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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2001-02-27, Collections de BAnQ.

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?www.ledevoir.co in ?V o i.X C I I N u I 2 ?__________________________________________________________________________________________L K M A R I) I 2 7 F É V H 1ER 20 O I___________________________________________________ 87c + r A x K s = I $ E DEVOI LE MONDE Les travaillistes, déchirés, disent oui à Sharon Page B 5 CULTURE Une Politique et une Loi du patrimoine culturel d’ici un an Page B 8 Unis contre la méningite ' - -l.- , JACQUES NADEAU LE DEVOIR ALLONGEE sur le sol de la cafétéria, cette étudiante de la polyvalente Massey-Vanier, de Cowansville, reste sous surveillance après avoir été vaccinée contre la méningite.65 infirmières, quatre pharmaciens et une trentaine de bénévoles se sont mobilisés dans le cadre d’une vaste opération de vaccination menée auprès des 3000 personnes qui fréquentent l'établissement.Celles-ci ne sont pas pour autant hors de danger: le vaccin ne devenant efficace qu’après dix jours, il se pourrait que d’autres cas d’infection au méningocoque soient recensés d’ici à la fin de la semaine.Nos informations en page A 3.Legault n’hésitera pas à évaluer les enseignants MARIE-ANDRÉE C H O U I N A R D LE DEVOIR Les enseignants pourraient se heurter aux principes ^'«imputabilité» du ministre de l’Education, qui affirme vouloir se plonger dans l'épineux dossier de l’évaluation du personnel si les données que les écoles lui soumettent dans les plans de réussite ne le satisfont pas.Alors qu’il présente aujourd'hui un premier bilan des plans de réussite exigés des 3000 écoles primaires et secondaires du Québec, le ministre François Legault affirme qu’il mettra le pied jusque dans «le terrain miné» de l’évaluation du personnel si c’est ce qu’il faut pour assurer la réussite du plus grand nombre.«Il va falloir que l'école soit assez mature pour agir en conséquence s’il y a un problème avec me partie du personnel», a-t-il expliqué lors d’un entretien avec Le Devoir la semaine dernière.«Si dans une école il y a un problème avec le personnel, il va falloir être capable de se le dire en pleine face et d’examiner différentes solutions.Il va falloir être capable d’al- Vécole CRISE 1er jusque-là.C'est un terrain miné, mais c’est essentiel pour moi si on veut arriver à quelque chose au Québec», martèle François Legault, pour qui la décentralisation des pouvoirs, un nouveqy courant qui vise à pourvoir les écoles d’un plus grand nombre de responsabilités, devra toujours s’accompagner d’une certaine obligation de rendre des comptes.«De plus en plus, je vais décentraliser la façon dont sont financées les commissions scolaires en leur disant: “Vous faites ce que vous voulez avec l’argent.Par contre, vous allez rendre des comptes au gouvernement.” Et les plans de réussite, c’est le premier pas dans cette direction, mais pas le dernier.» VOIR PAGE A 4: LEGAULT Lire aussi en pages A 4 et A 5 ¦ Quand la réforme suscite l’enthousiasme ¦ Mexique: Dessine-moi une école LE MONDE Ex-Yougoslavie: le TPI condamne deux dirigeants pour crimes de guerre Page B 5 Feu vert à la médecine familiale I Matois î; reste floue quant au financement ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Faisant écho à la proposition-clé du rapport Clair, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a annoncé hier que Québec propose ra la création de groupes de médecins de famille, accessibles sept jours sur sept, 24 heures sur 24 dans toutes les régions du Québec d’ici à 2004.L’idée d’une caisse-vieillesse reste cependant en suspens, Québec se donnant encore quelques mois pour décider de sa pertinence.Tel est le cœur de la réponse donnée hier par la ministre de la Santé aux propositions du volumineux rapport de la Commission Clair, dévoilé en janvier dernier.Présidée par Michel Clair, ex-ministre du Revenu, la commission avait fait de la réorganisation des services médicaux de base la pièce maîtresse de VOIR PAGE A 10: MAROIS ¦ lire aussi l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 8: Le testament Marois INDEX 00 Annonces.A 2 Avis publics .B 4 Bourse.B 2 Culture.B H Économie.B 1 Éditorial.A 8 Idées.A 9 Monde.B 5 Mots croisés.B 4 Météo.B4 Sports.B 6 Télévision.B 7 Landry pourrait gouverner jusqu’en 2003 KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR \ A quelques jours de son accession à la fonction de premier ministre du Québec, Bernard Landry n’envisage pas d’élections hâtives.«Nous ferons des élections quand nous les croirons voulues et utiles démocratiquement à la population.Ce moment n’est pas fixé encore et les gens n’aiment pas les élections inutiles et les gens n ’aiment pas non plus qu’il y ait un déficit démocratique.On arbitrera entre ces deux données», a déclaré M.Landry.Ce dernier n’entend vraisemblablement pas se laisser bousculer ni pour la date des élections ni pour la reprise des travaux à l’Assemblée nationale.Les dernières élections provinciales remontent à 1998.M.Landry pour-rat donc choisir de gouverner jusqu’en 2003.Pour ce qui est de la composition du conseil des ministres, on parle davantage pour l’immédiat dans l’entourage de M.Landry d’un mini-remaniement, VOIR PAGE A 10: LANDRY JACQUES NADEAU LE DEVOIR Bernard Landry sera couronné premier ministre du Québec en fin de semaine.PERSPECTIVES L’autre scandale Boucher restera incarcéré à Tanguay La Cour supérieure a donné raison au ministère public hier en obligeant Maurice Boucher à demeurer en isolement à la prison Tanguay dans l’attente de son procès pour le double meurtre de gardiens de prison (voir autre texte ci-contre).En réclamant sa réintégration dans une prison normale, l’homme fort des Hells Angels a déclenché une vague d’indignation chez les bonnes gens.Et s’il fallait chercher les scandales ailleurs?