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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-06-02, Collections de BAnQ.

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I.K I) K V 01 R .I.K S S A M K I) I > K I l> I M A X t II I .1 I' I X 2 0 0 1 ?LE DEVOIR * Projet de Coop Himme!b(l)au Le Musée des confluences r Un Bilbao lyonnais CHRONIQUE Étoiles de Paris Page C 2 DANSE Mise à nu Page C 3 MÉDIAS Un concept et des rumeurs Page C 6 Cinéma Page C 4 Jazz Page C 6 Musique Page C 7 En 2005, la ville de Lyon sera dotée d’un signe architectural éloquent.Le bâtiment sera le point de mire de tous ceux qui habiteront la ville ou qui seront tentés de la fréquenter.On en parle déjà en le comparant au fameux musée Guggenheim de Bilbao.Le Musée des confluences sera érigé sur une presqu’île au confluent de la Saône et du Rhône.Le projet muséal est le deuxième en importance dans toute la France.Soyons un peu chauvins: il est également le symbole par excellence de l’exportation de l’expertise enviable acquise par le Québec dans le domaine de la muséologie.Les architectes du projet sont autrichiens, le directeur du musée est québécois.Il s’agit de Michel Côté, l’un des piliers du Musée de la civilisation à Québec, établi en France il y a presque deux ans pour y construire ce flamboyant musée.BERNARD LAMARCHE LE DEVOIR Le projet du Musée des confluences figure actuellement au deuxième rang en importance des projets muséaux en France.Seul le projet parisien du Musée d’art et d’ethnographie des peuples et cultures d'Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amériques le surpasse en ampleur, et il déclasse de peu le chantier du futur Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée à Marseille.L’agence autrichienne Coop Himmelbfljau (littéralement, «le ciel bleu») a remporté le concours instauré afin de parvenir a satisfaire les attentes du département du Rhône, désireux de se doter d’un équipement muséal inédit.Il y a prés de deux ans, c’est a Michel Côté qu’ont été confiées les rêves de ce projet, qui se veut un prolongement du Muséum d’histoire naturelle de Lyon et prévoit un plan de redéploiement complet Abîmé par les poussées de l’industrialisation, le site de construction est une vaste zone abandonnée.Stratégiquement situé à l’une des entrées de la ville où l’autoroute A6 déverse des centaines de milliers de véhicules automobiles chaque jour, sur une presqu’île faite de marécages remblayés, le site choisi est considéré, dans son aménagement, comme s’inscrivant dans le plus grand programme français de réfection urbaine.Cent cinquante acres s’apprêtent à être redéfinis.la presqu’île se cache derrière la monstrueuse et colossale gare Ferrache, qui scinde la ville en deux.Un marché international, installé sur le site à l’heure actuelle, devra déménager.L’autoroute — la chose semble impensable ici — sera transformée, réduite, pour épouser la forme que prend ce qu’à Paris on appelle une «coulée verte», c’est-à-dire une sorte de boulevard urbain bordé d’arbres.Un parc de verdure longera la Saône.Un port de plaisance pour relier les deux fleuves est prévu.Plus de 100 000 $ seront consacrés à déplacer une bouche de métro afin de favoriser les échanges entre les zones qu’occupe le grandiose projet Trois volets En 1998, alors directeur des expositions du Musée de la civilisation du Québec, Michel Côté avait été nommé au conseil exécutif du Conseil international des musées, rattaché à ITJNESCO.Il était alors le premier Québécois à (x:cu-per une fonction au niveau supérieur de cet organisme mondial qui comptait alors 15 000 membres dans 147 pays.Il est donc juste de le considérer comme un crack de la muséologie mondiale.A la suite d’un concours international lancé en 1997 par le département du Rhône, Côté et son projet de mutation ont été retenus.L’ancien directeur des relations internationales du Musée de la civilisation à Québec a pour mandat de rénover de fond en comble la vieille institution lyonnaise.VOIR PAGE C 2: MUSÉE L K DEVOIR, L E S S A M EDI 2 E T I) I M A H ( H E :i .1 I' I X 2 0 01 C 2 Rumeurs et étoiles de Paris Après le Festival de Cannes, sonnée par douze jours de délires cinéphiliques, j’avais décidé fie me laisser digérer quelques jour par Paris.A côté du tumulte de la Croisette, la rumeur urbaine et la chorale des klaxons deviennent un doux ronron apaisant.D’autant plus apaisante, la ville, quand je demande à la voix chaude de Philippe Noiret de prendre le relais des clameurs, le soir venu.Suffit pour ça de grimper à Montmartre au petit théâtre de l’Atelier.Descendu de son écran, le grand acteur est venu se poser sur ces planches-là.Et comment résister à l’envie d’y regarder de plus près?Faire relâche de cinéma, je veux bien, à la condition de voir ses inter-prètes se matérialiser devant moi dans la fragilité de la scène.; Noiret au théâtre.Ça fait tout drôle.Les pjlanches, il les avait pourtant laissées tomber à la fin des années 50.Assez pour que la légende bru-euse s’empare* de ses performances de comédien : scène.C’est si abstrait, une légende.Même lui S'en est soudain lassé.Philippe Noiret joue dans une pièce de Yasmina fleza.Fort bien, sauf qu’il n’est pas le seul à s’y piquer.Richard Berry et Catherine Frot, sur d’autres planches ailleurs dans la ville, en font tout autant.Tiens, tiens, ça se rue au [x)rtillon de la dramaturge! '¦ Si vous vous demandez «pourquoi Yasmina Reza?», c’est faute de connaître son succès planétaire.Depuis le premier triomphe de sa pièce Art, il y a sept ans, Reza a droit au tapis rouge et à la gloire.Paris, Athènes, Vienne, lz)ndres et New York s’arra- chent ses œuvres adaptées en 35 langues.Et les plus grands comédiens se bousculent pour lancer ses répliques cinglantes.D’où ma double plongée parisienne dans le bain d’acide rézanien.Au moment où je vous écris, deux de ses pièces tiennent donc l’affiche à Paris.Il y a d’abord Trois versions de la vie (en reprise) au théâtre Antoine, boulevard Strasbourg (avec Richard Berry, Stéphane Freiss, Catherine Frot et Yasmina Reza elle-même), puis L'Homme du hasard à l’Atelier (avec Philippe Noiret et Catherine Rich.) Or, pour un auteur contemporain, avoir deux pièces montées en même temps à Paris et mettant en scène la crème des acteurs français, ça s’appelle, en langage clair, une consécration.Allez savoir si ça la grise.Je la sens trop lucide pour tomber dans la vanité de ces pièges-là Définir le monde de Yasmina Reza n’est pas chose aisée.Faudrait y glisser le ton, la couleur, l’humour qui efface l’amertume.Mettez trois tasses d’ironie, un doigt de perversité, un regard noir et piquant, un je ne sais quoi d’intemporel mêlé à la salade de sai- son contemporaine.Ajoutez des personnages, des artistes, des intellectuels, des bourgeois souvent, se dà battant avec leurs zones d’ombre comme des insectes dérisoires sous son impitoyable microscope.Elle grince et elle fait rire, Yasmina Reza.Ses répliques sont de vrais coups de bistouri.-Un mélange de Molière et de Woody Allen», tranchait Newsweek.Intelligente dramaturge, quoiqu’inégale évidemment, comme tous les créateurs.Hélas, dans son Homme du hasard, Noiret m’a déçue un brin.C’était lui, pourtant, avec son rire, sa stature, mais soudain moins royal, plus hésitant qu’à l’écran.Ce rôle de misanthrope seyait-il mal à sa bonhomie naturelle?Peut-être, après tout.Un peu rouillé, le grand Noiret, ou simplement intimidé par le théâtre.C’est comme ça, du moins, qu’il m’est apparu dans ce théâtre montmartrois, que les noms de Noiret et Yasmina Reza n’avaient pas suffi à remplir.D’ailleurs, les Parisiens n’ont pas servi d’ovation à leur ténor, comme c’est systématiquement de mise à Montréal.On est s( bon public, chez nous.L’éloge en perd sa portée.A Paris, au contraire, le retour au théâtre peut être une école d’humilité retrouvée.Je levai mon chapeau à Noiret d’avoir eu le courage de se remettre en danger.Il est pourtant brillant mais un peu froid, ce pas-de-deux à bord d’un train entre un écrivain célèbre et une de ses admiratrices.L’Homme du hasard érige une sor1;e de pont fragile entre deux êtres qui soliloquent.Etonnant, le dénouement optimiste que Reza s’y offre.Elle s’abonne d’habitude au désenchantement des portes claquées.On ne peut grincer des dents tout le temps, même quand on s’appelle Yasmina