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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2001-03-26, Collections de BAnQ.

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v h l .x c 11 x ° (i r> ?w w w .1 e jl e v o i r .c o LE DEVOIP ACTUALITÉS Golf de Grand-Mère: Chretien rendra-t-il des documents publics ?Page A 3 LES SPORTS Un joueur de 19 ans surprend Sampras Page B 4 I.K L l \ I) I 2 (i M A lî S 2 O O I f Elections municipales Vienne inflige un camouflet à Pextrême droite D’APRES AFP, REUTERS ET AP Les Viennois ont infligé un camouflet hier à l’extrême droite autrichienne aux élections municipales, après une campagne ouvertement xénophobe menée personnellement par Jorg Haider, son dirigeant charismatique.Après le dépouillement de 94,3 % de bulletins de vote, le FPOe de Jorg Haider est tombé de 27,9 à 20,3 % des voix, a annoncé la télévision nationale.Le parti social-démocrate (SPOe), qui contrôle la capitale depuis 1919, progresse dans la même proportion, remontant à 47 % et regagnant la majorité des sièges au conseil municipal.Le SPOe a été évincé du gouvernement fédéral en 2000, au profit d’une alliance entre les conservateurs et l’extrême droite qui a provoqué un tollé de critiques à l’étranger.C'est le troisième revers électoral de l'extrême droite depuis son arrivée au pouvoir, après les élections provinciales de Styrie et du Burgenland.Cherchant à rebondir à Vienne pour cette élection-test après un an au gouvernement, le FPO n'y est pas allé de main morte, et Haider, qui n’a pourtant plus de fonction officielle, a multiplié les meetings et les manifestations d’antisémitisme.Haider s’est notamment livré à des attaques contre le chef de la communauté juive de Vienne, .Ariel Muzicant qui a porté plainte contre lui.Il a estimé que la campagne électorale du maire actuel Michael Haupl avait été «anti-viennoise», l'un de ses conseillers étant un juif américain «de la Côte est».A également été exploitée la xénophobie, avec des slogans tels que «Etrangers, je comprends les inquiétudes des Viennois» ou, des affiches qui associaient, mais de manière subliminale, «étranger-criminalité».Un des candidats du FPO, Nikolas Amhof, a promis des «zones sans étrangers» à ses partisans.Dix-huit pour cent des habitants de la capitale autrichienne, qui en compte 1,6 million, sont étrangers.Le grand vainqueur du scrutin semble être le maire sortant le social-démocrate Michael Haeupl, dont le parti engrange 47 % des suffrages au lieu de 39,2 % il y a cinq ans.Ce résultat lui assure une majorité de 52 sièges au conseil municipal, qui en compte 100.Haeupl a estimé que Haider, qui n'était pas lui-même candidat à la mairie, pourrait «difficilement éviter d’assumer personnellement ces résultats».C’est le troisième revers électoral de l’extrême droite depuis son arrivée au pouvoir VOIR PAGE A 8: VIENNE LEONHARD FOEGER REUTERS Le social-démocrate Michael Haeupl PLANÈTE SGDL: un nouveau Softimage est en train de poindre au Québec Page B 2 INDEX -4 Annonces .A4 Monde .B 5 -Q Actualités .A3 Mots croisés .A4 m Avis publics .B 3 Météo .B 6 04 Culture .B8 Planète .B 2 d a Éditorial .A6 Religions .B 6 o Education .B 1 Sports .B 4 A7 R 7 Couronnée JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sophie Lorain a été récompensée hier soir pour son rôle dans la série Fortier.Gala MétroStar Sophie Lorain et Simon Durivage, personnalités de l’année PAUL CAUCHON LE DEVOIR Sophie Lorain, vedette de Fortier qui est incontestablement une des meilleures séries de l’année, sinon la meilleure, a été bien récompensée hier soir en recevant le prix MétroStar de la personnalité féminine de l’année ainsi que celui du meilleur rôle féminin dans une télésérie.Mme Lorain avait déjà reçu le MétroStar de l’année en 1998 et la soirée d'hier vient confirmer sa grande popularité auprès du public.Chez les hommes, c’est Simon Durivage qui a été couronné MétroStar de l'année, pour la première fois de sa vie, après avoir reçu l’année dernière le tout premier MétroStar de sa carrière comme meilleur anima- teur de bulletin de nouvelles.Domination de TVA donc.quoique les prix MétroStar pour les téléromans aient couronné le couple-vedette de 4 et demi de Radio-Canada, Isabelle Brassard et Robert Brouillette.Quant au prix MétroStar pour le meilleur rôle masculin dans une télésérie, il a été décerné à Inc Picard.Mais TQS n’était pas en reste.Non seulement Paul Rivard, l’animateur de 100 %, a reçu encore une fois le MétroStar du meilleur animateur pour une émission de sport mais, plus important encore, c'est Jean-Inc Mongrain qui a reçu le prix du meilleur animateur de bulletins de nouvelles, prenant ainsi le relais de Simon Durivage l’année dernière.VOIR PAGE A 8: LORAIN Coup de force contre l’Afrique et l’Europe Le Canada pilote une coalition de pays américains en faveur des «puits» de gaz à effet de serre I.OUISGII.I.ES FRANC CE U R LE DEVOIR \ A l'instigation du Canada, seize |)ays