« D e quoi se plaint-il?Pauvre petit, il s’ennuie?“Mom"file un mauvais coton?» Les commentaires entendus en vrac la semaine dernière comme une rumeur persistante après que le redoutable membre des Hells Angels Maurice Boucher se fut adressé à la Cour supérieure pour que ses conditions de détention soient modiliées oscillaient de la rage au cynisme.Les railleries sont tombées toute la semaine sur M.Boucher comme une pluie de balles sur un motard.Un public vindicatif a condamné le chef des Nomads pour l’ensemble de son œuvre même si, dans les faits, Maurice Boucher est innocent des meurtres de deux gardiens de prison jusqu’à preuve du contraire.Pire, il a été ac- MH4» j li r i a n M y les quitté une première fois de ces charges à l’issue d’un premier procès où la Couronne n’a pu offrir mieux au jury que le témoignage d’un délateur, Stéphane Gagné, lui-même reconnu coupable d’avoir exécuté les agents de paix morts sans raison.11 aurait agi sur les ordres de Maurice Boucher.En raison du statut unique de M.Boucher au sein du monde interlope, les autorités carcérales ont choisi de le placer en isolement.Ix?juge Kevin Downs estime que cela est justifié.L’indignation populaire devrait s’arrêter là.La cause de Maurice Boucher devrait même nous rassurer sur l’intégrité d’un système de justice qui s’applique à VOIR PAGE A 10: SCANDALE BRIAN MYLES LE DEVOIR Maurice Boucher a perdu hier une première manche de sa bataille ixuir regagner une prison normale.Il restera en isolement à Tanguay dans l’attente de son procès selon une décision de la Cour supérieure.1^ chef des Nomads, l’escouade de guerre des Hells Angels, occupe seul une cellule d'une aile déserte de la prison pour femmes de Tanguay depuis son arrestation pour les meurtres de deux gardiens de prison.Depuis son retour entre les murs et barreaux, le 10 octobre, M.Boucher a bénéficié de 26 heures de visite au parloir et d’une heure de visite avec contacts en salle surveillée.Le reste du temps, il n’a presque aucun contact humain même s’il jouit d’un accès illimité au téléphone de 7h30 à 22h30.Maurice Boucher se gave de croustilles et de tablettes de chocolat, il ne fait plus d’exercice et ne se soucie guère de son hypertension.Dans son rapport d’expertise, le psychiatre Louis Morissette a dressé un triste pirtait du guerrier.Il se sent à la fois «impuissant et inutile» en prison; il a l’impression d’être surveillé ¦ Lire aussi en page A 7: Iajs corps policiers créent un service de renseignement VOIR PAGE A 10: BOUCHER LE DEVOIR, L E M A K DI 27 F Ê V R I E R 2 O O I A 2 LES ACTUALITES La sécurité au Sommet de Québec Gare aux excès de zèle, prévient le NPD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Tout déploiement excessif des mesures de sécurité au Sommet de Québec portera atteinte au droit à la liberté d’expression, s'inquiète la leader néo-démocrate Alexa McDonough.Flanquée de deux de ses collègues, Mme McDonough a déclaré qu’à ses yeux, les mesures de sécurité proposées, comprenant un périmètre de sécurité de quatre Idlomètres, sont déraisonnables.Elle estime quç les manifestants, qu’on veut éloigner des chefs d’Etat, ont le droit d’être vus et entendus.Aussi a-t-elle demandé, dans un souci de «transparence», au Solliciteur général, Lawrence McAulay, de différer les dispositifs mis en place par les forces de l’ordre.La GRC relève du Solliciteur général.«C’est une question d’équilibre.Ils ont la responsabilité de protéger les visiteurs qui viennent dans notre pays et qui participent aux discussions mais ils doivent aussi protéger le droit des citoyens de manifester pacifiquement», a-t-elle soutenu en conférence de presse.Dans un parallèle avec l’incident du poivre de Cayenne au sommet de l’APEC, à Vancouver, il y a quelques années, le député de Burnaby-Douglas, Svend Robinson, a pour sa part déclaré que les autorités gouvernementales et municipales de Québec et de Sainte-Foy font tout pour étouffer les manifestations et la «dissension».«Ce qu'on voit dans les préparatifs en vue du Sommet à Québec, c’est une attaque contre la démocratie, la liberté d’expression, une attaque profonde contre les droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés», a-t-il soutenu.Pour bien symboliser leurs interventions, Mme McDonough, M.Robinson et le porte-parole du parti en matière de justice, Bill Blaikie, se sont présentés à la presse avec un foulard couvrant leur visage en guise de protestation contre des arrêtés municipaux des villes de Québec et de Sainte-Foy.Sainte-Foy vient de décréter que les forces policières pourront arrêter quiconque qui se couvre le visage d’un foulard pendant les activités du Sommet La Ville de Québec s’est dotée d’un arrêté semblable.Selon Mme McDonough, ces mesures envoient un mauvais message.«Il y a des gens qui portent le foulard pour des raisons culturelles ou traditionnelles.Si je me couvre le visage, je désobéis à la hi», s’est-elle indignée.La multiplication des amendements Don Boudria rappelle le président de la Chambre à ses devoirs HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement libéral a envoyé un avertissement hier au président de la Chambre des communes en lui «rappelant» qu’il avait non seulement le droit mais le devoir de refuser les amendements «inutiles» aux projets de loi proposés par les partis d’opposition.Ces derniers ont immédiatement désapprouvé le geste, y voyant une tentative de restreindre encore plus leur droit de parole.Sans compter que le gouvernement, disent-ils, place ainsi la présidence, qui doit être non partisane, dans une position délicate en la forçant à faire ce qu’elle a toujours hésité à faire.La motion déposée hier par le leader du gouvernement en Chambre, Don Boudria, rappelle que le président a le pouvoir de choisir les amendements qui seront votés par les députés et que, dans l’exercice de ce pouvoir, il ne doit pas choisir «une motion ou une série de motions à caractère répétitif, frivole ou abusif ou de nature à prolonger inutilement les délibérations».M.Boudria a insisté qu’il ne modifiait pas le règlement en vigueur.