Reza.Transplantée, le lendemain, au théâtre Antoine devant sa pièce intitulée Trois versions de la vie, je l’ai vue balayer toute idée de happy end.Place au marmot qui braille, à l’astrophysicien en mal de succès.au rival à qui tout réussit et au double ménage qui boitille.Trois versions de la vie, c’est trois moutures d’une identique soirée catastrophe, avec les mêmes ingredients chaque fois dosés de façon différente.Richard Berry et Catherine Frot, en couple dérisoire plein de déceptions mal assumées, crèvent les planches du théâtre Antoine, elle si cinglante, lui si pitoyable.Et Yasmina Reza?Dans sa peau de comédienne (elle incarne l’épouse bafouée du grand homme), on la voit se confondre avec ses pièces: un air de ne pas y toucher, un sourire qui flirte avec l’absurde, un corps gracile, une tête sensible mais revenue de tout, un jeu un peu râpeux.Je la regardais comme on regarde une énigme, pensant à cette femme qui connut des hauts, des bas, qui creva de faim longtemps avec ses pièces sous le bras et fut snobée par toute une élite théâtrale.Un jour, pour elle, le vent a tourné.Le succès, ça va, ça vient On a applaudi Yasmina Reza après la représentation, mais pas d’ovation pour elle non plus.Le théâtre s’est vidé.Un pickpocket s’est emparé du sac de ma voisine de métro.La rumeur parisienne a digéré l’univers de la dramaturge, comme elle digère toute chose.otrem blayéaledevoir.corn MUSÉE Le directeur refuse la vieille opposition entre expositions temporaires et permanentes SUITE DE LA PAGE C 1 U‘ muséum sera redéployé en trois lieux.L’ancien édifice sera transformé pour devenir, en 2003, un musée des cultures du monde, «un musée de la culture européenne et extra-européenne.U s'agit de se servir de la science pour expliquer l’environnement».Ix* Muséum d’histoire naturelle de Lyon est logé daps un bâtiment du XIX' siècle.A plusieurs égards, il est un digne représentant d’une muséologie tombée en désuétude, non seulement avec des collections disparates, de l’ethnographie (principalement tournée vers l’Asie), de la géologie, de la paléontologie et de la zoologie, mais aussi avec des vitrines poussiéreuses, avares de renseignements, dont les objets se meurent dans un contexte statique.Les remarquables collections du muséum devront être élargies pour embrasser un aussi vaste programme (l'entreprise est déjà lancée, notamment par diverses expositions présentées à l’heure actuelle et consacrées aux collec-tions privées de donateurs).Deuxième volet de ce gigantesque programme, un édifice existant sera lui aussi transformé pour recevoir les réserves du musée (3400 mètres carrés).L’aménagement de ce volet est en cours.A Lyon, comme ailleurs en France, cette conception désuète de la muséologie est en train de rendre les armes.Le premier signe de ces changements est visible dans l’enceinte de l'ancien musée.Dès son arrivée, le nouveau commissaire s’est appliqué à mettre progressivement ses salles à un goût du jour méticuleusement conçu.Présentation dynamique, recours à la technologie sans pour autant verser dans l’interactivité servile: les salles se sont animées.Le cycle des exposition également.D’abord, l’exposition Lunes, en cours lors de notre passage à Lyon, il y a deux semaines, traite de la fascination qu’exerce l’astre doré sur l’imaginaire de l’humanité, comme son sous-titre en fait état: «De l’Antiquité à Armstrong à travers l'histoire, la poésie, les explorateurs, les croyances populaires, le cinéma, la littérature».Grâce à des expositions faisant appel à l’actualité, comme celle intitulée La Vache folle, et diverses autres activités, comme cette grotte reconstituée dans laquelle les enfants peuvent s’initier à l’art pariétal et à ses techniques préhistoriques, ainsi que deux salles complètement revam-pées, Côté et son équipe ont réussi à doubler la fréquentation du musée, un nombre «toujours en augmentation», révèle le principal intéressé.Un nouveau musée «Le Musée des confluences est un lieu de rencontres, un lieu interdisciplinaire, thématique, entre science, société et sciences humaines», affirme Michel Côté, interviewé à Lyon il y deux semaines.Selon les propres termes du directeur, l’ancien muséum était un édifice «désuet».«Il fallait réhabiliter le vieil édifice et restaurer une muséologie dépassée», ex-plique-t-il.Patiemment, avec une passion manifeste, M.Côté expose les principaux enjeux du nouveau réseau de musées (l’idée lui tient à cœur et dépasse la dimension locale, en ce qu’elle cherche à impliquer dans le projet les institutions muséales nationales).La commande stipulait que le nouvel édifice envoie «un signal architectural fort, un symbole pour Lyon».Deuxième critère d’importance, qui en dit long sur la manière avec laquelle le directeur entend définir son program- SOUHCE MUSÉUM D'HISTOIRE NATURELLE DE LYON ou cswftueNi 4ÊS.,ZfeXri; mm iMfawsS Coupe de la façade est du nouveau musée conçu par la Coop Himmelb(l)au .LA SÉRIE POWER CORPORATION DU CANADA Le Festival des Arts DE ST-SAUVEUR 26 juillet au 5 août 2001 Jeune Ballet du Québec & TÉcole Supérieure de danse de Marseille 26 juillet, 20 h 30 La crème de la jeune relève québécoise et française.Rambert Dance Company Q j 27 & 29 juillet, 20 h 30 C#**'*****' La plus ancienne et la plus importante compagnie de danse moderne d’Angleterre.L'Orchestre de Chambre I Musici 28 juillet, 20 h 30 Présente un Hommage à Verdi avec la soprano Giana Corbisiero et le ténor Marc Hervieux }) Andrea Bordman 31 juillet.20 h 30 Grande première de la carrière solo de cette danseuse étoile des Grands Ballets Canadiens Spectacles gratuits sur la scène extérieure! Bia • Chantier • Montréal Tango Juan José Carranza Mazik • Le Grand Dérangement Réservation : 450.227.0427 Admission : 514.790.1245/1.800.361.4595 www.artssaintsüuveur.com PPS DANSE 1er août.20 h 30 Présente BAGNE pour femmes Acclamé par le public et la critique à New York.Complexions 2 & 4 août, 20 h 30 Pour cette jeune compagnie New Yorkaise qui connaît un succès international.Kate et Anna McGarrigle 3 août.20 h 30 De retour dans leur village natal.1*1 Patrimoine LE DEVOIR canadien .ONStIL ms wrs n ms ir«ws DUQUtHiC SOURCE MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE DE LYON Un des projets écartés, celui de Peter Eisenman.me muséal, les plans devaient «répondre au programme scientifique du musée.Ce ne sont pas les architectes qui vont faire les expositions».Les salles sont prévues comme des boîtes noires vides, modifiables à l’infini.Sur ce point.Côté est on ne peut plus clair, comme il l’est sur les raisons pour lesquelles les six autres projets finalistes n’ont pas été retenus: peu sécuritaires, des salles qui ne débouchent pas, des projets hors échelle pour la ville, des couloirs interminables ou des espaces perdus.En expliquant les raisons des refus du comité de sélection, Michel Côté laisse deviner sa vision de la muséographie.Le directeur refuse la vieille opposition entre expositions temporaires et permanentes, «des références au temps qui ne veulent rien dire».Il lui préfère les concepts d’exposition «synthèse et de référence» et d’exposition de «déclinaison».Il tient à une fluidité dans les salles d’exposition, tout comme dans les espaces les jouxtant.Le concept de la Coop HimmelbQau Ta emporté parce qu'il est très fonctionnel.Divers dessous de scène prévoient le passage des fils et devraient permettre des effets théâtraux de muséographie.Par ailleurs, le parcours est diversifié: «Si on veut que les gens restent quatre ou cinq heures, ces espaces doivent l’être.» Polyvalent, nul doute que le Musée des confluences, ce «nuage de cristal», deviendra fies trois volets devraient avoisiner les 163 millions de dollars) l’être métamorphique désiré.Bernard Lamarche a séjourné à Lyon à l’invitation de la Délégation générale du Québec à Paris.RECTIFICATIF ontrairument à ce qui a été écrit dans le cahier Été culturel du Devoir des 11 et 12 mai derniers, l’exposition Pierre Gauvreau et son monde n'a jamais été présen- tée l’été dernier au Musée du Bas-Saint-lüurent.Il est vrai que l’exposition avait été annulée à la toute dernière minute et elle n'a donc jamais eu lieu.Toutes nos excuses.WR JUIN 2001 VIEUX-PORT DE MONTRÉAL SOUS GRAND CHAPITEAU En vente chez : (514) 790-1245 wwvu .idmission com Billets : 20 S (12 ans et moins : 10 S) Quebec "Il