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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-05-18, Collections de BAnQ.

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w w w .ledevoir.co m ?DEVOI C’EST LA VI! La femme fait la robe Page B 1 LE MONDE Israël poursuit ses frappes Page B 7 V o L .X f 1 I X " 1.E V K X I) H E I) I 18 Ni A 1 2 (I O I Bush lance à fond la production d’énergie Pétrole et nucléaire auront la priorité LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Tout en se défendant detre un dinosaure environnemental ou un apprenti sorcier du climat le président américain George W.Bush a dévoilé hier une politique énergétique qui relance à fond l’exploration et la production de pétrole et qui propose de satisfaire les besoins prévisibles en énergie des Américains par une intensification sans précédent de la production d’électricité avec des centrales thermiques au charbon et de nouveaux réacteurs nucléaires.Applaudi par de vieux conservateurs comme James Watts, l’ancien conseiller énergétique du président Reagan, qui voit dans ce plan Bush le «dépoussiérage» de ses propres projets d'il y a 20 ans, le président américain s’est immédiatement mis à dos hier les démocrates, même des éléments progressistes de son propre parti et une partie importante de l’opinion publique américaine, sans parler des difficultés annoncées par le président de l’Union européenne, le Suédois Kjell Larsson, qui a déclaré que «la discussion entre amis n’existe plus!» en matière d’énergie et de changements climatiques.Le président Bush a officiellement entériné les 105 propositions du National Energy Policy Development Group (NEPD Group), qui lui recommande principalement d’assouplir les règles d’évaluation environnementale et d’émissions applicables aux centrales thermiques fonctionnant au charbon, les principales responsables en Amérique des pluies acides, du smog urbain et de la pollution au mercure, sans VOIR PAGE A 10: BUSH Une solution pour mieux dormir en avion ?PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Qui n’a pas rêvé de dormir au calme lors d’un voyage en avion et de descendre du mastodonte la tete reposée?Maxime Bolduc, du Groupe d’acoustique de l’Université de Sherbrooke (GAUS), s’applique justement à réaliser ce rêve.Ses recherches visent ultimement à trouver des moyens d’améliorer l’isolation acoustique de la carlingue d’un avion.Son principal outil de travail est un modèle informatique qui représente très fidèlement l’avion, un Dash-8 de Bombardier en l’occurrence.Maxime Bolduc travaille actuellement à l’élaboration du modèle qui devrait permettre de prédire le niveau de bruit qui sera transmis dans l’habitacle lorsque l’avion sera en vol.Le modèle en question contient une foule d’informations sur les caractéristiques de l’avion.«Pour que notre modèle soit bien représentatif de la réalité, nous L’Europe, les démocrates et les écologistes partent en guerre contre la nouvelle politique énergétique VOIR PAGE A 10: AVION INDEX Annonces.B 6 Avis publics.B 8 Bourse.A 6 Cinéma.B 10 Culture.B 8 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Monde.B 7 Mots croisés.B 8 Météo.B 4 Plaisirs.B 2 Sports.B 6 Télévision.B 9 Tourisme.B 4 Le grand soir JACQUES NADEAU LE DEVOIR C’ETAIT le jour du grand soir, hier, pour Éric Gagné.Le gaillard de 25 ans, de Mascouche, est devenu seulement le deuxième lanceur québécois de l’histoire, après Denis Boucher en 1993, à amorcer un match des ligues majeures à Montréal alors que les Dodgers de Los Angeles affrontaient les Expos au Stade olympique.À son entrée sur le terrain, Gagné, le cinquième partant des Dodgers, a été ovationné par une foule, il fallait s’y attendre, plus dense qu’à l'habitude.\.HiHi Mmm IIi Le grand buzz ODILE TREMBLAY LE DEVOIR À CANNES Avant même que le Festival de Cannes ne déroule sa première pellicule, un «buzz», comme on dit, un bruit de fond, porte d’un cru à l’autre un film sur le plus haut podium.Parfois trompeur, parfois prémonitoire, il n’en finit plus de bourdonner comme une abeille dans les couloirs du Palais et sur les terrasses de la Croi-sette.On en lit des échos çà et là, puis le son s’amplifie jusqu’au grondement.Est-il besoin de préciser que ce bruit-là met une tonne de pression sur les épaules du cinéaste palmé d’office par la rumeur et suscite un poids d’attente équivalent sur celles des festivaliers?Assez pour qu’on en sorte un peu déçus, forcément.Ça fait partie du jeu.Eh! m En l’an de grâce 2001, La Chambre du fils de l’Italien Nanni Moret-ti est l’heureux, ou malheureux, c’est selon, héritier du grand buzz en question.Dans Le Film français, quotidien qui publie notamment des critiques sur les œuvres en sélection officielle, six Palmes d’or étaient octroyées au Moretti avant la projection cannoise.Bien des Européens avaient vu le film avant nous.Ajoutez au tableau que les Oscars italiens, les David de Donatello, ont déjà réservé les plus grands honneurs à Im Chambre du fils.Buzz! buzz! buzz! quand tu nous tiens.Allez savoir s’il était nerveux, hier, en se présentant devant nous, Nanni Moretti?VOIR PAGE A 10: CANNES ¦ Autres informations en page B 10 Cannes Surplus record de 19,8 milliards ¦ Au moins 15 milliards iront au remboursement de la dette m Le Bloc accuse Martin de vouloir éviter un débat sur Vutilisation des surplus MANON CORNE L LIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Comme chaque année, Ottawa affiche un surplus beaucoup plus élevé que prévu, le ministre des Finances, Paul Martin, a confirmé hier que le surplus pour l’année 2(XXM)1 avait gonflé ix>ur atteindre le montant record de 19,8 milliards de dollars, un montant qui ixmrrail toutefois diminuer à la suite des corrections de fin d’exercice.Grâce à dos revenus plus élevés et à des taux d’intérêt plus bas, le gouvernement canadien, qui n’avait anticipé qu’un surplus de 11,9 milliards l’automne dernier, a pu faire en mars des dépenses imprévues de 2,1 milliards et rembourser 15 milliards de dollars sur sa dette.Ce remboursement pourrait être encore plus élevé puisque la mise à jour économique, que le ministre Martin a présentée hier au comité permanent des Finances, parle d’un minimum.Deux milliards pourraient s’ajouter.En effet, lorsqu’on additionne le remboursement annoncé et les nouvelles dépenses, on obtient 17,1 milliards.Ix*s milliards manquants représenteraient, explique-t-on, le coût des possibles corrections à apporter.Comme VOIR PAGE A 10: SURPLUS ¦ Ottawa devrait payer sa dette à l’égard du Québec, dit Landry, page A 4 Jeunes contrevenants Un avis juridique donne raison à Québec FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Justice, Paul Bégin, ne comprend tout simplement pas l’entêtement de son homologue fédérale Anne Mclœllan.Elle souhaite à tout prix imposer sa loi sur les jeunes contrevenants d’un océan à l’autre alors que les avis juridiques que le Québec a en main sont sans équivoque: Ottawa n’a aucune assise légale pour refuser que le Québec soit exclu de la future législation.Selon un avis juridique du ministère de la Justice du Québec dont Le Devoir a obtenu copie, «il existe des précédents dans la législation fédérale, et dans la jurisprudence de la Cour suprême du Canada, sur lesquels le gouvernement fédéral pourrait s'appuyer pour légiférer dans le sens réclamé par le Québec».Ce dernier souhaite maintenir les dispositions qui prévalent actuellement sur son territoire.Iz* Québec a développé au cours des dernières années un systè- VOIR PAGE A 10: AVIS LE MONDE CHUM: la fermeture des lits compromet la qualité des soins Page A 2 RenéVerville• LE SAULE DE GRAND-PRÉ déportation des Acadiens à travers rhistoire d'une famille Collection « Grandes histoires » • 492 pages .24,95$ 778313000689 L K I) K V 0 I H .I.E V E X I) R E 1) I 18 M A I i 0 0 I A 2 ‘LES ACTUALITÉS* Centres jeunesse Les travailleurs sociaux devront endurer les surcharges de travail ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le Conseil des services essentiels (CSE) a interdit hier aux travailleurs des Centres jeunesse de Montréal (CJM) de protester en refusant de prendre en charge des dossiers jugés excédentaires mais reconnaît que la surcharge de travail subie par ces intervenants sociaux est réelle et sérieuse.Le Conseil des services essentiels a en effet ordonné hier aux 180 intervenants sociaux des CJM de s’abstenir de mettre en branle une action concertée qui aurait eu pour effet, dès hier, de ne plus prendre en charge quelque 700 dossiers d’enfants référés aux Centres jeunesse.Par ce geste, les intervenants sociaux voulaient décrier la surcharge de travail qu’ils subissent jour après jour et réclamer de leur employeur l’adoption de normes pour limiter le nombre de dossiers confiés à chaque intervenant.Hier, le syndical des intervenants sociaux des CJM a tout de même procédé à une remise symbolique de dossiers et réitéré l’urgence de s’attaquer au problème du fardeau de travail au sein des services sociaux.«Im remise de dossiers peut paraître comme un geste scandaleux de notre part, mais le vrai scandale réside dans le fait que des jeunes enfants et des familles ne reçoivent pas les services dont ils ont vraiment besoin», a insisté hier Eric Bouchard, vice-président du Syndicat des employés des CSSMM.Selon ce dernier, les intervenants sociaux se voient confier jusqu’à 30 dossiers d’enfants simultanément alors que la norme serait de 20 dossiers par agent de relations humaines et de 18 pour les techniciens en assistance sociale.Ce surcroît de travail entraîne des délais indus et des services minimaux aux enfants.«Les enfants sont doublement victimes: délaissés par leur famille, ils stmt aussi délaissés par les intervenants à cause des dossiers excédentaires», tonne M.Bouchard.Certains eniànts ne sont vus qu’une ou deux fois par année, ce qui rend illusoire tout travail sérieux d’entraide ou de rééducation, ajoute-t-il.Un problème réel et sérieux Devant le refus du syndicat de continuer à prendre en charge des dossiers excédentaires, l’employeur a réagi par des avis disciplinaires.Le syndicat demande maintenant le retrait de ces avis et l’adoption immédiate de normes pour alléger le travail des intervenants.Dans son avis, le CSE reconnaît que «le problème de la charge de travail qui touche les agents de relations humaines et les techniciens en assistance sociale est réel et sérieux.C’est un constat qui découle clairement de la preuve présentée devant nous».le CSE a cependant jugé que les enfants et les familles n’avaient pas à faire les frais du conflit qui oppose les Centres jeunesse à ses travailleurs et «qu’aucun moyen de pression illégal ne saurait justifier qu’une partie de la population soit privée de services auxquels elle a droit».Québec II « Régie des alcools, des courses et des jeux AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régte des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou inten/enir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux.Service des greffes, 1.rue Notre-Dame Est, 9* étage, Montréal, (Québec) H2Y IBB Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant Restaurant/Bar Permis 490, rue Focaccio inc.additionnel Michel- RESTAURANT/ 1 Restaurant Jasmin BAR FOCACCIO pour vendre Dorval INC (Québec) 490, rue Michel-Jasmin H9P 1C3 Dorval (Québec) H9P 1C3 Dossier: 187-468 Restaurant Pepe 1 Restaurant 1616, rue Joe Inc.pour vendre Ste- RESTAURANT dans air Catherine PEPE JOE INC commune Ouest, Local 1616, aie Ste- 3210 Catherine Ouest, Montréal Local 3210 (Québec) Montréal (Québec) H3H 1L7 Dossier: 213-058 H3H 1L7 Placements Ojeil 2 Restaurants 6720, rue inc pour vendre Sherbrooke MOTEL LE dont 1 avec Est MARQUIS danse Montréal 6720, rue 2 Bars dont 1 (Québec) Sherbrooke Est sur terrasse Ht N 1C9 Montréal (Québec) (suite â H1N 1C9 Dossier: 238-337 cession) 9085-4548 1 Bar avec 696.rue Québec inc danse et Ste- CLUB SUPER spectacles Catherine SEXE avec nudité et Ouest 696, rue Ste- projection de films Montréal Catherine Ouest (Québec) Montréal (Québec) H3B 1B9 H3B 1B9 Dossier 242-982 Pâles et Pizza Da 1 Bar 2201, av.du Angelo me.BISTRO JONO (suite à une Mont-Royal cession) Est BAR Montréal 2201, av.du Mont- (Québec) Royal Est Montréal (Québec) H2H 1J5 Dossier: 248-476 H2H 1J5 3087-1701 Permis 350, rue Québec inc additionnel Bern LE VIEUX BAR 1 Bar sur Montréal 350, rue Bern terrasse (Québec) Montréal (Québec) H2Y 3E3 H2Y 3E3 Dossier: 286-344 Montréal (Québec) H2V4G1 Dossier: 766-634 Francine Giroux et 1 Bar 11950, rue Gina Chaput (suite à une Sherbrooke (Au p’tit Bar des cession) Est Frangines Montréal SE.N.CJ (Québec) AU P TITBAR H1B 1C6 DES FRANGINES 11950, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1B 1C6 Dossier: 929-745 Georges Perrier Retrait de la 10215, boul BAR mention St-Laurent L'INTERPOOL centre sportif Montréal 10215, boul.St- dans 1 Bar (Québec) Laurent avec addition H3L 2N5 Montréal (Québec) d'autorisation H3L 2N5 de spectacles Dossier: 956-821 sans nudité 9079-1906 1 Restaurant 153, rue St- Québec inc pour vendre Amable DODO S CASA 1 Bar sur Montréal DE FAJITAS terrasse (Québec) 153, rue St- H2Y 1E7 Amable Montréal (Québec) H2Y 1E7 Dossier: 1194-968 9069-2872 2 Bars dont 1 1466A, rue Québec inc sur terrasse Crescent LE COMTE DE (suite à une Montréal MONTÉ CRISTO cession) (Québec) LOUNGE BAR H3G 2B6 1466A, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B6 Dossier: 1386-713 Enoteca 1 Bar 7112, boul.International inc.(suite à une St-Laurent ENOTECA cession) Montréal INTERNATIONAL (Québec) 7112, boul.St- H2S 3E2 Laurent Montréal (Québec) H2S 3E2 Dossier: 1588-417 Cité des Arts et Changement 1425, boul.des nouvelles de capacité René- technologies de de 1 Lévesque Montréal Restaurant Ouest ÇAFE pour vendre Montréal ÉLECTRONIQUE existant (Québec) 1425, bout René- Permis H3G 1T7 Lévesque Ouest additionnel Montréal (Québec) 1 Restaurant H3G 1T7 pour vendre Dossier: 1611-763 sur terrasse 9088-4735 1 Bar avec 690, rue Québec inc.danse et Ste- SUPER spectacles Catherine CONTACT avec nudité et Ouest 690, rue Ste- projection de Montréal Cathenne Ouest films (Québec) Montréal (Québec) H3B 1B9 H3B 1B9 Dossier: 1704-063 Jacques Alfred 1 Restaurant 9580.boul Paquette avec Henri- RESTO LES projection de Bourassa SEDUCTRICES films Est 9580, boul.Henri- (demande Montréal Bourassa Est amendée) (Québec) Montréal (Québec) H1E 2S4 H1E 2S4 Dossier: 1806-355 9093-9364 1 Restaurant 3565, Québec inc pour vendre avenue PIZZA GHETTO Lome 3565.avenue Montréal Lome (Québec) Montréal (Québec) H2X 2A5 H2X 2A5 Dossier: 1814-466 Léo Parent 1 Restaurant 20, rue St- LA CAVE pour vendre Louis GRECQUE 1 Bar Saint- 20.rue St-Louis (suite à une Eustache Samt-Eustache cession) (Québec) (Québec) J7R 1X4 J7R 1X4 Dossier: 309-146 2548-1722 Permis 1277, boul.Québec inc.additionnel Taschereau MOTEL LA PARISIENNE 1 Bar Longueuil (Québec) 1277, boul Taschereau J4K 2X7 Longueuil (Québec) J4K 2X7 Dossier: 347-138 9056-6399 Permis 639.rue Québec inc RÔTISSERIE additionnel Notre-Dame 1 Restaurant Repentigny GRENACHE pour vendre (Québec) (1997) sur terrasse J6A2V7 639, rue Notre-Dame Repenltgny (Québec) J6A 2V7 Dossier 360-214 Kahlid Bahadda et 1 Bar 1854, rue Nectri Belkhir Jean-Talon (Bar Samir Est S E N.C.) Montréal BAR SAMIR (Québec) 1854.rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2E 1T5 Dossier: 1814-540 H2E 1T5 9095-4660 1 Restaurant 1155.Québec inc.pour vendre avenue RESTAURANT Victoria TRIO Saint- 1155.avenue Lambert Victoria (Québec) Saint-Lambert (Québec) J4R 1P8 Dossier 1815-281 J4R 1P8 9100-9373 1 Restaurant 9530, de Québec inc.pour vendre l'Acadie RESTAURANT Montréal NOSTOS (Québec) SOUVUKI 9530.de 1 Acadie Montréal (Québec) H4N 1L8 Dossier 1815-299 H4N 1L8 9096-2887 1 Restaurant 4430 et Québec inc pour vendre 4434 boul.RESTAURANT St-Laurent 4430 et 4434 boul Montréal St-Laurent (Québec) Montréal (Québec) H2T 2R8 H2T 2R8 Dossier 512-590 Macomak gestion Permis 5058, inc.additionnel avenue Du À LA CRÊPE 1 Restaurant Parc BRETONNE pour vendre Montréal 5058, avenue Du sur terrasse (Québec) Parc H2V 4G1 9102-5262 Québec me RESTAURANT IL FORNETTO 1900, boul.St-Joseph Lachme (Québec) H8S 2N5 Dossier 273-540 3 Restaurants 1900, boul pour vendre St-Joseph dont 1 sur Lachme terrasse (Québec) 1 Bar sur H8S 2N5 terrasse (Balcon) (suite à une cession) (Demande corrigée) CHUM La fermeture de lits compromet la qualité des soins, disent les médecins Règlement sur l’eau Boisclair exclut les petits réseaux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Confrontés à des fermetures de lits records pour l’été, les médecins du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) sont inquiets et craignent de ne plus pouvoir assurer ni l’accès, ni la qualité de certains services médicaux durant la période estivale.Après les infirmières du CHUM, qui demandaient cette semaine de fermer plus de lits pour éviter une dégradation des soins, ce sont les médecins qui sont montés au front hier soir, lors d’une assemblée générale du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), pour s’inquiéter de la qualité des services du CHUM à l’ap-prqche de la saison estivale.A l’hôpital Saint-Luc, près de 40 % des lits seront fermés d’ici un mois et déjà, l’on s’attend à ce que certains spécialistes ne puissent admettre qu’au compte-gouttes leurs patients nécessitant des investigations plus poussées.Au total, quelque 360 lits sur 1200 seront fermés au CHUM pendant l’équivalent de 12 semaines, en raison du «ralentissement» d’été, aggravé par la pénurie aiguë d’infirmières.