palestinien, Raafat Hmeidat, 26 ans, résidant de Jérusalem-Est, a également été tué hier matin par balles après avoir tenté de déblayer un barrage installé par l’armée.L’armée israélienne a signalé pour sa part quelques attaques armées isolées hier, dont des jets de grenades contre un poste dans le sud de la bande de Gaza, dont aucune n’a fait de blessé.Les Palestiniens ont accusé Israël de profiter du choc produit par les attentats commis mardi aux Etats-Unis — la pire attaque terroriste de l'histoire — pour durcir la répression contre l’intifada Raanan Gissin, porte-parole du premier ministre israélien, Ariel Sharon, a opposé un démenti, soulignant que les «opérations israéliennes avaient été planifiées avant le 11 septembre, Israël ayant averti qu'il intensifierait ses ripostes si l’Autorité palestinienne ne mettait pas elle-même un frein aux actions».Mais le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a poursuivi sa guerre des mots à l’encontre de M.Arafat, le qualifiant de «ben Laden», en référence au milliardaire saoudien présenté par les États-Unis comme le suspect nupréro un dans les attentats aux États-Unis.L’espoir d’une trêve Mais en dépit de l'opposition d’au moins sept ministres de droite du gouvernement d’union nationale en Israël, une rencontre Ara-fat-Peres restait à l’ordre du jour, a-t-on appris de source politique.La date et le lieu ne devraient cependant être décidés que dans les prochaines 48 heures, a annoncé hier le conseiller du président palestinien, Nabi] Abou Roudeina La radio publique israélienne a indiqué hier matin que les deux dirigeants devaient se rencontrer dimanche à l’aéroport international de Gaza.«Il est très important que M.Peres ait un nuindat de son gouvernement pour discuter des questions politiques, aussi bien que de celles de sécurité», a souligné M.Abou Roudeina.Jusqu'à présent le mandat que M.Sharon a accordé à M.Peres pour ses entretiens avec M.Arafat ne porte que sur la négociation d’une trêve.LE MONDE Les tories élisent un chef Londres (AP) — Le Parti conservateur britannique a élu hier à sa tête Iain Duncan Smith, un membre peu connu de l'aile droite du parti tory.Chargé des questions de défense, il a battu le candidat proeuropéen Kenneth Clarke avec 155 933 voix (61 %) contre 100 864 (39 %) à l'issue du scrutin organisé parmi les membres du parti d’opposition.Soutenu par Margaret Thatcher, M.Duncan Smith succède à William Hague, qui avait démissionné après la déroute électorale lors des législatives devant le labour de Tony Blair en juin dernier.L’élection de cet homme de 47 ans fermement opposé à la monnaie unique européenne signifie que le parti opère un net virage à droite EN BREF Mandat d’arrêt contre Fujimori lima (Reuters) — La justice péruvienne a lancé hier un mandat d’arrêt international contre l’ancien président Alberto Fujimori, qui s’est réfugié aq Japon.L'ancien chef de l’Etat est tenu pour responsable d’exactions commises en 1991 et 1992 par des escadrons de la mort Le Parlement péruvien a donné son feu vert à la mise en accusation de Fujimori pour sa connaissance du meurtre, en 1991, de 15 personnes à lima, ainsi que du massacre de neuf étudiants et d’un professeur en 1992.Les autorités voient en cette procédure un moyen de contraindre le Japon à extrader l'ancien chef de l’Etat afin qu'il soit jugé dans son pays.Sécurité accrue à la base navale américaine de Yokosuka, au Japon, TOSHIYUKI A1ZAWA REUTERS/ Les attentats vont bouleverser la donne internationale / Les Etats-Unis auront le choix entre renforcer VAmérique-forteresse ou, au contraire, se montrer plus engagés et «plus ouverts sur le monde OLIVIER BAUBE AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Le§ attentats qui ont frappé les États-Unis au cœur vont changer le monde, mais c’est la nature de la riposte américaine qui sera déterminante pour en connaître le nouveau visage, selon plusieurs experts interrogés par l’AFR Aux «actes de guerre» dont elle a été victime, l’Amérique, qui se découvre vulnérable, n’a d’autre choix que celui de représailles «massives», selon l’un de ces experts.Car «si la riposte américaine n’est pas à la hauteur, alors chacun saura que les sociétés industrielles peuvent être frappées sans risque majeur», explique François Heisbourg, qui dirige la Fondation pour la recherche stratégique à Genève.Dans ces conditions, les représailles américaines seront «vraisemblablement de très grande ampleur» et mobiliseront les trois armes, y compris les troupes ter-restresjuge cet expert Les États-Unis se savent aujourd’hui vulnérables, mais ce sont surtout les conséquences de cette découverte qui risquent de changer la donne internationale, souligne de son côté Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) 4e Paris.Les États-Unis auront le choix entre s’efforcer de diminuer cette vulnérabilité, avec pour conséquence de renforcer l’Amérique-forteres-se, ou d’en déduire au contraire un regain de prudence et de nuance dans les relations avec le reste du rponde.Dans le deuxième cas, les États-Unis seraient alors «plus ouverts sur le monde», ajoute-t-il.«L’Amérique peut être tentée par un néo-isolationnisme, mais pour se protéger efficacement du monde, il faut s’engager davantage dans le monde», estime à ce sujet Dominique Moïsi, directeur adjoint de l'Institut français des relations internationales (IÉRI) de Paris., Ce dilemme va contraindre les États-Unis à faire des choix, ou des remises en cause, en ce qui concerne par exemple l’avenir du bouclier pitimissiles, ardemment défendu jusqu’à présent par le président George W.Bush., Le traumatisme provoqué aux États-Unis par ce «Pearl Harbor» terroriste aura également des conséquences profondes sur le système d’alliances de la première puissance mondiale.Dans le «combat monumental du bien contre le mal», selon Içs termes du président Bush, «les Etats-Unis vont définir ou redéfinir leurs alliances, leurs relations, en fonction des comportements de chaque pays dans les mois qui viennent», souligne François Heisbourg.C’est un «enjeu phénoménal» qui influencera les dix prochaines années, explique-t-il.D’où la nécessité absolue pour Washington d’associer étroite- » ment ses partenaires à,sa riposte, ce que le secrétaire d’État américain, Colin Powell, semble avoir pris en compte en souhaitant que son pays prenne la tète d’une «forte coalition internationale».Lorsque les États-Unis auront déterminé la nature de leurs représailles, «chacun aura droit à son avis, mais chacun devra aussi être conscient du prix à payer en cas de désaccord sur le fond», avertit François Heisbourg.La vie quotidienne dans le monde va également radicalement changer, selon ces experts.«Plus rien ne sera comme avant», affirme Dominique Moïsi.Le monde occidental va devoir procéder à des «arbitrages douloureux entre les exigences de sécurité et le fonctionnement fluide de nos sociétés», estime pour sa part François Heisbourg.La protection de la vie privée sur Internet pourrait ainsi être la première victime de ces «arbitrages», soulignet-il.