«Je réitère l’autorité du président qu’il a toujours eue, a-t-il déclaré au Devoir.Avec le temps, la jurisprudence a fait en sorte que ce pouvoir de la présidence s’est effrité.Avec le vote, on va réaffirmer tout cela.» Résultat de cet effritement selon lui: l’opposition a réussi à «prendre en otage» le parlement.Ainsi, le Parti réformiste, qui était contre l’accord avec le peuple Nisga’a, avait déposé en décembre 1999 469 amendements, forçant la tenue d’un vote de 42 heures.Quelques mois plus tard, le Bloc québécois y allait de 411 amendements — et 36 heures de vote — pour retarder l’adoption de la loi sur la clarté référendaire.Juste avant le déclenchement des élections, le Bloc avait réussi à empêcher de facto le vote sur la Loi sur les jeunes contrevenants en déposant 3000 amendements.L’opposition ne cache pas que le dépôt d’une tel- le quantité d’amendements (parfois demandant de remplacer une virgule par un point-virgule) est une tactique et ne relève pas toujours d’une volonté d’améliorer le projet de loi.Mais les partis clament que c’est le seul moyen d’être entendu qui leur reste et que le gouvernement de Jean Chrétien n'a que lui-même à blâmer.Depuis son arrivée au pouvoir, en 1993, les libéraux ont limité le débat 69 fois, dont celui sur le premier projet de loi de la nouvelle législature.L’allianciste Ken Epp a fait remarquer que le gouvernement ne s’attaquait pas «à la racine du mal», soit le fait que les parlementaires n’ont pas l’impression d’avoir «suffisamment de débats».Le leader parlementaire néo-démocrate Bill Blaikie déplore que cette motion, qui facilitera le travail du gouvernement, ne soit pas accompagnée d’une concession équivalente pour l’opposition.«On agit comme un dictateur plutôt que comme un réformateur.» Du côté du Bloc québécois, on déplore que la motion attaque l’indépendance de la présidence de la Chambre.«[Le gouvernement] force le président à assumer cette responsabilité [de sélection des amendements], a expliqué le leader parlementaire Michel Gauthier.Il se donne lui un argument pour plaider très fort auprès du président ou pour faire des interventions en dehors de la Chambre.Il crée une obligation pour le président.» Même constat du côté des conservateurs.«Le président ne peut pas recevoir d’ordre du gouvernement, fait remarquer le whip Rick Borotsik, et il voit que les partis de l’autre côté de la Chambre sont opposés.On aurait dû laisser les choses telles qu’elles sont.» Le président de la Chambre pourrait toujours passer outre cette motion et perpétuer la pratique d’accepter tous les amendements.Le président, Peter Milliken, n’a pas voulu parler au Devoir hier.Mais M.Boudria a clairement indiqué qu’il ne serait pas possible pour le président de faire fi de la motion.Mais il insiste sur le fait que son geste n’est pas une menace et qu’il n’avait pas de pouvoir sur la présidence.Fièvre aphteuse UEurope s’affole AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles — Menacée par la fièvre aphteuse qui s’étend en Grande-Bretagne et confrontée à la colère grandissante des éleveurs touchés par l’épizootie de la vache folle, l’Europe fait désormais face à une «des pires crises agricoles de son histoire», assurait hier un fonctionnaire européen.Le ministre britannique Nick Brown a manqué la rencontre de ses homologues européens réunis à Bruxelles pour tenter de surmonter des divergences apparemment inconciliables sur la gestion financière de la crise de la vache folle.Pour lui, il y avait plus urgent encore: il s’est présenté devant la Chambre des Communes afin de faire le point sur l’épizootie de.fièvre aphteuse qui s’étend malgré les mesures draconiennes prises depuis plusieurs jours.M.Brown a révélé la découverte de cinq nouveaux foyers, tandis que des milliers de bêtes étaient livrées aux flammes dans l’espoir d’endiguer la maladie.Douze fermes ou abattoirs sont désonnais infectés par l’épidémie, qui a peut-être traversé la Manche en dépit de la fermeture dès mercredi dernier des frontières de l’Europe à toutes les exportations de viande et de produits laitiers en provenance de Grande-Bretagne.Face au danger, l’Allemagne a annoncé qu’elle allait abattre tous les moutons importés au cours des huit dernières semaines de Grande-Bretagne.Et la Suisse a interdit à son tour toute importation de bêtes ou de viande britanniques.Selon un officiel britannique à Bruxelles, les ministres européens de l’Agriculture ont apporté hier leur «soutien total» aux mesures prises par Londres et manifesté leur «sympathie».Mais l’épidémie de fièvre aphteuse a pesé sur les débats du Conseil agricole.Pour contrer la demande de la France d’aides directes aux éleveurs menacés de faillite par la crise de la vache folle, certains pays arguent du fait que les Britanniques s’engouffreraient dans la brèche pour réclamer eux aussi des aides directes en faveur de leurs éleveurs.La Grande-Bretagne, déjà montrée du doigt pour être à l’origine de la maladie de la vache folle, a promis la plus grande transparence à ses partenaires européens sur l’épizootie de fièvre aphteuse qui l’accable désormais.Les autorités britanniques «identifient de toute urgence toutes les exportations en provenance de régions à risque vers nos partenaires européens depuis le 1” février», a ainsi assuré M.Brown.illIP REER Desjardins Mon 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¦ L’école «orientante», une solution?¦ la journée de Vanessa, étudiante en secondaire I.¦ la système scolaire français.Samedi ¦ las conseils d’établissement des rôles et des pouvoirs mal compris.¦ Un programme de formation pour aider les parents à siéger aux conseils d’établissement.