Le devoir, 7 août 2001, Cahier A
www.lfdevoir.fo m E DEV0IÏ LES SPORTS L’Américaine Marion Jones vaincue au 100 mètres Page B 5 ACTUALITES Les Fêtes gourmandes sont affamées Page A 3 PERSPECTIVES Violences au sommet de PAPEC à Vancouver Canada, une marque de commerce La direction de la GRC est blâmée sévèrement Q plus prest u’ont en commun Coke, Ford, PriceWate-rhouse, Desjardins et.Canada?Ce sont des marques qu’il convient de rendre le plus présentes possible à l’esprit des consomma-teurs-citoyens.Le gouvernement fédéral est résolu à gagner la bataille du branding de son \vordmark contre la marque concurrente, Québec.A coups de dizaines de miflions par année.Au Masters de tennis du Canada à Montréal, le mot Canada assorti de l’unifolié au-dessus du A final, le wordmark, pour employer le jargon des spécialistes en branding, apparaissait bien en vue sur la clôture bordant les courts, aux côtés de Stade du Maurier, de Nabob Summit Café de Colombia, de La Presse, de la SAQ.Des marques de commerce, autant de commanditaires qui ont payé gros pour se retrouver là.La marque Canada était d’ailleurs très bien placée, au fond du terrain: elle sautait aux yeux quand on regar-?dait les joueurs servir.A beaucoup plus petite échel-le^au Séminaire des Pères maristes à Sillery, la ban-ntere «Canada drapeau» côtoie les signatures de Desjardins, de Volvo de Québec, de PriceWaterhou-âe.iaê Bell, d’un bureau d’avocats, etc.Ces panneaux clôtûrent le terrain de soccer du collège privé: il y a deux ans, on a fait appel à des commanditaires pour te rénover.La marque Canada peut ainsi être déployée dans le réseau d’éducation québécois.VOIR PAGE A 8: MARQUE Robert Dutrisac ULSTER UIRA propose de désarmer AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Belfast — L’IRA a proposé une «méthode» pour neutraliser son arsenal, a annoncé hier la Commission internationale chargée du désarmement des milices, un geste immédiatement salué par Londres, Dublin et les protestants, ces derniers réclamant toutefois des actes et un calendrier.Le jour même où les partis nord-irlandais étaient censés donner leur réponse aux propositions anglo-irlandaises, la commission dirigée par le général canadien John de Chastelain a annoncé que la milice catholique avait proposé une «méthode» pour mettre ses armes «hors d’usage de jaçon complète et vérifiable».Mais John de Chastelain s’est refusé à préciser en quoi consistait cette méthode, pas plus qu’il n’a évoqué un calendrier pour le désarmement de TIRA, comme le réclament à cor et à cris les unionistes protestants pour avaliser le projet de compromis de Inndres et Dublin.Le général canadien concède d’ailleurs que «la questionné qui se pose maintenant est de savoir quand le désarmement effectif va commencer».Pour autant John de Chastelain se dit satisfait des propositions de TIRA qui selon lui «correspondent au cadre fixé par le gouvernement» britannique.Ces propositions laissaient hier espérer une avancée, alors que ni les républicains, ni les unionistes ne semblaient prêts à accepter les propositions de paix anglo-irlandaises sur l’Ulster à ITieure-limite imposée VOIR PAGE A 8: IRA Le général de Chastelain refuse cependant de détailler la proposition INDEX -s Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Bourse.B2 Cuhure.B 8 Économie.B 1 Éditorial.A 6 Idées.A 7 Monde.A 5 Mots croisés .B 6 Météo.B 6 Sports.B 5 Télévision.B 7 Mli 5 , ’ ARCHIVES PC Le sergent Hugh Stewart, celui qu’on a baptisé Sergeant Pepper, photographié lors de son témoignage devant la commission d’enquête sur les événements entourant le sommet de l’APEC.Le commissaire Hughes conclut aussi à une «implication déplacée» du gouvernement MANON CORNE ELI ER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement fédéral a eu une implication déplacée dans l’organisation de la sécurité de la Conférence de l’APEC mais ce sont les plus hauts échelons de la GRC qui doivent porter la responsabilité des dérapages.C’est leur planification déficiente des mesures de sécurité qui a conduit à un traitement des ma-nifestants contraire aux normes professionnelles et à leurs droits fondamentaux, a conclu la commission d’enquête sur les agissements de la GRC lors du sommet de Vancouver en novembre 1997.Selon le rapport du commissaire et ancien juge Ted Hughes, obtenu hier par certains médias j|u)thes dont le réseau 'IVA, «la performance de la police n 'était pas à la hauteur des standards acceptés et attendus de compétence et de professionnalisme».Près de quatre ans après que les manifestants eurent été incarcérés, fouillés à nu, dépossédés de leurs bannières et aspergés de gaz au poivre de Cayenne, le juge Hughes conclut: «Dans la plupart des cas où j'ai trouvé que la conduite policière était inappropriée dans les circonstances ou encore contraire à la Charte des droits, la première responsabilité revient à ceux qui occupent des rôles clés en matière de planification de la sécurité pour la conférence de l’APEC.Ce VOIR PAGE A 8: GRC Descendants de Panoramix Le Québec compterait jusqu’à 800 druides qui se réunissent les soirs de pleine lune On les croyait à jamais disparus, éradiqués par les armées romaines.Eh bien, non.Les druides, ces anciens prêtres de l’époque gauloise et celtique sont, en l’an 2001 après Jésus-Christ, toujours bel et bien vivants.En Bretagne — bien sûr — en Irlande, en Angleterre, aux Etats-Unis et même au Québec où entre 700 et 800 fiers descendants du très imaginaire Panoramix se réunissent régulièrement, dans les villes et campagnes, les soirs de pleine lune pour invoquer les divinités.avant de festoyer autour d’un banquet, comme l’impose la tradition.FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Album de photos.En haut: quatre hommes en tunique blanche et rouge en cercle dans un parc.L’un est masqué.Un visage de loup.Un autre tient un tambour sur lequel un corbeau est dessiné.Face à eux, deux jeunes.La trentaine avancée.L’air solennel.Chacun porte une lance.«Ça, c'est une VOIR PAGE A 8: PANORAMIX à £ h i e l s p é r.Rentrée scolaire samedi août 2001 F Tombée publicitaire le 10 août 2001 LE DEVOIR 1 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI A O L' T 2 0 0 1 A 2 •LES ACTUALITES- Barry, moins violent que prévu .____ JOE SKIPPER REUTERS LA TEMPETE TROPICALE «Barry» et son cortège de fortes pluies et de vents violents ont frappé hier la Floride et le sud de l’Alabama.Déclassée en dépression tropicale, quelques heures après son passage sur les côtes de Floride, la tempête s’est abattue sur le continent avec des vents soufflant à 100km/h, près de la ville de Destin à l’ouest (photo).«Barry» a renversé des arbres sur les routes, soulevé d’énormes vagues dans le Golfe du Mexique et brisé de nombreuses vitres, mais aucune victime, ni dégât sérieux n’ont été signalés dans l’immédiat.Ixs autorités de Floride ont cependant annoncé que 34 000foyers étaient privés d’électricité dans l’ouest de l’État.Les routes et lignes téléphoniques sont, elles, restées intactes.À l’hôtel de ville Bourque fera face à une opposition soudée ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Presque tous réunis, désormais, sous la bannière de Gé-rald Tremblay, les conseillers municipaux de l'opposition se promettent de coordonner leurs attaques à l’hôtel de ville contre l’administration Bourque.Saisissant l’actualité au bond, ils devaient faire, à la séance du conseil municipal d’hier soir, de l’habitation le principal thème de leurs interventions.On comptait bien, à la veille de l’assemblée, en profiter pour critiquer la façon dont le maire Pierre Bourque a résolu la semaine dernière l’occupation par des squatters d’un immeuble privé.«Avant l’Union [des citoyens de l’île de Montréal de Gérald Tremblay], expliquait hier le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Michel Prescott, on respectait une certaine entente non écrite qui nous amenait à éviter d'empiéter sur des dossiers dont s’occupait un autre conseiller d’opposition.» Au cours des derniers mois, 11 des 12 membres de l’opposition se sont ralliés d’une manière ou d'une autre soit au parti soit à la candidature à la mairie de Gérald Tremblay.Collection d'indépendants et d’élus issus du Rassemblement des citoyens de Montréal ou des défunts partis Nouveau Montréal de Jacques Duchesneau et Equipe Montréal de Jean Doré, le groupe de conseillers s’est réuni pour la première vendredi dernier.Ils se partageront dorénavant de façon plus explicite chaque dossier tout en s’offrant au besoin mutuellement leur aide, lorsque de la recherche sera nécessaire par exemple.On envisage également, révèle Michel Prescott, la possibilité de se diviser l’ensemble du territoire montréalais pour assurer, d’ici aux élections, une meilleure représentation des citoyens.Le conseiller de Jeanne-Mance ne se fait toutefois pas trop d’illusion quant à l’impact que cet ef- fort commun aura sur le déroulement des travaux du conseil municipal.On manquera tout d’abord de temps pour déployer une véritable stratégie d’ensemble.Il ne reste en effet que bien peu de séances d’ici au 4 novembre, et les conseillers préféreront sans doute se concentrer sur leur campagne électorale.Et puis, la douzaine de conseillers d’opposition continueront à avoir bien peu de poids pqr rapport aux 39 conseillers de l’Equipe Bourque/Vision Montréal.«L’administration municipale q montré si peu de respect au cours des dernières années pour le conseil municipal que le travail qu’on y fait ne peut pas avoir beaucoup d’impact, déplore Michel Prescott.Elle refuse systématiquement de tenir des comités pléniers ou toute autre forme de débats.Et le président du conseil joue toutes les fois son jeu.On se croirait revenu aux années 50, le conseil municipal de Montréal est devenu le tiers monde de la démocratie municipale.» ’ *' Reportages journalistiques Le CRTC a donné un mauvais signal PRESSE CANADIENNE Bruxelles — la plus importante association internationale de journalistes a critiqué hier le CRTC pour avoir permis la semaine dernière à un réseau de télévision et à un journal d’utiliser dorénavant le même journaliste pour un effectuer un reportage.la Fédération internationale de journalistes a souligné qu’en permettant une pratique déjà en usage aux Etats-Unis, le CRTC contribue à amoindrir la qualité du journalisme des réseaux privés tout en nuisant aux médias publics.