«On prévoit que la qualité des services sera nettement diminuée par rapport à ce qu'on offre à nos patients en temps ordinaire.En 16 ans de pratique, je n’ai jamais vu cela», a commenté hier le président du CMDR le I)r Die Valiquette.Pour plusieurs, il s’agit d’une situation inégalée dans les annales de l’hôpital, et l’on s’attend à vivre des conditions très difficiles tant dans les urgences que pour les patients qui auront besoin d’hospitalisation.«On fonctionne déjà aux limites de nos capacités.Avec 360 lits à Saint-Luc, certains collègues ont déjà du mal à hospitaliser des patients qui doivent jaire l’objet d’un examen plus poussé.Qu ’est-ce que ce sera avec plus que 257 lits cet été?On ne peut plus assurer des soins optimaux», s’inquiète le Dr Ixic Bessette, urgentologue à Saint-Luc.Le président du CMDP juge cette situation de crise d’autant plus choquante quelle ne découle aucunement d’un manque d’argent, mais de l'incurie du gouvernement à planifier adéquatement la main-d’œuvre.«Le plus frustrant, c’est que cette situation de pénurie est tout à fait artificielle.Elle est la conséquence des mises à la retraite massives faites par le gouvernement.Le problème, c’est qu’on a un ministre de la Santé qui dit que tout va bien, et n’est même pas capable d’admettre la responsabilité de son gouvernement dans cette crise», tonne le D'Valiquette.En effet, les récentes déclarations du ministre de la Santé, Rémy Trudel, mettent plutôt sur le compte de la mauvaise gestion des hôpitaux les problèmes vécus dans certaines urgences.Le ministre soutient en sus que la pénurie d’infirmières qui frappe le Québec est un phénomène universel qui touche également toute l’Amérique du Nord.Solidaires des infirmières, mais.Les médecins se montrent très sensibles aux problèmes vécus par les infirmières du CHUM qui ont demandé cette semaine que plus de lits soient fermés pour donner un peu d’oxygène à leurs collègues qui seront sur le front cet été.Toutefois, ces derniers se refusent à endosser leur demande.«On n’est pas seulement responsables des malades qui attendent à l’urgence, mais aussi de ceux qui ont besoin de soins et de diagnostics et qui sont malades chez eux.Pour nous, il serait inacceptable de limiter davantage l’accès à l’hôpital», insiste le président du CMDP Pour le D Bessette, on ne peut plus parier de •fermetures d’été» et de «crise temporaire», puisque la réduction des lits s’étend maintenant sur trois mois.«Cest maintenant le quart de l’année où les services sont limités au minimum.Quelle pression allons-nous subir cet été pour libérer des lits?Ce sont les médecins d’urgence qui auront ce poids sur les épaules et qui porteront l’odieux de décisions difficiles.Nous en sommes rendus à tolérer l'intolérable.» Ce ne sont pas seulement les patients à l’urgence qui souffriront Un projet domiciliaire de 1800 logements est projeté Outremont demande l’aide de Québec pour transformer la gare de triage SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR La cour de triage du Canadien Pacifique située à la hauteur de la rue Beaubien dans la Ville d’Outre-mont à Montréal, celle-là même qui a fait l’objet de nombreuses plaintes pour pollution par le bruit de la part des citoyens résidant à proximité, pourrait être chose du passé d’ici l’été 2002.La Ville d’Outremont a en effet déposé mardi une demande d’aide financière, dans le cadre du programme Travaux d’infrastructures Canada-Québec 2000, géré par le ministère des Affaires municipales et de la Métropole, afin de transformer la cour de triage du Canadien Pacifique en projet domiciliaire qui comprendra 1800 logements: 1400 sur le terrain occupé par le CP et 400 en territoire municipal.Les coûts du développement domiciliaire sont estimés à 40 millions, dont 21,4 millions en infrastructures urbaines et 17,6 millions pour la relocalisation des activités ferroviaires et la réhabilitation des sols; ces chiffres, qui remontent à 1994, font présentement l’objet d’une réévaluation.Le projet que caresse Outremont depuis trente ans deviendra réalité seulement si Québec accepte de subventionner les deux tiers des 21,4 millions.«Si la subvention est refusée, ça va mettre en péril tout le projet car Outremont ne peut pas assumer seule tous les coûts que ça implique», a déclaré hier le maire Jérôme Untenberg en conférence de presse.Celle-ci se déroulait au fr étage d’un vieil édifice en rénovation adjacent à la cour de triage, question de rendre intelligible le plan d’aménagement.Si les trains continueront de traverser la ville, une des deux voies ferroviaires qui contournent actuellement la cour de triage sera détournée de manière à rejoindre l’autre, afin de libérer la partie sud du territoire de CP Une partie de l’aire limitrophe aux rails de chemin de fer sera transformée en bureaux, tandis que les espaces verts occuperont 15 % du nouveau territoire.Un parc linéaire avec muret est d’ailleurs prévu pour permettra d’étouffer le bruit des trains.M.Untenberg a reçu l’assurance que le CP déménagerait ses pénates à l’intérieur de six mois suivant l’approbation du dossier par Québec, dont la réponse est attendue cet automne.Le lieu de relocalisation n’a pas encore été déterminé mais Côte-Saint-Luc, qui a déjà une cour de triage, aurait été citée dans des discussions.«Il n'y aura pas de décision prise tant qu 'on ne saura pas si le projet ira de l’avant», a déclaré Michel Spénard, porte-parole de CR Le maire Untenberg est très optimiste: «Le centre-ville a besoin d ’accueillir plus de familles.C’est un projet d’envergure à Montréal qui n’a pas d’équivalent présentement et qui aura des retombées économiques de 400 millions», a-t-il fait valoir.LOUIS GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministre québécois de l’Environnement, André Boisclair, a décidé hier, après consultation du monde municipal, de retirer «à ce moment-ci» de son projet de règlement sur l’eau potable les puits individuels et les petits réseaux d’aqueduc qui desservent moins de 20 clients.Le ministre a annoncé cette décision à l’occasion d’une entrevue accordée au Devoir à l’issue de sa rencontre avec la Table Québec-Municipalités.Mais le ministre n’a pas précisé si le projet, ainsi amputé, atterrirait bientôt sur la table du conseil des ministres pour approbation où s’il s’alignerait sur le tempo des municipalités.Mais, devait ajouter aussitôt le ministre, tout le monde a convenu hier de créer un groupe de travail pour «étudier» toute la question des réseaux de moins de 20 clients.Aucune échéance n’a toutefois été fixée aux travaux de ce comité, ce qui ne l’empêche pas de devoir s’astreindre à une certaine «obligation de résultat».Les petits réseaux sont souvent vulnérables aux contaminations dans la mesure où leurs propriétaires n’ont pas beaucoup de moyens financiers.Et comme ils se retrouvent généralement en milieu agricole, la possibilité de contamination par des animaux de ferme n’est pas négligeable.Quant aux tests obligatoires des puits individuels une fois par année, que le nouveau règlement voulait imposer, cette mesure a provoqué une frousse parmi les états-majors du milieu agricole.Ces derniers craignent qu’une connaissance généralisée de l’état des eaux souterraines dans chaque région ne provoque des paniques et des levées de boucliers.Le ministre Boisclair a précisé en entrevue que les responsables municipaux étaient néanmoins favorables «en général» à l’idée de tester les puits individuels et les petits réseaux.11 a laissé entendre que Québec et les municipalités pourraient mettre sur pied un mécanisme d’assistance financière au profit de ceux qui voudraient tester leurs puits ou leurs petits réseaux sans que la chose soit obligatoire.Le futur règlement sur l’eau potable ne prévoyait pas de rendre les résultats de ces tests publics.Le ministre a par ailleurs affirmé avoir obtenu l’appui des deux unions municipales pour défendre les prérogatives du Québec en matière de contrôle de ses eaux potables.D semble que les édiles québécois vont faire la bataille lors du prochain congrès de la Fédération canadienne des municipalités pour qu’elle amende sa demande en vue de faire décréter par Ottawa des normes nationales sur l’eau, qui auraient force de loi et prépondérance sur les normes provinciales.loto-québec EN BREF Tirage du 2001-05-16 Il 1Z 29 34 3Z 45 Numéro complémentaire: 19 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 8 5/6 236 4/6 11 857 3/6 213 760 LOTS 2 000 000,00 $ 65 816,40$ 1 784,80 $ 68,10$ 10,00$ Ventes totales: 12 550 686 $ Prochain gros lot (approx ): 5 000 000 $ w Tirage du 2001-05-16 Qê 14 2Z 3Q 33 49 Numéro complémentaire: 4£i GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 26 500,00$ 4/6 1 057 50,00$ 3/6 19 689 5,00$ Ventes totales 554 179.00$ fniitiii iiiiii Jir Tirage du 2001-05-16 RSI+ # 1Q 31 42 42 GAGNANTS LOT 55 181,82$ *S6utos les sélections participant au Lotto 6/49 at au Québec 49 sur le même billet sont admissibles à la promotton Egtra Tirage du 2001-05-16 NUMÉROS LOTS 392823 100 000$ 92823 1 000$ 2823 250$ 823 50$ 23 10$ 3 2$ La )*u doit rostor un jou Les modalités d aocaissamort das b*«a» gagnants D» lussent au verso des billets En cas de d «parité entre cette i«te et « ««te ottewse de L-Q._____________cette dernière a pnonlé__________ o Uancien dépotoir de Sainte-Anne-de-la-Rochelle coûtera 260 000 de plus aux Québécois (Le Devoir) — Le ministère de l’Environnement (MENV) investira 260 000 $ supplémentaires pour assurer la sécurité de l’ancien site d’enfouissement de Sainte-Aime-de-Larochelle pour en limiter les écoulements, renouveler des équipements désuets et recouvrir le site pour le rendre imperméable.Le ministère avait ordonné, il y a quelques années, à la société BCG inc., propriétaire du site, d’effectuer ces travaux et le contrôle environnemental des impacts post-fermeture.Mais devant le refus de cette société, Québec a requis et a obtenu en 1996 une injonction interlocutoire, qui a dû être re-signifiée l’année suivante.Pour limiter les dégâts, le ministère a investi jusqu’ici 200 000 $ qu’il espère, ainsi que ses nouveaux investissements, récupérer des actionnaires de BCG inc., comme le permet la loi.Mais devant l’inapplication de l’injonction par les propriétaires, le ministre Boisclair a précisé hier que la société BCG devra répondre d’ici quelques semaines d’une accusation d’outrage au tribunal.Le non-respect d’une injonction peut engendrer des amendes allant jusqu’à 50 000$ par jour et des peines d’emprisonnement pouvant atteindre un an.OLe ministère mettra par ailleurs sur pied un «comité de suivi environnemental» composé de ses propres représentants, de ceux des citoyens, des municipalités et du consultant responsable des travaux.Une entente est conclue dans le secteur de la construction résidentielle (PC) — La grève prévue pour mardi prochain dans le secteur de la construction résidentielle est écartée à la suite d’une entente entre le Conseil conjoint de la construction F-T-Q et l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec.Les 25 000 travailleurs du secteur résidentiel lourd, soit les bâtiments de quatre étages et plus, obtiennent une hausse de la masse salariale de l’ordre de 18 % sur trois ans.De leur côté, les salariés du secteur résidentiel léger obtiennent une augmentation de l’ordre de 12 %.Les négociations se poursuivent également dans les autres secteurs de l’industrie.Des développements sont attendus d’ici la fin de semaine.Evan Brown a été agressé en prison (PC) — Evan Brown, cet individu emprisonné pour 30 jours hier parce qu’il a entarté le premier ministre Jean Chrétien, va se souvenir longtemps de sa première nuit derrière les barreaux.Il a été agressé par un autre détenu qui lui a asséné un coup de poing au visage quelques heures seulement après soq entrée au centre correctionnel de l’Ile-du-Prince-Edouard, à Charlottetown.On ignore ce qui est à l’origine de l’incident.Evan Brown a été transporté à l’infirmerie pour y recevoir quatre points de suture et a ensuite été placé en isolement pour sa propre sécurité.Adrien Lacombe est condamné à trois ans de prison (PC) — L’ex-directeur financier de l’École des hautes études commerciales (HEC), Adrien Lacombe, a été condamné hier à trois ans de prison.Lacombe, âgé de 58 ans, a déjà plaidé coupable à des accusations de fraude et de commissions secrètes totalisant plus d’un million de dollars, au détriment des HEC.Chaque mois, pendant cinq ans, Adrien Lacombe facturait des travaux qui n avaient jamais été effectués.Il pourrait toutefois être admissible à une libération conditionnelle dans six mois, puisqu’il n’a pas d’antécédents judiciaires.4 I L K I) K V 0 I R .L K V K V I) R K I) I IS MAI 2 0 0 I A *> r> LE DEVOIR ACTUALITES Christian R io u x Grosse fatigue La bonne nouvelle : elle est enceinte ; la mauvaise : Global la congédie La journaliste Colleen Thorpe n ’entend pas baisser les bras La fatigue de l’hiver est longue à disparaître.Mais il n’y a rien de pire que la fatigue politique.Celle qui vous tenaille chaque fois qu'apparaît le sourire de Stéphane Bureau ou que résonne le thème musical d'un bulletin de nouvelles, qu’il soit de Radio-Canada, de France 2 ou de CNN.C’est pourquoi j'ai toujours pensé que les fatigués de la politique auraient besoin d’une cure de repos.Je pense en particulier aux «tannés» de la question nationale et des «sempiternelles» relations fédérales-provinciales.Vous conviendrez avec moi qu'ils ne manquent pas par les temps qui courent.Soyons cléments.Les pauvres auraient besoin d’un lieu de repos pour se ressourcer et se refaire une santé.Ds y feraient un stage au printemps ou à l’automne, histoire de se changer les idées et surtout d’en découvrir de nouvelles.Car il faut reconnaître qu'il n'est pas toujours facile d’entendre Stéphane Dion et Louise Beaudoin se crêper le chignon deux ou trois fois par mois.Jusqu’ici, je ne savais pas quel Club Med pourrait accueillir ces étranges convalescents.Je crois pourtant que je viens de trouver l'endroit tant recherché.?Au pied des Alpes françaises, entre (Grenoble et Valence, au creux d’une petite vallée encaissée, la ville de Die est accrochée à un contrefort du massif du Vercors.Ses 4500 habitants accuefflent chaque année un petit salon du livre où l’on trouve probablement la meilleure sélection d’ouvrages d’Kurope centrale et orientale.Chaque année s’y retrouvent quelques dizaines d’écrivains d’Europe de l’Est.Pendant un peu plus d’une semaine, des Lithuaniens, des Tchèques, des Slovaques, des Arméniens ou des Croates échangent pêle-mêle dans cette petite ville délimitée par des remparts qui remontent à Jules César.Après avoir fait le point sur le nouveau roman et réglé son compte aux poètes postmodernes, devinez de quoi ils parlent?Eh bien, de l’éternelle question de la coexistence des petites et des grandes nations, de la façon dont les Slovaques se sont séparés des Tchèques, de celle dont les Croates traitent leur minorité ou dont les Arméniens tentent de sortir de la psychose d’un génocide que le monde entier a nié pendant si longtemps.Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, un peu avant la chute du mur de Berlin, une poignée de passionnés a eu le génie de créer ce salon.Depuis, les intellectuels d’Europe de l’Est, oubliant leurs rancunes, s’y donnent rendez-vous pour un dialogue qui ne pourrait probablement pas avoir lieu chez eux.Les quelques jours que j’ai passés à Die m’ont fait l’impression d’une véritable cure.Et ce n’était pas qu’à cause de l’air alpin.J’imagine donc que d’autres pourraient en profiter.Je m’y rendais pourtant sans trop savoir ce qu’un Québécois allait faire dans cette galère.Vous ne devinerez jamais l’intérêt des participants pour ce que nous considérons souvent comme une évidence.Oui, notre «sempiternel» débat national peut encore inspirer ceux qui ont connu tous les totalitarismes, qui vivent encore dans les haines raciales, sinon dans les affrontements armés.Quelques-uns, même, ne cachent pas leur fascination pour ceux qui, comme les Québécois, cherchent des solutions démocratiques aux frictions entre les peuples.Je vous donne le genre de questions auxquelles il a fallu répondre.Des sujets comme l’échec de l’Accord du lac Meech, le dernier référendum, la présence québécoise au Sommet de Québec ou les revendications autochtones me sont soudainement apparus d’une surprenante originalité.Les questions des auteurs arméniens, lithuaniens ou Slovènes n’avaient rien à envier à celles des étudiants en science politique de l’Université Laval.Sauf quelles permettaient d’entrevoir le petit message démocratique que recèle l’expérience québécoise pour des peuples qui s’entredéchirent ou nourrissent parfois des haines millénaires.Qu'on se le tienne pour dit, si le débat national québécois en ennuie quelques-uns, ce ne sont pas les étrangers.Tellement que j’aurais voulu transporter à Die tous les fatigués de chez nous.?Entre la réélection des nationalistes basques, le futur statut de la Corse et les propositions allemandes de réorganisation de l’Union européenne, l’Europe est aujourd’hui secouée par une discussion dont les accents nous sont de plus en plus familiers.Croyez-le ou non, il y a encore des gens qui trouvent nos «vieilles» chicanes passionnantes et pleines de leçons.Depuis que je suis revenu de Die, sous peine de parodier le président Fox du Mexique, j’ai presque le goût de dire que notre fatigue politique est un luxe d’enfants gâtés.J’exagère peut-être un peu.Toujours est-il que j’ai depuis juré de ne plus jamais être fatigué.Christian Rioux est correspondant du Devoir à Paris.Neuf jours après avoir annoncé à son employeur qu’elle était enceinte, Colleen Thorpe a reçu son avis de congédiement.À ses yeux, l’événement n’a rien de fortuit et elle se dit prête à livrer bataille pour faire reconnaître ses droits.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Journaliste au réseau de télévision de Global à Montréal, Colleen Thorpe a entrepris de démontrer que son employeur a fait preuve de discrimination à son égard en la remerciant de ses services après l'annonce de sa grossesse.Colleen Thorpe figure parmi les vétérans de la jeune station de télévision, qui a ouvert ses bureaux à Montréal en 1996.D'abord correspondante à Berlin pendant quatre ans pour le réseau CBC, elle travaille ensuite à CFCF avant d’être engagée par Global en 1996.Son statut de journaliste contractuelle affectée au réseau national la distingue de ses collègues montréalais syndiqués.Le 12 février dernier, la jeune femme de 34 ans, déjà mère de deux enfants, signale à son employeur torontois qu'eUe est enceinte de jumeaux, ce qui signifie qu’elle bénéficiera d’un deuxième congé de maternité en deux ans.La réponse ne se fait pas attendre et, le 21 février suivant, son employeur l'informe qu’il met fin à son contrat sans lui fournir de raison, affirme-t-elle.Il faudra l’intervention de son avocate pour finalement obtenir une explication de Global, qui dit vouloir embaucher une personne dotée d’une expérience et de qualités différentes pour le nouveau bulletin d’information de l’automne.La nouvelle lui a fait l’effet d'un choc car, précise-t-elle, rien ne laissait présager un tel dénouement et jamais son employeur n’aurait exprimé une quelconque insatisfaction à l’égard de son travail: •S'ily avait eu un problème, pourquoi ne pas m'en aviser et me dire: on aimerait que tu améliores ça, on va te donner une formation, tu n'es pas tout à fait au point pour ça?J'étais vulnérable car j’étais à contrat et non syndiquée.Et je crois qu’ils en ont profité.» Son contrat qui devait se terminer au mois d’août 2001, prendra fin le 31 mai, mais il est hors de question pour elle d’en rester là.Déjà, une plainte a été déposée auprès de la Commission canadienne des droits de la personne et elle compte bien s’adresser à Développement des ressources humaines Canada, qui traite les dossiers de congédiements dans les entreprises relevant du gouvernement fédéral, pour obtenir justice.Elle demeure consciente des dangers auxquels elle s’expose en dévoilant son histoire sur la place publique, mais la défense de ses droits lui importe davantage.«Il y a beaucoup de femmes qui ne portent pas plainte.C’est long et c’est beaucoup d'énergie fl dépenser, j’en sais quelque chose.» À Toronto, le porte-parole de Global se refuse à tout commentaire, prétextant qu’il s’agit d’une affaire interne.La sympathie que lui portent ses collègues est palpable, même si le syndicat ne peut la défendre.S M M Colleen Thorpe, enceinte de jumeaux, a perdu son boulot neuf jours l’heureuse nouvelle à son employeur.JACQUES NADEAU U- après avoir un DEVOIR noncé Coalition sur les forêts vierges nordiques La gestion de la forêt devrait faire l’objet d’une enquête LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le fait qu’un «acteur de terrain» de l’importance de la Conférence des coopératives forestières du Québec avoue dans un document qu’il observe la «loi du silence» sur des pratiques forestières qu’il ne veut pas divulguer, par intérêt, constitue un motif majeur pour que le gouvernement québécois déclenche une enquête publique sur la forêt C’est en ces termes qu'a réagi la Coalition sur les forêts vierges nordiques par la voix de son directeur général, l’ingénieur forestier Pierre Dubois: «Desjardins l’a dit qu’il y avait une omerta en forêt.(Louis-JeanJ Lussier, l’ancien président de l’Ordre, l’a dit et nous l’avons dit en précisant dans notre mémoire quelles étaient les pratiques qui sont probablement en cause dans cette affaire.Une affaire de 200 millions qui tourne autour des royautés que la société doit en principe tirer de l’exploitation forestière.Que faut-il de plus au gouvernement pour justifier une enquête publique?» Mais le directeur de cette coalition de syndicats, de groupes environnementaux et sociaux n’est pas surpris des révélations conte- nues dans le document divulgué cette semaine par D Devoir, à savoir la Mise à jour de la planification stratégique de la Conférence des coopératives forestières du Québec.«On voit qu’ils ont suivi les conclusions de leur analyse: ils se sont collés sur le gouvernement et l’industrie même s’ils savent des choses.Et c’est peut-être parce que cette situation leur profite», commente Pierre Dubois.Selon la coalition, la «loi du silence en forêt» touche fort probablement l’inexactitude des opérations de mesurages et les versements de royautés au gouvernement qui en découlent L’industrie du bois de sciage, essentiellement contrôlée par les pâtes et papiers, dit-il, obtient des réductions de 40 % sur les opérations de reboisement et de 40 à 100 % pour le jardinage forestier.Mais ces opérations sont-elles réalisées selon les normes et pourquoi le gouvernement se contente-t-il d’un système d’autoévaluation, se demande Pierre Dubois?Pourquoi le gouvernement se contente-t-il, ajoute l’ingénieur forestier, de valider les échantillons de forêt retenus par les exploitants pour qualifier leurs travaux au lieu d’aller voir ailleurs que dans les parcelles servant d’étalon officiel?E N BREF Le maire Paquet prend sa retraite (Le Devoir)— Le maire de Saint-Laurent, Bernard Paquet, a annoncé hier qu’il mettra cette année un terme à une carrière politique longue de vingt ans.Elu conseiller municipal pour la première fois en 1982, il occupait la fonction de maire depuis 1990.Son ascendant sur cette riche municipalité de l’île de Montréal, qui abrite notamment un Technoparc bien garni, est apparu lors de son élection par acclamation en 1998.Farouche opposant à la fusion municipale, il a toutefois déclaré hier son intention de ne pas se mêler des élections de cet automne et de Laisser à ses concitoyens le soin de décider du choix de leurs représentants.La station Jean-Drapeau (PC) — Les membres du Conseil d'administration de la Société de transports de la Communauté urbaine de Montréal ont adopté une résolution visant 3 changer le nom de la station Ile-Sainte-Hélène par celui de Jean-Drapeau.Cette décision vise à rendre hommage à l’ancien maire de Montréal, qualifié de grand bâtisseur, grâce à qui le métro a vu le jour en octobre 1966.La STCUM s’était fixé comme objectif de procéder au changement de nom dans ses outils d’information à la clientèle lors de leur mise à jour annuelle et ce, afin de ne pas engendrer de coûts supplémentaires.C’est chose faite.Iles fusions au québec DOUBLE JEU Le gouvernement péquiste actuel.dit appuyer les familles.Mais la Loi 170 détruit nos petites villes, le chez-soi des familles de la classe moyenne, assise de la société québécoise.CTOit i ses référendums, mais rejette les nôtres, par lesquels les citoyens se sont opposés aux fusions forcées dans une mesure de 70 % à 95 %.veut un gouvernement à l'européenne pour le Québec et le Canada.Mais la Communauté européenne n'aurait pas vu le jour si elle n'avait garanti la préservation des gouvernements locaux.Nous nous souviendrons de cette duplicité.La coalition' des citoyens contre les fusions forcées Une société inclusive C'est le monde sans obstacles UN CONGRÈS INTERNATIONAL SUR LE DESIGN UNIVERSEL **1 l*r 4U s juin 2001 Palais ties Congrès tie Montréal Venez réfléchir aux avantages de bâtir un monde inclusif et sans obstacles pour tous, sans égard à la diversité, l'âge ou le handicap.Venez visiter l'exposition du congrès ouverte au public le 2 et 3 juin de lOh à I7h30.^ wwwxcrw.org congress@ccrw.org S14-207-1070 A I I.E DEVOIR.I.E V E X D R E D I M A I 2 O O 1 LE DEVOIR POLITIQUE L’énoncé économique de Paul Martin Ottawa devrait payer sa dette à régard du Québec, dit Landry ROBERT DUTRISAC DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Tandis que Paul Martin annonçait le remboursement de 15 milliards de la dette fédérale, le premier ministre Bernard Landry a rapixTé qu'Ottawa devait au gouvernement du Québec une somme de 3,5 milliards, des comptes en souffrance allant des coûts de la crise du verglas à l’harmonisa-tion de la TPS et de la TVQ.A l’Assemblée nationale, M.Landry, qui répondait à une question du chef de l’Action démocratique du Québec (ADQ), a souligné que le gouvernement fédéral avait des «comptes en souffrance» envers le gouvernement du Québec de «trois milliards et demi de dollars».Et d’ajouter: «Si le fédéral nous paie, nous ferons un formidable débat en cette Chambre pour savoir qu’est-ce qu’on fait avec.Et ça pourrait être de deux choses l'une: une baisse d’impôts de trois milliards ou un remboursement de trois milliards de la dette.» Renseignements pris auprès du cabinet de Joseph Facal, ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes chargé de compiler ces données, le gouvernement fédéral devrait tout près de trois milliards au Québec et non pas 3,5 milliards.Deux réclamations font l’objet d’actions en Cour fédérale: 310 millions du Régime d’assistance publique du Canada, aboli en 1995, et 127 millions liés au Programme de stabilisation des revenus.La plus grosse part de ces comptes en souffrance, ce sont les 1,9 milliard de dollars qu’a coûté au gouvernement québécois l’harmonisation de la ITS et de la TVQ.Viennent ensuite 96 millions pour les jeunes contrevenants et 59 millions pour le Palais des congrès « Ou bien le fédéral taxe trop, ou bien il ne redonne pas assez d’argent aux provinces», dit Pauline Marois de Montréal.S’ajoutera bientôt une réclamation d’environ 400 millions afin d’indemniser Hydro-Québec pour les dommages subis lors de la crise du verglas.La réduction de la dette fédérale de 15 milliards présente des avantages pour le Québec, estime M.Landry, même si elle est rendue possible parce que le ministre des Finances du Canada «nous a enlevé des moyens, à nous, de réinvestir en santé, en éducation et au paiement de la dette».Il a reconnu que «nous, Québécois, somme pris aussi dans le piège de l'endettement fédéral».Paul Martin «nous soulage aussi et, à la souveraineté du Québec, la dette sera moins élevée parce qu’il commence à la rabattre», a-t-il dit, tout en indiquant que la dette diminuerait plus vite si le Québec contrôlait Paul Martin a consulté Bay Street en oubliant presque la rue Saint-Jacques 10Q%deses impôts.A Londres, alors qu'elle poursuit une tournée européenne des courtiers et investisseurs,européens, la ministre d’Etat à l’Économie et aux Finances, Pauline Marois, a exprimé un autre point de vue.Ce remboursement de la dette fédérale, «ça me choque», a-t-elle livré au Devoir.Selon Mme Marois, Paul Martin aurait dû réduire les impôts, ou encore accorder des sommes supplémentaires aux provinces pour la santé et les services sociaux, ou bien opter pour un mélange des deux.«Ou bien le fédéral taxe trop, ou bien il ne redonne pas assez aux provinces», estime la ministre.Pour Mme Marois, les surplus qu’affiche le gouvernement fédéral confirment l’ampleur du déséquilibre fiscal au Canada.«Ottawa continue de se réserver la possibilité de dépenser dans les champs de compétence du Québec» alors que des transferts de points d’impôt aux provinces sont requis «de toute urgence», estime-t-elle.Quand Paul Martin veut prendre le pouls de l’économie canadienne pour préparer son énoncé économique, il se fie essentiellement à Bay Street Comme c’est la tradition maintenant, avant de rendre public son énoncé économique, Paul Martin rencontre des prévisionnistes triés sur le volet Le 10 mai dernier, le ministre des Finances du Canada a rencontré dix prévisionnistes appelés à lui donner leurs avis sur les perspectives économiques au pays.Tous venaient de Toronto, capitale financière du Canada, à trois exceptions prés.Paul Martin apprécie les conseils de la firme américaine Wharton Economie Forecasting Analysis (WEFA).Il fait appel au Conference Board basé à Ottawa ainsi qu’à la Financière Banque Nationale représentée par l’économiste en chef Clément Gignac.Les cinq plus grandes banques canadiennes — la Banque Royale, la Banque de Montréal, la Banque Scotia, la Banque TD et la CIBC—y ont délégué, chacune, leur économiste en chef établi à Toronto.La filiale toron- toise de Standard and Poor’s, DR1.s’est aussi retrouvée autour de la table, tout comme The Institute for Policy Analysis de l'université de Toronto.Le Mouvement Desjardins, qui compte pour 10 % de l’épargne au Canada, n’est pas invité.«Le point de départ, c’est que les grandes banques ont une solide réputation dans la prévision économique.On fait affaire avec des gens sérieux qui sont crédibles», a-t-on expliqué au cabinet de M.Martin.Depuis 1997, la Banque du Canada a pourtant choisi de décentraliser ses prévisions économiques afin d'avoir une image plus juste de l’économie canadienne dans son ensemble.La Banque du Canada a ouvert cinq bureaux régionaux à Halifax, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver.Le bureau de Montréal compte trois économistes prévisionnistes comme celui de Toronto.Les autres bureaux disposent de deux économistes.Robert Dutrisac De notre bureau de Québec Québec aura une équipe distincte aux Jeux de la Francophonie FRANÇOIS CARDINAL DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La guerre de drapeaux n’aura pas lieu.Non sans fierté, Québec a annoncé, hier, qu’il aura sa propre équipe lors des Jeux de la Francophonie au mois de juillet prochain plutôt que d’être une simple compo-sante de l’équipe canadienne.Un précédent qui incite la ministre Louise Beaudoin à réfléchir à haute voix à la création d'un hymne national québécois.l^es fonctionnaires des deux ordres de gouvernement se sont entendus hier sur les modalités qui encadreront la participation du Québec aux Jeux, qui se tiendront à 1 lull et à Ottawa du 14 au 24 juillet.Plutôt qu'une longue entente qui minimise la présence du Québec comme celles qui ont été signées pour les trois premières éditions des Jeux, il est question d’une lettre contenant cinq points sommaires.Ainsi, le Québec participera sous la bannière Canada-Québec, mais les athlètes qui composeront cette équipe, distincte de celle du Canada et du Canada-Nouveau-Brunswick, porteront des uniformes aux couleurs du Québec, du moins lors des épreuves.Inrs de la victoire d’un athlète québécois, les drapeaux du Canada et du Québec seront hissés simultanément et auront les mêmes dimensions.L'hymne national canadien sera toujours de mise.Pour la ministre des Relations internationales, Ixniise Beaudoin, ces gains sont très importants et confirment le bien-fondé de sa décision de ne pas signer l'entente qui prévalait précédemment.