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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-05-31, Collections de BAnQ.

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w w w .I f d e y o i r .f o m DEVOI LE MONDE Wahid se rapproche de la destitution Page A 5 ACTUALITÉS La commissaire aux langues dénonce Air Canada Page A 4 V o i.X C I I N 0 1.E .1 E l! I) I ;n M A I 2 l) O 8 7 »• + V A X K s .1 $ Loterie vidéo: de 15 300 à 14 300 appareils ¦ Pour contrer le jeu pathologique, Québec réduira de 7 % le parc d'appareils ¦ Depuis cinq ans, les revenus et profits liés aux loteries vidéo n'ont cessé d'augmenter même si le nombre d'appareils est resté le même ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement a décidé de réduire de 1000 le nombre d’appareils de loterie vidéo, soit 7 % du total de 15 300 appareils.Mais malgré cette mesure destinée à contrer le jeu pathologique, il est fort probable que les revenus de Loto-Québec tirés des loteries vidéo vont continuer à augmenter.Si l’on se fie aux résultats financiers de Loto-Québec, les paris à ces appareils devraient être en hausse malgré la diminution de leur nombre.Ainsi, pour l’exercice 1999-2000, Loto-Québec a haussé de 20,9 % ses revenus provenant des loteries vidéo, soit trois fois plus que la baisse du nombre de machines annoncée hier.Ces revenus ont atteint 928 millions, générant un profit net pour l’actionnaire unique, i.e.le gouvernement, de 553,8 millions, en progression de 24,7 %.Depuis cinq ans, les revenus et les profits liés aux loteries vidéo n'ont pas cessé d’augmenter même si le nombre d’appareils est resté le même, soit 15 300, a indiqué hier le porte-parole de Loto-Québec, Jean-Pierre Roy.Le gouvernement a annoncé hier le retrait de ces 1000 appareils au cours des 18 prochains mois «par attrition», c'est-à-dire au gré de la fermeture «naturelle» de ces établissements.Faillites, abandon des affaires et incendies conduisent bon an mal an 1000 établissements qui exploitent des appareils de loterie vidéo à fermer, selon l’évaluation de Loto-Québec.La VOIR PAGE A 8: LOTERIE Lire aussi en pages A 6 et A 8 ¦ L’éditorial de Paule des Rivières ¦ La solution idéale?i sur les jeunes contrevenants adoptée par la Chambre des communes mardi.Le ministre de la Justice, Paul Bégin, a dit qu’il songeait même à recruter «les meilleurs avoeats au Québec» pour demander l’exclusion du Québec de cette loi qu’il juge «inique».M.Bégin a demandé aux avocats de son ministère de lui fournir un avis juridique complet sur la question afin que Québec sache le plus rapidement possible s’il a des motifs juridiques suffisamment solides pour contester la loi C-7 devant les tribunaux.Il attend une ré-IMinse d’ici «quelques semaines».Cela étant, les avis préliminaires qui lui ont été fournis sont de bon augure, a-t-il dit.«On m'a déjà donné non pas un avis juridique mais une première indication selon laquelle, effectivement.nous pouvons trouver dans cette loi des motifs suffisants pour la contester, a-t-il précisé.Dès que nous aurons une opinion formelle là-dessus, et si on recommande d'aller de l’avant, soyez certains que nous contesterons cette loi, qui est considérée par tous com- Stéphane Dion qualifie le consensus québécois de «préfabriqué» VOIR PAGE A 8: COUR Lire aussi en page A 6 ¦ L’éditorial de Michel Venne PERSPECTIVES Des magouilles, encore des magouilles Entre la conclusion d’un chapitre de l’affaire Elf Aquitaine, la polémique sur l’immunité du président de la République et la mise en examen de l’ex-ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua, les scandales mettant en scène les chefs de file de la politique française se disputent systématiquement les unes des journaux.igpmi x-ténor du Barreau, ex-Bm* ministre des Affaires B: B Wê—ê étrangères, ex-prési- jÆuB dent du Conseil constitutionnel, T X~~J v1membre influent de la garde rap-vfig&r J prochée du président Mitter-' fl rand, Roland Dumas vient d’éco-' ' per d’une peine de sbc mois de ilJ prison assortie d’une amende de Serge 200 000 $ pour avoir été reconnu Truffaut coupable de recel et abus de biens sociaux.Christine Deviers-* * * Joncour, son ancienne maîtresse, Loïk Le Floch-Prigent, ex-président d'Elf, énorme compagnie pétrolière, et d’autres membres de l'état-major de cette société ont tous été condamnés pour des motifs identiques à ceux reprochés à Dumas, soit le détournement de biens publics.Ex-baron du gaullisme, ex-ministre de l’Intérieur, fondateur et actuel président du RPF, une formation politique qui regroupe notamment les eurosceptiques français, Charles Pasqua vient à son tour d’être mis en examen.Le juge d’instruction en charge de ce dossier a tenu à entendre ce notable de la VOIR PAGE A 8: MAGOUILLES INDEX M Annonces.B 6 Avis publics.B 5 Bourse.B 4 Culture.B 8 Économie.B1 Éditorial.A6 Idées.A 7 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Mots croisés.B 5 Télévision.B 7 Météo.B 5 Uidéalisme lucide Après sept ans à la présidence de la Fédération des femmes du Québec, Françoise David tire sa révérence KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Elle horripile bien des politiciens, dont elle bouscule les idées parce qu’elle critique de façon mordante et ne fait aucun compromis sur les principes.Après sept ans à la présidence de la Fédération des femmes du Québec, Françoise David tire sa révérence demain avec l’assurance tranquille d’avoir rendu le mouvement féministe incontournable au Québec.A son arrivée à la tête de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), en 1994, Françoise David voulait amorcer un virage pour que l’organisme joue un rôle plus offensif sur la place publique.Le pari a été tenu.La Marche des femmes de 1995 a été le coup d’envoi d’une série de batailles toujours menées avec détermination et une certaine élégance.Le ton revanchard, elle le laisse à d’autres.Pourtant, ses détracteurs la taxent souventes fois d’intransigeance.«Je suis une femme de dialogue.Je me suis toujours fait un point d’honneur d'être rigoureuse dans mes arguments.Je suis ferme sur les principes mais souple dans leur application», a assuré Françoise David en entrevue au Devoir.Sans fausse humilité, Mme David reconnaît avoir propulsé la FFQ à l’avant-scène des discussions politiques.Après la marche «Du pain et des roses», forte du courant de solidarité ainsi créé, la FFQ organise une vigile devant VOIR PAGE A 8: DAVID JACQUES NADEAU LE DEVOIR «Je me suis toujours fait un point d’honneur d’être rigoureuse dans mes arguments.Je suis ferme sur les principes mais souple dans leur application», dit Françoise David.Taupe sous arrêt Arrestation d’une femme soupçonnée d’avoir fourni à des motards des renseignements sur le journaliste Michel Auger RO ELAN DE PARENT PRESSE CANADIENNE Une femme de 42 ans, soupçonnée d’avoir fourni a des motards des informations sur le journaliste Michel Auger tirées de la banque de données de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQJ, a été arrêtée hier avec son conjoint.Ginette Martineau et Raymond Turgeon comparaîtront aujourd’hui ixiur être formellement accusés d'abus de confiance et d’utilisation frauduleuse de données, des accusations pouvant leur valoir cinq ans et dix ans d’emprisonnement Selon les informations fournies hier par le responsable des enquêtes sur les homicides au SPCUM, André Bouchard, Martineau et Turgeon vivaient ensemble.Turgeon était lié aux Hells Angels à qui il fournissait les informations recueillies par sa conjointe sur des personnes reliées au crime organisé de bandes rivales des Hells.Les enquêteurs avaient réussi dans un premier temps à relier Mme Martineau à 11 cueillettes frauduleuses d’information.Après avoir analysé des milliers de consultations informatiques faites par Mme Turgeon, 24 autres cas ont été retracés.la femme en question travaillait pour un mandataire de la SAAQ, l'organisme Accès Sports, de l'est de la ville.Ijes premières découvertes avaient permis de Le conjoint de la taupe était lié aux Hells Angels à qui il fournissait les informations VOIR PAGE A 8: TAUPE ÉCONOMIE Rogers toujours à l’affût de Vidéotron Page B 1 « I y I, K 1) E V «IR.I.E JEUDI :$ I M A I 2 « « I A 2 LES ACTUALITES in de récréation pour Pizza Ht François Legault somme l’entreprise américaine de sortir des classes des écoles primaires québécoises Le petit «bonhomme sourire» qui accompagnait les devoirs bien faits à la petite école a été remplacé par une «Pan-Pizza personnelle rehaussée d’une garniture de votre choix» dans une dizaine d’écoles du Québec! Mais pas pour longtemps.VA VÇOI LE RI N AL E DUFOUR LE DEVOIR Après Kellogg’s et Campbell, c’est le tour de la chaîne de restaurants Pizza Hut de s’infiltrer dans les classes des écoles pri-Pfaires du Québec.Faisant fi des lois québécoises qui interdisent de telles stratégies de marketing, l’entreprise américaine récompense certains élèves en leur offrant des pizzas gratuites.Afin d’améliorer l’apprentissage de la lecture dans les écoles primaires, la chaîne Pizza Hut offre la possibilité aux enseignants d’avoir recours à une «trousse pédagogique» qu’elle a ellemème conçue.Qn propose ainsi aux élèves certaines lectures et aux professeurs, un tableau permettant de mesurer les progrès des tout-petits.Lorsque les objectifs de lecture sont atteints, l’élève a droit à un coupon, valide pendant 30 jours, échangeable contre une pizza dans un restaurant Pizza Hut Informé de la chose, le ministre de l’Éducation, François legault a sommé l’entreprise américaine de mettre fin à cette campagne.«On ne tolérera pas de la publicité qui s’adresserait à des enfants, qui sont vulnérables», a-t-il dit hier.D’autant plus, a rappelé le ministre Legault que deux lois québécoises interdisent à toute entreprise d’agir de la sorte, soit la Loi de protection du consommateur, qui interdit toute publicité commerciale destinée aux enfants de moins de 13 ans, et la Loi sur l’instruction publique, qui interdit à une entreprise de mettre sur pied un Les villes canadiennes ne sont pas concurrentielles FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Pour faire avaler la pilule des fusions municipales, le gouvernement a invoqué la nécessité de positionner les villes québécoises dans le contexte de la mondialisation.Soit.Mais si ces regroupements ne sont pas liés à un accroissement de leurs pouvoirs et de leurs budgets, celles-ci manqueront tout de même le bateau.C’est du moins ce que révèle une étude réalisée il y a quelques jours par la Fédération canadienne des municipalités (FCM), qui compare les villes canadiennes à Içur équivalent de l’Europe et des États-Unis.Intitulée «Alerte: les villes canadiennes seront-elles en mesure de concurrencer?», cette étude conclut notamment que les municipalités canadiennes «font face à un désavantage concurrentiel parce qu’elles disposent de moins de leviers pour attirer les investissements que les villes européennes et américaines et qu'elles ont accès à peu de fonds fédéraux et provinciaux».Alors que les villes du Vieux Continent et du pays de l’oncle Sam ont su tirer profit de nombreux outils fiscaux et programmes de subvention qui ne sont généralement pas accessibles aux municipalités du Canada, ces dernières seraient encore dépendantes de l’impôt foncier pour financer leurs responsabilités.Au Canada, en 1996,19,5 % des recettes des municipalités provenaient de l’impôt foncier.Aux États-Unis, ce taux était de 21 % alors que les frais d’utilisation comptaient pour plus de 32 % des recettes totales.Ainsi, le rapport suggère aux provinces d'accorder à leurs municipalités la reconnaissance et les pouvoirs correspondant à leurs responsabilités.Par exemple, notent les auteurs de l’étude, les municipalités devraient pouvoir profiter du régime d’autonomie gouvernementale locale en place dans certaines villes américaines.La majorité des grandes municipalités américaines sont en effet régies par des chartes leur conférant une forme d’autonomie gouvernementale (home rule) qui leur permet de rédiger et de modifier leur propre charte.Elles peuvent également réglementer certaines affaires locales en ayant les coudées franches.L’étude comparative révèle par ailleurs que le financement des infrastructures au Canada est une responsabilité qui incombe en grande partie aux municipalités alors qu'ailleurs, des modalités permettent notamment d’établir des partenariats public-privé «plus efficaces» et plus nombreux.En outre, la FCM note qu’en matière de transport en commun, une technique de financement originale exploitée en France devrait être envisagée ici.Il s’agit d’une taxe spéciale qui finance l’exploitation du transport public urbain dans les villes de plus de 30 (XX) habitants.Cette taxe est versée directement dans les coffres de l’administration locale par tous les employeurs ayant plus de neuf employés.Elle est fixée à 1,75 % du salaire.«Ce rapport se veut un cri d’alarme, a indiqué le chef de la direction de la FCM, James Knight.Nos villes perdent du terrain par rapport aux villes américaines et européennes, lesquelles bénéficient d’un financement plus généreux.Iss municipalités canadiennes ont besoin des instruments financiers nécessaires pour leur permettre d’investir dans les infrastructures locales durables essentielles pour assurer le succès économique du Canada.» Centrales hydroélectriques Brassard, «suspect» PRESSE CANADIENNE La Coalition des citoyens du Val Saint-François se moque de l’affirmation du ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard.voulant que sa politique sur les petites centrales hydroélectriques s’appuie sur la consultation des citoyens.Le groupe de citoyens militants, qui s'est rendu célèbre par sa contestation de la ligne Hertel-Des Cantons, qualifie même de «suspecte» et «hypocrite» la décla- ration du ministre Brassard, faite jeudi dernier.Il avait alors affirmé que le nouveau régime devrait reposer sur quatre grands principes, dont «la consultation des milieux préalablement à tout développement de sites hydrauliques sur leur territoire», ainsi que le «principe de la participation active des milieux aux projets, afin qu 'ils profitent davantage des retombées économiques qu ’ils génèrent, non seulement en période de construction mais aussi tout au long de leur exploitation».programme dont les conditions pourraient être en contravention avec la mission de l’école.Le cabinet de M.Legault a donc appelé au siège de Pizza Hut, à Toronto, afin que les trousses soient retirées.