d’Amérique centrale et latine se préparent à forcer la main à l’Europe et a l’Afrique dans le dossier des changements climatiques en créant mercredi, à Montréal, une coalition en faveur des «puits» de gaz à effet de serre (CILS).C’est ce qui ressort de la lecture du projet de communiqué final de cette rencontre secrète où les Etats-Unis ne seront pas représentés, qu’a obtenu le mouvement Greenpeace International, qui en a remis copie en fin de semaine au Devoir et au Globe and Mail.Ins puits de GES permettraient à des pays industrialisés comme les Etats-Unis et le Canada d’atteindre leurs objectifs de réduction en finançant des projets susceptibles de capter du carbone atmosphérique a moitié prix dans des pays en voie de développement par des projets agricoles ou de reforestation au lieu de devoir réduire, ici au pays, les émissions attribuables aux pratiques énergivores des consommateurs et des industriels.Intitulée «'Die Montreal Statement», le projet de déclaration est daté par anticipation du mercredi 28 mars.Or, d’après le communiqué émis la semaine dernière par le ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, les ministres de l’Environnement des Amériques doivent se réunir officiellement dans la métropole québécoise pour la première fois jeudi 29 et vendredi 30 mars, ce qui implique que la rencontre sur les (iES ne fait pas partie de l’ordre du jour de la réunion officielle, qui doit réunir un plus grand nombre de pays des trois Amériques.VOIR PAGE A 8: COUP Survivre à la mondialisation Les syndicats se retrouvent en position de faiblesse, mais tout n’est pas perdu Grand sujet de préoccupation dans l’ensemble de la population, la mondialisation a constitué un enjeu omniprésent, en fin de semaine dernière à l’Université du Québec à Montréal, lors du 13' colloque sur les leaders du Québec contemporain consacré à La FTQ, ses syndicats et la société québécoise.Et pour cause! ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Pour quelqu’un qui aurait à cœur le sort des syndicats, une visite guidée de la mondialisation avec le professeur de l’École des hautes études commerciales, Christian lévesque, s’apparente à un tour de montagnes russes qui fonctionneraient à l’envers.Au début, c’est la chute, un effondrement qui ne cesse de s’accélérer et qui ne peut mener qu’à la catastrophe.Toutes les horreurs que l’on vous avait racontées sur la mondialisation se confirment.Une fois à terre, l’improbable remontée s’amorce.Le pauvre passager apprend qu’il y aurait tout de même de l’espoir pour les syndicats, que même l'histoire de la mondialisation n’est pas écrite d’avance.Mais d’abord la chute: toutes les données empiriques, note Christian Lévesque, indiquent que la mondialisation se traduit par un affaiblissement du pouvoir des syndicats.Ums d’une enquête récente, les trois quarts des organisations syndicales ont signalé une augmentation des demandes de concessions salariales ou autres de leurs employeurs.L’affaiblissement des syndicats s’explique notamment par le renforcement des compagnies transnationales, qui ne se privent pas de menacer de déménager si leurs employés ne se montrent pas assez VOIR PAGE A 8: SURVIVRE ARCHIVES LE DEVOIR ' -44 H Dans le contexte de la mondialisation, les syndicats devront fournir plus d’efforts qu’auparavant pour maintenir leur pouvoir.laude G laSSQÛH Le spécialiste des finances personnelles auQuébec.) Vos placements Le somedi et le mardi dans LE DEVOIR i T 778313000641 Lutter contre la pauvreté oui, mais comment?rrtrniï H , i • i ti i • I tni J»onr un H Québec I mg'ï En entrant en fonction le 8 mars dernier, le nouveau premier ministre, Bernard Landry, a annoncé que la lutte contre la pauvreté sera pour lui une priorité de tous les instants.Le 22 novembre 2000, 215 307 personnes ont demandé par pétition à l’Assemblée nationale une loi cadre sur la base du travail fait depuis trois ans par le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté.En effet le Collectif a élaboré avec ses organisations membres et des milliers de personnes, dont un bon nombre en situation de pauvreté, une proposition pour une telle loi.Plus de 1500 organisations de tous les secteurs de la société québécoise, dont de nombreuses villes et municipalités, de même que la Marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence, appuient cette demande.Dans sa nouvelle priorité, le gouvernement tiendra-t-il compte de cette demande et de l’expertise citoyenne réunie par le Collectif?Deux engagements en donneront les couleurs.Les voici.Une loi le plus vite possible Si le Collectif réclame une loi, c’est pour se placer dans la continuité de cinquante ans d’efforts à travers le monde pour appliquer la Déclaration universelle des droits de l’homme.C’est pour fonder la lutte contre la pauvreté non pas sur des décisions administratives ou politiques visant d’autres intérêts, mais sur l’article premier de cette déclaration qui affirme l’égalité en dignité et en droits de chaque être humain et l’obligation de solidarité faite à toute la société de réaliser cette égalité.C’est aussi parce qu’il faudra du temps pour faire un travail solide et efficace.Les gouvernements, les ministres, les cabinets passent.Une loi restera et obligera à agir, tout en faisant honneur au Québec et en contribuant à la mondialisation des solidarités.Quel est l’essentiel de la proposition mise de l'avant par le Collectif et son réseau?