« Au delà du conflit israélo-palestinien » L'ancien premier ministre israélien Éhoud Barak déplore le «double langage» du leader palestinien mais situe le drame de New York dans un contexte plus large Premier ministre israélien de mai 1999 à février 2001, Éhoud Barak se trouvait aux États-Unis la veille des attentats antiaméricains.De passage à Londres, il a livré au Monde son analyse sur l’événement et ses conséquences.Il revient également sur ses contacts avec Yasser Arafat et propose à son pays une séparation unilatérale d’avec les Palestiniens.Extraits.LE MONDE Ces actions terroristes sont-elles liées à l’échec du processus de paix israélo-palestinien?Le penser est une insulte à la mémoire des victimes.Laissez-moi vous rappeler que le premier attentat contre le WTC a eu lieu alors que le processus d’Oslo était à son apogée.Cette histoire touche à quelque chose de plus profond et de plus large, dépasse de très loin l’affrontement israélo-palestinien.Bien sûr, nous resterons fermes, nous combattrons le terrorisme comme nous l’avons fait pendant des années.Mais je n’ai aucune illusion: même si Israël n’avait jamais existé, les terroristes, eux, seraient quand même là.Quel était l'objectif de ces attaques?Us veulent détruire le style de vie occidental, même s'ils ne le connaissent pas bien, en raison de frustrations diverses.Ils veulent menacer l’Occident, lui dicter ses choix, lliu-milier.Aucun ordre mondial n’est possible si le moindre groupe de frustrés armé est à même de dicter son comportement au reste du nx>nde.Notre droit de vivre normalement doit être défendu.Veulent-ils provoquer une guerre?Non.je ne le pense pas.Mais nous ne devons pas permettre aux ennemis de la démocratie d’utiliser la liberté qu’elle offre pour la détruire.Qu 'avez-vous pensé en voyant les images d'enfants palestiniens se réjouissant des attentats?C’est consternant C’est le résultat des incitations à la haine qu'Ara-fàt autorise quotidiennement dans les rues palestiniennes.C’est le résultat de son choix.Il n’est pas surprenant que des gamins agissent de la sorte.La source du problème, c’est Arafat.Il n’a pas le caractère d'un Sadate ou du roi Hussein, sans parler de De Gaulle ou de Ben Gourion.Nous sommes prêts à prendre des risques très importants pour conclure un accord.Si nous n’y parvenons pas, il nous faut garder la tête froide et dire la vérité.Nous n’avons pas le choix, il faut rester ferme jusqu’à ce qu’une nouvelle direction palestinienne émerge et soit disposée à faire face aux réalités.Nous avons même un devoir d’autodéfense.Notre stratégie doit être en deux volets inséparables: d’une part laisser grande ouverte la possibilité, à n'importe quel moment et sans autre condition que l’arrêt des violences, d’une reprise des négociations fondée sur les principes définis à Camp David; d’autre parti et compte tenu du fait que nous n’avons pas trouvé de partenaire fiable, entamer dans les quatre prochaines années un processus de désengagement progressif qui préservera un État juif solide et distinct de l’entité palestinienne.D faut nous concentrer sur le sort des 80 % de colons qui vivent dans 20 % des territoires et dire sans crainte que nous allons ramener les autres, par étapes, à l’intérieur des frontières d’Israël.Nous signalons ainsi aux modérés palestiniens comme au reste du ARCHIVES LE DEVOIR Éhoud Barak monde qu’Israël ne souhaite plus gouverner un autre peuple.La séparation est le seul moyen d’avoir un Israël juif et démocratique.Faute de quoi, nous vivrons sur un volcan, ou dans un pays d’apartheid, ou les deux.Nous séparer réduira aussi considérablement les risques d’attaques suicide.Pourquoi ne pas évacuer tout simplement tous les territoires occupés?Pourquoi devrions-nous récompenser la terreur?Même s'il ne peut faire autrement que d'accepter l’existence de facto d’Israël, je soupçonne Arafat de n’avoir jamais accepté son droit moral à l’existence.Il ne reconnaît pas l’existence du peuple juit D sait qu'il existe une religion appelée judaïsme mais ne reconnaît pas le droit naturel du peuple juif à une patrie.Il veut une patrie palestinienne et, à côté, un État binational qui, par le jeu démographique, deviendra peu à peu une autre Palestine.Il y a longtemps que j’avais des doutes sur Arafat.Je les ai gardés pour moi afin de laisser une chance à la négociation, de montrer que nous étions prêts à prendre des risques importants et calculés pour terminer le conflit.Mais nous sommes assez réalistes pour reconnaître que l’autre ne voulait pas.J’ai rencontré Arafat en tête-à-tête une bonne douzaine de fois.J'ai passé des heures et des heures avec lui, chez moi, chez Abou Mazen, chez d'autres.C’est un interlocuteur habile et fuyant.On ne sait jamais s’il agit par tactique pour simplement obtenir davantage eu par stratégie pour ne pas avoir à faire un choix historique.Il n’y avait pas de sympathie particulière entre Begin et Sadate.mais ce dernier était décidé à en finir, et il l'a fait.L’intérêt histo- rique, c’est l’élément décisif.C’est une question de caractère: Arafat a refusé de signer car il ne parvient pas à se libérer de son ancienne identité de chef terroriste.C’est comme cela qu’il est devenu célèbre, et il ne parvient pas à affronter la réalité, à s’occuper d’éducation, de chômage ou de problèmes de canalisations.C’est une tragédie, mais c’est un fait.Les derniers événements doivent-ils inciter M.Bush à changer de politique au Proche-Orient?Dans l’immédiat, certainement pas.Clinton et moi avons accepté deux fois de prendre des risques pour la paix.Je ne vois pas pourquoi nous accepterions n’importe quoi sous la pression de gens qui ne sont pas élus démocratiquement, mais nous sommes prêts à dire à Arafat: à la seconde où vous renoncez au terrorisme, nous acceptons de reprendre langue avec vous.Ce qui ment de se passer aux États-Unis jouera-til contre Arafat?Je ne vois aucune liaison directe entre ces événements et Arafat.Mais il encourage quand même les siens à recourir au terrorisme.Après l’attentat contre la discothèque à Tel-Aviv, il a crié au complot du Mossad.Mais le même jour, ü envoyait un fax à la famille du terroriste en glorifiant son acte.Arafat, c’est la culture du double langage.Comment voyezvous le futur de votre pays?Il faudra parcourir encore un long chemin avant d’arriver à la paix.Mais au moment même où une nouvelle direction palestinienne sera capable de prendre des décisions, elle aura en face d’elle un interlocuteur israélien prêt à discuter.Propos recueillis par Jean-Marie Colombani, Jean-Pierre Langellier et Georges Marion.I LF.DEVOIR.LE VENDREDI 14 SEPTEMBRE * O O I A 7 LES ACTUA Diversité culturelle Economie québécoise L’UNESCO est à la croisée des chemins Favoriser la création d’un instrument international de protection ou ne pas déplaire aux Etats-Unis, tel est son dilemme ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR C* est au début de novembre que l'UNESCO doit arrêter sa position sur la diversité culturelle.Ira-t-elle jusqua préconiser la création d’un instrument international pour protéger la production culturelle ou se contentera-t-elle d’une déclaratiop timide pour ne pas déplaire aux Etats-Unis?Sommité internationale en matière de diversité culturelle, le juriste Ivan Bernier, de l’Université Laval, qui a conseillé le gouvernement canadien et un groupe de travail franco-québécois sur cette question, la notion de diversité culturelle étant une invention canadienne, estime que l’UNESCO est à la croisée des chemins: si cette organisation de l’ONU, dont le mandat consiste à promouvoir l’éducation, la science et la culture, n’assume pas ses responsabilités en travaillant à la création d’un instrument international pour assurer la diversité culturelle, sorte de contrepoids aux forces commerciales de la mondialisation et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), elle perdra sa crédibilité.«1m situation idéale, c’est qu’il y ait un changement d’attitude de la part de l’UNESCO», a livré Ivan Bernier, qui participait à la première Rencontre internationale des associations professionnelles du milieu de la culture à Montréal.L’UNESCO doit se porter à la défense de la diversité culturelle de façon concrète.Elle doit réaliser que «sa mission va jusque-là», a dit l’universitaire.«Elle doit faire cet exercice jusqu'au bout, même si ça déplaît aux États-Unis.» Version floue Or la dernière version du projet de déclaration sur la diversité culturelle de l’UNESCO demeure «floue», bien qu’elle ne soit pas aussi catastrophique que la première, a souligné Robert Pilon, vice-président de la Coalition pour la diversité culturelle.Mais pour M.Bernier, le véritable test en novembre sera de voir si l’UNESCO se contentera ou non d’une déclaration sans plus.Or l’UNESCO a énormément besoin d’argent.Sous l’impulsion de son directeur général japonais, Koïchiro Matsuura, elle se prête «à un jeu de séduction terrible», s'est inquiétée Debora Abramowicz, de la Société des auteurs et composi-teurs dramatiques (SACD) de France.On souhaite que les Etats-Unis réintègrent l'organisation avec, bien sûr, leur part du financement «Toute la diversité culturelle m être jetée aux oubliettes», craint-elle.Si l’UNESCO s’en tient à une déclaration non compromettante pour ne pas froisser les Américains, le combat de la diversité culturelle se déplacera ailleurs: le concept pourrait être porté par le Réseau des ministres de la Culture qu’a mis sur pied la ministre du Patrimoine canadien, Sheilah Copps, et auquel participent 46 Etats.C’est une voie plus laborieuse, juge M.Bernier, mais le Canada pourrait regrouper un certain nombre de pays pour défendre la diversité culturelle, comme il l’a fait avec succès pour l’interdiction des mines antipersonnel.Selon Ivan Bernier, le concept de la diversité culturelle ne s’arrête pas au droit des Etats d’adopter des politiques pour protéger et promouvoir leur expression culturelle.Il porte aussi sur l’accès le plus large possible aux autres cultures.