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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 2001-04-03, Collections de BAnQ.

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w w w .I e d e v o i r .c « m ?E DEVOIE * LES SPORTS Les Expos ouvrent leur saison avec succès à Chicago k Page B 6 LE MONDE La Chine permet une visite cà l’équipage de Lavion-espion Page B 5 Vol.X ('ll X ° 7 1 ?I.E M A H l> I IJ V V H I I 2 O O I S 7 c + r \ \ t s I $ Pound compte rétablir la crédibilité du CIO VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Entouré d’une dizaine d’«olym-piens» canadiens, le Montréalais Dick Pound a annoncé hier matin sa candidature au poste de président du Comité international olympique (CIO).Et pour s'attifer le vote des 125 membres du comité, M.Pound a choisi de miser sur l’éthique, l’éducation de la jeunesse et la lutte antidopage.«Je suis d’abord et avant tout le candidat du mouvement olympique dans son ensemble.Je suis un olympien», a expliqué M.Pound lors d’une conférence de presse dans un hôtel de Montréal.«Après 23 ans comme membre du CIO, je pose avec une réelle anticipation [sic] ma candidature, convaincu que je puis apporter une contribution davantage significative à un mouvement et une institution auxquels j’ai consacré ma vie.» Dick Pound veut rétablir l’image et la crédibilité du CIO, qui ont été sévèrement entachées par le scandale de corruption de Sait _ Lake City et par le dopage sportif.«Les athlètes doivent avoir confiance dans le système qui est en place.Aussitôt que la confiance sera établie et que les athlètes seront sûrs que ceux qui se droguent vont se faire prendre, le dopage va s’éliminer de lui-même.» S’il est élu président du CIO, M.Pound a indiqué que son plus grand défi sera de sensibiliser les jeunes à l’importance des olympiades.«Je veux leur faire comprendre que le sport est une jaçon de s’éduquer et qu ’un système éthique y est attaché.» Il veut également faire des membres du CIO des «leaders mondiaux pour la promotion d’un VOIR PAGE A 8: POUND 9MB .JACQUES NADEAU LE DEVOIR Photographié en compagnie de la championne olympique Myriam Bédard, Dick Pound a confirmé hier sa candidature au poste de président du Comité international olympique.L’élection aura lieu au mois de juillet prochain.Milosevic refuse d’être traité comme un criminel Les charges s'accumulent contre l'ancien président yougoslave D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET L’ASSOC I ATE D PRESS Belgrade — Slobodan Milosevic ne veut pas être «traité comme un criminel-’.Au lendemain de sa reddition, l’ancien président yougoslave a déposé hier un recours contre son placement en détention.Mais les charges pesant contre lui se sont alourdies, la police l’accusant d’avoir incité sa garde personnelle à ouvrir le feu sur les officiers venus l’arrêter.L’ancien président yougoslave a également reconnu, dans sbn recours, que Belgrade a secrètement financé les années des Serbes de Bosnie et de Croatie.Cet aveu intervient alors que le Tribunal pénal international CTI3!), qui a déjà inculpé Milosevic de crimes de guerre commis au Kosovo, s’apprête à signer «au plus tard début mai», une nouvelle inculpation éclairant son rôle pendant le conflit en Bosnie-Herzégovine.Washington confirme une aide de 50 millions à Belgrade Après avoir passé sa première nuit en prison, l’ancien maître de Belgrade a signe un document de trois pages, dans lequel il dénonce une procédure «politique» et une arrestation orchestrée par les Occidentaux, «dictée par les capitales des forces qui ont perpétré l’agression contre notre pays», soit les frappes de l’OTAN en 1999.Dans ce texte tapé à la machine et distribué par son avocat Toma Fila, Milosevic accuse le nouveau gouvernement de l’avoir mis en prison pour «ternir de longues années de travail.en particulier parce que moi, dans l’intérêt de l'Etat et du peuple, je me suis opposé aux puissances mondiales».Il déclare qu’il refuse i èft-i -^r » La croissance économique et un taux de chômage à son plus bas en 25 ans nous permettent aujourd'hui de redistribuer les fruits de la prospérité.Chacun peut tirer profit de notre force collective.Nous avons maintenant toutes les possibilités de bâtir l'avenir.LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION Une offensive majeure, inspirée par la solidarité 300 millions de dollars utilisés pour augmenter les prestations d’aide sociale dès juin, créer le programme Action Emploi et financer notamment le logement social.RÉDUCTION DES IMPÔTS Un allègement pour les familles, la classe moyenne et les moins bien nantis Une nouvelle réduction de l’impôt des particuliers de 3,5 milliards sur trois ans, dont 1 milliard dès le 1er juillet.De plus, l’indexation automatique est devancée au Ie'janvier prochain.SANTÉ ET SERVICES SOCIAUX Un investissement important pour mieux répondre aux besoins de la population 2 milliards de plus pour améliorer l’accessibilité des services, moderniser le réseau et entreprendre des actions ciblées pour les jeunes et les personnes âgées.ÉDUCATION ET JEUNESSE Des stimulants à la réussite et un encouragement à l'excellence 730 millions de plus pour l’éducation.Respect intégral des engagements du Sommet du Québec et de la jeunesse.Aide à la réussite et bonification du régime des prêts et bourses.DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DES RÉGIONS RESSOURCES 800 millions au cours des trois prochaines années Impôt zéro pour les PME manufacturières pendant dix ans.Crédit d’impôt de 40 % pour la transformation des ressources.Diversification de l’économie et développement de créneaux d’excellence.Soutien aux secteurs forestier et minier.CRÉATION D’EMPLOIS Investissement dans la croissance économique et la vitalité de la culture Accélération du programme FAIRE, soutien à l’économie du savoir, ressources additionnelles pour la science et l’innovation, l’environnement et les infrastructures de transport.Appui à la création artistique et au développement culturel.Le déficit est toujours à zéro et nous consacrons un demi-milliard de dollars au remboursement de la dette.Québec S n Cest votre Ministère des Finances budget.Consultez-le.www.finances.gouv.qc.ca Pour obtenir plus de détails sur le Budget 2001-2002 du Québec, procurez-vous le dépliant dans la plupart des institutions financières ou contactez Communication-Québec au 1 800 363-1363.I « L ï.I) K V O I K .L K M A R I) I V V RII > 0 0 I A ;’» ?LE DEVOIR * ACTUALITES Chantal Hébert Les rendez-vous manqués de Mercier Jusqu'à la semaine dernière, les élections partielles de lundi dans la circonscription montréalaise de Mercier s’ annonçaient comme le premier test sur le terrain du nouveau premier ministre Bernard Landry.En l’absence d’une course au leadership digne de ce nom, le vote aurait au moins permis de prendre le pouls d’une frange importante d’électeurs péquistes.Si elle ne fournit pas nécessairement un échantillon typique de l’électorat du Parti québécois à 1’ échelle du Québec, la circonscription de Mercier est suffisamment représentative de courants importants au sein de cette formation pour qu’ en temps normal, on puisse y déceler une tendance.Même si, en 1998, en pleine guerre contre le déficit et avec Lucien Bouchard à la barre, le PQ avait remporté Mercier avec 55 % des suffrages, cette fois-ci, le test ne s’annonçait pas comme une formalité.Le recrutement par les libéraux d’une candidate dont la personnalité colle assez bien à la circonscription et, surtout, la présence dans l’arène d’un candidat associé à une gauche habituellement acquise au Parti québécois donnait à penser que la donne pourrait être appelée à changer.Au minimum, le vote dans Mercier aurait dû permettre de vérifier s’il y a oui ou non un pourcentage significatif d’électeurs disposés à prendre le risque d’expédier le PQ dans l’opposition pour manifester leur mécontentement devant ce qu’ils perçoivent comme un virage net vers la droite pendant les années au pouvoir de leur formation.Dans ce contexte, le dépôt du premier budget Marois en pleine campagne électorale aurait également permis de voir comment des électeurs urbains réagissaient à l’écart qui sépare le discours résolument anti-pauvre té de M.Landry des intentions nettement plus floues dans la pratique de son gouvernement ?La controverse tardive entourant la candidature de Claudel Toussaint permettra désormais à Bernard Landry de faire l’économie de cette première épreuve électorale.Si le PQ a de la difficulté à conserver la circonscription de Mercier ou même s’il la perd lundi prochain, on imputera le résultat à des circonstances essentiellement locales.Dans les rangs péquistes, cela aura au moins pour effet d’amortir l’impact psychologique d’une performance potentiellement médiocre.Et dans l’autre hypothèse, à première vue improbable où le PQ remporterait le vote de façon aussi éclatante qu’en 1998, tout le crédit de la victoire rejaillirait forcément sur Bernard Landry dont la formation aurait triomphé malgré un candidat lourdement hypothéqué par ses démêlés conjugaux.Mais le scénario d’une grosse victoire péquiste est d’autant moins probable qu’en prenant quatre jours pour confirmer leur appui à M.Toussaint, M.Landry et le PQ n’ont rien fait pour aider sa cause.S’il a fallu presque l’équivalent d’une semaine ouvrable à son propre parti pour décider de continuer à l’appuyer, combien de minutes faudra-t-il à un électeur pour se résoudre à l’écarter une fois dans l’isoloir?Surtout que, dans les circonstances actuelles, les électeurs de Mercier auraient raison de penser que le candidat qu’on leur propose n’occupera pas de sitôt le même genre de place que ses prédécesseurs au sein de la députation gouvernementale.?Pourquoi alors maintenir M.Toussaint en place après lui avoir mis autant de plomb dans l’aile en hésitant publiquement à venir à sa rescousse?Dans les faits, le premier ministre Landry aurait couru de plus grands risques en se ralliant aux nombreux avis qui l’incitaient à se départir purement et simplement de son candidat qu’en s’exposant aux critiques que lui valent son maintien.Si le PQ avait écarté M.Toussaint à une date aussi tardive, il n’aurait pu lui substituer un autre porte-étendard.En l’absence d’un candidat du gouvernement sur le bulletin de vote, bon nombre de partisans péquistes auraient été enclins a reporter leur appui sur l’indépendant Paul Cliche.Au minimum, le retrait péquiste aurait ouvert la voie à un coup d’éclat de la gauche dans Mercier et peut-être même à sa victoire.À titre de figure de proue d’un nouveau parti, Paul Cliche, s’il était élu, ne serait-il pas en droit de réclamer la même visibilité à l’Assemblée nationale que Mario Dumont?En refusant de faire à une voix de gauche une place équivalente à celle de droite de l’Action démocratique, le gouvernement Landry n’indisposerait-il pas encore davantage son aile sociale-démocrate?Dans tous les scénarios, une bonne performance de Paul Cliche dans Mercier donnerait un puissant élan à la mise en place d’un parti de gauche à l’échelle du Québec à temps pour les prochaines élections?L’avènement d’une telle concurrence sur son flanc gauche assombrirait considérablement les perspectives de réélection du Parti québécois.Il pourrait suffire que 5 % de ses électeurs se rallient à unç telle formation pour que cela lui coûte le pouvoir.A tout prendre, une percée importante de la gauche dans Mercier constituerait un résultat nettement plus encombrant pour le premier ministre que l’ajout d'un canard boiteux dans son caucus ou même un gain pour les liberaux de Jean Charest Chantal Hébert est columnist politique au Toronto Star.Claudel Toussaint Paul Cliche Marijuana Une autre récolte de rêve La SQ reste impuissante à freiner la culture de cannabis .Même en attaquant les Hells Angels à la racine dans le cadre de l'opération Printemps, les policiers n’ont pas réussi à ébranler l’industrie illicite de la marijuana.La récolte 2001 s’annonce tout aussi imposante et lucrative que les précédentes.BRIAN MYLES LE DEVOIR Deux pièces de dimensions normales dans une maison de ville coptiennent cent plants de marijuana hydroponique.A raison de trois récoltes par an, l'horticulteur du monde interlope produit 75 livres de tabac d'une valeur brute de 225 000 $.Dans la rue, un groupe criminel structure gonfle les revt^ nus à 675 000 $.Pour cent plants.La culture de la marijuana est à la base des activités des groupes de motards.L’herbe interdite leur permet de s’enrichir et cet enrichissement leur permet d’asseoir leur pouvoir.Les policiers saisissent mal l'ampleur de ce trafic répandu.Ce commerce rapporte «des centaines de millions de dollars par an», estime le sergent Jean Audet, spécialiste des drogues à la direction de la lutte contre le crime organisé de la Sûreté du Québec (SQ).A Highwater, à deux pas de la frontière canado-américaine, les policiers ont saisi le Tr juin dernier 18 000 plants d’une valeur de 20 millions de.dollars (les prix varient en fonction de la qualité).A Montréal, ils ont découvert en décembre quatre serres hydroponiques abritant 1900 plants d’une valeur de 2,5 millions de dollars, et ainsi de suite.En terre agricole, en serre ou en résidence privée, la marijuana pousse comme de la mauvaise herbe dans tout le sud du Québec.Pour la SQ, il s'agit d’un fléau qui nécessite une lutte de tous les instants dans le cadre de l’Opération Cisaille.Depuis 1999, le programme a permis de détruire près de 400 (XXI plants par an.La culture de la mari a été à l’origine d’un meurtre et de trois tentatives de meurtres au Québec en 2000.Un policier de Saint-Adolphe-D’Ho-ward doit la vie à son gilet pare-balles.Son agresseur protégeait une plantation.Il a visé le cœur.Pour reprendre l’expression du sergent Audet, «on est loin du flower power».La SQ a livré une présentation visuelle instructive hier lors du lancement de l’édition 2001 de Cisaille.Les images révèlent que les horticulteurs ne plaisantent pas avec le business.Ils patrouillent les champs armés de mitraillettes AK-47, ils disposent des pièges à castors agrémentés de clous autour des plantations, ils menacent les agriculteurs qui as- JACWI.S NADKAM I I DMVOIK Le capitaine Richard Bruneau, directeur-adjoint de la lutte contre le crime organisé t\ la SQ, hier lors du lancement de l’Opération Cisaille 2001.