À la fois loi cadre et loi programme, elle engage le gouvernement du Québec dans un programme d’élimination de la pauvreté en quatre étapes visant à mettre en place en dix ans les cadres permanents d'un Québec sans pauvreté.Elle prévoit des mécanismes permettant de s’assurer de la réalisation du programme.Toute l’action gouvernementale doit être en cohérence avec les trois principes suivants.«Je suis une feuille à côté de l’arbre.Après la loi, je serai dans l’arbre.» Lucien Paulhus, Drummondviile 1° L’élimination de la pauvreté est une priorité de l’action gouvernementale jusqu’à ce qu’on puisse considérer le Québec comme une société sans pauvreté.2° L’amélioration du revenu du cinquième le plus pauvre de la population prime sur l’amélioration du revenu du cinquième le plus riche.3° Les personnes en situation de pauvreté et les associations qui les représentent sont associées à la conception, à la mise en œuvre et à 1’évaluation de ces mesures.Un budget qui réduise les écarts Nous devons aussi agir maintenant, parce qu’à chaque jour des personnes et des familles subissent les conséquences de la pauvreté et de l’exclusion.La solidarité a du prix et un prix.Ne pas le faire coûtera encore plus cher à la société.C’est pourquoi nous réclamons que le prochain budget du Québec tienne compte immédiatement des trois principes et des mesures urgentes suivantes de la proposition de loi du Collectif.«Il faut rêver logique.» Yvette Muise, Québec Ces demandes visent à peine la couverture des besoins essentiels de la fraction la plus pauvre et la plus en manque de la société.Ne pas y donner suite, c’est mettre ces personnes et leur famille en situation de déficit humain.Le faire, c'est contribuer à l’enrichissement de toute la communauté : un dollar vital, qui comble des besoins essentiels, c'est un dollar local qui circule plusieurs fois dans l’économie.v L'application réelle d'une clause d'appauvrissement zéro pour le cinquième le plus pauvre de la population.y La mise en place d’un barème plancher à l’aide sociale par un amendement à la loi qui assure que la prestation d’aide sociale couvre les besoins essentiels et qu’elle ne peut être coupée pour la partie qui couvre les besoins essentiels.Le rétablissement de la gratuité des médicaments pour les personnes à l'aide sociale et les personnes âgées recevant le supplément de revenu garanti.i/ Le retour au niveau d’investissement de 1997 pour les mesures de formation, d'insertion et d’intégration à l’emploi./ Le rétablissement d'une composante universelle à l'allocation familiale et l'augmentation de l'allocation de base aux familles à faible revenu pour vraiment couvrir les besoins essentiels des enfants.S La mise en chantier de 8 000 nouvelles unités de logement social par année sur deux ans.Coûteraient-elles trop cher?C’est une question de commune mesure.Tout le monde, pauvre comme riche, avec ou sans emploi, contribue à la richesse de la société.C’est une mission fondamentale de l’État de redistribuer cette richesse à travers les finances publiques.À la place, les derniers budgets ont eu pour effet d’augmenter constamment les écarts entre les plus riches et les plus pauvres.Il y aurait moyen de faire autrement.Les baisses d'impôt de 4,5 milliards $, cumulatives sur trois ans, annoncées par le ministre des Finances du Québec lors du budget 2000-2001, ont dépassé de 2,3 milliards $ le montant initial prévu l’année précédente.Présentées comme «un plus pour tous», elles augmenteront en fait les écarts entre le 60% de la population qui paie des impôts et le 40% plus pauvre, aux revenus trop faibles pour être imposés.Il faut cette année un budget qui réduise les écarts.Par sa proposition de loi, le Collectif a montré qu’une loi sur l’élimination de la pauvreté était possible.Le gouvernement du Québec doit maintenant travailler avec le Collectif pour faire exister une telle loi en partant du travail déjà fait par le Collectif.Il doit aussi agir à travers son prochain budget.jf Éliminer la pauvreté, c’est possible.Alors faisons-le ensemble, et cela se fera! fff* Les organisations ci-dessous, membres du Collectif pour une loi sur l’élimination de la pauvreté: Association québécoise des onanismes de coopération internationale (AQOCI), ATD Quart Monde, Au bas de l’échelle.Caisse d’économie Desjardins des travailleuses et travailleurs (Québec) (CEDTTQ), Carrefour de pastorale en monde ouvrier (CAPMO), Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Centre