Le devoir, 31 juillet 2001, Cahier A
www.ledevoir.co ni 3 DEVOIBI.LE MONDE Israël continue de frapper sans ménagement Page A 5 CULTURE Le souhait de Michel Jonasz aux enfants du millénaire Page B 8 * Vol.X (’ I X "169 ?i.k m a r i) i ;n .i r i i i k t 2001 Maison Louis-Hippolyte-Lafontaine Au Canada des femmes Financement de la santé Pas question d’expulser les squatteurs.pour le moment JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Qui assumera la responsabilité de l’expulsion des squatteurs qui occupent depuis vendredi la Maison Louis-Hippolyte-Lafontaine?Au terme d’une réunion à l’hôtel de ville hier après-midi, les autorités municipales ont convenu d’adopter la manière douce afin d’amorcer le dialogue avec les militants.De son côté, le propriétaire de l’édifice désaffecté laisse au maire le soin de prendre une décision quant aux mesures à prendre.La cinquantaine de militants s’apprêtaient hier soir à passer leur quatrième nuit dans la Maison Louis-H.-Lafontaine de la rue Overda-le, angle Lucien-L’Allier.Le propriétaire de l’édifice abandonné depuis plus d’une dizaine d’années a été plutôt avare de commentaires hier.«On ne peut rien dire car c'est entre les mains du maire et on attend sa décision», a indiqué Gerry Hirsh, gestionnaire des propriétés de la Grinch Holding Cpmpany, une société basée à Halifax, en Nouvelle-Ecosse, fi a affirmé que les propriétaires, qui étaient à l’extérieur de la ville pendant la fin de semaine, voulaient prendre connaissance des événements des derniers jours avant de se prononcer.Le dialogue Au terme d’une réunion hier après-midi à l'hôtel de ville, Madeleine Champagne, du cabinet du maire, a déclaré que la conseillère municipale responsable du dossier, Claire St-Arnaud, «privilégiait le dialogue» et que des pourparlers seraient amorcés avec les squatteurs.Ainsi, pour l’instant, la Ville n'aurait pas l’intention de procéder à l’expulsion des militants.Mme St-Arnaud avait convoqué les représentants du service de police, du service de prévention des incendies (SPIM) et des services de l’habitation, du sport et loisirs et du développement économique à la Ville de Montréal afin d’examiner la situation.La réunion qui a débuté à 15h30 a duré plus de deux heures.Les squatteurs n’avaient pas été invités à cette réunion à l'hôtel de ville mais la conseillère municipale aurait signifié son intention de les rencontrer.Marie-Claude Goulet, du Comité des sans-emploi, a indiqué que les militants n’avaient posé qu’une condition, que la conseillère vienne sur les lieux.Ce qui aurait été accepté.Il resterait donc à fixer un rendez-vous.À l’initiative du Comité des sans-emploi, les militants occupent la Maison Louis-H.-Lafontaine depuis vendredi soir.Il s’agit du seul édifice qui ait été VOIR PAGE A 8: SQUATTEURS ^MPlISUS ¦m?JIM YOUNG REUTERS RAS#?FRANCES WRIGHT présidente de la Fondation Famous 5, s’est rendue sur la colline parlementaire hier afin de faire signer une pétition réclamant du gouvernement canadien qu’il modifie la version anglaise de l’hymne national pour mieux tenir compte de l’apport des femmes.Im phrase coupable est «True patriot love in all thy sons command» (Objet de l’amour patriotique de tous tes fils).«Tous les Canadiens chantent l’hymne national, donc cela doit se refléter dans l'hymne», a déclaré Mm' Wright.Ô Canada, créé le 24 juin 1880, est l’œuvre du compositeur Calixa iMvallée et les paroles sont de sir Adolphe-Basile Routhier.La version anglaise est de Robert Weir.Le Masters de tennis du Canada Dans l’ombre de Malisse JACQUES GRENIER LE DEVOIR Xavier Malisse VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR « G: ! rrrrrrr!» Sur le court, Xavier Malisse vient de voir son coup droit se , faire avaler par le filet.II essuie la sueur qui perle sur son front et y va d’un autre coup droit.Cette fois, la balle atterrit de l’autre côté et le jeune homme sourit.Son entraîneur approuve.Frais comme une rose malgré une arrivée tardive dans la nuit de dimanche à lundi, Xavier a accepté que Le Devoir devienne son ombre, l’espace de VOIR PAGE A 8: OMBRE Le Québec se résigne iMndry se ralliera à la proposition Harris plutôt que de se battre seul pour un transfert de points d’impôt ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC \ A la veille de l’ouverture de la 42' conférence des premiers ministres des provinces à Victoria, le gouvernement du Québec est incapable de trouver une seule province prête à s'allier à lui pour réclamer d’Ottawa le transfert de points d’impôt.Tout au plus évoque-t-on la possibilité qu’un consensus émerge sur la base des propositions définies par l’Ontario, soit un rehaussement du transfert social canadien pour financer les coûts croissants en santé.C’est ce qu’ont indiqué, hier, des hauts fonctionnaires du Conseil exécutif au cours d'un briefing de presse sur la conférence des premiers ministres qui s’ouvre demain pour se terminer vendredi.Même si Québec n’y voit qu’un cataplasme, le premier ministre Bernard Landry, à l'instar des autres premiers ministres, pourrait bien se satisfaire de ce consensus visant une solution à court terme, dans la mesure où la réflexion se poursuit sur des solutions permanentes, a-t-on fait savoir, hier.C’est à la Colombie-Britannique, et à son nouveau premier ministre Gordon Campbell, de présider cette année la conférence des premiers ministres.Mais c’est le premier ministre de l’Ontario, Mike Harris, qui a pris le leadership du principal élément de l’ordre du jour, le financement de la santé.Déjà, les premiers ministres s’entendent pour réclamer du gouvernement fédéral une hausse de sa part flans les dépenses publiques en santé.D‘s provinces consentent 55 milliards à la santé cette année; Ottawa en assume 14 %, selon les éva-luations, à même le transfert social canadien pour la santé, l’éducation et les services sociaux de 18,5 milliards par année.Réunis en juin, les ministres des Finances ont évalué les nouveaux besoins des provinces; elles exigent sept milliards de plus d’ici trois ans, pour porter la part du gouvernement fédéral à 18 % des dépenses en santé, le même niveau qu’avant 1994-1995.VOIR PAGE A 8: RÉSIGNE ACTUALITÉS De la marijuana en toute légalité.et complexité ¦ Lire en page A 3 ÉCONOMIE La production de papier journal diminue ¦ Lire en page B 1 INDEX "¦Q 00 d a o O' U1 Annonces.B 4 Idées.A 7 Avis publics.B 6 Monde.A 5 Bourse.B 2 Mots croisés.B 4 Culture.B 8 Météo.B 4 Économie.B 1 Sports.B 6 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 Des combinaisons d’un goût douteux L’industrie agro-alimentaire profite de la crédibilité des diététistes Ils sont partout.À la télévision, à la radio, dans les pages des journaux et des magazines.Vache folle, fièvre aphteuse, organismes génétiquement modifiés (OGM) et alertes récurrentes à la «maladie du hamburger» aidant, les diététistes sont devenus au cours des dernières années de véritables oracles consultés par des consommateurs de plus en plus sensibles au contenu de leur assiette.Les entreprises agro-alimentaires l’ont compris et exploitent la crédibilité de ces experts.FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Septembre sera le «mois de l’innocuité alimentaire».Une première au Québec.Ainsi en a décidé en juin dernier l’Association des diététistes au Québec (ADAQ).L’objectif visé par cette vaste campagne de sensibilisation?Informer et rassurer le grand public sur la qualité et la sé- curité des aliments consommés au Québec mais aussi «réunir autour d’une même table consommateurs, producteurs, transformateurs, restaurateurs et autres représentants de l'industrie pour leur permettre de mettre les pendules à l’heure en exprimant leurs craintes et leurs espoirs en matière d’alimentation», explique Hélène Tremblay, présidente de l’ADAQ.VOIR PAGE A 8: COMBINAISONS ERIC ST-PIERRE LE DEVOIR -m**- Les géants de l’industrie agro-alimentaire utilisent tous les moyens à leur disposition pour mieux atteindre leur cible: le consommateur.£a h i e r s p É c i a.Rentrée littéraire août 2001 ___HHBBBHHETombée publicitaire V'- le 17 août 2001 LE DEVOIR - *1 À ! 778313000658 LE DEVOIR.LE M R D I R i .) lT I L L E T 2 > a KONRAD STAWICKI REUTERS DES MILLIERS de membres d'équipes de sauvetage et de militaires empilaient, hier, des sacs de sable près de la Vistule, le plus grand fleuve polonais, en crue pour contenir les eaux qui menacent plusieurs villages.À Trzesn (photo), à 200 km au sud de Varsovie, le rez-de-chaussée de quasiment toutes les maisons est inondé et les rares personnes ayant refusé d’évacuer les lieux sont approvisionnées par l'armée en véhicules amphibies et barques.Les violentes intempéries ont coûté la vie à 25 personnes au cours du mois de juillet.Après la fusion Certains conseils municipaux refusent de rendre l’âme ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les conseils municipaux de certaines villes de banlieue de Montréal refusent de disparaître après la fusion.Ils estiment que Ton aura encore bien besoin d’eux dans l’avenir ou, à tout le moins, tant et aussi longtemps que la mise en place de la nouvelle ville ne sera pas terminée.Ils avouent aussi espérer durer assez longtemps pour donner la chance à un éventuel gouvernement libéral de venir défaire la réforme honnie.Dans le futur arrondissement qui regroupera les municipalités de Côte-Saint-Luc, d’Hampstead, et de Montréal-Ouest, le nombre d’élus passera de trois maires et 18 conseillers municipaux à deux conseillers municipaux et un conseiller d’arrondissement.