¦ la journée d’Anne-Marie, étudiante en secondaire V.UQAC Uni/ersité du Québec a Chicoutimi •«•«h* It In CARON Nicole GAULIN FOGUS A Clear Picture et English LIDEC inc.(S14IB43 5991 L'outil pour toute communication sloniflcatlue.112pages-9,25$ In vente (tans toutes tes ntirairies Campus dp Chicoutimi L'UQAC est membre du plus grand réseau universitaire au Canada UQAM Université du Québec à Montréal UQTR Université du Quebec à Trois-Rivieres UQAC Université du Québec à Chicoutimi UQAR Université du Québec à Rimouski UQAH Université du Québec à Hull UQAT Université du Québec en Abilihi-Temiscamingue INRS Institut national de la recherche scientifique ENAP » École nationale d administration publique ITS tenir de technologie supérieure TtLUQ Télé-université L'inlelligenoe est partout "I Université du Quebec f I.E I) K V OIK.L E M AUDI 27 F E V R I E R 2 0 0 1 A 6 ?LES ACTUALITÉS- Mairie de Montréal Comité de transition Gérald Tremblay se lance dans la bataille contre Pierre Bourque Vera Danyluk envisage toujours d'être sur les rangs ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR L> ex-ministre libéral, Gérald r Tremblay, annoncera aujourd’hui qu’il se lance à son tour dans la course électorale montréalaise à la tête d’une nouvelle formation politique.Il mettra ainsi fin au bal des rumeurs quant à l’identité du candidat que la banlieue se donnera pour combattre le maire de Montréal, Pierre Bourque.Il sera accompagné pour l’occasion des maires de banlieue à l’origine de ce nouveau parti ainsi que de quelques élus municipaux montréalais.Cette première sortie publique en six semaines lui permettra non seulement de se présenter comme le champion de la «démocratie participative» mais aussi de répondre aux critiques de ceux qui dénoncent le manque de transparence du processus qui l’a couronné candidat à la mairie.Le processus de création avait été lancé le 12 janvier par le maire de Verdun et président de l’Union des municipalités de banlieue (UMBM), Georges Bossé, et réunissait une demi-douzaine de ses collègues de la banlieue.Gérard ARCHIVES LE DEVOIR Gérald Tremblay Tremblay et la présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Vera Danyluk, n’avaient pas tardé à entrer dans la course.S’en étaient suivies de féroces tractations au milieu desquelles l’instigateur du projet Cieorges Bossé, et l’ancien ministre, Gérald Tremblay, sont rapidement apparus comme les deux principaux candidats en lutte.Il apparaissait, depuis quelques semaines, que ce dernier avait remporté la mise et qu’il ne cherchait plus qu’une façon de rallier tout le monde sous sa bannière.Ce jeu de coulisse n’a pas manqué de s’attirer bien des critiques notamment de la part de Vera Danyluk et du chef du RCM, Michel Prescott, qui auraient préféré que l’on adopte une course à l’investiture en bonne et due forme.Au point d’ailleurs que les deux politiciens envisagent désormais la possibilité de faire campagne chacun de leur côté, quitte à risquer de diviser le vote d’opposition à Pierre Bourque.Attendant toujours que le gouvernement modifie la loi électorale de manière à ce qu’elle tienne compte de la situation particulière introduite par les fusions municipales, il est peu probable que l’on puisse annoncer dès aujourd’hui la création officielle du nouveau parti que dirigera Gérald Tremblay.Dix-huit municipalités de banlieue contestant toujours la réforme devant les tribunaux, il est également peu probable que leurs maires soient présents à la cérémonie même si certains ont collaboré étroitement aux choix du chef.Quelques conseillers municipaux montréalais devraient pour leur part être présents, dont la conseillère du Mile-End, Helen Fo-topulos, qui a déjà annoncé qu’elle se ralliait à Gérald Tremblay et qui doit prononcer un bref discours.Des grappes à la démocratie participative On sait peu de choses du programme qu’entend défendre le nouveau candidat à la mairie.Au moment de lancer le processus de réflexion des maires de banlieue sur la création d’un nouveau parti politique municipal, Georges Bossé avait expliqué que l’on désirait créer un nouveau mouvement «libre de toutes attaches à l'égard de l’UMBM» et ayant l’ambition de rejoindre l’ensemble des Montréalais.Il avait de plus fait de la décentralisation des pouvoirs vers les arrondissements le principal cheval de bataille de la nouvelle formation politique.Dans une lettre ouverte publiée au début janvier où il décrivait le maire dont la nouvelle ville avait besoin, Gérald Tremblay avait parlé d’un «rassembleur» engagé à établir une «démocratie participative» telle que définie dans le rap- port de la commission consultative qu'il avait présidée, au cours des derniers mois, sur la politique de consultation publique en matière d’urbanisme à Montréal.Cette présidence, confiée par Pierre Bourque, a permis à ce résidant d’Outremont de 57 ans d’entrer par la grande porte en politique municipale.Auparavant, il s’était surtout fedt remarqué par son passage, lors du dernier mandat du gouvernement libéral de Robert Bou-rassa, au poste de ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Technologie.Il avait alors proposé le concept de «grappes industrielles» qui allait faire école.Porté par sa nouvelle popularité, il avait annoncé en 1993 sa candidature à l’investiture du parti, recueilli des appuis et proposé un programme.avant d’abandonner, convaincu qu’il n’avait aucune chance contre Daniel Johnson.Incapable de s’adapter au style d’opposition que privilégiait ce dernier, il avait quitté la politique en mars 1996.Il présidait, depuis, le Centre de perfectionnement de l’Ecole des hautes études commerciales de l’Université de Montréal, ainsi que l’Institut pour le progrès socio-économique.La définition de boycottage est variable ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le boycottage du comité de transition s’applique de façon bien inégale parmi les villes engagées dans la lutte contre la loi 170.Si les unes font tout ce qui est en leur possible pour ralentir ses travaux, d’autres semblent, en revanche, on ne peut mieux collaborer.