«Si le secteur privé peut s’en sauver en qualifiant de sérieuses les in-jbrmations médiocres qu’il diffuse, il n'y a aucun doute que de plus finies pressions seront exercées sur les diffuseurs publics pour imiter» sa politique de réductions budgétaires et d’abaissement des critères de qualité, a déclaré le secrétaire général de l'association, Aidan White.Le CRTC a décidé, la semaine dernière, de renouveler les permis de diffusion des réseaux CanWest Global et CTV pour les sept prochaines années.CanWest est aussi propriétaire de la chaîne Southam News et du National Post tandis que CTV est une filiale de Bell Glo-media à qui appartient aussi le Globe and Mail.Le CRTC a autorisé ces sociétés à ne plus séparer strictement les salles de rédactions de leurs stations de télévision et de leurs journaux à condition que les directions des différents médias demeurent indépendantes les unes des autres.le CRTC a aussi imposé certaines conditions à CTV et CanWest Global, qui devront notamment souscrire à une déclaration de principes visant à encadrer les cas de propriété croisée.Selon M.White, la décision «évite complètement la question de l’accroissement de la charge de travail» des journalistes.Tout en concédant que la «convergence» devient inévitable dans un contexte de fusions des médias, il a ajouté que son associar tion s’inquiétait de voir le CRTC donner le «feu vert» à l’intégration des salles de rédaction.«Les consommateurs canadiens seront les perdants de ces tranÿbrma-tions, a soutenu M.White.D’aucune façon, les journalistes qui tenteront de rassembler simultanément des informations pour plusieurs entreprises pourront maintenir la qualité du produit.» La décision canadienne pourrait aussi influencer les pays européens qui financent un service public de diffusion.ars LE SOL^BEC*.TOURS INC.gagnez;.un voyage pour 2 au i=T|pO MOV s suisses * Découvrez les chaleureux lacs suisses et italiens de la Suisse Italienne 7 nuits à l'HÔTEl AIBA1 irnezàh Madonna del Sasso VOYAGE POUR 2 D'UNE VAl EUR DE 2 SSG$ INCLUANT • •StrRttoi» MontrMCÎur*VMci n»B * IIKiWI Afcrtro (* U|» 2549 S p.p.(*> Tour 1 - 16 au 30 octobre Tour 2 - 6 au 20 novembra Tour 3 - 12 au 26 mars Tour 4-26 mars tu 9 avril ( Pinutl t Luit ns] Tour S - 9 au 23 avril Tax«« •4rl#rm«* non Incluoot: + 20 I p.p.Supp occupation tlmpl* *44* f p.p.(minimum 12 oononoma) 2549 9 p.p.(v) N) PROFITEZ DE LA RÉDUCTION APPLICABLE: REDUCTION RESERVEZ TÔT de 50$ p.p.Pout rpaarva ttortp mmot la 31 Ê0ùt2001 Ooun 1 ê 21 IfimSiSL CONSULTEZ NOTRE S/TE zofbectCHirs com ET RESER\ EZ AVEC iVTRE AGENCE VOLS AVEC SWISSAIB • HÔTELS S 6 4* - 2* REPAS - ACCOMPAGHATEUWREPRÉSENTAHT ¦ SWISS PASS - 7 CLASSE IS JOURS - < BATEAUX - 2 TRAINS SUPPLÉMENTAIRES 4 VTSTTES GUIDEES - S AUTRES VISITES ET ACTIVITÉS LE DEVOIR.1 E M A R 1) I A O I T 2 O O I A 3 -* LE DEVOIR «-—-= ACTUALITES en bref Entente avec les ex-squatteurs (Le Devoir) — La Ville de Montréal a annoncé hier s'être entendue avec les anciens squatteurs de la rue Overdale pour créer des comités conjoints dont les mandats se ront de préciser les conditions de bonne utilisation des locaux prêtés gratuitement au groupe, ainsi que de mettre au point, «dans les meilleurs délais», un projet de coopérative d’habitation autonome.Aujourd’hui regroupé au sein du «collectif Préfontaine», les squatters avaient occupé durant six jours un immeuble privé avant d’accepter, la semaine dernière, l’offre de la Ville de déménager «temporairement» dans un centre d’accueil désaffecté de la rue Préfontaine.Ils travailleront dans les prochaines semaines à développer «un projet novateur et inédit d’habitation mixte doté d’un complexe de diffusion culturelle alternative».Condamnations (PC) —Les deux adolescents coupables de l’incendie criminel qui avait causé pour 14 millions de dommages à une polyvalente de Berthierville, le 6 janvier dernier, ont reçu leur sentence ce matin au Palais de justice de Joliette.Le jeune âgé de 17 ans a écopé de sept mois de garde fermée, alors que celui âgé de 16 ans a été concjamné à six mois de garde fermée.A fissile de ces peines, ils seront tous deux soumis à une probation de deux ans.Le juge a donc suivi presque intégralement les suggestions de la Couronne.Rappelons qü’après une soirée arrosée d’alcool et ponctuée de consommation dé stupéfiants, les deux jeunes avaient commis du vandalisme sur neuf autobus scolaires et avaient fait des dégâts dans deux écoles primaires, avant de voler des documents et incendier la polyvalente Pierre-de-L’Estage.Ils s'étaient livrés eux-mêmes à la police, plus tard.Rage au volant (PC) — Un autre cas d’agressivité au volant a fait, cette fois, cinq blessés tard hier soir, dans le nord-est de Montréal.Vers 23 heures 50, un automobiliste en a doublé un autre de façon serrée sur le boulevard Pie-K, en direction sud.Près de la rue Everett, la voiture qui a doublé Vautre s’est engouffrée dans un stationnement, là où l’autre automobile l’a suivie.Les deux conducteurs se sont d’abord disputés mais en peu de temps, les deux voitures se sont vidées: quatre occupants dans une voiture, cinq dans l’autre.Des objets contondants, tels que des essuie-glaces, des clubs de golf et des pieds-de-biche ont été utilisés lors des affrontements, qui ont fait cinq blessés.Une femme a réussi à prendre la fuite.Plus tard, les policiers se sont présentés et les instigateurs des affrontements ont été arrêtés.Enquête sur Côté Sherbrooke (PC) — L’enquête sur remise en liberté provisoire de Re-nald Côté doit avoir lieu aujourd’hui, en principe, tandis que celle de ses fils Donald et Serge a été reportée au 6 septembre pour la forme.Renald Côté, âgé de 50 ans, est inculpé de 15 chefs d'abus sexuels envers sa fille, tandis que Donald, 26 ans, est accusé de 19 chefs et Serge, 23 ans, de 13 chefs d’abus, tous deux envers leur sœur.Ces dates ont été fixées hier par le juge Michel Beauchemin de la Cour du Québec, à Sherbrooke.Renald Côté pourrait théoriquement réclamer une autre remise s’il s’adressait à la Cour supérieure dans le but d’obtenir un avocat d’office afin de le représenter après avoir été déclaré inadmissible à l’aide juridique.Le juge Beauchemin a fixé cette enquête à aujourd’hui après sept remises dans la cause de Renald Côté écroué depuis le 28 juin et encore à la recherche d’un avocat Le procureur Hélène Fabi entend procéder rapidement au moyen d’une preuve accumulée par les enquêteurs Brigitte Beaudoin de la police de la région sher-brookoise ainsi que par Daniel Ste-ben et Sylvain Guay de la police de Memphremagog.Chantal Hébert Notre chroniqueuse est en vacances.Elle nous revient le 28 août avec sa chronique hebdomadaire.Avec les fusions Les cours municipales devraient être plus proches des citoyens La vague des fusions n'épargne aucun service, ni même les cours municipales.Le plan d’intégration divulgué la semaine dernière par le ministère de la Justice laisse présager un changement majeur de philosophie.La nouvelle cour sera plus proche du citoyen ou ne sera pas.BRIAN MYLES LE DEVOIR La Cour sera ouverte même le soir.L’accusé pourra plaider sa cause par écrit sans avoir à se déplacer.Les détenus seront entendus par vidéoconférence le plus souvent possible.Les auteurs d'une première infraction pourront éviter la prison en adhérant à des programmes de traitement.La cour municipale — version fusionnée — est appelée à fonctionner selon des principes d'humanité et d’efficacité.Dans un rapport rendu public la semaine dernière, l’avocat Jacques Bellemare propose une petite révolution dans le monde de la justice municipale.L’expert mandaté par le ministère de la Justice a esquissé le fonctionnement des cours municipales dans les «nouvelles» villes de Montréal, Québec, Longueuil, Hull-Gatineau et Irévis.Un réel souci du citoyen, celui qui doit comprendre et affronter la machine judiciaire, se dégage de l’ensemble de ses recommandations.Selon M' Bellemare, le statu quo est inacceptable.«On ne peut justifier dans aucune des cinq villes, et cela malgré l'étendue des nouveaux territoires, la fourniture de services reliés à la cour municipale selon le mode actuel», écrit-il dans son rapport.Dans son plan d’intégration et d’organisation, il suggère la mise en place d’une justice municipale divisée en trois catégories de services directs à la population.À titre d’exemple, le modèle montréalais se déploierait de la façon suivante.Chacun des bureaux d'arrondissement accueillerait un comptoir de services.En plus de l’information d'ordre général, il serait possible d’y trouver des formulaires, consulter le plumitif, déposer des plaidoyers ou des requêtes en matière pénale, payer des amendes, prendre des ententes de paiement différés.Cela implique la création d’une nouvel- le catégorie de percepteurs autorises à conclure des ententes, prolonger les delais et avertir la Société de l’assurance automobile lorsque le dossier est réglé.Virages numériques Une telle organisation implique que l'appareil judiciaire — plutôt technophobe de nature — prenne le plus radical des virages numériques.La modernisation permettrait de consulter en ligne les bases de données et d'accéder à des conseils donnés par un personnel qualifie.Six centres intermédiaires de services seraient aménagés sur l’île de Montréal dans les locaux actuels de cours municipales ou d’hôtels de ville.Ils seraient situés à Montréal, rue Gosford, à Verdun, Saint-Laurent, Pointe-Claire (ou Dollard-des-Ormeaux), Ahuntsic et Saint-Léonard.Des salles d’audiences seraient aménagées dans ces centres pour accueillir des causes en matière pénale et civile et en matière criminelle, au stade du procès, si la personne n'est pas détenue.Les dossiers de violence conjugale y seraient traités dans le souci de rapprocher la justice des personnes et des familles concernées.Le chef-lieu serait enfin aménagé à proximité de la Cour munici- pale de Montréal à des lins de coordination d'ensemble.L'édifice