«Je suis très heureuse et très contente que l’on ait pu casser le moule de cette entente fédérale-provinciale», a-t-elle dit Elle espère que ce pas en avant n'en est qu’un parmi d’autres qui suivront Elle souhaite qu’aux Jeux de la Francophonie de 2005, le Québec ait encore plus de lattitude et puisse participer comme un gouvernement distinct de celui du Canada.En outre, elle aimerait bien voir le Québec se prévaloir d’un hymne national, un [xui à l’image de l’Écosse qui, bien quelle fasse partie du Royaume-Uni, en possède un.«Il faut un hymne national au Québec.On s'en donnera un éventuellement, a-t-elle dit, le plus rapidement possible.» U' directeur exécutif du Secrétariat canadien des Jeux de la Francophonie, Gilles Déry, voit cependant d’un autre œil la lettre signée hier par Québec’ et Ottawa.Selon lui.cela ne représente aucun gain pour le Québec et ne fait que reconduire les dispositions qui prévalaient au Maroc en 1989, en France en 1994, de même qu’à Madagascar en 1997.«Dans les faits, a-t-il dit, il n'y a pas de différence.Ils ont toujours eu des costumes distincts et les deux drapeaux ont toujours été présents.» Cette déclaration appelle toutefois certaines nuances.Ix>rs des défilés, il est vrai que le Québec a toujours porté l’uniforme de la délégation canadienne.P'n juillet, il devra porter un uniforme de même style ainsi qu’un veston de couleur différente qui s’harmonise aux couleurs communes de l’uniforme.Lors des épreuves, le Québec aura droit à son propre uniforme, comme cela a été le cas lors des Jeux precedents.Enfin, en ce qui concerne le dra-peau, les modalités sont beaucoup moins restrictives quelles ne l’étaient en 1989, en 1994 et en 1997.K N BREF Une absolution inconditionnelle à Cogger (PC) — Trois juges de la Cour d’appel du Québec viennent d’accorder une absolution inconditionnelle à l’ex-sénateur Michel Cogger.Acquitté lors d’un premier procès pour trafic d’influence, l’ex-séna-teur avait vu la Cour suprême du Canada ordonner la tenue d’un nouveau procès.C’est à l’issue de ce deuxième procès, en juillet 1998, que Michel Cogger a été trouvé coupable et condamné à 3300 $ d’amende et à 120 heures de travaux communautaires.Aujourd’hui âgé de 62 ans.Michel Cogger, qui avait été nommé sénateur en 1986 par le premier ministre Brian Mulroney, a remis sa démission en septembre dernier.Cette décision de la Cour d’appel signifie que Michel Cogger n’a pas de dossier judiciaire.Villes bilingues : le Québec devrait suivre l’exemple ontarien, dit Brent Tyler Alliance Québec conteste en cour le projet de loi 171 fi «» .¦> érÆ.£ r ¦ | aj ?Ouer m- t «gfisfy spe JT-»1' ,4 ItlPlil RS ; ,, .a îilfi Ifli! «ill JACQUES NADEAU LE DEVOIR L’avocat Brent Tyler représentera Alliance Québec, qui conteste les dispositions du projet de loi 171.KATHLEEN LEVESQUE LE DEVOIR Alliance Québec part en guerre contre le projet de loi 171 qui restreint l’accès au statut bilingue d’une municipalité.L'organisme de défense des droits de la minorité anglophone prévoit déposer une poursuite mardi prochain.La Charte de la langue française prévoyait jusque-là qu’ime ville pouvait être reconnue bilingue si 50 % de sa population était non francophone.Or, le projet de loi 171 établit qu’une municipalité doit compter 50 % de sa population dont la langue maternelle est l’anglais.Le président d’Alliance Québec, Anthony Housefather, qualifie les intentions gouvernementales d’«inacceptables et injustes pour la communauté anglophone».Selon M.Housefather, ce nouveau critère nie la réalité anglophone.Selon les statistiques du dernier recensement de 1996, la population de langue maternelle anglaise est de 586 000 au Québec.On compte 711 000 Québécois utilisant l’anglais à la maison et 842 000 pour qui c’est la langue d’usage courant Alliance Québec réclamera donc en cour qu’une ville qui souhaite acquérir le statut bilingue compte 10 % de sa population anglophone.C’est l’équivalent du critère appliqué en Ontario, souligne Brent Tyler, l’avocat au dossier.M1 Tyler estime que l’Ontario fait preuve de plus de flexibilité en donnant le droit aux municipalités comptant 10 % de francophones dans sa population d’offrir si elles le veulent des services bilingues.«Sur le plan législatif, il est clair que la minorité francophone est mieux traitée en Ontario que la communauté anglophone id», affirme Brent Tyler.Ce dernier s’est montré toutefois incapable après la conférence de presse de préciser si, au delà de la théorie du cadre législatif, les municipalités ontariennes détenant le pouvoir d’offrir les services dans les deux langues officielles le faisaient effectivement.Selon M' Tyler, la démonstration est faite par la Commissaire aux langues officielles, Dyane Adam.Cette dernière a d’ailleurs obtenu hier de la Cour supérieure le droit de témoigner dans la cause de la contestation des fusions municipales qui débute mardi.L’intervention de Mme Adam, qui durera un maximum de 15 minutes cédées par la Ville de Westmount, devra porter uniquement sur la protection des droits des minorités linguistiques.L’avis de Mme Adam a été demandé par Alliance Québec qui se réjouit de sa participation au débat Par contre, la réaction outrée du premier ministre Bernard Landry, qui croit que Mme Adam ne devrait pas se mêler des affaires du Québec, a été jugée durement par le président d’Alliance Québec.«C’est de l’hypocrisie de la part de notre premier ministre.Il dit que Mme Adam ne doit pas s’occuper de la minorité anglophone au Québec, mais quelle devrait s’occuper de la minorité francophone dans les autres provinces», a-t-il déclaré.Parallèlement aux contestations, le gouvernement du Québec poursuit son objectif de regrouper des municipalités.A Montréal, la bataille électorale est d’ailleurs amorcée.Avec la Presse canadienne Alliance canadienne Au tour du directeur des communications de démissionner PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le ménage s’est poursuivi au sein de l’Alliance canadienne, hier, avec la démission du controversé directeur des communications du parti.Ezra Levant.«Ezra a conclu qu'il commençait à être coincé entre le chef et quelques-uns de ses députés», a déclaré le leader en chambre du parti, John Reynolds.«Il a donc décidé qu'il démissionnerait pour le bien du chef et des relations harmonieuses au sein du caucus.» Ije leader en chambre a précise que M.Levant a «démissionné de façon volontaire», mais a ajouté que ce dernier avait fait une grave erreur en provoquant une fuite d’informations selon laquelle il aurait menacé de poursuite le député dissident Chuck Strahl.M.Strahl et sept autres députés de l’Alliance ont quitté le caucus en demandant la démission du chef Stockwell Day, mardi.Parnti les raisons de leur défection, les députés ont mentionné notamment une communication malhonnête de la part du bureau du chef du parti.Dans son édition de jeudi, le quotidien National Post a fait paraître une copie de la lettre qu’Ez-ra Levant a envoyée à Chuck Strahl, lui demandant des excuses et le menaçant de poursuite.En entrevue au réseau CTV, également hier, le directeur des communications a affirmé: «Parce que mon style est naturellement plus agressif j'ai cru qu'au lieu d’aider Stockwell, ce qui était mon intention, je me trouvais peut-être dans son chemin.» M.Reynolds a semblé décontenancé, hier, par certaines suggestions de médias qui affirmaient que Stockwell Day était au courant de cette menace de poursuite.«Ce n ’est pas exact», a dit le leader en chambre avant de changer de tactique et d’affirmer «Tout tourne autour de la faite de cette lettre.» De son côté, M.Levant a soutenu à CTV qu’il n’a pas montré cette lettre à son chef, mais qu’il ignore si une autre personne du bureau l’avait fait.Ezra levant sera remplacé temporairement par Dan Robertson et l’Alliance a également accordé 7 1 *.LJ REUTERS Ezra Levant un contrat d’un mois à Line Mafieux, qui a déjà œuvré aux communications pour Stockwell Day.Ce dernier doit toujours dénicher un nouveau directeur de cabinet, un poste délaissé il y a trois semaines par Ian Todd.Dans une entrevue accordée mercredi au réseau CBC.Stockwell Day a réitéré qu’il avait l’appui de l’effectif du parti, qull en restera le chef et qu’il soumettra sa performance à une révision l’an prochain.Le chef souhaite également que tous ses députés respectent leur et> gage ment de «travailler au sein du caucus de l’Alliance canadienne».Montfort Un aveu de l’Ontario PRESSE CANADIENNE Toronto — Les juges de la Cour d’appel de l’Ontario ont manifesté, hier, une certaine réticence devant les arguments avancés par le Procureur général de l’Ontario dans la cause de l’hôpital Montfort Les trois juges bilingues du tribunal ont semblé mal recevoir les représentations des avocats du gouvernement ontarien, Michel Hélie et Janet Minor.Le juge Robert Sharpe s’est en effet attaqué d’emblée à la position de la province.«Si vous restructurez les services de santé en français.ne faut-il pas le justifier?» a demandé le magistrat à Mme Minor.«Pourquoi faut-il justifier, puisqu ’il n 'existe pas d’obligation constitutionnelle?» a répliqué cette dernière.«Parce que vous êtes obligés de respecter les droits des minorités, a vivement répliqué le juge Sharpe.lorsque la province entreprend une opération aussi vaste que celle-ci [la restructuration], il n’y a pas que l’efficacité qui compte.» La seule obligation constitutionnelle de l’Ontario vis-à-vis de sa minorité d’expression française est de garantir la gestion scolaire aux francophones en vertu de Tar-ticle 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, a plaidé l’avocate du gouvernement ontarien.Mais pour la première fois, Toronto a concédé que la Loi provinciale sur les services en français — la loi 8 — revêtait un caractère «quasi constitutionnel», ajoutant par contre que sa portée était limitée.Ainsi, cette loi ne garantit pas des services illimités en français à la minorité franco-ontarienne, a souligné M'Hélie. L K l> E V 0 I R .I E V E \ l> R K D I 18 M A I 2 0 « I A A P 0 L1Tlo U E Un peu plus d’argent aux commissions scolaires Chevrette s'impatiente VALERIE DUFOUR LE DEVOIR Le ministre de l’Éducation a sorti son chéquier hier matin pour annoncer les nouvelles règles budgétaires qui vont régir les activités des commissions scolaires et des établissements privés pour l'année scolaire 2001-02.Les écoles auront les coudées plus larges, mais elles devront montrer patte blanche.Le budget de l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire sera de 6,4 milliards de dollars, une hausse de 328,5 millions par rapport à l’an dernier.Cet ajustement permettra aux commissions scolaires d’absorber les «coûts de système*-, qui comprennent une indexation salariale de 2,5 % pour le personnel enseignant De plus, le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) va augmenter de 128,1 millions l'allocation de base des commissions scolaires.C’est qu’aupara-vant, ce montant était destiné au financement de services spécifiques.Par exemple, le ministère décidait qu’on consacrait un montant X pour le secrétariat et Y pour le transport scolaire.Ce choix reviendra aux commissions scolaires.«Ce qu’on cherche à faire, c’est de dire: les choix des priorités ne devraient pas être décidés à Québec, à l'édifice G, a expliqué François legault.Ceux qui sont les mieux placés pour choisir les meilleurs endroits pour investir, ce sont ceux qui sont sur le terrain, c’est-à-dire les commissions scolaires et les directions d’école et les conseils d’établissement.» En échange, M.Legault imposera un mécanisme de reddition de compte.«Décentraliser, ça ne veut pas dire ne pas suivre ce qui se passe dans les écoles», a précisé le ministre.Ainsi, il promet de garder à l’œil le taux de réussite des 3000 écoles du Québec.Jusqu’ici, 78 % des écoles québécoises ont fourni un plan de réussite chiffré au MEQ, plan qui couvre les trois prochaines années.Au primaire, les écoles s’engagent à diminuer le taux de redoublement de 23 % à 12 %.Au secondaire, on vise à faire chuter le taux de décrochage de 32 % à 21 %.François Legault Les nouvelles règles budgétaires incluent également une carte scolaire révisée qui permettra aux élèves les moins bien nantis de partout au Québec de bénéficier de mesures d'aide.Cette modification fera passe de 411 à 852 le nombre d'écoles admissibles au financement et coûtera dix millions de plus par an au gouvernement.Cet argent permettra aux écoles de diminuer le nombre d’enfants en classe, d’embaucher de nouveaux enseignants et d’offrir plus de services d’aide aux élèves en difficulté d'apprentissage.«On ne peut qu’applaudir que le double des écoles soient maintenant reconnues», a commenté le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), André Caron.L’an dernier, la publication de la carte de la population scolaire avait soulevé un tollé dans les régions.S’appuyant sur des données de Statistique Canada, cette carte du mi- _______ nistère de l'Éducation du Quebec (MEQ) calculait les zones de pauvreté différemment à la ville (seuil plus bas) et dans les régions (seuil plus élevé).Plusieurs y voyaient une injustice flagrante pour les élèves des régions.Après avoir consulté les gens du milieu, le ministère a donc apporté des changements.Dorénavant, le calcul se fera également en tenant compte de la scolarité des mères et le «non-emploi» des parents, a précisé M.l-egault «Mais Montréal reste toujours la ville la plus pauvre du Québec et cela, le reste de la province a de la difficulté à le reconnaître», fait remarquer Colette LeBel, conseillère cadre en planification, recherche et développement au Conseil scolaire de llle de Montréal (CSIM).«Mais ce n’est pas qu’une question d’argent, il faut plus.» «La pauvreté et la défavorisation est l’affaire de tout le monde d pas seulement du ministère de l’Éducation ou du conseil scolaire, reprend Mme LeBel.Il faudrait mettre en place des mesures à long terme et bien ciblées.Je vois des jeunes qui n’ont strictement rien à faire pendant leurs semaines de relâche.Ce n’est pas surprenant qu’ils fassent de mauvais coups.» ARCHIVKS 11 OFVOIH SI LES ACCIDENTS de vélo ne sont pas significativement réduits d'iei un an, le ministre des Transports, Guy Chevrette, rendra obligatoire le port du casque de protection.«Je n'hésiterai pas si les statistiques stagnent.Je n'hésiterai pas à aller contre le courant populaire pour sauver des vies d'enfants», a déclaré le ministre Chevrette, hier.Une vaste campagne de sensibilisation sera bientôt lancée pour convaincre les jeunes cyclistes, plus précisément ceux de 10 à 15 ans, de porter le casque de protection.L's accidents de vélo sont surreprésentés parmi les victimes d'accidents.En 2000, les cyclistes de 14 ans et moins représentaient 27,3 des cyclistes décédés et 69 % des quelque 2500 cyclistes blessés au Québec.Colombie-Britannique Baisses d’impôt au programme PRESSE CANADIENNE Vancouver — L'assemblée législative de la Colombie-Britannique pourrait être appelée à siéger dès cet été, afin de permettre au nouveau gouvernement libéral de tenir ses promesses électorales, a déclaré hier le premier ministre désigné, Gordon Campbell.M.Campbell, dont le parti a infligé une défaite écrasante au NPD, lors des élections provinciales de mercredi, avait déclaré précédemment que la session ne débuterait pas avant septembre.Mais le plan d'action de 90 jours des libéraux, prévoyant notamment une importante baisse d'impôt et certaines modifications au processus bureaucratique — comme l’appel d’offres ouvert pour les contrats gouvernementaux —, requerra une législation, a indiqué M.Campbell.Le moment du début de la session dépendra des consultations entre l’équipe de transition libérale et les cadres supérieurs de la fonction publique, a-t-il ajouté.La promesse libérale d’une réduction des impôts reste non négociable, quels que soient les ré-sultats de l’examen prévu des livres comptables du gouvernement «Nous n’avons plus le choix, a déclaré M.Campbell.Notre province perd des gens de talent.» Études sur l’avenir du Québec Corbo coordonnera le travail PRESSE CANADIENNE Québec — C’est l’universitaire Claude Corbo qui coordonnera la mise à jour des études afférentes à l’avenir du Québec, a annoncé hier le ministre des Affaires intergouvemementales, Joseph Facal.