« sistent, impuissants, à l’envahissement de leurs terres.Aucun d’entre eux n’a pris le risque de porter plainte à ce jour.In SQ a surtout détruit des plants situés en terres agricoles lors de la première année d’intervention en 1999, avec un budget de 500 (XX) $.Elle a développe le volet enquête l’an dernier et poursuivra dans la même voie cette année avec un budget de 750 (XX) $.L’accent sera mis sur le démantèlement des installations en serres, où sont produites les repousses qui vont en terre.En date du 31 mars, les enquêteurs ont saisi 47 000 plants d’intérieur contre 21 (KM) l’année précédente.Selon le sergent Audet, l’intervention champêtre des policiers a forcé les groupes criminels à transférer une partie de la production de la terre à la serre, où ils sont plus faciles à traquer.Une serre en milieu urbain laisse des traces, comme par exemple des détournements d’électricité.Hydro-Québec évalue à 30 millions de dollars par an les perles subies en raison du tripotage de compteurs en la matière.Les policiers ne se font pas d’illusion sur l’impact de leur intervention.la1 prix de la mari sur la rue reste stable (10 à 20 $ le gramme selon la qualité et la ré gion) depuis cinq ans, un signe évident de la prospérité de l’industrie.La vague d’arrestation au sein des I lells n’y changera rien.Selon les policiers, l’organisation ne s’im-plique jamais dans la production et laisse des sous-traitants accomplir les basses tâches.A peine 601 des 1398 dossiers ouverts en 2(XX), soit 43 % du total, ont débouché sur des accusations ou des enquêtes avec suspects encore ouvertes.Huit individus détenaient un statut officiel (membre en règle ou prospect) au sein des Hells Angels et des Bandidos.la SQ demande encore la collaboration de la po pulation, par l'entremise de la ligne Info-crime (1-8(X)-711-18(X)), afin de ralentir la récolte estivale.Offre d’achat sur Tîle Dorval (Le Devoir) — Les 57 résidants saisonniers de Tîle Dorval, au sud de Montréal, pensent avoir trouvé le moyen de protéger leur quiétude en dépit des fusions municipales: ils achèteront purement et simplement leur île.Selon Radio-Canada, une offre d’achat pour l’ensemble des biens communs de cette municipalité, qui ne compte officiellement qu’un seul habitant, aurait déjà été présentée au conseil municipal.Elle porterait notamment sur la salle communautaire, la piscine municipale, le traversier et le réseau d'aqueduc.Elle viserait à transformer Tîle en association de condominiums.L’opération n’empêcherait pas le rattachement de la petite municipalité à la nouvelle ville de Montréal mais permettrait à ses résidants, espèrent ces derniers, d’exercer le contrôle sur son développement et ainsi que sur les activités qui pourront s’y dérouler.Interrogée par RadioCanada, la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, a fait savoir qu’eUe rejetait d’ores et déjà le projet, les biens publics ne pouvant ainsi être vendus à des particuliers.EN BR E F Chevrette confirme le début des grands chantiers (Ije Devoir) — Convenant de l’état pitoyable des routes du Québec, le ministre des Transports, Guy Chevrette, a annoncé des travaux de réfection majeurs sur l’ensemble du réseau routier lors d’une allocution présentée hier à l’occasion du 36e congrès annuel de l’Association québécoise du transport et des routes (AQTR).L’annonce arrive quatre jours après le dépôt du budget Marois, qui faisait état d’investissements supplémentaires de 415 millions en cinq ans dans les infrastructures routières.M.Chevrette estime que «ça coûtera des millions et des milliards» pour réaliser ce projet d'envergure qui pourrait s’échelonner sur une période de dix ans.Le ministre envisagerait la contribution du secteur privé (le gouvernement a adopté on décembre la loi 164, autorisant le partenariat avec l’entreprise privée dans les infrastructures de transport), d’Ottawa, ou d’autres ministères, tel celui de l’Environnement M.Chevrette rendra public un plan de reconstruction du réseau d’ici à la fin de l’année, a-t-on affirmé au cabinet du ministère.Le nombre d’assistés sociaux a baissé de 7 % (PC) — La croissance de l’économie a favorisé la création d’emplois et entraîné une baisse de 7 % du nombre d’assistés sociaux au Québec au cours de la dernière année.I)e mars 2(XX) à mars 2(X)1,42 (XX) personnes ont quitté les listes de l’aide sociale, qui en comptent maintenant 577 (XX).En mars 1996, on en dénombrait plus de 813 (XX).Ies baisses les plus significatives ont été constatées en Outaouais (-10%), à I aval (-8,4 %), en Gaspésie (-7,6%) et dans la région de Québec (-7,4 %).Des réductions de 8,4 %, 7,1 % et de 5,8 % ont été constatées respectivement à laval, en Montérégie et a Montréal.C’est toujours dans la métropole et dans ses banlieues qu’est concentré le plus grand nombre d’assistés sociaux, soit plus de 3(X) (XX) personnes représentant 52 % des prestataires, indiquent les plus récentes données du ministère de la Solidarité socialf ¦.Mais la situation s'améliore.Depuis cinq ans, le nombre d’assistés sociaux est en baisse constante.Un total de 236 249 prestataires ont quitté les programmes d’aide sociale, une réduction globale de 29 % depuis 1996.BOB Jazz, funky, chante danse, vidéo, mode et théâtre Spectacle a chaque camp Tout ce que vous auriez voulu faire a leur âge ! Enfants (â partir de 4 ans) et adolescents L’École pour tous! LOUISE LAPIERRE DANSE v .(514) 521*3456 danse kxiiselapterre qc ca Le corrp international pour filés et gatrons de 6 ’ 7ans les sessions de «0-|o.rs, .3 e* 6 senioines Service d'autobus de 'AonTéD et Ottowc Poor rerevorr noire depl arf et une liste de referervtei do Queb • Programme Complet • Excursion De Canot • Apprentissage De L'anglais • Programme De Formation info^wabikon corn www wabikon con (416) 483-3172 À Pour réservation publicitaire, contacter Jacques Nadeau au 985-3322 Gilles ISABELLE Denise BERGERON LA VIE: un équilibre à maintenir, MANUEL DE L'ÉLÈVE À Biologie générale Af ot Né* eomnArti kz 4e et y’ secondaire.576 page:, 58,75$ A 'j LIDEC inc.(514) 843-5991 *|IJOURDvHUI et DEMAIN DE NOUVEAUX FOURNISSEURS \ DE NOUVEAUX PRODUITS SllQ001 SALON INFO-INDUSTRIEL DU QUÉBEC AU PALAIS DES CONGRES DE MONTRÉAL 10Hà 20h NOS PARTlNAIRf S Venez rencontrer de NOUVEAUX PARTENAIRES EMBALLAGE ET MANUTENTION • AIR COMPRIMÉ LUBRIFICATION • ENVIRONNEMENT • SANTÉ ET SÉCURITÉ MAINTENANCE ET 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serrait des mains, au cours d’une visite à Charlottetown, et lui a lancé une tarte à la crème en pleine figure.L’avocat a dit hier au juge John Douglas qu’il avait interjeté appel d'une décision antérieure renversant une citation à comparaître adressée au premier ministre, fl a demandé au juge l’ajournement du procès jusqu’à ce que la cour d'appel statue sur la question du témoignage de M.Chrétien.Le juge a rejeté cette requête, affirmant qu’il n’était pas nécessaire d'entendre le premier ministre.Dans la preuve présentée par la Couronne, hier, Evan Brown dit avoir cru que le premier ministre considérait comme «un honneur et une distinction» d’être entarté.Auberge de Grand-Mère Chrétien évite la Chambre des commîmes Joe Clark accuse le premier ministre d’avoir peur de répondre aux questions HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien commence a avoir peur d’affronter l’opposition et c'est pour cela qu’il ne se présente pas à la Chambre des communes, a accusé hier le chef conservateur Joe Clark.M.Chrétien n’était pas présent à la période de questions hier à Ottawa.C’était le troisième jour consécutif qu’il manquait ce rendez-vous parlementaire quotidien: il n’était pas en Chambre jeudi et vendredi derniers.«C'est la troisième période de questions de suite que M.Chrétien manque, a fait remarquer M.Clark.Il a évidemment une obligation à se présenter à la Chambre des Communes pour s'expliquer.L’opposition a le droit de savoir s’il a l’intention de revenir au parlement avant la relâche de Pâques.Il ne peut pas tout simplement se cacher pour éviter les questions.» L'opposition continue de réclamer une enquête judiciaire pour faire la lumière dans toute «l’affaire» du golf Grand-Mère.Aujourd’hui, la Chambre débattra d’une motion de l’Alliance canadienne réclamant qu’une telle commission d’enquête, qui aurait le pouvoir de convoquer des témoins et d’exiger le dépôt de documents, soit mise sur pied.La motion sera votée le lendemain.Elle devrait être battue, puisque les libéraux détiennent la majorité à la Chambre, mais le Bloc québécois et le Parti conservateur ont déjà annoncé qu’ils l'appuieraient Un sondage publié hier dans le National Post révèle que 60 % des 500 personnes interrogées, et 54 % de celles qui se disent d’allégeance libérale, souhaitent qu’une enquête soit menée.Ces données enlèvent du poids à la contre-attaque des libéraux qui accusent l’opposition de s’acharner sur un sujet qui n’intéresse pas les Canadiens plutôt que de poser des questions sur les vrais problèmes du pays.M.Chrétien est accusé par l’opposition de s’être placé en conflit d’intérêts lorsqu’il a personnellement fait des démarches auprès de la Banque de développement du Canada en 1996 et 1997 pour qu’un prêt de 615 000 $ soit accordé a l’Auberge Grand-Mère.Cet hôtel, déficitaire, jouxte le terrain de golf Grand-Mère que M.Chrétien avait vendu en 1993 mais pour lequel il n’a été payé que six ans plus tard.L’opposition allègue que n'ayant pas touché son argent, il avait toujours un intérêt dans le golf, et donc un intérêt à ce que l’Auberge d’à côté, qui l’alimente en clients, ne ferme pas.Cette hypothèse a semblé renforcée par une nouvelle publiée ce week-end dans laquelle le propriétaire de l’Auberge, Yvon Duhaime, reconnaît l’existence de liens d’affaires entre son entreprise et le golf Grand-Mère.M.Duhaime avait fait cette déclaration sous serment devant la Régie des alcools, des courses et jeux du Québec le 2 novembre dernier pour récupérer son permis d’alcool.Le premier ministre a toujours dit qu’il n’existait pas de liens financiers entre les deux entreprises.«On dirait que chaque semaine, chaque jour, de nouvelles révélations viennent contredire ce que le premier ministre a dit», a lancé le chef allianciste Stockwell Day.La député bloquiste, Pierrette Venne, est même allée jusqu’à dire que les intérêts personnels de M.Chrétien sont «des empêchements flagrants à remplir adéquatement sa fonction de premier ministre».Aujourd’hui, le conseiller en éthique du premier ministre, Howard Wilson, comparaîtra devant le comité parlementaire de l’industrie et Gilles Duceppe et Stockwell Day seront présents pour le bombarder de questions sur le sujet Le sacrifice mérite consultation, dit Eau-Secours LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR La relance de la production privée d’électricité au moyen de petites centrales est «un non-sens économique parce qu’elle est incapable de concurrencer la production d'Hydro-Québec» et qu’il est «inacceptable» de sacrifier les dernières grandes chutes du Québec habité sans avoir préalablement vérifié par une audience générique si le jeu en la chandelle à tous égards, comme l’a recommandé la commission Doyon en 1997.Pour Jean-François Blain, porte-parole du Comité des rivières de la Coalition Eau-Secours, la relance d’un tel programme sur une échelle minimale de 450 MW est d’autant plus «inquiétante» quelle n'est appuyée sur aucune justification énergétique, quelle ne sera pas passée au crible par la Régie de l’énergie et que le projet gouvernemental ne plafonne ni le prix d'achat, ni la quo-tepart de cette filière.Pour Jean-François Blain, on ne peut hypothéquer l’avenir de plusieurs dizaines de grandes chutes avant de connaître la politique québécoise de l’eau, avant de créer les agences de bassin et d’élaborer par des MRC les schémas directeur de l’eau pour chaque cours d’eau.Les retombées économiques qu’on promet aux MRC, qui pourront devenir partenaires du secteur privé pour harnacher les chutes régionales, les placent en conflit d'intérêts avec leur rôle d’arbitre sociaux dans la détermination de l’intérêt public a long terme, ajoute le porte-parole.Ce dernier ajoute que plusieurs indices montrent que ce programme va enrichir les promoteurs aux dépens d’Hydro-Québec et des contribuables.Si la production privée au moyen de petites centrales était vraiment rentable, dit-il, c’est-à-dire moins chère que l’électricité produite par Hydro-Québec, les grandes entreprises du Québec comme les papetières ou les fonde» ries prépareraient de nombreux projets pour satisfaire leurs propres besoins, comme la loi le permet sans limite de taille pour les projets.Mais non, dit-fl, elles préfèrent acheter l’électricité hydro-québécoise parce qu’elle coûte moins cher que celle qu’on veut lui faire acheter pour enrichir quelques promoteurs.La production privée, poursuit le porte-parole, n’est même pas rentable à des fins d’exportations sans les barrages (J’Hydro-Qué-bec.Si la société d’Etat n’achetait pas la production privée pour l’entreposer en vue de la revendre plus tard, les promoteurs seraient incapables de rentabiliser cette filière sur le marché américain, sauf trois ou quatre mois par année.Il faut donc privilégier des solutions plus rentables comme les économies d’énergie ou des énergies de pointe, comme l’éolien, conclut le porte-parole de la coalition.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OFFRES Sur Internet: www.offres.ledevoir.com CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-055964-012 COUR DU QUÉBEC PRESENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.3702878 CANADA INC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 3702878 CANADA INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal dans les trente (30) )ours de la date de publication dans le journal Le Devoir Une copie de la présente Déclaration allégée, avis à la partie défenderesse, liste de pièces et pièces P-1 à P-3 à ôté remise au greffe à l’attention de 3702878 CANADA INC Lieu Montréal Dale Le 30 mars 2001 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-22-055840-014 COUR DU QUÉBEC PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c, SABBAH (LAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné é SABBAH (LAN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, à Montréal, dans les trente (30) jours de la date de publication dans le journal Le Devoir Une copie de la présente Déclaration allégée, avis à la partie défenderesse, liste de pièces et pièces P-t à P-3 à ôté remise au greffe à l'attention de SAB-BAH ILAN.Lieu Montréal Date Le 30 mars 2001 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT SLA : 3 lettres du mot paralysie La SLA vous enlève TOUT, sauf votre lucidité Aidez-nous à vaincre cette maladie mortelle qui tue 3 Québécois par semaine ! SOCIÉTÉ DE .