hébergerait la magistrature, le si« crétariat, la bibliothèque de reference, la direction, le greffe, etc.les auditions en matière criminelle, pénale et civile des quartiers de la «vieille» ville de Montréal y seraient entendues.Dans la plupart des cas, il serait possible d’obtenir un procès sur rendez-vous, à heure prédéterminée, à l'endroit choisi par le contrevenant.Pour ce faire, la Cour municipale de Montréal devra accepter de siéger le soir dans une proportion d'une séance sur deux.Le code de procédure pénale devra également faire l’objet de modifications afin d’instaurer un système de procès par écrit et de dispenser le défenseur d’être présent Les contrevenants qui en sont à une première infraction seront orientés vers des programmes sociaux comme il en existe déjà à Montréal (désintoxication des alcooliques, entraide aux femmes accusées de vol à l’étalage, aide aux ex-détenus psychiatriques, réinsertion sociale des prostituées, etc.).De telles initiatives de non-judiciarisation et de conciliation devront être intégrées à toutes les cours municipales.Le but avoué des programmes est noble: tout en désengorgeant les tribunaux et les prisons, ils permettent de venir en aide à des personnes en détresse en leur épargnant le stigmate d’un casier judiciaire.Cette justice dite «de proximité» se présente comme une réponse aux difficultés rencontrées par la justice traditionnelle dans la résolution de problèmes d’ordre social, humain et légal.In réforme est encore au stade préliminaire.M' Bellemare a présenté son rapport final au ministre de la Justice Paul Bégin, qui a confié à son tour l'analyse du document à un comité d’experts du ministère.Les décisions finales sur le sort des cours municipales se prendront d’ici à la fin septembre.Les dossiers de violence conjugale seraient traités dans le souci de rapprocher la justice des personnes et des familles concernées Les Fêtes gourmandes ont atteint un plateau «Nous sommes rendus au point où il va falloir convoquer une conférence de presse pour dire que si le gouvernement ne nous appuie pas on va fermer nos portes» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Agneau fumé pour les Fêtes gourmandes: l’événement fait partie des cinq plus grands festivals de Montréal.' iso familles Pour obtenir plus d'informations ou pour recevoir un formulaire de candidature : 1 800 463-2851 iso.familles@csf.gouv.qc.ca www.csf.gouv.qc.ca SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR a passe ou ça casse.Arri-vées à leur dixième édition, les Fêtes gourmandes ont atteint un plateau, croit leur directeur général Stéphane Yammako et seul un plus grand investissement de la part des gouvernements saura rehausser l’événement.«Nous sommes rendus au point où il va falloir convoquer une conférence de presse pour dire que si le gouvernement ne nous appuie pas on va fermer nos portes», a-t-il clamé en entrevue hier sur le site des Fêtes gourmandes, qui se tiennent sur l’île Notre-Dame, à Montréal, jusqu’au 19 août.Certaines personnes en auront plein la bouche pendant ces deux semaines où elles peuvent déguster des nouveautés ou des plats exotiques, faits à base d'alligator ou de quenouilles par exemple.Stéphane Yammako, lui, en a plutôt gros sur le cœur.«C’est à notre tour de recevoir du financement, croit-il.Nous faisons partie des cinq plus grands festivals de Montréal et, pourtant, nous n ’avons reçu que 300 000 $ des différents paliers gouvernementaux en cinq ans.» Chaque année, environ 300 000 personnes foulent le sol du site, dont 20 % proviennent de l’étranger.L’événement coûte un million à organiser: les tentes de service, le gaz, l’électricité, les vendeurs qui partent à la rencontre de restaurateurs intéressés par l’expérience.Un stand de taille moyenne de 200 pieds carrés se loue 6700 $.Il y a 70 stands en tout sur le site.Les commandites pour leur part, comme celles de Coke, Naturo et i-Mac permettent des réductions de coûts pour l’organisation mais n’apportent pas d’eau neuve au moulin, précise M.Yammako.Et puis, l’achalandage est victime des caprices de Dame Nature (la canicule des derniers jours a attiré moitié moins de gens qu’à l’habitude selon un membre du personnel de l’accueil).Par ailleurs, dit-il, les Fêtes gourmandes ne rentrent pas dans leurs frais.Niveau plus international En traçant un bilan des dix dernières années, Stéphane Yammako considère qu’il est temps de faire passer l’événement à un autre niveau, plus international.Les idées ne manquent pas: les Fêtes gourmandes pourraient attirer de grands chefs new-yorkais ou de Chicago; elles pourraient organiser des compétitions culinaires.Mais ça ne se fait pas en criant «ciseaux»: «Il faut envoyer des gens de notre équipe vendre l’idée aux Américains.Il faut financer les installations pour pouvoir bien les accueillir.» Depuis les cinq dernières années, les nouveautés sur le site se trouvent uniquement dans l’art culinaire, d’ajouter M.Yammako.Difficile d’attirer de nouveaux restaurateurs?«Ceux qui viennent ici savent qu’ils vont stimuler leur business.Mais les grands restaurateurs demeurent absents.» Manque de dynamisme de la part de la direction, manque de bons contacts, manque de stratégie aussi.Le d.g.se fait critique.Seul espoir: que le succès de la première édition des Fêtes gourmandes à Ottawa-Hull serve de rampe de lancement à l’édition montréalaise.«Nous avions l'équipe culinaire olympique et même le chef du premier ministre!», se réjouit M.Yammako.Même la délégation italienne a participé à l’événement, ce qu’elle n’a jamais fait dans le cadre de l’édition montréalaise.Celle-ci profitera cette année de la présence d'un délégué de l’ambassade de la Suisse et du Cameroun.Reste à savoir si l’organisation saura les convaincre, tout comme le gouvernement, de s’investir dans l’événement.CLUB 14021 HOMME Coupe-vents importés d’Italie réversibles GRAND SOLDE D’ÉTÉ 150s seulement RÉGULIER 35Q! 1118, rue Ste-Catherlne O.2e étage, Montréal Tél.: (514) 861-3636 À L’ASSOCIATION DES DEVENUS SOURDS ET DES MALENTENDANTS DU QUÉBEC 7400 bout St-Laurent, locaux 35 et 36 Montréal, Qc H2R 2Y1 • Les ateliers de pratiques de lecture labiale débuteront mardi le 11 septembre 2001 (durée 10 semaines) de 11h à 13h suivi de la danse en ligne de 14h à 16h.• Les ateliers de pratiques de la L.S.Q.(langue signée québécoise) débuteront mercredi le 12 septembre 2001 (durée 10 semaines) de 10H à 12h.AU CENTRE ST-LOUIS DE MONTFORT À LAVAL • Les pratiques de lecture labiale débuteront jeudi le 13 septembre 2001 (durée 10 semaines) de 19h à 21h.Le nombre de places étant limité, réservez tôt.Les ateliers d’écriture seront annoncés prochainement.ASSOCUTUM DES KVDTOS UUItDS ET DES MALEXTEK DAXTS OU QUÉBEC 7400 boul.St-Laurent, #36 Montréal (Québec) H2R 2Y1 Tél.: (514) 278-9633 (voix) (514) 278-9636 (ATS) Fax: (514)278-9075 A 4 LE DEVOIR LE MARDI A O V T 2 0 0 LES ACTUALITES A nous deux! T"" SHANNON STAPLETON REUTERS NEW YORK, comme d’ailleurs tout l’est du continent nord-américain se ramollit sous la canicule depuis plus de quinze jours.Ventre à l’air, baladeur aux oreilles, certains choisissent d’affronter les chauds rayons du soleil au lieu de trouver refuge dans l’air climatisé des gratte-ciel de Manhattan.Un nouveau « code rouge » plus virulent REUTERS Los Angeles — Une nouvelle variante, peut-être plus virulente encore, du virus informatique «Code rouge», a été repérée sur Internet au cours du week-end.Elle attaque les ordinateurs et les laisse vulnérables à d’autres intrus, rapporte un site chargé de la sécurité sur Internet.À Londres, le Home Office (ministère de l’Intérieur) a mis en garde les internautes contre l’irruption de cette nouvelle variante, soulignant son côté potentiellement plus dangereux que «Code rouge».«Les utilisateurs d'ordinateurs pourraient noter des perturbations localisées sur Internet, dont l'ampleur précise est difficile à prévoir», a déclaré le Home Office dans un communiqué publié dimanche en fin de journée.le Home Office signale que le tait de réinitialiser tue le ver sur les ordinateurs infectés.En outre, rap-pelle-t-il, installer des correctifs logiciels (patches) de Microsoft permet d’éviter toute nouvelle contamination.Ces correctifs peuvent être chargés sur divers sites.«Code rouge» s’est fait connaître à la mi-juillet en infectant environ 300 000 ordinateurs, et en touchant notamment le site officiel de la Maison-Blanche.Si la nouvelle version du ver se propage aussi rapidement que lors de la deuxième vague de contamination de «Code rouge» la semaine dernière, plusieurs centaines de milliers de sites risquent d’être rendus vulnérables aux attaques de pirates informatiques.Le centre de recherches System Administration Networking and Security Institute (SANS) a averti sur son site que la dernière variante en date du virus semblait installer un «cheval de Troie», en laissant dans les systèmes contaminés une «petite porte arrière» par laquelle un pirate informatique pouvait ensuite s’infiltrer aisément «Code rouge» infecte les ordinateurs fonctionnant avec les systèmes professionnels d’exploitation Windows NT et Windows 2000 et utilisant les versions en anglais du logiciel Microsoft Information Server (IIS), et chaque serveur infecté envoie des requêtes à travers Internet recherchant d’autres victimes à travers les configurations qui lui permettraient de se propager.Windows 95, 98 et ME ne sont pas vulnérables au virus.tes normes de la publicité, c’est notre affaire! LES NORMES CANADIENNES DE LA PUBLICITÉ Nous sommes Les normes canadiennes de la publicité, l'organisme responsable de l'autoréglementation de l’industrie.Notre mission: administrer le-Code canadien des nonnes de la publicité, l'outil de travail développé par l’industrie pour l’industrie, dans le but d'établir les normes assurant une publicité responsable.Si une publicité vous préoccupe, vous disposez d’une tribune pour exprimer votre point de vue.Ecrivez-nous le plus simplement du monde pour nous en faire part.Nous vous répondrons rapidement en vous expliquant notre prise de position.Pour obtenir de plus amples renseignements, appelez sans frais notre ligne automatisée en composant le l-8?