de pastorale en milieu ouvrier (CPMO), Confédération québécoise des coopératives d'habitation (CQCH), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conférence religieuse canadienne - section Québec (CRC-Q), Fédération des femmes du Québec (FFQ), Fédération des infimiières et des infirmiers du Québec (FIIQ), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Fédération des locataires de HLM du Québec (FLHLMQ), Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), Ligue des droits et libertés, Mouvement québécois des camps familiaux (MQCF), Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ), Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ), Regroupement québécois des intervenants et intervenantes en action communautaire (RQIIAC), Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ).Auxquelles se joignent les organisations suivantes: Chantier de l’économie sociale, Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main d'œuvre, Comité des affaires sociales de l'Assemblée des évêques du Québec, Concertation Jeunesse, Fédération des associations des familles monoparentales et recomposées du Québec, Mouvement national des Québécoises et Québécois, Réseau des Carrefours Jeunesse Emploi.www.pauvrete.qc.ca t » * LE DEVOIR.L E I l X I) I J li MARS * O O I LE DEVOIR ACTUALITES Club de golf de Grand-Mère Chrétien serait prêt à rendre ses documents publics Le bureau du PM contredit toutefois les déclarations en ce sens de Mitchell Sharp Un population mobilisée PRESSE CANADIENNE Ottawa —Jean Chrétien est prêt à rendre publies tous les documents pertinents sur ses titres de propriété dans le Club de golf de Grand-Mère, a affirmé samedi son conseiller Mitchell Sharp.Mais le cabinet du premier ministre a nié la chose hier.M.Sharp, un ex-ministre libéral, a déclaré à la chef du bureau d'Ottawa de la chaîne Sun que le premier ministre est favorable à une divulgation des documents relatifs à la controverse actuelle.«Le premier ministre a dit qu'il avait vendu [ses actions].Il le maintient./ai cru comprendre que les documents pour le prouver seront divulgués.>• Mais Duncan Fulton, un porte-parole du cabinet du premier ministre, a affirmé hier qu’il n’y avait aucun projet de divulgation.«Pendant deux ans, le premier ministre a été franc, ouvert, honnête, et a répondu à toutes les questions qu’on lui a adressées sur ce sujet.H n'y a rien de nouveau là.» Heidi Bonnell, une porte-parole du ministre de l’Industrie, Brian Tobin, a déclaré au Sunday Sun que les documents pourraient être rendus publics «au début de la semaine prochaine».Pour M.Fulton, Mme Bonnell parlait simplement d’un examen des documents par des fonctionnaires du ministère de l’Industrie, la division des sociétés du ministère devra décider que faire de ces documents, et si l’un ou l’autre doit être rendu public, de toute évidence, il faudrait obtenir l’accord de la compagnie, a-t-il dit.M.Chrétien est la cible d’une campagne musclée de l’opposition pour obtenir l’ouverture d’une enquête publique, et a même été invité à se retirer, le temps de faire la lumière sur les allégations voulant qu’il soit demeuré actionnaire du club de golf controversé après son arrivée au pouvoir, en 1993.La vente de ses intérêts dans le club de golf est au cœur de cette controverse, qui poursuit M.Chrétien depuis maintenant plusieurs mois.Le premier ministre maintient qu’il n’était plus actionnaire du golf après 1993, même si la vente de ses intérêts n’a été achevée qu’en 1999.M.Chrétien a admis avoir fait des démarches auprès du dirigeant de la Banque de développement du Canada, en 1996-97, pour un prêt à l’Auberge Grand-Mère, un hôtel contigu au terrain de golf.Selon certains, M.Chrétien se trouvait alors en plein conflit d’intérêts, puisque tout ce qui augmentait la valeur de l’hôtel ne pouvait que favoriser le club de golf voisin.Plusieurs députés libéraux appuient maintenant les appels de l’opposition en faveur d’une enquête approfondie.Cette affaire traîne depuis trop longtemps, a ainsi déclaré Ivan Grosse, député d’Oshawa.«Nous n'avons rien à cacher», a-t-il ajouté.SH lAlQlls G Kl'N IKK I 1 M VOlK QUELQUES MILLIERS de citoyens de la «Vallée de la Rouge» ont envahi hier les abords de l'hôpital de l’Annonciation, une trentaine de kilomètres au nord du mont Tremblant, pour protester contre des compressions budgétaires de 3,5 millions qui risquent de se solder par la fermeture de l’urgence et des services de courte durée d'ici deux ans.Une première ponction d'un million de dollars doit survenir dans quelques semaines.