«On ne peut pas demander à trois personnes de faire le travail de 21, s’exclame Dida Berku, conseillère de Côte-Saint-Luc et candidate de l'Union des citoyens de l’île de Montréal.On a présentement un système qui fonctionne bien, ça serait bête de rester payé à ne rien faire plutôt que d’essayer de maintenir une certaine continuité.» La loi prévoit, en effet, que les membres des conseils municipaux dissous par les fusions continuent de toute manière d’être rétribués jusqu’à la fin du mandat qui leur avait été confié, à moins, bien sûr, qu’ils ne se présentent et ne soient élus à la nouvelle ville.Plusieurs municipalités de l’île de Montréal verront ainsi leurs conseils municipaux payés à ne rien faire au moins jusqu’en novembre 2002.Les conseils municipaux fantômes dont rêve Dida Berku continueraient à coordonner certains services communautaires tels que les parcs, l’environnement ou le service d’urgence médicale (qui fait la fierté de Côte-Saint-Luc), et ce, même s’ils ne disposeront d’aucun pouvoir officiel.Ils agiraient, de façon plus générale, à titre d’intermédiaires entre la population et leurs conseils d’arrondissements.L’idée fait son chemin dans plusieurs autres municipalités, dont Dorval, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève et Westmount.A Dorval, le partage des tâches entre les membres du conseil municipal a déjà commencé.Certains s’occuperont des organismes de sport, d’autres des activités destinées à la jeunesse, des de- mandes de pennis ou de la société historique.Le maire de la ville, Peter Yeomans, ne cache pas que ce désir de continuité a deux objectifs: celui de maintenir une certaine qualité de service, malgré les dé buts inévitablement cahoteux de la nouvelle ville, ainsi que celui d’assurer la survie des institutions municipales d’ici à ce que le Parti libéral remporte les élections provinciales et renverse, tel que promis, la réforme en cours.«Les prochaines années seront une période d’incertitude, croit-il.On sera en attente du jugement de la Cour suprême et des élections provinciales.On cherche la meilleure façon de passera travers les vagues.» Alors que Dida Berku dit déjà souhaiter que les anciens conseils municipaux donnent naissance à une forme de conseils de quartiers consultatifs auxquels on conférerait un statut permanent, le maire de Pointe-Claire, Bill Mc-Murchie constate qu’il sera difficile d’assurer une pérennité à ces conseils municipaux fantômes une fois échue la durée de leurs mandats électifs.«Ça deviendra beaucoup plus compliqué après cette date, surtout pour choisir les représentants», note-t-il.Nouveaux logements au Village olympique Metro Capital veut remettre les pendules à l’heure ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Estimant avoir été condamné sans avoir eu la chance de se défendre, le promoteur torontois Metro Capital présentera aujourd'hui les détails de son projet de construction de 2000 nouveaux logements au Village olympique de Montréal.«On souhaite présenter notre vision du projet et remettre les pendules à l'heure, explique son porte-parole, Pierre Tessier.Il y a eu beaucoup de fausses informations qui ont circulé à son sujet.» .'Aidé de plans et de maquettes, le promoteur présentera d’abord son projet aux habitants des pyramides olympiques dont il est déjà propriétaire.La rencontre se transformera par la suite en conférence de presse.Convoquée hier, cette rencontre se tiendra dans le même hôtel où quelque 400 citoyens mécontents s’étaient entassés, la semaine dernière, et avaient forcé le maire de Montréal, Pierre Bourque, à reporter à après les élections l’étude du changement de zonage demandé.Cela mettait la décision sous le couvert des nouvelles règles de consultations populaires, inscrites dans la loi 170, et l’exposait à la possibilité de faire l’objet d’un référendum.S le promoteur constate que les intentions de la Ville à son egard ne sont pas des plus claires par les temps qui courent il se montre disposé à suivre à la lettre la démarche qu’elle lui imposera.«Le projet n’est pas mort, au contraire, il est bien vivant.Sa date de lancement a seulement été retardée, déclare Pierre Tessier.Connaissez-vous des villes, vous, qui anéantiraient un projet immobilier de 450 millions sur leur territoire?» Il assure que «le projet n ’est pas coulé dans le béton» et précise qu’il a d’ailleurs déjà fàit l’objet de modifications au cours des derniers mois justement à la suite de commentaires de citoyens.Metro Capital dit vouloir profiter du fàit que les projecteurs sont tournés vers lui pour le présenter sous son véritable jour.Le projet en question amènerait la cession, par la Ville au promoteur, d’une parcelle de terrain derrière les pyramides olympiques ainsi qu’un changement de zonage afin de permettre, à terme, la construction de huit à dix tours à logements d’une dizaine d’étages.Le projet impliquerait le déménagement de jardins communautaires ainsi que l’abattage de dizaines d’arbres.Il permettrait cependant de garantir la préservation d’un boisé et d’empêcher la construction d’immeubles qui cacheraient la façade des tours olympiques.Selon l’un des animateurs de la contestation, le conseiller municipal Richard Théorêt, le promoteur ne semble pas vouloir comprendre qu’il commet deux impairs dans cette histoire.Le premier est de ne vouloir demander pour le moment qu’un changement de zonage, ce qui lui laisserait par la suite bien trop de latitude sur la forme finale du projet Le second est qu’il s’entête à vouloir exclure du débat les citoyens du secteur qui n’habitent pas les pyramides olympiques.CLUB 14021 HOMME Coupe-vents importés d’Italie réversibles GRAND SOLDE D’ÉTÉ 1 SO’seulement RÉGULIER 350?1118, rue Ste-Catherine O.2e étage, Montréal Tél.: (514)861-3636 Usage de la marijuana à des fins médicales Malaise et interrogation Santé Canada a concocté un savant règlement aux malades chroniques autorisés à fumer de la «mari» Les malades chroniques peuvent fumer de la marijuana en toute légalité au pays depuis hier.à condition de se conformer au savant règlement concocté par Santé Canada.De nouvelles mesures qui suscitent un lot d’interrogations chez les militants en faveur de la verte substance.BRIAN MYLES LE DEVOIR D= [(Ax365) + (Bx3C)]xl,2.Quelle soit comprise ou non, cette équation fait maintenant jiar-tie de la vie de quelque 300 malades autorisés à fumer de la marijuana à des fins thérapeutiques.Ils devront la comprendre et l’appliquer afin de connaître le nombre de plants qu’ils sont auto risés à produire pour leur consommation personnelle.«D» vaut pour le nombre maximal de plants dont la culture est autorisée par le gouvernement.«A» représente la posologie journalière en grammes de mari prescrite par le médecin.«B» dê signe le rendement approximatif d’un seul plant, soit une production de 30 grammes.Et, enfin, «C» fait figure de constante correspondant au cycle de croissance d’un plant de l’ensemencement jusqu’à la récolte.En d’autres mots, il n’y a pas de danger que les usagers récréatifs de la marijuana essaient d’obtenir fallacieusement des exemptions médicales.D faut demeurer profondément straight et lucide pour comprendre ce règlement en 73 articles qui balise tout, mais absolument tout, le champ de la marijuana médicale.L’acharnement d’un militant, Terry Parker, a contraint Santé Canada à repenser toute la mécanique qui permettait à des malades de fumer du cannabis avec la bénê diction préalable du ministre.M.Parker fume de la mari afin d’a|>ai-ser son épilepsie.Il bénéficiait d’une exemption accordée par le ministre en vertu de l’article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS) mais elle ne l’a |>as mis à l’abri de poursuites au criminel pour possession simple.Di Cour d'appel a rendu un verdict d’acquittement impitoyable pour le fédéral, le 31 juillet 2000.en statuant que l’interdiction de possession simple violait les droits constitutionnels garantis à M.Parker par la Charte des droits et libertés.I,e règlement entré en vigueur hier est la réponse directe — et drôlement compliquée — de S;uité Canada à ce verdict historique.Il fait [X'ser sur les patients, les médecins et les producteurs désignés des obligations bureaucratiques.les malades doivent maintenant présenter une demande d’autorisation avec adresse complète, photo, lieu visé pour la culture de la mari, autorisation écrite d’un ou plusieurs médecins selon la gravité de leur état de santé.Les médecins doivent à leur tour déterminer la posologie journalière, le mode d’administration, la pé riode pour laquelle l’usage du cannabis est recommandé.Ils doivent produire des déclarations explicites reconnaissant que le patient a reçu tous les traitements conventionnels propres à sa condition, que l’usage de la mari atténue le symptôme observé et que le bénéfice l’erpporte sur les risques.A défaut de cultiver eux-mêmes la marijuana, les patients peuvent désigner des producteurs à qui reviendra l’ingrate tâche de comprendre et d’appliquer l’équation magique.les règles interdisent à un producteur d’approvisionner plus d’un malade, ce qui place les clubs compassion dans l’illégalité.Ces organismes sans but lucratif distribuent de la mari de qualité à faible prix à des personnes souffrantes d;ms les villes de Montréal, Toronto, Vancouver et Edmonton.«Ce règlement, c’est un gros pétard mouille, estime Marc-Boris Saint-Maurice, leader du Parti marijuana et bénévole au Club Compassion de Montréal.Iss patients seront mieux servis sur le marche noir.C’est tout simplement moins complique.» Selon M.Saint-Maurice le fédéral ne pourra |>as empêcher les patients délinquants de contourner It's nouvelles règles du jeu.1 depuis l’affaire Parker, la possession de mari à des fins thérapeutiques prend les allures d’un droit constitutionnel, affirme-t-il.Illégal un jour, illegal tous les jours.L'entrée en vigueur du règlement confirme le caractère illicite du Club Compassion de Montréal, où cinq Ixiiévoles approvisionnent une centaine de malades en cannabis sur recommandation d’un médecin.«Nous, on continue, il n’y a rien de changé dans la pratique», affirme Pierre Hamel, un bénévole de l'organisme.Selon M.Hamel, la complexité des nouvelles règles est telle qu'elle décourage les malades ou les personnes désignées de se lancer dans la production à des fins médicales.La plupart des membres du Club compassion ont l’intention de défier le règlement en pontinuant de s’approvisionner au petit local de la rue Rachel, affirme M.Hamel.Ix> caractère pointilleux du règlement est révélateur de la mar ge de manœuvre du fédéral en matière de drogue, estime enfin M.Saint-Maurice.Les conventions internationales signées par le Canada à partir de 1961 interdisent avec fermeté la libre circulation du cannabis, sauf à des fins scientifiques ou médicales.