Quebec * i ft L f.I) E V 0 I R .LES S A M K l> I E T D I M A \ t H E .MIN 2 0 (I I ( THÉÂTRE L’actrice qui rêve SOPHIE POULIOT .uand j'étais petite, je me " demandais: est-ce que les êtres a qui on rêve existent dans un univers parallèle?Au fond de moi, même si c'est absurde, je crois que oui.C’est un peu ça le point de départ de tout ce projet», confie Marie Brassard, auteure, metteure en scène et unique interprète de Jimmy, créature de rêve, présenté du 4 au 7 juin à la salle Jean-Claude Germain dans le cadre du Festival de théâtre des Amériques.La performeuse y reprend le personnage qu’elle avait créé en décembre dernier, à l'Espace libre, en guise de première partie de la pièce Pension Vaudou, véritable petit musée des horreurs où défilaient les figures des plus étranges aux plus perverses, une imagerie tout à fait cohérente avec le personnage conçu par la créatrice.Marie Brassard avait donc profité de cette occasion pour tester, d’une part, ses facultés relatives à l’écriture solo, ainsi que, d’autre part, le plaisir qu’elle pouvait en retirer.Sur tous les plans, l'expérience s’est avérée concluante.Ainsi l’artiste s’est-elle non seulement remise à l’écriture, mais elle a voulu poursuivre son travail sur les rêves, un projet qu'elle caressait déjà depuis quelques années.«Ça fait très longtemps que j’ai ça dans la tête.J’ai écrit mes rêves de façon régulière pendant environ deux ans.J’ai accumulé une banque de rêves, si on veut.Les histoires sont tellement intéressantes, elles sont fascinantes, étranges, profondes.Les situations dans lesquelles on est plongés lorsqu’on rêve créent des émotions d’une telle intensité et qui parfois n’ont pas de rapport direct avec l’action qui est vécue et ça c’est intéressant pour moi.Par exemple, on peut vivre en rêve une situation qui dans la vie serait terrorisante, mais dans le rêve, ça nous excite sexuellement.Il y a me sorte de décalage entre l’émotion et la situation.C’est quelque chose que je trouve fascinant et qui est très rarement exploité au théâtre, où on essaie généralement de faire correspondre l’émotion à l’action.» La créature de rêve de Marie Brassard raconte donc à l’auditoire son interminable périple d’un esprit endormi à l’autre, tout en lui faisant part de ses propres aspirations.Jimmy est un coiffeur homosexuel.Il est né des fabulations nocturnes d’un militaire homophobe, qui s’est réveillé au moment précis où Jimmy allait poser ses lèvres sur celles de l’homme.de ses rêves.Ensuite, l'être de songe a été récupéré, curieux hasard, par le rêve d’une actrice montréalaise.«Je n ’avais pas le désir d’utili- Marie Brassard Jimmy promet d’offrir une facture épurée, intimiste, et de provoquer des émotions nuancées, mais non moins intenses ser le public en tant que psychothérapeute.J’essaie plutôt de tirer le potentiel poétique du matériel que forment mes rêves.C’est pourquoi c’est le personnage rêvé qui parle de l'actrice et non l’inverse», explique la comédienne.Vêtue en homme et la voix modifiée par un procédé électronique, la métamorphose est saisissante.Néanmoins, au dire de la principale intéressée, cette transformation intégrale n’est pas la principale difficulté que présente le projet.Ce premier spectacle entièrement solo, inspiré d’une matière des plus intimes, commande un processus de création se situant à l'opposé des expériences antérieures de Marie Brassard, qui jusqu’à présent n’avait exploré, essentiellement, que l’univers des créations collectives.Pensons aux spectacles La Trilogie des dragons.Le Polygraphe (aussi adapté au cinéma), Les Sept Branches de la rivière Ota, Geometry of Miracles, entre autres, qu’elle a coécrit avec Robert Lepage, ainsi qu’aux films Upside Down de la réalisatrice Jane Thorburn et Suspect n° 1 de François Girard, pour ne citer que ceux-là.«J’ai dû m'isoler énormément.C’est un peu à l’envers de la plupart des choses que j’ai faites jusqu'à maintenant.J'ai beaucoup travaillé en collectif, où j’étais très à l’écoute des autres, à essayer de mélanger des imaginaires et à faire des compromis.Je suis très contente du travail que j’ai fait, notamment avec Robert Lepage, mais maintenant, et spécifiquement pour ce projet, j’ai besoin de savoir à quoi ressemble l’objet d’art qui peut sortir de moi.» En l’occurrence, cet objet d’art qui est sorti de Marie Brassard promet d'offrir une facture épurée, intimiste, et de provoquer des émotions nuancées, mais non moins intenses, et ce en grande partie grâce à la présence remarquable de l’actrice.«Ce que j’écris n’existe que s’il est joué.Le jeu que j'explore fait aussi partie de mon écriture, au même titre que les mots.» Car, pour des êtres tels Jimmy, ce n’est pas tout d’avoir des choses à communiquer, il faut d’abord exister.JIMMY, CRÉATURE DE RÊVE Texte, interprétation et mise en scène de Marie Brassard Du 3 au 6 juin Au Théâtre d’Aujourd’hui .'A^ora de la danse présente gi * 9 ee; nom *irt *0, es Ol/.« [.Jc’est une pièce belle et troublante qu'il nous a livrée, qui nous poursuit des jours après.-un hommage à la beauté et à la fragilité du corps.» « a challenging, but compelling and unique experience.» Susi Lovell I The Garette Isabelle Poulin j Un dimanche à la radio - i la Chaîne culturelle de Radio-Canada (c La provocation qu’entretient toujours Léveillé découle cette fois moins de la nudité des corps que du dénuement efficace du geste.» Frédérique Boyon | La Presse « Cette pièce d'une heure qui passe en une minute [.l le corps humain en action dans Amour est d’une beauté inouïe.» François OuFort | DFDanse Chorégraphe : Daniel Léveillé Assistante à la chorégraphie, répétitrice : Marie-Andrée Gougeon Interprètes : Jean-François Déliai, David Kilbum.Ivana Milicavic at Dave Saint-Pierre Musique Les Quatre Saisons de Vivaldi.En contrepoint : Rammstein at Led Zeppelin Lumières Marc Parent M L'AGORA DE LA DANSE 5?f:1500 niniTl WQfRUE CHERRIER MÉT: ' upnxc 790-1?45 DANSE KOI I INI IAPOKTI Entre corps immobile ou en mouvement, entre corps de chair, dévoilé dans sa vérité toute nue, et corps évanescent, effacé, Amour, acide et noix semble vouloir dépasser la simple mise en scène d’hommes et de femmes.Mise à nu À la suite du succès considérable à'Amour, acide et noix de Daniel Léveillé en février dernier, l’Agora de la danse remet l’œuvre au programme.Cinq représentations supplémentaires sont ainsi prévues, du 5 au 9 juin prochain.Une manière on ne peut plus digne de clore cette saison 2000-01.ANDRÉE MARTIN Le corps a ses raisons que la raison, quoi qu'on puisse en dire ou en penser, ne connaît pas toujours.Bref, le corps est une énigme.Une vraie.Tout scientifique modeste vous le dira (tout psychologue aussi).Inévitablement, le corps se rapporte à l’être qui l’habite, qui lui-même se ra|> porte au corps lui donnant accès à l’existence.L'un ne saurait s’imaginer sans l’autre.Et il y a quelque chose de fascinant dans cette rencontre, dans cette manié re incontournable de confondre l’objet et le sujet.Avec Amour, acide et noix.Daniel Léveillé joue en fait sur les deux terrains, comme sur l’ambiguïté que cette réalité bipolaire engendre.Si c’est de l’être humain qu’il s’agit dans ce quatuor pour trois hommes et une femme — Jean-François Déziel, David Kilburn, Dave Saint-Pierre et Ivana Milicevic —, le corps est cependant très présent I.a jeunesse des interprètes et leur évidente nudité, prise comme état de fait et non de choc, y sont indubitablement pour quelque chose.Ainsi, dans, Amour, acide et noix, les corps sont jeunes, nus, sans artifices vestimentaires.Artiste-chorégraphe de la première heure à Montréal et issu, comme ses homologues Paul-An- dré Fortier, Edouard Lock, Ginette Laurin, etc., du groupe' Nouvelle Aire, Daniel Léveillé a toujours été reconnu pour sa franchise artistique.Refusant la complaisance, il a constamment tenté de résister à la pression des modes comme à celle du marché.C’est une position à laquelle il a toujours tenu fermement et que, visiblement, il n’a jamais cessé de défendre, malgré les difficultés et les dangers que cela a pu entraîner.En ce sens, ses pièces témoignent d’un parcours unique dont le dénominateur commun demeure le désir d’aller toujours au bout.d’une idée ou d’un point de vue, ou encore d’une pensée sur l’être humain, la danse, le corps, le monde, la société, etc., quitte à en faire des œuvres obsessionnelles, provocantes, ou considérées comme telles.Le Sacre du printemps (1982), L’Exil ou la Mort (1991), Jules et Juliette (1994), etc., sont toutes, à leur manière, des lectures directes et solides du monde et viennent confirmer le désir de Daniel Léveillé de dire et de monter, au delà des règles et du bon goût.