À deux reprises depuis deux mois, plus de 600 personnes ont manifesté contre ces décisions qui vont les obliger à faire plus de 60 km en cas d'urgence.Référendum à Châteauguay Une commission d’enquête sur la santé aurait l’appui du fédéral et des provinces La nouvelle commission sera présidée par Vex-premier ministre de Saskatchewan Roy Romanow PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux seraient d’accord pour que l’ex-premier ministre de Saskatchewan Roy Romanow préside une commission d’enquête nationale sur les soins de santé.Un fonctionnaire fédéral a confirmé que l’idée est à l’étude.M.Romanow a récemment été invité à en débattre avec le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, et le conseiller principal du premier ministre Jean Chrétien, Eddie Goldenberg.Tout indique que l’idée plaît aux provinces, lesquelles consacrent maintenant le tiers, voire la moitié de leur budget à la santé, et recherchent désespérément des moyens de remédier à cette situation.Le ministre de la Santé de l’Alberta, Gary Mar, s’est dit d’accord avec une enquête présidée par M.Romanow, tout comme le porte-parole du ministre de la Santé du Manitoba, Dave Chomiak.L’automne dernier, l’injection de fonds fédéraux a ramené les paiements de transfert fédéraux à leurs niveaux précédant les compressions budgétaires des années 1990, sans cependant régler les problèmes chroniques qui affligent le système de soins de santé.Ceux-ci incluent l’escalade des coûts des médicaments, la pénurie de professionnels de la santé, le retrait de certains soins de la liste des services assurés, la privatisation, le resquillage et l’incapacité du gouvernement fédéral de faire respecter des normes nationales.On ignore en quoi le mandat d’une nouvelle commission d’enquête différerait de celui du Forum national sur la santé, qui a mené des recherches et des consultations poussées sur ce sujet de 1994 à 1997.Le Forum avait notamment recommandé que le régime de soins de santé soit élargi pour y inclure les médicaments et les soins à domicile dans les services assurés.Ses recommandations sont, pour l’essentiel, restées lettre morte.Besoin d’action Or, cette fois, plusieurs semblent croire que les choses seront différentes.Ce pourrait être «une bonne chose», estime Michael Rachlis, un analyste des questions de santé qui critique fréquemment les politiques gouvernementales.Pour sa part, Peter Barrett, le président de l’Association médicale canadienne, dit espérer qu’une telle commission d’enquête «mettra l'accent sur les solutions plutôt que sur ce qui va mal dans le système».Tom Noseworthy, ex-membre du Forum national sur la santé, fait remarquer qu’un plus grand nombre de services sont maintenant fournis hors des hôpitaux, que les médicaments représentent une part beaucoup plus élevée des coûts du régime et que le secteur privé acquiert un rôle qu’on ne peut nier, mais qui doit être circonscrit Mais Ginette Lemire Rodger, la présidente de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada, craint qu’une nouvelle commission d’enquête ne se transforme en pré texte pour reporter les choses à plus tard.Des études ont été menées dans chaque province, dit-elle, et la plupart d’entre elles en sont venues aux mêmes conclusions.«Nous n’avons pas besoin d’une autre commission royale, nous avons besoin d’action», dit-elle.loto-québec Le règlement visant à empêcher le projet de Madeco est rejeté LOUIS - GILLES FRANC ŒUR LE DEVOIR Le règlement adopté par la ville de Châteauguay pour empêcher la construction de l'usine de recyclage de produits industriels et dangereux de Madeco dans le parc industriel de cette ville a été battu hier dans un mini-référendum.Le règlement a été battu par 35 voix contre 17.La «liste» électorale, limitée aux propriétaires du quartier en cause, ne comptait que 75 contribuables.Il s’agissait pour l'essentiel de propriétaires d’entreprises puisque le projet Madeco sera implanté dans le parc industriel, s’il se réalise.Le règlement Z-1453 visait à biffer de la liste des activités permises dans ce parc industriel l’entreposage et le recyclage de matières parfois dangereuses, ce que Madeco, une filiale de Matrec, veut précisément y faire.Une fois annulé le ré glement adopté par le conseil municipal pour écourter la liste des activités autorisées d;uis le pare, la demande de permis de Madeco devra être examinée à la lumière du règlement actuel, précisait hier soir le directeur général de la ville, Michel Byette.Châteauguay a émis des réserves sur ce projet parce que la (k*-mande initiale ne ciblait que le recyclage de matériaux secs.Mais l'usine projetée par Madeco doit recy- cler notamment de-s produits domestiques potentiellement toxiques comme des produits de‘ nettoyage, ainsi que des peintures, solvants ou des eaux usées, le projet de Made» co entend tirer avantage de la situation de Châteauguay, qui est à la fois à proximité de la métropole c*t des marchés ontariens et américains.I a compagnie n’a pis ménagé les efforts |xmr vendre son projet aux entreprises du parc indus-trie‘1, une stratégie qui semble avoir réussi.Madeco entend investir 18,5 millions dans son usine.XjüoMforie Gàmbard Vente et service technique Tirage du 2001-03-24 01 2Z 31 33 35 4Z Numéro complémentaire: 41 f ROLEX GAGNANTS LOTS 2 000 000,00 $ 79 198,40 $ 2 006,80 $ 65.00 $ 10.00 $ 13 069 248 841 Ventes totales: 13 742 969 $ Prochain gros lot (approx ) 5 000 000 $ GAGNANTS LOTS 1 000 000,00 $ 50 000,00 $ 500,00 $ 50,00 $ 5,00 $ Tirage du 2001-03-24 »*Irr.iiT3 13 16 33 35 47 48 Numéro complémentaire: 02 16 827 Ventes totales 572 876 00 $ Tirage du 2001-03-24 Tirage du 2001-03-23 ZI SUPER - 06 1Q 16 18 29 30 47 NUMÉROS LOTS 100 000 $ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 576431 Numéro complémentaire: 09 76431 Michel DAVID GAGNANTS LOTS 8 179 529,80$ 119 454,00$ 2 626,20 $ 145,40 $ 10,00 $ 10,00 $ partie gratuite Précis pratique de grammaire française 12 831 Tirage du 2001-03-23 270 590 254 759 2 249 611 NUMÉROS 554801 54801 4801 801 01 1 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Ventes totales 32 764 484 $ Prochain gros lot 2 500 000 % Collection École Nouvelle.Submariner en acier et or 18 carats Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste L-Q.cette dermere a priorité otitcieile de 630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VIIXE • TÉE 866-3876 ! e LIDEC me.(514)843-5991 Le jeu doit rester un jeu T V A, LE RÉSEAU DES TIRAGES DE LOTO-QuÉBEC la Edition de avril 2001 les premiers Aussi : le b.a.-ba de la langue ou comment l'homme s'est mis a parler w w w.O ytoerSciences.com L K l> K V O I H .I.K I.I N It I > « M A H S > (I O I A I .ES ACTUALITE S Montréal Colloque de l’UQAM Les centres d’hébergement pour sans-abri débordent SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Les centres d’hébergement pour sans-abri débordent au point qu’ils doivent refuser des gens, le nombre de lits ne suffisant plus à la demande."Chaque soir, entre 20 et 30 sans-abri dorment sur des chaises dans la cafétéria, dit John Almeida, responsable du service aux bénéficiaires a la Old Brewery Mission, le plus grand centre d’hébergement montréalais avec 246 lits.C'est la première fois qu’on vit une pareille situation.» A la Maison du père, qui a une capacité d’accueil de 108 lits, la situation est tout aussi préoccupante.«On est obligé de refuser du monde, dit Sylvio Mi-chaud, directeur.On les envoie dans d’autres centres mais même eux nous disent qu’ils en refusent parce qu’ils sont pleins.» Cette situation d’engorgement a prévalu tout l’hiver.C’est évidemment à cette saison que les centres d’hébergement sont les plus sollicités.Habituellement, les sans-abri sont de plus en plus présents au fur et à mesure que le mois avance, après qu’ils ont dépensé l’argent de l’aide sociale reçu en début de mois.Mais cette année, la règle ne tient plus.A la Old Brewery Mission, le taux moyen d’occupation des premiers jours se situe entre 95 % et 98 %.Ijc centre a demandé à la Ville de Montréal l'autorisation d’accroître le nombre de places dans son dortoir, mais sans succès, l’édifice ayant atteint sa capacité maximale d'accueil.Logements à prix modique Selon M.Almeida, la décision de l’Armée du Salut de transformer son centre d’hébergement de 40 lits en lieu d’accueil pour personnes souffrant de troubles psychiatriques a eu des répercussions sur l’achalandage des autres centres de l’île de Montréal.Mais le problème d’engorgement serait avant tout lié à un manque de disponibilité de logements à prix modique.Ce que constate aussi Jean-Pierre Lacroix, rédacteur en chef du journal L’Itinéraire, un journal écrit en partie par des gens de la rue.«D’une part, il y a un phénomène de gentrification des quartiers et, d'autre part, la disparition de maisons de chambres ou de logements abordables, démolis pour laisser place à de nouveaux édifices», explique-t-il.L’engorgement des centres pour sans-abri n’est pas une surprise si l’on tient compte du fait que le nombre de sans-abri a indéniablement augmenté à Montréal, dit M.Licroix, un constat qui se vérifie sur le terrain mais qu'aucun moyen statistique ne peut confirmer.«Il y a une hausse de la pauvreté et donc une hausse de la marginalité.On remarque d’ailleurs que plus de gens ont recours aux ressources comme les soupes populaires et les banques alimentaires.Iss compressions dans les soins de santé et les services sociaux ont vraiment eu un effet d’entonnoir sur les services de première ligne.» M.Lrcroix souhaite voir le gouvernement Lm-dry prendre de sérieuses mesures de lutte contre la pauvreté.«Il faut donner un toit à ces gens-là.Soit en construisant plus de logements sociaux soit par le moyen de subventions.» Il donne en exemple la Maison Claire-Ménard, une annexe de 31 studios qu’a récemment ouverte l'Accueil Bonneau.