«Les dirigeants nous ont dit qu'ils n’étaient pas au courant des deux lois au Québec, a raconté le ministre.Ils vont probablement retirer les offres présentées dans les écoles.S’ils ne le font pas, on va s’assurer que ce soit fait.» Malgré des appels répétés au siège social de la chaîne, Pizza Hut n’a pas rappelé Le Devoir pour indiquer si elle se conformera aux directives du ministre.Cinq écoles Près de la moitié des écoles ciblées par ce programme d’incitation à la lecture font partie de la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Ile.Cette année, cinq écoles primaires sur un total de 55 y ont effectivement participé.Et ce sont les enseignants et non les écoles ou la commission scolaire qui ont décidé d’y prendre part, a précisé la secré- taire générale de la commission scolaire, Christiane St-Onge.«Les objectifs et les contenus sont déterminés par les professeurs», a-t-elle ajouté.Quoi qu’il en soit Mme St-Onge a confirmé que Pizza Hut se fera montrer la porte de sortie dans ses écoles primaires.«Les règles concernant la publicité ont été resserrées cette année par le gouvernement et nos écoles seront appelées à être plus vigilantes.» La présidente de l’Office de protection du consommateur (OPC), Nicole Fontaine, a reconnu hier que la situation était très préoccupante, qualifiant d’«insidieux» le programme de Pizza Hut.«Il est prouvé par des études que lorsqu’une entreprise réussit à intéresser un jeune, elle risque de le fidéliser comme consommateur pendant longtemps.Dans le cas de Pizza Hut, son programme est relié à un projet éducatif, ce qui rend son approche plus crédible.» Une stratégie astucieuse, certes, mais pas moins inacceptable et illégale, a-t-elle précisé.Cela étant, elle n’a pas voulu Blancs comme nounours c visvjsÈ '««.-y s.'sçfc v ¦ 4P 4 M De nouvelles normes pour l’eau potable LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La nouvelle version du Règlement sur l’eau potable ainsi que d’importantes modifications au Règlement sur le captage des eaux souterraines ont été adoptées hier par le conseil des ministres à sa séance régulière.C’est ce que Le Devoir a appris de sources bien informées au sein du ministère de l’Environnement, où on n’était pas peu fier des nouvelles règles du jeu qui placeront le Québec dans le peloton de tète des provinces canadiennes en matière de sécurité de l’eau potable.Et cela, malgré, pourrait-on dire, les amendements récemment apportés par le ministre de l’Environnement, André Boisclair, qui a retiré de la version connue du projet de règlement l’obligation pour tous les propriétaires de puits résidentiels de faire un test chaque année afin de vérifier si des coliformes et des nitrates s’y trouvent, des molécules potentiellement cancérigènes, particulièrement abondantes dans les milieux en surplus de fertilisants agricoles.Cette obligation n’est pas maintenue non plus pour les régions en surplus de fumiers agricoles, les plus à risques.Mais le nouveau règlement permet au mi- confirmer si une ou des contraventions seront émises par l’OPC.«Nous allons parler à la compagnie et, dès que l'on aura des explications, on verra quels moyens nous prendrons», a-t-elle simplement dit La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a également réagi à la nouvelle par la voix de sa pré sidente, Monique Richard.«Si Pizza Hut a tant à cœur le développement des enfants pour la lecture, que la compagnie contribue donc à l’achat de livres pour renflouer les bibliothèques dans nos écoles», a-t-elle affirmé.Saluant la «réaction rapide» du ministre de l’Éducation, Mme Richard a toutefois insisté pour que le MEQ fasse des gestes «plus coercitifs» afin de s’assurer que la compagnie quitte les dizaines d’écoles primaires où le programme s’est «infiltré».De son côté, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a tenu à préciser qu’aucune école montréalaise n’a participé au programme cette année.ALEXANDER DEMIANCHUK REUTERS SI LE FROID, surtout à cette période de l’année, a de quoi faire maugréer bon nombre de Québécois, les ours polaires en Russie le trouvent plutôt.inspirant.Ces deux oursons qui tètent leur mère, âgés de six mois, font partie des 108 rejetons qui ont vu le jour au zoo de Saint-Pétersbourg au cours des 60 dernières années.nistre de l’Environnement d’exiger des tests dans tous les dossiers à risques, ce qui laisse une certaine marge de manœuvre à Québec.la nouvelle version enlève par ailleurs aux petits réseaux, qui desservent moins de 20 personnes ou cinq résidences, l’obligation de procéder à la batterie de tests annuels qui devient obligatoire pour tous les autres.Le nouveau règlement imposera un contrôle annuel de plus d’une centaine de paramètres chimiques aux réseaux d’aqueduc en plus d’abaisser sensiblement les normes sur la turbidité de l’eau, un paramètre qui reflète les concentrations de matières organiques présentes dans l’eau brute.Le traitement au chlore de ces eaux brutes riches en matière organique peut provoquer la formation de trihalomé-thanes, une molécule potenüeUement cancérigène.La modernisation des équipements municipaux qu’exigeront les nouvelles normes va nécessiter d’importants investissements que Québec devrait annoncer au début de la semaine prochaine, selon les mêmes sources.Quant au règlement sur le captage des eaux souterraines, il impose désormais les mêmes exigences de qualité pour tous les nouveaux systèmes d’approvisionnement en eau potable, petits ou grands.EN BREF Bourque recrute ! (Le Devoir) — La pêche a été bonne pour le maire de Montréal, Pierre Bourque, dans la ville de Saint-Laurent.Le chef du Parti Équipe Bourque/Vision Montréal i y a présenté, en effet hier, le troisième et dernier candidat qui y briguera le poste de conseiller municipal sous sa bannière lors des élections du 4 novembre.Conseiller municipal à Saint-Laurent depuis 1986, Jean-René Taschereau y était également membre du comité exécutif depuis 1994.Ce notaire fera campagne aux côtés de Pierre Lambert et François Ghali, deux autres membres du comité exécutif de la Ville.Rappelons que Saint-Laurent est l’une des 19 municipalités qui contestent présentement en Cour supérieure la loi 170 sur la fusion municipale.Quant à son maire, Bernard Paquet, il a récemment annoncé qu’il prendra sa retraite au terme du présent mandat Eprex disponible?Québec (PC) — Le ministère de la Santé évaluera bientôt la possibilité de rendre l’Eprex disponible pour les cancéreux comme il l’est pour d’autres malades.Selon l’opposition libérale, il est incompréhensible que les cancéreux doivent subir des transfusions sanguines avant de prétendre utiliser ce médicament «Le sang des patients est utilisé comme un ticket modérateur», a déploré hier, à l’Assemblée nationale, le porte-parole libéral en matière de santé, le député de Châ-teauguay, Jean-Marc Fournier.L’Eprex sert à soigner des problèmes sanguins graves tels que l’anémie chronique, la leucémie, etc.Mais les personnes souffrant de cancer doivent prouver qu’elles ont subi au moins deux transfusions sanguines avant de pouvoir utiliser l’Eprex.Les malades souffrant d’insuffisance rénale ne sont pas soumis à cette contrainte.Des assureurs privés le remboursent tandis que le régime public d’assurance-médicaments en limite l’accès.Si l’on exige deux transfusions à certains malades, souligne-t-on, c’est parce qu’un tel traitement suffit parfois.Il est aussi beaucoup moins coûteux.Argent propre (PC) — Une deuxième conférence internationale sur le blanchiment d’argent se tiendra à Montréal l’automne prochain.La Gendarmerie royale du Canada s’attend à ce que 650 délégués provenant d’une cinquantaine de pays viennent discuter des derniers enjeux dans ce type de crime.Outre les policiers spécialisés dans le domaine, on a également invité d’autres groupes de professionnels comme les comptables, les notaires et les banquiers, qui sont souvent utilisés, à leur insu, pour rendre crédibles les opérations criminelles.L’opération vise aussi à sensibiliser le public sur les sommes colossales issues du blanchiment d’argent dont doivent se passer les gouvernements, ce qui pousse ces derniers à instaurer des taxes toujours plus élevées.Très patient Rimouski (PC) — Un médecin spécialiste algérien, Nyessad Abderah-mane, aura attendu plus d’un an pour pouvoir enfin aspirer à un poste de physiatre au centre de réadaptation physique de Mont-Joli alors que la région du Bas-Saint-Laurent est aux prises avec une grave pénurie dans cette spécialité.Nyessad Abderahmane, arrivé à Rimouski en octobre dernier, pourra, d’ici la fin de l’année, passer l’examen du Collège des médecins du Québec pour l’obtention d’un permis de pratique restrictif.Originaire d’Alger où il dirigeait le département d’un centre du réadaptation physique, le physiatre est soutenu dans ses démarches par plusieurs institutions de santé, la Régie régionale et les députés de Rimouski et de la Matapédia.Actuellement, une seule spécialiste dans ce domaine travaille, une journée par semaine, à Mont-Joli, en provenance de Québec.L’engagement de deux phy-siatres est prévu dans le plan d’effectif de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent £a h i e l p é c Les Phénix de l’environnement Édition 2 0 0 1 juin 2001 Tombée publicitaire le 1“ juin 2001 le devoir I 4 fc é I.V.I) E V 0 I R .I.K .1 K I DI :t I M A I 2 0 U I A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Kahnawake s’affranchira de la Loi sur les Indiens Les Mohawks auront plus de pouvoir «C’est le début d’une relation de gouvernement à gouvernement» La route sera longue, mais Kahnawake s’affranchira de la Loi sur les Indiens.D’ici cinq ans, le gouvernement fédéral et les Mohawks coucheront sur papier les principes qui encadreront la nouvelle autonomie gouvernementale de la réserve TEKANATOKEN T.R THE NATIVE STORE VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Le gouvernement fédéral et les représentants de Kahnawake ont présenté hier matin l’ébauche d’une entente-cadre qui permettra aux Mohawks de jouir de plus de pouvoir sur leur territoire d’ici cinq ans.Adoptée en 1876, la D>i sur les Indiens ne correspond plus à la réalité des Amérindiens de Kahnawake, soulignent les négociateurs.«Avec l’entente, la loi deviendra caduque», a expliqué le négociateur en chef du gouvernement fédéral, François L’Heureux.L’entente-cadre détermine les 27 sujets de compétence ou de pouvoir à négocier avec les Mohawks de Kahnawake.Chaque compétence fera ensuite l’objet d’une entente particulière.Jusqu’ici, les parties ont négocié quatre ententes (dites auxiliaires) touchant la gestion des terres sur la réserve, l’appartenance, l’éducation, la langue et la culture mohawks et les forces policières.A la fin du processus, le cabinet fédéral demandera au comité de négociation de préparer un projet de loi pour officialiser ces ententes.«C'est un projet d'autonomie gouvernementale, mais avec des relations entre les gouvernements fédéral et provincial et la réserve», a indiqué Frank Viani, négociateur pour les Mohawks.«C’est le début d’une relation de gouvernement à gouvernement et de la reconnaissance des droits fondamentaux des Mohawks de Kahnawake.» Le comité entamera bientôt une vaste consultation sur le territoire de Kahnawake.Selon M.L’Heureux, 500 exemplaires des projets d’entente-cadre et d’ententes spécifiques circulent déjà à Kahnawake.«Nous savons que le projet d'entente n 'est pas parfait, a reconnu M.L'Heureux.A la suite des consultations, il pourrait y avoir des changements, et l’entente pourrait être soumise au vote ou à un référendum dans la communauté.» D’ici deux semaines, le comité abordera la question de la taxation.D’emblée, rien n’est écarté, ni le transfert de ixiints d'impôt, ni le pouvoir d’imposer ses propres taxes.«Im Constitution oblige le gouvernement à gérer les terres appartenant aux Indiens [rôle de fiduciaire], et ce qui risque de se modifier avec le temps, c’est la relation financière que l'on entretient», a précisé François L'Heureux.D'où l'intérêt de discuter des pouvoirs fiscaux.Des clous! Voilà ce que répond le traditionaliste Stuart Myiow Sr, venu exprimer bruyamment son désaccord lors du point de presse.«Quand des gens acceptent la dictature d'un pays étranger, ils n 'ont plus le droit de parler pour les Mohawks.» Selon lui, les négociateurs mohawks vendent leur âme aux Blancs en échange d’argent.«Nous avons entamé les négociations dans le but de revenir au gouvernement traditionnel que réclament les traditionalistes», a répondu Andrew Delisle S', négociateur mohawk.«Nous essayons simplement d’en venir à une entente pacifique qui reconnaîtra nos droits tout en préservant les avantages qui sont déjà en place.» Par voie de communiqué, le ministre des Affaires indiennes, Robert Nault, et le grand chef mohawk de Kahnawake, Joe Norton, ont manifesté leur enthousiasme.«Notre intention est de permettre au Canada et à Kahnawake d’établir une nouvelle relation basée sur la confiance et le respect mutuels», a signalé le ministre.TOURISTS WELCOME mSiNS 135-2649 JACQUES NADEAU I.K DEVOIR À Kahnawake, hier: une nouvelle relation basée sur la confiance?Maintien du plancher d’emplois des pompiers Une décision qui «va contre le bon sens» Et le virage à gauche ?Jean Dion ?Etrange, la vie.parfois.C’est ce que je me dis dans mon Ford intérieur (fini cuirette) chaque fois que survient une coïncidence apparemment due au hasard mais qui relève plutôt du concours de circonstances fortuit Tenez, pas plus tard que jeudi dernier, il est ici question de virage à droite au feu rouge.Un sujet si du reste j’en juge par le volume de courrier reçu, des milliards et des milliards de missives électriques déchaînées, un sujet donc qui semble vous tenir très à cœur, de même que vous le lever de temps à autre.Comment vous résumer cela?Vous n’ètes pas tendres à l’endroit de votre prochain, l’automobiliste.Vous le trouvez un peu con, et pas mal bête, et vous vous en foutriez royalement si ce n’était qu’il a quelques tonnes de métal entre les mains et qu’il 1er mène à grande vitesse selon une trajectoire générale dans laquelle vous vous adonnez à vous trouver, vous, oui, vous qui étiez poussière et qui retournerez poussière mais qui entre les deux avez fait beaucoup de sacrifices pour vous sculpter ce corps de divinité grecque qu’il serait vraiment trop bête de bousiller à cause du délire motorisé d’un excité.Vous, ou quelqu’un d’autre peut-être pas aussi ciselé mais qui mérite de vivre.Que lui reprochez-vous, à \'homo véhiculas?Des thèmes reviennent Votre préféré, de loin: celui qui, se trouvant à 200 pieds d’un feu alors qu'il tourne au jaune — c’est le feu qui tourne au jaune, le chauffeur, lui, étant déjà bleu —, y trouve motif raisonnable de peser sur la suce afin de passer au jaune orange foncé tirant ¦ sur le cramoisi.Et qui se retrouve Gros-Jean comme devant puisque, les feux étant synchronisés, il est coincé au prochain coin de rue.Mais quel battant.Il devrait arriver chez lui à 17 h 52 min 18 sec 07 au lieu de 17 h 52 min 39 sec 42 et passer ainsi beaucoup plus de temps de qualité avec sa petite famille.