\SCI É.ROSK I ATÉ.KAl K AMYOTROPtIKJlIK Dt O* EH Et (SI.A-guébecI (514) 725-2653 1-877-725-7725 (sans frais) MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT I - Pitoyable.- Kodiak.2- Argon.- Arbre malais.- Indique une alternative.3 - Morcellement d'une propriété foncière.4 - Enlève le pédoncu- le.- Deux, 5 - Dette.- Ilote 6 - Une des Cyclades - Terre-Neuve -Fondateur de la Cie de Saint-Sulpice.7- Sel de l'acide citrique.- Crochet.8 - Empereur.- Arme.- Platine 9 - Présent du jour de l'An 10 - Travaillions.- Rubi- dium.II - Inscrirons.- Mesure employée en géodésie.12 - Étain.- Courroie fixée au mors.-Figuration.VERTICALEMENT 1 - Imprécations.2 - Amérindien.- Agent de Louis XV.3 - Pronom familier.- Texte fixant les garanties accordées à une collectivité, 4 - Canal côtier.- Rou- te rurale.- Sabelle.5 - Bien appris.- Pas à moi.- Manière d'aller.6 - État d'équilibre d'un aéronef.7 - Rapières.- Inexact.8 - Le matin.- "Avec".- Redevance due au seigneur.9 - Plante potagère vivace.- Abréviation religieuse.10 - Un peu sol, - Jeu chinois.11 - Éructation.- Du soir.12 - Dévoilé.- Coiffure.- Graminée.Solution d'hier ?a ga COMMISSION SCOLAIRE DES SAMARES APPEL D’OFFRES SUR INVITATION ARCHITECTES INGÉNIEURS EN MÉCANIQUE-ÉLECTRICITÉ INGÉNIEURS EN STRUCTURE ET GÉNIE CIVIL PROJET ; CONTRAT DE SERVICES PROFESSIONNELS POUR LA CONSTRUCTION D UN CENTRE DE FORMATION PROFESSIONNELLE À VILLE DE SAINT-LIN-LAURENTIDES.PROPRIÉTAIRE : COMMISSION SCOLAIRE DES SAMARES 4671.Rue Principale, Saint-Félix-de-Valois (Québec) JOK 2M0 Téléphone : (450) 889-3177 La Commission scolaire des Samares, projette la construction d’un Centre de formation professionnelle dans la MRC Montcalm, d'une superficie d'environ 3640 mètres carrés.Les documents de soumission ainsi que les renseignements nécessaires à la préparation des offres de services pourront être obtenus à compter du 4 avril 2001 moyennant un dépôt de vingt dollars (20 $) par discipline non remboursable sous forme de chèque visé au nom de la Commission scolaire des Samares ou en argent comptant, au bureau de la direction des ressources matérielles, Monsieur Sylvain Thériault, 4671, rue Principale, Saint-Félix-de-Valois.Les offres de services seront reçues avant 14 heures le 26 avril 2001 pour être ouvertes publiquement, le même jour et à la même heure à la Commission scolaire des Samares, 4671, rue Principale à Saint-Félix-de-Valois.Seules seront considérées les offres de services des firmes dont toutes les composantes ont leur principale place d’affaires au Québec.Le choix des firmes retenues sera fait par la Commission scolaire des Samares, sur recommandation du Comité de sélection, selon des critères d'évaluation préétablis.La Commission scolaire des Samares n’est tenue d'accepter aucune des offres de services reçues.Le 3 avril 2001 Richard Fleet Directeur générai r Société québécoise d'assainissement des eaux ¦\ Travaux dans la ville de Chicoutimi Comté de Chicoutimi Appel d'offres no : 0193-40-01-41-48 Travaux correctifs (modifications et ajouts) à la station d épuration comprenant principalement des travaux de génie civil et de mécanique de procédé: certains autres travaux mineurs en structure, ventilation, électricité, instrumentation et contrôle font aussi partie de l’objet du contrat.DOCUMENTS DISPONIBLES : Par commande téléphonique unii|iicmpnt SQAE, Service gestion des contrats, Montréal - Tél : (514) 873-7411.PRIX : 90.(XI $ (taxes incluses) non remboursable par chèque visé ou mandat payable à la SQAE De plus, pour cet appel d'offres, les soumissionnaires devront prendre connaissance du “Cahier des clauses générales d’appel d'ottres, Société québécoise d'assainissement des eaux .publié par Les Publications du Québec (édition 198lh l'e cahier fait partie intégrante du document d'appel d'offres.LIEUX DE CONSULTATION : Hôtel de ville de Chicoutimi: Ass.de la construction de Montréal et de Québec; Ass.de la construction du Québec Région Saguenay - Lac-St-lean .SQAE à Montréal el Québec VISITE DES LIEUX : Une c isite aura lieu le mardi 17 avril 2001 à 13 h 00 et le lieu de rencontre est à la station d épuration.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Hôtel de ville de Chicoutimi : a/s Mme Hélène Savard, greffière.201 rue Racine Est, Chicoutimi Québec' C7H 588 Le : mercredi 2 mai 2001 à 15 h 00.GARANTIE DE SOUMISSION : Cautionnement (34 000,00 S) ou chèque visé ou autre (17 000,00 $).N.B.: "autre signifie autre garantie de soumission six-ciliéo au document d’appel d'offres.RENSEIGNEMENTS : M.Carol Lachance Tel : (514 87i-’4l1 ou (418) 643-2616.Seules sont admises à soumissionner, les personnes, sociétés et compagnies, ayant une place d’affaires au Québec en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, qui détiennent une licence appropriée en vertu de la Loi sur le bâtiment et qui ont obtenu le dot ument d'appel d'offres directement de la Société québécoise d'assainissement des eaux.La Société ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions Marc Pinsonnaull, IL.B., B.Sc.Vice-président administration el secrétaire général t) IIMM lIt y Québec ïï « La Société immobilière du Québec APPELS D'OFFRES La présente publication ne constitue pas un avis d’appel d’ottres.Les personnes désirant soumettre une offre doivent se référer aux avis d’appel d'offres diffusés par l’intermédiaire des babillards électroniques CIEC ou MERX.QUÉBEC (1> Dossier 86751001 Fourniture et installation de tapis au 675, bout.René-Lévesque Est, Québec (Québec).Clôture .'2001-04-12 à 15 h à Québec.Dossier 87015100* Travaux de construction au 875, Grande Allée Est, Québec (Québec).Garantie de soumission : 35 000 S Clôture : 2001-04-24 à 15 h à Québec.Dossier 87016600 *" ** Services professionnels en architecture au Stationnement d'Youville, Québec (Québec).Clôture ; 2001-04-24 à 15 h à Québec.Dossier 87016700*''** Services professionnels d’ingénieurs en structure et génie civil (ISO 9001) au Stationnement d’Youville.Québec (Québec).Clôture :2001-04-24à IShàQuébec.Dossier 87016800*''** Services professionnels d'ingénieurs en mécanique et électricité (ISO 9001) au Stationnement d'Youville, Québec (Québec).Clôture : 2001 -04-24 à 15 h à Québec.MONTRÉAL Dossier 87016200 Aménagement au 4, place Laval.Laval (Québec).Garantie de soumission : 10 000 $ Clôture .• 2001-04-09 a 15 h a Montreal.' Notez que les documents d'appels dôtfres ne pourront être consultés au Bureau des soumissions de Québec du 16 au 20 avril 2001 inclusivement.** Sont admis à soumissionner les firmes ayant une place d'affaires dans la région administrative de Québec (03).Vente des documents CIEC 1 -800482-2432 (construction) et MERX 1 -800-964-6379 (biens et services).Les documents de soumission peuvent être consultes aux associations de la construction régionales (projets de construction) el aux adresses suivantes il) Bureau des soumissions.675.boul.Rene-Levesque Est.1' etage.bureau 100.Québec (Quebec) (418) 643-5484 ;2| Bureau des soumissions.190.boul.Cremazie Est.1er étage.Montreal (Québec).H2P 1E2.(514) 873-5485.ooste 5622 G) Direction régionale Abittbi-Témiscammgue - Nord-du-Quebec.1, me du Terminus Est.2' etage.Rouyn-Noranda (Quebec).J9X 3B5, (819! 763-3146, poste 221, Ai Direction régionale Mauncte — Centre-du-Québec, 100, rue Laviolette.3", bur.310, Trois-Rivières (Quebec), G9A 5S9, (819) 371-6035, poste 221.(5! Direction régionale Saguenay-Lac-St-Jean - Côte-Nord, 3950, boul.Harvey.3* étage.Jonquière (Québec) G7X SL6, (418) 695-7927 et au bureau de la Côte-Nord, 71, avenue Mance, 1* étage, bur 1.07.Baie-Comeau (Québec).G4Z1N2, (418) 294-8350.L'ensemble des appels d'offres de la Société peuvent être consultes sur notre site Internet ABITIBI-TÉMISCAMINGUE -NORD-DU-QUÉBEC Dossier 86116702 Aménagement au B5f, 3* Rue Ouest, Amos (Québec).Clôture : 2001-05-04 à 15 h à Rouyn-Noranda.Dossier 86116703 Installation de câblage intégré au 851.3* Rue Ouest, Amos (Québec).Clôture : 2001-05-04 à 15 h à Rouyn-Noranda.MAURICIE - CENTRE-DU-QUÉBEC Dossier 85725900 Entretien ménager au 100, rue Laviolette, Trois-Rivières (Québec).Garantie de soumission : 9 400 $ Clôture : 2001-04-19 à 15 h à Trois-Rivières.SAGUENAY - LAC-ST-JEAN -CÔTE-NORD Dossier 86288700 Entretien planifié de l'équipement mécanique et électrique et fourniture des produits et de l'assistance technique pour le traitement des eaux de chauffage et de refroidissement à divers édifices (3), Baie-Comeau (Québec).Garantie de soumission : 10 000 $ Clôture : 2001 -05-03 à 15 h à Jonquiere.AVIS LÉGAUX & APPELS D'OFFRES HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16h00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 Sur Internet : www.offres.ledevoir.com Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous (liait, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatem ent toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa resp,onsabili té sè limite au coût de la parution.vyfitw.stq.gouv.qc.ca 1 K I) E V O I H .I E M A R l> I A V R I 2 0 0 1 a r» L E S A C T l'A LIT E S Santé Les régies régionales survivront Rémy Trudel entend toutefois revoir l'étendue de leurs pouvoirs ISABELLE PARE LE DEVOIR Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Rémy Trudel, n'a pas l'intention de faire disparaître les régies régionales de h santé, mais il déposera d’ici quelques semaines un projet de loi qui redéfinira très clairement leurs rôles et leurs pouvoirs au sein du système de santé.-// faut identifier clairement qui dirige dans la santé et les services sociaux.Je vais déposer un projet de loi à l’Assemblée nationale d’ici quelques semaines sur la gouverne nationale, régionale et locale dans le réseau de la santé et des services sociaux dans lequel nous investissons 17milliards de nos taxes et impôts», a indiqué le ministre Trudel, dans une entrevue accordée au /M'fuV vendredi dernier.Alors que le pouvoir détenu par les régies a maintes fois fait l’objet de grincements de dents au sein du gouvernement pequiste.le nouveau ministre de la Santé semble bel et bien avoir écarté tout projet d’abolir les 18 instances qui gèrent l’énorme réseau des services de santé.Remises en question par l'ex-president du Conseil du trésor, Jacques Leonard, qui a démissionné depuis, les regies avaient aussi fait l’objet de sevères critiques de la part de Pauline Marois.«On ne peut pas diriger une organisation qui gère 17 milliards à partir d'un seul individu pour 18 régions du Québec.Ça prend 18 organismes sur le terrain qui fonctionnent en réseau pour les malades», pense quant à lui Rémy Trudel, qui a joué un rôle important dans la naissance de ces dernières à la fin des années 1980.Le ministre de la Santé n’en croit pas moins qu’il faut donner un sérieux coup de barre pour réviser le rôle des régies, notamment en clari- fiant leurs pouvoirs par l’entremise d’un projet de loi.L’experience des dernières années a nxintre que ces instances régionales fonctionnent quelquefois en vase clos, sans se soucier les unes des autres, et surtout.sans parfois se soucier du ministère, pense-t-il Des corrections «Même le ministre de la Santé de l’époque, Marc-Yvan Côté, avait recensé des âmes de risques, que nous owns tues et vécues depuis.Maintenant il faut apporter des corrections au niveau de qui dirige et de qui gère dans le réseau», tranche-t-il.Manque de communications, manque de liens avec les différentes instances du réseau, voilà autant de choses que reproche le ministre au fonctionnement actuel Le ministre de la Santé avait joué un rôle important dans la création des régies des regies régionales.À son avis, ces instances régionales doivent être là pour servir les patients et les personnes en detresse, et non pas pour servir les hôpitaux, les Cl St' au profit d'une quelconque bureaucratie.Morosité Par ailleurs, le nouveau titulaire du portefeuille de ki Santé affirme qu’une des priorités de son présent mandat sera d’insuffler un nouveau dynamisme à un système étranglé par des années de compressions et de morosité.Ce dernier annoncera d’ailleurs ce matin des mesures ixmr remonter le moral des infirmières, une des professions les plus touchées par les bouleversements des dernières années.«Agir contre la morosité, c'est la recommandation centrale du rapport Clair, fai des idées, mais on va le fiiire aire Us 18 dinett'urs des regies régionales et aire une catégorie spécifique d employes-, dit-il.Comment?«Il faut travailler sur les conditions d'exercice de la profession.Est-ce qu on peut Us soulager?Il y a des ('hasts élcmentains qu 'on a dû faire en raison dts comprissions, mais qu'on a ma intimant la nécessité de corriger», affirme-t-il.L’autre cheval de bataille du successeur de Pauline Marois sera d’aller chercher à Ottawa la juste part des fabuleux surplus budgétaires dont devrait heriter le système de santé.