-656-8646 ou visitez nom- site \V eh normespuh.ooni Les normes canadiennes de la publicité.4823, rue Sherbrooke Ouest Bureau 130.Montréal.Québec.HiZ 1G7 Le diabète augmenterait avec l’intolérance au glucose .PAULINE GRAVEL LE DEVOIR L^intolérance au glucose qui r touche près d’un adulte sur sept âgé de plus de 40 ans dans le monde industrialisé augmenterait le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire.Bien qu’il s’agisse d’un problème de santé courant, puisque plus de 200 millions de personnes en sont affectées, l’intolérance au glucose est rarement diagnostiquée.Elle se traduit par une hausse excessive de la glycémie (le taux de glucose dans le sang) après l’ingestion d’une dose de 75 g de sucre.Or, les montées brusques de la glycémie sont particulièrement dévastatrices pour l’organisme et peuvent à terme aboutir à un diabète.En fait, près de 50 % des adultes atteints d’une intolérance au glucose souffriront au cours des dix prochaines années de diabète de type 2, anciennement appelé diabète non insulinodépendant.Ce type de diabète apparaît lorsque sont insuffisantes la sécrétion d’insuline — l’hormone produite par le pancréas et qui permet l’assimilation, l'utilisation et la mise en réserve du glucose apporté par l'alimentation — et la sensibilité des cellules à cette hormone.L'intolérance au glucose accroît également le risque d’infarctus et d’accident cérébro-vasculaire.Ainsi, les personnes souffrant d’une intolérance au glucose succomberont plus fréquemment, dans une proportion de 34 %, d’une maladie cardiovasculaire dans les neuf années à venir que les individus dont la glycémie est normale.Il est maintenant prouvé que le maintien d’un poids normal et une activité physique régulière réduisent considérablement le risque d’apparition du diabète et des maladies cardiovasculaires.Une étude effectuée récemment en Finlande a montré qu'un mode de vie sain et discipliné avait réduit de 58 % l’évolution de l’intolérance au glucose vers le diabète de type 2.Des recherches sont également en cours pour détertni-ner si une intervention pharmacologique peut ralentir, voire prévenir la progression d’une intolérance au glucose en diabète et maladies cardiovasculaires, deux problèmes de santé qui ne cessent de prendre de l’ampleur à l’échelle mondiale.La malaria ferait de plus amples ravages que prévu PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Depuis plus de 50 ans, les scientifiques comme les journalistes rapportent que la malaria fauche annuellement un million de personnes.Cette estimation n’avait toutefois pas été réévaluée jusqu’à récemment.Dans le supplément de XAmerican Journal of Tropical Medecine and Hygiene, un groupe de scientifiques présentent des chiffres beaucoup plus dramatiques sur les ravages de la malaria.Un minimum de 700 000 à 2,7 millions de personnes meurent annuellement de la malaria, et 75 % de ces victimes sont des enfants africains.Selon ce dernier rapport publié par le Multilateral Initiative on Malaria grâce au soutien notamment du National Institute of Health (NIH), plus de 85 % des décès d’enfants atteints de la malaria sont imputables à l’anémie, à un faible poids à la naissance et à l’hypoglycémie.De plus, entre 400 et 900 millions d’épisodes de fièvre aiguë sont recensés annuellement parmi les enfants africains de moins de cinq ans vivant dans des régions où la malaria est endémique.Et ce nombre pourrait doubler d’ici 2020 si aucune mesure n’est prise pour juguler l’épidémie.Le problème est de taille car les fortes fièvres et les convulsions qu’elles entraînent chez les bébés et les enfants peuvent entraver le développement du cerveau et per- turber les fonctions cognitives, telles que la planification, la prise de décision, la conscience de soi et la sensibifité sociale.De toutes les manifestations de la maladie, les impacts sur le comportement et l’intellect sont les plus subtiles, les moins bien définies mais celles qui ont probabler ment les implications plus dévastatrices sur les enfants, les familles et les sociétés.Le rapport souligne également les liens de cause à effet entre la malaria et la pauvreté.En effet, la croissance des revenus per capita de 1965 à 1990 dans les pays où la malaria sévit particulièrement n’était que de 0,4 % par année tandis qu’elle était cinq fois plus élevée dans les pays qui sont relativement épargnés par le fléau.Des résidus de pesticides sur la moitié des fruits, légumes et cérales français AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — La moitié des fruits, légumes et céréales consommés en France en 1999 présentent des résidus de pesticides, à des taux acceptables pour 41 % d’entre eux, mais en infraction avec les normes pour 8 %, selon une enquête publiée récemment par la Commission européenne.Seulement 46,4 % des 4553 échantillons prélevés sur des fruits, légumes et céréales consommés en France en 1999 étaient exempts de pesticides (herbicides, in-secticicjes et fongicides), contre 64 % pour la moyenne de 17 Etats européens fies Quinze de l’Union plus la Norvège et l’Islande).Et 22,7 % des échantillons consommés en France présentaient un «cocktail» de plusieurs pesticides tandis que 8,3 % contenaient des résidus à des niveaux supérieurs aux normes françaises et européennes, contre 4,3 % au niveau européen.Ces résultats, plus mauvais que la moyenne (seuls les Pays-Bas et l’Autriche font moins bien), doivent être relativisés, soulignait hier la Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF)- La France ne distingue pas, contrairement à d’autres pays comme l’Allemagne, les tests de routine des contrôles ciblés sur certains produits à la suite d’alertes au niveau européen.Or en 1999, l’alerte donnée sur les taux importants de pesticides relevés sur les poires belges et les poivrons espagnols a entraîné des contrôles beaucoup plus nombreux sur ces produits.Ces tests ont alourdi les résultats français, qui portent aussi bien sur les produits d’importation que sur les fruits et légumes français.D’autres productions, celles-là bien françaises, contiennent toutefois des taux de pesticides supérieurs aux normes, comme les salades produites sous serre ou sous tunnel.Ces salades massivement traitées poussent vite, et sont récoltées trop tôt après les traitements, faisant apparaître des résidus importants de pesticides.«De bonnes pratiques agricoles doivent permettre de régler le problème», a estimé Célia Beguet, en charge du dossier pesticide à la DGCCRF.La France est le deuxième utilisateur mondial de pesticides derrière les Etats-Unis.La France est le premier utilisateur mondial de fongicides.Mais les champignons ne sont pas seuls coupables.Les pratiques agricoles (doses trop importantes à l’hectare, non respect des délais avant récolte.) sont également en cause, souligne Georges Toutain, agronome et fondateur de l’association écologiste MDRG (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures).Les effets des pesticides pour la santé sont suffisamment inquiétants pour que la Commission européenne ait engagé une révision d’ici à 2003 de toutes les substances mises sur le marché.Cancers, fertilité masculine, système endocrinien: les effets, bien que mal connus, sont déjà avérés pour plusieurs substances dont l’arséniate de soude, un fongicide utilisé depuis cent ans dans la vigne française pour lutter contre les champignons.Ce produit cancérigène, va être retiré des procédures d’homologation par son producteur, Aventis.Les jeunes toxicomanes ontariens sans le sou laissés à eux-mêmes Toronto (PC) — Les jeunes toxicomanes ontariens dont les parents n’ont pas les moyens de payer pour des traitements dispendieux offerts à l’extérieur de la province n’ont nulle part où aller, affirment des experts 4 des familles.Les membres d’une famille ontarienne qui a récemment envoyé un de ses enfants de 15 ans à l’extérieur du pays pour y recevoir des traitements contre la toxicomanie livrent présentement une bataille contre le régime d’assurance-maladie de la province afin d’être dédommagés pour les milliers de dollars qu’Us affirment ne pas avoir eu le choix de débourser.«C’est scandaleux», a déclaré David Baker, l’avocat de la famille, qui représente la poursuite confidentielle maintenant devant le Conseil de révision des services de santé.«Leur fils était en situa- tion de crise et plutôt que de le laisser dans cet état .la famille a fait appel à des services offerts à l’extérieur du pays.» Les services résidentiels de traitements et de désintoxication sont pratiquement inexistants en Ontario pour les enfants âgés de 13 à 17 ans, ce qui a des conséquences dévastatrices pour ces jeunes, affirment plusieurs experts.C a h i e l _s___p____é____c_ Paysages urbains septembre 2001 Tombée publicitaire le 31 août 2001 le devoir LE DEVOIR.LE MARDI A OIT 2 O O I Accusés de prosélytisme Les talibans détiennent des membres d’une ONG REUTERS Kaboul — Les talibans au pouvoir en Afghanistan ont fait savoir hier que le sort des 24 membres d’une organisation humanitaire internationale arrêtés la veille après la fermeture de leur ONG accusée de prosélytisme, serait déterminé selon la charia.«L’enquête se poursuit», a déclaré le vice-ministre de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice, Mohammad Salim Haqqani.«Une décision sera prise bientôt dans le cadre de la loi islamique de la charia et sur la base des instructions de l’Amirul Mominin [le Guide suprême des talibans, le mollah Mohammed Omar].» Les autorités ont arrêté 24 membres du personnef (huit étrangers, dont six femmes, et 16 Afghans) de Shelter Now International (SNA).Cinquante-neuf enfants, qui auraient été endoctrinés par cette ONG, ont également été envoyés en maison de correction, ont ajouté les talibans.Ces derniers reprochent au personnel de l’ONG d’«[.] enseigner la foi chrétienne aux Afghans».Des exemplaires de la Bible ont également été découverts dans une maison occupée par un membre du personnel afghan de l’ONG, selon l’agence officielle Bakhtar.