Ça fera un enfant malheureux qui s’adonnera plus tard au crime de moins.Aussi en bonne place à votre palmarès: l’ouverture de la porte d’un char stationné sans regarder si un cycliste ne s’en viendrait pas; le char qui tourne alors que vous traversez piétonnement la rue tout droit (et avez donc priorité) et qui vous effleure les orteils: le char qui, alors que vous êtes premier au feu rouge, vient se faufiler à droite pour vous couper devant et gagner une grosse place; le char qui s’engage dans un carrefour même s’il sait qu’il y restera coincé par un feu rouge et empêchera la circulation dans l’autre sens; et le char qui: a) recule dangereusement; b) fait un demi-tour illégal; ou: c) emprunte un sens unique à l’envers pour éviter un détour de deux minutes après s’être trompé de chemin.Et puis, quelques-uns d’entre vous ont l’âme militante.M.Z.m’écrit que pour faire respecter un passage prioritaire pour piétons, il songe de plus en plus à se jeter dans le trafic en espérant qu’un abruti le heurtera.Ne faites pas ça, monsieur.A voir comment les chauffards ivres s’en tirent celui-là écopera de 30 secondes de travaux communautaires.Vous avez vécu ailleurs au Canada et aux États-Unis et vous soulignez que la civilité au volant y est supérieure.Mais vous avez aussi vécu, ou vivez, dans le reste du monde, et vous pensez que j’ai exagéré.Cela me peine.Je vous ai dit un bon million de fois que je n'exagérais jamais.M.Messier habite à Taichung, dans l’üe de Taïwan.Il rigole un peu de notre supposée discourtoisie.«A Taïwan, le code de la route est une chose carrément inexistante.On risque sa vie à chaque instant ici, même en scooter, même en marchant, merde.Taïwan est l’un des seuls pays au monde à n'avoir aucun panneau d'arrêt.[.] Il n’y a, à ma connaissance, pas de statistiques fiables sur les accidents de la route, puisque personne n ’est assuré.Et un accident impliquant dommages est réglé sur-le-champ, en faveur de celui qui crie le plus fort.Le plus faible sort de l’argent sonnant pour couvrir les dommages et l’affaire est close.Ni vu ni connu, et la police ne s’en mêle pas.De toute façon, elle est prise dans un bouchon de circulation, avec ses gyrophares allumés à perpette pour faire semblant qu’elle est pressée.» Et ce post-scriptum: «A Taipei, les taxis ont la télé.Oui oui.Et elle se trouve sur le tableau de bord, pour que le chauffeur puisse la regarder.Il y a des haut-parleurs à l’arrière, pour que les passagers puissent bien entendre.On n’arrête pas le progrès.» ?Étrange, la vie, parfois, disions-nous.On cause de virage à droite et puis paf, tout le monde se met à parler de virage à gauche.Vous avez vu le joli crescendo (pour peu, bien entendu, que l’on puisse voir un crescendo)?En fin de semaine, le Parti libéral du Québec fait un virage à gauche.Puis, Bernard Landry dit que non, la gauche, c’est le PQ, mais attention, une gauche raisonnable, pas une gauche de rêve, parce que le rêve, c’est bien beau, mais ça ne donne pas d’argent pour en prêter au Canadien de Montréal.Il est du dernier chic d’être à gauche.Si ça continue, le thème central des prochaines élections provinciales sera la lutte des classes et le renversement des rapports de production, qui sont demeurés inchangés depuis des années et des années.Et le phénomène pourrait s'étendre au fédéral.Selon mes sources très dignes de foi, le message qu’a livré Brian Mulroney la semaine dernière dans le salon Léon-Trotski du Ritz Carlton était le suivant comme une union de la droite est déconseillée vu les petits problèmes que connaît Stockwell Day — non mais quel prénom, tout de même —, le Parti progressiste-conservateur a devant lui la voie royale pour renaître, à savoir devenir un parti de gauche.Devenir?Le mot est inexact Le PC est déjà un parti de gauche, et depuis longtemps à part ça.ainsi que l’indiquent ses neuf années de pouvoir pendant lesquelles il n’a cessé de faire augmenter le déficit et la dette tout en ne procédant à aucune baisse d’impôts.C’est très socialiste, ça.Comme le PQ.Comme le PLQ.Comme George W„ tiens, lui qui parlait de conservatisme compatissant.Tout le monde est à gauche dans ce monde.Sauf la réalité.jdionfà ledetxiir.com ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Ville de Montréal demandera une révision de la décision de l’arbitre Claude Foisy de maintenir le plancher d’emplois des pompiers.Cette décision «m contre le bon sens», estime le président du comité exécutif Jean Fortier.L’arbitre semble pourtant avoir reconnu que les partis avaient convenu, en toute connaissance de cause, que les planchers d’emplois devaient être abolis au terme de la convention collective, le 31 décembre dernier, en échange d’une compensation financière.Il n'en a pas moins conclu, s’étonne-t-il, que les planchers doivent être maintenus, à tout le moins jusqu’à la signature d’une nouvelle convention collective.Cette décision compor- te d’abord un impact financier, explique Jean Fortier.On espérait économiser ainsi trois millions cette année et quatre millions l’an prochain, et ce, malgré les 3,3 millions par année promis aux pompiers en guise de compensation sous forme d'augmentations salariales.Depuis janvier, une dizaine de postes ont été supprimés sur les 78 que l’on prévoyait abolir par attrition cette année.Iœ rétablissement du plancher d’emplois (fixé à 1557 postes) compromet aussi, selon lui, le redéploiement des ressources et les gains d’efficacité qui seront nécessaires dans la nouvelle ville.Dans sa décision rendue la semaine dernière, l’arbitre Claude Foisy rappelle que le Code du travail stipule que les conditions prévues dans une convention collective doivent être maintenues tant et aussi longtemps qu’une nouvelle entente n’est pas signée entre les parties.Rappelons que cette nouvelle entente ne IMiurra être négociée qu’à partir de mai 2(X)2 à cause de Ja fusion municipale.A l’Association des pompiers de Montréal, on affirme n’avoir jamais douté de son bon droit et on dit s’étonner de la surprise de la Ville devant la décision de l'arbitre.«Ils connaissaient aussi bien que nous les dispositions du Code du travail quand ils ont signé l’entente en avril 1998, déclare le président du syndicat, Gaston Fauvel.là, ils cherchent juste une façon de sauver la face après s’être, fait rappeler trois fois à l’ordre, dans trois affaires différentes, par trois arbitres différents, dans le cadre de la même convention collective.» Adressée à la Cour supérieure, la demande de révision de la décision de l’arbitre Foisy pourrait obtenir une réponse en septembre.Pas question de fermer le centre de jour de l’hôpital Lachine, dit Trudel D'APRÈS LA PC Québec — Le centre de jour de l’hôpital Lachine ne fermera pas.11 y a d'autres façons de parvenir à l’équilibre budgétaire, assure le ministre de la Santé, Rémy Trudel.Aux prises avec les exigences de la loi antidéficif les autorités de l’hôpital prétendent devoir fermer le centre de jour dès demain.L'économie serait de 420 000 $ et le budget serait ainsi équilibré.Reconnaissant que les dirigeants de ce centre hospitalier montréalais n'avaient pas la tâche facile, le ministre Trudel a pourtant rappelé que d’autres pistes avajent été trouvées en mars par l’hôpital.Étrangement, elles ont ensuite été abandonnées.«R nous faut nous mettre en mode solu- Québec (PC) — Au lendemain d'une autre tragédie routière impliquant l’alcool au volant, le ministre des Transports Guy Chevrette déposera une loi renforçant les mesures contre les conducteurs ivres.M.Chevrette l'a confirmé hier à l’Assemblée nationale au député libéral de Shefford, Bernard Brodeur, qui relatait un nouveau drame résultant de l’ivresse au volant L'accident est survenue lundi soir à Massueville, près de Sorel, où un chauffard ivre de 52 ans a heurté un jeune garçon de six ans, qui est mort de ses blessures.«Je suis aussi grand-père de quatre petits-enfants et je ne voudrais surtout pas que cela arrive à personne.C'est alarmant», a tion pour les aider.Il n’y aura pas d’interruption de service au centre de jour de l’hôpital Ixichine», a-t-il lancé à l’Assemblée nationale, hier.Interpellé par le député libéral de Marquette, François Ouimet, Rémy Trudel a indiqué que les dirigeants de l’hôpital avaient soumis au ministère une série de onze mesures de compressions pouvant réduire le budget de 437 000 $.Ces mesures sont sévères, a-t-il admis, mais elles éviteraient de fermer le centre de jour.Pourquoi les dirigeants de l’hôpital ont-ils changé de cap?«Il y a eu comme un changement de responsabilités», a signalé le ministre.Le député Ouimet soutient que c’est la loi antidéficit qui force les établissements à couper dans les services.Il invite le gouvernement à faire preuve de compassion déclaré le ministre Chevrette.Parmi les mesures que pourrait contenir la nouvelle loi, M.Chevrette a mentionné une réduction possible de .08 à .05 du taux acceptable d’alcoolémie, une augmentation des amendes ou des points d’inaptitude perdus, une suspension plus longue du permis de conduire et une saisie du véhicule, un suivi prolongé et plus rigoureux des récidivistes.M.Chevrette voudrait aussi que le gouvernement fédéral modifie le Code criminel afin de permettre l’installation d’un système antidémarrage sur les véhicules des fautifs.Par ailleurs, des campagnes d’information seront menées auprès des proches qui souvent ont leur fart de responsabilité en prêtant leur véhicule au récidiviste qui a perdu l’usage de son propre véhicu- et à hausser le budget de l’hôpital lachine.«Il y a deux façons d'arriver à une gestion rigoureuse.Il y a la méthode de la com-passvm et de la rigueur et celle du laisser-aller des libéraux qui nous a menés à la perte de contrôle des finances publiques», a répliqué le mimstre, sèchement François Ouimet croit que Rémy Trudel «s’estfourvoyé».«Ijbs chiffres qu’il a présentés sont ceux de l’exercice financier de 200001.Aujourd’hui, il manque toujours 12 million.» «Il [le ministre Trudel) est complètement dans le champ; à moins d’une injection, le centre de jour de l’hôpital lachine fermera ce vendredi.» «Si Québec veut empêcher la fermeture de l’hôpital, il doit verser les 420 OOO $ nécessaires au maintien du centre de jour, il n’y a pas d’autre solution», a-t-il conclu.le.Le ministre des Transports a par ailleurs invité l’opposition libérale à ne plus s’objecter à une mesure susceptible de réduire la vitesse sur les routes, soit l’utilisation du cinémomètre (caméra radar).«fose espérer que l’opposition changera d’opinion à ce sujet», a-t-il dit la vitesse et l'alcool sont les deux premières causes d’accidents routiers mortels au Québec.M.Chevrette a rappelé l'importance de changer les mentalités face à la consommation d’alcool au volant «R faut être amenés à modifier nos comportements, à changer les mentalités», a dit le ministre en insistant sur la nécessité que les proches des personnes collaborent en ne prêtant pas leur véhicule à une personne inapte à conduire.CLUB 14021 HOMME Liquidation de costumes d’été importés d’Italie Prix régulier 995$ so,dé399sà499* 100% pure laine vierge Griffés 1118, rue Ste-Catherine O.2e étage, Montréal Tél.: (514) 861-3636 Les conducteurs ivres seront plus sévèrement punis I i L K I) E V 0 I K , L E J E LJ I) I 3 1 M A I 2 0 0 I A 1 ?LES ACTUALITES- La châtaigne d’eau sera éradiquée, promet Boisclair Le ministre de l’Environnement, André Boisclair, aime bien le terrain quand l’occasion se présente et s’il juge la chose utile.Ce qui l’a amené hier non seulement à provoquer un déblocage, du style électrochoc, dans le dossier de la châtaigne d’eau mais aussi à annoncer à ses fonctionnaires qu’il ira personnellement travailler à l’éradication de la plante envahissante avec les bénévoles et fonctionnaires de son ministère cet été.LOUIS-GILLES F R A NC (E U K LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement, André Boisclair, a littéralement sonné la charge hier dans le dossier de la châtaigne d’eau, débloquant budgets et fonctionnaires pour appuyer le lancement dans les meilleurs délais du projet d'éradication préparé par le Centre d’interprétation du milieu écologique (CIME) du Haut-Richelieu.«Il y a ici une bataille à gagner, a déclaré le ministre, si on ne veut pas en bout de ligne perdre la guerre» contre la plante envahissante, qui est susceptible de bouleverser l’écologie du Richelieu et de la baie de Missisquoi si on la laisse gagner du terrain comme elle l’a fait clu côté américain.la progression de la châtaigne pourrait aussi mais plus tard menacer le lac Saint-Pierre où aboutit le Richelieu.l^e ministre Boisclair réagissait au dossier publié hier par Le Devoir, qui révélait qu’une espèce de châtaigne d’eau non comestible (Trapa natans) avait fait son apparition dans les eaux québécoises, il y a trois ans, après avoir fait un bond inexpliqué de 125 km de- puis le sud du lac Champlain, où les Américains tentent de contenir son avance par des investissements annuels de 350 000 $US par an.l£ ministre québécois de l’Environnement a précisé avoir parlé aux responsables du Vermont Department of Environmental Conservation, qui craignent que la plante géante, capable de produire plus de 300 rejetons par année, passe de la rivière du Sud, où elle s’est implantée depuis trois ans, à la baie de Missisquoi, où elle pourrait non seulement paralyser la navigation de plaisance et la baignade mais aussi envahir la,réserve faunique naturelle de cet Etat américain, un des plus beaux milieux humides de cette région géographique.Ije Québec, a-t-il dit, va assumer ses obligations en matière de coopération environnementale avec le Vermont.Tout récemment, le gouverneur de cet Etat, Howard Dean, écrivait au premier ministre, Bernard landry, pour demander une intervention musclée du côté québécois.André Boisclair a donc décidé que son ministère versera au CIME la contribution que cet or- AKCHIVES LE DEVOIR André Boisclair ganisme réclamait pour mettre en branle un premier plan d’éradication dans la rivière du Sud et dans le Richelieu, mis au point en collaboration avec Canards Illimités et la Société de la faune et des parcs du Québec, pour nommer les principaux partenaires.Le CIME s’était fait refuser son projet en janvier par l’Environnement, qui avait préféré financer une étude sur les priorités de conservation dans la rivière du Sud, déjà étouffée depuis trois ans par l'invasion de châtaignes.Après avoir fait le tour du dossier, le ministre Boisclair en vient à la conclusion «qu'il faut agir rapidement et avec les moyens appropriés pour contrer ce phénomène qui, comme vous l’avez décrit, peut perturber sérieusement les bassins versants du Richelieu et de la baie de Missisquoi».Rapport d’Amnistie Internationale Le Canada est encore dans le « catalogue des horreurs » JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Après trois ans d’absence, le Canada figure de nouveau dans le «catalogue des horreurs» publié chaque année par Amnistie Internationale.Les brutalités policières perpétrées contre les autochtones de Saskatoon et les manifestants au Sommet de Québec comptent parmi les reproches qui ont valu au Canada un retour au sein des nations qui bafouent les droits humains.Au cours des dernières années, la police de Saskatoon a été accusée à maintes reprises de violences envers les autochtones trouvés en état d’ébriété ou «considérés comme posant des problèmes», conduisant ceux-ci loin du centre-ville et les exposant à des risques sérieux d’hypothermie.Les corps de deux hommes vraisemblablement morts de froid et le témoignage d’un troisième n’ont pas laissé les observateurs d’Amnistie Internationale indifférents.