«Mon rôle ça to être de débarquer chez le gars qui paie 15 cents dans le système et qui s'appelle Allan Koch.Moi je paie 85 cents.C'est choquant d'avoir 25 milliards prevus [en surplus) pour2001 et de laisser des patients et des personnes en détresse sur te listes d'attente, conclut le ministre.Cest même scandaleta.» Mercier siai ^5 fA\v fth ¦ 'SP'V p'v il* JACQUES NADEAU LE DEVOIR Chantal Gaston, l’une des porte-parole, d’une centaine de femmes haïtiennes qui appuient Claudel Toussaint, a interpellé le chef libéral Jean Charest, hier, qui était venu prêter main-forte à sa candidate dans Mercier, Nathalie Rochefort.Charest dit vouloir parler des vrais enjeux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La dernière semaine de campagne en vue de l'élection partielle dans Mercier a commencé pour le Parti québécois et le Parti libéral du Québec par la venue de poids lourds dans la circonscription.Le chef du Parti libéral du Québec Jean Charest a consacré hier quelques heures pour saluer des électeurs de Mercier au côté de la candidate Nathalie Rochefort Le PLQ cherche à percer une brèche dans la forteresse péquiste érigée depuis 25 ans dans Mercier.Au Parti québécois, c’est la ministre de la Culture et des Communications Diane Lemieux qui est venue prêter main forte à Claudel Toussaint.Pour le PQ, la campagne a quelque peu dérivé la semaine dernière sur les révélations concernant les démêlés judiciaires de M.Toussaint Dimanche, un groupe de femmes, majoritairement d’origine haïtienne, a donné son appui à M.Toussaint en soulignant que s’il avait été accusé de voies de fait contre sa femme, il en avait également été acquitté.Hier, elles étaient quelques-unes à accueillir Jean Charest à son arrivée au local électoral libéral pour réclamer que le chef libéral cesse son acharnement sur M.Toussaint.La veille, elles s’en étaient prises surtout à la Fédération des femmes du Québec qui a décelé dans les explications du candidat,péquiste une banalisation de la violence conjugale.A la Fédé- ration des femmes du Québec, la vice-présidente Vivian Barbot qui a quitté Haïti il y a plus de trente ans, a dit ignorer la motivation du groupe de femmes haïtiennes et s’étonne de leur action.«Je ne veux pas juger mes consœurs mais je trouve ça exagéré.On attire l’attention sur cette affaire-là; il y a peut-être des raisons à cela», a commenté Mme Barbot pour qui il s’agit d’abord d’une manœuvre politique.Un regroupement d’organismes communautaires, Action Solidarité Grand Plateau, a émis un communiqué pour indiquer que la candidature de Claudel Toussaint «doit être considérée au même titre que les autres».Pour Jean Charest il est clair que Bernard I^uidry vient d’échouer à son premier test mais que le débat doit être recentré sur Mercier.«M.Toussaint a égrené sa crédibilité au fil des événements.Cela étant dit, maintenant je souhaite que le reste de la campagne puisse porter sur les enjeux du comté de Mercier et qu’on puisse se concentrer sur ce qui touche les gens dans leur vie de tous les jours», a-t-il affirmé en conférence de presse M.Charest Ce dernier s’est attaqué au budget de Pauline Marois qui avait prévu s’attaquer à la pauvreté.«Ils ont fait beaucoup de pub et de marketing mais ils n ’ont pas livré la marchandise.Ils donnent l’occasion aux gens de Mercier de dire qu’ils ne sont pas acheteurs de marketing», a dit Jean Charest Le chef libéral a prévu repasser dans Mercier d’ici lundi prochain pour appuyer Nathalie Rochefort Maître Lucien Bouchard.ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Moins de trois mois après avoir quitté la vie politique, M' Lucien Bouchard se joint au cabinet d'avocats Davies Ward Phillips & Vineberg à titre d’associé.«Je me joins à un cabinet reconnu comme chef defile parmi les cabinets canadiens spécialisés en droit clés affaires, et avec une culture riche et ouverte», écrit l’ex-premier ministre du Québec dans un communiqué émis hier.«Je suis confiant que j’y serai en mesure d’effectuer mon retour au droit avec succès et d’y apporter une importante contribution professionnelle.» Admis au barreau en 1964, M.Bouchard a pratiqué le droit pendant 22 ans avant que le premier ministre canadien Brian Mulroney ne le nomme en 1985 ambassadeur du Canada en France.Fondé en 1894.Phillips Vineberg est un des plus importants cabinets d'avocats desservant la communauté juive de Montréal.En janvier dernier, le cabinet fusionnait avec Davies Ward & Beck de Toronto pour devenir Davies Ward Phillips & Vineberg.Avec des bureaux à Montréal.Toronto.New York.Beijing et Paris, le cabinet compte 200 avocats dont 65 à Montréal.«C’est un avocat de valeur et de talent et ses opinions politiques ne nous dérangent absolument pas», a indi- qué Pierre-André Themens, associé directeur du bureau montréalais de Davies Ward Phillips & Vineberg.L’arrivée de M.Bouchard à ce cabinet avait fait l'objet d’une fuite ces derniers jours, a rappelé M.Themens.«Des clients qui ne partagent pas ses opinions politiques nous ont dit que c’est un homme de talent et que la politique qu’il a fait avant, c’était sa politique à lui», a-t-il relaté.C'est la première fois que ce cabinet ou se trouve l’ex-juge en chef Allan B.Gold, engage un avocat qui a mené une carrière politique.«On a engagé un avocat, pas un politicien», a dit M.Themens, qui voit dans le passage de M.Bouchard en politique un simple «intermède» dans sa pratique du droit Pour Lucien Bouchard, Davies Ward Phillips & Vineberg présente l’avantage d’avoir une assise internationale.Le cabinet est présent à Paris depuis les années 60, en Asie depuis les années 60 et à New York depuis 15 ans, a précisé M.Themens.«Notre pratique internationale était un attrait pour lui», a -t-il dit, soulignant que M.Bouchard fera du droit commercial et s’occupera aussi de dossiers internationaux.Au début des années 80, avant de d’accepter l'offre à Paris de son ami Brian Mulroney, M.Bouchard pratiquait le droit à Montréal chez McCarthy Tétrault où il s'était fait connaître comme négociateur patronal et constitutionnaliste.Des parents éplorés s’adressent aux tribunaux Le gouvernement Harris poursuivi pour « sous-financement» PRESSE CANADIENNE Toronto — La famille d’un adolescent asthmatique mort quand son ambulance a été réacheminée en direction d'un hôpital plus éloigné poursuit le gouvernement ontarien pour négligence, pour avoir «sous-financé" le système de soins de santé.C’est la plus récente des tentatives pour amener les tribunaux à déterminer si des années de compressions budgétaires des conservateurs, combinées à d’importantes baisses d’impôts, ont pu avoir des conséquences fatales.Les auteurs de la poursuite de 7,1 millions intentée hier avancent que le gouvernement de Mike Harris a «délibérément sous-financé le système de santé et fermé et fusionné des hôpitaux et des urgences» pour Financer ses baisses d’impôts.En tant que représentant du gouvernement, le premier ministre a omis de superviser adéquatement le ministère de la Santé alors qu’il savait, ou aurait dû savoir, que cela constituerait un risque pour la santé et la sécurité de la population, avance la poursuite.Joshua Fleuelling, âgé de 18 ans, était en proie à une grave crise d’asthme quand les ambulanciers ont été appelés à son domicile, à Toronto, le 14 janvier 2000.Il a été transporté en ambulance au cours d’un trajet de 18 minutes et a subi de graves lésions au cerveau quand l'ambulance qui le transportait a été dirigée vers un autre hôpital que celui situé le plus près de chez lui.Le premier hôpital refusait même les patients dims un état critique, parce qu’il avait déjà trop de patients en surnombre.Deux jours plus tard, sa famille acceptait de débrancher les appareils qui le maintenaient en vie.Une enquête de huit semaines sur le décès du jeune homme a émis en novembre dernier 46 recommandations, dont plusieurs visaient l'état des services d’urgence en Ontario.«Après les révélations de l’enquête du coroner, le rôle et la responsabilité du gouvernement provincial dans les événements qui ont coûté la vie à leur fils sont devenus évidents pour la famille Fleuelling», a déclaré Amani Oakley, l’avocate des Fleuelling.Une porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que le gouvernement n'avait aucun commentaire à faire sur la poursuite.Sous le gouvernement conservateur de Mike Harris, le gouvernement ontarien a réduit ses dépenses de plusieurs milliards de dollars, tout en abaissant de 30 % l'impôt sur le revenu.Mais la province a tenu une promesse électorale, faite en 1995, de ne pas réduire le budget de la santé.Si le financement de la santé a été majoré, en revanche, les priorités ont changé, la province ayant procédé au plus massif remaniement des services hospitaliers et de santé jamais vu en Ontario.Centres jeunesse L’attente s’allonge PRESSE CANADIENNE QUEBEC — Le 10 mars 2000, ce ne sont pas moins de 1350 jeunes en difficulté qui attendaient le secours et l’intervention de l’Etat.Un an plus tard, jour pour jour, ce sont 1426 jeunes qui attendent toujours, selon les données publiées par l’Association des centre jeunesse du Québec.Dans sa première intervention, en Chambre, à titre de ministre déléguée a la Santé et aux services sociaux, Agnes Maltais a défendu, jeudi, son prédécesseur Gilles Baril en soutenant qu’au contraire, depuis les trois dernières années, la liste d’attente moyenne auprès de la Direction de la protection de la jeunesse a baissé de 36 %, «soit de 1271 à 816 jeunes».«Les informations que j’ai, a précisé la ministre, je les tiens du mi- nistère de la Santé et des services sociaux.» Pourtant, les chiffres de l’Association des centres jeunesse indiquaient, aulO mars 2000, que pas moins de 796 cas attendaient une évaluation et que 554 jeunes jeunes, déjà évalués, n’avaient pas encore reçu les services prescrits pour un total de 1350.A ce nombre, on ajoutait 475 dossiers classés toujours incomplets.Un an plus tard, soit le 9 mars 2001, les mêmes documents officiels montraient 867 cas d’attente en évaluation et 559 jeunes qui attendaient toujours d’être pris en charge pour un total de 1427.Les régions les plus touchées par les retards dans le traitement des cas signalés et retenus sont la Montégégie (avec 293 jeunes), Montréal (215), Lanaudière (172), la Côte-Nord (j 10) et les Lauren-tides (92).Hélène JASMIN CÉLÉBRITÉS/Collection biographique Père Émile Legault L'épopée des Compagnons de Saint-Laurent.9.96» Pénurie chronique de médecins en region Les généralistes doutent de la valeur du pacte proposé ISABELLE PARÉ 1E DEVOIR Les médecins omnipraticiens doutent que la signature d’un pacte avec Quebec, les obligeant à s'engager à long terme sous peine de pénalités, change grand-chose aux pénuries actuelles de médecins en région.Selon le D Ronald Dutil, président de la Federation des médecins omnipraticiens du Québec (l’MOQ), la principale cause des pénuries en region éloignée est d’abord et avant tout le manque généralisé de médecins au Québec et non la réticence du corps médical à s’expatrier des grands Dt FMOQ centres.«Les engagements à souhaite long terme, on a teste cela I abolition avec les méde- ., .ans spécia- dos plafonds listes et ça n’a • t pas donné ,mPoséS grand-chose.Il médecins existe des programmes de bourses pour les omnipraticiens qui sont similaires et il n’y a eu que 18 ou 19 médecins intéressés depuis», soutient le 1 )' I lutil.Ce dernier réagissait hier aux propos du ministre de la Santé, Rémy Trudel, qui affirmait vendredi en entrevue au Devoir avoir l’intention de signer «un pacte» avec les médecins pour résoudre les problèmes de répartition des effectifs médicaux au Québec.I e projet vise à ce que les médi'-cins signent, dans certaines régions, des contrats à durée déterminée.A défaut de respecter leur engagement, ces derniers auraient à subir des pénalités financières.D’autres mesures simples pourraient s’avérer beaucoup plus fructueuses pour attirer les médecins hors des grands centres, pense le I)' Dutil.«On pourrait tout simplement abolir les plafonds trimestriels imposés aux médecins hors des hôpitaux.Cela limiterait du coup la pénurie vécue dans certaines régions.Certains médecins seraient prêts à travailler 60 heures par semaine s’ils étaient payés décemment», affirme le président de la FMOQ.A l’heure actuelle, les médecins omnipraticiens voient en effet leurs tarifs réduits de 75 % dès l’atteinte d’un plafond trimestriel, quand ils travaillent hors des hôpitaux.la FMOQ croit aussi que la levée du décret limitant à 70 % le salaire des médecins près des grands centres pourrait aussi amoindrir la pénurie dans des régions comme le sud de la Monté-régie et le centre du Québec.BOUTIQUE J# \ Wl w Vêtements de maternité à l’étage P 1007, rue Laurier Ouest Outre mont Tel.: 274-2442 I.K I) K V O I K .L E M A H I) I A V R II.2 0 0 1 A (i EDITORIAL Trop peu pour les créateurs Les regroupements d’artistes sont amèrement déçus du dernier budget.Ayant pris au sérieux les récentes envolées oratoires du premier ministre sur l’importance de la culture, ils s’étaient pris à rêver d’un engagement à long terme pour soutenir les créateurs.Ils se sont trompés.Le budget qui leur est consacré est encore trop modeste.S /Vf u le (les Rivières ?ans doute parce qu’une majorité d’artistes est traditionnellement acquise à sa cause, le Parti québécois, une fois au pouvoir, n’a jamais été aux petits soins envers eux.Les budgets consacrés au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), un modeste pendant du Conseil des arts du Canada créé sous les libéraux à la demande pressante des milieux culturels, sont restés inchangés pendant plusieurs années.Cette stagnation pouvait, à la rigueur, passer pour de la générosité, compte tenu des compressions qui ont grugé les budgets de nombreux ministères pendant les années de vaches maigres.L’an dernier, cependant, alors que le vent de l’économie soufflait dans une direction plus encourageante, le gouvernement n’injectait toujours pas un cent dans le budget du CALQ mais annonçait 20 millions de dollars pour un nouveau Fonds de consolidation d’aide aux entreprises culturelles.Non seulement le gouvernement ignorait-il le CALQ mais il le dédoublait en quelque sorte.Finalement, l’ex-ministre de la Culture, Agnès Maltais, dénichait 12 millions de dollars devant être dépensés avant la fin de l’année budgétaire; elle acceptait, en outre, de transférer au CALQ huit des 20 millions du nouveau Fonds.Cette année, une fois encore, le CALQ pourra aussi ajouter 12 millions à son budget de 45 millions, toujours selon un procédé comptable l’obligeant à dépenser cette somme rapidement.A cela s’ajoute un montant de sept millions «récurrent pour trois ans».Voilà un petit pas dans la bonne direction, mais nettement insuffisant.Les conditions de vie des artistes de certains secteurs, la danse par exemple, sont particulièrement difficiles.D’autres, notamment les comédiens-vedettes du petit écran, s’en tirent très bien.Mais le salaire moyen est en-dessous du seuil de la pauvreté dans toutes les disciplines artistiques.Le salaire moyen des artistes tirant leur salaire d’organismes subventionnés est de 17 000 $ et le montant des bourses aux artistes individuels (surtout dans les domaines de la peinture et de la sculpture) ne dépasse jamais 10 000 $.La