«Ils n’ont aucun message à communiquer à leurs familles ou à leurs gouvernements.On prend bien soin d'eux et ils n’ont aucun problème», a ajouté Haqqani.Ce dernier a indiqué que deux des membres étrangers de l’organisation — un Américain et un Australien — avaient avoué peu après leur arrestation s'ètre livrés à des actes de prosélytisme à l’encontre d'Afghans.«Ils ont demandé à l’émirat et aux musulmans de les pardonner et ils seront traités à l’aune des lois de la charia», a-t-il dit Parmi les huit étrangers arrêtés, deux seraient des hommes.La presse pakistanaise croit savoir que l’un d’entre eux est Australien et l’autre Britannique.Aucun autre détail n'a été communiqué.Haqqa ni a simplement précisé que les employés locaux de l’ONG étaient détenus dans des cellules différentes de celles de leurs collègues étrangers.D a également fait savoir que les autorités enquêtaient sur les activités de l’organisation dans les reste de l’Afghanistan.Shelter Now International mène des projets humanitaires pour les réfugiés afghans au Pakistan depuis 16 ans, et a ouvert l’an dernier des bureaux en Afghanistan même.L’an dernier, les talibans, qui ont juré d’instaurer dans le pays un régime islamique pur et dur, avaient publié un décret prévoyant la peine de mort à tout musulman qui se convertirait à une autre religion ou qui participerait à semblable conversion.La Cour suprême chilienne tranche Pinochet ne sera pas extradé AGENCE FRANCE-PRESSE Santiago — La Cour suprême du Chili a rejeté hier une demande d’extradition vers l’Argentine de l’ex-dictateur Auguste Pinochet, pour son implication dans l’assassinat, à Buenos Aires en 1974, de l’ex-chef des forces armées chiliennes, le général Carlos Prats, a annoncé le secrétariat du tribunal.La 2e chambre de la Cour suprême chilienne a en effet rejeté par trois voix contre deux la demande d’extradition présentée par la juge argentine Maria Ser-vini de Cubria, arguant du fait qu’aucune poursuite judiciaire n’avait été formellement lancée contre le général Pinochet en Argentine, précise-t-on de même source.Ce verdict confirme un verdict similaire prononcé le 31 mai dernier en première instance par le juge Jorge Rodriguez Ariztia.Le général Prats et son épouse, exilés en Argentine, avaient été tués dans un attentat à la voiture piégée dans le quartier de Palermo, à Buenos Aires, le 30 septembre 1974, un an après le coup d’Etat du général Pinochet contre le président socialiste Salvador Allende.Carlos Prats avait été le prédécesseur du général Pinochet à la tête de l’armée chilienne.Il avait également été vice-président et ministre de l’Intérieur du président Allende.EN BREF Retour en force du PRI (AFP) — Le Parti révolutionnaire institutionnel mexicain (PRI) a fait un retour en force dimanche en étant assuré de remporter le poste de gouverneur de l’État du Tabasco, qui avait échappé l’an dernier à son candidat Manuel Andrade après l’annulation du scrutin à la suite d Irrégularités.Son principal rival à l’élection de dimanche, César Raul Ojeda, du Parti de la révolution démocratique (PRD, centre-gauche) n’a cependant pas voulu reconnaître encore sa défaite, bien que le premier décompte des voix fourni par le Tribunal électoral du Tabasco ne l'ait crédité que de 46 % des voix contre 50,5 % à Manuel Andrade.Ce n’est qu’après un nouveau décompte que le Tribunal publiera dans quelques jours le nom du vainqueur officiel de l’élection pour le poste de gouverneur de cet État côtier du golfe du Mexique, riche en pétrole.Grozny sous haute sécurité (AFP) — Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises hier en Tchétchénie, en particulier dans la capitale Grozny, par crainte d’incidents à l’occasion de l’anniversaire de la reconquête de la ville par les indépendantistes en 1996, lors du premier conflit Cette situation illustre la précarité du contrôle exercé par les forces russes qui sont intervenues militairement contre le pouvoir indépendantiste il y a 22 mois, déployant des dizaines de milliers de soldats dans cette république du Caucase du nord.UUE va discuter anti-émeute (AP) — Le ministère allemand de l’Intérieur a annoncé hier que les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne étudieraient le mois prochain la proposition allemande de créer une force européenne anti-émeute pour encadrer les manifestations anti-mondialisation pendant les sommets internationaux.Le but d’une telle initiative serait d’améliorer l’entraînement, la coordination et l’échange d'informations entre les polices plutôt que de mettre en place une force permanente et séparée.Le ministre allemand Otto Schily mettra la question à l’ordre du jour pour la réunion du 28 septembre à Bruxelles.Son homologue italien Claudio Scajola, très critiqué pour l’attitude de la police à Gênes pendant le sommet du G8, a déjà annoncé dimanche qu’il soutenait scette idée.Report en Malaisie (AP) — La cérémonie de cessez-le-feu entre le gouvernement philippin et les séparatistes du Front Moro de libération islamique, du sud de l’archipel, qui devait avoir lieu hier matin en Malaisie, a été annulée à la dernière minute, mais les négociateurs affirment que les pourparlers continuent Les deux camps n’ont toutefois pas garanti que les négociations pourraient être bouclées did la fin de la visite d’Etat de la présidente Gloria Macapagal Arroyo en Malaisie, où elle se trouvera de mardi àjeudi.LE MONDE A 5 Tout prêt d’un accord en Macédoine Les pourparlers sont suspendus La partie slave dépose de nouvelles exigences REUTERS ASSOCIATED PRESS Ohrid — Alors que l’on semblait toucher au but tout semblait remis en cause hier soir en Macédoine.Les responsables slaves participant aux négociations avec les albanophones dans la ville d’Ohrid ont en effet présenté une nouvelle exigence cruciale qu’ils n’avaient apparemment pas mise en avant précédemment, à savoir le désarmement préalable des rebelles avant la ratification par le Parlement de tout accord de paix.Auparavant, un accord constitutionnel susceptible de permettre l’intégration de la population albanaise de souche semblait à portée de main après le compromis obtenu la veille sur le rééquilibrage éthnique au sein de la police.Les exigences de dernière minute formulées par le VMRO, le parti nationaliste au pouvoir du premier ministre Ljubeo Georgievski, font écho à des déclarations des insurgés albanais selon lesquelles ils ne reconnaîtraient pas un éventuel accord d’Ohrid.«Je n’ai pas d’appréhension, je pense que nous sommes sur la bonne voie mais il nous faudra du temps supplémentaire», a déclaré l’émissaire européen, François Léotard, qui a parlé de un à deux jours de plus.«Je suis choqué», a déclaré de son côté l’émissaire américain, James Pardew.Le parlement Des source albanaise, on indique que parmi les revendications de dernière minute figure la question du mode de scrutin au Parlement, où les Albanais espé- raient obtenir un droit de veto pour les lois les plus importantes.Les représentants de la majorité slave et des albanais de souche, qui discutent depuis plus d’une st^ maine, devaient mettre la dernière main hier à un accord politique pour éviter que le pays ne sombre dans la guerre civile.D'après ces sources occidentales, les nouvelles revendications slaves n’avaient été pas évoqués dimanche lors des discussions d'Ohrid en présence de Javier So-lana, le chef de la diplomatie des Quinze.«Ce sont des exigences propres à faire voler en éclats un accord», a estimé l’une des sources.Une source politique a indiqué que les slaves réclamaient des garanties sur le désarmement rapide des rebelles albanophones après la signature d’un accord garantissant les droits de leur communauté.Des problèmes mineurs Pour la majorité slave, accorder à la minorité albanaise des droits en matière d’enseignement, d’emploi, ou de langue, reviendrait à capituler sous la menace des armes.Ils refusent que les rebelles de l’UCK macédonienne (Armée de libération nationale) attendent une décision du Parlement validant l’accord de paix avant de laisser l’OTAN s’emparer de leurs armes.Une fois un accord global conclu, l’assemblée doit l’entériner dans les 45 jours.Avant l’exigence préalable de désarmement des rebelles, on estimait des deux côtés qu’il ne restait plus que quelques questions mineures à régler, à l’issue de ces L’ex-dictateur démissionne presque deux mois de pourparlers sous médiation européenne et américaine.Si Javier Solatia, le «Monsieur diplomatie» de l’UE, a refusé de préciser la teneur de l'accord sur la police, d’autres responsables occidentaux ont expliqué qu’il s'agissait de trouver le moyen d’améliorer la sous-représentation des Albanais au sein des forces de l’ordre.Environ un tiers des 2,1 millions de Macédoniens sont de langue albanaise alors que la proportion des albanophonesau sein des forces de l'ordre ne dépasse pas les 5 %.Au moins un millier d’albano-phones seraient ainsi recrutés dans les deux prochaines années dans le nord-ouest du pays où vivent la majorité des Albanais de cette ancienne république yougoslave.le gouverna ment de coalition à majorité slave conserverait néanmoins le contrôle d'une police qui resterait nationale.les parties étaient aussi parvt^ nues ces derniers jours à des compromis sur l’élargissement de l’usage de l’albanais, qui deviendrait deuxième langue officielle dans les régions où les Albanophones représentent au moins 20 % de la population.Ont aussi été décidés en faveur de la minorité, un quorum pour adopter des textes de loi, et des crédits pour l’enseignement supérieur en albanais.En cas d’accord définitif, l’Alliance s’est dite prête à entamer dans un délai de 48 heures le déploiement de 3500 soldats afin d’organiser ce désarmement Les insurgés, qui respectent tout comme les troupes gouvernementales un cessez-le-feu fragile en vigueur depuis le 26 juillet souhaitent aussi une amnistie totale.L’OTAN est prête AGENCE FRANCE PRESSE Skopje — L’OTAN a annoncé hier être prête à envoyer en Macédoine quelque 3500 soldats l*>ur sunx'rviser le désarmement des rebelles albanais de l’UCK si un accord de paix est conclu et si ces derniers acceptent de déposer les armes.les premiers soldats de l’OTAN pourront être déployés sur place dans les 48 heures qui