«La proposition que je fais, c’est qu’on puisse prendre des mesures discriminatoires à rebours pour garder un espace pour des productions culturelles autres qu’américaines», a-t-il dit.«Sa propre identité culturelle se développe par le contact avec les autres, dans un va-et-vient constant avec les autres cultures», différentes d’une culture américaine mondialisée, mâchée par les majors et omniprésente.Selon une sommité, l’UNESCO pourrait perdre sa crédibilité si elle n’assume pas un rôle protecteur La crise américaine pourrait être bénéfique à moyen terme Pauline Marais devra toutefois trouver 109 millions pour équilibrer son budget L'equilibre budgétaire sera respecté au Québec en 2001-02, malgré une économie qui envoie des signaux mixtes.Comme c’est arrivé lors du grand verglas de 1998, les entreprises québécoises pourraient toutefois bénéficier de la crise américaine.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC L* économie québécoise pour-' rait bénéficier à moyen terme de la crise américaine actuelle.Comme certains, analystes, la ministre d'Etat à l’Economie et aux Finances, Pauline Marois, pense que les exportations québécoises (en baisse de 2,6 % par rapport à juin 2000) pourraient bientôt s’accroître dans les secteurs de l’informatique, de la construction çt des communications vers les Etats-Unis.D’un point de vue économique, la crise provoquée par les terroristes n’est pas sans rappeler les conséquences du grand verglas de 1998 au Québec.«Chaque fois qu 'il y a malheureusement un drame comme celui-là, ça génère par ailleurs d'autres types d’investissements», a noté la ministre Marois hier à Québec.«Et si on a un creux temporaire, il y a une remontée de la croissance et donc une croissance du PIB.» Entre-temps, il faudra faire preuve de «prudence et de vigilance», dit-elle, parce que l’économie québécoise émet des signaux mixtes.Même si les ménages continuent d’acheter à un rythme soutenu, le ralentissement plus prononcé de l’économie américaine risque d’entraîner le Québec-vers un déficit à combler plus important que prévu.Malgré un surplus budgétaire révisé de 502 millions en 20004)1, la synthèse des opérations financières des six premiers mois de l’année montre en effet un écart de 109 millions à combler d’ici la fin de l’année financière 2001-02.Ce déficit est causé par une augmentation des dépenses gouvernementales de 214 millions, dont 100 millions ixmr la campagne de vaccination contre la méningite, 53 millions pour l’entente sur le régime de retraite des juges et 20 millions pour les Orphelins de Duplessis.Se serrer la ceinture Cet écart serait encore plus grand si le gouvernement québécois n’avait pas enregistré, d’autre part, des revenus additionnels de 105 millions grâce à l'augmenta lion de la taxe sur le tabac annoncée le 5 avril dernier.La ministre Marois prévoit néanmoins resptx-ter ses prévisions budgétaires établies en mars dernier.En dernier recours, elle fera appel à une réserve de 655 millions.les ministères devront donc se serrer la ceinture d’ici la tin de l’an-nee financière, la ministre de la Famille et île l'Enfance.linda Goupil.devra notamment faire preuve d'imagination pour accroître le nombre de places dans les g;irde-lies à 5 $.«Is vrai problème du rythme de développement, explique Mme Marois, ce n'est pas l'argent, C’est que c'tst long |.|, parre que nos centres de la petite cnfince sont diriges et les conseils sont presitiés, composes de parents, le temps de s'organiser.de trouver un local, de trouver du financement 1.].D'ailleurs, j'ai propose à ma collègue qu'elle utilise les services [.] delà Corporation d'hçbergement du Québec.» A la mi-octobre, la ministre des Finances rencontrera ses homologues provinciaux à Victoria afin de relancer les discussions avec Ottawa sur des réinvestissements dans des secteurs privilégiés par les provinces en lieu et place de nouveaux programmes fédéraux au prochain budget.Élections complementaires Pas de dénomination commune pour les candidats de gauche Le Directeur général des élections tranche: la coalition de VUFP ne sera pas sur les bulletins de vote KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Directeur général des élections du Québec n’admet pas le phénomène des coalitions et refrise d’ajouter au nom des can-didats liés à la coalition de gauche la dénomination de l’Union des forces progressistes (UFP).Pour éviter que les électeurs puissent se méprendre sur le véritable parti pour lequel un candidat se présente, le DGF a tranché en ce qui concerne la demande de rUFP.Il invoque l’article 50 de la Loi électorale.La décision s’applique ainsi pour les élections complémentaires qui se déroulent actuellement dans quatre circonscriptions.Concrètement, ni Gilbert Talbot, candidat du Rassemblement pour l’alternative progressiste (RAP) dans Jonquière, ni ’Diérèse Hamel, du RAP également, qui affronte le ministre Richard Legendre dans Blainville, ni Christian Flamand, candidat indépendant et de gauche dans laviolettc, ne pourront voir l’acronyme UFP ajouté sur les bulletins de vote.Or, les mises en candidature se terminent demain et, avec cette échéance, l'impression des bulletins de vote.En cour La réplique de l’Union des forces progressistes, composée du RAI) du Parti de la démocratie socialiste et du Parti communiste du Québec, se fera en Cour supérieure.Devant l’urgence découlant de la tenue du scrutin du 1" octobre, l’UFP dépose une requête devant les tribunaux pour tenter d’obliger le DGE à faire volte-face.Ix-s porte-parole de l’UFP expliqueront ce matin la teneur de leur requête en conférence de presse.L’Union des forces progressistes a pris son '•nvol avec l’élection complémentaire dans Mercier le printemps dernier.Le candidat indépendant Paul Cliche y avait récolté plus de 24 % des votes.Plus modestement, l’UFP vise à obtenir entre 10 et 15 % des voix dans les trois circonscriptions où un candidat se présente sous sa bannière.De l’aveu même de certains organisateurs de l’UFP, cette élection complémentaire constitue un véritable tes! pour l’UFP puisque Mercier est apparu, compte tenu de la conjoncture politique d’alors au sein du Parti québécois, comme un terreau particulièrement fertile pour une candidature de gauche.Si l’UFP démontre sa capacité d'engranger des appuis, cela pourrait servir de levier pour une élection générale.L’UFP s’adressera aux tribunaux pour tenter d’obliger le DGE à faire volte-face Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D’OF Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tel : 985-3344 Fa* 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@ledevoir.com CAMAHA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE UVAL NO.: 540-43-000463-013 COUR DU QUEBEC CHAMBRE DE U JEUNESSE A.Madame Vadlie JOSEPH Adresse inconnue ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaître dans un délai de trente jours à compter de la publication de la présente ordonnance, à la Cour du Québec chambre de la jeunesse du district de Laval, 2800 Boul St Martin ouest, Laval, et vous avise qu’une copie de la demande en déclaration d admissibilité à l'adoption concernant Tentant Rebecca B0B0 née le 1996-08-02 a été déposée à votre intention au greffe de l'adoption.Vous êtes avisée qu à défaut de produire votre comparution ou votre contestation dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut.Laval, le 6 septembre 2001 Diane Boivin Greffier-adjoint Cour du Québec Chambre de la jeunesse PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE L0NGUEUIL N0:505-12-023806-014 COUR SUPÉRIEURE SYLVIE GOSSSELIN, Demanderesse C.MARIO GAUDREAULT Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à Mario Gaudreault de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1111, rue Jacques Cartier Est, Longueuil.salle 1.17 dans les 30 jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie d la déclaration a été remise au greffe à l'intention de Mario Gaudreault.Longueuil.le 4 septembre 2001 ELIZABETH GOBEIL GREFFIER GESTION RICCI0 MANCINI INC PRENEZ AVIS que GESTION RICCI0 MANCINI INC.demandera à l'Inspecteur général des inslitutions financières la permission de se dissoudre.DATÉ, ce 11 e jour de septembre 2001.Rose Ricdo Présidente CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO.: 500-22-060396-010 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) Présent Greffier-adjoint COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Partie demanderesse C.9085-7186 QUÉBEC INC.