«Amour, acide et noix est une intégration assez magique de tout ce que j’ai fait auparavant.Un bonheur comme celui-là, ça n’arrive qu’une fois tous les vingt ans.Et la dernière fois, à mon avis, c’était lorsque j’ai créé Le Sacre du prin- temps.Essentiellement, je ne suis plus dans la danse-théâtre, comme dans beaucoup de mes œuvres an térieures.Cela dit, ce sont très clairement des êtres humains qui sont ici sur scène, avec toutes leurs composantes, y compris les émotions.» Ceux qui connaissent le corpus créatif de Léveillé se souviendront certainement de cette période où l’artiste poussait ses interprètes à répéter, à la limite du supportable, un même patron ou une même séquence gestuelle.Un leitmotiv chorégraphique qu’il semble ne pas avoir complètement évacué.«Im répétition se retrouve dans cette pièce, mais elle est étonnamment tricotée serré.Ce quatuor est très chorégraphié.J'ai aussi réintégré un certain vocabulaire traditionnel de la danse.Et tout ça, avec une équipe de danseurs relativement jeunes.» Affranchi de la théâtralité qui faisait d’eux des personnages (au sens dramatique du terme), les hommes et la femme à'Amour, acide et noix s’installent sur scène tout simplement comme des êtres humains.Ni plus ni moins.Et c’est déjà beaucoup.Ainsi, avec et à travers eux, le chorégraphe utilise le corps comme générateur d’images, d'émotions et de poésie, tout comme1 le véhicule d’une expression à la fois fine e't brute de l’être, masculin ou féminin.Entre corps immobile ou en mouvement, entre corps de chair, dévoilé dans sa vérité toute nue, et corps évanescent, effacé, Amour, acide et noix semble vouloir dépasser la simple mise en scène d’hommes et de femmes.«D’une certaine manière, cette pièce est très pure.Il n'y a rien de trop.Ras de fioritures.Il est peut-être possible de parler plus facilement de pureté ici, à cause de la nudité.I.es quatre interprètes, et c’est un hasard, ont une peau blanche comme du lait.Aucun n’a le moindre petit tatouage, ce qui, pour cette génération, est une exception.Marc Parent a conçu l’éclairage en fonction de cette blancheur.A cause de cette conjugaison d'éléments, on a l’impression de voir sous la peau.On voit les muscles en détail, le cœur battre, etc.Et on a l'impression de pouvoir pénétrer dans cette pureté-là.» Ix'voillé nous révèle donc une certaine vérité-réalité des corps, non seulement émotive mais physique aussi.En continuité avec Utopie — créé ('n 1998 pour 17 interprètes —, c’est donc à la fois la sensibilité humaine et corporelle que nous livre léveillé avec Amour, aride et noix.Une sorte d’au-delà de la séduction, fréquemment associé à l’aspect vestimentaire, qui prend forme sur Iss Quatre Saisons de Vivaldi, comme sur les musiques de Led Zeppelin et Rammstein.Mais derrière toute cette jeunesse mise en scène et l’humanité-amour qui en découle presque inévitablement, le chorégraphe désire aussi, et indirectement, redonner au corps sa beauté simple, sa noblesse, sa complexité et sa profondeur réelle.Une manière personnelle de s’élever contre les abus de corps tous azimuts pratiqués dans notre société, notamment l’usage du corps dans la publicité, donnant à l’enveloppe cor-porelle une image incroyablement monolithique.Bristol-Myers Squibb PRÉSENTE et de danse ^ PLACE DE* »R'r* ^ EN ae»° ssss.VE2J0EHeÙ«VsU‘M ANIK BISSONNETTE ET MARIO RADACOVSKŸ ANDREA BOARDMAN ET SYLVAIN LAFORTUNE PASCALE BUSSIERES ET MARC BÉLAND LES BALLETS JAZZ DE MONTRÉAL LE BALLET NATIONAL DU CANADA LE CIRQUE DU SOLEIL AVEC OLEO S TATIANA HUBBARD STREET DANCE CHICAGO MONTRÉAL DANSE O VERTIOO cft> Théâtre Maisonneuve Place des Arts Billets en vente au 514 S42 2112 et au www.pda.qc.ca Réseau Admission 514 790 1245 Redevance et frais de service.L art de se protéger www.damouFetdeclanse.cont U La Chambre bleue, librement inspirée de Im Ronc nard et Patricia Ruel W/ théâtre du vert Du 22 mai au 16 juin 2001 Traduction : Maryse Warda Mise en scène: Serge Denoncourt Avec Pascale Desrochers et Normand D’Amour (514) 844-1793 - www.rideauvert.qc.ca 4664, rue Saint-Denis - Métro Laurier.AfflchageAstralTélé Québec r ¦ I F.DEVOIR.LES S A M EDI 2 ET DI M A N C H E 3 J C I X 2 O O I (’ 4 ?CINÉMA Un objet informe et désespérant NUIT DE NOCES D’Emile GaudreaulL Avec François Morency, Geneviève Brouillette, Pierrette Robit^ille, Yves Jacques, Diane Lavallée.Scénario: Emile Gau-dreault, Marc Brunet.Image: Daniel Jobin.Montage: Richard Comeau.Québec, 2001,92 minutes.MARTIN BILODEAU Sous quel angle doit-on aborder cet objet informe et infect qu'est Nuit de noces?Parler de l’exode désespérant des humoristes vers le cinéma, ça n’a rien de bien neuf en regard des succès récents de ; Karmtna, I^es Boys et Im Vie après l’amour.Dénon-: cer la scandaleuse contamination du grand écran par les scripteurs du petit, ça non plus, ce n’est pas ; nouveau, d'autant que celle-ci s'inscrit dans la mouvance du premier.Parlons donc plutôt de l’aliénqtion que célèbre Cette comédie archaïque signée Emile Gaudreault (ex-membre du Groupe Sanguin et scénariste de Ij)uis 19), centrée sur un couple de professionnels montréalais (François Morency et Geneviève Brouillette) pressés de se marier depuis qu’ils ont gagné un voyage de noces aux chutes Niagara, grâce à l’ingérence non avenue de la sœur du marié (Pierrette Robitaille).Car à l’instar des films qui prétendent dénoncer la violence en la perpétuant, cette pochade prétend dénoncer les signes d’aliénation sociale, qui forment sa matière première, en exploitant leur tendre ridicule: les tumultueux rapports hommes-femmes, vus ici sous l’angle du bon gars qui a peur de s’engager et ne trouve pas les mots pour dire à sa blonde qu’il l’aime; aussi, la pression et l’hypocrisie familiales, qui font dévier bien des destins: enfin, en vrac, le divorce, le célibat, l’homosexualité, «représentés» dans une perspective de largeur plus que de profondeur, moins au service d’une idée, ou d’une vision, que du prochain gag, toujours plus bête que le précédent, a la gloire des préjugés et de l’anémie intellectuelle.Il faut voir le sort réservé au personnage de la grand-mère, joué par Colette Courtois, ou les blagues sur les Anglais pour comprendre que les auteurs n’avaient qu’un objectif: faire rire, fût-ce au sacrifice du bon goût, de l’intelligence et de la créativité.Que dire, par ailleurs, de la mise en scène, qui déshonorerait le Dépanneur olympique et use d’un procédé ringard — la seule idée vraiment cinématographique du film, qui consiste à montrer les personnages s’adressant à la caméra et tirant à vue les leviers du récit — pour masquer son incompétence.De surcroît, les comédiens livrés à eux-mêmes nous refont leurs petits numéros en solo: Pierrette Robitaille, Yves Jacques, René-Richard Cyr, Diane Lavallée, Michel Courtemanche sont des fac-similés d’eux-mêmes, et nos sourires crispés, les échos muets des rires qu’ils nous ont inspirés autrefois.On le sait, les institutions, souvent inaptes à mesurer la valeur d’un film à partir d’un scénario, le font à la lumière des distributions.Elles veulent des noms, des noms, encore des noms, issus comme de bien entendu de la télévision, où leur «compétence» est chiffrée chaque semaine.Des comédiens inconnus n’auraient certainement pas élevé Nuit de noces quelques crans plus haut; rien ne le peut.Mais ils auraient à tout le moins témoigné, de la part de ses créateurs, d’une volonté inédite de changer le paysage, bref, d’une audace qui se défendrait.Hélas, Nuit de noces célèbre plutôt le mariage de la gang surexposée et du film sot, destiné à un public large et indulgent, appréhendé sous son plus bas dénominateur commun et qui, se plaît-on à le croire dans les antichambres où on signe les chèques, va au cinéma pour regarder la télé sur écran géant.Comme il serait réconfortant de voir tous ces pronostics détrompés.Délire clinquant et SUE ADLER Ewan McGregor et Nicole Kidman dans Moulin Rouge, JUIN 2 EDITION fT* Festival de Théâtre des Amériques dernière SEMAINE! m jrfflSI