modestie des budgets fait particulièrement mal à la relève et aux artistes moins connus, qui n'attirent pas les foules.Même avec-une hausse de 21 % — soit deux millions de dollars — du montant consacré aux bourses individuelles, le CALQ n’a répondu, l’an dernier, qu’à 30 % des demandes, soit 800 sur 2500.Le MAL, le Mouvement pour les arts et les lettres, s’est dit consterné devant l’attitude frileuse du gouvernement, au lendemain du budget.Il est vrai qu’il avait mis la barre passablement haut en réclamant 90 millions de dollars pour le CALQ, le double de son budget actuel, et qu’il était clair que cette requête n’allait pas être exaucée.Mais un plan à long terme aurait évité bien des déceptions.11 faut souhaiter que la nouvelle ministre de la Culture, Diane Lemieux, sache défendre ce dossier auprès de ses collègues avec toute la ténacité et la conviction dont elle est capable.Hormis le Conseil des arts, le Canada n’est pas un modèle dans le domaine du soutien aux arts.11 reste que, dans ce grand désert, le Québec, soyons honnête, fait partie, avec l’Ontario et la Colombie-Britannique, des provinces ayant mis sur pied des structures passablement efficaces.Mais cela ne saurait suffire, surtout pour un gouvernement qui se plaît à répéter que la culture est primordiale à son projet social et politique.Or qui la crée, cette culture?Les créateurs, ou les techniciens et les industriels?Les artistes ont raison de demander plus.La fièvre de Blair peine Tony Blair avait-il annoncé que le rendez-vous électoral pris avec les Britanniques serait remis un mois plus tard qu'un tollé a fusé en direction du 10 Downing Street.Bien évidemment, les conservateurs dirigés par William Hague ont profité de ce changement de date pour fustiger Blair.Selon eux, la fièvre aphteuse étant à l’origine de cette modification, le premier ministre aurait dû s’engager à déclencher des élections une fois le mal totalement éradiqué.Dans leur cas, si l’on en croit les sondages, plus l’amorce de la lutte sera retardée, meilleures seront leurs chances de grignoter un faible pourcentage de voix.En fait, conscients qu’ils sont appelés, pour l'instant du moins, à faire l'inventaire de leur défaite, les conservateurs caressaient le rêve d'une élection automnale.Cela étant, on s’attendait moins à ce que des travaillistes de haut rang manifestent de la grogne à l’endroit de leur chef.Pour un certain nombre de députés, de conseillers, voire de _____________ ministres comme John Prescott, le geste que Serge l'ruffaut Blair a fait montre encore une fois qu'il est plus ?sensible aux sirènes émanant de la droite non parlementaire du pays.Plusieurs ont souligné qu'en agissant de la sorte.Blair a donné entière satisfaction aux lobbys de l’agriculture qui forment par ailleurs le gros des bataillons qui soutiennent depuis toujours les conservateurs.Qui plus est, ses détracteurs, on pense plus précisément ici aux quotidiens de gauche comme The Guardian, ont composé une longue diatribe pour souligner que ce report aurait l’effet pervers suivant: signaler au monde entier que la Grande-Bretagne était pour ainsi dire fermée jusqu’au mois de juin.Ce faisant, Blair a sérieusement hypothéqué la saison touristique, en plus d’avoir provoqué la plus longue campagne électorale de l’après-guerre.Pour bien des notables du Parti travailliste, le combat étant engagé dans les faits.Blair aurait dû respecter le scénario original.Dans tout ce brouhaha.Tony Blair s'en est tenu et s'en tient à un raisonnement dont la limpidité, si l’on ose dire, lui a été dictée par les sondages.En premier acteur du blairisme.cette troisième voie concoctée par des communicateurs qui ont évidé le discours travailliste de toute sa substance, Blair a confié que, sur la foi des sondages qui indiquent que les citoyens voulaient que ce rendez-vous soit reporté, il aurait été «cynique» de sa part de partir en campagne électorale dans les prochaines semaines.Il y a fort à parier que son engagement personnel dans la lutte contre la fièvre aphteuse permettra à Blair de gagner encore bien de ces voix qui vont solidifier encore davantage l'ancrage du Parti travailliste au centre de l’échiquier politique.Ainsi, il pourra éviter, jusqu’à un certain point, de répondre à un certain nombre de questions embarrassantes sur la déliquescence des réseaux d'éducation et de santé, et sur les morts du rail.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAL'LIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE Naïfs, nos chefs d’État?Si, comme moi, vous connaissez un peu l’Amérique latine pour y avoir voyagé, vous comprendrez l’urgence de nous mobiliser et pourquoi nous devons nous opposer au Sommet des Amériques de Québec.Lorsque nos chefs d’Etat sentent le besoin de se rencontrer dans le plus grand secret afin de s’associer à des pays dirigés par des dictateurs, des tortionnaires et des assassins, des corrompus de la pire espèce, nous sommes en droit de nous poser de sérieuses questions et de nous opposer à un tel Sommet.Je ne pense pas que le but de ce Sommet soit de les remettre sur le droit chemin de la démocratie et du respect des droits humains.Nos chefs d’Etat sont-ils si naïfs ou jouent-ils tout simplement les «niaiseux»?Peuvent-ils à ce point croire que tout ce beau monde va se calmer, se plier à leurs exigence^ et devenir des saints du jour au lendemain?À moins que ce ne soit le contraire qui se produise, en tout cas c’est bien parti pour ça.Iaic Forest 27 mars 2001 Militantisme réducteur Je suis en grande partie d’accord avec Mme Bombardier.Dans leur désir de vouloir se libérer du pouvoir que les hommes ont sur elles, plusieurs femmes ont la malencontreuse habitude de se victimiser en mettant tout sur le dos des hommes: leur manque d’argent, d’orgasme et de je ne sais quoi d’autre.Il est vrai que, pendant des siècles, ce fut le cas pour la majorité des femmes, mais, aujourd'hui, nous avons les outils LETTRES -?- et l’espace pour nous affirmer.Je crois que s’épanouir en tant qu’être humain demande de l’effort, que l’on soit homme ou femme.Arrêtons de blâmer les hommes pour tout ou rien sans pour autant perdre de vue qu’un homme n'est pas une femme et que, par conséquent, il ne peut pas toujours comprendre ou tout au moins ressentir que nous partons derrière lui dans la course à la pleine autonomie, non seulement économique mais aussi psychologique (une femme, si elle ne se définit pas comme lesbienne, a-t-elle toujours besoin d’un homme pour se sentir pleinement femme?Non à certains moments, oui à d’autres.).Je crois qu’il faut avoir confiance en soi et en ses capacités pour accomplir ce l’on veut et ne pas se mettre des barrières inutilement Personnellement, je travaille dans un milieu majoritairement masculin dans l’aéronautique, je suis ajusteur-monteur, chez Bombardier, du Canadair Regional Jet et du Challenger 604.C’est un milieu où l’on subit de la pression mais je n’ai pas toujours le réflexe de mettre la faute sur mon statut de femme quand j’ai un problème quelconque.De toute manière, je suis capable de me défendre et j’adore mon métier.Pour ce qui est des programmes qui existent contre le harcèlement sexuel dans la compagnie, je suis du genre à dire, en blaguant, à mes collègues de travail: essaie de me toucher sans mon consentement et je te mets mon poing sur la gueule.Je ne voudrais pas non plus tomber dans le piège de la femme qui veut absolument se faire accepter par les hommes et être one of the boys en gommant sa spécificité.C’est une autre forme d’asservissement Guylaine Buteau 10 mars 2001 Médias, une émission unique Dans sa chronique du 13 mars dernier, le journaliste Paul Cauchon nous informe que l’émission Médias risque de ne pas être reconduite dans la prochaine programmation d’automne.J'ose espérer qu’il s’agit là d’une rumeur plutôt que d’une décision définitive.Cette émission est unique.Elle est la seule production télévisuelle à nous offrir des informations et des analyses qui permettent de mieux comprendre les complexités du monde médiatique.Elle instrumente.Elle a cette rare qualité de développer un regard explicatif et questionnant Chose fort utile pour enrichir la réception ordinaire que nous faisons tous les jours des médias.Elle évite les pièges du nombrilisme et de la promotion auxquels succombent trop souvent les médias lorsqu’ils traitent de ces sujets.Ouverte sur l’ensemble des médias, elle fait des réalités médiatiques un sujet d’actualité sur lequel elle pratique un journalisme d’enquête rare et exceptionnellement compétent Engagés, pour notre part, dans l’éducation aux médias des jeunes d’âge scolaire et tout particulièrement dans la formation des enseignants, l’émission Médias nous est une référence utile, nécessaire et précieuse.Nous souhaitons que Michèle Fortin, vice-présidente de la télévision française à la Société Radio-Canada, maintienne cette émission dans sa programmation.Michel Pichette Directeur, CREM, faculté d’éducation, UQAM Montréal, 22 mars 2001 LIBRE OPINION -?- Carte-santé à puce et mégafichiers : les questions sans réponses MARC LEMIRE Doctorant en science politique GRICIS, UQAM Le gouvernement du Québec a finalement décidé de déployer, d’ici quelques années, la carte-santé à puce dont on parle depuis le début des années 1990.Malgré l’assurance donnée par le premier ministre Bernard Landry selon laquelle tout sera mis en œuvre dans «le respect intégral de la vie privée».plusieurs questions d’importance demeurent toujours sans réponse avec ce projet qui implique la mise en réseau technique d’un «dossier-patient minimal» et la constitution de mégafichier (s) pour emmagasiner les renseignements recueillis sur les usagers des services sociosanitaires.la plus cruciale de ces questions est de savoir quelles sont les véritables intentions des autorités publiques lorsqu’elles choisissent de mettre en place ces nouvelles technologies: améliorer les soins, augmenter la performance, surveiller les coûts, contrôler les décisions médicales, rationner éventuellement les services sociosanitaires, sanctionner les citoyens qui demandent davantage de soins que la moyenne?Voilà autant de questions qui justifient un débat public renseigné sur le sujet.Il me semble que le débat public, réclamé entre autres par la Commission d’accès à Imlbr-mation et le Centre de bioethique de l'Institut de recherche clinique de Montreal, doit s’engager principalement autour des enjeux d'ordre macrosociétal.En effet, il importe moins de savoir laquelle des technologies sera employée que de connaître les intentions des promoteurs et leurs implications à court moyen et long termes.Le passé nous rappelle d’ailleurs qu’une fois mises en place, les NTIC ouvrent généralement la voie à d’innombrables utilisations autres que celles pour lesquelles elles ont été officiellement implantées.Accepter aujourd’hui ces projets technologiques sans d’abord les questionner sérieusement des points de vue éthique et politique revient donc à ouvrir une porte, en période fort tumultueuse, en n’ayant pas eu la prudence de vérifier quoi ou qui se trouvait de l’autre côté.Découvrir derrière cette porte le docteur et son aide soignant est une chose, y voir surgir l'inspecteur et son bras droit le percepteur en est une autre.À cet égard, le présent contexte politico-économique n’est guère rassurant.Faisant du contrôle des coûts un objectif prioritaire, le ministère valorise grandement la gestion performante de type «entrepreneurial'', ainsi que l’invitent à le faire ies rapports Clair et Bédard.On envisage par exemple de limiter et de réviser de façon continuelle le «panier de services assurés» par la RAMQ.d’augmenter de nouveau les sources de financement du syste me au moyen notamment d’une contribution accrue des particuliers et de mesurer la performance des professionnels de santé et des hôpitaux, tout comme on mesure le rendement d’une entreprise en situation de concurrence.C’est alors que les NTIC qui assurent la mise en relation des données cliniques, financières et opérationnelles deviennent rapidement des outils de contrôle et non plus seulement un moyen d’accroître la qualité des soins.Or, si le progrès technologique sert à soutenir des mesures dévaluation qui ont pour but de rationner les services, de facturer les usagers et à terme, d’imposer des sanctions, il importe de le faire savoir clairement.On ne pourra plus, dès lors, qualifier les changements proposés de progrès sanitaire, social et politique.Certes, le mythe du Big Brother fait parfois sourire.Il n’est cependant pas nécessaire d’aller aussi loin pour voir apparaître des situations pouvant contrevenir directement aux droits et libertés démocratiques des citoyens tels que l’universalite d’accès aux soins de santé et le droit à la vie privée.Le cas des assu- reurs ou des employeurs qui, de façon légale ou illégale, auraient un accès au contenu des mégafichiers est à cet égard révélateur.Ceux-ci pourraient, en effet, exercer des formes de discrimination selon l’état de santé et les antécédents des individus.Par exemple, l’employeur pourrait refuser l’embauche d’une personne atteinte de diabète ou ayant connu des troubles émotifs, alors que l’assureur pourrait refuser encore plus facilement une demande reçue ou en augmenter la prime en fonction de l’historique du demandeur.On peut aussi songer à des situations où ce sont cette fois, les gouvernements et leurs administrations (d’aujourd’hui ou de demain) qui décideraient d’exercer, à l’aide des NTIC, un contrôle très strict sur les différentes activités du réseau sociosanitaire.De telles pratiques existent déjà, mais elles deviendraient fort contestables si l’on décidait d’en faire implicitement ou explicitement un instrument généralisé de discrimination, en surveillant la pratique de prescription des médecines, en rationnant les services de santé à partir de critères préétablis comme l’âge ou les antécédents médicaux, en imposant des tickets modérateurs ou en surveillant la consommation des services et des médicaments.