¦CIMCO" et 9099-9905 QUÉBEC INC.¦LES RÉSIDENCES C0GEBÛ INC.' et CONSTRUCTION STÉPHANE TRUCHON INC.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 9085-7186 QUÉBEC INC."CIMCO et 9099-9905 QUÉBEC INC "LES RÉSIDENCES COGEBO INC.', de comparaître au greffe de cette Cour srtué au 1 rue Notre-Dame Est à Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans te journal Le Devoir.Une copie de la déclaration, de Lavis à la partie défenderese et des pièces a été remise au greffe à l'intention de 9085-7186 QUÉBEC INC.-CIMCO et 9099-9905 QUÉBEC INC "LES RÉSIDENCES COGEBO INC.’.Lieu: Montréal Date: 5 sept.2001 Michel Pelterin GREFFIER ADJOINT Prenez avis que la compagnie INVESTISSEMENTS GOOD INC./GOOD INVESTMENTS INC., en vertu des dispositions de la Loi sur les compagnies Partie lA(Québec).demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, le 10 septembre 2001 ROBINSON SHEPPARD SHAPIRO, s.e.n.c.Procureurs de la compagnie AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 3088-4746 Québec Inc.demandera à l'Inspecteur général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.MONTRÉAL, ce 12e jour de septembre 2001 RODOLPHE MARUCA.avocat procureur de la compagnie 3088-4746 Québec Inc.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO.: 500-22-061764-018 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) Présent Greffier-adjoint COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Partie demanderesse C.9085-7186 QUÉBEC INC.¦CIMCO' et CONSTRUCTION ALFIDLTÉE et 9099-9905 QUÉBEC INC.•LES RÉSIDENCES COGEBO INC." Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 9085-7186 QUÉBEC INC.-CIMCO et 9099-9905 QUÉBEC INC."LES RÉSIDENCES COGEBO INC.de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 rue Notre-Dame Est à Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration, de l'avis à la partie défenderese et des pièces a été remise au greffe à l'intention de 9085-7186 QUÉBEC INC ‘CIMCO et 9099-9905 QUÉBEC INC.'LES RÉSIDENCES COGEBO INC.'.Lieu: Montréal Date: 5 sept.2001 Michel Pellehn GREFFIER ADJOINT Oânâds PROVINCE DE QUÉBEC District de MONTRÉAL No 500-22-061416-015 COUR DU QUÉBEC (PROCEDURE ALLEGEE) (Chambre civile) PRÉSENT Greffier adjoint CGU COMPAGNIE D'ASSURANCE DU CANADA Partie Demanderesse C.STEVE SIMARD Partie Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à STEVE SIMARD de comparaître au greffe de cette cour au 1 est rue Notre-Dame, salle 1.100, Montréal dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copte de la Déclaration par voie de procédure allégée, avis et pièces P-1 à P-6 incl.a été remise au greffe à l'intention de STEVE SIMARD.Lieu: Montréal Date; 2001 SEP.11 Michel Martin Greffier adjoint CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO; 505-12-017863-971 COUR SUPERIEURE RUSSELL EDWARDS, Demandeur-REQUERANT; C PATRICIA ALLEYNE, Défenderesse-INTIMEE; ASSIGNATION PAR ORDRE DE LA COUR; A: PATRICIA ALLEYNE intimée Vous êtes par les présentes requis de comparaître le 25 octobre 2001, salle 1.17, la requête en modification de mesures accessoires en la présente cause Une copie de cette requête a été laissé au greffe de cette Cour à votre intention.Veuillez agir en conséquence Longueuil.te 5 septembre 2001 E.S GOBEILLE Greffier spécial Me Marghenta Morsella Edifice le Balfour 3575 Boul St-Laurent suite 811 Montréal H2X 2T7 CLUB TVACHATS INC.AVIS est.par les présentes, donné que CLUB TVACHATS INC., compagnie régie par la partie fA de la Loi sur les compagnies, ayant son siège social à Montréal, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des Institutions financières la permission d obtenir sa dissolution Montréal, le 11 septembre 2001 Les procureurs de la compagnie DESJARDINS DUCHARME STEIN MONAST soaêté en nom cotlecW PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL COUR DU QUÉBEC Chambre de la jeunesse En matière d’adoption DOSSIER#: 525-43-002826-010 A Mameteen Bernadette CHERY, aucune adresse de connue ORDONNANCE Le tribunal vous ordonne de comparaitre dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance à la COUR DU QUÉBEC, Chambre de la jeunesse, au 410, rue de Bettechasse à Montréal, et vuos avise qu'une copie de la demande en déclaration d'admissibilité à l'adoption concernant Tentant André CHERY né te 5 août 2000 a été déposée à votre intention au greffe de l'adoption.Vous êtes avisée qu'â défaut de produire votre comparution ou votre contestation dans les délais légaux, il pourra être obtenu contre vous un jugement par défaut.Montéal.te 11 septembre 2001 Greffier-adjoint AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS oue la compagnie Conrad Forand 6 Fils Limitée demandera à l'Inspecteur Général des Institutions financières la permission de se dissoudre SIGNÉ a Montréal, ce fOrème jour de septembre 2001.Luc Martel, avocat, m.ftsc.Procureur de la compagnie AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.v.Appeld'ottres Ministère des Transports Travaux liés au déneigement et au déglaçage de routes CONTRAT N° : 5772-01-4511R Déneigement, déglaçage et fourniture des matériaux nécessaires à l'entretien de la route 212 dans les municipalités de La Patrie et du Canton de Newport, M.R.C.Le Haut-St-François, C.E.P.de Mégantic-Compton.Longueur de 27,87 km.Seules seront considérées les soumissions présentées par des fournisseurs ayant un établissement au Québec ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, inscrits au niveau approprié du Fichier des fournisseurs du gouvernement dans la spécialité déneigement et ayant, conformément à leur déclaration d'inscription, au moins le nombre de camions requis pour exécuter le contrat.Ne sera pas considérée une soumission présentée par un ex-employé du gouvernement ou d’un organisme public ayant bénéficié d'un programme de départs volontaires ou par une entreprise que cette personne contrôle directement ou indirectement ou par un tiers lorsque, dans ce dernier cas, un des principaux exécutants du contrat serait une telle personne et ceci dans un délai de deux ans à compter de la date de la rupture du lien d’emploi.Nombre de camions requis : 1 Garantie de soumission exigée: 16 OOO S (cautionnement) ou 8 000 $ (autres) La réception des soumissions se fera à l'adresse ci-dessous mentionnée et prendra fin le lundi 1» octobre 2001 à 15h alors que débutera l'ouverture des soumissions.Le ministère des Transports ne distribue plus les documents d'appels d'offres et les fournisseurs doivent désormais les commander par l'entremise du système électronique MERX : Téléphone : 1 800 964-6379 Courriel : merx@cebra.com Les intéressés peuvent consulter les documents d'appel d'offres en s'adressant à la : Direction de l'Estrie Ministère des Transports 200, rue Belvédère Nord, bureau 2.02 Sherbrooke (Québec) J1H 4A9 (819) 820-3280 Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues.Le sous-ministre Jean-Paul Beaulieu Québec LE DEVOIR.LE VENDREDI 14 SEPTEMBRE 2 0 01 A 8 EDITORIAL Ce monde n’est pas un bloc Dans la foulée des attentats commis cette semaine, les Arabes ont été la cible, ici et là, d’agressions révélant une fois de plus les effets pervers qu’induit l’adhérence aux lieux communs, aux poncifs, au prêt-à-penser.Le monde arabe est loin d’être aussi monolithique qu’on le croit ou qu’on veut