«Is règlement est tellement restrictif.Ça montre que le gouvernement ne veut pas reculer sur le principe de la prohibition, il ne veut pas |permettre! l'usage récréatif.» QUÉBEC NEW YORK LE PLUS GRAND RASSEMBLEMENT DE TALENTS QUÉBÉCOIS JAMAIS ORGANISÉ! • À compter de septembre, le Québec présente ce qu'il fait de mieux à New York.• Des prestations uniques venant d'une cinquantaine de groupes artistiques québécois : de la musique aux démonstrations d'art techno, en passant par des performances de danse avant-gardistes.• Des séminaires, des conférences et des expositions par plus de 400 entreprises québécoises de pointe dans les secteurs de la technologie, des nouveaux médias, de la mode, de la fine cuisine, du capital de risque et encore plus! r VENEZ CÉLÉBRER AVEC NOUS sur le site des Fêtes Gourmandes internationales de Montréal à lie Notre Dame Le 4 août de 13 h à 21 h Le 5 août de 10 h à 18 h La flottille de voiliers qui mène le Québec à New York vous divertira avec • Des spectacles sur une scène extérieure • Des kiosques de maquillage pour enfants • Du plaisir pour toute la famille et un voyage pour deux à gagner dans l'État de New York ! ILE NOTRE-DAME % fj i Ipfer •£*•< .Wi-i *-.i Québec an quebecnewyork.com A 1 K I) K V O I R , L K M R I) I :i I .1 I' I L L E T 2 0 0 I E S A C T U A L11Ê S Pierres qui roulent.i, ¦ «Code rouge», pour demain?Washington (Reuters) — Le virus informatique baptisé «Code rouge», qui a infecté 3(X) (XX) ordinateurs et frappé le site de la Maison-Blanche la semaine' dernière, pourrait faire encore plus de ravages lors de sa prochaine apparition, demain, ont indiqué des représentants du gouvernement et des experts de la sécurité informatique.Selon un avis publié par Microsoft Corp., le centre de protection des infrastructures du FBI, et d’autre groupes, la nouvelle infection du Code rouge ralentirait substantiellement le tralic sur Inter- net.Les ordinateurs utilisant les systèmes d’exploitation de Microsoft, Windows NT et Windows 2(XX), et les versions 4.0 et 5.0 des logiciels Internet Information Server de Microsoft sont susceptibles d’être touchés, prévient l’avis.Les utilisateurs risquant d’être concernés par l’attaque peuvent trouver les conseils pour télécharger un logiciel de défense sur le site http://www.digitalis-land.net/codered/.Une conférence de presse devait réunir hier les institutions concernées par le Code rouge.le devoir GAGNEZ TOURS INC.un voyage pour 2 au écouvre^y ÛÊ^Û flkflf aleureux ¦ Jp WtaurV BP s suisses ^ Découvrez les chaleureux lacs suisses et italiens de la Suisse Italienne urnez i 7 nuits a L'HÔTEL ALBATRO Madonna del Sasso VOYAGE POUR 2 D'UNE VALEUR 0E 2 850* INCLUANT • Billets d'avion aHer/retour Montr*al/Zurieh/Montréal • 8 jours ?nuits è l'hôte» Albatro de Lugano • 2 passes «te train d’une durée de 8 jours pour visiter la Suisse."TfCPNO SOL^BEC TOURS INC.Enfin les vacances.À vous la Suisse.Retourner par la poste à Concours Ticino 2050, rue de Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A3SI Le tirage aura lieu le 10 août 2001 à 15h Faites-nous parvenir les coupons de participation avant le 8 août 2001.le concours s'adresse aux personnes de 18 ans ou plus.Un seul coupon par enveloppe.Les reproductions électroniques ne seront pas acceptées.Les conditions et réglements du concours sont disponibles à la réception du Devoir Nom :.Adresse :.Ville :.Code postal :.Téléphone : (résidence).(bureau) Courriel :.Question mathématique : (77+23) - (25+25) »____ Abonné au Devoir : oui.non.App.: Entente-cadre sur l’union sociale ROMEDO RANOCO REUTERS LE VOLCAN MAYO N est de nouveau entré en éruption aux Philippines, crachant violemment des pierres, ont indiqué hier les scientifiques.Au moment où près de 50 000 villageois commençaient à songer à regagner leurs foyers situés autour de la base du volcan, haut de 2460 mètres, le Mayon a rappelé son pouvoir de destruction.U Mayon est un des 22 volcans actifs aux Philippines et a connu 47 éruptions violentes depuis la toute première enregistrée en 1616.La plus meurtrière a eu lieu en 1814 et a enseveli une ville sous la boue et la lave.Mille deux cents personnes avaient alors trouvé la mort.Apparu le 19 juillet dernier, ce virus appartenant à la catégorie des vers (worms), semble avoir été conçu pour contraindre les machines infectées à lancer un flot de requêtes simultanées en direction du serveur abritant le site de l’administration Bush.Certains sites hébergés par le serveur infecté présentent le message «piraté par les Chinois!» (Hacked by Chinese.^.la Maison-Blanche avait évité la panne en stoppant momentanément l’accès à la plupart de ses sites jusqu'au 23 juillet, afin de déjouer le ver.L’ECUS pourrait être sauvée par l’inertie des institutions MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Présentée comme un exemple du fédéralisme coopératif, l'Entente-Cadre sur l’union sociale ne suscite plus les passions et pourrait, à la suite de son réexamen prévu pour février prochain, devoir sa survie en partie à «la force d’inertie des institutions», avance le politoloque albertain Roger Gibbins.La conférence des premiers ministres des provinces, qui débute demain à Victoria, doit se pencher sur cette révision mais M.Gibbins ne retient pas son souffle.«Aucune des plus grandes provinces, que ce soit l’Ontario, le Québec, la Colombie-Britannique ou l’Alberta, ne semble disposée à monter la première à l'assaut.Et, bien que certaines des petites puissent réagir plus favorablement, les avantages qu’elles obtiendraient d’Ottawa restent fort limités.H est donc peu probable que les responsables gouvernementaux profitent de la révision de VECUS [Entente-cadre sur Tunion sociale] pour lui imprimer une nouvelle orientation», écrit le professeur dans une étude dévoilée aujourd’hui par l’Institut de recherche en politiques publiques et dont Le Devoir publie un extrait en page A-7.Président de la Canada West Foundation, M.Gibbins note que le processus de révision n’est pas amorcé, ce qui rend prématurée toute prédiction pessimiste sur le sort de l’accord du 4 février 1999.À son avis, «la force d’inertie des institutions lui garantirait plutôt de survivre à cet exercice».L’évolution de la situation politique depuis deux ans explique largement cette apparente indifférence, explique-t-il.Après la réduction unilatérale, en 1995, des paie ments de transfert fédéraux destinés à la santé, l’aide sociale et l’éducation post-secondaire, les provinces ont voulu encadrer le pouvoir fédéral de dépenser.Réunis à Saskatoon à l’été 1998, les premiers ministres ont convenu d'une série de mesures, dont le droit de se retirer, avec pleine compensation financière, d’un programme fédéral dans un domaine de compétence provinciale Six mois plus tard, une entente est conclue mais Québec refuse de signer car le droit de retrait inconditionnel n’y figure pas et parce que les autres provinces y reconnaissent au fédéral un rôle en matière de politiques sociales.Le fédéral avait obtenu ces assouplissements grâce à l’offre de fonds supplémentaires et l’acceptation, entre autres, d’un éventuel mécanisme de règlement des différends que les provinces attendent toujours.En somme, «ce qui était au départ une initiative des provinces et territoires visant essentiellement à contrer ce pouvoir [de dépenser] s’est donc transformée en un cadre simplifiant l’intervention du gouvernement fédéral dans les programmes provinciaux», écrit M.Gibbins.La révision pourrait être l’occasion de relancer les discussions sur le règlement des différends mais Ottawa privilégie visiblement un mécanisme unilatéral, de dire l’auteur, ce qui ne l'incite pas à relancer le processus.Fort d’une troisième majorité, de coffres bien garnis et d’une opposition morcelée incapable de menacer son hégémonie, il peut utiliser son pouvoir de dépenser comme il l’entend, sans grand risque sur le front électoral.La pression pourrait venir des provinces—ce que la conférence de cette semaine permettra de mesurer — mais M.Gibbins n’y croit pas.Le Québec n’est pas lié par l’accord, l’Ouest est agité par un courant autonomiste, l’Alberta roule sur l’or et n’a pas besoin de céder du terrain pour obtenir des fonds fédéraux, l’Ontario est à couteaux tirés avec Ottawa et ainsi de suite.Il ne reste que le Manitoba et les provinces atlantiques à qui l’esprit de l’entente sied encore.Les universités ont de bonnes notes financières Leurs revenus augmentent de 15 J % FABIEN DEGUISE LE DEVOIR Il y a les reproches.Et il y a les chiffres.Après plusieurs années passées à dénoncer le sous-finance-ment chronique des universités, les recteurs des universités du Canada pourraient prochainement devoir se chercher un nouveau cheval de bataille.En effet, révélait hier une étude réalisée par Statistique Canada, les universités, d’un océan à l’autre, ont pour Tannée scolaire 1999-2000 déclaré des revenus qualifiés de records par l’agence fédérale: 14,9 milliard de dollars.Une hausse de 15,7 % par rapport à Tannée précédente.Pour la troisième année consécutive, les revenus des universités sont donc en augmentation au pays.La raison?la croissance des contributions financières des trois paliers de gouvernements (fédéral, provincial et municipal) qui, mises bout à bout, n’ont atteint pas moins de 8,2 milliards de dollars pour Tannée scolaire 1999-2000 en hausse de 15,1 % en un an.Ces données ne tiennent toutefois pas compte, dans le cas du Québec, de l’investissement de 270 millions de dollars annoncç en mars 2000 par le ministre de l’Éducation François Legault pour venir en aide aux universités; les 120 premiers millions n’ayant été injectés dans le réseau de l’éducation qu’à partir de Tannée scolaire 2000-2001.Autre source de financement pour les institutions scolaires canadiennes; les frais de scolarité.Pour Tannée scolaire étudiée par Statistique Canada, ces «droits à l’éducation» ont rapporté 2,9 milliards de dollars, 9,8 % de plus que Tan dernier.Malgré cela, ces frais ne composent que 19 % des revenus totaux des universités canadiennes, contre 20 % pour Tannée scolaire 1998-1999.Le Québec quant à lui reste en marge en raison du gel des frais de scolarité dans la province.Conséquence: ces frais ne représentent que 11,9 % du revenu global des universités.En comparaison, ces frais composent 24,1 % des revenus en Ontario.Revenus largement alimentés du reste au Québec, avec 65,3 %, par l'argent provenant des différents paliers de gouvernement.I.a moyenne canadienne pour cette source de financement se situe à 55 %.L’annonce de ces revenus dits records a été accueillie sans tambour ni trompette par les Fédérations étudiantes universitaires du Québec (FEUQ).