«C’est un bon projet mais il y a peu de logements.» L' Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM), qui regroupe 55 organismes d’aide, travaille actuellement à résoudre la pénurie de logements sociaux.Selon René Charest, coordonnateur au RAPSIM, le logement social a du succès auprès des sans-abri: «On a constaté un taux de stabilité de 70 %».Les discussions entre la Fédération des infirmières et la FTQ vont bon train ERIC DESROSIERS LE DEVOIR Les discussions portant sur la possible affiliation de la Fédération des infirmières et infirmiers du Qué-beç (FIIQ) à la FTQ vont bon train.A en juger par l’enthousiasme avec lequel le président et le secrétaire général de la FTQ ont évoqué la perspective d’une pareille alliance, au cours des derniers jours a l’occasion d'un colloque consacré a la centrale syndicale, on serait porté a croire que les deux organisations seraient très proches d’upe entente.A la tête d’une délégation de la FIIQ au colloque, la présidente Jennie Skene a toutefois précisé, samedi, qu’il y avait encore loin de la coupe aux levres.«Les discussions progressent.On va faire un premier rapport, la semaine prochaine, lors d’un conseil fédéral, sur l'état d’avancement des travaux.On va proposer aux délégués de poursuivre la démarche au cours des prochains mois pour approfondir encore des domaines qu’on n’a pas pu encore couvrir, avant de prendre une décision en congrès.Mais ce sont des réflexions qui peuvent s’échelonner sur une année.» Elle rapporte cependant que «les discussions vont très bien» avec la FTQ et qu’elle a aimé ce qu'elle a entendu, lors du colloque, en ce qui concerne notamment son caractère décentralisé et son ouverture sur le monde.Elle révè le, de plus, que l'on ne discute présen- tement qu’avec la FTQ: les instances de la FIIQ n’étant pas prêtes à mener le même exercice avec la CSN qui ne demande pourtant pas mieux, et la CSQ s’étant exclue d'office en se lançant dans les derniers mois dans une campagne de maraudage.La FTQ compte de nombreux grands syndicats membres issus aussi bien du secteur privé que public dont le Syndicat canadien de la fonction publique, le Syndicat des métallos ou le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier.Discuté en juin, le processus en cours a été officiellement autorisé par les délégués de la FIIQ en novembre.L'un des objectifs poursuivis, explique sa présidente, est de s’allier à une orga- nisation syndicale disposant d’un reseau de contacts et de l'expérience qui permettrait à la FIIQ de s'ouvrir aux questions de mondialisation.«On essaie de voir s’il n'y aura pas des moyens d’action que l’on pourrait ajouter à ceux qu’on a déjà.» Bien au fait des grandes tendances mondiales et membres de la Confédération internationale des syndicats libres, la FTQ dispose à ce chapitre de nombreux atouts, reconnait-eîle.Si alliance il doit y avoir, elle ne se fera pas sans condition.La FIIQ devra pouvoir conserver son identité propre, précise Jennie Skene.«On est une organisation qui est jeune, mais on a quand même une crédibilité dans le réseau de la santé, et on ne veut pas la perdre.» Le nouveau défi du Fonds de solidarité: l’ouverture à l’économie sociale Vaisseau amiral de la FTQ, le Fonds de solidarité est confronté au défi de trouver de nouvelles façons de réaliser son mandat de promotion de la justice sociale.Sur le plan financier, tous reconnaissent aujourd’hui à la «patente à I.aberge», comme on l'avait surnommé au moment de sa création en 1983, un succès tout aussi inattendu que remarquable.Disposant aujourd’hui d’un actif de quatre milliards qui en fait la plus importante société de capital-risque au pays pour les petites et moyennes entreprises, le Fonds est présent dans plus de 1600 entreprises représentant plus de 92 000 emplois, a rappelé samedi son président-directeur général, Raymond Ba-chand, lors du colloque Im FTQ, ses syndicats et la société québécoise, organisé par l’Université du Québec à Montréal (UQAM).Sur le plan humain, a-t-il poursuivi, la présence d’un tel investisseur dans une économie tournée vers l’exportation, comme celle du Québec, aide les entreprises d’ici à disposer de la marge de manœuvre financière nécessaire pour effectuer leur modernisation sans avoir peur d’être avalées entretemps par la concurrence.Autres atouts, le Fonds a pris l’habitude de dresser un bilan social et environ- nemental des entreprises avant d’y investir et encourage la participation des travailleurs dans leur gestion.Des progrès restent encore à faire, a-t-il reconnu.Ije Fonds découvre à peine le concept d’investissement éthique à l’étranger.Une première expérience est présentement menée avec le fabricant québécois de vêtement Gildan dont les activités s’étendent à des pays du sud et qui s’est engagée à y respecter certaines normes de travail minimales.Conférencière-invitée au colloque, la présidente-directrice générale du Chantier de l’économie sociale, Nancy Neamtan, a pressé le Fonds de faire plus.«lorsque l’on parle de partenariat, il est temps que Ton fasse place à d’autres acteurs que seulement l’État, le monde des affaires et les syndicats.H existe, au niveau local, une multitude dégroupés communautaires, environnementaux, de femmes, coopératijs, etc., qui ne demandent pas mieux que de lancer des projets de développement économique alternatifs.» On retrouve, a-t-elle continué, ce genre de projets partout dans le monde parce qu’ils sont parfaitement adaptés aux défis posés par la mondialisation.