À la lumière de ce qui précède, on mesure bien toute l’importance d’un véritable débat public renseigné sur les NTIC, dont on prévoit le déploiement imminent.De par leurs implications directes et indirectes, ces dernières touchent et concernent chaque citoyen dans sa relation avec le système de santé et de services sociaux.Au mieux, un débat permettrait au mirustre Rémy Trudel de démentir tous les scénarios évoqués ici et de s'engager à mettre en place des technologies — accompagnées d un cadre législatif ou réglementaire adéquat — qui répondraient aux véritables besoins des professionnels de la santé et des citoyens sans que cela ne se traduise par un déficit sanitaire, social et politique. LE I) E V 0 I K .I.E M A R D I A V R I I Ü 0 U I A 7 Le français, Le Québec et la francophonie IDEES langue américaine en Amérique:survivance ou émergence?QUEBEC El El El El ARCH1VI S 11- DKV01K La langue française au Québec est peut-être trop protégée par la règle de loi et pas assez promue par l'esprit de la Charte qui porte son nom.Par la loi, on souhaiterait éventuellement faire du français une langue «mur à mur», exclusive de toute autre; l'esprit de la Charte invite plutôt à rechercher les meilleures façons d’aménager sa place parmi d’autres langues dans le but de la rendre commune.Le Grand récit Le Groupe interdisciplinaire de recherche sur les Amériques (GIRA) organise un colloque international sur Le grand récit des Amériques: la polyphonie des identités culturelles dans le contexte de la continentalisa-tion, les 9 et 10 avril 2001 à la Cinémathèque québécoise (335, boul.de Maisonneuve Est, à Montréal).Pour information: http://gira.inrs-urb.uquebec.ca.Dans ce cadre, Le Devoir publie, en collaboration avec l’INRS Culture et société et le GIRA, en avant-première cette semaine, une série de textes rédigés par certains des conférenciers imités qui donnent un aperçu des sujets qui y seront débattus.NICOLAS VAN SCHENDEL Professeur INRS-Urbanisation et membre du GIRA ans un texte paru dans Le Devoir en janvier 1998, Jean-Marc Léger écrivait «Nous ne sommes pas que francophones, nous sommes Québécois d’origine française, ou plutôt nous le sommes parce que, d'abord, nous sommes Français, issus de Français.[.] Le Québec ne peut être réellement et durablement francophone que s’il reste très majoritairement français.Aussi, une politique familiale et une politique nataliste vigoureuse sont-elles les impératif les plus pressants au Québec aujourd’hui.» Si l'on en croit ces propos, et d’autres plus récents, le paradigme de la survivance française en Amérique ne serait pas encore mort.Un autre, heureusement, peut lui être opposé — celui de l'émergence francophone ou de l’américanité de la francophonie impliquant à l’encontre du précédent, une politique autrement «vigoureuse» d’accueil des immigrants et, surtout, une conception autrement dynamique de la situation de la langue française et de l’identité francophone en Amérique.Cette conception exige, en premier lieu, une dissociation entre langue française et culture héritée de (Nouvelle) France, que nous rappelle constamment un drapeau fleurdelisé par exemple.En somme, il s’agit de ne plus être assujetti à cette origine française comme première condition d’une indépendance réelle, ce qui n’empêche nullement l'appropriation de la culture française, bien au contraire, ni ne suppose la négation d’une mémoire canadienne-française.En second lieu, l’idée même d'une américanité de la francophonie signifie la prise en compte de ses liens étroits avec l’anglophonie nord-américaine et aussi, de ses rapports d’alliance ou d'affinité possibles avec les hispanophonie et lusophonie latino-américaines.Le paradigme de l’émergence francophone traduit ce qui paraît être une volonté toujours plus affirmée des francophones d’Amérique, et du Québec en particulier, de se concevoir en tant que «population neuve» se situant «au carrefour de ses vieilles allégeances européennes et de son inscription continentale [afin d’y] projeter son destin en termes de recommencement», comme l’écrit Gérard Bouchard.Le rapport entre cette idée de recommencement et celle d’une émergence francophone en Amérique permet d’entrevoir la production d’une identité «fran-copolyphonique» (L’expression est de Stélio Farand-jis — secrétaire général du Haut Conseil de la Francophonie) dans laquelle se conjuguent passé, présent et futur d’une langue française et de cultures francophones sans cesse réaménagées au gré de leurs contacts avec d’autres langues et cultures, à commencer par la langue et la culture anglo-américaines.la parole «francopolyphonique» est une autre dimension possible de cette américanité dont nous parlons, en ce qu'elle prétend témoigner, par l’expression métissée de son langage, d'une pluralité de points de vue.Elle répondrait aussi à un besoin de dire les choses autrement à l’encontre des discours globalisants de l’anglophonie, notamment étatsu-nienne (l'américanisation), et en complémentarité d’intérêt avec d’autres paroles minoritaires.Le français, langue médiatrice Considérée sous cet angle, la langue française apparaît comme instrument privilégié d’une parole mfr diatrice, en particulier au Québec où elle se trouve en position de concilier les rapports entre la majorité d'ascendance canadienne-française, les minorités autochtones et issues de l’immigration et une anglo-phonie québécoise, canadienne et nord-américaine.Dans ce contexte, l’avantage de la langue française tient à son rayonnement international et à la position intermédiaire que ce statut semble lui faire occuper entre l’anglais, lingua franca du monde, et d’autres langues telles que l’espagnol et le portugais ou dont sont porteurs les immigrants de toutes provenances.Dans une ville comme Montréal, on ne peut être francophone sans inscrire cette identité et cette compétence particulières dans un contexte où règne une grande diversité culturelle et linguistique et où le caractère majoritaire du français au Québec est constamment relativisé du fait de la conscience d’être minoritaire en Amérique.Mais être minoritaire francophone sur ce continent représente un avantage que lui procure, en raison de sa condition, la nécessité de veiller au développement de sa culture (non à sa survivance).Cet avantage consiste en la possibilité de se conjuguer à d’autres identités, elles aussi minoritaires pour la plupart et empreintes d’une américanité naissante ou déjà plus ancienne.Car, tout majoritaire qu’il soit chez lui.le francophone du Québec se retrouve bien seul à l’échelle des Amériques s’il ne cherche à s’allier à d’autres francophones aux accents créoles de Umisiane ou d’Acadie, fl l’est encore davantage s’il néglige de se mêler aux francophones d’Europe ou d’Afrique, d’Haiti ou du Liban qui viennent à sa rencontre, ici même.Il s’isole à mourir en son «île-de France» d’Amérique s’il ne demande pas à l’immigrant hispanophone ou lusophone, ni même à l’autochtone de ses terres, de lui raconter autrement et en leur langage l’histoire du continent où les quatre se trouvent désormais réunis.Il nie sa propre américanité et son besoin de «recommencement» s’il ne s’intéresse d’aucune manière à celui venu d’Italie, ni au Juif originaire d’Europe centrale ou à l’Asiatique du Vietnam et de Chine, etc.Enfin, il ne peut que perdre son latin s’il persiste à se mé- tier de son voisin anglo-saxon dont le parent québécois n’hésite pas, lui non plus, à se dire minoritaire.Le minoritaire francophone a tout intérêt à diversifier sa parole et pouvoir ainsi remplir une fonction de médiation, de conciliation des rapports entre les cultures majoritaires et minoritaires.Il le peut d'autant mieux que la francophonie qui sert de point d’appui à l’expression de cette parole plurielle, n’est pas la voce dominante de ce continent (elle n’en est pas l’impératrice).français, un «en plus» Cette francophonie, en un sens, représente une sorte d’«en plus» de l’anglophonie nord-américaine, en somme une voix susceptible d’apporter un autre regard dans l’expression de sa propre diversité, comme en surplomb.la portée de cet «en plus» à l’échelle de la collectivité québécoise peut être évaluée à au moins deux niveaux.Le premier niveau concerne l’ouverture culturelle que favorise la présence de l’élément francophone par rap[X)rt au reste du continent et qui fait du Québec un carrefour des influences à la fois européennes et américaines.Montréal, à cet égard, disposerait d’un avantage certain par rapport à une ville comme Toronto par exemple.la dualité traditionnelle des langues française et anglaise dans cette ville, sans compter sa diversité culturelle, aurait pour effet de favoriser un dynamisme particulier et extrêmement intéressant pour des créateurs de toutes disciplines. un second niveau, cet «en plus» de l’élément francophone du Québec aurait également une incidence, dans une ville comme Montréal, sur le maintien des langues d’origine parmi les immigrants et leurs descendants.En ce cas aussi, Montréal semble l’emporter sur les autres villes canadiennes.Tout se passe comme si la présence d’une langue française bien vivante aux côtés d’une autre jugée incontournable en Amérique (et dans le monde) induisait une conscience particulièrement développée de la valeur des langues en général et de l’avantage qu’il y a à les acquérir ou à les conserver.En somme, la francophonie en Amérique apparaît à son tour comme une sorte d’incontournable de la création et du dévelo|)-pement culturels, l’instrument par lequel certaines choses se produisent ici au contact de l’anglophonie qu’une langue seule ne saurait permettre de réaliser ailleurs.S'approprier le français, dans ce contexte, représente un choix logique et choisir de vivre en français, une manière non pas tant d’affirmer une différence identitaire que de faire valoir une diversité de cultures en même temps qu’une culture «neuve», émergente.Faire sienne la langue française sur ce continent, c’est peut-être aussi une manière de signifier que l’on ouvre la porte à d’autres langues qui1 l’anglais comme autant de moyens de ne pas trop on déitendre; ce qui ne suppose nullement, loin de là.de renoncer à l'avantage propre de l'anglais et encore moins, à cette autre voix, familière, de la culture d'Amérique.Dépasser l’identitaire de la langue Penser la langue française sur ce continent indépendamment de sa condition minoritaire et de son rapport obligé à d'autres langues et cultures est in sensé.la concevoir sans la voir pour ce quelle est, «maganée» mais grouillante, négligeante de sa qualité mais néanmoins souple dans ses manières de dire, peut faire perdre du temps.Et pourtant, il est grand temps de s'occuper de cette langue qui n’en finit plus de mourir en vitrine, exposée aux frileuses influences de ceux qui l’imaginent et la maintiennent en son état de survivance.Pour eux, le français est une essence, une composante indissociable de l'être Québécois, l'éducation à la langue et à sa qualité n’étant jamais aussi urgente que la soumission à son symbole.Ils ne voient pas l’instrument de communication, d’accès à la culture et de création qu’elle imvirne |x>urtant avant toute chose, un outil de plus «|x>ur parler» et aussi pour raconter l’identité, et non |)as un trait de l’identitaire à décliner.La langue française au Québec est peut-être trop protégée par la règle de loi et pas assez promue par l’esprit de la Charte qui porte son nom.Par la loi, on souhaiterait éventuellement faire du français une langue «mur à mur», exclusive de toute autre; l’esprit de la Charte invite plutôt à rechercher les meilleures façons d’aménager sa place parmi d’autres langues dans le but de la rendre commune, c’est-à-dire accessible à tous dans toutes les sphères de la vie publique et culturelle, et de lui restituer ainsi son formidable avantage socioculturel.A trop vouloir imposer la langue française, à la rendre plus impératrice qu’elle ne l’est réellement, le risque est décidément trop grand de la limiter pour de bon à une fonction accessoire — une sorte d’atout linguistique laissé au choix individuel de chacun, «sans plus».Ce serait trahir l’«en plus» qu’elle représente pourtant au Québec et dont l’atout véritable réside dans le fait qu’elle constitue potentiellement, pour tout résident, un instrument collectif de médiation sociale, culturelle et politique.I^ Québec est le lieu possible des influences les plus chaleureuses nous conviant à faire l’expérience d’une francophonie médiatrice et à en assumer pleinement l’américanité.7< Sommet des Amériques 2001 Être minoritaire francophone sur ce continent représente un avantage que lui procure, en raison de sa condition, la nécessité de veiller au développement de sa culture, non à sa survivance Les trous de mémoire de Claude Ryan / Selon Vex-ministre de VEducation, «la CEQ consacrait beaucoup plus d'énergie et de ressources à des entreprises de propagande politique dans les établissements d’enseignement qu’à la recherche d’améliorations pédagogiques» LORRAINE PAGÉ Directrice des communications.Centrale des syndicats du Québec (CSQ) uelle surprise, en lisant QLe Devoir du 23 mars dernier, de prendre connaissance des propos qu’aurait tenus M.Claude Ryan, lors du i!