«M.Corbo est un intellectuel et un gestionnaire d’une qualité exceptionnelle, a dit M.Facal.C’est la personne toute désignée pour réaliser ce mandat avec rigueur et professionnalisme».Professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), M.Corbo, 55 ans, a été recteur de la même université pendant 10 ans, de 1986 à 1996.D’origine italienne, il a œuvré au développement de la société québécoise en plus de remplir plusieurs mandats sous divers gouvernements.Sa mission sera de remettre à jour la soixantaine d’études préparées entre 1990 et 1992 par la Commission Bélanger-Campeau et par la Commission d’étude sur les questions afférentes à la souveraineté du Québec.Dans la lettre où il accepte ce mandat, le professeur Corbo explique la façon dont il procédera.Les auteurs des études originales seront invitées à réviser leur document.Si c’est impossible, on leur substituera des chercheurs recrutés à la suite d’un appel d’offres.Les études révisées seront remises au gouvernement au plus tard le 15 décembre prochain.La mise à jour de ces études est «nécessaire», juge M.Corbo.D’une part, «même si on veut mettre de côté la question du statut politique et constitutionnel du Québec, elle resurgit inévitablement dès qu ’il est question des grands domaines de l’action gouvernementale».D’autre part, «la conjoncture mondiale a beaucoup évolué depuis 1990: impbsion de l'empire soviétique, accord de libre-échange nord-américain, nouveaux équilibres géostratégiques».De plus, la scène canadienne a été bouleversée par les échecs des Accords de Meech et de Charlottetown, le référendum de 1995, la décision de la Cour suprême en 1998 et l’adoption de la loi C-20.lEK^r f MO LITTERATURE / MONDIAL r DELA LITTERATURE INFO FESTIVAL (514) 844 2172 www.uneq.qc.ca/Festival PLACE AUX JEUNES ! Le dimanche 19 mai au Carré Saint-Louis 10 H A 18 H MARCHÉ DU LIVRE JEUNESSE En présence de nombreuses maisons d’édition québécoises et canadiennes de langue française.10 H 30 A 11 H 30 ANIMATION JEUNESSE : QUIZ DE LECTURE Une présentation de Communication-Jeunesse Animation : Sonia Querton.11 h45à I2h45 ANIMATION JEUNESSE DEVINE QUI VIENT DÎNER Une présentation de la Maison des écrivains Avec Simone Bussières, Marjolaine Bouchard et Agathe Génois.Animation : Murielle Larochelle.13 H A 15 H SPECTACLE JEUNESSE : LITTÉRATURE AU CARRÉ Avec Sylvain Dodier, Sonia Sarfati, Michelle Marineau, Robert Soulières et les enfants de l'école Arc-en-ciel.Mise en scène : D.Kimm.Animation : Andrée Racine.Musique : Chango Family.IS h 30 A 16 h 30 ANIMATION JEUNESSE QUELQUES ARPENTS DE PROSE En collaboration avec l’Association des écrivains québécois pour la jeunesse Avec Rita Amabili-Rfvet, Rollande Boivin, Marie Décary, Michel Lavoie.Charles Montpetit Mireille Villeneuve.Animation : Mireille Villeneuve.Et en matinée à la Maison des écrivains.pour les enfants de 3 à 5 ans et leurs parents LES RENDEZ-VOUS DETOUPTILITOU Une présentation de Communication-jeunesse Samedi 19 mai.10 h à 11 h Maison des écrivains.3492, rue Laval - métro Sherbrooke Entrée libre.Réservation obligatoire : (514) 844-2172 Ville de Montreal Uni «tsCNTATiON Dt l'Union Des éolivajnes ft ECRivwis QUtttcOfi 33T ÏST CanadS Jt £ —îta Québec:: «y4»n Congés parentaux Charest Ottawa de presse négocier Q mule PRESSE CANADIENNE uébec — «D1 gouvernement fédéral doit négocier avec celui du Québec» pour doter les taies québécoises d’une politique de congés parentaux, estime le chef libéral Jean Charest.«Les deux gouvernements doivent agir de bonne foi dans ce domaine qui touche la vie des gens de très prés.Cela ne doit pas faire les frais d’une autre chicane fédé-rale-provineiale», a dit M.Charest hier, alors qu’il visitait une garderie dans la basse-ville de Québec.Selon le chef libéral, les deux gouvernements «doivent se mettre à la table et négocier».L’Assemblée nationale doit procéder au cours des prochains jours à l'adoption du projet de loi 140, qui instaure un programme québécois de congés parentaux.Mais, pour que ce programme voie le jour, il doit y avoir une entente entre Québec et Ottawa sur le financement de l'opération.lœs négociations achoppent depuis deux ans.Québec veut récupérer les 532 millions qu’Ottawa devait consacrer au Québec pour son programme de congés parentaux.lii ministre de la famille I Jnda Goupil avait sommé, plus tôt cette semaine, le chef libéral de faire savoir publiquement qu’il est en désaccord avec le gouvernement fédéral dans ce dossier.ü‘ programme que le Québec veut mettre en place en récupérant les fonds fédéraux est beaucoup plus avantageux que celui annoncé par Ottawa.U‘ programme québécois de congés imrentaux prévoit un congé de 40 semaines avec une compensation équivalant à 75 % du salaire, ou un congé de 50 semaines avec une compensation de 70 % du salaire pour les 25 premières semaines et de 55 % pour le reste.Quant au programme fédéral, il ne compensera les 50 semaines de congé qu’à 55 % du salaire.De plus, le programme québécois, contrairement au programme fédéral, s’appliquera aux travailleurs autonomes ou aux parents travaillant à temps partiel.Quant au premier ministre Bernard I-andry, il est intervenu dans le dossier cette semaine, affirmant que «les familles québécoises payeront cher le dysfonctionnement du gouvernement central et le fait que le Québec ne soit pas un Etat souverain» dans le dossier des congés parentaux.M.Umdry a dit trouver «difficile à expliquer le manque d’ouverture» du gouvernement fédéral face au Québec.«Ottawa avait prévu que les provinces pouvaient, avec les fimds de l'assuranceehômage, dentier d’établir une politique familiale.C’est à M.(Jean) Chrétien de nous expliquer pourquoi il renie sa parole et retire son offre alors que le Québec veut instaurer un régime progressiste», a conclu M.liuidry.Jusqu a 7 ,50% la dixiùmu année OBLIGATIONS À TAUX PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC www.placementsqc.gouv.qc.ca Pour favoriser la croissance de vos placements, les Obligations à taux progressif Placements Québec sont l’assurance d’un bon rendement.Obtenez des taux avantageux garantis pendant 10 ans et bénéficiez de la garantie sans limites du gouvernement du Québec.Profitez aussi de leur flexibilité puisqu’elles sont encaissables à leur date anniversaire, sans pénalité.Petit placement 1 800 463-5229 Pour la région de Québec, composez le 521-5229.tourM d ouverture : z.i ¦¦ ¦¦ du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h vQUcDÇC h m et les samedis de mai.de 10 h à 16 h Ptocwiwfrts Owétow .\ I ^ I) ^ \ 0 I H .I.h V ^ \ I) K K l> I M A I ^ (I 0 I L Î M ARCHE B 0 L' R SI nta mm M iM Nm «K (;«iW5Bk 20962 X6»X0»X4»*0X0 ObiZo 58» 0340 0120 0 3X -OOX CanariAl 54» 66» 8410 86»*Ût» Canarco 2tS» 0170 0135 0140 00» CNibQS 66» 35» 30» 35» -00» CanCaqp 27» X5» XI» XI» -04» Cantor 192782 118» 11 570 11 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préoccupations des retraités relatives à l’utilisation des surplus des caisses de retraite par un projet de loi déposé hier à l’Assemblée nationale.Réaffinnant ainsi son opposition à une loi controversée, adoptée à la fin de 2000, le député libéral de Verdun veut poursuivre le combat pour qu'employés actifs non syndiqués et retraités aient voix au chapitre quant à l’utilisation des surplus.La loi 102, venant modifier la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, s’est heurtée au front contestataire d'associations représentant un million de retraités appuyées par des universitaires et des syndicats défiant pourtant leur centrale.Elle est dénoncée notamment en ce qu'elle subordonne présentement l’utilisation des surplus à une entente patronale-syndi-cale à laquelle les retraités ne La loi 102 sont ni partie ni représentés.( ; «Je remets dans le projet de loi s’est heurtée les principes auxquels je crois, à sa-, voir que la loi doit renfermer un a un front mécanisme de consultations qui r , , permet également aux employés ac-lorme de ^f/s non syndiqués et aux retraités nliieionrc d’être consultés quant à l'utilisa-D ® tion des surplus, a martelé Henri- François Gautrin./e demande le minimum, soit le consentement des retraités et des employés actifs non syndiqués.C’est un droit», a-t-il insisté au cours d’un bref entretien au Devoir.Ce projet de loi (n° 193) est déposé malgré le puissant lobby du patronat, un partenaire naturel du Parti libéral.«Il y a eu pas mal de pression.Mais nous avons l’appui du caucus et du chef du parti», a précisé M.Gautrin.«Ça relance le débat et ça lie le parti, si nous prenons le pouvoir.» Durant la période de questions hier, M.Gautrin a interpellé le ministre du Travail, Jean Rochon, en lui demandant «de faire preuve de plus de justice et de sens de l’équité que son prédécesseur [André Boisclair, alors qu’il était ministre de la Solidarité sociale] et de permettre que, dans un régime complémentaire de retraite, tous ceux qui ont contribué à la constitution du surplus actuariel puissent avoir leur mot à dire quant à I’utilisation de ces mêmes surplus».Le ministre, en affirmant son intention de regarder de plus près le projet de loi présenté par M.Gautrin, a rejeté du revers de la main les prétentions voulant que les retraités et les participants actifs non syndiqués sont bafoués dans leurs droits.«On verra la démarche, a-t-il ajouté.On verra le traitement qui sera fait à ce projet de loi.» Il estime que la question a été vidée, «qu’on en a suffisamment débattu» et que les améliorations déjà consenties dans la loi 102 sont suffisantes.«Je pense qu’on a atteint, avec cette loi, une situation qui est équitable et que c’est ce qui doit prévaloir présentement.» Lors d’une rencontre avec un groupe d’une trentaine de représentants des associations de retraités, après la période de questions, hier, le chef de l’opposition, Jean Charest, et M.Gautrin ont promis de revoir toute cette question le jour où ils seront appelés à former le gouvernement «Le projet de loi présenté par M.Gautrin, a ajouté le chef libéral, témoigne de notre engagement à faire les choses différemment.» Avec la Presse canadienne groupes EN BREF Un indice américain témoigne d’une reprise (AP) — Aux Etats-Unis, un important indicateur sur la croissance de l’activité économique a augmenté de 0,1 % en avril, après deux mois de déclin, ce qui suggère que l’économie américaine repart dans la bonne direction.Le Conference Board indique que l’indice des principaux secteurs économiques d’activités a augmenté à 108,7 en avril, après des baisses de 0,2 % en février et mars dernier.L’indice refléterait les effets des baisses des taux d’intérêts.L’augmentation en avril est la seconde seulement depuis sept mois.Dans un autre rapport, le département du Travail a indiqué que les demandes de prestations pour l’assurance-chôma-ge a diminué de 8000 peur atteindre 380 000 pour la semaine se terminant le 12 mai.Un million pour Phytobiotech (Le Devoir) — Dans le cadre d’un projet d’investissement totalisant 5,4 millions, le Fonds de solidarité FTQ et le Fonds d'investissement bioalimentaire ont annoncé une nouvelle participation de 500 000 $ chacun dans Phytobiotech, une entreprise œuvrant dans le secteur de la biotechnologie.Outre ces deux institutions, les partenaires financiers dans ce projet sont la Société Innovatech du Grand Montréal, Biochem Pharma et T2C2-BIO.Phytobiotech a pour mission de découvrir, développer et commercialiser de nouvelles phyto-molécules biologiquement actives destinées à être utilisées comme médicaments.Unibroue: le verre à moitié plein, à moitié vide (Le Devoir) — Pour le premier trimestre se terminant le 31 mars 2001, Unibroue a réalisé un chiffre d’affaires légèrement sous les 4 millions, comparativement à 3,9 millions au trimestre correspondant de 2000.Le bénéfice net est passé de 91054 $ à 42 260 $, ou à 0,01 $ par action.Exprimées en hectolitres, les ventes ont été de 5,3 % supérieures à ceDes du premier trimestre de 2000.«Malgré l’enquête en cours du Bureau de la concurrence sur les pratiques de ventes et de distribution des grands brasseurs, la situation n 'a guère changé, rendant très difficile toute progression de nos ventes au Québec, du moins pour le moment», a commenté .André Dion, président dTJnibroue.Guerre des quotidiens de Toronto Le Globe and Mail souffre lui aussi mais refuse de baisser pavillon PFRESSE CANADIENNE Tor liv Vliiance hacks oil expelling rebel Ml's oronto — La concurrence féroce que se livrent les quatre quotidiens de Toronto ainsi que le ralentissement économique font mal au Globe and Mail, mais ce quotidien ne va pas céder devant le National Post, a déclaré hier celui qui fut pendant longtemps le propraS taire du Globe.Lors d’un entretien avec les journalistes à l’issue de l'assemblée annuelle de Thomson Corp., Ken Thomson, président du conseil du Globe and Mail, a reconnu que «le Post est un bon journal».Mais il a rapidement ajouté: «Le Globe and Mail est encore meilleur, à mon aids, il possède un so-lide ledorat et il ne va pas disparaître.[.] Alors que va-t-il se passer?H va devoir se produire quelque chose.Je ne sais pas.» Lorsqu’on lui a demandé s’il y avait de la place sur le marché torontois pour quatre grands quotidiens, en plus des journaux gratuits distribués dans le métro, M.Thomson a répondu: «Non.je ne le crois pas.Eventuellement, quelque chose va devoir se produire, la loi de la nature — de la nature économique — dit qu il va survenir quelque chose.» La hausse des prix du papier journal, combinée' à la baisse des revenus publicitaires, affecte la rentabilité des quotidiens nord-américains, et le Globe n’y échap- Dylan at 60 - im (iIOBK V\DM VII AT lONAl.PIft ABORTION | CUTSCRIMf U S STUDY pe pas.«Evidemment, cela a un impact important sur la rentabilité, mais notre part de marche quant au tirage ou aux retenus publicitaires n a pas été affectée, a dit M.Thomson.L’aspect le plus important dans une telle guerre est la part de marché.Si vous parvenez à maintenir eelle-ei et à demeurer en position dominante, tous protégez vos actif: pour l’avenir.» Le Posta perdu 22,7 millions au premier trimestre Plus tôt cette semaine, le National Post a fait part d’une perte d’exploitation de 22,7 millions au premier trimestre et de revenus de 35,4 millions.Il s’agit d’un ro cul pour le Post par rapport à la perte de 16,1 millions du trimestre correspondant de l’année dernière.L'éditeur du Post, Conrad Black, a néanmoins affirmé mercredi, à l'occasion de l'assemblée annuelle du groin*' Hollinger, qu’il n’envisageait pas de suppressions d'emplois dans ce quotidien.lancé en 1998, ce quotidien tente de faire sa place sur un marché qui était déjà ixvupé ivir le Gloh' and Mail, le Toronto Star et k' Toronto Sun.«le problème reside dans Its coûts de diffusion, a dit M.Black.Ni nous parvenions tous à freiner Tesealade des coûts île diffusim, je crois que nous effacerions nos pertes en bonne partie.» la guerre de diffusion que se livrent quatre quotidiens sur le marché torontois représente selon M.Black la moitié de la iierte du National Post.Québécor a fait savoir cette semaine qu’il ré-(luisait de 5 % l’effectif de sa division Sun Media, ci' qui représente 302 emplois.Plus tôt cette semaine, le Toronto Star, qui ix-ul si' targuer d’avoir le plus fort tirage au pays, éliminait 220 emplois.En janvier, Thomson Corp.a vendu le Globe and Mail à un nouveau gémit des médias, Bell Globemedia.Cette société est contrôlée à hauteur de 70,1 % par le groupe BCE, à 20 % par Thomson Corp.et à 9,9 % par la famille Tliomson elle-même.Quant au National Post, il appartient maintenant à hauteur de 50 % au groupe Can West Global Communications, alors que M.Black possède l’autre part et qu’il continue d’assumer la direction éditoriale du journal.Power assure que tous les points de vue pourront s’exprimer dans ses journaux MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Power Corporation se donne un droit de regard sur la page éditoriale mais assure que tous les points de vue pourront s’exprimer dans les autres pages des journaux de Gesca.C’est ce qu’a déclaré le président du conseil d’administration et cochef de la direction de Power Corporation, Paul Desmarais fils, en réponse à la question d’un actionnaire à l’occasion de l’assemblée annuelle de la société hier.