«Les gens n’ont pas l'habitude d’avoir affaire à une grosse bureaucratie quand ils viennent à West-mount, déclare son maire, Peter Trent en riant Mais il est vrai que cela peut parfois être très utile.» Depuis le 5 février, toute demande d’informations ou de personnel, de la part du comité de transition, doit obligatoirement être acheminée au conseil municipal pour autorisation en assemblée régulière après consultation des avocats de la ville.En ce qui a trait aux premières requêtes du comité de transition, elles seront étudiées une première fois à la prochaine séance du 5 mars.D’ici là, le comité de transition peut bien attendre et espérer.Sur les 18 municipalités montréalaises qui contestent la réforme devant les tribunaux, environ la moitié auraient adopté des résolutions fixant des balises à leur collabora-tioi) avec le comité de transition.A Dorval, on s’est officiellement donné les mêmes règles de conduite qu’à Westmount.Pourtant, le directeur général de la ville et le trésorier ont déjà été autorisés à participer, «à titre d’observateurs seulement», précise le maire de la ville, Peter Yeomans, aux groupes de travail constitués par le comité de transition.Beaucoup plus souples, les règles fixées par Montréal-Est stipulent seulement qu’un sommaire des demandes du comité de transition doit être dressé à la fin de chaque semaine.Responsable au comité de transition des «relations avec les partenaires», Marc-André Vaillan-court se garde bien de brusquer les choses avec les municipalités encore récalcitrantes.«La journée où la Ville de Westmount et ses fonctionnaires décideront de mettre à Profit l'expertise de la municipalité, on les accueillera volontiers.» La loi stipule que les employés municipaux doivent une collaboration pleine et entière au comité de1 transition, mais on ne voudrait pas trop s’imposer.«On préfère de beaucoup avoir accès à l’expertise • des villes sur une base spontanée que par des mesures coercitives, dit M.Vaillancourt Et ça marche.» Il estime qu’environ 160 fonctionnaires municipaux travaillent déjà au sein de l’un ou l’autre des sous-groupes du comité de transition, dont certains provenant des villes ayant déclaré ne pas vouloir faire affaire avec lui.Il faut rappeler que le comité de transition fonde beaucoup d’espoir sur cette collaboration avec les «experts» de la vie municipale que sont les fonctionnaires municipaux.Réunis en sous-groupes, ils représentent autant que possible à proportion égale la ville de Montréal, les autres municipalités et la Communauté urbaine de Montréal.EN BREF Sévigny prend sa retraite (Le Devoir) — Ije conseiller indépendant de Pointe-Saint-Charles, Marcel Sévigny, abandonnera à la fin de l’année la politique municipale montréalaise.Conseiller depuis 15 ans, M.Sévigny quitte la vie publique avec le sentiment que la démocratie participative ne s’est jamais aussi mal portée qu’au cours de la réforme municipale de la dernière année, n se dit convaincu que les prochaines élections ne changeront rien à l’affaire.M.Sévigny s’était présenté en 1986 sous la bannière du RCM.Un sénateur démissionne (PC) — Reconnu coupable de fraude par la Cour suprême, le sénateur conservateur Eric Bernston a annoncé lundi sa démission.En mars 1999, il avait été trouvé coupable d’avoir produit de fausses déclarations de dépenses alors qu’il était vice-premier ministre de la Saskatchewan.In Cour suprême a confirmé vendredi dernier le jugement porté en appel.M.Bernt-son pourra cependant toucher sa pension de sénateur puisqu’il a siégé pendant 11 ans à la chambre haute du Parlement.-; Z- -—; ne sert de courir; il faut planifier à point.Le lièvre et sa fortune en sont un témoignage.Grâce au REER à taux progressif Placements Québec, l’accumulation de son épargne avançait à grands pas.Encaissable une fois l’an, le lièvre pouvait changer à sa guise sa stratégie de placement.Le lièvre et la fortune.Venez nous rencontrer : Un départ avec un bien meilleur taux d’intérêt la première année l’avait ravi, merci au généreux boni.Au Fairview Pointe Claire DU 8 AU 11 FÉVRIER Aux Galeries d’Anjou DU 15 AU 18 FÉVRIER • Jeudi et vendredi : 11 h a 21 h Samedi : 11 h à 17 h • Dimanche : 12 h à 17 h la dixième année Au Carrefour Laval DU 22 AU 28 FÉVRIER Lundi au mercredi : 11 h à 17 h Jeudi et vendredi : 11 h à 21 h •Samedi : 11 h à 17 h • Dimanche : 12 h à 17 h REER à taux PROGRESSIF PLACEMENTS QUÉBEC la premiere année incluant le boni de 1 % pour les nouveaux fonds REER Au Carrefour l’Industrielle-Alliance 977, rue Sainte-Catherine Ouest (voisin de Simons, niveau Métro) DU 1er FÉVRIER AU 1er MARS INCLUSIVEMENT • Lundi au vendredi : 10 h 30 à 16 h 30 Samedi et dimanche : 13 h 30 à 16 h 30 www.placementsqc.gouv.qc.ca Placements Québec Pour la region de Quebec composez le 521-5229.Heures d'ouverture : du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et tous les samedis de février, de 10 h à 16 h. L E I) E V 0 I R , l E M A li I) I K K \ li 1ER 2 0 0 I ?LES ACTUALITES A 7 Creation du Service de renseignement criminel du Québec Les corps policiers collaboreront ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les corps policiers québécois se sont finalement entendus pour collaborer à la mise en commun du renseignement criminel, particulièrement celui portant sur les bandes de crime organisé.L’idée d’un Service du renseignement criminel du Québec (SRCQ) est dans l’air depuis trois ans, a indiqué, hier, le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, en conférence de presse.