EauIgCe DE FORCE d'après le roman de Réjean Ducharme adaptation et mise en scène Lorraine Pintal avec Céline Bonnier, Anne-Marie Cadieux, Pierre Curzi, Brigitte Lafleur, Alexis Martin, Monique Mercure et Marlr Tifo THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (Québec) 1,r au 4 Juin à 20h / TNM Deux rescapés de la post-Révolutlon Tranquille cultivent la résistance.André et Nicole pompent leur oxygène dans les dictionnaires, la Flore taurentlenne, les films d'Eddie Constantine, les chansons de Boris Vian, les rues et les bars de Montréal.Pour la force des personnages et la beauté de la langue de Ducharme.France TAMBOURS SUR I THÉÂTRE DU SOLEIL I États-Unis HOUSE NEW YORK CITY PLAYERS, INC.Belgique RWANDA 94 GROUPOV Québec CATOBLÉPASI UBU, COMPAGNIE DE CRÉATION Canada RECENT EXPERIENCES STO Union & Candid Stammer 3-éJuln Québec JIMMY, CRÉATURE DE-RÉVE Marie Brassard Québec U FACE CACHÉE DE LA LUNE EX MACHINA :hee de la i m nouvelle scène Québec Y0UNG@HEART CHORUS in ROAD TO HEAVEN mise en scène No Theater de Bob Cilman et Roy Faudrea (États-Unis) 4 au 7 juin à I9h / Salle Pierre-Mercure De la pension à la scène I Qu’Ils s'approprient des classiques de Led Zeppelin ou de Gloria Gaynor, les membres du Young@Heart Chorus prouvent que la vieillesse peut-être un moment de vie formidable.INFO FESTIVAL (514) 871.2224 www.fta.qc.ca SAMUEL HADIDA m RICHARD CPTVNOPII R RI MtKSINTBNT ANATOLE FEL! LE CANARD BLÈU LA COMPAGNIE À NUMÉRO 4X4 THÉÂTRE OFFICIEL DEL FARFADET (TOFI / 30 mal - 2 juin PETITS MIRACLES MISÉRABLES ET MEK TABLEAUX VIVANT Claudie Gagnon CECI N’EST PAS UNE PIPE (carnage) LES CHIRURGIENS/2-5iuln RENCONTRES DU MATIN Dimanche 3 juin, tohso RWANDA 94 Entrée libre/Monument-National ® Articulée 871.2224 LES FILMS SÉVILLE m CINÉMAGINAIRE FRANÇOIS MORENCY GENEVIÈVE BROUILLETTE iWws «Ifcd.EMILE GAUDREAULT PIERRETTE ROBITAILLE YVES JACQUES MICHEL COURTEMANCHE SONIA VACHON DIANE LAVALLÉE MARC BRUNET ÉMILE GAUDREAULT RENÉ RICHARD CYR IACQLES GIRARD GÉRARD POIRIER lOLHSHTF DUSSAULT BOBBY BFSHRO COLETTE COURTOIS «anaDANlajOBr - - - - -MÉAU — ItENISF ROBERT IIÂNIFI I CM IR es§- TOS L I ¦ ¦ ' ' i n I MufcaM ry Sur Lie i ça se //tarte 6tcn r—CINÉPLf X OOÉON-1 r FAMOUS PLAYKM STARCITÉ I r—LE8 CINÉMAS QU220 —7 r-LES CINÉMAS OUZZO—I r—CINÉPLEX OOÉON-l I QUARTIER LATIN ?! | MONTREAL ?1ILANOELIER fl ?I I PARADIS ?I [DAUPHIN ?[ I-CINÉPLEX OOÉON-1 I-MÊÛA FLEX’» OUZZO—* r—MÉOA-PLEX ’OUZZO-1 r— FAMOUS PLAYERS-1 r—CINÉMA- I LASALLE! Place) ?! 1 JACQUES CARTIER 14 ?1 |P0NT-V1AU 16 ?I [COLOSSUS LAVAL ?] |ST-EUSTACHE ?1 i CINÉPLEX OOÉON—i i CINÉPLEX OOÉON—* i CINÉPLEX OOÉON—* r—-CINÉPLEX OOÉON—* «-CARREFOUR DU NORD—* [ BOUCHERVILLE ?1 IbROSSARD ?1 iST-BRUNO ?I I^TEAimYENCOMTI 1ST-JÉRÔME ?I I—-CINÉPLEX OOÉON—7 p—CINÉPLEX OOÉON-1 i—LES CINÉMAS OUZZO—* r—LES CINÉMAS OUZZO—* i FAMOUS PLAYERS STARCITÉ i 1 CARREFOURD0RI0N?11 PLAZA DELSON ?1 [TERREBONNE 8 ?11STE-THÉRÉSE 6 ?11 HUI-L ?1 I1 CINÉMA 0 ." 1 I CINÉMA 0 .| pQALERltS ST-HYACINTHE 7 I CAPITOL ¦ ¦¦ ’i r • FLEUR OC LYS—" 7 I GATINEAU ?11 ROCK FOREST ?1IST-HYACIHTHE ?11 3T-JEAN ?1 iTROIS-RMÉRES oTl r—CINÉ ENTREPRISE—* r—CINÉMA BIERMANS —7 i—CINÉMA ST-LAURENT—* ^—CINÉMA DE PARIS—I I CINÉMA P'NE i IftAZA REPÉNnONY ?11 SHAWINIQàN ?1 IsOREL-TRACY ?11VALLEYFIELP ?1ISTE-ADÉLE ?1 ENTRÉPRISE—* i-MAISON DU CINÉMA-« r—CINEMA CAPITOL-1 |-CINEMA PIXEL——i i-CINÉ-ENTREPRISE-1 MT-B ASILE ?I [SHERBROOKE ?| [ DRUMMOND VI ILE ?] | LOUISEVILLeVI [CINÉMA DU CAP ?! i-CINE ENTREPRISE-1 I- CINÉMA LAURIER -I |-UE CARREFOUR ’0-1 I-CINÉ-PARC 1 i-CINÉ-PARC-1 IFLEURDElYSQRANBY/1 [ VICTORIAV1LLE ?11 JOHETTE ?11 ORFORD 11 ST-EUSTACHE 1 I.CINÉ-PARC i r1—-CINÉ-PARC — i r—CINÉ-PARC OOÉON—7 [¦' — - 'CINÉ-PARC ¦ 1 1 P'*"' ' CINÉ-PARC 11 I 1 ST-MILA1RE 11 TROIS-RIVIÈRES 11 BOUCHERVILLE 11 CHÀTEAUQUAY 1 [ DRUMMOND I m A L'AFFICHE! rfB nFé'ÜETrinr~^vAL—1 L’EXTRA-T ?« Une intrigue captivante! » Luc Perreault, La I « Tout est formidable dans ce film plein d'invention et de nouveauté! » Rene Honmrr-Roy.Flash « Un petit bijou de drôlerie et d'émotion! » Juliette Ruer, Voir Jims 02=+.amour eux i» ,¦ " ET DI M A N C H E 3 J II I X 2 0 01 c ?MÉDIAS JAZZ Un concept et Luc Doyon est le grand patron de TQS.Son rêve: une chaîne qui entrerait en ondes à 7h le matin et qui diffuserait toute la journée à partir d’un même studio multifonctionnel, d’une émission à l’autre.Bulletins de nouvelles, entrevues, magazines variés et tables rondes se succéderaient.«Une grille-horaire en évolution dans le même cadre physique, dans un environnement peu coûteux», dit-il.In chaîne ne diffuse pas encore en direct à compter de 7h mais la plupart des émissions de jour sont déjà conçues selon ce principe, en provenance du grand studio de TQS ouvert sur la rue, en plein quartier des affaires de Montréal, dans l'immeuble de Québécor.Lorsque TQS n’appartiendra plus à Québécor, pour-ra-t-elle maintenir son concept?En tout cas, il s’agit d’un concept gagnant On s’est beaucoup moqué de TQS par le passé (encore récemment, ces fameux Gingras-Gonzalez.).Pourtant, la crédibilité de la chaîne augmente.Depuis deux ans, c’est la seule chaîne de télévision généraliste dont les cotes d’écoute sont en progression.laïc Doyon et son équipe savent exactement où ils vont «Personne ne nous avait m venir en information, dit-il.Moi, ça fait des années que j'y pense.» Résultat l£ Grand Journal de l’heure du souper talonne et dépasse à l’occasion le bulletin de nouvelles de TVA In formule Mongrain dérange et fait jaser dans la profession journalistique.Et TQS en rajoute: cet automne, non seulement Gilles lYoulx passera de 60 à 90 minutes sur l’heure du dîner, Jean lapierre arrivera à 22h avec un nouveau magazine, avec commentaires, entrevues et journalistes éparpillés partout dans la ville et discutant avec Lapierre en direct celui-ci rendant compte des dernières rumeurs qui agitent la classe politique et économique.lYoulx-Mongrain-I-apierre: ce sont quatre heures d’information que TQS proposera chaque jour.Alors que tous les réseaux changent de slogan chaque saison, TQS décline sans arrêt depuis trois ans son image marketing de mouton noir.Ce n’est qu’un slogan mais les annonceurs semblent apprécier.Et les cotes d’écoute progressent le dernier sondage BBM du printemps pour la grande région montréalaise accordait 18,2 % de l’écoute générale à Radio-Canada et 14,3 % à TQS (34 % à TVA).L’écart se resserre.La compilation des sondages Nielsen pour toute l’année place TQS à environ 14,8 %.L'écoute de Radio-Canada ne dépasse plus 20 % depuis deux ans.TQS sait qu’il pourrait devenir, dans un proche avenir, le deuxième réseau au Québec, Radio-Canada et TVA souffrant de la concurrence des chaînes spécialisées.Ses revenus sont de 65 millions cette année.«Si on parvient à 70 millions l’année prochaine et si on maintient une cote d’écoute en haut de 15 %, nous sommes rentables», lance laïc Doyon.Et la rentabilité pourrait apporter beaucoup de changements.TQS a toujours été identifié au cinéma américain?«Lirsque nous serons vraiment rentables, nous pourrons avoir beaucoup moins de cinéma et plus des rumeurs Paul Cauchon ?y y de productions originales en soirée», dit-il.Objectif: produire une fiction par année (l’hiver prochain, on diffusera la suite, 15 ans plus tard, de Lance et compte) et, à moyen terme, des dramatiques «où il faudrait réinventer le genre», soutient-il.TQS est très identifié au hockey?Surprise: les droits des matchs de hockey viennent à échéance l’année prochaine et «nous nous interrogeons», dit Luc Doyon.