le faire croire.Si bien des Arabes sont musulmans, bien des musulmans ne sont pas arabes.D Serge Truffaut ?u président Bush au secrétaire d’Etat Colin Powell en passant par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, tout un chacun a martelé que ceux qui ont fait sauter le World Trade Center et une portion du Pentagone seront pourchassés, où qu’ils se trouvent.Mieux, le chef de la diplomatie américaine a pris soin de préciser qu’une fois les auteurs châtiés, un inventaire des soutiens inhérents à ce type d’attentat sera effectué afin de déterminer quel pays a décidé de s’associer à celui qui est toujours tenu pour suspect n“ 1, soit Oussama ben laden.Une fois cet inventaire accompli, le secrétaire d’É-tat a prévenu qu’une riposte sera probablement organisée contre le pays responsable.la problème, le hic, c’est que l’organisation de ben Laden, Al-Qaeda, comme d’ailleurs le régime que les talibans ont imposé à l’Afghanistan, en supposant que ce dernier se soit impliqué dans l’opération, n’ont rien de national mais tout de religieux.Si les membres d’Al-Qaeda viennent effectivement du Soudan, de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite, de l’Irak, de l’Algérie ou d’autres nations, ils ne sont pas animés par des convictions strictement politiques, par une administration rationnelle de l’ici-bas.En fait, si l’on en croit l’analyse effectuée par le philosophe syrien Sadik Jalal Al-Azm, pour les Oussama ben Laden, «l’Islam est un idéal cohérent et statique fondé sur des principes éternels».De fait, il ne peut être compatible avec rien d’autre qu’avec lui-même.Tout effort tendant vers la laïcité et l’humanisme doit être combattu.A contrario, pour beaucoup de musulmans, «l'Islam en tant que foi vivante, dynamique», peut s’adapter à tous les environnements.Il peut donc être compatible avec les divers types d'Etat qui existent comme avec «les formes diverses d’organisation sociale et économique que l’histoire de l’humanité a produites».Il en va notamment ainsi pour la communauté musulmane américaine.Celle-ci est composée d’environ cinq millions de personnes.La moitié d’entre elles sont devenues musulmanes par la conversion; pour la plupart, il s’agit d’Afro-Américains.L’autre moitié?Si une bonne part a quitté les pays du Proche et du Moyen-Orient, une portion plus imposante vient de pays qui ne sont pas.arabes.En effet, l’immigration musulmane des dix ou quinze dernières années est essentiellement pakistanaise, indienne et indonésienne.Les Pakistanais ne sont pas arabes, ni d’ailleurs les Iraniens, les Turcs, les Kosovars ou les Indonésiens.Les Palestiniens sont arabes et bon nombre d’entre eux sont catholiques.Les.Dans le cas qui nous occupe depuis plusieurs jours et qui pourrait expliquer en partie les motivations d’un ben Laden, le dar al islam a un poids énorme.Le dar al islam est un concept, une notion, voire un commandement qui stipule que l’espace, le territoire, tout le territoire, doit être régi par la loi islamique.Et rien d’autre.C’est ce que veut réaliser l'Al-Qaeda, c’est ce que n’ont pas voulu réaliser les ayatollahs.Fait intéressant, ces derniers n’ont pas instauré un califat islamique mais bien une république islamique qui s’est constitutionnellement inspirée de la Constitution française de 1958, qui s'est dotée d’un Parlement, etc.En raison de ce choix, celui effectué par les Iraniens, les talibans et ben leaden combattent les chiites.Au début de la présente année, les premiers ont massacré des centaines de chiites qui vivaient du côté afghan de la frontière Iran-Afghanistan.De la même manière qu’ils n'hésitent pas à s'en prendre désormais aux intérêts saoudiens.Pourquoi?Parce que convertis au dar al islam, il leur faut mener une croisade pour sortir les infidèles présents sur le territoire sacré, doublée d’une croisade contre ceux qui, à l’instar des Iraniens, veulent implanter une république islamique et non un émirat islamique.Dans cette histoire, il se trouve que l’une des priorités de ben I^iden est de bouter hors de l'Arabie Saoudite toute présence américaine parce quelle foule le sol d’un pays où sont enclavés les lieux saints de l’Islam.Cette raison se double d’une autre qui découle de la guerre du Golfe, de cette offensive conçue, élaborée et menée par les Etats-Unis au premier chef.De là date, dit-on, le grand tournant dans la vie de ben Laden.Dans les mois qui précédèrent l’invasion du Koweït par Saddam Hussein, honni par ben Laden parce que considéré comme un apostat, ce dernier proposa de mettre au service de la royauté ses jihadistes.Ce dernier refusa et provoqua une vive, très vive polémique au sein de la communauté religieuse en s’alliant avec le satan américain.Dans la foulée de cet événement, ben Laden rejoignit la coalition hétéroclite que le sultan Tourabi du Soudan mit sur pied en caressant l’espoir de faire imploser littéralement le royaume saoudien parce que jugé trop timide en matière d’ambitions religieuses.Depuis lors, ben Laden s’est aliéné les autorités saoudiennes qui l’avaient soutenu jusque-là, avant de s'aliéner les Iraniens pour les raisons évoquées plus haut, sans oublier même les Pakistanais.Les talibans et ben Laden n’hésitent plus à contrarier les généraux pakistanais depuis que des ultras ont fait savoir qu’il était de leur intention d'implanter un émirat islamique au Cachemire.lorsqu’on sait combien ce dossier est une superposition de sujets complexes, réduire les mondes arabe et musulman à un bloc, un monolithe, relève de la pensée binaire.Le dar al islam est un concept, une notion, voire un commandement qui stipule que l’espace doit être régi par la loi islamique.LE DEVOIR FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE.LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE où fRAPPfR?l’AfSHANiSTAw.sloyoM.CW ?LETTRES -?- Deux poids, deux mesures Il y a quelques années, je revenais de la Guadeloupe avec Air Canada.Au vu de la brigade de pompiers qui surveillaient notre embarquement, nous avons exigé des explications et appris que le train d’atterrissage était bloqué, que ceux qui quittaient l’avion reviendraient à Montréal à leurs frais et que le vol se ferait à basse altitude.Le pilote ne voulait pas faire ré parer en Guadeloupe parce que, selon une hé tesse, les ateliers d’Air France dans les îles coûtaient cher.Bien entendu, j’ai qujtté avec ma compagne.Nous étions les seuls.A terre, le ton a changé: Air Canada nous a offert de nous rapatrier avec un autre transporteur ou de passer une semaine aux frais de la princesse pour reprendre le prochain avion de la compagnie.Air Canada est un transporteur sécuritaire.Il n'a jamais connu de crash.Comme tous, il a cependant connu des moments cocasses: une panne d’essence en plein ciel, il y a quelques années, ce qui est tout aussi grave que dans le cas de l’Airbus d’Air Transat.Je n’ai jamais entendu parler de sanctions à la suite de ces événements.La question est la suivante: se pourrait-il que le ministère des Transports ne sanctionne pas avec la même rigueur son transporteur «national» et Air Transat, son principal concurrent au moment où Air Canada, peu fière de ses résultat^, lance une offensive contre tout ce qui vole?