«Dans une démocratie, tous les points de vue doivent être exprimés pour que les gens puissent prendre une décision éclairée», a-t-il déclaré.Il a ajouté qu’il était commun que le propriétaire d’un groupe de presse garde un droit de regard sur ses pages éditoriales.Ces assurances n’ont pas satisfait l’actionnaire Jean-Charles Claveau, de Québec, qui a soutenu que les dirigeants de Power ne laissaient pas suffisamment les opinions différentes des leurs s’exprimer dans les pages de Gesca «Au Québec, il n'y a que la voix fédéraliste qui s’ex- prime.Ils vont continuer à avoir cette politique.» Gesca, une filiale de Power Corporation, a procédé à l’acquisition des trois quotidiens dUnimédia au début de janvier 2(X)1, soit IjC Soleil de Québec, Ix Droit d’Ottawa et Ix Quotidien de Chicoutimi, ce qui lui a ix-rmis de devenir le principal groupe de journaux français du Canada.Gesca possédait déjà la Presse de Montréal, la ’Tribune de Sherbrooke, Le Nouvelliste de Trois-Rivières et la Voix de TEst de Granby.Le président et cochef de la direction de Power Corporation, André Desmarais, a indiqué que l’entreprise pourrait considérer l’acquisition de journaux de langue anglaise si une occasion se présentait, mais qu’il ne s’agissait pas d’une priorité.Il a affirmé que Power n’avait pas l’intention d’investir directement dans d’autres types de médias.D’ailleurs, la sodété s’est départie de ses chaînes de radio et de télévision et de si's réseaux de câblodistribution au printemps 2(XX).«Notre participation se fera par Bertelsmann», a-t-il déclaré.En février dernier, Power Corporation a acquis une participation de 25 % dans Bertelsmann, une multinationale al- lemande, en lui cédant sa participation de 30 % dims la société de radiodiffusion RTL.Power Corporation avait utilisé les produits de la vente de si-s chaînes de radio et de télévision pour acheter des actions de BioChem Pharma.Idle a réalisé «un rendenumt substantiel» sur cet investissement lorsque la société pharmaceutique britannique Shire a fait l’acquisition de BioChem, il y a quelques semaines.Power Corporation étudie nuiinti-nant d’autres possibilités d’investissement dans les domaines de la biotechnologie et de la technologie.«News allons prendre notre temps et investir lorsque ntrus tnmve-rons des occasions vraiment valables», a déclaré André Desmarais.Au premier trimestre de 2(X)1, Power a enregistré des revenus de 4,2 milliards, soit une augmentation de fi % par rap|x>rt à la même période de l’année précédente.Le bénéfice net a augmenté de 23 %, passant de 132 millions, ou 0,58 $ par action, à 163 millions, mi 0,71 $ par action.Power a profité de l’occasion pour annoncer une hausse de 2,5 C, ou de 17 % de son dividende trimestriel sur les actions privilégiées participantes et sur It's actions comportant des droits de vote limités.Profits stables pour la TD PRESSE CANADIENNE Toronto —La vigueur des activités de détail de la division TD Canada Trust a permis de compenser pour le ralentissement dans le courtage, ce qui s’est traduit par des profits semblables à ceux de l’année dernière pour le Groupe financier Banque TD.Le revenu net d’exploitation pour le deuxième trimestre s’est établi à 546 millions, ou 84 C par action, en ne tenant pas compte des éléments exceptionnels.Cette performance est somme toute identique à celle du trimestre correspondant de l’année dernière, qui s’était soldé par des profits de 537 millions, ou 84 C par action.La contribution de la division TD Canada Trust s’est éta- blie à 271 millions, soit la moitié du revenu net d’exploitation.Pour l’ensemble du Groupe financier Banque 'ID, le rendement des capitaux propres a diminué, passant de 19,5 % il y a un an à 18,7 %.Les derniers résultats trimestriels incluent un gain de 200 millions avant impôts résultant de la vente d’actifs immobiliers ainsi qu’une augmentation de 150 millions des réserves générales.Les revenus ont atteint 2,65 milliards, sans tenir compte du gain pour la vente d’actifs immobiliers, ce qui représente une baisse de 7 % par rapport au deuxième trimestre de l’année dernière.Le président du conseil et chef de la direction de la TD, Charles Baillie, a souligné hier les bonnes performances de TD Canada Trust ainsi que de Valeurs Mobilières TD, qui ont permis de compenser pour l’effritement des revenus de TD Waterhouse.«Valeurs Mobilières TD a cemnu un excellent trimestre.En effet, les résultats solides obtenus par les activités touchant les instruments dérivés, les titres à revenu fixe et les opérations de change R E I) I IS M A I 2 « 0 I IDÉES Ottawa Les droits des sociétés transnationales et la ZLEA doit éviter les écueils de l’ALENA VI LAY S O U N LOUNGNARATH Avocat et professeur à la faculté de droit de l'Université de Montréal - °! es interventions de MM.Parizeau et Pettigrew sur la possible extension à la ZLEA du régime du chapitre 11 de l’ALENA, parues récemment dans les pages du Devoir, m’inspirent des réflexions sur le sujet.Je prends la liberté de les partager, avec l'espoir qu’elles contribuent, bien modestement, à alimenter le sain débat démocratique qui semble s’être amorcé.Les partisans du chapitre 11 font souvent remarquer que celui-ci n'a rien d’extraordinaire puisqu'il ne fait que reprendre la substance des nombreuses conventions bilatérales sur l’investissement actuellement en vigueur (il y en aurait plus de 1800).C’est vrai.Les normes matérielles du chapitre 11 de l’ALENA sont semblables à celles que l’on retrouve dans ces conventions.En règle générale, celles-ci prévoient l’arbitrage obligatoire, comme c’est le cas dans le chapitre 11 de l’ALENA.11 convient cependant d’ajouter que ces conventions reposent sur une logique propre aux rapports entre, d'une part, les pays industrialisés exportateurs de capital et, d’autre part, des pays en développement ou des économies en transition de l’ancien bloc communiste qui souhaitent attirer des investissements étrangers.Nul n’est contraint d’adhérer à ces conventions.Un pays en développement ou en transition peut être disposé à accepter les disciplines d'une telle convention en faisant le calcul quelle accroîtra la sécurité juridique et créera ainsi des conditions attractives susceptibles de hausser le niveau des investissements étrangers, [.es autorités de ce pays estiment que ces bénéfices économiques l’emportent sur le coût politique qui découlerait des limites posées à l’exercice de la souveraineté.Alors que l’entreprise de libéralisation du commerce est construite sur une dynamique de réciprocité (le pays A ouvre ses frontières aux produits provenant du pays B si celui-ci fait de même pour les produits du pays A), les conventions bilatérales sur l’investissement sont, dans les faits, asymétriques et reflètent un choix — plus ou moins volontaire selon le cas — du pays en quête d’investissements étran- gers (le pays hôte) qu'on pourrait caricaturer ainsi: plus d'investissement étranger contre moins de souveraineté.Historiquement, les conventions bilaterales sur l'investissement repondaient à deux preoccupations de l’entreprise étrangère.D’une part, celle-çi cherche à se prémunir contre des déficiences de l’Etat de droit dans le pays hôte, déficiences susceptibles d'affecter les investissements à long tenue effectués.D'autre part, il n'est pas rare que les autorités du pays hôte portent à la fois le chapeau de partenaire contractuel dans l'investissement en cause (co-entreprises, contrats de concessions.B.O.T.) et celui de législateur: cela agace l'investisseur etranger qui craint que les autorités nationales utilisent les pouvoirs du législateur pour modifier le cadre contractuel régissant l'investissement.Le chapitre 11 de l’ALENA innovait à deux égards.D'abord, c’était la première fois que le contenu des accords bilatéraux sur l’investissement se trouvait intégré à une entente régionale de libre-échange.On signalera au passage qu’il n'y a pas d'équivalent au chapitre 11 dans les traités à la base de l’Union européenne; pourtant, il s’agit d’un cadre intégratif beaucoup plus poussé et ambitieux que l’ALENA ou l’éventuelle ZLEA.Autre précédent: par l'entremise du chapitre 11,.deux pays industrialisés avancés — les Etats-Unis et le Canada — se trouvaient en quelque sorte à se lier par une convention bilatérale sur l’investissement.Ce dernier point constitue à mon humble avis une incongruité qui explique dans une large mesure le dA rapage de la pratique du chapitre 11, dont l’affaire Ethyl Corporation est l’illustration la plus connue.Pour, ce qui est du rapport bilatéral Canada-Etats-Unis, le chapitre 11 est au mieux un dispositif inutile, au pire une erreur.La convention bilatérale sur l’inves-tissement se justifie lorsque, dans le pays hôte, l’Etat de droit est lacunaire ou, encore, si le pouvoir judiciaire est faible ou corrompu.Cette justification ne joue pas pour les Etats-Unis et le Canada: si ces deqx pays ont leurs défauts, il s’agit néanmoins de deux Etats de droit sophistiqués.Les droits internes de ces deux pays offrent aux entreprises étrangères et nationales désireuses de contester une action étatique leur causant un préjudice une panoplie de moyens politiques, administratifs et judiciaires.A ce que l'on sache, personne n’a jamais prétendu que ces moyens de droit interne étaient déficients, pourquoi dès lors leur superposer les recours du chapitre 11?On ne répare pas une voiture si elle fonctionne bien.Pour ce qui est du rapport bilatéral Canada-Etats-Unis, le chapitre 11 est au mieux un dispositif inutile, au pire une erreur if *?.CA MO A (TAIS-«OIS B tMMW Mtre» mît* or AUjAtti CAOAIA lARRY DOWNING REUTERS Aux États-Unis et au Canada, le danger de confusion malveillante des fonctions de gouvernance et commerciale de l’État n’est pas à ce point élevé qu’il justifie un dispositif comme le chapitre 11 de l’ALENA.Aux Etats-Unis et au Canada, le danger de confusion malveillante ties fonctions de gouvernance et commerciale de l’Etat n'est pas à ce point élevé qu’il justifie un dispositif comme le chapitre 11.En donnant davantage de droits aux entreprises étrangères qu'aux entreprises nationales, le chapitre 11 est inéquitable à l’endroit de ces dernières.U' chapitre 11 est susceptible de produire des contradictions entre les tribunaux d’arbitrage et l’ordre judiciaire interne, avec les conséquences néfastes que cela emporte quant à la crédibilité du système juridictionnel.11 est par ailleurs difficile de croire que l’abolition des règles du chapitre 11 dans les rapports Canada-Etats-Unis se traduirait par un déclin des investissements américain!; au Canada ou des investissements canadiens aux États-Unis.Il me semble qu’un examen d'une perspective neutre sur le plan idéologique conduit à la conclusion que le chapitre 11 de l’ALENA n’est d'aucune utilité pour le Canada.Alors qu’il est clair que le chapitre 11 ne stimule pas l’investissement étranger au Canada, des juristes imaginatifs ont su l’utiliser pour harceler et rançonner les gouvernements.Le cha- pitre 11 n’est pas dans l’intérêt du Canada et son gouvernement devrait profiter des négociations de la ZI UA pour réclamer sa suppression.On fera valoir que l’extension des règles du chapitre 11 à la ZLEA peut servir les intérêts des investisseurs canadiens à l’étranger, en particulier dans les pays où l'Etat de droit présente des faiblesses.L’argument a certes du poids.Il me semble cependant que la piste à explorer n’est pas celle du chapitre 11, mais plutôt l’expansion volontaire, à l’échelle américaine, du réseau existant de conventions bilatérales sur l'investissement.Dans le cadre de la ZLEA, un traité modèle pourrait être proposé; des mécanismes facilitateurs pourraient être mis en place visant à encourager la conclusion de telles conventions, lorsque le pays hôte estime que c’est dans son intérêt.A long ternie, de vigoureuses initiatives visant à renforcer l’État de droit là où c’esl nécessaire devraient être engagées car, en définitive, c’est dans les systèmes de gouvernance qui s’appuient sur l’Etat de droit que résident les meilleures garanties pour les entreprises évoluant à l’étranger.Affaire Michaud Mémoire à PAssemblée nationale L’Assemblée nationale doit revoir ses règlements pour protéger la liberté d’opinion YVES MICHAUD Extraits du mémoire soumis par l’auteur devant la Commission de l’Assemblée nationale du Québec.p.e 14 décembre 2000, L109 membres de l’Assemblée nationale votaient unanimement, sans m’entendre, une i!==J motion condamnant des propos soi-disant inacceptables que j’aurais tequs à l’occasion des audiences des États généraux de la langue française.Pas un seul n’avait pris connaissance de la transcription de ma comparution.Cela constitue une violation du droit imprescriptible de toute personne accusée ou mise en examen d’être entendue avant le prononcé d’une sentence de quelque nature que ce soit Les assemblées législatives provinciales, l’Assemblée nationale du Québec tout comme la Chambre des communes du Canada n’ont pas la capacité, à l’exception des privilèges et immunités spécifiques qui leur sont conférés, de transgresser les droits reconnus par les Chartes québécoise et canadienne des droits et libertés de la personne.Les motions de blâme pour délit d’opinion constituent un détournement de la finalité d’une assemblée parlementaire dont le rôle est de voter des lois dans l’intérêt général et non de se métamorphoser en tribunal d'excommunications et d’anathèmes à l’égard de citoyens qui ont droit à leur réputation, leur honneur et leur dignité.Guy Rocher, sociologue, l’un des intellectuels les plus respectés du Québec, rédacteur de la loi 101, déclarait le 29 avril dernier «H arrive que des tribunaux commettent des injustices.On parle alors ^“erreur judiciaire".Et quand on découvre une erreur judiciaire, on s'emploie à la réparer.Le 14 décembre 2000, l’Assemblée nationale a commis une “erreur parlementaire".Elle doit aussi la réparer.» De 1873 à 1913, douze personnes ont été l'objet de motions de blâme de la Chambre des communes du Canada.1.Toutes les personnes visées par une motion de blâme ont été convoquées par la Chambre des communes avant le prononcé de ladite motion.2.Après avoir entendu les intéressés, une fois sur deux la Chambre n’a pas voté de motion de blâme.3.Tous ceux qui ont été visés par une motion ont eu le droit de s’expliquer devant la Chambre avant que toute sanction ou blâme ne soit prononcé contre eux.4.Les reproches faits aux personnes visées par des motions de blâme étaient directement liés à des sujets, affaires ou privilèges qui étaient du ressort exclusif de la Chambre.5.Les députés appelés à voter sur la motion ont pu le faire en toute connaissance de cause.La distinction que d’aucuns ont voulu faire entre la personne et les propos est spécieuse.Je ne puis espérer, dans mon cas personnel, que réparation complète soit faite de l’irréparable outrage fait à mon honneur et à ma dignité.Je porterai jusqu’à la fin de mes jours le tatouage indélébile de la motion du 14 décembre 2000.Une réglementation archaïque et désuète L’Assemblée nationale doit revoir ses règlements afin que la liberté d’opinion et d’expression d’un citoyen ne soit plus jamais l’objet de censure.Il s’agit de la première de nos libertés qui doit être protégée par un périmètre infranchissable de sécurité.Le délit d’opinion est la marque dçs États totalitaires et non celle des États de droit respectueux des libertés démocratiques.Dans l’état actuel des règlements désuets et archaïques de l’Assemblée nationale, l’exercice du droit de pétition est nié et verrouillé par une procédure parlementaire protectionniste au bénéfice exclusif des parlementaires.L'article 62 des règlements prévoit que la pétition est présentée par