suivront la signature d’un accord global de paix, a affirmé un porte-parole de l’OTAN, le major Barry Johnson.L’ensemble des troupes de l'Alliance de l'Atlantique Non] seront opérationnelles dans un délai de deux semaines et la collecte des armes et des munitions baptisée Récolte essentielle devrait durer une trentaine de jours, a-t-il ajouté.Le ministère anglais de la Défense a fait savoir qu’««w moins un millier» de ces soldats seront britanniques.Selon les plans actuels de l’OTAN, qui peuvent encore subir certaines modifications, les troupes seront basées dans un quartier du nord-est de Skopje, aux environs de l'aéroport de Petrovec, à Kumano-vo (nord) et à Krivolak (centre).les endroits où les centres de collecte seront installés n’ont pas été précisés, le major Johnson se bornant à indiquer qu’ils seront établis «près des zones où d'importantes quantités d'armes existent».Douze pays membres de l’OTAN souhaitent participer à cette opération.Récolte essentielle sera dirigée par le général Gunnar Lange et le quartier-général sera placé sous commandement britannique.Les Palestiniens refusent d’arrêter des membres du Hamas ASSOCIATED PRESS Jérusalem — Sur fond d’emballement de la violence, d’attentats en attaques de représailles, les Palestiniens ont refusé hier d’arrêter sept «terroristes de premier plan», comme l’exige Israël, les deux camps se lançant des avertissements annonciateurs d’une aggravation de la crise.L’État hébreu, qui réclame que le président de l’Autorité |ialestinienne interpelle une centaine d’activistes palestiniens présumés, a publié dimanche une liste nominative des sept hommes les plus recherchés, assortie des attentats qu’ils auraient organisé ou commis.Israël laisse ainsi entendre qu’ils ixiurraient être la cible de prochaines attaques s’ils restent en liberté.Le premier ministre israélien Ariel Sharon a prévenu que la politique d'élimination ciblée de militants palestiniens, qui a fait 50 victimes jusqu’alors, se poursuivra tant que Yasser Arafat n’aura pas maîtrisé les activistes les plus dangereux.En retour, des responsables palestiniens ont estimé qu’il revenait à l’Etat hébreu d’appréhender les colons juifs résidant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza soupçonnés de mener des attaques contre les Palestiniens.«Le gouvernement israélien devrait prendre des mesures contre les 50 colons juifs qui mt perpétré des crimes horribles contre le peuple palestinien», a déclaré le ministre palestinien de l’Information, Yasser Abed Rabbo.Durant les dernières 24 heures, trois Palestiniens, l'auteur de l’attaque devant le ministère israélien de la Défense à Tel Aviv, un activiste du Hamas, et une Israélienne enceinte ont été tués.L’armée israélienne a arrêté un Palestinien en Cisjordanie, qui s’apprêtait, affirme Jérusalem, à commettre un attentat-suicide à Tel Aviv.Dans la nuit de dimanche à lundi, les chars de Tsa-hal avaient tiré sur des avant-postes de la police palestinienne à Qalqilya, une ville palestinienne proche de la colonie juive d’Alfei Menache.Dans le monde arabe, le premier ministre jordanien, Ali Abou-Ra-gheb, a réaffirmé «la nécessité de mettre fin à la violence, au bain de sang et aux assassinats visant des Palestiniens».Banzer demande pardon Le président laisse un pays au bord de Vinstabilité AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Le président bolivien Hugo Banzer, 75 ans, atteint d’un cancer du poumon et du foie, a présenté officiellement, hier matin, jour de la fête nationale, sa démission devant le parlement réuni à Sucre, la capitale constitutionnelle du pays.Le chef de l’État à la surprise générale, a aussi demandé pardon à ses adversaires politiques du temps du régime militaire.Ce régime avait été caractérisé par des violations répétées des droits de l’homme, et notamment par des emprisonnements et assassinats d’opposants dont celui du général de gauche Juan Jose Torres, en juin 1976 à Buenos Aires.Hugo Banzer avait dirigé la dictature militaire de 1971 à 1978.D était ensuite revenu à la politique, se présentant à tous les scrutins démocratiques des années 1980 et 90, jusqu’à ce qu’il emporte la présidence en 1997, avec 20 % des suffrages.Empêtré dans la lutte contre la production de coca, les troubles sociaux et la corruption, le président démissionnaire est accusé par ses détracteurs de népotisme, de ne pas comprendre l’économie moderne, d'avoir ruiné celle du pays et de n’avoir rien fait pour le Bolivien moyen.Le vice-président Jorge Quiroga, un technocrate de 41 ans, très proche collaborateur du président démissionnaire, lui succédera dès que le congrès aura accepté, sans doute aujourd’hui en séance ordinaire, le renoncement du chef de l’Etat.Il assurera la présidence jusqu’à l’élection présidentielle à l’été prochain.Il ne s’y présentera pas, la Constitution lui interdisant d’enchaîner les mandats de vice-président et de président Le président a présenté sa démission à l’occasion de la séance solennelle inaugurale de l'année parlementaire.Dans une brève allocution, il a expliqué qu’il renonçait pour des raisons de santé à son mandat juste un an avant son terme.En traitement à l’hôpital militaire Walter Reed de Washington, le président Hugo Banzer est revenu spécialement en Bolivie pour présenter personnellement, afin de respecter rigoureusement les règles constitutionnelles en la matière.Sombres perspectives Le président Banzer laisse à son successeur un pays exsangue sur le plan économique et menacé d’instabilité politique et sociale.La Bolivie est plongée depuis 1998 dans une crise qui l’a conduite au bord de la récession.La croissance qui était cette an-née-là de 5,52 % est tombée en 1999 à 0,44 %.Après un léger redressement en 2000 où elle a atteint 2,37 %, elle serait cette année, selon les prévisions officielles, de l’ordre de 1,5 % à 2 %.Mais, plusieurs économistes indépendants estiment qu’elle sera nulle.Aux facteurs extérieurs, comme les crises brésilienne et argentine ou le prix des matières premières, s’ajoutent les conséquences de la politique d’éradication totale de la production de feuille de coca, matière première de la cocaine, saluée par le président américain George W.Bush comme la grande réussite du gouvernement du président Banzer, dans une lettre qu’il lui a fait parvenir samedi à l’occasion son retour en Bolivie.La politique de «coca zéro» a représenté au cours des trois dernières années un manque à gagner estimé entre 300 et 500 millions de dollars.La Bolivie est aussi confrontée depuis deux ans à MARTIN THOMAS REUTERS Le président, Hugo Banzer, a annoncé son départ, à Sucre, lors de la fête de l’indépendance de la Bolivie.des crises sociales a répétition qui se traduisent souvent par des blocages complets du réseau routier.En avril puis en septembreoctobre 2000, le pays a été totalement paralysé pendant plusieurs semaines par des barrages paysans exigeant que le gouvernement renonce à sa politique ultra-libérale et à l’éradication de la coca «Nous vivons une crise généralisée, aux racines profondes, au point que rurus pouvons nous demander si la propre intégrité du pays n’est pas menacée, vu que des voix ont commencé à s’élever pour demander des autonomies territoriales», soulignait hier matin dans son éditorial la quotidien de référence de La Paz, Im Razon.Paupérisation Au cours de ces dernières années, les revendications sociales se sont en effet systématiquement doublées d’une dimension ethnique, du simple fait que les populations autochtones aymara et quechua qui représentent la majorité des 8,3 millions d’habitants constituent les classes défavorisées, confrontées à une véritable paupérisation.Un rapport officiel récent posait la question de la «viabilité économique du pays», après avoir constaté que l’économie informelle, qui avait permis d'amortir le choc social des réformes néo-libérales appliquées depuis 15 ans, était elle-même au bord de la faillite.Enfin, si la passation de pouvoir entre le président Banzer et son vice-président Jorge Quiroga se fait dans le respect des règles constitutionnelles, le risque est que la cohésion de la majorité au pouvoir ne résiste pas à l’approche des élections générales de juin prochain, renvoyaqt la Bolivie, qui détient le record mondial des coups dTtat, à son instabilité politique historique.«Ce sont des exigences propres à faire voler en éclats un accord» LE DEVOIR.LE MARDI A O L T 2 0 0 1 ÉDITORIAL Un jour, le droit au mariage Il faut beaucoup d’imagination pour établir un lien quelconque entre le défilé de l’exubérance gaie qui se déroule chaque année dans les rues de Montréal, au début d’août, et la revendication du droit au mariage pour les couples homosexuels.Mieux vaut oublier les excès du premier pour comprendre l’importance symbolique de la seconde.A Jean-Robert Sansfaçon ?utant le mariage fait partie de ces institutions les plus anciennes et les plus conservatrices de nos sociétés chrétiennes, autant le défilé annuel de la «fierté gaie, lesbienne, bisexuelle, transsexuelle et travestie» transgresse certains des tabous les plus sensibles de cette même société: ceux qui touchent aux comportements sexuels des individus.Tant d’exubérance, d’exhibitionnisme, voire de déviance, exprimés en un seul défilé, avouons qu’il y a là de quoi attirer toujours plus de spectateurs, des simples badauds émoustillés aux militants actifs, en passant par nos politiciens qui ont compris que, même minoritaires, les homosexuels forment une communauté d’intérêts de plus en plus influente.Le défilé ne se veut pas une manifestation comme les autres, avec pancartes et slogans, mais une grande fête populaire, vivante et colorée.Il n’en est pas moins l’occasion pour les représentants de la communauté de ramener sur la table les revendications les plus pressantes.Cette année, plus d’un participant s’est fait fort de rappeler que les gais et lesbiennes n’ont pas de ministre bien à eux et surtout qu’ils n’ont toujours pas le droit au mariage.Un ministre à la condition des gais et des lesbiennes?Pourquoi pas.Parce qu’ils sont minoritaires, parce qu’ils ont longtemps été frappés d’ostracisme, parce que