«Il n’y a pas vraiment de raison d’applaudir, a expliqué hier au Devoir Andrée Mayer-Pé-riard, présidente de la fédération.En y regardant de plus près, on constate que ces revenus déclarés ne font, après plusieurs années de compressions, que rétablir la situation financière qui prévalait en 1993- 1994.» À quelques millions de dollars près! Cette année-là, les universités canadiennes avaient déclaré un peu plus de 12 milliards de dollars de revenu, soit en dollars constants pour 1999-2000 environ 14,34 milliards de dollars.«Actuellement, le financement est rétabli par rapport aux besoins, analyse avec la même tonalité Claude Godbout, vice-recteur exécutif de l’Université Laval.Ey a par contre une tendance et, si elle se maintient, on pourra peut-être commencer à se réjouir dans quelques années.» Se réjouir, certes, mais pas trop vite, poursuit la présidente de la FEUQ.Car si l’heure est à l’augmentation des revenus, elle est également à la diversification des sources.En effet, pour 1999-2000 les universités canadiennes n’ont engrangé pas moins de 1,3 milliard dans la vente de produits et de services (41,5 % de plus qu’en 1994-1995) mais aussi 530 millions en droits d’auteur, «frais pour services rendus», amendes des bibliothèques et autres pénalités, précise l'étude de Statistique Canada.118,6 % par rapport à 1994-95.«Ces ventes de “produits et services” sont inquiétantes et soulèvent beaucoup de questions, commente Mme Mayer-Périard.Pour augmenter leurs revenus, les universités ne sont-elles pas en train de changer un peu de vocation?» Poser la question, c’est un peu y répondre.Épidémie de suicides dans les réserves ontariennes PRESSE CANADIENNE Une épidémie de suicides sévit chez les jeunes autochtones du nord de l’Ontario, où elle frappe maintenant des réserves qui avaient jusqu’à présent été épargnées.On craint que le nombre de victimes, cette année, ne batte tous les records.Au 30 juillet, on dénombrait déjà 16 suicides, survenus sur 49 réserves amérindiennes.Selon des leaders autochtones et des experts en santé, une telle hécatombe pourrait ultimement faire en sorte que le bilan.pour cette année, dépasse le record de 26 suicides enregistrés dans la même région Tan dernier.C’est «la pire année jusqu'à maintenant», sur une période de six mois, observe Arnold Devlin, superviseur à l’agence de santé mentale pour autochtones Dilico, de Thunder Bay.rf* 31 juillet et le,aofit Deux derniers jours du solde des vêtements printemps-été 2(X)i Tous à 50% + 20% additionnel Vêtements d’enfants 0 à 18 ans et Vêtements de maternité à l’étage 1007, ri e Laurier Ouest, Outremont Tel.: 274-2442 E N BREF Nettoyage à sec Trois-Rivières Ouest (PC) — La ville de Trois-Rivières-Ouest a fait parvenir un avis de non-conformité, hier, à un responsable du bunker des Hells Angels, situé sur son territoire.Le document enjoint aux motards de faire disparaître tout élément de fortification de leur repaire, le rendant ainsi conforme au nouveau réglement municipal.En avril, le conseil municipal avait adopté une résolution amendant son règlement d'urbanisme relié à la construction.C’est cette modification qui allait permettre à Trois-Rivières-Ouest d’interdire les équipements de fortification sur les résidences.Pour entrer en vigueur.le règlement devait être approuvé par la MRC ainsi que par le ministère des Affaires municipales et de la Métropole.L’accord n'est parvenu à l'hôtel de ville que la semaine dernière.«Nous avons finalement remis en mains propres l'avis de non-conformité à un représentant des Hells qui habite la rue de Cherbourg», a dit le maire.758 LE DEVOIR.LE MARDI Al .1111 I E T 2 O O I a r> -?LE DEVOIR *-= LE MONDE Menace de boycott des États-Unis La tension est vive au Proche-Orient K n h k e: f Négociations pour sauver la conférence sur le racisme Robinson appelle les nations arabes à abandonner leurs efforts pour assimiler le sionisme au racisme ALEXANDER HIGGINS ASSOCIATED PRESS Genève — Les délégués d’une centaine de pays se sont retrouvés hier à Genève pour tenter de sauver d'un boycott des Etats-Unis la conférence mondiale des Nations unies sur le racisme, prévue du 31 août au 7 septembre à Durban.Washington est en effet fermement opposé à ce qu’une résolution assimilant le sionisme au racisme et la question de réparations pour la traite des Noirs figurent au menu des discussions.Les délégués sont réunis pour deux semaines pour préparer la conférence qui se déroulera en en Afrique du Sud.En ouverture, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Mary Robinson, a appelé les nations arabes à abandonner leurs efforts pour assimiler le sionisme au racisme.Elle a souligné qu’il y a une décennie, l’assemblée générale de l’ONU a abrogé une résolution de 1975 dénonçant le sionisme et l’assimilant au racisme.«Je pense qu’il n’est pas approprié de rouvrir cette question sous quelque forme que ce soit et que quiconque essaye de le faire met en péril la réussite de la conférence de Durban», a-t-elle souligné.L’administration Bush menace de boycotter la conférence si les organisateurs mettent à l’ordre du jour le texte ainsi que la ques- tion de réparations pour la période de l’esclavage.Le président George W.Bush estime que ces sujets détourneraient la conférence de son objectif, avait déjà fait savoir la semaine dernière le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.«Comment peut-on dire que c’est une conférence pour lutter contre le racisme si elle frôle l’antisémitisme?», s’était interrogé ce dernier.L’une des premières décisions de la séance de travail d’hier a été d’exclure l’Association gay et lesbienne internationale de la liste des organisations non-gouvernementales accréditées pour la Conférence.La décision a été prise par 43 voix pour, 43 contre, et 27 abstentions.En vertu des règles de procédure, une égalité équivaut à un vote négatif.A Washington, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a appelé la communauté internationale à surmonter ses divergences sur le programme de la conférence.Il a reconnu que les préparatifs de la réunion avaient «ouvert de profondes fissures sur un certain nombre de questions sensibles comme l'héritage de l'esclavage et du colonialisme, et la situation au Proche-Orient».«Nous devons reconnaître les tragédies du passé, mais ne pas en être prisonniers», a-t-il souligné.La conférence «doit confronter le passé, mais surtout aider à fixer un nouveau cap contre le racisme pour l’avenir.» «Nous devons reconnaître les tragédies du passé» Tentatives de dissimulation de crimes Les preuves s’accumulent contre Milosevic ASSOCIATED PRESS Petrovo Selo — Après la découverte ces dernières semaines en Serbie d’au moins quatre charniers contenant les restes de quelque 800 Kosovars, il apparaît de plus en plus clairement que Slobodan Milosevic a cherché à dissimuler les preuves des atrocités commises par son régime durant la répression menée dans la province en 1998-99.Une opération de dissimulation baptisée Profondeur 2.Le ministre serbe de l’Intérieur, Dusan Mihajlovic, et le capitaine de police Dragan Karleusa, chargé des enquêtes sur les charniers, estiment qu’il y a de plus en plus de preuves que Milosevic a ordonné une opération de dissimulation des crimes.Des responsables de la police soulignent que l’opération comprenait trois axes: exhumer les corps des fosses communes au Kosovo pour les mettre en terre en Serbie ou les jeter dans le Danube; détruire d’autres cadavres par incinération ou d’autres moyens^ et transférer certains cadavres à l’intérieur même du Kosovo, depuis des fosses communes vers des tombes ordinaires.M.Karleusa souligne que Profondeur 2 a commencé vers le début de la campagne de bombardements de l’OTAN, lancée le 24 mars 1999.Milosevic a ordonné que «les victimes civiles qui pourraient être l'objet de l’enquête [du TPI] soient retirées» du Kosovo, affirme l’officier de police.Il ajoute que l’ancien ministre de l’Intérieur, Vlajko Stojilkovic, un fidèle de Milosevic également inculpé par le TPI, a été chargé de superviser le travail de nettoyage des crimes du régime.Tous les camions firigorifiques au Kosovo et d’autres en Serbie auraient été réquisitionnés.Des milliers de personnes, principalement des Tziganes du Kosovo, ont reçu l’ordre de retirer les corps des charniers, selon les sources policières.Des camions chargés de cadavres en décomposition ont gagné la Serbie, et d’autres ont pris la route de Ko-sovska Mitrovica (nord du Koso- vo) ou des hauts fourneaux de Bor en Serbie où une partie des restes a été incinérée.Selon des sources proches de l’enquête.Milosevic voulait que les corps exhumés soient enterrés dans des zones d’accès restreint aux civils.Le camp d’entraînement de la police anti-terroriste à Petrovo Selo, où 76 tombes ont été retrouvées, était à cet égard idéale.D’autant que les hommes stationnés là avaient joué un rôle de premier plan dans les tueries au Kosovo, ce qui permettait de penser que le secret serait bien gardé.Mais les choses ont mal tourné.Une des «bourdes» les plus remarquées est la chute d’un camion frigorifique chargé d'une cinquantaine de corps dans le Danube à plusieurs centaines de kilomètres du Kosovo.Le chauffeur, un jeune réserviste, avait entendu des bruits à l’arrière, sans doute une ou plusieurs personnes encore vivantes, et avait précipité le véhicule dans le fleuve.Quelques jours plus tard, le camion fut remonté à la surface.Après sa découverte par la police locale et un plongeur, les autorités l’ont acheminé à la fosse commune de Petrovo Selo, sa destination initiale, et l’ont détruit à l'explosif.C’est le plongeur Zivadin Djord-jevic qui a découvert le macabre chargement en avril 1999.Lorsqu’il l’a signalé à la police, il raconte que le ministère de l’Intérieur a ordonné le black out sur cette affaire.Il a lui-même reçu l’ordre de ne pas en parler, faute de quoi sa vie serait en danger.