«La question des autochtones à Saskatoon nous inquiète énormément», a expliqué Anne Sainte-Marie, de la section canadienne francophone d’Amnistie Internationale.«Il faut attirer l’attention sur des événements comme ça pour que les services de police ou les ministères de la Justice ap- portent des correctifs immédiatement et que d’autres services de police à travers le pays et dans le monde réalisent le caractère odieux des gestes qui ont été commis.» Un autre reproche adressé au Canada a trait aux réfugiés expulsés sans avoir eu droit à une véritable procédure d’appel.Certains risquent la torture dans leur pays d’origine, comme ce pourrait être le cas de ce Sri-Lankais dont la cause a été présentée à la Cour suprême.Comme on n’attend pas de décision avant l’an prochain, Anne Sainte-Marie croit que le Canada figurera dans le rapport de 2002.Le Canada reçoit tout de même des fleurs pour les garanties qu’il a réussi à obtenir de l’État de Washington, en avril dernier, en vertu desquelles deux accusés canadiens jugés dans cet État échappe-roqt à la peine de mort A l’échelle de la planète, Amnistie Internationale a dénombré des exécutions extrajudiciaires dans 61 pays, dont l’Afghanistan, où les tribunaux instaurés par les talibans ne respectent pas les normes internationales d’équité.Quinze personnes y ont été exécutées en public au cours de l’année, dont une femme par lapidation.Des exécutions judiciaires ont été perpétrées dans 28 pays et des «disparitions» ont été signalées dans 30 pays.Et désormais, a ajouté Mme Sainte-Marie, la majorité des victimes de torture et de mauvais traitements ne sont plus les prisonniers politiques mais bien les membres des minorités ethniques, religieuses ou culturelles, ainsi que les femmes.Celles-ci ont la vie dure en Afghanistan, en Inde, au Bangladesh ainsi qu'au Pakistan, où une fillette de 11 ans a été tuée à coups de hache par son père qui la soupçonnait d’entretenir une liaison illicite.Il s'agissait d’une affaire d’honneur, a invoqué l’assassin.Le commerce d’instruments de torture a aussi pris de l’ampleur au cours des années 90 avec les matraques électriques que des pays comme la Chine et l’Arabie Saoudite utiliseraient de façon à peine voilée.L’année 2000 compte tout de même quelques bonnes nouvelles.La réflexion amorcée aux États-Unis sur la peine de mort et les campagnes menées contre l’exécution de mineurs et de personnes souffrant de troubles mentaux laissent croire que les mentalités sont en train de changer même si l’application «courante et arbitraire» de la peine capitale en Chine demeure toujours un sujet de grande inquiétude.Air Canada recrute peu de pilotes francophones LE DEVOIR MAGIE DE LA MÉDITERRANÉE GAGNEZ 2*» ,-"4‘ UN SÉJOUR AU MAGNIFIQUE # HÔTEL - SPA INCOSOL ÉlÉI IncosoL UNE OASIS DE PAIX, ET DE TRANQUILLITE à la COSTA DEL SOL /J swissair^y VOYAGE POUR 2 D'UNE VALEUR DE 3 200$ INCLUANT : • Billets d'avion Montréal/Madrid/Montréal via Swissair* 7 nuits à l’hôtel Spa-lncosol incluant petits-déjeuners • 3 soupers • 2 massages • 1 facial • Programme d'activités avec entraîneur professionnel • Sessions sauna ?transferts non inclus LE DEVOIR Retourner p,ir la poste à Concours Magie de la Méditerranée 2050, rue de Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A 3S1 le tirage aura lieu le 25 juin 2001 à 15h.Faites-nous parvenir les coupons de participation avant le 22 juin 2001.Le concours s'adresse aux personnes de 18 ans ou plus.Un seul coupon par enveloppé- Le* reproductions électroniques ne seront pas acceptées.les conditions et réglements du concours sont disponibles à la réception du Devoir.Nom : Adresse Ville Code postal :.Téléphone : (résidence).(bureau).Courriel :.App.:.Question mathématique : (45+38) - (2X3) = .Abonné au Devoir : oui.non .PRESSE CANADIENNE Ottawa — Air Canada ne fait pas d’efforts pour recruter des pilotes francophones et tente même d’occulter la réalité lorsque ses responsables sont confrontés sur le sujet, constate un rapport cinglant du Commissariat aux langues officielles rendu public hier.«La société a, depuis sa privatisation en 1988, perdu le sens des responsabilités qui lui incombe en matière de participation équitable [des pilotes francophones dans ses rangs]», écrit la commissaire Dyane Adam.Celle-ci ne mâche pas ses mots dans son rapport, présenté par les Gens de l’air, qui sont à l’origine de l’enquête sur le sujet, à la suite du dépôt d’une plainte.«La commissaire constate à regret que la société n 'a Pas offert sa pleine collaboration», souligne-t-elle.«La société semble avoir induit en erreur au départ la commissaire au sujet du pourcentage des pilotes francophones», ajoute- t-elle plus loin.Malgré les nombreuses démarches des enquêteurs du commissariat, il est donc très difficile de savoir quelle est la proportion de pilotes francophones chez Air Canada.Les chiffres sont soit tronqués, soit trompeurs, soit impossibles à démêler.Le pourcentage de pilotes francophones serait, selon les chiffres fournis, de 7,4 %, 10,4 %, 11,4 %, 14,3 % ou encore 15,4 %.La compagnie aérienne a employé toutes sortes de tactiques pour compliquer la tâche des enquêteurs.On a refusé les demandes de rencontres individuelles avec les employés, préférant imposer des rencontres collectives en compagnie de membres de la direction, rencontres «peu propices à une discussion approfondie des questions avec les personnes interrogées», note-t-on.De plus, on a empêché sciemment les employés francophones de s'exprimer dans leur langue pendant les réunions.«Malgré des assurances préalables à cet égard, écrit-on dans le rapport.la société a inclus des anglophones unilingues dans chaque réunion avec des personnes francophones interrogées, ce qui a fait que toutes les rencontres se sont déroulées en anglais.» Les enquêteurs ont constaté que les entrevues pour les embauches ne se déroulaient qu’en anglais et que la plupart de la documentation destinée aux pilotes était rédigée dans la même langue.«Air Canada a, au cours de l’enquête, prétendu que ses portes sont ouvertes à tous les candidats pilotes qualifiés.Les portes sont peut-être ouvertes, mais la société est bien moins accueillante pour les pilotes francophones que pour leurs homologues anglophones», conclut Mme Adam.Elle enjoint donc à la société aérienne d’augmenter la proportion de pilotes francophones.Air Canada a l’intention de rétorquer au rapport de la commissaire.«On s’objecte fortement à m nombre d’allégations et de commentaires contenus dans le rapport», a dit une porte-parole de la compagnie.Clark a le vent dans les voiles La perspective de redevenir premier ministre plaît au chef conservateur PRESSE CANADIENNE Ottawa — Porté par la vague de dissensions internes qui submerge l’Alliance canadienne, le chef conservateur, Joe Clark, a fourni hier l’indice le plus significatif à ce jour quant à sa disposition à se présenter de nouveau aux prochaines élections fédérales.La perspective de redevenir premier ministre est attrayante, a reconnu M.Clark — celui-là même qui prévenait son parti, voilà sue mois, de se mettre à la re» cherche d’un successeur.«Aucun d’entre vous ne rejetterait l’occasion d'être premier ministre si celle-lice menaçant de les déloger.Dans l’est de Java, la situation s’est brutalement aggravée après deux jours de violences.Cette région est la place forte de la principale organisation musulmane de masse, la Nahdlatul Ulama (revendiquant 40 millions de membres), que Wahid a présidée pendant 15 ans.Une personne a été tuée par balles et cinq autres blessées à Pasuruan lors de violents affrontements avec les forces de l’ordre.1-a police a aussi tiré à Banyuwangi, où manifestaient des milliers de partisans de Wahid.Le parti du président a rappelé hier que le procureur général venait d’estimer qu’il n’existait aucune preuve de l’implication de Wahid dans deux scandales financiers.Mais des représentants de partis expliquent depuis deux jours que ce document juridique ne modifiait ni leur position ni leur volonté de poursuivre la procédure de destitution car Wahid est depuis mis en cause politiquement ixmr son incompétence et son bilan, jugé désastreux.«La vie du peuple se détériore, le marché et les institutions financières ont perdu confiance, la roupie perd sa valeur, le chômage monte et les prix grimpent», a lancé la représentante du Golkar, le parti de l'ex-pré-sident Suharto, lors des débats.Wahid, premier président démocratiquement élu du pays, en octobre 1999, avait menacé la semaine dernière d’instaurer l’état d’urgence.Mais l’armée et les plus influents de ses ministres ont rejeté cette option.Il a aussi proposé un nouveau transfert de |x>u-voir à Mme Sukarnoputri, dans une dernière tentative pour sauver sa présidence, mais la vice-présidente n’a pas réagi.le chef de l'État a soutenu que la poursuite de la procédure de destitution risquait de déclencher la colère de ses partisans, dont les plus fanatiques ont promis de mourir pour le défendre.Il a aussi affirmé que s’il était chassé du pouvoir, l’Indonésie, un immense archipel de 210 millions d’habitants, quatrième pays le plus peuplé du monde, se disLxpierait.La fille de Suharto pourrait se retrouver à la tête de l’Indonésie L’armée met fin à sa trêve après une attaque rebelle La Macédoine changera sa constitution Les Albanais seront reconnus comme peuple constitutif du pays AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Le premier ministre macédonien Ljubco Geor-gievski a annoncé hier un «probable changement», dans les mois à venir, de la Constitution macédonienne, l’une des principales revendications de la minorité albanaise.«Il est probable que nous devions abandonner le préambule de la Constitution ou annoncer la création d’une seconde nation constitutive.Il est très probable que nous annoncions la création d’une seconde langue officielle», a déclaré le premier ministre au cours d’une allocution télévisée.Une modification de la Constitution qui donnerait à la minorité albanaise de la Macédoine le statut de peuple constitutif, au même titre que les Macédoniens, est l’une des principales revendications des Albanais, relayée par la guérilla de l’Armée de libération nationale (UCK).Le préambule de la Constitution de 1991 stipule que la Macédoine est «l'État nation du peuple macédonien» qui, par ailleurs, assure une égalité de droit aux minorités vivant dans le pays.Les Albanais, qui représentent de un quart à un tiers des deux millions d’habitants de la Macédoine, réclament également que leur langue obtienne un statut de langue officielle.Sur le terrain, l’armée macédonienne a mis fin hier à sa trêve unilatérale décrétée pour permettre l’évacuation de civils piégés par les combats à la suite d’une attaque lancée par les rebelles albanophones contre ses soldats.Le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés estime qu’entre cinq et 10 000 civils pourraient être piégés dans les villages situés au cœur de l’offensive gouvernementale et a appelé à un cessez-le-feu, tirant la sonnette d'alarme quant à une possible crise humanitaire.RADU SIGHET1 REUTERS Des Macédoniens d’origine albanaise priaient à la mosquée de Kumanovo, hier.• L’annonce de l’éphémère trêve, hier matin, avait fait suite à l’accord trouvé mardi après-midi sous l’égide de Javier Solana, le chef de la diplomatie de l’UE, à Skopje, entre les partis du gouvernement d’union nationale macédonien, qui réunit albanophones et slaves.Le gouvernement a déclaré qu’il acceptait de mettre en veilleuse le contentieux lié au pacte signé par des leaders politiques albanophones avec la rébellion, pacte qui a suscité la fureur des Slaves et qui a été dénoncé par les Occidentaux.Réunis à Budapest, les ministres des Affaires étrangères des pays de l’OTAN et de l’Union européenne ont appelé à un arrêt immédiat des violences et assuré que la communauté internationale ne négocierait pas avec les rebelles albanophones, en qui ils voient des «extrémistes armés».La tension baisse en Kabylie (AP) — Sept semaines après le début des émeutes en Kabylie, les protestations pacifiques prennent petit à petit le pas sur les violences, même si des affrontements ont de nouveau opi>osé manifestants et forces de l’ordre dans certaines localités de la région.Une marche des «blouses blanches» organisée à Tizi Ou-zou par la communauté médicale de la ville a dégénéré à la f in de la manifestation en de nouveaux affrontements.Plusieurs milliers de médecins infirmiers et employés hospitaliers ont manifesté pour dénoncer le drame que vit la Kabylie depuis le 18 avril en affirmant que «nulle conscience ne peut se taire devant le drame» que vit la région.Indemnisation des travailleurs forcés (AFP) — le Bundestag a donné hier l’ultime feu vert à l’indemnisation des travailleurs forcés sous le nazisme, cinquante-six ans après l’effondrement du régime d’Adolf Hitler, les députés allemands ont ainsi constaté à une large majorité «la sécurité juridique» pour les entreprises allemandes, estiipant qu’elles bénéficiaient aux Etats-Unis d'une protection suffisante contre d’éventuelles poursuites d’anciens travailleurs forcés.Entre 700 (KH) et 1,5 million de victimes encore en vie, la plupart originaires d’Europe de l'Est, peuvent prétendre à ces maigres dédommagements pour avoir été réduites en quasi-esclavage par les firmes du 111' Reich.Encore beaucoup d’armes ! (AFP) — Presque quatre adultes américains sur dix (39 %) disposent d'au moins une arme à feu chez eux, selon un sondage de l'institut Harris Interactive publié hier.En outre, un adulte sur six dispose de trois armes chez lui: un fusil ordinaire, un fusil de chasse et un pistolet.Ces chiffres sont en baisse par rapport à des chiffres de 1973 et 1980: ces années-là, presque la moitié des adultes (48 %) disposaient d’armes à feu chez eux.Ils sont en revanche inchangés depuis 1996.Harris rapporte également que les petits revenus |xis-sèdent moins d’armes: ainsi, on trouve une arme dans 17 % des foyers ayant des revenus inférieurs à 15 (XK) $ par an, contre 47 % chez ceux gagnant de 35 000 à 50 000 $ et 51 % pour ceux disposant de 50 001 à 75 000 $ par an.Un local de Khatami est attaqué (AFP) — Des inconnus ont attaqué mardi soir le QG électoral du président sortant Mohammad Khatami, candidat à la présidentielle iranienne du 8juin, dans une ville de la province du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran, a annoncé hier un parti réformateur iranien.