plusieurs d’entre eux font l’objet de discrimination et parfois de violence, verbale ou physique, parce que la condition de certains mérite une attention particulière, notamment en matière de santé et de services sociaux, les homosexuels, surtout les plus vulnérables d’entre eux et elles, méritent une attention spécifique de la part des pouvoirs publics.Sans doute pas un ministère en bonne et due forme, mais un ministre délégué, pourquoi pas?Cela dit, le droit au mariage constitue une revendication beaucoup plus importante.Non pas que la reconnaissance de ce droit changerait grand-chose à la vie quotidienne des conjoints homosexuels.Après tout, les gouvernements ont déjà modifié la plupart des lois discriminatoires à l’égard des conjoints de même sexe.Mais parce que l’interdiction qui subsiste a pour conséquence de faire de ces conjoints une classe à part, discriminée parmi les couples amoureux.Tous les homosexuels ne veulent pas se marier, pas plus que tous les couples hétérosexuels ne veulent faire ce geste.Mais pour ceux et celles qui considèrent que cette institution est essentielle à leur engagement, pourquoi en interdire l’accès?Comme le rappelait le député du Bloc québécois, Réal Ménard, dans un article publié récemment dans nos pages, la Cour suprême a en quelque sorte déjà répondu à cette question, en 1995.Dans la partie du jugement majoritaire rédigée par le juge Laforest, la Cour précisait que l’interdiction du mariage aux homosexuels n’était pas discriminatoire parce que «le mariage est, de par sa nature, hétérosexuel» puisque «seuls les couples hétérosexuels ont la capacité de procréer».Voilà une évidence fort restrictive qui fait passer loin derrière le rôle inclusif de l’institution du mariage comme noyau social et comme lieu d’engagement entre deux adultes désireux de partager leur existence entière «pour le meilleur et pour le pire».En revanche, dans cette même cause, la juge L’Heureux-Dubé, minoritaire, expliquait que l’exclusion des homosexuels envoyait le message que leurs unions ne méritaient pas «le même respect et la même considération que les unions de personnes de sexe opposé».A tenue, l’histoire retiendra certainement que c’est elle qui avait raison.Nous n’en sommes pas encore au jour où nos gouvernements passeront aux actes mais, plus le temps passe, plus la population est prête à un tel changement dans les institutions.D’ailleurs, en cette matière, le temps compte au moins autant que la force de l’argumentation.Inutile de brusquer les choses, le risque est trop élevé d’un retour du balancier plus néfaste encore que le statu quo.Mais qu’on ne s’y trompe pas: d'ici à quelques années, les couples homosexuels auront le droit de se marier.même si une majorité d’entre eux, plus grande que chez les hétérosexuels, préféreront toujours l’union libre ou la vie de célibataire.jrsansfacon@ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENR] BOÜRASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE REPRISE DU 30 AVRIL 2001 Criminalité : sonnette d’alarme Il ne faudrait peut-être pas se réjouir trop vite des statistiques publiées le 20 juillet dernier concernant la baisse de la criminalité au Canada et du fait que le Québec demeure l’une des provinces ayant le plus faible taux de criminalité au Canada.D'une part, soulignons que le Québec est, avec la Saskatchewan, le Manitoba et les trois territoires, l’un des endroits où le taux de criminalité s’est accru.D’autre part, le Québec a enregistré une forte hausse (8 %) des crimes violents.Si cette tendance se maintient, cela ne prendra pas beaucoup de temps avant que le Québec n'ait un taux de criminalité aussi élevé que les provinces les plus criminalisées.Enregistrer une hausse de 8 % de crimes violents en période de prospérité, cela n’est pas normal.Tôt ou tard, il faudra que le Québec revoie les conditions de détention accordées aux détenus.Cela n’est pas normal non plus d’avoir les pires routes en Amérique du Nord et les impôts les plus élevés tout en accordant aux criminels les conditions de détention les plus douillettes au monde.Denis Voyer Montréal, le 25 juillet 2001 Développement économique sauvage Notre famille possède une propriété dans la magnifique région de Chaudière-Appalaches, en bordure du majestueux fleuve Saint-Laurent.Plus précisément à Berthier-sur-Mer, près de Montmagny.Lors de ma dernière visite, le week-end du 14 juillet, quelle ne fut pas ma consternation de constater la construction de nouvelles tours de transmission (antennes cellulaires) en bordure de l’autoroute 20.Ces tours d'une hauteur approximative de 75 mètres sont surmontées d’un immense gyrophare qui éclaire des kilomètres à la ronde le soir venu.LETTRES -?- Une de ces tours a même été construite en plein cœur d’un quartier résidentiel à Montmagny, en échange d’un bail de location d’un montant tout à fait ridicule.Un comité de citoyens s’est mobilisé mais leur demande d’injonction provisoire a été rejetée.Ces tours défigurent complètement le paysage et incommodent des milliers de résidents par leurs gyrophares.La dégradation visuelle causée par ces tours est totalement inacceptable pour une région qui favorise le tourisme.De plus, les retombées économiques de ces tours ne profiteront même pas aux régions (tout le bas du fleuve) qui doivent les supporter.Comment est-il possible de faire la construction de ces tours aussi rapidement et sans aucune consultation publique?Alors même que le ministre Brassard indique son intention de camoufler les poteaux et fils de transmission et que Hydro-Québec voit ses projets rejetés au BAPE?Ce projet ne devrait-il pas être soumis au BAPE?Nous sommes en 2001, si je ne m’abuse?Je croyais le développement économique sauvage réservé à une autre époque.J'aimerais bien comprendre.Christian Pelletier 24 juillet 2001 Une exclusion volontaire Récemment, lors d’un charmant vendredi 13, je suis tombée sur un article intitulé: «La disparition de DArcy-McGee inquiète la communauté juive».La première pensée qui m’a effleuré l’esprit a été: «Quoi, ils se plaignent encore, ceux-là?» Puis j’ai révisé mon jugement en me disant qu’après tout, les juifs sont bien un peuple qui a de quoi avoir des revendications.Je suis très touchée par la souffrance de ce peuple, dont je ne connais sûrement pas le quart de l’histoire, mais assez pour savoir qu’ils ont souffert.Toutefois, ça ne signifie pas que le monde doive tourner autour d’eux.J’ai lu dans l’article que les Québécois n’élisent pas autant de représentants juifs que les Ontariens et les Américains: est-ce que la communauté juive a jamais pris en considération que la majorité d’entre eux sont anglophones alors que les Québécois forment unç société francophone?En Ontario et aux Etats-Unis, ils sont intégrés à la société, du moins par leur langue.Au Québec, en ne parlant pas notre langue, pour quelque raison que ce soit, ils s’isolent eux-mêmes d’une certaine manière.De plus, ils admettent eux-mêmes qu’en tant que juifs, ils élisent des représentants juifs; dans ce cas, pourquoi ne comprennent-ils pas qu’un Québécois de souche française ait tendance à élire un représentant également de souche française?Je ne m’oppose pas à la diversité ethnique à l’Assemblée nationale.Je la perçois au contraire comme une nécessité vu la diversité ethnique qu’on retrouve dans notre population.Mais je déplore que l’on dise des Québécois français qu’ils sont particulièrement racistes.Sont-ils racistes?Oui, ils le sont.Davantages que les autres peuples?Non, je ne crois pas.J’ajouterais qu’ils sont eux aussi victimes de racisme de la part des autre groupes ethniques (anglophones, juifs et autres).Il y a quelques mois, j’ai entendu parler de la volonté de la communauté juive que l’on débaptise la station de métro Lionel-Groulx, et là, vraiment ça commence à bien faire.Je suis une femme très touchée par la discrimination contre les femmes, et je ne demande pas que tout ce qui s’appelle Saint-Paul ou Saint-Pierre soit débaptisé parce que ces deux hommes ont écrit des passages sexistes dans la Bible.Encore une fois, je suis très touchée par la souffrance du peuple juif, et je crois qu’ils ont raison de tenir à garder la circonscription de D’Arcy-McGee, afin d’avoir un représentant de leur communauté.Mais ça ne signifie pas que leur communauté soit le nombril du monde et je rappelle que, si leur intégration à notre société n’est pas totale, c’est en partie parce qu'eux-mêmes agissent de façon à conserver leur identité particulière.Annie-Eve Collin Etudiante en sciences humaines Montréal, 24 juillet 2001 LIBRE OPINION -+- Le Collège des médecins du Québec et la marijuana YVES LAMONTAGNE President du Collège des médecins du Québec La première responsabilité du Collège des médecins du Québec est de s’assurer que les médecins du Québec pratiquent une médecine de qualité.Or, la prescription de marijuana ne répond pas actuellement à ces critères de qualité.Comme nos collègues canadiens, nous croyons que le cadre idéal pour permettre aux malades d’utiliser la marijuana aurait été un projet de recherche, comme celui que Santé Canada financera à l’Université McGill et à Toronto, et ce.avant la mise en application du nouveau règlement.Cela aurait permis aux médecins d'obtenir les données nécessaires sur l'utilisation thérapeutique de la marijuana et d’éviter la confusion qui entoure ce projet de déréglementation.En effet plusieurs questions se posent encore au sujet de cette utilisation.Où est la preuve scientifique que la marijuana est efficace pour traiter la douleur?Comment s’assurer du contenu de substance active d’un producteur à l’autre?Quelle est la dose efficace pour une pathologie donnée?Quelles en sont les contre-indications et effets secondaires notamment pour les patients qui ne sont pas en phase terminale, souffrant de sida, de sclérose en plaques ou d’arthrite sévère?Quelles seront les interactions médicamenteuses de ce produit avec les autres médicaments que ces malades utilisent?Quels sont les effets à long terme de ce type de traitement?Pourquoi les médecins devraient-ils engager leur responsabilité pour un produit dont l'efficacité et l'innocuité n’ont pas été démontrées par la recherche?Pourquoi les médecins deviendraient-ils les gardiens d'un produit qui n’a pas subi d’évaluation rigoureuse?Combien de personnes tenteront de mentir à leur médecin afin d’être exemptées d’accusations criminelles?Dans combien de cas, un refus entrainerait-il la rupture de la confiance mutuelle entre un patient et son médecin?Dans certains cas, il faudra une prescription faite par deux médecins.Comment un malade gravement atteint réussira-t-il à trouver deux médecins quand ceux-ci sont tous débordés?Pourquoi faut-il qu'au Canada, la découverte de tout médicament doit être approuvée par le gouvernement fédéral à la suite des me- sures rigoureuses et sévères de recherche et que dans ce casrri, on saute complètement cette étape?Le gouvernement fédéral a complètement oublié que le médecin est un scientifique qui soigne des malades selon des méthodes qui ont été soumises à des procédures expérimentales éprouvées.Cette nouvelle Loi résulte d’un jugement de la Cour plutôt que de l’évidence scientifique et le ministre de la Santé s’est déchargé du problème sur les médecins.Les médecins n’ont pas à répondre à des en-tourloupettes politico-judiciaires et à s’engager dans ce dossier tant qu’ils ne disposeront pas de données précises sur la posologie, l’innocuité et l’efficacité de ce traitement Prenons au hasard, trois exemples tirés du règlement sur l’accès à la marijuana à des fins médicales.