«On nous a dit de répandre une rumeur selon laquelle des Kurdes essayaient de rentrer illégalement dans le pays, et que leur camion avait plongé dans le Danube», souligne-t-il.Cette histoire est devenue un des points centraux des investigations et des efforts de la Yougoslavie pour faire face à son passé récent Les corps de plus de 4000 Albanais ont déjà été exhumés au Kosovo et plus de 3000 autres restent portés disparus.Les charniers de Petrovo Selo semblent abriter des civils de Prizren et Suva Reka, certains ayant les yeux bandés et les mains attachées dans le dos.L’operation Profondeur 2 visait à faire disparaître les traces d’atrocités Des pays arabes veulent boycotter Israël Tsahal bombarde le quartier général de la police palestinienne à Gaza AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Au moment où l’atmosphère était très tendue au Proche-Orient, des experts représentant quatorze pays arabes se sont mis d'accord hier sur une re^ activation du boycottage direct d'Israël, mais n'ont pas pu s’entendre sur la question du boycottage indirect, touchant les firmes de pays tiers traitant avec l'Etat hébreu, ont annoncé des délégués.Les pays participants ont «proclamé leur détermination à réactiver le boycottage d'Israël qui constitue une forme de résistance pacifique pour freiner l'élan de la machine de guerre israélienne», selon le communiqué publie au terme de la réunion, ouverte dimanche dans la capitale syrienne.Le commissaire général de l’Office de boycottage arabe d’Israël (OBI), le Syrien Ahmed Khazaa, qui a lu ce communiqué, a ajouté que cet organe tiendra le 7 octobre 2001 une réunion au niveau exécutif, regroupant des responsables chargés du veiller au boycottage dans la majorité des pays arabes, et qui sera la première depuis avril 1993.Il a déclaré que la réunion avait «pris des recommandations» précises qui seront transmises au secretariat de la ligue arabe, au Caire, mais il a refusé d'en dévoiler la teneur.«Les recommandations ne seront pas publiées», a-t-il dit Frappes israéliennes L’Etat hébreu a continué de frapper hier tous les Palestiniens qu’elle soupçonne de participer à des attentats contre les siens.Quelques heures après l’explosion suspecte qui a coûté la vie à six membres du Fatah de Yasser Arafat près de Naplouse (Cisjordanie), les forces israéliennes ont bombardé le QG de la police à Gaza, faisant deux blessés.L'atmosphère restait donc très tendue après les échauffourées de la veille sur l'esplanade des Mosquées de Jerusalem (Mont du Temple, pour les juifs), déclenchées par la pose symbolique d’une première pierre d'un troisième Temple de Jerusalem par un groupe extrémiste juif.Quelques heures plus tard, en pleine nuit, les habitants du camp de réfugiés d'Al-Farah étaient réveilles par une violente déflagration dans une sorte de boutique de pièces détachées située au milieu d'une casse automobile.Trois des six victimes étaient recherchées par Israel pour leur participation présumée à deux attentats à la bombe dans l'Etat hébreu ces derniers mois, d'après des sources au sein des services de sécurité israéliens.Les six victimes ainsi qu'un septième homme grièvement blessé appartenaient au Fatah.Dans la matinée hier, les hélicoptères israéliens ont par ailleurs tiré des roquettes sur le QG de la police palestinienne à Gaza, blessant deux policiers.le bâtiment, où étaient fabriqués selon l’armée israélienne des armes et des mortiers est situé près du domicile et des bureaux de Yasser Arafat, mais le président de l’Autorité palestinienne n'était pas dans la région au moment de l’attaque.Dans la bande de Gaza également, mais au sud, deux Palestiniens âgés de 17 et 11 ans ont également été tués lundi près de la frontière égyptienne par des les soldats israéliens qui affirment avoir répliqué à des tirs de grenades anti-char, alors que les Palestiniens soutiennent qu’il n'y a |)as eu de provocation.Par ailleurs, dans la vieille ville de Jérusalem, un Israélien a reçu des coups de couteau, apparemment donnés par un Palestinien.Dans la ville sainte également, une bombe de faible puissance placée sur un rayon d’un supermarché de l’une des rues principales, celle du Roi-Georges, a explosé sans faire de blessés mais en causant des dégâts matériels.NATALIE BEHRING REUTERS K ' " € Des soldats israéliens ont empêché, hier, un Palestinien de franchir la porte de Damas, dans la vieille ville de Jérusalem, peu après l’assassinat d’un Israélien.Les événements de Kabylie Un rapport jugé incomplet Les observateurs estiment que Venquête a laissé des zones d'ombre ABDELAMALEK TOUATI REUTERS Alger — Le rapport préliminaire d’enquête sur les événements de Kabylie rendu public dimanche par la présidence algérienne a laissé des zones d’ombre et de nombreuses questions concernant la conduite de la répression des sanglantes emeutes, estimaient hier des observateurs politiques.Toutefois, dans un entretien accordé au quotidien Le Matin, Mohand Issad, président de la commission d’enquête, déclare que les investigations n’ont pas été achevées et qu’elles reprendront le 25 août Très critique envers les gendarmes, le document, élaboré par l’équipe du juriste Mohand Issad, a clairement rejeté la responsabilité des émeutes sur la gendarmerie.Il l’accuse d’avoir fait un usage «excessif» de «munitions de guerre» contre les civils et d’avoir entretenu la violence populaire dans la région en procédant à «tirs à balles réelles, saccages, pillages, provocations de toutes sortes, propos obscènes et passages à tabac».Mais la classe politique algérienne considère qu'Issad n’est pas allé jusqu'à situer les responsabilités dans la gestion des événements qui ont coûté la vie à au moins 55 personnes selon un décompte officiel, 80 selon des médias indépendants.«Le rapport n’apporte rien de nouveau car il s’est limité à un seul niveau d'investigation qui est celui d'impliquer les gendarmes mais la responsabilité politique, notamment celle du président de la République, est complètement occultée» estime Ali Kerboua, premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) de Hodne Ait Ahmed.Le document de 48 pages ne fournit pas de réponses à de nombreuses questions, notamment sur le silence des plus hautes autorités alors quelles avaient été alertées de la détérioration de la situation, estime Fayçal Metaoui, analyste au journal El Watan.Lignes rouges «Cette manière de dire les choses suppose que la commission Issad, dotée pourtant de larges prérogatives s’est imposée des limites, sinon des lignes rouges lui ont été tracées», dit-il.Il cite notamment l’absence de réponse à une question essentielle: qui a donné l’ordre de tirer sur des jeunes civils désarmés?\£ quotidien El Watan estime que le rapport Issad est accablant pour la police, la gendarmerie et la puissante ex-sécurité mililaire algérienne qui «échappent à tous les contrôles légaux et surtout à celui de la justice» «Ijcs statuts qui sont censés leur donner la force et la crédibilité nécessaires à la défense de la société ont fait d’eux des corps au-dessus de la loi», écrit l’éditorialiste du journal dans son édition d’hier.La mort d’un jeune lycéen en avril dans une brigade de gendarmerie à Béni Douala en Haute Kabylie, suivie quelques jours plus tard de l’interpellation de trois collégiens à Amizour, ont embrasé pendant près de trois mois la région berbérophone, fief traditionnel de l’opposition au pouvoir central contrôlé par l’armée.Mais les émeutes, attisées par les mauvaises conditions de vie, le chômage et les problèmes de logement, se sont vite propagées à d’autres régions du pays, notamment à l’Est et au Sud.Pour Djamel Ferdjallah, le rapport de la commission présidentielle a eu le mérite d’évacuer les thèses d’un «complot de l’intérieur et de l’extérieur» avancée par les autorités, et de reconnaître que le bilan des victimes «est celui d’une guerre contre le peuple».«IjC président est maintenant mis en demeure de prendre toutes les mesures qu’imposent les conclusions de ce rapport, dont les termes sont d’une extrême gravité», a-t-il dit «La responsabilité politique est complètement occultée» Premier geste de Toledo (AFP) — A l'occasion des ceremonies entourant son investiture, le nouveau president péruvien Alejandro Toledo, d'origine quechua, a annoncé l'introduc tion prochaine de l'enseignement à titre optionnel des deux langues dominantes de l'empire inca, le quechua et l'aymara.Depuis le regime militaire de gauche du président Juan Velasco Alvarado (1968-75).le quechua et l'aymara sont langues of licielles.leur usage est toutefois reste jusqu'à présent confiné à la vie quotidienne des communautés indiennes de l’altiplano andin.Ce qui risque de faire date dans les cérémonies d'investiture du président Toledo, c’est l'adoption à l’initiative du Pérou d'une déclaration, dite Déclaration de Machu Picchu, par les cinq pays constituant la Communauté andine des notions (CAN).Bolivie, Colombie, Equateur, Pérou et Venezuela.Dans cette déclaration sans précédent, les cinq pays se déclarent redevables envers les populations autochtones de la région.Négos bloquées jusqu’en novembre (AFP) — les négociations au sein de l'ONU sur les armes biologiques sont bloquées au moins jusqu’à novembre prochain, date de la prochaine conférence de révision de la convention dans ce domaine, a estimé hier à Genève le président du groupe de travail, l'ambassadeur hongrois Tibor Toth, chargé d’élaborer des mesures de vérification de cette convention.