«Cela suppose un long travail de protocole d’entente pour s 'assurer que tous les corps policiers auront suffisamment confiance dans cette banque et dans la collaboration des autres corps policiers pour alimenter correctement et complètement la banque de renseignement criminel», a expliqué le ministre.La banque informatique du nouveau service se trouvera dans les locaux de la SQ.Le nom du directeur du SRCQ n’a pas été fourni.Par contre, on sait que le directeur du Service de police de Laval, Jean-Pierre Gariépy, présidera le conseil d’administration où siégeront des représentants des corps policiers municipaux, du Service de police Pour dénoncer le manque de financement Journée chômée dans les centres de femmes SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Quatre-vingt-dix centres de femmes répartis dans toute la province ont cessé leurs activités, hier, le temps d’une journée pour dénoncer leur sous-finan-cement tandis qu’au même moment, des représentantes de l’R des centres de femmes rencontraient la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois.«On est tannées de se faire dire que l’on fait un excellent travail, dit Silvia Martinez, président de l’R, précisant que 83 % des femmes qui utilisent les services des centres sont envoyées par le personnel du réseau de la santé.On demande à la ministre de nous témoigner une reconnaissance financière.» Les demandes de services de soutien et d’information auprès des centres de femmes ont triplé dans les trois dernières années, clame l’organisme, mais le financement, lui, n’a pas suivi.Avec les conditions de travail précaires et l’essoufflement des bénévoles et des militantes, les centres n’arrivent ni à embaucher de nouvelles travailleuses sur une base régulière, ni même à maintenir l’effectif actuel.«L’enjeu est majeur.On se demande quels centres seront encore ouverts d’ici un an», s’inquiète Mme Martinez.S'appuyant sur l’engagement de la ministre de réviser le financement des centres de femmes, dans la foulée de la Marche des femmes, l’R réclame de celle-ci un investissement total de l’ordre de neuf millions qui aurait pour effet de hausser la subvention de base à 165 000 $ par centre.Avec cet argent, chaque centre pourrait recruter quatre travailleuses au salaire de 35 000 $ alors qu’actuellement, les centres embauchent en moyenne une travailleuse et demie au salaire de 13 000 S a 26 000 $.Les centres, pour leur part, sont subventionnés différemment selon les régions: certaines reçoivent 70 000 $, d’autres rien, cette disparité s’expliquant par la priorisation qu’en ont fait les Régies régionales de la santé et des services sociaux, dit-on au ministère.«Il y aura rehaussement pour un certain nombre de centres qui sont en situation précaire, a dit Nicole Bas-tien, attachée de presse.Mais ce ne sera pas à la hauteur de leurs attentes.» Les centres de femmes dispensent des services de jour et interviennent en matière de violence, de santé mentale et de lutte contre la pauvreté.D’après Mme Martinez, le plan d’action de l’R mis en branle le 2 février pour sensibiliser le gouvernement à ses revendications est loin d’être terminé.«C’est sûr qu’il va y avoir des actions dans les jours à venir», a-t-elle fait savoir.de la CUM, de la SQ et du ministère de la Sécurité publique.Le SRCQ vient en fait remplacer la BRQCO, le Bureau de renseignements du Québec sur le crime organisé, qui n'était pas tellement apprécié des corps municipaux et du SPCUM qui estimaient que la SQ n’y versait pas toutes les informations qui auraient pu être utiles à leurs enquêteurs ou tardait à le faire.«Avec l’annonce de ce matin, le BRQCO va se transformer et va devenir partie du Service de renseignement criminel du Québec», a indiqué le directeur du SPCUM, Michel Sarrazin.Le ministre Ménard a souligné que le partage du renseignement criminel par les divers corps policiers participant à l’escouade Carcajou et ensuite aux escouades régionales mixtes de lutte contre le crime organisé avait montré son efficacité.Devant la commission d’enquête Poitras, certains enquêteurs s’étaient plaints de ce que des informations importantes détenues par l’escouade Carcajou n’avaient pas été versées dans la banque d’information accessible aux divers policiers du Québec, ce qui les avaient privés de renseignements qui auraient pu leur faciliter le travail.PRESSE CANADIENNE Ottawa — La députée de l’Alliance canadienne Val Meredith s’étonne qu’un prêt à l’Auberge Grand-Mère, dans la circonscription du premier ministre Jean Chrétien, ait été approuvé à «la vitesse de la lumière», en l’espace de deux semaines.Aux Communes, Mme Meredith a laissé entendre qu’un prêt avait été accordé au propriétaire de l'Auberge, Yvon Duhaime, un ami et ex-associé de Jean Chrétien, grâce à l’intervention du député de Shawinigan.De fait, le premier ministre a admis qu’il avait parlé à quelques reprises en 1996 et 1997 au président de la BDC, François Beaudoin.La Banque avait d’abord refusé la demande de M.Duhaime.«Qu’ont fait le premier ministre ou son Connue le précisait hier Jean-Pierre Larose, président de l’Association des directeurs de police du Québec, «le renseignement criminel constitue le nerf de la guerre pour combattre la criminalité, plus particulièrement le crime organisé».La banque de données du SRCQ contiendra des informations sur des bandes criminelles et des individus qui côtoient des criminels notoires.On y trouvera également des gens sur lesquels des policiers nourrissent des soupçons même s’ils n’ont aucun dossier criminel ou n’ont été accusés d'aucun crime.D’où l’importance de ne pas fournir un accès libre et total aux 14 000 policiers du Québec mais de moduler cet accès selon la responsabilité de chacun au sein des forces policières, a expliqué le ministre.Le directeur de la Sûreté du Québec, Florent Gagné, s’attend à ce que le SRCQ soit en place à la fin de l’été ou au début de l’automne.Une douzaine d’analystes seront embauchés.Le budget de fonctionnement sera de un million.Le transfert des informations colligées par le SRCQ à l’ensemble du Canada sera assuré par le Service canadien de renseignement criminel de la Gendarmerie royale du Canada.bureau pour s’assurer que ces fonds aient été acheminés dans ce délai de deux semaines?», s’est en-quis Mme Meredith.Reprenant la raison déjà invoquée par le gouvernement, le vice-premier ministre Herb Gray a déclaré que M.Chrétien avait été lavé de tout soupçon dans cette affaire, à la fois par le conseiller en éthique et par la GRC.La GRC a jugé qu’il n’y avait pas matière à enquête criminelle.