À moins que ce dernier petit coup de pouce ne vienne consacrer la mort de Mirabel et de l’industrie québécoise du transport aérien.Dans cette affaire, il y a trop de monde qui saute de joie, trop peu d’éthique journa- listique, trop de rumeurs et une certaine ressemblance avec l’affaire Maurice Richard.Alain Cognard Montréal, 6 septembre 2001 Les comédiens animateurs Une lettre intitulée «D’une chaîne à l’autre», publiée dans Le Devoir du 10 août dernier, faisait état des frustrations d’une jeune lectrice de Grand-Mère devant l’omniprésence de comédiens comme animateurs ou chroniqueurs à la télévision, «d'une chaîne, d’une émission, d’un show à l’autre», et posait la question suivante: «La communauté artistique du Québec vit-elle si difficilement qu’il faille sacrifier ceux qui ont étudié pour faire carrière en animation télé?» Ne serait-ce pas plutôt la communauté universitaire qui vit si difficilement qu’il lui faille constamment inventer de nouveaux programmes à la mode et attrayants, à peu près inutiles pourtant dans plusieurs secteurs, si on en examine le contenu de près et si on considé re le véritable profil de carrière des professionnels de ces disciplines, mais toujours mis en marché dans les meilleures règles de l’art publicitaire dans le but de rivaliser avec tous ces nouveaux «collèges supérieurs» de ci ou «écoles nationales» de ça, qui se pointent de toutes parts, et de recruter le plus grand nombre possible d’étudiants, souvent peu renseignés et habituellement mal informés?A titre d’exemple, rappelons que l’apparition des synthétiseurs et autres claviers électroniques, dans les années 80, avait effectivement mis un terme à la carrière d'un bon nombre de musiciens professionnels d’instru- ments dits acoustiques (saxophone, trompette, etc.), dans le domaine du jazz principalement, et diminué radicalement le revenu de la plupart des autres.Inévitable conséquence, dirons-nous, de l’évolution technologique.Et pourtant, à la même époque, du jour au lendemain, pour ainsi dire, les départements de jazz des cégeps et universités se mirent à pousser comme des champignons, on voudra bien se rappeler de cela également, pilotés par ceux-là mêmes qui n'avaient plus d’emploi ou dont les revenus d’engagements professionnels avaient chuté considérablement, encouragés par les gestionnaires des institutions d’enseignement qui voyaient ainsi une manne d’étudiants et de financement gouvernemental sauver leur peau, d’abord et avant tout, et nourrir leur gargantuesque ambition de croissance et de développement Et les étudiants, dans tout ça?Leur dit-on que le marché du travail n’est pas tel qu’ils se l’imaginent ou, du moins, qu’il n’est plus ce qu’il était dans les bonnes années de leurs «nouveaux» profs, que leurs chances d’y trouver un emploi stable et bien rémunéré sont à peu près milles, que bien peu d’entre eux réussiront un jour à exercer leur métier, même de façon occasionnelle, ou encore que plusieurs parmi les grands noms du jazz, les véritables créateurs en fait, n’ont reçu aucune instruction musicale formelle et que beaucoup d’entre eux ne sont même jamais allés à l’école?À quand la maîtrise en astrologie ou en restauration rapide et le doctorat en animation télévisuelle humoristique?Bienvenue dans le monde du commerce de l’éducation! Daniel Doyon Montréal, 30 août 2001 LIBRE OPINION -?- Le huard est prêt pour l’envol PIERRE FORTIN Université du Québec à Montréal et Institut canadien de recherches avancées Troisième d’une série de quatre textes dont la publication a été amorcée y plus tôt cette semaine en page «Idées» A 64 CUS présentement, le dollar canadien apparaît considérablement sous-évalué par rapport au dollar américain.Il serait surprenant qu’il ne finisse pas par s’apprécier.Quand?De combien, exactement?Impossible de le dire.En effet, les marchés mondiaux des monnaies sont dominés par des mouvements quotidiens de capitaux flottants de taille monstrueuse (2000 milliards de dollars américains par jour) et d’humeur imprévisible.Les financiers qui les gèrent sont souvent clairvoyants.Mais ils se comportent parfois aussi, pour des périodes prolongées, comme un troupeau complètement déconnecté de la réalité fondamentale de l’économie.En l’occurrence, leurs stratégies de placement peuvent maintenir les taux de change de longs moments hors équilibre.Il n’y a pas que ces transactions financières internationales qui influent sur l’offre et la demande de dollars canadiens.Les transactions courantes avec l’étranger importent également Le solde de ces transactions est égal à la valeur des exportations moins la somme de la valeur des importations et des frais en intérêts et en dividendes sur la dette extérieure.Depuis deux ans, ce solde a été, au total, extrêmement favorable au Canada En l’an 2000, il s'est chiffré à 27 milliards de dollars canadiens.Les exportations canadiennes sont tellement vigoureuses que le montant annuel des devises étrangères quelles procurent dépasse amplement les besoins en devises découlant des importations et du service de la dette extérieure.Un si fort excédent au compte courant qui se répétera vraisemblablement en 2001, est sans précédent au cours du dernier demi-siècle.Naturellement tout excédent annuel du solde des transactions courantes avec les étrangers réduit du même montant la dette extérieure accumulée par le pays dans le passé.Conséquence: la dette extérieure canadienne fond actuellement à vue d'œil.De 335 milliards qu’elle était en 1994, elle n’atteint plus aujourd’hui que 225 milliards.Autre conséquence: avec une dette extérieure en baisse, il y a de moins en moins de frais d'intérêt à payer.Cela permet donc un solde des transactions courantes de plus en plus favorable et entraîne ainsi une chute de plus en plus rapide de la dette elle-même.Le Canada est donc entré dans un cercle «vertueux» de solde courant de plus en plus favorable et d'endettement extérieur en chute accélérée.Si la tendance se maintient, le pays aura complètement remboursé sa dette étrangère d'ici 2008.Vraiment?Si, au cours des prochaines années, la valeur du dollar canadien demeure sous les 70 C, cette évolution est presque inévitable.Pourquoi?Parce qu’à ce niveau, la compétitivité internationale des entreprises canadiennes est extrême.Prenons pour exemple un panier représentatif de produits qui se vendrait 100 $US aux Etats-Unis.Au taux de change actuel, un Canadien déviait débourser 155 SCAN pour acheter ce panier là-bas.Mais à quel prix pourrait-il se le procurer au Canada même?Les agences statistiques nous répondent: à 117 SCAN.Cela signifie qu’en moyenne, les bjens et services coûtent 32 % plus cher aux Etats-Unis qu’au Canada.Les produits canadiens sont donc très concurrentiels sur les marchés nord-américains.Conjugué à l’Accord de libre-échange nord-américain (l’ALENA), cet avantage permet au Canada d’enregistrer un énorme excédent commercial.Il n’y a aucune raison pour que la situation change dans un avenir prévisible si le dollar canadien demeure aussi faible et si le taux d’inflation canadien continue d'être inférieur au taux d’inflation américain.Si les milieux financiers internationaux étaient toujours clairvoyants, ils auraient déjà compris que la dette extérieure pluricentenai-re du Canada est sur la voie de l'élimination et que le pays pourrait bientôt se transformer de débiteur en créancier.Es auraient également déjà perçu qu’au taux de change actuel, les transactions courantes du pays entrainent une chute accélérée de la dette, ce qui ne peut durer indéfiniment Es en auraient déduit que le dollar canadien est sous-évalué et se seraient rués pour acheter des actions et des obligations canadiennes.Le dollar canadien serait déjà en cours d’appréciation rapide, vers les 70 ou même les 80 CUS.On y arrivera, mais plus tard, et peut-être par hasard.Les financiers sont surtout attentifs à l’évolution de l’économie américaine.Es finiront par comprendre que les comptes extérieurs des Etats-Unis sont en train de s'enliser dans un océan d’encre rouge, que l’endettement a une limite que même les Américains doivent respecter et que le dollar américain est fortement surévalué.En se retirant alors des titres américains, les financiers subiront peut-être l'attraction du Canada et de ses gros excédents extérieurs.Es achèteront des titres canadiens et le huard s’envolera.Ou encore, une reprise économique américaine et mondiale finira bien par arriver et l'appétit américain pour les ressources naturelles se manifestera de plus belle.Les financiers apercevront peut-être alors, du bout de leur lorgnette, le Canada et son potentiel encore énorme en ressources naturelles.Es achèteront des titres canadiens et le huard s’envolera.L’appréciation probable du huard aura un côté agréable mais aussi un aspect moins réjouissant Constatant leur pouvoir d’achat accru, les vacanciers québécois en Floride pousseront des cris de joie.En contrepartie, de retour au pays, plusieurs apprendront que leur poste d’emploi a été coupé en raison de la perte de compétitivité de leur employeur qu'aura entrainée l’appréciation du huard.On ne peut pas tout avoir. I £ DEVOIR.I.