«Avec l’argent consacré au hockey, nous pourrions faire autre chose.Et nous avons maintenant des émissions qui dépassent largement les 450 OOO téléspectateurs réguliers du hockey» Remarquez que si jamais BCE achète TQS, il y aurait une «synergie» évidente à créer, des droits de diffusion à négocier conjointement entre une chaîne principale, TQS, et les chaînes spécialisées en sports que possède BCE, soit TSN et RDS.Pure hypothèse pour le moment TQS est dans une situation très bizarre.Ira chaîne est en progression mais son propriétaire, Québécor, doit s’en départir parce qu’il veut acheter une chaîne plus prestigieuse qui a la réputation d’être une vache à lait mais dont l’écoute risque de baisser au cours des prochaines années! Ira rumeur veut que Québécor commence à découvrir quelques squelettes financiers dans les placards de TVA et se demande si elle n’aurait pas mieux fait de conserver TQS.Mais vous savez comment est la rumeur ces jours-ci, elle soutient aussi que le CRTC refuserait à Québécor le droit d’acheter TVA Ira décision doit tomber d’id trois semaines.Ce qui est certain, c’est que Cogeco, qui détient un droit de premier refus sur la vente de TQS, rêve depuis longtemps d'avoir sa propre chaîne de télévision.On ignore pour le moment s’il mettra la main sur TQS à lui seul ou en association avec BCE.En attendant, les dirigeants de TQS font leurs affaires dans leur coin et af firment demeurer dans le noir en ce qui concerne les manœuvres financières en coulisses.Tout le monde attend de voir comment le «paysage télévisuel» se restructurera.Même Radio-Canada: dans certains marchés régionaux importants, Cogeco est affilié à la société publique, et celle-ci commence à trouver moins drôle l’hypothèse de voir son affilié la concurrencer avec les bulletins de nouvelles de TQS.pcauchon@ledevoir.com Le corps endormi SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Il y a quelque chose de curieux avec Scott Hamilton.Saxophoniste ténor qui a eu ceci de singulier qu’il jouait les vieux, les Coleman Hawkins, Ben Webster, Don Byas et consorts, alors qu’il était jeune, Hamilton.On passe toujours à côté.On le rate.On l’ignore.Pourtant.Lorsque son premier album tomba, il y a trente ans de cela, dans les bacs des disquaires, la surprise fut grande.Comment se faisait-il qu’un jeune blanc-bec ose jouer les vieux, ose décliner les qualités du swing alors que la mode, la tendance chico-bran-chée de l’époque, imposait le free, lorsque ce n’était pas la fusion?Toujours est-il que ce disque et les suivants ranimèrent le corps endormi du style fait de moelleux, de coton, de sieste.Depuis lors, les modes se succèdent, les modes naissent et meurent, lui reste.Lui demeure fidèle à l’esthétique développée par ceux qui étaient davantage obsédés par la confection d’un son distinct, d’un son traduisant /car personnalité, que par cette technique permettant l’alignement sans fin de chapelets de notes froides.Aujourd’hui, Hamilton nous propose Jazz Signatures sur étiquette Concord.Comme d’habitude, il est fort bien entouré: John Bunch est au piano, Dave Green, à la contrebasse et Steve Brown, à la batterie.Comme d’habitude, le programme a été confectionné avec beaucoup de soin.On peut entendre des classiques composés par Billy Strayhorn, Dave Brubeck, Tadd Dameron, Benny Carter, Hank Jones, Fats Waller, Illinois Jacquet et Denzil Best.Sur tous ces morceaux plane le son ferme, le son au long cours, le son onctueux qu’Hamilton extrait de son ténor.S’il n’est pas le champion toutes catégories du saxo, il n’en est pas moins le champion mi-moyen.BERIT BOLT Scott Hamilton En bleu et noir Lee Konitz, cela ne fait aucun doute, est un fin limier.Un des plus influents altistes des cinquante dernières années.Un artiste hors pair, un orfèvre de la précision.Le hic, c’est qu’il est non pas prolifique mais bien trop prolifique.D capitalise un peu trop sur son nopi, sur sa notoriété, sur son passé.A preuve, sa nouvelle production.Avant tout, mentionnons, soulignons, que Konitz enregistre ces années-ci pour les étiquettes suivantes: Evidence, Enja, Blue Note, Label Bleu, d’autres qu’on oublie mais une qu’on retient, soit Chesky Records.Pour cette dernière, il vient de signer Parallels avec Peter Bernstein à la guitare, Steve Gilmore à la contrebasse.Bill Goodwin à la batterie et Mark Turner au saxophone ténor.Avec eux, il a gravé des classiques comme Skylark et How Deep Is The Ocean ainsi que certaines de ses compositions dont l’ancienne du style Subconscious Lee.Certes, il les joue, c’est la moindre des choses, en professionnel aguerri.Le bobo, c’est qu’il joue sans conviction.Il les interprète en fonctionnaire désabusé.Conclusion?On se prend à réver qu’un producteur, une étiquette, exige l’exclusivité et qu’ainsi ce grand monsieur cesse de s’éparpiller.?Pour beaucoup, Wynton Marsalis notamment, le West End Blues enregistré par Louis Armstrong en trois minutes et quatorze secondes est le morceau parfait; la perle du jazz, le sommet du jazz, le morceau à l’aune duquel tous les autres devraient être comparés.Et alors?Le West End Blues figure sur une nouvelle compilation.Elle a été réalisée par David Lennick pour le bénéfice de la compagnie Naxos.Tous les morceaux rassemblés ont été enregistrés entre 1925 et 1930, soit à l’époque au cours de laquelle Armstrong dirigea le Hot Five d’abord, le Hot Seven ensuite.On peut donc entendre Potato Head Blues, Cornet Chop Suey, Heebie Jeebies et autres morceaux sautillants, morceaux joyeux.En un mot, cet album distille de la bonne humeur de bout en bout.Un autre mot: c’est Armstrong à son meilleur.?Dans le dernier numéro de Jazzman, on propose une longue entrevue avec Sonny Rollins.On a retenu ceci: «Le 6 janvier 1993, j’étais en train de jouer dans nui chambre, et à 22h pile j’ai arrêté comme chaque soir depuis la mort de Clifford Brown, pour ne pas déranger mes voisins.Je me suis à moitié endormi et brusquement j’ai sursauté: une voix que je connaissais bien, chaleureuse et ironique, me criait: “Vas-y, joue encore, joue, joue!” Je me suis relevé comme un automate et j’ai joué jusqu’à Taube.Quand le jour s’est levé, j’ai allumé la radio et j’ai appris que Dizzy était mort au moment même où cette voix me disait: «Relève-toi, joue, ne perd plus jamais ton temps.» Amen! Festival de musique de chambre de Montréal Six ans pour le FMCM, cent pour Heifetz Après les associations entre paroles et musique, peinture et musique, danse et musique, le thème de la sixième édition du Festival de musique de chambre de Montréal (FMCM) se concentre autour du violoniste virtuose Jascha Heifetz, dont on célèbre le centenaire cette année.FRANÇOIS TOUSIGNANT Denis Brott a de quoi pavoiser: non seulement le festival qu’il a mis au monde est-il de plus en plus célèbre, mais son imagination semble n'avoir aucune limite.Ainsi, du 2 au 16 juin, pas moins de 23 concerts seront présentés, la plupart au très beau Chalet de la montagne, sur le mont Royal, d'autres à la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours et certains, le midi, sur l'esplanade de la Place des Arts ou place de la Cathédrale, ou encore, en après-midi, au Château Ramezay.Le FMCM est le plus souvent thématique et les organisateurs rendent hommage de trois façons au violoniste américain d’origine lithuanienne Jacha Heifetz.Tout d’abord par la programmation.On jouera en effet des œuvres que Heifetz adorait et qu’il jouait volontiers.Ensuite par la formule, que Denis Brott veut toujours imaginative.Comment rendre présente l’âme d'un mort en concert?Ira réponse de Brott est simple: on intègre au concert des extraits de films où l'on voit Heifetz jouer.Autant que possible, les œuvres que le violoniste et ses amis interprètent, et qui sont captées sur pellicule, sont reprises de suite, «en direct», par les musiciens réunis sur scène.On imagine l'émulation qui va régner alors sur les planches du Chalet de la montagne! Ira troisième volet consiste en une exposition consacrée à Heifetz, exposition qui campe ses pénates au Château Ramezay.Il s’agit de documents d’archives et d’extraits vidéo provenant de la Library of Congress, qui retracent la vie et la carrière de celui qu’on a surnommé «le violoniste du siècle» ou encore «le champion olympique du violon».Il s’agit d’une exposition itinérante qui est présentée jusqu'au 16 mai.Hiefetz est un nom presque prédestiné pour cet artiste que plusieurs parmi ses collègues appellent encore Monsieur Heifetz.En hébreu, le mot veut littéralement dire bijou, joyau ou encore trésor.Pour le sortir des éerins où dort sa mémoire, le FMCM a donc décidé de polir les anciens ors, les diamants et les perles pour raviver une mémoire trop souvent oubliée ou occultée par notre attention mal- heureusement fréquemment rivée uniquement sur l’actualité dévorante et dévoreuse.En son temps, en Amérique, on disait que Heifetz n’avait pas son pareil comme artiste pour attirer les foules.Seul un Fritz Kreisler pourra rivaliser avec son magnétisme public.Il tenait à ce que tous ceux qui l’entourent soit bien mis; par exemple, on allait à ses leçons au Conservatoire de Los Angeles uniquement si