«On a confirmé que le premier ministre n’avait pas exercé “d'influence indue", a déclaré M.Gray._/f pense qu’elle devrait en tenir compte.Elle devrait reprendre ses questions en s'appuyant sur des faits.» Mais Mme Meredith n’en démord pas.Elle trouve inconcevable qu’un prêt de cette importance ait été accordé à la «vitesse de la lumière» au propriétaire de l’Auberge Grand-Mère, Yvon Duhaime.Relié à tort à un mafioso Alfonso Gagliano crie à l’injustice JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Preuves à l’appui, le ministre fédéral Alfonso Gagliano a soutenu, hier, qu’il a été victime d'attaques injustes et non fondées parce que son nom a été associé à celui de l’épouse d’un présumé mafioso.Sans aller jusqu’à y voir du racisme, M.Gagliano se demande si son origine italienne n’a pas alimenté toute cette affaire.«Je ne dis pas que c’est du racisme.Mais chaque fois qu’un nom italien est évoqué, cela fait les machettes», a-t-il souligné en point de presse.«Et, moi, en plus d’être italien, je suis d’origine sicilienne.Alors, c’est encore pire», a-t-il précisé.M.Gagliano, qui est ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, a fait une déclaration solennelle à Chambre des communes au cours de laquelle il a déposé copie de la note qui est à l’origine de la controverse.La note est adressée au service à la clientèle d’immigration Canada et elle porte sur le cas de Maria Sicurella di Amodeo.Elle est signée de la main d’un employé du bureau du ministre, et non pas par M.Gagliano, comme on l’avait d’abord rapporté.La dame est l’épouse de Gaetano Amodeo, un homme relié à la Cosa Nostra sicilienne, recherché par Interpol, qui a été arrêté à Montréal la semaine dernière pour des meurtres commis en Italie et en Allemagne.En mai 2000, elle s'est présentée au bureau de comté du ministre, même si elle n’habite pas la circonscription, pour obtenir de l’aide avec sa demande d’immigration.Elle a obtenu sa résidence permanente au cours de l’été suivant.«Je suis le seul député fédéral italophone dans Me de Montréal, Alors, c’est normal que des gens [viennent au bureau] parce qu’ils ont un service dans leur langue maternelle», a dit M.Gagliano.11 a précisé qu’il ne connaissait ni Mme Amodeo ni son époux.Il a indiqué qu'il exigera une rétractation de la part du quotidien La Presse, où l’affaire a été évoquée à la fin de la semaine dernière.Au Parlement, l’allure des attaques contre le ministre a changé à la suite de cette mise au point.Vendredi, le Bloc québécois s'en était pris à son intégrité personnelle en demandant «qu’il s’engage à n’avoir aucune relation avec quelque mafieux que ce soit».Hier, le chef Gilles Duceppe estimait que le mot «mafieux» avait été de trop.Il n'aurait pas dû être prononcé par son député Réal Ménard.De plus, il s’est déclaré satisfait des explications offertes par M.Gagliano.Mais il n’a pas voulu faire des excuses, comme l’a exigé le ministre dans sa déclara-tion aux Communes.A son avis, il ne faudrait pas voir des manifestations de racisme dans cette affaire.«Si on commence à dire qu’on ne posera pas de questions en fonction de l’origine ethnique de la personne, où va-t-on?», s’est-il interrogé.M.Duceppe croit néanmoins qu’il y toujours nécessité de mener une enquête sur la présence du couple Amodeo au Canada.Par contre, l’Alliance canadienne a maintenu le cap.Le leader Stockwell Day n’est pas satisfait: il croit qu’il reste encore beaucoup trop de zones d’ombre.Ainsi, il ne comprend pas que Mme Amodeo se soit adressée au bureau de M.Gagliano alors que son propre député, Yvon Charbonneau, offre des services en italien à ses commettants.«Pourquoi Mme Amodeo croyait-elle obtenir un traitement spécial de la part du ministre plutôt que de son député?», a-t-il demandé à la Chambre des communes.M.Gagliano a répété qu’il ne connaissait pas le couple.Ce n’est pas la première fois que le ministre est la cible d’allégations de la sorte.En 1994, il avait été placé dans l’embarras à la suite de révélations à propos de la clientèle de son ancien bureau de comptable.On avait découvert qu’il avait tenu les livres de compagnies appartenant à Agostino Cuntrera, un individu qui avait été impliqué dans le meurtre de l’ancien parrain de la mafia montréalaise, Paolo Violi.M.Gagliano avait fait un mea-culpa en affirmant qu’il avait commis une erreur de jugement en entretenant des liens d'affaires avec Cuntrera.Le défi Beethoven JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE PIANISTE montréalais Ix>uis Lortie jouera l’automne prochain à Montréal les 32 sonates pour piano de Beethoven, dans une série de 14 concerts.Accompagné de James Ehnes et Jan Vogler, il s’attaquera également aux 10 sonates pour violon et piano, aux cinq sonates pour violoncelle et piano et aux six trios pour piano, violon et violoncelle.Les concerts auront lieu du 1" octobre au 1" novembre, à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, dans le cadre de l’événement Beethoven plus Lortie, dont le ministre Bernard Ixzndry a accepté la présidence d’honneur.Auberge Grand-Mère Un prêt accordé « à la vitesse de la lumière», selon l’Alliance Alfonso Gagliano Un miracle a sauvé la petite fille gelée SÉVERINE DEFOUNI LE DEVOIR Un miracle.Voilà comment les deux pédiatres ont qualifié, hier, le retour à la vie de la petite fille de 13 mois retrouvée gelée et cliniquement morte dans la nuit de samedi à dimanche à Edmonton.Le cœur du bébé, qui a passé une partie de la nuit dehors à - 20 °C seulement vêtue d’une couche, a cessé de battre pendant près de deux heures et s’est réanimé avant même que l’équipe de Stollery Children’s Hospital d’Edmonton ait pu brancher la petite fille sur un cœur-poumon artificiel.