==J 13e colloque sur les leaders contemporains portant sur la FTQ et qui se tenait à l’Université du Québec à Montréal! Selon cet ex-ministre de l’Education, «la CEQ consacrait beaucoup plus d’énergie et de ressources à des entreprises de propagande politique dans les établissements d'en- seignement qu’à la recherche d’améliorations pédagogiques».Ces propos ont de quoi étonner surtout venant de la bouche de quelqu’un qui, de par ses responsabilités passées, a été appelé à prendre connaissance régulièrement des analyses et des recherches faites par la CEQ.Sans être exhaustive, je me permettrai d’illustrer, à l'aide de quelques exemples, l’engagement professionnel et pédagogique dont notre organisation a toujours fait preuve.En 1986, la CEQ, la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec et d’autres organismes tenaient un important colloque qui fut l'occasion d'une large réflexion sur l’éducation.La douche froide noug était venue du ministre de l’Education de l’époque, M.Ryan lui-même, qui avait conclu les assises en affirmant qu’il n’avait nulle intention de changer de cap ou d’investir davantage en éducation.Vers la même époque, la CEQ publiait deux ouvrages sur des questions d’une grande actualité dans le secteur de l’éducation.Le premier intitulé Apprendre à vivre ensemble.Immigration, société et éducation traitait d’éducation interculturelle et jetait, avant même le ministère de l'Éducation, les jalons d’une véritable politique en ce sens.Le second, S’engager pour l’avenir, abordait la formation professionnelle et les liens néces- saires entre le monde de l’éducation et celui du travail.Cet ouvrage avait été particulièrement bien accueilli par divers représentants du monde du travail, entre autres le Conseil du patronat, qui y voyaient une contribution majeure dans un débat social d’importance.C’est également la CEQ qui, au printemps 1991, lança le cri d’alarme devant la situation dramatique de l’abandon scolaire.Elle a été, à ce titre, la première à lever le voile sur une situation dramatique devenue par la suite une préoccupation majeure de la société québécoise.Enfin, et ce n’est pas la moindre des choses, c’est la CEQ qui, dès 1992, revendiquait une réflexion d'ensemble sur l’éducation.Elle publiait alors Une école de son temps.Un horizon démocratique pour l’école et le collège.Cette démarche a conduit à la création de la Commission des Etats généraux sur l’éducation et à la tenue d'un Congrès de notre Centrale.le 30 juin 1994, Mme Use Bissonnette signait un éditorial intitulé «Une suppléance à l’Etat» dans lequel elle reconnaissait la grande qualité des travaux de la CEQ.Elle regrettait toutefois que «la CEQ soit le moteur unique de la réforme scolaire» et que «l’Etat se défile devant la tâche et l’effort».Pas mal pour une organisation pour qui, selon Claude Ryan, les questions d'amélioration de la qualité de l'enseigne- ment semblaient secondaires.Tous ces travaux dont je viens de faire état ont été portés 'd l’aE tention du ministre de l’Education, M.Claude Ryan, et du gouvernement flont il a continué à être jusqu’en septembre 1995.Nos conclusions n'ont pas toujours été les siennes.Toutefois, la rigueur intellectuelle aurait commandé la reconnaissance du travail accompli ce qui aurait été la moindre des choses.Peut-être même M.Claude Ryan aurait-il pu joindre sa voix à celle de Mme Lise Bissonnette pour rappeler qu’une «telle professionnalisation du syndicalisme enseignant ne peut être qu’une bonne nouvelle pour l’école».L’ÉQUIPE DU D E V O I K LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine : Gerald Dallaire {adjoint au directeur de l information).Marie-Andrée Chouinard (éducation) Yves d'Avignon (sports): Paule des Rivieres (éditorialiste), Jean Dion, Louis Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle (science), Benoît Munger (responsable du site Web), Brian Myles (justice et faits divers).Isabelle Paré (santé), Michel Garneau (caricaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques), Martin Ducbs et Christine Dumazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) .à l'information culturelle Michel Belair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre), Paul Cauchon ( médias), Caroline Montpetit (livres), Odile Tremblay (cinéma); à l’information économique f iérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Hélène Baril.Claude Lévesque.Claude Turcotte, à (’information internationale : Jean-Pierre Legault.Guy Taillefer, Serge Truffaut (éditorialiste); à l’information politique Hélène Buzzetti, Manon Cornellier {correspondantes parlementaires à Ottawa).François Cardinal.Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires a Québec/.Kathleen I>vesque ; Marie-Hélene Alarie (secrétaire à la rédactum) : Louia^Maude Rioux Soucy, Marie-Claude PHit (commis) la documentation (»ilh*s Pan* (directeur) .Brigitte Arsenault.M.tnon Derome.Serge Laplante (Québec).Rxhe\ Rochefort (Ottawa).LA Pl'BLICITÉ ET IJ-, MARKETING, Jacqueline Avril.Jean de Billy.Manon Bouchard.Gyslaim* Côté.Marlene Côté.Martin Fournier, Anouk Hurbutt.Christiane Legault, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Rut Hand, (publicitaires).Manon Blanchette.Sylvie Laporte.Martine Berube (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard.Michel Bernatchez.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie Josee Hudon, Yanick Martel.Olivier Zuida PROMOTION ET TIRAGE.Johanne Brien (responsable à la clientèle).Hélene Gervais, Dominique Lariviere.(responsable à la promotion des abonnements), Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable d*s services comptables), Céline Ftroy, Olivier Lachambre (contrôleur).Ghislaine I^afleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative).Danielle Laper lier e, Caroline Perrier.Danielle Ross IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). I.K I) K V (Il H , I.K M X K l> I X V RM.t il O | S LE DEVOIR ACTUALITES CITOYENS SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement une aide spéciale d'un peu plus de 30 millions en guise de compensation pour avoir surestimé le taux d’attrition des effectifs municipaux.On ne saurait toutefois trop souligner l’exploit du comité d’avoir réussi à s’assurer si vite la collaboration de fonctionnaires de la quasi-totalité des municipalités de l’île, et ce, en dépit de l’opposition farouche de la plupart d’entre elles.Cette collaboration lui assure non seulement une force de travail massive et compétente dans sa difficile tâche, mais lui apporte également une connaissance précieuse; de la réalité du terrain.Seul objet de déception jusqu’à présent, le degré de participation des citoyens au processus de réforme semble devoir se réduire à sa plus simple expression.Ignorés par le gouvernement durant l’élaboration du projet de fusion municipale dans l’île, les Montréalais se retrouvent une fois de plus cantonnés dans le rôle de spectateurs lors de la mise en place de la réforme par le comité de transition.Monique Lefebvre avait d’entrée de jeu laissé peu d’espoir a ce chapitre.Tout sera fait pour tenir informés les citoyens par l’entremise des élus locaux qui participeront aux travaux du comité, des médias et d’un site Internet, s’est-elle engagée au début de l’année, mais pas question de consultation publique proprement dite; le comité n’en a ni le mandat, ni le temps, ni les moyens pratiques.Cette position était confirmée, la semaine dernière, alors que l’on annonçait qu’aucune consultation, ni même séance publique d’information n’était prévue d’ici à la fin de l’année.Interpellée par le critique libéral aux affaires de la Métropole, François Ouimet, qui lui rappelait qu’elle a déjà pris l’engagement d’obliger les comités de transition à siéger en public au moins une fois par mois, la ministre Harel a répondu, jeudi, que le comité était le seul à pouvoir juger du moyen approprié de remplir son mandat d’informer le public.File en a profité pour vanter le site Internet (www.transition-montreal.org) créé à cet effet.Force est de constater que le comité de transition déploie un effort de transparence remarquable.Les lecteurs du Devoir ont pu s’en rendre compte la semaine dernière à l'occasion d’une entrevue accordée par l'ancien président du comité exécutif de Montréal, Yvon I amarre, chargé notamment de la responsabilité d'élaborer le premier budget de la nouvelle ville.Son ouverture à discuter de la progression de son travail, des difficultés et des doutes rencontrés, se révélait d’autant plus admirable qu’elle n’est pas courante lorsque l’on a affaire à des problèmes aussi complexes et sensibles.Il n’est pas certain, cependant, que les citoyens se contentent de ces efforts.D’autant plus qu’ils savent qu’en dépit des excuses données, d’autres comités de transition (dont celui d’Ottawa l’an dernier, mais aussi de Hull-Gatineau et de Québec) ont trouvé, eux, le temps et les moyens de tenir des séances publiques d’information.Quant aux vertus du site Internet, il suffit d'y faire un tour pour imaginer la frustration de ceux qui liront des «rapports d’étapes» qui font cinq lignes.11 est facile de comprendre les hésitations du comité de transition à procéder à des séances publiques dans une île majoritairement hostile au projet de réforme et dont la population est de 1,8 million.«Pour que ces séances publiques aient lieu, déclarait jeudi Ixmise Harel, il ne faut pas non plus quelles donnent lieu à des finres d'empoigne.» L’existence d’un climat de contestation n’a toutefois pas empêché le comité de transition de Hull-Gatineau de lancer la semaine dernière une série de séances publiques «déchanges et d’information».Un peu plus de 80 personnes se sont présentées, lundi soir dernier, à la première séance qui s’est tenue à Aylmer.«La grande majorité était contre la réforme et nous l’a fait savoir, racontait la semaine dernière le président du comité, Gilbert lücasse.Mais les participants étaient venus aussi pour exprimer «leurs craintes et leurs attentes».L’exercice ne visait pas seulement à les informer, notait-il.«C’est sûr qu’on va chercher à tenir compte de ces opinions.» Reste à voir si le comité de transition de Montréal trouvera le moyen, et la volonté, d’aménager une place comparable aux citoyens de Tile.PAYS LE DEVOIR les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, O'' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 IÊ3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Kxtérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Par courriel petitesannonces@ledevDir.com Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Drtvir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le sièRe social est situe au 2060, rue De Bleury, ^ etage.Montreal.(Quebec), H3A HMD.Il est imprime par Imprimerie Québécor St-Jean.800.boulevard Industriel,Saint-Jean sur le Richelieu, division de Imprimeries Québécor Inc .612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.l agi nce Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans U Drtvir U Drtvir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval Envoi de publication — Enregistrement n 0858 Dépôt léRal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 groupe de travail, devenu depuis un groupe consultatif.Ce groupe a le mandat de suivre les négociations de la ZI.EA, de faire des recommandations et d’attirer l’attention du comité de négociations sur les questions préoccupant les petites économies, préoccupations que partagent parfois de grands pays latino-américains.Selon le ministre canadien Pierre Pettigrew, «un des principaux défis» posés par la création de la ZITA, est de tenir compte de l’écart important qui existe entre les 34 partenaires et de leur capacité de mettre les ententes en œuvre.L’exercice, cependant, pourrait se révéler utile a l’OMC, croit-il.«Plusieurs des défis auxquels nous faisons face à l’OMC nécessitent de la créativité et des solutions originales.Je pense que le travail que nous ferons à la ZLEA permettra de trouver des solutions à plusieurs de ces défis.Par conséquent, des progrès autour de la ZI.F.A consolideront et renforceront notre travail à l’OMC.» la majorité des pays américains sont des petits pays en développement, concentrés dans les Caraïbes et en Amérique centrale.Au total, 26 des 34 Etats représentés au Sommet de Québec sont des pays de peüte taille sur les plans géographique, démographique et économique.Ils font face au Venezuela, à la Colombie, au Chili et aux géants que sont les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique et l’Argentine.Bien qu’ils veuillent avoir accès au très lucratif marché américain et bénéficier d’un système basé sur des règles prévisibles, ces petits Etats ne veulent pas qu’on leur réserve le même traitement qu’à l’OMC où ils devaient mettre en œuvre de nouvelles règles, ce qu’ils n’ont pu faire complètement, n’ayant pas les moyens techniques et financiers nécessaires.D’autre part, les avantages qu’ils espéraient tirer de ces accords ne se sont pas matérialisés au rythme voulu, les pays riches préservant certains de leurs privilèges et s’accordant des régimes de transition avantageux dans le domaine des textiles, explique Don Mackay Tous les petits pays veulent des correctifs à TOMC et, forts de leur expérience dans cette arène, entendent éviter de se faire piéger dans le cadre des négociations de la ZLEA.Selon Mark Halle, de l’Institut international du développement durable, les petits pays doivent se demander à quel prix ils auront accès aux marchés de TAmérique du Nord, à quelle nouvelle compétition, venant de leur propre région, ils devront faire face.lœurs problèmes sont multiples, allant du nombre insuffisant d’experts au manque flagrant de ressources financières.Un des principaux enjeux est la part importante de leurs revenus gouvernementaux qui provient des tarifs douaniers, ceux-là même que l’accord vise à éliminer.Aux Bahamas, cette part atteint 60 % des fonds qui financent les écoles, les hôpitaux, les routes.Remplacer pareille source de revenus par une autre n’est pas une mince affaire.lœ faire rapidement encore moins.Plusieurs idées, qui ne font pas l’unanimité, sont suggérées pour appuyer les petites économies: aide technique et financière, traitement différencié selon les dossiers, périodes de transition plus longues pour réduire les tarifs ou pour mettre des réformes en œuvre.L’intégration économique et le com- SUITE DE LA PAGE 1 merce «sont des outils puissants pour atteindre les taux de croissance économique nécessaire pour réduire la pauvreté», rappelait Bernard Hoekman, de la Banque mondiale, à Ottawa la semaine derniere.Mais pour cela, ajoutait-il, il faut que «l’intégration commerciale se fasse correctement», ce qui signifie entre autres une assistance suffisante.Sans cela, le fardeau associé a la mise en œuvre des accords devient trop lourd pour les pays les plus pauvres.Ann Weston, vice-présidente de l’Institut Nord-Sud, est catégorique.«Il faut mettre le développement au cœur de la ZLEA, ce qui signifie qu’on prend au sérieux, en écrivant ces règles, les différences de niveau de développement.» Elle fait remarquer que plusieurs pays n’ont pu mettre en œuvre les accords par manque de ressources institutionnelles et qu’on leur demande d’en faire plus.«Nous devons être très prudents dans le cadre de la ZLEA, en particulier pour les petites économies, les moins avancées, pour qu’elles soient capables de supporter ce que nous exigerons d’elles.Autrement, ce ne sera pas durable.