l’intermédiaire d’un député.Cette exigence est inconstitutionnelle ou inopérante.Il est un principe irréfragable du droit selon lequel une personne a la pleine capacité juridique et la pleine jouissance de ses droits civils et politiques.Cette capacité et cette pleine jouissance sont illusoires si une personne ne peut exercer ses droits civils et politiques — en l’occurrence le droit de pétition — que dans la seule mesure où une tierce personne accepte de représenter le citoyen.Les droits civils et politiques de ce dernier seraient alors assujettis à l’arbitraire d’un tiers.Le 14 décembre 2000, les députés ont été piégés et muselés par ce que le président de l’Assemblée nationale a lui-même qualifié de «lacune procédurale» concernant l’exercice du droit de pétition.La même expression est valable pour les motions de blâme conduisant à des «erreurs parlementaires».Il est impérieux que des modifications soient faites aux règlements de manière à s'assurer que, dans l’avenir, une motion de blâme de l’Assemblée nationale ne soit recevable que dans le cadre de la défense des privilèges et immunités de l'Assemblée nationale et de ses membres, et que la ou les personnes visées soient entendues avant le vote de la motion.Les élus de la nation bénéficient de l’immunité dans l’exercice de leur fonction à l’intérieur de l’enceinte parlementaire.Elle les protège de toute attaque venant de l’extérieur de sorte qu’ils puissent s'exprimer en toute liberté.Elle ne leur confère pas le droit de blâmer ou de condamner un citoyen qui a l’égale liberté d'exprimer ses opinions par la parole ou par récrit Je ne suis pas le seul à vouloir redresser la réglementation parlementaire en poçte-à-faux avec la loi suprême de l’État québécois.Au président de l’Assemblée nationale s’ajoute le leader de l’opposition officielle, Pierre Paradis, qui écrivait à M.Charbonneau le 25 octobre 2000: «Présentement, nous avons un droit fondamental qui est garanti dans la Charte des droits et libertés de la personne, nous avons également une procédure de l’Assemblée nationale qui ne permet pas à ce droit de s’exercer.Hier, vous avez déclaré “qu'il faudra tôt ou tard nous demander si nos règles de procédure sont à la hauteur de la reconnaissance juridique que nous avons accordée à ce droit démocratique fondamental”.Je saisis donc l’occasion pour vous demander de convoquer une réunion de la Commission de l’Assemblée nationale dans les plus brefs délais afin de combler ce que vous avez qualifié de “lacune procédurale”.» Les plus «brefs délais» dont parle M.Paradis atteindront bientôt sept mois! Dans la célèbre trilogie de Pagnol, César dit à son fils Marius: «L'honneur, c'est comme les allumettes; ça ne sert qu’une fois»\ C’est le plus important des maigres biens que je possède.Il a été dévalué, entaché, par la motion du 14 décembre 2000, qui a également affaibli la réputation et l’autorité morale de l’Assemblée nationale.Depuis cinq mois, il n’est pas une semaine sans que je sois injurié par de blessantes paroles ou des écrits diffamants.A chaque aurore qui se lève sur mes matins tristes, je revois l’image de ceux et cellçs qui m’honoraient de leur amitié se lever prestement, tels des caporaux épinglés, me couvrir de honte et d’opprobres.J’ai la mince consolation de savoir que quelques-uns d’entre eux, en leur âme et conscience, regrettent leur geste.D’un naturel peu rancunier bien que parfois pugnace, je ne peux leur en vouloir et je porte au compte des vicissitudes de la politique ce qui est arrivé.Je leur conserve mon amitié, s’ils veulent bien accepter celle d’un «pestiféré», en raison de tant d’années de compagnonnage et de fervente camaraderie au service d’une cause dont la grandeur nous dépasse et qui mérite tous les sacrifices.Je porterai jusqu’à la fin de mes jours le tatouage indélébile de la motion du 14 décembre 2000 Trop de pédagogie et pas assez de sciences Une personnalité connue a déjà qualifié le programme du baccalauréat en enseignement des universités québécoises d’«éteignoir des ambitions» VINCENT CARRIER Statisticien .ai lu avec beaucoup d’intérêt l'éditorial de Paule des Rivières (du mardi 15 mai) sur la pénurie en profes-1===^ seurs de sciences.Je ne crois pas qu’il faille avoir recours à des explications sociologiques très poussées pour en trouver la cause.Il suffit d'examiner le programme du baccalauréat en enseignement des universités québécoises.Une personnalité connue a déjà qualifié ce programme d'«étei-gnoir des ambitions».Il ne pouvait mieux dire.Voici un échantillon de cours obligatoires du baccalauréat en enseignement en mathématiques-français de l’Université Laval: ¦ L’adolescence; ¦ Les logiciels-outils en éducation; ¦ Aspects sociaux de l’éducation; ¦ Intégration des nouvelles technologies au secondaire; ¦ Intervention pédagogique; ¦ Intervention et élèves en difficulté; ¦ Évaluation des apprentissages au secondaire; ¦ Gestion de la classe I; ¦ Gestion de la classe II; ¦ Organisation scolaire et profession enseignante.Maintenant, mettez-vous à la place d’un jeune étudiant qui est intéressé par les sciences et qui veut approfondir ses connaissances dans une science en particulier, que ce soit les mathématiques, la physique ou la chimie.Vous réjouiriez-vous à l’idée de devoir perdre deux ans de votre formation à suivre des cours tels que ceux énumérés plus haut?Ce baccalauréat est un repoussoir pour quiconque est vraiment passionné par les sciences.Un individu passionné par ce qu'il enseigne et qui possède de bonnes connaissances dans la matière enseignée a déjà toutes les dispositions pour être un bon pédagogue.Pas besoin de l’embêter avec une ribambelle de cours tous plus inintéressants les uns que les autres.Quant à la formation «accélérée» d’un an et demi ou deux dont il est fait mention dans l’éditorial, elle n’a rien d’accélérée.Elle est au contraire d’une lenteur désespérante, car la plupart des diplômés en sciences (notamment ceux possédant un diplôme d’études supérieures) pourraient sans doute enseigner directement au secondaire.Je ne (tarie (tas d’un (xtint de vue tout à fait désintéressé car je suis moi-même détenteur d’un doctorat en statistique et, après quatre années passées à travailler dans un bureau, je désire me diriger vers l’enseignement, car je suis un passionné de la connaissance et c’est le seul métier dans lequel je peux me réaliser pleinement.Je serais intéressé par l’enseignement au secondaire, mais il est hors de question que je me fasse dire comment enseigner les mathématiques par des gens qui ont 10 fois moins de connaissances que moi sur ce sujet et qui, de plus, n’ont jamais enseigné eux-mêmes au secondaire! C’est un peu comme si quelqu’un qui n'a jamais mis les pieds dans l’eau se mettait en tête de donner des cours de natation! Je tenterai donc ma chance du côté collégial où, Dieu merci, les tentacules des «sciences» de l’éducation ne se sont pas encore étendues.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Gérald Dallaire (adjoint au directeur de l'information), Valérie Dufour (général), Marie Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports), Paule des Rivières (éditorialiste), Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement).Benoit Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste): Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques)-, Martin Duclos et Christine Dumazet (rWertears); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : à l’information culturelle Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon (médias), Caroline Montpetit (livres).Odile Tremblay (cinéma); À l’information économique : fiérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Claude Lévesque.Claude Turcotte; à l'information internationale Jean-Pierre Legault, Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélene Buzzetti, Manon Cornellier (correspondantes parlementaires à Ottawa), François Cardinal.Mario Cloutier et Robert Ihitrisac (correspondants parlementaires à Québec).Kathleen Lévesque ; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Louise-Maude Roux Soucy, Marie-Claude Petit (commis).La documentation Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge Iaplanie (Québec),Rxhe\ Rochefort (Ottawa) IA PIJBLICITÉ FT LE MARKETING.Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaine Côté, Marlène Côté.Martin Fournier, Véronique Géraud, Anouk Hurbutt, Christiane legault, Jacques A Nadeau.Claire Paquet.Micheline Ruelland.(publicitaires), laurence Thériauh (directrice adjointe), Manon,Blanchette, Sylvie Laporte.Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard.Michel Bernatrhez, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Donald Filion.Yanick Martel.Olivier Zuida.PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable à la clientèle), Hélène Gervais, Dominique larivière.(responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Céline Furoy.Olivier Lachambre (contrôleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle laperriere, Caroline Perrier, Danielle Ross LA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (viceprésident exécutif et directeur général). A 10 L E i) E V O I R .L E VENDREDI IR M A I 2 0 01 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES BUSH SUITE DE LA PAGE 1 compter leur contribution déterminante au réchauffement du climat planétaire.De plus, la Maison-Blanche ouvre officiellement la porte au forage pétrolier et gazier dans un des plus prestigieux parcs nationaux des Etats-Unis, le Arctic National Wildlife Refuge, en Alaska.Elle envisage même la possibilité d’autoriser des forages dans les Grands Lacs, malgré les ententes passées avec le Canada pour préserver la qualité de leurs eaux et de celles du Saint-I^urent.Washington entend par ailleurs faciliter les exportations de gaz et de pétrole en provenance du Canada et du Mexique, déjà considérées comme réserves continentales en vertu du libre-échange.Enfin, l’administration Bush annonce qu’elle allégera toutes les exigences qui entourent la construction et l’exploitation des centrales nucléaires et des centrales thermiques fonctionnant qu pétrole.Selon le rapport du NEPD Group, les Etats-Unis vont construire entre 1300 et 1900 centrales pour satisfaire les besoins en électricité des Américains d’ici 20 ans, qui devraient augmenter de 45 %.Quant à la consommation de pétrole, faute de politique pour limiter la demande de/açon draconienne, elle devrait augmenter aux Etats-Unis de 33 % d’ici deux décennies comparativement à 50 % d’augmentation pour le gaz naturel.Le président Bush a présenté sa politique comme une réponse à la grave crise énergétique qui confronterait présentement les Etats-Unis: «Si ce plan n 'est pas mis en place, les prix de l’énergie continueront de grimper et les Américains seront confrontés à plus de coupures.Nous serons plus dépendants des importations de pétrole et nous placerons notre sécurité énergétique nationale dans les mains de pays étrangers», a-t-il déclaré.Les démocrates ont promis dès hier une lutte sans merci contre ce plan dont plusieurs volets importants doivent être approuvés par le Congrès.Ils ont accusé la Maison-Blanche d’être désormais contrôlée par les multinationales du pétrole sans pour autant fournir la moindre solution de court terme aux régions aux prises avec des difficultés énergétiques, comme la Californie.L’Europe, très préoccupée par le réchauffement du climat, a réagi vertement «Ce n’est pas la solution au problème auquel nous sommes confrontés en matière de changements climatiques», a déclaré le président de l’Union européenne, le Suédois Kjell Larsson.Ce dernier a d’qilleurs stigmatisé l’inefficacité technologique des Etats-Unis, suggérant ainsi d’autres avenues.«Pour chaque million de dollars du produit intérieur brut [PIB| généré au sein de l’UE, 1,4 tonne de gaz à effet de serre sont produits.Aux États-Unis, pour le même million de PIB, 2,66 tonnes sont émises.» Le président de l’UE estime que tout espoir n’est pas perdu si les Américains retrouvent leur «rationalité».Son vœu semblait d’autant plus utopique que les Etats-Unis, faisant fi de la communauté internationale qui se réunira à Bonn au début de juillet pour relancer les négociations sur le Protocole de Kyoto, ont annoncé qu’ils dévoileraient un plan de rechange «au milieu ou à la fin de l’été», a déclaré le conseiller économique en chef de la Maison-Blanche, Glenn Hubbard.Ce dernier a fait cette déclaration en marge de la rencontre ministérielle de l’OCDE, qui se tenait à Paris et au cours de laquelle les 30 pays membres ont annoncé leur désir de «participer de manière constructive» aux pourparlers de juillet sur le Protocole de Kyoto, dont ils souhaitent ppur la plupart la mise en vigueur pour 2002.Sauf les Etats-Unis.A Washington, le mouvement Greenpeace qualifiait le plan Bush de «pire que tout ce qu’on avait imaginé de pire pour le climat», déclarait Steven Guilbeault.Greenpeace a de nouveau demandé au Canada de s’opposer à un plan aussi dangereux pour la planète, en réduisant ses ventes de pétrole et de gaz aux Etats-Unis, qu’on a qualifié à’«État-voyou» qui devrait être traité comme tel par la communauté internationale! Parmi les autres éléments majeurs de la politique énergétique Bush-Cheney, Washington se propose de remettre en place les vieilles lois qui limitaient auparavant la responsabilité civile des propriétaires de centrales nucléaires, d’accélérer la construction d’un dépotoir nucléaire de grande envergure, de faciliter la réhomologation des vieilles centrales nucléaires et l’obtention des permis par les nouvelles, dont on stimulerait l’émergence par de nouvelles mesures fiscales.Du côté des énergies nouvelles, le rapport du NEPD Group propose des crédits fiscaux pour encourager la construction de centrales thermiques utilisant la biomasse ou des déchets organiques, perpétue les crédits fiscaux applicables à l’énergie éolienne et accorde un crédit fiscal de 15 % aux maisons qui vont s'équiper de panneaux solaires.Côté transports, la politique propose de revoir, mais sans fixer d’objectifs précis, les normes de consommation globale d’essence du parc automobile états-unien, prévoit des crédits d’impôt pour les acheteurs de voitures hybrides (essence et électricité) et pour les actionnaires de centrales thermiques en cogénération.Le plan Bush propose aussi d’augmenter l'aide financière aux familles à faibles revenus, qui voudront améliorer l’efficacité énergétique de leur maison.AVION SURPLUS AVIS SUITE DE LA PAGE 1 devons prendre en compte le coefficient d’amortissement — la capacité que possède un matériau rigide d’amortir le son — des matériaux rigides comme la “peau" extérieure de la carlingue, les tiges qui sont appliquées sur elles pour la raidir, les panneaux de finition qui tapissent l’intérieur de l’avion et le plancher qui est constitué de fibres de carbone, spécifie le chercheur.Nous devons aussi considérer la capacité d’absorption [du son] du matériau poreux inséré entre la peau de la carlingue et les panneaux de finition, de même que celle du tapis, des sièges.et des éventuels passagers!» Mais un des éléments centraux du modèle est bien sûr la source du bruit, ou plutôt la source de vibrations, car le bruit, comme tout autre son, se transmet sous forme de vibrations.Dans un avion, la principale source de vibrations est le vent qui glisse sur la carlingue.Or cet écoulement d’air n’est pas régulier.Il est plutôt turbulent et occasionne des variations de pression de l’air autour de la coque de l’avion.Ces variations de pression provoquent la vibration de la coque.Puis, les vibrations de la coque rayonnent sous forme de bruit à l’intérieur de l’avion.C’est dans des laboratoires à l’acoustique bien particulière que Maxime Bolduc effectue parallèlement des expériences in vivo.À l’aide d’enceintes acoustiques — que l’on appelle communément haut-parleurs —, il génère un bruit diffus semblable à celui produit à l’extérieur de l’avion (par la turbulence de l’air), «au milieu d’une salle très réverbérante dont l’un des murs est construit exactement des mêmes matériaux qu’un mur d’avion.De l’autre côté de cette «paroi d'avion», il enregistre à l’aide d’un microphone le son qui est transmis, et qui devrait normalement être le même que celui entendu à l'intérieur de l’avion.