on portait une cravate, sinon l’entrée était refusée.Ou encore, quand il donnait rendez-vous, il fallait y être à l’heure pile, sinon la porte restait irrémédiablement close.Ces deux anecdotes sont significatives, voire symptomatiques, du jeu de Heifetz.Ira classe du jeu comme sa netteté et sa précision sont légendaires et les enregistre ments historiques nous rendent bien ces qualités de l’interprète.Naturellement cette rigueur lui a attiré des critiques de froideur, parfois de raideur.Néanmoins, la pureté du son, la solidité de l’attaque et la souplesse de l’archet continuent d’épater.Il sera donc intéressant de «comparer» les documents présentés en film et leur réalisation aujourd’hui, ne serait-ce que pour entendre comment l’interprétation a évolué.Petite histoire d’un festival La famille Brott n’a guère besoin de présentation dans le monde musical montréalais et canadien.De retour à Montréal en 1990, Denis Brott se rend compte à la fois de la vitalité de la ville, de la forte présence des festivals et surtout de l’absence complète de ce genre de manifestation consacrée à la musique de chambre, un de ses dadas.D décide donc de s’atteler à la tâche et d’en fonder un.Une tâche qui n’est pas facile, et de loin.Il faut convaincre les édiles municipaux, les divers paliers de gouvernement et faire des demandes de subventions, trouver un lieu.Le choix du Chalet de la montagne va s’imposer d’emblée.C’est qu’il s’y est déjà tenu autrefois ce genre de manifestation.Pourquoi ne pas faire revivre une tradition?Les Brott, on le sait sont des bâtisseurs ayant de la mémoire et ils ne reculent devant rien.Aussi, en 1996, se tient la première édition du nouveau festival.On (re) découvre que l’acoustique du chalet est remarquable.Le contexte aussi, forêt et terrasse, sans oublier la magnifique vue qu’on a sur la ville depuis le belvédère.Aors, Denis Brott invite ses amis comme des vedettes renommées, et aussi sait faire place aux jeunes interprètes, sachant mêler ces ingrédients avec une science rare, combinant tout ce beau monde afin de mieux faire ressortir leurs forces.VOIR PAGE C 7: FMCM YANNICK NRZF [-SEGUIN Hydro 'OV Qué O .Québec Présente »* 1 1 S Si RII S ___3"^ INSTITUT CULTUREL ITALIEN DE MONTRÉAL CONSULAT GÉNÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE FEDERALE D'ALLEMAGNE CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE LE BRITISH COUNCIL » r Ch4frt lulturt»* M*» , DF.t.TA VOMMlAI O SAPUTO ABONNEMENTS ET RENSEIGNEMENTS; (514)845-0532 SITE WEB : WWW PROMUSICA.QC.CA COURRIEL : CONCERTSéS'PROMUSICA.QC.CA CONCOURS autochtone KBgfesflpag •» nans m vues I M A S t H E A .1 I I X J 0 0 I FMCM L'entreprise prend rapidement de l’expansion.De la simple série de concerts au chalet, voici maintenant que le FMCM se retrouve en différents lieux de la ville, du sommet du mont Royal au Vieux-Montréal en passant par le centre-ville, commercial comme artistique.Denis Brott voulait que Montréal pullule de musique de chambre.Son vœu se concrétise, grandit, à la mesure d'un rêve inassouvi qui s’incarne.Il s’y trouve même un nouvelle série cette année.Baptisée Baro-Québec et dirigée par Susie Napper, elle est toute tournée vers la musique baroque et les concerts sont présentés à la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours.Quand on sait la popularité de cette musique aujourd’hui et le nombre d’interprètes de haut niveau qui la pratiquent, les promesses sont belles.Des temps forts Comme dans tout festival qui se respecte, il y a des moments qui se démarquent comme des phares par l’ambition du projet ou par la présence d’artistes spécialement attachants.Ainsi, on peut retenir de l’édition 2001 du FMCM l’intégrale de l’œuvre pour violoncelle et piano de Beethoven, faite en deux soirées par Denis Brott, lui-même accompagné de Jerome Lowenthal.Cela se déroule sur deux soirs, les dimanche 3 lundi 4 juin.Auparavant, nul ne voudra manquer le «concert» d’ouverture du 2 juin.Pas tellement pour le programme, surtout pour l’extrait filmé qu’on y présente.Imaginez: le Trio en si bémol majeur D.898 de Schubert, par Heifetz au violon, Piatigorsky au violoncelle et Rubinstein au piano! Un document aussi précieux que rare nous est offert.Aussi à ne pas rater, le concert du mardi 12 juin où le clou de la soirée est le Concert pour violon, piano et quatuor à cordes op.21 d’Ernest Chausson.La pianiste Wendy Chen et le brillant violoniste James Ehnes seront les «solistes».On sait le bonheur avec lequel ces deux musiciens font de la musique (les disques l’ont déjà prouvé); les retrouver dans un répertoire aussi beau que rare va faire les délices de plus d’un amateur de musique française.Ou encore, le 14 juin, alors que le Trio en la mineur Tchaikovski sera défendu encore par James Ehnes avec Vassily Primakov au piano et Denis Brott au violoncelle (on le voit l’organisateur n’a vraiment pas peur de mettre la main à la pâte).La virtuosité et la musicalité sont énormément sollicitées, ce qui fait qu’il s’agit encore là d’une rareté au concert qui montre bien la nécessité d’un festival qui propose de telles choses.Dans la série Baro-Québec, la soirée du 6 juin propose une curiosité: Les Chansons de Salomon (Hashirim asher IJsh’Lomo) de Sa-lamone Rossi, une mise en musique en hébreu de trente-trois psaumes, hymnes et chants de synagogues du début du XVIIe siècle.Comme au cinéma ou au théâtre, un festival de musique, je vous le disais, prend toute sa force quand il fait faire des découvertes.Et pour la relève, quatre concerts sont dédiés à des tout jeunes violonistes.Cela se tient les 2, 3, 9 et 10 juin à 14h, au Château Ramezay.Parce qu’en offrant des élites, des raretés, des découvertes, un festival qui se tient se doit d’encourager ceux qui commencent leur carrière.Denis Brott ne faillit pas ici non plus.Pour tout le reste — et il en reste effectivement beaucoup —, on peut trouver plus d’information en téléphonant au (514) 489-7444 ou encore en visitant le site Internet du festival au .Les groupes se font, se défont, et tôt ou tard se refont-font-font DANS LA JUNGLE DES VILLES Aut’Chose Disques www.star.ca (Sélect) Peuvent pas s’en empêcher, c'est humain.Beatles, Guess Who, Beau Dommage, Garolou, ELO.Et puis maintenant Aut'Chose.Il n’y a plus que Serge Fiori qui laisse les groupes-hommages refaire L'Heptade à sa place.Reformer le groupe de sa première gloire, c’est plus qu’un désir irrépressible: quelque chose comme le besoin de boucler la boucle.La nécessité impérieuse (pour la santé mentale, suppose-t-on) de mieux ficeler ce qui s’était alors effiloché jusqu’à la dissolution.Mais aussi le goût de renouer des amitiés et, corollaire, de jouer à nouveau de la musique ensemble.Légitime, non?Légitime, oui, mais rarement justifié par le résultat.Voyez ces retrouvailles entre Lucien Fran-cœur et le guitariste Pierre Gauthier, cofondateurs d’Aut’Chose.C’est tout aussi raté qu’inévitable.Sûr qu’ils allaient se croiser un jour et tenter de nous embarquer une fois de plus dans leur «char de mongols».C’était à l’horizon de leurs deux vies, incontournable comme la statue de la Liberté à la fin de La Planète des singes.Ce que ça donne?Ils ont fait ce qu’ils ont pu.En toute honnêteté.Se sont remis tout naturellement sur leurs vieux rails.Ont eu assurément un plaisir fou à marcher dans leurs plates-bandes.Francœur a récité comme il récitait, Gauthier a plaqué ses accords avec le même son de guitare.Faire ce disque, j’en jurerais, a été un bonheur.Ce n’est pas pour autant un disque dont j’avais besoin, moi, vieux fan d'Aut’Chose.Pourquoi?Parce que l’intervalle change la perspective.Parce que je reconnais tout et que plus rien n’est pareil.Il n’y a plus de «parc Belmont sexuel» parce qu’il n’y a plus de parc Belmont.Sur ce nouveau disque, désolé, je n’entends jamais Aut’Chose — ce que c’était d’être Aut’Chose en 1974 par rapport à Beau Dommage, l’équivalent des Stones faisant contrepoids aux Beatles, ou des Hou-Lops contre les Sultans — mais seulement deux gars qui ont le cœur à la bonne place et se fabriquent un louable fac-similé.Aucune image, aucune expression, aucune rime de ce Francœur de 2001 n’a le tranchant de Prends une chance avec moé, malgré l’effort consenti.Forcément.A l’époque, les clichés étaient maniés comme un micro: à bout de bras.Impossible de recevoir maintenant «les filles sont belles et en folie / y’en a qui dansent comme des gypsies» (L’Eté reggae) sans grimacer: les mots mêmes portent leur âge.Rimbaud, Jim Morrison, évoqués dans Ne cherche rien et ailleurs, réapparaissent comme des fantômes qui n’en peuvent plus d’être réquisitionnés.Fatigués.Evidemment, il y a des velours.Ici ces guitares fabuleusement twang dans Rêvons ensemble, gracieuseté des Jaguars Arthur Cos-sette et Guylaine Maroist, là un clin d’œil touchant au vieux combattant Pierre Harel.