«Les assaillants ont attaqué et lancé des gaz lacrymogènes contre les locaux de l’état-major électoral des réformateurs à Izeh», ont indiqué les services de presse du Comité de coordination du Front du 2 Khordad (23 mai), plate-forme électorale mist; en place par le Front de la participation (FF), principal parti réformateur iranien.Cette attaque qui a suscité la panique parmi les passants est intervenue juste après une cérémonie inaugurale du Comité de coordination du Front du 2 Khordad, selon la même source.Journaliste assassiné (Reuters) — Un journaliste, controversé notamment (jour avoir interviewé des rebelles musulmans, a été abattu hier par deux hommes armés dans le sud des Philippines.Les assassins de Candelaria Cayona, journaliste pour lae radio DXLL ont réussi à prendre la fuite, a indiqué la police.Cayona s’était attiré les foudres des responsables politiques, de responsables locaux et de la police pour ses diatribes contre la corruption.Plus de 30 journalistes ont été assassinés depuis le retour de la démocratie et de la liberté théorique de la presse en 1986.» L E I) E V O I R .I E .1 E (I I) I 3 I M A I 2 0 0 I A (; EDITORIAL (\ -JL.Michel Venue ?-O- La victoire du populisme L’adoption aux Communes de la loi C-7 sur le système de justice pénale pour adolescents est une victoire du populisme contre la raison.C’est une victoire de la technocratie fédérale contre l’humanisme.C’est aussi un gain pour la servilité partisane.\a loi C-7 est surtout une mauvaise loi qui fera du tort aux jeunes.a criminalité est en baisse au pays, y compris chez les jeunes.L’adoption de la loi C-7 est inutile, du moins dans ses dispositions qui rendent plus sévère le système de justice pénale pour les adolescents, si elle est adoptée aux fins de réduire la criminalité juvénile.La motivation initiale du projet de loi vient d’un vent de délire sécuritaire qui souffle de l’Ontario et de l’Ouest.Le populisme est à l’œuvre.C’est lui qui a gagné contre la raison.la loi actuelle a permis au Québec de miser depuis près de vingt ans sur la prévention et la réhabilitation plutôt que sur la punition afin de sauver les jeunes de la délinquance à perpétuité.La loi fonctionne.Elle atteint son but.Un meurtre est un meurtre, qu’il soit commis par un adulte ou par un enfant.Mais la manière de traiter l’auteur du crime ne peut pas être la même.Or la loi C-7 crée une présomption selon laquelle un adolescent de 14 ou 15 ans, autant dire un enfant, reconnu coupable d’un crime grave, sera passible d’une peine pour adulte.Peu importe que le gouvernement de la province puisse donner des instructions à ses procureurs, par décret ou autrement, de ne pas y recourir, la loi crée une nouvelle norme.Et, comme toutes les normes, elle finira par s’imposer.De même, cette loi a pour effet de traiter le crime plutôt que l'enfant.C’est-à-dire que la nature du crime prévaudra désormais dans la détermination de la peine sur la situation du délinquant.Aujourd’hui, la situation particulière du délinquant, souvent un enfant lui-même victime des abus d’un adulte, prévaut sur la nature du crime commis.En somme, la technocratie fédérale, qui croit savoir ce qui est bon pour les jeunes contrevenants mieux que les travailleurs sociaux sur le terrain, a gagné.C’est une victoire de la loi contre l’humanisme, contre la confiance de l’homme dans l’homme.L’adoption de cette loi est aussi un autre gain pour la servilité partisane.Tous les députés libéraux fédéraux du Québec ont voté en faveur de la loi, même si, unanimement, l’Assemblée nationale, de même que les spécialistes de la prévention de la délinquance juvénile au Québec, ont souhaité son abandon.Parmi ces députés, André Harvey (Chicoutimi) a montré la profondeur abyssale de son insignifiance en disant que l’unanimité dégagée au Québec était une invention du Bloc québécois et que, si cette unanimité existe, c’est parce que les organismes d’aide aux jeunes délinquants seraient infiltrés par le Parti québécois.Sans doute que tous ceux qui se sont prononcés contre le projet de loi C-7 ne sont pas souverainistes.D’ailleurs, les libéraux de Jean Charest ont voté en faveur de la motion de l’Assemblée nationale répudiant le projet de loi de Mme McLellan.Cet épisode est cependant un indicateur de ce que signifie la souveraineté, üi souveraineté, c'est la capacité d’imposer une norme sur son territoire.Si une frontière départageait le Québec du Canada, cette mauvaise loi ne pourrait pas s’appliquer chez nous.Il reste le Sénat, dont on connaît l'impuissance institutionnelle, malgré la bonne volonté de certains sénateurs.Ou les tribunaux.Si le gouvernement du Québec croit avoir une cause en contestant la constitutionnalité de la loi, qu’il le fasse, bien qu’il y ait lieu d’être sceptique.mvenne(a)ledevoir.ca Un geste insuffisant R Poule des Ri cidres ?éalisant enfin que le jeu pathologique faisait des ravages, le gouvernement a annoncé qu’il retirerait de la circulation 1000 appareils de loterie vidéo.Il s’attaque ainsi au maillon le plus névralgique des jeux de hasard, et même s’il s’agit là d'un geste avant tout symbolique, il faut saluer l'initiative en souhaitant quelle ne soit que la première d’un ensemble qui devra être beaucoup plus ferme.De plus, pour la première fois, le gouvernement envoie le message auquel on est en droit de s’attendre, à savoir que l’appétit de l’argent ne saurait seul dicter la conduite des affaires d'un Etat responsable.Or, aujourd’hui, il n’est plus possible de fermer les yeux sur la dépendance maladive qu’entretient une partie de la population vis-à-vis des jeux de hasard, plus particulièrement des appareils de loterie vidéo.Le gouvernement a une grande part de responsabilité dans ce problème qu’il a contribué à créer en encourageant le jeu pendant qu’il emplissait ses coffres.Evitant d’attaquer de front les propriétaires de bar, dont plusieurs ont réussi à contourner la loi pour obtenir jusqu’à 35 machines de loterie vidéo, la ministre des Finances, Pauline Marois, procédera plutôt par attrition.Cette stratégie devrait permettre de faire passer le nombre d’appareils de loterie vidéo de 15 300 à 14 (XX) d’ici un an et demi.Le gouvernement s’en tient à un moratoire sur les nouveaux appareils.On se demande bien pourquoi il continue de fermer les yeux sur les bars qui comptent plus d'appareils que le nombre permis par la loi.La clientèle la plus vulnérable est constituée d’adolescents.Toutes les études démontrent en effet une hausse significative du nombre de personnes s’adonnant au jeu pathologique dans cette tranche d’âges.Prévoir un budget pour venir en aide aux joueurs malades, c'est une chose, mais cela ne saurait suffire.Il faut également dire haut et fort que les jeux de hasard comportent des risques réels, bien plus réels que les promesses de richesse instantanée que les publicités léchées de Loto-Québec font miroiter.Les timides mesures annoncées hier, qui n’entraîneront aucune baisse de revenus pour l’État, n’ont de sens que si elles sont suivies par d’autres gestes plus fermes.Espérons que le forum qui se tiendra à l'automne sur l'impact social des loteries vidéo et des casinos débouchera sur une remise en question plus fondamentale des appareils de loterie vidéo.Car il s’agit là d’un problème de société.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE DES ÉWtS fowl î>E LtcruRC AvEC GRAHn'm' f HouUUA! ÇA pCrtEwT Loupt>'A P0*T£e P'ÉTfcE c premier de \ ciAtfc! y / Avec toutes \ CES Pi?2AS.^ C'EST Qu'on En feENP l DES UVRE5' ) BtSslliws Mouvement antimondialisation, avez-vous dit?Dans un récent éditorial, Paule des Rivières se demande — à la suite de l’annulation d’une rencontre de la Banque mondiale et au «ch de victoire» de «membres du mouvement antimondialisation» (quelle ne nomme pas) — «au nom de quelle bgique le bien-être des peuples se trouverait renforcé par l'absence d’échanges en haut lieu».Peut-être au nom d’une logique qui met en avant des principes de démocratie, de transparence, de solidarité et de respect des peuples?Une logique qui constate que, malgré les «échanges en haut lieu», la démocratie et la transparence n’avancent guère, comparativement aux profits des entreprises?Une logique qui en a marre du réformisme et de l’arrogance des décideurs?A ce que je sache, la Banque mondiale, le FMI, l’OCDE, l’OMC, le G8 et les autres ne sont pas des organisations démocratiques, de très loin s’en faut.De plus, depuis leur création, peut-on réellement dire que le FMI et la Banque mondiale ont Fait quoi que ce soit pour aider les peuples les moins riches de la planète?Sérieusement?Pour ma part, je me rappelle quelques opérations qui ont accru la dépendance de certains pays envers leurs créanciers et les maîtres politiques du Nord.Que l’OMC décide de tenir sa prochaine réunion au Qatar est certes très regrettable, j’en conviens sans problème.Mais Mme des Ri- LETTRES -——— vières oublie que, si l’organisation a choisi le Qatar, c’est parce que c’est le seul pays qui a bien voulu accueillir la réunion.Enfin, je ne crois pas que la crédibilité du «mouvement antimondialisation» soit entachée par des annulations ou des déplacements de rencontres de ce type; il me semble que, au contraire, ce sont les grandes organisations internationales qui minent la leur en allant se cacher derrière des frontières «scrupuleusement surveillées».Je voudrais faire une dernière remarque, laquelle ne s’adresse pas particulièrement à Mme des Rivières mais plutôt à tous les observateurs de la scène mondiale.Des précautions devraient être prises lorsqu’on utilise l’expression «mouvement antimondialisation» parce que ce mouvement est loin d’être contre la mondialisation.Au contraire, d’un point de vue sociologique, il s'agit là d’une des plus grandes expressions d’un mouvement mondialisé et mondialiste qui s’appuie sur la diversité des langues et des cultures, le réseautage international et la solidarité entre les peuples.Il conviendrait mieux de parler d’un mouvement contre la mondialisation néolibérale.Une nuance qui a son importance, d’après moi.Marco Silvestro Candidat à la maîtrise en sociologie Université de Montréal Montréal, mai 2001 Catastrophe annoncée Est-ce qu’il y a encore quelqu’un à Québec qui dirige cette province?Est-ce qu’il faut absolu- ment étaler nos souffrances et nos morts à la une des journaux et des bulletins d’informations télévisés pour qu’un ministre réagisse et règle les problèmes à la pièce?N’est-il pas angoissant et traumatisant pour nous, simples contribuables, de voir apparaître chaque jour de nouvelles catastrophes dans le domaine de la santé?Pour construire un pays (déficit zéro), ce gouvernement a incité en 1997 des milliers d’employés du secteur public et parapublic à prendre une retraite anticipée, bonifiée et non planifiée.Ces infirmières, médecins, professeurs, etc., étaient dotés d'une expertise qu’ils n’ont pu transmettre.Depuis ce temps, le chaos ne cesse de frapper le système de santé, entre autres parce que plus apparent, et ce sont les médias qui doivent dénoncer quotidiennement les ratés afin que des décisions se prennent pour régler ces drames humains.Ces moyens, auxquels on s’est habitués, sont-ils devenus la norme de fonctionnement d’un gouvernement responsable?Bâtir un pays, je le veux bien, mais je trouve que les architectes responsables du projet ont la vue bien courte, semblent ignorer les principes de la planification et lésinent sur la qualité des matériaux et de la main-d’œuvre.Privée de fondations solides, cette construction risque de s’effondrer au premier coup dur.Il ne restera donc aux médias qu’à nous rapporter, encore une fois, cette catastrophe annoncée.Daniel Laflamme Montréal, 23 mai 2001 LIBRE OPINION -?- L’avenir du français dans la région de Montréal : pour en finir avec une pensée simpliste MICHEL PAILLÉ Démographe, Québec (Les propos de l'auteur, exprimés à titre personnel, n’engagent que lui-même.) La proportion de francophones dans la région métropolitaine de Montréal a baissé entre 1991 et 1996.Il suffit de consulter les deux recensements de la dernière décennie pour constater qu’en 1991, la proportion de francophones était de 69,4 % et s’établissait à 69,0 % en 1996.Il s’agit de personnes parlant habituellement le français à la maison.Dans un article paru dans Le Devoir du 15 mai 2001, le mathématicien Charles Caston-guay, de l’Université d’Ottawa, reproche à trois de mes collègues démographes (Piehé, Lachapelle et Henripin) de «faire croire que le poids de la population francophone est en progression dans la région métropolitaine de Montréal».Vérification faite, je dois donner raison au premier plutôt qu’aux trois autres.Puisque Victor Piché ne fait que reprendre aveuglément les données de Réjean Lachapelle, voyons comment ce dernier obtient une augmentation de la proportion des francophones dans la région de Montréal.Dans une communication présentée le 25 janvier dernier devant la Commission des Etats généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec, Inchapelle établit la proportion de francophones à 70,4 % en 1996.L'erreur élémentaire de Lachapelle tient au fait qu’il n’a pas tenu compte du changement des limites apporté par son propre employeur à la définition de la région métropolitaine de Montréal.En effet, au recensement de 1996, Statistique Canada a ajouté, au périmètre antérieur, dix localités au nord et au nord-est (Saint-Jérôme, Bellefeuille, L’Assomption.Lavaltrie, etc.).Comme ces villes et villages comptaient près de 98 % de francophones, il s’ensuit une hausse de la fraction des francophones plutôt qu’une baisse.En soustrayant ces 87 830 personnes aux effectifs recensés dans la région métropolitaine en 19% — dont 85 820 francophones —, on peut adéquatement comparer avec le recensement de 1991.On obtient alors 69 % au lieu des 70,4 % de R.Lachapelle, une différence non négligeable.Quant à Jacques Henripin, bien que les pourcentages qu’il donne montrent une baisse entre 1986 et 19% (de 69,5 % à 69 %), le père de la démographie québécoise raconte que «la fraction des francophones au Québec et à Montréal en particulier