£ V £ \ |> R £ |) | Il S £ l> I £ \l H K £ 2 (I O I A Î) IDEES sommes-nous prêts a payer le pnx Pour éliminer les risques que de semblables attentats se reproduisent, il faudrait accepter de vivre dans un État totalitaire JEAN SÉBASTl RIOUX EN L’auteur est titulaire de la chaire de recherche du Canada en sécurité internationale à l'Institut québécois des hautes études internationales et professeur adjoint au département de science politique de rUniversité Laval a tragédie qui s’est produite aux Etats-Unis mardi a ravivé, dans le domaine public, la question de la prévention du terrorisme.Parmi les questions qu’on a entendues cette semaine, on note les suivantes.Comment cela a-t-il pu se produire?Pourquoi les autorités américaines n’ont-elles rien vu venir?Comment pourrons-nous éviter qu’une telle chose se reproduise?Pour que de tels actes soient évités à l’avenir, nos sociétés occidentales et démocratiques devront repenser les fondements de leur sécurité nationale et se préparer à lancer un débat sociétal destiné à déterminer jusqu’où nous sommes prêts à aller pour prévenir les actes terroristes sur nos sols.En analysant ce qui s’est déroulé, j’ai été frappé, en premier lieu, par l’audace et la précision des opérations terroristes.Soulignons qu’elles ont nécessité beaucoup de planification et de soutien logistique: il a fallu au moins trois à six individus pour prendre le contrôle des appareils, dont au moins un qui pouvait piloter chaque engin.(Notons cependant qu’en réalité, les professionnels incorporent une redondance dans la planification des opérations au cas où l’un d’eux serait dans l’incapacité de mener sa tâche à bien.Je ne serais pas surpris si au moins deux terroristes par avion étaient capables de le piloter.) Il a fallu acheminer d’importantes ressources financières, coordonner les déplacements des individus 9EË ».ï.L i M U iHMtt I.K DEVOIR Nous pourrions réduire le nombre d’attentats terroristes, disons, de moitié en changeant notre mode de vie quotidien.Nous pourrions par exemple doubler les contrôles de sécurité aux aéroports — mais cela voudrait dire attendre plus longtemps et accepter qu’on ouvre et qu’on fouille nos bagages.aux États-Unis, trouver des maisons dites sécuritaires pour héberger et nourrir les terroristes, etc.De plus, on sait que dans des opérations de ce type, chaque attentat sera planifié et perpélré par les membres d’une même cellule.Il y avait donc un minimum de quatre cellules à l’œuvre aux États-Unis, chacune indépendante et ignorant l’existence des autres en cas d’arrestation de l’un des membres, et ce, jusqu’au tout dernier moment, où la nature complète de la mission et le plan sont dévoilés aux exécutants.Il y a donc un chef qui a mis sur pied plusieurs cellules et en a assuré la coordination.Cela représente beaucoup de travail, beaucoup de planification.Dès l’annonce de l’attentat, on présumait Oussama ben Laden d’être le cerveau derrière cette tragédie sans précédent.Le deuxième élément qui m’a frappé est l’immensité de la bavure que représenterait, pour les services de sécurité américains, une opération menée par l’homme qu’ils recherchent le plus assidûment.En effet, depuis qu’on blâme ben Laden pour le bombardement du World Trade Center, la destruction de la tour de Khobar, en Arabie Saoudite, et les attentats aux ambassades américaines à Dar es Salaam et Nairobi, il est devenu le most wanted du FBI américain et l’objet d'une surveillance électronique continue par la National Security Agency, une agence si secrète que ce n’est que durant la présidence de Bill Clinton que le gouvernement américain a confirmé l’existence même de cette agence vouée à l’interception des communications électroniques et à leur décryptage.Ironie suprême Nous assisterions donc à l’ironie suprême de l’homme le plus recherché de la planète qui aurait quand même réussi une opération terroriste d’une envergure sans précédent.Si ben I aden est effectivement responsable de ces at- iu tentats, nous constaterons que face à des terroristes déterminés, il existe peu de protection.Finalement, on m’a souvent demandé, ces derniers jours, de faire part de mes commentaires au sujet des préparatifs nécessaires pour éviter que quelque chose du genre ne se reproduise.Nous pourrions réduire le nombre d’attentats terroristes, disons, de moitié en changeant notre mode de vie quotidien.Nous pourrions par exemple doubler les contrôles de sécurité aux aéroports — mais cela voudrait dire attendre plus longtemps et accepter qu’on ouvre et qu’on fouille nos bagages.Nous pourrions vivre avec des contrôles d’identité aléatoires dans les rues — sachant très bien que ceux-ci ne deviendraient pas très «aléatoires- et que les personnes de couleur seraient plus souvent contrôlées que les personnes de race blanche, et les hommes plus souvent que les femmes.Finalement.on pourrait donner plus de mvoirs aux autorités, mais cela imiterait nos droits de parole et; notre vie privée.Nous pourrions collectivement devenir plus vigilants, surveiller les sacs sans proprietaire dans les endroits pu- , blics et nous préoccuper des va et-vient bizarres de nos voisins.Si la société est prête à subir ces mesures de sécurité en plus des autres que je n’ai pas mentionnées, il est pensable que nous pourrions prévenir les attentats.Pour les prévenir totalement, d'pendant, il faudrait accepter de vivre dans un Etat totalitaire.En somme, les États-Unis et le Canada devront revoir leurs dispositifs de sécurité s’ils veulent réellement réduire les risques d’attentats terroristes.Les citoyens devront — vous excuserez l’expression — s’armer de patience, accepter plus de contrôles, s’habituer à une présence policière plus marquée et commencer à penser en ces termes, comme le font les citoyens d’autres pays.Nos gouvernements auront aussi à changer.Les pays occidentaux devront partager leurs renseignements afin d’éviter que d’autres vies ne soient sacrifiées.Dans le cas des attentats de mardi, on réalise à quel point l’«enne-mi» qu’on doit affronter est sans visage et imprévisible.Toute la technologie du monde ne peut s nous renseigner, la's satel-es et les méthodes d’analyse et de décryptage des communications les plus développés n’ont pu stopper pette opération sanglante.Les Etats-Unis devront augmenter leur capacité de développer le renseignements dit «humain» en ayant des agents dans ces cercles idéologiques et dans ces groupes, mais on criera alors de nouveau que les Américains se mêlent de tout.Quel est le prix à payer pour assurer sa sécurité nationale?iiu L’escalade du superterrorisme Les groupes extrémistes d’aujourd’hui n’ont aucun besoin des armes biologiques, chimiques, nucléaires ou même informatiques N JEREMY LEFEBVRE Chercheur associé au Groupe de recherche sur la sécurité internationale (GERSI) ombreux sont les parallèles dressés entre les attaques terroristes sur le World Trade Center et le Pentagone et l’agression-surprise du Japon contre la base militaire américaine de Pearl Harbor à l’aube du 7 décembre 1941.Il faut toutefois réaliser qu’au delà du choc majeur sur la société américaine, il existe présentement peu de similarités entre ces événements tragiques.Si l’attaque navale japonaise a provoqué le déelepehement des hostilités avec les États-Unis lors de la Deuxième Guerre mondiale, les attaques terroristes du 11 septembre constituent, par opposition, une escalade du superterrorisme qui frappe des cibles américaines à l’extérieur comme à l’intérieur du pays depuis le début des années 90.Nous comptons parmi les plus notoires la première attaque du World Trade Center en février 1993 (six morts, plus de 1000 blessés), l’attaque à Oklahoma City en avril 1995 (168 morts, plus de 500 blessés), la détonation d’un explosif au Centennial Park à Atlanta lors des Jeux olympiques de 1996 (un mort, plus de 1000 blessés) et, la même année, l’attentat de Dah-ran, en Arabie Saoudite, sur une installation militaire américaine (19 morts, plus de 300 blessés), les attentats d’août 1998 sur les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie (301 morts, dont 12 Américains) et l’attaque d’octobre 2000 contre le U.S.S.Cole dans le port d’Aden, au Yémen (17 morts).La destruction inégalée de mardi témoigne de