Ça ne répondra pas à leurs besoins en matière de développement.» Le Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), qui regroupe une centaine d’organismes, voudrait que les accords offrent plus de marge de manœuvre politique aux pays en développement pour qu’ils puissent assurer leur développement, leur sécurité alimentaire et surtout combattre la pauvreté.Il rappelait, dans un rapport récent, que «le commerce ne doit pas être cause de pauvreté.Bien structuré, il devrait au contraire contribuer à l’alléger».Malheureusement, soutient le Conseil, le commerce «tel qu’on le pratique actuellement, a eu pour résultat d’appauvrir davantage une multitude de gens parmi les plus pauvres du monde».Selon le CCCI, sont touchés l'accès à des medicaments moins coûteux, la propriété du savoir médical et agricole, la protection des droits des travailleurs et de l'environnement.En matière d'agriculture, les petits producteurs, qui dépendent de leur travail pour leur alimentation quotidienne, ne peuvent soutenir la concurrence, lourdement subventionnée, des pays riches.Toute leur famille en est appauvrie.Parmi les nombreux exemples fournis par le CCCI, il y a celui des petits producteurs de mais du Mexique qui n’ont pu résister aux producteurs géants du Midwest américain.Le rapport souligne que les pays les plus pauvres n’ont pas les ressources nécessaires pour «venir en aide aux perdants» et qu’ils ont besoin de beaucoup plus de temps pour s’adapter.En osant user de leur pouvoir pour bloquer TOMC, les pays en développement ont forcé les autres pays à examiner leurs enjeux.Des gestes, dont le désintéressement est mis en doute par certains, sont faits.L’Union européenne annonçait en février quelle ouvrait immédiatement ses frontières à «tout sauf les armes» en provenance des 48 pays les moins développés, bien qu’elle ait prévu une exception pour trois produits agricoles.L’OMC aussi reconnaît qu’elle doit se pencher sur les préoccupations des pays en développement Elle s’est donné un programme de travail sur la mise en œuvre des accords en 1999.Son but augmenter ses chances de lancer une nouvelle série de négociations en novembre prochain.A la ZLEA, c’est plutôt la conclusion d’une entente qui peut carrément en dépendre.Des syndicats prêtent main forte aux Argentins JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Le mouvement d’opposition à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) gagnera l'Argentine, cette semaine, où les ministres du Commerce se réuniront pour faire le point avant le Sommet de Québec.Parmi les manifestants qui envahiront en grand nombre les rues de la capitale.Buenos Aires, on retrouvera des représentants de syndicats canadiens et québécois, venus pour témoigner d’une nouvelle solidarité à l’échelle des Amériques.Pour les opposants à la ZLEA les négociations sur cet accord commercial auront eu au moins un mérite: celui de rapprocher les organisations populaires, de la Terre de feu à la Terre de Baffin.«A l’occasion de ces négociations sur la ZLEA, se sont développés des grands mouvements de solidarité et d'échange.Il est clair pour tout le monde, pour les organisations syndicales ou populaires, qu’on ne peut plus faire face à la musique, isolés chacun dans notre coin», a souligné Vincent Dagenais, conseiller à la CSN, en entrevue avant son départ pour Buenos Aires.Son collègue du Congrès du travail du Canada, Hassam Yussuff, qui lui aussi se trouvera en Argentine, abonde dans le même sens: «N’eût été des discussions sur la ZLEA, nous n’aurions MANIFESTANTS que nous aurions recours à cette action directe non violente de désobéissance civile s’il refusait de nous remettre les textes.Il a refusé.» Après avoir dit leur nom, les manifestants ont traversé la première barrière.lin dialogue s'est alors engagé dans le calme avec les policiers, ces derniers expliquant qu’ils devraient procéder à leur arrestation s'ils allaient plus loin.Les manifestants ont répliqué qu’ils demandaient leur collaboration pour mettre la main sur les textes.«Nous ne les avons pas.les textes, a dit le policier avec un sourire.Vous le sac ex très bien.On ne pourra pas vous les donner Ça ne sert à rien de se faire arrêter.» Dès qu'ils sont arrivés de l’autre côté de la deuxième barrière, les mani- festants se sont couchés sur le sol et se sont fait traîner par les policiers.Un peu avant midi, une quarantaine de personnes — toujours deux par deux — avaient franchi les barrières.Le rythme s’est accéléré vers 13 heures quand les personnes ont commencé à franchir les lignes par groupe de cinq à huit personnes à la fois.Philippe Duhamel, du groupe SalAMI, était du nombre, de même qu’une femme enceinte et une membre du groupe Les Grands-Mères en colère, qui ont aussi été arrêtées.Personne n'a tenté de s'approcher de l'édifice.Et aucune altercation n’a été signalée: les employés du ministère ne sont pas allés travailler.«Nous avons déjà gagné, a lancé Joel Duff, un militant de la Fédération canadienne des étudiants.Nous avons réussi à faire fermer le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.On a déjà envoyé notre message.» Le ministre Pierre Pettigrew, qui n’a fait preuve d’aucune sympathie envers les manifestants, n’était pas de cet avis.«Je trouve que de défndre les intérêts de l’industrie du bois canadien (alors que l'entente avec les Etats-Unis sur le bois d’œuvre a expiré samedi à minuit] était plus important aujourd’hui que le prétexte de vouloir des textes.» «Uy avait 300-400 personnes.[.] Je crois qu’on devrait plutôt se poser des questions sur le fait qu’ils ont, après un mois de mobilisation, réussi si peu.» Les personnes arrêtées ont commencé à être relâchées en après-midi hier.Après étude de leur cas, certains pourraient être accusés d’entrave à un agent de la paix.pas eu de contacts aussi étroits que nous en avons eu.C’est une bonne chose.Cela nous a forcés à essayer de comprendre davantage ce qui se passe dans cet hémisphère.» Selon M.Dagenais, la situation en Argentine offre des leçons.Affecté par des bouleversements profonds, le pays est une «illustration dramatique des effets de la mondialisation», fait-il valoir.«La situation actuelle en Argentine, poursuit-il, est une cristallisation de ce qui risque et de ce qui peut arriver quand des transformations économiques majeures sont imposées de l’extérieur.» Aux prises avec une récession qui dure depuis 1998, le gouvernement argentin a dû faire appel au Fonds monétaire international (FMI), en décembre dernier, pour regarnir ses coffres au moyen d’une aide d’urgence de 40 milliards $ US.Pour satisfaire les exigences de l’organisme international, on a entrepris un ambitieux programme de restructuration économique, qui s’est traduit par des privatisations et des reculs dans les programmes sociaux.Résultat: une crise majeure qui a entraîné des démissions successives au gouvernement, dont celles de deux ministres des Finances, et des dissessions entre les grandes centrales syndicales.Cette semaine, le pays pourrait être paralysé, jeudi et vendredi, par une grève générale de deux jours.CRIMINEL SUITE DE LA PAGE 1 portées contre lui par la justice serbe, en affirmant qu'il ne s’était pas enrichi personnellement mais que cet argent avait servi à financer les armées des Serbes de Bosnie et de Croatie.«Concernant les moyens financiers dépensés pour les armes, les munitions et autres besoins des armées de la République serbe [en Bosnie] et de la République serbe de Krajina [en Croatie], ils ne pouvaient être présentés, pour une raison de secret d’Etat, dans les budgets qui sont des documents publics», ecriu-ü dans son recours.Un expert en droit international, Vojin Dimitrijevic, a estimé que ces aveux «seront utiles au TPI car cela renforcera les accusations concernant les liens de Milosevic» avec les territoires sécessionnistes serbes pendant les guerres en Bosnie et en Croatie.«Cela a trait à sa responsabilité en tant que commandant car, saclumt ce qui se passait, il aurait pu intervenir pour empêcher ces événements.Non seidement il ne l’a pas fait, mais il a en plus payé», a dit Dimitrijevic Aide américaine Pressées par les Occidentaux d’extrader l’ancien chef de l’État vers le Tribunal pénal international (TPI) de La Haye, les autorités yougoslaves ont déjà retiré un premier bénéfice de son arrestation théâtrale.Les États-Unis ont confirmé hier, sous conditions, l’octroi de 50 millions de dollars à la Yougoslavie, une aide économique qu’ils avaient menacé de suspendre si Belgrade ne faisait pas preuve avant le 31 mars d’une coopération suffisante avec La Haye.Mais les autorités yougoslaves n’en repoussent pas moins à plus tard une éventuelle extradition, répétant que l’ancien président doit d’abord être jugé dans son pays.«Nous ne céderons pas au chantage», a prévenu sèchement le premier ministre serbe Zoran Djindjic, interrogé sur la chaîne allemande ZDE Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan a tout de même rappelé que Belgrade a l'obligation de coopérer avec le TPI et de livrer Milosevic.Mais la procédure judiciaire lancée dans son pays contre l’ancien maître de Belgrade, placé dimanche en détention préventive et écroué à la prison centrale de Belgrade, ne fait semble-t-il que commencer.Déjà mis en examen pour abus de pouvoir et corruption, des chefs passibles de cinq ans de prison, Tex-chef de l’État est accusé par la police d’avoir demandé à sa garde de tirer sur les forces de Tordre.Il encourt quinze ans de réclusion s’il est inculpé pour s’être opposé par la violence à son arrestation.Mais l’enquête judiciaire ne devrait pas s’arrêter là: dans les mois qui viennent d’autres chef d’inculpations risquent de viser l’ancien chef d’État, qui devrait vraisemblablement être poursuivi pour des assassinats politiques perpétrés sous son régime.Après l’arrestation de Tex-chef d’État, qui s’est rendu tôt dimanche après 26 heures de siège de son domicile, les forces de Tordre ont découvert un imposant arsenal dans son immense résidence.Ils ont découvert notamment deux véhicules blindés de transports de troupes, 30 armes automatiques, trois mitrailleuses lourdes, un lance-grenades anti-char, 23 pistolets de différents calibres, 30 lance-grenades, deux caisses de grenades et plusieurs caisses de mitraillettes et de munitions.Le TPI se prépare Le TPI s’apprête lui aussi à étendre les charges retenues contre Milosevic en attendant une extradition, dont le procureur général Caria Del Ponte a jugé hier qu’elle devrait intervenir d’ici deux à quatre mois.Del Ponte compte achever d’ici là son inculpation pour les atrocités perpétrées lors des guerres en Bosnie et en Croatie au début des années 90.Le TPI pourrait accepter que Milosevic comparaisse d’abord devant la justice serbe, à condition qu’un délai soit fixé pour son transfert à Iü Haye, a estimé hier le président du TPI.le magistrat français Claude Jorda.«On peut comprendre que la justice serbe puisse commencer.Mais il nom jaudrait avoir une indication du temps que pourraient mettre les autorités yougoslaves pour achever cette procédure», a-t-il déclaré.Mais «il n’y a pas de doute sur la condamnation», selon Mme Del Ponte, si Milosevic est reconnu coupable même seulement sur l’inculpation du Kosovo, «la peine sera la prison à vie», a-t-elle dit POUND SUITE DE LA PAGE 1 système olympique axé sur la loyauté et l’éthique dans le sport et les voir représenter des modèles d'intégrité pour les jeunes».Richard W.Pound est né en 1942 à St.Catharines en Ontario.Nageur émerite.il participe aux Jeux olympiques de Rome, en 1960.Il a par la suite effectué des études en droit et en fiscalité à l’Université McGill.En 1968, il devient secrétaire général de l'Association olympique canadienne, poste qu’il occupera avant de devenir président de l'organisme de 1977 à 1982.Sa carrière au sein du COI a débuté en 1978.Depuis, il a œuvré au sein de nombreuses commissions, dont celle négociant les lucratifs contrats de télévision.Chancelier de l’Université McGill, M.Pound est actuellement vice-president du CIO depuis 1996 et président de l’Agence mondiale antidopage depuis sa création.«Dick Pound représente ce que les Olympiques devraient être.Il personnifie l'intégrité et l’honnêteté, a indiqué l’ancien ministre libéral et ami personnel de M.Pound.André Ouellet.C'est un homme qui croit au progrès et à l'amélioration.Cest pourquoi il a été au cœur de nombreuses réfi>rmes au sein du mouvement olympique.» Les quelque 125 membres du CIO se réuniront le 13 juillet prochain à Moscou pour choisir le successeur de Juan Antonio Samaranch.M.Samaranch occupe le siège de président depuis 1980.Pour le moment, trois autres personnes ont confirmé leur candidature: le Belge Jacques Rogge, l’Américaine Anita DeFrantz et le Hongrois Pal Schmitt.Le Coréen Kim Yn-yong devrait lui aussi se laisser tenter.Il a jusqu'au 10 avril pour se manifester.M.Pound croit que les membres du CIO voteront avec diligence et il ne craint pas qu’un vent politique le pousse en dehors de la course.«Je suis convaincu que la prochaine élection se gagnera sur les enjeux et non par un consensus entre alliés», a-t-il précisé.Dick Pound a d'ailleurs résumé sa pensée dans un document d’une dizaine de pages intitulé Ma vision de l'avenir du mouvement olympique, un document qu’il a envoyé à tous les membres du Comité.Reste maintenant à aller les rencontrer et à leur vendre son «programme électoral».Un comité montréalais travaillera au financement de sa campagne.Un comité dans lequel siégera Marcel Aubut et qui aidera également M.Pound à aller puiser d'importants votes.«On a un candidat de choix, on a le meilleur, a indiqué M.Aubut C'est une occasion qui ne se représentera probablement jamais, qu 'un Canadien soit si proche d’occuper une position aussi prestigieuse, alors ne la perdons pas.Il faudra travailler jour par jour, pouce par pouce.» Pour soutenir la candidature de Dick Pound, plusieurs athlètes s’étalent déplacés dont Bruny Surin.Nathalie I ambert, Myriam Bedard.Sylvie Bernier.Gaëtan Boucher, Guillaume Leblanc et Jean-Mare Choui-nard.«On pense que M.Pound est la bonne personne pour faire avancer la cause des athlètes canadiens, qui sont souvent un peu ignorés dans la grande famille olympique internationale», a expliqué Nathalie Lambert.«£ï tous ceux qui connaissent Dick Pound savent très bien que.lorsqu 'il a une idée en tète, il fait tend pour aller jusqu'au bout», a renchéri Sylvie Bemier.I
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