a sensiblement augmenté».H a raison si l’on compare la décennie 1986-% au recensement de 1971.Mais, en procédant ainsi, Henripin s'interdit de chercher une nouvelle tendance après 1986! Or, non seulement on a observé une nouvelle tendance à la baisse depuis 1986 dans la région métropolitaine de Montréal, on l’a aussi remarquée dans l’ensemble du Québec.Mes trois collègues démographes semblent ignorer les dernières projections de Marc Ter-mote, publiées à l’automne 1999.Parmi les 20 scénarios que ce savant ouvrage présente, il s’en trouve quatre que l’auteur qualifie de plus probables.Ces quatre scénarios montrent, au mieux, une légère diminution du poids des francophones dans l’ensemble de la région métropolitaine de Montréal.Pis encore, le scénario n° 19 que Termote privilégie depuis la dernière hausse de nos niveaux d'immigration pour les prochaines années donne une proportion de 66 % en 2021.Il faut regretter que, dans le débat entourant l'avenir du français à Montréal, on ait introduit ce que j'appellerais des «oppositions binaires simplistes».C’est ainsi que l’on oppose Hle de Montréal à la région métropolitaine («cachez cette île que nous ne saurions voir») ou que l’on cherche à supplanter l’usage des langues à la maison par le concept de «langue d’usage public», comme s'il n’y avait aucun lien entre les deux.On se tourne même en ridicule, comme le fait V.Piché, en faisant du domicile un simple dortoir où les membres d’une même famille ne se parleraient jamais.Un tel simplisme en dit long sur l’idéologie qui l’afflige.Si l’on veut connaître dans quelle(s) langue (s) des personnes se parlent quand elles se rencontrent, interrogeons-les.Au colloque des Etats généraux du 25 janvier, je demandais: «Qui parle à qui, dans quelle langue, où et dans quelles circonstances?» S'il tombe sous le sens commun que les francophones de file de Montréal sont les premiers soUicités, à des degrés divers, par leurs voisins de la même île, il va sans dire aussi que d’autres personnes ont des contacts avec des Montréalais de l’île.C’est notamment le cas, à des degrés divers aussi, des travailleurs de la couronne métropolitaine qui se déplacent quotidiennement vers file.Quelle est la contribution relative de ces dernières personnes au fait français dans l’île de Montréal?Car il n’est pas indifférent que leur apport au fait français dans l’île de Montréal soit de 8 %, 20 % ou 35 %.Au fur et à mesure que le poids des francophones dans Hle diminue, peut-on compter sur une croissance soutenue des déplacements des banlieusards vers file?Ne souhaite-t-on pas que les Montréalais qui quittent file pour installer leur domicile dans la couronne garderont leurs emplois, leurs loisirs, leurs fournisseurs, leurs médecins, etc., dans l’île?Ne suppose-t-on pas implicitement que les banlieusards francophones imposeront l’usage du fiançais dans l’île plutôt que de passer très souvent à 1 anglais dès qu’ils en auront l’occasion?Bref, des souhaits qui nous amènent non pas à une politique de la langue mais plutôt à une politique.des transports.Avis, donc, à la Commission de consultation sur l'amélioration de la mobilité entre Montréal et la Rive-Sud, présidée par Roger Nicolet, qui devrait ajouter, aux enjeux quelle a déjà à examiner, l'avenir du français dans Hle de Montréal ! \ ! L K I) K V 0 I R .I.K .1 K l 1)1 RI MAI 2 0 (I I IDÉES Grand-Brûlé-Yignan Duperie et détournement de lignes à Thorizon Exporter l’électricité, oui, mais à quel prix?ARCHIVKS I.K DEVOIR mm rMÊËW, ÆEmMk Depuis l’été 1998 jusqu’aux audiences du BAPE en octobre 2000, Hydro-Québec a répété ad nauseam que le projet n’avait aucune visée d’exportation et que sa raison première était la consolidation de l'alimentation en électricité de l’Outaouais.ROBERT BOISSONNAULT Porte-parole de la Coalition pour le Bouclier canadien Huberdeau, Laurentides I e gouverne- Lment s’ap-prête à prendre une décision importante à propos du projet de ligne élec-trique Grand-Brû-lé-Vignan.—.Ce projet suscite une vive opposition au sein de la population des Laurentides, soutenue par sa MRC, et de la population de Papineau.Pour sa part le Bureau d'audiences publiques sur l’environnement (BAPE), en mai 2001, à la suite d'une analyse rigoureuse sur le plan technique, a jugé ce projet non nécessaire à la consolidation de l’alimentation électrique de l’Outaouais.En contrepartie, il a proposé un programme complet de consolidation du réseau régional, qui s’appuie entre autres sur la nouvelle interconnexion du poste Outaouais avec l’Ontario.Nous craignons cependant que le gouvernement donne son feu vert au projet, en cédant aux pressions d’Hydro-Québec, pour utiliser cette ligne à des fins d’exportation.Le contexte nord-américain y est propice.La tentation est d’autant plus grande pour le gouvernement que les revenus additionnels peuvent contribuer aux fameuses conditions gagnantes.Mais un tel détournement de finalité est inacceptable, frise la fausse représentation et la malhonnêteté intellectuelle.Cela implique que le promoteur aurait faussé tout le dé bat depuis plus d’un an sous le fallacieux prétexte de consolider l’alimentation d’une région et qu’il aurait biaisé toute l’évaluation quant à l’opportunité du projet.Nous espérons vivement que le gouvernement ne tombe pas dans le piège que lui tend Hydro-Québec.Un Hertel-Des-Cantons, ça suffit, et c’est déjà trop! Peut-on à la toute fin d’un pro- cessus qui dure depuis deux ans changer la raison première d'un projet et en modifier radicalement l’enjeu?Depuis l'été 1998 jusqu'aux audiences du BAPE en octobre 2000, Hydro-Québec a répété ad nauseam que le projet n’avait aucune visée d’exportation et que sa raison première était la consolidation de l’alimentation en électricité de l’Outaouais.C’est l’essence même du mandat que le gouvernement du Québec avait confié à cette société d’État Tout le débat s’est fait autour de cette justification.Y aurait-il menteur en la demeure?On peut se demander si tout ce processus de consultation et d’expertise est seulement un moyen pour ventiler l’opposition de la population, cette empêcheuse de tourner en rond, un écran de fumée derrière lequel les pouvoirs discutent des «vrais» enjeux.Il ne faudrait pas que le Parti québécois prenne les gens pour des poignées de porte qu’on actionne tous les quatre ans.Nous ne sommes pas contre une politique d’exportation, surtout dans le contexte actuel où l’utilisation d’une énergie propre peut diminuer la production de gaz à effet de serre.Mais la ligne Grand-Brûlé-Vignan et son tracé ne sauraient en faire partie, et ce, pour deux autres raisons.¦ Ce sont les contribuables et non Hydro-Québec qui vont financer par leurs impôts cette infrastructure de transport à vocation commerciale.Rappelons que, à la suite du verglas, un budget exceptionnel et généreux avait été dégagé par le gouvernement dans un contexte d’urgence pour financer les infrastructures destinées à consolider les régions.Or le BAPE a démontré que ce projet n’était pas nécessaire à cette fin.En toute logique, Hydro-Québec devrait inclure les coûts dans le calcul de son prix de vente.Les exclure lui permet de gonfler ses résultats financiers et d’être plus compétitif face à nos voisins, mais à nos dé- pens.Cela s'appelle arnaquer les contribuables.Serons-nous contraints de faire des gestes politiquement incorrects, à l'instar de certaines démarches des Premières Nations?Devrons-nous aller à Washington et à New York pour dénoncer cette forme déguisée de subventions à l'exportation pour que le gouvernement tienne compte de notre opposition farouche?¦ le tracé retenu est inapproprié aux fins d'exportation.Il obéit à des critères spécifiques pour consolider la région de î’Outaouais à la suite du verglas: corridor distinct, faible considération des coûts et principe de bouclage.Ce dernier consiste à alimenter une région à partir de deux sources distinctes pour protéger une population des impacts d’une panne majeure.Ce principe, au coeur du tracé actuel, n’est plus un critère déterminant pour une ligne à vocation commerciale, d’autant plus qu'il entraîne des impacts négatifs majeurs sur l’environnement, sur la réserve faunique Papineau-Labelle, sur la mise en valeur des potentiels récréotouris-tiques, essentielle au développement régional, et sur la qualité de vie des résidants.Exporter?Oui, mais pas à n’importe quel prix.Si Hydro-Québec veut aller de l’avant malgré l’opposition manifeste et les conclusions du BAPE, tout le projet doit être réévalué à partir de critères habituellement utilisés pour un projet à des fins commerciales.Nous sommes convaincus qu’une évaluation dans une perspective d'exportation susciterait l’émergence de projets beaucoup plus efficaces et rentables.Ainsi, on pourrait, entre autres, envisager de doubler la ligne actuelle dans l’axe Mirabel-Hull entre les postes Chénier et Outaouais.L’emprise existante de 122 mètres a la largeur prévue pour l’érection éventuelle d’une deuxième ligne.Grâce à la nouvelle génération de pylônes anticascades, plus résistants aux intempéries, et grâce à la mise en application de nouvelles techniques de déglaçage, ce couloir devient tout à fait envisageable à des fins d’exportation.Le coût de construction en est même inférieur de 45 millions de dollars.Et cette ligne peut aussi contribuer à la consolidation de l’Outaouais sans en être le pilier.Enfin, les im- pacts négatifs sont considérablement réduits sur les plans environnemental et socioéconomique.A quoi sert d’exporter une énergie propre qui réduit les gaz à effet de serre si c’est en saccageant l’environnement de son propre pays?Le projet Grand-Brûlé-Vignan a perdu toute crédibilité et toute légitimité.Il n’est pas essentiel à la consolidation de l’Qutaouais, il est inapproprié pour des fins commerciales d’exportation, et scs impacts, même atténués, sont inacceptables pour les communautés locales d’Huberdeau, dans les Laurentides, à l,a Petite-Nation, dans Papineau.Serons-nous contraints de faire des gestes politiquement incorrects, à l’instar de certaines démarches des Premières Nations?Réplique au texte de Michel Audet, président de la Chambre de commerce du Québec Le Code du travail est d’abord une pièce majeure du droit social Les puces de M.Trudel, entracte RICHARD THIBAUDEAU Président du Syndicat de la fonction publique du Québec IP" ue cette pseudo-réforme du Code du tra- Qvail en aura fait couler, de l’encre, à défaut de s’affirmer en fonction de ce qui devrait être sa finalité reconnue, c’est-à-dire conduire à l’amélioration des conditions d’emploi des travailleurs qui, sans le rap-u===J port de force que leur confèrent les législations du travail, seraient confinés à des conditions minimales de travail! Ultimement, le Code du travail devrait permettre et faciliter la syndicalisation de la main-d’œuvre auprès du plus grand nombre afin de pallier le déséquilibre des forces qui joue constamment en faveur de ceux qui possèdent le capital.Malheureusement, le discours dominant est tout autre, et les employeurs et leurs porte-parole, telle la Chambre de commerce du Québec, tentent de démontrer que notre prospérité collective est mise à mal par autant de largesses envers les travailleurs! Pourtant, qui peut nier que les inégalités sociales et les concessions exigées des travailleurs n’ont fait que s’accentuer au cours des 20 années de mondialisation économique que nous venons de vivre?Mais voilà, le parti politique qui parraine cette prétendue modernisation du Code du travail n'est plus trop sûr de savoir à quelle enseigne idéologique il loge, et son inclination pour les politiques de nature néolibérale l’amène à gouverner frileusement et sans audace tout en prêtant une oreille attentive à la grande entreprise et à ses représentants.C’est ce qui explique que le gouvernement ait accouché d’un projet révisé de Code du travail qui, pas davantage que la précédente mouture, ne représente un progrès pour le mouvement syndical, et ce, alors qu’au Québec comme ailleurs dans le monde, on observe un déclin significatif du taux de syndicalisa- tion.Comment, en effet, prétendre à des avancées syndicales au motif de la création d'une nouvelle Commission des relations du travail quand, du même souffle, on accepte de larguer des milliers de travailleurs en situation de dépendance économique et juridique mais qui ne répondent pas à la définition obsolète du terme «salarié» inscrite au code?Et qu'en est-il des aspirations d’un nombre croissant de travailleurs professionnels qui souhaitent se regrouper pour négocier leurs conditions d’emploi, tels les avocats et les procureurs de la Couronne, de même que les cadres, par exemple?Mais il y a pire, car dans l’économisme ambiant qui caractérise nos sociétés, nous en sommes venus à présenter notre régime collectif du travail comme un accessoire au service de la performance des entreprises.Ainsi, toutes les modifications à cette pièce législative seront filtrées au tamis de la compétitivité des entreprises.C’est ainsi que le plus sérieusement du monde, le président de la Chambre de commerce du Québec, Michel Audet, peut déclarer dans les pages du Devoir que le Code du travail «n’appartient pas en exclusivité aux travailleurs, il ne peut être le reflet de leurs seules intentions Ou encore que le «Code du travail doit promouvoir la paix industrielle et être conçu pour conserver l’équilibre entre les attentes syndicales et les droits patronaux».C’est ainsi que, selon M.Audet le Code du travail a pour but de concilier les «attentes» des syndicats — qu’il juge bien sûr excessives — et les «droits» patronaux.Or, mis à part le fait que le choix de cette expression paraisse conférer plus de légitimité aux revendications patronales, on aimerait bien savoir quels sont ces droits: d’où tirent-ils leur existence et en vertu de quels principes ou traités sont-ils reconnus?Nous réfutons cette vision des choses qui a pour effet grave d’évacuer la question du droit fondamental des individus à se regrouper pour défendre collectivement leurs conditions de travail, positionnant plutôt le débat sous l’angle d’intérêts strictement corporatistes.Elle place de plus le gouvernement dans la position d’arbitre entre des groupes d’intérêts voulant maintenir ou accroître leur rapport de force, le tout au détriment de ceux qui devraient être les véritables bénéficiaires du droit à la représentation collective, soit les travailleurs eux-mêmes.Nous estimons de plus que cette conception défendue par la Chambre de commerce du Québec tient d’une profonde aberration car jamais le droit so- PAUL LABELLE Michel Audet, président de la Chambre de commerce du Québec.cial, en l’occurrence ici les droits des travailleurs québécois, ne saurait découler d'un consensus entre les principaux acteurs socioéconomiques ni être soumis à l'argument fallacieux d’un fragile équilibre entre les parties.S’il devait en être ainsi, le Québec n'aurait jamais disposé d’une loi sur l'équité salariale, pas plus qu’une autre interdisant les disparités de traitement Affirmer que le Code du travail appartient autant aux patrons qu’aux salariés et qu’il doit être le reflet de leurs préoccupations réciproques équivaut à dénaturer complètement le fondement de cette loi.C'est aussi faire peu de cas de l’histoire du mouvement ouvrier, des luttes menées pour être reconnu, des législations qui ont permis son essor et enfin, du progrès social qu’il a permis.A cet égard, il est tout à fait faux de laisser entendre que les syndicats sont un handicap au développement des entreprises et donc, une entrave à la croissance économique.A l’inverse, des travailleurs syndiqués représentent souvent une force de travail mobilisée, sensible aux perspectives d’avenir de leur organisation et animés par la volonté de voir celle-ci prospérer afin d’assurer leur sécurité économique et celle de leur famille.GÉRARD DH HAÏ MK Université Ixival | —- insi, le ministre de la Santé et des Services Asociaux, Rémy Trudel, a choisi de retarder son projet d'insérer des puces dans les transactions entre le patient et la RAMQ.Ijes puces font un bond en arrière.