«Nous devons attendre jusqu ’à la conférence de revue de novembre», a précisé au cours d'une conférence de presse le président du groupe de travail dont l’actuelle session prend fin le 17 août.A cette date, les 143 pays signataires de la Convention de 1972 sur l’interdiction et la destruction des armes biologiques doivent passer en revue l’état d’application de ce texte.Depuis 1995, un groupe de travail s’efforce d’élaborer un «protocole additionnel» rendant contraignantes les dispositions de la convention, laquelle ne prévoit aucun mécanisme de coptrôle.Le 25 juillet dernier, les Etats-Unis ont rejeté le texte proposé, considérant qu’il mettait potentiellement en danger leur sécurité nationale et leurs données confidentielles en matière de biodéfense.Bové est mis en examen pour complicité de diffamation (AP) —José Bové, porte-parole de la Confédération paysanne, a été mis en examen hier pour complicité de diffamation par un juge d’instruction parisien, à la suite d’une plainte déposée par le Syndicat national de la nutrition animale (SNIA), a indiqué son avocat, François Roux.Alors qu’il était convoqué en milieu d'après-midi, une bousculade avait éclaté entre forces de l’ordre et manifestants qui souhaitaient accrocher une banderole aux grilles du palais de justice de Paris.Devant les grilles, José Bové a réitéré ses pro|X)s, accusant les fabricants d’aliments pour bétails d’avoir introduit la maladie de la vache folle sur les territoire français en important d'Angleterre des farines animales.Rencontre entre Américains et talibans (AFP) — L’adjointe pour l’Asie du sud au secrétaire d'Etat américain, Christina Rocca, s’entretiendra cette semaine à Islamabad avec l’ambassadeur au Pakistan du régime des talibans, première rencontre à ce niveau depuis l’arrivée au pouvoir de Georges W.Bush, a annoncé hier la représentation diplomatique afghane.«La rencontre [avec l’ambassadeur Abdul Salam Zaeef] est confirmée, mais la date exacte n’est pas encore fixée», a déclaré Suhail Shaheen, l’un des principaux responsables de l’ambassade afghane à Islamabad.L’ambassade américaine n’a pas été en mesure de confirmer ce rendez-vous.Les contacts entre les Etats-unis et le régime islamique de Kaboul sont rares, mais pas exceptionnels.* I.E I) E V OIK.I.E MARDI 31 J I I L L E T 2 O O I A (5 EDITORIAL Logement social, mais lequel ?Comme toujours, il fallait une intervention un peu plus spectaculaire qu’à l’habitude, en l’occurrence l’occupation d’un immeuble désaffecté au beau milieu d'un été plutôt calme au chapitre de l’actualité, pour attirer l’attention sur le problème du logement social.Un problème qui s’aggrave à mesure que les effets de la crise de l’immobilier et des compressions de la décennie précédente se font sentir.1 fut une époque pas si lointaine où le logement ÆlanBI faisait partie de toutes les revendications WM HH Populaires et de tous les plans budgetaires des ¦H BHB gouvernements.HLM.logement-, cooperatifs, HH HH subventions a la rénovation, supplement de re-HH HH venu, remboursement d'impôts fonciers.mm Ptiis il v eut la crise des finances publiques HH HH pui survint au moment même ou l'industrie - \ immobilière faisait face a un taux élevé de dis- ponibilité de logements à des prix stables.C’est alors que les gouvernements, notamment Ottawa qui avait toujours été très actif en matière d’aide à l’habitation, ,en profitèrent pour ralentir radicalement leurs interventions.A partir du milieu de la décennie quatre-vingt dix, on a donc cessé de construire des habitations à loyer modique (HLM) et des coopératives d’habitation au pays, notamment au Québec.Il y a 65 000 logements à loyer modique et 6000 logements coopératifs au Québec.À Montréal, la liste d’attente pour l’un ou l’autre des 20 000 logements sociaux atteint 8500 noms.Cela peut sembler élevé, mais il faut se souvenir que cette liste a déjà compté 12 000 noms, que bien des gens qui s’inscrivent ne répondent pas aux critères prioritaires ou encore refusent l’offre qui leur est faite parce que le logement proposé est trop petit ou situé dans un autre quartier que celui qui les intéresse.Bon an mal an, 2000 HLM montréalais se libèrent, un nombre qui permet de faire face à bien des cas lourds ou urgents, comme on l’a vu le premier juillet dernier.65 (XK) ménages qui profitent d’autant de HLM subventionnées par l’État et administrées par les sociétés municipales d’habitation, c’est évidemment peu au regard des plus de 400 000 autres ménages québécois qui doivent consacrer plus de 30 % de leurs revenus pour se loger.Faut-il en déduire que nos gouvernements devraient construire 400 000 autres logements subventionnés pour régler le problème?la réponse tombe sous le sens: non! En fait, si la construction de HLM est parfois la seule solution pour une partie de la population, les plus démunis et ceux qui ont le moins d’autonomie, elle pose d’autres problèmes qui méritent qu’on y réfléchisse avant de revendiquer à cor et à cris la construction massive de ce type de logements.Il suffit de se promener dans les quartiers où on a érigé des HLM, d’interroger les responsables de garderies, de centres communautaires ou d’écoles du coin pour constater jusqu'à quel point la concentration de ménages pauvres et peu instruits dans un même quadrilatère peut s’apparenter à la création de ghettos., Au plan financier, la formule coûte cher à l’État qui assume la différence entre les coûts d’amortissement et d’entretien de ces logements et le versement mensuel du loyer qui ne peut pas dépasser 25 % des revenus du locataire.Chaque HLM coûte en moyenne 45(X) $ à l’État par année (375 $ par mois), une aide qui s’ajoute aux prestations sociales, mais à laquelle n’ont pas accès les 400 000 ménages québécois qui consacrent plus de 30 %, voire plus de 50 % de leurs revenus à leur logement.Ën somme, s’il est vrai qu'il manque de logements à prix abordable, ce n’est pas nécessairement le réinvestissement massif dans la formule des HLM qui est la seule ou la meilleure solution.Qu’il faille construire quelques dizaines de milliers de ces logements au cours de la prochaine décennie, sans doute, mais par petits nombres à la fois et en les dispersant sur le territoire au lieu de concentrer les efforts sur les seuls territoires de Montréal et de Québec.C’est aussi en relançant la formule coopérative, plus dynamique et mieux intégrée au milieu d’accueil.Mais, surtout, c’est en encourageant par des programmes financiers mieux ciblés et une réglementation appropriée la rénovation et la construction d'immeubles résidentiels de type familial, duplex, triplex et autres, que l’on parviendra à diminuer la tension qui pèse lourd sur la disponibilité et le prix des logements.Parallèlement, les gouvernements doivent aussi bonifier les programmes d'aide au logement pour les ménages à faibles revenus.Voilà une formule plus équitable que les HLM qui, aussi indispensables soient-ils pour certaines couches plus vulnérables, coûtent cher et ne combleront jamais qu’une infime partie des besoins.jrsansfacon( O O I A t IDÉES Conjoncture variable: Les fondements politiques de l'Entente-cadre sur l'union sociale * -?- Le renouvellement de PECUS se fera dans la modestie L’idéal est sans doute de laisser le processus de révision suivre son cours sans y prêter plus d’attention qu’il ne faut Conjoncture variable: Les fondements politiques de l'Entente-cadre sur l'union sociale est la plus récente étude publiée par l’IRPP dans Enjeux publics.Elle est accessible sur le site Web de l’IRPP, à l’adresse uuu.irpp.org — il suffit de cliquer sur l’icône.Fondé en 1972, l’IRPP est un organisme canadien, indépendant et sans but lucratif qui cherche à améliorer les politiques publiques canadiennes en encourageant la recherche, en mettant en avant de nouvelles perspectives et en suscitant des débats qui contribueront au processus décisionnel en matière de politiques publiques et qui rehausseront la qualité des décisions que prennent les gouvernements, les citoyens, les institutions et les organismes canadiens.JACQUES NADEAU LE DEVOIR On ne peut attendre du Québec qu’il s’engage en faveur de l’ECUS alors même que Bernard Landry bat la campagne pour être le «dernier premier ministre» de la province.ROGER GIBBINS Ph.D., enseigne depuis 1973 au Département de science politique de la University of Calgary.En 1998, il est devenu président-directeur général de la Canada West Foundation et a été élu membre de la Société royale du Canada.emain, lors du rassemblement des premiers ministres provinciaux pour leur conférence annuelle, à Victoria en Colombie-Britannique, un des enjeux les plus préoccupants consistera à déterminer la marche à suivre devant l’échéancier du renouveUement de l'En-tente-cadre sur l’union sociale (ECUS).Conclue le 4 février 1999, l’Entente-cadre sur l’union sociale (ECUS) a été accueillie par certains comme la promesse d’une évolution fondamentale du système fédéral canadien, une évolution qui apporterait aux relations intergouvemementales un degré sans précédent de coopération, de formalité et de civilité.Un point de vue qui se traduira dans la prochaine révision de l’ECUS dans la mesure où se maintient notamment la coalition à l’origine de sa naissance.Or, cela semble plus qu’improbable étant donné l’évolution des circonstances politiques ayant donné lieu à sa création.Les impératifs fiscaux qui ont amené les gouvernements provinciaux et territoriaux à vouloir restreindre le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral, et qui ont donné à celui-ci quelque raison d'envisager de telles contraintes, se sont en effet sensiblement atténués.Tout comme s’est amoindri, depuis l’apaisement du sentiment nationaliste au Québec, l'attrait de l’ECUS comme projet démontrant la possibilité d'un renouvellement non constitutionnel du fédéralisme canadien.Il est donc peu probable qu’Ottawa adopte une approche offensive relativement au processus de révision qui s’annonce, et moins encore qu’il insiste pour faire adopter un mécanisme de règlement des différends, une ques- tion qui n’a pas fait jusqu’ici le moindre progrès.D’autant que la dernière élection fédérale a montré l'intérêt d’un mécanisme de règlement unilatéral qui permet au gouvernement fédéral de demeurer le seul arbitre de la conformité des