«Le problème, c’est que présentement l’épargne solidaire est monopolisée par le Fonds de solidarité.Il me semble alors que la prochaine étape naturelle de développement du Fonds serait de s’ouvrir à l’économie sociale.» Benoît 1-évesque, professeur de sociologie à l’UQAM, abonde dans ce sens.«Depuis les dernières années, on parle de plus en plus de “glocalisation ”, c’est-à-dire d’agir au niveau international pour fixer des règles générales qui encadrent les grands phénomènes, et d’agir au niveau local avec les groupes communautaires pour mettre en place une nouvelle forme de citoyenneté qui repose plus sur une logique collective qu’individuelle.» Pour le Fonds, les changements ne seront pas faciles, constate-t-il.«Si la FTQ a Tair aujourd’hui d’accorder tellement d’importance au Fonds de solidarité, c’est parce qu’il est le symbole des changements qui sont intervenus dans les syndicats, au début des années 1980, à la suite de la crise économique, du virage technologique et du développement de nouvelles approches en faveur de la concertation et du partenariat.[.] Mme Neamtan a raison.Les changements qu’elle demande ont [d’ailleurs] déjà commencé.Il y a eu, par exemple, la création des [centres locaux de développement] et le Fonds amis sur pied des fonds locaux appelés SOUDE.» É.D.Un phénomène qui s’amplifie Le français est en perte de vitesse à l’ONU La grande majorité des missions préfèrent recevoir leur courrier en anglais ASSOCIATED PRESS Nations unies — Il y a quelques années, l’anglais et le français étaient considérés comme des langues jumelles dans les milieux diplomatiques.Mais si l'on se réfère aujourd’hui au nouveau guide des Nations unies, on peut dire que la France perd du terrain.Pour la première fois cette année, les pays répertoriés dans le «livre bleu» de l'ONU, le répertoire des missions permanentes aux Nations unies à New York, ont été priés d’indiquer la langue dans laquelle ils préféraient recevoir du courrier.A une large majorité, c’était l’anglais.Les pays interrogés avaient le choix entre l'anglais, l’espagnol ou le français car les trois autres langues officielles à l’ONU, le russe, le chinois et l’arabe, ne peuvent pas être lues par la plupart des programmes de traitement de textes.Sur les 185 membres qui ont répondu, 130 préféraient l’anglais, 36 le français et 19 l’espagnol.L’anglais a apparemment gagné du terrain ces dernières années, notamment parce que c’est, à part quelques exceptions, la langue préférée des pays issus de la chute de l’Union soviétique.En Asie, le Laos et le Cambodge ont fait savoir qu’ils préféraient le français, mais le Vietnam, qui a été aussi une ancienne colonie française, a opté pour l’anglais.Le Luxembourg a choisi le français, mais le Liechtenstein a préféré l’anglais, tout comme l’Italie et la plupart des pays arabes.Brésil, dont le langue maternelle, le portugais, est assez proche de l’espagnol, a pourtant opté pour l’anglais.La Roumanie, en revanche, a choisi le français.Seul le Canada a coché deux langues: l’anglais et le français.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES Courriel: petitesannonces@ledevoir.com MOTS CROISÉS HORIZONTALEMENT 1 - Fait de donner à un mot les marques du téminin.2- Admirerais.Cobalt.3 - Feinter.- Absurde.4 - Le Saint-Laurent.- Mâchoires à vis.5- Actinium.- Guerre américaine 1861-1865.6- Échine.- Cité antique.- Milieu clos et protecteur.7- Enzyme du suc intestinal.8 - Pièce de la bride, - Ouverture sur la table d'un violon.9 - Masse de pierre.- Elle a des portes et des vannes.10 - Désignation.Piquet destiné à redresser une plan- du sucre.- Tradi-tions.3- Inspiratrice.Mèche pour drainer une plaie.4 - Obstruction de l’intestin.- Variole.5- Excitée.Mollusque.6- Terminaison.Composer un roman 7 - Singe américain.-Boisson délicieuse 8- Priorité d’âge.-Satellite.9 - Glossine.- Obtint.10 - Épouse d'un pair.11 - Groupe de musi- ciens.- Unique.12- Personnage biblique.- Plaque de neige, - Vermine.Solution de samedi te.11 - Autrement dit.- ' Despote - Après | sol 12 - Lichen.- Image • réfléchie.• VERTICALEMENT ! 1 - Lutin, - Col.2 - Adoucir en ajoutant • LES PETITES ANNONCES DU IUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17HOO Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit ioi PROPRIÉTÉS À VENDRE OUTRE MONT 15 Glencoe (514) 739-8449 www firstcorp.ca homes glencoe.html 103 CONDOMINIUMS ET COPROPRIÉTÉS PLATEAU Supete S^rénové.rue calme, puits lumière.2 balcons, en-sol bois franc.123000$ 521-7534 132 CHALETS LAC ORFORD, Chalet luxe à ven dre.ski.randonnées tennis, plage (514) 994-4383.M Real L Homme 160 4PPARTEMENI5 ET 10GEMEN13 À LOUER 30 MIN.DE MTL Basses Laurentr des) Devenez propno pour seule men! 426$ tout indus) Grand con do, 2 c.c., moderne, aire ouverte msononsè (450) 569-9789 Propriétaires ! 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