l’intention macabre des terroristes contemporains: maximiser les pertes humaines.Devant la multiplication d’attaques contre des citoyens, des ijiilitaires et des installations des États-Unis, Washington avait pourtant, depuis 1995, mobilisé d’importantes ressources.En 2000, les Américains ont dépensé davantage au poste «lutte contre le terrorisme» que dans l’ensemble des programmes controversés de défense antimissiles, soit 11,34 milliards $US par rapport à 4,7 milliards $US.Cependant, les nombreuses inconnues caractérisant le terrorisme contemporain minent la mise en œuvre de politiques antiterroristes efficaces.D’abord, les adversaires soupçonnés de recourir au terrorisme sont multiples en forme et en nombre.Le terrorisme peut aussi bien être un outjl asymétrique dans l’arsenal d’É-tats faibles que dans celui de groupes étrangers et locaux, soupçonnés de comploter contre les intérêts américains.Selon le FBI, l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Libye, la Corée du Nord et le Soudan commanditent présentement le terrorisme international, 29 groupes terroristes étrangers demeurent actifs dans le monde et plusieurs groupes terroristes américains menacent d’agir fréquemment.La part du gâteau des ressources du renseignement américain accordée à la surveillance des activités de chaque acteur reste minime, en dépit de l’accroissement de son budget L’effet de surprise Ces acteurs terroristes disposent également de l’avantage que procure l’effet de surprise, fis peuvent envisager l’utilisation de différents types d’armes pour atteindre leurs objectifs, dont les armes chimiques, biologiques, nucléaires, radiologiques, électromagnétiques, informatiques et les explo- REUTERS Devant la multiplication d’attaques contre des civils et des militaires, Washington avait pourtant, depuis 1995, mobilisé d’importantes ressources.sifs de haut calibre.Jusqu’à 25 Çtats sont soupçonnés par les États-Unis de posséder ou de chercher activement à acquérir des armes de destruction massive (chimiques, biologiques et nucléaires).Un rapport gouvernemental notait récemment que 120 États disposent de divers moyens de mener une guerre virtuelle.Ces acteurs disposent également d’un vaste choix de cibles.La liberté de circulation au sein de la société américaine en fait une cible privilégiée.Ils peuvent s’attaquer aux aéroports, aux systèmes d’aqueducs, aux barrages hydroélectriques, aux édifices gouvernementaux et privés, aux lieux de rassemblements po- La tragédie de mardi témoigne d’une intention de maximiser les pertes humaines pulaires ou encore aux industries jugées essentielles.Devant la gamme étendue des types d’attaques possibles et le constat selon lequel les limites budgétaires ne permettent pas des investissements tous azimuts, les autorités américaines ont décidé il y a plusieurs années de concentrer leurs efforts sur certains aspects particuliers du terrorisme.De concert avec la Maison-Blanche, le Congrès lançait le bal en 1996 en s’attaquant en priorité aux menaces du terrorisme chimique et biologique, et ce, pour trois raisons.Primo, ils étaient d’avis que le terrorisme avec les armes de destruction massive représentait la plus grande menace au pays.Secundo, ils jugeaient que les difficultés liées à la lutte contre ce type de terrorisme dépassaient largement celles liées au terrorisme conventionnel.En conséquence, il fallait y consacrer plus d’énergie.Le FBI et les autres forces policières affichaient d’ailleurs, avant 1993, une feuille de route fort acceptable dans la prévention d’actes terroristes intérieurs, contrecarrant jusqu’à 23 attentats en 1985.Enfin, ils soutenaient, non sans raison, que les effets des armes chimiques et biologiques pouvaient être renversés par une réplique médicale rapide et efficace, tandis que les autres types d’attaques n’offraient pas cette possibilité.lœs initiatives du Congrès et du président Clinton ont ainsi mené à la mise sur pied de plusieurs programmes d’urgence, devant être mis en branle en cas d’incident terroriste de type chimique ou biologique.En outre, la 63' directive présidentielle du 22 mai 1998 a mis en place une nouvelle structure d’agences et d’organisations parapubliques visant la défense des réseaux informatiques américains, en partenariat avec le seçteur public.A la lumière du plus terrible attentat terroriste de l’ère moderne, la concentration des énergies sur ces secteurs semble indiquer que l’on s’est trompé sur la menace à combattre et qu’une évaluation plus juste de la situation aurait permis d’atténuer ou encore d’éviter cette tragédie.Il n’en est rien.les autorités américaines savaient d’emblée que la prévention et la protection de l’ensemble du |>ays, à tout moment, contre toute éventualité, étaient deux tâches extrêmement difficiles à réaliser, d’autant plus difficiles en raison de la valeur accordée par les citoyens américains à leurs droits et libertés.Le débat stratégique sur la probabilité d’une attaque terroriste aux armes de destruction massive se clôt amèrement avec une leçon apprise au prix de milliers de morts: les terroristes de l’époque actuelle n’ont aucun besoin des armes de destruction massive ou des capacités de guerre virtuelle [Rjiir infliger la mort, provoquer la terreur et semer la discorde à grande échelle.Il ne faut pas croire, à l’inverse, à la futilité des mesures de lutte contre le terrorisme adoptées depuis 1996.Sans aucun doute, l’intervention rapide des pompiers, policiers et intervenants médicaux, du FBI et de la Garde nationale à New York peut être attribuée à l’élaboration des plans d’urgence en cas d’accidents chimiques ou biologiques.De nombreuses vies, qui auraient été perdues autrement, ont ainsi été sauvées.Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cçtte page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Étant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à HCXXI caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redactionibledetxnram) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.IA RÉDACnON Journalistes à l'information générale et LouisCüles F rancoeur fesettwisrsten/l.Benoit NJunger (rrsfi AOnatiqua); Martin lïuclos et Christine Dumazet (rr/frtenfs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; .„ ____________________________________________,.,_____________________________________ ______ à l’information économique : Gérard Bérubé Mjmnt au directeur de l'informatim).Claude Lévesque.Claude Turcotte.René lewandowski; A l’information internationale : Jean-Pierre U*auk, Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); A l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Coraeffier correspondantes parlementaires à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac Icorrespondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Héléne Alarie {secrétaire à la rédaction) ; Louise-Maude Rioux Soucy (commis).la, documentation : Gilles Paré (directeur) ; Manon Derome Serge Laplante {Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITE ET LE MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine CMé.Marlene Cèle, Martin Fournier.Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane legault.Ja< que» A Nadeau Claire Paquet Micheline Ruelland, (publicitaires).Laurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie Laporte.Martine Bérube (secrétaire) LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernalrhez.l-hilippc Born.-, Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard l’es Cormiers Donald Filion, Yanick Martel.Olivier Zuida PROMOTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable intérimaire), Hélene Gervais.Dominique Uriviere.(responsable à ta promotion des abonnements] Monique L'Heureux, Use Lachapelle.Rachelle Leclerc L’ADMINISTRATION Nicole Carmel I.responsable des sendees comptables).Céline Furoy.Olivier Inchambre (contrôleur).Ghislaine Lafleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative!.Danielle laperriere, Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DI I DEVOIR Roger Boisvi-rt tmee président exécutif et directeur général) A 10 LE D E V O 1 K .L E V E D K E D I It SEP T E M B K E 2
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