ü====J Pourquoi se donnerait-il la peine de courir les problèmes quand l’été s’annonce déjà catastrophique aux portillons des hôpitaux?Il a mis le projet en priorité 5, comme on dit à l'urgence.la décision serait sage, opinent ceux qui cherchent à voir le côté positif des choses même lorsqu’il n’y en a manifestement aucun.Ils croient, peut-être à raison, que le temps accroîtra la proportion de sagesse utilisée dans la décision politique, grâce à la vertu de la consultation.Je n'en crois rien.Cet automne, M.Trudel aura été conseillé plus longtemps qu’il n’a pu l’être jusqu’à maintenant Ses technocrates, convaincus de futilité d’un système plus complexe, auront ciselé des arguments irréfutables prouvant la pertinence de leur vision.M.Trudel pourra servir ceux-ci avec plus de conviction qu’il n’a pu le faire jusqu’ici, lui qui s’est empressé de témoigner de sa bonne volonté dans un secteur qui en a bien besoin.Ce conciliabule d’ingénieurs sociaux aura le temps de répondre à la question triviale suivante: la prestation de services aux malades sera-t-elle améliorée par la production d’une facture lui expliquant en dés tail les coûts de sa maladie?Je ne serais pas surpris d’entendre que ces millions ne seront pas une dépense mais un investissement que l’efficacité de l’organisation du travail qui pourra en résulter finira bien par équivaloir à l'investissement en question.Culpabiliser le malade ne changera rien dans une organisation des soins où celui-ci n’a rien à dire, où la décision du médecin entraîne une série d’actes que le malade n’a jamais le choix d’accepter ou de refuser, dépourvu de toute compétence crédible en fa matière, à peine autorisé à dire s’il souffre au personnel surchargé de travail.La rhétorique mûrie qu’apportera l’automne parviendra-t-elle à maquiller le goût amer de fa réforme, celui de la privatisation de 1a santé?Entendra-t-on, encore une fois, qu’on n’arrête pas le progrès et que s’y opposer équivaut à de l’obscurantisme?Le bond en arrière des puces savantes de M.Trudel ne serait somme toute que temporaire.Elles seront mieux dressées cet automne, pour donner à fa ronde leur incontournable spectacle.Nous en sommes venus à présenter notre régime collectif du travail comme un accessoire au service de la performance des entreprises L’ÉQUIPE I> U DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à Pinforination générale et métropolitaine : Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l’information), Valérie Dufour (général), Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d’Avignon (sports)-, Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Dmis-fiilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Internet).Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé): Michel Garneau (caricaturiste): Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques): Martin Duclos et Christine Dumazet (rr/ertean); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; À l'information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre).Paul Cauchon (médias).Caroline Montpetit (litres).Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Claude Lévesque, Claude Turcotte; à l'information internationale Jean-Pierre Legault.Guy Taillefer.Serge Truffaut (éditorialiste); è l'information politique Hélène Buzzetti.Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), François Cardinal, Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; bniiso Maude Kioux Soucy, MarieClaude Petit (commis).1st documentation ; (filles Paît'- (directeur) ; Brigitte Arsenault Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBUCTTÉ ET LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy, Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlene Cété.Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt.Christiane legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Micheline Ruelland, (publicitaires), laurence Thériauh (directrice adjointe).Manon Blanchette, Sylvie Laporte, Martine Bérubé (secrétaire) IA PRODUCTION Christian (km let (responsable de la production).Claudine Bédard, Michel Bernatchez, Philippe Borne, Johanne Brunet Danielle Can lara, Richard Des Cormiers, Donald Filion.Yanick Martel, Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélene Gervais, Dominique Larivière.(responsable à la promotion des abonnements).Monique L’Heureux, Use Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Céline Furoy.Olivier Lachambre (contrôleur).Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Danielle laperricre.Caroline Perrier, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A H I.K I) K V O I.K .1 K I I) I M Al 'Il 0 LE DEVOIR ACTUALITÉS MAGOUILLES SUITE DE LA PAGE I politique afin de déterminer s’il y aura lieu de l’accuser formellement d’avoir financé son parti a la faveur de ventes d’armes à l’Angola, faites par l’homme d’affaires Pierre Falcone.Actuel président de la République, Jacques Chirac est le sujet quasi quotidien d’une offensive menée par le député socialiste Arnaud de Montebourg.Soutenu par une trentaine d’élus, celui-ci estime qu’il y a lieu de traduire Chirac devant la Haute Cour de justice pour avoir financé le RPR à même les budgets alloués à l’administration des biens publics.Cette démarche empoisonnait tellement les gros canons du Parti socialiste qu’ils ont usé hier d’un stratagème législatif qui, advenant sa sanction par l’Assemblée nationale, consacrera l’impunité du président.Tout occupée à préparer l’élection présidentielle qui se tiendra dans un an, la direction du PS s’attelle en effet à étouffer les volontés manifestées par le député Monte-bourg, de peur que celles-ci ne favorisent la confection de coups bas fomentés par l’entourage de Chirac.À l’évidence, le premier ministre Jospin et ses proches craignent comme la peste un effet boomerang.Quoi d’autre?Il y a encore et toujours les affaires Ti-béri, du nom de l’ex-maire de Paris et antérieurement ex-bras droit du maire Chirac, les affaires.S’il fallait dresser l’inventaire des magouilles sur lesquelles se penchent bien des juges d’instruction et ajouter celles qui sont présentement devant les tribunaux, il faudrait coloniser l’espace de la présente page.Reste que toutes ces affaires ont ceci en commun qu'on soupçonne toutes les personnes impliquées de recel et d’abus de biens sociaux.Parfois à des tins d’enrichissement personnel, plus souvent à des lins partisanes, soit le financement des formations politiques.Cela posé, comment se tait-il que les dossiers troubles abondent là-bas et non ici, voire dans tous les pays qui ont adopté les balises juridiques d’origine britannique pour tout ce qui a trait à l’exercice politique?En France, le système est inquisitoire, alors qu’ici comme en Grande-Bretagne, il est accusatoire.Sans se perdre dans les méandres inhérents aux arguties juridiques, on peut avancer que le système dit accusatoire s'autorise, si Ton ose dire, des magouilles qu'interdit le système inquisitoire.Qui plus est, vérification faite, force est de constater qu’en droit canadien, i! n’y a pas d’équivalent au recel et abus de biens sociaux.Ici, il faut se rabattre sur la disposition ô combien générale de la fraude telle que définie à l’article 380 du Code criminel.En outre, il n’y a pas ici de ces juges d’instruction qui effraient tant ces années-ci la classe politique française.Les pouvoirs dévolus à ces juges sont tels qu’ils peuvent, par exemple, ouvrir un dossier sur simple réception d’une lettre anonyme, comme ce fut d'ailleurs le cas avec la fameuse affaire Elf Aquitaine.En clidr, si on appliquait ici le système qui prévaut en France ainsi qu’en Italie et en Espagne, l’ensemble du ministère canadien des Ressources humaines, par exemple, serait aux abois.En fait, ici, lorsqu’il y a sanction, elle est strictement politique; elle est laxiste.Elle est molle.Rectificatif Dans un article traitant de la représentation des femmes au sein du Programme des chaires de recherche du Canada, publié le 28 mai, nous avons omis d’inclure les statistiques du total des candidatures soumises au programme, p;ir sexe.Selon les données disponibles en décembre 2(XX), les femmes ont déposé 16 % des candidatures et reçu 17 % du total des chaires approuvées.le montant prévu pour les chaires de recherche du Canada dans le budget 2(XX) du gouverne ment du Canada se chiffre à tKK) millions de dollars et vise à créer 2(XX) chaires de recherche d’ici 2tX)5.Le programme a accordé près de 3(X) millions de dollars à 271 titulaires pour les années 2(XXM)1 et s’inscrit dans le cadre d’un investissement global de 4,1 milliards du gouvernement fédéral pour promouvoir la recherche de pointe et l'innovation dans les universités, les centres hospitaliers et le secteur privé.Pour plus de renseignements: wumcluiires.gc.ca.LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, tX étage, Montréal (Québec), H3A 3M9 P3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?Iü rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 lü publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 Une solution idéale ?«Les mesures annoncées constituent un pas dans la bonne direction, mais ça ne réglera pas le problème» PATRICIA BERGERON LE DEVOIR Les premières mesures concrètes pour tenter de réduire le jeu pathologique ont été accueillies hier comme une première entrée en matière.Outre le retrait graduel de mille appareils de loteries vidéo (sur un total de 15 300), Québec a annoncé des mesures visant à cacher les appareils de loterie vidéo de la vue et de l’ouïe des mineurs.Une mesure qui pourrait être problématique pour les joueurs pathologiques, selon Claude Bilodeau, de la Maison Claude Bilodeau, dont la clientèle se compose à 95 % de joueurs dépendants des loteries vidéo.«Ça peut mener à la création de “bunkers" où les joueurs pathologiques auront la partie facile pour se cacher», souligne-t-il.«Les mesures annoncées constituent un pas dans la bonne direction, mais ça ne réglera pas le problème», estime Claude Bilodeau.Selon ce dernier, il faut cesser de banaliser la réalité du jeu et mettre en place une stratégie pour réduire l’augmentation du nombre de joueurs pathologiques pjir année.«Dans les salles de bowling et les restaurants, les appareils sont à interdire complètement, l’accès y est beaucoup trop facile, ü faudrait aussi réduire la vitesse des appareils et les montants maximums qu’on peut y engloutir en quelques heures», souligne M.Bilodeau.La réduction graduelle de 1000 appareils, par attrition, n’est pas vue comme bénigne par les exploitants de vidéopokers, mais les mesures d’amé-«Ça peut mener nagement pour protéger les mineurs sont fort bien accueillies.a la creation de Pour M' Phaneuf, conseiller juridique «kl»' pour 'e Itejfroupement des gens d’affaires bunkers ou exploitant des sites de loterie vidéo au • .Québec, seuls les commerces qui exploi- ies joueurs tent réellement un bar devraient pouvoir pathologiques ^tenif df 'XTmis ^loteries vidéo, afin * d ecarter les mineurs.Le Regroupement a auront la oartie ®té fondé il y a un mois et représente les propriétaires de 1000 à 1200 appareils.Ils facile pour préparent présentement un projet de code d’éthique.«C’est un signal à la prudence.se cacher» J'interprète ça comme un message qui dit encadrez-vous, réglementez-vous, sinon la prochaine fois, on va sortir le bâton», conclut M' Phaneuf.«Nous partageons complètement la préoccupation du gouvernement: il faut protéger les mineurs des appareils vidéopokers», soutient Joseph Dydzak, propriétaire de deux restaurants et hôtels comptant chacun 10 et 15 appareils, à Boisbriand et à Sainte-Adèle.COUR SUITE DE LA PAGE 1 me étant — je dirais bien un mot très fort — inique.» Le ministre n’a pas voulu s’avancer davantage au sujet des motifs qui pourraient être mis en avant pour faire valoir le point de vue du Québec.Tout au plus a-t-il envisagé la possibilité d’évoquer les chartes des droits et libertés, tant canadienne que québécoise.A Ottawa, le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a reconnu que le Québec pourrait se prévaloir du droit de contester la loi mais il a d’emblée souligné l’inutilité d’un tel geste.«On a toujours le droit de contester une loi, mais elle est parfaitement constitutionnelle et elle est bonne pour les gens», a-t-il affirmé.Cela étimt, l’idée d’une contestation juridique tombera si le Sénat ne ratifie pas le projet de loi, une hypothèse que le ministre Bégin considère toutefois peu probable.Malgré cela, il enjoint aux intervenants du Québec, qui ont condamné à l’unanimité l'initiative de la ministre de la Justice fédérale, Anne Mclxtilan, de faire pression sur les sénateurs pour que le projet de loi C-7 ne franchisse pas cette ultime étape parlementaire.«Je vais demander aux forces vives du Québec, les partis politiques, les intervenants, de trouver une façon d'exprimer de manière plus claire encore et plus convaincante [leur désaccord] pour que le Sénat accepte le point de vue du Québec et incite la Chambre des communes à changer d’opinion.» L’appui du Parti libéral du Québec, qui a voté en faveur de la motion condamnant le projet de loi fédéral, n’est toutefois pas acquis.la critique de l’opposition Michèle Lamquin-Ethier a indiqué hier qu’elle évaluera la contestation seulement lorsqu’elle verra sur quoi elle se base.Elle soupçonne Québec de vouloir «faire une autre guerre» avec Ottawa.