Ça suffit à faire sourire, ce qui est déjà quelque chose.Mais ça n’excite pas.Et Aut’Chose, mes treize ans en témoignent, c’était dan-ge-reux.Pour vrai.De Lise Payette à Dracula.Sylvain Cormier APPEL AUX ARTISTES Projet de cadeau à l’Australie Les artistes professionnels canadiens sont invités à présenter une déclaration d’intérêt à concevoir un pavé de pierres.Il s’agira du cadeau officiel qu’offrira le Canada à l’Australie pour commémorer le Centenaire de la Fédération de ce pays.L’artiste choisi dans le cadre d'un processus en trois étapes devra concevoir l’oeuvre d’art, en vérifier la fabrication et collaborer à sa construction à Canberra, en Australie.Compte tenu de la diversité de nos sociétés et de la reconnaissance officielle du multiculturalisme dans les deux pays, les artistes canadiens de tous les horizons culturels sont invités à présenter une demande.Pour obtenir de plus amples renseignements et s’inscrire à la première étape du processus de sélection, les intéressés peuvent télécharger une trousse d’information disponible en ligne à : http7/www.dfait-maeci.gc.ca/asta/country/australia-f.asp ou communiquer avec Appel aux artistes : cadeau à l'Australie Télécopieur : (613) 941-2568 courriel : srmz@dfait-maeci.gc.ca (veuillez indiquer « cadeau à l'Australie » à la rubrique Objet) Toutes les demandes doivent comprendre un Formulaire de proposition et de consentement dûment signé, qui se trouve dans la trousse d’information.Les demandes doivent nous parvenir au plus tard le 3 juillet 2001, le cachet posta! faisant foi.« du Conwo mwfntonl and lntom«on*l Trad* Canada GOD BLESS THE GO-GO’S The Go-Go's (Beyond Music) Encore un groupe qui reprend du service.Cas de figure différent.Les Go-Go’s, au temps d’Our Lips Are Sealed, Vacation et We Got The Beat, les plus tapageuses bombi-nettes à gogo de leurs six ans d’activité délurée (entre 1978 et 1984), c’était quand même pas un majeur fait d’armes de l'histoire du rock.Ni Springsteen, ni Patti Smith, ni les Sex Pistols, ni même les Bee Gees.Rien d'autre que cinq filles de Los Angeles qui s’éclatèrent à se prendre pour un groupe de rock.Ça tombait bien, la poussée d’acné punk de 1976 avait justement ramené à l’avant-plan le rock de garage à trois ou quatre accords, de nouveau à portée de quiconque avait du chien et trente sous d'ambition.Les Go-Go’s, c’était beaucoup ça: du chouette bruit de garage, sans importance ni lendemain.Plus la libido galopante.Bananarama, en Angleterre au même moment, c’était pareil.Une surboum.Un pyjama party.Dix-sept ans plus tard, les Go-Go’s se paient un conventum.Sur le même mode ludique.Avec la même attitude: jouer pour jouer.En cela, pas moyen d’être déçu p;ir la comparaison: comme à l’époque, c’est comme si ça ne comptait f)as.Les photos du livret, avec les copines en images saintes, montrent bien que les Go-Go’s sont là pour rigoler, et d’abord d’elles-mêmes, pas exactement nitouches.Musicalement, c’est encore envoyé avec-plus d’énergie que de finesse (avec quelques joliesses mélodiques dans Kissing Asphalt et Sonic Su-perslide, dues à l’excellente Jane Wiedlin), Belinda Carlisle bêêêle autant qu’avanL et on s'en fout Ça pétille encore et ça durera le temps d’une ultime boum.Après, ce sera au tour des Bangles.S.C.m C O N T l«: M I* O H A I M 10.000 HZ LEGEND Air (Virgin) Il ne fallait surtout pas s’attendre à un autre Moon Safari.Ceux qui ont entendu la très chouette BO de Virgin Suicides savait que le deuxieme disque officiel du duo français Air n'aurait à peu prés rien à voir avec l’easy-listening coquin des débuts.Sur 10.000 Hz Legend, Nico- las Godin et Jean-Benoît Dunckel ont decide d'entreprendre un virage plutôt radical.Exit les mélodies joyeuses, la nonchalance comique et le rétro kitsch seventies.Air ne rime pas avec Daft Punk.Pas de casques de robot ou de clins d’œil prétentieux.Non.Air décide de jouer le tout pour le tout.On ne rigole plus sur les onze morceaux qui composent le superbe 10.000 Hz Legend.D- ton demeure sombre du début à la fin sur cet album de space-pop enivrant, alors qu’on cueille plus que jamais dans le passé pour mieux entrevoir l’avenir, lorsqu'on écoute une pièce comme Radian, comment ne pas penser aux collaborations mythiques de Gainsbourg/Vannier.Le premier extrait de Radio #7 n'a rien du racoleur Scry Boy.De la candeur à l’audace, il y a longtemps que la mélancolie donnait à ce point le goût de rêver quelque part sur une autre planète.Ces pièces électroniques évoquent parfois un Krafl-werk presque sensuel.Même Beck vient faire son numéro sur The Vagabond et Don’t Be Light.On se croirait, à nouveau, en pleine séance d’enregistrement de Mutations.Disque symphonique et éclectique, tout laisse croire que ces Français ont suivi l’exemple du Kid A de Ra-diohead.Une chose semble pourtant évidente, Air vient de faire son entrée dans les ligues majeures.Une expérience concluante.David Cantin DEAD MAN’S CURSE Techno Animal (Matador) Mieux connu sous le nom de Techno Animal, Kevin Martin suit les pas d’Einstürzende Neubauten, Throbbing Gristle et Godflesh.Une musique instrumentale où l'industriel, le dub, le punk, le jazz et le noise font bon ménage.D- maxi Dead Man’s Curse offre un indice assez juste de ce à quoi on pourra s’attendre sur un éventuel prochain album complet.Trois titres évocateurs qui bousculent la conception qu’on peut se faire de l'électronique.Il faut dire- que ce créateur mystérieux travaille plutôt lentement et chaque sortie mérite une bonne part d’attention.la pièce-titre enrobe, d’un climat presque apocalyptique, un poème de l’auteur Roger Robinson.C’est noir à souhait; par contre, la vision de Martin ne bascule jamais vers le pathétique.On a affaire à un artisan du rythme qui ne se gêne pas pour construire un tableau plutôt sombre du futur.Trop agressive pour certains, la voie qu’emprunte Martin a pourtant quelque chose de fort intrigant.Dépouillé et tenace, son City of Glass déborde de basses furieuses et de sons incongrus.On ne se remettra pas de sitôt d’un déferlement semblable.Maintenant avec Matador, Techno Animal pourrait très bien finir au rang des surprises de l’été.D.C.SB WE3L AVANT-GOÛTS FESTIVAL Samedi, 9]uin 20' « Sacrée Landowska » Ensemble contemporain de Montréal Direction : Véronique Lacroix, Soliste : Catherine Perrin, claveciniste, animatrice invitée.Samedi, 16 juin 20$ « Musiques pour Cuivres » Les Cuivres du Domaine Forget Leurs invités Les chantres musiciens de Montréal.Direction : Michel Becquet.Roger Bobo.Thierry caens, Gilbert Patenaude LE FESTIVAL INTERNATIONAL DOMAINE FORGET 2 3 JUIN AU 26 AOUT 2001 CONCERT D'OUVERTURE 2 3 juin 30$ Samedi Une soirée de concertos de Mozart • Les Violons du Roy Direction Bernant Labadie James Sommervllle.cor, Emmanuel Pahud flûte, Jennifer Swartz, harpe, Elaine Dotivas.hautbois.Philippe Cuper.clarinette, Whitney Crockett, basson, Guy Carmichael, cor rendredi, 29 juin______________________________ 25$ Emmanuel Pahud, flûte Jennifer Swartz, harpe ^ BRUNCHES-MUSIQUE " TOUS US DIMANCHES DE 11H A 14H 17 juin Les chantres musiciens de Montréal 24 juin «CoolJazz», Daniel Marcoux, contrebasse Alain Boies, saxophone et France Huot, piano COÛTi lii Mutin 1Z.SOS ErUents d* 6 A 12 «m Grfturt Enfant* 6 «n*rt moins BILLETERIE (418) 4S2-1S3S ou 1-888-316-7438 PRIX SPECIAUX i • Aînés 23 i • ÉtudMntt entre 13 et 20 ans 30% de rebeis • Enfants de 12 ans «*t moins graturt ABONNEMENT 10 bilWs de concrrt au chou de la programmation régulière du festival pour seukmant 210 S fanes inclus**, ei bien plus encore.forfaits Hf Bf RGtMFNTVCONCERt disponibles Visit*! notr* sit* www.doma1nrfor9rf.com LE VIOLON VIRTUOSE MUSIQUE ET Ell M UNI Ll'll BRAIION DIKI NU NAIKt ni J i i~~»c I li l I 1~ i 11 -1 6e EDITION vM { R -«u- — cMYY\br< -le- Vv\üA\f r
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