programmes sociaux provinciaux aux normes et valeurs nationales.Du point de vue fédéral, l’ECUS évoque ainsi le chat qui dort et qu’on se gardera de tirer de son sommeil, surtout si un ralentissement économique venait provisoirement restreindre les ambitions d’Ottawa en matière de programme sociaux.A cette tiédeur d’Ottawa répond un enthousiasme tout aussi mitigé du côté des provinces.Chose certaine, on ne peut attendre du Québec qu’il s’engage en faveur de l’ECUS alors même que Bernard Landry bat la campagne pour être le «dernier premier ministre» de cette province.Dans l’Ouest, les événements récents n’augurent guère mieux.On devrait en effet y observer l’émergence d’un courant régional qui, sans être un raz-de-marée, sera favorable à une autonomie provinciale accrue, une tendance peu compatible avec l’esprit de l'ECUS.En Alberta ce courant se verra renforcé par la prosper rité que connaît cette province, dont le premier ministre, Ralph Klein, ne risque plus de signer le moindre document prévoyant une contribution plus importante d’Ottawa aux soins de santé en échange de meilleures conditions fédérales, comme il l’a fait l’an dernier en signant l’Accord sur la santé.Quant au nouveau gouvernement libéral de la Colombie-Britannique, il aura fort à faire pour mener à bien un programme à la fois ambitieux et contesté; il ne devrait avoir ni le temps ni l’énergie de prêter beaucoup d’attention à la révision de l’ECUS, surtout qu’il n’est pas du tout certain que celle-ci favoriserait la mise en œuvre de son programme.Pour ce qui est de la Saskatchewan, elle est actuellement dirigée par un gouvernement transitoire formé du Saskatchewan Party, dont le chef et les membres se disent ulcérés de l’indifférence d’Ottawa envers les problèmes agricoles de la province.Aux yeux de ce parti, une ECUS même renforcée n'aurait rien d'attrayant Reste le Manitoba, seule province de l’Ouest où le climat politique pourrait susciter un ac- cueil plus réceptif.Hors des provinces de l’Ouest, ce climat est plus difficile à évaluer.L’esprit de l’ECUS convient aux provinces atlantiques, où le processus de révision devrait donc s’amorcer dans un contexte favorable.Tout autre est la situation de l’Ontario, province à l’énorme potentiel électoral où d’intenses conflits partisans viennent envenimer les batailles intergouvemementales entre Ottawa et Queen’s Park.11 sera par conséquent difficile d’imaginer un Mike Harris siéger avec enthousiasme à la table de discussions.Si cette tiédeur semble commune à la majorité des gouvernements du pays, qu’en est-il au juste des citoyens?Se voulant la promesse d’une meilleure participation des Canadiens à l’élaboration et à l'évaluation des programmes gouvernementaux, l’ECUS annonçait du même coup un style de fédéralisme recentré sur la population plutôt que sur les relations intergouvemementales.Or, elle aura au contraire marqué la victoire décisive de l’intergouvernementalisme sur le populisme.Un résultat qui n’a toutefois suscité ni intérêt ni commentaires de la part des citoyens.Largement méconnue, l’ECUS ne s'est en fait acquis aucun secteur de la population qui vien- drait à sa rescousse si l’appui des acteurs politiques devait fléchir.On ne s’est d'ailleurs pas efforcé outre mesure de convaincre les Canadiens que leur vie et leurs aspirations en dépendaient.Si elle devait trépasser, rares sont les Canadiens qui s’en soucieraient et plus rares encore ceux qui pleureraient sa disparition.Mais cela risque peu de se produire.Compte tenu de la force d’inertie des institutions, si caractéristique de la vie politique canadienne, la survie de VECUS semble assurée.En somme, la meilleure chose à faire est sans doute de laisser le processus de révision suivre son cours sans y prêter plus d'attention qu’il ne faut.L’ensemble des Canadiens ne devrait ni s’en apercevoir ni s’en inquiéter, les organisations autochtones en seront soulagées, les gouvernements provinciaux en tireront plus d’autonomie, le gouvernement du Québec verra sa cible réduite, et le gouvernement du Canada évitera de subir les possibles contraintes qu’apporterait un mécanisme de règlement des différends.Bref, contentons-nous de voir VECUS comme un modeste remaniement des relations intergouvemementales en usage au pays, sans espérer qu’elle n’ouvre en la matière une ère nouvelle.Si l’ECUS devait trépasser, rares sont les Canadiens qui s’en soucieraient et plus rares encore ceux qui pleureraient sa disparition r Energie et environnement Avec les profits d’Hydro-Québec, créer plus de prospérité ! Au lieu de simplement geler les tarifs jusqu'en 2004, / il est urgent de tirer le meilleur des profits de la société d’Etat JEAN-PAUL THIVIERGE Analyste énergie et environnement ydro fait d’énormes profits et j’estime qu’une partie significative de ceux-ci doit être réinvestie directement dans l’économie québécoise.L’eau qui est le bien public de tous les Québécois est la source gratuite de la prospérité de la société d'Etat.Il est donc primordial que les profits qui en découlent reviennent directement aux clients contribuables québécois.A mesure que les énormes investissements d’il y a 20 et 30 ans se remboursent, les profits augmentent rapidement et c'est le peuple du Québec, à titre de vrai actionnaire d’Hydro-Québec qui a investi dans Hydro, qui doit en tirer profit Les profits doivent leur revenir directement plutôt qu’au ministre des Finances qui retire les avantages découlant de cette situation, en raison des déformations de la fiscalité.Cela n’est pas équitable pour les citoyens contribuables.Pour profiter au maximum des revenus d’Hydro il faut les utiliser avec effets multiplicateurs dans des projets structurants à long terme; ainsi pour ne pas gaspiller inutilement l’eau et les autres formes d’énergie il est urgent de mettre en vigueur un véritable programme de rénovation en vraie efficacité énergétique et en économie d’énergie.Pour cela il faut aussi impliquer tous les fournisseurs d’énergie, soit les fournisseurs gazier et pétroliers.Le gouvernement, sqr recommandation de la Régie de l’Énergie, pourrait mettre en place, pour une période de cinq à dix ans, un grand programme supervisé par l’Agence de l’efficacité énergétique, stipulant que tous les bâtiments du Québec doivent être construits ou isolés de manière à minimiser les pertes thermiques, comme le programme PRIME «Arrêter de chauffer l’univers».Il pourrait aussi décréter que tous les systèmes énergétiques doivent être modernisés de manière à optimiser la consommation d’énergie.L’ensemble de ces travaux créerait des milliers d’emplois de qualité pour plusieurs années.De plus, la facture globale annuelle d’énergie baisserait, augmentant ainsi le pouvoir d’achat aux contribuables.En rationalisant la consommation d’énergie, le niveau des réservoirs deviendra plus sécuritaire, ce qui facilitera l’exportation des surplus d’énergie électrique.Les Québécois seront moins dépendants des fournisseurs pétroliers et on diminuera nos émissions de GES.En prime, les Québécois seront plus à l’aise et l’économie plus prospère.Ainsi, une utilisation judicieuse des profits d’Hydro-Québec serait beaucoup plus structurante qu’un simple transfert des dividendes dans le fond consolidé de la province.De plus, il y a certainement moyen de profiter de programmes fédéraux dans ces domaines.C’est le peuple du Québec qui doit en tirer profit .Arts visuels Sculptures ou exposition de costumes ! CLAUDE JASMIN L'auteur est écrivain, aussi céramiste et aquarelliste.II a etc critique d'art et professeur d'histoire de l'art (Institut des arts appliqués).e roi des habits?Le monument à Duplessis, du sculpteur académique Brunet, inaugurait, hélas, lore des «beaux habits» bien pressés.On a vu un lesage arborant, lui aussi, un «habit propret» tout de bronze.la «quétainerie» en sculpture se poursuit allègrement.Récemment, le public a pu voir le ¦•petit" René levesque, lui aussi, en pied, habillé d’un «costard» ultra réaliste.Quelle horreur visuelle! Quel vide esthétique! Quel manque totale d’imagination chez ces sculpteurs.Ce Bourgault-sculpteur (du lé-vesque) est devenu: «le roi des habits» ! Avez-vous vu le De Gaulle aux abords des Plaines d’Abraham?On a envie de ixniffer de rire devant cette grande image métallique exhibant avant tout, un costume de général d’armée.Pouvez-vous imaginer ces sculpteurs obsédés à modeler des boutons de manchettes, la palette d'un képi et des revers de pantalon?In pénible mode actuelle d’un art «soviétique» relève de l’artisanat des «musées de cire», aux momies figées, les responsables (commandeurs et accepteurs) de ces «beaux habits» sont des irresponsables.C'est le triomphe des ignorants en histoire de l'art, ou celui des démagogues désireux de voir que l'art des sculptures publiques rétrograde sans cesse.Vite qu’un journaliste nous fasse savoir les noms de ces «retardés mentaux».Du banal «window display» ?Nous pouvons comprendre, et admettre, que le visage d’un grand homme politique, soit bien reproduit, «fidèlement» comme on dit.Mais tout le reste, les deux tiers, les trois quarts dudit monument, le 1x4 habit quoi, relève d’un statuaire digne du «window display» le moins imaginatif.Cette énorme partie bronzée sous une tête (un torse suffirait) n’est qu’un mannequin anonyme revêtu d’un costume réaliste.Une banalité navrante, une lourdeur dérisoire.le grand public n'apprécierait pas une abstraction, c’est tout entendu.Mais, bon sang, il reste bien d’autres façons d’illustrer nos grands hommes.Un symbolisme imaginatif, par exemple, serait de mise.Pour ce faire, il faudrait faire appel à de vrais al tistes, des concepteurs modernes, nous n’en manquons pas.Un monument pour jardin ou parc public, se doit de recourir à des symboles, à un ensemble un |x4il |x'u élaboré.Le simple loustic, l’honorable badaud, sans avoir été initié à l’art actuel, est très capable d’apprécier le lyrisme merveilleux des monuments publics anciens comparé avec cette affligeante pauvreté visuelle des «habits» des Lesage, Lévesque et autres.Décadence?Oui.Aussi ignorance crasse des décideurs.Est-ce qu’on a