«Qu’m être humain surmonte tant d’obstacles et se réveille comme ça, c’est quelque chose qui vous ramène à l’humilité», a dit le D'Allen De Caen, en conférence de presse hier.La petite fille se portait bien et ses fonctions cérébrales ne semblaient pas avoir été affectées.Se- lon les médecins, la température du corps de l’enfant aurait chuté si rapidement qu’il n’aurait pas souffert d’un manque d’oxygène.Elle souffre toujours d’engelures sévères aux pieds et aux mains, ce qui pourrait mener à l’amputation de certains de ses membres.Le bambin devra aussi être surveillé étroitement afin que l’on puisse détecter rapidement toute forme de difficultés d’apprentissage, de troubles de mémoire ou de capaci- tés linguistiques qui pourraient survenir des suites de cet événement On ignorait encore comment l’enfant avait pu sortir de la maison.Le bébé donnait avec sa mère chez une amie.Vers 3 heures, la mère s’est réveillée pour s’apercevoir que son enfant n’était plus auprès d’elle; elle l’a alors découverte couchée à plat ventre dans la neige.Aucune accusation de mauvais traitements ne serait portée contre la mère de l’enfant.Grand solde d'hiver 50% et 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paroles de la ministre pour étancher notre soif.Mme Marois et son collègue, le ministre délégué Gilles Baril, acceptent plusieurs des suggestions les plus fortes de la commission Clair.Ainsi, pour limiter le recours inutile aux urgences des hôpitaux et assurer un meilleur suivi des patients, on se propose d’inciter les trois quarts des Québécois à s’inscrire auprès d’un groupe d’omnipraticiens de clinique privée ou de CLSC d’ici quatre ans.De leur côté, en échange d’une forme d’aide à déterminer et d’une rémunération mixte aussi à préciser, ces groupes d’une dizaine de médecins chacun s’engageront à fournir un accès aux services en tout temps pour les patients dont ils auront la responsabilité.La formule emprunte évidemment au principe de la capitation, mais elle se veut plus souple puisqu’elle n’exige pas de regrouper les médecins sous un même toit ou une même organisation.Il existe quelques expériences-pilotes en cette matière, ici et là au Québec, mais il n’y a pas de formule arrêtée pour le moment et l’on ne sent pas, dans les propos de la ministre, d’urgence en ce sens.Pas plus qu’on ne soupçonne comment seront calculées les dépenses des médecins en administration pour ce service, en coordination du travail, ou encore pour assurer le suivi constant d'une cohorte de patients, jour et nuit, sept jours sur sept Tout ce qu’on sait, c’est que Québec entend utiliser à cette fin les 35 millions annuels alloués par Ottawa pour les services de première ligne.Sera-ce assez?On n’en sait rien, mais on peut aisément croire que non.Dans la même veine, la ministre entend accélérer «la mise en place de services continus à l’intention des personnes plus vulnérables, notamment les personnes âgées en perte d'autonomie».On pense évidemment à la généralisation de projets comme celui des Services intégrés aux personnes âgées (SIPA) dans Côte-des-Neiges, où chaque patient est suivi par une personne-ressource qui l’oriente dans le système, selon ses besoins.Là encore, l’idée est excellente et semble avoir prouvé son efficacité, mais on ne sait pas à quel rythme Québec ira de l’avant, quelle formule sera privilégiée ni à quels coûts elle sera implantée à l’échelle de la province.A moins d’en rester encore longtemps à l’étape des projets-pilotes, ce qui serait franchement dommage étant donné le vieillissement de la population et le fait que ces personnes en perte d’autonomie se retrouvent souvent à l’urgence, faute de mieux.En matière de répartition des médecins sur le territoire, problème chronique s’il en est, on nous annonce que les discussions se poursuivent avec les fédérations de médecins pour que soient assurés les services prioritaires (urgence, santé mentale, maintien à domicile, etc.) et que les nouveaux spécialistes aillent là où l’on a besoin d’eux.Très bien, mais encore?On ajoute que les fonctionnaires du ministère sont en train de préparer des amendements à la Loi de la santé pour donner aux régies régionales le pouvoir d’interdire l’embauche d’un spécialiste dont les services ne seraient pas exigés par le plan d’effectifs de la région.Cette mesure ne viendra pas seule, mais, pour le reste, il faudra patienter.Quant à la proposition la plus controversée du rapport Clair, soit la création d’une caisse vieillesse capitalisée à même une nouvelle taxe sur les revenus, Mme Marois se contente de nous faire savoir que le projet est toujours à l’étude au gouvernement tout comme l’implantation de la carte à puce.Décidément quelle curieuse sortie publique de la part de la ministre de la Santé! Mme Marois voulait rassurer le milieu de la santé et des services sociaux, qui s’inquiète des suites que le gouvernement entend donner au rapport Clair, et elle a peut-être réussi.Ses intentions rejoignent sensiblement celles de la commission, ce dont on ne peut que se réjouir.En revanche, comment s’empêcher de conclure que voilà une ministre qui s'apprête à changer de portefeuille et qui tient absolument à laisser derrière elle un vent de réformes positives, après des années de crise.jrsansfacon@ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE, LOUIS LAPIERRE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directeur, ventes publicitaires NICOLE CALESTAGNE D'un SfPvjcfÇu Pu Qu£3£C cR0UCM.> v /, H PiRC C'evr «mo/vv» BduCHfcR MAblStitS CAiPS £« PAM*r4u TàéPrtcNf / j lui» ©J
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