¦ Article 6 d): «Que les avantages que le demandeur retirerait de l'usage recommandé de la marijuana l'emportent sur les risques, y compris ceux associés à l'usage d long terme de la marijuana.» Comment le médecin peut-il évaluer les avantages quand il ne connaît ni les risques ni les effets à long terme?¦ Article 6 e): «Que le spécialiste sait qu ’aucun avis de conjbrmité n'a été délivré en vertu du règlement sur les aliments et drogues quant à l’innocuité ou l’efficacité de la marijuana comme drogue.» Qui sera poursuivi si des complications ou des effets secondaires nocifs surviennent5 Le ministre?¦ Article 70): «Un médecin peut vendre ou fournir de la marijuana à la personne qu 'il traite à titre de professionnel et qui est titulaire d’une autorisation de possession s’il l’a obtenue d’un distributeur autorisé.» Tous les médecins savent qu’il est illégal de vendre des médicaments quels qu’ils soient Par cet article, deviendront-ils des «pushers» autorisés?Entre le moment où une nouvelle molécule est découverte dans un laboratoire d’une compagnie pharmaceutique et celui où le produit se retrouve sur les tablettes du pharmacien, il faut de 10 à 15 ans d'études rigoureuses en pharmacologie.Nous savons également qu'une molécule sur mille traversera toutes les phases du processus de recherche pour devenir un médicament reconnu.Pourquoi ne pas suivre le même processus dans ce casci.Le patient a le droit de croire dans la vertu thérapeutique d’une plante, que ce soit les effets bénéfiques du ginseng ou de la luzerne, et chaque citoyen doit pouvoir être capable de décider lui-même s’il s’adonne à ces produits sans la permission de son médecin.Cela n’a aucun rapport avec ,1a médecine, qui elle doit avoir une approche scientifique.D’ailleurs, aux Etats-Unis, près de 50 % des patients qui s’adressent à leur médecin de famille leur avouent s’adonner à la prise de produits naturels de toutes sortes.Qu'on décriminalise l’utilisation de la marijuana pour les patients, c’est bien, mais qu'on légalise l’effet thérapeutique de ce produit sans preuve scientifique et en faisant porter aux médecins la responsabilité professionnelle et le fardeau bureaucratique de cette décision éminemment politique, c’est une autre histoire.Les médecins sont conscients des douleurs parfois continuelles que vivent certains grands malades et pour lesquels la médication prescrite a peu d’effets.Voilà pourquoi, bien souvent, ils laissent à ceux-ci l’initiative de trouver certains produits qui pourraient les aider et ils tentent le mieux possible de les conseiller à ce sujet Même si parfois il n’y a qu’un effet placebo, dans la mesure où les souffrances du malade peuvent être atténuées, le médecin ne fera pas de commentaires sur ces initiatives prises par le malade et sa famille.En revanche, lorsqu’il s’agit d’étendre un traitement à l’ensemble de la population, il est évident que, dans la médecine nord-américaine, des recherches scientifiques concluantes doivent être menées avant d’en arriver à désigner un traitement comme scientifiquement reconnu.Tel est le problème en cause ici.Les prétendus effets thérapeutiques de la marijuana remontent au VDP siècle avant J.C.Pourtant depuis ce temps, nos connaissances ont toujours été extrêmement limitées dans ce domaine et il y a eu de nombreuses contradictions entre les auteurs.D est grand temps que la vérité soit faite à ce sujet au moyen des mesures expérimentales que nous possédons maintenant II nous apparaît clair que les politiciens et les juristes ont réglé leur problème à leur façon, tant mieux pour eux.As ont oublié qu’on ne pratique pas la médecine de cette façon et que le mandat du Collège l’oblige à se prononcer en tenant compte de la protection du public. LE DEVOIR.LE MARDI A OIT 2 O O l IDEES Sécurisation du réseau hydro-électrique \ JVL J JACQUES GRENIER LE DEVOIR Les pseudo-solutions aux problèmes d’alimentation électrique que la crise du verglas avait fait ressortit cachent une seule vérité: c’est le manque d’entretien et de mise à jour des équipements du réseau de distribution et du réseau de transport qui ont donné à cette crise une telle ampleur.Une approbation inconditionnelle, empressée et.suspecte ; Tout se passe comme si VAIEQ était en mission commandée: celle de river leur clou aux effrontés qui osent contester la pertinence des travaux envisagés MONIQUE FOURNIER : Présidente, Coalition des citoyens et citoyennes de Val-Saint-François e président-directeur général de l’Association de l’industrie électrique du Québec (AIEQ), monsieur Jacques Marquis, a réagi dans ces pages, le 26 juillet dernier, à un édito- rial de Michel Venne intitulé: On nous q bernés.A notre tour, nous aimerions réagir à la prise de position de mon-sieur Marquis, ne serait-ce que pour faire entendre un autre son de cloche que Cette approbation inconditionnelle, empressée et, à vrai dire, suspecte qu’il fait des projets de sécurisation du' réseau d’électricité mis en avant par Hydro-Qué-.bec depuis la fameuse crise du verglas.La Coalition des citoyens et citoyennes de Val-Saint-François croit qu’il est d’autant plus justifié d’intervenir qu’elle estime avoir, par son opposition aux décrets du gouvernement Bouchard et sa bataille devant les tribunaux, contribué de façon significative à l’évolution du débat public sur ces enjeux.Nous croyons, tout particulièrement, que le jugement Rousseau que nous avons obtenu en Cour supérieure a permis le dénouement heureux du dossier de la ligne Grand-Brûlé-Vignan.Nous nous interrogeons sur le rôle qpe joue l’AIEQ, et en particulier son pdg, dans les débats entourant Hydro-Québec depuis deux ou trois années.Un projet de notre société d’Etat devient-il objet de controverse?Voilà aussitôt l’AIEQ qui entre en scène! Et, aussi immanquablement que le soleil se lève à l’est, nous voyons son pdg se porter vaillamment à la défense de ce qui est, souvent, .indéfendable.Mission commandée Tout se passe comme si l’AIEQ était eh, mission commandée: celle de river Içur clou aux effrontés qui osent cohtester la pertinence des travaux en-visagés.EL en même temps que monsieur Marquis se répand en commentaires dans les médias, la direction d’Hydro-Québec et le ministre des Il faudrait cesser de considérer l’hydroélectricité comme une énergie renouvelable, l’eau n’étant pas inépuisable Ressources naturelles qui en est le répondant devant l’Assemblée nationale se cantonnent dans un confortable mutisme.Que les responsables officiels d’une entreprise d’Etat se cachent ainsi derrière le lobby d’une industrie n’a rien de très honorable mais, plus grave encore, cela constitue à notre avis un manquement grave à leur devoir de transparence dans l’administration du bien public qui leur est confiée.Dans sa réponse à l’éditorial de Michel Venne, le porte-parole de l’AIEQ se dit en désaccord avec la récente décision du ministre de l’Environnement, André Boisclair, au sujet de la ligne de transport à haute tension Grand-Brûlé-Vignan.fl déplore qu’on ne respecte pas davantage les avis des experts appelés à nous conseiller en matière de sécurisation et de développement du réseau d’électricité.11 s’inquiète de voir que deux grands projets prétendument de bouclage du réseau d’Hydro-Québec, mais à notre avis de lignes d’exportation, restent encore à compléter, celui ci-dessus mentionné et Hertel-Des Cantons.Et monsieur Marquis de se demander: «Qu'est-ce qui peut justifier [que les gens des régions concernées] ne bénéficient pas de la même sécurité énergétique [que les autres citoyens du Québec]?» Il insiste: «La question mérite certainement d’être posée.» Eh bien! Monsieur Marquis, sachez que la question a effectivement été posée.EL non seulement la question a-t-elle a été posée, mais la réponse nous en a même été donnée! Et cette réponse, c’est non, les deux projets de sécurisation GBV et HDC proposés par Hydro-Québec ne sont pas nécessaires! Cette réponse, vous la trouverez dans les deux rapports du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) produits au cours des derniers mois au Québec.Citons-les brièvement.BAPE «Saint-Césaire-Hertel», le 11 décembre 2000, page v, «[.] la commission [.] ne peut conclure cependant sur la nécessité de cette ligne et s’explique mal le niveau de puissance choisi pour sécuriser l’alimentation en électricité du centre-ville et de l’ouest de Montréal ainsi que d’une partie de la Rive-Sud.La commission considère en outre que cette ligne n’est pas indispensable à l’amélioration de la sécurité d’alimentation en électricité de la Montérégie [.]» Quant au BAPE Grand-Brûlé-Vignan, le 7 février 2001, page 129:
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