«Je mesure ainsi la capacité isolante de la carlingue, explique l’ingénieur en acoustique, et les données recueillies me permettent de valider mon modèle.» Une fois que le modèle sera suffisamment fiable, le chercheur pourra alors tester les effets de modifications que l’on pourrait apporter au choix des matériaux utilisés dans la construction de l’avion ainsi qu'à certains éléments de sa structure.Mais quelles modifications seraient alors susceptibles de rendre l’habitacle de l’avion moins bruyant?On pourrait choisir des matériaux poreux qui soient encore plus absorbants pour isoler la peau de la carlingue des panneaux de finition, ou même pour fabriquer le tapis et les sièges.( )n pourrait aussi jouer sur la rigidité des feuilles d’aluminium utilisées pour la «peau» extérieure de la carlingue.Et éventuellement changer l'espacement entre' les raidisseurs et les longerons, ces tiges destinées à accroître la rigidité de la coque extérieure.«Mais ce sont les panneaux de finition qui rayonnent le plus de bruit, croit Maxime Bolduc.Il faudrait éventuellement revoir la façon dont ils stmt assemblé et fixés.» «Un modèle comme celuiAà servira surtout lors de la conception de nouveaux modèles d’avion, affirme le scientifique.Jusqu 'à maintenant, les ingénieurs ont surtout cherché à concevoir des avions toujours plus rapides, plus légers et plus gros.Quant à moi, je cherche à rendre les avions plus silencieux.» Vivement que soit conçu cet avion qui nous soulagera du bourdonnement d’oreilles lancinant qui nous poursuit pendant des heures à notre descente d’avion! LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Bar télécopieur (514) 985-3360 Par courriel redaction@ledevoir.com La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-5967 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montreal 1-800-463-7559 (sans frais) l* Dwoir est publié du lundi au samedi par 1/* Devoir Inc.dont k* siège social est situé au 2050, rue IV Bleury.9* étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor St Jean.800, boulevard Industriel.Saint Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans /r Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest, lüval Envoi de publication — Enregistrement n' 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 elles n’atteignent jamais un tel niveau, les fonds restants serviront à faire un remboursement supplémentaire sur la dette.les paiements faits depuis un an ont permis de faire baisser la dette fédérale de 564,5 milliards à 544,7 milliards, soit moins de 53 % du produit intérieur brut.«Nous aurons remboursé une tranche supérieure à 33 milliards de dollars de notre dette au cours des quatre dernières années [.] Ceci représente pour les Canadiens une économie d’intérêt de pré de deux milliards par année, somme qui peut servir à d’autres priorité», s’est réjoui le ministre Martin.Mais il a vite repris son ton prudent.«L’économie canadienne ressent bel et bien les effets de la baisse de régime aux États-Unis», a-t-il averti.Dans ce contexte, pas question de dépenses accrues ou de nouvelles réductions d’impôts.Ce serait «courir le risque de revenir à l’ère des déficits», a-t-il dit.En maintenant le cap, par contre, Ottawa préserve les réductions d’impôts de 100 milliards annoncées en octobre et les investissements dans la santé, a-t-il insisté.Son énoncé d’hier ne comportait aucune annonce budgétaire.Il s’agissait d’une mise à jour des prévisions économiques et financières présentées en octobre dernier dans le cadre du minibudget électoral.N’ayant pas présenté de budget en février, le ministre devait ajuster ses chiffres à la lumière du ralentissement économique des derniers mois.Fidèle à ses habitudes, il a profité de l’occasion pour revoir à la baisse ses prévisions de surplus pour l’année en cours et l’année prochaine.Pour 2001-02, le surplus prévu a été ramené de 8,3 à 6,6 milliards et, pour 2002-03, de 7,6 à 6,9 milliards.Dans les deux cas, le montant tient compte de dépenses annoncées récemment (555 millions et 352 millions) et inclut les coussins de quatre et cinq milliards pour éventualités.On s’explique la révision à la baisse du surplus anticipé pour 2001-02 puisque Ottawa diminue ses prévisions de croissance économique pour cette année-là, ramenant son taux de 3,5 à 2,4 %.Il en va autrement pour l’année 2002-03, car la moyenne des taux de croissance mis en avant par les économistes, taux que le gouvernement prend à son compte, passe de 3 à 3,4 %.M.Martin n’a pas réussi à expliquer pourquoi sa prédiction de surplus suivait la courbe inverse.Yvan Loubier, le porte-parole du Bloc québécois en matière de finances, n’en est pas surpris.Il s’insurge, et ce depuis des années, contre l’inexactitude des prévisions de surplus du ministre.M.Loubier, qui vise toujours plus juste que Paul Martin année après année, pense que le ministre n’a plus aucune crédibilité à ce chapitre et qu’il agit ainsi pour se soustraire à un vrai débat public sur l’utilisation des surplus.M.Martin s’est défendu hier en disant qu’une erreur de sa part aurait des conséquences pour tous les Canadiens.Il a aussi rappelé qu’il s'appuie sur les prévisions de croissance de 19 économistes du secteur privé.M.Loubier rétorque que les économistes et lui donnent tous priorité à la dette et ont donc intérêt à sous-estimer les revenus d’Ottawa et, par ricochet, ses surplus.Le député bloquiste pense d’ailleurs que les surplus pour l’année en cours et l’année prochaine oscilleront autour de 18 milliards, soit 10 milliards de plus que ne le prétend le ministre.Pour la leader néo-démocrate, Alexa McDonough, le ministre Martin fait les mauvais choix.Elle lui a rappelé qu’on n’accélère pas ses paiements d’hypothèque lorsque le toit fuit, que les égouts débordent, qu’il n’y a pas de pain spr la table ni d’argent pour payer les médicaments.A son avis, Ottawa devrait investir, entre autres, dans la santé, la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté.Le porte-parole de l’Alliance, Jason Kenney, était d'avis contraire, accusant même le ministre de se lancer dans un nouveau cycle de dépenses, au risque de ramener le pays sur la voie d'un déficit d'ici deux ou trois ans.Pour cette raison, il aurait voulu des prévisions quinquennales et un vrai budget Le dernier budget en bonne et due forme date de février 2000 et le ministre ne prévoit pas en déposer un autre avant février 2002.A moins, a-t-il promis, que la situation économique ne l’exige.Le conservateur Scott Brison a pour sa part dénoncé le silence du ministre au sujet de la faible valeur du dollar, ce qui a un effet négatif sur le niveau de vie des Canadiens.SUITE DE LA PAGE 1 me distinct des autres provinces qui permet aux jeunes délinquants de passer par un processus de réhabilitation très efficace.Le fédéral, avec son projet de loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (C-7), entend toutefois durcir les lois afin que les peines infligées aux jeunes de 14 ans et plus soient similaires à celles accordées aux adultes.Or l’avis juridique signé par M'Alain Gingras, de la direction du droit autochtone et constitutionnel, et Me Daniel Grégoire, de la direction générale des poursuites publiques, fait référence à une décision rendue en 1990 par la Cour suprême qui va dans le sens des demandes du Québec.Selon le juge en chef de l’époque, Brian Dickson, «la question de savoir comment traiter des adolescents qui ont commis des infractions criminelles est une question concernant laquelle le Parlement peut légitimement permettre qu'il existe entre les provinces des différences qui reflètent des valeurs et des sensibilités politiques distinctes et rationnelles».Et c’est précisément ce qui serait ici en jeu, selon le ministre Paul Bégin.Alors qu’au Québec, a expliqué le ministre en entrevue, tous les intervenants sont heureux de l’effet actuel de la législation, un vent de droite souffle au Canada qui penche davantage pour le durcissement des lois.«Il y a même des demandes de certaines provinces pour que des enfants de dix ans soient assujettis à la loi!» s’est indigné le ministre.Pendant ce temps, le Québec connaît le plus faible taux d’incarcération juvénile, de délinquance juvénile et de judiciarisation des cas jeunesse.C’est ainsi que M.Bégin réitère les demandes de son prédécesseur, ünda Goupil, qui soutenait en octobre dernier que la loi de Mme McLellan ne vise qu’une chose: la répression des jeunes.«Si les autres provinces veulent une loi plus dure, qu’elles se la donnent, a indiqué M.Bégin.Mais que le fédéral laisse au Québec la loi qui fait le bonheur de tous.» Par ailleurs, M” Gingras et Grégoire soutiennent dans leur opinion juridique que «le fédéral est d’autant moins justifié de refuser d’accéder à la demande du Québec, et de maintenir l’actuelle loi sur les jeunes contrevenants en parallèle à la nouvelle loi, qu ’il se propose déjà lui-même de le faire pour certaines dispositions de la loi actuelle de la même manière, aux tennes de l’article 88 du projet de loi, que le Québec le souhaiterait pour l’ensemble de celle-ci».En effet, la ministre de la Justice fédérale.Anne McLellan, a soutenu l’automne dernier que le projet de loi (C-3 à l’époque, C-7 aujourd’hui) permettait beaucoup de souplesse aux provinces, qui pourraient choisir, selon leurs distinctions régionales, d’écarter certaines dispositions du projet de loi.Cette sortie n’avait cependant rassuré personne au Québec, d'autant plus que les légistes étaient nombreux à contredire la ministre à ce chapitre.Enfin, selon les juristes du ministère québécois de la Justice, «le fédéral serait plutôt justifié de donner suite aux revendications du Québec puisque le traitement des jeunes contrevenants est une matière qui relève autant du droit social que du droit criminel».En effet, la loi C-7 est considérée comme partie d’un éventail de dispositions législatives allant de l’aide sociale aux enfants, qui est de compétence provinciale, jusqu’à l’application stricte du Code criminel en matière de détermination de la peine, qui est de compétence proprement fédérale.D’autre part, le ministre a rapporté certains propos entendus lors des deux jours d’audiences sur le document de consultation du projet fédéral, qui ont eu lieu mardi et mercredi à l’Assemblée nationale.Il a ainsi affirmé que le simple apprivoisement de la loi C-7 allait prendre entre 10 et 15 ans en plus des sommes additionnelles que les provinces devront dépenser, comme nous en faisions état hier.Pour connaître les «principes directeurs» de la loi, a souligné le ministre, il faudra en outre se rendre jusqu’en Cour suprême, ce qui prendra un certain temps.«C'est toujours comme ça que ça marche.On amène des dossiers devant la Cour suprême et.à partir de ce moment-là, on a des principes directeurs.Ét c’est avec ces principes directeurs que l’on applique la loi.» M.Bégin rappelle en ce sens que la loi québécoise actuelle est rodée, que les intervenants la connaissent en détail et que, unanimement tant le milieu juridique que ceux qui s’occupent des jeunes rejettent les volontés du fédéral dans ce dossier.«Tout le monde est venu nous dire [lors des audiences publiques] qu'avec C-7, ce n’est plus l’intérêt de l'enfant qui prime mais la sanction», s’est-il désolé.Vaccination en Montérégie La Direction de la santé publique de la Montérégie rendra disponible le vaccin conjugué contre la méningite pour les 312 enfants qui fréquentent l'école primaire Mountainview d’Otterbum Park.«Cette décision a été prise à titre préventif, a indiqué le D Boileau, directeur de la Santé publique de la Montérégie, en fin de journée hier.Cela ne signifie pas que nous faisons face à une éclosion.» En début de semaine, un enfant de cinq ans qui fréquente l’école primaire a contracté la bactérie.La Santé publique a alors procédé à la vaccination de ses collègues de classe.CANNES «Le film est une vision laïque de la mort» SUITE DE LA PAGE 1 Moins rieur qu’à l’habitude en tout cas, moins collé à son surnom de Woody Allen italien.Tendu, certainement.On l'avait vu ces dernières années sur cette même Croisette accompagner les plus autobiographiques Caro Diario et Aprile.Cette fois, les mots honnêteté, respect et vérité franchissaient souvent ses lèvres.Èxit le sourire gouailleur.A une seule reprise, on l'a vu se dérider, mais c’était vraiment drôle car le système de traduction cannois fonctionnait tout croche.Personne sur l’estrade (même le meneur de débats) ne parlait anglais et ces Italiens ouvraient des oreilles éberluées devant l’innocente question d'un collègue du USA Today.«J’en parlerai à Barberra, le directeur du festival de Venise.Il sera ravi de savoir que la traduction ne marche pas à Cannes», lança un Moretti amusé.Unique plaisanterie du lot.Faut dire que son film ne prête guère à la franche rigolade ni à l'autodérision.La Chambre du fils aborde un sujet poignant, la mort du fils adolescent au sein d'une famille heureuse.Sortant de son propre rôle, sortant de Rome aussi, Moretti est entré dans la peau d'un psychanalyste de la ville d’Ancôme frappé de plein fou,et par un deuil qu'il n’arrive pas à transcender.A ses côtés, Laura Murante incarne une épouse bouleversante.Le film, émouvant, mais moins coup-de-poing que je ne l’avais prévu (effet buzz), a la finesse de montrer le deuil comme une épreuve vécue en solitaire, sans communication possible avec les autres, une épreuve qui éloigne les gens bien davantage qu'elle ne les rapproche.Beau film, donc, où chacun, père, mère, fille, joue sa partition du deuil avec un instrument différent.Porté par une musique inspirée, une mise en scène de pudeur, des petits moments de vie volés au chagrin, il capte comme une plaque sensible une sorte de chemin de croix.Palme d'or, ça?D’autres concurrents honorables le talonnent.Pourquoi pas, après tout?Le jury de Cannes n’a-t-il pas déclaré qu’il carburerait à l'émotion?Chose certaine, à travers La Chambre du fils, le cinéaste Moretti atteint une maturité nouvelle.«La mort d'un enfant m’a obligé à changer de ton, disait-il.Dans la seconde partie, celle du deuil, il Cannes n’existe plus aucun écho de mes films précédents.» Et de nous affirmer avoir voulu camper un personnage vraiment adulte, en mesure d’écouter les autres, un psychanalyste, quoi.«Cette histoire m’a capturé plus qu’aucune avant elle, confiait-il.Je l’ai vécue de l’intérieur, même si elle est moins collée à ma vie personnelle que mes films précédents.Nous voulions, moi et les deux autres scénaristes, montrer les différentes réactions des gens face à la douleur.Mon personnage est dépassé par cette douleur-là.Il ne parvient plus à avoir le détachement nécessaire à la pratique de sa profession.Son obsession de vouloir retourner en arrière, son sentiment de culpabilité l'ensevelissent, le submergent.» 11 ne désirait pas tourner ce film à Rome, l’ayant tant mise en scène dans ses œuvres précédentes.«Ma quête était celle d’un endroit pouvant ressembler à une communauté dont chaque membre est en mesure de partager la douleur de cette famille.» Le sujet de son film était si poignant et demandait un tel investissement émotif des acteurs que le cours du tournage en fut modifié.Plutôt que de réaliser d’abord toutes les scènes extérieures à Ancôme, puis les intérieurs à Rome, Moretti a suivi la chronologie de l’histoire, afin de permettre à l’équipe d’en épouser les étapes émotives.Laura Morante rendait grâce de son côté aux aspects techniques sous-tendant le travail d’acteur (répétitions, scènes tournées plusieurs fois, etc.) qui aident à garder du recul dans un rôle aussi difficile que celui d'une mère survivant à son fils.«Le film est une vision laïque de la mort, ajoutait le compositeur de musique Nicolas Piovani.Celle-ci est sans appel, sans possibilité de rachat, sans réconfort possible.Ce n'est ni ma vision du monde, ni celle de la musique.J'ai eu la tâche difficile de traduire la pudeur d'une douleur irrémédiable.» Perte, deuil, jamais Moretti n’aura filmé une œuvre témoignant d’une telle solitude.On le regardait en se disant que c’était lui et que ce n’était pas lui, là devant nous, mais un homme soudain capable de regarder la souffrance en face, sans pirouettes, sans cabotinage.Les gens changent.Cannes enregistre leurs mouvement?successifs, les âges où leurs valeurs basculent.A travers les ans et les films, on aime aussi capter ici chez les cinéastes le passage du temps.
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