fait des appels de soumission (de maquettes), avec jury compétent et auprès des créateurs valables avant d’en arriver cet «habit» niais de lévesque?Cet enquêteur-journaliste devrait enquêter là-dessus.Un peu d’imagination s’il vous plait! Il est très grave de constater que des monuments publics — payés par nous tous — ne font qu’exposer des «habits plus ou moins bien pressés».Même un sculpteur moyennement doué parviendrait à composer un monument un peu imaginatif.Pour y arriver il n’aurait qu’à installer dans sa composition quelques éléments (symboliques) immortalisant la pensée, les idées-forces, le grand dessein, les actes importants du grand homme.Le visage — reconnaissable, je veux bien — sorte de masque funéraire du héros, ou un torse, trouverait sa place dans un monument conçu par un vrai créa-teur.Ce visage serait intégré naturellement pan ni des éléments sculptés commémorant l’action dudil |X'rson-nage.les promeneurs — actuels ou futurs — y liraient mieux un temps fork une époque, percevant adéquatement le souvenir utile du grand homme.Mais non, en haut lieu, on préfère accepter cet art néo-réaliste qui était obligatoire sous le stalinisme.Assez du «roi des habits»! Les «vieux» sculpteurs de jadis— laliberté, Suzor-Coté et tant d’autres — avaient autrement meilleurs talents et cela est un comble en ce début du vingt et unième siècle.Post scriptum: Évidemment les Rodin, Arp, Moore, Gonzalez, Brancusi sont rares.Un Lesage par Robert Roussil ou un Lévesque par Armand Vaillancourt, auraient été des compositions stimulantes et mémorables.De tels créateurs auraient sans doute accepté dans le devis de commande d’insérer un visage, une tête, voire un buste réaliste, du personnage illustre mais ils n’auraient pas fait d’un «simple habit» 90 % de leur monument public.De plus jeunes créateurs, bien formés, ne Sont pas appelés à soumettre une maquette, hélas.A quoi bon nos écoles d’art alors?Un monument pour jardin ou parc publie, se doit de recourir à des symboles, à un ensemble un petit peu élaboré Ëcrivez-nous! Ije Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à HOOO caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous prendrons contact avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel {re-daction@ledevoir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint an directeur de l'information).Valérie Dufour (ginéral), Marie-Andree Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports)', Paule des Rivieres (éditorialislr/, Jean Dion, D)uia-(fil]es Irancœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé)-, Michel Carneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques).Martin Ducloset Christine Dumazet (rrierteafsIiJacquesGrenieretJacquesNadeau (photogropém) ; à l'information cuhureUe Michel Bélair (responsable).(Stéphane Baillargeon (théâtre), PaulCauchon (médias).Caroline Montpetit (Isvm), fMileTrnnMay frinémal.à l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Claude Lévesque, Claude Turcotte; A l'information internationale Jean-Pierre I,egault.Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste) A l’information politique Hélène Buzzetli, Manon Cornellier (correspondantes pariementaim à Ottawa).Francois Cardinal, Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; MarieHélene Alarie (secrétaire à la rédaction) ; louise Maude Rioux Soucy, MarieClaude Petit (commis).La documentation Gilles Part- (directeur) ; Brigitte Arsenauh/Manon Derome Serge Uplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine Côté.Mariette CAté, Martin Fournier.Véronique Géraud.Anouk Hurbutt, Christiane Icgault, Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Micheline Ruclland (Publintaires) Uurence Thériault (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie laporte.Martine Bérube (secrétaire).LA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production).Claudine Bédard.Michel Hernatchez.Philippe Borne, Johanne BruneC Danielle Cantara, Richard Dca Cormiers Donald Filion.Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Linda Thériault (responsable intérimaire).Hélène Gervais.Dominique Uriviére, (responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Léclerc.L’ADMINISTRATION Nicole'Carmel (responsable des services comptables).Cé^ne Furoy, Olivier Lachambre controleur, Ghislaine lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle laperriere.Caroline Perrier, Danielle Rosa.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât). LE DEVOIR, L E M A R D I :i I J [' I L L E T 2 0 01 A S -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES RÉSIGNE SQUATTEURS SUITE DE LA PAGE 1 Les provinces ne s’entendent toujours pas sur la formule et l’étalement de ce rattrapage, a-t-on signalé hier.Mike Harris y est allé de sa propre proposition: en attendant les suites du rapport Romanow sur les systèmes de santé au Canada, dont le dépôt est prévu d’ici à deux ans, le gouvernement fédéral doit assumer dès maintenant la moitié de l’accroissement des coûts des soins de santé auquel font face les provinces.Les premiers ministres, y compris Bernard I an dry, se contenteraient d’un consensus visant le rétablissement d’un financement adéquat par l’entremise d’un transfert en espèces, a-t-on souligné.Bernard landry entend se concentrer sur trois dossiers, a-t-on rappelé: le financement de la santé, le déséquilibre fiscal et l’énergie.la transfert des points d’im-pôt, solution permanente au déséquilibre fiscal, n’intéresse guère les autres provinces pour l’instant las petites provinces s’y opposent carrément parce qu’elles ne disposent pas d’une assiette fiscale suffisamment large pour tirer parti d’un tel transfert elles préconisent plutôt un renforcement de la péréquation.Far pragmatic me, l’Ontario avance des propositions pour répondre aux besoins à court terme.Québec est prêt à se contenter d’une position portant sur la poursuite des travaux concernant le transfert des points d’impôt mais aussi les différentes formules de péréquation.Vendredi dernier, la Colombie-Britannique a rendu public l’ordre du jour de la conférence.Les fonctionnaires québécois ont relayé, hier, aux journalistes le document rédigé en anglais seulement Sous le theme général «leadership et coopération», les premiers ministres aborderont trois dossiers placés sous la rubrique de la coopération interprovinriale et territoriale: l’énergie, la santé ainsi que l’éducation post-secondaire et l’acquisition des compétences.Sous la rubrique Relations fédérales-provinciales et territoriales, ils discuteront de cinq autres dossiers.Le déséquilibre fiscal et le financement de la santé ont été placés sous le même chapeau.Suivent dans la liste les infrastructures, l’Union sociale et son renouvellement, la petite enfance et l’agriculture.Quant les provinces aborderont la question de l’Union sociale, le Québec, qui n’a pas signé l’entente, se cantonnera dans son rôle d’observateur.En matière d’énergie, les premiers ministres réclameront la pleine participation des provinces aux négociations visant une politique continentale de l’énergie.Les Etats-Unis, le Mexique et le Canada ont déjà entamé des discussions à ce sujet Les premiers ministres rappelleront que les ressources naturelles, y compris les ressources énergétiques, sont de la compétence exclusive des provinces.OMBRE SUITE DE LA PAGE 1 quelques heures hier après-midi.A commencer par sa période d’entraînement Du haut de ses 21 ans, Xavier Malisse est vu par plusieurs comme une future vedette du tennis.L’an dernier, il était 150' joueur au monde.Cette année, il a si bien joué qu’il a amélioré son classement de plus de 100 rangs pour se retrouver 42'.Le jeune Belge est un joueur agressif qui a un coup droit et un service foudroyants.A Los Angeles samedi dernier, il s’est incliné en demi-finale contre Pete Sampras en deux manches serrées de 7-6 et 64.Et il ne s’arrêtera pas là.«Je suis ici pour tout le temps monter», indique Xavier avec un joli accent flamand.Pas facile de se hisser au sommet du classement de l’ATR Des heures d’entraînement.Des heures au cours desquelles le joueur apprend à peaufiner chacun de ses coups.Des heures à répéter tellement ces gestes qu’ils deviennent automatiques, ou presque.«Mon frère jouait au tennis quand j’étais petit et c'est comme ça que j’ai commencé à jouer, pour le plaisir.Je jouais une heure par semaine, ensuite trois heures par semaine, ensuite une heure par jour et tout s'est bousculé.» A 16 ans, il a arrêté l’école.«Il faut tenter sa chance», précise-t-il.Xavier est passé chez les professionnels en 1998.Après avoir frappé des balles pendant une heure, Xavier range ses raquettes et enfile un gilet En sor-tant du court, il signe quelques autographes et se fait prendre en photo.Toujours comme ça?«Oui, oui», confie-t-il un peu gêné.Une fois dans la salle des joueurs, Xavier est comme un poisson dans l’eau.En allant chercher sa carte pour le dîner, il blague avec d’autres joueurs, parle de tout et de rien.En direction de la salle à manger, il se fait arrêter dans le corridor.«Only the players in this corridor!» Bon enfant, Xavier montre sa carte.Monsieur sécurité s’excuse.«Sur le court, on est en compétition, mais lorsque l’on quitte le court, tout le monde s’entend bien.On s'amuse, on rigole, ce n’est pas comme chez les filles», m’explique-t-il en mangeant une salade César.Autour de la table, son frère Olivier et sa copine.Olivier vient de terminer ses études en droit et il accompagne Xavier quelques semaines par année.Les deux frères sont complices, ils trompent l’ennui.Les tournois sont également un moment pour se LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H2A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) et appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514)985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Dewtr est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siefje social est situé au 2050, rue IX* Bleury, ^ étage, Montréal, (Quebec).H3A3M9.11 est imprimé par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Dfvoir U l)n
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