«L’opposition officielle continuera à demeurer vigilante dans ce dossier.Elle se réserve le droit de poser tout geste nécessaire au moment opportun.» Justement, à Ottawa, la ligne officielle consiste maintenant à discréditer le prétendu consensus au Québec contre la nouvelle loi.Au delà des intervenants, qui se sont tous prononcés contre parce qu’ils jugent que la nouvelle loi s'appuie davantage sur la répression que sur la réhabilitation, la population serait d’accord, dit-on.«Ce n'est pas la première fois que je vois des consensus au Québec qui se défont aussi vite qu 'ils se font.Ça ne m 'impressionne pas», a commenté Stéphane Dion, qualifiant le consensus de «préfabriqué».«Je ne sens pas une grande excitation dans la population vis-à-vis de ce consensus artificiel.» M.Dion est même allé jusqu’à parler à'«épouvantails à moineaux» et de «propos catastrophistes» qui se révéleront «complètement faux».Ix ministère fédéral de la Justice avait mené un sondage interne Tannée dernière qui tendait à démontrer l’appui des Québécois pour la nouvelle loi fédérale.Deux personnes sur trois étaient d’avis que la criminalité juvénile avait augmenté et 58 % croyaient que leurs peines n’étaient pas assez sévères.Mais selon le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, il est irresponsable de concevoir des politiques sur de telles bases.«Si on faisait un sondage sur la peine de mort le lendemain d’un crime crapuleux, on pourrait facilement avoir une volonté de rétablir la peine de mort.Est-ce que c’est parce qu’on a un tel résultat dans un sondage qu’on aurait orienté au bon moment que c’est me bonne décision de rétablir la peine de mort?Moi, je ne suis pas de cette école-là.Je pense que c’est du poptdisme, ça.» Le bloquiste Michel Gauthier a dit voir dans le refus d’Ottawa de prendre en considération les demandes du Québec une preuve que la motion sur la société distincte qu'avait fait adopter Jean Chrétien en 1995 à la suite du référendum «ne valait pas le papier sur lequel elle était écrite».Curieusement, le premier ministre Bernard lan-dry a eu exactement les mêmes commentaires, hier en Chambre.«Cette motion, on le voit bien, ne vaut pas le papier sur lequel elle est écrite, a-t-il dit, parce que.s'il avait une clmnce de nous traiter de façon distincte, c’était dans ce dossier.» DAVID SUITE DE LA PAGE 1 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesannonces® ledevoir.com Les abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Is Dtvotr est publie du lundi au samedi par le Devoir Inc dont le siège social est situé au 2050, rue Dr Bleury, {f étage.Montréal.(Quebec).H3A 3M9.Il est imprime j>ar Imprimerie Québécor St Jean.H00.boulevard Industriel.Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc .612.rue Saint Jacques Ouest.Montréal L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et À diffuser les informations publiées dans /y Devoir.Is Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.IKK), boulevard Saint Martin Ouest, l*val.Envoi de publication — Enregistrement n 0856.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec.l’Assemblée nationale et, quelques mois plus tard, elle franchit le seuil du sommet socioéconomique organisé par le premier ministre Lucien Bouchard avant d’en claquer la porte.«Tant qu'il y aura des injustices, c'est plus fort que moi, je vais réagir», fait valoir la présidente sortante.Ix's occasions de s'indigner ont été nombreuses au fil des ans, souligne Mme David.Du même souffle, elle reconnaît les bons coups du gouvernement (l’équité salariale et la perception automatique des pensions alimentaires, par exemple).Mais pour ces quelques actions positives, il y a «tout un cortège de compressions».Et, au premier plan, on retrouve le vaste, complexe et délicat dossier de la pauvreté.11 s'agissait là de Tun des thèmes centraux du plan d’action de la EFQ sous l’impulsion de Mme David.Mais le combat de la EFQ qui s'est fait solidairement avec de nombreux groupes de lutte contre la pauvreté s’est rapidement buté au mur du déficit zéro décrété par Quebec.Les compressions du gouvernement du Parti québécois dans les secteurs de la santé.de l'éducation et de l’aide sociale se sont alors succédé sous la gouverne de Bernard landry.«Un scandale».lance une Françoise David courroucée.Elle se dit d’autant plus offensée que Bernard landry, aujourd’hui premier ministre, a fait de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion une offensive «sans précédent» de son équipe.Mais Mme David ne croit pas à «la conversion subite» de M.landry.«Son obsession est plus de l'ordre du fantasme», tranchât-elle.C'est également avec une bonne dost' de scepticisme quelle accueille la proposition des libéraux d’une indexation automatique et de l’établissement d’un barème plancher de l’aide sociale.«Qu 'un parti reconnaissance qu 'en bas d'un certain montant, il est indécent de.taire des compressions et de condamner les gens à la misère la plus grande, c'est déjà un pas en avant.Je comprends qu ils veulent en faire un élément de leur plateforme électorale.S'ils étaient élus, le feraient-ils?On a vu des programmes ne pas se traduire en réalité, tous partis confi>ndus», dit Françoise David.Mue par «un idéalisme lucide», elle est tout de même sortie secouée de la réponse de Québec à la Marche des femmes de l’automne dernier.Une maigre hausse du salaire minimum de 10 C l’heure a été consentie.«Le mouvement féministe a été traité avec condescendance, sexisme et indifférence», soutient-elle.Mais elle refuse de carburer à la seule colère.Loin de déstabiliser Françoise David, la gifle la stimule; elle se dit plus déterminée que jamais à agir.«Je sens une radicalisation de mes états d’âme.Je suis devenue moins patiente», affirme-t-elle avant d’ajouter: «Je ne prends pas ma retraite du militantisme.S'ils pensaient me faire taire.» Son nom a d’ailleurs été associé à plusieurs reprises à l’éventuelle création d’un parti de gauche féministe.Pour l’instant, Françoise David écarte cette possibilité.Elle analyse toutefois que c’est l’attitude du gouvernement qui est à l’origine de la montée de la gauche au Québec.L’élection complémentaire dans Mercier est la représentation la plus frappante d’un certain mécontentement populaire.«Ce qu 'on peut appeler une mouvance de gauche, très éclatée, très multiforme, modérément organisée, réussit à exercer pression sur les deux partis en présence», se réjouit Mme David.Il ne revient toutefois pas à la Fédération des femmes du Québec de construire ce parti de gauche, croit-elle.Mais la suite des choses pour la FFQ, qui a maintenant 35 ans, ne dépendra plus d’elle dans quelques jours.Si la tendance se maintient, comme disait l’autre, c’est factuelle vice-présidente, Vivian Barbot, qui reprendra la relève dès l’assemblée annuelle de dimanche.À la veille de céder la place après trois mandats (un maximum inscrit à la constitution de la FFQ), Françoise David laisse derrière elle une FFQ en santé sous plusieurs aspects.L’organisme jouit d’une visibilité très forte, le membership est en hausse (160 associations contre 100 à son arrivée et 800 membres individuels contre 200) et très diversifié, et la mobilisation, tant au Québec que dans le monde, ouvre la porte à une réflexion internationale au sein de la FFQ.Mme David part donc sereine et confiante.Elle prendra de longues vacances.Après, il sera toujours question de «brasser la cage des idées».Après 30 ans de militantisme sur le terrain, qui l’a menée du Centre-Sud comme organisatrice communautaire à la CSN puis à la coordination du Regroupement des centres de femmes du Québec avant d’arriver à la FF'Q, la passion de Françoise David est demeurée intacte.Sa sincérité aussi.Si elle a fait des erreurs comme présidente de la FFQ, ce quelle reconnaît sans orgueil, son expérience comme marxiste-léniniste (de 1977 à 1982) lui aura aussi appris que le sectarisme ne mène nulle part, tout comme la pensée unique, quelle soit de gauche ou de droite.«Au risque de me tnmper, je préfère m'indigner.[.] Je vais peut-être finir en vieille femme indigne», lance-t-elle dans un grand rire généreux.LOTERIE SUITE DE LA PAGE 1 société d’Etat cessera de céder à d’autres exploitants les appareils qui lui reviendront Loto-Québec n'a fait j aucune analyse de l’effet de cette réduction sur ses | revenus, a dit M.Roy.Chose certaine, ce sont généralement les établissements les moins fréquentés, ceux qui marchent le moins, qui retourneront leurs appareils à Loto-Québec.Au cours d’une conférence de presse à laquelle participaient la ministre déléguée à la Santé et aux Services sociaux, Agnès Maltais, et le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, la vice-première ministre et ministre d’Etat à l’Economie et aux Finances, Pauline Ma-rois, a dévoilé d’autres mesures de cette «offensive gouvernementale contre le jeu pathologique».Mme Marois a dit que la réduction de revenus serait de Tordre de 50 à 100 millions.À Loto-Québec, on arrjve à 38 millions, soit 7 % des 553 millions revenant à TEtat Mais M.Roy a affirmé que cette évaluation est «théorique».Mme Marois a de plus annoncé une réduction de 10 % du budget annuel de publicité de Loto-Québec.Ce budget s’élève à 20 millions.Cette dernière mesure ne concerne en rien les loteries vidéo, la Dû qui crée la Société des loteries vidéo du Québec, filiale de Loto-Québec, interdit déjà toute publicité pour ce type de jeu.«Il faut bien rappeler que le problème du jeu pathologique touche surtout les gens qui utilisent les appareils de loto vidéopoker», a cependant indiqué Mme Maltais.La ministre, qui ne voit qu’une premia re étape dans les mesures annoncées hier, a confirmé hier la tenue à l’automne d’un forum sur le jeu pathologique qui réunira experts, intervenants sociaux et représentants de l’industrie des jeux de hasard.Mais lorsqu’on se compare, on se console.Mme Marois a souligné que les dépenses par habitant dans les loteries vidéo au Québec sont parmi les plus basses en Amérique du Nord.Tous jeux et paris confondus, il se dépense chaque année 476 $ par habitant au Québec, contre 611 $ en moyenne dansje reste du Canada.Seuls le Nouveau-Brunswick et TDe-du-I Vince-Edouard affichent une moyenne inférieure à celle du Québec.Afin de protéger les jeunes, M.Ménard a annoncé que les appareils de loterie vidéo seront soustraits «à la vue et à l’ouïe» dans tous les lieux auxquels ont accès les mineurs, comme les restaurants.Les machines seront donc dans une pièce séparée ou derrière un mur, a-t-il précisé.Toutefois, le gouvernement était toujours en réflexion à propos des établissements qui cumulent les permis d'alcool et peuvent ainsi exploiter plus de cinq appareils au même endroit, contournant ainsi la réglementation.Ces établissements, les «multisites» selon le jargon, «n’étaient pas ce que nous souhaitions», a reconnu M.Ménard.«L’imagination des commerçants» a dépassé la Régie des alcools, des courses et des jeux, a-t-il souligné.Le ministre a rappelé que la prohibition de ce type de jeu n’apparaît pas comme une solution.En 1994, au moment où TEtat avait pris en main cette activité, 11 existait de 35 000 à 40 000 appareils illégaux, soit 20 000 de plus qu’à l’heure actuelle.Loto-Québec se dotera aussi de nouveaux appareils qui afficheront le temps passé à jouer, tout comme le solde des mises du joueur.Mais il n’est pas question de diminuer la vitesse du jeu, comme le réclament les groupes qui traitent les joueurs pathologiques.«Ça n ’a pas été abordé avec les getis de Ix>to-Québec», a reconnu Mme Marois.La société d’Etat a déjà lancé un appel d’offres pour remplacer à brève échéance l’ensemble de son pare d’appareils de loterie vidéo, une affaire de 150 millions.Les caractéristiques décrites hier font partie du devis, mais pas le ralentissement des mises ou toqt autre dispositif pour bloquer les paris, la société d’Etat choisira un fournisseur d’ici quelques semaines ou quelques mois, a indiqué son porte-parole.Hier, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a qualifié de «marginale» l’annonce gouvernementale, «une goutte dans l’océan», et de «mensonge» l’attitude du gouvernement à l’égard des casinos et des loteries vidéo.Selon lui, le gouvernement devrait avoir l’honnêteté de dire: «on veut baisser les profits de Loto-Québec à la fin de l’exercice, on veut que le monde sorte moins d’argent de leurs poches pour le jeu», a affirmé M.Dumont Du côté de l’opposition officielle, les députés Russ Williams, de NelÙgan, et Jacques Dupuis, de Saint-Laurent, ont décrié «l’improvisation» du gouvernement et le caractère électoraliste des mesures annoncées.«Un gouvernement responsable chercherait, comme les libéraux Tant fait depuis plusieurs mois, à voir l’ampleur du problème d’abord», a dit M.Dupuis.Les libéraux réclament une étude sur les coûts sociaux occasionnés par le jeu pathologique.TAUPE SUITE DE LA PAGE 1 constater qu’elle avait recherché des renseignements sur 11 individus reliés aux Rock Machine.Trois d’enfre eux sont morts et quatre ont été la cible d’une tentative de meurtre.On saura aujourd’hui, lors de la divulgation de la preuve, si les autres cas détectés peuvent aussi être reliés à des attentats.Ce sont les recherches faites pour élucider l’attentat perpétré sur Michel Auger qui ont permis d’en arriver là.Le journaliste avait été atteint par balles, en septembre dernier, dans le stationnement du Journal de Montréal.Les mandataires de la SAAQ ont accès aux noms, adresses, numéros d’immatriculation, descriptions des véhicules des détenteurs de permis de conduire.Mme Martineau avait été informée, le 14 novembre, des soupçons pesant contre elle.Elle avait nié avoir commis les gestes reprochés.Elle avait été suspendue.Cette histoire n’est pas sans rappeler celle de France Garon, également de 42 ans, de Charles-bourg, près de Québec, ancienne conjointe d’un membre des Rock Machine.En décembre, eÙe avait été suspendue de ses fonctions, à la SÀAQ où elle travaillait depuis une dizaine d’années.Elle a été accusée en janvier d’avoir transmis des renseignements confidentiels à des tiers.On soupçonne que des informations sur des policiers et des motards ont été transmises par ce canal aux Rock Machine.L’enquête préliminaire de France Garon a été maintes fois reportée.Selon son avocaL Jean Asselin, la date maintenant retenue est le 5 juin.«Aucun témoin n’a été assigné», a précisé l’avocat mardi.«Il pourrait y avoir un dénouement», a-t-il ajouté.Au cours des derniers mois, un autre cas de consultation non autorisée avait été signalé publiquement.Il s'agissait d'un employé de la SÀAQ qui cherchait l’adresse de son ex-épouse.11 avait dû la retrouver puisqu’elle avait porté une plainte de harcèlement contre lui.
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